Archives pour la catégorie France

L’Union européenne ne veut pas financer seule les soldats de l’AMISOM

17 SEPTEMBRE 2019

L’Union européenne ne veut pas financer seule les soldats de l’AMISOM

Emmanuelle Stroesser / ACTUALITÉ2CORNE DE L’AFRIQUESTABILISATION / PAIX / AMISOMfinancement européenSomalie / 0 Comments

(B2) L’Union européenne ne peut pas continuer à financer seule les primes des soldats de l’AMISOM. C’est le message martelé par la diplomatie française notamment aux Nations unies

Soldats ougandais de l’AMISOM, juillet 2018 (Crédit : AMISOM)

Les propos de Anne Gueguen, la numéro 2 de la représentation française à New York, lors d’une réunion du Conseil de sécurité à l’ONU le 21 août consacrée à la situation en Somalie sonnent comme un avertissement. Même s’ils ont été exprimés seulement par la représentante permanente adjointe française, ils sont partagés par d’autres pays, selon nos informations.

« L’Union européenne ne peut pas continuer à financer seule les primes des soldats de l’AMISOM », indique Anne Gueguen, représentante permanente adjointe. Il faut « envoyer un message clair aux autres partenaires de la Somalie sur la nécessité de contribuer au financement de l’AMISOM ». Et plus précisément des soldes des troupes de l’AMISOM. Un message en direction des pays du Golfe ou de la Chine.

Le soutien financier de l’Union européenne à la force de maintien de la paix africaine en Somalie (AMISOM) est en effet « significatif » : 400 millions d’euros pour la période 2019-2020 et un soutien de 20 millions d’euros au profit des forces de sécurité somaliennes. Soit plus de la moitié du soutien européen aux missions africaines de maintien de la paix (lire : 800 millions pour les tâches de maintien de la paix de l’Union africaine). L’Union européenne « entend poursuivre cet appui à l’AMISOM ». Mais pas toute seule et pas sans conditions. « Ce soutien doit s’inscrire dans le contexte de la transition et dans le cadre d’engagements mutuels que chaque partie doit respecter. »

(Emmanuelle Stroesser)

NB : Une résolution de l’ONU avait déjà lancé l’appel en juillet 2018. Et les Européens avaient averti l’Union africaine qu’ils ne voulaient plus maintenir un robinet de financement ouvert sans avoir encadrement plus strict de ces missions de maintien de la paix (lire : L’Europe veut bien s’engager pour la paix et sécurité en Afrique mais pas sans conditions).

Télécharger : discours + compte-rendu de la réunionFacebookTwitterLinkedInWhatsAppPrintFriendlyPrintPartager

Emmanuelle Stroesser

Journaliste pour des magazines et la presse, Emmanuelle s’est spécialisée dans les questions humanitaires, de développement, d’asile et de migrations et de droits de l’Homme

https://www.bruxelles2.eu/2019/09/17/lunion-europeenne-ne-peut-pas-financer-seule-les-soldats-de-lamisom/

Publicités

Quand Bruno Le Maire réinvente l’euro

Quand Bruno Le Maire réinvente l’euro

Par Jean-Luc -13 septembre 201921144

Le deuxième Forum mondial de l’OCDE sur les politiques en matière de « technologie des chaînes de blocs » réunit hier et aujourd’hui « des décideurs de haut niveau issus des secteurs public et privé, des experts, des universitaires et d’autres parties prenantes ». Hier matin, après le discours d’ouverture du Secrétaire général, Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie et des Finances, a jeté une nouvelle fois l’anathème sur le projet Libra de Facebook et appelé à la création d’une « monnaie digitale publique ».

Aucune précision encore sur la nature de cette monnaie : « plusieurs options » sont sur la table. Le ministre insiste cependant sur sa nécessaire traçabilité : « Je ne vois pas pourquoi nous ferions attention depuis des années à éviter toute utilisation d’une monnaie pour le blanchiment ou pour la lutte contre le financement du terrorisme et qu’une monnaie digitale comme Libra échapperait à ces obligations. »

On peut donc en conclure que la monnaie numérique publique qu’il appelle de ses vœux pourra difficilement se passer de tiers privés dédiés à l’enregistrement et à la surveillance des comptes – avec les coûts, la lenteur et l’intrusion dans la vie privée que cela implique -, et qu’elle ne pourra par conséquent pas reposer sur un registre public ouvert à tous. Au final on peut légitimement se demander ce qui la différenciera des monnaies fiduciaires publiques – essentiellement numériques et scripturales – telles qu’elles existent déjà aujourd’hui.



https://bitcoin.fr/quand-bruno-le-maire-reinvente-leuro/

En cas d’attaque cyber en opération, la France répliquera (Florence Parly)

15 SEPTEMBRE 2019

En cas d’attaque cyber en opération, la France répliquera (Florence Parly)

Nicolas Gros-Verheyde / Actualité2CybersécuritéOpérations extérieures / CyberattaqueFlorence ParlyFrancelégitime défenseUniversité d’été de la défense / 0 Comments

(B2) Autre point clé du discours de Florence Parly à l’université d’été de la Défense qu’il faut souligner la capacité de cyberattaque en opération.

Une arme à part entière

« Nous sommes désormais prêts à employer l’arme cyber, en opérations extérieures, à des fins offensives » a déclaré la ministre française des armées sur la base aérienne d’Avord (près de Bourges) vendredi (13 septembre).

« Nous considérons désormais l’arme cyber comme une arme opérationnelle à part entière que nous emploierons isolément ou en appui de nos moyens conventionnels, pour en démultiplier les effets. »

Une riposte à un moment choisi

La ministre a détaillé deux points de la doctrine française d’offensive cyber. 1° Ce sera une riposte à une attaque. 2° Cette riposte ne sera pas systématique. 3° Elle aura un à moment choisi, donc pas uniquement sur le champ, mais avec un délai de latence. 4° Les moyens aussi de la riposte seront calibrés. 5° la neutralisation des moyens ‘ennemis’ comme des ‘effets’ de ces moyens feront partie de l’arsenal.

