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SYRIE – Entretien du ministre de l’Europe et des affaires étrangères M. Jean-Yves le Drian avec le Secrétaire général des Nations unies, M. António Guterre

SYRIE – Entretien du ministre de l’Europe et des affaires étrangères M. Jean-Yves le Drian avec le Secrétaire général des Nations unies, M. António Guterre

A la demande du président de la République, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères s’est entretenu ce jour avec le Secrétaire général des Nations unies, M. António Guterres. M. Le Drian et M. Guterres ont fait le constat de l’aggravation dramatique de la situation humanitaire en Syrie, singulièrement dans la Ghouta orientale, soumise à des bombardements intenses et indiscriminés contre les zones habitées et les infrastructures civiles.

Le ministre a souligné qu’il était indispensable que la communauté internationale agisse sans délai dans quatre directions :

  • une cessation immédiate des hostilités, comme M. Guterres vient de le demander au Conseil de sécurité ;
  • l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité permettant l’établissement d’une trêve humanitaire de trente jours. Le président de la République a souligné aujourd’hui que cette trêve est indispensable, notamment pour permettre l’évacuation des personnes dont la situation l’exige ainsi que l’acheminement sûr et sans entrave de l’aide humanitaire à toutes les personnes dans le besoin ;
  • la mise en place d’un mécanisme de surveillance robuste permettant qu’elle soit effectivement mise en oeuvre et respectée ;
  • la reprise du processus politique dans le cadre des Nations unies conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité.

M. Jean-Yves Le Drian se rendra le 27 février à Moscou pour évoquer la situation en Syrie avec son homologue russe, M. Serguei Lavrov.

 

https://cn.ambafrance.org/SYRIE-Entretien-du-ministre-de-l-Europe-et-des-affaire

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Deux soldats français tués et un blessé au Mali

Deux soldats français tués et un blessé au Mali

Paris – Deux soldats français ont été tués et un blessé mercredi au Mali dans l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé, a annoncé l’Elysée dans un communiqué, confirmant de précédentes informations de source militaire.

« C’est avec une très vive émotion que le président de la République a appris la mort en opération de deux militaires du 1er régiment de spahis de Valence, tués ce matin au Mali dans l’attaque à l’engin explosif improvisé de leur véhicule blindé », souligne le communiqué.

Le président français Emmanuel Macron « adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances » et « tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel » dont la mission « permet de porter des coups sévères à l’ennemi », conclut le communiqué.

Devant l’Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, a également fait part mercredi de sa « très vive émotion » à l’annonce de la mort des deux soldats français, à qui les députés ont rendu hommage, debouts, par de longs applaudissements.

Quelque 4.000 militaires français sont déployées au Sahel dans le cadre de l’opération antijihadiste Barkhane. Ces deux décès portent à douze le nombre de militaires français tués depuis le lancement de Barkhane, à l’été 2014.

Le 12 janvier, trois soldats de Barkhane avaient été blessés, dont un grièvement, lors d’un attentat-suicide à la voiture piégée contre leur convoi entre Ménaka et Indelimane, dans le nord-est du Mali.

Bien que depuis 2013 les groupes liés à Al-Qaïda aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali.

(©AFP / 21 février 2018 15h12)

https://www.romandie.com/news/Deux-soldats-francais-tues-et-un-blesse-au-Mali/892423.rom

Syrieleaks : Un câble diplomatique dévoile la “stratégie occidentale”, par Richard Labévière

Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 19-02-2018

Conférence sur la sécurité – Munich, 17 février.

Dans un anglais quelque peu familier mais précis, Benjamin Norman – diplomate en charge du dossier Proche et Moyen Orient à l’ambassade de Grande Bretagne à Washington – rend compte dans un Télégramme diplomatique confidentiel (TD)1 du 12 janvier 2018 de la première réunion du « Petit groupe américain sur la Syrie » (Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Arabie saoudite et Jordanie), qui s’est tenue à Washington le 11 janvier 2018.

Dans ce TD de cinq pages, il dévoile le détail de la « stratégie occidentale » en Syrie : partition du pays, sabotage de Sotchi, cadrage de la Turquie et instructions adressées au représentant spécial de l’ONU Staffan de Mistura qui dirige les négociations de Genève. Un Non Paper (de 8 pages) accompagne ce TD en prévision de la deuxième réunion du « Petit Groupe ». Celle-ci s’est tenue à Paris le 23 janvier dernier, essentiellement consacrée à l’usage des armes chimiques et aux « consignes » adressées par le « Petit Groupe américain » à Staffan de Mistura.

Assistaient à cette réunion du 11 janvier à Washington Hugh Cleary (chef du Département Proche et Moyen-Orient du Foreign Office) ; Jérôme Bonnafont (directeur ANMO/Afrique du Nord et Moyen-Orient au Quai d’Orsay) ; David Satterfield (Secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé du Moyen-Orient) ; le Jordanien Nawaf Tell et le saoudien Jamal al-Aqeel. L’Américain a ouvert la séance en précisant qu’une deuxième réunion aurait lieu à Paris le 23 janvier.

David Satterfield a confirmé que le président Trump avait décidé de maintenir une importante présence militaire américaine en Syrie, malgré la victoire remportée contre l’« Organisation Etat islamique » (Dae’ch) ; le coût de ce maintien étant fixé à quatre milliards de dollars annuels. Il a précisé que cette présence militaire américaine devait prévenir toute résurgence de Dae’ch, mais surtout empêcher les « Iraniens de s’installer durablement et de s’imposer dans la recherche d’une solution politique ». En troisième lieu, il a insisté sur le fait que la première réunion du « Petit Groupe » devait aussi apporter un « appui matériel et politique important à Staffan de Mistura pour « consolider le processus de Genève ». L’ensemble des participants a accueilli très positivement cette mise au point afin de « réaliser des progrès substantiels en Syrie durant l’année 2018 » et de « répondre à la propagande d’une victoire russe ». Ensuite, les participants ont insisté sur le « désir russe d’aboutir à une solution politique » qu’il s’agissait d’utiliser pour rendre « plus opérationnels » les objectifs du « Petit Groupe ».

