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GJ, vous êtes tous des FakeNews

GJ, vous êtes tous des FakeNews

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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GJ, vous êtes tous des FakeNews

18 décembre 2018 – D’une façon extrêmement originale et d’un héroïsme hors-sol comme on cause aujourd’hui, nos chouettes petits révolutionnaires label Mai-68 , — « Ils finiront tous notaires », avait prédit Jouhandeau, se gourant totalement, cet homo encombré d’une infernale sorcière d’épouse, puisqu’ils finirent pipole sur les plateaux-TV à €15 000 du mois, – donc nos chouettes petits-héros criaient à la face du monde, se référant à l’implacable Dany qui continue à nous traquer dans l’étrange-lucarne, avec le très-beau (coiffure) Luc Ferry sur LCI le dimanche, – « Nous sommes tous des juifs-allemands ». (Fin de la phrase, passons à autre chose.)

Je suggère, moi, à nos GJ-ringards en quête d’identité de se proclamer : « Nous sommes tous des FakeNews. » Tout le monde sera content, la BBC, le chef-député En Marche monsieur Le Gendre expliquant l’erreur de son groupe, “Nous avons été tous trop-intelligents, trop-subtils pour leur expliquer nos réformes” ; France3 qui corrige les fautes des panneaux des bouseux-GJ, Integrity Initiative, qui nous transmet les tonnantes et étonnantes trouvailles-GJ/Poutine (entre autres) du MI6. La célébrité internationale ayant fait son travail, les GJ accèdent au statut de grande star, avec nomination d’études détaillées de la désinformation russe dans divers médias anglophones plus ou moins antiSystème, – sans parler de Shamir, certes. Enfin, tout est en place, tous “les éléments de langage” en mission de torpillage dans le bon sens après quelques errances du départ où l’on oublia les Russes, vous expliquant en détails comment les ploucs-GJ mettent en gravissime danger Notre-Démocratie-à-nous et les bastions de la Liberté-Universelle, en se faisant complices de Moscou

Même et bien entendu, le bombastique J.M. Aphatie a mis la main à la pâte parce que, c’est bien connu, il n’en rate pas une même s’il est un peu lent au démarrage. Il lui faut une mention particulière, sorte de “Prix Spécial du Jury” avec la médaille de l’héroïsme médiatique. Lui, Aphatie, « depuis le début » (mais il gardait ça pour lui, pudique), il voit une incroyable manigance dans ce mouvement GJ, une monstrueuse entreprise. Rien à voir, tout ça, avec ce qu’on nomme “complotisme”, le complotisme des ploucs du 9/11 traficoté en Inside Job ; non, rien de commun lorsqu’il nous confie, Aphatie, –mais chut hein, entre nous, n’ébruitez pas car “des oreilles ennemies vous regardent, yeux grands ouverts en-dessous des lunettes noires” : « Dans ce mouvement informel, gazeux, – moi je le pense depuis le début – il y a une organisation souterraine, cachée, il y a des tireurs de ficelles, des gens beaucoup plus politisés et politiciens qu’on ne le croit, et qui apparaissent aujourd’hui… », – ainsi parlait Jean-Michel Aphatie.

Ah va, ce sacré Aphatie, son empathie presque sacrée, son commentaire dit avec cet accent venu du fond de la “France périphérique” tout de jaune-giletée, son éblouissant doigté dans l’art du cirage de pompes, son flair incomparable de chien-de-chasse pour renifler avec la langue les bottes du pouvoir en place, n’importe lequel et qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, – l’homme (l’Aphatie) est admirable dans le sérieux qu’il met à débiter ses triomphales trouvailles, – l’“agité du mèche-cul” aurait dit Céline-ricanant, confondant J.M. Apathie et J.P. Sartre.

Leur contre-attaque, car c’est bien d’une telle grande manœuvre qu’il s’agit, est pour mon compte, je vous l’affirme, absolument jubilatoire parce qu’elle ne dissimule rien, absolument rien, qu’elle est littéralement nue comme un ver à force d’en rajouter, et d’en rajouter encore. Dans le langage postmoderne des banlieues, on serait sur le point, après consultation de l’Académie Française, de remplacer l’expression “le roi est nu” par celle de “la connerie est nue” ; effectivement, concèdent les Immortels sous la Coupole, l’usage en a décidé ainsi tant leur démonstration est éclatante.

