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Chronique de la désinformation ordinaire

Chronique de la désinformation ordinaire

Publié le 19 Janvier 2019 par Observatus geopoliticus in Europe, Etats-Unis

Le fidèle lecteur a déjà eu l’occasion, à maintes reprises, de se délecter des délires sans nom de la presstituée occidentale au service de qui vous savez. On se remémorera entre autres ces quelques exemples savoureux, où l’imagination surexcitée le dispute à la crétinerie la plus médiocre (iciiciiciiciici ou encore ici).

En France, selon le critère Audiard, l’imMonde occupe souvent la place enviée de chef d’escadrille. Mais le Fig à rot n’est jamais loin et, brave d’entre les braves, fait tout pour rattraper son retard ! Avant-hier, il publiait en pleine page :

Ta ta ta, le chapeau donne le ton, nous allons voir ce que nous allons voir…

Le site d’information BuzzFeed a révélé, jeudi soir, que le président américain aurait demandé à son ancien avocat, Michael Cohen, de mentir au Congrès sur l’affaire russe. Une accusation parmi les «plus graves» à l’encontre du chef de l’État selon les démocrates, qui agitent déjà le spectre de l’«impeachment».

Passons sur le torchon Buzzfeed transformé par la grâce divine en « site d’information ». C’est le même qui avait publié le salace Dossier Steele sur la supposée collusion russo-trumpienne : un ancien barbouze du MI6 engagé par les loosers Démocrates, dont les « découvertes » ont été transmises à la presse par McCain. Avec tous ces parangons de vérité aux manettes, comment avoir le moindre doute…

Mais revenons à notre nouvelle « affaire ». Manque de bol pour le Fig à rot, l’info est démentie le jour suivant par le procureur Mueller, pourtant peu suspect d’accointance avec Trump :

Croyez-vous que les journalopes, en flagrant délit de mensonge la veille, aient présenté leurs excuses ou même reconnu leur « erreur » ? Vous n’y êtes pas, voyons… L’info rectificative est restée quelques minutes dans le fil des dépêches avant d’être gentiment poussée vers le bas par d’autres nouvelles aussi importantes pour l’avenir de l’humanité que le dernier résultat de football ou la reproduction des lépidoptères en Papouasie.

Et après ils viennent geindre…

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Entre “FakeNews acceptables” et Terreur

Entre “FakeNews acceptables” et Terreur

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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Entre “FakeNews acceptables” et Terreur

28 janvier 2019 –En novembre 2014, un site US eut la riche et abondante idée de faire le décompte du nombre de fois où, dans le système de la communication du bloc-BAO, la Russie avait envahi l’Ukraine. Vous savez que l’invasion de l’Ukraine par la Russie est un fait historique évident, aveuglant, émouvant, poignant, bouleversant, que nul esprit sensé ne peut songer à contester ; mais plus encore, c’est le nombre de fois où cette invasion eut lieu qui est impressionnant… Voilà ce que cela donnait, dans nos colonnes, le 15 novembre 2014 :

« Le site Red Pill Times a eu, le 13 novembre 2014, la riche et laborieuse idée de recenser le nombre de fois où, à en croire les autorités additionnées Kiev-OTAN-département d’État-bloc BAO-Presse-Système, – et qui oserait ne pas croire à cette masse référentielle ? – la Russie lança une invasion de l’Ukraine. (L’expression de Stealth Invasion  [voir le 2 septembre 2014], doit être rappelée à cette occasion pour confirmer le sérieux du propos.) Le résultat est à la fois surréaliste et effrayant : 36 occurrences ont été déterminées. (36 en 9 mois, ce qui fait exactement 4 invasions par mois, ou une invasion par semaines, ou 0,1042 invasion par jour.) Cela laisse à penser sur l’incroyable héroïsme ukrainien, particulièrement de la direction-Kiev… » (Etc., etc., ou disons bla-bla-bla, – l’article, tentant de ridiculiser par la moquerie vicieuse l’incomparable courage civique et militaire de Kiev & Cie, – et de l’OTAN certes, et de l’UE ô combien…)

Voilà que ce chiffre de 36 pris arbitrairement comme symbole, selon un laps de temps arbitraire, – je ne considère que l’aspect symbolique et ne prétends à aucune rigueur scientifique, – est supplanté par un autre chiffre qui est celui des plus incroyables FakeNews développées dans le cadre du Russiagate : 42 contre 36…

Le recomptage est fait par un anodin et vicieux observateur du monde de la presseSystème et assimilés, à propos de certaines légèretés de langage, disons une certaine, et belle et bonne liberté prise vis-à-vis de la vérité. Il faut savoir ce que vertu veut dire, mille diables ! Je ne peux comprendre en quoi une chose comme la vérité serait une entrave à l’exercice des libertés fondamentales de l’esprit humain et de la vertu postmoderniste : comment ?! L’on n’aurait pas le droit de prendre des libertés, – plusieurs en plus, ce qui multiplie d’autant la vertu, – vis-à-vis de la vérité ?!

