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Coup de théâtre en Espagne : l’extrême droite entre au parlement régional d’Andalousie

Coup de théâtre en Espagne : l’extrême droite entre au parlement régional d’Andalousie

Publié par Brujitafr sur 3 Décembre 2018, 05:35am

Catégories : #ACTUALITES, #EUROPE, #POLITIQUE

Susana Diaz, candidate du PSOE, vote en famille aux élections régionales en Andalousie, le 2 décembre 2018 à Séville

Susana Diaz, candidate du PSOE, vote en famille aux élections régionales en Andalousie, le 2 décembre 2018 à Séville

Séville (Espagne) (AFP) – Un petit parti d’extrême droite, Vox, a fait son entrée dimanche dans un parlement régional, une première en Espagne, en remportant 12 sièges aux élections en Andalousie et mis fin à la domination de la gauche dans la région la plus peuplée du pays, une gifle pour le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.

 

 

Après dépouillement de plus de 99% des bulletins de vote, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) enregistre le pire résultat de son histoire en Andalousie, une région méridionale de 8,4 millions d’habitants.

Il tombe de 47 à 33 sièges (sur 109). Ceux obtenus par ses alliés de la gauche radicale ne lui suffiront pas pour parvenir à la majorité absolue de 55 sièges sur 109 et donc pour former un gouvernement.

Le PSOE dirige l’Andalousie, seul ou en coalition, depuis 1982 mais n’a pas réussi à faire reculer le chômage et a été éclaboussé par un vaste scandale dans lequel sont impliqués deux anciens présidents de la région et ayant donné lieu à un procès-fleuve qui approche de son dénouement.

Un parti d’extrême droite entre dans un parlement régional pour la première fois depuis le rétablissement de la démocratie en Espagne après la mort du dictateur Francisco Franco en 1975.

Vox, né en 2013 et opposé à l’immigration illégale et à l’indépendantisme catalan, a dépassé les prévisions des sondages qui le créditaient au mieux de cinq sièges.

« Les Andalous ont fait l’histoire (…) et se sont débarrassés de 36 ans de de régime socialiste », a lancé son chef Santiago Abascal, en célébrant son « triomphe ».

Avant même la publication des premiers résultats, Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (France, extrême droite), avait adressé dans un tweet « ses vives et chaleureuses félicitations » à ses « amis de Vox ».

– Un camouflet pour Sanchez –

La débâcle du PSOE en Andalousie est un camouflet pour Pedro Sanchez qui gouverne l’Espagne depuis six mois à peine avec une minorité de 84 sièges sur 350 à la chambre des députés. Il devrait convoquer des élections législatives dans l’année qui vient, sans doute après les élections municipales, régionales et européennes de mai prochain.

A droite, les conservateurs du Parti Populaire (PP) ont remporté 26 sièges, sept de moins qu’aux précédentes régionales en 2015, malgré tous les efforts de son nouveau chef Pablo Casado qui a succédé à l’ancien Premier ministre Mariano Rajoy cet été.

Pablo Casado a réclamé dimanche soir la direction du gouvernement régional pour son parti et demandé à Pedro Sanchez de convoquer des élections.

En revanche le Parti libéral Ciudadanos (centre droit) bondit de neuf à 21 sièges mais sans parvenir à dépasser le PP.

« Le changement l’a emporté aux élections andalouses », s’est écrié le chef de Ciudadanos, Albert Rivera. « Le « sanchisme » en a pris un coup, maintenant il s’agit de le couler dans les urnes ».

Mathématiquement, en s’alliant à Vox, les deux partis de droite auraient une majorité de gouvernement avec 59 sièges. Aucun parti n’a exclu cette alliance sans précédent.

Les alliés naturels du PSOE, Adelante Andalucia (En avant Andalousie), variante locale de Podemos (gauche radicale), ne remportent que 17 sièges.

« Alerte antifaciste », s’est exclamé le leader de Podemos Pablo Iglesias, appelant toutes les formations de gauche à se mobiliser « pour défendre les libertés, la justice sociale, la fraternité et en fin de compte la démocratie ».

Vox fait campagne contre l’immigration illégale et pour l’interdiction des partis indépendantistes catalans. Il s’est joint à l’accusation dans le procès des indépendantistes accusés de « rébellion » pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne l’année dernière.

Il veut même supprimer l’autonomie des régions au nom des économies budgétaires et de la défense de l’unité de l’Espagne et demande l’abolition de la loi contre la violence machiste, estimant qu’elle va trop loin dans le « politiquement correct ».

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Sanchez annonce « un accord sur Gibraltar », Madrid votera en faveur du Brexit

Sanchez annonce « un accord sur Gibraltar », Madrid votera en faveur du Brexit

Madrid – Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé officiellement samedi à Madrid que l’Espagne avait obtenu « un accord sur Gibraltar » et voterait « en faveur du Brexit ».

« Je viens d’annoncer au roi d’Espagne que l’Espagne est parvenue à un accord sur Gibraltar » après avoir obtenu du Royaume-Uni et de ses partenaires européens les garanties qu’elle réclamait, a dit M. Sanchez, dans une allocution télévisée.

« Par conséquent, le Conseil européen aura lieu demain (dimanche). L’Europe et le Royaume-Uni ont accepté les exigences qu’avaient posées l’Espagne. L’Espagne lèvera son veto et votera en faveur du Brexit », a-t-il ajouté très clairement.

Madrid voulait s’assurer que les accords conclus entre Londres et les 27 n’affaibliraient pas sa revendication sur ce territoire d’à peine 6 km2 et où vivent 30.000 personnes, à l’extrême sud de la péninsule ibérique, qu’elle a cédé à la Grande Bretagne en 1713.

La détermination de l’Espagne à obtenir ces « garanties » avait fait planer le doute sur la réussite du sommet européen de dimanche sur le Brexit, qui doit sceller un accord historique de divorce entre l’UE et le Royaume-Uni.

Après 17 mois de négociations, les deux parties ont réussi à finaliser un « traité de retrait » du Royaume-Uni puis une « déclaration politique » ébauchant les futures relations de Londres avec l’UE.

Mais l’Espagne avait menacé de voter contre ce traité si elle n’obtenait pas noir sur blanc un droit de veto à l’application de tout accord futur entre l’UE et Londres à Gibraltar.

« Une fois que le retrait du Royaume-Uni de l’UE se sera produit, la relation de Gibraltar avec l’UE (…) passera par l’Espagne », a affirmé le dirigeant socialiste espagnol, au pouvoir depuis juin.

« Nous avons obtenu les garanties suffisantes pour pouvoir envisager une solution à un conflit qui dure depuis plus de 300 ans entre le Royaume-Uni et l’Espagne », a-t-il ajouté.

Selon M. Sanchez, la position de l’Espagne sort ainsi renforcée pour de futures négociations, quand il s’agira de « parler de souveraineté partagée et d’autres choses avec le Royaume-Uni ».

Au nombre des garanties, il a cité « une déclaration conjointe du Conseil européen et de la Commission européenne dans le cadre de l’accord de retrait » et le fait que « le gouvernement britannique reconnaît par écrit cette interprétation ».

A Londres, le porte-parole du gouvernement britannique a réaffirmé la souveraineté britannique sur Gibraltar mais a, dans le même temps, fait savoir dans un communiqué qu’il ne chercherait pas à régler les relations entre l’UE et Gibraltar sans l’accord de Madrid.

Londres précise ainsi qu’il ne considère pas que l’article 184 du traité sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE « préjuge de la portée territoriale des accords » qui régiront à l’avenir les relations entre l’UE et Londres.

Madrid craignait que, sans cette précision, l’article 184 permette à Londres et Bruxelles de régler les relations entre l’UE et les territoires britanniques, sans consulter l’Espagne sur les aspects qui touchent à Gibraltar.

(©AFP / 24 novembre 2018 16h00)

https://www.romandie.com/news/Sanchez-annonce-un-accord-sur-Gibraltar-Madrid-votera-en-faveur-du-Brexit/973722.rom

L’Espagne menace de faire capoter le sommet sur le Brexit

L’Espagne menace de faire capoter le sommet sur le Brexit

L’Espagne a fait planer vendredi la menace d’une annulation du sommet européen prévu dimanche à Bruxelles pour sceller un accord sur le divorce du Royaume-Uni avec l’UE, si elle n’obtenait pas des « garanties » sur l’avenir de Gibraltar après le Brexit.

Ces exigences sont le dernier obstacle restant à l’approbation unanime d’un accord global par les dirigeants européens dimanche, les négociateurs ayant finalisé à la fois un « traité de retrait » du Royaume-Uni et une « déclaration politique » ébauchant les relations post-Brexit entre Londres et l’UE.

« S’il n’y a pas d’accord (sur Gibraltar), il est clair que ce qui va se passer, c’est que le Conseil européen ne se tiendra très probablement pas », a lancé vendredi depuis la Havane le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, jugeant que les « garanties ne sont pas encore suffisantes » et que donc l’Espagne « maintient son veto à l’accord sur le Brexit ».

Madrid exige d’obtenir noir sur blanc un droit de veto sur toute négociation future concernant l’avenir de Gibraltar, une enclave britannique située dans le sud de l’Espagne qui en revendique la souveraineté.

Le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires européennes Luis Marco Aguiriano, venu à Bruxelles vendredi, a réclamé un engagement « écrit ». « Nous avons exigé que ce texte soit publié par les Britanniques » avant le sommet, a-t-il déclaré devant des journalistes.

– Pas de veto –

« Nous n’avons pas l’intention de rouvrir l’accord de retrait mais nous allons travailler avec les gouvernements de Gibraltar et de Madrid sur notre future relation », avait déclaré plus tôt une porte-parole de la Première ministre britannique Theresa May à Londres.

D’intenses négociations ont eu lieu vendredi pour régler ce dernier problème, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques.

Plusieurs sources interrogées par l’AFP ont estimé que l’Espagne ne disposait pas de « droit de veto » sur l’accord de Brexit. « Il s’agit d’une question politique, pas juridique: ce serait un vrai problème pour les 27 qu’un grand pays comme l’Espagne se désolidarise dimanche de l’approbation de l’accord de divorce », a dit une source européenne.

L’un des autres points qui continuaient à poser problème ces derniers jours, celui des futurs droits de pêche des Européens dans les eaux territoriales britanniques, a « été résolu », a dit une source diplomatique à l’issue de la réunion à haut niveau tenue vendredi à Bruxelles.

Cette question, qui n’a pas été réglée dans le traité de retrait, doit faire l’objet d’un texte séparé « dans le procès-verbal » du sommet de dimanche, selon un diplomate.

« Les choses avancent, on voit de la lumière au bout du tunnel », a estimé une autre source diplomatique.

– May samedi à Bruxelles –

Theresa May doit rencontrer samedi soir à Bruxelles le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et celui du Conseil européen, Donald Tusk, à la veille du sommet.

« C’est une ultime visite de réglage, pour caler ensemble les messages politiques qui seront délivrés publiquement dimanche », a expliqué une source diplomatique. Il ne sera « plus question de négocier quoi que ce soit ».

L’UE et le Royaume-Uni ont réussi à se mettre d’accord jeudi sur la « déclaration politique » qui fixe le cadre de leurs relations post-Brexit, notamment sur le plan commercial.

La semaine passée, ils avaient conclu un accord sur le « traité de retrait » du Royaume-Uni, un texte de près de 600 pages, qui détricote les liens noués pendant plus de 40 ans d’adhésion du Royaume-Uni.

Ce texte règle notamment la question de la facture que devra payer Londres à l’UE, sans la chiffrer, et prévoit une solution controversée pour éviter en dernier recours le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.

Mis à part un « changement mineur » dans la « déclaration politique », les représentants des pays de l’UE réunis vendredi n’ont pas modifié ces textes, selon un diplomate.

Lors du sommet dimanche, s’il a bien lieu, les dirigeants des 27 et Theresa May doivent entériner un accord global. S’ils y parviennent, tout ne sera pas terminé pour autant: l’accord de divorce devra encore être ratifié par le Parlement européen et surtout britannique.

(©AFP / (23 novembre 2018 22h09)

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

La Finlande a rejoint le projet d’Europe de la défense porté par Emmanuel Macron.

Réunis mercredi à Paris, les neuf ministres de la défense des pays membres de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) ont entériné l’adhésion de la Finlande. L’objectif du groupe est de promouvoir l’autonomie militaire de l’Europe.

Et de 10. Le projet d’Europe de la défense porté par le Président français prend de l’ampleur avec l’entrée de la Finlande dans le cercle. La nouvelle, dans les tuyaux depuis la visite d’Emmanuel à Helsinki le 30 août, a été rendue officielle mercredi, lors d’une réunion entre ministres de la défense des pays adhérents.

Cette réunion a été la première du genre depuis le lancement de l’IEI, le 25 juin. L’ordre du jour entre les neuf représentants de la Défense de leur pays (France, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Estonie, Portugal et Royaume-Uni), outre d’accueillir le nouveau membre, s’est porté sur la définition des orientations politiques pour les travaux à venir.

Neuf pays se retrouvent pour faire avancer l’Europe de la défense

Les neuf pays signataires de l’Initiative européenne d’intervention se retrouvent pour la première fois à Paris pour donner un contour concret à ce projet censé muscler l’Europe de la défense. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Dès vendredi, les état-majors concernés vont se réunir dans le cadre des Discussions stratégiques militaires européennes (Mest, en anglais). Cela constituera les premières vraies discussions militaires de l’IEI.

Le matin même, Emmanuel Macron avait appelé à la création « d’une vraie armée européenne ». La coopération structurée permanente, ou PESCO, déjà adoptée par l’UE, fournit un premier cadre de coopération, dans laquelle s’inscrit l’initiative d’intervention militaire à 10. La France, qui souhaite aller plus loin dans la coopération, représente l’armée la plus développée des 27 après la sortie de l’UE du Royaume-Uni.

 

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/avec-la-finlande-10-pays-rejoignent-linitiative-europeenne-dintervention-militaire/

 

Sécurité / Halloween : une France Orange mécanique

Sécurité / Halloween : une France Orange mécanique
C’est un peu la tradition d’Halloween ! La nuit précédant la fête de la Toussaint a encore donné lieu à des violences urbaines un peu partout en France. Des violences loin d’être anecdotiques et qui s’inscrivent dans un climat d’insécurité global.

Société / Espagne : l’éternel débat autoure de la tombe du général Franco
Francisco Franco n’en finit plus de faire parler de lui après sa mort. Après des années de lutte de la gauche pour sortir sa dépouille du Valle de los caídos, cette fois, c’est au tour d’un pseudo artiste de dégrader sa tombe pour se faire un coup de pub.

International / Asia Bibi sauvée de l’exécution… et après ?
Asia Bibi sauvée in extremis d’une exécution capitale au Pakistan. Acquittée par les juges, la chrétienne accusée de blasphème n’est pas pour autant complètement tirée d’affaire dans un pays où les chrétiens sont persécutés.

International / Israël contre les chrétiens

Serveur TVL
https://chaine.tvlibertes.com/widget/halloween-une-france-orange-mecanique-journal-du-vendredi-02-novembre-2018

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Le destin espagnol de Manuel Valls

Le destin espagnol de Manuel Valls

Les administrés du député de l’Essonne ont fini par comprendre. Les électeurs de Barcelone devraient se méfier.

Par la rédaction de Contrepoints.

 

Manuel Valls se retrouve candidat à la mairie de Barcelone, après avoir mis fin à sa carrière française d’homme politique de gauche. Celui qui a tenté pendant tout le mandat de François Hollande de se présenter comme l’alternative tantôt social-libérale, tantôt sécuritaire à la gauche du parti socialiste, a gardé son mandat de député pour préparer sa nouvelle vie en Espagne.

Ses électeurs passés et futurs apprécieront d’avoir contribué à la carrière de ce professionnel de la politique qui, comme beaucoup de ses anciens camarades de l’UNEF, n’a jamais vécu autrement que d’argent public.

L’ancien Emmanuel Macron ?

Dans son dernier livre, Jean-Marc Daniel estime que Manuel Valls et Emmanuel Macron cherchaient à occuper le même créneau « social-libéral ». Seulement, Emmanuel Macron a réussi là où l’ancien Premier ministre a échoué, à savoir incarner la nouveauté en trahissant François Hollande au bon moment, là où Valls fit l’erreur de trahir au mauvais moment l’ancien président de la République, c’est-à-dire beaucoup trop tard.

Social certes, mais libéral ? Le propos est à nuancer. Si Manuel Valls choque l’aile gauche du PS en affirmant « aimer l’entreprise » à une université du Medef en 2014, la gestion d’Evry dont il est maire, tout comme ses initiatives sécuritaires, font de ce Sarkozy de gauche un socialiste autoritaire assez classique.

En 10 ans, la pression fiscale à Evry a explosé. Manuel Valls a réussi le tour de force de transformer la ville en l’une des plus imposées de France, sans toutefois boucler ses budgets qu’il doit financer par l’emprunt massif. Le gaspillage à tous les étages, l’inflation du personnel et même le clientélisme ont marqué les deux mandats de l’ancien premier flic de France.

Dans le domaine de la liberté d’expression, et au nom de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, l’héritage de Manuel Valls est tout aussi désastreux. Soucieux de construire son image d’homme de fer à la Sarkozy, il multiplie les mesures répressives et maladroites.

Victime de l’effet François Hollande

La popularité catastrophique de François Hollande à la veille de l’élection d’Emmanuel Macron a rejailli sur ses anciens collaborateurs. Celui qui fut son ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre, n’échappe pas à la déconvenue du Parti socialiste qui finit par se choisir Benoît Hamon pour lui barrer la route de la présidentielle. Histoire classique au sein de la formation sociale-démocrate, les élus, cadres et militants se persuadent que la déconfiture annoncée vient du fait qu’ils n’ont pas été assez à gauche. Ils sanctionnent Valls pour son droitisme devenu objet de détestation universel. Résultat : les électeurs préféreront l’original à la copie en votant Mélenchon, et les plus modérés Macron — le Manuel Valls sans casseroles.

De Premier ministre à député LREM de secours

Manuel Valls sent le vent tourner et, malgré son implication dans la catastrophe du Hollandisme et sa rivalité personnelle avec Macron, s’humilie une dernière fois en redevenant simple député sous l’étiquette LREM. De Premier ministre, il redevient député lambda au sein d’un groupe politique sans vraiment de culture commune, qui se distingue surtout par son suivisme à l’endroit d’Emmanuel Macron à qui ils sont en tout point redevables.

Les contribuables au service de sa reconversion politique

Mais Manuel Valls n’a pas dit son dernier mot, et ne veut pas finir à Pôle Emploi, comme ses anciens camarades du PS qui le détestent désormais. Il se redécouvre Espagnol et s’investit dans la campagne de Barcelone, tout en restant député de l’Essonne sous l’étiquette LREM. Une dernière fois, les contribuables financeront la campagne de l’ancien ministre, qui pourtant ne s’intéresse plus guère à Evry. Ses administrés se sont fait une raison. Les Barcelonais sont prévenus.

 

Synthèse de l’actualité internationale de juillet et août 2018

07/18 et 08/18 Actualité internationale

Synthèse de l’actualité internationale de juillet et août 2018

Par Axelle DEGANS, le 1er septembre 2018  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Professeure de chaire supérieure au lycée Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales. Membre du laboratoire HABITER (EA 2076) de l’Université Reims Champagne-Ardenne. Auteure de « Réussite aux concours 2018 ! La synthèse de l’actualité internationale 2017 », éd. Diploweb via Amazon, 2018. Elle est aussi co-auteure chez Ellipses de « Les 50 cartes à connaître », Coll. Atout concours, Paris, 2016.

Voici une synthèse de l’actualité internationale de juillet et août 2018 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique, voire préparent un concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb (+ de 11 500 followers)

Le sort des urnes

Au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keita a été réélu durant l’été 2018 sans surprise et sans gloire avec des deux tiers des voix … de seulement 35 % du corps électoral. Une réélection décriée par l’opposition et entachée de soupçons de fraudes qui ne devrait pas affermir le pouvoir d’un président en butte aux difficultés économiques et à la recrudescence de la violence djihadiste.

Au Pakistan, les élections législatives de l’été 2018 ont été remportées par l’ancien champion de cricket Imran Khan, mais de fortes irrégularités sont dénoncées ; il a remporté 116 des 272 sièges à pourvoir. Le pays est au bord du défaut de paiement et la menace djihadiste n’est pas écartée. Il doit trouver un délicat équilibre entre l’allié américain, le partenaire chinois et le frère-ennemi indien.

Au Cambodge, le premier ministre sortant, Hun Sen, a remporté les élections législatives. En restant plus de trente années au pouvoir, on peut parler d’une « ère Hun Sen ». Il annonce avoir remporté l’ensemble des sièges à pourvoir.