On l’avait bien vu, les défenseurs de la démocratie avaient mis un certain temps à réagir, à se structurer et à se coordonner (sauf Aphatie qui savait dès le début). Ils ont pas mal pédalé, dans la semoule ou dans la choucroute selon les latitudes. Ils ont tous été stupéfaits comme nous-mêmes fûmes, et moi en premier qui n’espérais jamais plus rien de semblable de cette France-là qui semblait avoir détruit mes idéalistes espérances. Ils, – non, nous sommes tous restés sans voix, unis pour une fois dans une communauté de la stupéfaction devant un déchaînement que nul n’avait vu venir. C’est vrai, je m’en rappelle, à cette époque, autour des 17-20 novembre, les talk-shows des grands réseaux-Système étaient supportables, même pour un antiSystème convulsif de ma trempe.

Je me rappelle avoir écrit l’une ou l’autre ligne où je nous mettais dans le même sac de la sidération muette, presque respectueuse, les zombieSystème et nous, tous unis dans ce même sentiment incrédule :

« Même Ségala ressorti du grenier, empaillé séquence-Mitterrand-1981 (“La force tranquille” sur fond de clocher mauriacien et maurrassien, vous kifez ?) et invité en table-talk-show hier soir sur LCI, – décidément ma référence-Système en fait de réseauSystème, – même Ségala dis-je, trouve ça parfaitement d’une grandiose importance… […]

» …Force est de constater que tous ces résidus de rhizome enfantés par Deleuze-Guattari pour tenir ferme les chaînes de la communication du rien entropique se trouvaient là devant une énigme consternante ; j’ai eu alors l’impression qu’ils se trouvaient en vérité dans cette situation qu’on décrit selon l’expression fameuse : ils étaient là comme lorsqu’on on est “pris à son propre piège”, et Deleuze-Guattari nous ayant fourni la clef de la prison où ces deux-là nous ont enfermés. »

Aujourd’hui, ils leur font payer cet instant d’égarement, je veux dire ces zombies-Système pris en flagrant délit d’absence de vigilance, avec, comme nous les antiSystème, ces paroles de stupéfaction mâtinées d’empathie (d’apathie, rectifie l’autre qui savait depuis le début) pour cette souffrance soudain découverte. Ils se rattrapent, ils se redressent à coups d’anathèmes et de prévisions sinistres sur la désintégration de ces gueux en vêtements de gueux qui osent prétendre à disposer d’une expression populaire. Je crains qu’il ne soit plus tard qu’ils ne croient, – plus tard, trop tard

Les Gilets-Jaunes ont fait lever une tempête de Force-12, sous la forme d’un ouragan de Catégorie-5. Est-ce “le commencement de la fin” ? interrogent, finauds et pleins d’espoir, les éditorialistes du sérail après l’Acte V dont on leur a appris qu’il est toujours l’acte final du grand théâtre classique. Comme je sais qu’il ne s’agit pas de théâtre dans cette époque qui n’a plus rien de classique, et que je connais bien leur sens de l’inversion, je leur suggère une inversion vertueuse et churchillienne pour tout de même satisfaire, pour la forme, leur goût d’entrée dans les ordres de tout mouvement déviant : disons “la fin du commencement” ; avec, pour le confort, quelques poires pour la soif, avec cette prédiction (Vidéo, 01’53”) du même Emmanuel Todd que je cite souvent par ces temps qui courent à bride abattue : « On ne peut qu’attendre de nouveaux événements… A priori, et à travers toute l’Europe, l’année 2019 va être très spectaculaire» ; avec cette autre prédiction de Max Keyser, de RT-USA : « Le mouvement Gilets-Jaunes va se globaliser. Nous le verrons dans le monde entier, nous entrons dans l’époque de milliers d’“Occupy Wall Street” ».

C’est bien sûr, c’est bien ça ! C’est le complot dont il nous parlait, Zarathoustra…

http://www.dedefensa.org/article/gj-vous-etes-tous-desfakenews

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Moscou s’adressera à l’OSCE, la BBC tentant de lier les Gilets jaunes à la Russie

16 décembre 2018

Parce qu’il n’est question ni du deux poids deux mesures ni d’un engagement, «mais d’une propagande pure et simple», le ministère russe des Affaires étrangères s’adressera à l’OSCE «pour attirer son attention sur le fait» que certains journalistes de la BBC cherchent à établir que la Russie est impliquée dans les protestations en France.

La Russie a l’intention de s’adresser à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) après la diffusion d’informations faisant état de tentatives de certains journalistes de la BBC pour prouver l’implication de la Russie dans les protestations en France, a déclaré dimanche la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

«Nous poserons la question [appropriée, ndlr] aux structures internationales. Nous écrirons dès demain une lettre à l’OSCE pour attirer son attention sur ce fait», a-t-elle indiqué, qualifiant le comportement d’une journaliste britannique en particulier d’«absolument révoltant».

«Cette fois-ci, il est question non du deux poids deux mesures ou d’un engagement, mais d’une propagande pure et simple: nul doute qu’il s’agit d’une compilation de sujets, d’une tentative pour trouver de petites pièces d’un grand puzzle. Nous voyons maintenant ce que c’est que le travail de la corporation BBC», a-t-elle fait remarquer.