Quoi qu’il en soit, j’en viens à mon “observateur vicieux et anodin” selon un texte qui vient, devinez, – de RT.comévidemment(le 22 janvier) :

« Un énorme scoopdu site BuzzFeed nous annonçait la semaine dernière que Donald Trump avait donné ordre à son ancien avocat, Michael Cohen, de mentir devant le Congrès. Ce n’était que le dernier d’une longue série de bobards de la campagne antirusse nommée “Russiagate”.

» L’article de BuzzFeed, qui a fait l’objet d’un démenti officiel[du procureur Mueller lui-même], fait partie d’un phénomène que l’on pourrait qualifier de “fausses nouvelles acceptables” – des fausses nouvelles qui ont la côte des médias parce qu’elles servent une certaine narrative. Dans ce cas, cela renforce le récit de Russiagate, que les médias traditionnels ne cessent d’user jusqu’à la moelle depuis deux ans. Ne disposant d’aucune preuve irréfutable que Trump a “collaboré” avec la Russie pour remporter les élections de 2016, ils se raccrochent désespérément à toute trace de fausses preuves qu’ils pourraient trouver.

» La semaine dernière, un utilisateur astucieux de Twitter a compilé une liste d’énormes 42 nouvelles-FakeNews sorties du Russiagate, présentées comme des scoops et finalement démenties ou aménagées. Voici sept des cas les plus scandaleux… »

Comme on l’a lu dans le texte, il y a un renouveau d’agitation autour des “nouvelles” produites par le Russiagate, disons depuis le fin de l’année 2018Cela n’est ni indifférent, ni fortuit, pourrait-on supposer. Ainsi en est-il de Stephen F. Cohen, dans The Nation, s’interrogeant sur cette frénésie renouvelée du Russiagate

« Pourquoi cette frénésie maintenant? Peut-être parce que les promoteurs de haut niveau du Russiagate craignent que le Procureur Spécial Robert Mueller ne produise pas la “bombe” espérée pour mettre fin à la présidence de Trump. Certes, le chroniqueur David Leonhardtdu New York Times semble inquiet et exigeant. “Le président doit partir” observe-t-il, exhortant à l’action dans le sous-titre de son article, “Qu’est-ce que nous attendons ?”. (Dans certains pays, un article comme celui-ci, et il y en a beaucoup, serait lu comme un appel à un coup d’État.) Peut-être pour inciter les démocrates qui ont maintenant pris le contrôle des comités d’enquête de la Chambre à agir dans le sens qu’on devine. Peut-être plus simplement parce que le Russiagate est devenu une sorte de culte politico-médiatique qu’aucun fait ni aucune preuve ne peut réduire et encore moins démentir. »

J’attire votre attention sur la dernière phrase parce que c’est la plus fascinante, la plus constructive, la plus ouverte, – bref, la piste à suivre : « [L]e Russiagate est devenu une sorte de culte politico-médiatique qu’aucun fait ni aucune preuve ne peut réduire et encore moins démentir. » En conséquence, cette narrative est d’ores et déjà entré dans l’histoire officielle comme un fait historique nécessairement étranger à toutes contestation, et qui plus est un fait historique sacralisé puisque devenu “une sorte de culte politico-médiatique”. (De même, l’“invasion russe” de l’Ukraine, d’ailleurs sorte de prélude du Russiagate et effectivement point de rupture dans l’objectivisation de la narrative, est elle-même devenue, dès 2015-2016, un fait historique qu’il est impensable de contester sous peine d’être accusé de “révisionnisme”.) Le propos de Cohen est justement choisi : nous sommes entrés dans l’ère d’une nouvelle religion, à la fois si intense et si contrainte jusqu’à la terreur qu’on doit effectivement la qualifier de “nouveau culte”… Le culte est celui du Russiagate et la religion celle du FakeNewsisme : le phénomène est désormais assez long et vigoureux pour être identifié comme structurel.

Le culte exige de dévorer régulièrement de nouvelles victimes, de plus en plus vite, de plus en plus de victimes, – un appétit d’ogre, ma parole … Par conséquent, comme dans une Révolution qui dévore allègrement ses propres enfants, personne n’est à l’abri de ce phénomène touchant absolument tous les domaines de la politique, c’est-à-dire de l’hystérie de la psychologie exacerbée par les divers courants déstructurants de la société développés en mode de surpuissance par le Système, tout cela engendrant un désordre qui ne suit plus aucune consigne, plus aucune “ligne” politique, encore moins un complot ou quelque chose de la sorte… On le voit lorsque les progressistes eux-mêmes, qui ont été les principaux outils et propagateurs de ce phénomène, en deviennent les victimes. La dernière attaque en date dans le cadre du Russiagate, est contre Bernie Sanders, et il est accusé d’être un agent du Kremlin alors qu’il vient d’annoncer qu’il sera candidat pour l’élection de 2020. C’est Catlin Johnson qui nous annonce la chose, la première à annoncer que les progressistes qui ont lancé ou soutenu le Russiagate vont commencer à y passer :

« L’autre jour, j’ai publié un articledisant que nous pouvons nous attendre à voir de plus en plus de campagnes de diffamation décrivant les progressistes comme des agents du Kremlin et des idiots utiles de Poutine à l’approche des élections de 2020. Depuis la publication de cet article, deux événements se sont produits: un rapportselon lequel Bernie Sanders est sur le point d’annoncer sa candidature à la présidence de 2020, et une forte augmentation de la part des démocrates centristes le dénonçant en tant qu’agent du Kremlin. »

Russiagate, comme l’invasion russe de l’Ukraine, est entré dans l’histoire, – je veux dire dans la “petite” histoire, l’hagiographie-Système, dans les articles de magazines et les documentaires télévisés qui font “du bon boulot” comme dirait Fabius. L’entraînement est irrésistible et il concerne d’abord un problème psychologique bien plus qu’une situation classique de contrainte extérieure, ou de corruption. Ce problème psychologique se manifeste dans les convictions nées de l’hystérisation de la perceptionpour une partie non négligeable du personnel de la presseSystème, surtout aux USA, et pour une autre “partie non négligeable” du même personnel la soumission à la terreur de la nécessité de conformité au culte. Parlant de la question du féminisme qui est totalement contiguë à celle de l’antirussisme (Russiagate) jusqu’à s’y confondre, – cette vaste nébuleuse du simulacre de la postmodernité aux abois et radicalisée qui frappe le monde de la communication-Système, – Natacha Polony explique (Éléments, n°178, février-mars 2019), en réponse à la question de savoir ce qui est “le plus dommageable, la censure ou l’autocensure ”…

« A coup sûr, l’autocensure, ne serait-ce que parce qu’elle va au-delà de ce qu’exigerait la simple censure. Sur les questions de société, par exemple, un grand nombre de nos confrères sont d’une prudence de Sioux : au moment de la campagne “MeToo” [dénonciation de contraintes et violence sexuelles à la suite du scandale Weinstein] j’ai été frappée par le spectacle consternant donné par des journalistes qui se contorsionnaient pour expliquer qu’ils étaient depuis toujours de fervents féministes et qu’il n’y avait aucun excès dans ce mouvement, alors qu’ils n’en pensaient pas un mot. Je trouve terrible de voir des gens obligés de s’humilier et de mentir en public pour éviter que leurs confrères ne lsd regardent de travers… »

http://www.dedefensa.org/article/entre-fakenewsacceptables-et-terreur

Chronique de la désinformation ordinaire

 

Chronique de la désinformation ordinaire

Publié le 19 Janvier 2019 par Observatus geopoliticus in Europe, Etats-Unis

Le fidèle lecteur a déjà eu l’occasion, à maintes reprises, de se délecter des délires sans nom de la presstituée occidentale au service de qui vous savez. On se remémorera entre autres ces quelques exemples savoureux, où l’imagination surexcitée le dispute à la crétinerie la plus médiocre (iciiciiciiciici ou encore ici).

En France, selon le critère Audiard, l’imMonde occupe souvent la place enviée de chef d’escadrille. Mais le Fig à rot n’est jamais loin et, brave d’entre les braves, fait tout pour rattraper son retard ! Avant-hier, il publiait en pleine page :

Ta ta ta, le chapeau donne le ton, nous allons voir ce que nous allons voir…

Le site d’information BuzzFeed a révélé, jeudi soir, que le président américain aurait demandé à son ancien avocat, Michael Cohen, de mentir au Congrès sur l’affaire russe. Une accusation parmi les «plus graves» à l’encontre du chef de l’État selon les démocrates, qui agitent déjà le spectre de l’«impeachment».

Passons sur le torchon Buzzfeed transformé par la grâce divine en « site d’information ». C’est le même qui avait publié le salace Dossier Steele sur la supposée collusion russo-trumpienne : un ancien barbouze du MI6 engagé par les loosers Démocrates, dont les « découvertes » ont été transmises à la presse par McCain. Avec tous ces parangons de vérité aux manettes, comment avoir le moindre doute…

Mais revenons à notre nouvelle « affaire ». Manque de bol pour le Fig à rot, l’info est démentie le jour suivant par le procureur Mueller, pourtant peu suspect d’accointance avec Trump :

Croyez-vous que les journalopes, en flagrant délit de mensonge la veille, aient présenté leurs excuses ou même reconnu leur « erreur » ? Vous n’y êtes pas, voyons… L’info rectificative est restée quelques minutes dans le fil des dépêches avant d’être gentiment poussée vers le bas par d’autres nouvelles aussi importantes pour l’avenir de l’humanité que le dernier résultat de football ou la reproduction des lépidoptères en Papouasie.

Et après ils viennent geindre…

GJ, vous êtes tous des FakeNews

GJ, vous êtes tous des FakeNews

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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GJ, vous êtes tous des FakeNews

18 décembre 2018 – D’une façon extrêmement originale et d’un héroïsme hors-sol comme on cause aujourd’hui, nos chouettes petits révolutionnaires label Mai-68 , — « Ils finiront tous notaires », avait prédit Jouhandeau, se gourant totalement, cet homo encombré d’une infernale sorcière d’épouse, puisqu’ils finirent pipole sur les plateaux-TV à €15 000 du mois, – donc nos chouettes petits-héros criaient à la face du monde, se référant à l’implacable Dany qui continue à nous traquer dans l’étrange-lucarne, avec le très-beau (coiffure) Luc Ferry sur LCI le dimanche, – « Nous sommes tous des juifs-allemands ». (Fin de la phrase, passons à autre chose.)

Je suggère, moi, à nos GJ-ringards en quête d’identité de se proclamer : « Nous sommes tous des FakeNews. » Tout le monde sera content, la BBC, le chef-député En Marche monsieur Le Gendre expliquant l’erreur de son groupe, “Nous avons été tous trop-intelligents, trop-subtils pour leur expliquer nos réformes” ; France3 qui corrige les fautes des panneaux des bouseux-GJ, Integrity Initiative, qui nous transmet les tonnantes et étonnantes trouvailles-GJ/Poutine (entre autres) du MI6. La célébrité internationale ayant fait son travail, les GJ accèdent au statut de grande star, avec nomination d’études détaillées de la désinformation russe dans divers médias anglophones plus ou moins antiSystème, – sans parler de Shamir, certes. Enfin, tout est en place, tous “les éléments de langage” en mission de torpillage dans le bon sens après quelques errances du départ où l’on oublia les Russes, vous expliquant en détails comment les ploucs-GJ mettent en gravissime danger Notre-Démocratie-à-nous et les bastions de la Liberté-Universelle, en se faisant complices de Moscou

Même et bien entendu, le bombastique J.M. Aphatie a mis la main à la pâte parce que, c’est bien connu, il n’en rate pas une même s’il est un peu lent au démarrage. Il lui faut une mention particulière, sorte de “Prix Spécial du Jury” avec la médaille de l’héroïsme médiatique. Lui, Aphatie, « depuis le début » (mais il gardait ça pour lui, pudique), il voit une incroyable manigance dans ce mouvement GJ, une monstrueuse entreprise. Rien à voir, tout ça, avec ce qu’on nomme “complotisme”, le complotisme des ploucs du 9/11 traficoté en Inside Job ; non, rien de commun lorsqu’il nous confie, Aphatie, –mais chut hein, entre nous, n’ébruitez pas car “des oreilles ennemies vous regardent, yeux grands ouverts en-dessous des lunettes noires” : « Dans ce mouvement informel, gazeux, – moi je le pense depuis le début – il y a une organisation souterraine, cachée, il y a des tireurs de ficelles, des gens beaucoup plus politisés et politiciens qu’on ne le croit, et qui apparaissent aujourd’hui… », – ainsi parlait Jean-Michel Aphatie.

Ah va, ce sacré Aphatie, son empathie presque sacrée, son commentaire dit avec cet accent venu du fond de la “France périphérique” tout de jaune-giletée, son éblouissant doigté dans l’art du cirage de pompes, son flair incomparable de chien-de-chasse pour renifler avec la langue les bottes du pouvoir en place, n’importe lequel et qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, – l’homme (l’Aphatie) est admirable dans le sérieux qu’il met à débiter ses triomphales trouvailles, – l’“agité du mèche-cul” aurait dit Céline-ricanant, confondant J.M. Apathie et J.P. Sartre.

Leur contre-attaque, car c’est bien d’une telle grande manœuvre qu’il s’agit, est pour mon compte, je vous l’affirme, absolument jubilatoire parce qu’elle ne dissimule rien, absolument rien, qu’elle est littéralement nue comme un ver à force d’en rajouter, et d’en rajouter encore. Dans le langage postmoderne des banlieues, on serait sur le point, après consultation de l’Académie Française, de remplacer l’expression “le roi est nu” par celle de “la connerie est nue” ; effectivement, concèdent les Immortels sous la Coupole, l’usage en a décidé ainsi tant leur démonstration est éclatante.

On l’avait bien vu, les défenseurs de la démocratie avaient mis un certain temps à réagir, à se structurer et à se coordonner (sauf Aphatie qui savait dès le début). Ils ont pas mal pédalé, dans la semoule ou dans la choucroute selon les latitudes. Ils ont tous été stupéfaits comme nous-mêmes fûmes, et moi en premier qui n’espérais jamais plus rien de semblable de cette France-là qui semblait avoir détruit mes idéalistes espérances. Ils, – non, nous sommes tous restés sans voix, unis pour une fois dans une communauté de la stupéfaction devant un déchaînement que nul n’avait vu venir. C’est vrai, je m’en rappelle, à cette époque, autour des 17-20 novembre, les talk-shows des grands réseaux-Système étaient supportables, même pour un antiSystème convulsif de ma trempe.

Je me rappelle avoir écrit l’une ou l’autre ligne où je nous mettais dans le même sac de la sidération muette, presque respectueuse, les zombieSystème et nous, tous unis dans ce même sentiment incrédule :

« Même Ségala ressorti du grenier, empaillé séquence-Mitterrand-1981 (“La force tranquille” sur fond de clocher mauriacien et maurrassien, vous kifez ?) et invité en table-talk-show hier soir sur LCI, – décidément ma référence-Système en fait de réseauSystème, – même Ségala dis-je, trouve ça parfaitement d’une grandiose importance… […]

» …Force est de constater que tous ces résidus de rhizome enfantés par Deleuze-Guattari pour tenir ferme les chaînes de la communication du rien entropique se trouvaient là devant une énigme consternante ; j’ai eu alors l’impression qu’ils se trouvaient en vérité dans cette situation qu’on décrit selon l’expression fameuse : ils étaient là comme lorsqu’on on est “pris à son propre piège”, et Deleuze-Guattari nous ayant fourni la clef de la prison où ces deux-là nous ont enfermés. »

Aujourd’hui, ils leur font payer cet instant d’égarement, je veux dire ces zombies-Système pris en flagrant délit d’absence de vigilance, avec, comme nous les antiSystème, ces paroles de stupéfaction mâtinées d’empathie (d’apathie, rectifie l’autre qui savait depuis le début) pour cette souffrance soudain découverte. Ils se rattrapent, ils se redressent à coups d’anathèmes et de prévisions sinistres sur la désintégration de ces gueux en vêtements de gueux qui osent prétendre à disposer d’une expression populaire. Je crains qu’il ne soit plus tard qu’ils ne croient, – plus tard, trop tard

Les Gilets-Jaunes ont fait lever une tempête de Force-12, sous la forme d’un ouragan de Catégorie-5. Est-ce “le commencement de la fin” ? interrogent, finauds et pleins d’espoir, les éditorialistes du sérail après l’Acte V dont on leur a appris qu’il est toujours l’acte final du grand théâtre classique. Comme je sais qu’il ne s’agit pas de théâtre dans cette époque qui n’a plus rien de classique, et que je connais bien leur sens de l’inversion, je leur suggère une inversion vertueuse et churchillienne pour tout de même satisfaire, pour la forme, leur goût d’entrée dans les ordres de tout mouvement déviant : disons “la fin du commencement” ; avec, pour le confort, quelques poires pour la soif, avec cette prédiction (Vidéo, 01’53”) du même Emmanuel Todd que je cite souvent par ces temps qui courent à bride abattue : « On ne peut qu’attendre de nouveaux événements… A priori, et à travers toute l’Europe, l’année 2019 va être très spectaculaire» ; avec cette autre prédiction de Max Keyser, de RT-USA : « Le mouvement Gilets-Jaunes va se globaliser. Nous le verrons dans le monde entier, nous entrons dans l’époque de milliers d’“Occupy Wall Street” ».

C’est bien sûr, c’est bien ça ! C’est le complot dont il nous parlait, Zarathoustra…

http://www.dedefensa.org/article/gj-vous-etes-tous-desfakenews

Moscou s’adressera à l’OSCE, la BBC tentant de lier les Gilets jaunes à la Russie

16 décembre 2018

Parce qu’il n’est question ni du deux poids deux mesures ni d’un engagement, «mais d’une propagande pure et simple», le ministère russe des Affaires étrangères s’adressera à l’OSCE «pour attirer son attention sur le fait» que certains journalistes de la BBC cherchent à établir que la Russie est impliquée dans les protestations en France.

La Russie a l’intention de s’adresser à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) après la diffusion d’informations faisant état de tentatives de certains journalistes de la BBC pour prouver l’implication de la Russie dans les protestations en France, a déclaré dimanche la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

«Nous poserons la question [appropriée, ndlr] aux structures internationales. Nous écrirons dès demain une lettre à l’OSCE pour attirer son attention sur ce fait», a-t-elle indiqué, qualifiant le comportement d’une journaliste britannique en particulier d’«absolument révoltant».

«Cette fois-ci, il est question non du deux poids deux mesures ou d’un engagement, mais d’une propagande pure et simple: nul doute qu’il s’agit d’une compilation de sujets, d’une tentative pour trouver de petites pièces d’un grand puzzle. Nous voyons maintenant ce que c’est que le travail de la corporation BBC», a-t-elle fait remarquer.

Or, a rappelé Maria Zakharova, c’est justement le Royaume-Uni qui répète inlassablement que les médias russes font de la propagande sans pour autant citer de faits, mais se référant à la voix de l’opinion. Il paraît que l’opinion britannique adresserait des plaintes à Ofcom, l’autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, qui est contrainte de réagir et de reprocher aux journalistes russes un comportement non-professionnel.

 

Elle a fait remarquer dans ce contexte qu’il était temps de formuler une question à ces autorités régulatrices:

«Comment évaluent-elles cette compilation de faits à laquelle se livrent les employés de leurs entreprises de radio et télédiffusion?»

Maria Zakharova a rappelé également que le Royaume-Uni faisait encore partie de l’Union européenne et qu’il pratiquait une politique étrangère commune avec les pays membres de cette organisation.

«Comment est-il possible […] de faire des choses pareilles vis-à-vis de son voisin, de propager dans le monde entier des infox sur les protestations en France?, s’est-elle exclamée. D’inventer que ce ne sont pas ces gens qui descendent dans les rues, mais que c’est la Main de Moscou qui, non contente de s’ingérer et d’avoir imaginé tout un mouvement de Gilets jaunes, l’a encore matérialisé?»

La rédaction avait précédemment obtenu la correspondance d’une journaliste de la rédaction russe de la BBC, Olga Ivchina, avec un pigiste couvrant les manifestations des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux.
Sur instruction de sa rédaction, la correspondante de la BBC recherchait des pistes de l’implication russe dans les manifestations de Paris et voulait savoir s’il était possible de tirer des faits disponibles la conclusion que la Russie était à l’origine de ce qui se passe.

 

La première version enflammée disant que la Russie organisait un «Maïdan des Gilets jaunes» en France est née dans la capitale mondiale de la créativité politique, Kiev.

Ensuite, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a répondu à une question sur la «piste russe»: «J’ai entendu cette rumeur. Il y a une enquête qui est aujourd’hui menée par le secrétaire général de la défense nationale. On verra bien quels en seront les résultats.»

source

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/12/parce-qu-il-n-est-question-ni-du-deux-poids-deux-mesures-ni-d-un-engagement-mais-d-une-propagande-pure-et-simple-le-ministere-russe?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Les Gilets jaunes sont-ils complotistes ?

Les Gilets jaunes sont-ils complotistes ?

ENTRETIEN. Directeur de Conspiracy Watch, Rudy Reichstadt déplore l’abondance de fake news et fustige les discours d’Emmanuel Todd et de Jean-Claude Michéa.

Propos recueillis par

Modifié le – Publié le | Le Point.fr
Au sein des Gilets jaunes, il circule depuis quelques semaines de nombreuses rumeurs. Image d'illustration.
Au sein des Gilets jaunes, il circule depuis quelques semaines de nombreuses rumeurs. Image d’illustration.

Facebook et Twitter se vantent de censurer des informations

Facebook et Twitter se vantent de censurer des informations

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Facebook et Twitter ont déclaré avoir censuré des informations diffusées par des groupes liés à l’Iran et à la Russie.

Selon les deux sociétés, il s’agirait de fausses nouvelles (fake news). Cependant, elles ne donnent ni connaissance de l’identité de ces comptes, ni de leurs contenus, ce qui rend impossible de juger par soi-même la légitimité de cette censure et qui prive les personnes sanctionnées de tout recours.

Historiquement, les États-Unis ont adopté le principe de liberté totale d’expression (y compris pour les fausses nouvelles et les discours de haine) à travers le 1er amendement de leur Constitution. Il s’agissait de ne pas reproduire la censure, et pire le recours au secret de ce qui avait été censuré, qui avait notamment caractérisé le Saint-Office ou Inquisition.

Simultanément, le Washington Post révèle que Facebook note les internautes qui lui signalent des contenus mensongers [1]

Ce procédé est exactement le même que celui du « crédit social » mis au point par la République populaire de Chine et qui soulevait jusqu’ici de fortes critiques en Occident.

En outre, Facebook a supprimé 5 000 options permettant à ses annonceurs de cibler leur clients. Après le scandale révélé par le secrétariat US au Logement, il s’agit de prévenir les filtrages sur des bases politiques, religieuses ou ethniques.

Le Sénat rejette massivement les propositions de lois relatives à la lutte contre les «fake news»

Le Sénat rejette massivement les propositions de lois relatives à la lutte contre les «fake news»

Publié par Brujitafr sur 24 Août 2018, 07:43am

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE, #MEDIAS, #ALTER

Le Sénat rejette massivement les propositions de lois relatives à la lutte contre les «fake news»

Par 288 voix contre 31, le Sénat a rejeté les deux propositions de loi sur la manipulation de l’information portées par le gouvernement et impulsées par le président Emmanuel Macron.

Le projet de loi de censure est ainsi renvoyé à l’Assemblée.

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Après leur vote à l’Assemblée nationale dans la nuit du 3 juillet, les lois «anti-fake news» ont butté au seuil de la chambre haute du Parlement. Le Sénat a massivement rejeté, par 288 voix contre 31 les textes de loi.

La loi ordinaire, applicable pendant les élections européennes, législatives, sénatoriales et les référendums, et la loi organique, dédiée spécifiquement à l’élection présidentielle, visent à permettre à un candidat ou parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de «fausses informations» durant les trois mois précédant un scrutin national.

C’est le premier revers majeur pour ces lois de contrôle de l’information annoncées par Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse en janvier dernier. Malgré les risques de censure de l’information et d’atteinte aux libertés d’opinion et de la presse maintes fois évoqués, le gouvernement s’est montré déterminé à pousser ce projet de loi dans le circuit législatif. Face au refus du Sénat, les deux textes de lois vont retourner en deuxième lecture à l’Assemblée.

En raison de l’affaire Benalla et de la paralysie du travail de l’Assemblée, le vote de la loi relative à la lutte contre la manipulation de l’information pourrait être renvoyé à la rentrée parlementaire.

Source: Russia Today,

http://www.brujitafr.fr/2018/08/le-senat-rejette-massivement-les-propositions-de-lois-relatives-a-la-lutte-contre-les-fake-news.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Fake news

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Les gazettes de la bien-pensance nous apprennent qu’un certain Oleg Sentsov en est à son 100e jour de grève de la faim dans un horrible pénitencier poutinesque du Grand nord de la Russie. Et, affirme Le Monde en titre : « Oleg Sentsov peut mourir à chaque minute qui passe ».

Depuis le début du mois d’août les gazettes de la bien-pensance sont plus qu’alarmantes : « L’état de santé d’Oleg Sentsov est catastrophique » (France Culture 9 août), « Oleg Sentsov en danger de mort après trois mois de grève de la faim » (Le Monde 9 août), « Dans un camp russe près du cercle arctique, la vie d’un jeune homme talentueux s’éteint », (La Croix,‎ 10 août), « Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov dans un état critique », (Libération,‎ 10 août), etc.

D’abord il est évident que personne ne peut survivre pendant 100 jours, ni même 50, à une vraie grève de la faim.

Si l’on cherche à s’informer, on découvre vite qu’en réalité Oleg Sentsov est alimenté : les autorités pénitentiaires lui donnent des compléments alimentaires pour vieux.

Et les autorités pénitentiaires affirment qu’il est en bonne santé, même s’il a évidemment maigri.

La commission de surveillance des prisons dit la même chose. Elle est sous la coupe du Kremlin ? Ah bon. Sauf que c’est la même commission qui vient de nous informer que le militant gauchiste Sergueï Oudaltsov, qui avait été condamné… à 30 jours de prison et avait entamé une grève de la faim, a été hospitalisé au bout de cinq jours…

Surtout, on a le témoignage de Zoïa Svetova. Cette journaliste est une des principales figures de l’opposition à Poutine, et elle dénonce particulièrement le système judiciaire russe. Elle a pu rencontrer Oleg Sentsov le 14 août, et elle dit qu’il se tient debout et marche, regarde la télévision, écrit et reçoit « beaucoup de lettres »…

Je ne me prononcerai pas sur la condamnation de Sentsov à 20 ans de prison pour préparation de plusieurs actes terroristes anti-russes (et non « parce qu’il s’opposait à l’annexion de la Crimée »…). Mais le coup de la grève de la faim est une imposture. Qui peut durer longtemps. Le record de ce genre de « grève de la faim » est détenu par une militante indienne des droits de l’homme, Irom Sharmila, qui avait commencé en 2000 et y a mis fin en 2016…

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Censure d’Infowars par les GAFA

Censure d’Infowars par les GAFA


Alex Jones éliminé. Les géants américains de la technologie se mêlent des élections de mi-mandat aux US en 2018


Par Peter Korzun – Le 9 août 2018 – Source Strategic Culture

Alex Jones Purge: US Tech Giants Meddle into 2018 Midterm Elections

Une bataille titanesque est engagée contre les opinions alternatives dans le pays qui se positionne comme le champion de la liberté d’expression, bien que 90% de ses médias soient contrôlés par seulement six sociétés. À titre de comparaison, en 1983, 90% des médias américains étaient contrôlés par cinquante sociétés.

Naturellement, cette tendance affecte négativement la liberté de la presse. Selon le World Press Freedom Index de 2018, compilé par Reporters sans frontières (RSF) les États-Unis ont reculé de deux positions par rapport à 2017 et sont passés au 45e rang. Le rôle de la concurrence a diminué alors que le biais de l’information est devenu une norme. Selon le rapport de 2017 de Gallup/Knight Foundation Survey on Trust, Media and Democracy, seuls 44% des Américains déclarent pouvoir identifier une source d’information qui, selon eux, rend compte des nouvelles de manière objective.

Il y a eu beaucoup d’exemples où la liberté d’expression a été piétinée aux États-Unis. Certes, le premier amendement interdit au Congrès « de restreindre la liberté de parole ou l’expression de la presse … », mais il ne dit rien au sujet des grandes entreprises de haute technologie ou des réseaux sociaux interdisant l’intervention des commentateurs politiques non agréés par « l’establishment ». Et c’est ce qu’ils font.

Les grands géants de la technologie – Facebook, Apple, Google, YouTube, Pinterest, iTunes, LinkedIn, Podcast, MailChimp, YouPorn et Spotify – ont banni Alex Jones, journaliste renommé, et son site Internet InfoWars, de leurs services de diffusion pour avoir propagé « des fausses histoires », que les propriétaires des plateformes ont trouvées « haineuses ». Le mouvement est sans précédent, c’est une véritable bombe. Il convient de noter que le président Donald Trump a félicité M. Jones pour sa « formidable » réputation.

Les entreprises privées avec leurs propres règles et règlements se sont liguées simultanément contre M. Jones pour ne laisser aucun doute sur le fait que l’interdiction n’est rien d’autre que de la collusion. Les géants se livrent à une censure politique, utilisant leur domination du marché pour cibler les dissidents. Alex Jones est toujours le même journaliste d’investigation qu’il a été pendant de nombreuses années. Qu’est-ce qui les fait craquer maintenant ? Ils en avaient probablement marre car il les avait irrités de manière disproportionnée.

M. Jones a défendu l’intégrité des élections présidentielles en Russie, affirmant que le président Poutine ne pouvait pas être un dictateur parce qu’il avait remporté 76% des suffrages. Il a brillamment exposé l’absurdité des accusations portées contre la Russie, accusée d’ingérence dans les élections américaines et d’autres actes « nuisibles ». Selon lui, la Russie se dirige vers 1776 [création des États-Unis, NdT] alors que les États-Unis vont dans la direction opposée. Alex Jones s’est même magistralement moqué des accusations d’être à la solde des Russes. Il faisait partie de ceux qui mettaient en doute l’accusation britannique selon laquelle la Russie serait coupable dans l’affaire Skripal. C’était la limite. Ils ne pouvaient plus le tolérer. Il lui font payer chèrement le fait d’être assez crédule pour tenir comme acquise la liberté de parole aux États-Unis. Le 6 août, Alex Jones a émis un avertissement concernant la menace sur la liberté d’expression d’Internet.

On dirait qu’il y a une purge en cours, car l’animateur de radio et directeur de la rédaction de antiwar.com, Scott Horton, l’ancien employé du Département d’État et auteur Peter Van Buren, ainsi que Dan McAdams, directeur exécutif de l’Institut Ron Paul pour la paix et la prospérité, ont vu leur comptes Twitter suspendus le 6 août. Certaines personnes de haut niveau, partageant des opinions conservatrices et alignées sur le président Trump, y compris des parlementaires, ont été « bannis » par Twitter. De nombreux journalistes « pro-Trump » ont perdu leur emploi simplement pour avoir posté des articles. La suppression généralisée de toute analyse « alignée sur Trump » et des médias indépendants est déchaînée.

Les rapports de Vice News ont confirmé cette conclusion. Selon la source, les libéraux et les démocrates ne sont pas soumis au prétendu « bannissement » de la même manière. Par exemple, rien n’est arrivé au membre du Congrès Maxine Waters (D-California), qui a incité à la « violence populaire » en encourageant ses partisans à harceler les membres de l’administration Trump en public. Apple a éliminé Alex Jones, mais Louis Farrakhan, le leader de Nation of Islam qui a qualifié Adolf Hitler de « très grand homme », peut utiliser sa plate-forme à cœur joie.

Un rapport publié par le Centre de recherche sur les médias (MRC) en avril a conclu que les principaux sites de médias sociaux – Facebook, Twitter, YouTube et le moteur de recherche Google – suppriment les discours conservateurs dans un « effort clair pour censurer la vision conservatrice du monde ». Intitulé « CENSORED ! How Online Media Companies Are Suppressing Conservative Speech », le document offre de nombreux exemples convaincants d’une telle suppression. La répression des médias russes aux États-Unis – RT et Sputnik – fait partie de la tendance.

InfoWars a fortement soutenu le président Trump pendant la campagne électorale. Comme on peut le voir, ce sont les entreprises technologiques, et non la Russie, qui se mêlent des élections de mi-mandat en novembre. Il ne faudra probablement pas attendre longtemps avant que d’autres sources d’expression conservatrice, telles que BreitbartNews, DailyCaller et autres, ne soient exclues des plateformes des géants technologiques. Si cela n’est pas une ingérence pour menacer la démocratie américaine, alors qu’est-ce que c’est ?

Les voix exprimant l’opinion opposée aux médias grand public sont privées de la possibilité d’être entendues par les électeurs pendant la campagne de mi-mandat en 2018. Une campagne visant à censurer massivement les conservateurs et les libertariens est lancée aux États-Unis pour priver les gens de leurs droits fondamentaux. Et ça va empirer. Le sénateur démocrate Chris Murphy a déjà appelé les sites Web des médias sociaux à interdire les médias les plus conservateurs à la suite de l’élimination d’InfoWars. Avec tout le battage médiatique à propos du « Russiagate », la question de la véritable menace pour la démocratie, venant de l’intérieur, est largement ignorée. Les géants de la technologie imposent leurs règles du jeu, éliminant l’opposition pour transformer leurs plates-formes en outils de propagande où les points de vue alternatifs n’ont pas leur place. DrudgeReport.com, Breitbart News, Fox News et d’autres petits sites qui ne marchent pas droit devraient être les prochains.

Peter Korzun

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/censure-dinfowars-par-les-gafa