Archives pour la catégorie ESPIONNAGE

La Russie détient un Américain suspecté d’espionnage

La Russie détient un Américain suspecté d’espionnage

Moscou – La Russie a arrêté à Moscou un citoyen américain accusé d’espionnage, ont annoncé lundi les services secrets russes du FSB.

L’Américain a été arrêté vendredi « alors qu’il commettait un acte d’espionnage » et une procédure pénale a été ouverte, ont-ils précisé dans un communiqué.

Le nom de l’Américain, tel qu’il est présenté en russe, est Paul Whelan.

Aucun autre détail n’a été fourni dans l’immédiat.

Cette arrestation intervient au moment où la Russie est mise en cause en Occident dans plusieurs scandales d’espionnage.

Parmi ces affaires, l’empoisonnement d’un ancien agent double russe, Sergueï Skripal, et de sa fille en Angleterre, attribué à Moscou pour les responsables britanniques. Le Kremlin a fermement démenti toute implication. L’affaire a provoqué une grave crise diplomatique.

Même chose pour l’affaire concernant la Russe Maria Butina, arrêtée en juillet dernier à Washington et inculpée pour « complot » en vue de « promouvoir les intérêts de la Russie », ce pour quoi elle a plaidé coupable. Le Kremlin a qualifié ces accusations d' »infondées ».

(©AFP / 31 décembre 2018 09h44)

https://www.romandie.com/news/La-Russie-d-tient-un-Am-ricain-suspect-d-espionnage/983744.rom

Publicités

Des espions anglais ont -il infiltré la campagne de Bernie Sanders ?

Des espions anglais ont -il infiltré la campagne de Bernie Sanders ?


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 13 décembre 2018

The Integrity Initiative, une pseudo-ONG britannique chargée de mener une opération de propagande anti-russe, a récemment été démasquée. En creusant davantage, on a découvert une opération beaucoup plus large. Elle semble impliquer un espion britannique, une taupe insérée dans la campagne électorale de Bernie Sanders.

Il y a trois semaines, des propositions budgétaires internes et des listes de membres de Integrity Initiative ont été postées anonymement sur un site Web. Nous avons discuté de cela en détail sous le titre “Le gouvernement britannique mène des campagnes secrètes de calomnie anti-russes” :

En 2015, le gouvernement britannique a lancé une opération secrète visant à insérer de la  propagande anti-russe dans les médias occidentaux. Nous avons déjà vu de nombreuses conséquences de ce programme et de programmes similaires conçus pour discréditer quiconque ne suit pas la ligne anti-russe du gouvernement. La campagne de calomnie, contre Donald Trump, sur la «collusion russe» , basée sur le dossier Steele, était également une opération essentiellement britannique, mais semble faire partie d’un projet différent.

Integrity Initiative crée des «cellules» ou des groupes de contact composés de journalistes de confiance, de personnels militaires, d’universitaires et de lobbyistes dans des pays étrangers. Ces personnes reçoivent des alertes via les médias sociaux pour prendre des mesures lorsque le centre britannique en ressent le besoin.

Les documents divulgués par Integrity Initiative ont depuis été confirmés comme authentiques. Des détails plus pertinents ont continué à émerger :

Nous avons à peine effleuré la surface, de ce que sont Integrity Initiative et leur projet. Partout où nous regardons, nous trouvons des liens vers ce que l’on pourrait appeler «l’état profond», y compris, mais sans s’y limiter (et de loin), l’Institute of Modern Russia, la 77ème brigade, l’Initiative de guerre de l’information, Prop or Not et un tas d’autres organisations qui, sous couvert de nous protéger contre la désinformation, s’avèrent mener des opérations de désinformation secrètes via les médias institutionnels et les médias sociaux.

Integrity Initiative et son organisation mère, l’Institute for Statecraft, sont enregistrés en tant qu’organisme de bienfaisance écossais logé dans une usine désaffectée. L’usine appartient à l’un des directeurs de l’institut, Daniel Lafayeedney, qui était membre du SAS et, plus tard, du renseignement militaire britannique.

Le gouvernement britannique a confirmé avoir versé 2,2 millions de livres sterling à Integrity Initiative, mais il a refusé de révéler “la nature et le but” des fonds pour des motifs de “sécurité nationale”. Il a également confirmé que trois des employés de Integrity Initiative sont membres des forces armées britanniques.

La BBC a rendu compte de l’organisation mais, après s’être entretenue avec le gouvernement, elle a complètement changé l’histoire originale.

Plusieurs tweets émis par le compte Twitter de Integrity Initiative étaient dirigés contre le parti travailliste et son chef, Jeremy Corbyn :

Un tweet cite un article de journal qualifiant Corbyn d ‘ “idiot utile”, et poursuit en disant : “son anti-occidentalisme viscéral et public a aidé la cause du Kremlin, aussi sûrement que s’il avait secrètement colporté des ragots de Westminster pour de l’argent.”

Les députés travaillistes du Parlement britannique ont demandé pourquoi le contribuable paierait pour de tels tweets. Dans sa réponse, le gouvernement a essayé de prétendre qu’il n’avait rien à voir avec les tweets. Mais l’utilisation du compte Twitter de Integrity Initiative pour diffuser de la propagande faisait explicitement partie de la proposition de budget et la députée travailliste Emily Thornberry continue de poser des questions détaillées :

Emily Thornberry @EmilyThornberry-18: 15 utc-12 Dec 2018

Récemment, à la Chambre des communes, j’avais demandé à Alan Duncan pourquoi l’argent des contribuables avait été utilisé par la soi-disant ‘Integrity Initiative’ pour diffuser des attaques politiques à partir de son site Twitter (1/2).