Or, a rappelé Maria Zakharova, c’est justement le Royaume-Uni qui répète inlassablement que les médias russes font de la propagande sans pour autant citer de faits, mais se référant à la voix de l’opinion. Il paraît que l’opinion britannique adresserait des plaintes à Ofcom, l’autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, qui est contrainte de réagir et de reprocher aux journalistes russes un comportement non-professionnel.

 

Elle a fait remarquer dans ce contexte qu’il était temps de formuler une question à ces autorités régulatrices:

«Comment évaluent-elles cette compilation de faits à laquelle se livrent les employés de leurs entreprises de radio et télédiffusion?»

Maria Zakharova a rappelé également que le Royaume-Uni faisait encore partie de l’Union européenne et qu’il pratiquait une politique étrangère commune avec les pays membres de cette organisation.

«Comment est-il possible […] de faire des choses pareilles vis-à-vis de son voisin, de propager dans le monde entier des infox sur les protestations en France?, s’est-elle exclamée. D’inventer que ce ne sont pas ces gens qui descendent dans les rues, mais que c’est la Main de Moscou qui, non contente de s’ingérer et d’avoir imaginé tout un mouvement de Gilets jaunes, l’a encore matérialisé?»

La rédaction avait précédemment obtenu la correspondance d’une journaliste de la rédaction russe de la BBC, Olga Ivchina, avec un pigiste couvrant les manifestations des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux.
Sur instruction de sa rédaction, la correspondante de la BBC recherchait des pistes de l’implication russe dans les manifestations de Paris et voulait savoir s’il était possible de tirer des faits disponibles la conclusion que la Russie était à l’origine de ce qui se passe.

 

La première version enflammée disant que la Russie organisait un «Maïdan des Gilets jaunes» en France est née dans la capitale mondiale de la créativité politique, Kiev.

Ensuite, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a répondu à une question sur la «piste russe»: «J’ai entendu cette rumeur. Il y a une enquête qui est aujourd’hui menée par le secrétaire général de la défense nationale. On verra bien quels en seront les résultats.»

source

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/12/parce-qu-il-n-est-question-ni-du-deux-poids-deux-mesures-ni-d-un-engagement-mais-d-une-propagande-pure-et-simple-le-ministere-russe?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Les Gilets jaunes sont-ils complotistes ?

Les Gilets jaunes sont-ils complotistes ?

ENTRETIEN. Directeur de Conspiracy Watch, Rudy Reichstadt déplore l’abondance de fake news et fustige les discours d’Emmanuel Todd et de Jean-Claude Michéa.

Propos recueillis par

Modifié le – Publié le | Le Point.fr
Au sein des Gilets jaunes, il circule depuis quelques semaines de nombreuses rumeurs. Image d'illustration.
Au sein des Gilets jaunes, il circule depuis quelques semaines de nombreuses rumeurs. Image d’illustration.

Facebook et Twitter se vantent de censurer des informations

Facebook et Twitter se vantent de censurer des informations

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Facebook et Twitter ont déclaré avoir censuré des informations diffusées par des groupes liés à l’Iran et à la Russie.

Selon les deux sociétés, il s’agirait de fausses nouvelles (fake news). Cependant, elles ne donnent ni connaissance de l’identité de ces comptes, ni de leurs contenus, ce qui rend impossible de juger par soi-même la légitimité de cette censure et qui prive les personnes sanctionnées de tout recours.

Historiquement, les États-Unis ont adopté le principe de liberté totale d’expression (y compris pour les fausses nouvelles et les discours de haine) à travers le 1er amendement de leur Constitution. Il s’agissait de ne pas reproduire la censure, et pire le recours au secret de ce qui avait été censuré, qui avait notamment caractérisé le Saint-Office ou Inquisition.

Simultanément, le Washington Post révèle que Facebook note les internautes qui lui signalent des contenus mensongers [1]

Ce procédé est exactement le même que celui du « crédit social » mis au point par la République populaire de Chine et qui soulevait jusqu’ici de fortes critiques en Occident.

En outre, Facebook a supprimé 5 000 options permettant à ses annonceurs de cibler leur clients. Après le scandale révélé par le secrétariat US au Logement, il s’agit de prévenir les filtrages sur des bases politiques, religieuses ou ethniques.

Le Sénat rejette massivement les propositions de lois relatives à la lutte contre les «fake news»

Le Sénat rejette massivement les propositions de lois relatives à la lutte contre les «fake news»

Publié par Brujitafr sur 24 Août 2018, 07:43am

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE, #MEDIAS, #ALTER

Le Sénat rejette massivement les propositions de lois relatives à la lutte contre les «fake news»

Par 288 voix contre 31, le Sénat a rejeté les deux propositions de loi sur la manipulation de l’information portées par le gouvernement et impulsées par le président Emmanuel Macron.

Le projet de loi de censure est ainsi renvoyé à l’Assemblée.

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Après leur vote à l’Assemblée nationale dans la nuit du 3 juillet, les lois «anti-fake news» ont butté au seuil de la chambre haute du Parlement. Le Sénat a massivement rejeté, par 288 voix contre 31 les textes de loi.

La loi ordinaire, applicable pendant les élections européennes, législatives, sénatoriales et les référendums, et la loi organique, dédiée spécifiquement à l’élection présidentielle, visent à permettre à un candidat ou parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de «fausses informations» durant les trois mois précédant un scrutin national.

C’est le premier revers majeur pour ces lois de contrôle de l’information annoncées par Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse en janvier dernier. Malgré les risques de censure de l’information et d’atteinte aux libertés d’opinion et de la presse maintes fois évoqués, le gouvernement s’est montré déterminé à pousser ce projet de loi dans le circuit législatif. Face au refus du Sénat, les deux textes de lois vont retourner en deuxième lecture à l’Assemblée.

En raison de l’affaire Benalla et de la paralysie du travail de l’Assemblée, le vote de la loi relative à la lutte contre la manipulation de l’information pourrait être renvoyé à la rentrée parlementaire.

Source: Russia Today,

http://www.brujitafr.fr/2018/08/le-senat-rejette-massivement-les-propositions-de-lois-relatives-a-la-lutte-contre-les-fake-news.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Fake news

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Les gazettes de la bien-pensance nous apprennent qu’un certain Oleg Sentsov en est à son 100e jour de grève de la faim dans un horrible pénitencier poutinesque du Grand nord de la Russie. Et, affirme Le Monde en titre : « Oleg Sentsov peut mourir à chaque minute qui passe ».

Depuis le début du mois d’août les gazettes de la bien-pensance sont plus qu’alarmantes : « L’état de santé d’Oleg Sentsov est catastrophique » (France Culture 9 août), « Oleg Sentsov en danger de mort après trois mois de grève de la faim » (Le Monde 9 août), « Dans un camp russe près du cercle arctique, la vie d’un jeune homme talentueux s’éteint », (La Croix,‎ 10 août), « Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov dans un état critique », (Libération,‎ 10 août), etc.

D’abord il est évident que personne ne peut survivre pendant 100 jours, ni même 50, à une vraie grève de la faim.

Si l’on cherche à s’informer, on découvre vite qu’en réalité Oleg Sentsov est alimenté : les autorités pénitentiaires lui donnent des compléments alimentaires pour vieux.

Et les autorités pénitentiaires affirment qu’il est en bonne santé, même s’il a évidemment maigri.

La commission de surveillance des prisons dit la même chose. Elle est sous la coupe du Kremlin ? Ah bon. Sauf que c’est la même commission qui vient de nous informer que le militant gauchiste Sergueï Oudaltsov, qui avait été condamné… à 30 jours de prison et avait entamé une grève de la faim, a été hospitalisé au bout de cinq jours…

Surtout, on a le témoignage de Zoïa Svetova. Cette journaliste est une des principales figures de l’opposition à Poutine, et elle dénonce particulièrement le système judiciaire russe. Elle a pu rencontrer Oleg Sentsov le 14 août, et elle dit qu’il se tient debout et marche, regarde la télévision, écrit et reçoit « beaucoup de lettres »…

Je ne me prononcerai pas sur la condamnation de Sentsov à 20 ans de prison pour préparation de plusieurs actes terroristes anti-russes (et non « parce qu’il s’opposait à l’annexion de la Crimée »…). Mais le coup de la grève de la faim est une imposture. Qui peut durer longtemps. Le record de ce genre de « grève de la faim » est détenu par une militante indienne des droits de l’homme, Irom Sharmila, qui avait commencé en 2000 et y a mis fin en 2016…

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/08/fake-news.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmailhttp:

//yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2018/08/21/fake-news-6073754.html

 

Censure d’Infowars par les GAFA

Censure d’Infowars par les GAFA


Alex Jones éliminé. Les géants américains de la technologie se mêlent des élections de mi-mandat aux US en 2018


Par Peter Korzun – Le 9 août 2018 – Source Strategic Culture

Alex Jones Purge: US Tech Giants Meddle into 2018 Midterm Elections

Une bataille titanesque est engagée contre les opinions alternatives dans le pays qui se positionne comme le champion de la liberté d’expression, bien que 90% de ses médias soient contrôlés par seulement six sociétés. À titre de comparaison, en 1983, 90% des médias américains étaient contrôlés par cinquante sociétés.

Naturellement, cette tendance affecte négativement la liberté de la presse. Selon le World Press Freedom Index de 2018, compilé par Reporters sans frontières (RSF) les États-Unis ont reculé de deux positions par rapport à 2017 et sont passés au 45e rang. Le rôle de la concurrence a diminué alors que le biais de l’information est devenu une norme. Selon le rapport de 2017 de Gallup/Knight Foundation Survey on Trust, Media and Democracy, seuls 44% des Américains déclarent pouvoir identifier une source d’information qui, selon eux, rend compte des nouvelles de manière objective.

Il y a eu beaucoup d’exemples où la liberté d’expression a été piétinée aux États-Unis. Certes, le premier amendement interdit au Congrès « de restreindre la liberté de parole ou l’expression de la presse … », mais il ne dit rien au sujet des grandes entreprises de haute technologie ou des réseaux sociaux interdisant l’intervention des commentateurs politiques non agréés par « l’establishment ». Et c’est ce qu’ils font.

Les grands géants de la technologie – Facebook, Apple, Google, YouTube, Pinterest, iTunes, LinkedIn, Podcast, MailChimp, YouPorn et Spotify – ont banni Alex Jones, journaliste renommé, et son site Internet InfoWars, de leurs services de diffusion pour avoir propagé « des fausses histoires », que les propriétaires des plateformes ont trouvées « haineuses ». Le mouvement est sans précédent, c’est une véritable bombe. Il convient de noter que le président Donald Trump a félicité M. Jones pour sa « formidable » réputation.

Les entreprises privées avec leurs propres règles et règlements se sont liguées simultanément contre M. Jones pour ne laisser aucun doute sur le fait que l’interdiction n’est rien d’autre que de la collusion. Les géants se livrent à une censure politique, utilisant leur domination du marché pour cibler les dissidents. Alex Jones est toujours le même journaliste d’investigation qu’il a été pendant de nombreuses années. Qu’est-ce qui les fait craquer maintenant ? Ils en avaient probablement marre car il les avait irrités de manière disproportionnée.

M. Jones a défendu l’intégrité des élections présidentielles en Russie, affirmant que le président Poutine ne pouvait pas être un dictateur parce qu’il avait remporté 76% des suffrages. Il a brillamment exposé l’absurdité des accusations portées contre la Russie, accusée d’ingérence dans les élections américaines et d’autres actes « nuisibles ». Selon lui, la Russie se dirige vers 1776 [création des États-Unis, NdT] alors que les États-Unis vont dans la direction opposée. Alex Jones s’est même magistralement moqué des accusations d’être à la solde des Russes. Il faisait partie de ceux qui mettaient en doute l’accusation britannique selon laquelle la Russie serait coupable dans l’affaire Skripal. C’était la limite. Ils ne pouvaient plus le tolérer. Il lui font payer chèrement le fait d’être assez crédule pour tenir comme acquise la liberté de parole aux États-Unis. Le 6 août, Alex Jones a émis un avertissement concernant la menace sur la liberté d’expression d’Internet.

On dirait qu’il y a une purge en cours, car l’animateur de radio et directeur de la rédaction de antiwar.com, Scott Horton, l’ancien employé du Département d’État et auteur Peter Van Buren, ainsi que Dan McAdams, directeur exécutif de l’Institut Ron Paul pour la paix et la prospérité, ont vu leur comptes Twitter suspendus le 6 août. Certaines personnes de haut niveau, partageant des opinions conservatrices et alignées sur le président Trump, y compris des parlementaires, ont été « bannis » par Twitter. De nombreux journalistes « pro-Trump » ont perdu leur emploi simplement pour avoir posté des articles. La suppression généralisée de toute analyse « alignée sur Trump » et des médias indépendants est déchaînée.

Les rapports de Vice News ont confirmé cette conclusion. Selon la source, les libéraux et les démocrates ne sont pas soumis au prétendu « bannissement » de la même manière. Par exemple, rien n’est arrivé au membre du Congrès Maxine Waters (D-California), qui a incité à la « violence populaire » en encourageant ses partisans à harceler les membres de l’administration Trump en public. Apple a éliminé Alex Jones, mais Louis Farrakhan, le leader de Nation of Islam qui a qualifié Adolf Hitler de « très grand homme », peut utiliser sa plate-forme à cœur joie.

Un rapport publié par le Centre de recherche sur les médias (MRC) en avril a conclu que les principaux sites de médias sociaux – Facebook, Twitter, YouTube et le moteur de recherche Google – suppriment les discours conservateurs dans un « effort clair pour censurer la vision conservatrice du monde ». Intitulé « CENSORED ! How Online Media Companies Are Suppressing Conservative Speech », le document offre de nombreux exemples convaincants d’une telle suppression. La répression des médias russes aux États-Unis – RT et Sputnik – fait partie de la tendance.

InfoWars a fortement soutenu le président Trump pendant la campagne électorale. Comme on peut le voir, ce sont les entreprises technologiques, et non la Russie, qui se mêlent des élections de mi-mandat en novembre. Il ne faudra probablement pas attendre longtemps avant que d’autres sources d’expression conservatrice, telles que BreitbartNews, DailyCaller et autres, ne soient exclues des plateformes des géants technologiques. Si cela n’est pas une ingérence pour menacer la démocratie américaine, alors qu’est-ce que c’est ?

Les voix exprimant l’opinion opposée aux médias grand public sont privées de la possibilité d’être entendues par les électeurs pendant la campagne de mi-mandat en 2018. Une campagne visant à censurer massivement les conservateurs et les libertariens est lancée aux États-Unis pour priver les gens de leurs droits fondamentaux. Et ça va empirer. Le sénateur démocrate Chris Murphy a déjà appelé les sites Web des médias sociaux à interdire les médias les plus conservateurs à la suite de l’élimination d’InfoWars. Avec tout le battage médiatique à propos du « Russiagate », la question de la véritable menace pour la démocratie, venant de l’intérieur, est largement ignorée. Les géants de la technologie imposent leurs règles du jeu, éliminant l’opposition pour transformer leurs plates-formes en outils de propagande où les points de vue alternatifs n’ont pas leur place. DrudgeReport.com, Breitbart News, Fox News et d’autres petits sites qui ne marchent pas droit devraient être les prochains.

Peter Korzun

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/censure-dinfowars-par-les-gafa

 

Affaire Benalla : « Le Parisien » ironise sur la thèse de « l’agent marocain infiltré » avancé par un site algérien





Affaire Benalla : « Le Parisien » ironise sur la thèse de « l’agent marocain infiltré » avancé par un site algérien


Lundi 23 Juillet 2018 modifié le Lundi 23 Juillet 2018 – 17:15



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Dans un article consacré aux théories conspirationnistes qui ont émergé sur les réseaux sociaux depuis qu’un proche collaborateur d’Emmanuel Macron a été identifié en train de frapper un manifestant, en marge des défilés du 1er mai, le journal « Le Parisien » ironise sur la thèse de « l’agent marocain infiltré » avancé par un site algérien.

« Les théories complotistes n’ont pas de frontière. La preuve en est avec le site Algeriepatriotique qui assure depuis vendredi qu’Alexandre Benalla est +un agent des services secrets marocains+ », relève lundi « Le Parisien » qui s’attaque aux intox les plus retentissantes concernant l’affaire Bellana,

« Alexandre Benalla a gravi les échelons doucement mais sûrement depuis qu’il fut introduit dans les rouages du Parti socialiste par l’ancienne ministre de l’Education, Najat Vallaud Belkacem, elle-même inféodée à Rabat », est-il notamment allégué par le site algérien.
.
« Si l’ascension de l’ancien « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron est en effet spectaculaire, y voir la main du Maroc paraît pour le moins hasardeux », affirme le quotidien français, rappelant qu’Alexandre Benalla est né à Evreux (Eure) en 1991.

« Ses connaissances des environs nous ont décrit son désir précoce de côtoyer des célébrités, se rêvant en « Bodyguard », et son travail physique acharné pour y parvenir. C’est ainsi qu’il intègre, dès ses 18 ans, une formation de gendarme de réserve dans l’Eure puis, l’année suivante, le service d’ordre du parti socialiste pour le compte de Martine Aubry », rappelle encore « Le Parisien ».

« Créé par le fils d’un ancien ministre algérien, le site Algeriepatriotique est par ailleurs connu pour ses positions véhémentes à l’encontre du Maroc, précise le journal français, indiquant aussi que les informations de ce site sont en général « peu fiables ».

En 2015, France Info épinglait par exemple cette fake news selon laquelle le grand mufti d’Arabie saoudite aurait autorisé les hommes à  » se nourrir d’une partie ou de tout le corps de sa femme au cas où il aurait été saisi par une faim extrême « , conclut  » Le Parisien ».

 

Syrie – Les médias grand public mentent à propos du rapport de l’OIAC sur « l’attaque chimique » à Douma.

Syrie – Les médias grand public mentent à propos du rapport de l’OIAC sur « l’attaque chimique » à Douma.


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 7 juillet 2018

Certains médias mainstream mentent purement et simplement en communiquant les conclusions du  rapport de l’OIAC sur « l’attaque chimique » présumée à Douma.

Un organisme d’inspection international a conclu que du chlore avait été effectivement utilisé dans la ville de Douma la veille du jour où les forces rebelles se sont rendues.

(…)

Dans un premier rapport publié vendredi, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a déclaré que ses inspecteurs avaient découvert des traces de « divers produits chimiques organiques chlorés » sur deux sites qu’elle a inspectés.

L’OIAC n’a pas du tout conclu que « du chlore avait été effectivement utilisé ». Elle a trouvé quelques composés chimiques dont les principaux éléments sont le chlore, le carbone et l’hydrogène dans diverses configurations. Il existe des centaines, voire des milliers, de « produits chimiques organiques chlorés ». Un tuyau en plastique fabriqué à partir de polychlorure de vinyle (PVC = (C2H3Cl)n) est composé des mêmes éléments. On pourrait l’appeler un « produit chimique organique chloré ». La combustion d’un produit en PVC libère divers composés dont beaucoup seront eux-mêmes des « produits chimiques organiques chlorés ». Mais trouver des résidus d’un tuyau en plastique ou de matériaux d’isolation brûlés dans une maison ne signifie pas que du gaz de chlore a été utilisé à cet endroit. Plusieurs des composés trouvés par l’OIAC résultent de l’utilisation du chlore pour désinfecter l’eau. On peut en trouver dans l’eau chlorée et à peu près partout où on utilise de l’eau chlorée.

La BBC a commis une « erreur » similaire. Elle a titré « La guerre de Syrie : L’attaque de Douma était du gaz de chlore – organisme d’inspection ».

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Il a fallu que beaucoup de lecteurs protestent dans les médias sociaux et beaucoup de temps (plusieurs heures) pour que la BBC consente à corriger son « erreur ». Elle titre maintenant : « Guerre de Syrie: ‘Chlore possible’ sur le site de l’attaque de Douma – organisme d’inspection ». C’est mieux, mais c’est tout de même encore un mensonge. Ni le rapport de l’OIAC, ni sa note technique (pdf) n’utilisent nulle part l’expression « chlore possible ». de plus la BBC n’a pas mis de note explicative pour indiquer que le titre original avait été modifié.

Le Daily Beast titre : « Organisme d’inspection : Du chlore a été utilisé dans l’attaque chimique de la Syrie »

« L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a déterminé que du chlore avait été utilisé dans l’attaque chimique dans la ville syrienne de Douma, mais n’a trouvé aucune preuve que des agents neurotoxiques étaient impliqués. »

C’est un mensonge pur et simple. Le rapport de l’OIAC ne dit pas que du chlore a été utilisé. Il ne mentionne le chlore que deux fois et seulement à propos d’attaques précédentes.

The Independent, Al Jazeerah, l’Australien ABC News et d’autres diffusent le même mensonge à leurs lecteurs.

Si tant d’organes de presse ont fait cette « erreur » c’est peut-être parce que l’agence de presse britannique Reuters a été la première à répandre cette fausse information :

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Reuters a depuis lors changé le titre et le texte de cet article et écrit « produits chimiques chlorés » à la place de « chlore », mais n’a joint aucune note pour expliquer ce changement. De plus, il ne précise pas qu’on trouve des « produits chimiques chlorés » à peu près partout.

On peut douter que ces « erreurs » aient été commises par simple négligence. Les auteurs veulent plus probablement  créer la fausse impression que la Syrie est responsable d’une « attaque chimique » qui ne s’est pas produite. S’ils disaient la vérité, il leur faudrait aussi expliquer que les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé une large attaque de missiles de croisière contre la Syrie sans aucune raison valable.

Traduction : Dominique Muselet

http://lesakerfrancophone.fr/syrie-les-medias-grand-public-mentent-a-propos-du-rapport-de-loiac-sur-lattaque-chimique-a-douma

 

Loi sur les « fake news » : du monopole de la vérité au règne du mensonge

Loi sur les « fake news » : du monopole de la vérité au règne du mensonge

Publié par wikistrike.com sur 10 Juin 2018, 13:21pm

Catégories : #Politique intérieure, #Culture – médias – Livres – expos – rencontres, #Science – technologie – web – recherche

Loi sur les « fake news » : du monopole de la vérité au règne du mensonge

Cette histoire commence comme un conte de fées. Dans notre merveilleuse démocratie, tout allait pour le mieux. La presse était libre, le citoyen informé et le pouvoir impartial. Mais c’était trop beau. Imprudente, la démocratie n’a pas senti venir l’ennemi. Tapi dans l’ombre, il était prêt à fondre sur sa proie. Qui ? Le Russe, bien sûr. Il a fallu que ce barbare vienne gâcher la fête en propageant ses odieux mensonges. Heureusement, montant son blanc destrier, notre héroïque ministre de la culture a donné l’alerte : “La manipulation de l’information, dit-elle, est un poison lent qui abîme notre vie démocratique. L’attitude liberticide, face aux dangers actuels, c’est la passivité”.

