Archives pour la catégorie ESPIONNAGE

Guerres de l’ombre: Libération d’espions US, britanniques et français au Moyen-Orient

jeudi, mars 26, 2020

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

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Guerres de l’ombre: Libération d’espions US, britanniques et français au Moyen-Orient

L’exfiltration de Amer Fakhoury, agent secret US et ex-paramilitaire de la milice de l’armée du Liban-Sud supplétive d’Israël, a été effectuée peu de temps après sa libération par une cour de justice libanaise pour prescription de crimes de guerre. Cette décision de justice est le résultat d’une pression liée à une négociation secrète tenue entre Washington, le gouvernement libanais, la Jordanie et d’autres acteurs régionaux étatiques et non-étatiques dont l’enjeu est fort important pour Washington. La preuve, un Osprey MV-22B du Marine Medium Tiltrotor Squadron 365 (VMM-365) (US Marines) a été spécialement dépêché depuis le nord de la Jordanie pour le récupérer de l’ambassade américaine à Beyrouth. Il aurait été par la suite emmené depuis la Jordanie vers une base militaire britannique à Chypre avant d’être transporté en VIP sur une base US en Allemagne, dernière étape avant d’atterrir sur une base militaire de Caroline du Nord.

Amer Fakhoury

La libération de cet homme recherché au Liban a fait grincer des dents pas mal d’acteurs politiques Libanais mais il semble qu’il y ait eu un accord secret concernant Fakhoury. Le Liban est officiellement en cessation de paiement et donc en banqueroute. La marge de manœuvre est donc extrêmement étroite y compris pour le Hezbollah Libanais. Ce que l’on sait est que la Syrie a refusé tout compromis et considéré le dossier comme une affaire libanaise interne. Le Hezbollah affirme ne pas avoir cédé ou négocié quoi que ce soit et la cour militaire pro-Hezbollah a déposé sa démission suite à cette affaire.

La récupération de Amer Fakhoury n’est pourtant pas un fait isolé et semble s’inscrire dans un processus secret plus large impliquant la libération de plusieurs agents secrets US, britanniques et français ces deux dernières semaines. En échange de quoi ?

Pour la France, la libération de Roland Marchal par l’Iran après neuf mois de détention a été faite en échange de la libération par Paris de Jalal Rouhollahnejad, un ingénieur iranien menacé d’extradition vers les États-Unis. Ce dernier est accusé par Washington d’avoir facilité l’entrée en Iran d’équipements technologiques interdits en violation des sanctions internationales visant Téhéran.

Roland Marchal et Fariba Abdelkhah. Le premier a été liberé en échange de l’ingénieur iranien Jalal Rouhollahnejad. La seconde est toujours en détention dans une prison iranienne.
L’ingénieur iranien Jalal Rouhollahnejad

Arrivée de l’ingénieur Jalal Rouhollahnejad en Iran après sa libération par les autorités françaises. Il remercie le renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution d’avoir assuré sa libération. 21/03/2020.Source de la vidéo: Irinn et Press TV

L’Iran a également remis l’agent US Michael White dans la nuit du 17 au 18 mars 2020 à l’ambassade de Suisse à Téhéran et on peut supposer que le gouvernement iranien ait joué un rôle limité certes mais décisif dans l’approbation par le Hezbollah de la libération de l’espion Fakhoury au Liban en échange d’un deal qualifié d’important.

Le visa iranien de Michael White

Ces libérations ajoutées à celles d’une britannique concluent un premier cycle de négociations à l’issue desquelles Washington a publiquement demandé la libération des agents Austin Tice, porté disparu (MIA) à Daraya dans la banlieue de Damas depuis 2012 et, plus discrètement, de deux autres agents sans couverture dont on connaît pas l’identité réelle et qui auraient disparu durant la bataille d’Alep en 2016.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une britannique détenue en Iran depuis le 03 avril 2016. Elle a été condamnée à cinq de prison ferme pour « complot visant à renverser le régime » mais a été partiellement libérée le 17 mars 2020 suite à un arrangement secret avec Londres.
Le FBI offre une récompense de un million de dollars US pour toute information susceptible d’aboutir à la libération d’Austin Tice.

Le gouvernement syrien nie comme d’habitude avoir emprisonné un quelconque agent US ou autre et affirme que tout étranger rentré illégalement en Syrie doit assumer sa propre responsabilité et celles de son acte. Pour Damas, Austin Tice serait prisonnier d’Al-Qaida, devenue HTS ou Hayat Tahrir al-Cham, l’une des principales organisations rebelles à Idlib.

D’autres espions capturés en Iran et en Syrie ne suscitent aucun intérêt de la part de leurs gouvernements respectifs.

Majd Kamalmaz, un psychologue US de Dallas, est porté disparu en Syrie depuis 2017
Robert Levinson, détenu en Iran depuis plus d’une décennie, abandonné par le gouvernement US qui le considère comme décédé.

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Une traductrice du Pentagone a divulgué les noms d’informateurs en Irak à des proches du Hezbollah

Samedi 07 mars 2020 | Le Commerce du Levant | In EnglishNewsletter Mon Compte

À LA UNE

Une traductrice du Pentagone a divulgué les noms d’informateurs en Irak à des proches du Hezbollah

Le drapeau du Hezbollah. Photo d’archives AFPESPIONNAGE

Mariam Thompson a été inculpée de transmission d’informations sur la défense nationale américaine à des représentants d’un gouvernement étranger, ce qui est passible d’une peine de prison à perpétuité.OLJ04/03/2020

Une traductrice du Pentagone a été inculpée mercredi à Washington pour avoir divulgué les noms d’informateurs des Etats-Unis en Irak à des personnes liées au Hezbollah, un crime passible de la prison à vie.

Mariam Thompson, 61 ans, originaire de Rochester, dans le Minnesota (nord), travaillait depuis la mi-décembre pour les forces spéciales américaines à Erbil, dans le nord de l’Irak, et elle avait accès aux documents classés secret-défense, selon l’acte d’accusation, rapporte l’AFP.

Le lendemain des frappes américaines contre une milice pro-iranienne le 29 décembre, la traductrice a consulté les dossiers des informateurs des forces américaines et les informations qu’ils avaient fournies.

Selon un communiqué du Département de la Justice US,  Mariam Taha Thompson a rassemblé et transmis des documents contenant notamment des informations sur des agents actifs de la Défense, identifiés par leur vrai nom. « En divulguant leur identité, Thompson a mis en grand danger la vie de ces agents et du personnel militaire américain », accuse la Défense. Présente « en zone de guerre », l’accusée aurait divulgué ces informations « à un ressortissant libanais se trouvant à l’étranger », a accusé le procureur général adjoint à la Sécurité nationale John C. Demers. « Si cela est vrai, ce comportement est une honte, surtout pour quelqu’un travaillant sous contrat avec l’armée des Etats-Unis », a-t-il ajouté, déclarant que « cette trahison du pays sera punie ». 

(Lire aussi : L’administration US s’apprêterait à sanctionner des Libanais pour corruption)

Après son arrestation le 27 février, Mariam Thompson a avoué avoir transmis les identités des informateurs à un ressortissant libanais « pour lequel elle avait de l’attirance », selon les documents légaux. Ce Libanais est un parent d’un responsable du gouvernement libanais et « a apparemment des liens avec le Hezbollah », a précisé le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

Mariam Thompson « a accédé à des dizaines de dossiers sur des sources des services de renseignement, y compris leur vrai nom, des données d’identification personnelle, des informations sur leurs antécédents et leur photo, ainsi que les messages détaillant les informations qu’ils ont fournies au gouvernement américain », a précisé le ministère. Elle a été inculpée de transmission d’informations sur la défense nationale américaine à des représentants d’un gouvernement étranger, ce qui est passible d’une peine de prison à perpétuité.

Deux jours après la mort d’un Américain dans une attaque à la roquette contre une base militaire irakienne à Kirkouk, l’armée américaine avait frappé cinq bases en Irak et en Syrie d’un mouvement proche du Hezbollah pro-iranien, le Kataeb Hezbollah. Ces tirs avaient fait au moins 25 morts et 51 blessés, selon le mouvement.

https://www.lorientlejour.com/article/1208994/une-linguiste-us-accusee-de-transmettre-des-documents-classifies-a-un-proche-du-hezbollah.html

Itinéraire d’une équipe de « tueurs » au service du renseignement militaire russe

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Itinéraire d’une équipe de « tueurs » au service du renseignement militaire russe

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Publié le : 26/02/2020 – 19:07Modifié le : 26/02/2020 – 19:07

Une série de révélations a mis en lumières les agissements d'une unité d'assassins à la solde des services de renseignements militaires russes dans toute l'Europe.
Une série de révélations a mis en lumières les agissements d’une unité d’assassins à la solde des services de renseignements militaires russes dans toute l’Europe. © iStock

Texte par :Sébastian SEIBTSuivre

Une petite unité d’espions-assassins russes agit depuis au moins 2015 en Europe. Leurs œuvres s’étendent de Sofia à Salisbury, où l’ex-agent double Sergeï Skripal a été empoisonné. L’un de ses “tueurs” présumés occupait un poste diplomatique à l’Organisation mondiale du commerce, révèle une enquête de plusieurs médias.PUBLICITÉ

Diplomate russe et recherché pour tentative de meurtre. Egor Gordienko, affecté pendant plusieurs années à la délégation russe de l’Organisation mondiale du commerce à Genève, est l’un des trois russes accusés, fin janvier, par la Bulgarie d’avoir essayé d’assassiner un homme d’affaires bulgare en 2015. Sa véritable identité a été révélée par enquête conjointe du site d’investigation Bellingcat, du site russe The Insider et du journal suisse Tages Anzeiger, publiée mardi 25 février.

Ciblé par un mandat de recherche international, Egor Gordienko est même “le premier diplomate russe recherché pour tentative de meurtre par Interpol”, précise The Insider. Mais cette affaire bulgare n’est pas un cas isolé. Le nom d’Egor Gordienko et celui d’autres agents russes vont apparaître plusieurs fois dans la rubrique des faits divers. Il apparaît même lié à la tentative d’empoisonnement à laquelle a survécu l’ex-agent double russe Sergeï Skripal au Royaume-Uni en mars 2018. Un scandale qui avait jeté un froid dans les relations diplomatiques entre Londres et Moscou.

De Sofia à Salisbury, ce sont les mêmes hommes qui sont à la manœuvre, ont constaté plusieurs médias, dont le magazine allemand Der Spiegel. Des agents russes qui appartiennent tous à “une petite unité d’assassins dépendant du GRU [renseignement militaire russe]” agissant dans toute l’Europe, affirme Bellingcat.

Empoisonné deux fois

La tentative d’assassinat contre le patron d’une usine d’armement bulgare, Emilian Gebrev, représente la plus ancienne trace des agissements sur le sol européen de ces espions-assassins, constaté à ce jour. La “mission” commence en février 2015, lorsqu’Egor Gordienko, voyageant sous la fausse identité Georgy Gorshkov, se rend à Sofia pour tâter le terrain et repérer la cible, d’après les enquêteurs bulgares, interrogés par The Insider. En avril de la même année, une équipe de trois membres de cette unité spéciale du GRU va passer à l’acte. Ils vont tenter d’empoisonner Emilian Gebrev en aspergeant de poison la portière de sa voiture. C’est du moins ce que suggère la vidéo d’une caméra de surveillance montrant un homme ganté s’activant près de la voiture de la victime garée dans un parking.

Emilian Gebrev échappe de peu à la mort après avoir été traité en urgence dans un hôpital militaire de Sofia. Qu’à cela ne tienne, un mois plus tard, le même trio d’assassins tente une nouvelle fois d’éliminer ce chef d’entreprise, comme le confirment les données téléphoniques et les plans de vols consultés par Bellingcat. Mais cette fois-ci, Emilian Gebrev reconnaît rapidement les premiers signes d’empoisonnement et peut se faire soigner sans que ses jours soient réellement mis en danger.

Reste qu’à l’époque, aucun médecin n’est capable d’identifier le poison utilisé et personne ne soupçonne une opération orchestrée par des espions russes. Il faut attendre la tentative d’empoisonnement au Novichok contre Sergeï Skripal en mars 2018 pour qu’Emilian Gebrev note des similitudes entre ses mésaventures et l’affaire de Salisbury. Il obtient alors la réouverture de son dossier par les autorités policières bulgares pour tenter d’éclaircir le mystère de son propre empoisonnement.

En parallèle à l’enquête officielle, une série d’articles consacrés à son cas dans Der Spiegel ou la quotidien britannique The Guardian confirme ses craintes. Par exemple, l’homme filmé dans le parking par la caméra de surveillance en avril 2015 est identifié, par le site Bellingcat, comme étant Denis Sergeev, un officier du GRU, aussi soupçonné d’avoir été le “troisième homme” de l’équipe chargée d’assassiner Sergeï Skripal.

Si la filiation entre les deux cas se confirme, nul ne sait, en revanche, ce qui a valu à Emilian Gebrev d’être dans le collimateur des services secrets russes. Il a certes livré des armes à la Géorgie pendant le conflit avec la Russie en 2008, mais il a affirmé au site Bellingcat qu’il ne s’agissait que d’une petite part de ses affaires.

Du Monténégro à Genève

Après l’échec bulgare, cette unité s’est intéressé au Montenegro. En 2016, deux officiers du GRU sont suspectés d’avoir tenté d’organiser un coup d’État dans ce petit pays des Balkans. L’année suivante, les autorités monténégrines ont mis en examen ces deux hommes, dont l’un avait aussi fait des déplacements en Bulgarie avec Egor Gordienko à l’époque de l’opération visant le marchand d’armes bulgare.

Nouveau point de chute pour ses assassins en manque de réussite : la Suisse. C’est là qu’Egor Gordienko prend, cette fois-ci sous son vrai nom, un poste de diplomate à l’OMC en 2017. Il n’apparaît pas officiellement sur les listes diplomatiques russes, mais le quotidien suisse Tages Anzeiger a retrouvé des traces de l’homme qui a participé à une compétition sportive au nom de la “mission diplomatique russe” en Suisse. L’OMC a aussi confirmé à The Insider qu’un Egor Gordienko travaillait comme “troisième secrétaire” de la délégation russe.

“Nous ne savons pas exactement quel était le but de son affectation à l’OMC”, reconnaît Bellingcat. Mais durant son séjour à Genève, toute la fine équipe de ces espions-assassins a fait un passage par la Suisse, a pu constater Bellingcat en étudiant les déplacements aériens de ces hommes. Un peu plus d’un mois avant la tentative d’assassinat de Sergeï Skripal, les deux agents soupçonnés d’avoir transporté le poison au Royaume-Uni ont aussi fait une halte helvète. “Ce qui suggère qu’une partie de l’opération de Salisbury a pu être organisée depuis Genève”, extrapole Bellingcat.

Tout semble s’arrêter pour Egor Gordienko après les premières révélations des médias sur l’identité des suspects de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe à Salisbury. Le diplomate s’envole, en effet, en octobre 2018 pour Moscou et n’est plus jamais revenu à Genève alors que son affectation durait jusqu’en 2020. Depuis ce départ précipité, Egor Gordienko a disparu des radars et “il pourrait tout aussi bien être mort”, conclut Bellingcat. Les autorités bulgares, en tout cas, continuent de le chercher.
 

Nouvelle liste de menaces contre les États-Unis: «Ils éliminent dix terroristes et en créent vingt de plus»

Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

Nouvelle liste de menaces contre les États-Unis: «Ils éliminent dix terroristes et en créent vingt de plus»

LE DÉSORDRE MONDIAL16:09 21.02.2020(mis à jour 16:10 21.02.2020)URL courtePar Rachel Marsden11450S’abonner

Le Centre National de Contre-espionnage et de Sécurité des États-Unis vient de publier un nouveau rapport détaillant les principales menaces pesant sur le pays… et on y retrouve quelques surprises. Décryptage de Éric Dénécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), pour le Désordre mondial.

Les États-Unis viennent de publier un nouveau rapport détaillant les principales menaces qui pèseraient sur le pays. Un document publié par le Centre National de contre-espionnage et de Sécurité des États-Unis. Le monde du renseignement est normalement discret, pourquoi donc diffuser au grand public un tel rapport?

Éric Dénécé directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) revient sur les détails –et les surprises– qui figurent dans le document, et explique:

«Le fait qu’il soit publié montre que les Américains se croient encore le centre du monde. Ils le sont d’une certaine façon, mais se croient surtout la cible de toute l’agressivité des États étrangers, alors qu’en réalité s’il y a bien un État qui dans le monde agresse les autres et essaie d’imposer sa volonté sur le plan politique, militaire ou économique, c’est Washington.»

Mais y a-t-il réellement des menaces existentielles envers le pays qui est le numéro un mondial –et de très loin– dans le domaine de dépenses militaires et sécuritaires? D’après l’auteur du livre «Le Renseignement au service de la démocratie» (éditions Fauves),

«Ce que craignent les Américains, ce n’est pas tellement les agressions contre eux, ce sont les agressions contre leur leadership. C’est-à-dire qu’ils ont la première position, mais ne veulent à aucun prix que leur position soit challengée.»

Dénécé revient sur la période où naquirent les craintes sur l’hégémonie des États-Unis, lors des années 1990 et la présidence de Bill Clinton:

«Si le Japon est à l’origine de la prise de conscience de la perte de compétitivité de l’économie américaine à l’époque, qui leur donnait le sentiment que leur position de leader à la fin de la Guerre froide pouvait être mise en cause? La France a été ciblée pour une seconde raison… Il y a finalement que le seul pays européen qui est en pointe sur les technologies de souveraineté –et c’est l’héritage de la politique industrielle de De Gaulle– c’est la France.»

Dénécé explique que c’est parfois la stratégie américaine elle-même, notamment dans le domaine du contre-terrorisme, qui se retourne contre eux:

«D’une certaine façon, cette manière qu’ils ont de vouloir tuer une mouche avec un marteau génère des ennemis: à chaque fois qu’ils éliminent dix terroristes, ils en créent vingt de plus.»

https://fr.sputniknews.com/radio_desordre_mondial/202002211043109817-nouvelle-liste-de-menaces-contre-les-etats-unis-ils-eliminent-dix-terroristes-et-en-creent-vingt-de/

Affaire Harpon: la commission d’enquête dénonce «une faillite collective»

ActualitéSociété

Affaire Harpon: la commission d’enquête dénonce «une faillite collective»

Éric Ciotti, son président, est revenu sur les défaillances qui ont mené à l’attentat du 3 octobre.Par Jean-Marc LeclercPublié le 5 février 2020 à 19:39, mis à jour hier à 11:03

Un hommage est rendu, le 8 octobre dans la cour de la préfecture de police de Paris, aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque survenue cinq jours auparavant.
Un hommage est rendu, le 8 octobre dans la cour de la préfecture de police de Paris, aux quatre fonctionnaires tués lors de l’attaque survenue cinq jours auparavant. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

«Il y a eu une accumulation de signes» en amont de la tuerie à la préfecture de police de Paris (PP), dont l’auteur «n’aurait jamais dû rester dans un service aussi sensible». Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, s’exprime ici en tant que président de la commission d’enquête parlementaire chargée d’éclairer les circonstances de ce drame, survenu le 3 octobre dernier. Il l’a dit sur RTL, en prémices à un point d’étape présenté ce mercredi avec ses collègues enquêteurs.À lire aussi : L’État impuissant face à la radicalisation de ses agents

L’élu ajoute: «Nous avons eu connaissance d’une faillite collective, compte tenu du profil de Mickaël Harpon», l’informaticien, auteur des faits. Rappelons que l’adjoint administratif Harpon était en charge de la maintenance informatique à la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Il a assassiné quatre de ses collègues au couteau, blessant grièvement une cinquième personne. Cette attaque s’est déroulée au sein même d’un service censé protéger les Français contre la menace terroriste. Or personne n’a su prévenir cette dérive.

Et pourtant, s’étonne Éric Ciotti, «on n’est pas dans le service des cartes grises» mais «dans un service de lutte contre le terrorisme où ce monsieur était habilité au secret-défense». Harpon avait les droits d’administrateur du réseau informatique d’un service- clé du système de sécurité nationale.À lire aussi : Les relations sulfureuses de Mickaël Harpon sont passées inaperçues

Aujourd’hui encore, le traumatisme laissé par cette affaire est palpable, lorsque l’on pénètre dans la «forteresse» de la «PP». Au sas de l’entrée qui donne sur la cour où Harpon a agressé ses dernières victimes, un policier en civil demandait, mardi soir, à sa collègue du contrôle d’accès de bien vérifier que personne n’était porteur de microlames en céramique intégrées, par exemple, à des cartes de crédit.

Sur place, chacun veille désormais à bien raccompagner ses visiteurs jusqu’à la sortie. «On n’est jamais trop prudent par les temps qui courent», reconnaît un haut responsable, qui poursuit: «Qui aurait pu imaginer une chose pareille dans nos propres murs?»

On a eu un témoignage assez édifiant d’un de ses collègues qui nous a dit : « je n’avais pas d’inquiétude physique mais en revanche, j’avais des inquiétudes, compte tenu de sa vulnérabilitéÉric Ciotti

Éric Ciotti pointe pourtant des «signaux faibles en matière de radicalisation» qui ont été «émis à plusieurs reprises». Il déclare ainsi: «On a eu un témoignage assez édifiant d’un de ses collègues qui nous a dit: «je n’avais pas d’inquiétude physique mais en revanche, j’avais des inquiétudes, compte tenu de sa vulnérabilité, que certains l’utilisent pour capter des données informatiques».

Éric Ciotti déplore «ce qui s’est passé autour de (Harpon) à la préfecture de police depuis des années et les failles, les fautes, les dysfonctionnements» que l’enquête a découverts. À l’entendre, «des procédures collectives n’ont pas été mises en œuvre» et «les enquêtes d’habilitation étaient faites de façon un peu plus souple qu’ailleurs». Harpon «n’aurait jamais dû se trouver là», estime-t-il.À lire aussi : Radicalisation de Mickaël Harpon: tous les voyants étaient au rouge

À voir aussi – Terrorisme: est-on mieux protégé 4 ans après le 13 novembre?Terrorisme : est-on mieux protégé 4 ans après le 13 novembre ?Quatre après les attentats du 13 novembre à Paris : sujet de Stephan Foltzer sur comment la France s’organise pour déjouer les attentats, suivi d’un débat entre Éric Diard, député LR et Jean-Michel Fauvergue, député LREM de Seine-et-Marne.PartagerPlayUnmuteCurrent Time 0:07/Duration 36:43Loaded: 2.27% Niveaux de qualitéFullscreen

Selon lui, à la DRPP, «les procédures de signalement n’étaient pas formalisées, il n’y avait pas de référent radicalisation» et «pas de procédure de formation suffisamment développée». Pourtant, rappelle l’élu, «sa hiérarchie de proximité avait détecté ces failles d’abord sa conversion à l’Islam», avec «une pratique plus radicale de sa religion».

Passé ce constat effarant, la commission Ciotti est surtout attendue sur ses propositions. Car d’autres Harpon en puissance peuvent se cacher parmi les personnels de sécurité. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a ainsi affirmé mardi que les services de police étudient «106 cas» de policiers suspectés de radicalisation depuis le quadruple meurtre du 3 octobre.

Travail élargi

La commission parlementaire pourrait conclure à la nécessité de rattacher le service de Renseignement de la préfecture de police de Paris à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). En tout cas, pour ce qui concerne l’antiterrorisme. La mission plus classique de renseignement territorial resterait toutefois sous la coupe du préfet de police, tant elle est précieuse pour anticiper les actes séditieux et les mouvements sociaux.

Éric Ciotti et ses pairs ont jusqu’à fin mars pour rendre leur rapport. Leur travail sera élargi à la prévention de la radicalisation dans l’ensemble des services publics, ainsi que pour tous les emplois qui pourraient être en lien avec la sécurité nationale, comme les emplois dans les aéroports, les transports publics ou la sécurité privée.La rédaction vous conseille

Entre surveillance des opposants et des terroristes, le juteux marché de l’espionnage en Afrique

 

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Cet article est issu du dossier«Espionnage : qui écoute qui en Afrique ?»

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Entre surveillance des opposants et des terroristes, le juteux marché de l’espionnage en Afrique

RÉSERVÉ AUX ABONNÉS | 29 janvier 2020 à 16h58 | Par Mathieu OlivierMis à jour le 29 janvier 2020 à 18h14

Ecoutes

En Afrique, le marché des « grandes oreilles » est en pleine expansion. Chefs d’État, opposants, hommes d’affaires : nul n’est à l’abri des hackers, et s’en prémunir est une vraie gageure. Enquête sur une très lucrative guerre de l’ombre.

DANS CE DOSSIER

Espionnage : qui écoute qui en Afrique ?Voir tout sommaire

Espionnage : qui écoute qui en Afrique ?

Le bâtiment ne paie pas de mine. Coincé entre le parking des employés de la présidence gabonaise et le mur d’enceinte longeant le boulevard de la République, à Libreville, rien ne le distingue des autres, hormis, peut-être, le buisson d’antennes hérissées sur son toit. Nul visiteur du Palais du bord de mer, occasionnel ou régulier, ne laisse son regard s’égarer sur ses trois étages, en apparence inoffensifs.

À quelques encablures, l’esplanade du palais attire l’œil. Plus loin, les bâtiments administratifs avalent les petites mains de la République. Rien de tel ici. Dans ce palais des « grandes oreilles », on préfère rester discret.

Derrière ces murs blanc cassé se dissimulent pourtant le Silam, le centre d’écoutes de la présidence, que dirige le Français Jean-Charles Solon. Cet ancien militaire passé par les services techniques de la Direction générale des renseignements extérieurs (DGSE, les services de renseignement français), aujourd’hui fonctionnaire gabonais à part entière, est le maître des écoutes à Libreville. Théoriquement soumis à la tutelle de la Direction générale des services spéciaux de la présidence, dirigée par Brice Clotaire Oligui Nguema, il dispose en réalité de son autonomie.

Le Silam, centre d'écoutes de la présidence gabonaise, à Libreville.

Chaque jour, c’est sous plis scellés que des notes sont transmises au chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, dont le bureau est à deux pas. Retranscription d’écoutes téléphoniques, interceptions de SMS ou de conversations sur WhatsApp, espionnage d’échanges de courriels ou sur les réseaux sociaux… Jean-Charles Solon est, selon nos sources, bien équipé.À LIRE [Infographie] Comment les hackers piratent votre smartphone et comment vous en protéger

Il est vrai que le Silam a longtemps bénéficié de l’expertise française, du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage) puis de la DGSE. Aujourd’hui, des spécialistes privés liés aux services français ont pris le relais, comme l’entreprise Amesys (devenue Ames et Nexa Technologies), ou les plus confidentiels Ercom et Suneris Solutions.

Service à la carte

C’est un des logiciels d’Amesys, nommé « Cerebro », qui a un temps fait fonctionner les grandes oreilles du Silam. Une variante de la technologie commercialisée par les Français en Libye, du temps de Mouammar Kadhafi, ou au Maroc au tournant des années 2010.

https://www.jeuneafrique.com/mag/886073/politique/entre-surveillance-des-opposants-et-des-terroristes-le-juteux-marche-de-lespionnage-en-afrique/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-30-01-20

Mais pourquoi les pêcheurs chinois découvrent-ils autant de petits sous-marins espions dans leurs filets ?

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Décryptages » Mais pourquoi les pêcheurs chinois découvrent-ils autant de petits sous-marins espions dans leurs filets ?POLITIQUE19 janvier 2020© ReutersIllustrationsETRE PRIS LA MAIN DANS LE SAC

Mais pourquoi les pêcheurs chinois découvrent-ils autant de petits sous-marins espions dans leurs filets ?

La Chine a découvert que des sous-marins d’espionnage rodaient sur son territoire. Le pays a donc demandé à ses pêcheurs de les récupérer.AJOUTER AU CLASSEURLECTURE ZEN01023Avec Emmanuel Lincot

Le gouvernement chinois demande à ses pêcheurs de récupérer des « torpilles et sous-marins d’espionnage » dans les eaux territoriales chinoises en face du Japon et de la Corée du Sud. Le gouvernement chinois paierait entre 40,000 et 72,000$ en récompense pour chaque objet trouvé.

Atlantico : Ces découvertes sont-elles nouvelles ? La Chine fait-elle de même ?

Emmanuel Lincot : Elles se sont amplifiées depuis ces dernières années. La première prise la plus médiatique par la marine chinoise d’un drone sous marin américain croisant au large des Philippines, pourtant situé dans des eaux territoriales internationales, mais que la Chine revendique comme siennes, avait en 2016 fait déjà grand bruit. La Chine procède de même en effet. Moins visibles que les drones aériens, les drones sous-marins n’en sont pas moins extrêmement importants dans les dispositifs de surveillance des littoraux adverses. Ils s’avèrent utiles pour contrôler les flux des navires en toute discrétion et plus particulièrement ceux des sous-marins mais aussi pour mesurer la salinité des eaux et leur température. Les drones de nouvelles générations seront en mesure d’intervenir dans les abysses pour rompre les câbles, détruire les communications, numériques notamment. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes de nature sécuritaire; les communications Internet se faisant en majorité par voie sous-marine et non – contrairement à ce que l’on pourrait croire- par satellite. Que la Chine ait mis en scène ses pêcheurs récompensés comme d’authentiques patriotes participe d’un nationalisme outrancier et a valeur d’avertissement adressé aux étrangers.

Le gouvernement chinois a tapé du poing sur la table en expliquant que le Japon et la Corée étaient protégés par les Etats-Unis et donc que ces objets seraient une menace venant des américains. Ces découvertes peuvent-elles raviver les tensions entre les deux pays ? Quels peuvent être les effets sur le Japon ou la Corée ?

Emmanuel Lincot : C’est une façon de préparer l’opinion à de possibles mesures de représailles. Ces révélations surviennent dans un contexte de crise: tensions en mer de Chine, élections à Taïwan, et guerre commerciale avec les les États-Unis qui, quoi qu’en dise Donald Trump, va dans les faits, se poursuivre. Le fait d’accuser explicitement les États-Unis revient pour Pékin à vouloir ménager ses plus proches voisins coréen et japonais.

Le gouvernement américain s’est défendu de la notion d' »espionnage »; expliquant que ces « sous-marins » équipés de caméras servaient à explorer les fonds marins pour la recherche. Les Etats-Unis font-ils de même dans d’autres mers ou eaux territoriales ? (en Europe par exemple). 

Emmanuel Lincot : Vérité au-dessus des Pyrénées, mensonge en deçà….Bref, que les Américains disent vrai ou faux importe peu ici. Cette rivalité s’inscrit dans une lutte plus globale. Il s’agit, côté chinois et dans tous les cas, de disqualifier l’adversaire pour conditionner psychologiquement l’opinion à des mesures de représailles éventuelles. Une chose est certaine, c’est que les États-Unis ont créé une escadre de drones sous-marin. Ils sont opérationnels sur toutes les mers du monde. Côté européen, ils sont utilisés dans la surveillance des littoraux méditerranéens en crise, comme ceux de la Libye, mais aussi le suivi des navires russes.

https://www.atlantico.fr/decryptage/3586079/mais-pourquoi-les-pecheurs-chinois-decouvrent-ils-autant-de-petits-sous-marins-espions-dans-leurs-filets–lincot

En réponse à Berlin, Moscou va expulser deux diplomates allemands de Russie…

En réponse à Berlin, Moscou va expulser deux diplomates allemands de Russie 12 déc. 2019, 09:22 © Alexander Nemenov Source: AFP Le Kremlin, Moscou. (image d’illustration)

La diplomatie russe a annoncé que Moscou allait expulser deux diplomates de l’ambassade d’Allemagne. Une réponse symétrique après que Berlin a expulsé deux diplomates russes dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’un Géorgien dans la capitale. Moscou a annoncé ce 12 décembre l’expulsion de deux diplomates allemands, en représailles à la décision de l’Allemagne début décembre de renvoyer deux russes après le meurtre commandité, selon Berlin, d’un Géorgien d’origine tchétchène dans la capitale allemande.

Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué ce même jour l’ambassadeur allemand Géza Andreas von Geyr pour lui signifier que «deux collaborateurs de l’ambassade d’Allemagne avaient été déclarés persona non grata et avaient sept jours pour quitter» la Russie.

La diplomatie russe a également fait savoir espérer que ces expulsions – «symétriques» et constituant une réponse «inévitable» de la Russie – ne détérioreront pas les liens diplomatiques bilatéraux entre les deux pays.

La partie allemande a dit regretter la réaction de la Russie, évoquant par la voix de son ministère des Affaires étrangères une expulsion «injustifiée» et un «mauvais signal».

Dans un communiqué, Berlin annonce se réserver «le droit de prendre d’autres mesures dans cette affaire à la lumière des enquêtes» en cours.

Lire aussi Deux diplomates russes expulsés d’Allemagne, Moscou promet une réponse Le 4 décembre, Berlin avait sommé deux membres de l’ambassade russe en Allemagne de quitter le pays, «avec effet immédiat», accusant Moscou de n’avoir pas «suffisamment coopéré» dans l’enquête sur le meurtre d’un Géorgien à Berlin.

 Le même jour, le parquet fédéral allemand, compétent en matière d’espionnage, avait déjà décidé de se saisir de cette enquête, évoquant un «contexte politique». «Vous avez expulsé nos diplomates, nous expulsons les vôtres. C’est tout», a déclaré le président russe Vladimir Poutine répondant à des questions de journalistes sur ce sujet après un sommet au «format Normandie» qui s’est tenu à Paris le 9 décembre.

C’est un combattant, très cruel et sanguinaire. L’une des opérations à laquelle il a participé a fait 98 morts. Il était l’un des organisateurs de l’attentat du métro de Moscou Interrogé au sujet de l’affaire par un journaliste allemand, le chef de l’Etat russe s’est également exprimé sur l’identité et les antécédents de la victime, un Géorgien d’origine tchétchène, nommé Tornike K. et identifié comme étant Zelimkhan Khangochvili.

Vladimir Poutine a affirmé que ce dernier avait «participé à des activités séparatistes» et était recherché par les services russes. «C’est un combattant, très cruel et sanguinaire. L’une des opérations à laquelle il a participé a fait 98 morts. Il était l’un des organisateurs de l’attentat du métro de Moscou», a déclaré Vladimir Poutine. Le président russe n’a pas précisé de quel attentat il s’agissait mais Moscou a connu une série d’explosions meurtrières à partir de 1996. Les attentats dans le métro de la capitale russe ont fait, au total, 106 morts et 520 blessés dans la période entre 1996 et 2010. 

Le ministère russe des Affaires étrangères, de son côté, avait évoqué un acte «injustifié» concernant la mesure allemande et promis des représailles. «Nous considérons que les déclarations faites par la partie allemande concernant l’expulsion de deux employés de l’ambassade de Russie à Berlin sont hostiles et sans fondement. Une approche politisée de questions relatives à une enquête est inadmissible.

Nous sommes contraints de prendre une série de mesures de rétorsion», avait déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova. Un Géorgien tué par balle au beau milieu d’un parc à Berlin Le 23 août, en plein jour, dans un parc du centre de la capitale allemande, un Géorgien issu de la minorité tchétchène du pays et identifié comme Tornike K., a été tué de trois balles tirées d’une arme avec silencieux. Des témoins ont évoqué une «exécution».

Tornike K. avait participé à la deuxième guerre de Tchétchénie contre la Russie, avant d’entrer dans une unité anti-terroriste du ministère géorgien de l’Intérieur, tout en gardant des liens avec les milieux islamistes dont il était proche. Il était considéré par Moscou comme terroriste.

Déjà visé par plusieurs tentatives d’assassinat, il avait émigré quelques années avant sa mort en Allemagne. Selon le parquet fédéral allemand, chargé des affaires d’espionnage, le meurtre aurait été commis «soit pour le compte d’entités étatiques de la Fédération de Russie, soit pour le compte de la République autonome tchétchène». Le meurtrier présumé est un Russe, depuis emprisonné à Berlin où il garde le silence.

 Cet homme aurait été détenteur de papiers d’identité au nom de Vadim Sokolov, 49 ans, qui ne figurent pas dans les bases de données russes. Il était entré en Allemagne, en passant par la France, deux jours avant le meurtre.

Lire aussi : Selon Poutine, le Géorgien tué en Allemagne était «un combattant, très cruel et sanguinaire» International

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Deux diplomates russes expulsés d’Allemagne, Moscou promet une réponse En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/68557-deux-diplomates-russes-expulses-allemagne-moscou-promet-reponse?

Deux diplomates russes expulsés d’Allemagne, Moscou promet une réponse 4 déc. 2019, 12:57 © JOHN MACDOUGALL Source: AFP Ambassade russe à Berlin Estimant que la Russie n’a pas «suffisamment coopéré» dans l’enquête sur le meurtre d’un Géorgien à Berlin, l’Allemagne a décidé d’expulser deux diplomates russes.

Le parquet fédéral s’est saisi de l’enquête. Moscou dénonce un acte «injustifié». Berlin a sommé deux membres de l’ambassade russe en Allemagne de quitter le pays, «avec effet immédiat», le 4 décembre, accusant Moscou de n’avoir pas «suffisamment coopéré» dans l’enquête sur le meurtre d’un Géorgien à Berlin.

 Cette annonce fait suite à la décision mercredi du parquet fédéral allemand, compétent en matière d’espionnage, de se saisir de cette enquête en évoquant un «contexte politique». «Nous ne sommes absolument pas au courant de cet incident» Le ministère russe des Affaires étrangères, de son côté, évoque un acte «injustifié» et promet des mesures de représailles.

«Nous considérons que les déclarations faites par la partie allemande concernant l’expulsion de deux employés de l’ambassade de Russie à Berlin sont hostiles et sans fondement. Une approche politisée vis-à-vis de questions d’enquête est inadmissible. Nous sommes contraints de prendre une série de mesures de rétorsion.», a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

Ce sont des hypothèses absolument sans fondement Egalement interrogé sur cette affaire, le Kremlin a fait savoir le 4 décembre ne rien savoir du meurtre d’un Géorgien à Berlin l’été dernier. « Nous ne sommes absolument pas au courant de cet incident », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

«L’enquête est en cours en Allemagne (…) Nous n’avons aucune information ici». «Ce sont des hypothèses absolument sans fondement », a-t-il ajouté, indiquant que le «sujet est en quelque sorte monté en épingle par les médias allemands» et indiquant qu’en l’absence de «soupçons sérieux» cette affaire ne pèserait pas sur la rencontre prévue le 9 décembre à Paris entre les dirigeants russe, ukrainien, allemand et français.

Un Géorgien tué par balle au beau milieu d’un parc à Berlin Le 23 août, en plein jour dans un parc du centre de la capitale allemande, un Géorgien issu de la minorité tchétchène du pays et identifié comme Tornike K., a été tué de trois balles par une arme avec silencieux. Des témoins ont évoqué une «exécution».  Tornike K. avait participé dans le camp tchétchène à la deuxième guerre de Tchétchénie contre la Russie, avant de passer dans une unité anti-terroriste du ministère de l’Intérieur géorgien, tout en gardant des liens avec les milieux islamistes dont il était proche.

Moscou le considère comme un terroriste. Visé déjà par plusieurs tentatives d’assassinat, celui qui était jusqu’ici présenté dans la presse sous le nom de Zelimkhan Khangochvili avait émigré ces dernières années en Allemagne.

  Selon le parquet fédéral allemand, chargé des affaires d’espionnage, le meurtre avait été commis «soit pour le compte d’entités étatiques de la Fédération russe, soit pour le compte de la République autonome tchétchène». Quant au meurtrier présumé, un Russe, est depuis emprisonné à Berlin où il garde le silence. Cet homme aurait été détenteur de papiers d’identité au nom de Vadim Sokolov, 49 ans, qui ne figurait pourtant pas dans les bases de données russes.

 Il était entré en Allemagne, en passant par la France, deux jours avant le meurtre.

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Pour le président Assad de Syrie, Les éliminations de James Le Mesurier, Jeffrey Epstein, Oussama Benladen et Abou Bakr Al-Baghdadi sont intiment liées

Pour le président Assad de Syrie, Les éliminations de James Le Mesurier, Jeffrey Epstein, Oussama Benladen et Abou Bakr Al-Baghdadi sont intiment liées

ON: 15/11/2019  IN: ANALYSIS  WITH: 9 COMMENTS

Pour Assad, le milliardaire américain Jeffrey Epstein ne s’est pas suicidé en prison mais a bel et bien été éliminé pour éviter qu’il ne divulgue des secrets sur les régimes US et britanniques.

Première réaction et révélation plus que surprenante du Président de la République Arabe de Syrie Bashar Al-Assad sur la mort fort suspecte du maître espion britannique James Le Mesurier à Istanbul: le fondateur des Casques Blancs syriens James Le Mesurier pourrait avoir été liquidé par des agents secrets sur instruction de la CIA ou avec la participation directe de cette dernière. Ce n’est pas tout. Bashar Al-Assad lance sa véritable bombe atomique en soulignant fort subtilement que la mort de Le Mesurier est intrinsèquement liée à celle du financier et philanthrope US Jeffrey Epstein, l’ex-dirigeant d’Al-Qaïda Oussama Benladen et le chef autoproclamé de Daech Abou Bakr Al-Baghdadi!

Pour Assad, le milliardaire US Jeffrey Epstein ne s’est pas suicidé en prison mais a été éliminé par des professionnels de la liquidation physique. Il en est de même pour L’espion britannique James Le Mesurier. Concernant ce dernier, Assad accuse nommément la CIA et le MiT de l’avoir neutralisé pour le faire taire à tout jamais.

L’affaire Jeffrey Epstein a profondément ébranlé les fondations du Deep State US et a failli éclabousser Israël, le Royaume Uni et bien d’autres pays. Epstein était l’un des rares personnes à pouvoir divulguer les noms des commanditaires réels des fausses attaques du 11 septembre 2001.

https://strategika51.org/2019/11/15/pour-le-president-assad-de-syrie-les-eliminations-de-james-le-mesurier-jeffrey-epstein-oussama-benladen-et-abou-bakr-al-baghdadi-sont-intiment-liees/