« En cas d’attaque cyber contre nos forces, nous nous réservons le droit de riposter, dans le respect du droit, par les moyens et au moment de notre choix. Nous nous réservons aussi, quel que soit l’assaillant, le droit de neutraliser les effets et les moyens numériques employés. »

(Nicolas Gros-Verheyde)FacebookTwitterLinkedInWhatsAppPrintFriendlyPrintPartager

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l’université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

→ Nicolas Gros-Verheyde

https://www.bruxelles2.eu/2019/09/15/en-cas-dattaque-cyber-en-operation-la-france-repliquera-florence-parly/

Emmanuel Macron à Belgrade, l’UE réinvestit sa frontière sud-est

Emmanuel Macron à Belgrade, l’UE réinvestit sa frontière sud-est.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Publié par Henri Poisot le 24 Juillet 2019

Le président Emmanuel Macron s’est rendu en Serbie le 15 et 16 juillet 2019 pour retisser des liens distendus avec cet allié historique lors de la Première Guerre mondiale.

Monument de la reconnaissance à la France, parc de Kalemegdan, Belgrade

Monument de la reconnaissance à la France, parc de Kalemegdan, BelgradeIl a plaidé pour une meilleure intégration des pays de la région dans l’espace européen et pour l’entrée de la Serbie dans l’UE. D’autres pays des Balkans comme la Bulgarie et la Croatie en sont déjà membres. Si la diplomatie française est de retour dans la région depuis 2017, un trou de 4 ans sans véritable stratégie a détruit des liens qu’il faut à tout prix reconstruire aujourd’hui .
Pratiquement 30 ans après l’implosion de la Yougoslavie, les Balkans restent une zone fragile et désunie. Les guerres ont nourri les rancœurs et le découpage culturel et religieux s’accommode encore mal des frontières issue du démembrement de la Yougoslavie. Un développement inégal s’est opéré entre les pays qui ne font pas tous partie des mêmes institutions internationales. 

Pour le président français, il faut reprendre l’initiative dans une Europe de l’Est laissée à l’abandon face à ses anciens démons et à d’autres puissances étrangères. Cette reconquête des Balkans est primordiale.

Recréer des liens

Les Balkans sont le lieu où s’est allumée la poudrière de l’Europe en 1914. C’est une mosaïque régionale ayant autant de différences que de points communs.

Des liens forts ont cependant traversé les décennies et la Serbie, malgré les bombardements des années 90, est toujours un pays foncièrement francophile et l’un des seuls pays des Balkans qui ne soit pas sous influence historique allemande.

La Serbie a commencé sa demande d’intégration à l’Union européenne en 2009. Cependant, une adhésion ne se fera pas avant 2028 et avec un compromis sur la question du Kosovo. En 2018, 36 % des habitants de Serbie estimaient que leurs pays n’intégreraient pas l’UE. Ce chiffre pourrait augmenter et en absence d’une opinion publique favorable, les dirigeants pourraient se tourner vers d’autres politiques étrangères et intérieures plus distantes de l’Union que jamais.
La Chine a par exemple intégré dès 2007 cet espace au sein de son immense projet d’infrastructure « One Belt One Road ». Une attention d’abord très bien vue pour une zone toujours en demande d’investissements étrangers. Mais, les Européens inquiets de la pénétration de la Chine aux portes de l’Europe organisent une contre-attaque, la visite du président Macron n’est donc pas innocente ou seulement mémorielle.

La Chine a prévu un important plan de 12 milliards de prêts pour les Balkans. C’est son point d’entrée pour la partie terrestre des nouvelles routes de la soie et la Serbie en est le premier bénéficiaire avec un tiers de ce montant. Les derniers projets d’infrastructures routières du pays ont d’ailleurs été construits par des entreprises de BTP chinoises. La percée chinoise est aussi importante dans les domaines du numérique et des communications. La Serbie a signé avec la fameuse entreprise Huawei plusieurs contrats : Un pour développer et installer des technologies de « smart city » à Belgrade et, plus récemment, un autre pour une mise à niveau du système informatique des autoroutes serbes.

Si l’influence de la Chine commence à faire peur au sein de la classe politique des pays de la région, cette dernière reste attractive par son potentiel d’investissements comme en témoigne le groupe des 17 +1. Ce « forum de discussion » entre la Chine et de nombreux pays d’Europe vient de se voir rejoint par l’Italie, 4e puissance économique de l’UE. Il est temps pour l’UE d’accélérer le pas, profitant de la perte de confiance en la Chine qui peine à rendre concrètes ses promesses d’investissement et de la peur de perte de contrôle qu’elle commence à générer chez les dirigeants.

L’Europe de l’Ouest, et en premier lieu l’Allemagne et la France, réinvestit dans la région pour ne pas laisser les mains libres à la Chine. Par exemple Vinci a acquis la concession de l’aéroport de Belgrade et Alstom est un des deux concurrents les plus sérieux pour le futur métro de la capitale, face à une entreprise chinoise…

La Russie est aussi en difficulté dans les Balkans. Grand soutien de la Bulgarie et de la Serbie, le Kremlin a rapidement perdu son influence dans la région, et ce pour plusieurs raisons. La Serbie est le pays qui s’est battu contre le démantèlement de la Yougoslavie et a été profondément marqué par la crise ukrainienne. La Russie étant aussi en profonde difficulté financière et économique ne peut diriger trop de capitaux vers les Balkans. De nombreux pays des Balkans ont rejoint ou aspirent à rejoindre l’OTAN et/ou l’Union européenne. Ces institutions ont appliqué des sanctions contre la Russie obligeant les pays comme la Bulgarie à prendre position.