Il a insisté sur le fait que le financement par le FCO [Foreign Office] ne soutenait pas l’opération Twitter de Integrity Initiative, ce qui soulève des questions intéressantes. Voir ma lettre de ce soir demandant des réponses (2/2).

Le fait que le gouvernement britannique finance secrètement une “organisation non gouvernementale” pour propager sa propagande contre son opposition est une affaire sérieuse.

Mais le problème va beaucoup plus loin. L’ancien ambassadeur britannique Craig Murray vient de publier une bombe qui relie Integrity Initiative à une opération d’espionnage beaucoup plus importante : l’infiltration des services de sécurité Britanniques et l‘Institute for Statecraft :

[..] J’ai appris à quel point il était hautement improbable que le boute-feu provocateur de gauche, Simon Bracey-Lane, se trouvait être en vacances aux États-Unis, avec de l’argent disponible pour se financer quand il est tombé sur la campagne de Bernie Sanders

Au début de 2016, Simon Bracey-Lane avait déclaré soutenir Corbyn et avait travaillé comme “volontaire” pour la campagne de Bernie Sanders où il était devenu un “organisateur sur le terrain à part entière” :

Bracey-Lane a gravi les échelons de la campagne de Sanders, mais les règles de l’immigration l’empêchaient d’être payé. Cependant, il s’est engagé à suivre la campagne jusqu’au bout, tout en utilisant ses propres économies pour couvrir les frais de base.

Simon Bracey Lane – via Daily Mailagrandir

Murray continue :

 En effet, c’est pour le moins très intéressant qu’un an plus tard, Bracey-Lane, l’homme de gauche «soutien de Corbyn et Sanders»  organise un événement d’extrême-droite, intitulé «La Guerre froide jadis et aujourd’hui»,  pour le compte du crypto-néocon Institute for Statecraft, au cours duquel un groupe totalement fanatisé de militaires britanniques, de nationalistes de l’OTAN et d’Ukraine, a vanté les vertus du réarmement contre la Russie. Il ne semblerait pas non plus probable que Bracey-Lane puisse être associé à Integrity Initiative.

En fouillant dans les données de cette société «caritative écossaise», et après quelques appels téléphoniques, j’ai découvert que l’Institut for Statecraft était situé dans le sous-sol du 2 Temple Place, à Londres. Ce n’est pas n’importe quel sous-sol – c’est le sous-sol de l’ancien manoir londonien de William Waldorf Astor, un bâtiment étonnant. En bref, il s’agit peut-être du sous-sol le plus cher de Londres.

Ce qui est intéressant parce que les comptes de l’Institute for Statecraft déclarent qu’il n’y a pas de personnel permanent et ne montrent rien pour le loyer, les services publics ou les frais de bureau. En fait, je comprends que le loyer est payé par le ministère de la Défense.

Après avoir appris où l’Institute for Statecraft se planquait, j’ai informé le journaliste Kit Klarenberg de Sputnik Radio pour qu’il aille le vérifier physiquement. Ce que Kit a fait. Mais il a été éjecté de manière agressive par le célèbre partisan de Corbyn et Sanders, Simon Bracey-Lane. Il semble plutôt étrange que notre héros de gauche soit profondément ancré dans une organisation qui lance des attaques de trolls contre Jeremy Corbyn.

Même si Craig Murray ne prétend pas que Simon Bracey-Lane est une taupe des services secrets britanniques qui a espionné la campagne de Bernie Sanders, l’idée ne semble pas trop éloignée. Integrity Initiative a été lancée en 2015. Bracey-Lane a infiltré la campagne Sanders au début de 2016.

Nous savons que les services de renseignement britanniques ont été fortement impliqués dans l’opération contre Trump. Christopher Steele, un «ancien» officier du MI6, a écrit le faux dossier calomnieux sur les relations présumées de Trump avec la Russie. Sergej Skripal a été lui aussi “novichocké”, probablement après avoir menacé de dénoncer l’opération. “Assurez-vous que Clinton soit élue” était probablement l’ordre que le gouvernement britannique avait donné. Ses services ont échoué.

Nous apprenons maintenant que d’autres opérations étaient en cours concernant Sanders et également Jeremy Corbyn. Craig Murray semble en avoir appris plus et promet de le dire dans une prochaine livraison. Plusieurs autres personnes approfondissent la question et on peut s’attendre à ce que cela devienne un scandale encore plus grave.

La campagne anti-russe des anglo-saxons, dont fait partie Integrity Initiative, semble viser un objectifs beaucoup plus large que la Russie. Il est utilisé pour contrer, par la censure, toutes les opinions importunes qui vont à l’encontre du récit concocté par «l’État profond». Il est utilisé pour saper l’opposition politique à ses projets au pays et à l’étranger. Et, comme le dit Murray, nous pouvons nous attendre à ce que cela devienne encore plus sordide à mesure que cela avance.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/des-espions-anglais-ont-il-infiltre-la-campagne-de-bernie-sanders

 

Les Cinq Yeux contre Huawei

Les Cinq Yeux contre Huawei

+

Washington a demandé à Ottawa l’arrestation de Meng Wanzhou et son extradition. La jeune femme est directrice financière et fille du fondateur de Huawei, le géant chinois des télécoms. Elle a été arrêtée le 6 décembre 2018 au Canada.

La guerre entreprise par Washington contre Huawei a une raison profonde et quantité de justifications de façade.

Le fond du problème, c’est que la firme chinoise utilise un système de cryptage qui empêche la NSA d’intercepter ses communications. De nombreux gouvernements et services secrets dans le monde non occidental ont commencé à s’équiper exclusivement de matériels Huawei afin de protéger la confidentialité de leurs communications.

