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LIBAN : LES FAKE-NEWS DU MONDE – Richard Labévière.

LIBAN : LES FAKE-NEWS DU MONDE – Richard Labévière.

Benjamin Barthe, le correspondant du Monde au Liban – qui couvre les événements de Syrie depuis les beaux quartiers de Beyrouth – est, en matière de « Fake-News », un multirécidiviste aggravé. Dans l’édition de son journal des 3 et 4 novembre dernier, il écrit : « Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, qui était opposé à la démission du gouvernement et avait critiqué les protestataires, a appelé vendredi, à accélérer la formation du nouvel exécutif ». Dit comme cela et réduit au dualisme répétitif du Monde – Bons contre Méchants -, l’information est effectivement fausse – archi-fausse -, sinon un acte délibéré de propagande. Eût-il encore fallu expliquer que – dans son discours qui, à l’évidence, a été mal traduit pour Benjamin Barthe – le secrétaire du Hezbollah s’inquiète de la guerre économique et financière menée par Washington contre le Liban et les Libanais. Comme ils le font en Iran, au Venezuela, à Cuba et ailleurs dans le monde, les Etats-Unis cherchent à attiser des mouvements protestataires afin de renverser (par l’intérieur) les gouvernements qui ne leur plaisent pas ! Evidemment au Liban, Washington cherche depuis longtemps à déstabiliser la situation politique intérieure, afin de pousser les ministres du Hezbollah hors de toute espèce de responsabilités exécutives et législatives. Il n’était donc pas très compliqué de rétablir et de souligner cette complexité en quelques lignes. Ce qu’a très bien fait Gilles Kepel sur les ondes de France-Inter dimanche matin dernier. C’est dire ! Mais s’il veut rester en poste et continuer à faire carrière, Benjamin Barthe doit impérativement rester dans la ligne bobologisante du Monde, reproduisant servilement la lecture dualiste et moralisante de la classe médiatico-politique parisienne : les bons contre les méchants, le bien contre le mal, la civilisation contre la barbarie… Quels sens et conception du journalisme, vraiment !!!

https://prochetmoyen-orient.ch/

Fake ! Voilà maintenant les DeepFuck !

Fake ! Voilà maintenant les DeepFuck !

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   lundi 14 octobre 2019

   Forum

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Fake ! Voilà maintenant les DeepFuck !

14 octobre 2019 – Hier donc, cela devait être dans la “tranche 13H00-14H00”, je m’invite sans crier gare sur la chaîne LCI où l’on bavarde sans discontinuer autour du cadavre puant de la réalité du monde totalement désintégrée. On nous parlait d’une nouvelle catégorie, type Formule 1, dans le circuit du FakeNewsisme, laDeepFake qui déchire les âmes sensibles. On nous entretint donc d’un exemple très récent et tonitruant de la méthode, le montage publicitaire de Solidarité-SIDAqui fait dire à Trumpque le SIDA est vaincu, avec la voix, les mimiques, les gestes de Trump (après tout, “AIDS” n’est pas si loin d’“ISIS”, alors le travail en est facilité avec lui qui ne cesse de répéter qu’ISIS est liquidé). On s’exclame sur ce nouvel aspect du Fake, une sorte de Fake absolue qui fabrique du simulacre absolu de l’image, du geste, de la parole et du contenu de la parole ; mais tout cela, hein, sur la pointe des pieds du point d’exclamation car Solidarité-SIDA, tout de même, c’est du lourd en matière de vertuSystème et il ne faudrait pas qu’on lui fasse porter la moindre responsabilité de la manufacture de ce simulacre-parfait, de cette faussaire-tromperie sans retour en matière de communication.

C’est un zombie de LCI (appelons-le Zombie-DeepFuck pour ne pas dévoiler son nom comme on dénonce, d’autant que je l’ai oublié, le nom) , un chargé de mission auprès des FuckNews pour s’en spécialiser, qui avait été introduit dans le cercle de nos bienpensants de cette tranche horaire 13H00-14H00 de LCI pour nous entretenir de ce grave problème du DeepFakeoù n’importe quoi pourra faire écrire ou dire n’importe qui à n’importe comment, surtout déshonorant ainsi un biendisant-PC, “journaliste” parce qu’inscrit dans l’“ours” de Libé ou du Monde. On se montra presque sévère pour Solidarité-SIDA, qui ouvre la voie, – sauf que, je le répète lourdement, le SIDA, les LGTBQ, les PC, toutes ces vérités-là n’est-ce pas, entre Fake et Fuck, – bref, ces messieurs-dames marchaient sur des œufs… 

Là-dessus, – je cite cela comme exemplaire des réactions de ces susdits messieurs-dames, – un journaliste faisant partie de l’état-major de commentaire des zombies du jour s’exclame plaintivement (il avait l’air vraiment malheureux), quelque chose du genre : “Mais c’est affreux, nous [les journalistes de la presseSystème, les types épatants] nous qui luttons pour faire connaître la petite parcelle de réalité que nous connaissons, [nous qui sommes les derniers défenseurs de la réalité-vérité, qui contribuons à sauver ce qui reste de nos belle “valeurs” démocratiques assaillies de toutes parts], avec ces procédés de tromperie absolue, eh bien voilà, bientôt on ne nous croira plus comme Paroles d’Évangile”. Il est aussitôt repris par Zombie-DeepFuck qui a bien travaillé son dossier et qui nous sort la dernière concernant le pauvre Joseph Robinette Joe Biden, –et qui annonce : “Mais c’est déjà fait, les montages politiques c’est en marche !” Et de nous sortir l’affaire de Joseph Robinette menaçant Porochenko de bloquer l’aide US de 1 $milliard s’il ne vire pas un certain procureur qui comme par pur hasard américaniste, comprend dans son enquête en-cours les activités du fiston, Hunter Biden… “Bien sûr, c’est un faux, cette vidéo un montage complet comme celui-vertueux de Solidarité-SIDA, tout le monde le sait aujourd’hui, poursuit Zombie-DeepFuck, , mais songez à tout ce qu’ils peuvent faire pour nous tromper !!”… Et tout le monde de songer.

La scène en question (vidéo de Biden devant le Council of Foreign Relations), qui serait donc une torpille hâtivement mais parfaitement produite et réalisée ces derniers jours pour être lancée contre Joe Robinette, a été tout de même diffusée par ZeroHedge.com le 24 janvier 2018, ce qui rend compte d’une sacrée vista pour les nécessités des montages et tromperies du futur. On avait déjà publié là-dessus dans ce soi-disant ‘Journal’ (mon FackFuck-dde.crisis), tombant dans le traquenard-DeepFuck, ou bien alors, – n’est-ce pas, Mister PhG ? –s’en faisant consciemment et complotistement l’infâme complice, publiant un texte sur cette sombre histoire où le virginal Joseph Robinette serait piégé par d’immondes Trump-Men. Sur ce point, Biden a réglé le problème : il a simplement dit que tout cela était faux et qu’il interdisait aux médias de diffuser cette vidéo ; interdiction, comme ça, sans autre forme de procès au propre et au figuré, sur la seule simple parole de l’intéressé. LCI, soulagé, a opiné.

