Archives pour la catégorie GRANDE- BRETAGNE

Hongkong: Pékin menace de «conséquences» après la suspension du traité d’extradition britannique

AccueilActualitéFlash Actu

Hongkong: Pékin menace de «conséquences» après la suspension du traité d’extradition britannique

Par Le Figaro avec AFPPublié le 21 juillet 2020 à 07:06

La Chine a mis en garde mardi 21 juillet contre «les conséquences» de la suspension par le Royaume-Uni de son traité d’extradition avec Hongkong, un nouveau signe de la dégradation des relations sino-britanniques déjà tendues.À LIRE AUSSI : À Hongkong, l’opposition cherche la réplique à Pékin

Cette décision, prise lundi en signe de protestation contre une loi de sécurité controversée dans l’ancienne colonie britannique, menace de mettre encore davantage à rude épreuve les relations entre Londres et Pékin. Elle intervient après que le Royaume-Uni a annoncé bannir tous les équipements du groupe chinois Huawei de ses réseaux 5G et que les hommes politiques ont critiqué la Chine pour son traitement des groupes ethniques minoritaires dans la région du Xinjiang.

Un communiqué sur le site de l’ambassade chinoise en Grande-Bretagne a protesté contre la suspension du traité et affirmé «que la partie britannique va encore plus loin dans la mauvaise direction». «La Chine exhorte la partie britannique à cesser immédiatement de s’ingérer dans les affaires de Hongkong qui sont les affaires intérieures de la Chine», indique la déclaration attribuée à un porte-parole anonyme de l’ambassade chinoise.

«Le Royaume-Uni en supportera les conséquences s’il insiste pour aller dans la mauvaise voie», ajoute le texte. La suspension du traité d’extradition du Royaume-Uni fait suite à des mesures similaires prises par les Etats-Unis, le Canada et l’Australie.

Grave erreur, selon Pékin

Le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab a confirmé la décision devant le parlement lundi en dépit de la réaction de Pékin évoquant une grave erreur de politique étrangère et des risques de représailles. «Le gouvernement a décidé de suspendre le traité d’extradition immédiatement et pour une durée indéterminée», a déclaré Dominic Raab, ajoutant que la loi de sécurité nationale promulguée par Pékin – qui prévoit de juger certains cas en Chine continentale – sape les principes qui, pour les Britanniques, sous-tendent le traité d’extradition.À LIRE AUSSI : Hongkong va «vigoureusement appliquer» la loi sur la sécurité nationale

La loi de sécurité est vue par ses détracteurs comme une érosion des libertés civiles et des droits de l’homme dans ce centre financier semi-autonome. Devant le Parlement, Dominic Raab a aussi annoncé lundi étendre à Hongkong l’embargo sur les armes déjà appliqué à la Chine depuis 1989.

Ces deux décisions surviennent à un moment où les relations diplomatiques entre Londres et Pékin sont au plus bas, refroidies par les critiques britanniques sur la façon dont la Chine traite sa minorité ouïghoure et la récente décision du Royaume-Uni de bannir le géant chinois des télécoms Huawei de son futur réseau 5G.

Loi de sécurité nationale

La promulgation par la Chine fin juin, après une vague de manifestations pour les libertés à Hongkong, de la loi de sécurité nationale – qui prévoit notamment de punir les activités séparatistes, «terroristes», la subversion et les ingérences étrangères dans ce territoire autonome chinois – a encore accéléré la dégradation de ces relations. «C’est une violation claire et sérieuse du traité sino-britannique» sur l’organisation en 1997 de la rétrocession de Hongkong à Pékin, a réaffirmé lundi 20 juillet Dominic Raab, qui avait déjà annoncé que Londres allait élargir les droits à l’immigration aux millions de Hongkongais titulaires du «passeport britannique d’outre-mer», ou BN(O).À LIRE AUSSI : Coronavirus: situation «critique» à Hongkong, une centaine de nouveaux cas

Cette première sanction avait provoqué l’ire de la Chine. Par la voix du porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, Wang Wenbin, ce pays avait menacé le Royaume-Uni de représailles, sans préciser lesquelles, contre ce qu’il considérait comme de l’ingérence dans ses affaires. «Les récentes remarques erronées et mesures prises concernant Hongkong violent gravement le droit international», avait déclaré le porte-parole, «exhortant» Londres à «ne pas s’engager plus avant sur cette mauvaise voie, afin d’éviter de nuire davantage aux relations entre» les deux Etats.

Dominic Raab a affirmé lundi vouloir entamer une relation constructive avec la Chine, reconnaissant «son extraordinaire transformation» et son rôle clef dans le commerce international. Mais il a estimé qu’une relation positive signifiait aussi le droit d’exprimer son désaccord.La rédaction vous conseille

Le gouvernement de Boris Johnson cache des données concernant la Covid-19

Le gouvernement de Boris Johnson cache des données concernant la Covid-19


Elles sont pourtant nécessaires pour surveiller les nouveaux foyers épidémiques


Par Moon of Alabama – Le 30 juin 2020

La Grande-Bretagne a souffert de l’épidémie de Covid-19. Les décisions de Boris Johnson sur ce sujet n’ont pas aidé. Le confinement national a été décidé trop tard et a donc duré plus longtemps qu’ailleurs. En avril 2020, le produit intérieur brut (PIB) mensuel a chuté de 20,4 %. Jusqu’à présent, l’Angleterre et le Pays de Galles ont subi environ 50 000 décès dus au coronavirus. L’Écosse a enregistré environ 2 500 décès et l’Irlande du Nord 550.

Après une longue période de confinement, le nombre de décès quotidien s’est normalisé. Les données de l’Office des statistiques nationales montrent qu’il n’y a plus de surmortalité.

Agrandir

C’est une bonne nouvelle, mais il y a encore de très mauvaises surprises.

Le gouvernement britannique continue de cacher des informations sur les résultats des tests de Covid-19. Il n’est même pas sûr de l’ampleur du taux de reproduction actuel de l’épidémie. Ceci à un moment où les personnes, les entreprises et les administrations locales ont besoin de données pour évaluer comment elles doivent limiter les contacts pour garder l’épidémie sous contrôle.

Hier, le ministre britannique de la santé, Matt Hancock, a annoncé que la ville et la zone métropolitaine de Leicester, qui compte quelque 840 000 habitants, ont dû être isolées.

Les habitants de Leicester n’avaient aucune idée qu’un tel ordre allait être donné. Ils avaient prévu de retourner aux pubs qui devaient rouvrir le 4 juillet. L’annonce a été une surprise pour le maire de la ville lui-même :

Le maire de Leicester, Sir Peter Soulsby, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il était "un peu surpris" que le gouvernement ait suggéré le confinement de la région parce que les fonctionnaires n'avaient reçu aucune donnée suggérant qu'il y avait des "problèmes particuliers" dans la ville à ce moment-là.

Il a déclaré avoir eu une réunion virtuelle avec le secrétaire d'État le lendemain, pendant laquelle il a insisté pour avoir les chiffres qui montraient que les cas de coronavirus avaient augmenté dans la ville.

Sir Peter a déclaré qu'il avait fallu "un certain temps pour obtenir des données décentes" et qu'elles ne lui étaient parvenues qu'une semaine plus tard.

Le maire a déclaré que ses collègues travaillent toujours sur la "montagne" de données qu'ils ont reçues pour les cartographier et voir où le virus est encore actif et pourrait se propager dans la communauté.

Le maire et les habitants de Leicester avaient consulté la page gouvernementale sur le coronavirus et les données publiques sur les nouveaux cas quotidiens dans leur région. Ces données montraient des chiffres en baisse.

Agrandir

Mais comme le souligne John Burn-Murdoch du Financial Times, les données sont très incomplètes. Elles ne comprennent que les cas qui ont été testés dans les hôpitaux.

Au début de l’épidémie, les tests étaient plutôt rares et n’étaient effectués dans les hôpitaux que lorsque de nouveaux patients arrivaient. À l’époque, ces données étaient les seules disponibles. Mais aujourd’hui, les tests sont accessibles au public et la majorité des nouveaux cas proviennent de là.

Un autre site web du gouvernement britannique explique que le nombre total de cas est constitué de plusieurs catégories :

Répartition des tests par "piliers" stratégique

Pilier 1 : tests par écouvillonnage dans les laboratoires de la santé publique anglaise (PHE) et les hôpitaux du NHS pour les personnes en ayant un besoin clinique, et les travailleurs de la santé et des soins

Pilier 2 : tests par écouvillonnage pour l'ensemble de la population, comme indiqué dans les orientations du gouvernement

Pilier 3 : tests sérologiques pour montrer si les personnes ont développé des anticorps après avoir été infectées par la COVID-19

...

Les données du site officiel sur le coronavirus dont le gouvernement britannique a fait la promotion ne montrent que le nombre de nouveaux cas quotidiens du pilier 1, les tests effectués à l’hôpital. Ce fait n’est même pas mentionné sur la page que la plupart des gens consultent.

Le Financial Times a maintenant élaboré le vrai tableau (payant) à partir de données qu’il a reçues d’une autre source. Il s’agit des données réelles concernant Leicester pour tous les nouveaux cas.

Agrandir

La quasi-totalité des cas sont issus du deuxième pilier, les tests publics en dehors des hôpitaux. Personne à Leicester ne savait que le nombre de nouveaux cas dans leur ville avait atteint un sommet au cours des deux dernières semaines. Maintenant, rien ni personne n’est préparé à un nouveau confinement local. La police ne sait pas comment gérer cela.

Pourquoi ces données n’ont-elles pas été rendues publiques ?

Non seulement la publication des données est totalement insuffisante, mais la politique de tests en Grande-Bretagne reste également mauvaise :

Le maire de Leicester a déclaré que les fonctionnaires ont eu du mal à persuader le personnel chargé des tests de rester sur place malgré une importante épidémie de coronavirus dans la ville.

Sir Peter Soulsby a déclaré que les tests avaient été "mal répartis" et "pas suffisamment systématiques" pour permettre aux experts locaux de la santé publique de se faire une idée précise de l'épidémie, qui a entraîné le premier confinement localisé en Angleterre.

Sir Peter, un ancien député travailliste, a déclaré que les fonctionnaires avaient passé du temps à essayer de persuader le personnel chargé des tests de rester à Leicester plutôt que de "décamper pour aller tester ailleurs". ...

Sir Peter a déclaré que les tests s'accéléraient enfin à Leicester, mais il s'est inquiété du fait que les dirigeants locaux avaient été lents à recevoir des informations du gouvernement.

Le fait que le gouvernement de Boris Johnson ne soit pas disposé à transmettre aux autorités locales les données relatives aux nouveaux cas n’est que l’une des douzaines d’erreurs majeures qu’il a commises pendant la pandémie.

Informer le public de manière aussi détaillée que possible est le tout premier point, et le plus important, de tout plan de préparation à une épidémie. La population ne peut pas aider à combattre l’épidémie si elle ne dispose pas d’informations sur son importance actuelle.

De l’extérieur, il est difficile de comprendre comment la population et les médias du Royaume-Uni laissent le gouvernement s’en tirer à si bon compte avec cette histoire et les nombreuses autres erreurs délibérées qu’il a commises au cours des derniers mois.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/le-gouvernement-de-boris-johnson-cache-des-donnees-concernant-le-covid19

Guerres de l’ombre: Libération d’espions US, britanniques et français au Moyen-Orient

jeudi, mars 26, 2020

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

Menu Button

Guerres de l’ombre: Libération d’espions US, britanniques et français au Moyen-Orient

L’exfiltration de Amer Fakhoury, agent secret US et ex-paramilitaire de la milice de l’armée du Liban-Sud supplétive d’Israël, a été effectuée peu de temps après sa libération par une cour de justice libanaise pour prescription de crimes de guerre. Cette décision de justice est le résultat d’une pression liée à une négociation secrète tenue entre Washington, le gouvernement libanais, la Jordanie et d’autres acteurs régionaux étatiques et non-étatiques dont l’enjeu est fort important pour Washington. La preuve, un Osprey MV-22B du Marine Medium Tiltrotor Squadron 365 (VMM-365) (US Marines) a été spécialement dépêché depuis le nord de la Jordanie pour le récupérer de l’ambassade américaine à Beyrouth. Il aurait été par la suite emmené depuis la Jordanie vers une base militaire britannique à Chypre avant d’être transporté en VIP sur une base US en Allemagne, dernière étape avant d’atterrir sur une base militaire de Caroline du Nord.

Amer Fakhoury

La libération de cet homme recherché au Liban a fait grincer des dents pas mal d’acteurs politiques Libanais mais il semble qu’il y ait eu un accord secret concernant Fakhoury. Le Liban est officiellement en cessation de paiement et donc en banqueroute. La marge de manœuvre est donc extrêmement étroite y compris pour le Hezbollah Libanais. Ce que l’on sait est que la Syrie a refusé tout compromis et considéré le dossier comme une affaire libanaise interne. Le Hezbollah affirme ne pas avoir cédé ou négocié quoi que ce soit et la cour militaire pro-Hezbollah a déposé sa démission suite à cette affaire.

La récupération de Amer Fakhoury n’est pourtant pas un fait isolé et semble s’inscrire dans un processus secret plus large impliquant la libération de plusieurs agents secrets US, britanniques et français ces deux dernières semaines. En échange de quoi ?

Pour la France, la libération de Roland Marchal par l’Iran après neuf mois de détention a été faite en échange de la libération par Paris de Jalal Rouhollahnejad, un ingénieur iranien menacé d’extradition vers les États-Unis. Ce dernier est accusé par Washington d’avoir facilité l’entrée en Iran d’équipements technologiques interdits en violation des sanctions internationales visant Téhéran.

Roland Marchal et Fariba Abdelkhah. Le premier a été liberé en échange de l’ingénieur iranien Jalal Rouhollahnejad. La seconde est toujours en détention dans une prison iranienne.
L’ingénieur iranien Jalal Rouhollahnejad

Arrivée de l’ingénieur Jalal Rouhollahnejad en Iran après sa libération par les autorités françaises. Il remercie le renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution d’avoir assuré sa libération. 21/03/2020.Source de la vidéo: Irinn et Press TV

L’Iran a également remis l’agent US Michael White dans la nuit du 17 au 18 mars 2020 à l’ambassade de Suisse à Téhéran et on peut supposer que le gouvernement iranien ait joué un rôle limité certes mais décisif dans l’approbation par le Hezbollah de la libération de l’espion Fakhoury au Liban en échange d’un deal qualifié d’important.

Le visa iranien de Michael White

Ces libérations ajoutées à celles d’une britannique concluent un premier cycle de négociations à l’issue desquelles Washington a publiquement demandé la libération des agents Austin Tice, porté disparu (MIA) à Daraya dans la banlieue de Damas depuis 2012 et, plus discrètement, de deux autres agents sans couverture dont on connaît pas l’identité réelle et qui auraient disparu durant la bataille d’Alep en 2016.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une britannique détenue en Iran depuis le 03 avril 2016. Elle a été condamnée à cinq de prison ferme pour « complot visant à renverser le régime » mais a été partiellement libérée le 17 mars 2020 suite à un arrangement secret avec Londres.
Le FBI offre une récompense de un million de dollars US pour toute information susceptible d’aboutir à la libération d’Austin Tice.

Le gouvernement syrien nie comme d’habitude avoir emprisonné un quelconque agent US ou autre et affirme que tout étranger rentré illégalement en Syrie doit assumer sa propre responsabilité et celles de son acte. Pour Damas, Austin Tice serait prisonnier d’Al-Qaida, devenue HTS ou Hayat Tahrir al-Cham, l’une des principales organisations rebelles à Idlib.

D’autres espions capturés en Iran et en Syrie ne suscitent aucun intérêt de la part de leurs gouvernements respectifs.

Majd Kamalmaz, un psychologue US de Dallas, est porté disparu en Syrie depuis 2017
Robert Levinson, détenu en Iran depuis plus d’une décennie, abandonné par le gouvernement US qui le considère comme décédé.

PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS ADPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS AD

Share/Partager:

https://strategika51.org/2020/03/26/liberation-despions-us-britanniques-et-francais-au-moyen-orient/

La procédure britannique fantoche contre Assange

La procédure britannique fantoche contre Assange


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 26 février 2020

La Grande-Bretagne tient actuellement un procès-spectacle obscène contre le fondateur de Wikileaks, Julian Assange. L’audience est destinée à se terminer par l’extradition d’Assange vers les États-Unis, ou sa mort. Aux États-Unis, il serait accusé de complot pour révélation de secrets et mis en prison pour le restant de ses jours.

Au fil des ans, Wikileaks a révélé des informations sur de nombreuses questions importantes. Comme l’a fait remarquer Patrick Cockburn : avec WikiLeaks, Julian Assange a fait ce que tous les journalistes devraient aspirer à faireWikileaks a fourni le matériel que ses sources ont révélé à leurs médias partenaires qui en ont profité, mais ont ensuite trahi Assange. Comme Kit Klarenberg l’a écrit il y a quelques jours : « Ils devraient être en prison », ou comment le Guardian et le New York Times ont «mis le pied à l’étrier» pour Julian Assange.

Ceux qui ne connaissent pas le faux dossier contre Julian Assange devraient lire cet entretien avec Nils Melzer, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, qui fournit un aperçu détaillé. De l’avis de Melzer, Assange, en tant qu’éditeur principal de Wikileaks, n’a commis aucun crime.

Melzer a également écrit sur sa page médium à propos de l’affaire :

  • Dévoiler la torture de Julian Assange
  • La Responsabilité de l’État dans la torture de Julian Assange. La fausse affaire de « viol » en Suède qui a été utilisé pour incarcérer Assange est également détaillée dans le livre de Marcello Ferrada de Noli : le cas géopolitique de la Suède contre Assange 2010-2019. Il peut être téléchargé gratuitement.

Le fait que l’affaire d’extradition en cours contre Assange est pourrie et qu’une mauvaise issue pour lui est probablement assurée peuvent être déduits des personnes à l’origine de la procédure en cours. Matt Kennard et Mark Curtis de Declassified UK ont fait des recherches :

  • RÉVÉLÉ : le magistrat en chef de l’affaire Assange a reçu des avantages financiers d’organisations secrètes partenaires du ministère britannique des Affaires étrangères
  • Le ministre britannique, qui a approuvé la demande de Trump d’extrader Assange, s’est entretenu lors de réunions américaines secrètes avec des personnes appelant à sa «neutralisation»

Craig Murray et Kevin Gosztola sont dans la salle d’audience pour surveiller la procédure. Gosztola tweete en direct – jour 1jour 2jour 3 – depuis le palais de justice de Woolwich à Londres et fournit des comptes rendus quotidiens sur Shadowproof.com :

  • La défense d’Assange détaille l’opération d’espionnage soutenue par la CIA, la politisation, par Trump, du ministère de la Justice.
  • Audience d’extradition d’Assage. La résistance du Grand jury de Chelsea Manning est un obstacle majeur pour les procureurs

L’ambassadeur Craig Murray publie des résumés quotidiens sur son site :

  • Your Man in the Public Gallery – Assange Hearing Day 1
  • Your Man in the Public Gallery – Assange Hearing Day 2
  • George Galloway a prononcé hier un discours sur les processus abstrus autour de l’audience. La vidéo de celui-ci est ici.

