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ASSURER SEUL SA DÉFENSE ?

ACTUS – NEWSDÉFENSEG2S ASSOCIATION

G2SGénéral Desportes

ASSURER SEUL SA DÉFENSE ?


G2S

G2S5 JUILLET 2019

Soldats belges. Crédit : DR.

Pour le GDI (2S) Vincent DESPORTES, l’OTAN, tel que nous la connaissons, vit ses dernières années. Pris individuellement aucun pays, y compris la France, n’a les moyens d’assurer seul sa défense dans tous les domaines Il y a donc urgence à bâtir une défense de l’Europe avec les pays qui en partagent notre vision des enjeux.

LA DÉFENSE, OUTIL IMPÉRATIF DE L’AUTONOMIE EUROPÉENNE

Les Européens ont longtemps cru que, pour avoir éliminé la guerre sur leur propre sol, ils l’avaient éradiquée. La montée des tensions internationales, la renaissance des politiques de puissance, l’explosion du terrorisme les ramènent à la raison. La guerre a toujours un bel avenir et les rapports humains demeurent des rapports de force. Dès lors, raisonner seulement économie en acceptant le nanisme politique et militaire est une faute : on ne peut penser l’Europe sans espérer sa maturité stratégique, donc sans vouloir son autonomie, donc sans bâtir sa défense.

POURQUOI FAUT-IL CONSTRUIRE L’EUROPE DE LA DÉFENSE ?

C’est impératif d’abord, parce que, en termes de défense, l’échelle des nations européennes est dépassée. Une puissance moyenne ne peut plus se doter d’un système de défense cohérent, comme ce fut le cas jusqu’au milieu du XXe siècle. Pour deux raisons.

  • La première relève de l’expansion continue des domaines de conflictualités. La guerre n’abandonne jamais un espace dont elle s’est emparée. Il fallait hier être capable de combattre sur terre, puis sur mer ; les évolutions technologiques du XXe siècle ont imposé aux armées de détenir des capacités de combat dans la troisième dimension, air puis espace, et – pour certaines – nucléaires. Le XXIe siècle rajoute le cyberespace et il faudra demain se défendre dans tout nouvel espace conquis par l’homme. À l’expansion des espaces de guerre ne correspond nullement celui des budgets militaires de plus en plus chichement comptés. A supposer qu’il en ait la volonté politique, un État européen n’est plus en mesure de constituer en solo une capacité d’action substantielle dans les cinq espaces d’affrontement.
  • La deuxième raison relève de l’accroissement exponentiel du coût des équipements. Chaque nouvelle génération d’armement multiplie par 10 (et parfois davantage) le coût des systèmes d’armes alors même que les équipements sophistiqués fabriqués en petite série ont un coût prohibitif. Tout État est donc contraint de réduire son parc à chaque saut générationnel… ou d’accepter le décrochage technologique.

La conséquence ? Sauf pour les superpuissances dotées de vastes moyens budgétaires, le choix se fait entre un système de défense échantillonnaire, affaibli de déficiences capacitaires béantes, et le rétablissement de la cohérence et de l’exhaustivité à un niveau supranational. Pour les nations européennes, il est donc techniquement nécessaire de retrouver à ce niveau
les capacités manquantes au niveau national.

C’est ici qu’apparaît à nouveau la nécessité de l’Europe de la défense : ce niveau supranational doit être fiable. Or, si cela a été longtemps le cas de l’Alliance atlantique, c’est fini. Les Européens savent que leur défense ne vaut que par la garantie américaine… mais elle est devenue un mythe pernicieux.

Ils tentent de se rassurer : « la défense collective, c’est l’OTAN ». Exact, pour un certain temps encore… mais hasardeux !

Les États-Unis assurent la part majeure du budget de l’OTAN et quand ils seront définitivement tournés vers leur Ouest, il n’y aura plus de défense collective de l’Europe ! Ce « pivot stratégique » de l’Atlantique vers le Pacifique reflète la réalité du monde. Dans moins de vingt ans, la population américaine d’origine européenne sera devenue minoritaire et le vieux réflexe de défense de la « terre des ancêtres » aura disparu. Les États-Unis, affranchis de leur dépendance énergétique à l’égard du Proche-Orient, pourront certes connaître de brefs regains d’intérêt pour l’Europe mais soyons sans illusions : jamais plus le soldat RYAN ne viendra mourir sur une plage d’Europe… d’autant qu’il s’appellera RAMIREZ ! N’imaginons pas qu’une fois la page TRUMP tournée, le flot s’inversera : il s’agit d’une tendance lourde. Le découplage États-Unis/Europe est inéluctable : TRUMP n’est pas un accident de l’histoire.

Ne pouvant lier son destin à une puissance dont les intérêts stratégiques s’éloignent des siens, l’Europe doit prendre acte que l’OTAN n’est plus son assurance tous risques et réagir, vite : elle ne dispose plus que de quelques années pour construire son propre système de défense. À défaut, elle se trouvera fort démunie lorsque le dernier navire de l’US Navy aura quitté Anvers pour ramener à Baltimore le dernier soldat américain.

Enfin, soyons en sûrs, le monde a besoin d’Europe. Qu’on le veuille ou non, notre monde né le 26 juin 1945 à San Francisco est aujourd’hui moribond. Or, notre planète en ébullition, en mutation profonde, de moins en moins régulée par des organisations faiblissantes, notre planète a besoin d’Europe.
Une Europe née de l’entrechoquement sanglant des ambitions nationales, puis des Lumières, puis de massacres encore, une Europe devenue pôle de sagesse et d’équilibre, une Europe creuset et porteuse des valeurs humanistes, une Europe aux ambitions désormais raisonnables, facteur d’apaisement dans un monde qui court à nouveau vers le gouffre.

L’Europe doit jouer son rôle dans le monde. Mais pour cela elle doit être entendue, donc militairement forte. Car depuis que le monde existe, son histoire est ainsi faite : les valeurs ne valent que par la puissance de l’épée, la voix ne porte qu’en fonction du calibre des canons. Or aujourd’hui l’Europe, privée de puissance militaire commune, est un continent aphone. Cela explique que la France joue aujourd’hui un rôle plus important que l’Europe sur la scène internationale : elle peut s’engager concrètement, au cœur des crises. Sa voix porte bien davantage que celle de l’Europe.

QUEL MODÈLE POUR LA DÉFENSE DES PAYS EUROPÉENS ?

L’armée européenne est-elle la solution ? Elle est plutôt une Vision, mais une vision à long terme. En effet, une armée démocratique est nécessairement une armée de citoyens : tant qu’il n’y aura pas de citoyens européens, il n’y aura pas d’armée européenne. Celle-ci suppose une autorité politique légitime décidant pour les nations de l’intérêt stratégique commun, donc, si nécessaire, de l’engagement des forces – et de la mort… – au combat. Nous en sommes loin. Mais c’est une vision utile, un jalon ultime.

Il faut donc construire auparavant – et urgemment : il nous reste vingt ans tout au plus – une armée des nations européennes. Pas des 27 nations : nous n’avons plus le luxe du rêve. L’élargissement européen a été poussé par l’Oncle Sam pour dissoudre l’Europe dans l’espace : résultat brillamment atteint. De Paris à Budapest, les perceptions des menaces et des intérêts stratégiques, les cultures opérationnelles, sont trop divergentes pour que les pays de l’Union acceptent d’une seule voix de subordonner leur défense à la mise en commun de moyens dont ils auraient perdu la liberté d’emploi.

Le réalisme veut donc que l’on parte d’un noyau de nations souveraines capables de compromis stratégiques et d’érosion de leur autonomie au nom d’un intérêt supérieur accepté, dépassant les égoïsmes nationaux. Ce qui suppose une conscience claire de ce qui a été écrit plus haut, un volontarisme sans faille et un façonnage obstiné des opinions publiques pour le bien commun des citoyens. La solution aujourd’hui la plus prometteuse a fait ses preuves dans d’autres domaines – celui de la politique monétaire en particulier. C’est celle d’un Eurogroupe de défense, porté par les volontés conjointes de la France et de l’Allemagne, dans lequel les décisions seraient prises à la majorité qualifiée.

Dans un monde aux évolutions belligènes et en l’absence de capacité régulatrice internationale, il revient à l’Europe d’assumer sa défense commune. S’ils tiennent à leur civilisation, les Européens doivent se doter au plus tôt de moyens propres de défense : de manière réaliste, fermement mais pas à pas, en cessant de rêver à un ordre ancien définitivement disparu.