Ainsi seul reste la Serbie qui est en porte à faux entre la Russie qui représente ses attaches culturelles et l’UE qui représente son avenir économique. La difficulté réside dans le cadre strict de l’Union qui laisse peu de place à la négociation et au compromis risquant de paraître comme une puissance impérialiste pour les Serbes.

Une difficile réunion

Les obstacles qui s’opposent à un plus grand développement de la région résident dans une histoire douloureuse encore fraîche dans les mémoires.  De ce fait, les relations commerciales et politiques au sein de cet ensemble restent faibles. Surmonter ces difficultés n’est pas aisé ; la situation exige des politiques et des dirigeants courageux allant au-delà de l’opinion publique et des romans nationaux.

Par exemple le Kosovo, cette région anciennement serbe à majorité albanaise, voit son indépendance toujours fortement contestée par son ancien tuteur. C’est aujourd’hui un sujet très délicat à Belgrade tant pour les dirigeants que pour la population qui ne reconnaît toujours pas cet état de fait et espère encore une réunification tout simplement irréaliste et irréalisable. Mais la question peut-être tempérée, car le chômage et le niveau de vie sont des sujets bien plus pressants et importants pour les Serbes. Ainsi 40 % des sondés estiment que l’homme politique qui reconnaîtra la perte du Kosovo fera preuve d’un grand courage et gagnera le respect de la population.

D’autres freins à l’intégration européenne sont l’étendue de la corruption, la faiblesse de l’état de droit. Les libertés individuelles et de la presse sont aussi à des niveaux inacceptables pour l’UE.

L’accueil chaleureux d’Emmanuel Macron est un bon début, la France a un rôle important à jouer au sein des Balkans et spécialement en Serbie. Cependant la partie vient à peine de commencer et maintenir l’attrait de ces populations pour l’Ouest ne sera pas aisé. 

 https://www.enderi.fr/%E2%80%8BEmmanuel-Macron-a-Belgrade-l-UE-reinvestit-sa-frontiere-sud-est_a536.html

Hymne de France-Albanie, un couac qui aurait été évité… par des militaires !

ccueil / Articles / Hymne de France-Albanie, un couac qui aurait été évité… par des militaires !

Hymne de France-Albanie, un couac qui aurait été évité… par des militaires !

10 SEPTEMBRE 2019 | POLÉMIA

AGENDA : 5ÈME FORUM DE LA DISSIDENCE LE 23 NOVEMBRE À PARIS. RÉSERVEZ SANS TARDER VOS BILLETS EN CLIQUANT ICI.
Forum de la Dissidence 2019

Par Thierry Decruzy, journaliste ♦ A force de tirer sur les budgets, de vouloir faire des économies, de n’écouter que les technocrates, on en arrive à l’incident diplomatique et le Président de la République se trouve obligé d’intervenir, sans éviter l’humiliation. La musique n’est pas une simple affaire d’argent…


France-Albanie au Stade de France, samedi 7 septembre. Dans la cérémonie d’ouverture du match la sono fait entendre l’hymne de l’Andorre, stupeur sur la pelouse où les joueurs sont alignés et dans les gradins où attendent les supporters. Stupeur doublée de scandale quand le présentateur du Stade de France, ancien animateur radio, confond dans ses excuses l’Albanie avec l’Arménie !

La France ridiculisée

L’organisation et la Fédération française de football sont ridiculisées. 80 000 spectateurs plus les télévisions du monde entier, l’ambassadeur d’Albanie, les représentants du football européen… le scandale est immense. Le match va débuter avec sept minutes de retard. Ils se sont tous confondus en excuses, président de la Fédération, sélectionneur de l’équipe de France… Le Premier ministre albanais parle de « gaffe scandaleuse », obligeant le Président de la République lui-même à présenter les excuses de la France.

Les ministres et les médias savent très bien donner des leçons sur la prétendue homophobie des supporters, les uns comme les autres sont incapables d’assurer une prestation internationale.

Se défausser sur un lampiste

Ce que les médias se gardent bien de dire, c’est que l’incompétence n’est pas celle du technicien qui se serait trompé de nom de fichier — faut toujours accuser un lampiste –, il n’est pas censé connaitre les hymnes et n’a pas à écouter les fichiers-sons qui lui sont fournis. Et d’ailleurs, distinguer l’hymne de l’Albanie de celui de la Principauté d’Andore, même à “Question pour un champion” ils n’auraient pas osé !

La responsabilité de cette erreur colossale incombe aux plus hautes instances de la FFF qui ont accepté la dégradation du cérémonial. En effet, ces prestations étaient traditionnellement fournies par des orchestres militaires, des musiciens professionnels connaissant parfaitement les hymnes et donc incapables de commettre de telles bévues. Sauf que dans la logique financière actuelle, les orchestres militaires facturent leurs prestations. Pour les technocrates, une simple bande-son libre de droits fait largement l’affaire. Et tout le monde sait que les journalistes n’aiment pas la musique militaire. On peut constater le lamentable résultat et ses conséquences internationales en matière d’image de marque pour la France et sa diplomatie.

Remplacer des musiciens par un enregistrement

La prestation d’un orchestre est un spectacle apprécié du public. En juin 2017, la musique de la Garde républicaine avait mis le feu au Stade de France pour l’ouverture du match France-Angleterre avec une chanson en hommage aux victimes de l’attentat de Manchester. Ces musiciens savent s’adapter, ils préparent une mise en scène et exécutent une chorégraphie dans une tenue irréprochable, ce service a un coût. Sa contrepartie se traduit par une qualité et une émotion qu’un enregistrement envoyé dans les circuits de sonorisation ne peut transmettre, surtout pas avec une inversion de fichier, mais ce sont des critères qui n’entrent pas dans les calculs des technocrates.

