Archives pour la catégorie ESPIONNAGE

Un officier français mis en examen pour trahison

  1. Accueil
  2. France

Un officier français mis en examen pour trahison

Les faits 

Écroué depuis le 21 août dernier, un officier français est soupçonné d’avoir fourni des documents ultrasensibles à la Russie, a indiqué dimanche 30 août le ministère des armées. Si des précédents existent en termes d’inculpation de militaires, ils sont rarissimes et bien souvent très opaques.

  • Marion Lecas, 
  • le 30/08/2020 à 12:09 
  • Modifié le 30/08/2020 à 18:12

Lecture en 2 min.

Un officier français mis en examen pour trahison
Florence Parlydans l’émission « Le Grand Rendez-vous », dimanche 30 août.

« Un officier est sous le coup d’une procédure judiciaire pour atteinte à la sécurité », a déclaré la ministre des armées, Florence Parly, le dimanche 30 août sur l’antenne d’Europe 1. Si elle n’est pas entrée dans les détails de l’affaire, l’officier, un lieutenant-colonel posté en Italie, sur une base de l’Otan, serait soupçonné d’avoir fourni des documents ultrasensibles aux services secrets russes, d’après la radio.

« C’est la France qui a pris l’initiative de cette procédure judiciaire », a indiqué Florence Parly. Le ministère a saisi lui-même la justice, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler un crime ou délit dont elle a connaissance.

L’homme, arrêté par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), a été mis en examen pour « intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation »« collecte d’informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation en vue de les livrer à une puissance étrangère » et « compromission du secret de la défense nationale par une personne dépositaire de ce secret ». Il a été écroué le 21 août, d’après l’Agence France-Presse.i Pourquoi lire La Croix ?+La Croix choisit dans le flot de l’actualité des pépites à mettre en lumière, en privilégiant le recul et l’analyse.

Peu de précédents

« La prudence est impérative dans cette affaire, nuance Jean Guisnel. À ce stade nous n’avons pas d’information, pas de nom, pas même d’indication sur l’armée à laquelle l’individu appartient. Seulement des accusations univoques, sans que le suspect ne puisse se défendre. » Le journaliste, spécialiste des questions militaires, ajoute : « Parfois, après l’effet d’annonce, il ne se passe plus rien, car le dossier est en réalité vide. »À lire aussiQuel risque d’espionnage avec la 5G ?

« En termes d’inculpation de militaires, les précédents sont rarissimes », commente Pierre Servent, auteur et journaliste expert en stratégie militaire. Moins d’une dizaine, au total, depuis la Guerre froide.

Une trahison récente au profit de la Chine

Le cas le plus frappant est celui de Pierre-Henri Bunel, ancien commandant de l’armée de terre. En 1998, cet officier détaché de l’Otan avait fourni aux Serbes de Yougoslavie des documents secret-défense sur les frappes aériennes prévues par l’organisation en cas de non-retrait des troupes serbes du Kosovo.

Il a expliqué avoir voulu éviter « un bain de sang » et il a été condamné, en 2001, à cinq ans de prison, dont trois avec sursis. Avant lui, quatre militaires ou anciens militaires avaient été condamnés pour des faits d’espionnage ou d’intelligence avec une puissance étrangère. « Mais d’autres affaires disparaissent soudainement du champ médiatique et judiciaire, grâce à des arrangements à l’amiable », précise Jean Guisnel.À lire aussiHuis clos au procès d’ex-agents de la DGSE soupçonnés de trahison au profit de la Chine

Lorsque les procès aboutissent, toutefois, « et lorsque les juges sont convaincus du caractère de haute trahison, les peines peuvent être lourdes », reprend Pierre Servent. De fait, lors d’un procès à huis clos, le 10 juillet dernier, deux agents de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) ont été condamnés à douze et huit ans de prison, pour avoir trahi la France au profit de la Chine.

https://www.la-croix.com/France/officier-francais-arrete-atteinte-securite-2020-08-30-1201111376

Le Pentagone publie une liste de compagnies liées selon lui à l’armée chinoise

Le Pentagone publie une liste de compagnies liées selon lui à l’armée chinoise

Par La rédaction -25 juin 2020 à 14 h 40 minPartagerFacebookTwitterReddItEmailPrint

Le Pentagone. (AFP)

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Le Pentagone a publié une liste de 20 compagnies chinoises, dont le géant des télécommunications Huawei, qu’il estime liées à l’armée chinoise, dernier épisode en date de la bataille économique entre Washington et Pékin, ont rapporté des médias américains.

Le spécialiste de la vidéosurveillance Hikvision figure également sur cette liste comprise dans une lettre aux parlementaires américains datée de mercredi, selon l’agence Bloomberg.  Aviation Industry Corporation of China

1-China Aerospace Science and Technology Corporation

2-China Aerospace Science and Industry Corporation

3-China Electronics Technology Group Corporation

4-China South Industries Group Corporation

5-China Shipbuilding Industry Corporation

6-China State Shipbuilding Corporation

7-China North Industries Group Corporation

8-Huawei Technologies Co.

9-Hangzhou Hikvision Digital Technology Co.

10-Inspur Group

11-Aero Engine Corporation of China

12-China Railway Construction Corporation

13-CRRC Corp.

14-Panda Electronics Group

15-Dawning Information Industry Co.

