Archives pour la catégorie France

Poutine, maître du jeu – JT TVL 17 juillet 2018

Poutine, maître du jeu – JT TVL 17 juillet 2018

1) International / Poutine, maître du jeu

Poutine transforme l’essai de la Coupe du Monde. Au lendemain d’une compétition internationale organisée sans anicroche, le président russe sort renforcé de sa première rencontre en tête à tête avec Donald Trump.

2) Politique / Macron et son contrat social

Emmanuel Macron à la rencontre des “partenaires sociaux”. Le président de la république a convié les syndicats de salariés et de dirigeants pour proposer son propre “contrat social”… mais l’échange pourrait bien tourner au monologue.

3) International / Toronto : crimes au pays des Bisounours

4) L’actualité en bref

https://www.tvlibertes.com/2018/07/17/24357/poutine-maitre-jeu-jt-tvl-17-juillet-2018

 

Publicités

Federica Mogherini en visite à Tripoli. Une coopération ++ avec la Libye

Federica Mogherini en visite à Tripoli. Une coopération ++ avec la Libye

(B2) C’était sa première visite en Libye. En seulement quelques heures, samedi 14 juillet, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a multiplié les rencontres : avec le représentant spécial des Nations Unies, Ghassan Salamé, les représentants des agences des Nations-unies (OIM, HCR, PNUD, UNICEF) mais aussi des bénéficiaires des projets financés par l’UE. Le message est clair : « notre soutien va continuer encore plus dans les mois à venir »

Cette visite, non annoncée à l’avance, pour des raisons de sécurité, intervient quelques heures avant que les ministres des Affaires étrangères ne se penchent sur la Libye, lundi 16 juillet (lire : A l’agenda du Conseil des affaires étrangères (16 juillet 2018) (V3)). Mais aussi, et surtout, quelques jours après la visite du président du Parlement européen (également italien), qui a d’une certaine façon grillé la politesse à la Haute représentante en devenant l’un des premiers dirigeants de l’Union à aller sur place (lire : Le voyage de Tripoli de Tajani : priorité aux élections et à la lutte contre les passeurs).

L’Union européenne enfin présente à Tripoli 

La chef de la diplomatie européenne en a profité pour inaugurer les locaux de la délégation européenne dans la capitale libyenne. « Notre présence ici sera désormais plus régulière », assure Federica Mogherini, qui n’a pas manqué de souligner l’importance du pays pour l’Union. « Pour l’Union européenne, la Libye est un des plus proches voisins, et un pays ami. »

Et retour de la mission EUBAM Libya 

Ces mêmes locaux sont utilisés par la mission européenne d’assistance et de surveillance des frontières (EUBAM Libya) qui revient en Libye après avoir dû se cantonner en Tunisie quelques années (lire : La mission EUBAM Libya s’implante à Tripoli de façon plus permanente).

Focus sur le contrôle des frontières… 

Le contrôle des frontières a d’ailleurs été au cœur de la réunion entre Federica Mogherini et le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj. Il a été question « de la formation par l’UE des gardes-côtes libyens » grâce à l’opération Sophia et « de la coopération à travers l’EUBAM pour aider les autorités à gérer les frontières terrestres, particulièrement dans le sud ».

… la migration… 

Avec tous ses interlocuteurs, Federica Mogherini s’est félicitée des efforts pour « aider et protéger les réfugiés, les migrants et les personnes déplacées dans le pays, sauver des vies en mer et aider des milliers de personnes à retourner volontairement dans leur pays, tout en luttant contre la traite des êtres humains ». Elle a particulièrement pointé « le travail accompli » par la Task Force établie par l’Union européenne, l’Union africaine et l’ONU, « qui a permis le retour volontaire de 20 000 migrants irréguliers de Libye vers leur pays d’origine ». 

… mais des promesses dans nombres de domaines 

Outre l’immigration, plusieurs sujets ont été traités, notamment « de nouvelles initiatives dans le secteur de la santé, de l‘éducation, des médias, de la jeunesse, du soutien aux municipalités, de la gouvernance et de la sécurité ».  « Nous sommes le premier partenaire pour la Libye en ce qui concerne l’aide humanitaire et la coopération en matière de développement. »

(Leonor Hubaut)

Lire aussi :

Leonor Hubaut

© B2 – Bruxelles2 est un média en ligne français qui porte son centre d’intérêt sur l’Europe politique (pouvoirs, défense, politique étrangère, sécurité intérieure). Il suit et analyse les évolutions de la politique européenne, sans fard et sans concessions. Agréé par la CPPAP. Membre du SPIIL. Merci de citer « B2 » ou « Bruxelles2 » en cas de reprise Leonor Hubaut est journaliste. Diplômée en relations internationales de l’Université Libre de Bruxelles (mention mondialisation). Elle couvre pour B2 le travail du Parlement européen, les missions de la PSDC et les questions africaines. Spécialiste du Sahel.