 (En plus de quoi apprenons-nous que les salopards viennent de faire un autre montage contre le pauvre sacré vieux Joseph Robinette Joe, et fiston Hunter. Un vrai casse-tête chinois avec $millions-$milliards, montage de A à Z, c’est vrai à la fin ! L’excellent Hunter Biden s’est élevé contre ce barrage de FakeFuckNews et, par pure coïncidence de date, d’innocence et de prudence, a démissionnédu poste qu’il occupait, « from the board of a Chinese equity company ») 

Une fois encore, et toujours et encore, je dois constater ma sidération devant celle de mes confrères de la presseSystème, des “communicants”, des spécialistes de RP, leur sidération devant l’épouvantable conduite de tant de gens dans le monde, et des qui se font prendre pour des journalistes et qui n’en sont pas, des qui ne sont pas au courant des consignes, mal alignés, etc. La presseSystème ne supporte pas cette sorte de déloyale concurrence, elle honnit véritablement tous ceux qui n’ont pas pignon sur rue et consignes dans la musette. A écouter ces intéressants bavardage au Salon du Commerce, on entend leurs voix vibrer de colère et de la plus complète, la plus achevée, la plus écrasante incompréhension fondée sur une bonne foi et une bonne conscience à ne pas croire… (Car je suis absolument sûr que ces virginales vestales de la presseSystème & Cie nagent dans leur bonne foi comme dans un marigot d’une sincérité absolue et aussi prégnante qu’un sable mouvant et humide.)

Car, disent-ils, “mais nous disons la vérité-réalité, et l’on a l’impression désormais, avec ces horreurs-FakeFuck de n’être plus crus à notre juste valeur”. J’ai senti cette panique indicible, ce pathétique désarroi, alors qu’ils écoutaient Zombie-DeepFuck leur conter l’effroyable diffamation insaisissable contre cet honnête homme de Joseph Robinette Joe Biden. Ils atteignaient le terme de leur calvaire, là où gronde l’enfer des journalistes-Système que les complotistes, les antiSystème, les alternatifs ont pavé de simulacres de bonnes intentions…

Enfin, trêve de sarcasmes et de bons mots faciles : le fait est que tous ces braves zombies de la communicationSystème paraissaient littéralement terrorisés. Revoyant le montage Trump/SIDA, ils s’exclamaient que, désormais, on ne pourrait même plus croire pour du comptant ce que disent les hommes politiques. (Certes, et alors ? Vous y croyez encore, vous ? Questions incongrues, passons outre.)

Je fais alors le constat fort sérieux constituant la morale de cette séquence, qu’il est vrai que l’affaire DeepFake introduit un élément de plus dans le tourbillon crisique devenu “Trou Noir crisique” où s’est engloutie la réalité du monde. Quasiment plus rien aujourd’hui n’est garantie d’authenticité directe et tout doit être soumis à enquête, où l’expérience (hors-Système et pré-Système [ou pré-9/11]) et l’intuition jouent un rôle fondamental, avec la raison comme outil également fondamental si elle est sous contrôle et hors de la subversion du Système. Le processus, cette “enquête” pour déjouer la facticité complète d’un “réalité” désintégrée en autant de simulacres que nécessaire, emplies d’autant de narrative qu’inévitable, nous le connaissons depuis un certain temps : il est décrit dans le Glossaire.dde sous l’expression de “vérité-de-situation”.

Bref, rien de nouveau pour nous, qui savons depuis si longtempsce qu’il en est de la transformation de la communication par le Système (communicationSystème), avec licence pour nous de jouer là-dessus avec l’effet-Janus de la communication. Mais pour eux ! Je parle des potiches-zombies de la presseSystème, obligées de s’encenser elles-mêmes, de se trouver si formidablement vertueuses et de se découvrir si complètement cocues, de se décomposer de frayeur, de geindre contre les méchants, de pleurnicher, chialer, couiner, de pleuroter, – “bobo maman, les méchants antiSystème”, –  puisque voilà encore de la tromperie qui corrompt la Vérité dont ils sont les gardiens, et encore plus, chose symboliquement affreuse – cette terrible nouvelle apportée par les amis si vertueux de Solidarité-SIDA !

Excellente FuckNews, les amis. Ils réalisent de plus en plus, peut-être décisivement cette fois, qu’ils sont devant un monde insaisissables, eux qui croyaient à chaque instant saisir la vérité postmoderne du monde entre leurs mains et leurs comptes en banque. Les voilà à la dérive dans le torrent tumultueux du monde déstructuré et de sa réalité désintégrée. Ils n’ont jamais appris à naviguer dans ces eaux tempétueuses, tandis que nous, nous ne faisons que cela, depuis des années longues comme des siècles. Nous savons depuis longtemps que, dans ce monde pulvérisé, la vérité est quelque chose qui se conquiert à la force de l’âme, et de l’âme poétique pour les plus intuitifs ; eux, ils croyaient que cela leur était donné par la force de la promotion-Système obtenus par cirages de bottes labellisés. Bon vent, mes gaillards !

https://www.dedefensa.org/article/fake-voila-maintenant-lesdeepfuck

De nouvelles infox sur la Russie en une du New York Times.

De nouvelles infox sur la Russie en une du New York Times.


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama – Le 10 octobre 2019

Il y a deux jours, le New York Times publiait un article sensationnel sur la prétendue malignité russe. Le titre en une était :

Une unité russe très secrète cherche à déstabiliser l’Europe, selon des responsables de la sécurité.

Selon l’article, l’unité 29155 du service de renseignements militaire russe, le GRU, est responsable de l’affaire Skripal en Grande-Bretagne, des tentatives d’assassinat d’un trafiquant d’armes bulgare, d’une tentative de coup d’État ratée au Monténégro et d’une « campagne de déstabilisation » en Moldavie. Toutes ces opérations présumées ont un aspect commun. Elles n’ont pas atteint leurs prétendus objectifs. Mais l’article du NYT n’insiste pas là-dessus. Il cherche plutôt à peindre un tableau très effrayant :

Les responsables occidentaux de la sécurité viennent de conclure que ces opérations, et potentiellement beaucoup d'autres, font partie d'une campagne coordonnée et continue visant à déstabiliser l'Europe, exécutée par une unité d'élite au sein du système de renseignement russe, qualifiée en subversion, sabotage et assassinat.

Le groupe, connu sous le nom d'Unité 29155, fonctionne depuis au moins une décennie, mais les responsables occidentaux ne l'ont découvert que récemment. Les responsables du renseignement de quatre pays occidentaux disent qu'ils ne savent pas à quelle fréquence l'unité est mobilisée et avertissent qu'il est impossible de savoir quand et où ses agents vont frapper.

Le but de l'unité 29155, dont on avait jamais parlé auparavant, souligne à quel point le président russe, Vladimir V. Poutine, combat activement l'Occident avec sa guerre dite hybride - un mélange de propagande, d'attaques pirates et de désinformation - ainsi qu’avec une confrontation militaire ouverte.