Il ne faudrait pas trop les pousser dans cette voie pour que ces individus nous proposent de mettre en place des matchs virtuels sur écrans géants. Dame ! terminés les cachets stratosphériques des joueurs, leurs déclarations jugées racistes et l’homophobie des supporters…

Nul doute qu’un “crâne d’œuf” du ministère des Sports a déjà conçu une nouvelle nomenclature performante pour gérer des hymnes nationaux enregistrés et libres de droits, jusqu’à la prochaine erreur du technicien. Qui pourrait leur dire que la musique n’est pas une affaire de techniciens, mais d’artistes ?

Thierry Decruzy
10/09/2019

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public

https://www.polemia.com/hymne-france-albanie-couac-evite-militaires/

Urgences: Buzyn dévoile son « plan d’actions » pour « régler la crise »

Santé

Urgences: Buzyn dévoile son « plan d’actions » pour « régler la crise »

Par Challenges le 09.09.2019 à 08h59, mis à jour le 09.09.2019 à 09h18

Aux grands maux, les grands remèdes? La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, doit présenter lundi après-midi un « plan d’actions » avec un « budget dédié » pour « régler sur le long terme » la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois.

Urgences: Buzyn dévoile son "plan d'actions" pour "régler la crise"

La ministre française de la Santé et des Solidarités a annoncé lundi un train de mesures destiné à désengorger les services des urgences, touchés depuis des mois par un vaste mouvement social.BENOIT TESSIER

Aux grands maux, les grands remèdes? La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, doit présenter lundi après-midi un « plan d’actions » avec un « budget dédié » pour « régler sur le long terme » la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois.PUBLICITÉinRead invented by Teads

La primeur de ces annonces sera réservée aux représentants des personnels et dirigeants hospitaliers, que Mme Buzyn recevra à 15H00, ainsi que les syndicats de médecins libéraux et le collectif Inter-Urgences, à l’origine de ce mouvement social inédit.

Mais la ministre a déjà promis dimanche qu’il y aurait « un budget dédié pour régler la crise ».

« Je vais mettre de l’argent dans des solutions pérennes, restructurantes, qui vont régler le problème des urgences sur le long terme », a-t-elle affirmé. Selon Les Echos, ce budget devrait dépasser 600 millions d’euros sur trois ans.

Des moyens, c’est justement ce que réclament les grévistes depuis le début. Le président du collectif Inter-Urgences, Hugo Huon, attend que Mme Buzyn « mette beaucoup d’argent sur la table, que Bercy ouvre les vannes ».

Même la CFDT, absente du conflit, en convient: « S’il n’y a pas des choix budgétaires très forts sur l’hôpital public, ça va continuer, et pas que dans les urgences », a prédit son secrétaire général Laurent Berger, interrogé dimanche sur LCI.

Une simple rallonge ne suffira pas toutefois à sortir de l’impasse. Pour preuve, la prime mensuelle de 100 euros net versée depuis juillet et les 15 millions d’euros débloqués pour recruter des renforts estivaux n’ont pas empêché le mouvement de s’étendre.

Selon le collectif Inter-Urgences, 249 sites étaient en grève vendredi – tout en continuant d’assurer les soins. De son côté, le ministère en avait recensé 195 mi-août. Soit la moitié des services d’urgences publics français.

« La prime Buzyn a eu l’effet inverse de celui escompté: elle a montré que c’était possible », explique M. Huon.

« Lever la pression »

Les grévistes, soutenus par une intersyndicale CGT-FO-SUD, en demandent plus: plus de postes et plus de lits, aux urgences et plus largement dans tout le secteur hospitalier.

Selon le Journal du dimanche, une partie de ces revendications pourraient être satisfaites par les « mesures chocs en préparation », avec « des réouvertures de lits », une « réforme de la tarification » et un « numéro de téléphone unique » pour les secours médicaux.

En attendant, la ministre a dévoilé la semaine dernière une salve de mesures « remontées du terrain », comme « l’admission directe » des personnes âgées sans passer par les urgences, la « vidéo-assistance » entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, ou encore l’envoi d’une ambulance vers un médecin libéral pour les cas les moins graves.

Un traitement censé limiter la saturation de services dont la fréquentation a plus que doublé en vingt ans, atteignant 21,4 millions de passages en 2017.

Soulignant que « l’hôpital n’a pas vocation à fonctionner comme une entreprise », Mme Buzyn souhaite « valoriser tout ce qui peut éviter un passage inutile » afin de « lever la pression sur les urgences ».

Elle saura vite si son « plan d’actions » aura convaincu les grévistes de relâcher la pression: le collectif Inter-urgences tiendra son « assemblée générale nationale » mardi à partir de 12H00 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

L’événement a reçu le soutien de plusieurs syndicats et associations de médecins hospitaliers, invitant les praticiens « à rejoindre la mobilisation » pour « mettre fin aux restrictions budgétaires pour l’hôpital public ».

Un mot d’ordre semblable à celui de la CGT, qui tente depuis des mois d’élargir le mouvement à tout le secteur sanitaire et social, notamment la psychiatrie et les Ehpad.

Son appel à une « grande journée d’action nationale » mercredi, avec une manifestation parisienne à 13H00 depuis la place d’Italie jusqu’au ministère de la Santé, n’a cependant pas trouvé d’écho parmi les autres syndicats.

Pécresse propose de créer un « Samu infirmier »

Valérie Pécresse, présidente (ex-LR) de la région Ile-de-France, a plaidé lundi pour la création d’un « Samu infirmier », où les infirmières, aux prérogatives élargies, se déplaceraient à domicile, afin de « désaturer » les services d’urgence, en pleine crise.

« Je vais proposer à l’ARS (Agence régionale de Santé, NDLR) de l’expérimenter en Ile-de-France », a-t-elle dit sur France 2.

Pour elle, face à la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois, il faut certes « des mesures d’urgence très rapides, des moyens supplémentaires, plus de sécurité, mais sur le long terme, (…) il faut une refonte du système, et qu’on commence par valoriser nos infirmières ».

Elle a proposé « qu’on fasse un nouveau diplôme bac +5 (…) d’infirmière praticienne, qu’on reconnaisse (à ces infirmières, NDLR) la possibilité, sous le contrôle des généralistes, de prescrire, de suivre les patients ».

« Si on expérimentait – je suis prête à le faire dans ma région – un Samu infirmier avec des infirmières qui se déplaceraient à domicile, on désaturerait les urgences et on n’occuperait pas les médecins généralistes qui sont si peu nombreux et tellement surchargés ».

Cela permettrait du même coup selon elle de « revaloriser la fonction du généraliste en le mettant sur des soins à plus haute valeur ajoutée », car ses consultations « valent beaucoup plus que les 25 euros que nous payons ».

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/urgences-buzyn-devoile-https://www.challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/urgences-buzyn-devoile-son-plan-d-actions-pour-regler-la-crise_673441son-plan-d-actions-pour-regler-la-crise_673441

Parly et Le Drian en Russie pour un dialogue intergouvernemental inédit (EN CONTINU)

Parly et Le Drian en Russie pour un dialogue intergouvernemental inédit (EN CONTINU)

9 sept. 2019, 10:23

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, ainsi que la ministre des Armées Florence Parly, ont retrouvé leurs homologues russes à Moscou. La rencontre constituait le premier dialogue intergouvernemental de ce genre depuis 2014.Mise à jour automatique

  • Lundi 9 septembre14h14 CETRépondant à une question en fin de conférence de presse, Jean-Yves Le Drian a déclaré : «Je pense que les journalistes de RT France exercent en France en toute liberté». Pour autant, a ajouté le ministre français, ces journalistes «n’ont pas accès à un certain nombre de lieux en raison d’une vision du CSA qui avait cité certains manquements à l’information.»Son homologue russe, Sergueï Lavrov, a salué le fait que Jean-Yves Le Drian reconnaisse les journalistes de RT en tant que tels – alors qu’Emmanuel Macron avait, en mai 2017, décrit RT comme un «organe d’influence et de propagande».
  • 13h45 CETEnfin, Florence Parly a souligné l’importance de mettre en place des «mécanismes de déconfliction» – des actions de coordination visant à limiter les accrochages et accidents. «Il est donc important de pouvoir se parler, pour éviter les incompréhension,s les incidents, les frictions», a expliqué la ministre française des Armées.«Nous devons renforcer notre dialogue sur ces sujets, mieux connaître nos doctrines respectives», a encore déclaré la membre du gouvernement français.En Syrie, la France et la Russie partagent un défi commun, «celui du terrorisme», mais «ont des approches réellement différentes», a néanmoins relevé la ministre, exprimant les inquiétudes françaises quant à la situation à Idleb. «Ces différences […] ne sont pas une fatalité», a assuré la ministre française des Armées.
  • 13h40 CETLe ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou prend la parole.«Nous sommes d’accord sur la nécessité d’éviter une course aux armements en Europe», a-t-il déclaré.«Nous serons heureux d’accueillir madame Parly et les militaires français» aux commémorations de la victoire contre le nazisme, a-t-il également rappelé.
  • 13h22 CETJean-Yves Le Drian prend à son tour la parole. «Nous sommes ici pour mettre en place un dialogue franc et exigeant», selon le souhait d’Emmanuel Macron, a déclaré le chef de la diplomatie française. «La Russie doit demeurer un pays fondamentalement européen», a-t-il également dit, parlant d’«évidence» géographique, historique et culturelle. «Nous avons une histoire commune, faite de drames, de tragédies, mais aussi de coopération», a-t-il poursuivi, évoquant l’importante «séquence mémorielle» qui commencera en novembre – les commémorations de la chute du Mur de Berlin et la fin de la Seconde Guerre mondiale.«Le moment est venu, le moment est propice pour travailler à réduire la défiance», pour le haut responsable.Nos divisions nuisent à nos intérêts réciproquesAutre constat du chef de la diplomatie française : «Nos divisions nuisent à nos intérêts réciproques».Dans ce contexte, la France propose à la Russie «un nouvel agenda de confiance et de sécurité». Il convient, pour le chef de la diplomatie française, de proposer un dialogue structuré sur la sécurité et la stabilité de l’Europe. «Il faut dans cette volonté-là agir dans cinq directions» : 
    • renforcer les relations bilatérales sur les sujets clés comme la lutte contre le terrorisme ou le climat
    • créer des mécanismes bilatéraux de dialogue et de transparence sur les enjeux stratégiques pour éviter les malentendus
    • agir ensemble vers une restauration progressive de la stabilité stratégique. «Le continent européen ne sera jamais stable, ne sera jamais en sécurité, si nous n’avons pas des relations très clarifiées avec la Russie», a estimé Jean-Yves Le Drian
    • ancrer cette coopération «dans la dimension humaine de notre relation», car l’Europe «c’est aussi un héritage commun de valeurs et de principes»
    • agir ensemble pour faire face aux crises en-dehors de l’espace européen.Ces évolutions ne sont toutefois possibles, selon le ministre, qu’à condition que des évolutions s’observent sur le dossier ukrainien. Or, pour Jean-Yves Le Drian, le contexte est favorable à une progression vers une pleine application des accords de Minsk.
  • 13h12 CETLe chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov prend la parole en premier.«La Russie est préoccupée par la perspective d’une course aux armements dans l’espace» lancée par les Etats-Unis, a déclaré le ministre russe, avant d’ajouter : «Nous avons demandé à nos collègues français de présenter leur position sur la question.» Le ministre des Affaires étrangères fait savoir que «la Russie a[vait] proposé à la France de participer à la réunion de Genève pour l’élaboration d’un Document juridique contraignant limitant le déploiement d’armes dans l’espace»«Nos positions sur la Libye sont extrêmement proches», a également dit Sergueï Lavrov. «Nous sommes bien d’accord sur la nécessité d’instaurer un dialogue» entre le gouvernement libyen et les forces du maréchal Haftar, a-t-il indiqué.Autre dossier majeur : les ministres français et russes sont d’accord sur la nécessité de maintenir l’accord sur le nucléaire iranien.Sur la Syrie, la Russie entend poursuivre avec la France ses «travaux de coopération et de coordination sur la lutte antiterroriste» ainsi que la mise en place d’«opérations humanitaires» afin de permettre le retour des réfugiés en Syrie.En ce qui concerne le dossier ukrainien, Sergueï Lavrov a rappelé l’attachement de Paris et Moscou aux accords de Minsk.
  • 13h10 CETLe ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou rencontrent leurs homologues français Jean-Yves Le Drian et Florence Parly. Ils donnent une conférence de presse à l’issue de l’entretien.
  • 12h57 CETLe ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou s’est dit prêt à collaborer avec le ministère français des Armées aussi étroitement que la partie française le souhaite. «Le 3 septembre, nous avons eu [avec Florence Parly] une discussion approfondie, nous avons discuté de nombreux sujets d’intérêt commun, y compris ceux ayant trait aux questions de sécurité en Europe. Nous avons échangé nos points de vue sur les principaux sujets de notre réunion d’aujourd’hui», a déclaré le membre du gouvernement russe.«Je partage votre volonté de parvenir aujourd’hui à des résultats concrets afin de donner un nouvel élan à nos relations stratégiques. Je tiens à souligner que nous sommes déterminés à avancer dans la mesure où nos collègues français sont prêts à le faire», a déclaré Sergueï Choïgou, lors d’une réunion avec la ministre française des Armées ce 9 septembre.Florence Parly, de son côté, a déclaré que la Russie et la France devaient avancer sur la voie du dialogue
  • https://youtu.be/7zTIYY0j454
  • 10h53 CETJean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, et Florence Parly, ministre des Armées, se rendent en Russie ce 9 septembre pour le Conseil de coopération sur les questions de sécurité. Les deux ministres vont retrouver leurs homologues russes, Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou, au format «2+2». Plus d’informations avec nos reporters sur place.
  • 10h21 CETRT France✔@RTenfrancaisLa visite en #Russie des ministres français des Affaires étrangères et de la Défense constitue une première depuis 2014 et le début des sanctions anti-russes
  • https://francais.rt.com/international/65589-drian-parly-moscou-france-espere-etablir-base-confiance-russie …Le Drian et Parly à Moscou : la France espère établir une base de «confiance» avec la RussieLes ministres français des Affaires étrangères et de la Défense se rendront le 9 septembre à Moscou pour participer à la 12e réunion du Conseil de coopération de sécurité russo-français. Une première…francais.rt.com1107:32 –

Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, respectivement ministre français des Affaires étrangères et ministre des Armées, sont en déplacement à Moscou ce 9 septembre pour participer à la 12e réunion du Conseil de coopération de sécurité franco-russe. Il s’agit du premier rendez-vous de ce genre depuis la prise des sanctions occidentales anti-russes de 2014 consécutives au rattachement de la Crimée à la Russie.

En amont de cet événement au format «deux-deux», le chef de la diplomatie française a affirmé que le but de cette rencontre était d’établir une base de «confiance» avec la Russie. 

Cette démarche diplomatique s’inscrit dans l’ambition affichée par les chefs d’Etat français et russe d’encourager un réchauffement des relations entre leurs deux pays. Alors qu’il s’adressait à l’Association de la presse présidentielle le 21 août, à la suite de la visite de Vladimir Poutine au Fort de Brégançon, Emmanuel Macron regrettait ainsi l’attitude hostile de certains, au sein des appareils d’Etat français et russes, face à un rapprochement entre les deux nations. Estimant que ce phénomène attisait la vielle rivalité entre Est et Ouest, le chef d’Etat français évoquait alors un «Etat profond», susceptible selon lui de résister à ses choix stratégiques.

Lire aussi : Emmanuel Macron face au défi de «l’Etat profond»

https://francais.rt.com/international/65598-parly-drian-russie-pour-dialogue-intergouvernemental?utm_source=browser&utm_medium=push_notifications&utm_campaign=push_notifications

Jean-Paul Delevoye annonce son entrée au gouvernement

Politique

Jean-Paul Delevoye annonce son entrée au gouvernement

Par Challenges.fr le 03.09.2019 à 13h25, mis à jour le 03.09.2019 à 14h53

Le Haut commissaire chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, annonce mardi son entrée au gouvernement, au côté de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, à deux jours de la reprise des négociations entre exécutif et partenaires sociaux sur ce dossier potentiellement explosif.

Jean-Paul Delevoye annonce son entrée au gouvernement

Jean-Paul Delevoye à Matignon le 18 juillet 2019AFP/ARCHIVES – KENZO TRIBOUILLARD

Le Haut commissaire chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, annonce mardi son entrée au gouvernement, au côté de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, à deux jours de la reprise des négociations entre exécutif et partenaires sociaux sur ce dossier potentiellement explosif. « Il était logique qu’ayant commencé comme Haut commissaire, je poursuive mon travail comme tel », déclare-t-il dans La Voix du Nord. « Je garde la même équipe, le même lieu, pour être l’interlocuteur privilégié des partenaires et écrire la future loi », ajoute-t-il.

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le projet de loi sur la réforme des retraites vise à créer un système universel « plus lisible et plus équitable » dans lequel « un euro cotisé donne les mêmes droit ». Signe de la sensibilité du sujet – les différentes tentatives de réforme ont donné lieu à d’importants mouvements sociaux et manifestations massives en France notamment en 1995 et en 2003 -, l’exécutif s’est engagé à une longue concertation pour en définir les paramètres.

« Le réaménagement du gouvernement se fera dans l’environnement du séminaire » gouvernemental de mercredi, avait indiqué la présidence dimanche soir. L’entrée au gouvernement de M. Delevoye, 72 ans, est dans l’air depuis des semaines. Sa nomination lui permettrait de présenter le futur projet de loi réformant les régimes de retraites en Conseil des ministres et le défendre devant le Parlement.

« Pas de changement »

Nommé en septembre 2017 haut-commissaire à la réforme des retraites auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, l’ancien ministre chiraquien avait remis mi-juillet au Premier ministre le rapport qui lui avait été commandé. Il y préconise l’instauration d’un « système universel » par points remplaçant les 42 régimes actuels et un âge de 64 ans pour une retraite à taux plein.

Sa nomination au gouvernement doit intervenir alors que les partenaires sociaux sont attendus jeudi et vendredi à Matignon pour un nouveau round de concertation sur la réforme des retraites. « Nous sommes dans le même couloir, son bureau est à côté du mien, nous nous voyons tous les jours », avait souligné Mme Buzyn fin août, estimant qu’il n’y aurait « pas de changement » à ce fonctionnement si M. Delevoye entrait au gouvernement.

>> À lire aussi – Jean-Paul Delevoye, habile négociateur des retraites

Djebbari en charge des transports

569 rencontre Jean-Baptiste Djebbari, depute LREM de Haute-Vienne. Paris, FRANCE - 4/12/2017photo by IBO/SIPA PRESS//IBO_IBOA.009/Credit:IBO/SIPA/1712062025 - Paris: Jean-Baptiste Djebbari, depute LREM de Haute-Vienne. - SIPA/00834886/000009

Âgé de 37 ans, Jean-Baptiste Djebbari, rapporteur de la réforme de la SNCF en 2018, devrait lui être nommé aux Transports pour épauler la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne.

>> À lire aussi – SNCF: qui est Jean-Baptiste Djebbari, le démineur de la réforme ferroviaire explosive?

Peu connu du grand public, ce trentenaire est diplômé de l’Ecole nationale de l’aviation civile (Enac). Il a piloté des avions d’affaires pour le compte de stars du cinéma et du foot au Royaume-Uni et aux Etats-Unis avant de plonger en politique. C’est en cherchant à monter une petite compagnie régionale en France qu’il rencontre Emmanuel Macron à Bercy par l’intermédiaire de l’ex-député socialiste Bruno Le Roux, également fan d’aviation. 

(avec AFP)

https://www.challenges.fr/politique/jean-baptiste-djebbari-et-jean-paul-delevoye-bientot-au-gouvernement_672335#xtor=CS4-92[Jean-Paul+Delevoye+annonce+son+entr%C3%A9e+au+gouvernement]-672335

Selon Thierry Mariani, Bachar el-Assad est prêt «à renouer le dialogue avec la France»

Selon Thierry Mariani, Bachar el-Assad est prêt «à renouer le dialogue avec la France»

1 sept. 2019, 08:54

Selon Thierry Mariani, Bachar el-Assad est prêt «à renouer le dialogue avec la France»

© SANA/Handout Source: ReutersLe président syrien Bachar el-Assad, en février 2019 (image d’illustration).

En déplacement en Syrie, Thierry Mariani s’est entretenu avec le président syrien Bachar el-Assad, à Damas. Selon des propos rapportés par l’eurodéputé, le chef de l’Etat syrien serait ouvert à la reprise du dialogue avec la France.

Le député européen du Rassemblement national Thierry Mariani a pu échanger avec Bachar el-Assad au cours de «deux heures d’entretien» lors de son déplacement en Syrie, où il doit rester jusqu’au 1er septembre. Sur son compte Twitter, il rapporte ce 31 août les propos du président syrien, qui aurait déclaré : «Nous sommes prêts à renouer le dialogue avec la France avec qui nous partageons une histoire commune et le même intérêt dans la lutte contre le terrorisme.»

Thierry MARIANI@ThierryMARIANI

#Syrie. Avec @NicolasBay_,@v_joron et @AndreaKotarac,près de 2h d’entretien,très franc et direct,avec le Pdt #Assad «Nous sommes prêts à renouer le dialogue avec la #France avec qui nous partageons une histoire commune et le même intérêt dans la lutte contre le terrorisme» #Damas82708:58 – 31 août 2019 · SyriaInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité553 personnes parlent à ce sujet

La séquence vidéo, sans le son, montre Bachar el-Assad, assis à côté de Thierry Mariani, accompagné à Damas par les eurodéputés RN Virginie Joron et Nicolas Bay, ainsi qu’Andréa Kotarac, ancien élu de La France insoumise, qui a soutenu la liste du RN aux dernières élections européennes.

Dans un autre tweet, le député européen publie cette autre phrase attribuée à Bachar el-Assad : «La Syrie se bat pour sauver son identité. Je ne comprends plus l’Europe qui a renoncé à défendre la sienne et qui accepte de se plier aux exigences de populations qu’elle accueille et qui veulent lui imposer un autre mode de vie.»