Les justifications de façade sont alternativement de vol de propriété intellectuelle, de commerce avec l’Iran et la Corée du Nord, et de violer les règles de la concurrence en bénéficiant de subventions nationales.

Les États membres du système d’espionnage électronique des Cinq Yeux —Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni— ont commencé à exclure Huawei de leurs appels d’offre.

http://www.voltairenet.org/article204253.html

Les Emirats gracient un Britannique condamné pour espionnage, Londres reconnaissant

Les Emirats gracient un Britannique condamné pour espionnage, Londres reconnaissant

Une photo non datée du doctorant britannique Matthew Hedges et de sa femme, en un lieu non précisé, fournie par sa famille le 11 octobre via l’ONG Detained in Dubai / © DETAINED IN DUBAI/AFP/Archives / –

Les Emirats arabes unis ont gracié lundi un doctorant Britannique, Matthew Hedges, moins d’une semaine après l’avoir condamné à la perpétuité pour espionnage, une décision saluée immédiatement par Londres.

La condamnation de ce ressortissant britannique avait suscité choc et stupéfaction à Londres, un allié clé des Emirats.

M. Hedges est l’un des 700 prisonniers graciés par le président émirati à l’occasion de la fête nationale.

« Une grâce présidentielle a été décidée avec effet immédiat par cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, président des Emirats arabes unis », a indiqué le ministère des Affaires présidentielles, dans un communiqué.

Arrêté à l’aéroport de Dubaï le 5 mai, Matthew Hedges, âgé de 31 ans et doctorant à l’université de Durham (nord-est de l’Angleterre), avait été condamné mercredi dernier à la perpétuité par le tribunal fédéral d’Abou Dhabi pour espionnage au profit d’un pays étranger.

Selon son épouse Daniela Tejada, Matthew Hedges faisait des recherches sur la politique étrangère et interne des Emirats en matière de sécurité après le Printemps arabe de 2011. Il y avait vécu « plusieurs années » avant de revenir au Royaume-Uni en 2015, a-t-elle affirmé.

« M. Hedges sera autorisé à quitter les Emirats arabes unis une fois les formalités accomplies », ont précisé les autorités sans donner davantage de précisions.

Cette grâce a été décidée en réponse à une lettre de la famille de M. Hedges transmise par les autorités britanniques, a indiqué un responsable émirati, Jaber al-Lamki, lors d’une conférence de presse.

Le responsable a toutefois diffusé une vidéo présentée comme contenant une confession de M. Hedges avouant être un agent des services secrets britanniques. Il « est à 100% un agent des services secrets et a été reconnu coupable d’espionnage », a insisté le responsable en affirmant que M. Hedges avait avoué ces faits.

– « folle de joie » –

Photo d’un responsable émirati, Jaber al-Lamki, annonçant la grâce du britannique Matthew Hedges, condamné à perpétuité pour espionnage, durant une conférence de presse à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, le 26 novembre 2018 / © AFP / KARIM SAHIB

La femme du doctorant, Daniela Tejada, qui a pour la dernière fois vu son mari le jour de sa condamnation, s’est dite « absolument folle de joie ».

Interrogée sur la BBC sur les accusations d’espionnage portées contre son mari, elle a répondu: « Au fond de mon coeur, je sais qu’il n’est pas » un espion. Mais « si c’est ce qu’il faut pour le ramener, je me réjouis de la nouvelle », a-t-elle ajouté.

« Malgré notre désaccord avec les accusations, nous sommes reconnaissants au gouvernement des Emirats arabes unis pour avoir résolu le problème rapidement », a réagi le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, sur Twitter.

Le ministre émirati des Affaires étrangères, Anwar Gargash, a affirmé que cette grâce allait permettre aux deux pays de se concentrer de nouveau au développement des relations bilatérales.

« Ca a toujours été le souhait des Emirats arabes unis de voir cette affaire résolue au travers des canaux de discussion établis dans le cadre de notre partenariat de longue date. C’était une affaire simple qui est devenue inutilement complexe malgré les grands efforts des Emirats arabes unis », a déclaré le ministre dans un communiqué.

Mercredi, la Première ministre britannique Theresa May s’était déclarée « profondément déçue » par le jugement, ajoutant que son gouvernement allait continuer à intervenir auprès des autorités émiraties.

Les autorités émiraties avaient réagi le lendemain en affirmant être « déterminés à protéger leur relation stratégique avec un allié clé ».

(©AFP / (26 novembre 2018 10h45)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Les-Emirats-gracient-un-Britannique-condamn-pour-espionnage-Londres-reconnaissant/974117.rom

L’UE créée sa propre école d’espionnage

L’UE créée sa propre école d’espionnage

+

Dans le cadre de la Politique européenne de Sécurité et de Défense commune (PESD), l’Union européenne dispose d’un petit service de Renseignement, dépendant de la haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini. Cette unité se limiterait à produire des notes de synthèse sur la base de données satellitaires, mais ne disposerait pas de capacités d’espionnage humain.

L’Union, qui dispose désormais d’un programme à la carte de Coopération structurée permanente (PESCO). Celui-ci, bien que prévu par le Traité de Lisbonne, n’est entré en vigueur qu’en 2017. Il s’agit de créer des capacités communes alors même qu’il n’y a pas d’armée européenne. La Pesco ne fonctionne pas au consensus, mais selon un système complexe de majorité qualifié qui donne un pouvoir de veto au couple franco-allemand.

C’est dans ce cadre que les États membres de l’Union européenne, sauf le Danemark, Malte et le Royaume Uni, ont décidé le 19 novembre 2018, la création d’une école d’espionnage, basée à Chypre et sous direction grecque.