Peu importe, au fond, l’appellation. Ce dont l’Europe a besoin, c’est une défense de l’Europe, par l’Europe et pour l’Europe, disposant d’une capacité militaire autonome et intégrée, apte à défendre en autonomie ses intérêts et sa capacité à vivre comme elle l’entend.DéfenseÉtats-UnisEuropeG2SGénéral Desportes

https://theatrum-belli.com/assurer-seul-sa-defense/

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Face aux attaques contre notre identité, France Réelle veut mobiliser les Français

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Face aux attaques contre notre identité, France Réelle veut mobiliser les Français

2 JUILLET 2019 | LAURENCE MAUGEST

Par Laurence Maugest, membre de La France Réelle ♦ Les vieux partis n’en finissent pas de mourir. Le PS a été touché à mort par la cinglante défaites lors de l’élection présidentielle. LR a été emporté dans le tourbillon des Européennes. Et le RN souffre toujours d’un grand handicap de crédibilité.
Alors que les municipales se profilent pour 2020, certains espèrent une reconstruction depuis la base. Des listes autonomes se moquant des oukases de parti. Des unions de terrain informelles pour exercer des pressions sur les décideurs et peser tous les médias.
C’est dans cet esprit que s’inscrit la démarche de France réelle, présentée par Laurence Maugest.
Pour les personnes intéressées, contactez Laurence Maugest pour l’équipe de la France Réelle au mail suivant : laurence.maugest@orange.fr
Polémia


France Réelle : Constats et Objectifs

C’est de façon délibérée que nous avons choisi de lister et de détailler les vérités quotidiennes qui constituent le monde réel des français. Monde réel pour lequel nous devons nous fédérer et enraciner notre action.

Macron et son gouvernement se positionnent clairement comme « progressistes ». Cette fracture entre progressistes et conservateurs est reprise par bon nombre d’intellectuels et relayées par les médias.

Nous la revendiquons clairement après avoir défini le conservatisme que nous défendons comme la ferme volonté de perpétuer les bonnes choses du passé et de tenir compte des expériences révolues pour construire l’avenir avec vigilance et confiance.

◊ Nous constatons qu’il y a de nombreux quartiers dans toute la France qui sont tombés sous la tutelle d’une civilisation importée et de ses bandes de trafiquants. Quartiers français abandonnés par les habitants d’origine dès qu’ils en ont les moyens financiers. Les moins chanceux, obligés de rester sur place, vivent dans l’insécurité constante et dans certains lieux, ne peuvent même pas espérer la visite d’un médecin en cas d’urgence : les services aux personnes ne pénètrent que rarement et doivent être accompagnés par la police dans ces territoires oubliés.

Porte de la Chapelle à Paris et dans bien d’autres lieux, les « réfugiés » se regroupent dans de véritables bidonvilles où la misère génère la violence, et la violence, la misère, sans parler ni des aspects sanitaires, ni de l’image déplorable donnée par Paris aux touristes…

Pouvons-nous laisser notre pays sombrer dans une telle détresse ?

⇒ Nous voulons lutter contre l’immigration de masse inhumaine et en signaler les conséquences dramatiques.

Ce que nous pouvons faire : dénoncer ceux qui provoquent le chaos migratoire, le financement public des associations immigrationnistes, les élus qui autorisent ces subventions et manifester contre l’installation de centres de migrants. Expliquer que cette immigration ne fait que des malheureux : les migrants déracinés et les européens appauvris qui deviennent des étrangers chez eux…

◊ Nous constatons que les esprits libres qui dénoncent les méfaits de ces transferts barbares de population sont ostracisés, inévitablement traités de racistes. Les médias, au quotidien, empêchent tout débat de fond et libre sur ces sujets jugés « sensibles » : les lois Pleven et Gayssot jouent un rôle évident de censure. Même le dit « Grand débat » a été privé de ce sujet.

Pouvons-nous nous laisser bâillonner par les médias financés par les oligarques à qui le crime profite en effet, ces mélanges violents de populations visent à niveler les peuples, à leur faire perdre leurs racines, et le sens de l’appartenance à une histoire, à une nation, à une culture afin de les transformer, par abrutissement, en consommateurs. Nous appauvrissons les pays d’émigration en leur enlevant des forces vives qui, déracinées dans nos pays, y sont une charge financière et sociale.

⇒ Nous voulons dénoncer la dictature montante du pouvoir et défendre la liberté d’expression qui assure l’intelligence des peuples.

Ce que nous pouvons faire : soutenir moralement et financièrement les victimes de la répression du pouvoir. Aider et faire connaître les médias libres. Expliquer les méfaits des lois liberticides.

◊ Nous constatons que, sous la pression des lois comme la loi NOTRE, et des autorités européennes et mondialistes, les autorités nationales et locales perdent inexorablement leur souveraineté et leurs compétences juridiques sur les services de sécurité, d’éducation, de santé, de transport, sur le logement, etc…

Situation désastreuse qui a entraîné la désertification des zones rurales oubliées par les gouvernants cosmopolites : fermeture des services publics, réduction de la desserte par les transports en commun, faillite des commerces des centres villes, etc…

Pouvons-nous abandonner la richesse singulière de nos campagnes où plongent, pour beaucoup de français, les racines de ce qui les constituent ?

⇒ Appliquer le principe de subsidiarité, et promouvoir les libertés locales, notamment économiques : remettre l’économie au service de l’homme et non l’inverse, privilégier « la proximité », défendre nos entreprises de plus en plus souvent vendues à l’étranger, lutter contre la désindustrialisation : retrouver une échelle humaine.

Ce que nous pouvons faire : manifester contre les fermetures de services publics, de lignes ferroviaires : les déserts médicaux, que la réduction du numerus clausus a provoqués, l’état désastreux du système hospitalier et la fermeture d’hôpitaux et de maternités en sont de tristes exemples.
Promouvoir les produits de proximité et sensibiliser la population à la nécessité d’acheter français ou européen. Qui plus est, la proximité, c’est bon pour l’environnement !

◊ Nous constatons une augmentation constante des actes de violence en France, qui devient dramatique.

Pouvons-nous laisser notre pays, identifié comme celui « des Droits de l’Homme » devenir la proie de l’insécurité ?

⇒ L’Etat doit retrouver sa priorité première, une de ses fonctions régaliennes : la protection des français, leur sécurité, notamment en assurant le contrôle des frontières en respectant les libertés au niveau local.

Ce que nous pouvons faire : mettre en lumière, au cas par cas, le laxisme judiciaire vis-à-vis des allogènes délinquants. Informer les français des situations précises aussi fréquentes qu’aberrantes d’absence de répression et de suivi des malfaiteurs.

◊ Nous constatons que la culture française est méprisée au niveau le « plus haut » de l’Etat, et au sein même de l’Education Nationale qui ampute, sans sourciller, l’enseignement de l’histoire de France, de ses périodes les plus glorieuses.

Pouvons-nous accepter la déconstruction de ce qui fait notre richesse et notre singularité ? De ce qui constitue nos racines, notamment chrétiennes ?

⇒  Réaffirmer la puissance de la civilisation européenne et de la France au sein du concert des nations.

Ce que nous pouvons faire :
Retrouver notre pouvoir : manifester contre l’alignement français sur la politique aventureuse et belliqueuse des Etats-Unis. Non aux bobards de guerre, des médias etc…
Préserver notre identité : lutter contre la christianophobie, et informer de ses actes (profanations contre les églises et les cimetières) en progression régulière, et contre les déconstructions du patrimoine en général comme les maisons alsaciennes à colombages, par exemple … Veiller à ce que les lois protégeant les parcs naturels et zones protégées perdurent et soient réellement appliquées.

◊ Nous constatons que rien n’est fait pour favoriser la natalité en France, bien au contraire, avec de lourdes conséquences sur les retraites : d’une part, des allocations familiales insuffisantes et en diminution régulière, une fiscalité qui pénalise les familles par la réduction du quotient familial et, d’autre part, le nombre réduit et les prix élevés des logements de grande taille notamment, pour les classes moyennes.
Revoir le système des retraites, injuste, et qui profite à des arrivants qui n’ont jamais cotisé tandis que des français qui ont cotisé toute leur vie touchent une retraite misérable…
S’ajoutent à cela les lubies écologistes qui invitent les françaises à avoir le moins d’enfants possible !
De l’enfant roi qui est censé « apprendre par lui-même » à une certaine idée de l’Homme imposée par la loi du marché, la personne est trop souvent abaissée au statut de simple usager.

Pouvons-nous laisser se développer une politique de baisse démographique ? Pouvons-nous laisser l’Homme devenir un objet du marché mondialisé ?

⇒ Mettre en œuvre une véritable politique familiale, relancer la natalité en respectant la préférence nationale, rendre aux parents une vraie liberté scolaire et réaffirmer la loi naturelle pour protéger la dignité de chaque personne.

Ce que nous pouvons faire : dénoncer l’embrigadement des enfants : théorie du genre, LGBT, climato-catastrophisme, dénoncer l’intervention d’associations militantes dans les écoles, pointer du doigt les folies “pédagogiques”. Contrer la propagande pro-avortement, pro-euthanasie, pro-PMA et bientôt pro-GPA…

Nous avons du travail, nous pouvons le faire seulement si nous œuvrons unis sur ces priorités. Les français sont attachés à la démocratie : le pouvoir par le peuple et non pas par les minorités.