Thierry MARIANI@ThierryMARIANI

#Damas.Entretien avec le Pdt #Assad: «La #Syrie se bat pour sauver son http://xn--identit-hya.Jeidentité.Je  ne comprends plus l’Europe qui a renoncé à défendre la sienne et qui accepte de se plier aux exigences de populations qu’elle accueille et qui veulent lui imposer un autre mode de vie»

Voir l'image sur Twitter

43509:33 – 31 août 2019 · SyriaInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité324 personnes parlent à ce sujet

Selon Andréa Kotarac, le sujet d’Idleb a également été abordé lors de leur entretien. 

Andréa Kotarac@AndreaKotarac

#Damas: long entretien de 2h avec le Président Al-Assad au sujet des combats contre les islamistes à Idlib ainsi que du retour à la souveraineté et à la laïcité partout en #Syrie

Voir l'image sur Twitter

15710:23 – 31 août 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité62 personnes parlent à ce sujet

La veille, l’armée russe avait déclaré qu’un accord avait été conclu pour «un cessez-le-feu unilatéral des forces gouvernementales syriennes à partir de 6h le 31 août» dans la région d’Idleb. Dans le même communiqué, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie avait appelé les groupes armés dans la région à rejoindre ce cessez-le-feu et «à renoncer aux provocations».

Lire aussi : Syrie : l’armée russe annonce un cessez-le-feu à Idleb à partir du 31 août

https://francais.rt.com/international/65420-selon-thierry-mariani-bachar-el-assad-est-pret-renouer-le-dialogue-avec-la-france

International

Sondages de l’Elysée: Guéant et d’ex-proches de Sarkozy renvoyés devant le tribunal correctionnel

Politique

Sondages de l’Elysée: Guéant et d’ex-proches de Sarkozy renvoyés devant le tribunal correctionnel

Par Challenges.fr le 29.08.2019 à 15h15

L’ex-secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, Patrick Buisson et quatre autres personnes sont renvoyés devant le tribunal correctionnel dans l’affaire des sondages de l’Elysée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Sondages de l'Elysée: Guéant et d'ex-proches de Sarkozy renvoyés devant le tribunal correctionnel

Dans sa décision signée mardi, le juge d’instruction Serge Tournaire a ordonné un procès pour « favoritisme » et « détournement de fonds publics par négligence » pour M. Guéant et l’ex-directrice de cabinet Emmanuelle MignonAFP/ARCHIVES – THOMAS SAMSON

Plusieurs anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy, dont l’ex-ministre Claude Guéant et le conseiller Patrick Buisson, ont été renvoyés en procès dans l’affaire des sondages de l’Elysée, a-t-on appris jeudi de source judiciaire et auprès de l’association Anticor.PUBLICITÉinRead invented by Teads

Au total, six personnes sont concernées par l’ordonnance de renvoi en correctionnelle, signée mercredi.

Parmi elles figurent Claude Guéant, qui fut l’homme de confiance de Nicolas Sarkozy, puis son secrétaire général à l’Elysée et enfin son ministre de l’Intérieur, Patrick Buisson mais également Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de l’ex-chef de l’Etat au début de son quinquennat.

Est également renvoyé l’ancien sondeur Pierre Giacometti, lui aussi conseiller de Nicolas Sarkozy à cette époque.

L’ex-président ne risque rien dans ce dossier mais il reste sous la menace de procès dans d’autres affaires toujours en cours d’instruction, en premier lieu celle du financement de sa campagne présidentielle de 2012, dite « affaire Bygmalion », et celle des écoutes, dans laquelle il est soupçonné d’avoir cherché à obtenir indûment des informations confidentielles sur une enquête alors en cours.

Selon franceinfo, Patrick Buisson va saisir la chambre de l’instruction pour contester son renvoi en correctionnelle.

« On a affaire à un juge qui instrumentalise la justice à des fins politiques », a-t-il dit, parlant de « discrimination politique ». « Il y a eu, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, 470 prestataires de service. Je suis le seul à être mis en examen et renvoyé en correctionnelle », a-t-il ajouté.

L’affaire des sondages, lancée en 2009 par un rapport de la Cour des comptes sur la gestion du budget de la présidence, a pris un tour judiciaire l’année suivante après une plainte de l’association Anticor.

« C’est une affaire qui avance très, très lentement », a dit à Reuters le président d’Anticor, Jean-Christophe Picard, qui regrette que Nicolas Sarkozy soit « le grand absent » du futur procès.

« Notre déception c’est de voir que Nicolas Sarkozy est épargné, protégé par son immunité alors que selon nous certains marchés n’avaient rien à voir avec sa fonction de président. Donc il a été protégé peut-être de manière exagérée », a-t-il ajouté.

Anticor estime qu’une bonne partie des sondages commandés sans appel d’offres par la société de Patrick Buisson Publifact, entre 2007 et 2009, n’avaient pas d’intérêt public lié à la fonction présidentielle.

Sur la période 2010-2012, Anticor juge que certains sondages réalisés, après appels d’offres, ne relevaient pas non plus de la fonction présidentielle.

Etaient également visés par la plainte de cette organisation des contrats de prestations en communication passés entre 2007 et 2012 entre l’Elysée et les sociétés de Pierre Giacometti et de Patrick Buisson, soupçonnés d’avoir bénéficié de favoritisme.

(Avec Reuters)

https://www.challenges.fr/politique/sondages-de-l-elysee-gueant-et-d-ex-proches-de-sarkozy-renvoyes-devant-le-tribunal-correctionnel_671450#xtor=CS4-92[Sondages+de+l%27Elys%C3%A9e%3A+Gu%C3%A9ant+et+d%27ex-proches+de+Sarkozy+renvoy%C3%A9s+devant+le+tribunal+correctionnel+]-671450