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La guerre électronique russe contre les troupes américaines en Syrie entre dans une phase dangereuse

La guerre électronique russe contre les troupes américaines en Syrie entre dans une phase dangereuse


Tyler DurdenPar Tyler Durden – Le 30 juillet 2018 – Source Zero Hedge

Un colonel en retraite de l’armée US, spécialiste de la guerre électronique a déclaré à Foreign Policy : « Tout à coup, vos communications ne fonctionnent plus, vous ne pouvez pas ordonner de tirs, vous ne pouvez pas être averti des tirs hostiles parce que vos radars ont été bloqués et ils ne peuvent rien détecter ». 

Un nouveau rapport détaille l’inquiétude grandissante du Pentagone face à l’augmentation du nombre d’attaques électroniques russes contre des positions militaires américaines en Syrie, dont le nombre selon les déclarations publiques du Pentagone est de 2000 ou plus, situées sur une douzaine de bases « secrètes », principalement au nord-est de la Syrie, et intégrées dans les Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes, soutenues par les États-Unis,

ewin syria
Image via The National Interest

Le rapport de Foreign Policy commence ainsi :

« Les officiers qui ont subi le brouillage – connu sous le nom de guerre électronique – disent que ce n’est pas moins dangereux que les attaques conventionnelles avec des bombes et de l’artillerie. Mais ils disent aussi que cela permet aux troupes américaines de découvrir la technologie russe sur le champ de bataille et de trouver des moyens de se défendre. »

Depuis que la Russie est intervenue en Syrie à la demande du gouvernement Assad en 2015, les deux superpuissances se sont affrontées à de multiples occasions dangereuses, mais ont communiqué par l’intermédiaire d’une « ligne directe militaire à militaire » destinée à éviter les collisions aériennes et la confrontation directe des troupes.

La Russie, aux côtés du gouvernement syrien, considère les troupes américaines comme des occupants étrangers non invités, qui ont commis des actes d’agression contre l’État syrien, tuant des centaines de soldats syriens (et des mercenaires russes, même s’ils n’étaient pas sous les ordres de Moscou), lors de multiples incidents près des lignes de front à Deir Ezzor.

Et maintenant, comme l’a récemment déclaré le général Raymond Thomas, chef du commandement des opérations spéciales des États-Unis, lors d’une conférence de renseignement et de technologie militaire, la Syrie est devenue « l’environnement de guerre électronique le plus agressif de la planète ».

Il a dit des « adversaires » russes, iraniens et syriens : « Ils nous testent tous les jours, bloquant nos communications, désactivant nos EC-130 [les grands avions de commandement et de contrôle des champs de bataille aériens de l’Air Force]. »

Foreign Policy (FP) indique que le brouillage électronique par les forces russes signifie une menace d’« escalade » dans un environnement déjà confus compte tenu du large éventail de groupes et d’acteurs étatiques opérant en Syrie.

Le rapport dit que le Pentagone a officiellement reconnu le succès des efforts de brouillage russes la semaine dernière dans les termes suivants :

« Un colonel de l’armée américaine, Brian Sullivan, a décrit un épisode récent à des journalistes au département de la Défense des États-Unis la semaine dernière. Il a déclaré que ses troupes avaient rencontré un ‘environnement de guerre électronique saturé’ alors qu’elles combattaient dans le nord-est de la Syrie pendant leur déploiement de neuf mois, qui avait duré de septembre 2017 à mai 2018. »

Et le rapport cite encore le Col. Sullivan : « Cela nous a posé des défis auxquels nous avons pu faire face avec succès, et cela nous a donné l’opportunité d’opérer dans un environnement qui ne peut être reproduit nulle part à domicile, y compris dans nos centres de formation au combat. »

Dans une citation particulièrement troublante qui rappelle la guerre froide, le colonel note : « C’est une grande opportunité pour nous d’opérer particulièrement dans l’environnement syrien où les Russes sont actifs ».

L’ancien directeur intérimaire/directeur adjoint de la CIA Michael Morell : « nous devons tuer les Russes en Syrie » (vidéo en anglais).

Bien sûr, pour commencer – et quoi qu’on en dise – il y a la grande question de la contradiction concernant des troupes américaines qui se trouvent en Syrie sans aucune autorisation du Congrès ni mandat du peuple américain (à moins que, comme semble le croire le président Donald Trump, l’ancienne autorisation d’utilisation de la force militaire, l’AUMF, après le 9/11, signifie que les troupes américaines peuvent rester au Moyen-Orient pour toujours).

Foreign Policy écrit en outre que la guerre électronique implique l’arrêt des communications et de la capacité de navigation au sol et en l’air, quelque chose de particulièrement dangereux dans un espace de combat bondé comme la Syrie :

« Daniel Goure, expert en sécurité nationale et questions militaires au Lexington Institute, affirme que les nouveaux systèmes de guerre électronique de la Russie sont sophistiqués. Ils peuvent être montés sur de gros véhicules ou des avions et peuvent endommager des cibles à des centaines de kilomètres. »

Goure parle aussi d’un affrontement involontaire potentiel entre des puissances majeures comme les États-Unis et la Russie : « Le problème avec la guerre électronique, de manière plus générale, est qu’elle peut vraiment aveugler votre vision de l’espace de combat, votre vision opérationnelle, et cela peut mener à des erreurs vraiment horribles. »

La Russie aurait fait d’énormes progrès dans sa capacité de systèmes de guerre électronique au cours des quinze dernières années car elle perçoit que la menace d’une invasion par l’OTAN à ses frontières ne peut que croître.

En attendant, la Russie a indiqué qu’elle était au courant des actions militaires futures que Washington et ses alliés occidentaux pourraient comploter contre elle.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a dit cette semaine dans des déclarations publiques lors d’un forum éducatif russe : « Notre conscience des plans que les militaires américains et d’autres pays occidentaux préparent en relation avec la Fédération de Russie est totale. » Il a ajouté que la Russie et ses frontières terrestres et aériennes étaient sûres « quoi qu’il arrive dans le monde », ce qui semblait être une référence aux récents progrès de la technologie de la défense et du renseignement russes.

Tyler Durden

Traduit par jj, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/la-guerre-electronique-russe-contre-les-troupes-americaines-en-syrie-entre-dans-une-phase-dangereuse

 

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Couacs balistiques et fessées financières

Chroniques du Grand jeu

Couacs balistiques et fessées financières

22 Avril 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Economie, #Europe, #Etats-Unis, #Russie

Alors que les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) effectuent leurs premiers prélèvements à Douma, les couacs du show médiatique américano-anglo-français commencent à émerger.

Nous avions déjà vu que les deux-tiers des missiles avaient été interceptés par la défense syrienne fortement « conseillée » par les Russes. Il appert maintenant que l’intervention française du petit Jupiterinho de l’Elysée a tourné à la farce, plusieurs projectiles n’ayant pu être lancés pour cause de bug semble-t-il. D’ici à ce qu’on nous dise que c’est encore un coup des hackers russes… En l’occurrence, on ne peut pas tout à fait l’écarter, l’ours ayant plusieurs longueurs d’avance en terme de guerre électronique. L’incident du Donald Cook en Mer noire revient invariablement à l’esprit :

Un jet russe seulement équipé d’un dispositif de brouillage électronique avait semble-t-il totalement paralysé le système de défense du bateau, notamment le coûteux et sophistiqué dispositif Aegis sensé équiper tous les navires de l’OTAN. L’on a déjà parlé à plusieurs reprises de l’avance des Russes en matière de guerre électronique, notamment lorsque leurs avions sont arrivés ni vus ni connus en Syrie, au nez et surtout à la barbe des turco-américano-saoudiens.

La marine française a-t-elle connu la même mésaventure ? Pas impossible…

Quant aux « missiles intelligents » du Donald, ils n’ont pas seulement été dans leur majorité abattus ; certains, intacts, ont été récupérés par les Russes et envoyés à Moscou pour analyse. Encore un programme multi-milliardaire du Pentagone qui n’a servi à rien ?

L’aigle US perd également des plumes dans le Grand jeu financier. Il y a un an presque jour pour jour, nous écrivions :

Une nouvelle est passée à peu près inaperçue quelques semaines avant le false flag chimique de Khan Cheikhoun. La banque centrale russe a ouvert son premier bureau à l’étranger à Pékin le 14 mars, à un moment où la Russie va pour la première fois de son histoire lancer un emprunt en yuans chinois.

Fin mars, le dragon renvoyait la pareille en ouvrant une banque de compensation à Moscou afin gérer les transactions en yuans et de créer en Russie un pool de liquidités en RMB facilitant le commerce bilatéral en monnaies nationales. Ce centre pourrait devenir un important hub financier dans le cadre de l’Union Economique Eurasienne et les nouvelles routes de la Soie chinoises.

Mais surtout, les discussions avancent sur l’établissement d’un étalon-or commun aux deux pays au moment où les monnaies occidentales deviennent chaque jour un peu plus des monnaies de singe. Il est même évoqué l’éventualité de paiements commerciaux en or !

Notons au passage une curieuse coïncidence qui se répète deux années de suite : revers financiers de l’empire riment avec false flag en Syrie. Ca doit être l’air printanier du mois d’avril…

Dans Goldfinger versus Pétrodollar, nous expliquions :

La vague de dédollarisation touche lentement mais sûrement la planète et met en péril l’empire américain. A ce titre, la lune de miel aurifère sino-russe est éclairante.

De fait, le mariage aurifère est déjà assez poussé. La Chine paye en yuans le pétrole russe qu’elle importe. Avec ces yuans, Moscou se précipite… à Shanghai pour acheter de l’or ! Circuit autarcique dont le dollar est totalement absent.

Assistera-t-on bientôt à un échange direct pétrole contre or ? Pas impossible vu ce que nous évoquions précédemment. Mais alors pourquoi Pékin continue de pousser à l’acceptation de contrats à terme sur le pétrole en yuans dans l’optique de rendre la monnaie chinoise indispensable sur le marché de l’or noir – ce que d’aucuns nomment le pétroyuan ? Peut-être bien pour embarquer les Saoudiens dans l’aventure.

Il y a sept mois, nous ajoutions :

Sterling 1931, dollar 2018 ? C’est la question que se pose ouvertement le très sérieux Daily Reckoning, faisant écho à ce que nous avons expliqué à de nombreuses reprises (…)

1971 : fin de la convertibilité du dollar en or. 1974 : « invention » du pétrodollar par Kissinger et la maison des Seoud, forçant peu ou prou le monde à acheter l’or noir avec le billet vert et permettant à l’empire US de vivre au-dessus de ses moyens.

Mais le système est maintenant en train de craquer et c’est évidemment le duo sino-russe que l’on retrouve derrière. La triade pétrole-yuan-or exclue totalement le dollar. Moscou a été la première à accepter le nouveau paradigme, suivie par les BRICS et maintenant le Venezuela. D’autres suivront, mettant fin au rôle prépondérant du dollar comme ce dernier avait mis fin à l’hégémonie de la livre sterling dans la première moitié du XXème siècle. Éternel cycle de la grandeur et de la décadence des empires…

Les manigances du facétieux duo sino-russe ont apparemment donné des idées aux autres. Après le Venezuela, l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas, la Turquie est le dernier pays en date à demander le rapatriement de son stock d’or détenu au siège de la FED américaine à New York. Signe du manque de confiance grandissant envers l’empire et sa « politique de pression financière ».

Dans le même temps, lors d’une conférence économique, le sultan s’est lâché contre l’utilisation du billet vert en des termes inhabituellement durs : « Pourquoi emprunte-t-on en dollars ? Je suggère d’utiliser l’or qui n’a jamais été un moyen d’oppression à travers l’histoire. » A bon entendeur…

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2018/04/couacs-balistiques-et-fessees-financieres.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Thales à bord du nouveau programme d’avions de renseignement stratégique

2 mars 2018
photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation

 

02.03.2018 source Thales

 

Thales se félicite de la décision du ministère des Armées de confier aux industriels français la Capacité Universelle de Guerre Electronique (CUGE) développée par Thales et son intégration par Dassault Aviation sur trois Falcon Epicure.

 

Ce nouveau programme viendra renforcer les capacités du renseignement d’origine électromagnétique et ainsi contribuer à la fonction connaissance et anticipation des Armées françaises.

 

Le renforcement des technologies numériques constitue pour les équipes de Thales un formidable accélérateur d’innovation pour développer des systèmes de pointe dans un monde de méga données, autonome et immersif. Au cœur de cette évolution, Thales est expert sur les quatre technologies clés du digital : la connectivité des plateformes, le big data, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Cette maîtrise permet à Thales de développer les capteurs du futur qui seront à bord des Falcon Epicure de Dassault Aviation. La Capacité Universelle de Guerre Electronique permettra les interceptions des émissions radio et radar en simultané.

http://rpdefense.over-blog.com/2018/03/thales-a-bord-du-nouveau-programme-d-avions-de-renseignement-strategique.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Le Cac 40 hésite entre pétrole et euro/dollar

Par Cécile Le Coz | investir.fr | |

Fermée depuis le 22 décembre, la Bourse de Paris a rouvert ses portes pour une semaine écourtée à trois jours. Sans grande surprise, les investisseurs présents ont été peu actifs. Le marché s’est offert un rebond symbolique en clôture, le Cac 40 gagnant 0,08%, à 5.368,84 points.

image: https://investir.lesechos.fr/medias/2017/12/27/1729896_1514362133_paris6_565x377p.jpg

Palais Brongniart

La séance de Bourse du 27 décembre | Crédits photo : Shutterstock

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GTT en hausse après un nouveau contrat sur le GNL

 La Bourse de Paris a entamé sa dernière semaine de l’année sur une note hésitante en cette période toujours peu propice à la prise de risque. L’euro, de plus, est remonté à un plus haut de trois semaines et demi face au dollar. La monnaie unique a franchi ponctuellement dans la séance le seuil de 1,19 dollar.

Après avoir cédé 0,39% à la veille du très long week-end de Noël, le Cac 40 s’est repris très légèrement, de 0,08 %, à 5.368,84 points. Les volumes échangés témoignent de l’absence de nombreux opérateurs : ils se sont limités à 1,84 milliard d’euros pour les valeurs de l’indice, mais la faiblesse du 28 août dernier reste encore inégalée …

A Francfort, le Dax est resté autour de l’équilibre mais, à Londres, l’indice FTSE 100 s’est apprécié de 0,37%.

Indicateurs mitigés aux Etats-Unis

Les grands indices américains ont eux aussi connu un début de séance poussif, oscillant autour de l’équilibre après des statistiques mitigées. La confiance du consommateur, telle qu’évaluée par le Conference Board, a ralenti plus que prévu en décembre, à 122,1, contre 128 attendu et 128,6 en novembre, mais le chiffre du mois dernier était le plus élevé depuis 17 ans. Les promesses de ventes de logements ont, quant à elles, augmenté de 0,2% le mois dernier, à comparer à une contraction de 0,4% anticipée par le marché.

A l’heure des clôtures en Europe, le Dow Jones progressait de 0,09 %, le S & P 500 de 0,14 % et le Nasdaq de 0,13 %. Après avoir déjà suscité des inquiétudes mardi, au sujet des ventes de l’iPhone X en Chine, la première capitalisation américaine était encore en léger repli à New York.

Les pétrolières dans le vert

Les valeurs liées aux matières premières se sont, quant à elles, distinguées, le Stoxx 600 du pétrole gaz signant la deuxième plus forte hausse sectorielle derrière celui des ressources de base. Le baril de Brent de la mer du Nord se négociait autour de 66,50 dollars après avoir touché les 67 hier pour la première fois depuis mai 2015, à l’annonce de l’explosion d’un oléoduc en Libye. Une nouvelle toutefois contrebalancée par les informations évoquant la reprise partielle du pipeline Forties en mer du Nord, qui avait été fermé début décembre à la suite d’une fissure. Vallourec, qui fabrique des tubes sans soudure pour l’industrie gazière et pétrolière, ainsi que GTT ont dominé le SRD. TechnipFMC et Total, au sein du Cac 40, ont également bien monté.

A Londres, les cours des métaux sont restés soutenus par l’espoir d’une forte demande en Chine l’année prochaine. Le cuivre a d’ailleurs touché un pic de trois ans ce mercredi à 7.625 dollars la tonne, alors que Pékin a imposé à ses principaux producteurs de stopper leur activité afin de freiner la pollution hivernale. Parallèlement, les importations de cuivre raffiné dans le pays ont bondi de 19% sur un an en novembre, selon les données publiées hier par les douanes chinoises.

Carrefour entouré, STMicroelectronics boudé

Les fournisseurs d’Apple étaient en baisse à la suite d’informations de la presse taïwanaise faisant état de craintes concernant les ventes de l’iPhone X en Chine. Par ailleurs, plusieurs brokers ont abaissé leurs prévisions, estimant que les ventes de cet appareil pourraient être inférieures aux attentes. STMicroelectronics, qui fournit des imageurs 3D pour cet appareil, a accusé la plus forte baisse du Cac 40 presque tout au long de la séance, avant de réduire ses pertes peu avant la clôture, Capgemini (-0,77%), décrochant alors la lanterne rouge de l’indice.

A l’inverse, Carrefour a disputé à TechnipFMC la tête du palmarès (au profit de ce dernier finalement), profitant de la bonne tenue du secteur de la distribution à Wall Street mardi alors que, selon les données de Mastercard, les ventes de ce début de période des fêtes ont enregistré leur plus forte progression depuis 2011.

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