Le Zimbabwe a organisé durant l’été 2018 les premières élections générales (présidentielles, législatives, municipales) de l’après Mugabe. Emmerson Mnangagwa, au pouvoir depuis le coup d’Etat de la fin de l’année passée, a gagné des élections contestées par l’opposition. Les arrestations se multiplient.

Les affres de la violence

La violence connait durant l’été 2018 une recrudescence effrayante en Afghanistan et au Pakistan, elle est largement le fait des taliban [1] et de l’EI. Elle est devenue endémique au Nigéria, géant démographique et pétrolier africain, et continue en Syrie où la guerre civile se prolonge. Près de 250 personnes ont été assassinées par l’EI dans le sud du pays. Les taliban ont décliné l’offre de trêve proposée par le président afghan Ashraf Ghani à l’occasion des fêtes musulmanes de l’Aïd el Adha.

Le Mali est lui aussi déchiré par une violence que rien ne semble de voir éteindre. La région de Mopti est devenue un abcès de fixation, les djihadistes y attaquent les quartiers de la force G5 Sahel.

La Chine avance ses pions

La Chine et 16 pays d’Europe centrale et orientale (membres de l’Union européenne ou non) se réunissent en Bulgarie. Cette septième édition de ce sommet « 16+13 » a pour vocation de développer les investissements de Pékin en Europe, via des pays qui semblent plus prompt à les accepter. On se souvient de la mise en garde il y a quelques mois d’Angela Merkel à propos de l’influence exercée par Pékin sur les Balkans, y compris ceux qui aspirent à entrer dans l’Union. Ainsi, le Monténégro devient une porte d’entrée des capitaux chinois, même si ceux-ci s’investissent prioritairement en Europe de l’Ouest. Le continent européen n’est pas dans le seul dans le viseur chinois, les sommets chine-Afrique existent aussi depuis plusieurs années.

L’Allemagne et la Chine ont signé durant l’été 2018 des contrats pour une valeur de 30 milliards de dollars, ainsi le chinois CATL va investir sur un site de production en Thuringe alors que l’allemand BASF investira dans le Guangdong sans devoir s’allier à une co-entreprise. Il s’agit d’un rapprochement entre les deux principales puissances exportatrices dans un contexte de fortes tensions commerciales, à l’initiative des Etats-Unis. Pékin et Berlin affichent une certaine solidarité et leur attachement au libre-échange.

Après avoir rompu ses relations avec Taiwan (comme l’ont déjà fait le Tchad ou le Sénégal), le Burkina Faso accueille une nouvelle ambassade de la Chine populaire. Les contours de la Chinafrique continuent à se dessiner, avec un trait toujours plus gros.

Synthèse de l'actualité internationale de juillet et août 2018

© Photo Barthélémy Courmont
Photo extraite d’un reportage de B. Courmont : L’héritage chinois de Taiwan en images

On savait déjà que l’on peut manipuler l’Histoire, Pékin prouve que l’on peut aussi manipuler la géographie. La République populaire de Chine exige des firmes internationales non-chinoises de faire disparaitre le nom de Taiwan des cartes pour rattacher l’ile au territoire continental. Des compagnies aériennes comme Air France KLM, American Airlines, des groupes hôteliers comme Marriott ou textile comme Zara se sont pliés aux exigences chinoises…. Le Comité olympique vient d’annuler les Jeux de la jeunesse qui devaient se tenir en 2019 à Taichung, sur l’ile de Taïwan. Peut-on y voir le fruit des pressions de Pékin ?

Les affres du Brexit

On savait que les négociations du Brexit – le divorce du Royaume-Uni et de l’Union européenne – seraient complexes. Les questions soulevées sont nombreuses : les frontières (Channel, Irlande), la circulation des biens, des capitaux… et des hommes, tous les points de droit….

Le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, démissionne avec fracas durant l’été 2018. Après avoir été une tenant du « leave » au moment du referendum, il s’oppose à un Brexit « doux » défendu par le premier ministre Théresa May. Celle-ci le remplace par Jeremy Hunt. C’est la même raison qui pousse David Davis, le ministre du Brexit, à démissionner. Les conditions du Brexit ne sont toujours pas définies, certaines banques y compris britanniques choisissent de s’établir en France plutôt qu’à la City. La banque HSBC – experte en dissimulation fiscale – s’implante à Paris pour le marché européen.

La « relation spéciale » entre Londres et Washington est malmenée par un Donald Trump qui n’apporte pas son soutien à Theresa May et ne respecte pas le protocole lors de sa réception par sa très gracieuse majesté. Sa visite au Royaume Uni ne fait qu’agrandir le fossé entre les Britanniques et Donald Trump.

La Turquie d’Erdogan sous pression

Peu avant sa nouvelle investiture, le président turc procède à une nouvelle révocation, qui concerne cette fois-ci quelque 18 000 fonctionnaires, surtout dans les forces de l’ordre et le monde enseignant. Près de 200 000 personnes ont ainsi été limogées depuis le coup d’Etat raté. Erdogan resserre son emprise sur l’économie de son pays en nommant Berat Abayrat, son gendre, aux Finances alors que le pays est en proie à une inflation à deux chiffres. La politique économique menée par le président est perçue par les différents acteurs économiques comme une atteinte à l’indépendance de l’économie et des finances, ce qui fragilise la monnaie turque.

La nouvelle loi anti-terroriste rend légales les purges pendant encore trois années, alors que les gardes à vue peuvent s’étendre sur douze jours… Après l’incarcération du pasteur américain, Andrew Brunson, Donald Trump a annoncé durant l’été 2018 une série de sanctions notamment sur l’acier et l’aluminium turcs. Cela provoqué le décrochement de la monnaie – la livre turque – déjà malmenée par la dégradation de la santé économique du pays et la mainmise de l’exécutif sur la banque centrale.

Les difficultés latino-américaines

De terribles émeutes déchirent durant l’été 2018 Port-au prince, la capitale d’Haïti. Haïti ne s’est jamais redressée du tremblement de terre de 2011, en dépit d’une mobilisation internationale réellement conséquente. Après l’annonce d’une augmentation du prix des carburants, émeutes, pillages et grève générale sont les principaux signes de contestations du pouvoir du nouveau président Jovenel Moïse.

La crise politique, économique et sociale du Venezuela pousse plus de deux millions de personnes à fuir leur pays, dont plus d’un million s’est dirigé vers la Colombie, les tensions sont aujourd’hui fortes aux frontières avec le Brésil, alors que le Pérou et l’Equateur réclament les passeports des migrants vénézuéliens avant de les laisser entrer sur leur territoire. Le président Maduro explique avoir été victime d’une tentative d’assassinat par un drone. C’est l’occasion d’une purge dans l’armée qui apparait, au milieu du chaos vénézuélien, comme l’un des derniers éléments de stabilité. Le président a été contraint à une dévaluation de 95 % de la monnaie nationale – devenue le Bolivar souverain – pour l’adosser au petro, cryptomonnaie créée par le régime chaviste. Tous les signes du chaos sont là : une nouvelle contraction du PIB supérieure à 10 % pour la troisième année consécutive, hyperinflation que le FMI estime à 1 000 000 % pour 2018, un pays au bord du défaut de paiement que ceux qui le peuvent fuient, un régime autiste qui continue la répression, accusant l’extérieur de ses maux.