Certains espèrent que le tribunal britannique n’extradera pas mais libérera Assange. Malheureusement, cela semble actuellement peu probable. Mais l’affaire sera durement combattue, pendant plusieurs mois, et parfois de bonnes choses se produisent.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/la-procedure-britannique-fantoche-contre-assange

Le maître-espion britannique James Le Mesurier, fondateur de l’organisation rebelle syrienne des « Casques Blancs », retrouvé mort à Istanbul en Turquie

Le maître-espion britannique James Le Mesurier, fondateur de l’organisation rebelle syrienne des « Casques Blancs », retrouvé mort à Istanbul en Turquie

ON: 11/11/2019  IN: ANALYSIS  WITH: 0 COMMENTS

Le Maître-espion de Sa Majesté britannique James Le Mesurier, fondateur de l’organisation rebelle syrienne connue sous le nom de « Casques Blancs » ou White Helmets, à été retrouvé mort à Istanbul, Turquie.

Selon le journal turc Sozcu, le maître-espion britannique James Le Mesurier, un membre éminent du Mi6 britannique qui se faisait passer pour un ex-officier de l’Armée britannique et un « Contractor » (spécialiste de la sécurité et du renseignement à son compte) , a été retrouvé mort dans le jardin de son « safe house » à Istanbul, Turquie par des voisins. La police turque n’a pas précisé les causes du décès et ouvert une enquête.

James Le Mesurier vivait à Istanbul depuis quelque temps et selon des sources journalistiques turques, Le Mesurier souffrait d’une dépression sévère l’ayant contraint à prendre une médication à base de benzodiazépines et d’autres psychotropes.

Une autre source non confirmée évoque une defenestration « assistée » comme la cause de la mort de Le Mesurier. Dans ce cas précis il pourrait s’agir d’une élimination. Par qui ?

Pourtant les états de service de Le Mesurier ne sont pas loin d’égaler celles de Lawrence d’Arabie toutes proportions gardées. James Le Mesurier avait servi dans les Balkans (guerre de l’ex-Yougoslavie), dans la guerre du Kozovo, en Irak et notamment dans le Kurdistan irakien, au Liban, dans les territoires palestiniens, en Turquie et en Syrie.

Le Mesurier est présenté comme l’un des co-fondateurs de l’organisation rebelle syrienne des « Casques Blancs » ou White Helmets mais en réalité il n’a fait que créer des ONG écrans pour mettre en place les mécanismes nécessaires à la création de cette organisation dans le cadre de la politique du Mi6 et en accord avec la stratégie US de changement de régime au Moyen-Orient. Présentée comme une sorte de défense civile opérant en territoire rebelle, l’organisation des Casques Blancs a été portée aux nues par l’ensemble des médias de la propagande occidentale et arabe hostiles à la Syrie.

Comme beaucoup d’espions ou d’ex-espions impliqués un peu trop personnellement avec les projets qu’ils ont mis en place et que la hiérarchie exploite à d’autres fins avant de les abandonner, Le Mesurier souffrait de dépression sévère et ne sortait presque plus. A t-il été éliminé par le Mi6 de peur que sa dépression ne le pousse à divulguer le pot-aux-roses ? Ou bien a t-il été neutralisé par les turcs, les syriens, les russes, les kurdes, le Mossad ou encore des factions mécontentes de la rebellion syrienne? On ne le saura sans doute jamais. L’homme disparaît comme dans les romans d’espionnage les plus classiques et on ne saura jamais s’il a laissé des écrits ou un journal racontant la formidable opération secrète derrière la création des organisations rebelles en Syrie.

La Turquie n’avait aucun intérêt à le voire disparaître et les services syriens sont trop occupés à l’intérieur de la Syrie pour tenter la moindre aventure dans une Turquie forteresse. Pour les russes, aucun membre du Groupe Wagner n’a pu passer jusqu’ici vivant le redoutable filet sécuritaire turc et de ce fait, il nous reste les hypothèses suivantes:

  1. James Le Mesurier s’est probablement suicidé en se jetant de son balcon et/ou à l’aide de barbituriques ou autres substances chimoques;
  2. Le maître-espion aurait été neutralisé par le Mi6 après s’être rendu compte de l’ampleur de la manipulation;
  3. Des agents sous-traitants issus du Mossad et travaillant pour le Deep State ou l’État profond US l’auraient « écarté » en le mettant littéralement sur le carreau pour éviter toute divulgation d’information contraire à la doxa de la propagande occidentale.

Quoi qu’il en soit, James Le Mesurier ne sera ni le premier ni le dernier des artisans de l’ombre à disparaître de façon mystérieuse.

Un pan de l’histoire secrète de la guerre contre la Syrie s’en va.

https://strategika51.org/2019/11/11/le-maitre-espion-britannique-james-le-mesurier-fondateur-de-lorganisation-rebelle-syrienne-des-casques-blancs-retrouve-mort-a-istanbul-en-turquie/

Jean-Claude Juncker et Boris Johnson annoncent un accord sur le Brexit


Jean-Claude Juncker et Boris Johnson annoncent un accord sur le Brexit

AFP

Publié le jeudi 17 octobre 2019 à 11h39 – Mis à jour le jeudi 17 octobre 2019 à 13h22

Un accord révisé sur le Brexit a été atteint jeudi entre les négociateurs européens et britanniques, a indiqué peu avant midi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. « Là où il y a de la volonté, il y a un accord – nous en tenons un! C’est un accord équilibré et juste pour le Royaume-Uni et l’UE. Il démontre notre engagement à trouver des solutions. Je recommande au Conseil européen de l’approuver », a tweeté M. Juncker.

Le texte agréé par les deux parties devrait rapidement être transmis aux dirigeants de l’UE, afin qu’ils puissent l’étudier et éventuellement l’approuver dès ce jeudi après-midi lors de leur sommet à Bruxelles.

Après l’annonce de cet accord, le négociateur de l’UE Michel Barnier a tenu une conférence de presse. Il a déclaré que l’accord pouvait être soutenu dès ce jeudi après-midi par les membres du Conseil européen. Il a évoqué « quelques éléments nouveaux, en particulier sur la frontière irlandaise et la déclaration politique » mais un accord ans l’ensemble « sans réelle surprise. »

Si cet accord passe la rampe du Conseil européen, il devra ensuite être ratifié par les parlements britannique et européen.

Le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, qui a salué la conclusion du ‘deal’ a d’ores et déjà appelé la Chambre des communes à le soutenir.

« Le parlement doit réaliser le Brexit ce samedi de façon à ce que nous puissions nous consacrer à d’autres priorités telles que le coût de la vie, les soins de santé, la criminalité grave et notre environnement », a-t-il lancé sur Twitter.

L’incertitude règne par contre toujours quant à l’attitude que compte adopter le parti unioniste nord-irlandais DUP, qui fait partie de la coalition parlementaire du gouvernement Johnson. En matinée, cette formation avait affirmé qu’elle s’opposerait aux propositions de compromis en l’état. Elle a réaffirmé cette position dans la foulée de l’annonce de l’accord.

En cas de feu vert du Conseil et du parlement britannique, l’hémicycle européen pourrait lui se prononcer dès la semaine prochaine sur l’accord, ouvrant alors la voie à la sortie du Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre.

Jean-Claude Juncker@JunckerEU

🇪🇺
🤝
🇬🇧

Where there is a will, there is a #deal – we have one! It’s a fair and balanced agreement for the EU and the UK and it is testament to our commitment to find solutions. I recommend that #EUCO endorses this deal.

Voir l'image sur Twitter
Voir l'image sur Twitter

7 73211:34 – 17 oct. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité7 601 personnes parlent à ce sujet

Boris Johnson@BorisJohnson

We’ve got a great new deal that takes back control — now Parliament should get Brexit done on Saturday so we can move on to other priorities like the cost of living, the NHS, violent crime and our environment #GetBrexitDone #TakeBackControl22,7 k11:35 – 17 oct. 2019

https://www.lalibre.be/international/europe/jean-claude-juncker-annonce-un-accord-sur-le-brexit-5da8367bd8ad583887f4cde7?ncxid=618BA41292145205AF21ADD040608E33&m_i=mIEzXJxCfsWcDm_7SkL214TGDUcKEMoKcRERHJWd47yIPs7xAQbOt7rg5IziizdHJVfXOmSfnOxHA4IbPSOEDJsEGOe7T8mmmt&utm_source=selligent&utm_medium=email&utm_campaign=&utm_content=&utm_term=_20191017-flashbrexitaccord-poge_&M_BT=188670266684

Un cadre supérieur de Twitter fait partie de la brigade de trolls de l’armée britannique

Un cadre supérieur de Twitter fait partie de la brigade de trolls de l’armée britannique


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 30 septembre 2019

Ian Cobain a déjà écrit la longue histoire de l’implication britannique dans la torture. Il enquête maintenant sur l’implication britannique dans la manipulation des médias. Voici une de ses importantes trouvailles :

Un cadre supérieur de Twitter, le responsable de la rédaction pour le Moyen-Orient, est également officier à temps partiel dans l'unité de guerre psychologique de l'armée britannique, a révélé Middle East Eye.

Gordon MacMillan, qui a rejoint le bureau britannique de l'entreprise de médias sociaux il y a six ans, a également servi pendant plusieurs années au sein de la 77e brigade, une unité créée en 2015 afin de développer des moyens "non létaux" de faire la guerre.

La 77e brigade utilise des plateformes de médias sociaux telles que Twitter, Instagram et Facebook, ainsi que des podcasts, des analyses de données et des études d'audience pour mener ce que le général Nick Carter, chef de l'armée britannique, qualifie de "guerre de l'information".

La 77e Brigade est une ferme à trolls :

Ils l'appellent la 77e brigade. Ce sont les troupes qui mènent les guerres de l'information britanniques ...
D'un bureau à l'autre, j'ai trouvé diverses sections de la brigade occupées au travail. L'une des salles était axée sur l’étude du public : sa composition, sa démographie et les habitudes des personnes qu'ils veulent atteindre. Une autre était plus centrée sur l’analytique, se concentrant sur la création d'une "prise de conscience des attitudes et des sentiments" à partir d'un vaste ensemble de données recueillies sur les médias sociaux. Une autre était remplie d'agents produisant du contenu vidéo et audio. Ailleurs, des équipes de spécialistes du renseignement analysaient de près la façon dont les messages étaient reçus et discutaient des moyens de les rendre plus percutants.

La 77e Brigade a pour mission de produire de la propagande discrète en appui des opérations (militaires) britanniques :

Que savons-nous de la 77e Brigade ? Permettez-moi de citer une réponse écrite du ministère de la défense au Parlement, publiée en mars 2015. La Brigade existe "pour fournir un appui, en collaboration avec d'autres organismes gouvernementaux, aux efforts visant à établir la stabilité à l'étranger et à élargir la diplomatie de défense et l'engagement à l'étranger". C'est une mission bien plus politique que militaire.

La réponse au Parlement poursuit en disant que la Brigade "dirige les méthodes d'influence spéciale, notamment en fournissant des informations sur les activités, l'engagement des principaux dirigeants, la sécurité des opérations et l'engagement des médias". Notez l'expression "méthodes d'influence spéciales", tout droit sortie de 1984, l'ouvrage d'Orwell. Et remarquez la référence à "l'engagement des médias". Depuis quand l'armée britannique a-t-elle un rôle légitime à jouer pour essayer d'influencer les médias ?

Un aspect vraiment intéressant, et dangereux, de la 77e Brigade est son caractère mixte, militaro-civil :

Nous arrivons ici à un aspect vraiment insidieux de la 77e Brigade. Elle dispose d'un effectif d'environ 440 personnes dévouées, selon cette réponse au Parlement. Selon la nouvelle doctrine organisationnelle de l'Armée de terre, les unités combinent à la fois des soldats à plein temps et des réservistes territoriaux. La 77e brigade recrute ses réservistes parmi les journalistes et les professionnels britanniques de la publicité et des relations publiques. Il ne s'agit pas seulement de spécialistes de l'informatique et des technologies de l'information, mais aussi de professionnels des médias. Il en résulte que les frontières nécessaires entre les médias militaires et civils ont été compromises. Cela représente une menace potentielle pour les normes démocratiques.

Le fait qu’un cadre de Twitter ayant une responsabilité éditoriale travaille également pour une unité de propagande militaire britannique montre clairement que les médias sociaux « occidentaux » ne sont pas aussi neutres ou libres que ce que les pouvoirs le prétendent.

Le cadre de Twitter, Gordon MacMillan, est maintenant capitaine de réserve de l’armée britannique et travaille parfois dans son unité de propagande. Le 20 septembre, Twitter a supprimé un grand nombre de comptes, y compris dans le domaine de responsabilité de MacMillan. Combien d’entre eux ont été désignés par l’État britannique ?

En décembre 2018, nous avions parlé d’une autre organisation de manipulation des médias gérée par le gouvernement britannique, Integrity Initiative :

Cette organisation, financée par le gouvernement britannique, est chargée de diffuser de la propagande anti-russe pour influencer le public, les militaires et les gouvernements d'un certain nombre de pays. Ce qui suit est une analyse contextuelle du troisième lot de documents internes de cette organisation, qui ont été divulgués par un anonyme, hier.

Christopher Nigel Donnelly (CND) est le co-directeur de l'Institute for Statecraft et le fondateur de sa filiale, Integrity Initiative. Cette dernière prétend "Défendre la démocratie contre la désinformation".

Elle le fait en diffusant de la désinformation sur l'influence présumée de la Russie par le biais de groupes de journalistes dans toute l'Europe et aux États-Unis.

Institute for Statecraft et Integrity Initiative prétendent toutes deux être des organisations non gouvernementales indépendantes. Mais elles sont financées par le gouvernement britannique, l'OTAN et d'autres donateurs étatiques.

Parmi les documents fuités des serveurs de l'Institut par une personne anonyme, nous trouvons plusieurs documents sur Donnelly ainsi que des notes de service rédigées par lui. Ils montrent un esprit russophobe et un manque de pensée stratégique réaliste.

Le codirecteur de Donnelly à l’Institute for Statecraft est Daniel Lafayeed. Parmi les documents publiés par le compte-rendu anonyme se trouvent ses notes d’allocution lors de réunions en Israël en juin 2018. Ils mentionnent la 77e brigade :

Une grande partie de notre travail visant à améliorer l'efficacité de nos forces armées pour toutes les formes de guerre moderne est, bien sûr, très sensible, car nous l'envoyons aux plus hauts niveaux du ministère de la Défense et des forces armées.

Ce que nous cherchons à faire, c'est d'aider les Forces canadiennes à devenir plus compétentes pour mener une guerre moderne avec toutes sortes d'armes, et ce, dans le cadre du budget que l'État prévoit.

A cette fin, nous avons soutenu la création d'unités spéciales de réserve de l'armée de terre (par exemple la 77 Bde et SGMI - Specialist Group Military Intelligence - avec lesquelles nous entretenons désormais une relation étroite et informelle. En tant que réservistes dotés d'un statut spécial, ces personnes sont des experts civils de très haut niveau dans un domaine pertinent, comme des gestionnaires de fonds de pensions, des banquiers de haut niveau, des chefs de sociétés, etc. C'est-à-dire des gens que l'armée ne pourrait jamais se permettre d'embaucher, mais qui donnent de leur temps et de leur expertise en tant que patriotes.

Avec ces collègues, nous organisons des séminaires et préparons des études pour aider les forces armées à trouver de nouvelles façons de combattre dans la guerre moderne.

Ces documents décrivent notre compréhension de ces guerres modernes, comment nous devons nous y préparer et comment les Russes vont la combattre, au-delà des étapes de la guerre de l'information pour en faire une guerre classique. J'inclus également un document de réflexion sur une autre façon de structurer nos Marines pour une guerre moderne à faible coût. Cela pourrait particulièrement vous intéresser.

Integrity Initiate et Institute for Statecraft ont pris de fortes positions anti-Corbyn. Certains tweets de MacMillon sont aussi fortement dirigés contre Corbyn.

Il ne faut pas considérer la 77  brigade comme une voie à sens unique dans laquelle l’État transmet des messages que des civils contribuent à diffuser. Lorsque les gérants de fonds de pensions, les haut responsables de banque, les responsables de sociétés de relations publiques sont invités à participer à ses opérations, ils auront aussi tout intérêt à faire passer leurs propres messages pour tenter de vaincre leurs propres ennemis. L’exécutif de Twitter, en tant que membre de la brigade de propagande, l’utilisera également pour diffuser les messages et les souhaits de son entreprise.

Il s’agit d’un mariage des pouvoirs entre grandes entreprises et gouvernement pour manipuler l’opinion publique. C’est dangereux.

Addendum :

Kit Klarenberg vient de publier ses articles sur le sujet : « Notre homme infiltré : Un cadre supérieur de Twitter exposé en tant que guerrier de l’information de l’armée britannique. »

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/un-cadre-superieur-de-twitter-fait-partie-de-la-brigade-de-trolls-de-larmee-britannique

Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

  1. Home 
  2. Économie 
  3. Entreprises

Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

  • Par  Le Figaro avec AFP 
  • Mis à jour le 23/09/2019 à 11:37 
  • Publié le 23/09/2019 à 06:17
Thomas Cook est le plus vieux tour opérateur du monde.

Les autorités vont devoir organiser le rapatriement massif de 600.000 touristes dans le monde. Le groupe est né en 1841. Un numéro d’urgence destiné aux clients français a été mis en place.

Clap de fin pour Thomas Cook. Le voyagiste britannique a annoncé ce lundi qu’il faisait faillite après avoir échoué à trouver des fonds nécessaires pour sa survie. Le groupe est donc placé en liquidation judiciaire «avec effet immédiat», laissant 600.000 touristes, dont 150.000 Britanniques dans le monde, sur leurs lieux de vacances. Les autorités vont donc devoir organiser une opération de rapatriement massif, la plus importante pour des civils depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage (EDV), indiquait hier au Figaro que le nombre de Français en voyage avec Thomas Cook était de l’ordre de 10.000. Une information confirmée par la filiale française de l’entreprise ce lundi : 9842 clients sont actuellement en vacances et devront être rapatriés. Un numéro d’urgence destiné à ces personnes a été mis en place au 01-45-05-40-81.

» LIRE AUSSI – Que risquent les clients français du voyagiste Thomas Cook?

«Malgré des efforts considérables (au cours du week-end), les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat», explique le communiqué du groupe.

En parallèle, l’autorité britannique de l’Aviation (CAA) a indiqué que Thomas Cook, «tour opérateur et compagnie d’aviation à la fois, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées». Les cabinets AlixPartners et KPMG doivent être nommés administrateurs des différentes filiales du groupe.

» LIRE AUSSI – Compagnies aériennes: le casse-tête de la reprise des actifs

Peter Fankhauser, numéro un de l’entreprise, commente que malgré l’accord «largement approuvé, une requête pour des fonds supplémentaires ces derniers jours a présenté une difficulté qui s’est révélée insurmontable». Le destin du voyagiste s’est en effet joué en quelques jours. Des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres mené par l’actionnaire chinois Fosun, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain.

«C’est un profond regret pour le conseil d’administration et moi de ne pas avoir réussi. Je tiens à m’excuser auprès de nos millions de clients, nos milliers d’employés, fournisseurs et partenaires qui nous soutiennent depuis des années», reprend le patron de l’entreprise, déplorant aussi un «jour profondément triste pour une entreprise pionnière du voyage organisé».

Le principal actionnaire de l’entreprise, le groupe chinois Fosun, s’est déclaré «déçu» que Thomas Cook n’ait pu remonter la pente. «Nous exprimons notre plus profonde compassion à tous ceux qui sont touchés par cette situation», a indiqué l’entreprise, qui possédait 17% du capital de la compagnie britannique.

L’Etat britannique prêt à intervenir

L’échec d’un des fleurons du tourisme britannique n’a pas tardé à faire réagir outre-Manche : «Le gouvernement aurait du être prêt à en faire plus : intervenir, stabiliser la situation et permettre la mise en place d’un plan de long terme», a regretté le Chancelier de l’Échiquier (l’équivalent d’un ministre des Finances) de l’opposition travailliste, John McDonnell. Il s’est également prononcé pour que les patrons de l’entreprise remboursent tous les bonus qu’ils avaient reçus. «Ils doivent vraiment réfléchir quant à la manière dont ils ont provoqué cette situation, et dont ils l’ont exploité», a-t-il déclaré à la BBC.

Le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, a quant à lui déclaré qu’il fallait «examiner les moyens par lesquels les voyagistes peuvent se protéger d’une telle faillite à l’avenir». Il a également déclaré que ses pensées allaient vers «les vacanciers, qui risquent maintenant d’avoir des difficultés à rentrer chez eux». L’Etat britannique interviendra «d’une manière ou d’une autre» pour soutenir ces personnes, a-t-il affirmé.

Le voyagiste va devoir faire face à une situation complexe : environ 140.000 personnes voyageaient avec sa filiale allemande et 10.000 avec ses agences françaises. Des chiffres qui restent toutefois en-deçà des 150.000 ressortissants britanniques qui devront rentrer au Royaume-Uni. La faillite de Thomas Cook aura rapidement des conséquences sur le tourisme : en Turquie, ainsi, le chef de la fédération hôtelière a estimé que le pays pourrait perdre entre 600.000 et 700.000 touristes par an, sans compter les établissements qui devraient perdre le soutien financier du groupe britannique.

Condor maintient ses vols

Filiale du groupe Thomas Cook, la compagnie aérienne allemande Condor a de son côté annoncé lundi qu’elle maintenait ses vols. Elle a néanmoins fait appel au gouvernement d’Angela Merkel, afin d’obtenir un «prêt garanti par l’Etat» qui lui permettrait d’éviter un manque de liquidité. Berlin «examine actuellement cette question», a précisé la compagnie. Ce lundi, le porte-parole de l’Association allemande de l’industrie aérienne s’est voulu rassurant, en estimant que Condor volait comme d’habitude, et qu’une procédure de rapatriement pour ses passagers n’était pas nécessaire. Environ 240.000 clients ont réservé un vol sur ses lignes et attendent de rentrer chez eux, a indiqué la compagnie.

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde, compte 22.000 employés dont 9000 au Royaume-Uni. Très lourdement endetté, son horizon s’est fortement dégradé ces dernières années entre la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et la frilosité de touristes inquiets du Brexit, notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

Ce lundi, plusieurs entreprises concurrentes du voyagiste britannique ont vu leur cours en Bourse augmenter après l’annonce de sa faillite : basé en Allemagne, le groupe Tui a ainsi pris 5,8% à l’ouverture, quand les compagnies aériennes Easyjet et Ryanair ont vu leur cote bondir de plus de 3,5% et 5,4% respectivement.

» LIRE AUSSI – Thomas Cook en mal d’argent fraisLe Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/societes/le-voyagiste-britannique-thomas-cook-fait-faillite-20190923?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190923_NL_ACTUALITES]&mediego_euid=[2529769]&een=07d35d6dfbc7bc24543248fcd9bee521&seen=6&m_i=Mf2M7rrktaLFnle0mp8I6xeA5DWCgsYDmV7gyFqk7QrIPnihq_ofG6iKFDdqbynWlHaDle6%2B36vIHjCNKvdbpd_fo5m%2BOuh%2BMn

DOUBLE DISCOURS, PROPAGANDE GRAND PUBLIC ET «MENACE RUSSE»

 19.08.2019 – 1 119 views    5 ( 6 votes)

DOUBLE DISCOURS, PROPAGANDE GRAND PUBLIC ET «MENACE RUSSE»

 66 24 0Share0 090 Faire un don

Doublespeak, Mainstream Propaganda And 'Russian Threat'

AFP PHOTO / SERGEY VENYAVSKY

Les États-Unis et le Royaume-Uni sont dans un état d’hystérie constant dû au fait que l’audience a récemment eu l’occasion de recevoir des faits et plus d’un point de vue de différentes sources. Par conséquent, le système de propagande créé par le Nouvel Ordre Mondial a été endommagé. Il n’est plus capable de remplir ses objectifs principaux et sa tâche. C’est la raison de l’hystérie permanente des médias grand public et des représentants américains et britanniques du Nouvel Ordre Mondial.

Un exemple intéressant de cette situation a été montré dans un article récent du Sunday Times, intitulé « L’Armée parallèle des cyber-guerriers britanniques ». L’article cite le général Sir Nick Carter qui « lance » la création d’une « structure de carrière parallèle pour les cyber-guerriers à temps partiel ».

Le général Carter, nommé chef d’état-major de la défense l’année dernière. Selon lui, les services vont «devoir de plus en plus accueillir beaucoup plus de spécialistes» en raison des progrès technologiques rapides.

Le Sunday Times:

Reconnaissant qu’il ne sera peut-être pas en mesure de payer tous les spécialistes qu’il veut à plein temps, il examine «comment utiliser les [civils] civils pour leur travail quotidien, pour ainsi dire travailler la nuit pour la nation , pour les forces armées « .

Il s’inspire d’outre-Atlantique pour inciter les travailleurs du numérique travaillant sur des salaires élevés à s’enrôler. Un schéma américain qui a créé une nouvelle taxonomie des grades pour certains officiers recrutés dans la vie civile pour leurs compétences hautement spécialisées, plutôt que d’avoir à gravir les échelons, pourrait être repris en Grande-Bretagne.

« Ils ont ces choses appelées adjudants-chefs et il y a des grades [de la première à la cinquième] … nous pourrions bien nous retrouver avec quelque chose comme ça pour le cyber. »

« Si nous voulons être une » Grande-Bretagne globale « , alors la défense a un rôle à jouer à cet égard, mais comme tout, cela signifie probablement que vous devez faire des choix pour dépenser de l’argent à cette fin. »

Selon le général, le Royaume-Uni étudie une proposition visant à installer un nouveau Sandhurst dans les Caraïbes, afin de «doubler… cette réputation extraordinaire de fournir une formation et une éducation militaires étonnantes» dont bénéficie la Grande-Bretagne.

« Il a parlé à plusieurs de ses voisins et il croit profondément que les 13 pays des Caraïbes seraient heureux de confier leurs élèves-officiers à un équivalent de Sandhurst basé en Jamaïque et que cette marque créerait le type de jeunes officiers dont ces pays auraient besoin. »

Le général Carter a également affirmé que de petits déploiements stratégiques à l’étranger pouvaient également porter ses fruits. Dans ce domaine, il s’est adressé à l’infanterie spécialisée: de petits bataillons d’élite dotés de compétences spécialisées sont conçus pour former et accompagner les forces d’un pays.

Il a également abordé la prétendue « menace russe ».

« La Russie [essaie] d’absorber certaines parties de l’Afrique dans sa propre orientation », a-t-il déclaré, mais les missions d’assistance militaire et de stabilisation britanniques peuvent aider les pays en développement à devenir « plus orientés vers l’ouest que peut-être vers le groupe de Wagner » – une référence à la société militaire privée russe insaisissable, dont les mercenaires ont surgi à travers le monde, de la Syrie au Venezuela, ce qui est une préoccupation croissante.

Il a en outre affirmé que « la menace de Moscou s’est matérialisée beaucoup plus rapidement et de manière plus vivante que ce que la Grande-Bretagne avait prédit dans son dernier examen majeur de la défense en 2015 ».

«Ils sont très doués pour utiliser des capacités que l’on refuse très facilement… ils maîtrisent parfaitement l’environnement de l’information et exposent leur version de la vérité… ils sont très intelligents dans le cyberespace et je pense qu’ils le sont aussi amener les pays à sentir que la Russie est peut-être un meilleur allié, ou un meilleur pari en termes de soutien, que l’Occident », a-t-il déclaré.

Le général a affirmé qu’il estimait que «les démocraties occidentales doivent concevoir de meilleures méthodes pour protéger la vérité et défier ceux qui la subvertissent, tout en investissant davantage dans le contre-espionnage».

Les remarques du général britannique se composent de deux parties principales avec un sens commun:

  • le Royaume-Uni et les «démocraties occidentales» doivent renforcer leurs capacités de propagande et de renseignement, car la grande méchante Russie contredit les dirigeants du monde;
  • Big Bad Russia a appris à utiliser des moyens d’influence et des outils paramilitaires pour défendre ses intérêts sur la scène internationale. Quelle horrible chose!

Dans le même temps, le général Carter a oublié de mentionner que les États-Unis et le Royaume-Uni utilisaient divers outils de soft power et paramilitaires pour promouvoir leurs intérêts et promouvoir le programme du Nouvel Ordre Mondial depuis des décennies. Le concept de «puissance douce» est développé au Royaume-Uni et aux États-Unis depuis longtemps.

Dans cette situation, la Russie a dû apprendre à utiliser ces approches car elle a été mise dans la situation lorsque son existence a été menacée. Un examen plus attentif de la situation révèle que la grande méchanceté de la Russie n’a pas connu d’expansion, mais qu’elle a mené toutes ses actions en réponse à une pression constante et forte des «démocraties occidentales» utilisant des méthodes similaires.

Le principal problème soulevé par le discours dominant dominant qui se plaint de «propagande russe» et alimente les craintes de «menace russe» est qu’il s’agit d’un signe de manque de respect envers les nations britanniques et américaines. La propagande traditionnelle soutient que les gens ne peuvent pas analyser les faits et tirer leurs propres conclusions. Au lieu de cela, il considère les gens comme des moutons consuméristes. Il n’y a pas de secret dans tout ça. Le Nouvel Ordre Mondial repose sur quatre piliers: le néolibéralisme (en politique), le postmodernisme (en culture), le transhumanisme (en philosophie) et la techno-dystopie néo-oligarchique (en économie).

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://southfront.org/&prev=search

Les Britanniques et la « révolution colorée » à Hong Kong

Les Britanniques et la « révolution colorée » à Hong Kong

RÉSEAU VOLTAIRE | 10 AOÛT 2019 PORTUGUÊSITALIANOESPAÑOL

+

Depuis le transfert de souveraineté de l’Empire britannique à la République populaire de Chine, Hong Kong est —avec Macao— une des deux Régions administratives spéciales chinoises. Conformément aux accords de 1997, Beijing a installé la démocratie occidentale à Hong Kong qui ne l’avait jamais connue auparavant. Pour la première fois, le Parlement a été élu par la population.

Cependant, si la rétrocession de Hong Kong à Chine a marqué une amélioration des conditions de vie de la population, celle-ci est restée culturellement plus britannique que chinoise. Ce qui ne manque pas d’étonner les voyageurs.

Les démonstrations massives actuelles doivent d’abord être comprises comme le constat de l’impossibilité culturelle de l’unification chinoise. Elles sont attisées par le Royaume-Uni et les États-Unis, dont une « diplomate » a rencontré et coaché les leaders des manifestations. On a vu l’élément le plus en pointe des protestations, le Mouvement pour l’indépendance de Hong Kong, brandir l’ancien drapeau colonial en pleine conférence de presse. Le même phénomène avait été observé en Libye et en Syrie où le Conseil national de transition a adopté le drapeau du roi Idriss et l’Armée syrienne libre celui du mandat français

.https://www.voltairenet.org/article207310.html

JPEG - 65.4 ko
Facebook
Twitter
Delicious
Seenthis
Digg
RSS