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AUCUNE DEMANDE POUR LES ACTIONS, PAS D’OFFRE D’OR

AUCUNE DEMANDE POUR LES ACTIONS, PAS D’OFFRE D’OR

PUBLIÉ PAR EGON VON GREYERZ | 29 JUIL. 2019 | ARTICLES5522 

Dans la mythologie grecque, Apollon accorda  à Cassandre le don de prédire l’avenir, mais lorsqu’elle résista à ses avances, il se vengea en décrétant que personne ne croirait ses prophéties. Certains d’entre nous affirment que les plus grosses bulles de l’histoire économique sont sur le point d’imploser, avec des effets dévastateurs. Mais comme avec Cassandre, plus de 99,9% de la population mondiale n’y croit pas.

Cette fois-ci, nous ne traverserons pas seulement la plus grande destruction de richesse de l’histoire, mais aussi de graves troubles sociaux : chômage de masse, absence de sécurité sociale, absence de retraites, détérioration de l’ordre public, troubles sociaux, guerre civile et conflits géopolitiques.

Je comprends que la plupart des gens préfèrent ignorer ces sombres prédictions. Cela dit, j’espère me tromper et qu’elles ne se réaliseront pas.

Mais comme l’a dit Winston Churchill :

“LA VÉRITÉ EST INCONTESTABLE,
LA MALICE PEUT L’ATTAQUER,
L’IGNORANCE PEUT LA TOURNER EN DÉRISION,
MAIS À LA FIN, ELLE RESTE INCONTESTABLE”

Évidemment, la vérité n’est souvent connue qu’après coup.

J’ai écrit sur Cassandre en juin 2017 et, depuis très longtemps, j’essaie d’alerter sur les risques et les événements qui nous affecteront tous. Nous ne sommes évidemment pas les seuls à nous inquiéter de l’ampleur du problème. Pratiquement tous ceux qui nous suivent ont un point de vue similaire et nous nous adressons donc ici à un public averti. Mais lorsque nous en parlons à la famille, aux amis, aux collèges, etc., ils font généralement preuve de scepticisme.

C’est compréhensible puisque nous sommes confrontés à un événement qui se produit une fois par génération ou une fois tous les cent ans.

Au moment de l’effondrement du marché haussier séculaire et de l’éclatement des bulles d’actifs, le comportement des marchés sera sans précédent. Les investisseurs contasteront qu’il n’y a pas d’acheteurs, et ce à n’importe quel prix. Pour l’or, il n’y aura pas de vendeurs, peu importe le prix :

Actions – Aucune demande
Obligations – Aucune demande
Dérivés – Aucune demande
Or – Aucune offre

CHUTE DES ACTIONS

Cela signifie qu’à un moment donné, pendant la période de baisse, les actions chuteront violemment sans qu’aucun acheteur ne se manifeste. Les robots de trading représentent 70-80% des volumes et passeront des ordres de vente massifs, ce qui fera plonger les prix dans un trou noir. Le grand public paniquera et vendra à n’importe quel prix. Mais à cause de l’absence d’acheteurs, il n’y aura pas de marché. Ce manque total de liquidité et d’acheteurs est susceptible de fairechuter les actions de 50% ou plus en quelques jours.

Comme le montre le graphique ci-dessous, nous avons désormais un quadruple sommet, avec un momentum plus faible ou une divergence négative pour chaque sommet. Ceci est extrêmement baissier et risque d’entraîner une chute importante dans les semaines ou les mois à venir. Le marché haussier séculaire des actions arrive à son terme et déclenchera le plus important marché baissier séculaire de l’histoire.

IMPLOSION DES OBLIGATIONS

La même chose se produira sur le marché obligataire. Les investisseurs voudront sortir des obligations d’État ou d’entreprises qui sont peu susceptibles de payer l’intérêt et dont bon nombre feront défaut. Sans acheteurs, le marché obligataire s’effondrera et les taux obligataires monteront à l’infini. Des taux supérieurs à 50% peuvent sembler attrayants, mais sont inutiles si aucun intérêt ni capital n’est versé. Cela créera une panique totale sur les marchés du crédit, alors que la dette mondiale, qui s’élève actuellement à 250 000 milliards $, implosera. Dans le même temps, les banques centrales du monde entier imprimeront des centaines de milliards supplémentaires pour tenter futilement de sauver le système.

