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Greta Thunberg à l’ONU : le progressisme apocalyptique tacle Macron

ENVIRONNEMENT 24 SEPTEMBRE 2019

Greta Thunberg à l’ONU : le progressisme apocalyptique tacle Macron

Greta Thunberg, Paris, 22 février 2019 — stephane_p, 2019, CC BY-NC-ND 2.0

Derrière le discours rassurant des Macron et des Griveaux, il y a toujours ceux des Greta Thunberg qui cherchent à radicaliser l’idéologie écolo.

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Par Claire Libercourt.

ABC News@ABC

Swedish climate activist Greta Thunberg at #UNGA: « This is all wrong…You all come to us young people for hope. How dare you! You have stolen my dreams and my childhood with your empty words—and yet, I’m one of the lucky ones. » https://abcn.ws/2mAhgB1 24,1 k16:46 – 23 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité9 821 personnes parlent à ce sujet

Des images qui ont fait le tour du monde. Dans l’enceinte de l’ONU, une jeune fille de 16 ans pleure et accuse tout le monde d’inaction pour le climat. Pour marquer les esprits, Greta Thunberg a même déposé une procédure auprès du Comité des Droits de l’enfant de l’ONU visant plusieurs pays, dont la France. Emmanuel Macron, qui espérait surfer sur l’écologie pour se donner une stature en politique internationale et dynamiser la campagne de LREM aux municipales, s’en est trouvé un peu bousculé. Dans le domaine du catastrophisme climatique, on peut toujours trouver plus radical que soi, et dans ce domaine Greta a fait très fort lors de sa présentation apocalyptique à l’ONU.

La militante écolo suédoise, qui avait bien pris soin de médiatiser son combat climato-médiatique en arrivant à New York sur un bateau à 4 millions de dollars et au bilan carbone contestable, s’en est certes pris à certains pays, mais pas nécessairement aux plus gros pollueurs du monde. Ainsi l’action intentée par Greta Thunberg épargne curieusement les États-Unis, la Chine et l’Inde.

Certains esprits chagrins pourraient y voir un choix de pays à la fois bankables et dont les populations plus sensibles à l’idéologie écologiste pourraient plus facilement voter pour des politiques publiques favorables aux divers lobbies de l’ecobusiness. Mais l’heure n’est pas à la réflexion mais à l’émotion, et devant la colère d’une jeune fille de 16 ans, le monde entier est prié de compatir sous peine d’être accusé de cynisme, de machisme, ou pire encore, de climato-négationnisme.

LA DICTATURE DES ÉMOTIONS

Pourtant certaines voix dissidentes se sont fait entendre : pourquoi faudrait-il accorder du crédit au discours alarmiste de Greta Thunberg ? Son émotion vaut-elle démonstration ? Qui est derrière cette jeune fille au profil psychologique fragile ? Inversement, toute critique de cette mise en scène médiatique est-elle nécessairement motivée par la haine du personnage ?

Laurent Alexandre@dr_l_alexandre

http://video.lefigaro.fr/figaro/video/greta-thunberg-arnaque-ou-espoir/6088653522001/ …Greta Thunberg : Arnaque ou Espoir ?Greta Thunberg : Arnaque ou Espoir ? Décryptage par Louis Tellier et débat entre Laurent Alexandre, chirurgien et entrepreneur et Guillaume Garot, député PS de la Mayenne.video.lefigaro.fr4516:38 – 23 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité30 personnes parlent à ce sujet

Jouer sur les peurs à l’heure d’internet et de l’économie de l’attention est devenu plus payant que de démontrer rationnellement le bien-fondé de ses positions. La bataille médiatique pour remporter l’adhésion du public se fait désormais sur le terrain des émotions et de l’identité.

Ce qui est devenu déterminant, c’est le degré de sympathie ou d’antipathie suscité par le personnage médiatique Greta, peu importe le fond de sa position. Ce qui est inquiétant, c’est que cette transformation émotionnelle du débat se prête bien entendu aux manipulations et à la propagande. Les adultes sont prêts à se laisser séduire par les discours néo-évangéliques écolos au même titre que les enfants qui défilent dans les rues des capitales européennes.

MACRON-THUNBERG, BIENTÔT RÈGLEMENT DE COMPTES À OK CORRAL ?

Greta n’est pas seulement la figure de la gentille écologiste révoltée contre un monde de rapaces qui veut faire passer ses profits avant l’avenir du monde : elle redouble d’efforts pour incarner l’anti-Donald Trump sur la scène internationale. Ce n’est vraiment pas de chance pour Emmanuel Macron, qui cherchait pourtant à obtenir cette place enviée.

NowThis@nowthisnews

If a picture is worth 1,000 words then this GIF is worth 100,000 #ClimateWeek201984,9 k17:51 – 23 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité29,6 k personnes parlent à ce sujet

Depuis quelques jours, le président de la République est en train de perdre des points en termes d’éco-crédibilité : la manifestation pour le climat samedi dernier, qui bénéficiait de la bienveillance du gouvernement, s’est assez mal terminée. Infiltrée par les black blocs, elle a été émaillée de violences qui ont fini par plus d’une centaine d’interpellations. Lundi, c’est Greta qui accuse la France de manquements en termes d’urgence climatique, obligeant le gouvernement à réagir pour la recadrer.

BFMTV@BFMTV

VIDEO – Emmanuel Macron répond à Greta Thunberg et la met en garde contre ses « positions très radicales » https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/emmanuel-macron-repond-a-greta-thunberg-et-la-met-en-garde-contre-ses-positions-tres-radicales-1189019.html …

Voir l'image sur Twitter

7308:24 – 24 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité114 personnes parlent à ce sujet

Ceci pourrait servir d’avertissement : ceux qui pensent trouver dans l’écologie une idéologie de substitution à la social-démocratie devraient se montrer plus prudents. Derrière le discours rassurant des Macron et des Griveaux, il y a toujours ceux des Greta Thunberg qui cherchent à en radicaliser le sens, avec pour objectif toujours la même chose : dénoncer le capitalisme, inciter l’Occident à ouvrir les vannes d’argent public, et peut-être, à terme, à renoncer à son modèle de développement au nom de l’exception climatique.

https://www.contrepoints.org/2019/09/24/354246-greta-thunberg-a-lonu-le-progressisme-apocalyptique-tacle-macron

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Exploitation d’uranium : Bruno Le Maire obtient la destruction de 382 ha de forêt protégée

Exploitation d’uranium : Bruno Le Maire obtient la destruction de 382 ha de forêt protégée

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Enquete · 3 sep. 2019 à 13:45 ·  0

Kazakstan

Alors qu’Emmanuel Macron a déploré la destruction de la forêt amazonienne, le gouvernement est resté plutôt discret sur la décision de détruire 382 ha de forêt protégée pour exploiter des terres riches en uranium.

L’histoire est racontée par Le Canard enchaîné dans son édition du 28 août : en octobre 2018, la société française Orano (ex-Areva), spécialisée dans l’énergie nucléaire, a obtenu le permis d’exploiter une terre riche en uranium, située au Kazakhstan. Cette surface boisée comprenant des saxaouls, un arbre protégé depuis 2017 au Kazakhstan, le décret d’exploitation imposait à l’industriel français de conserver cette espèce protégée. Problème : la technique d’extraction du minerai choisie par Orano nécessite de raser toute la forêt.

C’est là que le ministre de l’économie entre en scène : “lors d’un discret déplacement au Kazakhstan, le 30 juillet, Bruno Le Maire a obtenu des nouveaux dirigeants du cru le déclassement de cette forêt protégée de 382 ha”, explique Le Canard. Moyennant une compensation financière, le gouvernement kazakh a publié un nouveau décret transformant cet espace boisé en zone minière !

Contacté par l’hebdomadaire satirique, le ministère de l’Economie a minimisé cette décision en affirmant que “382 ha détruits sur une steppe boisée de 700 000 ha, c’est quand même une toute petite parcelle”. Bah voyons…


*** Source
– “Forêts protégées : Le Maire rase gratis !”, Le Canard enchaîné n°5155, 28.08.2019

Foret protégée - Canard enchainé



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http://www.politique.net/2019090301-destruction-foret-protegee.htm?fbclid=IwAR2IvtM8PY8XhUbcRNASAHX3lKc8r0traTFUS8CMgoExxsvrzo9BdAqpbA8

Quelques bons gros mensonges scientifiques

Quelques bons gros mensonges scientifiques

Publié par wikistrike.com sur 14 Septembre 2019, 08:03am

Catégories : #Science – technologie – web – recherche

Quelques bons gros mensonges scientifiques

par Denis G. Rancourt.

« La majorité des politiciens, selon les preuves dont nous disposons, ne sont pas motivés par la vérité, mais par le pouvoir, et par la préservation de ce pouvoir. Pour qu’ils puissent conserver ce pouvoir, il est essentiel que les gens restent dans l’ignorance, qu’ils vivent sans connaître la vérité, y compris la vérité de leur propre vie. Nous ne sommes donc environnés que d’un étalage de mensonges, dont nous nous nourrissons ».

Harold Pinter, discours du Prix Nobel (de Littérature), 2005.

La préservation des structures hiérarchiques qui contrôlent nos vies dépend du « vaste étalage de mensonges duquel nous nous nourrissons » de Pinter. Les institutions en place, qui nous positionnent dans la hiérarchie, comme les écoles, les universités, les médias de masse ou les sociétés de productions audiovisuelles, ont comme fonction principale de créer et de préserver cet étalage. Les scientifiques de l’establishment répondent à ces mécanismes, ainsi que tous les intellectuels ayant pour fonction « d’interpréter » la réalité.

En fait, scientifiques et « experts » définissent la réalité afin qu’elle se conforme avec l’étalage mental dominant, qui mute pour s’adapter en permanence au moment. Ils inventent et construisent également de nouvelles branches de l’étalage, afin de souscrire aux intérêts de groupes de pouvoir spécifiques, en leur offrant de nouvelles voies ouvertes à l’exploitation. Ces grands prêtres sont récompensés de leurs bons et loyaux services par un statut de classe élevé.

Le mensonge de l’argent

Les économistes en constituent un exemple des plus probants. Ce n’est sans doute pas par accident que ce soit aux États-Unis, à la fin du XIXe siècle, que les économistes soient devenus les premiers analystes professionnels à « pénétrer par effraction » dans une bataille visant à définir les limites de la liberté académique des universités. À partir de ce point, le système académique allait imposer une stricte séparation opérationnelle entre le travail d’enquête et la théorisation, considérés comme des disciplines acceptables, et la réforme sociale considérée comme inacceptable[1].

Tout universitaire désireux de préserver sa position comprit ce que cela signifiait. L’effet de bord en fut que les universitaires devinrent maîtres en l’art de cultiver une image importante de soi, malgré la limitation mortelle de leur pertinence sociale, avec des verbiages du genre : « La vérité est notre arme la plus puissante »« la plume est plus forte que l’épée »« une bonne idée peut changer le monde »« la raison nous sortira des ténèbres », etc.

Ainsi l’entreprise de l’économie fut-elle dévolue à masquer le mensonge de l’argent. La pratique d’emprunts toxiques, la fixation des prix, et les contrôles monopolistiques étaient les principales menaces à la justice naturelle d’un marché libre, et ne constituaient que des erreurs dans le cadre d’un système autorégulé, qui restait modérable par l’ajustement des taux d’intérêts et par d’autres « protections ».

Pendant tout ce temps, aucune théorie économique dominante ne fit jamais mention du fait que tout l’argent qui circule, sans exception, est créé de toutes pièces par un système bancaire à réserve fractionnaire, détenu par des intérêts privés obscurs et secrets, et disposant du permis de fabriquer et de distribuer de la dette qui doit être remboursée (avec intérêts) par l’économie réelle ; de quoi poursuivre la concentration de la propriété et du pouvoir face à toute économie, locale ou régionale.

Aux restants, la tâche de gagner de l’argent plutôt que simplement le fabriquer, sans jamais en accumuler. La classe moyenne court en permanence derrière le paiement d’un loyer ou le remboursement d’un emprunt immobilier. L’esclavage salarial est perpétré et de plus en plus déclassé dans les zones stables, et se voit installé, dans ses variantes les plus vicieuses, dans tous les territoires nouvellement conquis.

Il est tout à fait singulier que la plus grande escroquerie à l’exploitation (la création monétaire privatisée, ou dette) jamais promulguée et appliquée à la planète tout entière ne figure même pas dans les théories économiques.

Les économistes sont tellement occupés à modéliser les évolutions des profits, des retours sur investissements, des chiffres de l’emploi, de la valeur des marchés boursiers, et les bénéfices des fusions-acquisitions pour les exploiteurs du milieu de l’échelle, qu’ils ne remarquent pas leur propre évitement de ces éléments fondamentaux. Ils modélisent le schéma de construction tout en refusant de reconnaître que le terrain où l’édifice est bâti se situe en zone sismique, et que les vautours planent déjà en cercle au-dessus de leurs têtes.

Et pendant ce temps, les financiers rédigent et amendent les règles à leur gré, selon un processus qui, lui non plus, ne figure pas dans les théories macroéconomiques. Le seul élément humain considéré par les économistes dans leurs modèles mathématiques « prédictifs » est le comportement du consommateur de bas niveau, en aucun cas les manipulations en haut du système. La corruption est la norme, mais non écrite. Les économies, les cultures, les infrastructures des nations sont volontairement détruites pour s’attirer de nouveaux bataillons d’esclaves, via des dettes nationales grandissantes, pour les générations à venir ; et les économistes couvrent ces dettes en expliquant les conséquences catastrophiques supposées qui surviendraient si ces dettes n’étaient pas remboursées…

Des outils de gestion pour les maîtres, un rideau de fumée pour nous autres — merci les experts économistes.

La médecine : le mensonge de la santé

Qui n’a pas entendu quelque DM (Docteur en Médecine) interviewé à la radio, émettant l’affirmation assurée que l’espérance de vie a augmenté grâce à la médecine moderne ? Rien n’est plus éloigné de la vérité.

L’espérance de vie a augmenté dans le monde développé du fait de l’absence historique de guerres civiles et territoriales, d’une nourriture meilleure et plus accessible, d’une baisse des accidents (du travail, et autres), et de meilleures conditions de vie et de travail en général. Le seul indicateur de santé individuelle au sein d’un pays, et d’un pays à l’autre, est le statut économique, indépendamment de l’accès aux technologies médicales et pharmaceutiques.

C’est en fait pire que cela : la médecine porte en fait des impacts négatifs sur la santé. Les erreurs médicales (sans compter les décès non attribués à l’administration d’un « traitement » dans les règles) constituent le troisième vecteur de décès aux USA, après les troubles cardiaques et les cancers, et l’écart est très important entre cette sous-estimation très conservatrice des décès par erreurs médicales et la quatrième cause de décès[2]. La médecine n’ayant que peu de moyens de régler les problèmes cardiaques et les cancers, et la médecine n’ayant qu’un impact positif statistiquement marginal dans le domaine des interventions traumatiques, nous en concluons que la santé publique se trouverait améliorée si tous les docteurs en médecine s’évaporaient purement et simplement. Et pensez une minute au temps perdu et au stress que les gens malades s’épargneraient…L’hôpital constitue l’un des endroits les plus dangereux de notre société. On compte parmi les erreurs médicales les mauvais diagnostics, les erreurs de prescriptions, les prescriptions de médicaments qui ne devraient pas être combinés entre eux, les interventions non nécessaires, et les traitements mal administrés, dont chimiothérapies, traitements par radiations, et opérations réparatrices.

Le mensonge s’étend jusqu’au mythe selon lequel les docteurs en médecine sont proches de comprendre le corps humain. Et ce mensonge bien gardé nous encourage à faire confiance aux docteurs, ce qui ouvre la porte à un filon fort juteux pour la big pharma.

La première chose que les volontaires de Médecins sans frontière (MSF) doivent faire pour apporter une aide significative aux zones sinistrées est d’« oublier leur formation médicale » et d’aller travailler sur les tâches prioritaires : l’eau, la nourriture, les abris, et la prévention de propagation des épidémies ; pas la vaccination, ni les opérations, ou les prescriptions médicales… La santé publique résulte de la sûreté, de la stabilité, de la justice sociale, et du pouvoir d’achat économique, pas d’unités d’IRM (Imagerie par résonance magnétique) ou de prescriptions de traitements.

Ces têtes de nœud appliquent de manière routinière des « traitements recommandés » et prescrivent des médicaments dangereux pour tout : pour les niveaux de tensions élevés dus à un mode de vie sédentaire et à une mauvaise nutrition, pour l’apathie à l’école, pour l’anxiété à se trouver dans un lieu public, pour les fonctions érectiles postadolescence, pour les troubles du sommeil non conventionnels, et pour tous les effets secondaires des propres drogues qu’ils prescrivent.

Dans un renversement de la logique professionnelle mais non moins remarquable, les docteurs prescrivent des drogues pour supprimer des symptômes qui sont des indicateurs de risques, au lieu de s’occuper des causes de ces risques : ils ne font qu’agresser le corps encore plus.

Les effets que la médecine a eu et continue d’avoir sur nous sont incroyables : il s’agit simplement d’une manière de plus de nous garder à l’état de stupidité (l’ignorance de notre propre corps) et artificiellement dépendants de la hiérarchie de contrôle. Les gens économiquement défavorisés ne meurent pas d’un manque de « soins » médicaux — ils meurent des contraintes qui pèsent sur leurs vies et des dettes résultant directement de leur pauvreté. Combien de docteurs en médecine ont formulé cette vérité évidente à la radio ?

Les mensonges des Sciences de l’Environnement

L’exploitation par extraction de ressources, par expropriation territoriale, et par la création et la préservation d’esclaves salariés dévastent les populations indigènes et l’environnement sur des échelles continentales. Il est donc vital de couvrir ces crimes sous un voile d’analyses d’experts et sous une diversion de politiques de développement. Une classe importante d’intellectuels rend ici service, en la matière des scientifiques et consultants en environnement.

Les scientifiques en environnement travaillent naïvement ou en connaissance de cause main dans la main avec les charlatans de la finance et du monde de l’entreprise, les médias dominants, les politiciens, les bureaucrates d’état et internationaux, pour masquer les vrais problèmes et pour générer des opportunités de profits aux élites au pouvoir. Voici des exemples notables de cas spécifiques.

Le fréon et la couche d’Ozone

Connaissez-vous quelqu’un qui a été tué par le trou dans la couche d’ozone ?

Le protocole de Montréal de 1987, interdisant les chlorofluorocarbones (CFC), est considéré comme un cas d’école, voyant la science, conjuguée à une gouvernance responsable, amènent à un traité emblématique protégeant la Terre et tous ses habitants. N’est-ce pas merveilleux ?

Au moment où le brevet de DuPont [Une entreprise géante de chimie, NdT] sur le Fréon (TM), le réfrigérant CFC le plus usité au monde, allait expirer, les médias dominants s’emparèrent d’observations et d’hypothèses scientifiques impénétrables quant à la concentration de l’ozone dans les hautes couches de l’atmosphère, aux abords des pôles.

Il s’ensuivit une mobilisation internationale pour criminaliser les CFC ; et DuPont développa et breveta un réfrigérant de remplacement, qui fut promptement homologué.

Un prix Nobel de chimie fut attribué en 1995 à une preuve en laboratoire que les CFC peuvent appauvrir l’ozone dans des conditions atmosphériques simulées. En 2007, il fut démontré que ces travaux avaient pu être fortement biaisés par une surestimation du taux d’épuisement d’un ordre de grandeur, ce qui invalidait le mécanisme proposé d’épuisement de la couche d’ozone par les CFC[3]. Sans parler du fait que les expériences en laboratoires sont très différentes des hautes couches de l’atmosphère… L’attribution du prix Nobel serait-elle biaisée par les médias et les pressions d’intérêts particuliers ?

Mais c’est encore mieux que cela. Il s’avère que le réfrigérant de remplacement de DuPont est, sans grande surprise, moins inerte que ne l’était le Fréon. Il s’ensuit qu’il corrode les composants du cycle de réfrigération beaucoup plus rapidement. Les anciens frigidaires et congélateurs avaient une durée de vie pratiquement illimitée, et voilà qu’à présent ils sont bons à jeter en huit ans environ. La conséquence en a été un empilement dans des proportions inédites d’appareils électroménagers en fin de vie dans les sites de décharges en Amérique du Nord ; encouragés par la propagande verte vantant des consommations électriques ultraefficaces des nouveaux appareils, testés à porte fermée (vous avez bien lu, ces modélisations supposent que l’on n’ouvre jamais la porte du frigo, pour consommer moins et obtenir la note « A+++ »).

En outre, on nous a frénétiquement exhortés à éviter le soleil, l’index des UV maintient entières notre peur du cancer et notre dépendance à l’establishment médical, et une nouvelle industrie de blocage du soleil, comparable à une ligue de protection des vampires », a été créée. Et, bien sûr, les chimistes universitaires sont à la recherche de la molécule de blocage du soleil parfaite, qui pourra être brevetée par la big pharma. Et dès que le brevet sera posé, ma prédiction est que nous verrons des interviews dans les médias, avec des experts en cancer de la peau…

Les pluies acides et la forêt boréale

Dans les années 1970, c’étaient les pluies acides. Des milliers de scientifiques du monde entier (comprendre : de l’hémisphère nord) étudiaient ce « problème des plus urgents pour la planète ». La forêt boréale constitue le plus grand écosystème terrestre, et on signalait que ses millions de lacs mouraient du fait des pluies acides qui tombaient du ciel.

Les centrales à charbon laissaient s’échapper des sulfures dans l’atmosphère, rendant la pluie acide. Il fut postulé que les pluies acides rendaient les sols et les lacs acides dans la forêt boréale, mais cette acidification fut en pratique impossible à détecter. Des lacs sauvages, au cœur des parcs nationaux, devaient faire l’objet d’études pour essayer de détecter une acidification statistiquement significative.

Pendant ce temps, les lacs et leurs bassins versants étaient en cours de destruction du fait de l’industrie des maisons de campagne, de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’extraction minière, de la surpêche et du tourisme. Aucune de ces destructions, locales ou régionales, ne fit jamais l’objet de la moindre étude ni de la moindre médiatisation. Au lieu de cela, les scientifiques pointèrent leur regard vers de lointaines centrales à charbon, vers la distribution atmosphérique, et postulèrent que des réactions chimiques se produisaient au sein des gouttes de pluie. Une étude découvrit que la reproduction en aquarium d’une espèce de poissons se montrait très sensible à l’acidité (pH). On écrivit de longs traités sur l’équilibre des charges des cations et sur leur transport, et l’attention fut détournée du terrain, vers un problème aseptisé de chimie atmosphérique, résultant de l’industrialisation et du progrès, mais pas d’exploitants identifiables.

Pour ce qui me concerne, physicien et praticien des sciences de la terre, devenu scientifique de l’environnement, j’ai moi-même lu pratiquement chaque article scientifique écrit au sujet des pluies acides ; je n’y ai pas trouvé un seul exemple de démonstration d’un impact négatif sur les lacs ou sur les forêts du aux pluies acides. À mon avis, en opposition des affirmations répétées des auteurs scientifiques, la recherche sur les pluies acides démontre que les pluies acides ne peuvent pas constituer la source du problème.

Ce modèle de blanchiment des exploiteurs, coordonné par les élites, allait se répéter à une échelle encore plus importante quelques décennies plus tard, avec le réchauffement climatique mondial.

Le réchauffement climatique : une menace pour l’humanité

En 2005 et 2006, plusieurs années avant que le scandale du Climategate de novembre 2009 n’explose la bulle médiatique qui maintenait l’opinion publique dans l’acceptation des crédits de carbone, du système de plafonnement, et du filon financier associé, chiffré en milliers de milliards de dollars, qui peut encore fonctionner, j’exposai le scandale de la cooptation au réchauffement planétaire dans un article qu’Alexander Cockburn, décrivit dans The Nation comme « l’une des meilleures études sur la fabrication du mythe de l’effet de serre, du point de vue de la gauche »[4][5][6].

Mon étude amena David F. Noble à explorer la question, et à écrire The Corporate Climate Coup [« Le coup d’État climatique des multinationales », NdT], pour exposer la manière dont les médias s’emparèrent du sujet par suite de la compréhension par le secteur de la finance du potentiel gigantesque de bénéfices que le passage au vert pouvait constituer[7].

Les paragraphes d’introduction de Global Warming: Truth or Dare? sont reproduits ici 4.:

J’avance également qu’il existe de fortes motivations sociétales, institutionnelles, et psychologiques, derrière la construction puis le maintien du mythe d’une grande menace de réchauffement planétaire (le mythe du réchauffement climatique, pour faire court). Je décris ces motivations s’agissant des travaux de la profession scientifique, ainsi que du réseau des multinationales, de la finance mondiale, et de ses ombres gouvernementales.

J’affirme que la force la plus destructrice de la planète, et de loin, réside dans les financiers menés par le pouvoir, et les sociétés mues par la recherche du profit, ainsi que leurs cartels soutenus par la puissance militaire ; et que le mythe du réchauffement planétaire constitue une fausse piste qui contribue à cacher cette vérité. À mon avis, les activistes qui, quelles que soient leurs justifications, entretiennent le mythe du réchauffement planétaire, ont été mis sous contrôle, ou à tout le moins, se sont fait neutraliser.

D’autres extraits suivent 4.:

Les scientifiques en environnement et les agences gouvernementales sont financés pour étudier et examiner des problèmes qui ne menacent pas les intérêts corporatifs ni financiers. Il n’est donc pas surprenant qu’ils s’en prennent à la dévastation à l’échelle d’un continent, due à l’extraction des ressources, par la lorgnette du CO2. Le principal inconvénient de cette stratégie et qu’on ne prend pas le contrôle d’un monstre affamé en lui demandant de chier moins que ce qu’il avale.

Le réchauffement climatique constitue un problème strictement dans l’imaginaire de la classe moyenne du monde développé. Personne d’autre ne s’en préoccupe. Les travailleurs des usines, exploités dans le Tiers Monde se fichent du réchauffement climatique. Les enfants irakiens ayant subi des mutations génétiques du fait de l’uranium appauvri qui y a été répandu par les guerres étasuniennes se fichent du réchauffement climatique. Les populations indigènes dévastées ne sont pas non plus concernées par le réchauffement climatique, sauf peut-être comme représentation de la seule solidarité à laquelle nous pourrions souscrire.

Ce n’est pas un sujet de limitation des ressources. [« Les montants dépensés pour l’alimentation des animaux de compagnie aux USA et en Europe chaque année équivalent aux montants nécessaires pour apporter une nourriture et des soins médicaux de base à l’ensemble des populations du Tiers Monde, et encore resterait-il une assez coquette somme à dépenser. » (rapport de développement de l’ONU, 1999)]. C’est un sujet d’exploitation, d’oppression, de racisme, de pouvoir, et d’avidité. La justice économique, humaine, et animale amène d’elle-même une pérennité économique qui est elle-même toujours fondée sur des pratiques renouvelables. La reconnaissance des droits élémentaires des populations indigènes modère automatiquement l’extraction de ressources et préserve les habitats naturels. Empêcher les guerres et les interventions impérialistes tarit automatiquement l’exploitation à l’échelle des nations. Un vrai contrôle démocratique de la politique monétaire permet très largement de supprimer l’extorsion basée sur la dette. Etc.

Et il y a une critique approfondie de la science qui sert à nourrir une tendance à grand bruit, et un aveuglement intéressé 4.. Le Climategate ne fait que confirmer ce qui devrait sauter aux yeux de tout scientifique en exercice : cette science constitue une mafia quand elle ne se résume pas à une pilule soporifique.

[Développement récent (mars 2011) : déconstruction tranchante du récit de la science climatique dominante – ICI.]

Conclusion

Cela continue sans s’arrêter. Que reste-t-il, qui n’est pas mensonge ?

Considérez l’escroquerie récente au H1N1 — un autre cas d’école. Le cirque se poursuit et fait dans le grotesque : des gels antiseptiques à chaque porte en un clin d’œil, des lycéens se shootant en buvant l’alcool des gels, obsolescence de la souche virale avant que le vaccin — pré-payé — ne puisse même être produit, efficacité non prouvée, aucune exigence que l’efficacité en soit garantie, des garanties du gouvernement aux fabricants contre les poursuites lancées par les clients, dans les universités, des agents de sécurité enseignant aux étudiant la bonne manière de tousser, etc.

De la folie pure. Quelque chose a-t-il déclenché notre réflexe de stupidité génétiquement enraciné de pays développé ? Cela s’inscrit-il dans notre marche vers le fascisme[8] ?

En voici encore un échantillon. Les éducateurs promeuvent le mensonge selon lequel nous apprenons parce que nous recevons un enseignement. Le mensonge de l’éducation est franchement dénoncé par les éducateurs radicaux[9][10].

Les professeurs d’université conçoivent des programmes comme si les étudiants apprenaient effectivement chaque élément qui y est professé, alors qu’en réalité les étudiants n’apprennent pas les éléments qui y sont professés : chacun n’apprend que ce qu’il apprend. On pourrait chambouler complètement l’ordre dans lequel les cours sont donnés, et l’on ne verrait pas de différence notable quant à ce que les étudiants en retiennent. Les étudiants produisent des absurdités et les professeurs n’en sont pas gênés. L’obéissance et l’endoctrinement sont les vraies composantes de tout le processus, et la seule compétence réellement exigée est de faire semblant. Les étudiants le savent, et ceux qui l’ignorent ne savent pas ce qu’ils savent, et ne se connaissent pas eux-mêmes. 8.9.10..

Choisissez n’importe quelle opinion d’expert ou n’importe quel paradigme dominant : ils sont les constituants d’un racket.

Nous n’acceptons pas la vérité, parce que la vérité est brutale.

————————–

[1] « No Ivory Tower – book » écrit par Ellen W. Schrecker

[2] Interview radiophonique du Dr. Barbara Starfield: CHUO 89.1 FM, Ottawa; 21 janvier 2010

[3] Nature 449, 382-383 (2007)

[4] « Global Warming: Truth or Dare? – essay » par Denis G. Rancourt

[5] « Questioning Climate Politics – Denis Rancourt says the ‘global warming myth’ is part of the problem »; April 11, 2007, interview par The Dominion

[6] Climate Guy blog

[7] « The Corporate Climate Coup – essay » par David F. Noble

[8] “Canadian Education as an Impetus towards Fascism – essay” par Denis G. Rancourt

[9] « Pedagogy of the Oppressed – book » par Paulo Freire

[10] “The Ignorant Schoolmaster – book” par Jacques Rancière

source : Some Big Lies of Science

Traduit par Vincent, relu par Olivier pour le Saker Francophone

via : https://lesakerfrancophone.fr/quelques-bons-gros-mensonges-scientifiques

Macron accuse Bolsonaro d’avoir «menti» sur le climat, la France s’oppose à l’accord UE-Mercosur

Macron accuse Bolsonaro d’avoir «menti» sur le climat, la France s’oppose à l’accord UE-Mercosur

  • Par  François-Xavier Bourmaud 
  • Mis à jour le 23/08/2019 à 20:30 
  • Publié le 23/08/2019 à 14:04
Emmanuel Macron et Jair Bolsonaro lors du G20 d'Osaka, le 28 juin 2019.

L’Elysée estime que le président brésilien Jair Bolsonaro n’a pas «respecté ses engagements climatiques, y compris les incendies». «Dans ces conditions, la France s’oppose à l’accord Mercosur en l’état», a poursuivi la présidence française.

Envoyé spécial à Biarritz

Le « champion de la Terre » est de retour. À la veille de l’ouverture officielle du G7 à Biarritz, Emmanuel Macron a déclenché une crise diplomatique avec le Brésil, sur fond d’incendies spectaculaires dans la forêt amazonienne. « Notre maison brûle. Littéralement », avait tweeté jeudi soir Emmanuel Macron, reprenant les mots de Jacques Chirac lors d’un discours sur le climat prononcé en 2002 à Johannesburg. « L’Amazonie, le poumon de notre pla­nète, qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour en parler. »Sponsorisé par KiaLe nouveau Kia e-Niro, le crossover 100% éléctrique dès 397 €/mois !

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Emmanuel Macron@EmmanuelMacron

Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence. #ActForTheAmazon

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50,7 k21:14 – 22 août 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité29,1 k personnes parlent à ce sujet

Fureur du président brésilien d’extrême droite, qui a immédiatement accusé Emmanuel Macron d’« instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels ». Au passage, Jair Bolsonaro a dénoncé l’attitude française qui lui évoquait « une mentalité colonialiste dépassée au XXIe siècle ». La réplique ne s’est pas fait attendre.

» VOIR AUSSI – Incendies en Amazonie : Jair Bolsonaro reproche à Emmanuel Macron son «état d’esprit colonialiste»Incendies en Amazonie : Jair Bolsonaro reproche à Emmanuel Macron son «état d’esprit colonialiste»Les incendies font rage en Amazonie depuis juillet, et Emmanuel Macron a averti le 22 août : « C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence. »SharePauseUnmuteCurrent Time 0:18/Duration 0:54Loaded: 100.00% Quality LevelsFullscreen

La France boycotte l’accord Mercosur

Accusant Jair Bolsonaro d’avoir « menti » sur ses engagements en faveur du climat, Emmanuel Macron a annoncé que la France s’opposerait à la signature de l’accord avec le Mercosur, un traité de libre-échange entre l’Europe et plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil. « L’Amazonie est en feu et Jair Bolsonaro reste inactif sur le climat alors qu’il s’y était engagé, déplore un proche du chef de l’État. Il est dans le déni sur le sujet du réchauffement climatique. Les décisions et propos du Brésil ces dernières semaines montrent bien que le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité. »

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Dans sa passe d’arme contre le Brésil et dans sa volonté d’inscrire le sujet des feux en Amazonie à l’agenda du G7, le président de la République a déjà reçu le soutien de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne. « La chancelière soutient complètement le président français », a assuré le porte-parole d’Angela Merkel. Le gouvernement allemand a cependant précisé dans la soirée que la décision du président français «n’est pas la réponse appropriée» aux incendies dans la forêt amazonienne. «L’échec de la conclusion de l’accord Mercosur ne contribuerait pas à réduire le défrichement de la forêt tropicale au Brésil», a-t-il ajouté, soulignant que l’accord «contient un chapitre ambitieux sur le développement durable, avec des réglementations contraignantes sur la protection du climat».

Le nouveau premier ministre britannique, Boris Johnson, a de son côté tweeté : « Les feux de forêt qui ravagent la forêt amazo­nienne ne sont pas seulement bouleversants, il s’agit également d’une crise internationale. » Il a ajouté que son pays est « prêt à fournir toute l’aide nécessaire pour les maîtriser et contribuer à protéger l’une des grandes merveilles de la planète ».

Boris Johnson@BorisJohnson

The fires ravaging the Amazon rainforest are not only heartbreaking, they are an international crisis. We stand ready to provide whatever help we can to bring them under control and help protect one of Earth’s greatest wonders.21 k17:25 – 23 août 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité6 698 personnes parlent à ce sujet

Dans un entretien à Konbini vendredi soir, Emmanuel Macron a également appelé à «trouver la bonne gouvernance de l’Amazonie», en associant davantage les ONG et les peuples autochtones. «On doit trouver ce que j’appellerais la bonne gouvernance de l’Amazonie. C’est-à-dire qu’il faut associer les ONG, il faut associer les peuples autochtones beaucoup plus qu’on ne le fait et il faut stopper un processus de déforestation industrialisé (…) où on a véritablement un écocide qui est en train de se développer à travers l’Amazonie et pas simplement au Brésil», a déclaré le président français.

L’approbation de Nicolas Hulot

Pour Emmanuel Macron, l’occasion est inespérée de repeindre en vert un sommet de G7 qui s’annonçait une nouvelle fois décevant sur le volet environnemental, à part peut-être la signature d’une charte de la biodiversité – « premier engagement pris à ce niveau en la matière », selon le président. Pour le reste, « je souhaite pouvoir finir de convaincre tous les partenaires qui seront là, y compris ceux qui ne sont pas formellement membres du G7 (Afrique du Sud, Chili, Inde, Australie), du relèvement de leur niveau d’ambition » sur la lutte contre le réchauffement climatique, avait prudemment expliqué le chef de l’État mercredi lors d’une rencontre avec la presse. Avec les feux en Amazonie et la crise diplomatique qui a suivi, voilà désormais le sujet au cœur du sommet de Biarritz.

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Vendredi, l’Élysée a fait savoir que le G7 travaillait à des « initiatives concrètes » pour lutter contre les feux en Amazonie. Le refus de signer l’accord Mercosur en est une première, mais pour l’instant franco-française. Elle a déjà provoqué un effet inattendu sur la scène politique intérieure alors que le chef de l’État s’efforce de mettre l’accent sur l’écologie. Car, avec son annonce, Emmanuel Macron a «récupéré » Nicolas Hulot.

Presque un an jour pour jour après sa démission surprise du ministère de l’Écologie, pour dénoncer le manque d’ambition du gouvernement sur l’environnement, l’ancien animateur d’« Ushuaïa » a salué la décision du chef de l’État. « Une première étape essentielle, selon Nicolas Hulot. Elle doit être suivie de sanctions commerciales interdisant importations de produits agricoles brésiliens pour tenter de stopper la déforestation. »

«Make Amazonie green again»

L’annonce prend aussi à revers l’ensemble des partis de gauche et les écologistes qui s’opposaient jusqu’alors au Mercosur. Et permet à Emmanuel Macron de revêtir son costume de « champion de la Terre » sur la scène nationale au moment où la défense de l’environnement s’impose parmi les préoccupations des Français. Lorsque le titre lui avait été décerné en septembre 2018 à New York, à l’occasion de la deuxième édition du One Planet Summit, il lui avait surtout valu quolibets et moqueries. L’ONU voulait alors récompenser son action en faveur du climat, notamment dans la foulée du « Make our planet great again » lancé à Donald Trump après son retrait de l’accord de Paris. À Biarritz, ce sera plutôt : « Make Amazonie green again ».

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François-Xavier Bourmaud

http://www.lefigaro.fr/international/macron-accuse-bolsonaro-d-avoir-menti-sur-le-climat-la-france-s-oppose-a-l-accord-ue-mercosur-20190823?utm_source=app&utm_medium=sms&utm_campaign=fr.playsoft.lefigarov3&fbclid=IwAR3MS4oFn7YM3DEZGdd0r_n_HZxlw3Dw5nOQ9W13W8dRfSoihlOOVyz2pA8

HOPE LAND CONGO DÉNONCE LE PROJET D’EXPLOITATION PÉTROLIÈRE DANS LES VIRUNGA

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HOPE LAND CONGO DÉNONCE LE PROJET D’EXPLOITATION PÉTROLIÈRE DANS LES VIRUNGA

Hope Land Congo en partenariat avec Africa Vuka a organisé une marche de sensibilisation pour dénoncer l’exploitation du pétrole dans le Parc National des Virunga, le samedi 25 mai, à Kinshasa. Au cours de cette activité les organisateurs ont exhorté le nouveau régime en place à procéder immédiatement à l’interdiction de l’exploration et l’exploitation future du pétrole dans ce parc inscrit sur la liste du patrimoine de l’UNESCO.

Des jeunes kinois devant le Palais du peuple, siège du parlement, pour dénoncer l’exploitation du pétrole dans les Virunga.

Par la même occasion, Hope Land Congo et ses partenaires ont invité le futur gouvernement de la RDC à ne jamais donner du crédit à toute sorte de projet fossile devant être exécuté dans les aires protégées, notamment les Virunga et la Salonga. Ces organisations non gouvernementales ont aussi exigé l’arrêt du projet de déclassement partiel de ces parcs au profit d’une quelconque exploitation.

« Nous ne voulons pas entendre parler ni de l’exploration ni de l’exploitation, parce que les grands bailleurs de fonds essaient de nous tromper en faisant usage du terme exploration à la place de l’exploitation. Cette exploration compte prendre des années, dans l’entre-temps cette activité finira par détruire notre biodiversité. C’est pourquoi notre message ici au Palais du peuple est simple, pas « d’exploration du pétrole » dans le pParc National des Virunga », a déclaré Percy Uyonduka, chargé de programme et coordonnateur d’activités de Hope Land Congo.

Parmi les organisations non gouvernementales présentes à cette marche, figurent Greenpeace Afrique à travers ses volontaires, les Associations des jeunes et des femmes, les représentants des peuples autochtones, des agriculteurs et des chercheurs des universités du Congo. Pancartes et banderoles à mains, ils se sont promenés côte à côte de la place du Cinquantenaire jusqu’à l’enceinte du Palais du peuple.

« Les Virunga regorgent des espèces en voie de disparition comme les gorilles de montagne. L’exploitation pétrolière dans ce parc va occasionner la destruction de son milieu de vie. En dehors des gorilles de montagne, il y’a des espèces floristiques qui ne s’adaptent qu’à ce milieu naturel et nulle part ailleurs. Nous sommes appelés à les protéger pour assurer leur survie», a expliqué Chrispin Kosi, volontaire de Greenpeace Afrique.

Conscients de leur engagement réel et soutenu, ces jeunes kinois craignent les conséquences néfastes de cette exploitation non seulement sur les espèces de faune de flore dans les Virunga, mais aussi sur les communautés qui dépendent directement ou indirectement de cette aire protégée. Par cette marche, ces jeunes kinois ont manifesté leur solidarité envers leurs concitoyens de Goma et de Bukavu qui, à cette même date se sont également mobilisés dans les rues, pour dire non à l’exploitation du pétrole dans les Virunga et la Salonga.

Hope Land Congo n’entend pas s’arrêter là. Elle compte déposer au parlement congolais, dans un futur proche, une pétition dont les signatures sont en cours, pour mettre fin à ce projet et rappeler la RDC au respect des engagements pris vis-à-vis de la communauté internationale.

Albert MUANDA

https://albertenvironews.wordpress.com/2019/05/29/%EF%BF%BC-environews-rdc-org-recherche-menu-principalaller-au-contenu-actualites-conservation-environnement-hope-land-congo-denonce-le-projet-dexploitation-petroliere-dans-l/

Les 25 plus grands lacs du monde, côte à côte

Les 25 plus grands lacs du monde, côte à côte

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Les 25 plus grands lacs du monde, côte à côte

Les 25 plus grands lacs du monde, côte à côte

Dans de nombreuses régions du monde, il n’est pas nécessaire de chercher très loin pour trouver un lac.

Selon les données satellitaires, il existe environ 100 millions de lacs de plus d’un hectare (2,47 acres) dans le monde. Les plus grands lacs, qui rivalisent avec la taille de nations entières, sont plus rares.

On pourrait s’attendre à ce que les plus grands lacs du monde soient très semblables, mais de la profondeur à la teneur en eau salée, leurs propriétés peuvent être très différentes. De plus, le classement des plus grands lacs du monde est loin d’être statique, l’activité humaine pouvant transformer une masse d’eau en désert en une génération.

Le graphique d’aujourd’hui – créé à l’aide du fantastique outil en ligne Slap It On A Map! – utilise la région des Grands Lacs comme point de comparaison pour les 25 plus grands lacs, par zone.Ceci est particulièrement utile pour comparer l’échelle des lacs situés dans différentes parties du globe.

Les plus grands lacs

Le plus grand lac du monde est de loin la mer Caspienne – un nom qui évoque un passé quand il était contigu à l’océan il ya environ 11 millions d’années. Ce lac salin massif, qui a presque la même taille que le Japon, est bordé par cinq pays: le Kazakhstan, la Russie, le Turkménistan, l’Azerbaïdjan et l’Iran. On estime que 48 milliards de barils de pétrole se trouvent sous la surface du bassin.

Les cinq Grands Lacs , qui longent la frontière canado-américaine, constituent l’une des plus grandes collections d’eau douce de la planète. Cette série de lacs interconnectés représente environ 20% de l’eau douce de la planète et la région compte plus de 100 millions d’habitants, soit à peu près le tiers de la population canado-américaine.

Étonnamment, un seul lac contient autant d’eau douce que tous les Grands Lacs réunis – le lac Baïkal. Ce lac de rift en Sibérie a une profondeur maximale de 5 371 pieds (1 637 m). À titre de comparaison, le plus grand des Grands Lacs (lac Supérieur) a une profondeur de seulement 25%, avec une profondeur maximale de 1,333 pi (406 m). Le lac Baïkal est unique à bien des égards.C’est le lac le plus ancien et le plus froid du monde, et environ 80% de ses espèces animales sont endémiques (on ne les trouve nulle part ailleurs).

Voici un aperçu complet des 25 meilleurs lacs par zone:

Rang Nom du lac Surface Type Pays sur le rivage
1 mer Caspienne 143 000 km 2
(371 000 km²)
Saline 🇰🇿 Kazakhstan
🇷🇺 Russie
🇹🇲 Turkménistan
🇦🇿 Azerbaïdjan
🇮🇷 Iran
2 Supérieur 31 700 sq mi
(82,100km²)
Eau fraiche 🇨🇦 Canada
🇺🇸 US
3 Victoria 26 590 sq mi
(68 870km²)
Eau fraiche 🇺🇬 Ouganda
🇰🇪 Kenya
🇹🇿 Tanzanie
4 Huron 23 000 km 2
(59 600 km2)
Eau fraiche 🇨🇦 Canada
🇺🇸 US
5 Michigan 22 000 km 2
(58 000 km²)
Eau fraiche 🇺🇸 US
6 Tanganyika 12 600 sq mi
(32 600 km2)
Eau fraiche 🇧🇮 Burundi
🇹🇿 Tanzanie
🇿🇲 Zambie
🇨🇩 RDC
7 Baïkal 12 200 km 2
(31 500 km2)
Eau fraiche 🇷🇺 Russie
8 Great Bear Lake 12 000 km 2
(31 000 km²)
Eau fraiche 🇨🇦 Canada
9 Malawi 11 400 km 2
(29 500km²)
Eau fraiche 🇲🇼 Malawi
🇲🇿 Mozambique
🇹🇿 Tanzanie
dix Grand lac des Esclaves 10 000 km carrés
(27 000 km²)
Eau fraiche 🇨🇦 Canada
11 Erie 9 900 sq mi
(25 700 km2)
Eau fraiche 🇨🇦 Canada
🇺🇸 US
12 Winnipeg 9 465 sq mi
(24,514km²)
Eau fraiche 🇨🇦 Canada
13 Ontario 7 320 sq mi
(18 960km²)
Eau fraiche 🇨🇦 Canada
🇺🇸 US
14 Ladoga 7 000 km carrés
(18,130km²)
Eau fraiche 🇷🇺 Russie
15 Balkhash 6 300 sq mi
(16 400km²)
Saline 🇰🇿 Kazakhstan
16 Vostok 4800 km carrés
(12 500km²)
Eau fraiche 🇦🇶 Antarctique
17 Onega 3700 sq mi
(9 700km²)
Eau fraiche 🇷🇺 Russie
18 Titicaca 322 sq mi
(8.372km²)
Eau fraiche 🇧🇴 Bolivie
🇵🇪 Pérou
19 Nicaragua 3,191 sq mi
(8 264km²)
Eau fraiche 🇳🇮 Nicaragua
20 Athabasca 3,030 sq mi
(7.850km²)
Eau fraiche 🇨🇦 Canada
21 Taymyr 2,700 km carrés
(6 990km²)
Eau fraiche 🇷🇺 Russie
22 Turkana 2 473 km 2
(6 405km²)
Saline 🇰🇪 Kenya
🇪🇹 Ethiopie
23 Renne lac 2 440 sq mi
(6 330 km²)
Eau fraiche 🇨🇦 Canada
24 Issyk-Kul 2,400 mi
(6 200km²)
Saline 🇰🇬 Kirghizistan
25 Urmia 2,317 sq mi
(6 001km²)
Saline 🇮🇷 Iran

Réduire le classement

Non loin du plus grand lac du monde, à cheval sur la frontière entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, s’étendent les dunes de sable du désert d’Aralkum. Dans un passé pas si lointain, cet environnement hostile était en réalité le lit d’un des plus grands lacs du monde – la mer d’Aral.

La mer d'Aral se retire de 1960 à 2020

Pour des raisons à la fois climatiques et anthropiques, la mer d’Aral a commencé à se retirer dans les années 1960. Ce changement spectaculaire de surface a amené la mer d’Aral du quatrième plus grand lac du monde à ne même pas figurer dans le top 50. Les chercheurs ont constaté que la taille du lac avait beaucoup fluctué au cours de l’histoire, mais ces dernières années les changements se sont produits rapidement, laissant les économies locales dévastées et les anciennes villes côtières sans littoral.

Le lac Tchad, en Afrique saharienne, et le lac Urmia, en Iran, sont tous deux confrontés aux mêmes problèmes, se réduisant considérablement au cours des dernières décennies.

La manière dont nous travaillons pour inverser les dégâts et éviter l’effondrement des écosystèmes dans les lacs vulnérables aura une grande influence sur la liste des 25 meilleurs pays dans les années à venir.

The World’s 25 Largest Lakes, Side by Side

Après le climat, la biodiversité : ça ne finira donc jamais ?

Après le climat, la biodiversité : ça ne finira donc jamais ?

« Suite à la réunion de l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services/Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) qui s’est tenue à Paris, la semaine dernière, Emmanuel Macron s’est de nouveau distingué en annonçant une série de mesures destinées à rendre notre pays encore plus vert, alors qu’il est déjà très exemplaire en matière d’écologie.

L’IPBES est, comme le GIEC, une émanation de l’ONU. Comme le GIEC, il est là pour prôner l’alarmisme afin de pousser les dirigeants à réagir. La réaction de notre Président et cet alarmisme sont-ils justifiés ?

Oui, si l’on en croit un rapport du WWF (World Wildlife Foundation/Fonds mondial pour la nature) datant de 2018. Il nous annonce que les populations de 4.005 espèces de vertébrés (soit seulement 6 % du nombre total des vertébrés, selon les chiffres du Catalogue of Life de juillet 2018) ont été réduites de 60 % entre 1970 et 2014. Les causes principales de ce déclin seraient la surexploitation des écosystèmes, l’agriculture et la pollution. Les vertébrés choisis par le WWF sont parmi les plus gros et les plus connus : girafes, rhinocéros, singes, lions, baleines, dauphins, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères…

Non, si l’on en croit une publication scientifique sortie en 2014 (Assemblage Time Series Reveal Biodiversity Change but Not Systematic Loss, Dornelas et al., 2014) dans la revue Science. Les auteurs y affirment qu’aucun déclin n’est constaté si l’on se focalise sur d’autres groupes d’animaux, et les espèces dont la biodiversité n’est pas affectée représentent la majorité des espèces. Pour cela, 35.613 d’entre elles (huit fois plus que dans l’étude du WWF) ont été étudiées, la liste étant élargie aux invertébrés et aux plantes. Afin d’être le plus exhaustif possible, 14 indices de biodiversité différents ont été utilisés, alors que le WWF s’est contenté d’un seul.

Il faut savoir, également, que, selon le rapport Living Planet 2014 du WWF, la biodiversité a augmenté de 10 % dans les pays riches depuis les années 1970 et, contrairement aux idées reçues, les pays dont le PIB par habitant dépasse 3.900 € sont ceux où la surface des forêts est en augmentation. C’est vrai, en particulier, en Amérique du Nord et en Europe, le Royaume-Uni ayant, par exemple, triplé ses surfaces forestières depuis 1919 !

Alors, faut-il encore prendre des mesures contre les déchets et les plastiques, comme le réclame Emmanuel Macron, alors que les plastiques sont retraités à plus de 95 % dans les pays occidentaux ?

Est-il, également, bien raisonnable de réduire un peu plus les libertés individuelles en voulant étendre de 20 à 30 %, d’ici 2022, la surface des espaces naturels protégés ?

Encore une fois, il est bien plus facile de mettre en place des interdictions et des taxes en tout genre que de redresser la situation économique du pays ou de satisfaire aux revendications des gilets jaunes. Notre Président l’a bien compris et, comme Hollande, il veut probablement que l’écologie soit le « grand succès » de son quinquennat. »

Boulevard Voltaire, le 8 mai 2019

Voir aussi :

« Folle de rage » ! Claire Nouvian (« Place publique ») traite de « dingues », de « révisionnistes » et de « négationnistes » ceux qui ne partagent pas ses vues alarmistes sur le climat et les accuse de l’avoir attirée dans un « guet-apens climato-sceptique »

(Merci à Bernie)

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2019/05/08/apres-le-climat-la-biodiversite-ca-ne-finira-donc-jamais/#more-61388

Monsanto, révélateur de l’Union Européenne

dimanche 21 avril 2019

Monsanto, révélateur de l’Union Européenne

Bien sûr, pour une fois, une bonne décision a été prise avec l’interdiction de la pêche électrique, mais le bilan environnemental de l’UE est assez calamiteux, plaçant systématiquement les intérêts du monde des affaires avant tout principe de précautionL’interdiction du glyphosate par le Vietnam, après celle décidée par le Sri Lanka en 2015 en dit long sur la nature de l’UE.

Quand Paris a moins de pouvoir que Colombo

Le choix du Vietnam est intéressant à plus d’un titre. D’abord, il n’est pas inintéressant de souligner les interférences des Etats-Unis, le ministre de l’Agriculture étant monté au créneau pour exprimer sa déception, allant même jusqu’à parler « d’effets dévastateurs sur la production agricole mondiale », en menaçant d’un recours à l’OMC. Des déclarations assez révélatrices alors que la justice étasunienne vient de sanctionner Monsanto pour le rôle du Roundup dans un cancer. Mais ce choix rappelle aussi que des pays peuvent parfaitement décider de se passer d’un produit probablement dangereux comme le glyphosate, sans en référer à quiconque, comme l’ont fait le Vietnam et le Sri Lanka.

Le contraste avec l’UE est frappant. Après de très longues années de discussion, en 2017, une interdiction a été programmée pour 2022, sans qu’il soit parfaitement clair si elle sera véritablement mise en place. En effet, un an plus tard, la commission européenne a interdit à Bruxelles d’interdire le glyphosate en évoquant le caractère « trop abstrait » du « principe de précaution ». Les belges s’appuyaient sur l’absence de consensus scientifique sur le sujet, mais la commission a rétorqué avec une liste d’experts affirmant qu’il n’y a pas de justification pour une classification du glyphosate comme cancérigène, une affirmation piquante pour qui connaît les liaisons dangereuses entre UE et Monsanto.

Mais plus fondamentalement, n’est-il pas effarant que les pays de l’UE aient tout simplement renoncé à pouvoir décider d’autoriser ou pas le glyphosate chez eux ? Après tout, si le Sri Lanka ou le Vietnam peuvent le faire, pourquoi ne le pourrions-nous pas ? Comment soutenir qu’une seule règle pour toute l’UE a plus de sens que la liberté pour chaque pays d’autoriser ou pas ces produits ? Il est frappant de constater comment le poison idéologique de l’UE a réussi à éteindre toute velléité de décider de son destin tant de nos dirigeants. Même les pseudo-écologistes préfèrent leur religion européiste à la défense de l’environnement, ne remettant pas en cause l’UE, même si elle impose le glyphosate !

Bien sûr, l’interdiction seule serait insuffisante car interdire le glyphosate chez soi et laisser rentrer tous les produits fabriqués avec du glyphosate représenterait une concurrence déloyale de plus pour nos agriculteurs et une protection limitée. Mais ce qui est frappant, c’est que si le Vietnam et le Sri Lanka le font, pourquoi la Belgique et la France ne pourraient pas le faire ? Ce que cela signifie, c’est que dans l’UE, les intérêts du monde des affaires et de Monsanto passent avant le principe de précaution, notre santé et la démocratie. La religion folle du marché unique écrase tout et a produit un fonctionnement digne d’ayatollahs totalitaires. Merci au Vietnam de nous rappeler ce que doit pouvoir faire un pays.

Bien sûr, comme depuis 10 ans, les trolls à la solde de Monsanto vont probablement être réveillés par un tel papier, mais les révélations des Monsanto Papers ont jeté une lumière crue sur les agissements de cette entreprise, disqualifiant largement leurs commentaires. Une nouvelle preuve de la folie complète de cette UE, mais aussi de l’effet délétère qu’elle a sur nos démocraties.

à 07:55  

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Libellés : glyphosateMonsantoUnion EuropéenneVietnam

http://www.gaullistelibre.com/2019/04/monsanto-revelateur-de-lunion-europeenne.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+gaullistelibre+%28Blog+gaulliste+libre%29

L’ONU appelle à reconsidérer de toute urgence l’utilisation des ressources alors que leur consommation augmente en flèche

12 MAR 2019 PRESS RELEASE RESOURCE EFFICIENCY

L’ONU appelle à reconsidérer de toute urgence l’utilisation des ressources alors que leur consommation augmente en flèche

  • L’extraction de ressources a plus que triplé depuis 1970, avec notamment une multiplication par cinq de l’utilisation de minéraux non métalliques et une augmentation de 45 % de l’utilisation de combustibles fossiles.
  • D’ici 2060, l’utilisation de matériaux dans le monde doublera pour atteindre 190 milliards de tonnes (contre 92 milliards), tandis que les émissions de gaz à effet de serre augmenteront de 43 %.
  • L’extraction et la transformation des matériaux, des combustibles et des aliments contribuent pour moitié aux émissions mondiales totales de gaz à effet de serre et à plus de 90 % au stress sur la diversité biologique et lyrique

Nairobi, 12 mars 2019  Le développement rapide de l’extraction de matériaux est le principal responsable des changements climatiques et du stress sur la biodiversité, un défi en passe de s’aggraver si le monde entreprend une réforme systémique de l’utilisation des ressources, selon un rapport publié lors de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement.

Global Resources Outlook 2019, un rapport élaboré par le Groupe international d’experts sur les ressources, passe en revue les tendances de l’utilisation des ressources naturelles et les modes de consommation correspondants depuis les années 1970 afin d’aider les décideurs à prendre des décisions stratégiques et à opter pour une transition vers une économie durable.

Au cours des cinq dernières décennies, la population a été multipliée par deux et le produit intérieur mondial a été multiplié par quatre. Le rapport constate que, pendant la même période, l’extraction mondiale annuelle de matériaux est passée de 27 milliards de tonnes à 92 milliards de tonnes (d’ici 2017). Selon les tendances actuelles, ce chiffre sera encore amené à doubler d’ici 2060.

Selon le rapport, « l’extraction et le traitement des matériaux, des combustibles et des aliments représentent environ la moitié des émissions totales de gaz à effet de serre et sont responsables de plus de de 90 % du stress hydrique et sur la biodiversité. ». En 2010, les changements dans l’utilisation des sols avaient entraîné une perte d’espèces globales d’environ 11 %.

« L’avenir des ressources mondiales montre que nous exploitons les ressources limitées de cette planète comme s’il n’y avait pas de lendemain, entraînant dans le même temps des changements climatiques et une perte de biodiversité », a déclaré Joyce Msuya, directrice exécutive par intérim d’ONU Environnement. « Je le dis franchement, il n’y aura pas de lendemain pour beaucoup d’entre nous à moins de mettre fin à ces pratiques. »

Depuis 2000, la croissance des taux d’extraction s’est accélérée pour atteindre 3,2 % par an, principalement en raison d’investissements importants dans les infrastructures et de niveaux de vie plus élevés dans les pays en développement et en transition, notamment en Asie.

Plus spécifiquement, l’utilisation de minerais métalliques a augmenté de 2,7 % par an et les effets connexes sur la santé humaine et les changements climatiques ont été multiplié par deux entre 2000 et 2015. L’utilisation de combustibles fossiles est passée de 6 milliards de tonnes en 1970 à 15 milliards en 2017. La quantité de la biomasse est passée de 9 milliards de tonnes à 24 milliards, principalement pour l’alimentation humaine et animale et l’énergie.

En ayant recours à des données tirées de tendances historiques, le rapport prévoit d’atteindre l’horizon 2060. L’utilisation des ressources naturelles devrait augmenter de 110 % d’ici 2015-2060, ce qui entraînerait une réduction de plus de 10 % des forêts et d’autres habitats tels que les prairies à hauteur d’environ 20 %. Les conséquences sur les changements climatiques sont graves, car les émissions de gaz à effet de serre augmenteraient de 43 %.

Le rapport indique que si la croissance économique et la consommation se maintiennent aux taux actuels, des efforts beaucoup plus importants seront nécessaires pour garantir qu’une croissance économique positive ne provoque pas d’impact négatif sur l’environnement.

Le rapport démontre que l’utilisation efficace des ressources est essentielle, mais pas suffisante en soi. « Nous avons besoin de passer de flux linéaires à circulaires en combinant des cycles de vie prolongés, une conception et une conception de produits intelligentes, ainsi que la réutilisation, le recyclage et la re-fabrication », indique le rapport.

Si les mesures recommandées sont appliquées, la croissance économique pourrait accélérer, dépassant les coûts économiques initiaux du passage à des modèles économiques compatibles avec la limitation du réchauffement climatique à 1,5 ° C au cours de ce siècle.

« La modélisation entreprise par le Groupe international d’experts sur les ressources montre qu’avec des politiques efficaces en matière d’utilisation rationnelle des ressources et de consommation et de production durables, l’utilisation mondiale des ressources pourrait ralentir de 25 %, le produit national mondial pourrait progresser de 8 %, en particulier pour les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire, et les émissions de gaz à effet de serre pourraient être réduites de 90 % par rapport aux prévisions concernant la poursuite des tendances historiques à l’horizon 2060 », ont écrit les coprésidents du Groupe d’experts, Isabella Teixeira et Janez Potocnik, dans la préface commune du rapport .

À l’attention des journalistes :

  • Pour plus d’informations, visitez le site internet du Groupe international d’experts sur les ressources.

1/10 – Interview de Michal Kurtyka, vice-ministre de l’Environnement de Pologne et président de la COP 24

1/10 – Interview de Michal Kurtyka, vice-ministre de l’Environnement de Pologne et président de la COP 24

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Par la rédaction

Vous avez présidé la COP 24 en décembre 2018. Quel bilan en faites-vous ?

Michal Kurtyla : La vocation de la COP 24 à Katowice était double : d’une part, finaliser le manuel d’application de l’accord de Paris pour une mise en oeuvre par tous les États signataires dès 2020, et d’autre part, enclencher le renforcement des engagements internationaux en termes de réduction de gaz à effet de serre (GES), pour nous donner une chance de limiter le réchauffement climatique à + 2 °C, voire à + 1,5 °C. Une politique climatique mondiale doit  nécessairement aller de pair avec une action politique globale. Nous sommes conscients que cela demande d’énormes efforts de la part de certains États. Ce en quoi l’accord de Katowice signé par 200 États a permis de conforter celui de Paris.

Désormais, chaque pays s’engage à contribuer à la politique globale par des actions concrètes, pratiques, régulières et transparentes. Il est important d’encourager toute action dans ce sens pour créer, voire renforcer une solidarité en faveur de notre planète. Le concept d’engagement ne va pas sans celui de la solidarité qui est une idée très forte, très ancrée, et qui a marqué l’histoire de la Pologne.

La Pologne a une forte dépendance aux énergies fossiles, mais elle affiche de nouvelles ambitions. Quelles sont-elles ?

M. K. : La Pologne a rejoint l’Union européenne il y a presque quinze ans (le 1er mai 2004). Notre pays dépend de la combustion d’énergies fossiles, à commencer par le charbon, exploité depuis l’ère industrielle et qui constitue en soi un patrimoine industriel à part entière. Cette énergie emploie encore aujourd’hui plus de 80 000 personnes, surtout en Silésie, et produit plus de 80 % de l’électricité, ce qui permet de rendre notre pays indépendant. Cette situation énergétique très contrastée est intéressante car la Pologne porte des ambitions, parmi les plus fortes de l’Union européenne, pour procéder à une transition énergétique la plus efficace possible. C’est aussi le cas de l’Inde et de la Chine, en Asie, qui dépendent beaucoup des énergies fossiles, connaissent un développement économique rapide et régulier, et qui souhaitent aussi développer des énergies bas carbone.

Il n’est pas envisageable de conduire un pays sur le plan énergétique de manière aléatoire.

Aujourd’hui la Pologne vise le déploiement d’énergies bas carbone dont le nucléaire car c’est une énergie puissante, sûre, disponible 24h/24 et qui permettra de conserver notre indépendance énergétique. Fin 2018, le ministère de l’Énergie a lancé un projet soumis à consultation publique intitulé « Politique énergétique polonaise jusqu’à 2040 (PEP2040) », en vue de la mise en place d’un premier réacteur. L’objectif du gouvernement est d’atteindre 6 à 9 GW de capacité nucléaire d’ici 2043, ce qui représentera alors environ 10 % de la production d’électricité de la Pologne. Nous ne partons pas de zéro. Nous avons commencé à engager la transition énergétique et l’électromobilité. Savez-vous par exemple que la Pologne dispose davantage d’éoliennes terrestres que le Danemark ? Outre le développement de l’éolien offshore, nous comptons aussi sur la mise en place de parcs solaires photovoltaïques.

Sur le plan européen, nous avons été aux côtés de la France et de l’Allemagne pour soutenir l’objectif de 32 % d’énergies renouvelables en Europe d’ici 2030, dans la consommation finale brute d’énergie. Nous sommes  également conscients de nos limites. Une politique volontariste de transition énergétique a un prix qui se répercute sur le budget des ménages. Aujourd’hui, il faut savoir que la part de la facture énergétique d’un ménage polonais représente 10 % de son budget. Acheter une voiture électrique demande des efforts considérables, alors que le transport et l’habitat sont les deux premières causes de production de gaz à effet de serre en Pologne, comme partout dans le monde, en France aussi.

On peut noter encore de fortes oppositions au nucléaire, notamment dans les milieux environnementaux. Comment envisagez-vous une meilleure acceptation ?

M. K. : Je pense qu’il ne faut pas perdre de vue l’objectif de tous les États qui ont signé l’accord de Paris et l’accord de Katowice : celui de lutter contre le réchauffement climatique en conduisant des actions concrètes. Notre devoir est d’expliquer encore et encore nos choix énergétiques, et les raisons de ces choix. D’où viendra la sécurité énergétique au XXIe siècle ? Si nous arrivons à stocker l’énergie liée à l’électromobilité, les énergies renouvelables pourront davantage se développer. De même, peut-il être envisagé une révision du système énergétique permettant plus de flexibilité ? Notre devoir est de nous poser des questions avec pragmatisme et dans un dialogue ouvert avec toutes les parties prenantes. Notre devoir est de continuer d’assurer notre sécurité d’approvisionnement pour répondre à nos besoins constants et conserver notre indépendance énergétique. Il faut savoir que la croissance du PIB de la Pologne est proche de 5 % par an ; elle n’a pas été affectée par la crise financière et économique de 2008. Nous devons aussi nous poser les bonnes questions : par quoi peut-on remplacer le charbon responsable de nos émissions ? Les énergies renouvelables ont un coût de production du MWh comparable dans certains cas à celui des énergies conventionnelles. C’est plutôt bien.

Mais force est de constater que les renouvelables seuls ne sont pas aujourd’hui en mesure de répondre à tous nos besoins, car ils dépendent des conditions météorologiques. Il n’est pas envisageable de conduire un pays sur le plan énergétique de manière aléatoire. Dans l’attente de solutions énergétiques vertes fiables, nous sommes tous contraints de faire appel à des choix tels que le gaz, le charbon ou le nucléaire. Tous les pays ne peuvent investir autant, comme le fait l’Allemagne, dans les énergies renouvelables, sachant qu’elle doit avoir recours en parallèle au gaz et au charbon pour compenser l’arrêt programmé du nucléaire. L’Allemagne est face à un dilemme. Concernant la Pologne, il s’agit d’avoir une vision claire de l’avenir – plus propre – que nous souhaitons, et expliquer, partager les moyens pour mettre en oeuvre cette vision. C’est la meilleure façon de tendre vers une acceptation la plus large.

Comment envisager le développement de l’énergie nucléaire en Pologne ?

M. K. : Les petits réacteurs modulaires (SMR) sont une nouvelle filière qui pourrait émerger. La difficulté pour nous aujourd’hui est qu’ils sont moins compétitifs que les gros réacteurs. Il n’est pas question aujourd’hui de construire en Pologne une filière nucléaire basée, par exemple, sur le modèle français. Mais cette industrie présente une excellente opportunité de partenariat parce que le nucléaire lie les pays non pas pour quelques années mais quasiment pour un siècle. C’est une opportunité industrielle de construction d’une filière, de mise en oeuvre d’une haute technologie et de partenariats. L’Union européenne permet un tel accomplissement car nous avons beaucoup de défis communs à relever. La lutte pour le climat en est un.

© DR

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