CONSOLIDER LE PROCESSUS DE GENEVE

Les Etats-Unis ont noté qu’ils ne participeraient plus aux réunions d’Astana, ayant réduit « leur participation à un niveau très bas, pour souligner leur engagement envers Genève » ; en des termes définitifs, il est décidé de « tirer un trait conceptuel sur Astana pour revenir à Genève ». Ils ont ensuite estimé que jusqu’à maintenant « Genève restait un échec, malgré les efforts de Staffan de Mistura ». Ils se sont montrés très prudents quant à l’inclusion du cessez-le-feu dans les discussions de Genève : « la vérité étant que nous n’avons tout simplement pas la capacité d’empêcher le régime de grignoter les poches de l’opposition restantes à Idlib et à l’Est de la Ghouta ».

Le TD fait état de grands progrès « réalisés par l’opposition au cours des derniers mois », en soulignant qu’elle « devra encore faire preuve d’une plus grande souplesse pour s’assurer que le Régime ne quitterait pas Genève (…) alors que les Américains n’apportent aucun soutien à l’hypothèse d’un gouvernement de transition tel que le prévoit la résolution 2254 (du Conseil de sécurité des Nations unies) ». Le texte ajoute qu’il « serait tout de même utile que l’opposition puisse cesser d’agiter cette hypothèse à tout bout de champ… » Il a été aussi convenu que « l’opposition devait faire preuve de plus de flexibilité et arrêter d’agiter l’épouvantail d’un gouvernement de transition », les Américains ajoutant que, sans changer d’objectif final quant à la partition de la Syrie et au départ de Bachar al-Assad, il fallait d’abord « rester en mouvement en procédant à « une manipulation prudente » de l’opposition.

Le représentant français – Jérôme Bonnafont – a posé le problème d’une éventuelle participation de Bachar al-Assad à de futures élections. David Satterfield a répondu que « l’objectif était de créer les conditions et des institutions qui permettraient des élections qu’Assad ne pourrait pas gagner ». Satterfield a ajouté « qu’il n’y avait pas de raison ‘flagrante’ pour empêcher Assad d’être candidat ». Dans ces conditions, il s’agissait surtout de tester les intentions de la Russie, notamment pour qu’elle arrive « à ce que le Régime soit amené à discuter d’une nouvelle Constitution, d’élections libres sous le contrôle des Nations unies et de la création d’un environnement susceptible de favoriser ces deux processus ». Accord sans restriction de tous les membres de la réunion du « Petit Groupe » pour « ne plus se satisfaire des propos mielleux de Lavrov, afin de mettre Moscou sous pression ». Pour Satterfield, il s’agit d’amener les Russes à lâcher Assad, « à travers des réunions du Conseil de sécurité et une large campagne de communication publique », estimant que la ré-élection annoncée de Vladimir Poutine fragilisait positivement la position russe…

SABOTER ET INSTRUMENTALISER SOTCHI

L’une des conclusions de cette première réunion du « Petit Groupe » est parfaitement claire : « revigorer Genève pour que Sotchi devienne hors de propos » ; la France réclamant plus de « transparence sur la position russe ». Mais il s’agit encore de ne pas s’opposer « frontalement » à Sotchi « présentant l’avantage de rassembler une part non négligeable de la société civile syrienne », pour en ramener les « apports les plus positifs à Genève, afin de renouveler et relancer ce format de Genève ».

Les Saoudiens ont mis en garde contre un « risque de fragmentation des différents groupes de l’opposition et demandé de l’aide afin de maintenir la cohésion de celle-ci ». Satterfield a rétorqué que leurs représentants devraient « s’engager davantage dans la recherche d’une solution politique plutôt que de profiter de salaires mirifiques et de longs séjours dans des hôtels agréables ». La France a appuyé cette remarque en insistant sur « la communication ». A cet égard, le TD britannique dresse le commentaire suivant : « malheureusement, la Cinquième République française n’a pas vocation à financer cet effort », les représentants britanniques rappelant « que la communication de l’opposition a été financée en premier lieu par… le Royaume-Uni ».

David Satterfield a, ensuite, expliqué que l’opposition turque aux « Unités de protection du peuple kurde (YPG) » empêchait les Kurdes de participer à Genève. Tout en comprenant la position d’Ankara, il a souligné « qu’on ne pouvait pas ignorer un groupe qui contrôlait le tiers de la Syrie (SIC) et qui avait pris la plus grande part à la lutte contre Dae’ch ». Il a expliqué que « les Américains cherchaient à établir un leadership multi-ethnique au nord-est de la Syrie afin de diluer l’hégémonie de l’ YPG ». Par contre, il s’agissait d’imposer les FDS (Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes et sous contrôle américain) dans le processus de Genève.

Commentaire de l’auteur du TD : « je comprends que les Etats-Unis vont nommer William (Bill) Roebuck, leur ex-ambassadeur à Bahreïn, comme représentant spécial des FDS. Je vais suivre, mais cela vaut la peine de rappeler – selon les discussions séparées que nous avons eues, par exemple avec Fiona Hill – que les relations entre les Etats-Unis et la Turquie sont déjà mauvaises et ne risquent pas de s’améliorer. Par conséquent, les Américains ne sont pas les mieux placés pour faire – en solo – le gros boulot avec les FDS et Ankara ». L’objectif est clairement défini : « amener Staffan de Mistura à accepter à Genève une structure tripartite incorporant l’opposition, Assad et les FDS ».

