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EXCLUSIF – 17 novembre: – Gilets jaunes L’armée placée en alerte

EXCLUSIF – 17 novembre: – Gilets jaunes L’armée placée en alerte

Publié par wikistrike.com sur 16 Novembre 2018, 13:20pm

Catégories : #Politique intérieure, #Social – Société

EXCLUSIF - 17 novembre: - Gilets jaunes L'armée placée en alerte

Selon un informateur militaire en service en région parisienne, sa caserne a ce matin été placé en alerte, ce qui signifie que l’ensemble des effectifs doivent être présents. « On nous a bien dit de nous tenir prêts, mais que nous ne sortirons pas que si la situation devait l’exiger » nous a-t-il confié.

 

Opération « gilets jaunes » ?

Dans l’incertitude complète autour de la mobilisation citoyenne et face à de probables blocages sauvages, Emmanuel Macron et le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ont donc préféré ne prendre aucun risque quant à la sécurité des français. Répression ou non, les chars sont prêts à prendre position.

Dans la matinale de J.J. Bourdin, C. Castaner l’a bien précisé; « S’il faut envoyer l’armée pour empêcher le blocage, nous enverrons l’armée. »

Par ailleurs, des milliers de policiers vont être mobilisés partout en France, et certains d’entre eux soutiennent le mouvement, une raison de plus pour alerter l’armée.

 

Un mouvement qui s’inscrit dans la durée ?

De plus, le conflit pourrait s’étendre sur plusieurs jours, selon les dires des « gilets jaunes » eux-mêmes, et engendrer une paralysie de l’économie française. Visiblement, le gouvernement ne souhaite en aucun cas qu’il s’inscrive dans la durée.  Ce qui est certain, dans ce flou artistique total, c’est qu’un climat insurrectionnel gagne l’Hexagone. Ni syndicalisé, ni politique, mais venu des français lambda, l’on peut effectivement parler d’un mouvement pré-révolutionnaire, une grogne qui peut vite dégénérer.

 

Un mouvement européen ?

Après la France, la Belgique passe à son tour à la mode jaune où des blocages sont déjà répertoriés, ce, sur tout le territoire. Le danger d’un débordement frontalier est réel, après la Belgique, il existe des mouvements embryonnaires dans divers pays d’Europe comme en Italie, qui n’est pas réputée activiste. Plus que la France, l’UE est aujourd’hui sous la menace .

 

 

Joseph Kirchner pour WikiStrike

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Ain : Affaire des bébés sans bras (màj : La piste des pesticides se précise)

 

Alors que Santé Publique France a démarré son enquête sur le cas de 18 bébés nés sans bras entre 2000 et 2014, la piste des pesticides se précise. L’investigation de l’institution va notamment porter sur le cas de veaux également nés mal formés à la même époque.

Qu’est-ce qui a pu causer l’agénésie des membres supérieurs de 18 nouveaux nés dans l’Ain ?
La question anime depuis quelques semaines les experts, les familles de victimes et les institutions depuis qu’Emmanuelle Amar, l’épidémiologiste du Remera (registre des malformations en Rhône-Alpes) a lancé l’alerte.

Parmi les pistes examinées : la contamination via les pesticides. La découverte de cas de veaux nés avec des malformations dans la même région et à la même période semble renforcer cette piste. L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) s’est d’ailleurs emparée du dossier et a fait appel à son un observatoire des maladies bovines pour examiner la corrélation des données.

Pourquoi les malformations de veaux sont similaires aux agénesies chez les humains ?

Dès 2011, lorsqu’elle a commencé à répertorier les cas de malformations dans la région, Emmanuelle Amar a comparé la situation des différentes familles pour tenter de dessiner les premiers contours du scandale sanitaire.

Résultat: « l’un des points communs entre toutes les victimes est d’être originaire d’un milieu rural », affirme Emmanuelle Amar à l’Usine Nouvelle. Un constat qui ouvre grand la porte à la piste de la contamination aux pesticides.

Le mécanisme physiopathologique chez tous les êtres vivants étant similaires, le Dr. Michel Vekemans, professeur de génétique médicale et chef du Pôle de biologie et produits de santé à l’hôpital Necker à Paris suggère de faire le point sur l’état des troupeaux dans les régions contaminées.

« La malformation peut aussi survenir à cause d’un agent tératogène, c’est-à-dire un agent chimique, physique ou biologique, qui n’entraîne pas de mutation dans l’ADN mais qui déclenche des malformations pendant la grossesse. Dans ce cas, le même genre de malformations pourrait survenir à la naissance d’animaux dans les fermes aux alentours, » explique le spécialiste dans une interview accordée à l’Usine Nouvelle.

Des cas confirmés dans l’Ain

Or, Emmanuelle Amar est catégorique: des cas d’agénésie de queues et de cotes ont été constatés chez les veaux de la région à la même période. « Dans un email de mars 2015, les services vétérinaires (DDPP) de la région confirment qu’il y avait bien eu des signalements de malformation dans les troupeaux » affirme la lanceuse d’alerte.

Contactée par l’Usine Nouvelle, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Ain n’a, pour le moment, pas souhaité confirmer ses informations.

Mais interrogée sur le sujet, le directeur général de l’ANSES, Roger Genet a confirmé l’information et a indiqué avoir mis en place une approche interdisciplinaire en s’appuyant sur l’observatoire des maladies bovines et une plateforme d’épidémiologie en santé animale pilotée par le min de l’agriculture pour trouver des corrélations dans les zones impactées.

« Nous connaissons les maladies animales qui provoquent ce type de conséquences. Aujourd’hui, il ne faut pas simplement chercher les causes les plus fréquentes d’agénésies dans les livres de médecine mais avoir une approche interdisciplinaire.

Si un animal est malade, il y a des causes qui peuvent aussi avoir un impact sur l’homme » explique le dirigeant, qui par ailleurs affirme qu’aucun produit tératogène n’est aujourd’hui autorisé en France.

Les premiers résultats de l’ANSES devraient être connus en janvier 2019 et les conclusions définitives en juin prochain.

L’Usine Nouvelle


29/10

Malgré le soutien affiché de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, les six salariés du registre lyonnais des malformations vont perdre leur travail après l’affaire des bébés sans bras de l’Ain.

L’autoproclamée lanceuse d’alerte dans l’affaire des bébés sans bras de l’Ain, accusée par plusieurs épidémiologistes d’être une « irresponsable » manipulant l’opinion, sera au chômage en janvier.

Emmanuelle Amar, la directrice du registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), a reçu sa lettre de licenciement vendredi. La mesure, qui prendra effet le 31 décembre, frappe aussi cinq de ses collègues, tous salariés de l’association lyonnaise connue pour avoir révélé le scandale de la Dépakine.

« Notre employeur, les Hospices civils de Lyon, n’a plus les moyens de débourser les 250.000 euros annuels qui permettaient de payer nos salaires et notre loyer, se désole Emmanuelle Amar. Je suis d’autant plus choquée qu’Agnès Buzyn avait annoncé dimanche dernier que le registre n’était pas menacé. »…

Emmanuel Macron à Tanger le 15 novembre pour l’inauguration du TGV marocain





Emmanuel Macron à Tanger le 15 novembre pour l’inauguration du TGV marocain


Mercredi 14 Novembre 2018 modifié le Jeudi 15 Novembre 2018 – 13:48


A l’invitation du roi Mohammed VI, le président français Emmanuel Macron se rendra à Tanger, jeudi 15 novembre, pour l’inauguration de la ligne à grande vitesse, la LGV marocain baptisé Al Boraq.


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Emmanuel Macron à Tanger le 15 novembre pour l'inauguration du TGV marocain
Le président français arrive à l’aéroport de Tanger – Ibn Battouta en fin de matinée. Il sera accueilli par le roi Mohammed VI quatre jours après avoir participé aux célébrations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale à Paris.

Les deux chefs d’Etat auront un entretien en tête-à-tête avant de dévoiler ensemble le logo « Al Boraq » placé sur la voiture motrice.

Ils voyageront ensuite à bord du train rapide, au départ de Tanger, grand hub maritime entre l’Afrique et l’Europe, jusqu’à Rabat, la capitale administrative.

Emmanuel Macron sera accompagné des ministres des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et de l’Intérieur Christophe Castaner.

La LGV marocaine, premier tronçon à grand vitesse du continent africain, desservira aussi en 2h10 au lieu de 4h45, Tanger, important hub entre l’Afrique du nord et l’Europe, où Renault dispose d’une usine, et Casablanca, autre grand pôle économique du Royaume.

La ligne TGV qui reliera Tanger à Casablanca a été baptisée par le roi Mohammed VI « Al Boraq » – en référence à la monture céleste ailée dans la tradition islamique- . Ce projet d’environ deux milliards d’euros a été financé pour moitié par la France. Il a été lancé en 2011 par Mohammed VI et l’ex-président Nicolas Sarkozy.

Les travaux de cette ligne qui permettra de relier le port de Tanger à la capitale économique en 2h10 contre 5 heures, avec un train roulant à 320 km/h, ont connu quelques retards

Cette ligne de circulation qui a nécessité la pose de 700 000 traverses, 1600 tonnes de ballast, 7400 poteaux caténaires mais aussi la construction de 12 viaducs, 169 ponts-routes…

Le 4 mai 2018, un train d’essai conduit par un cheminot marocain a atteint la vitesse de 357 km/h entre Tanger (nord) et Kenitra (ouest) en établissant un record de vitesse sur des lignes ferroviaires au sein du continent africain.

Le président Macron doit par ailleurs effectuer une visite d’Etat au Maroc au printemps 2019.

Mercredi 14 Novembre 2018 – 18:22


Par Samir Amor

Terrorisme islamiste : « En France, on va avoir 400 jihadistes remis sur le marché, en plus de ceux qu’on a déjà »

14 novembre 2018

Marc Trévidic a longtemps été l’un des visages de l’antiterrorisme en France. Sur le plateau de « Paris Direct », il revient sur l’état de la menace terroriste en France, alors que le pays commémore le troisième anniversaire des attentats de Paris et Saint-Denis.

 

« Les jihadistes se sont mis en position de faire la guerre, il est assez logique de pratiquer des exécutions extra-judiciaires »

 

source

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/11/terrorisme-islamiste-en-france-on-va-avoir-400-jihadistes-remis-sur-le-marche-en-plus-de-ceux-qu-on-a-deja.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Le sommet d’Istanbul sur la Syrie a été un succès mais les mises en garde demeurent

Le sommet d’Istanbul sur la Syrie a été un succès mais les mises en garde demeurent


Par MK Bhadrakumar – Le 29 octobre 2018 – Source Strategic Culture

2015-03-19_14h09_03Le sommet des quatre nations Turquie-Russie-Allemagne-France sur la Syrie, qui s’est tenu à Istanbul le 27 octobre, a obtenu un résultat impressionnant. Tous les participants – chacun avec ses propres intérêts – ont retiré quelque chose du sommet, ce qui est en soi une mesure du succès de la manifestation. Ceci est également important car les participants ont maintenant une raison de travailler ensemble.

Istanbul Summit on Syria Was a Success but Caveats Remain

Un tel résultat peut être interprété de la manière suivante. D’abord et avant tout, un conflit régional majeur ayant une incidence sur la sécurité internationale a été traité sans la participation des États-Unis. Un signe de notre époque ?

Deuxièmement, les participants ne se sont pas querellés au sujet du destin du président Bachar al-Assad. Le débat devient futile aujourd’hui compte-tenu des réalités du terrain. La nation syrienne devrait décider de son avenir. C’est aussi la demande d’Assad.

Troisièmement, une réflexion sérieuse a été engagée sur le chemin vers un règlement syrien – cessez-le-feu, rédaction de la nouvelle constitution suivie d’élections sous la supervision de l’ONU.

Quatrièmement, les participants ont ignoré le plan américano-israélien de balkanisation de la Syrie en sphères d’influence et ont également brisé le rêve israélien d’obtenir, dans le cadre de l’arrangement, une légitimité internationale pour son occupation illégale du plateau du Golan.

Cinquièmement, l’Allemagne et la France se sont montrées sensibles à la demande russe qui a insisté sur l’urgence de fournir une aide humanitaire à la Syrie et d’aider à la reconstruction – les États-Unis ont subordonné cette décision à la destitution d’Assad. Nous devrons voir comment cela se déroulera, mais le sommet a également souligné l’importance du retour des réfugiés syriens –  question cruciale pour les pays européens.

Sixièmement, les participants ont reconnu que les terroristes encore en Syrie devaient être éliminés, même s’ils appuyaient également de manière significative l’accord de cessez-le-feu d’Idlib, conclu entre la Turquie et la Russie.

Le résultat final est que l’ordre syrien d’après-guerre fait actuellement l’objet de discussions. Cependant, il faut aussi comprendre que la guerre par procuration ne se termine pas, mais se transforme en une guerre diplomatique à venir et qui sera bien entendu vivement combattue, compte tenu des intérêts divergents des protagonistes extérieurs.

De manière générale, la Russie et la Turquie commandent dès maintenant. Leurs propres visions sont bonnes mais il y a aussi des zones grises. L’importance d’une coordination étroite entre la Russie et la Turquie ne peut être que soulignée.

L’Iran ne peut pas se réjouir d’avoir été exclu du sommet d’Istanbul. Mais cela peut montrer aussi une sous-estimation du fait que l’Iran n’est pas en position d’affirmer ses intérêts légitimes. Les consultations étroites entre la Russie et l’Iran – et pas seulement en ce qui concerne la Syrie – sont bien entendu le facteur atténuant.

De même, l’attitude saoudienne « post-Khashoggi » à l’égard de la Syrie reste le « known unknown ». Les États-Unis sont en mesure de faire chanter l’Arabie saoudite pour continuer à financer leur présence militaire en Syrie, mais les Saoudiens peuvent ne pas avoir envie de projeter leur puissance à l’étranger. Quelque chose a fondamentalement changé : les Saoudiens ne sont pas habitués à ce que leur prestige soit traîné dans la boue, comme ce fut le cas le mois dernier, et l’expérience traumatique ne peut que donner à réfléchir.

De plus, les Saoudiens n’osent pas croiser le fer avec la Turquie sur le terrain de jeu syrien. Surtout, les Saoudiens ne voudraient pas saper les efforts de la Russie pour stabiliser la Syrie, car la bonne volonté et la coopération de Moscou sont extrêmement vitales pour Riyad au cours de la période à venir, maintenant que la raison d’être de son « Pivot vers l’Est » est incontestable.

Fondamentalement, la France et l’Allemagne sont des poids légers en Syrie. L’agenda était limité au sommet d’Istanbul. La Russie doit savoir parfaitement qu’en dernière analyse, la participation des États-Unis est cruciale. Il est tout à fait concevable que lors du prochain sommet russo-américain à Paris le 11 novembre, la Syrie soit un sujet de discussion majeur.

La politique américaine en Syrie est à la croisée des chemins et dépendra beaucoup de la position du président Trump à la suite des élections de mi-mandat du 6 novembre aux États-Unis.

Clairement, la situation était loin d’être celle de trois alliés importants des États-Unis organisant une mutinerie sur le navire de l’OTAN. L’Allemagne et la France auront certainement consulté Washington avant le sommet d’Istanbul – qui se prépare depuis des mois.

La grande question est de savoir comment évoluent les relations américano-turques. L’affaire Khashoggi a créé une certaine proximité entre les États-Unis et la Turquie. Ironiquement, le Deep State en Amérique et Trump sont sur la même longueur d’onde, redécouvrant l’importance vitale de la Turquie pour les stratégies régionales des États-Unis.

Les porte-parole du Deep State accusaient le président turc Recep Erdogan d’être « islamiste » et « autoritaire », etc., et ont probablement même tenté de le renverser lors du coup d’État manqué de 2016, mais aujourd’hui, ils le louent pour avoir épousé la démocratie islamique, la panacée pour la région.

Erdogan, à son tour – ou du moins une partie de lui-même – avait toujours rêvé de la reconnaissance de l’Occident, alors qu’il cherchait le rôle de leader historique de la Turquie au Moyen-Orient, et la particularité de servir de pont entre l’Ouest et la région. De même, Trump sera éternellement reconnaissant à Erdogan de s’abstenir de tout raconter sur l’affaire Khashoggi et de l’avoir aidé à mettre fin à une crise majeure pour sa présidence sur le front de la politique étrangère.

Inutile de préciser que cette transition dans l’amour vache entre les États-Unis et la Turquie peut affecter profondément la géopolitique du Moyen-Orient – à condition bien sûr que Washington joue soigneusement ses cartes en ce qui concerne la liste de souhaits d’Erdogan sur une foule de questions en suspens, y compris certaines d’une grande sensibilité.

La Syrie est quelque part au sommet des priorités d’Erdogan. Si désagréable que cela puisse paraître, Erdogan s’attendra à ce que les Américains poussent leurs alliés kurdes syriens dans le fossé. Hier, l’armée turque a bombardé les positions kurdes à l’Est de l’Euphrate.

Il est maintenant difficile de prédire comment la politique turque se déroulera en Syrie, car les variables sont trop nombreuses. Un rapprochement américano-turc est difficile à réaliser. Mais pourtant les Turcs et les Américains sont aussi de vieux alliés et ils ont le moyen de se creuser la tête pour recommencer à travailler ensemble.

MK Bhadrakumar

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/le-sommet-distanbul-sur-la-syrie-a-ete-un-succes-mais-les-mises-en-garde-demeurent

Khashoggi: colère de la Turquie accusée de « jeu politique » par la France

Khashoggi: colère de la Turquie accusée de « jeu politique » par la France

Un homme passe devant un écran projetant le portrait de Jamal Khashoggi lors d’un rassemblement en mémoire du journaliste saoudien assassiné, le 11 novembre 2018 à Istanbul / © AFP / OZAN KOSE

La Turquie a laissé éclater sa colère lundi après que la France eut évoqué un « jeu politique » du président Recep Tayyip Erdogan à propos du meurtre de Jamal Khashoggi et démenti avoir reçu des informations de la part d’Ankara.

Dans une interview à la chaîne de télévision France 2, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a dit ne « pas avoir connaissance » d’un partage d’informations turques, contredisant des déclarations de M. Erdogan.

Interrogé sur l’éventualité d’un mensonge du président turc sur ce point, le ministre français a observé que ce dernier avait « un jeu politique particulier dans cette circonstance ».

Cette accusation est « inacceptable », a vivement réagi auprès de l’AFP le directeur de la communication de la présidence turque Fahrettin Altun, ajoutant qu’un responsable français avait notamment eut accès à un « enregistrement audio » portant sur le meurtre de Khashoggi.

Le président Erdogan a pour la première fois confirmé officiellement samedi l’existence d' »enregistrements » portant sur le meurtre de Khashoggi, ajoutant qu’Ankara avait partagé ces documents avec plusieurs alliés, dont Washington, Berlin, Paris et Londres.

Si Paris a démenti, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a pour sa part confirmé lundi que les services canadiens avaient écouté les enregistrements en question et avaient été « pleinement informées de ce que la Turquie avait à partager ».

Le ministre des Affaires Etrangères français Jean-Yves Le Drian à Charleville-Mézières, le 7 novembre 2018 / © AFP/Archives / Ludovic MARIN

L’Allemagne a de son côté évoqué un « échange entre services secrets » allemand et turc, se refusant toutefois à fournir davantage de précisions.

Si M. Erdogan n’a pas donné de détails sur le contenu des enregistrements samedi, la presse proche du pouvoir à Ankara évoque depuis plusieurs semaines un enregistrement audio du meurtre de Khashoggi.

Cette affaire a provoqué un tollé dans le monde entier et terni l’image de l’Arabie saoudite, en particulier du prince héritier Mohammed ben Salmane, dit « MBS ».

– « Renseignement français » informé –

Jamal Khashoggi, un éditorialiste saoudien critique du pouvoir à Ryad, en particulier de « MBS », a été tué le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul où il s’était rendu pour effectuer des démarches administratives.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit « MBS », lors d’une conférence économique à Ryad, le 23 octobre 2018 / © AFP/Archives / FAYEZ NURELDINE

Plus d’un mois après la mort du journaliste à l’âge de 59 ans, son corps n’a toujours pas été retrouvés. Selon la presse turque, les enquêteurs estiment que les meurtriers ont démembré puis dissous son corps à l’acide.

Depuis le début de l’affaire, le pouvoir turc, qui décrit un « meurtre prémédité » commis par une équipe de 15 agents saoudiens, s’est efforcé de maintenir la pression sur Ryad grâce à des « fuites » dans la presse locale largement reprises par les médias internationaux.

Après avoir d’abord fermement nié son meurtre, les autorités saoudiennes ont fini par affirmer que le journaliste avait été tué au cours d’une opération « non autorisée » par Ryad.

« N’oublions pas que cette affaire aurait été totalement étouffée sans les efforts de la Turquie », a déclaré lundi M. Altun.

M. Altun a affimé que « des preuves » avaient été « partagées avec les institutions concernées du gouvernement français », ajoutant que « le 24 octobre, un représentant des services de renseignement français a écouté l’enregistrement audio ».

Le ministre britannique des Affaires étrangères a rencontré le roi Salmane d’Arabie saoudite, le 12 novembre 2018 à Ryad. Photo de l’Agence saoudienne de presse (SPA). AFP PHOTO / HO / SPA / © SPA/AFP / STRINGER

« S’il y a un problème de communication entre les différentes institutions au sein du gouvernement français, il appartient aux autorités françaises et non à la Turquie de régler ce problème », a-t-il lâché.

L’onde de choc provoquée par le meurtre de Khashoggi a par ailleurs braqué les projecteurs sur la guerre que livre une coalition emmenée par l’Arabie saoudite au Yémen, au prix d’une catastrophe humanitaire majeure.

Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt a rencontré lundi le roi Salmane à Ryad lundi lors d’un déplacement visant à accentuer la pression internationale sur la monarchie pétrolière.

La veille, le ministre américain Mike Pompeo avait appelé à la « fin des hostilités » au Yémen lors d’un entretien téléphonique avec « MBS ».

Selon la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert, M. Pompeo a également indiqué que son pays allait « demander des comptes à toutes les personnes impliquées dans le meurtre de Jamal Khashoggi », estimant « que l’Arabie saoudite (devait) faire de même ».

(©AFP / (12 novembre 2018 15h38)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Khashoggi-col-re-de-la-Turquie-accus-e-de-jeu-politique-par-la-France/970689.rom

Après une fin de course incroyable, Francis Joyon remporte la Route du Rhum avec sept minutes d’avance sur François Gabart

Après une fin de course incroyable, Francis Joyon remporte la Route du Rhum avec sept minutes d’avance sur François Gabart

Le skipper français de 62 ans bat le record de Loïck Peyron. Il passe la ligne au terme de 7 jours 14 heures 21 minutes et 47 secondes passés en mer.

Le Français Francis Joyon à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), le 18 septembre 2018.
Le Français Francis Joyon à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), le 18 septembre 2018. (SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP)

De la pure folie ! Jamais une victoire ne s’était jouée dans un finish aussi serré depuis 40 ans et la première édition ! Dimanche 11 novembre, à 62 ans, Francis Joyon a remporté la Route du Rhum au terme d’un corps à corps grandiose avec le jeune François Gabart. La septième a été la bonne ! Depuis sa première participation en 1990, Francis Joyon n’avait jamais réussi à s’imposer sur la Route du Rhum.

Et c’est dans un scénario des plus hitchcokien qu’il a coupé la ligne en vainqueur à 23h21 locale au terme de 7 jours 14 heures 21 minutes et 47 secondes passés en mer, soit un nouveau record. Le précédent record avait été établi par Loïck Peyron en 2014, 7 j 15 h 8 min 32 sec.

La deuxième arrivée la plus serrée de l’histoire de la Route du Rhum

Et Gabart, qui a tenu la tête pendant la presque totalité des sept jours de cette traversée de l’Atlantique en solitaire, a fini deuxième avec seulement 7 minutes et 8 secondes de retard sur Joyon. Mais qui aurait cru que Joyon, à la barre d’un bateau vieux de 12 ans, pourrait souffler la victoire à des marins nouvelle génération, pilote de super machines de 32 m de long capables de « voler » ?

Encore chimérique il y a 36 heures, la victoire de Joyon est devenue possible lorsque le sexagénaire a fondu sur Gabart pour offrir la deuxième arrivée la plus serrée de l’histoire de la Route du Rhum. En 1978, pour la toute première édition, le Canadien Mike Birch, à bord de son petit multicoque de 12 m (Olympus), avait coiffé le gros monocoque de Michel Malinovsky (Kritter) de 98 secondes.

Le porte-avions Charles-de-Gaulle bientôt de retour sur les mers

Le porte-avions Charles-de-Gaulle bientôt de retour sur les mers

Le chantier de rénovation du porte-avions français vient de s’achever à Toulon, après 18 mois de travail :

A Paris, Trump dénonce les propos « insultants » de Macron sur une armée européenne

A Paris, Trump dénonce les propos « insultants » de Macron sur une armée européenne

Le président américain Donald Trump a dénoncé vendredi soir, à son arrivée à Paris, les propos « très insultants » de son homologue français Emmanuel Macron sur la création d’une armée européenne.

« Le président Macron vient de suggérer que l’Europe construise sa propre armée pour se protéger contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie », a tweeté M. Trump au moment même où Air Force One atterrissait à l’aéroport international d’Orly, près de Paris.

« Très insultant mais peut-être que l’Europe devrait d’abord payer sa part à l’OTAN que les Etats-Unis subventionnent largement! », a ajouté le président américain.

Le rencontre entre les deux dirigeants, prévue samedi matin au palais de l’Elysée, s’annonce d’ores et déjà particulièrement délicate.

Il s’agit de la deuxième visite de Donald Trump en France depuis son arrivée à la Maison Blanche, après celle du 14 juillet 2017 qu’il évoque régulièrement avec beaucoup d’enthousiasme.

Dans son tweet, le président américain faisait semble-t-il référence aux déclarations mardi de M. Macron qui a appelé de ses voeux la création d’une « véritable armée européenne » pour mieux protéger le Vieux Continent.

« On ne protègera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne », a plaidé le président français. Il faut « nous protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Il n’existe pour l’heure aucune armée européenne supranationale. Le sujet, récurrent, reste miné car il touche au coeur la souveraineté des Etats-membres.

Au moment de quitter la Maison Blanche, M. Trump avait opté pour un ton nettement plus conciliant.

« Cela va être un moment magnifique », avait-il prédit. « Il y aura beaucoup de pays », avait ajouté, assurant que l’annonce de sa présence avait poussé nombre d’autres dirigeants à faire le déplacement.

Dimanche, M. Trump participera, en présence d’au moins 60 chefs d’Etat, à une cérémonie au pied de l’Arc de Triomphe au cours de laquelle M. Macron prononcera un discours.

Au cours du week-end, il se rendra par ailleurs au cimetière américain du Bois Belleau, dans le département de l’Aisne, ainsi qu’au cimetière américain de Suresnes, en banlieue parisienne.

(©AFP / (09 novembre 2018 22h54)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-A-Paris-Trump-d-nonce-les-propos-insultants-de-Macron-sur-une-arm-e-europ-enne_RP/970137.rom

Trump absent au Forum de Paris sur la paix dimanche





Trump absent au Forum de Paris sur la paix dimanche


Jeudi 8 Novembre 2018 modifié le Vendredi 9 Novembre 2018 – 09:10



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Le président américain Donald Trump, qui sera présent à Paris pour les célébrations du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, ne participera en revanche pas dimanche au Forum sur la paix organisé à l’initiative du président Emmanuel Macron, a-t-on appris auprès d’un des organisateurs.

Interrogé sur l’éventuelle absence de M. Trump et la participation du président russe Vladimir Poutine à cette réunion, l’historien Justin Vaisse, un des membres de l’équipe d’organisation du forum a répondu par l’affirmative à l’AFP.

Plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus ce week-end dans la capitale française pour les célébrations du centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale, avec une cérémonie prévue dimanche matin à l’Arc de Triomphe à Paris, et plusieurs d’entre eux participeront dimanche après-midi à ce forum.

Le « Forum de Paris sur la paix » se tiendra de dimanche à mardi à la grande halle de la Villette, réunissant dirigeants, décideurs, activistes pour débattre de coopération internationale et de gouvernance mondiale.

Les participants à l’évènement vont plaider pour la sauvegarde du multilatéralisme dans les affaires internationales, mis à mal ces derniers temps par l’émergence de certains dirigeants comme Donald Trump qui estiment que les intérêts de leur pays sont mieux défendus dans une approche transactionnelle et bilatérale.

« Le but est de dire qu’il y a des tas de forces dans le système international — les Etats, des ONGs, des fondations, des intellectuels, des entreprises et d’autres qui estiment qu’il faut un monde de règles, un monde ouvert et un monde multilateral et il faut que ce monde se regroupe et se défende », avait expliqué M. Vaisse à l’AFP la semaine dernière.

« Si ceux qui n’aiment pas le multilateralisme ne sont pas là, ce n’est pas grave », avait-il déclaré.

Emmanuel Macron plaide régulièrement pour la préservation de l’ordre multilatéral, mettant notamment en garde contre les risques de conflits qu’engendrerait sa fin.

Jeudi 8 Novembre 2018 – 17:44