Réagir, oui, mais comment ? Présentant le projet de loi “contre les fake news”, rebaptisé projet de loi “contre la manipulation de l’information”, Françoise Nyssen a employé un argument de poids : “La capacité de discernement des citoyens ne suffit plus”. On avait pourtant pris toutes les précautions possibles, dans les hautes sphères, pour inciter les gueux à se comporter comme des moutons. Contrôle de 95 % de la presse traditionnelle par une dizaine de milliardaires, ligne éditoriale uniforme calquée sur l’agenda libéral-atlantiste, subventions publiques réservées à des médias orthodoxes ou inoffensifs : au paradis des droits de l’homme, tout était verrouillé. Manifestement cela n’a pas suffi. Pour ramener le troupeau, il va falloir trouver autre chose. On va les aider à penser comme il faut, ces manants, car ils ont la fâcheuse manie de s’égarer sur la Toile pour entendre un autre son de cloche.

Dans un vibrant hommage aux officines chargées de diffamer toute pensée dissidente (le “Décodex” du Monde et le “Check News” de Libération), la ministre de la culture révèle alors le fond de sa pensée : puisque “leur capacité de discernement ne suffit plus”, il importe absolument de “former les citoyens”. D’habitude, cette formation commençait et finissait avec l’école. Mais il est clair que c’est insuffisant ! Les citoyens ayant vraiment tendance à mal voter (référendum de 2005, Brexit, Italie), il va falloir les rééduquer. Comment ? En les orientant vers les bons médias, ceux qui ne mentent jamais. On pensait jusqu’à présent que les citoyens étaient assez grands pour faire leur choix parmi les organes d’information. C’est fini. Le gouvernement, dans son infinie bonté, les exonère de cette lourde tâche. Il va désormais leur signifier qui il faut lire, écouter à la radio ou regarder à la télévision.

Pour clarifier les choses, Françoise Nyssen a précisé que la future loi contre la manipulation de l’information, évidemment, ne concernait pas “les journalistes de la presse professionnelle”. Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes ! Il n’est pas question de mettre en cause le “professionnalisme” de ceux qui ont affirmé, par exemple, que le régime de Bachar Al-Assad allait s’écrouler sous quinze jours, ou que la Russie avait assassiné le journaliste Arkadi Babchenko, qui ressuscita au deuxième jour d’une mare de sang de cochon. Sans parler du “charnier de Timisoara”, des “couveuses de Koweit City”, de la “fiole de Colin Powell” et des innombrables bobards colportés avec zèle par des médias pour qui professionnel est synonyme de mercenaire. Bref. Si cette presse était passionnément attachée à la distinction entre le vrai et le faux, cela se saurait.

Mais peu importe. Pour nos dirigeants, c’est comme un théorème : les médias qui ont la confiance du ministre de la propagande ne mentent jamais. Puisqu’on vous le dit, c’est que c’est vrai. D’ailleurs, cette presse que le monde nous envie a deux caractéristiques qui en garantissent l’indépendance : elle appartient à la bourgeoisie d’affaires et elle reçoit des subventions du gouvernement. Double certificat de vertu ! Ce n’est pas comme si elle était animée par des bénévoles qui prennent des risques et ne gagnent pas un sou. On peut toujours rêver d’un monde meilleur sous d’autres latitudes, mais le système médiatique des “démocraties” repose à la fois sur la concentration capitaliste et la faveur du pouvoir. Un “bon journal” est un journal qui dit ce qu’il faut dire, et à qui l’Etat donne les moyens d’éliminer la concurrence.

Le projet de loi contre les “fake news” ne déroge pas à cette règle, qui est de l’ordre de la structure. Il a pour seul objectif de garantir l’homogénéité de la sphère médiatique, indispensable à la promotion de l’idéologie libérale, européiste et atlantiste. En incriminant les médias russes, l’exécutif français fait coup double : il sanctionne la Russie tout en diffamant la concurrence. Mais tous les médias citoyens sont dans la ligne de mire, car ils échappent à la double emprise du capital et du pouvoir. Ajoutée au déclin des médias classiques, la liberté conquise sur Internet effraie des élites qui voient le contrôle de l’opinion leur échapper. La propagation de fausses nouvelles nuit gravement à la démocratie, certes. Mais quand on prétend exercer le monopole de la vérité, c’est que le règne du mensonge n’est pas loin. Et ces médias “professionnels” qui ne cessent de mentir au profit des puissances d’argent en savent quelque chose.

Bruno GUIGUE

https://www.legrandsoir.info/loi-sur-les-fake-news-du-monopole-de-la-verite-au-regne-du-mensonge.html