L’auteur, Michael Schwirtz, a fait la promotion de l’article sur Twitter :

Michael Schwirtz @mschwirtz - 15:57 UTC - 8 oct. 2019

Les agents russes qui ont empoisonné Sergei Skripal avec un agent neurotoxique en Grande-Bretagne l'année dernière étaient des membres d'une unité d'espionnage très secrète qui était, jusqu'à récemment, inconnue des services de renseignement occidentaux. Ma dernière plongée dans l'espionnage russe.

« Les responsables occidentaux n’ont découvert que récemment l’unité d’espionnage très secrète ». On se demande comment ils ont fait ça. La meilleure supposition est qu’ils l’ont cherché sur Google :

Leonid Ragozin @leonidragozin - 1:31 UTC - 9 Oct 2019

L'un des journalistes d'investigation les plus éminents de Russie, Sergey Kanev, dit qu'il n'y a rien de super-secret à propos de l'unité 29155 du GRU dont le NYT a parlé hier. Lorsque vous cherchez sur Google, l'adresse de l'unité et le nom du commandant apparaissent sur de nombreux sites de type pages jaunes.

"Si vous aviez fait une meilleure recherche sur Internet, vous auriez trouvé l'adresse de son domicile [le commandant Averyanov], sa datcha près d'Istra et la plaque d'immatriculation de sa voiture. Il y a même le numéro de son téléphone portable, qu'on peut appeler", explique Kanev.

La chaîne d’information russe Vedomosti.ru a approfondi l’histoire (traduction automatique) :

L'unité militaire 29155 du GRU, qualifiée dans le New York Times d'unité d'élite secrète du GRU déstabilisant la situation en Europe, est un cours ordinaire de formation au renseignement. Vedomosti en a été informé par un ancien officier du renseignement et une personne proche des services de renseignement. ...
Selon une personne proche des services spéciaux, l'unité militaire 29155, également connue sous le nom de 161e centre d'entraînement et située dans le district Izmailovo de Moscou (à l'est de la ville), est une formation de courte durée en matière de renseignement militaire qui existe depuis l'Union soviétique, où son personnel militaire améliore ses compétences en tir, communications radio et autres disciplines spéciales - contrairement à l'Académie diplomatique militaire, où les recrues suivent une formation basique. A en juger par les informations données sur le site web sur l'histoire des services spéciaux "Histoire des services spéciaux russes et des forces de l'ordre", l'unité militaire 29155 fonctionnait déjà comme un centre de formation du GRU dans les années 60.

Une unité bien connue du public, qui a servi pendant plus de 50 ans de centre de formation aux armes légères, « déstabilise aujourd’hui l’Europe » avec des opérations qui, comme l’affaire Skripal, étaient manifestement des coups montées par des services d’espionnage « occidentaux » ou des tentatives ratées de coups d’État menées par des amateurs, comme au Monténégro. Les données personnelles de son commandant sont disponibles sur Internet. L’histoire du NYT elle-même confirme qu’il y a même des photos de l’intérieur des locaux de l’unité de formation :

Les photographies de l'ancien quartier général délabré de l'unité, qui a depuis été abandonné, montrent une myriade de casiers à canons avec des étiquettes pour un assortiment d'armes, y compris des fusils de sniper belges FN-30, des G3A3 allemands, des AUG autrichiens Steyr et des M16 américains. Il y avait également un formulaire décrivant un régime d'entraînement, y compris des exercices de combat au corps à corps. Un officier retraité du GRU a confirmé l'authenticité des photographies, qui ont été publiées par un blogueur russe.

Le titre « Des espions russes apprennent à identifier et à utiliser les armes légères étrangères » n’était probablement pas assez sensationnel. Le NYT présente donc quelques renseignements « occidentaux » faux et faits pour apeurer la population.

La soit disant « guerre hybride », dont la Russie est à nouveau accusée, est, comme la doctrine Gerasimov régulièrement citée, l’invention d’un journaliste « occidental » qui, comme Michael Schwirtz, fait des reportages qui désinforment sur la Russie :

À mon immense chagrin, j'ai créé ce terme, qui a depuis acquis sa propre vie destructrice, s'aventurant maladroitement dans le monde pour répandre la peur et la haine dans son sillage. En février 2013, le journal russe Military-Industrial Courier - aussi passionnant et largement lu qu'il puisse paraître - a réimprimé un discours du général Valery Gerasimov. ...
Les problèmes posés par cette formulation sont cependant nombreux. Gerasimov parlait en fait de la façon dont le Kremlin comprend ce qui s'est passé dans les soulèvements du "printemps arabe", les "révolutions de couleur" contre les régimes pro-Moscou dans le voisinage de la Russie, et en temps voulu la révolte "Maidan" de l'Ukraine. ...
Ce que nous appelons "guerre hybride" dans la pensée russe sont en fait deux choses distinctes. Gerasimov parlait de l'utilisation de la subversion pour préparer le champ de bataille avant l'intervention, précisément le type d'opérations utilisées en Ukraine.

Il est difficile de comprendre comment la risible histoire Skripal que le MI6 a répandue ou les tentatives infructueuses de tuer un marchand d’armes bulgare sont censées « déstabiliser l’Europe ». Comment une unité d’entraînement avec un commandant bien connu, qui existe depuis plus de 50 ans et dont les photos de ses locaux sont rendues publiques, peut-elle être « top secret » est aussi un mystère. Mais ce qui est compréhensible, c’est que certains auteurs arrivent à écrire 2 000 mots pour répandre de telles absurdités. De toute évidence, ça doit être bien payé.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/de-nouvelles-infox-sur-la-russie-en-une-du-new-york-times

L’intox se porte bien

L’intox se porte bien

11 Septembre 2019

Les événements s’accumulent et nous aurions pu consacrer ce billet au limogeage attendu du moustachu Bolton pour trop-plein d’incompatibilités avec le Donald, ou au bombardement israélien sur les milices chiites d’Al Bukamal juste après que nous ayons parlé dans le dernier billet de la réouverture du poste-frontière et de la construction d’une base iranienne en ce lieu stratégique.

Mais arrêtons-nous ce soir sur un petit fait délicieusement navrant, représentatif de la déliquescence pathétique de notre bonne presstituée française. Les mots du journaliste américain John Swinton, à l’occasion d’un banquet célébrant la supposée liberté de la presse en 1880, viennent immédiatement à l’esprit : « Il n’existe pas de presse libre et indépendante. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des puissances de l’argent. Nous sommes les outils obéissants des puissants et des riches ; nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect.« 

Peu d’exemple est aussi symbolique de cette bassesse journalistique que le Brexit. Cauchemar du système impérial américain qui a engagé la construction européenne pour mieux asservir le Vieux continent, hantise de l’oligarchie qui rêve depuis toujours d’un monde sans frontières pour faire plus de profits, sainte horreur de l’UE dont le but est justement de servir les uns et les autres.