L‘économie argentine est elle aussi dans une situation difficile, l’inflation devrait dépasser les 30 %. C’est dans ce contexte délétère qu’éclate un nouveau scandale de corruption qui rattrape l’ancienne présidente Cristina Kirchner.

Les défis de l’Union européenne et de la France

Le Conseil européen de Bruxelles trouve durant l’été 2018 un accord a minima sur le dossier migratoire. Les candidats à l’asile seront triés dans des « centres contrôlés », permettant un renvoi rapide des candidatures non retenues, alors que les autres seraient dirigés vers les pays volontaires. Il s’agit bien évidemment de soulager la pression qui pèse sur l’Italie. Ce compromis, s’il montre la prise de conscience de la nécessité de s’entendre, n’est en rien une politique migratoire à la mesure du défi auquel l’Europe devra faire face dans les prochaines années, malgré le fonds de quelques trois milliards d’euros destiné à l’Afrique et le renforcement de Frontex, agence européenne chargée de la surveillance des frontières extérieures de l’Union. La règle de Dublin n’est ainsi pas réformée, la question du budget de la zone euro a été laissée de côté car les Pays-Bas ne souhaitent pas d’avancée vers une intégration plus poussée au sein de l’Union. Le 1er juillet 2018, l’Autriche du chancelier Sebastian Kurz prend la présidence tournante de l’Union européenne.

Le Danemark met le holà sur les très nombreux mariages blancs – environ un mariage sur trois du royaume – qui reposent sur des filières permettant le mariage de migrants avec des citoyens de l’Union et donc d’obtenir des titres de séjour.

De fortes tensions internes continuent à tirailler la Roumanie. La population civile multiplie les manifestations dans les grandes villes pour dénoncer la corruption des membres sociaux-démocrates du gouvernement qui veulent modifier les lois pour obtenir une impunité concernant le blanchiment d’argent et les pratiques corruptives.

Lors du sommet de l’OTAN, Donald Trump met la pression sur ses alliés européens, les intimant de relever leurs dépenses militaires car l’OTAN ne fait plus partie des priorités stratégiques de l’Amérique. Il met publiquement en cause l’Allemagne d’Angela Merkel qui finance peu l’OTAN et inflige un déficit commercial aux Etats-Unis. A l’Europe d’« européaniser » l’OTAN et de développer une défense commune.

Le sommet Union européenne-Chine de Pékin est l’occasion de réaffirmer des valeurs communes (attachement au libre-échange et au multilatéralisme inquiétude face à la nouvelle politique commerciale de Washington) pourtant Bruxelles est proche de nombreuses positions américaines : le problématique excédent commercial chinois lié à la relative fermeture de son marché aux partenaires commerciaux, le non-respect de la propriété intellectuelle, les investissements chinois… le rapprochement avec Pékin ne peut être que limité et circonstanciel.

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s’est rendu à Washington pour y rencontrer Donald Trump et discuter des nouvelles mesures protectionnistes décidées par le président américain. Il obtient que les importations de voitures européennes – surtout allemandes en fait – ne soient pas surtaxées en échange de quoi l’Union s’engage à importer davantage de soja (OGM) et de gaz américain (ce qui nécessitera d’importants investissements côté européen pour le GNL). Les taxes sont, en revanche, maintenues sur l’acier et l’aluminium européens.

Le président français se prononce en faveur de l’adhésion de la Serbie à l’Union européenne en 2025 si Belgrade respecte les conditions nécessaires.

La Banque mondiale annonce durant l’été 2018 que le PIB de la France pour 2017 – 2 582 milliards de dollars – est inférieur à celui de l’Inde – 2 597 milliards-, la dégradant à la septième place. L’Inde bénéficie d’une forte croissance économique autour de 7 % alors que la croissance française reste anémique entre 0,4 et 1,1%… Il est probable que l’année prochaine le PIB indien rattrape voire dépasse celui du Royaume Uni.

L’Iran de nouveau victime de sanctions américaines

Donald Trump a choisi de prendre le contrepied de la politique de son prédécesseur qui réintégrait progressivement l’Iran dans la communauté internationale, satisfaisant ainsi son allié saoudien. La nouvelle politique de sanction entre en vigueur début août 2018 ce qui a provoqué une nette dépréciation de la monnaie iranienne, le rial. Désormais, toutes les entreprises qui commerceront avec l’Iran pour toute une série de produits, seront privées de l’accès au marché américain : une mesure très dissuasive. Les exportations iraniennes de pistache ou de tapis persan sont interdites, avant que cet embargo ne soit bientôt étendu aux hydrocarbures. Cela provoque de vraies tensions sociales en Iran qui pourraient déstabiliser le pouvoir en place, but recherché par Washington. Au niveau économique, la population iranienne est la principale victime de cette politique. Les entreprises européennes sont aussi pénalisées par cette politique d’embargo, comme Total, PSA ou Airbus contraintes, malgré d’importants et récents investissements, de quitter le marché iranien. Ces mesures font le jeu des entreprises chinoises qui n’ont que faire de l’embargo américain

L’Espagne face à ses démons

Un nouveau scandale frappe la famille royale espagnole. La maitresse de l’ancien roi Juan Carlos fait de fracassantes révélations, l’accusant de fraude fiscale. Cela fragilise la monarchie déjà malmenée avec les tensions autonomistes catalanes.

Le premier ministre espagnol a décidé d’exhumer le corps de Franco du mausolée du Valle Los Caidos pour le transférer dans le caveau familial. Le mausolée sera réservé à la mémoire des victimes de la guerre civile espagnole.

Les frontières sont sous pression

Le Pérou décrète durant l’été 2018 l’état d’urgence et renforce ses frontières face au trafic de drogue en provenance de Colombie. Bogota et Lima coopèrent sur ce dossier, car les trafiquants déstabilisent le pays. Les anciens guérilleros des FARC n’entendent pas passer de la culture du coca à des cultures vivrières. Dans le même temps, l’Amérique du Sud affronte la pire crise migratoire de son histoire du fait du chaos vénézuélien.

Au niveau des frontières commerciales, l’Union européenne et le Japon viennent de signer un accord de libre-échange d’environ 600 millions de consommateurs et représentant près d’un tiers du PIB mondial. Cet accord doit être ratifié par les parlements japonais et ceux de chaque Etat membre de l’Union. Les négociations ont été âpres sur les dossiers agricoles et l’accès aux marchés publics.

Les frontières extérieures de l’Union européenne sont mises sous la pression des différents bateaux porteurs de migrants en provenance d’Afrique. L’Italie déclare ne plus vouloir accueillir ces bateaux dans ses ports.