LA FIN DU MARCHÉ DES PRODUITS DÉRIVÉS

Le marché des dérivés de 1,5 quadrillion $ achèvera définitivement les marchés financiers. Il s’agit d’un marché totalement fictif qui ne fonctionne que pendant les marchés haussiers, lorsqu’il y a de la liquidité et que les contreparties paient. Lors de l’implosion à venir de la valeur des actifs, il n’y aura ni liquidité ni acheteur de ces dérivés sans valeur, et les contreparties feront défaut. Avec le recul, cette activité incroyablement rentable pour toutes les grandes banques d’investissement s’avèrera frauduleuse, entraînant de graves conséquences pour les gestionnaires et régulateurs.

De toute évidence, les banques centrales paniqueront, imprimeront des quantités illimitées de monnaie, abaisseront les taux à zéro ou à des niveaux négatifs, cesseront de négocier sur les marchés pendant une longue période et manipuleront les marchés de toutes les façons possibles. Mais eux et leurs gouvernements échoueront, car ils sont en faillite totale après avoir émis une dette illimitée qu’ils ne pourront jamais rembourser.

IL N’Y AURA PAS D’OR OU D’ARGENT DISPONIBLE À L’ACHAT

Lorsque la panique s’installera sur les marchés et que les investisseurs passeront rapidement de l’euphorie à la peur, certains d’entre eux se précipiteront pour acheter des actifs de préservation du patrimoine. Une partie de leurs liquidités restantes ira dans les métaux précieux comme l’or, l’argent et le platine. Au début, il y aura de l’or disponible, même s’il sera à des prix beaucoup, beaucoup plus élevés qu’aujourd’hui.

Dans un premier temps, il y aura des vendeurs et l’or atteindra des multiples du prix actuel. Mais quand le marché de l’or papier s’effondrera, la panique va s’installer et il n’y aura « pas d’offre » d’or.

« Pas d’offre » signifie qu’il n’y a pas d’or à la vente, et ce à n’importe quel prix, car il n’y a plus d’or physique disponible à l’achat. Il y aura éventuellement un prix où certains vendeurs seront prêts à se séparer d’une petite partie de leur or, mais ce sera probablement à un niveau difficilement imaginable aujourd’hui. En raison de l’inflation élevée ou de l’hyperinflation, aucun vendeur d’or n’est susceptible d’accepter de la papier-monnaie en échange, mais plutôt d’autres actifs, comme des biens immobiliers ou des entreprises.

CONFISCATION DE L’OR

Un grand nombre de personnes pensent que les gouvernements confisqueront l’or ou interdiront le commerce de l’or. C’est clairement possible et il faut éviter de détenir de l’or dans certains pays comme les États-Unis ou même l’UE.

À mon avis, il y a très peu de chances qu’un pays comme la Suisse, qui a une longue tradition dans l’industrie de l’or et affine 70% des lingots de la planète, interdisse ou confisque l’or. De plus, l’or représente 29% des exportations suisses. Le pays ne tuera certainement pas sa poule aux œufs d’or.

LES FONDS DE PENSION SERONT D’IMPORTANTS ACHETEURS D’OR

J’entends aussi que les gouvernements empêcheront les particuliers de réaliser d’importants profits si l’or atteint des multiples du prix actuel. Mais n’oublions pas qu’au cours des deux prochaines années, les institutions, les fonds de pension et les fonds d’investissement achèteront tout l’or qu’ils pourront se procurer, à n’importe quel prix, comme couverture contre l’inflation. Il est peu probable que les gouvernements confisquent les avoirs en or des retraités et d’autres investisseurs privés.

Il existe un moyen beaucoup plus simple de pénaliser les investisseurs privés qui profiteront de la prochaine hausse du prix de l’or, à savoir, bien sûr, la taxation. Les actifs des riches seront lourdement taxés et c’est pourquoi la planification fiscale est aussi importante que la planification des investissements.

