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Osaka 2019 : un sommet du G20 ou du G2 ?

Osaka 2019 : un sommet du G20 ou du G2 ?

Noémie GELIS 4 juillet 2019 Actualités analyséesAsie et OcéanieInternationalJapon Leave a comment

Les 28 et 29 juin s’est déroulé à Osaka le sommet du G20, réunissant les vingt pays les plus développés. Dans un contexte de tensions sino-américaines, il était à craindre que le rendez-vous se déroule dans une atmosphère de conflit. C’est pourquoi le statu quo résultant du sommet est paradoxalement une réussite.

La fin de la Chine-Amérique ou l’ère de l’affrontement sino-américain

Comme au précédent sommet, à Buenos Aires en décembre dernier, les Etats-Unis et la Chine ont annoncé une trêve des sanctions et un renouveau des négociations. Donald Trump autorisera les entreprises américaines à commercer à nouveau avec Huawei et n’imposera pas les droits de douane annoncés sur des produits chinois d’une valeur de 300 milliards de dollars. Il a par ailleurs déclaré qu’il souhaitait la venue aux Etats-Unis de plus d’étudiants chinois. La décision américaine semble se fonder sur la crainte d’une réaction européenne et asiatique. En outre, le début de la campagne américaine a certainement joué un rôle. De fait, les précédentes sanctions à l’encontre de la Chine avaient lésé plusieurs entreprises américaines. En réponse, l’Empire du milieu a accepté de n’acheter qu’une quantité limitée de produits américains, afin de ne pas creuser le déficit commercial.

On assiste donc à une inflexion dans la rivalité sino-américaine. Le président Donald Trump est allé jusqu’à déclarer que les Etats-Unis et la Chine devaient devenir des “partenaires stratégiques”. Ceci contredit de nombreux documents du gouvernement américain les qualifiant de “compétiteurs stratégiques”. Il demeure cependant une forte tension qui participe d’une bipolarisation de la mondialisation.

Des enjeux climatiques qui divisent

Les Etats-Unis sont les seuls du G20 à ne pas être signataires des accords de Paris sur le climat. Le président Donald Trump avait, de fait, consacré la sortie de l’accord le 1er juin 2017. Afin de lutter contre cette singularité, Donald Trump a tenté de rallier à sa cause d’autres pays, notamment la Turquie et le Brésil. L’opposition du Canada et de l’Union Européenne a favorisé son échec. En particulier, Emmanuel Macron a décrété que le non-respect de l’environnement et des accords de Paris serait à présent considéré comme le dépassement d’une “ligne rouge”. Theresa May a aussi proclamé l’importance d’un tel respect. Elle a en particulier soutenu l’idée que cette requête venait aussi des citoyens eux-mêmes : les précédentes élections européennes l’illustrent. Dans cette opposition, la Chine a soutenu “l’urgence” de la crise environnementale.

Un multilatéralisme sclérosé ?

Le G20 sert de terrain de développement des relations bilatérales.
La rencontre entre V. Poutine et T. May, en parallèle du G20, fut particulièrement tendue.

Le G20, créé pour défendre le commerce et le multilatéralisme, sert à présent surtout à l’élaboration des nouvelles stratégies commerciales. Or, celles-ci divisent. En témoignent, la déclaration de Trump selon laquelle les Etats-Unis, le Japon et l’Inde préparaient de “très grosses affaires” – excluant par-là les autres pays. C’est pourquoi Donald Tusk, président du Conseil européen a déclaré que “la scène internationale ne pouvait pas devenir une arène où les égoïstes domineraient dans certains régimes et les émotions nationalistes domineraient l’économie”, précisant que chaque pays n’est pas seulement responsable de ses intérêts personnels mais aussi d’un ordre mondial juste et sécurisé.

Au demeurant, il faut souligner que ce n’est pas parce que le G20 regroupe vingt pays qu’il représente vingt pays. De fait, on l’a vu, l’enjeu s’est essentiellement joué entre la Chine et les Etats-Unis. La difficulté des pays tiers à plaider pour leur cause en était patente. La rivalité sino-américaine s’exerce comme un rouleau compresseur sur l’expression des autres membres.

En définitive, ce ne sont plus les sessions plénières qui prévalent. Aussi, les discussions à cercles restreints, surtout bilatérales, sont préférées. Ainsi en est-il en particulier des discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, entre Theresa May et Vladimir Poutine ou encore entre Emmanuel Macron et Jair Bolsonaro – pour n’en citer que quelques-unes. Cette division fragilise même les accords apparemment multilatéraux. Par exemple, le Japon n’est pas sorti de l’accord sur le climat et a soutenu la déclaration rappelant son caractère irréversible. Cependant, il n’en est pas un acteur investi. En effet, les discussions en cours pour un partenariat commercial avec les Etats-Unis le poussent à la retenue. Partant, le multi-bilatéralisme érode le multilatéralisme.

Sources

https://www.scmp.com/news/china/diplomacy/article/3016644/china-hasnt-won-it-hasnt-lost-either-trade-talks-us-enter-new

https://www.theguardian.com/politics/2019/jun/29/g20-theresa-may-urges-countries-to-raise-climate-ambitions

https://www.lemonde.fr/climat/article/2019/06/26/emmanuel-macron-fixe-une-ligne-rouge-sur-le-climat-avant-le-g20-d-osaka_5481887_1652612.htmlShare

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About Noémie GELIS

est étudiante à HEC après une classe préparatoire à Pierre de Fermat.

https://les-yeux-du-monde.fr/actualite/asie-oceanie/41242-osaka-2019-un-sommet-du-g20-ou-du-g2

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G20 : 19 pays signent l’accord sur le climat, sans les États-Unis

G20 : 19 pays signent l’accord sur le climat, sans les États-Unis

Un accord sur le climat a été trouvé entre 19 pays à l’issue du sommet du G20 au Japon, samedi 29 juin. Une nouvelle fois, les États-Unis ne signent pas. FRANCE 3

Mis à jour le 29/06/2019 | 17:39
publié le 29/06/2019 | 16:54PartagerTwitterPartagerEnvoyerLA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin#AlertePollutionRivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
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19 des 20 pays réunis lors du sommet du G20 sont parvenus à réaffirmer leur volonté de lutter contre le réchauffement climatique, samedi 29 juin. Un accord sans les États-Unis. « ‘À l’issue d’une longue nuit de négociations, on a évité le pire.’ Voilà les mots prononcés par Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse. Le pire aurait été que d’autres pays emboîtent le pas des États-Unis et refusent de signer la partie climat de l’accord G20. Cela aurait pu être par exemple le Brésil, dont le nouveau président Jair Bolsonaro, est présenté comme climato-sceptique », détaille l’envoyé spécial à Osaka (Japon), Jeff Wittenberg.

Un accord sans recul et sans avancée 

« Finalement, on aboutit à un accord 19+1 comme il y a deux ans au G20 de Hambourg (Allemagne), comme il y a un an à Buenos Aires (Argentine). Un accord du G20 sans recul, mais sans avancée non plus sur cette question du climat. La question de l’utilité de ce type de réunion est posée », ajoute le journaliste. Pour Emmanuel Macron, il faut encore aller beaucoup loin sur la question du climat. 

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/g20-19-pays-signent-l-accord-sur-le-climat-sans-les-etats-unis_3513747.html#xtor=SEC-69-[FRANCE_INFO_Desktop_||_00b596bc059ff733453287a14951fa1d30]-[FR_Le+Monde+%28Soci%C3%A9t%C3%A9+%C3%A9ditrice+du+Monde%29]-Content

G20: Poutine dénonce des idées pro-LGBT qui seraient «imposées» aux gens

G20: Poutine dénonce des idées pro-LGBT qui seraient «imposées» aux gens

DÉBAT « Cette partie de la société assez agressive impose son point de vue à la majorité », estime Vladimir Poutine, en parlant des militants et militantes pro-LGBT

20 Minutes avec AFP

Publié le 29/06/19 à 15h58 — Mis à jour le 30/06/19 à 16h07409 COMMENTAIRES4,5kPARTAGES

Vladimir Poutine au G20, le 29 juin.
Vladimir Poutine au G20, le 29 juin. — Mikhail Klimentyev/AP/SIPA

« Dans certains pays européens, on dit aux parents que les filles ne peuvent plus mettre de jupes à l’école. C’est quoi ça ? » C’est en ces mots que le président russeVladimir Poutine a dénoncé samedi les idées de liberté sexuelle et de liberté de genre « imposées » selon lui aux gens, qui y seraient majoritairement hostiles. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G20 à Osaka au Japon.

« Cette idée progressiste commence à être dépassée », a estimé le président russe, qui avait déjà provoqué un tollé en estimant dans une interview publiée à la veille du sommet dans le Financial Times que le progressisme « avait vécu ». « Il y a toutes sortes de choses maintenant : on a inventé cinq ou six genres (…) je ne comprends même pas ce que c’est », a poursuivi le président russe.

« Cela peut expliquer le phénomène de Trump »

« Le problème est que cette partie de la société assez agressive impose son point de vue à la majorité écrasante » des gens, a-t-il affirmé. « Les représentants des idées libérales imposent un certain type d’éducation sexuelle à l’école, les parents ne le veulent pas, mais on ne demande pas leur avis », a encore assuré M. Poutine.

Selon lui, « cela peut expliquer le phénomène de Trump, sa victoire, le fait que les gens mécontents sortent dans la rue dans les pays occidentaux ». Alors que la Russie est souvent accusée à l’Occident d’ingérence dans les processus politiques d’autres pays, il y a de vraies « raisons profondes » pour le mécontentement, affirme le président russe.

Elton John accuse Poutine d’hypocrisie

Le chanteur britannique Elton John s’est adressé vendredi avec une série de tweets à Vladimir Poutine, après que le maître du Kremlin a affirmé que la Russie n’ « avait pas de problème » avec les personnes LGBT et voulait que tout le monde soit heureux, dans l’interview au Financial Times.

Alors que des scènes d’amour homosexuelles et de consommation de drogues ont récemment été retirées de la version russe du biopic sur Elton John, la star britannique a accusé M. Poutine d’« hypocrisie ». Pour sa part, Vladimir Poutine a affirmé samedi que le chanteur, « un génie musical (…), avait tort ».

« Nous avons une attitude très calme envers la communauté LGBT », a-t-il déclaré. « Nous avons une loi, critiquée par tout le monde, la loi interdisant la propagande homosexuelle auprès des mineurs », a-t-il rappelé. « Mais écoutez, laissez une personne grandir, devenir adulte et puis décider qui elle veut être », a lancé M. Poutine

.http://G20: Poutine dénonce des idées pro-LGBT qui seraient «imposées» aux gens

G20: à Osaka, un sommet au goût d’inachevé

G20JAPONÉTATS-UNISCHINEDIPLOMATIE

G20: à Osaka, un sommet au goût d’inachevé

Par RFIPublié le 29-06-2019 Modifié le 30-06-2019 à 00:10

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Le président américain Trump, lors de sa conférence de presse de clôture du G20 d’Osaka.Jacquelyn Martin/Pool via REUTERS

Le sommet du G20 s’est achevé ce samedi 29 juin à Osaka au Japon sur une note de soulagement. Les chefs d’État et de gouvernements des pays industrialisés et des grandes économies émergentes sont parvenus « in extremis » à se mettre d’accord sur une déclaration finale qui intègre à la fois un appel à la défense d’un environnement commercial libre et équitable et au respect de l’accord de Paris sur le climat, même si une nouvelle fois les États-Unis ont refusé d’endosser ce dernier point.

Avec notre envoyée spéciale à Osaka, Mounia Daoudi

Les négociations ont été extrêmement difficiles à Osaka, au point de faire dire au président français que « le pire a été évité. Même si éviter le pire n’est pas suffisant », a reconnu Emmanuel Macron.

Et ce sont les tractations sur le climat qui ont été les plus éprouvantes. Elles ont duré une bonne partie de la nuit, avant d’être interrompues à 5 heures du matin en raison de la ligne très dure adoptée par la partie américaine, qui a cherché à faire en sorte que la déclaration finale ne mentionne pas le caractère irréversible de l’Accord de Paris. « Inacceptable », pour les Européens qui sont de nouveau réunis ce matin avant de nouvelles négociations. In fine, pas de recul sur le climat, mais pas d’avancée non plus. L’ambition climatique vigoureusement défendue par Emmanuel Macron n’est donc pas au rendez-vous.

Les dirigeants des pays du G20, autour du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Osaka, au Japon, le 28 juin 2019.Tomohiro Ohsumi/Pool via REUTERS

Sur le commerce, comme en 2018, là aussi déception : à Buenos Aires, le G20 a renoncé une nouvelle fois à la demande des États-Unis de condamner le protectionnisme, même si les 20 ont affirmé leur volonté de réformer en profondeur l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Seule avancée, la trêve entre Etats-Unis et Chine

Donc, ce sommet d’Osaka a un goût d’inachevé. La seule avancée notable concerne la guerre commerciale que se livrent depuis des mois Américains et Chinois. En marge de la réunion, une trêve a été conclue par Donald Trump et Xi Jinping. Washington renonce à imposer des droits de douane supplémentaires sur les importations de produits chinois et les négociations en vue d’un accord devraient très bientôt reprendre.

Après le sommet d’Osaka, Donald Trump a proposé – dans un tweet – d’aller serrer la main du dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un et de le faire dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées. Rapidement Pyongyang a répondu en jugeant l’initiative « très intéressante ». Donald Trump a fait cette proposition, car il se trouve désormais en Corée du Sud.

Le G20 a-t-il encore son utilité ?

Réactivé pendant la crise financière de 2008 pour venir au chevet d’une économie mondiale au bord de la rupture, le G20 a-t-il fait son temps ?

Une chose est sûre, le sommet d’Osaka a été littéralement pris en otage par la rencontre entre l’américain Donald Trump et le chinois Xi Jinping, en conflit ouvert depuis des mois sur les questions commerciales.

Et comme l’année dernière à Buenos Aires le principal événement du G20 était un rendez-vous qui n’avait rien à voir avec le G20.

Sans compter que la multiplication des rencontres bilatérales sur des sujets, comme par exemple cette année la crise iranienne ou les tractations des Européens pour le renouvellement des principaux postes à Bruxelles, a éclipsé les thèmes à l’agenda de la présidence japonaise.

► À lire aussi : G20 à Osaka: l’accord sur le climat se fait à 19, sans les États-Unis


► Greenpeace dénonce le peu d’engagement

Pas de grandes annonces donc côté environnement : les pays membres du G20 ont réitéré leurs engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris, signé il y a deux ans et demi à l’exception des Etats-Unis qui s’étaient déjà retiré de l’accord.

Ça aurait pu être pire, mais c’est quand même bien peu. C’est en substance ce que pense Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

C’est un G20 décevant parce que finalement on s’est contenté d’assurer le minimum, c’est-à-dire de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’accord de Paris qui vole en éclat.PUBLICITÉinReadinvented by TeadsJean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.30/06/2019 – par David BachéÉcouterCHRONOLOGIE ET CHIFFRES CLÉS

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20190629-bilan-g-20-osaka

G20 d’Osaka : Donald Trump à nouveau seul contre tous

JAPON

G20 d’Osaka : Donald Trump à nouveau seul contre tous

Par Vincent McAviney  • Dernière MAJ: 29/06/2019 – 17:12
G20 d'Osaka : Donald Trump à nouveau seul contre tous

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Après deux jours de rencontres et de discussions, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a sonné la fin du G20 d’Osaka. Mais derrière les poignées de main et sourires de façade, ce sommet n’a pas permis de régler les désaccords, comme l’explique notre correspondant Vincent McAviney :

« Ce G20 s’est terminé, une fois encore, avec le même constat : les États-Unis sont en désaccord avec les autres nations. 19 pays ont décidé de réaffirmer leur engagement aux accords de Paris de 2015 sur le climat, mais nous pouvions voir, tout au long de ce sommet, que l’administration américaine y était fermement opposée. Il y a eu beaucoup d’allées et venues des négociateurs des différentes délégations, mais visiblement, Donald Trump reste convaincu que le changement climatique n’est qu’une idée fausse. Le président français, Emmanuel Macron, est venu ici déterminé à convaincre les États-Unis. Theresa May, aussi, a fait une intervention pleine d’énergie. Elle a expliqué comment le Royaume-Uni était devenu la première grande économie à s’engager sur l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050, et qu’une loi avait été déposée en ce sens. Elle a expliqué comment son pays s’était détourné du charbon et que les technologies vertes offraient de grandes possibilités. Mais il semble que tout ce lobbying mené par les dirigeants européens n’ont pas réussi à convaincre Donald Trump. Reste à voir maintenant si les États-Unis vont rester sur leur position, et combien de temps l’accord sur le climat peut rester intact. Parmi les autres sujets qui ont fait l’objet de débats, il y a la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine et, bien entendu, l’Iran. De nombreux pays ont appelé à la désescalade. Les trois pays européens présents – Allemagne, France, Royaume-Uni – continuent de s’accrocher à l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, dont se sont retirés les États-Unis. Ils ont insisté sur la nécessité de préserver l’accord, dans l’espoir, qu’à un moment donné, avec un nouvelle administration américaine, les États-Unis puissent le réintégrer. »

Journaliste • Julien Pavy

https://fr.euronews.com/2019/06/29/g20-d-osaka-donald-trump-a-nouveau-seul-contre-tous

Les quatre dossiers brûlants en négociation au G20 du Japon

  1.  Asie et Pacifique

Les quatre dossiers brûlants en négociation au G20 du Japon

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Première publication : 27/06/2019 – 22:39Dernière modification : 28/06/2019 – 10:54

Photo de famille du G20, le 28 juin novembre 2019 à Osaka, au Japon.
Photo de famille du G20, le 28 juin novembre 2019 à Osaka, au Japon. Ludovic Marin, AFP

Texte par :FRANCE 24Suivre

Le G20 se réunit vendredi et samedi, au Japon, pour évoquer les dossiers qui préoccupent les 20 plus grandes économies du monde. Au menu des discussions, le climat, l’Iran, les taux bancaires et les relations commerciales entre Pékin et Washington.PUBLICITÉ

Les 20 plus grandes économies mondiales se réunissent vendredi 28 et samedi 29 juin à Osaka, au Japon. Au menu de ce G20 : l’environnement et le climat, le dossier iranien et le pétrole, les taux des banques centrales ainsi que les tensions commerciales entre Pékin et Washington.

Les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis

Les négociations commerciales entre Pékin et Washington devraient accaparer une partie des discussions. Dans l’impasse depuis le mois dernier, les présidents Xi Jinping et Donald Trump vont tenter de relancer le dialogue, notamment lors d’un entretien bilatéral prévu samedi à 11 h 30, heure locale (2 h 30 GMT).PUBLICITÉ

Le South China Morning Post, quotidien anglophone de Hong Kong, a rapporté jeudi 27 juin que les deux premières puissances économiques mondiales, en conflit depuis près d’un an, avaient conclu une trêve provisoire.

Avant son départ pour le Japon, Donald Trump a soufflé le chaud et le froid, jugeant « absolument possible » de parvenir à un accord avec Xi Jinping tout en se disant prêt, en cas d’échec, à imposer de nouveaux droits de douane sur la quasi-totalité des produits chinois non encore taxés. À Pékin, un porte-parole du ministère du Commerce a de son côté réclamé jeudi l’annulation sans délai des sanctions américaines visant le groupe chinois d’équipements de télécommunication Huawei.

Croissance et taux bancaires

Au chapitre des tensions commerciales, les incertitudes qui pèsent sur la croissance et notamment les taux des banques centrales ne manqueront pas non plus d’animer les débats.

Lors de sa réunion de politique monétaire des 18 et 19 juin, la Réserve fédérale a ouvert la voie à de possibles baisses de taux d’ici la fin de l’année. Cette perspective, qui affaiblit le dollar, pourrait contraindre la Banque centrale européenne et la Banque du Japon à chercher des moyens d’éviter une trop forte appréciation de l’euro et du yen afin de protéger leurs économies fortement dépendantes des exportations.Voir l’image sur Twitter

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Emmanuel Macron@EmmanuelMacron

À l’ouverture du G20 d’Osaka, je retrouve nos partenaires européens et le Canada pour une réunion de coordination. Objectif : porter ensemble nos ambitions : pour le climat, pour des politiques commerciales équitables, pour lutter contre les inégalités.2 23704:34 – 28 juin 2019908 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

L’hôte du sommet, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, espère que la déclaration de clôture du sommet insistera aussi sur la nécessité de préserver le libre-échange mais il pourrait se heurter au refus de Donald Trump, qui avait obligé l’an dernier le G20 à abandonner sa référence de longue date à la lutte contre le protectionnisme.

Le climat et l’environnement, dossiers brûlants

Autre pomme de discorde entre les 20 nations : le changement climatique. Les négociateurs américains s’opposent à la volonté des Européens de s’engager fortement en faveur de la lutte contre le réchauffement, que Donald Trump considère comme un « canular ».

La dernière version en date des phrases de la déclaration consacrées au climat qualifie l’Accord de Paris sur le climat d' »irréversible », ce qu’une version antérieure évitait de mentionner sous la pression des États-Unis, précisent deux sources interrogées par Reuters.

Considéré comme historique, l’Accord de Paris, qui fixe le cadre d’engagements politiques, économiques et financiers visant à contenir la hausse de la température moyenne de la planète « bien en deçà de 2 °C » en 2100, avec l’objectif d’être le plus près possible de 1,5 °C, est fragilisé depuis que Donald Trump a décidé d’en retirer les États-Unis.

Mercredi, Emmanuel Macron a pressé tous les membres de soutenir l’Accord de Paris de 2015 et d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en menaçant de refuser de signer un communiqué final trop timide sur ce point.

Le G20 pourrait, en outre, enfin adopter un nouveau cadre pour réduire la pollution plastique dans les océans sur une base volontaire. Mais il paraît peu probable que les dirigeants des 20 économies les plus avancées s’engagent sur des objectifs précis.Voir l’image sur Twitter

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Justin Trudeau@JustinTrudeau

Décollage vers Osaka, au Japon, où nous passerons quelques journées bien remplies au Sommet des dirigeants du #G20. Au menu : lutter contre les changements climatiques, faire avancer l’égalité des genres et créer plus d’opportunités pour la classe moyenne.41317:07 – 26 juin 201976 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Les dix pays membres de l’Asean (Association des pays du Sud-Est asiatique) ont montré la voie samedi dernier en adoptant à l’issue d’un sommet à Bangkok une déclaration commune de lutte contre les déchets en mer.

Pétrole et Iran

Même si l’Iran n’est pas membre du G20, la République islamique sera dans toutes les têtes en raison de la guerre des mots qui l’oppose à Donald Trump et aux fortes tensions entre les deux pays, ravivées par la destruction en vol d’un drone américain par Téhéran il y a une semaine près du détroit d’Ormuz.

Cette crise, qui a provoqué une hausse des cours du brut, intervient à quelques jours d’une réunion ministérielle de l’Opep le 1er juillet, élargie le lendemain aux alliés non Opep, dont la Russie, pendant laquelle les membres de cet Opep+ devraient décider de reconduire ou non des baisses de production pour soutenir les prix.

Quoi qu’en dise l’Iran, grand rival régional de l’Arabie saoudite, qui compte désormais parmi les producteurs les plus modestes du cartel en raison des sanctions de Washington, les discussions risquent de se résumer à un tête-à-tête entre Riyad et Moscou, qui produisent à eux deux plus de 40 % du pétrole de l’Opep+. Le sujet devrait être à l’ordre du jour de l’entretien prévu en marge du G20 entre Vladimir Poutine et le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane.

Avec Reutershttps://www.france24.com/fr/20190627-quatre-dossiers-brulants-negociations-g20-japon-climat-petrole-iran-chine

L’accord entre Jinping et Trump sauve in-extremis le G20

L’accord entre Jinping et Trump sauve in-extremis le G20

La trêve entre Donald Trump et Xi Jinping a permis de consolider la défense du multilatéralisme incluse dans la déclaration finale du G20 à Buenos Aires.

Les conclusions du G20 reconnaissent « ce que le système commercial multilatéral a apporté à la croissance, l’investissement international et la création d’emploi ». Mais « le système ne remplit plus ces objectifs et des améliorations sont possibles », admettent les dirigeants.

Pour cette raison, le groupe soutient « la réforme nécessaire de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour améliorer son fonctionnement. »

Le G20 n’a toutefois pas appelé à l’ouverture des marchés et n’a pas fait la critique des pratiques protectionnistes comme cela avait été le cas à Hambourg l’année dernière, alors que les divergences entre les pays les plus puissants du monde se creusent en matière de commerce international.

Le G20 se réunit à Buenos Aires sur fond d’état de siège

La tension monte à Buenos Aires, où se réunit le G20 vendredi et samedi. Le différend entre  États-Unis et  Chine risque d’achever les négociations commerciales multilatérales que l’UE tente désespérément de préserver.

L’intégration dans les conclusions de la réforme de l’OMC a été saluée par les nations européennes, car cela permettra de régler les différends commerciaux mondiaux au sein de cet organe multilatéral.

L’équilibre fragile atteint dans la déclaration et la réforme de l’OMC pourrait bien se poursuivre grâce à la trêve décidée par Donald Trump et Xi Jinping samedi soir à Buenos Aires, quelques heures après la clôture du sommet.

Donald Trump a donné au dirigeant chinois 90 jours pour avancer sur une série de points de friction minant les relations bilatérales des deux pays : des droits de douane au transfert forcé des technologies en passant par l’accès au marché chinois.

En contrepartie, le président américain s’est engagé à ne pas élever les droits de douane de 10 % à 25 % sur une valeur totale de 200 000 millions de dollars de biens chinois, comme il voulait le faire à partir de janvier.

Avec sa rhétorique exubérante habituelle, Donald Trump a parlé d’un « accord incroyable » à son retour à Washington. Si les négociations avec Pékin avancent, ce serait selon lui « l’un des plus grands accords commerciaux » jamais conclus.

Toutefois, une issue positive est loin d’être certaine. Avant de rencontrer Xi Jinping, il avait loué les bénéfices des droits de douane sur les produits chinois, ce qui avait eu l’effet d’une douche froide.

À la veille de la réunion, il avait également critiqué Pékin pour ses « agissements économiques prédateurs » et déclaré dans une interview qu’il était tout à fait improbable de ne pas revoir les droits de douane à la hausse.

Donald Trump a une fois de plus appliqué sa stratégie de proposer des négociations le doigt sur la gâchette, comme il l’avait fait avec le président de la Commission, Jean-Claude Juncker en juillet dernier.

Il souhaite que l’UE abaisse ses droits de douane sur les biens industriels et aligne ses normes règlementaires. Sinon, il menace les Européens de taxer les importations de voitures.

La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping s’est tenue le 1er décembre au soir alors que les dirigeants du G20 rentraient dans leur pays, après deux jours de sommet à la fin duquel ils ont adopté une déclaration pour sauver la face.

« Tout le monde attend la réunion qui aura lieu dans quelques heures », a déclaré le président argentin Mauricio Macri après le sommet, admettant que l’importance de la déclaration dépendrait de la rencontre entre les dirigeants chinois et américains.

Le G20 parvient à éviter une guerre commerciale… pour l’instant

Les 20 pays les plus puissants au monde ont décidé de garder les marchés ouverts, et Angela Merkel a tenté de convaincre les dirigeants de prendre des mesures face à la surcapacité de l’industrie sidérurgique, afin d’éviter une guerre commerciale.

Divergences sur le climat

Alors que les gouvernements du G20 sont parvenus à trouver une issue acceptable sur la question commerciale, notamment grâce à la trêve entre la Chine et les États-Unis, le paragraphe faisant référence à la politique climatique est resté une pierre d’achoppement jusqu’à la dernière minute.

Si le groupe a réussi à maintenir Donald Trump au sein du consensus mondial sur le commerce multilatéral, les efforts ont été vains sur le front climatique, alors même que les nations du monde entier se réunissent à Katowice en Pologne pour COP24.

Les États-Unis ont refusé de faire partie du consensus comme ils l’avaient fait lors du précédent sommet du G20 à Hambourg en incluant un paragraphe dans lequel ils réitéraient leur décision de se retirer de l’accord de Paris.

Ils ont également affirmé leur « engagement ferme en faveur de la croissance économique, de l’accès à l’énergie et de la sécurité énergétique, en utilisant toutes les sources et technologies énergétiques tout en protégeant l’environnement ».

Le communiqué final contenait également une vague référence à la migration, question que les États-Unis n’avaient pas envisagé d’inclure, mais qui l’a été sous l’insistance des Européens.

Le texte dit que les « grands mouvements de réfugiés » représentent « une préoccupation mondiale ». Et a souligné « l’importance d’actions communes pour s’attaquer aux causes profondes du déplacement et pour répondre aux besoins humanitaires croissants »

 

.https://www.euractiv.fr/section/commerce-industrie/news/trump-and-xis-truce-upholds-watered-down-g20-communique/

G20: la tension monte avant un choc Etats-Unis-Chine, Trump bouleverse à nouveau l’agenda

G20: la tension monte avant un choc Etats-Unis-Chine, Trump bouleverse à nouveau l’agenda

Le G20 était suspendu samedi au face-à-face prévu entre Donald Trump et Xi Jinping, censés négocier une trêve commerciale en conclusion d’un sommet tendu, et dont le président américain a une nouvelle fois bouleversé l’ordre du jour.

Le président américain a annulé sa conférence de presse de fin de sommet « par respect » après le décès de George H.W. Bush, vendredi à l’âge de 94 ans.

Ce rendez-vous était très attendu, après de nouvelles révélations à charge pour le milliardaire républicain dans l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016.

Donald Trump avait déjà bouleversé l’ordre du jour du sommet en annulant un tête-à-tête tout aussi attendu avec le président russe Vladimir Poutine, et en révisant son programme de réunions bilatérales.

Pour l’heure toutefois, son dîner de travail avec Xi Jinping restait à l’ordre du jour, une fois bouclé le programme officiel du « Groupe des Vingt », pesant 85% du PIB mondial.

Les autres chefs d’Etat et de gouvernement réunis depuis vendredi dans une capitale argentine en état de siège guetteront le moindre signe d’apaisement du conflit commercial entre les deux puissances, au moment où l’économie mondiale s’essouffle.

La Chine mais aussi la zone euro ont connu un coup de mou l’été dernier. « Pour l’instant le soleil brille, mais des nuages noirs arrivent et certains d’entre nous sentent déjà les premières gouttes », s’est alarmé samedi un responsable européen, en marge du sommet.

Le FMI estime qu’à court terme, le PIB mondial pourrait être réduit de 0,75% en raison de l’accroissement des tensions commerciales.

Donald Trump, qui a soufflé le chaud et le froid sur sa rencontre avec Xi Jinping, s’était dit plutôt optimiste vendredi, parlant de « signes positifs ».

Ce champion du protectionnisme a prévu de porter à 25% le 1er janvier, contre 10% actuellement, les droits de douanes sur la moitié des produits chinois importés aux Etats-Unis. Et il menace de taxer la totalité des importations chinoises.

Xi Jinping a, lui, promis vendredi devant le G20 de « poursuivre les réformes » pour ouvrir le marché chinois et mieux protéger la propriété intellectuelle.

– Communiqué final –

Avant ce duel, le G20 tâchera d’accoucher d’un communiqué, sur lequel les diplomates se sont acharnés toute la nuit, portant les signatures de tous les participants .

Autrefois exercice obligé des grandes réunions internationales, ce texte âprement négocié et plein de bonnes intentions devient une denrée rare.

Le dernier sommet Asie-Pacifique s’est conclu il y a deux semaines sans déclaration conjointe. Et Donald Trump avait torpillé le communiqué du sommet du G7 de juin dernier.

Les Vingt ont du mal à trouver un vocabulaire commun, même très vague, sur les deux sujets les plus délicats: le climat, et le commerce.

Selon une source européenne, les Américains ont insisté pour que le terme de « tensions commerciales » soit remplacé dans le communiqué par un plus pudique « problèmes commerciaux ».

« La déclaration est finalisée presque à 100%, mais il reste quelques passages (…) dont la rédaction finale reviendra aux dirigeants », fait-on savoir de source espagnole.

Les Européens présents au G20 vont tenter d’obtenir au moins 19 engagements – celui de Donald Trump étant exclu – de soutien ambitieux à l’accord de Paris sur le climat.

Il leur faut convaincre les pays émergents, dont certains réclament plus d’aide pour leur transition énergétique.

– Bilatérales –

La deuxième et dernière journée du sommet sera aussi rythmée par des réunions bilatérales, par exemple entre Vladimir Poutine et Mohammed ben Salmane.

Le président russe et le prince héritier saoudien, dont la démonstration d’amitié vendredi devant les caméras a beaucoup fait parler, sont attendus au tournant sur le pétrole. Le cours du baril est suspendu à une éventuelle baisse de production de ces deux géants.

Lors de sa propre entrevue avec Vladimir Poutine samedi, la chancelière Angela Merkel lui a dit sa « préoccupation » face à l’escalade avec l’Ukraine.

Elle doit également voir Donald Trump, qui menace de taxer tous azimuts les importations de voitures des Etats-Unis, un geste potentiellement dévastateur pour la puissante industrie allemande.

Dans ce contexte, les hommages européens samedi à George H.W. Bush sonnaient comme une critique en creux de l’actuel hôte de la Maison Blanche.

Emmanuel Macron, dont la relation avec le président américain s’est nettement refroidie, a loué « un grand dirigeant et un soutien sans faille de l’alliance avec l’Europe ». Un « homme d’Etat » ayant oeuvré pour le « partenariat transatlantique », a souligné Angela Merkel, au moment où ce partenariat est mis à l’épreuve par Washington.

(©AFP / (01 décembre 2018 17h01)

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