16-China Mobile Communications Group

17-China General Nuclear Power Corp.

18-China National Nuclear Power Corp.

19-China Telecommunications Corp.

20-Aviation Industry Corporation of China

« Au moment où la République populaire de Chine essaie de brouiller les lignes entre les secteurs civil et militaire, « connaître son fournisseur » devient crucial », selon un communiqué du porte-parole du Pentagone Jonathan Rath Hoffman.

Selon lui, la liste compte des compagnies « qui appartiennent ou sont contrôlées par le gouvernement chinois, l’armée ou l’industrie de la défense ».

« Nous voyons cette liste comme un outil utile pour que le gouvernement américain, les investisseurs, les institutions d’études et tous les partenaires similaires adoptent la vigilance pour des accords avec ces entités », ajoute-t-il.

Les tensions s’aggravent à la faveur de la pandémie de COVID-19 entre Pékin et Washington sur de multiples fronts, y compris le commerce. Le président américain Donald Trump a réitéré ce mois-ci ses menaces de suspendre toutes les relations y compris économiques avec Pékin.

Avant la pandémie, les deux premières puissances économiques du monde étaient parvenues à faire une trêve dans leur guerre commerciale à coups de droits de douane punitifs réciproques.

À la mi-juin, Washington a légèrement adouci les dernières sanctions prises le mois précédent contre Huawei pour protéger ses propres intérêts dans le déploiement des technologies liées à la 5G.

L’administration Trump perçoit Huawei comme une menace pour la sécurité nationale américaine, l’accusant de collusion avec les autorités chinoises, chose que le groupe nie catégoriquement.

Les États-Unis soupçonnent l’entreprise d’espionnage au profit de Pékin et se dépensent sans compter auprès de leurs alliés pour qu’ils empêchent Huawei d’accéder au marché de la 5G.

Huawei n’a pas réagi dans l’immédiat à la publication de cette liste, à l’instar des autres compagnies citées y compris Hikvision.

*Avec AFP

Article précédentLe ministre des Anciens Combattants et le ministre de la Défense nationale soulignent le 70e anniversaire du début de la guerre de Corée

Article suivantLa Défense nationale mise à l’amende en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement

http://www.45enord.ca/2020/06/le-pentagone-publie-une-liste-de-compagnies-liees-selon-lui-a-larmee-chinoise/La rédactionhttp://www.45enord.cahttp://

www.45enord.ca/2020/06/le-pentagone-publie-une-liste-de-compagnies-liees-selon-lui-a-larmee-chinoise/

L’Iran va exécuter un agent de la CIA

L’Iran va exécuter un agent de la CIA

by Mali 79 juin 2020 in International 0Share on FacebookShare on Twitter

https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-4117480781049295&output=html&h=300&slotname=3112868967&adk=880320231&adf=3361430530&w=750&lmt=1591864788&rafmt=12&psa=0&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=750×300&url=https%3A%2F%2Fmali7.net%2F2020%2F06%2F09%2Fliran-va-executer-un-agent-de-la-cia%2F&flash=0&wgl=1&adsid=ChEI8KyH9wUQj87–ab05YzYARJMAOM8J6d-HDBeqj3WQQ4rG3lwhZKo88XfNKabYwvCgW6zSDG8jYTdwZSM1jOEcWbCjArd_ZcuG9dPLANDZS1oL6pN5xRMB4LKouAIHg&dt=1591864787962&bpp=9&bdt=1588&idt=312&shv=r20200608&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=970×250%2C970x250&correlator=5025892494475&frm=20&pv=1&ga_vid=721919994.1591864788&ga_sid=1591864788&ga_hid=560415849&ga_fc=0&iag=0&icsg=176071289907&dssz=32&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=105&ady=1387&biw=1349&bih=625&scr_x=0&scr_y=0&oid=3&pvsid=1752284193264731&pem=929&rx=0&eae=0&fc=640&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C625&vis=1&rsz=%7C%7CeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8464&bc=31&jar=2020-06-09-14&ifi=3&uci=a!3&btvi=1&fsb=1&xpc=hEyxZyEB7Y&p=https%3A//mali7.net&dtd=325

Le porte-parole de la justice iranienne a indiqué qu’un citoyen du pays, qui a fourni des informations aux Etats-Unis, pour le meurtre du Général Qassem Soleimani, a été arrêté et sera exécuté.

Lors d’une conférence de presse télévisée, le porte-parole, Gholamhossein Esmaili, a indiqué qu’un espion, arrêté par les forces iraniennes, travaillait pour les Etats-Unis et a été condamné à mort par la justice du pays. « Mahmoud Mousavi-Majd, l’un des espions de la CIA et du Mossad a été condamné à mort. Il a indiqué où se trouvait le martyr Soleimani à nos ennemis », a déclaré Gholamhossein.

Le 3 janvier, une frappe de drones américains en Irak a tué le général Qassem Soleimani, le chef de la force d’élite iranienne Al Quds. Ce meurtre, confirmé par la maison blanche, a fait monter les tensions entre les deux pays et la riposte iranienne n’a pas tardé. Téhéran a lancé plusieurs missiles contre une base américaine en Irak. Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran ont augmenté, depuis le retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien, en mai 2018.

Source: Bénin Web TV

https://mali7.net/2020/06/09/liran-va-executer-un-agent-de-la-cia/

Huawei : parangon des nouvelles dynamiques de la guerre économique.