Depuis trois ans, manœuvres dilatoires et combines peu reluisantes ont pour but d’annuler purement et simplement le souhait référendaire du peuple britannique de juin 2016. Le vote est populiste, gardons-nous en ! Au nom de la « démocratie » bien sûr…

La journaloperie n’est évidemment pas en reste, nous assurant depuis 39 mois de l’imminence des invasions de sauterelles ou de la famine. Régulièrement contredits par la simple réalité, nos petits plumitifs n’en ont cure et, comme un vieux disque rayé, ressassent le même couplet. Il n’y a qu’à lire l’info (défense de rire) qui vient de faire la Une : un rapport prévoit, tenez-vous bien, des risques de pénuries de nourriture, de carburants et de médicaments, ainsi que le blocage des ports, en cas de Brexit. La ménagère de cinquante ans est tétanisée et n’ira pas chercher, noyée dans le texte, la précision selon laquelle ces « prédictions » catastrophistes décrivent ce qui pourrait se passer dans le pire des cas, hautement improbable.

L’oligarchie a décidé une fois pour toutes que le Brexit était le Mal absolu et les médias, qui lui appartiennent presque tous, sont chargés de perroqueter la Sainte parole.

Mais une règle d’or est apparue ces dernières années, dont a pris conscience une part de plus en plus importante du public. L’on sait que l’unanimisme de façade du landerneau médiatique cache très souvent une information gênante pour nos chères zélites : le caquetage assourdissant allant dans un sens vise à cacher une réalité allant dans l’autre. La présente affaire ne fait évidemment pas exception…

Une dépêche de mardi nous apprend en effet que les salaires britanniques ont connu leur plus forte augmentation depuis 2008 (+4%) et que le taux de chômage est au plus bas depuis le milieu des années 70. Thanks Brexit.

Rien de surprenant d’ailleurs, c’est le b-a-ba de l’économie. L’ouverture des frontières et la libre-circulation des biens et des personnes entraînent mécaniquement l’appauvrissement des classes populaires et moyennes (concurrence de la main-d’œuvre étrangère qui pèse à la baisse sur les salaires et importations de biens à bas coûts qui ruinent les producteurs locaux). A cet égard, la fin de la République romaine est un véritable cas d’école. Ce n’est évidemment pas un hasard si le but de toujours de l’oligarchie est la disparition des frontières/nations et l’encouragement à l’immigration, alors que la gauche (la vraie, celle qui va des Gracques à Georges Marchais) s’y est toujours opposée.

Mais revenons à notre Brexit… Depuis qu’il a été voté, une partie de la main-d’œuvre étrangère, notamment polonaise, est partie et les employeurs sont obligés de gratter dans les cartons pour recruter la main-d’œuvre locale en lui proposant des salaires plus attractifs. C’est l’éternelle loi de l’offre et de la demande. Le chômage recule tandis que les revenus augmentent.

Pour nos plumitifs, cette embellie est un drame, et pas seulement pour les poches de ceux qui les emploient. On imagine les mines contrites et effrayées dans les salles de rédaction eurolâtres : « encouragement au populisme », « flambée de l’euroscepticisme » avec, en filigrane, le détricotage du système impérial. Un cri de panique s’entend bientôt dans les couloirs : vite, un contre-feu ! Le rapport farfelu sur l’invasion de sauterelles, à la Une dès le lendemain, fera très bien l’affaire…Tag(s) : #Europe#Economie

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http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/09/l-intox-se-porte-bien.html

Syrie : évaluation technique de l’OIAC…

Syrie : évaluation technique de l’OIAC…


…l’« attaque à l’arme chimique » sur Douma n’était bien qu’une mise en scène


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 13 mai 2019

Le 7 avril 2018, des « rebelles » syriens prétendaient que le gouvernement syrien avait utilisé du chlore gazeux et du sarin dans une attaque contre la banlieue assiégée de Douma, une banlieue de Damas, la capitale syrienne. Ils ont publié même une série de vidéos montrant des cadavres de femmes et d’enfants pour la plupart.

L’accusation d’« attaque chimique » a été formulée peu de temps après que le président américain Trump eut annoncé qu’il voulait que les troupes américaines quittent la Syrie. Elle a été conçue dans l’intention de le faire revenir sur sa décision,  c’est ce qui c’est passé. En « représailles », les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont illégalement tiré un certain nombre de missiles de croisière contre la Syrie. La plupart d’entre eux n’ont pas atteint leurs objectifs.

Il est apparu évident, dès les premières déclarations d’« attaque chimique », que ce n’était pas la vérité. Le gouvernement syrien n’avait aucune raison d’utiliser une arme chimique ou un irritant comme le chlore à Douma. Il avait déjà gagné la bataille. L’incident a manifestement été organisé, comme d’autres avant lui, pour entraîner les États-Unis dans une nouvelle attaque contre la Syrie.

Sur les lieux de l’incident, deux bouteilles de gaz ont été photographiées et filmées près de l’endroit où les cadavres ont été retrouvés, ce qui a suscité un intérêt particulier. Les bouteilles auraient été larguées depuis des hélicoptères de l’armée syrienne et se seraient écrasées sur des toits en béton. Une bouteille aurait « rebondi » après avoir traversé un toit et se serait immobilisée sur un lit. L’autre bouteille aurait traversé un autre toit et se serait immobilisée sur un balcon.

Pour tous ceux qui ont un peu de connaissance du comportement physique du béton et du métal, il était évident que les dommages causés sur le béton et sur les bouteilles étaient incompatibles l’un avec l’autre. Le béton, renforcé avec de l’acier, a été complètement transpercé alors que les bouteilles ne présentaient que des dommages minimes. Les toits ont probablement été percés par l’impact de l’artillerie, tandis que les bouteilles ont probablement été placées à la main.


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Peu après l’incident, Bellingcat, le groupe de propagande aligné sur l’OTAN, affirmait que les bouteilles avaient été larguées depuis les hélicoptères. En juin 2018, le New York Times publiait une analyse virtuelle de la scène de crime de l’incident plutôt risible. Ni l’un ni l’autre n’évaluait techniquement les forces d’impact et les dommages connexes sur les bouteilles et les toits. Ni l’un ni l’autre ne s’étaient rendus sur les lieux. En observant des indices visuels superficiels, les deux ont conclu à tort que les bouteilles de gaz avaient été larguées par des hélicoptères.

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui a envoyé une mission d’établissement des faits sur place pour enquêter sur l’affaire, a procédé à une analyse technique détaillée de l’impact et des dommages. Mais les résultats de cette évaluation technique n’ont pas été pris en compte dans le rapport final (pdf).

Le Groupe de travail sur la Syrie, la propagande et les médias ont maintenant reçu une copie de l’évaluation technique de 15 pages de l’OIAC sur ces deux bouteilles de gaz concernées dans l’incident de Douma – 27 février 2019 (pdf).
Après avoir testé diverses hypothèses au moyen d’expériences, de simulations et d’analyses des éléments fournis, le sous-groupe technique de l’enquête de l’OIAC a conclu (non souligné dans l’original) :

32. À ce stade, la sous-équipe technique du FFM ne peut être certaine que les bouteilles sont arrivées à l'un ou l'autre endroit parce qu'elles ont été larguées d'un avion. Les dimensions, les caractéristiques et l'apparence des bouteilles ainsi que la scène environnante des incidents n'étaient pas conformes à ce à quoi on aurait pu s'attendre si l'une ou l'autre des bouteilles avait été larguée d’un aéronef. Dans chaque cas, l'autre hypothèse permet la seule explication plausible des observations sur les lieux.