Du reste, le secrétaire d’Etat adjoint indique qu’un « Non-Paper – Reviving the Syrian Political Track in Geneva– sera communiqué à Staffan de Mistura avant la réunion du 23 janvier à Paris, « afin de mettre les Russes au pied du mur ». Ce document comporte : « une Feuille de route politique, les éléments d’une réforme constitutionnelle, la structure onusienne de supervision des élections et les directives pour l’établissement d’un environnement pacifié ».

Pour leur part, les Jordaniens ont qualifié la session du « Petit Groupe » de « la réunion publique la plus secrète de tous les temps ». Et l’auteur du TD de conclure : « nous devons, pour le moment, garder un groupe constitué uniquement des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France, de l’Arabie saoudite et de la Jordanie. Les prochains à être invités devraient être l’Egypte et l’Allemagne (pour qui nous avons plaidé). La Turquie devrait également joindre le groupe, mais la discussion avec elle risque d’être empoisonnée par les Kurdes, ce qui rendra plus difficile la neutralisation d’Astana. Il n’y a donc pas urgence à intégrer ces trois derniers pays ».

COMMENTAIRES BELLICISTES

Les commentaires en conclusion de ce TD sont fort éloquents en ce qui concerne l’avenir de la stratégie occidentale en Syrie. Les trois conclusions essentielles soulignent « une vraie réaffirmation du leadership des Etats-Unis dans les coulisses… ». La deuxième perspective consiste à « maintenir la pression sur la Russie, même si celle-ci ne parvient pas à convaincre Moscou de lâcher le régime comme nous l’espérions ». Sur ce plan, « nous devons continuer – ce que nous faisons déjà – à dénoncer l’horrible situation humanitaire ainsi que la complicité russe dans la campagne de bombardements de cibles civiles ». Enfin, conclut l’auteur du TD, « les Américains m’ont dit combien ils avaient apprécié notre contribution et notre soutien ces derniers mois alors qu’ils étaient en train de finaliser leur stratégie ».

XXX

Voilà qui n’augure pas d’une prochaine sortie de crise en Syrie dans un contexte marquée par quatre évolutions majeures des plus préoccupantes. 1) Les Etats-Unis ont décidé de renforcer et de diversifier leur posture nucléaire. Le Pentagone vient d’annoncer qu’il va développer des armes nucléaires tactiques miniaturisées « pour s’adapter aux nouvelles menaces internationales ». Le président iranien Hassan Rohani a répondu : « comment quelqu’un peut-il parler de paix mondiale et en même temps annoncer qu’il développe de nouvelles armes nucléaires destinées à ses principaux ennemis ? »

2) Les ministres de la Défense de l’OTAN se sont entendus les 14 et 15 février derniers à Bruxelles sur les grandes lignes d’une nouvelle refonte des structures de commandement de l’Alliance Atlantique. Cette « adaptation – la plus grande depuis la fin de la Guerre froide », selon le secrétaire général Jens Stoltenberg, est proposée par les militaires américains. Elle vise à rendre l’Alliance plus efficace en cas de crise de haute intensité. En clair, il s’agit de « mieux dissuader et répondre aux nouvelles menaces venant de certains Etats, au premier rang desquels la Russie ».

3) Aux lendemains de la destruction d’un chasseur israélien dans l’espace aérien syrien et, alors que la police israélienne demande l’inculpation du premier ministre Benyamin Netanyahou pour corruption, Tel-Aviv accuse l’Iran de s’implanter en Syrie et menace de multiplier ses opérations militaires. Ce n’est pas la première fois que le premier ministre israélien – qui refuse de démissionner – utilise les regains de tension régionale pour consolider son pouvoir personnel et son alliance avec l’extrême-droite du pays.

4) Enfin, le soutien militaire de Washington aux Kurdes de Syrie continue à provoquer l’Ire d’Ankara. La crise de confiance est consommée et l’axe turco-américain est au bord de la rupture. Deuxième contingent de l’OTAN, l’armée turque a dû accompagner le tournant conservateur et anti-occidental après le putsch raté de juillet 2016. Mission vient d’être donnée à un général aux tendances conservatrices et islamistes de restructurer l’armée turque dégarnie par les purges.

En définitive, le TD britannique reflète parfaitement la stratégie occidentale en Syrie : saboter les efforts de paix de Sotchi, ajouter deux nouvelles guerres à la crise syrienne : celle des Turcs contre les Kurdes et celles des Israéliens contre l’Iran et le Hezbollah libanais. « Les Américains n’ont jamais admis leur défaite militaire en Syrie et ne veulent pas lâcher le morceau et surtout leur objectif stratégique principal », commente un haut diplomate français, « celui d’un démantèlement de la Syrie, du type de celui qui a été conduit en Irak et en Libye. Leur volonté est d’armer les Kurdes pour contrôler les régions pétrolières de l’Est syrien afin de pouvoir peser sur la reconstruction politique et économique du pays ». La paix n’est donc pas pour demain.

Richard Labévière

1 Benjamin Norman/Foreign and Security Policy – Middle East/British Embassy – 3100 Massachusetts Avenue, NW/Washington DC/20008/USA. Phone : 202 588 6547/FTN : 8430 6547. Email : Benjamin.norman@fco.gov.uk

Pour aider le site Proche & Moyen-Orient c’est ici

Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 19-02-2018

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

3 réponses à Syrieleaks : Un câble diplomatique dévoile la “stratégie occidentale”, par Richard Labévière

  1. Christian Gedeon Le 21 février 2018 à 07h11

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    Si tout ce que je lis a effectivement été dit,c’est assez ahurissant. Et ça traduit surtout le desarroi de ce petit groupe,tres informel quand même semble t il. In fine on en revient toujours à la meme tentation de faire éclater les pays ,ce qui est une boîte de Pandore. Et je pense surtout que ce groupe ne pige toujours pas que Poutine se contrefout que la solution soit trouvée à Sotchi ,Astana ou au diable vauvert pour peu que cette solution garantisse l’intégrité de la Syrie et empêche la prise de pouvoir par les islamistes quelle que soit leur forme,car là est son véritable but. Genève? Pourquoi pas? Mais Genève passant sous les fourches caudines du projet global russe. Reste l’épineuse question iranienne,épineuse pour les russes aussi en vérité. Peut être le point qui accordera tout ce petit monde.

  2. Fritz Le 21 février 2018 à 07h19

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    Merci de dévoiler les projets de ces cinq États-voyous – dont la France fait partie, hélas…
    C’est consternant. Lundi, le placide et modéré Sergueï Lavrov a exigé la fermeture d’une base américaine en Syrie, qui permet aux djihadistes de reconstituer leurs forces. Rappelons que la “présence américaine en Syrie” est PARFAITEMENT ILLÉGALE, comme l’étaient l’agression et l’occupation américaine en Irak.

    Et là, il y a en face les Russes et les Iraniens, sans compter des Turcs qui se détachent de l’Empire, et un Netanyahu tenté par la fuite en avant pour échapper à une inculpation.

    Concernant l’OTAN, ce machin-truc qui ne s’est pas dissous contrairement au Kominform et au pacte de Varsovie, et qui a deux guerres à son passif (Serbie et Libye), George Kennan nous avait prévenus il y a vingt ans : son extension vers l’Est serait « une erreur tragique ».
    http://www.nytimes.com/1998/05/02/opinion/foreign-affairs-now-a-word-from-x.html

    Tout est réuni pour que ça dérape, définitivement. Si une Troisième Guerre mondiale éclate, nous autres Occidentaux l’aurons amplement méritée.

  3. caliban Le 21 février 2018 à 07h38

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    Ces gens ne sont pas faits comme nous, ils ne pourraient pas survivre dans l’air putride qu’ils respirent lors de ce genre de réunions. Partant de là, séparer la tête des épaules de ces cyborgs serait-il vraiment répréhensible ?

    Blague à part, merci pour ce document très instructif, qui nous apprend que ces gens ne raisonnent évidemment ni avec les sentiments et ni en tenant compte de l’expérience passée. Bref, raisonnent-ils vraiment ? Ne constituent-ils pas une sorte de fanatiques en col blanc ?

    https://www.les-crises.fr/syrieleaks-un-cable-diplomatique-devoile-la-strategie-occidentale-par-richard-labeviere/

Le Conseil d’Etat refuse de suspendre la circulaire Collomb qui recense les migrants dans les centres d’accueil d’urgence

Le Conseil d’Etat refuse de suspendre la circulaire Collomb qui recense les migrants dans les centres d’accueil d’urgence

Avec cette circulaire du 12 décembre, l’Etat veut envoyer dans les centres d’hébergement et hôtels sociaux des « équipes mobiles », constituées d’agents des préfectures et de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, pour recenser les personnes hébergées.

Un homme venu du Soudan consulte son téléphone portable dans un centre d\'accueil et d\'orientation pour migrants, à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique), le 4 janvier 2017.
Un homme venu du Soudan consulte son téléphone portable dans un centre d’accueil et d’orientation pour migrants, à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique), le 4 janvier 2017. (LOIC VENANCE / AFP)
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Le Conseil d’Etat refuse de suspendre la circulaire Collomb, mardi 20 février. Il y a quatre jours, les Sages s’étaient penchés sur ce texte controversé, qui organise le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence. Avec cette circulaire du 12 décembre, l’Etat veut envoyer dans les centres et hôtels sociaux des « équipes mobiles », constituées d’agents des préfectures et de l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration), pour recenser les personnes hébergées selon leur droit au séjour.

« Aucun pouvoir de contrainte » lors des recensements

La circulaire édictée le 12 décembre ne confère « aucun pouvoir de contrainte » aux équipes chargées du recensement, qui ne pourront rencontrer les personnes hébergées que sur la base du volontariat. Du côté des associations, on se disait toutefois « assez satisfaits de cette décision » car « le Conseil d’Etat neutralise les effets les plus nocifs » du texte, a affirmé Florent Gueguen de la Fédération des acteurs de solidarité (Fas). « C’est plutôt un encadrement qui va protéger les personnes et les associations qui les accompagnent. »

La circulaire Collomb a suscité un vif émoi, avec des critiques à gauche ou chez les intellectuels, et jusque parmi des proches d’Emmanuel Macron, alors que se profile un projet de loi « asile et immigration » lui aussi très critiqué, qui sera présenté en Conseil des ministres mercredi prochain. Les associations considèrent en effet que la circulaire « leur impose par la contrainte un contrôle des personnes hébergées », ce qui est une « remise en cause de nos missions d’aide sociale », avait affirmé le directeur de la Fédération des acteurs de solidarité, Florent Gueguen.

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/le-conseil-d-etat-refuse-de-suspendre-la-circulaire-collomb-qui-recense-les-migrants-dans-les-centres-d-accueil-d-urgence_2620202.html#xtor=EPR-51-[le-conseil-d-etat-refuse-de-suspendre-la-circulaire-collomb-qui-recense-les-migrants-dans-les-centres-d-accueil-d-urgence_2620202]-20180220-[bouton]

Les risques non conventionnels et leur impact sur les entreprises

Le 18 janvier 2018
Les risques non conventionnels et leur impact sur les entreprises
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Les risques non conventionnels et leur impact sur les entreprises

par Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R),

Éric DENÉCÉ, docteur en sciences politiques, a servi au Secrétariat de la défense nationale avant de se consacrer à l’intelligence économique au Centre d’études et de prospectives stratégiques (CEPS), au sein du cabinet ARGOS et du groupe GEOS. Auditeur du Centre des hautes études sur l’Afrique et l’Asie moderne (Cheam) en 1993, il avait consacré son mémoire à La liberté de navigation à travers les détroits, enjeu essentiel de la sécurité en Asie du Sud-Est.

Il enseigne le renseignement et l’intelligence économique dans plusieurs écoles de commerce et universités françaises et étrangères. Il conseille par ailleurs les entreprises en matière de Risk Management (CF2R Services). Auteur de nombreux ouvrages sur le renseignement, l’intelligence économique, le terrorisme et les opérations spéciales, il a reçu en 2009 le prix Akropolis de l’Institut des hautes études de sécurité intérieure (IHESI).

Le risque est par définition au cœur de l’entreprise. Sous le double effet des révolutions technologique et géopolitique à l’origine de la mondialisation, l’environnement des affaires connait de profonds bouleversements. L’influence des facteurs « hors marché » est devenue en deux décennies un sujet de préoccupation majeur pour les acteurs économiques engagés dans la compétition internationale. Aujourd’hui, cinq nouveaux types de risques doivent être pris en considération : internationaux, criminels, sociétaux, anticoncurrentiels et extra-judiciaires.

Les risques internationaux

Plus géopolitiques que « politiques », ils résultent de l’accroissement de l’insécurité internationale et du terrorisme. Il y a une défaillance des États en voie de développement qui, confrontés, depuis la fin de la guerre froide, à la chute des financements des deux blocs, ne peuvent plus payer leurs policiers et leurs militaires.

Les mouvements de guérilla se sont criminalisés. Leurs membres, privés de toute réinsertion mais disposants de dépôts d’armes, se sont reconvertis en criminels pour survivre. Les « zones grises » ou zones de non-droit prospèrent en Afrique mais aussi dans nos banlieues. Les seules régions sécurisées sont celles qui produisent des matières premières.

Les conflits intraétatiques se multiplient : guerres tribales ou ethniques. Les revendications liées au décalage de développement entre pays du nord et du sud se multiplient. La population est remontée contre l’Occident.

L’islam radical intervient maintenant au niveau international. Il cible les liens des pays visés avec l’Occident : les industries, les mines, etc. Les attentats, les enlèvements d’expatriés, la piraterie maritime se multiplient. Le nombre d’enlèvements est évalué à environ 30 000 par an, dont 25 % d’Occidentaux. Les ONG et les entreprises n’ont plus d’interlocuteurs locaux capables d’assurer leur sécurité. Cela leur impose un accroissement du coût de leurs opérations ou les oblige à quitter certains marchés. Il y a donc pour les entreprises des risques à l’occasion de leurs voyages, de leurs implantations et de leurs projets.

Les risques criminels

La part de l’économie criminelle dans le monde est forte : 2 000 milliards de dollars, 7 % du PIB mondial contre 2 à 3 % en 1990, 25 % de la richesse privée mondiale. Les organisations criminelles (mafias, cartels, etc.) font irruption dans l’économie légale, en particulier pour « recycler » leurs fonds. Cette manœuvre se caractérise par une diversification des produits ou des marchés et vise un blanchiment des fonds pour assurer l’héritage des enfants !

Les fonds objets du blanchiment sont issus de trafic de drogue, d’armes, d’êtres humains (prostitution, trafic d’organes), de contrebande de produits rares, de contrefaçon de médicaments ou d’autres produits. Il faut se débarrasser des petites coupures, un million de dollars en billets pèse 48 kilos, et ensuite « légaliser » ces fonds.

Les opérations illicites s’infiltrent dans les activités traditionnelles des entreprises par de multiples biais : placements immobiliers, participations financières, rachats de PME, etc. Par ailleurs, les fraudes internes sont une préoccupation constante pour les dirigeants.

Les risques anticoncurrentiels

Ils sont la conséquence du durcissement de la compétition économique. Une course effrénée à l’innovation et aux marchés se développe avec un accroissement de l’intensité concurrentielle. Il y a une régression de l’application de la loi de l’offre et de la demande. De nombreux acteurs recourent à des pratiques agressives, déloyales ou illégales pour acquérir des informations (espionnage), contournent les règles d’accès aux marchés (corruption, influence, pressions politiques), pour venir à bout de la concurrence (déstabilisation, sabotage).

Les États interviennent dans la compétition économique. En 1990, à la fin de la guerre froide, de 20 à 30 % du personnel de la CIA et de la NSA américaines se sont reconvertis dans la sécurité des entreprises. Les pratiques illégales participent à la guerre économique. Les savoir-faire des opérations clandestines sont utilisés. La guerre mondiale contre le terrorisme (Global War on Terrorism, GWOT pour les Américains) est utilisée à des fins commerciales. Les États-Unis écoutent les communications, celles de l’Iran bien sûr mais aussi et surtout celles des pays développés. La France n’échappe pas à ces écoutes car elle intervient dans des domaines concurrentiels… Ces méthodes prennent clairement leurs distances avec l’éthique – voire la légalité – et font courir des risques énormes aux entreprises qui en sont victimes.

Des risques extra-judiciaires sont liés à l’application extraterritoriale du droit américain en matière de règles d’exportation (embargo) et de normes anticorruption. Cette pratique offre des possibilités de poursuites judiciaires multiples par la justice des États-Unis et instrumentalise le droit pour affaiblir ses concurrents économiques. Cela se traduit pour les entreprises et leurs dirigeants par des poursuites pénales et de lourdes sanctions financières.

Les risques sociétaux

Les risques sociétaux sont la traduction de l’évolution des préoccupations morales et éthiques de nos sociétés. Ils sont aussi l’inquiétante traduction du vide philosophique et spirituel et de la perte de repères de nos sociétés post-industrielles.

L’évolution des sociétés modernes se caractérise par le développement des manifestations en faveur de l’écologie, par la perte des valeurs en particulier dans le monde occidental. Les risques sociétaux sont aussi la conséquence directe d’un certain « désœuvrement » lié au chômage, une retraite plus longue, un temps de travail réduit qui offre plus de temps libre et aussi du développement des moyens de communication modernes (TIC).

Les risques sociétaux sont de nature sectaire ou de nature contestataire. Ils relèvent globalement de la volonté de remettre en cause la société libérale et de déstabiliser les entreprises, soit au nom d’une croyance que les uns cherchent à imposer (islam radical, scientologie, etc.) ou d’une cause « éthique » que les adeptes défendent parfois avec une très grande violence (altermondialistes, animalistes et écologistes radicaux).

Risques sectaires

Diverses sectes ciblent les acteurs économiques : Scientologie, New Age, certaines formes de développement personnel/coaching, etc.

Le risque islamique présente une spécificité française. Le nombre des musulmans en France est évalué à 6 millions de personnes, dont 1 à 2 % d’islamistes. Les manifestations communautaires se développent : exigence d’une salle de prière, demande d’aménagement des horaires pour les prières, refus de serrer la main des femmes, prosélytisme, etc.

Risques militants

Ils résultent des nouvelles « valeurs » de nos sociétés : transparence, écologie, développement durable, etc. Dans nos sociétés développées, il y a une multiplication des mouvements de contestation sociétaux ou éthiques : antipub, anti marques, @dbusters (« casseurs de pub »), écoterroristes, animalistes, anti-avortement, altermondialistes, etc. Dans chaque « cause », il y a passage à l’action violente des groupuscules contestataires.

Les actions de tous ces groupes perturbent le fonctionnement interne autant que les activités des entreprises et nuisent directement ou indirectement à leur image et à leur réputation.

 

Perspectives : addition et combinaison des risques

Ces nouvelles menaces font peser sur les entreprises de nouveaux risques qualifiés de « non conventionnels » ou « spéciaux » parce qu’ils ne relèvent pas de la sphère traditionnelle des managements. Ces nouvelles menaces proviennent essentiellement d’acteurs « hors marché » et se traduisent par des modes d’action (violence, prédation, subversion, chantage) auxquels les entreprises ne sont pas accoutumées. Ce sont des risques intentionnels et organisés, à la différence des risques financiers, technologiques ou climatiques, dits « conventionnels ».

Le volet « cybernétique » de ces risques ne doit pas être négligé. De même, il faut noter l’interconnexion progressive des nouvelles menaces. Parmi celles-ci, la criminalité, avec la corruption et le chantage, est un danger infiniment supérieur au terrorisme. Tout ces risques nécessitent d’anticiper en permanence par le renseignement.

Le domaine de préoccupation des entreprises s’élargit désormais à de nouveaux champs qui viennent perturber leur développement et leur imposent de nouvelles conditions de fonctionnement. D’où la nécessité d’apporter aux acteurs économiques de nouveaux éléments d’information, utiles à leur développement, qui leur permettront d’affiner la perception de ces nouveaux risques, de mesurer leurs impacts possibles sur leurs activités et d’identifier les solutions existantes pour s’en prémunir ou y réagir.

Notes de François Toussaint et synthèse de l’intervenant

https://www.arri.fr/articles/22168-les-risques-non-conventionnels-et-leur-impact-sur-les-entreprises

Entretien à Moscou avec Louis de Bourbon, héritier du trône de France

L’enquête pour viol visant Gérald Darmanin classée sans suite, l’enquête pour abus de faiblesse se poursuit

L’enquête pour viol visant Gérald Darmanin classée sans suite, l’enquête pour abus de faiblesse se poursuit

Le parquet de Paris a décidé de classer sans suite l’enquête pour viol qui visait le ministre de l’Action et des Comptes publics, depuis le 22 janvier.

Le ministre de l\'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, au palais de l\'Elysée à Paris, le 19 juillet 2017.
Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, au palais de l’Elysée à Paris, le 19 juillet 2017. (MARTIN BUREAU / AFP)
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franceinfoRadio France

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L’enquête pour viol contre Gérald Darmanin est classée sans suite, a appris franceinfo auprès du parquet de Paris vendredi 16 février. « Les actes d’enquête réalisés n’ont pas permis d’établir l’absence de consentement de la plaignante et n’ont pas caractérisé davantage l’existence d’une contrainte, d’une menace, d’une surprise ou d’une quelconque violence à son endroit », a précisé le parquet de Paris à franceinfo.

La police judiciaire avait été saisie de l’enquête à la suite d’une plainte de Sophie Spatz, une femme dénonçant des faits de viols de la part de Gérald Darmanin, en 2009. Elle avait déposé une première plainte en juin 2017, qui avait déjà été classée sans suite, parce que la plaignante n’avait pas donné suite aux enquêteurs qui souhaitaient l’interroger.

La procédure avait finalement été rouverte le 22 janvier – Sophie Spatz – ayant fait savoir qu’elle était désormais prête à répondre aux questions des enquêteurs. Gérald Darmanin avait alors été entendu le lundi 12 février par les enquêteurs, dans le cadre d’une audition libre.

Gérald Darmanin a porté plainte pour dénonciation calomnieuse

Le jeune ministre de 35 ans a toujours contesté formellement les accusations et a gardé le soutien du gouvernement et du président de la République en vertu de la règle selon laquelle seule une mise en examen peut entraîner une exclusion automatique.

L’un des avocats de Gérald Darmanin a reconnu que le ministre de l’Action et des Comptes publics avait eu une relation sexuelle librement consentie avec cette accusatrice. Gérald Darmanin a déposé, de son côté, une plainte pour dénonciation calomnieuse pour répondre à « des allégations infâmes » dans cette affaire.

Toutefois, le ministre doit faire face à une autre plainte, celle-là pour abus de faiblesse, formulée par une autre femme : une habitante de Tourcoing (Nord), ville dont Gérald Darmanin a été le maire.

« De nombreux actes d’investigations restent encore à réaliser dans le cadre de cette enquête », précise le parquet de Paris.

https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/l-enquete-pour-viol-visant-gerald-darmanin-classee-sans-suite_2614148.html#xtor=EPR-51-[l-enquete-pour-viol-visant-gerald-darmanin-est-a-nouveau-classee-sans-suite_2614160]-20180216-[bouton]

Pourquoi Macron critique l’intervention occidentale en Libye

ÉCLAIRAGE

Le président français a reconnu la « responsabilité » de la France dans la situation aujourd’hui en Libye suite à l’intervention de l’OTAN.

Le dossier libyen a de nouveau été mis sur le tapis par Emmanuel Macron. En déplacement à Tunis pour deux jours, le président français a reconnu la responsabilité de la France dans la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la Libye. « La France, tout comme des États de l’Europe et les États-Unis, a une responsabilité dans ce qui se passe dans la région », a-t-il déclaré jeudi dans un discours prononcé face au président tunisien Béji Caïd Essebsi et à l’Assemblée des représentants du peuple. « Je n’oublie pas que plusieurs ont décidé qu’il fallait en finir avec le dirigeant libyen sans qu’il y ait pour autant de projet pour la suite », a-t-il enchaîné, faisant référence à l’intervention militaire de l’OTAN en 2011 encouragée par la France sous Nicolas Sarkozy.

Ce n’est pas la première fois que le chef de l’État français rompt ouvertement avec les politiques menées par ses prédécesseurs dans le monde arabe. L’exemple de la Syrie est le plus symbolique à cet égard. M. Macron a mis en avant son « aggiornamento » sur ce dossier, en précisant, en juin dernier, « ne pas avoir énoncé que la destitution de Bachar était un préalable à tout ». « Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ! » a-t-il précisé dans un entretien accordé à différents médias européens.

Il faut dire que la realpolitik Macron est fortement imprégnée du souvenir de l’intervention américaine en Irak en 2003, influençant dès lors la définition de sa politique étrangère au Moyen-Orient et cherchant à éviter à tout prix la répétition d’un scénario similaire. Dans ce contexte, ses propos sur la responsabilité de la France en Libye sont une première, mais ils s’inscrivent bien dans la continuité de la ligne voulue par le dirigeant français qui s’emploie à redorer le blason diplomatique de la France dans la région tout en flattant les populations de la région, en désignant l’interventionnisme occidental comme un bouc émissaire. Pour le chef de l’État français, « quoi qu’on pense d’un dirigeant », cela a contribué à « imaginer qu’on pouvait se substituer à la souveraineté d’un peuple pour décider de son futur ». « Nous avons collectivement plongé la Libye depuis ces années dans l’anomie sans pouvoir régler la situation », a-t-il souligné.

Sur la question libyenne, les objectifs français sont multiples. « C’est une façon de montrer une continuité par rapport à Barack Obama qui était très critique de l’intervention, avec lequel M. Macron n’avait pas caché sa proximité, mais aussi de rassurer les dirigeants des pays du Sud quant à leur souveraineté », explique à L’Orient-Le Jour Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales et professeur à Sciences Po Paris. Mais, de manière plus générale, « les arguments employés sont conséquentialistes puisqu’ils peuvent resservir dans d’autres situations et essentialistes car il ne s’agit plus d’intervenir pour transformer un État souverain » sans sa demande expresse, observe l’expert. Selon M. Badie, « il y a peut-être ici l’énonciation d’une doctrine pour une construction plus prudente et désengagée de la politique étrangère française ». S’il semble que la France souhaite revenir à une vision moins interventionniste militairement, elle n’en est pas moins engagée sur différents fronts comme au Sahel ou en Syrie et en Irak, rappelle le spécialiste. Le chef de l’État français semble chercher un juste milieu entre un interventionnisme tous azimuts et un réalisme impliquant une trop grande proximité avec les régimes dictatoriaux. Il n’a ainsi pas manqué de nuancer ses propos : « En Libye, la situation actuelle (était) d’abord due à des années de tyrannie », a-t-il affirmé avant de quitter la Tunisie. « L’idée qu’on règle la situation d’un pays de façon unilatérale et militaire est fausse », a-t-il néanmoins insisté.

« Crime contre l’humanité »

La Libye est […]

Lire la suite sur L’Orient Le Jour, Julie Kebbi, 03-02-2018

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

37 réponses à Pourquoi Macron critique l’intervention occidentale en Libye   :  Pour lire les 37 réponses , cliquez sur le lien :  

https://www.les-crises.fr/pourquoi-macron-critique-lintervention-occidentale-en-libye/

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Jean-Cyril Spinetta : « Il faut que le modèle ferroviaire français se prépare à la concurrence »

Vendredi 16 février 2018

Jean-Cyril Spinetta : « Il faut que le modèle ferroviaire français se prépare à la concurrence »

9 minutes
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Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d’Air France, auteur d’un rapport sur l’avenir du transport ferroviaire, est l’invité d’Ali Baddou à 7h50.

Au lendemain de la remise de son rapport sur l’avenir du transport ferroviaire au Premier ministre, Jean-Cyril Spinetta justifie ses principales propositions au micro d’Ali Baddou.

Il s’explique notamment sur la fin du régime des cheminots, la fin de l’extension du réseau à grande vitesse et revient sur le maintien ou non des lignes peu fréquentées.

« J’ai essayé de proposer des mesures de bon sens », explique Jean-Cyril Spinetta, dans un système « soutenu par 13 millions d’euros de subventions publiques par an ».

Sur la privatisation de la sncf, l’ex-PDG d’Air France l’affirme, « c’est impossible » :

La sncf ce ne sera jamais une entreprise comme les autres, affirme Jean-Cyril Spinetta, qui cite « un exemple malheureux de concurrence : le Fret ».

Trop de droits pour cheminots ?

« Je ne dirais pas ça. C’est un héritage historique et culturel. Le problème du statut c’est pas les salaires, c’est des sujets comme quels métiers et quelle organisation du travail. Ce qui ne va pas c’est le cadre immuable, alors le statut est négatif.
Les cheminots doivent accepter que dans un monde qui change, les conditions de leur emploi doivent changer ».

On doit s’interroger sur le transport ferroviaire explique l’ex-PDG d’Air France, qui préconise plutôt de concentrer les investissements dans les grands pôles d’agglomération, puisqu’ailleurs « le transport de personnes peut être assuré par d’autres moyens que le ferroviaire ».

Ne parlons pas de rentabilité, cela n’a aucun sens. Le TER coût 4 milliards d’euros par an pour des recettes d’un milliard. 90% du transports se fait sur 30% du réseau : quand il n’y a pas de public, que fait-on quand les trains sont vides ?

« Il y a 3 millions de voyageurs par jour en Île de France, c’est là-dessus qu’il faut concentrer les efforts », là où il n’y pas eu, selon lui, « d’investissement pendant plus de 20 ans » .

« Le prix maximum en seconde classe est incongru, dans un système de concurrence c’est franchement surprenant », estime aussi l’auteur du rapport sur la réforme de la SNCF.

Les invités

L’équipe

ANA MARIA HIDALGO, LA SOCIALISTE QUI N’AIME PAS LES ROYALISTES (L’Imprécateur)

ANA MARIA HIDALGO, LA SOCIALISTE QUI N’AIME PAS LES ROYALISTES
(L’Imprécateur)

Ana Maria Hidalgo : cette métastase du socialisme rance rendit récemment hommage à un tortionnaire vicieux qui utilisait ses maigres connaissances médicales pour indiquer aux bourreaux comment faire souffrir plus intensément les condamnés à mort avant de les exécuter. « El Carnicerito » (le petit boucher, son surnom dans les prisons où il torturait) tua lui-même (archives documentées de la prison de La Cabana à Cuba avec les noms et les dates d’exécution) plus de deux cents prisonniers, sans jugement préalable. Il se justifiait en disant qu’il en avait reçu l’ordre écrit de Fidel Castro.

Ernesto Guevara a eu droit à une exposition à la mairie de Paris et à un discours dithyrambique où la migrante hispano-française fit un éloge appuyé de ce criminel psychopathe, qui écrivait à sa mère pour justifier la nécessité de « beaucoup tuer », et se vantait du plaisir qu’il trouvait à assassiner.

Et « elle » se permet de refuser l’enterrement au cimetière du Montparnasse de l’un des plus célèbres de nos académiciens, Michel Déon, parce qu’il était royaliste.

Atlantico a publié sur le sujet l’article suivant :

« L’académicien Michel Déon a eu le mauvais goût de mourir en Irlande. Ce qui fait que, selon les règles administratives, rien n’oblige la mairie de la capitale à lui accorder une sépulture dans un cimetière parisien. Rien n’oblige mais à cette règle, une municipalité a le droit de déroger en faisant des exceptions. Des exceptions qui concernent des cas particuliers. »

Des hommes et des femmes illustres. Des célébrités. « Des à qui » la nation est reconnaissante. Mais pas question de faire une exception pour Michel Déon.

L’homme, un des plus talentueux écrivains de l’après-guerre n’était pas fréquentable. Il était ardemment royaliste. Il appartenait à la bande des Hussards : Blondin, Nimier, Laurent… Et, crime des crimes, il fut un temps secrétaire de Charles Maurras !

L’auteur du Taxi Mauve avait demandé à être incinéré. Son urne funéraire se trouve au domicile de sa fille à Paris. Cette dernière, Alice Déon a invité la mairie de la ville à lui trouver une place au cimetière Montparnasse. Pas de réponse de la mairie. On n’allait quand même pas se bouger pour une inconnue…

Alors l’Académie Française fit une démarche officielle dans le même sens. Là, on a répondu. Dans un mail – c’est Le Figaro qui rapporte les faits – la directrice de cabinet d’Anne Hidalgo, Ivoa Alavoine répond « niet ». Et quand on lui fait observer qu’une personnalité aussi importante que Michel Déon mérite peut-être une exception, elle précise que ce n’est pas possible car ça créerait un « précédent » !

Ben oui ! Imaginons que des cohortes d’académiciens aient la fantaisie d’aller mourir au Lesotho, dans les îles Tonga, à Bahreïn, en Mongolie ou au Népal… Mais s’ils choisissent intelligemment d’aller trépasser à Cuba ou au Venezuela, ça peut s’arranger non ? Anne Hidalgo, la Mère Ubu de la mairie a, en la personne d’Ivoa Alavoine, une digne fille Ubu. (Elle est si stupide que le petit personnel de la mairie la surnomme « Elle va à l’avoine » ! Ivoa est un prénom masculin d’origine hawaïenne qui signifie « le javelot ». Ivoa Alavoine est-il-elle un garçon ou une fille, la mairie de Paris étant un repère d’homos, gouines, bi et trans, va savoir ? (ndlr)

Très remontée, Hélène Carrère d’Encausse a appelé Anne Hidalgo. Cette dernière n’a pas daigné décrocher. L’académicienne a retéléphoné en demandant que la maire de Paris la rappelle. Rien non plus. Nous vivons une époque où une Anne Hidalgo, qui n’est pas grand-chose, peut se permettre de traiter avec dédain une femme qui fait honneur à la pensée française.

NB : Alerté par le bruit fait autour de cette affaire, Bruno Julliard, chargé de la Culture à la mairie de Paris a fait savoir que la question « serait réglée dans les dix jours ». Il est sensiblement moins bête que sa patronne. Ce qui n’est pas très difficile… »

Voir : http://www.atlantico.fr/decryptage/anne-hidalgo-refuse-sepulture-parisienne-michel-deon-normal-etait-royaliste-3304603.html#U9wsQ7dxLttEDBmE.99

L’Imprécateur
11/02/2018


https://minurne.org/billets/14352

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