Si Cassandre a raison et que les marchés d’investissement implosent au cours des prochaines années, les investisseurs ont encore une très, très courte période pour protéger leur patrimoine.

Une chute ou un krach majeur des actions pourrait survenir à tout moment. Les métaux précieux et les actions du secteur des métaux précieux sont à l’aube d’un important marché haussier. Ces grands mouvements devraient commencer au plus tard au début de l’automne 2019, et peut-être même plus tôt.

L’OR N’EST PAS UN INVESTISSEMENT – C’EST UNE ASSURANCE ET UNE MONNAIE

Nous devons nous rappeler que l’or n’est pas vraiment un investissement, bien qu’il s’appréciera considérablement en termes réels. L’or est une assurance, l’or est une monnaie, l’or permet de préserver la richesse et l’or est le seul actif qui n’est la dette de personne.

Malheureusement, très peu de gens sont au courant de ces faits importants et sont préparés pour affronter ce qui se profile.

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.Tags : OrArgentÉconomieCrise financièreOffre & demandeMonnaieBanques centralesMarché actionsTaux d’intérêtQE


EGON VON GREYERZ MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE OR.FR – FONDATEUR MAM

Egon von Greyerz est le fondateur de Matterhorn Asset Management AG et de Goldswitzerland.com. II est actionnaire et membre du conseil d’administration de Goldbroker.com depuis Novembre 2012. Egon von Greyerz avait prévu les problèmes actuels de l’économie mondiale il y a plus de 10 ans. En 2002, quand le prix de l’once d’or était de 300 $, MAM a recommandé à ses investisseurs de placer 50% de leurs actifs en or physique stocké hors du système bancaire. Egon von Greyerz a débuté sa carrière professionnelle à Genève en tant que banquier, puis a passé 17 ans en tant que directeur financier et vice-président de Dixons Group (DSG International Plc), le plus grand détaillant d’équipement électronique et électrique du Royaume-Uni. Depuis les années 1990, Egon von Greyerz a été impliqué activement dans les activités d’investissement financier, dont le conseil en opérations de fusions/acquisitions et en allocation d’actifs pour les fonds familiaux privés. Cela l’a conduit à créer Matterhorn Asset Management comme véhicule principal de gestion d’actifs fondée sur les principes de préservation du patrimoine. La Division Gold Switzerland a été créé pour faciliter l’achat et le stockage de l’or physique pour les investisseurs tant privés qu’institutionnels. Egon von Greyerz fait régulièrement des apparitions dans les médias (CNBC, BBC, King World News) et participe à des conférences sur l’investissement à travers le monde. Il publie également des articles sur les métaux précieux, l’économie mondiale et la préservation du patrimoine

.https://or.fr/actualites/aucun-acheteur-pour-actions-aucun-vendeur-or-1600

Un changement gouvernemental en Finlande

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l’université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

https://www.bruxelles2.eu/2019/04/15/un-changement-gouvernemental-en-finlande/

  
Assimilés aux opérations de blanchiment et à la criminalité internationale, les paradis fiscaux constituent aussi un rouage essentiel de la finance internationale. Un dilemme pour les grands pays développés.

Depuis une trentaine d’années, le capital financier constitue le facteur géographiquement le plus mobile et le plus diffus, au point de transformer radicalement le long processus historique de la mondialisation. On débouche sur un « nouveau régime d’accumulation financière » qui transforme monnaies, dettes ou actions en marchandises pour les banques, compagnies d’assurances ou fonds spéculatifs des grands pays développés. Rendue possible par les innovations technologiques qui interconnectent en temps réel toutes les places financières, la gestion de l’espace-temps mondial est devenue productrice d’extraordinaires rentes au prix cependant d’une instabilité croissante.

Mais pour fonctionner efficacement, ce système a aussi un besoin impératif d’espaces de non-droit symbolisés par les centres financiers extraterritoriaux (CFE) ou offshore ou paradis fiscaux. Très présents dans les guirlandes insulaires tropicales des Caraïbes et du Pacifique, ces quelque 70 petits ou micro-Etats valorisent la proximité d’une grande place internationale, dont ils partagent le même fuseau horaire voire la même monnaie. Ainsi, la petite ville de George Town, capitale du territoire britannique des îles Caïmans, est devenue la cinquième place financière mondiale en gérant 660 milliards de dollars de dépôts de non-résidents, à 80 % d’origine états-unienne.

Devenus des rouages essentiels de la mondialisation financière, ils gèrent entre 30 et 40 % des fortunes privées mondiales, accueillent 25 % des dépôts bancaires transfrontaliers et voient transiter 50 % des actifs financiers circulant dans le monde. Dans ce contexte, certains paradis se sont progressivement spécialisés comme le Luxembourg dans les holdings et fonds de placement mutuels, les Bermudes dans les compagnies d’assurance (40 % du total mondial) et l’expertise comptable, ou les Caïmans et les Bahamas dans les fonds spéculatifs.

Cette orientation a un impact considérable sur ces économies locales à travers les revenus directs (comme les ventes de licences de sociétés offshore), les créations d’emplois et les effets d’entraînement indirects (tourisme, transports…) qu’elle induit. Aux Bahamas et à Nevis, la finance représente respectivement 25 % et 30 % du PNB, et dans les îles Vierges britanniques, la moitié des revenus fiscaux. Mais cette activité s’impose aussi dans certains Etats européens (Luxembourg, Monaco…). La Suisse accueille ainsi 30 à 35 % de la fortune mondiale offshore, dont 60 % correspond à de l’argent non-déclaré et dont les frais de gestion, qui s’élèvent à 1 % de la masse déposée, représentent un poste très lucratif pour ses banques. Au Liechtenstein, les seuls mandats d’administrateurs des 75 000 à 100 000 sociétés, en large majorité fictives, représentent un tiers du PNB et les activités financières génèrent directement et indirectement la moitié des revenus de l’Etat, ce qui permet aux habitants de ne pas payer d’impôt.

Mais ces confettis ont utilisé leurs souverainetés pour se doter de juridictions d’exception assurant la fourniture de prestations financières opaques. Leurs décisions politiques ont d’ailleurs souvent été largement influencées par les grands acteurs financiers qui leur ont dicté les lois les plus favorables à leurs activités dans le cadre d’une dérégulation généralisée des marchés des années 1970-1980. Leur succès s’explique en effet par les avantages qu’ils procurent : secret bancaire, réglementation des plus limitées, sociétés-écrans garantissant l’anonymat, fiscalité faible ou inexistante… En créant ainsi des espaces hors d’atteinte du droit des Etats et où le contrôle et la régulation des intérêts privés sont impossibles, ils deviennent eux-mêmes des fictions juridiques.

732 milliards de dollars : le chiffre d’affaires annuel du narcotrafic.

Surtout, ils accueillent ainsi les produits des évasions fiscales des pays développés, les capitaux des dictateurs ou dirigeants kleptomanes du tiers-monde (Philippines, Haïti, Nigeria, Mali, Zaïre…) et une grande partie de l’argent sale, évalué à 5 % du PNB mondial. Ainsi, en 1999, le FMI estime que 80 % des 38,11 milliards d’euros prêtés à la Russie en 1998 auraient été détournés sur des comptes bancaires à Jersey. Selon l’Office des Nations unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, la moitié des 732 milliards d’euros annuels dégagés par l’ensemble des activités criminelles dans le monde (trafics de drogues, d’armes, fausse monnaie, réseaux d’immigration, de prostitution, fraude, piratage, contrefaçon) serait blanchie dans ces paradis avant de réintégrer l’économie légale. Le narcotrafic blanchirait 300 à 500 milliards de dollars par an. Mais, en 1995, la tentative américaine de geler les actifs financiers du cartel de Cali aux Etats-Unis entraîna leur immédiat transfert vers les places financières de Londres, Tokyo et Francfort.

Devant leurs refus de coopérer avec les différentes institutions judiciaires nationales et internationales dans la recherche et la sanction des fautes ou crimes commis, les grands pays développés commencent enfin à les dénoncer comme les « sanctuaires financiers de la criminalité internationale » et à réfléchir à des mesures de sanction. Ainsi, initié en 1989 par les sept plus grands pays industrialisés du monde, le G7, le Groupe d’action financière internationale (Gafi) est chargé de lutter contre le blanchiment de l’argent sale en établissant régulièrement une liste des Etats « non-coopératifs » les plus compromis et de surveiller leur mise en conformité.

Progressivement, la pression monte pour leur imposer une certaine transparence avec la mise en oeuvre de mesures de rétorsion échelonnées entre 2001 et 2005. Alors qu’en février 2001, le paradis fiscal polynésien de Niue (2 103 habitants) est frappé pour l’exemple d’embargo bancaire par les Etats-Unis, le vent se lève aussi en Europe. Le Luxembourg est ainsi dénoncé en 2000 par l’Union européenne et les services secrets allemands alors que Monaco est mis en cause par le gouvernement français. La Suisse, affaiblie par les révélations sur sa gestion des avoirs juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, est critiquée par les autorités allemandes et italiennes. Mais il convient surtout de souligner le brutal revirement des Etats-Unis, jusqu’ici très en retrait, qui s’aperçoivent lors des attentats du 11 septembre 2001 que les réseaux de financement des groupes terroristes islamistes les utilisaient massivement.

Aujourd’hui, les grands Etats développés sont confrontés à un dilemme : alors que la seule réelle et radicale mesure serait de rendre illicite toute transaction financière vers ces territoires, jusqu’où aller dans les mesures de contrôle et d’assainissement sans casser une machine si utile et efficace au système financier mondial ? N’oublions pas en effet que leurs classes privilégiées, leurs grandes banques et assurances, leurs principales transnationales et leurs services secrets sont les premiers et principaux utilisateurs de ces structures opaques ou criminelles.

Places financières mondiales et paradis fiscaux.

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

La Finlande a rejoint le projet d’Europe de la défense porté par Emmanuel Macron.

Réunis mercredi à Paris, les neuf ministres de la défense des pays membres de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) ont entériné l’adhésion de la Finlande. L’objectif du groupe est de promouvoir l’autonomie militaire de l’Europe.

Et de 10. Le projet d’Europe de la défense porté par le Président français prend de l’ampleur avec l’entrée de la Finlande dans le cercle. La nouvelle, dans les tuyaux depuis la visite d’Emmanuel à Helsinki le 30 août, a été rendue officielle mercredi, lors d’une réunion entre ministres de la défense des pays adhérents.

Cette réunion a été la première du genre depuis le lancement de l’IEI, le 25 juin. L’ordre du jour entre les neuf représentants de la Défense de leur pays (France, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Estonie, Portugal et Royaume-Uni), outre d’accueillir le nouveau membre, s’est porté sur la définition des orientations politiques pour les travaux à venir.

Neuf pays se retrouvent pour faire avancer l’Europe de la défense

Les neuf pays signataires de l’Initiative européenne d’intervention se retrouvent pour la première fois à Paris pour donner un contour concret à ce projet censé muscler l’Europe de la défense. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Dès vendredi, les état-majors concernés vont se réunir dans le cadre des Discussions stratégiques militaires européennes (Mest, en anglais). Cela constituera les premières vraies discussions militaires de l’IEI.

Le matin même, Emmanuel Macron avait appelé à la création « d’une vraie armée européenne ». La coopération structurée permanente, ou PESCO, déjà adoptée par l’UE, fournit un premier cadre de coopération, dans laquelle s’inscrit l’initiative d’intervention militaire à 10. La France, qui souhaite aller plus loin dans la coopération, représente l’armée la plus développée des 27 après la sortie de l’UE du Royaume-Uni.

 

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/avec-la-finlande-10-pays-rejoignent-linitiative-europeenne-dintervention-militaire/

 

Revue de presse nationale et internationale.