33. En résumé, les observations faites sur les lieux des deux emplacements, ainsi que les analyses subséquentes, donnent à penser qu'il est plus probable que les deux bouteilles ont été placées manuellement à ces deux endroits plutôt que larguées par avion.

L’évaluation technique confirme notre conclusion antérieure. Toute l’histoire présentée par les « rebelles » et autres organes de propagande n’a été qu’une mise en scène. Les plus de 34 morts trouvés sur les lieux ont été assassinés ailleurs dans des circonstances inconnues.

Dans son examen de l’évaluation technique de l’OIAC et sa suppression par la direction de l’OIAC, le Groupe de travail déclare :

Les nouvelles informations dont nous disposons lèvent tout doute sur le fait que l'organisation a été influencée à sa tête par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Nous ne doutons pas que la plupart des membres du personnel de l'OIAC continuent de faire leur travail de façon professionnelle et que certains de ceux qui ne sont pas convaincus de l'orientation prise par l'organisation souhaitent néanmoins protéger sa réputation. Mais ce qui est en jeu ici, c'est plus que la réputation de l'organisation : l'incident organisé à Douma a provoqué, le 14 avril 2018, une attaque de missiles par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France qui aurait pu conduire à une guerre totale. 

Le camouflage de la preuve que l'incident de Douma a été monté n'est pas simplement une faute. Comme la mise en scène de l'incident de Douma a entraîné des massacres de civils, les membres de l'OIAC qui ont supprimé les preuves d’une mise en scène sont, involontairement ou non, complices de ces massacres.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone.

https://lesakerfrancophone.fr/syrie-evaluation-technique-de-loiac-lattaque-a-larme-chimique-sur-douma-netait-bien-quune-mise-en-scene

Chronique de la désinformation ordinaire

Chronique de la désinformation ordinaire

Publié le 19 Janvier 2019 par Observatus geopoliticus in Europe, Etats-Unis

Le fidèle lecteur a déjà eu l’occasion, à maintes reprises, de se délecter des délires sans nom de la presstituée occidentale au service de qui vous savez. On se remémorera entre autres ces quelques exemples savoureux, où l’imagination surexcitée le dispute à la crétinerie la plus médiocre (iciiciiciiciici ou encore ici).

En France, selon le critère Audiard, l’imMonde occupe souvent la place enviée de chef d’escadrille. Mais le Fig à rot n’est jamais loin et, brave d’entre les braves, fait tout pour rattraper son retard ! Avant-hier, il publiait en pleine page :

Ta ta ta, le chapeau donne le ton, nous allons voir ce que nous allons voir…

Le site d’information BuzzFeed a révélé, jeudi soir, que le président américain aurait demandé à son ancien avocat, Michael Cohen, de mentir au Congrès sur l’affaire russe. Une accusation parmi les «plus graves» à l’encontre du chef de l’État selon les démocrates, qui agitent déjà le spectre de l’«impeachment».

Passons sur le torchon Buzzfeed transformé par la grâce divine en « site d’information ». C’est le même qui avait publié le salace Dossier Steele sur la supposée collusion russo-trumpienne : un ancien barbouze du MI6 engagé par les loosers Démocrates, dont les « découvertes » ont été transmises à la presse par McCain. Avec tous ces parangons de vérité aux manettes, comment avoir le moindre doute…

Mais revenons à notre nouvelle « affaire ». Manque de bol pour le Fig à rot, l’info est démentie le jour suivant par le procureur Mueller, pourtant peu suspect d’accointance avec Trump :

Croyez-vous que les journalopes, en flagrant délit de mensonge la veille, aient présenté leurs excuses ou même reconnu leur « erreur » ? Vous n’y êtes pas, voyons… L’info rectificative est restée quelques minutes dans le fil des dépêches avant d’être gentiment poussée vers le bas par d’autres nouvelles aussi importantes pour l’avenir de l’humanité que le dernier résultat de football ou la reproduction des lépidoptères en Papouasie.

Et après ils viennent geindre…

Entre “FakeNews acceptables” et Terreur

Entre “FakeNews acceptables” et Terreur

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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Entre “FakeNews acceptables” et Terreur

28 janvier 2019 –En novembre 2014, un site US eut la riche et abondante idée de faire le décompte du nombre de fois où, dans le système de la communication du bloc-BAO, la Russie avait envahi l’Ukraine. Vous savez que l’invasion de l’Ukraine par la Russie est un fait historique évident, aveuglant, émouvant, poignant, bouleversant, que nul esprit sensé ne peut songer à contester ; mais plus encore, c’est le nombre de fois où cette invasion eut lieu qui est impressionnant… Voilà ce que cela donnait, dans nos colonnes, le 15 novembre 2014 :

« Le site Red Pill Times a eu, le 13 novembre 2014, la riche et laborieuse idée de recenser le nombre de fois où, à en croire les autorités additionnées Kiev-OTAN-département d’État-bloc BAO-Presse-Système, – et qui oserait ne pas croire à cette masse référentielle ? – la Russie lança une invasion de l’Ukraine. (L’expression de Stealth Invasion  [voir le 2 septembre 2014], doit être rappelée à cette occasion pour confirmer le sérieux du propos.) Le résultat est à la fois surréaliste et effrayant : 36 occurrences ont été déterminées. (36 en 9 mois, ce qui fait exactement 4 invasions par mois, ou une invasion par semaines, ou 0,1042 invasion par jour.) Cela laisse à penser sur l’incroyable héroïsme ukrainien, particulièrement de la direction-Kiev… » (Etc., etc., ou disons bla-bla-bla, – l’article, tentant de ridiculiser par la moquerie vicieuse l’incomparable courage civique et militaire de Kiev & Cie, – et de l’OTAN certes, et de l’UE ô combien…)

Voilà que ce chiffre de 36 pris arbitrairement comme symbole, selon un laps de temps arbitraire, – je ne considère que l’aspect symbolique et ne prétends à aucune rigueur scientifique, – est supplanté par un autre chiffre qui est celui des plus incroyables FakeNews développées dans le cadre du Russiagate : 42 contre 36…

Le recomptage est fait par un anodin et vicieux observateur du monde de la presseSystème et assimilés, à propos de certaines légèretés de langage, disons une certaine, et belle et bonne liberté prise vis-à-vis de la vérité. Il faut savoir ce que vertu veut dire, mille diables ! Je ne peux comprendre en quoi une chose comme la vérité serait une entrave à l’exercice des libertés fondamentales de l’esprit humain et de la vertu postmoderniste : comment ?! L’on n’aurait pas le droit de prendre des libertés, – plusieurs en plus, ce qui multiplie d’autant la vertu, – vis-à-vis de la vérité ?!

Quoi qu’il en soit, j’en viens à mon “observateur vicieux et anodin” selon un texte qui vient, devinez, – de RT.comévidemment(le 22 janvier) :

« Un énorme scoopdu site BuzzFeed nous annonçait la semaine dernière que Donald Trump avait donné ordre à son ancien avocat, Michael Cohen, de mentir devant le Congrès. Ce n’était que le dernier d’une longue série de bobards de la campagne antirusse nommée “Russiagate”.

» L’article de BuzzFeed, qui a fait l’objet d’un démenti officiel[du procureur Mueller lui-même], fait partie d’un phénomène que l’on pourrait qualifier de “fausses nouvelles acceptables” – des fausses nouvelles qui ont la côte des médias parce qu’elles servent une certaine narrative. Dans ce cas, cela renforce le récit de Russiagate, que les médias traditionnels ne cessent d’user jusqu’à la moelle depuis deux ans. Ne disposant d’aucune preuve irréfutable que Trump a “collaboré” avec la Russie pour remporter les élections de 2016, ils se raccrochent désespérément à toute trace de fausses preuves qu’ils pourraient trouver.

» La semaine dernière, un utilisateur astucieux de Twitter a compilé une liste d’énormes 42 nouvelles-FakeNews sorties du Russiagate, présentées comme des scoops et finalement démenties ou aménagées. Voici sept des cas les plus scandaleux… »

Comme on l’a lu dans le texte, il y a un renouveau d’agitation autour des “nouvelles” produites par le Russiagate, disons depuis le fin de l’année 2018Cela n’est ni indifférent, ni fortuit, pourrait-on supposer. Ainsi en est-il de Stephen F. Cohen, dans The Nation, s’interrogeant sur cette frénésie renouvelée du Russiagate

« Pourquoi cette frénésie maintenant? Peut-être parce que les promoteurs de haut niveau du Russiagate craignent que le Procureur Spécial Robert Mueller ne produise pas la “bombe” espérée pour mettre fin à la présidence de Trump. Certes, le chroniqueur David Leonhardtdu New York Times semble inquiet et exigeant. “Le président doit partir” observe-t-il, exhortant à l’action dans le sous-titre de son article, “Qu’est-ce que nous attendons ?”. (Dans certains pays, un article comme celui-ci, et il y en a beaucoup, serait lu comme un appel à un coup d’État.) Peut-être pour inciter les démocrates qui ont maintenant pris le contrôle des comités d’enquête de la Chambre à agir dans le sens qu’on devine. Peut-être plus simplement parce que le Russiagate est devenu une sorte de culte politico-médiatique qu’aucun fait ni aucune preuve ne peut réduire et encore moins démentir. »

J’attire votre attention sur la dernière phrase parce que c’est la plus fascinante, la plus constructive, la plus ouverte, – bref, la piste à suivre : « [L]e Russiagate est devenu une sorte de culte politico-médiatique qu’aucun fait ni aucune preuve ne peut réduire et encore moins démentir. » En conséquence, cette narrative est d’ores et déjà entré dans l’histoire officielle comme un fait historique nécessairement étranger à toutes contestation, et qui plus est un fait historique sacralisé puisque devenu “une sorte de culte politico-médiatique”. (De même, l’“invasion russe” de l’Ukraine, d’ailleurs sorte de prélude du Russiagate et effectivement point de rupture dans l’objectivisation de la narrative, est elle-même devenue, dès 2015-2016, un fait historique qu’il est impensable de contester sous peine d’être accusé de “révisionnisme”.) Le propos de Cohen est justement choisi : nous sommes entrés dans l’ère d’une nouvelle religion, à la fois si intense et si contrainte jusqu’à la terreur qu’on doit effectivement la qualifier de “nouveau culte”… Le culte est celui du Russiagate et la religion celle du FakeNewsisme : le phénomène est désormais assez long et vigoureux pour être identifié comme structurel.

Le culte exige de dévorer régulièrement de nouvelles victimes, de plus en plus vite, de plus en plus de victimes, – un appétit d’ogre, ma parole … Par conséquent, comme dans une Révolution qui dévore allègrement ses propres enfants, personne n’est à l’abri de ce phénomène touchant absolument tous les domaines de la politique, c’est-à-dire de l’hystérie de la psychologie exacerbée par les divers courants déstructurants de la société développés en mode de surpuissance par le Système, tout cela engendrant un désordre qui ne suit plus aucune consigne, plus aucune “ligne” politique, encore moins un complot ou quelque chose de la sorte… On le voit lorsque les progressistes eux-mêmes, qui ont été les principaux outils et propagateurs de ce phénomène, en deviennent les victimes. La dernière attaque en date dans le cadre du Russiagate, est contre Bernie Sanders, et il est accusé d’être un agent du Kremlin alors qu’il vient d’annoncer qu’il sera candidat pour l’élection de 2020. C’est Catlin Johnson qui nous annonce la chose, la première à annoncer que les progressistes qui ont lancé ou soutenu le Russiagate vont commencer à y passer :

« L’autre jour, j’ai publié un articledisant que nous pouvons nous attendre à voir de plus en plus de campagnes de diffamation décrivant les progressistes comme des agents du Kremlin et des idiots utiles de Poutine à l’approche des élections de 2020. Depuis la publication de cet article, deux événements se sont produits: un rapportselon lequel Bernie Sanders est sur le point d’annoncer sa candidature à la présidence de 2020, et une forte augmentation de la part des démocrates centristes le dénonçant en tant qu’agent du Kremlin. »

Russiagate, comme l’invasion russe de l’Ukraine, est entré dans l’histoire, – je veux dire dans la “petite” histoire, l’hagiographie-Système, dans les articles de magazines et les documentaires télévisés qui font “du bon boulot” comme dirait Fabius. L’entraînement est irrésistible et il concerne d’abord un problème psychologique bien plus qu’une situation classique de contrainte extérieure, ou de corruption. Ce problème psychologique se manifeste dans les convictions nées de l’hystérisation de la perceptionpour une partie non négligeable du personnel de la presseSystème, surtout aux USA, et pour une autre “partie non négligeable” du même personnel la soumission à la terreur de la nécessité de conformité au culte. Parlant de la question du féminisme qui est totalement contiguë à celle de l’antirussisme (Russiagate) jusqu’à s’y confondre, – cette vaste nébuleuse du simulacre de la postmodernité aux abois et radicalisée qui frappe le monde de la communication-Système, – Natacha Polony explique (Éléments, n°178, février-mars 2019), en réponse à la question de savoir ce qui est “le plus dommageable, la censure ou l’autocensure ”…

« A coup sûr, l’autocensure, ne serait-ce que parce qu’elle va au-delà de ce qu’exigerait la simple censure. Sur les questions de société, par exemple, un grand nombre de nos confrères sont d’une prudence de Sioux : au moment de la campagne “MeToo” [dénonciation de contraintes et violence sexuelles à la suite du scandale Weinstein] j’ai été frappée par le spectacle consternant donné par des journalistes qui se contorsionnaient pour expliquer qu’ils étaient depuis toujours de fervents féministes et qu’il n’y avait aucun excès dans ce mouvement, alors qu’ils n’en pensaient pas un mot. Je trouve terrible de voir des gens obligés de s’humilier et de mentir en public pour éviter que leurs confrères ne lsd regardent de travers… »

http://www.dedefensa.org/article/entre-fakenewsacceptables-et-terreur

Chronique de la désinformation ordinaire

 

Chronique de la désinformation ordinaire

Publié le 19 Janvier 2019 par Observatus geopoliticus in Europe, Etats-Unis

Le fidèle lecteur a déjà eu l’occasion, à maintes reprises, de se délecter des délires sans nom de la presstituée occidentale au service de qui vous savez. On se remémorera entre autres ces quelques exemples savoureux, où l’imagination surexcitée le dispute à la crétinerie la plus médiocre (iciiciiciiciici ou encore ici).