 

 

 

Avion de combat Franco-Allemand… Découvrez le successeur !

Avion de combat Franco-Allemand… Découvrez le successeur !

16 juillet 2018 ptilly Actualité, Actualité, Entreprises, Relations internationales 0

Nous vous parlions la semaine dernière du futur avion de combat Franco-Allemand appelé à succéder au Rafale et à l’Eurofighter Typhoon. Voici à quoi il pourrait ressembler !

On sait très peu de choses sur ce futur appareil, si ce n’est qu’il sera l’élément central du Système de combat aérien du futur [SCAF], qui interagira entre différents vecteurs tels que, Awacs, ravitailleurs, drones, satellites…

Dassault vient sans doute de lever un petit coin du voile de son design. Dernièrement le constructeur français a mis confidentiellement en ligne une vidéo célébrant 60 ans de coopérations européennes. Ce film avait été vu moins de 30 fois avant qu’un blog « Asian Defence News » ne le partage sur les plateformes.

La surprise !

À la fin du film, des images montrent l’allure que pourrait avoir le successeur du Rafale et du Typhoon.

Je vois déjà vos yeux briller mais aucune certitude à ce stade sur le design final de la cellule du futur avion de combat ! Seulement une idée… Un possible putatif !

Même pour un non-initié au monde de l’aéro militaire, plusieurs caractéristiques sautent aux  yeux ! Un air de famille avec le Rafale. Deux moteurs, donc plus de puissance. Une furtivité importante. Pas de gouvernes de direction ni de profondeur. Absence de perche de ravitaillement… Sera-t-elle rétractable ?

Quant aux matériaux, les ingénieurs de Dassault Aviation s’intéressent de près au « Graphène »…

 

Imaginez un matériau miracle, intrinsèquement supérieur à tout ce que vous connaissez… Et vous êtes encore loin de la vérité ! Le graphène, pour le vulgariser, est plus solide que le diamant, 300 fois plus résistant que l’acier, il peut subir des contraintes mécaniques quasi impossibles, il est capable de fabriquer de l’énergie et peut absorber l’onde de choc d’une munition à haute vélocité… Alors impressionnés ?!

 

Enfin, on sait que le système embarqué sera doté d’une intelligence artificielle inédite. Bardée de capteurs intelligents, capables d’apprentissages, elle fera progresser l’interface  » homme-machine. »

À quand les simulateurs de salon ?

Un nom pour cet avion ? Nous, on cherche encore !

http://www.entreprise.news/avion-de-combat-franco-allemand-decouvrez-le-successeur/

 

 

Les actionnaires d’Alstom votent mardi sur la prise de contrôle par Siemens

Les actionnaires d’Alstom votent mardi sur la prise de contrôle par Siemens

Annoncée en septembre 2017, la prise de contrôle historique d’Alstom par Siemens permettrait aux deux entreprises de tenir tête au chinois CRRC et au canadien Bombardier / © AFP/Archives / SEBASTIEN BOZON, CHRISTOF STACHE

Les actionnaires d’Alstom sont convoqués mardi en assemblée générale pour approuver la prise de contrôle du groupe français par l’allemand Siemens, qui fait polémique en France depuis l’annonce l’automne dernier de l’accord de rapprochement.

Alstom, qui fabrique notamment le TGV, et la division transport de Siemens, qui produit l’ICE, avaient signé le 23 mars un accord de rapprochement.

Selon les termes de cet accord, Siemens doit apporter ses activités ferroviaires et signalisation à Alstom, en échange de la moitié du capital du groupe français, dont il pourra dépasser les 50,5% du capital après quatre ans.

Annoncée en septembre l’année dernière, cette prise de contrôle historique permettrait aux deux entreprises de tenir tête au chinois CRRC et au canadien Bombardier.

L’annonce de cet accord avait suscité en septembre une polémique en France, une partie de la classe politique dénonçant la prise de contrôle par un groupe allemand d’un fleuron de l’industrie française.

L’intersyndicale d’Alstom s’est également opposée à ce projet, redoutant des fermetures de sites et des suppressions d’emplois en France.

L’opération est aussi surveillée de près par la Commission européenne, qui craint que l’ accord ne mette à mal la concurrence. Elle a annoncé vendredi qu’elle examinerait le projet de rachat, avec une décision rendue avant le 21 novembre.

La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la politique industrielle de la France s’est elle aussi penchée sur le potentiel rachat d’Alstom par Siemens, suscitant des divergences entre parlementaires, dans le cadre de discussions sur le contrôle des investissements étrangers.

L’accord, qui doit donner naissance à un nouveau géant européen du rail, pourrait être finalisé au premier semestre 2019, sous réserve de l’accord des actionnaires d’Alstom.