Les relations complexes entre Washington et Pékin

Les tensions commerciales sont très fortes entre les deux pays. Washington accuse Pékin d’être à l’origine de l’essentiel de son déficit et prend des mesures protectionnistes sur toute une série de produits importés depuis la Chine qui en retour taxe de nouveaux produits américains.

Cela n’empêche pas Pékin d’acheter des bons du Trésor américain, alors que Moscou vend les siens (les quatre cinquièmes de ses avoirs).

Les nouvelles d’Asie

La Corée du Sud vient de baisser la durée légale hebdomadaire du travail de 68 à 52 heures pour les fonctionnaires et les salariés d’entreprises de plus de 300 personnes. Cela devrait concourir à améliorer une productivité inférieure à la moyenne de l’OCDE et trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle dans un pays menacé par le déclin démographique.

Le régime saoudien se durcit. Suite à la dénonciation sur Tweeter par la ministre canadienne des affaires étrangères de l’arrestation d’une militante des droits de l’homme Samar Badaoui. Les arrestations des militants des droits des femmes se multiplient en Arabie saoudite, pourtant membre de la commission des droits de l’homme à l’ONU depuis 2017. Riyad, fait sans précédent, a décidé de vendre ses actifs canadiens après avoir expulsé l’ambassadeur canadien en Arabie. D’autres mesures de rétorsion économiques suivent.

Les Etats-Unis décident de réinvestir l’espace.

Le président Trump vient de choisir de créer une force militaire spatiale indépendante de l’US Air Force. Les Etats-Unis veulent investir le cyberespace et l’espace qui pourraient être les champs de bataille de demain. Il faut que le Congrès accepte de créer ce sixième corps armé et le dote d’un budget conséquent (la somme de huit milliards de dollars est avancée).


Bonus Vidéo. X. Pasco (FRS) Géopolitique du spatial, de la Guerre froide au « New Space » : quoi de neuf ?

Questions

. Quelles sont les idées fausses sur le spatial ?
. Quelle est la véritable histoire du premier pas de l’homme sur la Lune (1969) ?
. Qu’est-ce qui a changé dans le spatial depuis la fin de la Guerre froide (1991) ?
. Aujourd’hui, quelles sont les nouvelles tendances et les nouveaux risques ?


Donald Trump décide d’accorder plus facilement une autorisation à l’US Cyber Command de mener une cyberattaque pour accélérer sa capacité d’action.

Les disparus

Le cuisinier français le plus récompensé, Joël Robuchon, vient de disparaître durant l’été 2018. Le monde de la gastronomie française est en deuil, sa renommée est mondiale. Il a incarné une image de la qualité de vie française aux yeux du monde entier.

Aretha Franklin, l’immense chanteuse américaine de soul, vient de disparaitre à 76 ans.

Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU entre 1997 et 2002 est décédé à 80 ans. D’origine ghanéenne, il a développé l’intervention onusienne pour raison humanitaire et ne s’est pas privé de critiquer l’intervention américaine en Irak en 2003.

Le sénateur américain républicain John Mac Cain est mort à 81 ans d’un cancer du cerveau. Ancien héros de la guerre du Vietnam, il a été le challenger malheureux face à B. Obama lors des élections présidentielles de 2008.

Bonnes nouvelles

Un rapprochement semble s’esquisser entre l’Érythrée et l’Éthiopie. Le premier est né en 1993 d’une cession du second, le privant de son accès à la mer. Un différent frontalier les oppose depuis 1998, et l’Érythrée est une dictature que fuient nombre de jeunes hommes pour éviter un service militaire très long.

Les riverains de la Caspienne – Azerbaïdjan, Iran, Kazakhstan, Russie et Turkménistan -viennent de signer durant l’été 2018 un accord historique pour donner un statut à cette mer intérieure et en négocier l’exploitation.

La France est championne du monde de football 2018.

Copyright Août 2018-Degans/Diploweb.com

https://www.diploweb.com/Synthese-de-l-actualite-internationale-de-juillet-et-aout-2018.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NL20530918&utm_medium=email

L’Espagne renvoie vers le Maroc 116 migrants entrés à Ceuta mercredi

L’Espagne renvoie vers le Maroc 116 migrants entrés à Ceuta mercredi

Publié le 23 Août 2018 par France Révolution

L'Espagne renvoie vers le Maroc 116 migrants entrés à Ceuta mercredi

Madrid – L’Espagne a renvoyé jeudi vers le Maroc 116 migrants africains entrés clandestinement mercredi dans l’enclave espagnole de Ceuta, lors d’une expulsion collective et ultra rapide, aussitôt dénoncée par des défenseurs des droits humains.

« Les 116 migrants subsahariens entrés hier (mercredi) en Espagne de manière illégale à travers la frontière de Ceuta ont été réadmis par le Maroc », a annoncé la préfecture de Ceuta dans un communiqué.

Cette opération se base sur « la réactivation » d’un accord bilatéral conclu il y a 26 ans par l’Espagne et le Maroc, a souligné la préfecture.

Une porte-parole du ministère espagnol de l’Intérieur a défendu « la légalité » de « cette expulsion », en assurant à l’AFP que « toutes les conditions requises par la loi espagnole sur les étrangers avaient été remplies ».

« Une fois que le Maroc s’est montré disposé à accepter ces personnes (…), la police nationale est allée les chercher au centre de rétention des étrangers, elles ont été transférées à un commissariat, identifiés – avec nom, nationalité, empreintes digitales – et toutes ont eu un avocat, un interprète et une aide médicale », a-t-il plaidé.

« Il a été proposé à tous la possibilité de solliciter l’asile et ils ne l’ont pas fait », a assuré l’Intérieur, soulignant que « les deux mineurs présents dans le groupe sont restés en Espagne ».

Sur Twitter, l’ONG Caminando Fronteras (Walking borders) a, elle, qualifié l’opération d' »énorme violation des droits humains par le gouvernement espagnol ».

Sa militante Helena Maleno a condamné une « expulsion collective » en disant, dans un tweet: « L’ONU l’interdit, le gouvernement espagnol l’applique ».

Quand il était dans l’opposition, le parti socialiste espagnol condamnait vivement « les refoulements à chaud » des migrants.

En octobre 2017, la Cour européenne des droits de l’Homme avait ainsi condamné l’Espagne pour avoir renvoyé immédiatement et collectivement vers le Maroc, sans aucune décision administrative ou judiciaire, des migrants arrivés dans l’enclave espagnole de Melilla. Les juges avaient souligné qu’ils n’avaient « pas eu la possibilité de s’exprimer sur leurs circonstances personnelles, ni d’être assistés par des avocats, des interprètes ou des médecins ».

Le porte-parole du ministère a assuré que cette fois, c’était très différent. « Le gouvernement n’a pas intérêt à pratiquer un refoulement massif illégal, attirant autant l’attention, ce serait une folie », a-t-il ajouté.

Ceuta et Melilla présentent les seules frontières terrestres de l’Union européenne avec l’Afrique.

Depuis le début de l’année, quelque 3.100 migrants y sont entrés, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

Mercredi matin, 116 étaient passés en force en escaladant la double barrière de Ceuta – haute de six mètres et hérissée de barbelés – alors que certains jetaient « sur les agents des récipients en plastique remplis d’excréments, de sang, de chaux vive et d’acides », selon la Garde civile, qui avaient compté sept gardes-frontières blessés.

Par ailleurs, plus de 25.000 migrants sont arrivés par la mer en Espagne en 2018, faisant de ce pays la première porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe, devant l’Italie et la Grèce.

http://www.brujitafr.fr/2018/08/l-espagne-renvoie-vers-le-maroc-116-migrants-entres-a-ceuta-mercredi.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Espagne La crainte d’une contagion populiste contre les migrants

Espagne La crainte d’une contagion populiste contre les migrants

L’Espagne est devenue en 2018 la principale porte d’entrée des migrants en Europe. La droite, dans l’opposition, agite le spectre de l’arrivée de “millions d’Africains”. Un discours considéré comme inquiétant, notamment par Bruxelles.

L’embrasement soudain du débat sur l’immigration en Espagne, qui est surtout attisé par la nouvelle direction du Parti populaire a suscité la panique au siège de la Commission européenne. Tout le Berlaymont, à Bruxelles, frissonne à la perspective qu’un nouvel État membre de l’Union européenne (UE) succombe à un discours populiste qu’il est très difficile d’endiguer quand il commence à se propager. “À l’heure actuelle, on ne peut se permettre de perdre l’Espagne”, note un haut fonctionnaire européen face à la tendance populiste qui agite certains milieux conservateurs espagnols – bien qu’elle reste encore très timide.

Pour l’apaisement du débat

Cette même source rappelle l’état de fragilité dans lequel se trouve l’UE : l’axe franco-allemand est précaire, tandis que les gouvernements d’État membres tels que l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne ou la Hongrie s’interrogent sur le projet européen, voire le rejettent.

“Dans la conjoncture actuelle, l’Espagne, en raison de son poids démographique et économique, est un élément fondamental susceptible de consolider le bloc proeuropéen”, admet une source au sein des instances de l’UE, qui a bon espoir que le débat migratoire s’apaise et passe au second plan de l’ordre du jour politique en Espagne.

À Bruxelles, l’alerte a été donnée le 29 juillet, quand le nouveau président du Parti populaire (PP), Pablo Casado, a twitté : “Il est impossible que tout le monde obtienne des papiers, un État-providence ne peut prendre en charge les millions d’Africains qui veulent venir en Europe.”

Ce tweet a été interprété comme un symptôme, qui révèle l’intention du PP d’ériger l’immigration en axe central de son opposition au gouvernement socialiste de Pedro Sánchez. “Depuis l’affaire de l’Aquarius [en juin, 630 migrants recueillis dans le port de Valence], le leader du PP semble s’être mis en tête de transformer la question migratoire en crise”, affirme Sergio Carrera, chercheur au Centre for European Policy Studies, installé à Bruxelles. Selon lui, “la réponse du gouvernement espagnol a été la bonne, car il a mis les chiffres en perspective et montré que nous ne sommes pas face à une crise”.

Mais les institutions européennes préfèrent prévenir. Et Bruxelles a immédiatement lancé une contre-offensive pour tenter de montrer que l’Espagne n’est pas seule face au problème. Objectif : éviter la contagion d’un discours alarmiste entre partis politiques, risquant d’alimenter une dérive de l’opinion publique vers le radicalisme.

“Si nous suivons les populistes, si nous adoptons leur langage, les citoyens finiront par voter pour eux”, a prévenu le 3 août le commissaire européen aux Migrations et Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos. “Les partis traditionnels doivent défendre leur territoire et rester fidèles à leurs principes,” poursuit-il. Cet homme politique est membre de Nouvelle Démocratie en Grèce, une formation conservatrice qui appartient au Parti populaire européen, tout comme le PP de Pablo Casado.

Le déplacement des routes migratoires

Les discours incendiaires ont déjà entraîné un pan non négligeable de l’électorat en France, aux Pays-Bas et au Danemark, et des partis qui sont ouvertement xénophobes ou ultranationalistes siègent déjà au gouvernement de l’Italie, de l’Autriche et de la Finlande. Au sein du Parti populaire européen, on trouve déjà des formations qui se distinguent de la tendance dominante et défendent des idées qui, jusqu’à présent, étaient l’apanage de l’extrême droite.

Les premières étincelles se sont allumées en Espagne après le déplacement des routes migratoires vers le littoral méditerranéen de ce pays au cours des 18 derniers mois *.

Bruxelles tente de limiter la contagion. Dimitris Avramopoulos s’est rendu à Madrid pour prononcer un discours solidaire et remettre un nouveau chèque, soit 3 millions d’euros, qui portent à 30 millions d’euros le total des aides d’urgence versées en un mois à l’Espagne pour gérer la question migratoire.

Un vaccin qui n’est pas éternel

Certains observateurs et analystes estiment que le tweet polémique de Pablo Casado est le début d’un glissement du PP vers les positions de Matteo Salvini, ministre italien de l’Intérieur et dirigeant de la Ligue, qui a interdit à des navires transportant des réfugiés d’entrer dans des ports italiens.

Selon des sources au sein des institutions européennes et d’après des analystes à Bruxelles, aucune dérive aussi radicale n’est perçue dans le principal parti conservateur espagnol et tous ont bon espoir que le PP “adapte sa stratégie aux courants modérés qui dominent au sein du Parti populaire européen”.

Les commentateurs notent par ailleurs que l’opinion publique espagnole a toujours été proeuropéenne, car immunisée contre les tentations autoritaires depuis la dictature de Franco.

Pourtant, même les plus optimistes reconnaissent que ce vaccin n’est pas éternel et qu’il perd en efficacité avec les années, surtout si l’opinion publique a le sentiment que les problèmes européens ont pris racine et ne peuvent être résolus qu’au moyen de solutions nationales, même si celles-ci sont précaires et infructueuses. C’est ce qui s’est passé en Italie, en Hongrie et en Autriche. Bruxelles veut éviter que la même chose ait lieu en Espagne.

“Un sentiment d’invasion”

L’immigration est devenue l’une des principales préoccupations des Européens à compter de 2014, selon le Centre européen de stratégie politique (CESP). Depuis, cette question a influencé les élections en Allemagne, en France, aux Pays-Bas, en Autriche et en République tchèque, mais aussi le référendum sur le Brexit.

Le CESP rappelle que, en dépit de l’impression qui prévaut, les flux migratoires sont stables au niveau mondial depuis 1991. Ils correspondent en réalité à sept millions de personnes par an, un chiffre qui n’a pas beaucoup évolué depuis vingt ans. Mais le phénomène présente en Europe des caractéristiques qui favorisent “un sentiment d’invasion”.

L’Europe est devenue la principale destination des personnes déplacées par des conflits armés ou des drames humanitaires. Entre 2014 et 2016, les pays de l’UE ont pris en charge 48 % des 6,7 millions de demandes d’asile au niveau mondial, selon les données du CESP.

Mais l’un des éléments le plus souvent exploité par certains groupes politiques est également mis en lumière par le CESP : “On a toujours la nette impression que l’immigration est mal gérée”. Cette perception paraît effectivement justifiée à la lumière des diverses tentatives manquées de l’UE, qui ne parvient pas à élaborer une politique commune sur l’immigration et l’asile.

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*L’Espagne est devenue en 2018 la première porte d’entrée des migrants en Europe. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, 23 751 personnes sont arrivées dans le pays par la Méditerranée entre le 1er janvier et le 5 août, soit plus que durant toute l’année 2017.

Cet article a été publié dans sa version originale le 06/08/2018.

Les tensions montent à la veille d’une réunion extraordinaire sur la migration

Les tensions montent à la veille d’une réunion extraordinaire sur la migration

L’invitation de Jean-Claude Juncker à une poignée de dirigeants européens pour un mini-sommet informel le 27 juin soulève plus de questions que la réunion ne pourra en résoudre.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé la tenue d’une « réunion de travail informelle » dimanche 24 juin. Il invite les Premiers ministres grec, italien, maltais, espagnol, autrichien, allemand, français et bulgare. Le but de la réunion, selon lui, est de travailler à des solutions européennes sur la migration et l’asile en vue du sommet européen des 28 et 29 juin.

Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a dit avoir accepté l’invitation sur Twitter.

La Grèce, l’Italie, Malte et l’Espagne sont considérés comme des « pays de première ligne », puisqu’ils sont exposés plus que les autres à l’arrivée de migrants depuis la Méditerranée. Ils n’attendent qu’une chose : conclure un accord qui allègera leur fardeau.

C’est aussi le cas d’Angela Merkel, la chancelière allemande, à qui l’allié conservateur bavarois, l’Union chrétienne sociale (CSU), a donné deux semaines pour trouver une solution paneuropéenne à la crise migratoire. Cet ultimatum sur la migration menace de faire s’effondrer une coalition gouvernementale formée il y a à peine trois mois.

Quant à Emmanuel Macron, le président français, il appelle aussi de ses vœux un accord rapide sur la migration, afin de permettre aux dirigeants de se concentrer sur les réformes de la zone euro.

Pourtant, les tensions sur les questions de migration ne cessent de monter entre la France et l’Italie, surtout depuis que le nouveau gouvernement a pris ses fonctions et que le chef de file du parti d’extrême droite la Ligue du nord, Matteo Salvini, est devenu ministre de l’Intérieur.

Conte et Macron lissent leurs différends après la tempête

Réunis à Paris, Emmanuel Macron et Giuseppe Conte, le nouveau président du conseil des ministres italien, ont fait montre d’amitié et de coopération après une semaine de déclarations acides au sujet de l’Aquarius.

 

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a déclaré le 21 juin qu’une première version d’accord européen avait été supprimée suite à un désaccord avec Angela Merkel.

La déclaration éliminée contenait des éléments clés dont la chancelière a besoin pour apaiser le CSU et son leader, Horst Seehofer, qui est aussi son ministre de l’Intérieur. Mais Rome s’oppose aux dispositions selon lesquelles les demandeurs d’asile devront être renvoyés dans le pays où ils ont été enregistrés pour la première fois : souvent l’Italie.

Ces cinq dernières années, l’Italie a accueilli quelque 650 000 bateaux de migrants, alimentant ainsi le sentiment anti-immigration et la montée de l’extrême droite, qui se retrouve au gouvernement depuis un mois.

Giuseppe Conte, qui a menacé de ne pas se rendre à Bruxelles dimanche si l’ébauche d’accord n’était pas modifiée, s’est entretenu avec Angela Merkel le 21 juin.

La crise politique à Berlin menace les projets d’Emmanuel Macron

Le président français Emmanuel Macron a volé au secours de la chancelière Angela Merkel en matière de politique migratoire, sachant très bien que la crise politique à Berlin pourrait l’affecter. Un article de notre partenaire, le Tagesspiegel.

Malentendu

« La chancelière a clarifié qu’il y avait eu un malentendu. Le projet de texte publié hier sera enterré », a écrit Giuseppe Conte sur Facebook, ajoutant qu’il se rendrait bel et bien à la réunion.

Autre exemple de la ligne dure du nouveau gouvernement populiste italien : Rome a refusé d’accepter un navire de sauvetage transportant 226 personnes sauvées en mer, lui disant de plutôt se rendre aux Pays-Bas.

Les États membres de l’UE sont coincés dans un véritable bras de fer au sujet de l’immigration depuis 2015, année où plus d’un million de migrants ont atteint les côtes européennes après avoir traversé la Méditerranée. Les données indiquent que depuis le début de l’année 2018, 41 000 personnes sont arrivées par la mer.

Pendant ce temps, les États membres de l’Est continuent de refuser d’accueillir des migrants. Le Premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orbán, a organisé une réunion avec les anciens pays communistes du « groupe de Visegrad » (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie), le 21 juin.

Les quatre pays ont confirmé qu’ils ne participeraient pas aux discussions dimanche.

« Nous comprenons que certains pays aient des difficultés politiques au niveau national, mais cela ne doit pas mener à de la précipitation », a déclaré Viktor Orbán.

Préparations à la hâte

En réalité, les pays de Visegrad n’ont pas été invités. Le 21 juin, la Commission était incapable de dire qui était invité à la réunion, qui avait confirmé sa participation et si les pays européens non invités pouvaient participer.

Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a déclaré que les quatre pays avaient parlé « d’une seule et même voix » sur la question des migrants. « Disons juste que nous n’appartenons pas à ce groupe de pays pro-migrants et que nous ne voulons pas y participer », a-t-il clairement affirmé.

Les quatre pays ont été rejoints par le chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui appelle aussi à une politique migratoire plus stricte.

« Nous avons besoin d’une Europe capable de nous défendre », a-t-il déclaré après la rencontre. « Nous devons renforcer Frontex pour protéger nos frontières extérieures et garantir la liberté à l’intérieur. »

Bruxelles menace de sanctions les pays de Visegrád

La Commission a prévenu qu’elle pourrait sanctionner les États qui ne respectent pas les quotas sur l’accueil des réfugiés en lançant des procédures d’infraction dans les prochains jours.

Une véritable police des frontières

Le projet de conclusions du sommet européen sur la question contient des propositions pour plus de sécurité aux frontières, y compris des contrôles d’identité aux aéroports, dans les gares et sur les routes.

L’agence européenne de protection des frontières, Frontex, serait aussi transformée en une « véritable police européenne des frontières », et serait dotée d’un personnel de 10 000 personnes d’ici à 2020.

Pendant ce temps, les demandeurs d’asile déjà présents dans l’UE seraient « sanctionnés » s’ils ne restent pas dans le pays où ils ont été enregistrés.

L’UE envisage aussi de mettre en place des « plateformes de débarquement » en dehors de l’UE pour traiter les demandes des migrants, selon le projet de communiqué.

https://www.euractiv.fr/section/migrations/news/tensions-build-ahead-of-hastily-prepared-migration-meeting/

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Revue de presse nationale et internationale.

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