En France, selon le critère Audiard, l’imMonde occupe souvent la place enviée de chef d’escadrille. Mais le Fig à rot n’est jamais loin et, brave d’entre les braves, fait tout pour rattraper son retard ! Avant-hier, il publiait en pleine page :

Ta ta ta, le chapeau donne le ton, nous allons voir ce que nous allons voir…

Le site d’information BuzzFeed a révélé, jeudi soir, que le président américain aurait demandé à son ancien avocat, Michael Cohen, de mentir au Congrès sur l’affaire russe. Une accusation parmi les «plus graves» à l’encontre du chef de l’État selon les démocrates, qui agitent déjà le spectre de l’«impeachment».

Passons sur le torchon Buzzfeed transformé par la grâce divine en « site d’information ». C’est le même qui avait publié le salace Dossier Steele sur la supposée collusion russo-trumpienne : un ancien barbouze du MI6 engagé par les loosers Démocrates, dont les « découvertes » ont été transmises à la presse par McCain. Avec tous ces parangons de vérité aux manettes, comment avoir le moindre doute…

Mais revenons à notre nouvelle « affaire ». Manque de bol pour le Fig à rot, l’info est démentie le jour suivant par le procureur Mueller, pourtant peu suspect d’accointance avec Trump :

Croyez-vous que les journalopes, en flagrant délit de mensonge la veille, aient présenté leurs excuses ou même reconnu leur « erreur » ? Vous n’y êtes pas, voyons… L’info rectificative est restée quelques minutes dans le fil des dépêches avant d’être gentiment poussée vers le bas par d’autres nouvelles aussi importantes pour l’avenir de l’humanité que le dernier résultat de football ou la reproduction des lépidoptères en Papouasie.

Et après ils viennent geindre…

GJ, vous êtes tous des FakeNews

GJ, vous êtes tous des FakeNews

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GJ, vous êtes tous des FakeNews

18 décembre 2018 – D’une façon extrêmement originale et d’un héroïsme hors-sol comme on cause aujourd’hui, nos chouettes petits révolutionnaires label Mai-68 , — « Ils finiront tous notaires », avait prédit Jouhandeau, se gourant totalement, cet homo encombré d’une infernale sorcière d’épouse, puisqu’ils finirent pipole sur les plateaux-TV à €15 000 du mois, – donc nos chouettes petits-héros criaient à la face du monde, se référant à l’implacable Dany qui continue à nous traquer dans l’étrange-lucarne, avec le très-beau (coiffure) Luc Ferry sur LCI le dimanche, – « Nous sommes tous des juifs-allemands ». (Fin de la phrase, passons à autre chose.)

Je suggère, moi, à nos GJ-ringards en quête d’identité de se proclamer : « Nous sommes tous des FakeNews. » Tout le monde sera content, la BBC, le chef-député En Marche monsieur Le Gendre expliquant l’erreur de son groupe, “Nous avons été tous trop-intelligents, trop-subtils pour leur expliquer nos réformes” ; France3 qui corrige les fautes des panneaux des bouseux-GJ, Integrity Initiative, qui nous transmet les tonnantes et étonnantes trouvailles-GJ/Poutine (entre autres) du MI6. La célébrité internationale ayant fait son travail, les GJ accèdent au statut de grande star, avec nomination d’études détaillées de la désinformation russe dans divers médias anglophones plus ou moins antiSystème, – sans parler de Shamir, certes. Enfin, tout est en place, tous “les éléments de langage” en mission de torpillage dans le bon sens après quelques errances du départ où l’on oublia les Russes, vous expliquant en détails comment les ploucs-GJ mettent en gravissime danger Notre-Démocratie-à-nous et les bastions de la Liberté-Universelle, en se faisant complices de Moscou

Même et bien entendu, le bombastique J.M. Aphatie a mis la main à la pâte parce que, c’est bien connu, il n’en rate pas une même s’il est un peu lent au démarrage. Il lui faut une mention particulière, sorte de “Prix Spécial du Jury” avec la médaille de l’héroïsme médiatique. Lui, Aphatie, « depuis le début » (mais il gardait ça pour lui, pudique), il voit une incroyable manigance dans ce mouvement GJ, une monstrueuse entreprise. Rien à voir, tout ça, avec ce qu’on nomme “complotisme”, le complotisme des ploucs du 9/11 traficoté en Inside Job ; non, rien de commun lorsqu’il nous confie, Aphatie, –mais chut hein, entre nous, n’ébruitez pas car “des oreilles ennemies vous regardent, yeux grands ouverts en-dessous des lunettes noires” : « Dans ce mouvement informel, gazeux, – moi je le pense depuis le début – il y a une organisation souterraine, cachée, il y a des tireurs de ficelles, des gens beaucoup plus politisés et politiciens qu’on ne le croit, et qui apparaissent aujourd’hui… », – ainsi parlait Jean-Michel Aphatie.

Ah va, ce sacré Aphatie, son empathie presque sacrée, son commentaire dit avec cet accent venu du fond de la “France périphérique” tout de jaune-giletée, son éblouissant doigté dans l’art du cirage de pompes, son flair incomparable de chien-de-chasse pour renifler avec la langue les bottes du pouvoir en place, n’importe lequel et qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, – l’homme (l’Aphatie) est admirable dans le sérieux qu’il met à débiter ses triomphales trouvailles, – l’“agité du mèche-cul” aurait dit Céline-ricanant, confondant J.M. Apathie et J.P. Sartre.

Leur contre-attaque, car c’est bien d’une telle grande manœuvre qu’il s’agit, est pour mon compte, je vous l’affirme, absolument jubilatoire parce qu’elle ne dissimule rien, absolument rien, qu’elle est littéralement nue comme un ver à force d’en rajouter, et d’en rajouter encore. Dans le langage postmoderne des banlieues, on serait sur le point, après consultation de l’Académie Française, de remplacer l’expression “le roi est nu” par celle de “la connerie est nue” ; effectivement, concèdent les Immortels sous la Coupole, l’usage en a décidé ainsi tant leur démonstration est éclatante.