Huawei : parangon des nouvelles dynamiques de la guerre économique.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Publié par Martin Quievre le 20 Mai 2020

Alors que Huawei a su s’imposer comme le leader du marché des équipements de télécommunications, les autres acteurs, puissances occidentales en tête, grincent des dents. En cause, les liens occultes qui lient le géant de Shenzhen au régime chinois et la concurrence redoutable qu’il impose. Portrait d’un nouveau théâtre de la guerre économique : entre dynamiques publiques et privées, actions légales et occultes.

​Huawei : parangon des nouvelles dynamiques de la guerre économique.

Des liens occultes avec le gouvernement chinois

Fondé par un ex-ingénieur de l’armée chinoise, Huawei est accusé par le gouvernement américain d’espionnage pour le compte du gouvernement chinois. Ainsi, s’appuyant sur une loi chinoise obligeant les entreprises dont le siège se situe en RPC d’apporter une ‘aide technique’ au gouvernement chinois, la CIA et le FBI ont, depuis 2010, déconseillés l’usage des appareils Huawei aux États-Unis. Le conflit a été exacerbé en 2018 avec l’arrestation, demandée par les Etats-Unis, de la directrice financière et fille du fondateur de Huawei, au Canada. Washington accuse Huawei de laisser des « backdoors » (portes-dérobées) à destination des services de renseignements chinois dans l’implémentation de son nouveau réseau 5G aux États-Unis.

Acculé, l’ennemi public n°1 a décidé de contre-attaquer. Aussi, en ce mois de mars 2020, Huawei a inauguré un centre spécialisé dans la cybersécurité à Bruxelles pour répondre aux accusations d’espionnage dont il fait l’objet. Une plainte a également été déposée contre le gouvernement canadien à la suite de l’arrestation de Meng Wanzhou. Enfin, Huawei a entamé des poursuites judiciaires contre l’administration Trump qui a interdit l’usage de ses appareils par les fonctionnaires américains.

Un conflit qui entre dans le cadre de la guerre économique entre la Chine et les États-Unis

« Un niveau sans précédent. » C’est par ces mots que l’ex-directeur du renseignement de la DGSE Alain Juillet a décrit l’acharnement avec lequel les États-Unis attaquent les entreprises étrangères. En effet, depuis le début de la guerre économique et commerciale entre les États-Unis et la Chine, Washington a multiplié les actions offensives. Ainsi, au-delà de la simple guerre commerciale, c’est la course au leadership technologique entre les deux puissances qui se joue. Toutefois, s’il existe un consensus politique outre-Atlantique qui prône la méfiance vis-à-vis de Huawei, les autres pays Occidentaux estiment, eux, que la méfiance ne peut suffire à contourner les règles de la concurrence.

Si le conflit entre Huawei et l’Occident a lieu sur bien des fronts et à différentes échelles, on peut toutefois relever un dénominateur commun : l’utilisation des techniques d’intelligence économique. En effet, on peut relever des campagnes de dénigrement massives de la part du gouvernement américain, mais aussi l’utilisation des « fake-news » dans les deux camps. On peut également prendre comme exemple le recrutement probable par des agences étrangères de deux businessmen canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor. Par ailleurs, Guo Ping, CEO de Huawei, a accusé la CIA d’avoir eu recours aux piratages de serveurs, aux vols de codes et à la récupération d’email de ses cadres.

Autant d’exemples qui montrent que l’intelligence économique tient et continuera de tenir un rôle prégnant dans un des dossiers les plus vifs de l’actualité.

Tags : ChineHuaweiintelligence économique

https://www.enderi.fr/%E2%80%8BHuawei-parangon-des-nouvelles-dynamiques-de-la-guerre-economique_a652.html

Guerres de l’ombre: Libération d’espions US, britanniques et français au Moyen-Orient

jeudi, mars 26, 2020

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

Menu Button

Guerres de l’ombre: Libération d’espions US, britanniques et français au Moyen-Orient

L’exfiltration de Amer Fakhoury, agent secret US et ex-paramilitaire de la milice de l’armée du Liban-Sud supplétive d’Israël, a été effectuée peu de temps après sa libération par une cour de justice libanaise pour prescription de crimes de guerre. Cette décision de justice est le résultat d’une pression liée à une négociation secrète tenue entre Washington, le gouvernement libanais, la Jordanie et d’autres acteurs régionaux étatiques et non-étatiques dont l’enjeu est fort important pour Washington. La preuve, un Osprey MV-22B du Marine Medium Tiltrotor Squadron 365 (VMM-365) (US Marines) a été spécialement dépêché depuis le nord de la Jordanie pour le récupérer de l’ambassade américaine à Beyrouth. Il aurait été par la suite emmené depuis la Jordanie vers une base militaire britannique à Chypre avant d’être transporté en VIP sur une base US en Allemagne, dernière étape avant d’atterrir sur une base militaire de Caroline du Nord.

Amer Fakhoury

La libération de cet homme recherché au Liban a fait grincer des dents pas mal d’acteurs politiques Libanais mais il semble qu’il y ait eu un accord secret concernant Fakhoury. Le Liban est officiellement en cessation de paiement et donc en banqueroute. La marge de manœuvre est donc extrêmement étroite y compris pour le Hezbollah Libanais. Ce que l’on sait est que la Syrie a refusé tout compromis et considéré le dossier comme une affaire libanaise interne. Le Hezbollah affirme ne pas avoir cédé ou négocié quoi que ce soit et la cour militaire pro-Hezbollah a déposé sa démission suite à cette affaire.

La récupération de Amer Fakhoury n’est pourtant pas un fait isolé et semble s’inscrire dans un processus secret plus large impliquant la libération de plusieurs agents secrets US, britanniques et français ces deux dernières semaines. En échange de quoi ?

Pour la France, la libération de Roland Marchal par l’Iran après neuf mois de détention a été faite en échange de la libération par Paris de Jalal Rouhollahnejad, un ingénieur iranien menacé d’extradition vers les États-Unis. Ce dernier est accusé par Washington d’avoir facilité l’entrée en Iran d’équipements technologiques interdits en violation des sanctions internationales visant Téhéran.

Roland Marchal et Fariba Abdelkhah. Le premier a été liberé en échange de l’ingénieur iranien Jalal Rouhollahnejad. La seconde est toujours en détention dans une prison iranienne.
L’ingénieur iranien Jalal Rouhollahnejad

Arrivée de l’ingénieur Jalal Rouhollahnejad en Iran après sa libération par les autorités françaises. Il remercie le renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution d’avoir assuré sa libération. 21/03/2020.Source de la vidéo: Irinn et Press TV

L’Iran a également remis l’agent US Michael White dans la nuit du 17 au 18 mars 2020 à l’ambassade de Suisse à Téhéran et on peut supposer que le gouvernement iranien ait joué un rôle limité certes mais décisif dans l’approbation par le Hezbollah de la libération de l’espion Fakhoury au Liban en échange d’un deal qualifié d’important.

Le visa iranien de Michael White

Ces libérations ajoutées à celles d’une britannique concluent un premier cycle de négociations à l’issue desquelles Washington a publiquement demandé la libération des agents Austin Tice, porté disparu (MIA) à Daraya dans la banlieue de Damas depuis 2012 et, plus discrètement, de deux autres agents sans couverture dont on connaît pas l’identité réelle et qui auraient disparu durant la bataille d’Alep en 2016.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une britannique détenue en Iran depuis le 03 avril 2016. Elle a été condamnée à cinq de prison ferme pour « complot visant à renverser le régime » mais a été partiellement libérée le 17 mars 2020 suite à un arrangement secret avec Londres.
Le FBI offre une récompense de un million de dollars US pour toute information susceptible d’aboutir à la libération d’Austin Tice.

Le gouvernement syrien nie comme d’habitude avoir emprisonné un quelconque agent US ou autre et affirme que tout étranger rentré illégalement en Syrie doit assumer sa propre responsabilité et celles de son acte. Pour Damas, Austin Tice serait prisonnier d’Al-Qaida, devenue HTS ou Hayat Tahrir al-Cham, l’une des principales organisations rebelles à Idlib.

D’autres espions capturés en Iran et en Syrie ne suscitent aucun intérêt de la part de leurs gouvernements respectifs.

Majd Kamalmaz, un psychologue US de Dallas, est porté disparu en Syrie depuis 2017
Robert Levinson, détenu en Iran depuis plus d’une décennie, abandonné par le gouvernement US qui le considère comme décédé.

PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS ADPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS AD

Share/Partager:

https://strategika51.org/2020/03/26/liberation-despions-us-britanniques-et-francais-au-moyen-orient/

Une traductrice du Pentagone a divulgué les noms d’informateurs en Irak à des proches du Hezbollah

Samedi 07 mars 2020 | Le Commerce du Levant | In EnglishNewsletter Mon Compte

À LA UNE

Une traductrice du Pentagone a divulgué les noms d’informateurs en Irak à des proches du Hezbollah

Le drapeau du Hezbollah. Photo d’archives AFPESPIONNAGE

Mariam Thompson a été inculpée de transmission d’informations sur la défense nationale américaine à des représentants d’un gouvernement étranger, ce qui est passible d’une peine de prison à perpétuité.OLJ04/03/2020

Une traductrice du Pentagone a été inculpée mercredi à Washington pour avoir divulgué les noms d’informateurs des Etats-Unis en Irak à des personnes liées au Hezbollah, un crime passible de la prison à vie.

Mariam Thompson, 61 ans, originaire de Rochester, dans le Minnesota (nord), travaillait depuis la mi-décembre pour les forces spéciales américaines à Erbil, dans le nord de l’Irak, et elle avait accès aux documents classés secret-défense, selon l’acte d’accusation, rapporte l’AFP.

Le lendemain des frappes américaines contre une milice pro-iranienne le 29 décembre, la traductrice a consulté les dossiers des informateurs des forces américaines et les informations qu’ils avaient fournies.

Selon un communiqué du Département de la Justice US,  Mariam Taha Thompson a rassemblé et transmis des documents contenant notamment des informations sur des agents actifs de la Défense, identifiés par leur vrai nom. « En divulguant leur identité, Thompson a mis en grand danger la vie de ces agents et du personnel militaire américain », accuse la Défense. Présente « en zone de guerre », l’accusée aurait divulgué ces informations « à un ressortissant libanais se trouvant à l’étranger », a accusé le procureur général adjoint à la Sécurité nationale John C. Demers. « Si cela est vrai, ce comportement est une honte, surtout pour quelqu’un travaillant sous contrat avec l’armée des Etats-Unis », a-t-il ajouté, déclarant que « cette trahison du pays sera punie ». 

(Lire aussi : L’administration US s’apprêterait à sanctionner des Libanais pour corruption)

Après son arrestation le 27 février, Mariam Thompson a avoué avoir transmis les identités des informateurs à un ressortissant libanais « pour lequel elle avait de l’attirance », selon les documents légaux. Ce Libanais est un parent d’un responsable du gouvernement libanais et « a apparemment des liens avec le Hezbollah », a précisé le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

Mariam Thompson « a accédé à des dizaines de dossiers sur des sources des services de renseignement, y compris leur vrai nom, des données d’identification personnelle, des informations sur leurs antécédents et leur photo, ainsi que les messages détaillant les informations qu’ils ont fournies au gouvernement américain », a précisé le ministère. Elle a été inculpée de transmission d’informations sur la défense nationale américaine à des représentants d’un gouvernement étranger, ce qui est passible d’une peine de prison à perpétuité.

Deux jours après la mort d’un Américain dans une attaque à la roquette contre une base militaire irakienne à Kirkouk, l’armée américaine avait frappé cinq bases en Irak et en Syrie d’un mouvement proche du Hezbollah pro-iranien, le Kataeb Hezbollah. Ces tirs avaient fait au moins 25 morts et 51 blessés, selon le mouvement.

https://www.lorientlejour.com/article/1208994/une-linguiste-us-accusee-de-transmettre-des-documents-classifies-a-un-proche-du-hezbollah.html

Itinéraire d’une équipe de « tueurs » au service du renseignement militaire russe

  1.  
  2. Europe

Itinéraire d’une équipe de « tueurs » au service du renseignement militaire russe

1Kpartages

Publié le : 26/02/2020 – 19:07Modifié le : 26/02/2020 – 19:07

Une série de révélations a mis en lumières les agissements d'une unité d'assassins à la solde des services de renseignements militaires russes dans toute l'Europe.
Une série de révélations a mis en lumières les agissements d’une unité d’assassins à la solde des services de renseignements militaires russes dans toute l’Europe. © iStock

Texte par :Sébastian SEIBTSuivre

Une petite unité d’espions-assassins russes agit depuis au moins 2015 en Europe. Leurs œuvres s’étendent de Sofia à Salisbury, où l’ex-agent double Sergeï Skripal a été empoisonné. L’un de ses “tueurs” présumés occupait un poste diplomatique à l’Organisation mondiale du commerce, révèle une enquête de plusieurs médias.PUBLICITÉ

Diplomate russe et recherché pour tentative de meurtre. Egor Gordienko, affecté pendant plusieurs années à la délégation russe de l’Organisation mondiale du commerce à Genève, est l’un des trois russes accusés, fin janvier, par la Bulgarie d’avoir essayé d’assassiner un homme d’affaires bulgare en 2015. Sa véritable identité a été révélée par enquête conjointe du site d’investigation Bellingcat, du site russe The Insider et du journal suisse Tages Anzeiger, publiée mardi 25 février.

Ciblé par un mandat de recherche international, Egor Gordienko est même “le premier diplomate russe recherché pour tentative de meurtre par Interpol”, précise The Insider. Mais cette affaire bulgare n’est pas un cas isolé. Le nom d’Egor Gordienko et celui d’autres agents russes vont apparaître plusieurs fois dans la rubrique des faits divers. Il apparaît même lié à la tentative d’empoisonnement à laquelle a survécu l’ex-agent double russe Sergeï Skripal au Royaume-Uni en mars 2018. Un scandale qui avait jeté un froid dans les relations diplomatiques entre Londres et Moscou.

De Sofia à Salisbury, ce sont les mêmes hommes qui sont à la manœuvre, ont constaté plusieurs médias, dont le magazine allemand Der Spiegel. Des agents russes qui appartiennent tous à “une petite unité d’assassins dépendant du GRU [renseignement militaire russe]” agissant dans toute l’Europe, affirme Bellingcat.

Empoisonné deux fois

La tentative d’assassinat contre le patron d’une usine d’armement bulgare, Emilian Gebrev, représente la plus ancienne trace des agissements sur le sol européen de ces espions-assassins, constaté à ce jour. La “mission” commence en février 2015, lorsqu’Egor Gordienko, voyageant sous la fausse identité Georgy Gorshkov, se rend à Sofia pour tâter le terrain et repérer la cible, d’après les enquêteurs bulgares, interrogés par The Insider. En avril de la même année, une équipe de trois membres de cette unité spéciale du GRU va passer à l’acte. Ils vont tenter d’empoisonner Emilian Gebrev en aspergeant de poison la portière de sa voiture. C’est du moins ce que suggère la vidéo d’une caméra de surveillance montrant un homme ganté s’activant près de la voiture de la victime garée dans un parking.

Emilian Gebrev échappe de peu à la mort après avoir été traité en urgence dans un hôpital militaire de Sofia. Qu’à cela ne tienne, un mois plus tard, le même trio d’assassins tente une nouvelle fois d’éliminer ce chef d’entreprise, comme le confirment les données téléphoniques et les plans de vols consultés par Bellingcat. Mais cette fois-ci, Emilian Gebrev reconnaît rapidement les premiers signes d’empoisonnement et peut se faire soigner sans que ses jours soient réellement mis en danger.

Reste qu’à l’époque, aucun médecin n’est capable d’identifier le poison utilisé et personne ne soupçonne une opération orchestrée par des espions russes. Il faut attendre la tentative d’empoisonnement au Novichok contre Sergeï Skripal en mars 2018 pour qu’Emilian Gebrev note des similitudes entre ses mésaventures et l’affaire de Salisbury. Il obtient alors la réouverture de son dossier par les autorités policières bulgares pour tenter d’éclaircir le mystère de son propre empoisonnement.

En parallèle à l’enquête officielle, une série d’articles consacrés à son cas dans Der Spiegel ou la quotidien britannique The Guardian confirme ses craintes. Par exemple, l’homme filmé dans le parking par la caméra de surveillance en avril 2015 est identifié, par le site Bellingcat, comme étant Denis Sergeev, un officier du GRU, aussi soupçonné d’avoir été le “troisième homme” de l’équipe chargée d’assassiner Sergeï Skripal.

Si la filiation entre les deux cas se confirme, nul ne sait, en revanche, ce qui a valu à Emilian Gebrev d’être dans le collimateur des services secrets russes. Il a certes livré des armes à la Géorgie pendant le conflit avec la Russie en 2008, mais il a affirmé au site Bellingcat qu’il ne s’agissait que d’une petite part de ses affaires.

Du Monténégro à Genève

Après l’échec bulgare, cette unité s’est intéressé au Montenegro. En 2016, deux officiers du GRU sont suspectés d’avoir tenté d’organiser un coup d’État dans ce petit pays des Balkans. L’année suivante, les autorités monténégrines ont mis en examen ces deux hommes, dont l’un avait aussi fait des déplacements en Bulgarie avec Egor Gordienko à l’époque de l’opération visant le marchand d’armes bulgare.

Nouveau point de chute pour ses assassins en manque de réussite : la Suisse. C’est là qu’Egor Gordienko prend, cette fois-ci sous son vrai nom, un poste de diplomate à l’OMC en 2017. Il n’apparaît pas officiellement sur les listes diplomatiques russes, mais le quotidien suisse Tages Anzeiger a retrouvé des traces de l’homme qui a participé à une compétition sportive au nom de la “mission diplomatique russe” en Suisse. L’OMC a aussi confirmé à The Insider qu’un Egor Gordienko travaillait comme “troisième secrétaire” de la délégation russe.

“Nous ne savons pas exactement quel était le but de son affectation à l’OMC”, reconnaît Bellingcat. Mais durant son séjour à Genève, toute la fine équipe de ces espions-assassins a fait un passage par la Suisse, a pu constater Bellingcat en étudiant les déplacements aériens de ces hommes. Un peu plus d’un mois avant la tentative d’assassinat de Sergeï Skripal, les deux agents soupçonnés d’avoir transporté le poison au Royaume-Uni ont aussi fait une halte helvète. “Ce qui suggère qu’une partie de l’opération de Salisbury a pu être organisée depuis Genève”, extrapole Bellingcat.

Tout semble s’arrêter pour Egor Gordienko après les premières révélations des médias sur l’identité des suspects de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe à Salisbury. Le diplomate s’envole, en effet, en octobre 2018 pour Moscou et n’est plus jamais revenu à Genève alors que son affectation durait jusqu’en 2020. Depuis ce départ précipité, Egor Gordienko a disparu des radars et “il pourrait tout aussi bien être mort”, conclut Bellingcat. Les autorités bulgares, en tout cas, continuent de le chercher.
 

Nouvelle liste de menaces contre les États-Unis: «Ils éliminent dix terroristes et en créent vingt de plus»

Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

Nouvelle liste de menaces contre les États-Unis: «Ils éliminent dix terroristes et en créent vingt de plus»

LE DÉSORDRE MONDIAL16:09 21.02.2020(mis à jour 16:10 21.02.2020)URL courtePar Rachel Marsden11450S’abonner

Le Centre National de Contre-espionnage et de Sécurité des États-Unis vient de publier un nouveau rapport détaillant les principales menaces pesant sur le pays… et on y retrouve quelques surprises. Décryptage de Éric Dénécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), pour le Désordre mondial.

Les États-Unis viennent de publier un nouveau rapport détaillant les principales menaces qui pèseraient sur le pays. Un document publié par le Centre National de contre-espionnage et de Sécurité des États-Unis. Le monde du renseignement est normalement discret, pourquoi donc diffuser au grand public un tel rapport?

Éric Dénécé directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) revient sur les détails –et les surprises– qui figurent dans le document, et explique:

«Le fait qu’il soit publié montre que les Américains se croient encore le centre du monde. Ils le sont d’une certaine façon, mais se croient surtout la cible de toute l’agressivité des États étrangers, alors qu’en réalité s’il y a bien un État qui dans le monde agresse les autres et essaie d’imposer sa volonté sur le plan politique, militaire ou économique, c’est Washington.»

Mais y a-t-il réellement des menaces existentielles envers le pays qui est le numéro un mondial –et de très loin– dans le domaine de dépenses militaires et sécuritaires? D’après l’auteur du livre «Le Renseignement au service de la démocratie» (éditions Fauves),

«Ce que craignent les Américains, ce n’est pas tellement les agressions contre eux, ce sont les agressions contre leur leadership. C’est-à-dire qu’ils ont la première position, mais ne veulent à aucun prix que leur position soit challengée.»

Dénécé revient sur la période où naquirent les craintes sur l’hégémonie des États-Unis, lors des années 1990 et la présidence de Bill Clinton:

«Si le Japon est à l’origine de la prise de conscience de la perte de compétitivité de l’économie américaine à l’époque, qui leur donnait le sentiment que leur position de leader à la fin de la Guerre froide pouvait être mise en cause? La France a été ciblée pour une seconde raison… Il y a finalement que le seul pays européen qui est en pointe sur les technologies de souveraineté –et c’est l’héritage de la politique industrielle de De Gaulle– c’est la France.»

Dénécé explique que c’est parfois la stratégie américaine elle-même, notamment dans le domaine du contre-terrorisme, qui se retourne contre eux:

«D’une certaine façon, cette manière qu’ils ont de vouloir tuer une mouche avec un marteau génère des ennemis: à chaque fois qu’ils éliminent dix terroristes, ils en créent vingt de plus.»

https://fr.sputniknews.com/radio_desordre_mondial/202002211043109817-nouvelle-liste-de-menaces-contre-les-etats-unis-ils-eliminent-dix-terroristes-et-en-creent-vingt-de/

Affaire Harpon: la commission d’enquête dénonce «une faillite collective»

ActualitéSociété

Affaire Harpon: la commission d’enquête dénonce «une faillite collective»

Éric Ciotti, son président, est revenu sur les défaillances qui ont mené à l’attentat du 3 octobre.Par Jean-Marc LeclercPublié le 5 février 2020 à 19:39, mis à jour hier à 11:03

Un hommage est rendu, le 8 octobre dans la cour de la préfecture de police de Paris, aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque survenue cinq jours auparavant.
Un hommage est rendu, le 8 octobre dans la cour de la préfecture de police de Paris, aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque survenue cinq jours auparavant. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

«Il y a eu une accumulation de signes» en amont de la tuerie à la préfecture de police de Paris (PP), dont l’auteur «n’aurait jamais dû rester dans un service aussi sensible». Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, s’exprime ici en tant que président de la commission d’enquête parlementaire chargée d’éclairer les circonstances de ce drame, survenu le 3 octobre dernier. Il l’a dit sur RTL, en prémices à un point d’étape présenté ce mercredi avec ses collègues enquêteurs.À lire aussi : L’État impuissant face à la radicalisation de ses agents

L’élu ajoute: «Nous avons eu connaissance d’une faillite collective, compte tenu du profil de Mickaël Harpon», l’informaticien, auteur des faits. Rappelons que l’adjoint administratif Harpon était en charge de la maintenance informatique à la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Il a assassiné quatre de ses collègues au couteau, blessant grièvement une cinquième personne. Cette attaque s’est déroulée au sein même d’un service censé protéger les Français contre la menace terroriste. Or personne n’a su prévenir cette dérive.

Et pourtant, s’étonne Éric Ciotti, «on n’est pas dans le service des cartes grises» mais «dans un service de lutte contre le terrorisme où ce monsieur était habilité au secret-défense». Harpon avait les droits d’administrateur du réseau informatique d’un service- clé du système de sécurité nationale.À lire aussi : Les relations sulfureuses de Mickaël Harpon sont passées inaperçues

Aujourd’hui encore, le traumatisme laissé par cette affaire est palpable, lorsque l’on pénètre dans la «forteresse» de la «PP». Au sas de l’entrée qui donne sur la cour où Harpon a agressé ses dernières victimes, un policier en civil demandait, mardi soir, à sa collègue du contrôle d’accès de bien vérifier que personne n’était porteur de microlames en céramique intégrées, par exemple, à des cartes de crédit.

Sur place, chacun veille désormais à bien raccompagner ses visiteurs jusqu’à la sortie. «On n’est jamais trop prudent par les temps qui courent», reconnaît un haut responsable, qui poursuit: «Qui aurait pu imaginer une chose pareille dans nos propres murs?»

On a eu un témoignage assez édifiant d’un de ses collègues qui nous a dit : « je n’avais pas d’inquiétude physique mais en revanche, j’avais des inquiétudes, compte tenu de sa vulnérabilitéÉric Ciotti

Éric Ciotti pointe pourtant des «signaux faibles en matière de radicalisation» qui ont été «émis à plusieurs reprises». Il déclare ainsi: «On a eu un témoignage assez édifiant d’un de ses collègues qui nous a dit: «je n’avais pas d’inquiétude physique mais en revanche, j’avais des inquiétudes, compte tenu de sa vulnérabilité, que certains l’utilisent pour capter des données informatiques».

Éric Ciotti déplore «ce qui s’est passé autour de (Harpon) à la préfecture de police depuis des années et les failles, les fautes, les dysfonctionnements» que l’enquête a découverts. À l’entendre, «des procédures collectives n’ont pas été mises en œuvre» et «les enquêtes d’habilitation étaient faites de façon un peu plus souple qu’ailleurs». Harpon «n’aurait jamais dû se trouver là», estime-t-il.À lire aussi : Radicalisation de Mickaël Harpon: tous les voyants étaient au rouge

À voir aussi – Terrorisme: est-on mieux protégé 4 ans après le 13 novembre?Terrorisme : est-on mieux protégé 4 ans après le 13 novembre ?Quatre après les attentats du 13 novembre à Paris : sujet de Stephan Foltzer sur comment la France s’organise pour déjouer les attentats, suivi d’un débat entre Éric Diard, député LR et Jean-Michel Fauvergue, député LREM de Seine-et-Marne.PartagerPlayUnmuteCurrent Time 0:07/Duration 36:43Loaded: 2.27% Niveaux de qualitéFullscreen

Selon lui, à la DRPP, «les procédures de signalement n’étaient pas formalisées, il n’y avait pas de référent radicalisation» et «pas de procédure de formation suffisamment développée». Pourtant, rappelle l’élu, «sa hiérarchie de proximité avait détecté ces failles d’abord sa conversion à l’Islam», avec «une pratique plus radicale de sa religion».

Passé ce constat effarant, la commission Ciotti est surtout attendue sur ses propositions. Car d’autres Harpon en puissance peuvent se cacher parmi les personnels de sécurité. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a ainsi affirmé mardi que les services de police étudient «106 cas» de policiers suspectés de radicalisation depuis le quadruple meurtre du 3 octobre.

Travail élargi

La commission parlementaire pourrait conclure à la nécessité de rattacher le service de Renseignement de la préfecture de police de Paris à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). En tout cas, pour ce qui concerne l’antiterrorisme. La mission plus classique de renseignement territorial resterait toutefois sous la coupe du préfet de police, tant elle est précieuse pour anticiper les actes séditieux et les mouvements sociaux.

Éric Ciotti et ses pairs ont jusqu’à fin mars pour rendre leur rapport. Leur travail sera élargi à la prévention de la radicalisation dans l’ensemble des services publics, ainsi que pour tous les emplois qui pourraient être en lien avec la sécurité nationale, comme les emplois dans les aéroports, les transports publics ou la sécurité privée.La rédaction vous conseille

Entre surveillance des opposants et des terroristes, le juteux marché de l’espionnage en Afrique

 

DOSSIER

Cet article est issu du dossier«Espionnage : qui écoute qui en Afrique ?»

Voir tout le sommaireSÉCURITÉ

Entre surveillance des opposants et des terroristes, le juteux marché de l’espionnage en Afrique

RÉSERVÉ AUX ABONNÉS | 29 janvier 2020 à 16h58 | Par Mathieu OlivierMis à jour le 29 janvier 2020 à 18h14

Ecoutes

En Afrique, le marché des « grandes oreilles » est en pleine expansion. Chefs d’État, opposants, hommes d’affaires : nul n’est à l’abri des hackers, et s’en prémunir est une vraie gageure. Enquête sur une très lucrative guerre de l’ombre.

DANS CE DOSSIER

Espionnage : qui écoute qui en Afrique ?Voir tout sommaire

Espionnage : qui écoute qui en Afrique ?

Le bâtiment ne paie pas de mine. Coincé entre le parking des employés de la présidence gabonaise et le mur d’enceinte longeant le boulevard de la République, à Libreville, rien ne le distingue des autres, hormis, peut-être, le buisson d’antennes hérissées sur son toit. Nul visiteur du Palais du bord de mer, occasionnel ou régulier, ne laisse son regard s’égarer sur ses trois étages, en apparence inoffensifs.

À quelques encablures, l’esplanade du palais attire l’œil. Plus loin, les bâtiments administratifs avalent les petites mains de la République. Rien de tel ici. Dans ce palais des « grandes oreilles », on préfère rester discret.

Derrière ces murs blanc cassé se dissimulent pourtant le Silam, le centre d’écoutes de la présidence, que dirige le Français Jean-Charles Solon. Cet ancien militaire passé par les services techniques de la Direction générale des renseignements extérieurs (DGSE, les services de renseignement français), aujourd’hui fonctionnaire gabonais à part entière, est le maître des écoutes à Libreville. Théoriquement soumis à la tutelle de la Direction générale des services spéciaux de la présidence, dirigée par Brice Clotaire Oligui Nguema, il dispose en réalité de son autonomie.

Le Silam, centre d'écoutes de la présidence gabonaise, à Libreville.

Chaque jour, c’est sous plis scellés que des notes sont transmises au chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, dont le bureau est à deux pas. Retranscription d’écoutes téléphoniques, interceptions de SMS ou de conversations sur WhatsApp, espionnage d’échanges de courriels ou sur les réseaux sociaux… Jean-Charles Solon est, selon nos sources, bien équipé.À LIRE [Infographie] Comment les hackers piratent votre smartphone et comment vous en protéger

Il est vrai que le Silam a longtemps bénéficié de l’expertise française, du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage) puis de la DGSE. Aujourd’hui, des spécialistes privés liés aux services français ont pris le relais, comme l’entreprise Amesys (devenue Ames et Nexa Technologies), ou les plus confidentiels Ercom et Suneris Solutions.

Service à la carte

C’est un des logiciels d’Amesys, nommé « Cerebro », qui a un temps fait fonctionner les grandes oreilles du Silam. Une variante de la technologie commercialisée par les Français en Libye, du temps de Mouammar Kadhafi, ou au Maroc au tournant des années 2010.

https://www.jeuneafrique.com/mag/886073/politique/entre-surveillance-des-opposants-et-des-terroristes-le-juteux-marche-de-lespionnage-en-afrique/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-30-01-20