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Washington veut mettre fin à la crise au sein du CCG pour relancer le financement de ses projets stratégiques dans la région

Washington veut mettre fin à la crise au sein du CCG pour relancer le financement de ses projets stratégiques dans la région

Strategika51   27/07/2020

Les États-Unis veulent mettre fin à la crise ouverte entre les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et le blocus imposé au Qatar par l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis (EAU) et l’Egypte depuis 2017 {en considérant cette situation comme l’une des principales raisons ayant entravé la mise en œuvre de la stratégie US dans la région}.

Dans les faits, la dispute entre Doha et Ryad a totalement désorganisé les efforts d’endiguement contre l’Iran et anéanti tout ce qui avait été fait en Syrie. Depuis la grande dispute des pays du CCG, la rébellion syrienne avait perdu ses sources de financement et beaucoup de groupes disparurent aussi vite qu’ils étaient apparus. Seuls les groupes sous la houlette de la Turquie parviennent à se maintenir encore dans la province rebelle d’Idleb, devenue de facto un protectorat turc où stationnent des forces militaires et paramilitaires turques et où la lire turque y est la principale monnaie d’échange.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=3347466463&adf=2455610273&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1595860275&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F27%2Fwashington-veut-mettre-fin-a-la-crise-au-sein-du-ccg-pour-relancer-le-financement-de-ses-projets-strategiques-dans-la-region%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8Pb5-AUQu7-39cXN2chAEkwAK4FkN2oRRZ4-oz7u_iwMMK7lDConuleSbEbEAS8aNe95XCR1TVcbpnlO5lER2gNnNBpcok7ANpvTMVPF5l-G5fbAgWstw6It3ng2&dt=1595860275710&bpp=13&bdt=3454&idt=13&shv=r20200723&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0&nras=2&correlator=6303932945684&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1595859569&ga_hid=632604318&ga_fc=1&iag=0&icsg=3378799231107120&dssz=125&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=2287&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154&oid=3&pvsid=1789635134208335&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&jar=2020-7-26-14&ifi=4&uci=a!4&btvi=1&fsb=1&xpc=qquqx343ta&p=https%3A//strategika51.org&dtd=248

Ce manque de financement dans ce contexte de guerre totale préoccupe au plus haut point Washington. La visite de Brian Hook, l’Envoyé spécial US pour l’Iran à Doha au Qatar a pour objectif affiché de tenter de mettre fin à la crise déchirant les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe et qui est perçue par Washington comme une menaçant les efforts « communs » visant à « contenir » l’Iran d’autant plus que toutes les médiations américaines dans ce dossier sensible avaient lamentablement échoué jusqu’ici.

Le Qatar a bien amorti le choc du blocus imposé par ses voisins et l’Égypte et a renforcé ses liens de coopération militaire avec la Turquie tout en ouvrant des canaux économiques et commerciaux avec l’Iran. Cela s’est traduit par l’octroi à la Turquie de sa plus grande base militaire à l’étranger et l’entrée de denrées et de produits agricoles iraniens au Qatar. Simultanément le Qatar met fin au financement de certaines factions de la rébellion syrienne et signe avec la Turquie un pacte de défense renforcé. En réaction, les Emirats Arabes Unis ouvrent deux canaux de négociations secrètes avec Damas et réduisent de 89% l’aide allouée à certaines factions de la rébellion en Syrie. Les Émiratis et les Qataris changent de projet et croisent le sabre en Libye, un véritable Eldorado au potentiel prodigieux.

Cette crise a privé Washington du financement de la subversion au Levant et cela explique l’interruption de l’afflux de combattants étrangers de France, de Grande Bretagne, des Pays-Bas, de Suède, d’Allemagne, du Canada et du Xinjiang en Syrie. Ce n’était point l’attrait de la guerre sainte ou « juste » mais celui du dollar car à un certain moment, Daech avait son propre système bancaire virtuel et chaque combattant recevait une carte bancaire pré-payée en dollars USD.

La visite de Hook indique selon toute vraisemblance que Washington a décidé de revenir en force au Levant et au Moyen-Orient : multiplication des camps militaires US en Syrie et en Irak, report sine die de toute réduction des effectifs militaires d’Afghanistan malgré la promesse de Trump pour les prochaines présidentielles, multiplication par un facteur de 20 de l’aide militaire à Israël et redéploiement en Jordanie, en Irak, dans la mer Rouge, dans le Golfe et en Méditerranée orientale. Demeure le nerf de la guerre qui fait défaut malgré le plein régime des planches du billet vert et la reconstruction d’une alliance dans un monde impacté durement par la manipulation d’un virus à des fins d’hégémonie.

https://strategika51.org/2020/07/27/washington-veut-mettre-fin-a-la-crise-au-sein-du-ccg-pour-relancer-le-financement-de-ses-projets-strategiques-dans-la-region/

Libye : le chef de l’ONU dénonce une « interférence étrangère »

Libye : le chef de l’ONU dénonce une « interférence étrangère »

Antonio Guterres a exprimé son inquiétude sur le regroupement de forces militaires autour de la ville de Syrte, située à mi-chemin entre Tripoli à l’ouest et Benghazi à l’est.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 01h15, mis à jour à 07h40

Temps deLecture 2 min.

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Les forces du Gouvernement d’union libyen (GNA) en direction de Syrte, à Tripoli, le 6 juillet.
Les forces du Gouvernement d’union libyen (GNA) en direction de Syrte, à Tripoli, le 6 juillet. AYMAN AL-SAHILI / REUTERS

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé, mercredi 8 juillet, une « interférence étrangère ayant atteint des niveaux sans précédent » en Libye, avec « la livraison d’équipements sophistiqués et le nombre de mercenaires impliqués dans les combats ».

S’exprimant lors d’une visioconférence ministérielle du Conseil de sécurité, Antonio Guterres a notamment exprimé son inquiétude sur le regroupement de forces militaires autour de la ville de Syrte, située à mi-chemin entre Tripoli à l’ouest et Benghazi à l’est.Article réservé à nos abonnés Lire aussi 

 En Libye, le pari perdu de la France

Les forces du gouvernement d’accord national (GAN), basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, « avec un soutien externe significatif, continuent leur avance vers l’est et sont maintenant à 25 km à l’ouest de Syrte », a-t-il relevé. Dans le passé, les forces du GAN ont tenté à deux reprises de prendre la ville, a précisé le chef de l’ONU.

« Plus de mensonges »

Soutenu par la Turquie, le GAN est opposé aux forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est libyen, notamment appuyé par l’Egypte et les Emirats arabes unis.

« Nous sommes très préoccupés par la concentration militaire alarmante autour de la ville et le haut niveau d’interférence étrangère directe dans le conflit en violation de l’embargo sur les armes décrété par l’ONU, les résolutions du Conseil de sécurité et les engagements pris par les Etats membres à Berlin » en janvier, a insisté Antonio Guterres. Il n’a désigné aucun pays en particulier.

Le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, a aussi dénoncé les violations de l’embargo sur les armes imposé pour la Libye en 2011. « Pendant que le monde entier ferme ses frontières, les navires, les avions et les camions avec des armes et des mercenaires continuent d’arriver dans les villes libyennes », s’est-il insurgé. Il a demandé à ce que cela cesse : « Plus d’avions, plus de chars, plus de camions ou navires chargés d’armes. Et plus de mensonges », a lancé Heiko Maas.

Son homologue du Niger, Kalla Ankourao, a aussi critiqué les ingérences étrangères, comme l’ont fait, lors de la session du Conseil de sécurité, plusieurs autres intervenants, dont la France qui a réaffirmé son impartialité dans le conflit. « La Libye n’a pas besoin d’armes supplémentaires, n’a pas besoin de mercenaires » mais « a besoin de réconciliation », a fait valoir Kalla Ankourao.Lire aussi 

 Libye : Paris, Rome et Berlin appellent à la fin de « toutes les ingérences » étrangères

Démilitariser Syrte et Al-Djoufra

La présence en Libye de mercenaires russes et syriens (affiliés au régime syrien pour ceux combattant avec les troupes de Haftar, et relevant de l’opposition pour ceux présents au côté des forces du GAN) a été souvent évoquée depuis le début de l’année.

Le secrétaire général de l’ONU a indiqué que les discussions menées par la mission onusienne en Libye avec des représentants militaires des deux parties portaient notamment sur « le départ des mercenaires étrangers », une « coopération antiterroriste », un « désarmement et une démobilisation », ainsi que sur « la possibilité d’un mécanisme de cessez-le-feu ». Il a aussi évoqué sans détails la possibilité de créer une « zone démilitarisée », dont le contrôle serait confié à la mission de l’ONU présente en Libye.

Heiko Maas a suggéré comme premier pas vers un cessez-le-feu de prévoir une démilitarisation « pour Syrte et Al-Djoufra »« Nous appelons les parties en Libye et vous tous [membres de l’ONU] à vous unifier derrière cette idée », a déclaré le ministre allemand.

Les dernières activités militaires au sud de Tripoli et dans la région de Tarhouna se sont traduites par la fuite de près de 30 000 personnes, portant le nombre de déplacés internes en Libye à plus de 400 000, a aussi déploré le chef de l’ONU.Libye, nouvelle Syrie ?

L’escalade des ingérences étrangères en Libye présente des similitudes avec la crise syrienne. « Le Monde » publie une série en six volets.

Le Monde avec AFP

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/09/libye-le-chef-de-l-onu-denonce-une-interference-etrangere_6045656_3212.html

Annexion de la Cisjordanie : Tensions entre Israël et les monarchies du Golfe

GÉOPOLITIQUE24.juin.2020 // Les Crises

Annexion de la Cisjordanie : Tensions entre Israël et les monarchies du Golfe

76https://www.facebook.com/v2.11/plugins/like.php?action=like&app_id=842357145863413&channel=https%3A%2F%2Fstaticxx.facebook.com%2Fx%2Fconnect%2Fxd_arbiter%2F%3Fversion%3D46%23cb%3Df86cc37d00a8cc%26domain%3Dwww.les-crises.fr%26origin%3Dhttps%253A%252F%252Fwww.les-crises.fr%252Ff1d2acef69eef54%26relation%3Dparent.parent&container_width=0&href=https%3A%2F%2Fwww.les-crises.fr%2Fannexion-de-la-cisjordanie-tensions-entre-israel-et-les-monarchies-du-golfe%2F&layout=button_count&locale=fr_FR&sdk=joey&share=true&show_faces=true&size=large

Source : ConsortiumNews
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La plupart des États arabes du Golfe persique n’ont pas d’autre choix que de se prononcer fermement contre les annexions en cours, écrivent Giorgio Cafiero et Claire Fuchs.

Malgré le réchauffement des relations avec Israël, les monarchies arabes du Golfe s’opposent au moins publiquement à la décision unilatérale de Tel-Aviv d’annexer 30 à 40 % de la Cisjordanie le mois prochain. La raison principale tient au fait que l’opinion publique des pays du Golfe et du monde islamique en général reste fermement pro-palestinienne.

Confrontés il y a tout juste neuf ans à une révolte régionale qui a alimenté les troubles au Bahreïn, et toujours à une guerre en cours au Yémen et à la faiblesse des prix du pétrole, les dirigeants du Golfe ne veulent pas que leur partenariat tacite avec Israël crée de nouvelles sources de colère internes qui pourraient nuire à leur légitimité perçue par les citoyens du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Malgré des années d’abandon des Palestiniens et d’établissement de liens à peine voilés avec Israël, la plupart des États arabes du Golfe n’ont d’autre choix que de s’opposer fermement aux annexions en cours.

Le 1er juin, le ministre d’État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU), Anwar Gargash, a tweeté : « Les Israéliens doivent cesser de parler de l’annexion des terres palestiniennes. »

Neuf jours plus tard, l’ambassadeur d’Abou Dhabi à Washington, Yousef al-Otaiba, a écrit une tribune libre pour le journal israélien Yedioth Ahronoth dans laquelle il lançait un appel aux Israéliens pour qu’ils ne procèdent pas à l’annexion.

Il a déclaré que son pays pourrait servir de « porte ouverte reliant les Israéliens à la région et au monde » mais que l’annexion de la Cisjordanie pourrait nuire au processus d’amélioration des liens entre Tel-Aviv et les États arabes tels que les Émirats arabes unis.

Otaiba a également produit un message vidéo en anglais, qui accompagnait son éditorial. « Nous voulions parler directement aux Israéliens. Le message portait sur tous les progrès que vous avez vus et les attitudes qui ont changé à l’égard d’Israël, les gens devenant plus tolérants et moins hostiles à l’égard d’Israël, tout cela pourrait être sapé par la décision d’annexer« .

Début juin, l’ambassadeur des Émirats a averti que l’annexion rendrait le Moyen-Orient « encore plus instable » et « exercera une pression politique incroyable sur nos amis de Jordanie« .

Le 10 juin, le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, s’est adressé aux ministres des affaires étrangères lors d’une réunion de l’Organisation de coopération islamique (OCI), au cours de laquelle il a déclaré qu’une telle annexion constituerait une « escalade dangereuse » et un « défi pour tous ces traités, normes, lois, conventions et résolutions internationales [qui] ne prennent pas en considération les droits du peuple palestinien« .

Bin Farhan a souligné que Riyad s’oppose à l’annexion et maintient son engagement à « la paix comme option stratégique« . Le conflit israélo-arabe doit être résolu « conformément aux résolutions internationales pertinentes, au droit international et à l’initiative de paix arabe de 2002« , a-t-il déclaré.

Lors de cette même réunion de l’OCI, le ministre koweïtien des affaires étrangères, Cheikh Ahmad Nasser Al-Mohammad Al-Sabah, a déclaré « Il est important que la communauté internationale se rende compte que ces menaces et provocations d’annexion israéliennes constituent une escalade dangereuse qui menace tous les efforts et les initiatives déployés pour établir une paix globale, juste et durable dans la région« .

Quatre jours plus tôt, le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohamed bin Abdelrahman Al-Thani, s’était opposé à l’offensive israélienne. L’annexion « équivaut à planter le dernier clou dans le cercueil du processus de paix » tout en « enterrant toute possibilité de règlement du conflit à l’avenir« . Il a également averti que de telles « implications sécuritaires, économiques et sociales seront catastrophiques pour toute la région« .

Ces déclarations rappellent que malgré leur volonté de cultiver des liens plus étroits avec Israël, les gouvernements du Golfe ne peuvent être considérés comme totalement indifférents à la lutte palestinienne. Si les Israéliens procèdent à l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie le mois prochain, personne ne sait comment la « rue arabe » réagira.

Tous les régimes arabes sont préoccupés par les réactions de l’opinion publique contre des dirigeants considérés comme indifférents ou complices des actions israéliennes qui laisseraient aux Palestiniens un « bantoustan » dans leur pays.

Aucun chef d’État arabe n’a oublié comment ou pourquoi la vie du président égyptien Anouar El-Sadate s’est terminée. Par conséquent, l’annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies juives changera probablement les relations entre le Golfe et Israël en surface, les rendant plus confidentielles et moins transparentes.

Mais cela signifierait-il que les États du Golfe, qui se sont rapprochés d’Israël au cours des cinq dernières années, modifieraient fondamentalement la substance de leurs partenariats tacites avec l’État juif ? Probablement pas.

En raison de la frontière de la Jordanie avec la Cisjordanie, de l’importante population palestinienne et des partis islamistes qui s’opposent ouvertement à ce qu’Amman reste dans le traité de paix du Wadi Araba, il y a toutes les raisons de considérer les plans d’annexion israéliens comme une menace pour la stabilité du Royaume hachémite.

Les États du Golfe, cependant, sont plus éloignés des troubles que cette mesure unilatérale de la part de Tel-Aviv devrait déclencher.

En outre, les gouvernements du Golfe considèrent que leurs relations avec Israël dans les domaines de l’économie, des affaires, des renseignements et de la sécurité sont bénéfiques pour leurs intérêts, ce qui incitera davantage les Émirats et les Saoudiens à ne pas se défaire des liens qu’ils ont récemment renforcés avec Israël, même s’ils décident de faire davantage pour masquer ces relations encore taboues.

Le 16 juin, le ministre d’État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis est allé jusqu’à déclarer qu’Abu Dhabi pouvait encore « travailler avec Israël dans certains domaines, notamment la lutte contre le nouveau coronavirus et la technologie » malgré ses « divergences politiques« .

Il a souligné que le maintien de lignes de communication avec Israël est essentiel, suggérant qu’une annexion de certaines parties de la Cisjordanie n’empêchera pas les Émirats de continuer à coopérer avec Israël dans divers domaines.

Dans un contexte géopolitique plus large, les dirigeants d’Abou Dhabi et de Riyad considèrent que les efforts pour contrer les programmes turcs et iraniens au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont bien plus prioritaires que la défense des Palestiniens.

Ainsi, les Émirats et le royaume saoudien se trouvent alignés sur Israël, qui partage leurs convictions quant à la nécessité de contrer la Turquie, les Frères musulmans et la République islamique d’Iran. Ces dynamiques, les perceptions communes des menaces et les intérêts qui se chevauchent ne changeront pas de sitôt, quoi qu’Israël fasse en Cisjordanie le mois prochain.

Israël n’a jamais eu de relations diplomatiques formelles avec un État du CCG. Officiellement, chaque monarchie arabe dans le Golfe Persique est « l’ennemi » d’Israël.

En réalité, cependant, la plupart des membres du CCG – à l’exception notable du Koweït, qui est fermement pro-palestinien dans sa politique étrangère actuelle – se sont considérablement rapprochés de Tel-Aviv au cours des cinq dernières années. Dans le même temps, la plupart de leurs programmes de politique étrangère ont réduit la priorité accordée au soutien de la lutte palestinienne.

En avril 2018, le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman (MbS) s’est rendu à New York pour prendre la parole lors d’une réunion à huis clos à laquelle auraient participé des dirigeants de diverses organisations juives. Selon Axios, MbS a déclaré « Il est temps que les Palestiniens acceptent les propositions et acceptent de venir à la table des négociations ou se taisent et cessent de se plaindre« .

En octobre 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu une visite officielle au défunt sultan Qaboos d’Oman à Mascate. Quatre mois plus tard, lors de la conférence de Varsovie sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient, Netanyahu a rencontré les principaux diplomates d’Arabie Saoudite et d’Oman.

Les Israéliens ont également participé à des compétitions d’athlétisme aux EAU et au Qatar. AGT International (une société israélienne basée en Suisse) a récemment signé un accord de 800 millions de dollars avec les Émirats. Le grand rabbin de Jérusalem s’est rendu à Bahreïn, où des responsables ont fait des efforts pour toucher la communauté juive des États-Unis afin de se rapprocher d’Israël. La longue liste d’autres exemples d’engagement entre le CCG et Israël se poursuit.

Il existe également des relations croissantes entre les États du CCG et Israël dans les domaines du renseignement et de la sécurité. Ces liens ne sont pas nouveaux. Ils remontent aux années 1960 et 1970. Pourtant, ces dernières années, Tel-Aviv et les États du Golfe ont été plus visibles sur ces liens, dans une période où la plupart des relations des membres du CCG avec Israël ont évolué dans le sens de la normalisation.

Source : ConsortiumNews
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

https://www.les-crises.fr/annexion-de-la-cisjordanie-tensions-entre-israel-et-les-monarchies-du-golfe/

La première guerre de l’Otan-MO renverse l’ordre régional

La première guerre de l’Otan-MO renverse l’ordre régional

par Thierry Meyssan

Pendant que les Européens et les Arabes sont absorbés par le coronavirus, les Anglo-Saxons changent l’ordre du monde. Sous commandement US, le Royaume-Uni a pris le contrôle de l’entrée de la mer Rouge ; les Émirats arabes unis se sont retournés contre l’Arabie saoudite et lui ont infligé une cuisante défaite au Yémen du Sud, tandis que les Houthis le faisaient au Yémen du Nord. Désormais, le Yémen est scindé en deux États distincts et l’intégrité territoriale de l’Arabie saoudite est menacée.RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 24 MARS 2020 عربيENGLISHESPAÑOLITALIANOROMÂNĂTÜRKÇEDEUTSCHΕΛΛΗΝΙΚΆPORTUGUÊSРУССКИЙ

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JPEG - 36.7 koLe président des États-Unis, Donald Trump, et le président de facto des Émirats arabes unis, le prince Mohamed ben Zayed. En silence, les deux hommes d’affaire sont en train de réorganiser le Moyen-Orient élargi.

Le président Donald Trump poursuit sa politique de retrait militaire du « Moyen-Orient élargi ». Pour ce faire, il déplace progressivement ses troupes, signe des accords avec les forces contre lesquelles elles étaient déployées (par exemple avec les Talibans) et négocie la libération de ses prisonniers. Simultanément, le Pentagone fait appel au Royaume-Uni pour prendre la tête des opérations de la nouvelle Alliance atlantique-Moyen-Orient et superviser la suite de la « guerre sans fin » au « Moyen-Orient élargi ». La Syrie est considérée comme zone d’influence russe tandis que la stratégie Rumsfeld/Cebrowski se poursuit avec la division du Yémen en deux États distincts et la préparation du démembrement de l’Arabie saoudite.

Rapatriement des agents de la CIA détenus prisonniers

Les 18 et 19 mars 2020, un citoyen US, Michael White, détenu en Iran, a été transféré de sa prison à l’ambassade de Suisse à Téhéran ; un autre citoyen US, Amer Fakhoury, détenu au Liban, a été exfiltré par les troupes états-uniennes ; enfin le président Trump a demandé publiquement l’aide de la Syrie pour retrouver un troisième citoyen US, Austin Tice.

Ces opérations sont supervisées par le discret conseiller de sécurité nationale, Robert O’Brien, qui dispose d’une solide expérience en matière de libération de prisonniers.

- Michael White a servi 13 ans dans la Marine US. Il s’est rendu en Iran pour y retrouver sa fiancée. Il a été arrêté en 2018 et condamné à 13 ans de réclusion pour espionnage. D’autres citoyens US emprisonnés en Iran —dont Morad Tahbaz, Robert Levinson, Siamak et Baquer Namazee— ne semblent pas susciter le même intérêt de Washington. Michael White a été remis à l’ambassadeur suisse Markus Leitner pour « raison de santé ». Il n’est pas libre pour autant.
- Amer Fakhoury est un célèbre collaborateur des troupes d’occupation israéliennes au Liban. Il fut membre de l’Armée du Liban-Sud, directeur de la sinistre prison de Kiam et tortionnaire. Il s’est enfui du Liban lors du retrait israélien et y est revenu, pour une raison inconnue, en septembre 2019. Il a immédiatement été reconnu et arrêté. Il a été libéré au motif d’une prescription de ses crimes, ce qui est juridiquement faux, mais interdit de quitter le territoire. Il s’est alors précipité à la méga-ambassade US d’Awkar sous la protection de l’ambassadrice Dorothy Shea, d’où il a été exfiltré en hélicoptère par les Forces spéciales US vers Chypre.
- Austin Tice est un capitaine des Marines devenu journaliste indépendant. Il a pénétré illégalement en Syrie avec l’aide des services secrets turcs avant de disparaître, en 2012, à Daraya (banlieue de Damas). Eva Filipi, l’ambassadrice de Tchéquie qui représente les intérêts US en Syrie, avait affirmé qu’il serait détenu non pas par des jihadistes, mais par les autorités syriennes. Ce que Damas a toujours démenti.

Ces trois citoyens US sont très probablement des collaborateurs ou des agents de la CIA.

- Étrangement, les Émirats arabes unis ont brisé l’embargo US et apporté des médicaments en Iran.
- Chaque faction libanaise accuse l’autre d’avoir cédé aux pressions US. Le Hezbollah assure ne pas avoir trahi la Résistance et ne pas avoir négocié secrètement avec Washington, tandis que le président du Tribunal militaire (pro-Hezbollah) a démissionné.
- C’est la première fois depuis deux décennies qu’un président états-unien sollicite publiquement l’aide de la République arabe syrienne.JPEG - 19.8 koLe secrétaire à la Défense US, Mark Esper, reçoit son homologue britannique, Ben Wallace, au Pentagone. La « relation spéciale » entre les deux pays est rétablie. Les « Cinq yeux » sont renforcés. Le Royaume-Uni prend le commandement des opérations de l’Otan-MO.

Transfert de l’encadrement militaire au Royaume-Uni

Le 5 mars, le secrétaire US à la Défense, Mark Esper, a reçu au Pentagone son homologue britannique Ben Wallace. Les deux hommes se sont partagés le commandement de la nouvelle Otan-MO [1].

Ben Wallace a ensuite prononcé un discours à l’Atlantic Council au cours duquel il a confirmé la solidité de l’alliance UK-USA et la disponibilité du Royaume-Uni. Il a également soutenu la nécessité de juger le « dictateur Bachar el-Assad » (sic), mais l’impossibilité de le faire compte tenu du soutien de l’« ours russe ». En d’autres termes, la Syrie reste un ennemi, mais on n’y touchera plus. La guerre sera déplacée [2].JPEG - 26.1 koLe secrétaire britannique à la Défense, Ben Wallace, et son homologue turc, le général Hulusi Akar, inspectent les « postes d’observation » turcs qui servent de base de repli aux jihadistes à Idleb (Syrie occupée), le 12 mars 2020. Londres assure Ankara que le Pentagone ne détruira pas la Turquie, mais l’Arabie saoudite.

Les 12 et 13 mars, Ben Wallace s’est rendu en Turquie et en Syrie occupée par les jihadistes. Il a inspecté les postes d’observation de l’armée turque à Idleb et fait parvenir 89 millions de £ de dons « humanitaires » aux familles des jihadistes. Ceux-ci ont alors commencé à attaquer les troupes turques censées les protéger, tuant plusieurs soldats turcs.

La fin du Yémen et le début de celle de l’Arabie saoudite

Poursuivant leur politique de retrait militaire et de transfert de cette fonction à des proxys, les États-Unis sont en train de transformer la guerre du Yémen. Originellement, le Pentagone prévoyait de diviser ce pays en deux selon la ligne de partage qui existait jusqu’en 1990. Il avait encouragé l’Arabie saoudite et Israël à se lancer à l’assaut du pays pour en exploiter les ressources pétrolières de la région mitoyenne du « Quart vide » [3]. L’opération avait été conduite avec l’aviation israélienne, des mercenaires colombiens sous drapeau saoudien et des troupes émiraties. Elle avait été coordonnée par un état-major tripartite (Arabie/USA/Israël) basé au Somaliland.

Cependant, le Pentagone s’appuyant sur les rivalités tribales parvint à complexifier la situation jusqu’à aboutir à un pays effectivement divisé en deux, mais aussi à une Coalition Arabie-soudite/Émirats également divisée. Il lui fallait alors —sans engager ses propres troupes— terminer la division du Yémen en deux États distincts avant de se lancer dans la division de l’ancien allié saoudien en cinq États distincts. Le Pacte du Quincy lui fait obligation de protéger le roi d’Arabie saoudite, mais ni son pays, ni son héritier [4].JPEG - 66.7 koLe souverain de facto d’Abou Dhabi et président de facto des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed, a été le mentor du prince héritier saoudien, Mohamed ben Salmane. Progressivement l’élève a voulu écraser son maître. En définitive, c’est le discret MBZ qui devrait écraser l’infatué MBS.

Cette semaine, le Pentagone a dépêché un navire de guerre au large d’Aden. Il a installé des troupes britanniques sur l’ile de Socotra pour en faire une base militaire permanente avec les Émirats arabes unis et l’a armé avec des missiles Patriot. Simultanément, les Houthis du Nord soutenus par l’Iran ont attaqué victorieusement deux bases militaires saoudiennes et fait prisonniers plus de 700 soldats saoudiens, tandis que les tribus soutenues par les Émirats ont attaqué les tribus soutenues par l’Arabie saoudite à Aden. Le gouvernement d’Abdrabbo Mansour Hadi, seule autorité officiellement reconnue par l’Onu mais siégeant en exil à Riyad, a perdu le contrôle d’Aden.

Le prince héritier saoudien, Mohamed ben Salman, après avoir torturé son ami d’enfance trop brillant, après avoir assassiné ses rivaux, après avoir exécuté le chef chiite de son opposition, après avoir embastillé et dépouillé ses frères et oncles, après avoir fait découper à Istanbul un Frère musulman trop bavard, n’a plus personne pour le soutenir.

Les départements états-unien, britannique et émirati de la Défense ne communiquent pas sur ces batailles. Seuls les Houthis le font. En l’absence de communication officielle, la presse internationale est aveugle et muette.

Le Yémen du Sud est une ancienne colonie britannique et les Émirats arabes unis étaient intégrés dans l’Empire des Indes. Le Royaume-Uni, sous parapluie états-unien, reconquiert son influence dans le Golfe et en mer Rouge.

L’opposition Arabie saoudite/Axe de la Résistance n’existe plus, faute de combattants. Désormais, après l’Iran (1953-78), l’Iraq (1979-90) et l’Arabie saoudite (1991-2019), les Émirats arabes unis (2020-), sous parapluie de l’Otan-MO, sont devenus les gendarmes de la région.

Ce retournement complet de situation correspond à notre analyse de la crise. Après leur échec en Syrie, les États-Unis poursuivent leur plan de 2001 et s’apprêtent à déstabiliser l’Arabie saoudite. Le président Trump a validé cette étape à la seule condition que les troupes US n’y participent pas directement, mais que les Émirats les représentent.

Le suicide de l’Union européenne

Pendant ce temps, l’Union européenne réagit de manière inadaptée à l’épidémie de coronavirus. Au lieu de lutter contre la maladie (tests généralisés, traitement des personnes infectées à la chloroquine, soins d’urgence aux malades avec respiration artificielle et interféron Alfa 2B recombiné), elle prévient l’engorgement de ses hôpitaux (assignation à résidence de la population saine) [5]. Son économie s’est arrêtée et la Banque centrale européenne annonce une récession de 5 % si cette situation se prolonge deux semaines, mais ce sera probablement six.

Lorsque le pic de l’épidémie sera passé, elle ne sera plus une grande puissance économique et le monde sera organisé d’une manière nouvelle, sans elle.

Thierry Meyssan

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1] « NATO Go Home ! », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 février 2020.

[2] « Quelle cible après la Syrie ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 mars 2020.

[3] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

[4] « Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 octobre 2018.

[5] « Covid-19 : propagande et manipulation », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 mars 2020

.https://www.voltairenet.org/article209502.html

A quoi jouent les Emiratis?

géopolitis

A quoi jouent les Emiratis?

Il est notoire que les Emirats Arabes Unis (E.A.U) sont des alliés indéfectibles de l’Arabie Saoudite. Ils se sont associés dans le blocus contre le Qatar, puis sont partis en guerre contre les Huthis au Yémen sous couverture de la coalition arabe dirigée par Ryad. Enfin, ils se sont montrés disposés à officialiser leur rapport avec Israel à l’occasion du sommet tenu le 25 et 26 Juin 2019 à Manama dans le royaume du Bahrein sur la proposition de M Kushner, conseiller spécial et gendre de l’éxécutif américain afin d’entamer les premiéres phases Du Contrat du siécle.

Devant la résistance des Huthis contre la coalition, l’Iran est montré du doigt en lui attribuant des ambitions hégémoniques dans les pays du Moyen Orient, ce que Ryad percoit comme une menace pour sa propre survie. Inquiétude qui légitime une alliance avec n’importe quel acteur régional ou international.

C’est de la que naisse la conception d’une OTAN arabe imaginée par les think tanks américains qui prévoit la constitution d’un front uni réunissant l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le bahrein, l’Egypte et Israel contre l’énnemi commun : l’Iran.

A ce stade, il serait insensé de prévoir une défection de la part d’un quelconque Etat signataire. Et pourtant, le réalisme en a décidé autrement sur la clairvoyance anticipée des autorités de Abu Dhabi.

Le premier pas est franchi le 9 Juillet par le retrait partiel de ses forces du sud yémen

Le 30 Juillet des gardes cotes Emiratis se sont rendus à Tehéran pour discuter avec leur homologue.

Pour comprendre ces démarches, il faut faire parler des événements qui ont une trés grande incidence sur ce revirement:

Le 21 Juin, un drone américain a été abattu par les défenses anti aériennes Iraniénnes

Le 19 Juillet, Tehéran s’empare d’un pétrolier britannique en représailles contre la saisie le 5 juillet de son pétrolier Grace au détroit de Gibraltar.

Ces bréves indications ont été judicieusement analysées par Abou Dhabi pour se convaincre que la poursuite de confrontations avec Téhéran ne ménera à aucune victoire Analyses qui renforcent la conviction de sortir de ce guépier ont été renforcées par l’étude objective de la réalité:

  • Echec des interventions armées et l’enterrement de l’opération « Tempéte décisive » sous la direction de l’Arabie Saoudite
  • L’OTAN arabe ne présente aucun sens pratique et par suite, il est à son tour enterré
  • L’impunité du drone américain abattu laisse clairement entendre que l’administration de M Trump n’est pas disposée à envoyer ses GI mourir pour la cause d’autrui
  • Les sanctions décrétées contre la république islamique depuis sa naissance n’ont pas réussi à l’agenouiller, au contraire, elles l’ont poussée à plus de radicalisme.
  • Tehéran posséde des missiles (de sa propre fabrication) de longue portée qu’elle n’hésitera pas à utiliser pour frapper tous les pays abritant les bases américaines
  • Enfin, une guerre -quelle que soit son issue- causera de gros dommages aux intervenants directs et indirects, sans évoquer les incidences d’une probable implication des autres grandes puissances.

Ainsi, la décision des Emirats Arabes Unis répond à un sens pragmatique. Se retirer du champs de bataille pour entrevoir des solutions pacifiques envers un acteur qui a toujours manifesté son ouverture à toutes les propositions.

Et l’alliance indéfectible avec le Royaume Wahabite?

Les alliances sont basées sur les intérets réciproques. Or quand les intérets d’une partie sont menacés, les alliances n’ont plus droit d’exister. On tentera de changer de partenaires au gré des changements des relations internationales.

Enfin la question qui est digne d’étre posée est celle de savoir qui a convaincu ces dirigeants à prendre le sentier de la guerre?

Un inventaire de l’état des lieux ,-même avant l’engagement- nous soumet une liste où toutes les cases défavorables à la guerre sont cochées

https://geopoorg.wordpress.com/

A quoi jouent les Emiratis?

A quoi jouent les Emiratis?

Il est notoire que les Emirats Arabes Unis (E.A.U) sont des alliés indéfectibles de l’Arabie Saoudite. Ils se sont associés dans le blocus contre le Qatar, puis sont partis en guerre contre les Huthis au Yémen sous couverture de la coalition arabe dirigée par Ryad. Enfin, ils se sont montrés disposés à officialiser leur rapport avec Israel à l’occasion du sommet tenu le 25 et 26 Juin 2019 à Manama dans le royaume du Bahrein sur la proposition de M Kushner, conseiller spécial et gendre de l’éxécutif américain afin d’entamer les premiéres phases Du Contrat du siécle.

Devant la résistance des Huthis contre la coalition, l’Iran est montré du doigt en lui attribuant des ambitions hégémoniques dans les pays du Moyen Orient, ce que Ryad percoit comme une menace pour sa propre survie. Inquiétude qui légitime une alliance avec n’importe quel acteur régional ou international.

C’est de la que naisse la conception d’une OTAN arabe imaginée par les think tanks américains qui prévoit la constitution d’un front uni réunissant l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le bahrein, l’Egypte et Israel contre l’énnemi commun : l’Iran.

A ce stade, il serait insensé de prévoir une défection de la part d’un quelconque Etat signataire. Et pourtant, le réalisme en a décidé autrement sur la clairvoyance anticipée des autorités de Abu Dhabi.

Le premier pas est franchi le 9 Juillet par le retrait partiel de ses forces du sud yémen

Le 30 Juillet des gardes cotes Emiratis se sont rendus à Tehéran pour discuter avec leur homologue.

Pour comprendre ces démarches, il faut faire parler des événements qui ont une trés grande incidence sur ce revirement:

Le 21 Juin, un drone américain a été abattu par les défenses anti aériennes Iraniénnes

Le 19 Juillet, Tehéran s’empare d’un pétrolier britannique en représailles contre la saisie le 5 juillet de son pétrolier Grace au détroit de Gibraltar.

Ces bréves indications ont été judicieusement analysées par Abou Dhabi pour se convaincre que la poursuite de confrontations avec Téhéran ne ménera à aucune victoire Analyses qui renforcent la conviction de sortir de ce guépier ont été renforcées par l’étude objective de la réalité:

  • Echec des interventions armées et l’enterrement de l’opération « Tempéte décisive » sous la direction de l’Arabie Saoudite
  • L’OTAN arabe ne présente aucun sens pratique et par suite, il est à son tour enterré
  • L’impunité du drone américain abattu laisse clairement entendre que l’administration de M Trump n’est pas disposée à envoyer ses GI mourir pour la cause d’autrui
  • Les sanctions décrétées contre la république islamique depuis sa naissance n’ont pas réussi à l’agenouiller, au contraire, elles l’ont poussée à plus de radicalisme.
  • Tehéran posséde des missiles (de sa propre fabrication) de longue portée qu’elle n’hésitera pas à utiliser pour frapper tous les pays abritant les bases américaines
  • Enfin, une guerre -quelle que soit son issue- causera de gros dommages aux intervenants directs et indirects, sans évoquer les incidences d’une probable implication des autres grandes puissances.

Ainsi, la décision des Emirats Arabes Unis répond à un sens pragmatique. Se retirer du champs de bataille pour entrevoir des solutions pacifiques envers un acteur qui a toujours manifesté son ouverture à toutes les propositions.

Et l’alliance indéfectible avec le Royaume Wahabite?

Les alliances sont basées sur les intérets réciproques. Or quand les intérets d’une partie sont menacés, les alliances n’ont plus droit d’exister. On tentera de changer de partenaires au gré des changements des relations internationales.

Enfin la question qui est digne d’étre posée est celle de savoir qui a convaincu ces dirigeants à prendre le sentier de la guerre?

Un inventaire de l’état des lieux ,-même avant l’engagement- nous soumet une liste où toutes les cases défavorables à la guerre sont cochées

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Guerre du Yémen : états des lieux

Guerre du Yémen : états des lieu

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04 septembre, 2019
NotePatricia Lalonde

Comment la coalition saoudo-émiratie, en se lézardant, a renforcé la position iranienne au Yémen ?

Après une première phase qui aura duré plus de quatre années et fait des milliers de morts, une guerre dans la guerre, où la coalition saoudo-émiratie aux manettes joue un jeu pervers et se fissure, se dessine. En effet, les Emirats Arabes Unis ont décidé de jouer leur propre partition en mettant en œuvre le plan qui était en réalité le leur depuis le début de cette guerre : appuyer les groupes séparatistes du Conseil de Transition du Sud (STC), pour prendre Aden puis Abyane, appeler à l’indépendance du Sud et ramener ainsi le Yémen à la situation des années qui précèdent 1990.


Mohammed Ben Zayed et Mohammed Ben Salmane

Il est vrai que, constatant la tournure catastrophique de cette guerre, ils ont amorcé un retrait de leurs troupes et entamé un rapprochement tactique avec l’Iran afin de préserver la sécurité des Emirats et de la région. Les nombreux succès militaires d’Ansarullah contre les mercenaires saoudiens et récemment contre le champ pétrolier d’Al Chiba, jusqu’à la destruction d’un drone américain, ont fait prendre conscience aux Emirats de l’absurdité de cette guerre et de l’impasse dans laquelle les Saoudiens les avaient emmenés. Tout ceci sous le regard stupéfait du gouvernement légal d’Abdrabbo Mansour Hadi, réfugié à Ryad, qui accuse maintenant les Emirats de trahison. Plus humiliant encore pour lui, les Saoudiens, pris de court, invitent le Conseil de Transition du Sud à une réunion de négociation à Djeddah. Bref, le gouvernement d’Abdrabbo Mansour Hadi, après avoir soutenu cette guerre totalement impopulaire, se retrouve floué et marginalisé.

Mais c’est sans compter sur la résistance des Houthis qui, même s’ils ont conforté leur pouvoir dans le Nord, cherchent à préserver l’unité du pays comme c’était le cas avant le Printemps Arabe pendant les nombreuses années de gouvernance de feu le président Ali Abdallah Saleh.

Lui-même avait repris la guerre contre le gouvernement de Mansour Hadi en 2015 en s’appuyant sur les Houthis pour se ranger in fine du côté de la coalition saoudo-émiratie, ce qui lui coûtera la vie. 

Il est donc fort probable que les Houthis cherchent à apporter leur aide aux tribus du Sud qui ne désirent pas l’indépendance, ajoutant ainsi une guerre à la guerre… et une probable guerre civile dévastatrice. Mohamed Abdelsalam, le négociateur de Stockholm, a fait le déplacement à Téhéran récemment pour rencontrer Mohamad Javad Zarif, le ministre des Affaires étrangères iranien. Il a été reçu par l’Ayatollah Khamenei et a ainsi sollicité officiellement l’aide iranienne dans cette troisième phase de la guerre.

Cette guerre au Yémen qui devait contrecarrer l’influence iranienne en venant à bout des Houthis, n’a finalement fait que renforcer le rôle de l’Iran dans la région et rebattre les cartes. L’Iran sera donc, directement ou indirectement, partie prenante d’une solution politique au Yémen qui permettra d’assurer la sécurité dans le détroit d’Ormuz, menacée depuis l’arraisonnement de plusieurs pétroliers. Martin Griffith, l’envoyé spécial des Nations Unies qui n’a pas ménagé ses efforts, a refait le voyage à Sanaa pour rencontrer le président des Houthis, Abdel Malek al Houthi, et essayé d’empêcher une guerre civile dans le Sud qui ne ferait finalement que le jeu des groupes armés liés à Daesh ou à Al Qaïda, encore très présents. 

C’est dans ce contexte que les forces du Congrès Général Populaire (GPC), le parti de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, pourraient intervenir pour remettre tous les acteurs autour de la table de négociation au nom de  l’unité du Yémen… 

Il semblerait que les proches de l’ancien président assassiné, dont son propre fils, Ali Ahmed, retenu actuellement en résidence surveillée aux Emirats, soient prêts à pardonner aux Houthis et cherchent à entamer des négociations avec le gouvernement légal du Président Abdrabbo Mansour Hadi et de son vice-président, Ali Moshen Ahmar, cousin éloigné de l’ancien président.

Le peuple yéménite aura été la victime d’une guerre pour rien, qui aura permis aux vendeurs d’armes de s’enrichir.

Un échec moral, militaire et politique.

Patricia Lalonde, vice-présidente de Geopragma et chercheur à l’IPSE

Cet article a été initialement publié sur le site de Geopragma : 
http://geopragma.fr/index.php/2019/08/27/p-lalonde-guerre-du-yemen-etat-des-lieux/
Tags:
yemen;arabie saouditeemirats arabes unis

https://www.iveris.eu/list/notes/441-guerre_du_yemen__etats_des_lieux

La confession d’un repenti sur la confrérie des Frères Musulmans

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La confession d’un repenti sur la confrérie des Frères Musulmans

By La redaction de Mondafrique -3 septembre 201958PARTAGES508

D’après un ancien dignitaire de la Confrérie, Abdul Rahman bin Subaih Al Suwaidi,« les Frères musulmans noyautent les ONG, les organisations liées à l’Union Européenne et à l’ONU ». Autant d’affirmations  d’un « repenti » que Mondafrique a décidé de verser au débat sans adhérer à toutes les thèses défendues par ce dernier.

Par Ian Hamel, de retour des Émirats

Alors que les États-Unis envisagent de classer les Frères musulmans comme organisation terroriste, un ancien dignitaire émirati affirme que la Confrérie entretient des liens avec les djihadistes.   

Dans un ouvrage de 177 pages, dont le titre peut se traduire par « Ken Penjar. Mon histoire avec l’Organisation des Frères musulmans », Abdul Rahman bin Subaih Al Suwaidi détaille les 35 années qu’il a passé au sein de la Confrérie. Actif dans les projets caritatifs en Afrique et en Asie, cet Émirati aujourd’hui âgé de 55 ans a voyagé dans le monde entier. Quand les Émirats arabes unis (EAU), avec l’Égypte, décrètent la Confrérie organisation terroriste, il est contraint de fuir son pays. Il se réfugie en Asie.

Mais en Indonésie, il est pris avec de faux papiers et incarcéré. « Ken Penhar » – comprenez « jetez-le en prison » – c’est ce qu’il entend avant d’être enfermé dans une cellule. Sa vie bascule, d’autant que la Confrérie l’abandonne.

Pourtant, il avait été nommé en 2005 au Conseil de la Choura. Ce Conseil a les fonctions de planification des politiques et des programmes généraux de la Confrérie. Ce qui donne un certain poids à son témoignage  

Sous influence à 14 ans

Notre moine soldat décide de rompre avec cette organisation. Amnistié par les Émirats, il est revenu à Dubaï, sa ville natale, où nous avons pu nous entretenir avec lui, en présence d’un interprète.

Prudent, cet homme plutôt grand, mince, à la barbe grise, a préféré s’exprimer dans une chambre d’hôtel. Il ne nous a pas demandé de relire l’article avant parution.

L’ancien Frère musulman affirme ne pas craindre pour sa vie aux Émirats, même s’il reçoit sur les réseaux sociaux menaces et insultes. « Trois autres Frères musulmans viennent eux aussi de quitter la Confrérie. Comme moi, ils sont libres de leurs mouvements », assure-t-il.

Abdul Rahman bin Subaih Al Suwaidi, fils d’un pêcheur devenu fonctionnaire, n’a que 14 ans quand il est approché par des Frères musulmans. Collégien à l’école d’Al-Mahalab, c’est un élève particulièrement doué en mathématiques. Il est sollicité pour rejoindre l’association Islah chaque jeudi. Comme il donne satisfaction, il franchit une « première barrière », ce qui signifie qu’il est invité à participer à une réunion le lundi, « mais je ne devais pas le dire aux autres et je devais garder le contenu secret », explique-t-il.  

Hassan al-Banna disciple des francs-maçons?

Le fonctionnement de la Confrérie serait partiellement copié sur celui de la franc-maçonnerie. L’Émirati parle de « barrières de confidentialité », des grades, qu’il franchit les uns après les autres, en jurant de garder secret sur ce qu’il apprend dans chacun des cercles. L’Égyptien Hassan al-Banna, le fondateur des Frères musulmans, se serait-il effectivement inspiré des francs-maçons ? Ce n’est pas impossible.

Instituteur à Ismaïlia, sur le canal de Suez, à partir de 1927, il fréquentait des Britanniques. Pour preuve, peu après sa création, la Confrérie a reçu 500 livres égyptiennes de la part de l’Agence du canal de suez, afin de construire sa première mosquée. Ce cloisonnement permet depuis des décennies à la Confrérie de résister malgré la répression, les multiples interdictions. « Si le Guide général [murshid ‘âmm) est en Égypte, en revanche, les principales structures sont installées en sécurité à Londres et en Grande-Bretagne. N’imaginez pas un siège où se réuniraient les principaux dirigeants, mais une multitude d’organismes, de sociétés, d’associations, qui n’ont officiellement aucun lien avec les Frères musulmans. Je ne connais pas les têtes et les services secrets occidentaux non plus », assure le Frère musulman repenti.      

L’humanitaire a bon dos

La grande force des Frères musulmans consiste à ne pas avancer à visage découvert. Ils choisissent une association humanitaire totalement indépendante de la Confrérie. « Ils entrent en force, incognitos. Comme ils sont disponibles, dynamiques, ils accèdent rapidement à des postes de responsabilité. Ce qui leur permet d’orienter les choix de l’association, dont le président ou le secrétaire général ne se doutent de rien », raconte Abdul Rahman bin Subaih Al Suwaidi.

Résultat, l’association humanitaire infiltrée sans le savoir va mener des actions caritatives au Mali ou au Pakistan souhaitées par la Confrérie. Dans ces pays, elle va travailler – comme par hasard – avec une association locale également infiltrée. La Confrérie en profite pour prélever 12,5 % des dons récoltés pour ses “bonnes œuvres“. « Des centres de recherches, des universités, des organisations soutenues par l’Union européenne, par les Nations Unies, déversent ainsi, sans le savoir, des millions de dollars ou d’euros qui vont dans les poches des Frères musulmans », prévient l’auteur de « Ken Penjar. Mon histoire avec l’organisation des Frères musulmans ».  

Des discrets entrainements militaires

Concentré sur les actions humanitaires, l’ancien Frère musulman émirati n’a suivi qu’un seul entraînement militaire au Pakistan, en compagnie d’une quinzaine d’autres originaires du Golfe. « Le programme comprenait de l’escalade, de la marche, des exercices physiques, ainsi que l’utilisation de la kalachnikov et d’une mitrailleuse russe. Nous apprenions à nous déplacer de jour comme de nuit, à porter les blesser, à nous camoufler », raconte-t-il.

Via l’association Islah aux Émirats, le saint homme a accueilli aux Émirats des djihadistes, comme le Palestinien Abdullah Azzam, le premier recruteur de combattants arabes en Afghanistan, ainsi que son adjoint Tamin Al Adnani. « L’objectif était d’attirer des jeunes musulmans vers les zones de conflit », explique-t-il.

Quid du terrorisme?

Si officiellement la Confrérie dénonce les organisations terroristes, en particulier Daech, notre repenti assure que ce n’est qu’un leurre. Quand un Frère musulman part faire un djihad, il est officiellement désavoué. Ainsi Hassan El Dokki, l’un des plus extrémistes, a été exclu par le Conseil de la Choura. « Mais j’ai découvert peu après que Saïd Nasser Al-Taniji, membre du Conseil de la Choura, était toujours en contact avec  Hassan El Dokki. Ils coordonnait même des opérations ensemble ».

Officiellement, si l’organisation fondée par Hassan al-Banna désavoue la violence, sous le manteau, elle encouragerait le djihad et appellerait les musulmans à désobéir aux dirigeants légitimes. « Comme la Confrérie est persécutée dans de nombreux pays musulmans, l’Europe est devenue pour elle la priorité », assure notre interlocuteur.

En revanche, les États-Unis pourraient se monter nettement moins conciliants à l’avenir. La sous-commission de la sécurité nationale du Congrès américain a édité un document accablant de 90 pages intitulé « The Muslim Brotherhood’s Global Threat » concluant que les Frères musulmans constituent « un mouvement global et influent, dont les différentes branches œuvrent à la promotion d’une idéologie radicale et extrêmement violente, même si certaines de ces branches ne sont pas directement engagées dans le terrorisme ».

L’administration Trump, nettement plus radicale que le Congrès américain, pourrait décider prochainement de classer les Frères musulmans comme organisation terroriste.

https://mondafrique.com/la-confession-du-repenti-sur-les-freres-musulmans/

UNE NOUVELLE PHOTO MONTRE UN DRONE DE COMBAT ENTIÈREMENT ARMÉ DES ÉMIRATS ARABES UNIS AU-DESSUS DE LA LIBYE


#LIBYA Choix de l’éditeur 04.07.2019 – 600 vues    1 ( 1 votes)

UNE NOUVELLE PHOTO MONTRE UN DRONE DE COMBAT ENTIÈREMENT ARMÉ DES ÉMIRATS ARABES UNIS AU-DESSUS DE LA LIBYE

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Le 1er Juillet, Harry Boone , un observateur de la défense, a partagé une photo montrant un présumé, véhicule aérien de combat sans pilote complètement armé Emirats Arabes Unis (UCAV) volant au- dessus de la Libye.

Le drone de combat représenté sur la photo a été identifié comme étant le Wing Loong II du CAIG, qui a une endurance de plus de 20 heures. Les EAU étaient le client de lancement de l’UCAV chinois en 2017.View image on Twitter

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Harry Boone@towersight

…UAE’ Wing Loong over Libya ?957:03 PM – Jul 1, 201939 people are talking about thisTwitter Ads info and privacy

Le Wing Loong II peut transporter jusqu’à douze missiles guidés air-sol. L’UCAV sur la photo était armé de ce qui semble être huit missiles guidés LJ-7. Le LJ-7 est la version d’exportation du missile semi-actif HJ-10 à guidage laser. Le missile a une portée de 7 km et son ogive est capable de pénétrer 1 400 mm d’armure.

L’analyste Arnaud Delalande de Las April a   publié une enquête prouvant que les missiles LJ-7 étaient utilisés contre des forces fidèles au gouvernement libyen d’accord national (GNA). À l’époque, plusieurs observateurs ont émis l’hypothèse que les EAU étaient derrière les frappes aériennes.View image on Twitter

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Arnaud Delalande@Arn_Del

#Libya – Remains of Chinese made missiles found in Tripoli points to Wing Loongs airstrikes https://aerohisto.blogspot.com/2019/04/remains-of-chinese-made-missiles-found.html … #Tripoli #UAE #WingLoong1889:55 AM – Apr 29, 2019160 people are talking about thisTwitter Ads info and privacy

Les EAU sont largement présents dans la base aérienne d’Al-Khadim, dans l’ouest de la Libye. Un rapport de IHS Jane’s, publié il y a trois ans, a révélé que la base aérienne hébergeait six avions d’attaque légers IOMAX AT-802i BPA et de remise en service, deux hélicoptères Sikorsky UH-60 Black Hawk et deux derniers UCAVs Loong I \ II.

Une nouvelle photo montre un drone de combat entièrement armé des Émirats arabes unis au-dessus de la Libye

Cliquez pour voir l’image en taille réelle

La photo de Boone confirme que les UCAV Wing Loong II sont actifs en Libye. Bien qu’il n’y ait toujours aucune preuve confirmant que les EAU sont bien l’opérateur, cela reste le principal suspect.

Plus sur ce sujet:

L’Iran abat un drone militaire américain

L’Iran abat un drone militaire américain


Le pays est prêt pour la guerre et exerce une « pression maximale » sur Trump


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 20 juin 2019

Tôt ce matin, la défense aérienne iranienne a abattu un drone de reconnaissance américain volant à haute altitude :

DUBAI (Reuters) - Les troupes d'élite des Gardiens de la révolution iraniens ont abattu un drone "espion" américain dans la province méridionale d'Hormozgan, située sur le Golfe, a déclaré jeudi le site d'information de la Garde, Sepah News. 

L'agence de presse d'État IRNA a publié le même rapport, identifiant le drone comme étant un RQ-4 Global Hawk.

"Il a été abattu lorsqu'il est entré dans l'espace aérien iranien près du district de Kouhmobarak, dans le sud", précise le site Web des Gardes.

Une déclaration ultérieure de l’IRGC décrit en détail l’incident :

Le drone américain a décollé d'une base américaine dans le sud du golfe Persique à 00h14 aujourd'hui et, contrairement aux règles suivies dans l'aviation, il a éteint tout son équipement d'identification et s'est rendu du détroit d'Ormuz à Chabahar en vol caché.

L'avion téléguidé, alors qu'il revenait vers l'ouest de la région en direction du détroit d'Ormuz, a violé l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran, a commencé à recueillir des informations et à espionner.

À 4 h 55 du matin, lorsque le drone est, de manière agressive, entré sur le territoire de notre pays, il a été pris pour cible par les IRGC et abattu.

Les États-Unis affirment que le drone était un MQ-4C Triton, la variante marine du type Global Hawk spécialisée dans la surveillance maritime à grande distance. Ils affirment que le drone se trouvait dans l’espace aérien international lorsque les Gardiens de la révolution iraniens l’ont abattu.

(Il est intéressant de noter qu’aucun MQ-4C n’est censé se trouver au Moyen-Orient. Le déploiement a du se faire dans le secret. Mise à jour : Ce drone spécifique semble être arrivé au Qatar il y a seulement cinq jours. Des détails supplémentaires sont discutés ici.)

Drone de type Global Hawk – Agrandir

L’incident est une autre preuve que la campagne de « pression maximale » de Trump contre l’Iran se retourne maintenant contre lui.

Trump aurait dit à son personnel de cesser de parler de guerre contre l’Iran :

Deux hauts fonctionnaires et trois autres personnes ayant une connaissance directe de la stratégie de l'administration dans la région ont dit au Daily Beast que le président avait demandé aux fonctionnaires de modérer leur rhétorique sur l'Iran ...

Trump ne veut pas entamer un conflit militaire contre l’Iran. Mais il mène déjà une brutale guerre économique contre l’Iran et le pays se défend. Trump veut négocier sans arrêter de sanctionner ce pays. L’Iran n’est pas d’accord.

Ce que Trump veut n’importe plus. L’Iran est parvenu à dominer l’escalade de la violence. Ce pays peut causer une myriade d’incidents qui forceront Trump à réagir. Il peut alors soit déclencher une guerre et risquer ainsi sa réélection, soit réduire les sanctions à l’encontre du peuple iranien. S’il ne réagit pas, d’autres piqûres d’épingle suivront et deviendront plus coûteuses avec le temps.

Abas Aslani @AbasAslani - 7:29 UTC - 20 juin 2019

#Iran's #IRGC commandant Salami : Tirer sur ce drone américain était un message fort et clair qui veut dire que nous réagirons fermement contre toute attaque contre le pays. Les frontières sont notre ligne rouge. Nous ne cherchons la guerre contre personne, mais nous y sommes prêts. Le message de l'incident d'aujourd'hui est clair.

La perte du drone Global Hawk est importante. Ces énormes oiseaux, dont l’envergure est supérieure à celle d’un Boeing 737, sont considérés comme des atouts stratégiques. Ils ont été construits pour remplacer les fameux avions espions U-2. Ils transportent des capteurs de grande valeur et coûtent plus de 120 millions de dollars l’unité.


Cette perte peut donc être, avec certitude, attribuée à l’Iran. Mais pour pouvoir accuser l’Iran, les États-Unis devront prouver que son drone n’est pas entré dans l’espace aérien iranien. Il y a seulement deux jours, la Federal Aviation Authority a émis un avertissement pour les avions volant dans la région.

Les drones américains ont déjà violé l’espace aérien souverain de l’Iran à plusieurs reprises. En 2011, l’Iran a capturé un drone RQ-170 furtif, qui volait en provenance d’Afghanistan, en manipulant ses signaux de commande. En 2012, l’Iran a abattu un autre drone américain, un Boeing Scan Eagle, qui venait du golfe Persique. De nombreux autres drones américains ont été abattus au-dessus du territoire iranien :

En janvier[2011], l'Iran a déclaré qu'il avait abattu deux drones conventionnels (non-furtifs), et en juillet, l'Iran a montré aux experts russes plusieurs drones américains - dont un qui surveillait l'installation souterraine d'enrichissement d'uranium à Fordo, près de la ville sainte de Qom. ...
Le 13 décembre, le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a déclaré à Fox News que les États-Unis poursuivraient "absolument" la campagne de drones au-dessus de l'Iran, à la recherche de preuves d'un quelconque travail sur les armes nucléaires. Mais une telle surveillance fait monter les enchères car, maintenant, l'Iran peut apparemment perturber le travail des drones américains.

Les chats persans sont maintenant bien entraînés contre les drones.

Des chats persans s’entraînent à faire tomber des drones RQ-170 Photo via Thomas Erdbrink

Comment Trump réagira-t-il à cet incident ? Le président John Bolton exigera une action militaire contre l’Iran pour se venger. Il ne manquera pas non plus d’insister pour que des troupes supplémentaires soient envoyées au Moyen-Orient.

Trump peut à nouveau minimiser l’incident, comme il l’a fait récemment avec l’attaque du pétrolier qu’il a considéré comme « très mineur ». Mais les faucons de guerre des médias et du Congrès, de même que l’Iran, lui mettront plus la pression. D’autres incidents suivront sûrement.

Trump a une issue. Il pourrait accorder des dérogations aux sanctions pour permettre à la Chine, au Japon, à la Corée du Sud, à l’Inde et à d’autres pays d’importer à nouveau du pétrole iranien. Cela permettrait de retirer le mot « maximal » de sa campagne de « pression maximale » qui est en train d’échouer et pourrait être un moyen d’entamer des négociations.

Mise à jour à 14 h 00.

Le Pentagone vient de tenir une très courte conférence de presse. Par téléphone, le lieutenant-général Joseph T. Guastella, du Commandement central des États-Unis, a fait une très brève déclaration. Aucune question n’était autorisée.
Il a déclaré que le drone se trouvait dans l’espace aérien international, à haute altitude, et à « 34 kilomètres du point le plus proche de la côte iranienne » quand il a été abattu.

C’est de la triche ou, si vous préférez, de la trigonométrie.

Une attitude élevée signifie que le drone volait à une hauteur d’environ 60 000 pieds, soit plus ou 20 kilomètres. Même en survolant directement la côte iranienne, il serait « à 20 kilomètres du point le plus proche de la côte iranienne ».

Les 34 kilomètres sont la longueur de l’hypoténuse AC du triangle rectangle. La hauteur est l’opposé de AB. Ce que nous devons trouver, c’est la longueur CB. adjacente.

? = racine carrée de ( 34 x 34 – 20 x 20) = 27,5 kilomètres

Les zones maritimes nationales et la zone aérienne nationale sont mesurées en milles marins : 27 km / 1,852 = 14,85 milles marins.

La longueur du BC adjacent, c’est-à-dire la distance légale du drone à la côte iranienne, était de 14,85 milles. C’est du moins ce qu’en dit la tête parlante du CENTCOM.

La zone maritime nationale de l’Iran, qui équivaut à la limite de l’espace aérien national, se trouve à 12 milles marins de ses côtes. La marine américaine prétend que son drone était un peu plus loin.

Cette carte a été montrée lors du briefing du Pentagone.

https://www.moonofalabama.org/images8/ghawkpentagon.jpg

Comparez-la maintenant avec cette carte qui montre les frontières maritimes de l’Iran, d’Oman et des Émirats arabes unis dans le détroit d’Ormuz.

https://www.moonofalabama.org/images8/hormuzmap.jpg

Il n’y a pas d’espace aérien international dans la partie nord la plus étroite du détroit d’Ormuz. Il n’y a que l’espace aérien national de l’Iran et d’Oman. Si la carte CENTCOM montre l’emplacement correct du drone, qui venait du sud, il était au milieu d’un cul de sac de l’espace aérien international, volant vers son extrémité.

Le drone était un RQ-4N BAMS-D. C’est un prototype, pour la marine américaine, du nouveau type MQ-4C Triton du Global Hawk qui est actuellement en construction. Le RQ-4N était unique. Il utilisait un vieux Global Hawk rempli de nouveaux équipements électroniques. Il servait de banc d’essai pour le gigantesque aspirateur de données que sera le Triton. Mais c’était aussi un équipement difficile à entretenir et qui avait rempli sa fonction. Les premiers drones seront livrés cet été. Le RQ-4N était sans doute extensible.

L’IRGC iranien dit que le drone avait éteint son transpondeur peu après le décollage. Un coup d’œil sur les sites habituels de trafic aérien en direct confirme que le drone n’a pas été suivi par les systèmes de l’aviation civile qui surveillent les signaux des transpondeurs.

L’armée de l’air américaine, qui effectue chaque jour des missions de reconnaissance à proximité de pays potentiellement hostiles, garde toujours ses transpondeurs allumés. Le signal du transpondeur démontre qu’il n’y a aucune intention hostile. Il prévient les engagements accidentels de défense aérienne. Cela permet également de prouver qu’on reste en dehors d’un espace aérien national étranger.

Les États-Unis menacent l’Iran d’une guerre et d’un changement de régime depuis une quarantaine d’années. Il y a actuellement une crise causée par Trump et sa violation de l’accord nucléaire avec l’Iran. Si l’affirmation du CENTCOM est correcte, le drone de la Marine volait très près de la frontière iranienne, à quelques secondes d’y pénétrer, d’une manière que l’Iran avait des raisons d’interpréter comme pouvant être hostile. L’Iran a publié une vidéo qui est censée montrer le tir.

L’Iran dit que le drone est entré dans l’espace aérien iranien. J’estime que c’est probablement exact. CENTCOM n’est pas connu pour dire la vérité et la liste des entrées de drones hostiles prouvées dans l’espace aérien iranien est assez longue.
Trump vient de tenir une conférence de presse dans le bureau ovale. Il semble vouloir minimiser (vidéo) l’événement. Il a insisté sur le fait que le drone était sans pilote. Il a dit qu’il avait « un très, très fort sentiment » que « quelqu’un avait fait une erreur », qu’« un général iranien a probablement fait une erreur ». Cela signifie qu’il n’accuse pas le gouvernement iranien d’avoir abattu le drone, mais un individu qui « aurait pu faire une erreur ».

Cette déclaration lui donne la possibilité d’éviter d’importantes représailles.
Quelqu’un a fait une erreur ? Et alors.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/liran-abat-un-drone-militaire-americain

https://lesakerfrancophone.fr/liran-abat-un-drone-militaire-americain