On l’avait bien vu, les défenseurs de la démocratie avaient mis un certain temps à réagir, à se structurer et à se coordonner (sauf Aphatie qui savait dès le début). Ils ont pas mal pédalé, dans la semoule ou dans la choucroute selon les latitudes. Ils ont tous été stupéfaits comme nous-mêmes fûmes, et moi en premier qui n’espérais jamais plus rien de semblable de cette France-là qui semblait avoir détruit mes idéalistes espérances. Ils, – non, nous sommes tous restés sans voix, unis pour une fois dans une communauté de la stupéfaction devant un déchaînement que nul n’avait vu venir. C’est vrai, je m’en rappelle, à cette époque, autour des 17-20 novembre, les talk-shows des grands réseaux-Système étaient supportables, même pour un antiSystème convulsif de ma trempe.

Je me rappelle avoir écrit l’une ou l’autre ligne où je nous mettais dans le même sac de la sidération muette, presque respectueuse, les zombieSystème et nous, tous unis dans ce même sentiment incrédule :

« Même Ségala ressorti du grenier, empaillé séquence-Mitterrand-1981 (“La force tranquille” sur fond de clocher mauriacien et maurrassien, vous kifez ?) et invité en table-talk-show hier soir sur LCI, – décidément ma référence-Système en fait de réseauSystème, – même Ségala dis-je, trouve ça parfaitement d’une grandiose importance… […]

» …Force est de constater que tous ces résidus de rhizome enfantés par Deleuze-Guattari pour tenir ferme les chaînes de la communication du rien entropique se trouvaient là devant une énigme consternante ; j’ai eu alors l’impression qu’ils se trouvaient en vérité dans cette situation qu’on décrit selon l’expression fameuse : ils étaient là comme lorsqu’on on est “pris à son propre piège”, et Deleuze-Guattari nous ayant fourni la clef de la prison où ces deux-là nous ont enfermés. »

Aujourd’hui, ils leur font payer cet instant d’égarement, je veux dire ces zombies-Système pris en flagrant délit d’absence de vigilance, avec, comme nous les antiSystème, ces paroles de stupéfaction mâtinées d’empathie (d’apathie, rectifie l’autre qui savait depuis le début) pour cette souffrance soudain découverte. Ils se rattrapent, ils se redressent à coups d’anathèmes et de prévisions sinistres sur la désintégration de ces gueux en vêtements de gueux qui osent prétendre à disposer d’une expression populaire. Je crains qu’il ne soit plus tard qu’ils ne croient, – plus tard, trop tard

Les Gilets-Jaunes ont fait lever une tempête de Force-12, sous la forme d’un ouragan de Catégorie-5. Est-ce “le commencement de la fin” ? interrogent, finauds et pleins d’espoir, les éditorialistes du sérail après l’Acte V dont on leur a appris qu’il est toujours l’acte final du grand théâtre classique. Comme je sais qu’il ne s’agit pas de théâtre dans cette époque qui n’a plus rien de classique, et que je connais bien leur sens de l’inversion, je leur suggère une inversion vertueuse et churchillienne pour tout de même satisfaire, pour la forme, leur goût d’entrée dans les ordres de tout mouvement déviant : disons “la fin du commencement” ; avec, pour le confort, quelques poires pour la soif, avec cette prédiction (Vidéo, 01’53”) du même Emmanuel Todd que je cite souvent par ces temps qui courent à bride abattue : « On ne peut qu’attendre de nouveaux événements… A priori, et à travers toute l’Europe, l’année 2019 va être très spectaculaire» ; avec cette autre prédiction de Max Keyser, de RT-USA : « Le mouvement Gilets-Jaunes va se globaliser. Nous le verrons dans le monde entier, nous entrons dans l’époque de milliers d’“Occupy Wall Street” ».

C’est bien sûr, c’est bien ça ! C’est le complot dont il nous parlait, Zarathoustra…

http://www.dedefensa.org/article/gj-vous-etes-tous-desfakenews

Moscou s’adressera à l’OSCE, la BBC tentant de lier les Gilets jaunes à la Russie

16 décembre 2018

Parce qu’il n’est question ni du deux poids deux mesures ni d’un engagement, «mais d’une propagande pure et simple», le ministère russe des Affaires étrangères s’adressera à l’OSCE «pour attirer son attention sur le fait» que certains journalistes de la BBC cherchent à établir que la Russie est impliquée dans les protestations en France.

La Russie a l’intention de s’adresser à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) après la diffusion d’informations faisant état de tentatives de certains journalistes de la BBC pour prouver l’implication de la Russie dans les protestations en France, a déclaré dimanche la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

«Nous poserons la question [appropriée, ndlr] aux structures internationales. Nous écrirons dès demain une lettre à l’OSCE pour attirer son attention sur ce fait», a-t-elle indiqué, qualifiant le comportement d’une journaliste britannique en particulier d’«absolument révoltant».

«Cette fois-ci, il est question non du deux poids deux mesures ou d’un engagement, mais d’une propagande pure et simple: nul doute qu’il s’agit d’une compilation de sujets, d’une tentative pour trouver de petites pièces d’un grand puzzle. Nous voyons maintenant ce que c’est que le travail de la corporation BBC», a-t-elle fait remarquer.

Or, a rappelé Maria Zakharova, c’est justement le Royaume-Uni qui répète inlassablement que les médias russes font de la propagande sans pour autant citer de faits, mais se référant à la voix de l’opinion. Il paraît que l’opinion britannique adresserait des plaintes à Ofcom, l’autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, qui est contrainte de réagir et de reprocher aux journalistes russes un comportement non-professionnel.

 

Elle a fait remarquer dans ce contexte qu’il était temps de formuler une question à ces autorités régulatrices:

«Comment évaluent-elles cette compilation de faits à laquelle se livrent les employés de leurs entreprises de radio et télédiffusion?»

Maria Zakharova a rappelé également que le Royaume-Uni faisait encore partie de l’Union européenne et qu’il pratiquait une politique étrangère commune avec les pays membres de cette organisation.

«Comment est-il possible […] de faire des choses pareilles vis-à-vis de son voisin, de propager dans le monde entier des infox sur les protestations en France?, s’est-elle exclamée. D’inventer que ce ne sont pas ces gens qui descendent dans les rues, mais que c’est la Main de Moscou qui, non contente de s’ingérer et d’avoir imaginé tout un mouvement de Gilets jaunes, l’a encore matérialisé?»

La rédaction avait précédemment obtenu la correspondance d’une journaliste de la rédaction russe de la BBC, Olga Ivchina, avec un pigiste couvrant les manifestations des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux.
Sur instruction de sa rédaction, la correspondante de la BBC recherchait des pistes de l’implication russe dans les manifestations de Paris et voulait savoir s’il était possible de tirer des faits disponibles la conclusion que la Russie était à l’origine de ce qui se passe.

 

La première version enflammée disant que la Russie organisait un «Maïdan des Gilets jaunes» en France est née dans la capitale mondiale de la créativité politique, Kiev.

Ensuite, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a répondu à une question sur la «piste russe»: «J’ai entendu cette rumeur. Il y a une enquête qui est aujourd’hui menée par le secrétaire général de la défense nationale. On verra bien quels en seront les résultats.»

source

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/12/parce-qu-il-n-est-question-ni-du-deux-poids-deux-mesures-ni-d-un-engagement-mais-d-une-propagande-pure-et-simple-le-ministere-russe?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail