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Des Su-35 ou des Su-57 russes en Turquie  à la place des F-35 ?  Par Valentin Vasilescu

Des Su-35 ou des Su-57 russes en Turquie
à la place des F-35 ?
Par Valentin Vasilescu

mercredi 17 avril 2019, par Comité Valmy

 

Des Su-35 ou des Su-57 russes en Turquie
à la place des F-35 ?

Avec la décision de l’achat par la Turquie du système anti-aérien russe S-400, le temps de la diplomatie secrète américaine semble avoir pris fin. Les États-Unis ont réagi en bloquant la livraison de l’avion F-35 à la Turquie, alors que celle-ci était partenaire dans l’élaboration du projet F-35. En effet, la Turquie a fourni de l’argent à l’avance pour avoir accès à la technologie.

Les Américains sont entièrement contre l’adoption par la Turquie du système S-400, car ils estiment que cela se faisait au détriment du système américain Patriot. Les nouveaux dirigeants militaires turcs, choisis parmi ceux qui n’ont pas fait de stages aux États-Unis, se prononcent pour cette acquisition parce que cela répond strictement à la sécurité de la Turquie. Les militaires turcs ont encore en tête l’agressivité de certains alliés du « grand ami » qui a orchestré le coup militaire, bien sûr, au nom de la démocratie.

Ces dernières années, nous assistons à une confrontation diplomatique évidente entre la Turquie et les États-Unis + les alliés américains. Rappelons-nous que la Turquie a fait son premier pas, en prenant pour cible l’Arabie Saoudite, et en publiant les détails de l’assassinat de Kashoggi. Après le refus des États-Unis de livrer le F-35, un refus auquel s’attendait la Turquie, celle-ci a évolué de manière similaire dans ses relations directes avec les États-Unis. Le ministre des affaires étrangères, M. Mevlut Cavusoglu, a annoncé que si les Américains refusaient la vente de F-35, la Turquie acquérait des avions de pointe ailleurs. Cavusoglu a nommé ces alternatives : Su-35 ou Su-57 russe.

Ces transactions constituent une première absolue parce que c’est la première fois que la Russie vend des systèmes si avancés à une armée étrangère, un membre de l’OTAN. Poutine est-il assez naïf pour offrir aux ennemis, sa technologie de pointe ? Si Poutine réussit à extraire la Turquie de la zone d’influence américaine, alors le jeu en vaudrait vraiment la chandelle. Rappelons-nous que la récente réunion de Poutine-Erdogan est la troisième réunion entre les deux présidents depuis le début du 2019, et que la tendance à la hausse des relations russo-turques a débuté avec le coup d’État raté en Turquie.

Revenons au coup d’État en 2016, qui visait l’assassinat du Président Erdogan et n’était qu’une tentative désespérée d’éliminer un adversaire de l’Amérique. Quelques heures plus tôt, Poutine avait informé Erdogan de ce qui était en train de se passer, et le conseillait de quitter la maison de vacances de Marmaris 30 minutes avant l’attaque des commandos de putschistes, et de monter à bord d’un jet privé. Et il a également mis à disposition un satellite de communication russe pour diriger les forces fidèles restantes. Cette aide a permis à la 1ère Armée turque, commandée par le général Ümit Dündar, disposée autour d’Istanbul, d’inverser le sort du coup d’état en faveur de Erdogan. Dündar a repris l’aéroport Atatürk qui était sous le contrôle des putschistes et a assuré l’atterrissage de l’avion de Erdogan.

Pourtant, les choses ne peuvent pas rester ainsi indéfiniment car Erdogan veut régler rapidement le problème des Kurdes, considérés comme des terroristes par la Turquie mais soutenus par les États-Unis. En même temps, Erdogan veut transférer aux services secrets turcs, la gestion de tous les terroristes islamistes combattant dans le nord de la Syrie, recrutés et armés par la CIA et le Pentagone via l’Arabie Saoudite, pour les empêcher d’être redirigés par les États-Unis vers d’autres « Printemps arabes ». Le véritable objectif de Erdogan est de créer son propre bloc militaire composé de la Turquie, de l’Iran et du Qatar, en tant que contrepoids à une OTAN arabe recherchée par les États-Unis. Si Erdogan, soutenu par Poutine, remporte le match qu’il mène contre les Etats-Unis et leurs alliés arabes, le rapport des forces au Proche-Orient changera radicalement au détriment des États-Unis.

Valentin Vasilescu
16 avril 2019

Traduction Avic 
– Réseau International

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11122

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Crash du F-35A Nippon : Washington utilise l’avion espion U-2 pour surveiller d’éventuelles tentatives de recherches chinoise ou russe

Crash du F-35A Nippon : Washington utilise l’avion espion U-2 pour surveiller d’éventuelles tentatives de recherches chinoise ou russe

Un avion de reconnaissance Lockheed U-2 de l’US Air Force participe aux operations de recherche du pilote du F-35A Nippon qui s’est écrasé dans l’océan pacifique le 09 avril 2019. L’intervention de ce type d’appareil viserait avant tout la surveillance des activités chinoise et russe près de la zone du crash.

Lockheed U-2 Dragon Lady

Le Lockheed U-2 Dragon Lady est un avion de reconnaissance évoluant en haute altitude

Le F-35A Lightning II (JSF) des forces d’autodéfense aériennes japonaises avait disparu des radars le 09 avril 2019 lors d’un vol d’entraînement au combat nocturne en compagnie de trois autres appareils du même type à l’est de la base aérienne de Misawa, leur base de rattachement.

Les autorités japonaises ont affirmé que le F-35A s’est écrasé en mer.

Le pilote, identifié comme étant le commandant Akinori Hosomi, 41 ans, accumulant 3200 heures de vol dont 60 sur le F-35A, est toujours porté disparu.

Le Japon a deployé des navires, des hélicoptères et un submersible de secours pour tenter de retrouver le pilote et les restes de l’appareil.

Les États-Unis participent activement à ces opérations avec des avions de reconnaissance maritime P-8 A Poseidon, le destroyer Stethem (7e Flotte US), des satellites espions et un avion de reconnaissance de haute altitude U-2.

P8 Poseidon flying over a Japanese navy vessel

Un P-8 Poseidon US survole un navire des Gardes-côtes japonais dans la zone présumée du crash du F35 A japonais.

Interrogé par la presse sur les craintes relatives à une éventuelle récupération de l’épave ou des restes du F-35A par la Chine ou la Russie, le ministre japonais de la défense, Takeshi Iwaya, s’est contenté de souligner vendredi dernier que son pays n’avait détecté aucune activité inhabituelle. Il a surtout tenu à réaffirmer l’engagement du Japon a acquérir 105 F-35A et 42 F-35B en dépit du tollé que cette décision suscite au sein d’une partie de l’opinion nipponne, laquelle considère ces acquisitions comme un marché de dupes, voire une véritable escroquerie.

La zone océanique où s’est écrasé le F-35A est assez profonde (1500 mètres) et seuls des pays disposant de certains moyens pourront accéder à cette profondeur. A Washington, on ne veut surtout pas entendre parler d’une offre d’assistance de la part de la Chine ou de la Russie, soupçonnées de vouloir mettre la main sur les restes du F-35 à des fins d’espionnage technologique.

Le crash du F-35A nippon dans l’océan pacifique suit celui du F-35B US en Caroline du Sud. Ce sont les deux crashs reconnus officiellement par le Pentagone et Lockheed. Les incidents ayant affecté les F-35 israéliens, dont un touché « officiellement » par un pauvre volatile migrateur de retour d’une mission de combat en Syrie (jamais confirmé) demeurent des sujets tabous.

Dans tous les cas et en dépit du coût exorbitant de son développement, le F-35 n’inspire aucune confiance quant à ses capacités extraordinaires supposées telles que véhiculées par les campagnes de marketing et les films d’action ou de science-fiction hollywoodiens visant à l’écouler à des pays alliés ayant des économies assez solides pour s’offrir le luxe rarissime de se doter d’un avion de combat fort onéreux en termes de service et de maintenance sans la moindre preuve de son efficacité opérationnelle.

https://strategika51.org/archives/62448

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Revue de presse nationale et internationale.

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