Cette initiative intervient alors que le Royaume-Uni quitte d’Union. Jusqu’ici Londres avait bloqué ce projet car il entend conserver ses agences de Renseignement dans le cadre des « Cinq yeux » (Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni) et non pas de l’Union européenne.

Les différents États membres devront donc surmonter leur culture nationale pour mettre leurs méthodes en commun. Ce processus sera d’autant plus difficile que certains États considèrent qu’une école basée à Chypre se trouvera particulièrement observée par le Royaume-Uni, la Turquie, Israël et la Russie.

http://www.voltairenet.org/article204027.html

Londres « choqué » par la condamnation d’un Britannique aux Emirats, menace de « répercussions »

Londres « choqué » par la condamnation d’un Britannique aux Emirats, menace de « répercussions »

Londres – Le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt s’est dit « profondément choqué » par la condamnation mercredi à la prison à perpétuité du Britannique Matthew Hedges par le tribunal fédéral d’Abou Dhabi, pour espionnage au profit d’un pays étranger.

« Je suis profondément choqué et déçu par le verdict d’aujourd’hui », a réagi le ministre dans une déclaration transmise à l’AFP, dans laquelle il met en garde contre les répercussions de cette affaire sur les relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis.

La Première ministre britannique Theresa May s’est également déclarée « profondément déçue », ajoutant que son gouvernement allait continuer à intervenir auprès des autorités émiraties, lors d’une séance de questions devant le Parlement.

Jeremy Hunt a affirmé avoir « clairement signifié à maintes reprises que la gestion de ce cas par les Émirats arabes unis aurait des répercussions sur les relations entre nos deux pays qui doivent reposer sur la confiance ». « Je regrette d’en arriver à cette position et exhorte les Émirats à reconsidérer le cas », a-t-il ajouté.

« Ce verdict n’est pas ce que nous attendions d’un ami et partenaire de confiance du Royaume-Uni et va à l’encontre des assurances reçues », a souligné le chef de la diplomatie britannique, qui a rappelé avoir évoqué le cas de Matthew Hedges avec le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed.

« J’ai personnellement soulevé le cas de Matthew Hedges au plus haut niveau du gouvernement des Émirats arabes unis, en particulier pendant ma visite à Abou Dhabi le 12 novembre. A cette occasion, j’ai parlé avec le prince héritier Mohammed ben Zayed et le ministre des Affaires étrangères Abdullah Ben Zayed », a précisé le ministre.

« Nos services consulaires sont en contact étroit avec Matthew Hedges et sa famille. Nous allons continuer à faire tout notre possible pour le soutenir », a ajouté M. Hunt.

(©AFP / 21 novembre 2018 13h28)

https://www.romandie.com/news/Londres-choqu-par-la-condamnation-d-un-Britannique-aux-Emirats-menace-de-r-percussions_RP/973049.rom

Espionnage et cybersécurité : des dizaines d’agents de la CIA arrêtés ou exécutés… sur simple clic Google !

Info

© TV5MONDE

Au moins 30 agents « neutralisés », des dizaines d’autres démasqués. La CIA a payé un lourd tribut au renseignement entre 2009 et 2013. L’Agence américaine possédait des serveurs de communication « cachés » sur Internet. Les services iraniens et chinois avaient trouvé la « formule magique » pour récupérer leurs adresses. Explications

dans

L’information n’est révélée qu’aujourd’hui par deux journalistes de Yahoo News, Zach Dorfman and Jenna McLaughlin, mais elle reste énorme par ses conséquences. L’affaire s’est déroulée entre 2009 et 2013 : un système de communication par serveur Internet de la CIA, utilisé par des agents infiltrés à l’étranger, a été compromis durant toute cette période par les renseignements iraniens, puis chinois. Des dizaines d’agents et de sources ont été démasqués en Iran et enfermés, 30 autres ont été exécutés en Chine. Le système pour permettre les échanges via Internet était basé sur le principe du « web caché », ce qui pour une agence de renseignement frise l’amateurisme le plus complet.

Une requête Google pour faire « apparaître » l’adresse du serveur

Le principe que la CIA avait décidé d’appliquer pour permettre à des agents en Iran ou en Chine d’échanger des informations était le suivant : des serveurs web étaient activés de façon temporaire, et pas indexés pour n’être affichables par le moteur de recherche Google qu’avec une certaine méthode et certains mots clés dans la recherche avancée. Ce que le spécialiste en cybersécurité Philippe Laquet résume par la sentence suivante : « C’était une sorte de « formule magique » dans la barre de recherche google, ce qu’on appelle un « dork », pour pouvoir rechercher les seveurs non indexés ».

Ces serveurs permettaient à des sources à l’étranger d’échanger avec la CIA après avoir tapé la requête avancée Google leur donnant un lien url (adresse du serveur web) sur lequel ils venaient se connecter. Une fois les échanges effectués, le serveur était désactivé et d’autres pouvaient s’activer temporairement dont l’adresse différente était néamoins toujours récupérable via cette fameuse méthode de recherche avancée sur le moteur Google. « Quiconque utilisait la « formule magique » de recherche pouvait retrouver les dits serveurs », précise le cyberspécialiste.

En 2009, un agent double iranien  a utilisé l’un de ces sites web temporaire. Les services dont il dépendait en Iran ont très vite compris la méthode utilisée, ce qui leur a permis de trouver d’autres sites web d’échanges entre la CIA et ses sources…
Et C’est ainsi que la plupart des sources de la CIA en Iran ont été identifiées et arrêtées en 2011.

Des serveurs utilisés par la Chine

Ces accès aux serveurs de communication avec les sources de la CIA à l’étranger n’ont pas seulement permis les arrestations iraniennes, bien que les services iraniens les aient utilisé aussi pour se rapprocher d’agents américains afin de les recruter comme agents double. Entre 2011 et 2012, la Chine a elle aussi accédé à ces serveurs web temporaires afin d’identifier les sources ou agents américains utilisant ce système, ce qui a mené — selon les confidences reçues par les journalistes de Yahoo news — à l’exécution de 30 personnes par le gouvernement. Il est possible que les services iraniens aient partagé des informations avec les services chinois, que ce soit sur l’identité de sources en Chine ou en leur donnant la méthode utilisée pour trouver les adresses de serveurs. Les 11 anciens responsables de l’agence américaine de renseignement (et d’anciens proches du gouvernement américain) qui ont parlé aux journalistes de Yahoo news estiment qu’il est possible que la compromission ait été mondiale. La CIA aurait probablement été forcée de retirer ses agents présents dans le monde entier.

Comment la CIA a-t-elle pu imaginer permettre à des agents exposés à l’étranger de communiquer par des serveurs web repérables grâce à une simple recherche avancée dans Google ? Le mystère à ce niveau là reste entier…

https://information.tv5monde.com/info/espionnage-et-cybersecurite-des-dizaines-d-agents-de-la-cia-arretes-ou-executes-sur-simple-clic

L’Élysée et le « Gladio B », par Thierry Meyssan

L’Élysée et le « Gladio B », par Thierry Meyssan

Publié par Brujitafr sur 28 Octobre 2018, 07:05am

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE

Note de Soverain : Soverain a publié il y a quelques mois un dossier sur l’existence et le rôle du réseau Gladio. Consulter notre dossier sur l’impérialisme américain de l’historien Anton Chaitkin ! Nous sommes, tous à Soverain, au courant de la réputation sulfureuse de Thierry Meyssan, mais l’article est intéressant et mérite de s’y attarder quelques instants. 

Article de Thierry Meyssan publié sur le Réseau Voltaire

Durant la Guerre froide, les États pro-US ont connu un sanglant précédent de répression illégale et secrète. S’il est clair que ce système a été progressivement démantelé en Europe, il ne s’est jamais interrompu au « Moyen-Orient élargi » mais s’y est transformé. Les agissements de l’Élysée dans le cadre de l’affaire Benalla, laissent entrevoir la possibilité que cette histoire ne soit pas finie.

Bien que tout le monde ait vu Alexandre Benalla escorter un peu partout le président de la République, il n’était aucunement chargé de sa sécurité. Mais qu’elle était donc sa fonction ?

Bien que tout le monde ait vu Alexandre Benalla escorter un peu partout le président de la République, il n’était aucunement chargé de sa sécurité. Mais qu’elle était donc sa fonction ?

Qui est Alexandre Benalla ?

Révélée par Le Monde, l’affaire Benalla a laissé apercevoir ce qui se passe dans les coulisses de l’Élysée. Un collaborateur d’Emmanuel Macron est un voyou qui, se faisant passer pour un policier, est allé tabasser deux manifestants le 1er mai dernier, muni d’un brassard de police et d’une radio interne de la police. Il bénéficiait de « copinages malsains », selon l’expression du préfet Michel Delpuech. Cet aspect des choses fait désormais l’objet d’une enquête judiciaire où 5 personnes sont mises en examen. Elle est doublée d’une enquête administrative de l’Inspection générale (IGPN).

Il se trouve que, loin d’être un vague collaborateur, ce voyou n’était autre que le « directeur adjoint du cabinet du président de la République ». Il escortait son patron en de très nombreuses occasions, aussi bien publiques que privées et disposait du double des clés de sa résidence secondaire. Un permis de port d’armes permanent lui avait été octroyé en raison de sa fonction (laquelle exactement ?). Une voiture de fonction avec de super-gyrophares lui avait été attribuée (par qui ?). Il détenait une carte d’accès à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, un passeport diplomatique, et une accréditation Secret-Défense (pourquoi ?).

Selon les syndicats de policiers déposant sous serment devant la Mission d’information sénatoriale, ce voyou du président inspirait la « terreur » aux policiers. Il n’hésitait pas à menacer et à injurier de hauts gradés de la police et de la gendarmerie auxquels il se permettait de donner des ordres. Il se rendait à des réunions au ministère de l’Intérieur et à la préfecture de police accompagné de « barbouzes ». Il recrutait des « vigiles » pour l’Élysée. —Toutes imputations fermement démenties par le cabinet du président de la République—.

Le président Macron a déclaré avoir été « trahi » par Alexandre Benalla et l’avoir sanctionné de quinze jours de suspension avec interruption de son salaire et l’avoir réaffecté à un poste moins important. Cependant, pour des raisons « techniques », la sanction financière n’a pas été appliquée. En outre, quelques jours plus tard, en raison du « manque de personnel », le même Benalla accompagnait à nouveau le président comme si de rien n’était. Aucune des personnes chargées de la sécurité présidentielle, ni même le ministre de l’Intérieur, ne s’inquiétèrent de cette proximité persistante, bien qu’ils connaissaient le tabassage du 1er mai.

D’où cette question évidente des parlementaires, constitués en Commissions d’enquête : Alexandre Benalla faisait-il partie d’une police parallèle en gestation, aux seuls ordres du président Macron ?

Il faut bien comprendre que dans le système constitutionnel français, le président de la République n’a aucun pouvoir sur les administrations qui relèvent du seul gouvernement. Sa sécurité est assurée par des fonctionnaires, civils et militaires [1]. Si le président disposait d’un service de sécurité placés sous ses seuls ordres, celui-ci ne pourrait être contrôlé car il bénéficierait de l’« irresponsabilité » accordée au président pour la durée de son mandat.

Après six jours de mutisme, le président de la République s’est adressé à ses fidèles réunis pour une soirée. Oubliant que même ses soutiens se posent des questions, il les a mobilisés contre ses ennemis qui lui cherchent des poux dans la tête. Il a déclaré avoir été trahi par son directeur-adjoint de cabinet. Il a revendiqué être le seul chef et par conséquent le seul « responsable » de cette erreur de casting (en réalité, le seul auteur de cette erreur).

Cette prise de parole était très belle et touchante. Mais elle ne répond pas à la question posée.

Surtout, elle fait obstacle au travail des parlementaires en dispensant les personnalités auditionnées de répondre en détail, puisque seul le président est —ou plutôt sera à l’issue de son mandat— « responsable ». Circulez, il n’y a rien à voir !

Les parlementaires avaient déjà été ébranlés par une déclaration sous serment du directeur de l’ordre public de la préfecture de police, Alain Gibelin, contredisant les déclarations de l’Élysée… avant de rectifier lui-même son propos le lendemain ; puis par les contradictions entre la description officielle du poste d’Alexandre Benalla et les motifs figurant sur son arrêté préfectoral de port d’armes ; ou encore par la déclaration de l’Élysée qu’il ne disposait pas d’appartement de fonction contredite par sa déclaration fiscale de changement d’adresse le 9 juillet dans la caserne du Quai Branly.

Sans parler du vol de vidéos de surveillance à la préfecture de police de Paris par des policiers agissant pour le compte d’Alexandre Benalla ; vidéos qui aboutirent une journée complète à l’Élysée où de nombreux collaborateurs les visionnèrent.

L’hypothèse du « Gladio B »

Nous avons publié dans ces colonnes que la mission de Monsieur Benalla était de créer un équivalent français de l’US Secret Service intégrant à la fois la fonction de protection du président et de lutte contre le terrorisme [2] ; une information aujourd’hui largement reprises par nos confrères sans nous citer.

Le ministre de l’Intérieur, qui a déclaré ne rien connaître de cette affaire, est persuadé que la refonte des services de sécurité de l’Élysée ne visait pas à les faire échapper aux hiérarchies traditionnelles. On espère qu’il ne s’est pas laissé intoxiquer sur ce sujet là aussi.

Cependant, on se souvient que, durant la Guerre froide, les États-Unis et le Royaume-Uni avaient créés dans l’ensemble des États alliés un service pour lutter contre l’influence soviétique à l’insu des institutions nationales. Ce système est connu des historiens sous le nom de stay-behind et du grand public sous celui de sa branche italienne, le Gladio. Dans le monde entier, il était géré conjointement par la CIA et le MI6, via la Ligue anti-communiste mondiale (WACL) [3], sauf en Europe où il fut rattaché à l’Otan [4].

Les principaux responsables opérationnels de ce réseau stay-behind (c’est-à-dire apte à entrer dans la clandestinité en cas d’invasion soviétique) étaient d’anciens responsables de la répression nazie. Si les Français savent que le capitaine de la SS et chef de la Gestapo à Lyon, Klaus Barbie, est ainsi devenu le responsable du réseau stay-behind en Bolivie contre Che Guevara, ils ignorent par exemple que le préfet de police de Paris, le collaborationniste Maurice Papon, qui massacra une centaine d’Algériens le 17 octobre 1961, était un des responsables du réseau en France contre le FLN [5]. Ici, à Damas où je réside, on se souvient d’un autre officier SS et directeur du camp de Drancy, Alois Brunner, qui fut placé comme conseiller des services secrets syriens par la CIA et le MI6 pour empêcher que le pays ne bascule dans le camp soviétique. Il fut arrêté par le président Bachar el-Assad dès son accession au pouvoir.

En France, lorsque le stay-behind se retourna contre la France accusée de lâcher l’Algérie aux Soviétiques, organisa le coup d’État de 1961 et finança l’OAS (Organisation de l’Armée secrète), le président De Gaulle en récupéra certains agents pour former une milice contre la milice : le SAC (Service d’action civique) [6].

Malgré les apparences, il ne s’agit pas là de si vieilles histoires que cela : le monde politique comporte toujours des personnalités ayant appartenu au réseau stay-behind ; par exemple, l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, fut le chef du Gladio au Luxembourg [7].

Le premier secrétaire général d’« En marche ! », Ludovic Chaker, serait un agent de la DGSE. Par hasard, il avait engagé comme garde du corps pour le candidat Macron un ami de Jawad Bendaoud, le « logeur de Daesh ». Il est aujourd’hui chargé de mission à l’Élysée où il « double » la task force anti-terroriste du préfet Bousquet de Florian.

Bien sûr, au XXIème siècle, on ne torture et on n’assassine plus comme jadis, on se contente de discréditer les gêneurs par voie de presse. Surtout il n’y a plus d’Union soviétique, donc plus de réseau stay-behind. Mais le personnel dont on disposait et qui s’était renouvelé a dû être recasé. Quantité d’éléments attestent que ces agents ont d’abord conduit le jihad contre les Soviétiques en Afghanistan, puis aujourd’hui contre la Russie [8], au point d’être désignés par le FBI sous l’appellation de Gladio B [9]. L’efficacité de ce réseau au « Moyen-Orient élargi » durant les 17 dernières années n’est plus à démontrer.

Précisément, la question de la lutte contre le terrorisme —ou de sa manipulation— dépendait aux États-Unis du Secret Servicedont l’Élysée préparait une réplique. Étrangement la task forceélyséenne anti-terroriste, dirigée par le préfet Pierre de Bousquet de Florian, est déjà doublée par une « cellule » confiée à un chargé de mission auprès du chef d’état-major du président, l’amiral Bernard Rogel. Selon L’Opinion, ce chargé de mission, Ludovic Chaker —qui a fait engager Benalla— est un « ancien » agent de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) [10].

Il ne s’agit pas de comparer Alexandre Benalla à Maurice Papon, mais de s’interroger sur la possibilité qu’il soit un élément d’une force de répression illégale en cours de (re)constitution en Europe.

Qui a déclenché l’affaire Benalla ?

Il est extrêmement clair, qu’en l’absence de plainte des victimes de Monsieur Benalla et vu la difficulté de le reconnaître sur les vidéos de ses exactions, cette affaire n’est pas spontanément devenue publique.

L’ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, vient de s’installer à Bruxelles avec la mission de « faire sauter Emmanuel Macron et Angela Merkel comme dans un jeu de quilles »

Les personnes qui l’ont fait éclater devaient être très bien informées, aussi bien sur Alexandre Benalla que sur la confusion régnant à l’Élysée. Cependant leur statut officiel les contraignait à la discrétion. On pense immédiatement à des responsables de la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) ou de la direction du Renseignement et de la Sécurité de la Défense (DRSD).

Il n’est pas impossible que des policiers aient donné à Alexandre Benalla les attributs de police qu’il usurpait le 1er mai. Il serait alors tombé dans un piège [11].

Nous ne sommes plus dans la même situation qu’au cours de la Guerre froide et de la guerre d’Algérie. Cette affaire n’a rien à voir avec le SAC. Le président Macron ne cherchait pas à protéger le pays d’une milice en violant lui aussi la loi. Nous sommes au contraire dans une situation d’affrontement entre d’un côté l’alliance Russie-États-Unis et de l’autre l’État profond anglo-saxon qui se déchaîne contre le président Trump.

Références : 

[1] Durant les périodes de cohabitation entre une président et un Premier ministre de formations politiques opposées, la sécurité du président a été exclusivement assurée par des gendarmes afin de ne pas révéler au Premier ministre ce que faisait le président.

[2] « La mission d’Alexandre Benalla », Réseau Voltaire, 22 juillet 2018.

[3] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[4] Secret Warfare : Operation Gladio and NATO’s Stay-Behind Armies, Daniele Ganser, Routledge 2005. Version française : Les Armées Secrètes de l’OTAN, Demi-Lune, 2007. Le stay-behind a fait l’objet de nombreux documentaires, dont en français Les Armées secrètes de l’OTAN, d’Emmanuel Amara pour France-Télévision, ou Au cœur de la Guerre froide : les hommes de l’ombre de Lucio Mollica pour la RTBF. Pour ma part, j’avais écris cet article, il y a une vingtaine d’années : « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[5] « La guerre secrète en France », par Daniele Ganser, Réseau Voltaire, 18 avril 2011.

[6] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir », « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août et 10 septembre 2001.

[7] « Gladio-Luxembourg : Juncker contraint de démissionner », Réseau Voltaire, 10 juillet 2013.

[8] Lire la seconde partie de Sous nos yeux. Du 11-septembre à Donald Trump, Thierry Meyssan, Demi-Lune 2017.

[9] Lire et voir les nombreux ouvrages et documentaires de Sibel Edmonds.

[10] « Ludovic Chaker : un ami de Benalla est « chargé de mission » auprès de l’amiral Rogel (actualisé -2) », Jean-Dominique Merchet, L’Opinion, 26 juillet 2018.

[11] Voir la déposition et la lettre d’Alain Gibelin à la Commission de l’Assemblée nationale et les comparer aux déclarations d’Alexandre Benalla au Monde du 27 juillet.

source

Cyber-espionnage : « Les Émirats collaborent avec des sociétés israéliennes depuis au moins dix ans »

Politique

Cyber-espionnage : « Les Émirats collaborent avec des sociétés israéliennes depuis au moins dix ans »

05 septembre 2018 à 15h37 | Par

L’affaire de la mise sur écoute de certains dirigeants du Qatar par les Émirats arabes unis, via une société israélienne, n’impactera pas à l’avenir leur usage des cybertechnologies, selon Andreas Krieg, spécialiste des questions de sécurité, qui décrypte la politique émiratie en la matière.

Le New York Times a révélé fin août comment les Émirats arabes unis, via une société de cyber-espionnage israélienne, NSO Group, ont placé sur écoute plusieurs citoyens émiratis, ainsi que de nombreux membres de la famille régnante du Qatar, dont l’émir lui-même, sans oublier Mutaib Bin Abdulaziz Al Saoud, rival potentiel de Mohamed Ben Salmane avant la désignation de ce dernier comme prince héritier en 2015.

Andreas Krieg, spécialiste des questions militaires et de sécurité au Moyen-Orient au King’s College de Londres, décrypte pour JA les dessous de l’affaire.

De quand datent ces liens « contre-nature » entre les Émirats et des entreprises israéliennes ?

Les Émirats ont depuis longtemps investi dans la cyber-sécurité et collaborent avec des sociétés israéliennes depuis au moins dix ans. Des entreprises comme NSO sont des poids lourds du marché du cyber-espionnage, de la subversion et du sabotage. Et depuis les Printemps arabes, les Émirats se sont transformés en un État obsédé par la crainte de la dissidence intérieure et des troubles populaires. En tant qu’État policier, les Émirats ont simplement recruté les meilleurs pour parvenir à pénétrer en profondeur la vie privée de ses citoyens.

Les Émirats ne se montreront pas plus gênés à l’avenir, tant c’est un outil puissant d’infiltration et d’influence cachée

Peut-on imaginer que Mohamed Ben Salmane soit complice de la mise sur écoute de son cousin et rival Mutaib ?

Les Émirats font depuis longtemps un usage agressif des cybertechnologies. Récemment, ils ont hacké l’Agence de presse du Qatar pour légitimer les mesures prises contre leur voisin. Il est plausible que les Émirats offrent de tels services à leurs agents et partenaires. Dans le cas de l’espionnage du prince saoudien, il paraît hautement probable que Mohamed Ibn Zayed ait voulu montrer à son protégé Mohamed Ben Salmane qu’il pouvait l’aider. Les Émirats ne se sont jamais gênés d’avoir recours au cyber-espionnage vis-à-vis de leurs voisins et citoyens. Et ils ne se montreront pas plus gênés à l’avenir, tant c’est un outil puissant d’infiltration et d’influence cachée.

NSO n’aurait jamais pu travailler avec les Émirats sans la permission du gouvernement israélien

Quels sont les liens entre NSO et le gouvernement israélien ?

Le développement du secteur high-tech israélien est très fortement lié à l’industrie de la défense israélienne, en particulier celui des technologies de l’information. NSO recrute d’anciens spécialistes de la sécurité d’Israël et maintient d’étroites relations avec le gouvernement. Il s’agit d’une politique délibérée où secteur privé et public partagent informations et équipes. NSO n’aurait jamais pu travailler avec les Émirats sans la permission du gouvernement israélien. Et je suis convaincu que ce partage d’informations avec Israël, qu’il soit volontaire ou non, rend vulnérable les Émirats.

Ce partage peut-il s’analyser à la lumière du rapprochement politique entre les deux pays ?

Mohamed Ibn Zayed et le gouvernement de Benyamin Netanyahou partagent un agenda commun. Ils partagent la peur et la haine de quelque forme d’activisme civil islamique que ce soit. Ils voient tous deux l’islamisme comme la plus grave menace dans la région. En termes d’intérêts et de valeurs, Israël et les Émirats de Mohamed Ibn Zayed ont beaucoup en commun.

Je présume que le gouvernement saoudien actuel a largement bénéficié de ce cyber-espionnage

Comment ceux qui ont été mis sur écoute, et notamment les officiels qataris, peuvent-ils riposter ?

Je ne crois pas que les cibles puissent faire quoi que ce soit. Le cyber-espionnage et le hacking vont de paire avec le déni des responsables. Et c’est pratiquement impossible à tracer, par conséquent il est compliqué d’imaginer une action en justice contre les Émirats. Et je présume que le gouvernement saoudien actuel a largement bénéficié de ce cyber-espionnage. D’ailleurs il perçoit Mohamed Ibn Zayed comme un grand frère, non comme un ennemi.

Révélation : Alexandre Benalla est un agent des services secrets marocains

Révélation : Alexandre Benalla est un agent des services secrets marocains

Publié par wikistrike.com sur 21 Juillet 2018, 11:29am

Catégories : #Politique intérieure

Révélation : Alexandre Benalla est un agent des services secrets marocains

L’affaire du grade du corps «officieux» du président français, Emmanuel Macron, tourne au scandale d’Etat. Licencié pour avoir fait preuve de brutalité dans l’exercice de sa fonction, Alexandre Benalla est, néanmoins, l’illustration même de l’infiltration des plus hautes sphères du pouvoir français par les services des renseignements marocains.

En effet, des sources informées ont révélé à Algeriepatriotique que le déjà ex-chargé de mission auprès du chef de cabinet du président Macron est, en réalité, un agent de la DGED marocaine. Alexandre Benalla a gravi les échelons doucement mais sûrement depuis qu’il fut introduit dans les rouages du Parti socialiste par l’ancienne ministre de l’Education, Najet Vallaud Belkacem, elle-même inféodée à Rabat, aux côtés de Rachida Dati, Myriam Al-Khomri, Audrey Azoulay et bien d’autres.

L’affaire Alexandre Benalla met à nu la stratégie du Makhzen en France et révèle les dessous de l’acharnement des dirigeants français de toutes obédiences – PS, Les Républicains, La République en Marche – à soutenir la monarchie alaouite et à couvrir les frasques et les dépassements de Mohammed VI. C’est que le régime monarchique de Rabat a de tout temps eu un pied dans les plus hautes sphères du pouvoir en France et, depuis quelque temps, au sein de l’Union européenne où il compte de nombreux lobbyistes rémunérés avec l’argent du peuple marocain détourné par la famille régnante prédatrice protégée par Paris.

Les frasques du voyou bombardé «chargé de mission» à l’Elysée mettent Emmanuel Macron dans la gêne. Mais le battage médiatique autour de ce personnage sorti de l’ombre par on ne sait qui, ni pour quel dessein, est sciemment focalisé sur ses exactions et ses excès, mais aucun média français n’a cherché à connaître le secret qui se cache derrière son ascension fulgurante depuis François Hollande jusqu’à Emmanuel Macron qui l’a définitivement pris sous sa protection avant qu’éclate ce scandale.

La France est infestée d’agents secrets marocains qui ont accédé aux fonctions les plus sensibles, jusqu’à avoir accès aux secrets les mieux gardés. Et l’affaire Alexandre Benalla n’est que la partie visible de l’iceberg.

K. B.

Source

http://www.wikistrike.com/2018/07/revelation-alexandre-benalla-est-un-agent-des-services-secrets-marocains.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

 

 

 

Publicités

Revue de presse nationale et internationale.

Publicités