France Réelle : Présentation de l’action

Création de coordinations locales sur l’ensemble du territoire français

Elles auront comme mission d’organiser des rencontres, des débats et des événements de résistance contre des actions qui seront identifiées comme délétères et opposées à l’économie enracinée ou à la continuité culturelle de la France : fermeture de services de proximité, irrespect de lieux de culte ou de tout autre vestige…

Ces manifestations se feront pacifiquement, la fibre humoristique sera privilégiée !

Ces événements permettront de :

  • Sensibiliser nos citoyens à l’engagement associatif ou politique local.
  • Diffuser une information sur :
    • les médias alternatifs qui font un excellent travail trop peu connu des français.
    • des initiatives locales : écoles hors contrat, producteurs défendant et fournissant le commerce de proximité et toutes autres démarches de résistance : librairie, maison d’édition, associations, comités de quartier et sites Internet locaux …

La priorité est de trouver des coordinateurs et des bénévoles pour relayer cette action.

Nous voulons agir avec toutes les personnes qui partagent nos convictions, nos objectifs et ce sentiment d’urgence de s’unir et de travailler ensemble en partant du local.

Pour les personnes intéressées, contactez Laurence Maugest pour l’équipe de la France Réelle au mail suivant : laurence.maugest@orange.fr

Laurence Maugest
02/07/2019

Source : Correspondance Polémia

Laurence Maugest

Laurence Maugest

Laurence Maugest a une maîtrise de recherche en psychologie sociale. Durant plus de vingt ans elle a travaillé dans des services d’écoute et de soutien destinés à des personnes en difficulté, lieux stratégiques où la complexité et la diversité des individus rencontrés aiguisent une vive curiosité des autres. C’est par l’écriture qu’elle poursuit maintenant cette exploration sans fin.

https://www.polemia.com/attaques-identite-france-relle-mobiliser/

Embarquez avec les commandos d’élite des Forces spéciales

Embarquez avec les commandos d’élite des Forces spéciales

ABONNÉS

Les forces spéciales mobilisées pour l’exercice Athena.DDM Pierre ChallierPublié le 23/06/2019 à 06:58      Défense – ArméeSécuritéSociétél’essentiel

Jusqu’au 28 juin, un entraînement majeur des Forces spéciales (FS) se déroule dans le Grand Sud, avant projection. Entre action clandestine et opérations conventionnelles, ces unités sont aujourd’hui incontournables dans tous les conflits modernes. Surtout lorsque se mènent des guerres de l’ombre entre états sur des territoires étrangers et lorsque la mobilité des terroristes jihadistes ignore toute ligne de front.

Ils détestent les projecteurs. Ne se présentent que visage couvert en public. Mais le 75e anniversaire du Débarquement et l’hommage aux 177 hommes du commando Kieffer comme la mort des maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello – les deux commandos Hubert tombés le 10 mai dernier lors de la libération de quatre otages au Bukina Faso – ont récemment replacé en pleine lumière les militaires des Forces spéciales (FS).PUBLICITÉinRead invented by TeadsPUBLICITÉinRead invented by Teads

Marine, armée de Terre, armée de l’Air, ils sont environ 4 300 sous les ordres du COS, le Commandement des opérations spéciales à Vélizy-Villacoublay. Descendants lointains de l’inventif Gédéon de l’Ancien Testament et, bien sûr, d’Ulysse «aux mille ruses», ils ont pour devise «Faire Autrement» : atout sans égal d’une frappe imprévisible contre l’ennemi.

Et pour conduire en autonomie de plus ou moins longues missions en terrain hostile, ils sont désormais un «outil indispensable à l’action d’un état moderne» (1), écrivait dès 2002 éric Denécé. Pourquoi ? Parce que ces commandos d’élite sont à la fois le «couteau suisse» et le «coup de poing américain» des gouvernants, dans un contexte de conflits asymétriques, d’univers flous et… de réduction des budgets militaires pour le «conventionnel», (le leur restant secret). Reconnaissance et renseignements, interventions en zones grises, sous uniforme, mais entre deux eaux et trois frontières… lutte antiterroriste, évacuations de ressortissants, libération d’otages, et, bien sûr, comme on l’a vu en Afghanistan fin 2001 ou au Mali, début 2013, ouverture d’un théâtre d’opérations : «Nous sommes là pour proposer aux décideurs une panoplie d’options permettant de graduer la réponse en fonction des résultats politiques qu’ils souhaitent, lorsque la situation ne permet pas d’intervention massive», rappelle un officier.

Toujours garder un coup d’avance

Dans le Grand Sud ? La Nouvelle-Aquitaine concentre les FS de l’armée de Terre, avec le 1er RPIMa à Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques, le 13e RDP à Martignas-sur-Jalle en Gironde et le 4e Régiment d’hélicoptère des forces spéciales à Pau, ville de leur état-major (COM-FST) dans les Pyrénées-Atlantiques. Mais cette semaine, c’est aussi depuis Mont-de-Marsan et Captieux dans les Landes que les Forces spéciales air (FSA) poursuivent avec leur Commando parachutiste de l’Air n° 10 (CPA10) et leurs escadrons «Poitou» et «Pyrénées» leur entraînement annuel majeur, appuyés par le régiment de chasse «Normandie Niemen» de Mont-de-Marsan et les drones de Cognac, mais aussi et pour la première fois, avec la participation de FS américaines et espagnoles.

Commandos parachutistes des trois armes, équipages de transport, d’hélicoptères et de Rafale réunis pour «Athéna» : par son nom, l’exercice rappelle que la déesse casquée a soufflé à Ulysse l’idée du cheval de Troie. Mais surtout que ces hommes, à la maîtrise technique hors normes, se doivent toujours d’être à la pointe de l’innovation pour maintenir ce «coup d’avance» qui fait tout l’intérêt de cet instrument géopolitique primordial. Outil exceptionnel dont la sécurité même semble pourtant bien avoir été négligée au Sahel par le recours à des sociétés privées douteuses aux avions parfois «poubelle» pour le transport des FS, a révélé «Le Monde» la semaine passée et interpellé le député LR François Cornut-Gentille. «Faire autrement» ? Côté investissements de l’état en moyens aériens pour les forces, il y a toujours urgence.

(1) Forces spéciales, l’avenir de la guerre? Aux éditions du Rocher.


Le général Rondel, chef du commandement des Forces Aériennes, ici avec l'un des pilotes de V22, espère développer cette coopération avec Américains et Espagnols. DDM/ P.C.
Le général Rondel, chef du commandement des Forces Aériennes, ici avec l’un des pilotes de V22, espère développer cette coopération avec Américains et Espagnols. DDM/ P.C. – DDM, Pierre Challier

Russes, Britanniques, Français, Américains, Israéliens, Chinois… et doctrines d’emploi

Gédéon, Ulysse, Hannibal… Depuis la plus haute antiquité, des guerriers et des généraux ont usé de stratagèmes «non conventionnels» pour vaincre ou dissuader l’ennemi. Mais les Forces spéciales proprement dites sont nées au XXe siècle, avec les Soviétiques qui ont développé leur propre savoir-faire durant l’entre-deux-guerres. Pour autant, c’est véritablement avec le Special Air Service (SAS) et le Special Operation Executive (SOE) britanniques durant la Seconde Guerre mondiale qu’elles se sont développées en Europe de l’Ouest, l’Angleterre formant notamment les Français libres, à l’instar du commando Kieffer mais également les résistants des pays occupés, grâce au SOE. Côté américain ? Le conflit avait aussi vu se développer les actions de l’OSS et de la «Brigade du Diable» du First Special Service Force mais les Special forces au béret vert sont nées en 1952 et sont montées en puissance au Vietnam, avant d’être réimposées par l’Afghanistan, en 2001.

Ailleurs ? Israël a bâti à partir de 1957 son modèle sur le SAS et sa réputation n’est plus à faire. Mais la Chine comme tout pays voulant afficher sa puissance militaire se doit désormais d’avoir ses propres forces spéciales et les niveaux de formation tendent à s’uniformiser. Ce qui fait, néanmoins que le «top 3» soit, selon éric Denécé, constitué par les Britanniques, les Américains et les Français (lire page3)? Pas uniquement la progression des armements et des équipements innovants, évidemment. «Les Russes, les Israéliens et les Chinois ont de très bonnes unités spéciales, mais aujourd’hui, ils n’ont pas le type de déploiement qu’ont ces trois puissances occidentales. Les Français, par exemple, se battent très loin de chez eux, sur des terrains très différents et depuis bientôt 20 ans sans discontinuer. Techniquement, Russes et Israéliens, par exemple, sont tout aussi bons. Mais les Russes, eux, interviennent surtout à la marge de l’ex-empire soviétique et les Chinois et les Israéliens interviennent également surtout aux frontières de leur pays. C’est la grande différence avec les états-Unis, le Royaume-Uni et la France, pays qui, eux, sont capables d’intervenir partout dans le monde», analyse le spécialiste, soulignant que cette doctrine d’emploi implique innovations et adaptabilité constantes. Mais aussi pragmatisme dans les collaborations.

Le prisme avec lequel on peut aussi regarder l’exercice Athéna qui se déroule avec trois V22 et un C130J du Special Operations Squadron américain, basé à Mildenhall en Angleterre, Américains et Français travaillant ensemble sur différents théâtres où, par exemple, les ravitailleurs américains fournissent et «sans aucun problème» les Caracal des FS françaises, seuls hélicoptères ravitaillables en vol de jour comme de nuit. La présence également d’un Casa et des commandos parachutistes espagnols de l’Ezapac ne doit rien au hasard : les Forces aériennes espagnoles sont déjà présentes sur Barkhane et Paris n’aurait rien contre une montée en puissance de Madrid à ses côtés.


L'exercice Athena des forces spéciales. Ici l'évacuation d'un blessé.
L’exercice Athena des forces spéciales. Ici l’évacuation d’un blessé. – DDM, Pierre Challier

Athéna une «générale» avant la guerre

Sous le plafond bas, deux Rafale déchirent l’air au-dessus des pins. Plus de 800 km/h à 100 mètres du sol : le bruit cloue sur place… «Démonstration de force, ça crée un premier effet de dissuasion sur l’ennemi», commente un capitaine. Sans temps mort, un hélicoptère Caracal dépose les commandos avec, en appui, du jamais vu dans le ciel des Landes : un V22 Osprey de l’Air Force special operation command, hybride qui décolle en hélico et vole en avion pour transporter vite et loin les Forces spéciales. Américaines habituellement, françaises aujourd’hui.

Fusils d’assaut qui crépitent, fumées montant de la route où a lieu l’interception… Ce matin, l’exercice Athéna entre vraiment «dans le dur», sur le champ de tir de Captieux. Renseignements envoyés par le Transall «Gabriel» de guerre électronique, coordonnées de cible transmises par les commandos aux Rafale, embuscades… «Une répétition grandeur nature avant de repartir en opérations spéciales qui permet de revoir tous les automatismes et de mécaniser les procédures entre nous puisqu’il y a aussi des commandos Marine et Terre, mais également les Américains et les Espagnols», résume un fusilier commando de l’Air.

Une «générale» indispensable pour ceux qui sont au contact, sur le terrain, mais aussi pour ceux qui sont juste derrière, à savoir les Modules d’appui aux opérations spéciales (MAOS). Toute la mécanique invisible qu’Athéna doit vérifier et huiler. Celle de ces militaires qui ne sont pas FS mais qui travaillent pour elles, vu leur spécialité, aptes à faire le coup de feu si nécessaire et qui doivent rester une solution et pas un problème, en cas de coup dur dans les opérations.

MAOS : en quatre jours le régiment du génie de l’air a ainsi nivelé et fortifié un carré de 1 ha pour la base de commandement opérationnel. Dans les tentes et autour ? Les commandos de protection, les spécialistes NRBC pour le risque nucléaire, biologique et chimique, le commandement et… l’essentiel, les systèmes d’information et de communication pour que ciel et terre échangent messages et données en permanence. «Avec les moyens satellites, on met en place l’équivalent d’une 3 G sécurisée sur près de la moitié de la France», simplifie l’adjudant-chef.

Captieux, Mont-de-Marsan : ce n’est en effet qu’une partie d’un tableau beaucoup plus vaste. Sur la carte du briefing, Athéna s’étend sur 600 km de long, 400 km de large, de la Nouvelle-Aquitaine à l’Occitanie et jusqu’au nord de la Loire. Le Sud-Ouest ? «C’est Orangeland avec pour scénario une zone instable, un coup d’état et un pays voisin qui veut maintenir l’instabilité et infiltre des groupes terroristes, bref, un mélange de Libye, de Levant et de Sahel le plus réaliste possible puisque cet entraînement annuel sert à certifier les Forces spéciales air et leurs appuis avant déploiement», récapitule le lieutenant-colonel Thierry.

Au total ? Environ 500 personnels pour trouver et neutraliser les «hostiles». Grâce à «l’allonge, la force de frappe et la fulgurance de l’arme, d’ici, on peut aller «taper» aussi bien à Orléans qu’à Caylus», précise-t-il. Gris camouflage sur nuages assortis, un Hercule C130 et un Casa larguent maintenant palettes et colis. D’un Transall chutent en dernier les commandos du CPA 10. Plus loin, d’autres sont déposés en aérocordage par un Osprey. Invisible depuis la route, un troisième groupe surgit de nulle part pour intercepter un 4×4. Tirs, moteur en fumée, jaillissement éclair avec 20 à 25 kilos sur le dos. Les messages radio rythment l’action. «Homme à terre !» Entre l’attaque et l’évacuation du blessé, quelques minutes seulement… Selon le «tableau», ils sont une dizaine ou juste une paire de discrets, à l’instar de ceux qui guident depuis le sol les Rafale du Normandie-Niemen sur leur cible. Sans droit à l’erreur. «Alors vu le niveau d’exigence, pour ceux qui les appuient ça va plus loin que vérifier les compétences, c’est valider la confiance qu’on peut avoir en eux en opération spéciale. Ici, soit vous faites le poids, soit vous sortez», tranche le lieutenant-colonel «Donato». Test jusqu’au 28 juin.


Mémento

Créé en 1992, le Commandement des opérations spéciales (COS) est sous les ordres du chef d’état-major des armées et l’autorité directe du président de la République. Ses 4 300 militaires (et réservistes) interviennent dans des missions périlleuses, discrètes mais qui ne sont pas clandestines et ils sont issus des trois armes.

Pour l’armée de Terre, il s’agit du 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine, du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (RHFS) et du 13e régiment de dragons parachutistes (RDP).

Pour l’armée de l’Air : commando parachutiste de l’air n° 10 (CPA 10), escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées et escadron de transport 3/61 Poitou.

Pour la Marine, ce sont les commandos d’assaut, d’appui et de nageurs de combat Trépel, Jaubert, de Montfort, de Penfentenyo, Hubert, Kieffer et Ponchardier.


Eric Denécé
Eric Denécé – DR

«La France est dans le Top 3»

Interview d’Eric Denécé, Directeur du Centre français de recherche sur le renseignement CF2R

Américains, Britanniques, Russes, Israéliens… Où se situe la France aujourd’hui dans le classement des Forces spéciales ?

La France est dans le Top 3 avec les Américains et les Britanniques car ce qui fait aussi la qualité des Forces spéciales, c’est leur rythme d’engagement. Ce n’est pas seulement leur nombre et leur équipement, c’est aussi le nombre de situations opérationnelles dans lesquelles elles sont engagées et qui fondent leurs compétences : plus ils sont sur le terrain, meilleurs ils sont, ce qui est particulièrement vrai dans le cadre des Forces spéciales françaises qui sont largement employées.

Voire suremployées depuis quelques années ? Afghanistan, Levant, mais aussi Bande Sahelo-Saharienne (BSS), Libye : elles sont sur le pont depuis 18 ans, maintenant…

Aujourd’hui, on a vraiment besoin d’elles et, oui, on peut effectivement dire qu’elles sont suremployées car le nombre de crises dans lesquelles on leur demande d’intervenir est assez gigantesque et l’outil n’est pas totalement dimensionné à la hauteur des besoins. Les Américains sont aussi très engagés, mais ils ont infiniment plus de Forces spéciales que nous, avec environ 67 000 personnes, chiffre auquel on mettra un bémol car ils rangent aussi sous cette étiquette de l’infanterie légère. Nous, si l’on compare, on est donc dans la difficulté, en quantité, mais on reste plutôt dans la bonne moyenne avec les Anglais et les Israéliens qui ont toujours fait prévaloir la qualité sur la quantité.

Ce constat fait, quels sont les enjeux alors que la situation se dégrade au Mali, au Burkina-Faso et qu’elle reste instable au Moyen-Orient ?

Le premier impératif, c’est de garder le très haut niveau de qualité des Forces spéciales françaises et qu’on n’augmente pas leurs effectifs pour le plaisir. Par contre parallèlement, il faut créer ou renforcer d’autres unités d’infanterie légère, de parachutistes ou d’infanterie de marine très spécialisées qui puissent les relayer dès que leur haute technicité ne justifie plus de les engager. Il y a donc un deuxième défi : créer un type d’unité particulière entre Forces spéciales et infanterie conventionnelle, dans la dynamique de ce que font déjà techniquement le 2e REP ou les Groupements de commandos parachutistes, ou à l’instar des Rangers américains.

La priorité ne serait-elle pas aussi les moyens aériens ? «La sécurité des commandos français au Sahel lors de leurs déplacements aériens (…) reste préoccupante» écrit «Le Monde», évoquant des appareils civils parfois «catastrophiques», pilotés «par du personnel étranger», «gérés par des sociétés douteuses» et, pire, qui ont les vraies identités de leurs passagers «en dépit du secret-défense» !

Cette situation est aberrante ! Par définition ils sont sur des théâtres éloignés avec des missions à long rayon d’action et c’est vrai que malgré l’existence du 4e RHFS, des escadrons Poitou et Pyrénées, les moyens aéromobiles ne sont pas à la hauteur des enjeux. Mais le recours à ces sociétés «civiles» est intolérable car il expose des hommes d’un très haut niveau de compétence, non seulement en dévoilant leur identité, mais aussi en jouant avec leur sécurité lorsqu’ils sont à bord d’appareils «poubelle». Ce type d’«économies» réalisées avec des «prestataires» au rabais pour des personnels hautement qualifiés et équipés n’a pas de sens alors que l’aérien est le secteur où on ne peut se permettre de lésiner, surtout pour les FS.

Pierre Challier

https://www.cf2r.org/le-cf2r/presse/annee-2019/

Les leçons du Palmarès Challenges des Fortunes 2019

Fortunes

Les leçons du Palmarès Challenges des Fortunes 2019

Par Eric Treguier le 03.07.2019 à 14h00ABONNÉS

EXCLUSIF –  Après 25% en 2017 et 17% en 2018, la progression de la richesse de « nos » 500 fortunes professionnelles atteint 6% cette année. Une hausse modérée qui témoigne d’un millésime contrasté selon les secteurs, avec le luxe qui rit et l’industrie qui pleure.

Bernard Arnault

Sans surprise, Bernard Arnault reste très largement en tête de notre classement 2019 des Fortunes. Il creuse même sérieusement l’écart. JS/AFP

Jamais depuis le lancement du classement des 500 fortunes professionnelles de France il y a vingt-quatre ans, les 700 chefs d’entreprise et les grands actionnaires y figurant n’ont été aussi perdus devant l’image que la société a d’eux. A l’évidence, la crise des « gilets jaunes » a laissé des traces. « Peut-être ne devriez-vous pas publier votre classement cette année compte tenu de l’ambiance compliquée », suggère par exemple Philippe Bénacin (200ème dans le classement ), cofondateur d’Interparfums, qui développe des licences avec des grou­pes de luxe. Pourtant, le cru 2019 de notre palmarès est contrasté, avec une progression que l’on peut considérer comme modérée (6 %) de la richesse cumulée de nos 500 fortunes, loin derrière celles de l’an dernier (+17 %) et de 2017 (+25 %).

Mais sur le long terme, quelle performance ! Il y a quelques mois, l’Insee a publié une étude montrant que le patrimoine moyen des Français avait doublé depuis 1998. Or, sur la même période, celui des 500 de notre classement a été multiplié par… sept. L’économiste Thomas Piketty, auteur du best-seller Le Capital au XXI e siècle, a raison quand il affirme que « les plus riches captent une part croissante de la croissance » depuis plusieurs années.

En 1996, lorsque Challenges a lancé son palmarès, la richesse cumulée des 500 fortunes représentait 2 % de l’ensemble du patrimoine privé des Français, estimé alors à 3.475 milliards d’euros. Et pendant quinze ans, cette part est restée à peu près stable. Mais depuis 2010, elle a augmenté beaucoup plus vite. Jusqu’à peser, cette année, avec 700 milliards, environ 6 % du patrimoine actuel (estimé à 12.000 milliards) des Français…

https://www.challenges.fr/classement/classement-des-fortunes-de-france/les-lecons-du-palmares-des-fortunes-2019_661870#xtor=CS4-92[Les+le%C3%A7ons+du+Palmar%C3%A8s+Challenges+des+Fortunes+2019]-661870

Des nudistes français menacent de «tout mettre à nu» dans le sifflement de la piscine publique avec les baigneuses Burkini

Beach

Des nudistes français menacent de «tout mettre à nu» dans le sifflement de la piscine publique avec les baigneuses Burkini

L’EUROPE 14h36 28.06.2019 Obtenir une URL courte5  17  6

Auparavant, les autorités de la ville française de Grenoble avaient fermé les deux piscines municipales de la ville au milieu d’une vague de chaleur étouffante agitant l’Europe occidentale après que plusieurs femmes musulmanes y aient été vues en train de nager vêtues de burkinis, au mépris de l’interdiction du vêtement.

Les nudistes français menacent de « tout dévoiler » face à des baigneurs vêtus de burkinidans les piscines publiques de la ville française de Grenoble, alors que des températures dépassant les 40 degrés Celsius dominent sans relâche l’Europe occidentale, rapporte The Telegraph .

Les habitants de la ville ont lancé un groupe Facebook «laïque et écologiste des citoyens» appelé «Tout le monde nu», en invitant les membres à venir à la piscine nus et à défier la «brigade burkini», déplorant l’inquiétante «inaction» du maire de Green, Eric Piolle.

Au moins 231 manifestants ont manifesté leur intention d’arriver nus et 1 300 d’entre eux ont manifesté leur intérêt.

Les températures élevées à Grenoble avaient attisé les passions déjà vives des habitants, alors que les autorités avaient fermé les deux piscines municipales de la ville après que des femmes musulmanes y aient été vues nageant vêtues de burkinis.

Les femmes vêtues de burkini se sont rendues deux fois à la piscine à l’initiative d’Alliance Citoyenne, une ONG de défense des droits civils, pour contester l’interdiction par une ville du maillot de bain intégral, qu’elles considèrent comme discriminatoire.

Pour des raisons de sécurité et d’hygiène, la ville du sud-est français oblige les femmes à porter des maillots de bain moulants d’une seule pièce dans les piscines tandis que les hommes doivent porter des maillots de bain de style Speedo plutôt que des shorts.

Cependant, par un acte de défi délibéré, le groupe de femmes musulmanes a contesté l’interdiction.

Dans un premier temps, une quinzaine de femmes ont réussi à entrer dans la piscine le 17 mai et se sont même filmées en train de se baigner, affirmant qu’elles cherchaient à « défendre la liberté de religion ».

Dimanche dernier, les femmes ont été condamnées à une amende de 35 € (30 £) chacune.

Néanmoins, les femmes sont allées sur les médias sociaux pour réclamer une troisième opération de ce type ce dimanche.

Les défenseurs du burkini ont déclaré avoir décidé d’agir après que 630 personnes eurent signé une pétition demandant que les règles soient modifiées afin que lesfemmes musulmanes puissent se baigner dans les bains publics.

Adrien Roux, responsable national de l’Alliance des citoyens, a déploré le fait qu’en raison de leurs croyances religieuses, des centaines de femmes musulmanes ne pouvaient pas aller nager.

Le maire de la ville, aux prises avec des difficultés, a demandé à l’État d’intervenir pour « lever toute ambiguïté sur le statut des maillots de bain couvrant le corps ».

En 2016, plusieurs municipalités françaises ont interdit le port du burkinis, affirmant qu’il s’agissait d’une menace à la sécurité, mais les interdictions ont ensuite été annulées par un tribunal.

Tunisian women, one (R) wearing a burkini, a full-body swimsuit designed for Muslim women, swim on August 16, 2016 at Ghar El Melh beach near Bizerte, north-east of the capital Tunis.

© AFP 2019 / FETHI BELAIDLes Tunisiennes, une (D) portant un « burkini », un maillot de bain complet conçu pour les femmes musulmanes, nagent le 16 août 2016 sur la plage de Ghar El Melh, près de Bizerte, au nord-est de la capitale Tunis.

Maillot de bain pour femme, le burkini couvre tout le corps, sauf le visage, les mains et les pieds, dans un design conçu pour respecter les traditions islamiques de la tenue vestimentaire modeste, mais son acceptabilité est débattue.

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://sputniknews.com/&prev=search
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LETTRE OUVERTE A ANNE HIDALGO AU SUJET DU PROJET D’UNE PLACE DE JERUSALEM A PARIS

Paris, le 21 juin 2019

Madame la Maire de Paris,

Le 12 juin, le Conseil de Paris a décidé de créer une Place de Jérusalem.

Une belle idée pour éclairer la population sur la situation de cette ville martyre, fracturée, divisée ; pour rappeler la nécessité absolue de mettre fin à cette violation du droit international et du droit humanitaire et pour condamner sans ambiguïté le fait accompli et la loi du plus fort.

Vous auriez pu rappeler à cette occasion que nul ne peut conquérir un territoire par la force et que « la création par Israël de colonies de peuplement dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, […] constitue une violation flagrante du droit international […] » (résolution 2334 de l’ONU).

Il semble cependant que la décision que vous avez prise ne soit pas animée par ce souci de respect du droit, du respect de l’autre, de l’amitié et de la solidarité entre les peuples.

Si l’on en croit votre échange de lettres avec le président du Consistoire, Jérusalem n’aurait d’importance que pour le judaïsme. Ce choix, vous l’avez fait en acceptant la demande du Consistoire que cette place soit située « aux abords du lieu hautement symbolique du Centre Européen du Judaïsme ». Oubliées les deux autres religions monothéistes qui la considèrent comme une ville sainte. D’où vient cette primauté d’une religion sur les autres exprimée par la Maire de la capitale de la France, État laïc ?

Alors qu’aucune rue de Jérusalem n’existait plus à Paris depuis 1883, le choix de créer une place de Jérusalem n’était pas neutre et ne pouvait pas faire abstraction de la réalité politique de l’annexion illégale de Jérusalem, notamment Jérusalem-Est, par Israël. À aucun moment vous ne vous référez à l’occupation, l’annexion et la colonisation par Israël de la partie palestinienne de la ville depuis plus de 50 ans. Et vous semblez ignorer les résolutions 476 et 478 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui l’ont rejetée avec la plus grande fermeté.

Et c’est en choisissant de nier cette réalité – au mépris de la politique de la France – que vous pensez « rappeler les liens qui unissent la Ville de Paris à la communauté juive » !

En pratiquant la confusion entre une religion (le judaïsme représenté par le président du Consistoire) et la notion contestable de communauté (la « communauté juive »), vous mettez à mal l’idéal laïc de notre République. Et en associant cette « communauté » à un État tiers (l’État d’Israël) qui viole tous les jours le droit international et les droits de l’Homme, vous importez en France le conflit israélo-palestinien et vous rendez un bien mauvais service à cette « communauté ».

Ignorez-vous que les Palestiniens de Jérusalem n’ont pas les mêmes droits que les colons qui vivent illégalement en territoire occupé ? Ignorez-vous que certains enfants palestiniens de Jérusalem-Est ne savent pas en rentrant de l’école s’ils auront encore une maison ? Quand ils ont une école !

Ignorez-vous que chaque nuit l’armée d’occupation arrête des jeunes Palestiniens à Jérusalem-Est sans aucune justification ?

Ignorez-vous que les Palestiniens de Jérusalem sont considérés par Israël comme des « résidents » sur leur terre natale ? Et qu’ils peuvent se voir retirer leur permis de résidence pour défaut d’allégeance à l’occupant ?

Ignorez-vous qu’il est quasiment impossible pour une famille palestinienne d’obtenir un permis de construire ? Et que c’est ainsi qu’Israël justifie les destructions de maisons ?Ignorez-vous que tout cela se fait en violation du droit ?

Bien sûr, vous ne l’ignorez pas : comment pouvez-vous faire comme si tout cela n’existait pas ?

Parmi les amendements qui étaient proposés, au moins l’un d’eux évoquait la possibilité de revenir au Droit en ajoutant à la dénomination « Place de Jérusalem » : « avec le vœu qu’elle devienne la future capitale de deux États ».

À l’opposé, vous avez fait le choix de placer cette décision sous le signe exclusif de « l’amitié avec Israël » : vous cautionnez ainsi l’annexion de Jérusalem par Israël, comme l’a fait Donald Trump, en contradiction avec le droit international et la politique de la France. Et vous cautionnez aussi les choix actuels de cet État, qui a adopté une loi fondamentale raciste et suprémaciste, plaçant la colonisation au rang des valeurs nationales.

Au-delà de la violation du droit et de la loi du plus fort, vous avez choisi la division au sein de la population française, et vous prenez la responsabilité d’un double risque : celui d’exacerber les rivalités religieuses, et celui de transposer en France le conflit israélo-palestinien. Beaucoup de citoyens français, de Paris et d’ailleurs, estimaient pouvoir attendre vraiment autre chose de vous et ne sont pas près de l’oublier.

Nous vous demandons, Madame la Maire, de renoncer à cette décision qui divise, qui viole le droit international et qui va à l’encontre de la politique de la France. Et d’annuler l’inauguration de cette place en présence du maire de Jérusalem, le maire de l’annexion et de l’oppression des Palestiniens de Jérusalem.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Maire, l’expression de notre haute considération.

Bertrand Heilbronn

Président de l’Association France Palestine Solidarité

https://prochetmoyen-orient.ch/

https://prochetmoyen-orient.ch/
 

ASCOVAL, ALSTOM, FESSENHEIM, RENAULT-NISSAN : quel rapport ?

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20 mai, 2019
Tribune libreLoïk Le Floch-Prigent

Regarder le documentaire d’Éric Gueret « La bataille de l’acier » sur le combat des 300 salariés d’Ascoval pour sauver leur site de Saint-Saulve c’est comprendre le désarroi, l’incompréhension des producteurs des usines et permet de réfléchir, si on le veut bien, aux conséquences réelles des décisions prises sans suffisamment de compétences et de réflexions. C’est aussi prendre la mesure des émotions des bons professionnels devant des évènements qui les dépassent et qui sont, pour eux, inexplicables. C’est revenir à la vie réelle de l’économie des territoires : condamner un site industriel, c’est annoncer la mort d’un écosystème, la disparition d’une biodiversité nationale indispensable.

On aurait pu réaliser un documentaire semblable à Belfort qui se meurt depuis la décision de la vente d’Alstom-Energie à General Electric ; à Fessenheim depuis que l’écologie politique a contraint le gouvernement à sa fermeture injustifiable ; chez Renault englué dans une affaire politico-judiciaire qui ne peut que mal finir pour les salariés du Groupe.

On espère que la reprise d’Ascoval par British Steel va finir par se faire, mais on sait dès aujourd’hui que la société britannique est fragile, que le Brexit risque de ne pas arranger les choses et surtout que les produits actuels d’Ascoval ne sont pas compétitifs. Il va donc falloir beaucoup d’argent et d’innovation pour arriver à sortir l’entreprise de l’ornière, la combativité des salariés en vaut sûrement la peine. Néanmoins, il eut fallu expliquer au personnel pourquoi on en est arrivés là, c’est-à-dire la chaine des mauvaises décisions qui ont conduit à cette catastrophe nationale : la disparition d’Arcelor dans Mittal, la tentative et l’échec des Aciers Spéciaux français, avec Ascometal, et la mise à l’écart de Saint-Saulve lors de la reprise des activités par les suisses-allemands, tandis que Vallourec, une des maisons mères, souffrait de la disparition de son marché national avec l’anathème porté contre le pétrole et le gaz dans notre pays. Toutes ces décisions condamnaient le site d’Ascoval, il fallait donc prévoir sa reconversion à partir de la vision que l’on pouvait avoir de l’évolution des marchés. C’était autrefois le devoir des industriels, mais les financiers qui les ont remplacés n’ont pas cette culture, ils se retournent vers l’Etat qui précipite les désastres en prenant des postures pour satisfaire un électorat avide de grands principes et d’idéologie.

Belfort se meurt et on cherche des solutions ! Mais c’est dès 2015, lorsque General Electric est autorisé à racheter 75% d’Alstom que le problème est posé. Il fallait avoir l’aveuglement des dirigeants de l’époque pour ne pas comprendre que les promesses ne seraient jamais tenues. Je me suis longuement exprimé sans jamais avoir été contredit, seulement ignoré parce que la doctrine officielle était que l’on avait sauvé l’électro-mécanique française… en la vendant ! Beau sauvetage ! Et les salariés de Belfort subiront le même sort que ceux de Grenoble (hydraulique Neyrpic-Alstom), on va en réduire le nombre et le pays perdra définitivement un fleuron pourtant tout à fait possible à préserver en 2015, encore possible en 2019. Demain il sera trop tard. On peut réaliser encore un beau documentaire !

Et Fessenheim ? la décision de fermeture a été électorale et présidentielle ! Pour obtenir les votes des écologistes politiques, il fallait sacrifier la peau de la « plus vieille centrale nucléaire française », et on l’a fournie. Mais cette décision est absurde techniquement et économiquement. On parle de reconversion mais tous les habitants de la région ont bien compris que c’était du pipeau, pour amuser la galerie. On sait aussi que l’équilibre du réseau électrique dans l’Est de la France sera délicat. Les salariés ont-ils bien travaillé ? Oui. Sont-ils punis ? Oui. Pourquoi ? Pour que quelqu’un gagne les élections ! Beau documentaire à prévoir.

Enfin, cerise sur le gâteau, Renault. En 1999 on prépare l’internationalisation du Groupe en investissant dans Nissan au Japon, deuxième constructeur japonais, en plein marasme, dont plus personne ne veut. C’est de l’argent durement gagné par des Français (avec une once des contribuables) qui va s’investir là-bas où l’on délègue à partir de Billancourt le patron, Carlos Ghosn. Cinq ans après Nissan est relevé, et en 2005, on demande à Carlos Ghosn de venir en 2005 redresser aussi la maison mère, ce qui sera fait en une dizaine d’années. Que faire désormais de cette Alliance entre les deux constructeurs ? Alliance déséquilibrée puisque c’est Renault le leader, patron compris. Pas facile comme question car si Renault n’a pris « que » 43,4 % c’est bien pour ne pas froisser la susceptibilité des Japonais. Mais dans le capitalisme moderne être l’actionnaire de référence est suffisant pour diriger l’entreprise. Carlos Ghosn a une idée, ce n’est pas la même que celle de l’Etat, actionnaire minoritaire mais influent, et le conflit s’installe. L’Etat, sans avertir personne, rachète en 2015 des actions supplémentaires s’octroyant ainsi de décider du sort de la société. Les Japonais hurlent à la trahison, Carlos Ghosn aussi, et comme ceux qui parlent fort sont aussi des faibles, les Français finissent par satisfaire les Japonais, Renault n’utilisera pas la force de ses 43,4 %, il sera toujours d’accord avec Nissan. Carlos Ghosn reste Président de Nissan mais il va « japoniser » le management, ce qui sera fait dès 2017. Il faut être complétement stupide pour ne pas comprendre alors qu’on a mis Carlos Ghosn en danger, il est le seul rempart contre la rupture effective de l’Alliance et non son renforcement, il suffit alors d’attendre comment cela sera réalisé. Fin 2018, on sait ! Carlos Ghosn est incarcéré, piégé ! On a beau raconter tout ce que l’on veut à la presse, la réalité s’impose, pour sauver Renault il faut revenir sur le début de l’investissement en 1999 et sur la nécessité d’utiliser le magistère de sa position d’actionnaire de référence. Pendant le même temps la « japonisation » a coulé Nissan, et Renault ne fait que regarder le train des réformes décidées ailleurs, ce qu’aucun actionnaire au monde ne pourrait accepter. Et les salariés dans tout cela ? Ils ont aidé au sauvetage de Nissan, chacun à son poste, ils ont cru en l’Alliance et ont aidé à son succès, ils ont accueilli le troisième larron, Mitsubishi Motors et ils vont voir les résultats de la maison mère liés à la sous-activité de Nissan fondre. S’il faut un jour, pas demain, mais après-demain, faire un coup d’accordéon sur telle ou telle activité de Renault, si les sous-traitants qui souffrent déjà des attaques contre le diesel sont menacés dans leur survie, seront-ils satisfaits de savoir que l’on a fait des gorges chaudes pendant des mois à propos du train de vie de leur ancien patron ? Eh bien non, ils demanderont et ils auront raison, ce qui a été fait de leur travail de reconstruction de Nissan et comment on les a défendus. Encore un beau documentaire en perspective, et on peut dès maintenant interroger les acteurs.

J’ai choisi quatre sujets, je pourrais en ajouter bien d’autres avec une petite pensée pour les habitants de Bessé-sur-Braye et de leur usine de papier d’Arjowiggins, car là encore tout le monde semblait ignorer que les techniques modernes allaient restreindre l’usage du papier, mais pas du carton !

La souffrance des travailleurs talentueux doit faire réfléchir les décisionnaires incompétents.Tags:
alstomarabelleindustries stratégiques

https://www.iveris.eu/list/tribunes_libres/427-ascoval_alstom_fessenheim_renaultnissan__quel_rapport__

Cryptomonnaie : le Libra sera libre comme les démocraties populaires sont démocratiques et populaires…

Cryptomonnaie : le Libra sera libre comme les démocraties populaires sont démocratiques et populaires…

facebook data security By: Book Catalog – CC BY 2.0

Ah, tiens, finalement, les cryptomonnaies, ce n’est pas si pourri que ça ! Regardez, même Facebook se lance dans l’aventure ! Avec l’arrivée d’un tel poids lourd dans l’espace des cryptomonnaies, pas de doute, cette invention financière majeure vient de faire un grand bond en avant… Mais avant de crier victoire, assiste-t-on réellement à la naissance d’une nouvelle cryptomonnaie ?

Pour le moment, c’est l’agitation sur la toile.

Du côté des médias traditionnels, c’est même la bousculade de petits articles pour détailler la nouvelle : pour les uns, Facebook veut bousculer les monnaies, pour d’autres, l’arrivée d’un tel géant doit même faire peur aux États.

Bref, on en parle un peu partout, les médias trépignent et c’est pour eux l’occasion de revenir à la fois sur le concept des monnaies et de s’interroger sur la place de cette technologie si vieille et pourtant si indispensable dans notre économie. La vulgarisation aidant, le lecteur le plus chanceux comprendra que la proposition de Facebook est essentiellement une nouvelle forme de coupons adossés à un groupe d’entreprises partenaires, à l’instar des miles aériennes ou d’autres jetons proposés par des chaînes ou des alliances commerciales.

Plus concrètement cependant, ceux qui voudront éplucher les caractéristiques du nouveau joujou de Zuckerberg pourront aller voir le joli site de la cryptomonnaie Libra, aux couleurs moyennement vitaminées de Facebook. On y notera les déclarations de principes, onctueuses comme un onguent sophistiqué, dans lesquelles on découvre que le but est d’offrir un moyen simple à des centaines de millions, que dis-je, des milliards d’individus de disposer d’avoirs numériques, de manipuler de la monnaie, et de faire des opérations bancaires.

Car si de moins en moins d’êtres humains meurent de faim, beaucoup trop sont encore exclus de l’accès aux services des banques et plus prosaïquement de la possibilité de recevoir ou d’échanger de la valeur de façon rapide, simple, efficace et sans danger. Avec un téléphone portable, une connexion au réseau et une cryptomonnaie qui fonctionne, « bancariser » ces personnes devient possible et le Libra de Facebook entend jouer ce rôle.

Cependant, une fois passées les présentations trendy et les jolies photos de banques d’images, les vidéos inspirantes à la musique neutre produites au kilomètre, l’épluchage du whitepapertechnique refroidit quelque peu l’enthousiasme que cette initiative pouvait avoir déclenché.

En termes de caractéristiques techniques, il s’agit d’une chaîne de blocs dont les principes se rapprochent un peu d’Ethereum plus que de Bitcoin, avec un système de paiement de la transaction intégré, un consensus basé apparemment sur une preuve d’enjeu plutôt qu’une preuve de travail même si, comme Ethereum, les détails sur l’implémentation de cette preuve d’enjeu restent flous.

Pour fonctionner, Libra disposera d’un langage de script permettant de faire fonctionner les transactions (et par la suite de mettre en place des contrats automatisés, à l’instar d’Ethereum là encore). Le langage, « Move« , n’est pas détaillé et personne n’a idée ni de ses capacités, ni de sa solidité, ni des caractéristiques importantes (à commencer par sa vérification formelle).

Faisant fi des mécanismes de consensus déjà explorés par les cryptomonnaies existantes, Libra propose un nouveau mécanisme tolérant aux fautes byzantines, construit sur l’algorithme « HotStuff » produit par une chercheuse israélienne, Dahlia Malkhi. Si on peut admettre que sur le papier l’algorithme en question est plein de promesse en termes de performances et de facilité d’implémentation, force est de constater qu’on n’a pour le moment aucun recul sur sa résistance et sa capacité de monter en charge.

À ces éléments qui laissent penser que les personnes embauchées par Facebook pour créer une nouvelle cryptomonnaie ne sont pas complètement à côté de la plaque, on doit cependant ajouter quelques points qui laissent plus que perplexes sur l’avenir de cette aventure.

La lecture des documents fournis par la firme de Zuckerberg ne donne en effet qu’assez peu d’indications sur la nature publique des informations de transactions qui seront disponibles. Si, on le comprend, une centaine de grandes firmes participeront à la validation des transactions et à leur écriture dans le « grand livre général », on peine à voir où ce grand livre sera lisible, sachant que cette caractéristique – une publication au su et au vu de tous – est la base essentielle pour garantir la validité de ces transactions…

De la même façon, s’il est clairement indiqué que le protocole autorise chaque utilisateur à conserver un pseudonyme et plusieurs adresses pour effectuer des transactions sur la chaîne, on comprend malgré tout que les transactions, elles, seront hautement traçables, à l’instar de Bitcoin mais avec votre compte Facebook au bout. Question anonymat et fongibilité, ce n’est vraiment pas ça.

La Libra Fundation, qui se charge d’accueillir les premiers fondateurs, ces sociétés aptes à payer le ticket d’entrée de 10 000 000 de dollars pour participer, peut a priori refuser n’importe qui. Dès lors, il est naïf de penser que les 100 premiers participants de cette blockchains seront neutres. Leurs intérêts ne recouperont peut-être d’ailleurs pas celui des consommateurs…

Afin de contrebalancer la volatilité frénétique des cryptomonnaies, Libra propose un jeton adossé à un panier de monnaie. Ces monnaies – fiat, émises par des États – étant toutes inflationnistes, on peut donc garantir que le libra sera lui-même inflationniste et intrinsèquement manipulable par les États, ainsi que par ricochet, soumis aux règles qu’ils mettent en place à commencer par les contraintes parfois exorbitantes que le dollar impose. À ce titre, si le dollar fait partie du panier, le libra ne sera donc pas accessible aux Iraniens, par exemple…

En somme, cette monnaie sera donc centralisée, censurable sur un claquement de doigt étatique, inflationniste et reposant intégralement sur les marges de manœuvre laissées par des États. On peut donc ainsi garantir qu’il y aura des KYC et des AML, ce qui fera voler par la fenêtre les belles présentations précédentes expliquant vouloir offrir cette monnaie à ces milliards d’individus non bancarisés : comment être reconnu de façon crédible et passer ces filtres alors que dans beaucoup de pays l’acte de naissance, la carte d’identité ou les moyens d’identification ou de gestion de propriété privée (comme le cadastre par exemple) sont au mieux naissants, au pire inexistants ou complètement sujets à corruption ?

En réalité, on comprend surtout que pour Facebook, cette nouvelle aventure est l’occasion de mesurer son impact réel puisque, la fondation Libra l’explique directement, l’un des buts est de développer un véritable « standard d’identité » :

« An additional goal of the (Libra) association is to develop and promote an open identity standard. We believe that decentralized and portable digital identity is a prerequisite to financial inclusion and competition. »

Un monde où la monnaie, devenue globale, est à la merci des États qui n’auront aucun mal à tordre le bras de toutes les sociétés privées acoquinées dans cette fondation, où les identités de tous et de chacun sont connues et traquées efficacement, et où absolument tous les actes marchands sont potentiellement disséqués par des entreprises qui ont fait fort de mettre le Big data et l’Intelligence Artificielle à leur service, voilà qui vend du rêve, non ?

On peut cependant raisonnablement parier sur une réussite (au moins à court terme) de cette nouveauté : c’est nouveau, c’est facile d’emploi, cela donne quelques opportunités supplémentaires d’échanger (de l’argent ici) avec des connaissances, des amis, etc, et ça utilise la puissance du réseau social Facebook, autant d’ingrédients qui garantissent que la masse foncera allègrement vers les promesses dorées portées par Libra…

Avant de clore ce billet, il serait dommage de ne pas noter la réaction immédiate, quasi compulsive et réflexive des autorités françaises, avec Tracfin en tête (dont le directeur, paniqué, croit encore qu’il va falloir réguler cette cryptomonnaie), rapidement suivi de notre Bruno Le Maire national, égal à lui-même c’est-à-dire à pas grand chose de valable.

Entendant que Facebook allait lancer sa propre monnaie, ne comprenant ni la technologie sous-jacente, ni même le concept de monnaie en général, notre Minustre de l’Économie En Déroute s’est donc fendu d’une remarque, parfaitement idiote comme il se doit :

« Que Facebook crée un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question »

Autrement dit, Bruno a fermé ses petits poings et déclaré qu’il entendait fixer des limites à Facebook. Ce qui revient à croire qu’il a son mot à dire ; c’est déjà comique au niveau de l’euro, c’est hilarant pour une cryptomonnaie en général, c’est juste consternant concernant ce projet en particulier. Évidemment, si le panier de monnaie comprend des dollars, le dernier mot appartiendra de toute façon au pouvoir fédéral américain qui se fera un plaisir de passer sur le corps frêle du petit Bruno, dont les petits couinements n’attireront aucune pitié.

Le Libra est annoncé pour débuter en 2020. Il reste donc encore plusieurs mois pour collecter des informations sur ce que veut être cette nouvelle cryptomonnaie. Mais tout indique que derrière les buts sucrés présentés à grands renforts d’images colorées se cache un mécanisme redoutable pour étendre encore un peu plus la domination des États sur les individus.

Du reste, ce sera un excellent test : si ces derniers laissent Facebook continuer, s’ils poussent même à la roue, vous pouvez être certains que ce ne sera pas pour votre plus grand bien. S’ils s’y opposent, s’ils paniquent et ruent dans les brancards, alors peut-être sera-t-il temps de s’y intéresser.

Restons prudents.
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Sur le web

https://www.contrepoints.org/2019/06/19/347186-cryptomonnaie-le-libra-sera-libre-comme-les-democraties-populaires-sont-democratiques-et-populaires

Alain de Benoist : « Le “couple franco-allemand” est un mythe ! »

13/06/2019

l’Iran dit avoir abattu un « drone espion américain »




l’Iran dit avoir abattu un « drone espion américain »


Jeudi 20 Juin 2019 modifié le Jeudi 20 Juin 2019 – 09:13


L’Iran a annoncé jeudi avoir abattu un « drone espion américain » qui avait violé son espace aérien dans un contexte de tensions croissantes dans le Golfe faisant redouter l’éclatement d’un conflit ouvert entre Washington et Téhéran.




l'Iran dit avoir abattu un "drone espion américain"
L’appareil, un modèle Global Hawk (du fabricant américain Northrop Grumman), a été abattu « aux premières heures de la journée », au dessus de la province côtière d’Hormozgan, dans le sud de l’Iran, selon un communiqué des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Il a été abattu par un « missile » de la force aérospatiale des Gardiens, au large de la côte face au mont Mobarak, « après avoir violé l’espace aérien iranien », ajoute le texte, sans fournir davantage de détails.

Selon la télévision d’Etat iranienne, cette zone se trouve dans le comté du port de Jask (sur la mer d’Oman). Aucune image de l’appareil détruit n’avait été publiée par les médias iraniens en milieu de matinée.

L’incident survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis. La province d’Hormozgan borde le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’approvisionnement mondial de pétrole.

L’armée américaine a intensifié mercredi ses accusations contre l’Iran, qu’elle tient responsable de l’attaque des deux tankers touchés par des explosions le 13 juin en mer d’Oman.

Téhéran a nié toute implication dans ces attaques, laissant plutôt entendre qu’il pourrait s’agir d’un coup monté des Etats-Unis pour justifier le recours à la force contre la République islamique.

En dépit des affirmations répétées de responsables américains et iraniens selon lesquelles leur pays respectif ne cherche pas la guerre, l’escalade récente des tensions dans le Golfe fait craindre qu’une étincelle ne mette le feu au poudre.

« Risque de guerre »

En visite à Paris, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a mis en garde en estimant que « le risque de guerre dans le Golfe n’était pas écarté ». Paris et Berlin ont appelé à la « désescalade » via un dialogue avec toutes les parties.

Les tensions vont croissant entre la République islamique et les Etats-Unis depuis que le président américain a décidé en mai 2018 de retirer son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran, privant ainsi l’Iran des bénéfices économiques qu’il attendait de cet accord.

La tension a encore gravi un échelon avec les attaques d’origine encore inconnue contre deux navires-citernes en mer d’Oman, présentant des similitudes avec les actes de sabotage ayant endommagé un mois plus tôt quatre navires à l’entrée du Golfe, et pour lesquelles Washington tient également pour coupable l’Iran, qui dément toute implication.

Mercredi, le Centcom, état-major américain chargé des opérations de l’armée américaine de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale, a affirmé qu’une explosion survenue à bord du tanker japonais Kokuka Courageous, l’un des deux navires attaqués le 13 juin, avait été provoquée par une mine-ventouse « semblable à celles utilisées par l’Iran ».

« La mine-ventouse est reconnaissable et ressemble en tous points aux mines iraniennes visibles dans des défilés militaires iraniens », a affirmé un officier supérieur du Centcom, pour qui « l’attaque contre le Kokuka Courageous et les dommages qu’il a subis résultent de l’emploi de mines-ventouse qui ont été posées sur sa coque ».

« Ces dommages correspondent à ceux causés par une mine-ventouse. Ils ne correspondent pas à ceux que pourrait causer un engin volant touchant le navire », a estimé l’officier, chargé d’enquêter sur l’accident.

Selon son armateur, l’équipage du cargo japonais a indiqué avoir repéré un engin volant non identifié qui avait tenté une première fois d’attaquer le navire, avant de revenir trois heures plus tard et de le frapper, provoquant un trou dans la coque et un incendie.

Le général Amir Hatami, ministre de la Défense iranien, a rejeté « catégoriquement » mercredi les accusations américaines, les jugeant infondées.

Jeudi 20 Juin 2019 – 08:45


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Revue de presse nationale et internationale.

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