(©AFP / 16 juillet 2018 15h42)

https://www.romandie.com/news/Les-actionnaires-d-Alstom-votent-mardi-sur-la-prise-de-contr-le-par-Siemens/936971.rom

DIRECT. Coupe du monde 2018 : la France décroche une deuxième étoile ! Les Bleus champions du monde après leur victoire contre la Croatie (4-2)

DIRECT. Coupe du monde 2018 : la France décroche une deuxième étoile ! Les Bleus champions du monde après leur victoire contre la Croatie (4-2)

Les Bleus ont réussi à débloquer la situation grâce à un coup france de Antoine Griezmann repris malencontreusement par Mario Mandzukic dimanche à Moscou, avant d’enfoncer le clou avec des buts de Griezmann, Pogba et Mbappé.

Ce qu’il faut savoirLa France sur le toit du monde. Les Bleus ont décroché une deuxième étoile en gagnant la finale de la Coupe du monde face à la Croatie (4-2), dimanche 15 juillet. L’équipe de France est parvenue à marquer à quatre reprises grâce à Mandzukic (contre son camp), Griezmann sur penalty, Pogba et Mbappé. Les Croates ont tenté de garder espoir dans cette finale avec des buts de Perisic et Mandzukic.

La France prend le large. Un but contre son camp marqué de la tête par le Croate Mario Mandzukic (18e), un penalty d’Antoine Griezmann (38e) et deux frappes de Pogba et Mbappé ont permis à la France de rentrer aux vestiaires avec l’avantage. La Croatie était revenue au score grâce à un but de Perisic.

Pas de surprise dans la composition de Didier Deschamps. Le sélectionneur français a choisi de faire à nouveau confiance aux onze joueurs qui ont battu la Belgique, avec Lloris, Pavard, Varane, Umtiti, Hernandez, Pogba, Kanté, Matuidi, Griezmann, Giroud, Mbappe.

La Croatie, une équipe redoutable. Subasic, Vrsaljko, Strinic, Lovren, Vida, Rakitic, Modric, Brozovic, Perisic, Mandzukic, Rebic. Il suffit de regarder la liste des joueurs alignés par Zlatko Dalic pour comprendre le potentiel de cette équipe. Parfois en difficulté lors de la phase finale, les Croates restent malgré tout l’une des équipes les plus techniques du tournoi.

https://www.francetvinfo.fr/sports/foot/coupe-du-monde/finale-france-croatie/france-croatie-finale-coupe-du-monde-2018-streaming-direct-live-score-buts-mbappe-griezmann-modric-rakitic-pogba_2851583.html

 

 

RECIT. « Si tu as mal, tu fais avec. Tu n’as pas faim, pas soif » : des militaires nous racontent le défilé du 14-Juillet de l’intérieur

Des membres de l\'Ecole nationale des Sous-Officiers d\'Active se regroupent, parfaitement alignés, le 14 juillet 2017.
Des membres de l\'Ecole nationale des Sous-Officiers d\'Active se regroupent, parfaitement alignés, le 14 juillet 2017.

RECIT. « Si tu as mal, tu fais avec. Tu n’as pas faim, pas soif » : des militaires nous racontent le défilé du 14-Juillet de l’intérieur

Alignés, la tête haute, le regard droit. Pour être au point pour le 14-Juillet, Maxime a répété pendant des jours. « On s’est tous rassemblés deux semaines plus tôt, dans la base aérienne de Satory », près de Paris, se souvient-il, trois ans après son défilé sur les Champs-Elysées. Les répétitions sont « interminables », confirme Pascal, qui s’est entraîné sur le mont Valérien en 1992. « On fait dix minutes, et puis quelque chose ne va pas, alors on recommence. »

Mais le jour J, oubliées la fatigue ou les crampes. « Beaucoup de militaires n’auront jamais la chance de vivre ça dans leur vie », reconnaît Maxime. Avec d’autres soldats, il nous raconte cette journée inoubliable.

Des véhicules de l\'armée commencent à arriver sur la place Charles de Gaulle, à Paris, peu avant le top départ du défilé du 14 juillet 2017.
Des véhicules de l’armée commencent à arriver sur la place Charles de Gaulle, à Paris, peu avant le top départ du défilé du 14 juillet 2017. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

« Tous alignés, au garde-à-vous »

Sous de grandes tentes installées dans des hangars, les soldats dorment par dizaines sur des lits de camp. Quelques ronflements résonnent. Le réveil sonne un peu après quatre heures du matin sur les bases de Satory, de Brétigny-sur-Orge ou du mont Valérien, autour de Paris. Tous se glissent hors de leur sac de couchage et se dirigent vers le hangar qui sert de cafétéria provisoire. Après un léger petit-déjeuner, c’est l’heure de se pomponner. Aujourd’hui, ils n’enfilent pas le treillis habituel, mais l’uniforme qui pend dans leur tente. Les retardataires repassent leur chemise en vitesse.

>> Regardez le défilé du 14-Juillet en direct 

Chaque année, on sort le grand jeu : « Veste noire à boutons dorés, pantalon noir avec la bande rouge sur le côté, col serré, bicorne sur la tête et épée en main », dépeint François, polytechnicien qui a défilé en 1962 et 1963. Le moindre petit détail compte et les soldats sont « fébriles, concentrés ».

Quand on est tous prêts, chacun vérifie l’habit des camarades, pour voir si les insignes sont bien accrochés, si la tenue est parfaite.

Maxime

Le colonel fait ensuite un tour dans les rangs, replace une cravate ou deux et enfonce les casquettes sur les têtes endormies. Le soleil n’est pas encore levé.

Le départ est réglé à la seconde près. Si c’est 5h22, c’est pas 5h23.

Pascal

Sur le tarmac, celui-là même où ils se sont entraînés pendant de longues heures, les moteurs des bus, des chars et des Jeep ronronnent déjà. « On grimpe tous », raconte François, direction la place de l’Etoile, en haut des Champs-Elysées, « escortés par des motards de la police ». Sur fond de gyrophares hurlants, le convoi emprunte le périphérique parisien, où une voie lui est réservée. Sur le bord des routes, le public est déjà au rendez-vous, drapeau à la main, comme dans cette vidéo tournée en immersion par le YouTubeur Julien Fabro.

Un trajet pour « évacuer la pression » et « se décontracter », dit François, avant d’arriver sur la place Charles-de-Gaulle aux environs de huit heures –soit plus de deux heures avant le début du défilé. L’attente est longue. « Au début, on est libres, on peut faire ce qu’on veut dans la zone qui nous est réservée », raconte Maxime. L’occasion pour lui de prendre quelques selfies avec la Légion ou encore l’armée mexicaine, mise à l’honneur en 2015. « Ils ont des aigles royaux, c’est assez peu commun. C’est sympa à voir. » Il croise aussi quelques politiques et journalistes accrédités venus les saluer. Cette année-là, c’est Marie Drucker qui se balade parmi les uniformes pour France 2.

Les heures passent et le moment arrive des derniers réglages. « Notre sergent passe de la cire noire sur les pneus des camions, il faut que tout soit impeccable », décrit Pascal. Dans le groupe de Maxime, on s’entraide. « L’un d’entre nous a perdu un bouton au dernier moment. Il s’en est rendu compte sur place. » Le groupe improvise un atelier couture, vite fait, bien fait. Un autre a égaré une partie de son fourreau, qui s’est dévissé. « On s’est tous mis à la chercher sur les Champs ! », se souvient Maxime en riant.

Pascal est au garde-à-vous avec son unité, le 14 juillet 1992.
Pascal est au garde-à-vous avec son unité, le 14 juillet 1992. (FRANCEINFO)

Une voix les rappelle à l’ordre : « Tout le monde ! On se place. On monte dans les chars ! » Tout est chronométré. « Une heure avant le défilé, on rejoint notre point de départ. Et là, eh bien on attend. C’est un peu long, alors on papote avec nos voisins », décrit Maxime, qui défile à pied. « On se met en formation : pour nous, c’est des carrés de douze, rangés par ordre de taille. Nos positions sont bien définies à l’avance », décrit François. Les groupes sont alors inspectés par les généraux, : « Tous alignés, au garde-à-vous ! »

Des membres du 4e régiment de la Légion étrangère marchent, le 14 juillet 2017 sur les Champs Elysées.
Des membres du 4e régiment de la Légion étrangère marchent, le 14 juillet 2017 sur les Champs Elysées. (ALAIN JOCARD / AFP)

En avant, marche !

Le top départ est donné par la Garde républicaine, aux alentours de 10 heures. « Le cortège de cavaliers passe et puis ça démarre », décrit Maxime. Les sabots de centaines de chevaux frappent les pavés, en rythme. Le concert sonore continue avec le défilé aérien. Pendant dix minutes, avions et hélicoptères offrent un ballet à la foule massée le long de l’avenue. Les soldats, eux, ne font que deviner ce qui se passe au-dessus de leur tête, comme Pascal, qui se souvient juste d’un « bruit » impressionnant. « Je les ai entendus, mais je n’ai rien vu. On ne peut pas lever la tête à ce moment-là. »

La Patrouille de France survole les Champs-Elysées, le 14 juillet 2017.
La Patrouille de France survole les Champs-Elysées, le 14 juillet 2017. (GONZALO FUENTES / REUTERS)

C’est maintenant à leur tour. « Ça va s’agiter », annonce François. Les troupes se mettent en marche. « A ce moment-là, je suis fier. Très, très fier. Je réalise un rêve d’enfant », s’enthousiasme Pascal. Tous peinent à dissimuler leur joie.

Le moment est exceptionnel. Si tu as mal, tu fais avec. Tu n’as pas faim, pas soif. Tout ce que tu vis là, c’est plus fort.

Maxime

Les troupes passent devant la station de métro George V. Concentrés, chacun reproduit les gestes appris pendant les répétitions. La première consigne : rester impassible, droit, le regard fixe. « On a tellement été briefés là-dessus, c’est très strict », rapporte Pascal.

Je ne regarde pas les bâtiments, je ne profite pas des Champs-Elysées. Je regarde droit devant et je vois les visages qui défilent sans pouvoir m’attarder. Je ne souris pas. Rien du tout.

Pascal

Maxime ne distingue même pas sa famille dans la foule. Il est concentré sur sa posture. Tout comme Pascal, assis dans un camion : « J’ai la main droite sur le famas et la main gauche sur le genou gauche. » François, qui défile à pied, raconte : « Mon bras oscille, ce qui fait bouger l’épée qui vient frotter mon épaule. » Il jette des coups d’œil discrets pour vérifier si ses mouvements sont synchronisés avec ceux de ses camarades. « La musique nous entraîne. (…) Notre rangée est alignée. » Soulagement. Pour lui, l’esprit de groupe qui règne est comparable à celui des joueurs de l’équipe de France de football, unis pendant la Coupe du monde. Et leur adversaire est tout trouvé : « On veut être meilleurs que les élèves de Saint-Cyr, juste derrière nous. On a toujours dit qu’ils défilaient mieux que nous, alors on veut prouver que c’est faux », explique le polytechnicien.

Les spectateurs jouent des coudes pour apercevoir les soldats, le 14 juillet 2017, sur les Champs-Elysées.
Les spectateurs jouent des coudes pour apercevoir les soldats, le 14 juillet 2017, sur les Champs-Elysées. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Ils sont désormais au niveau de la station Franklin Roosevelt. « Tout devient mécanique », explique Maxime. Seuls quelques zigzags sont autorisés pour éviter les crottes laissées par les chevaux de la Garde républicaine – « mais sans trop se faire remarquer ». Autour de la place Clémenceau, le long du Grand Palais, la foule se presse contre les barrières et s’amasse aux fenêtres des bâtiments haussmanniens. « Les Champs sont bondés », s’étonne Maxime. Tout le monde prend des photos, applaudit et agite des drapeaux. « On sent qu’on vit quelque chose fort », vient ajouter François.

La clameur de la foule, c’est impressionnant. A un moment, j’ai eu l’impression d’être à la place de ceux qui ont libéré Paris.

Pascal

Les premiers arrivent déjà place de la Concorde. « Tout passe tellement vite, la descente des Champs-Elysées dure quinze minutes, commente Maxime. Je n’ai pas vu le temps passer. » La tribune présidentielle se profile déjà. « J’aperçois les invités, c’est impressionnant. »

Le défilé passe devant la tribune présidentielle, sur la place de la Concorde, le 14 juillet 2017 à Paris.
Le défilé passe devant la tribune présidentielle, sur la place de la Concorde, le 14 juillet 2017 à Paris. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / REUTERS)

La pression monte d’un cran. « Il s’agit de ne pas de trébucher devant le président, quand même ! », s’amuse François. Rapidement, chaque unité tourne et disparaît. « J’aurais bien aimé croiser le regard du président ou du Premier ministre », imagine Pascal. Raté, son camion s’éloigne déjà des VIP.

L\'Arc de Triomphe se profile derrière les rangs de soldats, le 14 juillet 2017.
L’Arc de Triomphe se profile derrière les rangs de soldats, le 14 juillet 2017. (STEPHANE MAHE / REUTERS)

Des souvenirs « gravés dans la mémoire »

C’est fini. « Déjà », regrettent les troupes. « Quand on tourne sur le pont de la Concorde, on respire un bon coup », dit Pascal. « Jusqu’alors, c’était très cadré, le périmètre était délimité. Mais là, il n’y a plus de barrière, on est dans la foule », explique Maxime, qui décrit une « ambiance tour de France ». « Les gens sont au ras du peloton et s’écartent au dernier moment », ajoute-t-il. Cette fois-ci, il peut les saluer en toute liberté et poser pour quelques photos.

https://embedftv-a.akamaihd.net/2f32e5fcaa1042bda36f1bffc0f9c547

Le convoi s’arrête. Les militaires se détendent, et le corps reprend ses droits. « Là, tu as envie d’aller aux toilettes, de manger », énumère le jeune homme. On grignote la barre de céréales distribuée le matin, on desserre la chemise et on pose l’arme. En revanche, le convoi « ne peut pas bouger tant qu’il n’y est pas autorisé », raconte François. L’attente, encore, mais le stress est derrière eux. « On se relâche complètement. »

La pression est redescendue. On est entre nous. On déconne, on fait des blagues, on se charrie.

François

Après une heure environ, tout le monde repart en car. Sur le chemin du retour, chacun commente l’expérience qu’il vient de vivre. Puis les différentes unités se séparent : les uns participent au pot organisé à l’école militaire, en face de la tour Eiffel, les autres se retrouvent à la base pour manger. « On fête ça tous ensemble, dans une ambiance bon enfant », raconte François. Pascal et quelques camarades ont quartier libre et décident de retourner sur les Champs-Elysées profiter de la fête. « On voulait un hamburger, on s’est rendu au McDo. Au comptoir, la serveuse nous a offert le café », raconte-t-il. S’il tient chaud en ce mois de juillet, l’uniforme a ses avantages.

Des années après, la journée reste « gravée dans [leur] mémoire ». « C’est un moment privilégié », décrit Maxime. « Un moment unique », surenchérit Pascal. « C’est extrêmement prenant. On est fiers de défiler, d’incarner une image de la France », ajoute François. Tous se replongent dans les photos. « J’aurais bien aimé le refaire une seconde fois. J’étais assis d’un côté du camion, j’aurais bien voulu essayer depuis le siège du chauffeur ou de l’autre côté du véhicule. Voir les choses sous un angle différent », imagine Pascal. Impossible, malheureusement. Aujourd’hui âgé de 51 ans, il n’a pas prolongé son service militaire. Alors, pour se souvenir de cette journée si particulière, il se rend chaque année sur la plus belle avenue du monde. Mais cette fois, derrière les barrières.

* : le prénom a été changé à la demande de l’intéressé

https://www.francetvinfo.fr/france/14-juillet/recit-si-tu-as-mal-tu-fais-avec-tu-nas-pas-faim-pas-soif-des-militaires-nous-racontent-le-defile-du-14-juillet-de-l-interieur_2848515.html#xtor=EPR-51-[recit-si-tu-as-mal-tu-fais-avec-tu-n-as-pas-faim-pas-soif-des-militaires-nous-racontent-le-defile-du-14-juillet-de-l-interieur_2850123]-20180714-[bouton]

 

 

Brexit : « un coup porté aux services financiers » de la City

Brexit : « un coup porté aux services financiers » de la City

Par Delphine Cuny  |   |  504  mots
Le quartier de la City à Londres, où se concentre une partie des grandes institutions financières.
Le quartier de la City à Londres, où se concentre une partie des grandes institutions financières. (Crédits : Reuters)
Le secteur financier de Londres s’inquiète du régime d’équivalence amélioré envisagé par le gouvernement de Theresa May pour les services financiers après la sortie de l’Union européenne.

« Un véritable coup pour le secteur des services financiers » : les projets de Theresa May d’un « nouvel arrangement » ont été très fraîchement accueillis à la City, le cœur historique de la finance londonienne. Le secteur, qui espérait continuer de bénéficier du « passeport européen » qui lui donne accès à l’ensemble du marché unique, avec un agrément britannique et sans présence physique sur le continent, ne veut pas du régime d’équivalence amélioré par rapport à celui accordé à des pays tiers comme les États-Unis ou le Japon.

« Le livre blanc sur le Brexit publié aujourd’hui est un véritable coup porté au secteur financier du Royaume-Uni et aux services qui lui sont associés », a réagi Catherine McGuinness, responsable des questions politiques à la City de Londres, dans un communiqué.

« Avec des liens commerciaux plus lâches avec l’Europe, le secteur des services financiers et des professions associées sera moins en mesure de créer des emplois, de générer des impôts et de soutenir la croissance de l’ensemble de l’économie. »

Le secteur de la finance (banques, assurances, gestion d’actifs, etc) emploie plus de 320.000 personnes dans le Grand Londres et 2,3 millions de personnes dans tout le Royaume-Uni, en incluant les emplois indirects.

« En tant que porte d’accès aux capitaux pour l’UE, le Royaume-Uni est un partenaire commercial important pour le bloc. Il est dans l’intérêt des ménages et des entreprises des deux côtés de la Manche qu’une future relation commerciale ambitieuse, couvrant à la fois les services et les biens, soit assurée », a ajouté Catherine McGuinness, soulignant que « le temps presse. »

« Regrettable et frustrant »

TheCityUK, le lobby de la profession financière, s’est montré également déçu. Il militait en faveur d’un régime plus favorable de « reconnaissance mutuelle », qui aurait eu quasiment les mêmes effets que le passeport européen : Londres et l’UE se seraient reconnu réciproquement leurs règles financières. Une idée fermement écartée à Bruxelles.

« La question primordiale pour les sociétés de services financiers et connexes est la capacité de continuer à servir les clients. La reconnaissance mutuelle aurait été le meilleur moyen d’y parvenir. Il est donc regrettable et frustrant que cette approche ait été abandonnée avant même d’arriver à la table des négociations » a réagi Miles Celic, le patron de TheCityUK.

Si la City n’a pas encore subi de délocalisations massives, les estimations de pertes d’emploi dans la finance varient entre quelques milliers (entre 5 et 10.000) et une centaine de milliers, en particulier si les métiers de la compensation sont touchés. Paris Europlace, l’association de promotion de la place financière de la capitale, estime à plus de 3.500 emplois transférés ou créés dans la finance liés au Brexit, et entre 10 et 30.000 les emplois indirects. Peu de relocalisations effectives ont eu lieu jusqu’ici. L’Autorité bancaire européenne, qui emploie environ 200 personnes, doit déménager de Londres à Paris d’ici à mars 2019.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/brexit-un-coup-porte-aux-services-financiers-de-la-city-784991.html#xtor=EPR-2-%5Bl-actu-du-jour%5D-20180713

 

Enquête approfondie de l’UE sur le projet d’union entre Alstom et Siemens

Enquête approfondie de l’UE sur le projet d’union entre Alstom et Siemens

L’union entre Alstom et Siemens scrutée par la Commission européenne / © AFP/Archives / SEBASTIEN BOZON

La Commission européenne, gendarme de la concurrence en Europe, a ouvert vendredi une enquête approfondie sur le projet d’union du constructeur ferroviaire français Alstom avec les activités mobilités de l’allemand Siemens.

Annoncée en septembre l’année dernière, cette fusion historique permettrait aux deux entreprises de tenir tête au chinois CRRC et au canadien Bombardier.

Alstom, qui fabrique notamment le TGV, et la division transport de Siemens, qui produit l’ICE, avaient signé fin mars leur accord de rapprochement.

Mais l’exécutif européen explique dans un communiqué craindre que cette « concentration ne réduise la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation ».

Par conséquent, Bruxelles compte examiner si ce projet de rachat « priverait les opérateurs ferroviaires européens d’un choix de fournisseurs et de produits innovants et conduirait à une hausse des prix » qui pourrait par ricochet porter préjudice aux clients passagers.

La Commission a désormais jusqu’au 21 novembre 2018 pour adopter une décision. L’ouverture d’une enquête approfondie ne préjuge en rien de l’issue de la procédure.

Le 8 juin dernier, Siemens et Alstom n’avaient pas exclu de retarder leur fusion au 1er semestre 2019.

Alstom avait alors justement invoqué comme raisons de ce retard « les travaux préparatoires de pré-notification (auprès des autorités de la concurrence, ndlr) extensifs et des efforts nécessaires à la collecte de données dans plusieurs pays ».

Cette union avait suscité en septembre dernier une polémique en France, une partie de la classe politique dénonçant la prise de contrôle par un groupe allemand d’un fleuron de l’industrie française. L’intersyndicale d’Alstom était opposée à ce projet, craignant des fermetures de sites et des suppressions d’emplois en France.

En revanche en Allemagne, le projet n’a guère suscité d’émoi et a été perçu comme salutaire pour le rail européen mais aussi pour le pays.

(©AFP / 13 juillet 2018 17h31)

https://www.romandie.com/news/Enqu-te-approfondie-de-l-UE-sur-le-projet-d-union-entre-Alstom-et-Siemens/936337.rom

 

H. Védrine. La France dans le monde : quels débats ?

H. Védrine. La France dans le monde : quels débats ?

Par Hubert VEDRINE, Pierre VERLUISE, Selma MIHOUBI, le 23 décembre 2015  Imprimer l'article  lecture optimisée  Télécharger l'article au format PDF

Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères (1997-2002). Pierre Verluise, Docteur en géopolitique, Directeur du Diploweb a conduit l’entretien. Selma Mihoubi, Doctorante en géopolitique (IFG) a filmé et monté l’entretien, réalisé dans le cadre des Assises du CSFRS.

Cet entretien vidéo pointe de façon précise les contradictions des Français au sujet de la place de la France dans le monde. Il peut illustrer un cours consacré à cette question (4 minutes). Un propos qui intéressera aussi celles et ceux qui suivent la diplomatie de la France.

 

La décadence occidentale – Le déclin économique

La décadence occidentale – Le déclin économique

La décadence occidentale – Le déclin économique

Par Ivan Blot, ENA, docteur ès sciences économiques, inspecteur général honoraire de l’administration ♦ Les lecteurs de Polémia connaissent bien Ivan Blot qui fournit régulièrement des textes éclairant, tant sur l’actualité que sur divers concepts philosophiques et historiques. C’est avec plaisir que nous partageons avec vous le dernier volet d’une série de quatre articles consacrée aux grands facteurs de la décadence occidentale.
Polémia


En étudiant les quatre causes du déclin occidental, nous avons traité de la cause finale (la vie spirituelle), de la cause formelle (le déclin politique), de la cause efficiente (le déclin culturel) et il reste à analyser la cause matérielle de la société, les bases que sont la famille et la propriété.

Il semble que l’économie occidentale se porte bien, mis à part la perspective effrayante d’un gigantesque endettement.

La famille en danger

Du côté humain, pourtant, quid de la famille qui est la cellule productrice et reproductrice à l’origine de tout ? Or, la famille, qui n’est ni purement instinctive ni purement rationnelle, est en crise grave. La vie de reproduction comporte quatre aspects :
– La vie sexuelle (base matérielle),
– La vie affective, l’amour, qui a chez l’être humain la place cardinale psychologiquement,
– La forme institutionnelle centrée autour du mariage,
– L’aspect spirituel.

Or, il y a crise dans tous ces domaines. La vie sexuelle se détraque et ne correspond plus à la finalité claire de la reproduction. Le mariage prend des formes dénuées de sens (mariage homosexuel) et décline en nombre. L’affectivité est détraquée. L’aspect religieux s’estompe. Au total, l’institution sélectionnée par les siècles tombe en décadence. L’humanité menace de disparaître.

La natalité s’en ressent. L’ambiance culturelle lui est hostile (idéologie individualiste « childfree », ce qui veut dire « libre d’enfants »), la liberté passe avant l’amour de la progéniture !
La religion et la patrie perdent leur valeur sacrificielle. L’individu se prend désormais pour un dieu ! Perversion la pire qui est celle de l’orgueil, selon le Christianisme notamment !
La culture de mort l’emporte sur la culture de la vie avec la promotion de l’avortement et de l’euthanasie !
Les valeurs économiques, revenus, vacances, l’emportent sur les valeurs familiales, plus communautaires.

A long terme, l’individu est de plus en plus isolé, matérialiste, égoïste, comme l’avait vu Dostoïevski. Le peuple ne se reproduit plus et est menacé de disparaitre sous l’invasion étrangère de ceux qui ne sont pas encore atteint de cette maladie mentale, le refus de prolonger sa lignée ! l’homme vit désormais dans l’instant, sans perspective historique, comme un animal.

L’effondrement à terme de l’économie ?

On dira que c’est parce que la priorité a été donnée à la seule économie. Mais, là aussi, le court terme l’emporte comme l’a bien vu l’économiste Hans Hermann Hoppe. Le profit financier l’emporte sur l’économie réelle à long terme comme le montre le philosophe de l’économie Jean Rémy. La monnaie n’est plus un signe qui facilite l’intégration sociale mais un bien comme un autre géré par des banques. La dimension nationale étatique qui assure une solidarité disparaît. Il n’y a plus de démocratie et les oligarques financiers règnent selon leurs propres lois.  Le centre de ce nouveau système de décision est dans le monde anglo-saxon mais certains pays, comme la Russie ou la Chine, tentent de réagir.

Quatre tendances menacent l’économie à terme :

1/ Les inégalités croissantes. Il y a les inégalités individuelles, souvent justifiées par le mérite, mais aussi les inégalités entre nations où la concurrence est loin d’être exercée dans des conditions correctes. Tout le monde sait que les Etats-Unis brutalisent leurs partenaires et exercent un impérialisme économique cynique. Mais la montée d’autres puissances (Chine, Russie entre autres) va rétablir les équilibres. Le malheur est le déclin européen et notamment français car nous négligeons des vertus morales essentielles dans le combat économique.

2/ Le poids des dépenses publiques qui réduit la compétitivité économique. C’est vrai notamment pour la France où des castes à privilèges se sont formées avec l’appui de la gauche. Les grands perdants sont les classes moyennes, ces classes périphériques (dites « moyennes » autrefois) que tout le monde néglige.

3/ L’urbanisation excessive se fait dans le désordre

4 / La primauté du court terme sur le long terme.

A plus long terme, on va vers des déséquilibres graves. La Russie montre le chemin d’une société plus saine qui honore la famille et qui s’efforce de redresser sa démographie. Il y a là des modèles à suivre. La Russie accomplit un redressement religieux, moral et patriotique qui devrait nous inspirer. La famille, la propriété privée et la patrie sont des cadres indispensables. Souhaitons que l’Occident en tienne compte avant qu’il ne soit trop tard !

Ivan Blot
12/07/2018

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public, via PixaBay

Ivan Blot

Ivan Blot

Ivan Blot, ENA, docteur ès sciences économiques, inspecteur général honoraire de l’administration, ancien député du Pas-de-Calais et ancien député européen, auteur de nombreux ouvrages dont « La démocratie directe », « L’oligarchie au pouvoir », « La Russie de Poutine, « L’homme défiguré ». Il est membre de l’Académie catholique de France. Il est aussi membre du comité des experts de Rethinking Russia et du Club d’experts de Valdaï, proches de la présidence de la Fédération de Russie.
Publicités

Revue de presse nationale et internationale.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :