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Le maître-espion britannique James Le Mesurier, fondateur de l’organisation rebelle syrienne des « Casques Blancs », retrouvé mort à Istanbul en Turquie

Le maître-espion britannique James Le Mesurier, fondateur de l’organisation rebelle syrienne des « Casques Blancs », retrouvé mort à Istanbul en Turquie

ON: 11/11/2019  IN: ANALYSIS  WITH: 0 COMMENTS

Le Maître-espion de Sa Majesté britannique James Le Mesurier, fondateur de l’organisation rebelle syrienne connue sous le nom de « Casques Blancs » ou White Helmets, à été retrouvé mort à Istanbul, Turquie.

Selon le journal turc Sozcu, le maître-espion britannique James Le Mesurier, un membre éminent du Mi6 britannique qui se faisait passer pour un ex-officier de l’Armée britannique et un « Contractor » (spécialiste de la sécurité et du renseignement à son compte) , a été retrouvé mort dans le jardin de son « safe house » à Istanbul, Turquie par des voisins. La police turque n’a pas précisé les causes du décès et ouvert une enquête.

James Le Mesurier vivait à Istanbul depuis quelque temps et selon des sources journalistiques turques, Le Mesurier souffrait d’une dépression sévère l’ayant contraint à prendre une médication à base de benzodiazépines et d’autres psychotropes.

Une autre source non confirmée évoque une defenestration « assistée » comme la cause de la mort de Le Mesurier. Dans ce cas précis il pourrait s’agir d’une élimination. Par qui ?

Pourtant les états de service de Le Mesurier ne sont pas loin d’égaler celles de Lawrence d’Arabie toutes proportions gardées. James Le Mesurier avait servi dans les Balkans (guerre de l’ex-Yougoslavie), dans la guerre du Kozovo, en Irak et notamment dans le Kurdistan irakien, au Liban, dans les territoires palestiniens, en Turquie et en Syrie.

Le Mesurier est présenté comme l’un des co-fondateurs de l’organisation rebelle syrienne des « Casques Blancs » ou White Helmets mais en réalité il n’a fait que créer des ONG écrans pour mettre en place les mécanismes nécessaires à la création de cette organisation dans le cadre de la politique du Mi6 et en accord avec la stratégie US de changement de régime au Moyen-Orient. Présentée comme une sorte de défense civile opérant en territoire rebelle, l’organisation des Casques Blancs a été portée aux nues par l’ensemble des médias de la propagande occidentale et arabe hostiles à la Syrie.

Comme beaucoup d’espions ou d’ex-espions impliqués un peu trop personnellement avec les projets qu’ils ont mis en place et que la hiérarchie exploite à d’autres fins avant de les abandonner, Le Mesurier souffrait de dépression sévère et ne sortait presque plus. A t-il été éliminé par le Mi6 de peur que sa dépression ne le pousse à divulguer le pot-aux-roses ? Ou bien a t-il été neutralisé par les turcs, les syriens, les russes, les kurdes, le Mossad ou encore des factions mécontentes de la rebellion syrienne? On ne le saura sans doute jamais. L’homme disparaît comme dans les romans d’espionnage les plus classiques et on ne saura jamais s’il a laissé des écrits ou un journal racontant la formidable opération secrète derrière la création des organisations rebelles en Syrie.

La Turquie n’avait aucun intérêt à le voire disparaître et les services syriens sont trop occupés à l’intérieur de la Syrie pour tenter la moindre aventure dans une Turquie forteresse. Pour les russes, aucun membre du Groupe Wagner n’a pu passer jusqu’ici vivant le redoutable filet sécuritaire turc et de ce fait, il nous reste les hypothèses suivantes:

  1. James Le Mesurier s’est probablement suicidé en se jetant de son balcon et/ou à l’aide de barbituriques ou autres substances chimoques;
  2. Le maître-espion aurait été neutralisé par le Mi6 après s’être rendu compte de l’ampleur de la manipulation;
  3. Des agents sous-traitants issus du Mossad et travaillant pour le Deep State ou l’État profond US l’auraient « écarté » en le mettant littéralement sur le carreau pour éviter toute divulgation d’information contraire à la doxa de la propagande occidentale.

Quoi qu’il en soit, James Le Mesurier ne sera ni le premier ni le dernier des artisans de l’ombre à disparaître de façon mystérieuse.

Un pan de l’histoire secrète de la guerre contre la Syrie s’en va.

https://strategika51.org/2019/11/11/le-maitre-espion-britannique-james-le-mesurier-fondateur-de-lorganisation-rebelle-syrienne-des-casques-blancs-retrouve-mort-a-istanbul-en-turquie/

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Jean-Claude Juncker et Boris Johnson annoncent un accord sur le Brexit


Jean-Claude Juncker et Boris Johnson annoncent un accord sur le Brexit

AFP

Publié le jeudi 17 octobre 2019 à 11h39 – Mis à jour le jeudi 17 octobre 2019 à 13h22

Un accord révisé sur le Brexit a été atteint jeudi entre les négociateurs européens et britanniques, a indiqué peu avant midi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. « Là où il y a de la volonté, il y a un accord – nous en tenons un! C’est un accord équilibré et juste pour le Royaume-Uni et l’UE. Il démontre notre engagement à trouver des solutions. Je recommande au Conseil européen de l’approuver », a tweeté M. Juncker.

Le texte agréé par les deux parties devrait rapidement être transmis aux dirigeants de l’UE, afin qu’ils puissent l’étudier et éventuellement l’approuver dès ce jeudi après-midi lors de leur sommet à Bruxelles.

Après l’annonce de cet accord, le négociateur de l’UE Michel Barnier a tenu une conférence de presse. Il a déclaré que l’accord pouvait être soutenu dès ce jeudi après-midi par les membres du Conseil européen. Il a évoqué « quelques éléments nouveaux, en particulier sur la frontière irlandaise et la déclaration politique » mais un accord ans l’ensemble « sans réelle surprise. »

Si cet accord passe la rampe du Conseil européen, il devra ensuite être ratifié par les parlements britannique et européen.

Le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, qui a salué la conclusion du ‘deal’ a d’ores et déjà appelé la Chambre des communes à le soutenir.

« Le parlement doit réaliser le Brexit ce samedi de façon à ce que nous puissions nous consacrer à d’autres priorités telles que le coût de la vie, les soins de santé, la criminalité grave et notre environnement », a-t-il lancé sur Twitter.

L’incertitude règne par contre toujours quant à l’attitude que compte adopter le parti unioniste nord-irlandais DUP, qui fait partie de la coalition parlementaire du gouvernement Johnson. En matinée, cette formation avait affirmé qu’elle s’opposerait aux propositions de compromis en l’état. Elle a réaffirmé cette position dans la foulée de l’annonce de l’accord.

En cas de feu vert du Conseil et du parlement britannique, l’hémicycle européen pourrait lui se prononcer dès la semaine prochaine sur l’accord, ouvrant alors la voie à la sortie du Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre.

Jean-Claude Juncker@JunckerEU

🇪🇺
🤝
🇬🇧

Where there is a will, there is a #deal – we have one! It’s a fair and balanced agreement for the EU and the UK and it is testament to our commitment to find solutions. I recommend that #EUCO endorses this deal.

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7 73211:34 – 17 oct. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité7 601 personnes parlent à ce sujet

Boris Johnson@BorisJohnson

We’ve got a great new deal that takes back control — now Parliament should get Brexit done on Saturday so we can move on to other priorities like the cost of living, the NHS, violent crime and our environment #GetBrexitDone #TakeBackControl22,7 k11:35 – 17 oct. 2019

https://www.lalibre.be/international/europe/jean-claude-juncker-annonce-un-accord-sur-le-brexit-5da8367bd8ad583887f4cde7?ncxid=618BA41292145205AF21ADD040608E33&m_i=mIEzXJxCfsWcDm_7SkL214TGDUcKEMoKcRERHJWd47yIPs7xAQbOt7rg5IziizdHJVfXOmSfnOxHA4IbPSOEDJsEGOe7T8mmmt&utm_source=selligent&utm_medium=email&utm_campaign=&utm_content=&utm_term=_20191017-flashbrexitaccord-poge_&M_BT=188670266684

Un cadre supérieur de Twitter fait partie de la brigade de trolls de l’armée britannique

Un cadre supérieur de Twitter fait partie de la brigade de trolls de l’armée britannique


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 30 septembre 2019

Ian Cobain a déjà écrit la longue histoire de l’implication britannique dans la torture. Il enquête maintenant sur l’implication britannique dans la manipulation des médias. Voici une de ses importantes trouvailles :

Un cadre supérieur de Twitter, le responsable de la rédaction pour le Moyen-Orient, est également officier à temps partiel dans l'unité de guerre psychologique de l'armée britannique, a révélé Middle East Eye.

Gordon MacMillan, qui a rejoint le bureau britannique de l'entreprise de médias sociaux il y a six ans, a également servi pendant plusieurs années au sein de la 77e brigade, une unité créée en 2015 afin de développer des moyens "non létaux" de faire la guerre.

La 77e brigade utilise des plateformes de médias sociaux telles que Twitter, Instagram et Facebook, ainsi que des podcasts, des analyses de données et des études d'audience pour mener ce que le général Nick Carter, chef de l'armée britannique, qualifie de "guerre de l'information".

La 77e Brigade est une ferme à trolls :

Ils l'appellent la 77e brigade. Ce sont les troupes qui mènent les guerres de l'information britanniques ...
D'un bureau à l'autre, j'ai trouvé diverses sections de la brigade occupées au travail. L'une des salles était axée sur l’étude du public : sa composition, sa démographie et les habitudes des personnes qu'ils veulent atteindre. Une autre était plus centrée sur l’analytique, se concentrant sur la création d'une "prise de conscience des attitudes et des sentiments" à partir d'un vaste ensemble de données recueillies sur les médias sociaux. Une autre était remplie d'agents produisant du contenu vidéo et audio. Ailleurs, des équipes de spécialistes du renseignement analysaient de près la façon dont les messages étaient reçus et discutaient des moyens de les rendre plus percutants.

La 77e Brigade a pour mission de produire de la propagande discrète en appui des opérations (militaires) britanniques :

Que savons-nous de la 77e Brigade ? Permettez-moi de citer une réponse écrite du ministère de la défense au Parlement, publiée en mars 2015. La Brigade existe "pour fournir un appui, en collaboration avec d'autres organismes gouvernementaux, aux efforts visant à établir la stabilité à l'étranger et à élargir la diplomatie de défense et l'engagement à l'étranger". C'est une mission bien plus politique que militaire.

La réponse au Parlement poursuit en disant que la Brigade "dirige les méthodes d'influence spéciale, notamment en fournissant des informations sur les activités, l'engagement des principaux dirigeants, la sécurité des opérations et l'engagement des médias". Notez l'expression "méthodes d'influence spéciales", tout droit sortie de 1984, l'ouvrage d'Orwell. Et remarquez la référence à "l'engagement des médias". Depuis quand l'armée britannique a-t-elle un rôle légitime à jouer pour essayer d'influencer les médias ?

Un aspect vraiment intéressant, et dangereux, de la 77e Brigade est son caractère mixte, militaro-civil :

Nous arrivons ici à un aspect vraiment insidieux de la 77e Brigade. Elle dispose d'un effectif d'environ 440 personnes dévouées, selon cette réponse au Parlement. Selon la nouvelle doctrine organisationnelle de l'Armée de terre, les unités combinent à la fois des soldats à plein temps et des réservistes territoriaux. La 77e brigade recrute ses réservistes parmi les journalistes et les professionnels britanniques de la publicité et des relations publiques. Il ne s'agit pas seulement de spécialistes de l'informatique et des technologies de l'information, mais aussi de professionnels des médias. Il en résulte que les frontières nécessaires entre les médias militaires et civils ont été compromises. Cela représente une menace potentielle pour les normes démocratiques.

Le fait qu’un cadre de Twitter ayant une responsabilité éditoriale travaille également pour une unité de propagande militaire britannique montre clairement que les médias sociaux « occidentaux » ne sont pas aussi neutres ou libres que ce que les pouvoirs le prétendent.

Le cadre de Twitter, Gordon MacMillan, est maintenant capitaine de réserve de l’armée britannique et travaille parfois dans son unité de propagande. Le 20 septembre, Twitter a supprimé un grand nombre de comptes, y compris dans le domaine de responsabilité de MacMillan. Combien d’entre eux ont été désignés par l’État britannique ?

En décembre 2018, nous avions parlé d’une autre organisation de manipulation des médias gérée par le gouvernement britannique, Integrity Initiative :

Cette organisation, financée par le gouvernement britannique, est chargée de diffuser de la propagande anti-russe pour influencer le public, les militaires et les gouvernements d'un certain nombre de pays. Ce qui suit est une analyse contextuelle du troisième lot de documents internes de cette organisation, qui ont été divulgués par un anonyme, hier.

Christopher Nigel Donnelly (CND) est le co-directeur de l'Institute for Statecraft et le fondateur de sa filiale, Integrity Initiative. Cette dernière prétend "Défendre la démocratie contre la désinformation".

Elle le fait en diffusant de la désinformation sur l'influence présumée de la Russie par le biais de groupes de journalistes dans toute l'Europe et aux États-Unis.

Institute for Statecraft et Integrity Initiative prétendent toutes deux être des organisations non gouvernementales indépendantes. Mais elles sont financées par le gouvernement britannique, l'OTAN et d'autres donateurs étatiques.

Parmi les documents fuités des serveurs de l'Institut par une personne anonyme, nous trouvons plusieurs documents sur Donnelly ainsi que des notes de service rédigées par lui. Ils montrent un esprit russophobe et un manque de pensée stratégique réaliste.

Le codirecteur de Donnelly à l’Institute for Statecraft est Daniel Lafayeed. Parmi les documents publiés par le compte-rendu anonyme se trouvent ses notes d’allocution lors de réunions en Israël en juin 2018. Ils mentionnent la 77e brigade :

Une grande partie de notre travail visant à améliorer l'efficacité de nos forces armées pour toutes les formes de guerre moderne est, bien sûr, très sensible, car nous l'envoyons aux plus hauts niveaux du ministère de la Défense et des forces armées.

Ce que nous cherchons à faire, c'est d'aider les Forces canadiennes à devenir plus compétentes pour mener une guerre moderne avec toutes sortes d'armes, et ce, dans le cadre du budget que l'État prévoit.

A cette fin, nous avons soutenu la création d'unités spéciales de réserve de l'armée de terre (par exemple la 77 Bde et SGMI - Specialist Group Military Intelligence - avec lesquelles nous entretenons désormais une relation étroite et informelle. En tant que réservistes dotés d'un statut spécial, ces personnes sont des experts civils de très haut niveau dans un domaine pertinent, comme des gestionnaires de fonds de pensions, des banquiers de haut niveau, des chefs de sociétés, etc. C'est-à-dire des gens que l'armée ne pourrait jamais se permettre d'embaucher, mais qui donnent de leur temps et de leur expertise en tant que patriotes.

Avec ces collègues, nous organisons des séminaires et préparons des études pour aider les forces armées à trouver de nouvelles façons de combattre dans la guerre moderne.

Ces documents décrivent notre compréhension de ces guerres modernes, comment nous devons nous y préparer et comment les Russes vont la combattre, au-delà des étapes de la guerre de l'information pour en faire une guerre classique. J'inclus également un document de réflexion sur une autre façon de structurer nos Marines pour une guerre moderne à faible coût. Cela pourrait particulièrement vous intéresser.

Integrity Initiate et Institute for Statecraft ont pris de fortes positions anti-Corbyn. Certains tweets de MacMillon sont aussi fortement dirigés contre Corbyn.

Il ne faut pas considérer la 77  brigade comme une voie à sens unique dans laquelle l’État transmet des messages que des civils contribuent à diffuser. Lorsque les gérants de fonds de pensions, les haut responsables de banque, les responsables de sociétés de relations publiques sont invités à participer à ses opérations, ils auront aussi tout intérêt à faire passer leurs propres messages pour tenter de vaincre leurs propres ennemis. L’exécutif de Twitter, en tant que membre de la brigade de propagande, l’utilisera également pour diffuser les messages et les souhaits de son entreprise.

Il s’agit d’un mariage des pouvoirs entre grandes entreprises et gouvernement pour manipuler l’opinion publique. C’est dangereux.

Addendum :

Kit Klarenberg vient de publier ses articles sur le sujet : « Notre homme infiltré : Un cadre supérieur de Twitter exposé en tant que guerrier de l’information de l’armée britannique. »

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/un-cadre-superieur-de-twitter-fait-partie-de-la-brigade-de-trolls-de-larmee-britannique

Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

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Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

  • Par  Le Figaro avec AFP 
  • Mis à jour le 23/09/2019 à 11:37 
  • Publié le 23/09/2019 à 06:17
Thomas Cook est le plus vieux tour opérateur du monde.

Les autorités vont devoir organiser le rapatriement massif de 600.000 touristes dans le monde. Le groupe est né en 1841. Un numéro d’urgence destiné aux clients français a été mis en place.

Clap de fin pour Thomas Cook. Le voyagiste britannique a annoncé ce lundi qu’il faisait faillite après avoir échoué à trouver des fonds nécessaires pour sa survie. Le groupe est donc placé en liquidation judiciaire «avec effet immédiat», laissant 600.000 touristes, dont 150.000 Britanniques dans le monde, sur leurs lieux de vacances. Les autorités vont donc devoir organiser une opération de rapatriement massif, la plus importante pour des civils depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage (EDV), indiquait hier au Figaro que le nombre de Français en voyage avec Thomas Cook était de l’ordre de 10.000. Une information confirmée par la filiale française de l’entreprise ce lundi : 9842 clients sont actuellement en vacances et devront être rapatriés. Un numéro d’urgence destiné à ces personnes a été mis en place au 01-45-05-40-81.

» LIRE AUSSI – Que risquent les clients français du voyagiste Thomas Cook?

«Malgré des efforts considérables (au cours du week-end), les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat», explique le communiqué du groupe.

En parallèle, l’autorité britannique de l’Aviation (CAA) a indiqué que Thomas Cook, «tour opérateur et compagnie d’aviation à la fois, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées». Les cabinets AlixPartners et KPMG doivent être nommés administrateurs des différentes filiales du groupe.

» LIRE AUSSI – Compagnies aériennes: le casse-tête de la reprise des actifs

Peter Fankhauser, numéro un de l’entreprise, commente que malgré l’accord «largement approuvé, une requête pour des fonds supplémentaires ces derniers jours a présenté une difficulté qui s’est révélée insurmontable». Le destin du voyagiste s’est en effet joué en quelques jours. Des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres mené par l’actionnaire chinois Fosun, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain.

«C’est un profond regret pour le conseil d’administration et moi de ne pas avoir réussi. Je tiens à m’excuser auprès de nos millions de clients, nos milliers d’employés, fournisseurs et partenaires qui nous soutiennent depuis des années», reprend le patron de l’entreprise, déplorant aussi un «jour profondément triste pour une entreprise pionnière du voyage organisé».

Le principal actionnaire de l’entreprise, le groupe chinois Fosun, s’est déclaré «déçu» que Thomas Cook n’ait pu remonter la pente. «Nous exprimons notre plus profonde compassion à tous ceux qui sont touchés par cette situation», a indiqué l’entreprise, qui possédait 17% du capital de la compagnie britannique.

L’Etat britannique prêt à intervenir

L’échec d’un des fleurons du tourisme britannique n’a pas tardé à faire réagir outre-Manche : «Le gouvernement aurait du être prêt à en faire plus : intervenir, stabiliser la situation et permettre la mise en place d’un plan de long terme», a regretté le Chancelier de l’Échiquier (l’équivalent d’un ministre des Finances) de l’opposition travailliste, John McDonnell. Il s’est également prononcé pour que les patrons de l’entreprise remboursent tous les bonus qu’ils avaient reçus. «Ils doivent vraiment réfléchir quant à la manière dont ils ont provoqué cette situation, et dont ils l’ont exploité», a-t-il déclaré à la BBC.

Le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, a quant à lui déclaré qu’il fallait «examiner les moyens par lesquels les voyagistes peuvent se protéger d’une telle faillite à l’avenir». Il a également déclaré que ses pensées allaient vers «les vacanciers, qui risquent maintenant d’avoir des difficultés à rentrer chez eux». L’Etat britannique interviendra «d’une manière ou d’une autre» pour soutenir ces personnes, a-t-il affirmé.

Le voyagiste va devoir faire face à une situation complexe : environ 140.000 personnes voyageaient avec sa filiale allemande et 10.000 avec ses agences françaises. Des chiffres qui restent toutefois en-deçà des 150.000 ressortissants britanniques qui devront rentrer au Royaume-Uni. La faillite de Thomas Cook aura rapidement des conséquences sur le tourisme : en Turquie, ainsi, le chef de la fédération hôtelière a estimé que le pays pourrait perdre entre 600.000 et 700.000 touristes par an, sans compter les établissements qui devraient perdre le soutien financier du groupe britannique.

Condor maintient ses vols

Filiale du groupe Thomas Cook, la compagnie aérienne allemande Condor a de son côté annoncé lundi qu’elle maintenait ses vols. Elle a néanmoins fait appel au gouvernement d’Angela Merkel, afin d’obtenir un «prêt garanti par l’Etat» qui lui permettrait d’éviter un manque de liquidité. Berlin «examine actuellement cette question», a précisé la compagnie. Ce lundi, le porte-parole de l’Association allemande de l’industrie aérienne s’est voulu rassurant, en estimant que Condor volait comme d’habitude, et qu’une procédure de rapatriement pour ses passagers n’était pas nécessaire. Environ 240.000 clients ont réservé un vol sur ses lignes et attendent de rentrer chez eux, a indiqué la compagnie.

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde, compte 22.000 employés dont 9000 au Royaume-Uni. Très lourdement endetté, son horizon s’est fortement dégradé ces dernières années entre la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et la frilosité de touristes inquiets du Brexit, notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

Ce lundi, plusieurs entreprises concurrentes du voyagiste britannique ont vu leur cours en Bourse augmenter après l’annonce de sa faillite : basé en Allemagne, le groupe Tui a ainsi pris 5,8% à l’ouverture, quand les compagnies aériennes Easyjet et Ryanair ont vu leur cote bondir de plus de 3,5% et 5,4% respectivement.

» LIRE AUSSI – Thomas Cook en mal d’argent fraisLe Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/societes/le-voyagiste-britannique-thomas-cook-fait-faillite-20190923?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190923_NL_ACTUALITES]&mediego_euid=[2529769]&een=07d35d6dfbc7bc24543248fcd9bee521&seen=6&m_i=Mf2M7rrktaLFnle0mp8I6xeA5DWCgsYDmV7gyFqk7QrIPnihq_ofG6iKFDdqbynWlHaDle6%2B36vIHjCNKvdbpd_fo5m%2BOuh%2BMn

DOUBLE DISCOURS, PROPAGANDE GRAND PUBLIC ET «MENACE RUSSE»

 19.08.2019 – 1 119 views    5 ( 6 votes)

DOUBLE DISCOURS, PROPAGANDE GRAND PUBLIC ET «MENACE RUSSE»

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Doublespeak, Mainstream Propaganda And 'Russian Threat'

AFP PHOTO / SERGEY VENYAVSKY

Les États-Unis et le Royaume-Uni sont dans un état d’hystérie constant dû au fait que l’audience a récemment eu l’occasion de recevoir des faits et plus d’un point de vue de différentes sources. Par conséquent, le système de propagande créé par le Nouvel Ordre Mondial a été endommagé. Il n’est plus capable de remplir ses objectifs principaux et sa tâche. C’est la raison de l’hystérie permanente des médias grand public et des représentants américains et britanniques du Nouvel Ordre Mondial.

Un exemple intéressant de cette situation a été montré dans un article récent du Sunday Times, intitulé « L’Armée parallèle des cyber-guerriers britanniques ». L’article cite le général Sir Nick Carter qui « lance » la création d’une « structure de carrière parallèle pour les cyber-guerriers à temps partiel ».

Le général Carter, nommé chef d’état-major de la défense l’année dernière. Selon lui, les services vont «devoir de plus en plus accueillir beaucoup plus de spécialistes» en raison des progrès technologiques rapides.

Le Sunday Times:

Reconnaissant qu’il ne sera peut-être pas en mesure de payer tous les spécialistes qu’il veut à plein temps, il examine «comment utiliser les [civils] civils pour leur travail quotidien, pour ainsi dire travailler la nuit pour la nation , pour les forces armées « .

Il s’inspire d’outre-Atlantique pour inciter les travailleurs du numérique travaillant sur des salaires élevés à s’enrôler. Un schéma américain qui a créé une nouvelle taxonomie des grades pour certains officiers recrutés dans la vie civile pour leurs compétences hautement spécialisées, plutôt que d’avoir à gravir les échelons, pourrait être repris en Grande-Bretagne.

« Ils ont ces choses appelées adjudants-chefs et il y a des grades [de la première à la cinquième] … nous pourrions bien nous retrouver avec quelque chose comme ça pour le cyber. »

« Si nous voulons être une » Grande-Bretagne globale « , alors la défense a un rôle à jouer à cet égard, mais comme tout, cela signifie probablement que vous devez faire des choix pour dépenser de l’argent à cette fin. »

Selon le général, le Royaume-Uni étudie une proposition visant à installer un nouveau Sandhurst dans les Caraïbes, afin de «doubler… cette réputation extraordinaire de fournir une formation et une éducation militaires étonnantes» dont bénéficie la Grande-Bretagne.

« Il a parlé à plusieurs de ses voisins et il croit profondément que les 13 pays des Caraïbes seraient heureux de confier leurs élèves-officiers à un équivalent de Sandhurst basé en Jamaïque et que cette marque créerait le type de jeunes officiers dont ces pays auraient besoin. »

Le général Carter a également affirmé que de petits déploiements stratégiques à l’étranger pouvaient également porter ses fruits. Dans ce domaine, il s’est adressé à l’infanterie spécialisée: de petits bataillons d’élite dotés de compétences spécialisées sont conçus pour former et accompagner les forces d’un pays.

Il a également abordé la prétendue « menace russe ».

« La Russie [essaie] d’absorber certaines parties de l’Afrique dans sa propre orientation », a-t-il déclaré, mais les missions d’assistance militaire et de stabilisation britanniques peuvent aider les pays en développement à devenir « plus orientés vers l’ouest que peut-être vers le groupe de Wagner » – une référence à la société militaire privée russe insaisissable, dont les mercenaires ont surgi à travers le monde, de la Syrie au Venezuela, ce qui est une préoccupation croissante.

Il a en outre affirmé que « la menace de Moscou s’est matérialisée beaucoup plus rapidement et de manière plus vivante que ce que la Grande-Bretagne avait prédit dans son dernier examen majeur de la défense en 2015 ».

«Ils sont très doués pour utiliser des capacités que l’on refuse très facilement… ils maîtrisent parfaitement l’environnement de l’information et exposent leur version de la vérité… ils sont très intelligents dans le cyberespace et je pense qu’ils le sont aussi amener les pays à sentir que la Russie est peut-être un meilleur allié, ou un meilleur pari en termes de soutien, que l’Occident », a-t-il déclaré.

Le général a affirmé qu’il estimait que «les démocraties occidentales doivent concevoir de meilleures méthodes pour protéger la vérité et défier ceux qui la subvertissent, tout en investissant davantage dans le contre-espionnage».

Les remarques du général britannique se composent de deux parties principales avec un sens commun:

  • le Royaume-Uni et les «démocraties occidentales» doivent renforcer leurs capacités de propagande et de renseignement, car la grande méchante Russie contredit les dirigeants du monde;
  • Big Bad Russia a appris à utiliser des moyens d’influence et des outils paramilitaires pour défendre ses intérêts sur la scène internationale. Quelle horrible chose!

Dans le même temps, le général Carter a oublié de mentionner que les États-Unis et le Royaume-Uni utilisaient divers outils de soft power et paramilitaires pour promouvoir leurs intérêts et promouvoir le programme du Nouvel Ordre Mondial depuis des décennies. Le concept de «puissance douce» est développé au Royaume-Uni et aux États-Unis depuis longtemps.

Dans cette situation, la Russie a dû apprendre à utiliser ces approches car elle a été mise dans la situation lorsque son existence a été menacée. Un examen plus attentif de la situation révèle que la grande méchanceté de la Russie n’a pas connu d’expansion, mais qu’elle a mené toutes ses actions en réponse à une pression constante et forte des «démocraties occidentales» utilisant des méthodes similaires.

Le principal problème soulevé par le discours dominant dominant qui se plaint de «propagande russe» et alimente les craintes de «menace russe» est qu’il s’agit d’un signe de manque de respect envers les nations britanniques et américaines. La propagande traditionnelle soutient que les gens ne peuvent pas analyser les faits et tirer leurs propres conclusions. Au lieu de cela, il considère les gens comme des moutons consuméristes. Il n’y a pas de secret dans tout ça. Le Nouvel Ordre Mondial repose sur quatre piliers: le néolibéralisme (en politique), le postmodernisme (en culture), le transhumanisme (en philosophie) et la techno-dystopie néo-oligarchique (en économie).

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Les Britanniques et la « révolution colorée » à Hong Kong

Les Britanniques et la « révolution colorée » à Hong Kong

RÉSEAU VOLTAIRE | 10 AOÛT 2019 PORTUGUÊSITALIANOESPAÑOL

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Depuis le transfert de souveraineté de l’Empire britannique à la République populaire de Chine, Hong Kong est —avec Macao— une des deux Régions administratives spéciales chinoises. Conformément aux accords de 1997, Beijing a installé la démocratie occidentale à Hong Kong qui ne l’avait jamais connue auparavant. Pour la première fois, le Parlement a été élu par la population.

Cependant, si la rétrocession de Hong Kong à Chine a marqué une amélioration des conditions de vie de la population, celle-ci est restée culturellement plus britannique que chinoise. Ce qui ne manque pas d’étonner les voyageurs.

Les démonstrations massives actuelles doivent d’abord être comprises comme le constat de l’impossibilité culturelle de l’unification chinoise. Elles sont attisées par le Royaume-Uni et les États-Unis, dont une « diplomate » a rencontré et coaché les leaders des manifestations. On a vu l’élément le plus en pointe des protestations, le Mouvement pour l’indépendance de Hong Kong, brandir l’ancien drapeau colonial en pleine conférence de presse. Le même phénomène avait été observé en Libye et en Syrie où le Conseil national de transition a adopté le drapeau du roi Idriss et l’Armée syrienne libre celui du mandat français

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SUR LES TROUBLES DE NOTRE TEMPS

SUR LES TROUBLES DE NOTRE TEMPS

En janvier 2008, j’ai pris un instantané verbal des nombreuses mauvaises actions que le gouvernement britannique nous faisait à l’époque. Aujourd’hui, je vais le transmettre au présent. Mon objectif est de mieux comprendre les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, et pas seulement au Royaume-Uni. Et ainsi, essayer de comprendre ce qui se passe en dessous.

Ma liste de 2008

Voici quelques brefs extraits de mon instantané:

«Ici en Angleterre, les nouvelles sont uniformément mauvaises. Il y a une crise financière et une récession imminente. Les prix des denrées alimentaires et du carburant montent en flèche Les fascistes de style de vie, ayant déjà fait des fumeurs des parias, tentent maintenant de faire de même avec les buveurs d’alcool. La vente de nos maisons a été rendue plus difficile. Le super-État européen nous est imposé par la porte arrière. Les impôts, comme toujours, montent et montent, même si on nous dit qu’ils sont en train d’être réduits. Les caméras nous filment partout où nous allons.

«Pendant ce temps, des excuses sont lancées pour que nous ayons encore plus de soucis et d’indignités à nous imposer dans les aéroports. Pour une détention encore plus longue sans procès. Pour des sanctions encore plus sévères à l’encontre des conducteurs qui enfreignent les limitations de vitesse arbitraires, celles-ci étant abaissées de manière effrénée. Et le projet de carte d’identité, conçu pour nous réduire tous à rien de plus que des chiffres et des échantillons d’ADN dans une base de données, va de l’avant. L’agenda du contrôle est incontrôlable.

«Tout cela est accompagné de torrents de propagande anti-humaine. De «nous sommes un fardeau pour la planète» à «les chimpanzés sont plus intelligents que les humains», les ennemis de l’humanité ont une journée bien remplie. Et, globalement, il y a un voile de peur constante. Peur du terrorisme, peur de la récession, peur du changement climatique, peur de tout type de risque. Comme l’a récemment observé le sociologue Frank Furedi: « Nous vivons vraiment à une époque où la plupart des dirigeants ont du mal à croire en un avenir terrifiant. »

La période intermédiaire

L’espace ne me permet pas de donner beaucoup de détails sur les événements depuis 2008. Mais je vois certainement une continuation et une expansion des tendances que j’avais vues à l’époque. Certes, nous, citoyens ordinaires du Royaume-Uni, avons gagné sur quelques points. Nous avons notamment réussi à arrêter le projet de carte d’identité. Nous avons en quelque sorte dévié leur projet de «guerre à l’alcool» vers des cibles plus douces comme le soda et le chocolat. Et finalement, la période de détention sans jugement a été réduite à 14 jours. Mais même cela est beaucoup plus long que dans d’autres pays. Ainsi, bon nombre des problèmes que j’ai énumérés – le gouvernement nous harcelant, nous appauvrissant et violant nos droits – continuent sans relâche.

Dans le domaine financier, par exemple, la récession prévue s’est effectivement matérialisée. Les banquiers défaillants et en faillite ont obtenu des plans de sauvetage que les contribuables devaient payer. Depuis lors, l’économie a connu des hauts et des bas, mais surtout des bas. L’industrie a connu un déclin, comme en témoigne la récente faillite de British Steel. Les prix ont augmenté inexorablement, sans augmentation des salaires pour compenser. (Un résultat sans surprise des politiques qui rendent l’énergie inutilement chère; ainsi que le soi-disant «assouplissement quantitatif», également connu sous le nom de gonflement de la monnaie). Les impôts ont eux aussi énormément augmenté. Tous les quelques mois, il y a une nouvelle ruse pour retirer encore plus de notre richesse durement gagnée et la nourrir dans la gueule insatiable de l’État.

En ce qui concerne les caméras nous espionnant, il y a maintenant une personne sur 14 au Royaume-Uni. Mais aussi, beaucoup de ces caméras peuvent maintenant faire des choses qu’ils ne pouvaient pas auparavant, comme la reconnaissance faciale. De plus, les révélations d’Edward Snowden nous ont fait prendre conscience de l’ampleur de la surveillance à laquelle nous sommes tous soumis dans les pays anglophones. Mais depuis lors, les suspects habituels ont demandé à plusieurs reprises davantage desurveillance! Et en 2016, le projet de loi sur la «Charte Snoopers» leur en donnait justement le sens;bien que les recours à son encontre continuent d’être portés devant les tribunaux.

On nous dit souvent que cette espionnage a pour but de «lutter contre le terrorisme». Il est certain qu’un certain nombre d’attaques terroristes ont eu lieu dans des pays occidentaux au cours des dix dernières années environ. Comme à l’accoutumée, les médias ont réagi de manière exagérée. La réalité est qu’en 2010, le terrorisme non étatique a causé environ 13 000 morts dans le monde. Pour chacun de ces décès dus au terrorisme, il y a eu environ 5 morts dans des conflits armés «officiels», 40 par violence interpersonnelle et 60 par suicide. Depuis lors, la grande majorité des attaques terroristes ont eu lieu au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. Beaucoup ont été en Irak, en Afghanistan et en Syrie; qui ont tous été la cible d’actes militaires des gouvernements occidentaux, qui ont fait au moins un million de morts dans ces pays.

Le fait est que le terrorisme est méchant et destructeur; mais les gouvernements politiques sont beaucoup plus méchants et plus destructeurs. Le terrorisme n’est pas une bonne raison de restreindre les droits des innocents.

Ensuite, il y a l’inconduite policière et la brutalité. La confiance dans la police est faible dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, en particulier chez les Noirs. Il y a eu des cas d’arrestation injustifiée d’un député et d’inconduite policière contre un autre. Même à côté du meurtre de Jean Charles de Menezes en 2005, il y a eu le meurtre douteux de Mark Duggan, qui a déclenché de nombreuses émeutes. Et la police a taser un homme aveugle. Pourtant, le gouvernement veut donner plus de pouvoirs à la police, y compris des pouvoirs «d’urgence» pour accéder aux archives téléphoniques et Internet. Et ils veulent distribuer des pistolets paralysants à tous les policiers!

Il y a ensuite l’introduction par Cameron de «tribunaux secrets», comprenant des preuves secrètes et des audiences à huis clos. Une violation manifeste des droits de l’homme; et susceptible d’être utilisé, semble-t-il, contre tous ceux qui dérangent l’établissement, même pour des affaires mineures.Combinez cela avec un climat suffocant de politiquement correct, dans lequel nous courons tous le risque d’être accusés de «crimes de haine» nébuleux et diversifiés, et vous avez effectivement la tyrannie.

Ajoutez à tout cela le scandale de nombreux députés qui réclament des dépenses excessivement excessives. Le NHS échoue – encore. Chiens de micro-déchiquetage; serons-nous les suivants? Plus de paperasserie pour lier les entreprises. Une proposition visant à supprimer les espèces, rendant ainsi chaque article de chaque achat, aussi petit soit-il, traçable via une base de données jusqu’à l’individu qui l’a fait – une aubaine pour la police de la vie, non? Sinon aussi au percepteur.

Il y a ensuite l’immigration à grande échelle, délibérément encouragée par le gouvernement;vraisemblablement, pour augmenter l’assiette fiscale dans le but de consolider le régime de Ponzi appelé Etat providence. Ironiquement, accompagnés par un scandale dans lequel de nombreux résidents britanniques de longue date ont été traités comme des immigrants «illégaux». Et une proposition de peines de prison plus lourdes pour «la traite de personnes!». Parallèlement, les demandeurs d’asile peuvent être détenus indéfiniment sans audience.

Mais le pire des comportements parmi la classe politique britannique a été observé dans deux domaines: le Brexit et l’environnement. En dépit d’une instruction très claire de la population et malgré son engagement dans leurs manifestes électoraux, ils n’ont pas réussi à sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne. Il est devenu évident que beaucoup, sinon la plupart, de la classe politique ne veulent pas le Brexit et ne l’ont jamais fait. Ils ont fait passer leurs intérêts égoïstes et partisans avant la volonté exprimée par le peuple. C’est atrocement de mauvaise foi. Certains d’entre eux, même, ont travaillé de manière sournoise à un résultat qui pourrait ressembler à une sortie, mais qui lierait de plus en plus le Royaume-Uni à l’UE.

En ce qui concerne l’environnement, tous les principaux partis ont sombré dans une folie verte. Ils et leurs médias ont soutenu la fraude «les humains causent des changements climatiques catastrophiques» avec tout ce qu’ils ont. Non seulement nous rendons l’énergie beaucoup plus chère que nécessaire, mais nous compromettons également la stabilité du réseau électrique à l’avenir. Ils ont fait beaucoup de mal au «problème» des déchets plastiques. Même si la plupart des plastiques qui se retrouvent dans les océans proviennent d’Asie; et le Royaume-Uni n’a jamais été un contributeur significatif au problème. Ils ont pris des engagements vis-à-vis de l’UE et des Nations unies en matière de pollution de l’air, qui ne peuvent être tenus. Nous soumettre à ces limites collectives inflexibles, toujours plus strictes, était clairement un acte de mauvaise foi. Mais en conséquence, ils cherchent maintenant à rendre la conduite de voitures tellement coûteuse que beaucoup d’entre nous risquent de perdre totalement leur mobilité personnelle. Au-delà de cela, ils ont interdit les nouvelles voitures à essence et au diesel à partir de 2040. De plus, nos soi-disant «représentants» ont capitulé devant un groupe de militants écologistes extrémistes et perturbateurs et ont proclamé une «urgence climatique» pour laquelle il n’y a aucune preuve tangible.

Le monde entier

En regardant le monde au sens large, vous voyez des problèmes similaires. Des gouvernements entiers ont été renfloués – Islande, Grèce, Irlande, Portugal, Chypre. Les classes politiques ne montrent pas de respect ou d’inquiétude pour les gens ordinaires. Il y a de la malhonnêteté partout. Le débat politique est devenu de plus en plus polarisé et plus tonique. L’agenda vert est endémique. Même les églises y ont souscrit. Pendant ce temps, la vie devient de plus en plus une lutte pour les gens ordinaires.

Dans de nombreux endroits, il y a des émotions «de base» chez ceux qui en ont marre de tout le système. Dans les démocraties, de nouveaux partis politiques voient le jour, comme le Brexit. Mais rien ne semble apporter de réel changement. Le «Printemps arabe» tant vanté s’est pratiquement éteint, la Tunisie étant le seul pays de la région à avoir procédé à des réformes significatives. Et l’extrémisme islamique est en hausse dans des endroits comme la Turquie.

Pendant ce temps, des problèmes persistent dans des pays tels que l’Ukraine, le Venezuela, l’Irak, la Syrie et l’Afghanistan. Et les espoirs de nombreux Américains et autres, que Donald Trump se révèle être différent et meilleur que ses prédécesseurs, commencent à s’estomper. En effet, les États-Unis semblent poursuivre leur politique consistant à se comporter comme le plus gros tyran du monde.

Une perspective à plus long terme

Je pense que nos problèmes d’aujourd’hui sont le résultat de plus d’un siècle et demi de déclin politique et moral. Comme je l’ai décrit dans un essai précédent, une bataille de plusieurs siècles a opposé deux visions opposées de la politique. L’un est l’Etat du Leviathan, dans lequel les classes dirigeantes ont essentiellement le droit de faire ce qu’elles veulent, et où les droits et libertés des citoyens ordinaires n’ont pas d’importance. L’autre est la vision ascendante des Lumières, dans laquelle le gouvernement est censé être pour le bien du peuple – c’est-à-dire de tout le monde. Pendant une brève période du 19ème siècle, les valeurs des Lumières étaient en hausse. Mais depuis lors, Léviathan a riposté et a inexorablement accru son pouvoir, sa capacité de destruction et son arrogance.

Au Royaume-Uni, il me semble que les réformes du XIXe siècle en faveur du suffrage universel contenaient également les germes de la pourriture. Comme je l’ai raconté ailleurs, la «démocratie» ne s’est pas révélée être un véritable frein à l’État. Au contraire, cela a eu l’effet inverse, en donnant une fausse légitimité aux mauvais gouvernements. La situation s’est aggravée lorsque les partis politiques ont commencé à faire appel à des groupes d’électeurs particuliers, dans le but de faire bénéficier leurs propres partisans (et eux-mêmes) aux dépens de tous les autres. Puis, dans les années 1980, les partis ont commencé à converger. Les factions de la classe politique ont commencé à s’aligner les unes contre les autres et contre les intérêts du peuple qu’elles étaient censées servir. Quelque chose de similaire s’est passé dans les médias aussi. À tel point qu’il est maintenant très rare que les médias grand public s’écartent du message politiquement correct du jour. Même lorsque ce message n’est que mensonge, déception et battage publicitaire.

Pendant ce temps, les grandes entreprises ont pris part à l’acte. Ils ont commencé à faire pression sur le gouvernement pour obtenir des subventions ou des politiques favorables ou défavorables à leurs concurrents. Cet inceste entre les entreprises et le gouvernement a entraîné une augmentation du pouvoir et de la richesse des deux, aux dépens des petites entreprises et des citoyens ordinaires. Et ainsi, la richesse a été redistribuée des pauvres et des classes moyennes aux riches. Entre-temps, le secteur financier, encouragé par le gouvernement (et certains prétendant le copier), est devenu de plus en plus irresponsable avec l’argent des autres.

Pour ajouter à tout cela, la classe politique britannique a adopté avec enthousiasme l’agenda mondialiste, internationaliste et environnementaliste, colporté par les Nations Unies et l’Union européenne. Ceci malgré les politiques résultant de ce programme étant ruineux pour les gens ordinaires. Mais la classe politique étatiste s’en fiche. Agir de mauvaise foi, au détriment des intérêts des personnes qu’ils sont censés servir, est devenu pour eux la norme et non l’exception.

Comment ont-ils pu s’en tirer?

Comment l’État a-t-il réussi à nous faire toutes ces choses sans déclencher une révolution? Une solution consiste à offrir aux gens des « carottes », pour leur faire croire que l’État leur est bénéfique.L’éducation en est un exemple. Au départ, la fourniture par l’État d’un enseignement a effectivement amélioré les normes; mais à long terme, il semble avoir produit un échec. Et quand une classe politique établit le programme, ce qui sera enseigné ne sera que ce que la classe politique veut apprendre.

Le bien-être social, les retraites et les soins de santé sont davantage des carottes. Mais évidemment, les carottes doivent être payées par quelqu’un. Et cela ne peut être que le contribuable. C’est pour cette raison et pour le vieillissement de la population bénéficiaire que les taxes augmentent. C’est aussi pourquoi ils veulent se débarrasser de leur argent. pour rendre même les plus infimes transactions visibles, et donc taxables. Et c’est pourquoi ils encouragent une immigration à grande échelle, malgré les problèmes culturels qu’elle entraîne. Toutes ces choses ont été faites de mauvaise foi.

Une autre chose que fait l’État est de prendre des mesures pour se protéger. C’est là l’objet de la surveillance: l’État qui demande l’alerte rapide de toute opposition éventuelle. C’est également l’objet du politiquement correct et des tribunaux secrets. La classe politique veut pouvoir obtenir qui elle veut, l’innocence n’est pas une défense. Et, bien que la possession d’armes à feu n’ait jamais fait partie de la culture britannique, je pense que ce n’est pas un hasard si le massacre de Dunblane a été utilisé comme un levier pour instaurer des lois très strictes sur les armes à feu. Toutes ces choses aussi ont été faites de mauvaise foi.

Et puis il y a les frayeurs. En 1918, HL Mencken écrivait: «Tout le but de la politique concrète est de garder la population alarmée (et par conséquent de réclamer la sécurité) par une série sans fin de hobgoblins, la plupart imaginaires. » Et l’Etat a pris ses conseils très sérieusement.

Le terrorisme en est un exemple. réel, mais grossièrement overhyped. Les menaces environnementales – réchauffement de la planète, pollution de l’air, extinction d’espèces – sont beaucoup moins réelles. En effet, en regardant de manière objective sur ces questions, je ne trouve aucune preuve qu’aucune d’entre elles soit un gros problème. Parler, comme certains, du changement climatique en tant que menace comparable à une guerre mondiale est une pure folie.

Cependant, je trouve de nombreuses preuves de délabrement de la part des alarmistes, du gouvernement lui-même et de ses conseillers. Ils cherchent à freiner et finalement à détruire notre civilisation industrielle, qui a tant fait pour nous tous – y compris eux-mêmes. Ils ont déplacé arbitrairement des poteaux de buts, passant par exemple d’une cible de 2 degrés au-dessus des niveaux «préindustriels» à 1,5 degrés. Ils ont déguisé la politique en science. Ils ont refusé de publier des données pour permettre la réplication d’études. Ils ont supprimé, mal représenté et (probablement) des données falsifiées. Ils ont cherché à supprimer les opinions divergentes. Ils ont blanchi à la chaux les allégations d’inconduite alarmiste. En matière environnementale, ils ont inversé le fardeau de la preuve et nié la présomption d’innocence. Et ils ont pris des engagements coûteux pour nous tous, sans justification rigoureuse. Dans toutes ces choses, la classe politique et ses cohortes ont agi de mauvaise foi.

Où va l’état?

Pendant un certain temps, un État peut se permettre de telles ruses. La classe politique, ses médias et ses pendants peuvent mentir et déformer la vérité. Ils peuvent rejeter toutes les critiques, ne jamais corriger leur histoire et ne jamais admettre qu’ils se sont trompés. Ils peuvent intimider les gens en leur faisant croire et suivre leur programme. Ils peuvent harceler, intimider, appauvrir ou même assassiner quiconque tente de leur nier. Mais à long terme, il s’agit d’une stratégie à haut risque. Au bout d’un moment, les statistes commenceront à perdre le cœur et l’esprit des gens. En effet, cela se produit déjà.

Mais l’essentiel, je pense, est que, comme l’a indiqué Frank Furedi, la classe politique et ses médias ont du mal à trouver une solution – voire presque impossible – d’observer des perspectives positives pour l’avenir. Cela soulève la question: de quoi ont-ils peur? Qu’est-ce qui fait que la classe politique mondiale et ses partisans sont si négatifs à propos de l’avenir?

Mon diagnostic est comme suit. Je pense que les classes politiques savent que, malgré tous leurs stratagèmes, leur État et le système politique actuel perdent lentement mais sûrement leur crédibilité et leur soutien parmi le peuple. Et une fois que les gens voient à travers l’une de leurs escroqueries, tous les autres deviennent immédiatement suspects; et la mauvaise foi qui les sous-tend devient de plus en plus évidente. Il devient évident que le système actuel n’est pas viable, que ce soit sur le plan politique ou économique. Et c’est ce qui rend les statistes craintifs; parce que la conséquence inévitable est que leur système finira par s’effondrer et qu’eux-mêmes seront évincés du pouvoir.

Cette perte de crédibilité est la plus grande dans les pays anglophones, comme le Royaume-Uni et les États-Unis; mais cela se passe aussi ailleurs. Pour le moment, ceux d’entre nous qui nous sommes réveillés et ont perdu tout respect et tout sentiment de solidarité envers l’État et sa classe politique sont minoritaires. Mais nous augmentons. Quand suffisamment de gens comprendront à quel point ils ont été traités, il y aura beaucoup de colère contre les responsables. Cette colère, correctement canalisée, peut conduire à un réel changement pour le meilleur.

C’est une période dangereuse, bien sûr. Nous devons non seulement répandre la vérité sur l’État et expliquer nos alternatives, mais nous devons également rester en vie et solvables. Mais nous nous devons, ainsi qu’à notre entourage, d’être toujours rationnellement optimistes pour l’avenir. Les optimistes ont parfois tort, bien sûr; mais nous ne pouvons pas nous permettre d’être pessimistes. En fin de compte, les pessimistes ont presque toujours eu raison!

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UK au Pays des Merveilles

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UK au Pays des Merveilles

Comme PhG, nous avions tous, plus ou moins, « tellement l’habitude d’un Royaume-Uni soigneusement plié, bridant sa sauvagerie politique et dissimulant ses appétits et ses intrigues derrière une solide charpente de vertus apparentes mais impératives, une organisation sociale et un cadre politiques semblant aussi solides qu’un roc, immuables, increvables… Et tout cela, Gone With the Wind ! » Pire encore : le chroniqueur et grand connaisseur John Laughland ne voit pas d’analogie meilleure pour illustrer la situation de son pays qu’une petite balade, au côté d’Alice-Theresa, au Pays des Merveilles de l’immortel Lewis Carroll.

Laughland, qui est étiqueté “conservateur eurosceptique” mais que nous qualifierions d’“indépendant”, – et par conséquent, naturellement eurosceptique, – est un universitaire de l’espèce rare qui échappe au formatage de cet univers académique qui est l’un des soutiens les plus efficaces du Système. Lui-même, Laughland, puisqu’“indépendant”, est naturellement antiSystème, avec une bonne connaissance et expérience des affaires européennes (il a été pendant 10 ans, – 2008-2018, – Directeur des Études de l’Institut de la Démocratie et de la Coopération à Paris).

…Il nous dépeint donc d’une plume alerte et que nous soupçonnons pas si mécontente que cela, le fantastique et fantasmagorique spectacle de la situation politique de son pays où un nombre incalculable de “pour la première fois dans l’histoire politique…” se bousculent pour les élections européennes qui ont lieu après-demain au Royaume-Uni ; étranges “élections européennes” d’un pays qui a voté son retrait de l’UE il y a quasiment trois ans et qui se débat dans un imbroglio détruisant absolument toutes les structures politiques du Système dans ce même pays, et endommageant à mesure celles de l’UE. Ainsi devrions-nous avoir au Parlement Européen comme premier  groupe britannique et pour trois mois pas plus, le parti du retrait des Britanniques de l’Union Européenne…

La crise du Brexit est un événement crisique (indeed)  important dans la Grande Crise Générale de l’Effondrement du Système. Quant au Pays des Merveilles où nous entraîne Laughland, on sait qu’il n’abrite pas que le seul Royaume-Uni, mais qu’il se pourrait bien que cette trouvaille géniale de la globalisation soit en vérité, en elle-même et à elle toute seule, le véritable Pays des Merveilles, celui du royaume des zombies qui s’est installé sur le monde en ce XXIème siècle. Nous sommes tous, enfin pour ceux qui savent encore regarder, en train d’observer cette forêt de miroirs déformants qu’est devenue la Très-Grande Civilisation Occidentale, en train de se fendiller, de se contorsionner, de se millefeuilliser et de se briser.

Allons voir avec Laughland quel miroir nous réserve monsieur Farage. (Article sur RT-France le 20 mai 2019.)

dde.org

________________________

 

 

Theresa de l’autre côté du miroir

Le mot « surréel » n’est pas normalement associé à Theresa May, fille de pasteur anglican et l’incarnation même de cette Angleterre moyenne qui constitue la colonne vertébrale du Parti conservateur. Ce parti – qui est la formation politique la plus ancienne au monde, son existence remontant à 1834 sur le plan formel mais en réalité aux Tories qui siégeaient au Parlement déjà au XVIIe siècle – est surtout connu, comme son nom l’indique, pour son pragmatisme et pour son attachement au principe d’une évolution lente enracinée dans le réel.

Pourtant c’est bien cet adjectif qu’il faut employer pour les élections européennes qui auront lieu au Royaume-Uni ce 23 mai, et dont la tenue est le fruit de l’échec spectaculaire du Premier ministre May à faire voter son Accord de retrait de l’UE par la Chambre des communes. C’est cette même Theresa May qui s’était profilée, en 2017 lors des élections législatives anticipées qu’elle a perdues, comme celle qui allait garantir au pays un gouvernement « fort et stable ». Theresa May est en réalité le dirigeant le plus faible et le plus instable du pays depuis au moins Harold Wilson, qui présidait en 1974 l’un des gouvernements les plus éphémères de l’histoire britannique.

En réalité, Theresa May bat tous les records. Selon les derniers sondages, les Conservateurs recueilleront 9% des voix aux européennes. Ils arriveront ainsi en cinquième position, après le Parti du Brexit, les Libéraux, les Travaillistes et même les Verts. Il faut comparer ce résultat, s’il est confirmé ce 23 mai, avec les précédents «désastres» électoraux subis par ce même parti. Les pires dates gravées dans la mémoire collective des Conservateurs sont celles des législatives de 1906, 1945 et 1997 lorsque le score du parti était 43%, 36% et 30% respectivement. Aux élections européennes de 2014, le Parti conservateur sous David Cameron a recueilli 27% et aux élections municipales de 1995, sous John Major, dont le nom est synonyme de catastrophe électorale car c’est sa défaite en 1997 qui a permis aux Travaillistes sous Tony Blair de gouverner pendant 13 ans, 25%. Theresa May aura le tiers du soutien accordé à ces monuments d’impopularité. Sous la « forte et stable » Theresa May, il n’est pas impossible que le parti politique le plus ancien au monde subira le même sort que le Parti libéral qui, ayant dominé la vie politique britannique tout au long au XIXe siècle, et étant l’héritier des Whigs hégémoniques du XVIIe siècle, constitua son dernier gouvernement en 1906.

La défaite certaine du Parti conservateur est loin d’être le seul aspect nouveau de cette élection. Selon les règles normales d’un système bipartisan, c’est l’opposition qui devrait profiter de la déconfiture du gouvernement. Or, le principal parti de l’opposition, le Parti travailliste, est en troisième position, derrière le Parti du Brexit et les Libéraux-Démocrates (qui font campagne ouvertement pour l’annulation du résultat du référendum de 2016). Ce faible score est dû au fait que les Travaillistes sont aussi divisés sur le Brexit que les Conservateurs, Jeremy Corbyn, un Brexiter  in pectore  qui n’ose pas le dire, étant le reflet dans le miroir de Theresa May, un Remainer  in pectore  qui acte le Brexit à contre-cœur.

Autre fait radicalement nouveau : le parti du Brexit, qui va vraisemblablement rafler plus d’un tiers des suffrages, a été créé voici quelques semaines seulement et n’a aucune présence au sein de ce «Mère des parlements» qui, comme tout le monde voit depuis des mois, est le vrai creuset de la vie politique britannique. Il n’y a pas de précédent pour une telle nouveauté extra-parlementaire dans l’histoire britannique: paradoxalement, le parcours de l’homme du Brexit, Nigel Farage, est plutôt continental.  Il dit s’être inspiré par le succès de la jacquerie italienne des Cinq Etoiles mais, en réalité, son Blitzkrieg politico-médiatique rappelle surtout celui d’Emmanuel Macron qui, en 2017, et venu de nulle part, avait réussi en France à créer un nouveau parti de toutes pièces, basé sur sa seule personnalité, et à remporter une élection.

Cette élection est surréelle aussi du simple fait qu’elle aura lieu. Le Royaume-Uni aurait dû quitter l’Union européenne le 29 mars. Theresa May avait dit à plusieurs reprises que le pays ne contesterait pas les élections européennes. Malgré sa participation au scrutin, le pays est toujours censé quitter l’UE le 31 octobre, ce qui réduira le Parlement européen à un véritable pigeonnier – pour citer l’expression de Guy Verhofstadt, président du groupe libéral au Parlement européen – où les députés entrent et repartent comme des oiseaux rebelles. Autrement dit, les Britanniques sont appelés à voter dans une élection dont aucun parti politique majeur ne voulait, et qui va élire des députés qui vont quitter l’Assemblée européenne avant même que la nouvelle Commission commence son mandat. Ces députés britanniques au Parlement européen auront siégé pour rien.

Se rajoute à ce désordre total une incertitude totale sur l’avenir politique du pays. La semaine dernière, Theresa May, celle qui devait donner un gouvernement fort et stable au pays, a été contrainte par ses propres députés à démissionner dans les semaines qui viennent, malgré le fait que les règles internes du Parti conservateur sont censées la protéger d’une telle contrainte, dans la mesure où elle avait été réélue président du parti en décembre dernier. D’ici la fin du mois de juin, au plus tard, il y aura un nouveau premier ministre au 10 Downing Street. Le favori, c’est Boris Johnson, partisan convaincu du Brexit et opposant implacable de l’Accord de retrait négocié par Theresa May et les 27 autres pays membres de l’UE en novembre 2018. Son élection, si elle est confirmée, devrait logiquement aboutir à un Brexit sans accord en octobre, sauf que les opposants d’un no-deal feront tout pour l’empêcher à la Chambre des communes. Les incertitudes continueront donc, même avec un nouveau premier ministre, et par conséquent le Royaume-Uni aura connu une année entière pendant laquelle tout aura été possible.

Theresa May, telle Alice au Pays des Merveilles, a emmené son pays dans un univers parallèle où aucune règle normale n’est en vigueur et où la logique a cessé de fonctionner. Son action politique – ou plutôt son inaction car depuis la première défaite de son accord de retrait en janvier, elle n’a fait que revenir à la charge avec les mêmes armes et la même stratégie ratées – aura donné raison à la Reine blanche. Quand Alice lui dit qu’on ne peut pas croire des choses impossibles, elle rétorque: « J’ose dire que tu n’as pas eu beaucoup de pratique. Quand j’avais ton âge, je l’ai toujours fait pendant une demi-heure par jour. Parfois, j’ai cru jusqu’à six choses impossibles avant le petit déjeuner. »

John Laughland

http://www.dedefensa.org/article/uk-au-pays-des-merveilles

LES ETATS-UNIS ET L’OTAN POUSSENT À LA MILITARISATION DE L’EUROPE DE L’EST

LES ETATS-UNIS ET L’OTAN POUSSENT À LA MILITARISATION DE L’EUROPE DE L’EST

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 52 Faire un donUS-NATO Push For Militarization Of Eastern Europe

Les tensions entre l’OTAN et la Russie s’accentuent, notamment entre les États-Unis et la Russie. Les deux côtés s’accusent mutuellement de se renforcer militairement. L’INF échoue, les deux parties accusant l’autre de ne pas s’y conformer depuis le début.

Du côté de l’OTAN, elle ne fait que donner suite à sa présence avancée renforcée (eFP), qui visait à dissuader l’agression, à ce point mythique, de la Russie. Alors que Moscou maintient qu’il est obligé de rassembler des forces, en réponse aux Etats-Unis et Cie.

Le 19 novembre, l’OTAN a adopté une résolution intitulée «Renforcer la dissuasion de l’OTAN à l’est». Cette résolution est due à la reconnaissance par l’OTAN du fait que «les territoires et les populations de l’OTAN font face à d’importantes menaces classiques et hybrides, notamment à l’est».

À savoir, certaines des menaces mentionnées sont:

  1. Consciente du fait que les relations entre l’OTAN et la Russie sont au plus bas depuis la fin de la guerre froide, compte tenu de l’agression militaire de grande ampleur commise par la Russie contre la Géorgie en 2008;
  2. Alarmée par les comportements de plus en plus agressifs et irresponsables de la Russie sous la forme de cyber-attaques, l’usage de la force contre ses voisins, l’utilisation illégale d’agents neurotoxiques pour la tentative de meurtre sur le territoire allié, ainsi que la sournoiserie insidieuse des institutions démocratiques et principes par le biais de son utilisation des campagnes d’ingérence électorale et de désinformation;
  3. Reconnaissant que le changement de doctrine de la Russie de 2010 à 2014 a réaffirmé que l’OTAN était son concurrent de facto et qu’elle considérait ses activités en Europe centrale et orientale comme des menaces directes aux intérêts nationaux russes;
  4. Préoccupé par le déploiement par la Russie de systèmes modernes anti-accès / refus de zone (A2 / AD) le long du flanc est de l’OTAN, qui pourraient entraver la liberté de circulation de l’Alliance;

À cette fin, le PAE en Pologne et dans les pays baltes est plus important que jamais pour protéger le flanc est de l’OTAN des exemples d’agression russe, dont la plupart, sinon tous, ne sont étayés par aucune preuve.

La Géorgie est félicitée pour son engagement dans les discussions stratégiques avec l’OTAN et ses efforts pour renforcer la sécurité dans la mer Noire.

Au moins, l’OTAN reconnaît que la nécessité du programme eFP tient à son expansion à l’est , mais uniquement parce que l’Europe de l’Est et les pays baltes sont encore relativement nouveaux dans le discours de «l’agression russe» et qu’ils doivent simplement «améliorer» leur infrastructure pour pour un déploiement rapide de troupes:

« Reconnaître que l’élargissement de l’OTAN vers l’est a nécessité des améliorations stratégiques, en particulier en ce qui concerne les infrastructures obsolètes et les réglementations bureaucratiques, ce qui pourrait retarder le mouvement rapide des troupes et des fournitures. »

Un grand nombre de ces problèmes découlent également du couloir Suwalki, entre Kaliningrad et la Biélorussie, qui pourrait constituer un point d’étranglement entre les pays baltes et le reste de l’OTAN.

En outre, le comité de coordination des transports de l’UE a été félicité pour son investissement de 1,9 milliard d’euros dans les infrastructures stratégiques en Europe de l’Est et pour d’autres améliorations majeures. En conséquence, l’impulsion doit maintenant être donnée à l’OTAN et à l’UE qui travaillent ensemble pour réaliser l’objectif commun qui est de pouvoir déplacer les forces de l’OTAN (des États membres de l’UE et des pays non membres de l’UE) à travers l’Europe le plus rapidement possible.

Parce que le déploiement rapide des troupes et l’absence de formalités administratives sont la raison même de la dissuasion.

L’exercice Trident Juncture 2018 a été salué parce que la simulation d’invasion de la Norvège par la Russie offrait une chance à la Force opérationnelle interarmées à disponibilité très élevée (VJTF) de se former.

Trident Juncture 2018 a rassemblé environ 50 000 participants de l’OTAN et des pays partenaires, environ 250 aéronefs, 65 navires et jusqu’à 10 000 véhicules. Elle s’est déroulée du 25 octobre au 7 novembre 2018.

« Trident Juncture montrera au monde que l’OTAN est pertinente, unie et prête à se défendre dans le scénario de l’Article 5, mettant à l’épreuve notre défense collective », a déclaré l’amiral James G. Foggo, commandant du commandement de la force interarmées alliée à Naples. L’article 5 est un pays allié en train d’être envahi et la Norvège est idéalement enneigée, à l’instar d’une grande partie de la Russie.

La formation a également permis à l’OTAN de retourner à sa mission principale.

«L’OTAN doit organiser des exercices à grande échelle. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons tester tous les niveaux de l’alliance: des troupes sur le terrain jusqu’à un niveau stratégique », déclare le général Denis Mercier, commandant suprême de la transformation alliée (SACT) à l’OTAN.

«L’OTAN a besoin d’une formation réaliste permettant de combiner des opérations aériennes, navales et terrestres. En Norvège, nous avons tout. C’est l’un des meilleurs endroits pour s’entraîner en Europe », a déclaré Mercier. «Le climat froid présente également des défis supplémentaires pour les soldats, qui affinent leurs compétences.»

En outre, la résolution «Renforcer la dissuasion de l’OTAN à l’Est» appelle à une militarisation encore plus poussée de l’Europe de l’Est.

«Continuer à assurer la pérennité et la disponibilité de la présence renforcée de l’OTAN dans les États baltes et en Pologne, ainsi que de la région de la mer Noire, de la force de frappe au feu, et de la force de réaction renforcée de l’OTAN»,

Et

« S’assurer que l’Alliance dispose des moyens nécessaires pour renforcer les Alliés dans un environnement A2 / AD, éventuellement via l’acquisition d’appareils de combat perfectionnés, de systèmes de brouillage et de systèmes de missiles de précision à longue portée. »

Immédiatement après la fin de Trident Juncture, du 7 au 16 novembre, la Pologne et les États baltes ont organisé leur plus grand exercice militaire de l’OTAN, « Anakonda ».

  • Environ 17 500 soldats de 10 États membres de l’OTAN ont participé aux exercices militaires. Parmi eux, 12 500 étaient des soldats polonais. Les 5 000 autres venaient de divers membres de l’OTAN en Estonie, en Lituanie et en Lettonie.
  • Les exercices comprenaient des manœuvres navales dans la mer Baltique.

Globalement, en 2018, l’OTAN a mené 103 exercices, dont 51 ouverts à des partenaires. En 2019, un total de 102 sont prévus, dont 39 seulement sont ouverts aux pays partenaires.

Les exercices dirigés par l’OTAN et les alliés en 2019 comprennent environ 25 exercices principalement axés sur le domaine terrestre, 27 exercices axés sur le domaine aérien et 12 exercices principalement axés sur les opérations maritimes. De nombreux autres exercices entraînent des fonctions ou des compétences spécifiques telles que la cyberdéfense, la prise de décision en cas de crise, la défense nucléaire chimique, biologique et radiologique, la logistique, les communications et le médical.

La plupart des exercices «clés» ont lieu dans les pays suivants: mer Noire, Géorgie, Estonie, États baltes, Pologne et Norvège. Un seul aura lieu en Bulgarie et en Roumanie, ainsi qu’en Hongrie.

Fait à noter, l’exercice de «Cyber ​​Coalition» se concentrera sur la cyberdéfense et se déroulera en Estonie, qui a déclaré à plusieurs reprises avoir des preuves d’activités de piratage en Russie, mais n’en a encore fourni aucune.

La militarisation de la région devient encore plus évidente en se concentrant sur certains pays situés à la frontière russe.

Lettonie

Le 8 mars, le ministère de la Défense letton a annoncé que le pays, avec l’Estonie et le Danemark, avait ouvert le quartier général de la division nord de l’OTAN à Adazi, près de Riga.

La Division du Nord aura pour tâche principale de gérer les opérations militaires dans sa zone de responsabilité. Le nouveau quartier général commencera à planifier et à gérer les opérations militaires, ainsi qu’à planifier et à intégrer les activités des unités de l’OTAN afin de renforcer la sécurité de la région et d’organiser des entraînements conformes aux plans de défense de l’alliance.

Il doit être accepté dans la structure de l’OTAN en juin 2019.

Le 8 février , 13 hélicoptères UH-60 et HH-60 Black Hawk sont arrivés en Lettonie, ainsi que 150 soldats du 3e bataillon de la 1re Brigade d’aviation de combat pour soutenir l’armée lettone.

Cela faisait partie de l’opération Atlantic Resolve, qui est décrite comme une démonstration de l’engagement des États-Unis envers la sécurité collective dans la région.

Au 31 mars, environ 1 400 soldats de l’OTAN étaient stationnés en Lettonie.

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En avril, le service de sécurité de la Lettonie, le Bureau de la protection de la constitution (SAB), a publié son bilan public annuel de ses activités en 2018.

Une grande partie du rapport se concentre sur la situation intérieure de la Russie et les conséquences de la politique du Kremlin sur la Lettonie ne sont présentes qu’après le point médian du document.

«Les actions contre la Lettonie sont menées par des services spéciaux de plusieurs pays. Les activités agressives des services de renseignement et de sécurité russes constituent une grave menace pour la sécurité collective de l’OTAN et de l’UE, ainsi que pour la sécurité nationale de la Lettonie, tandis que les activités menées par des services spéciaux d’autres pays au cours de l’année écoulée sont considérées comme modérées et sérieuses. ne pas avoir directement menacé la sécurité nationale de la Lettonie. Les activités des services spéciaux russes contre la Lettonie entrent dans le cadre de leurs activités générales contre l’Occident », a déclaré le rapport du Conseil consultatif, en s’appuyant sur les principaux médias.

«En octobre 2018, les médias ont annoncé que Roman Tatarka, un employé de l’ambassade de Russie à Riga, fréquentait la même académie militaire qu’Anatoly Chepiga, impliqué dans l’empoisonnement de Sergei Skripal. Tatarka a été rappelé de Lettonie au début de 2019 », explique SAB.

«SAB a prédit le fort intérêt de la Russie pour les élections législatives de 2018 en Lettonie. Aucune campagne ciblée influant sur les résultats des élections n’a été observée », a-t-il ajouté, ajoutant que les services russes« utilisaient principalement des sources ouvertes pour collecter des informations sur les élections et le processus de formation du gouvernement qui a suivi ».

En termes de cybersécurité, la Lettonie est particulièrement menacée par la Russie, indique le rapport, mais donne peu de détails ou de chiffres.

«Selon les informations dont dispose le SAB, des attaques informatiques contre la Lettonie ont été perpétrées par GU et FSB au cours des dernières années. Les attentats sont liés à l’espionnage et, dans la plupart des cas, sont dirigés contre des institutions gouvernementales ou des responsables individuels travaillant dans les domaines des affaires intérieures, des affaires étrangères et de la défense. ”

À peu près au même moment , la Rand Corporation, un groupe de réflexion basé aux États-Unis et parrainé par le gouvernement, a également donné des indications à la Lettonie et à d’autres États baltes pour leur permettre de mieux lutter contre la Russie.

Le rapport indique: « Ces trois pays sont vulnérables aux attaques à basse altitude, hybrides et à grande échelle menées par les opérations spéciales russes et les forces militaires régulières déployées près de leurs frontières », et soulignant le « déséquilibre existant entre les forces russes et conventionnelles déployées de l’OTAN ». dans la région baltique. « 

Il se concentre principalement sur la défense totale et la guerre non conventionnelle.

«Les capacités de la TD et de l’UW pourraient retarder et perturber l’agression militaire russe contre les États baltes et rendre l’occupation d’un État balte très coûteuse pour les forces d’invasion, renforçant ainsi la dissuasion. Ces techniques et ces forces pourraient également soutenir une campagne de libération de l’OTAN et faciliter la transition vers une paix durable après la fin des opérations militaires en soutenant les activités de stabilisation, de démobilisation et de reconstruction », conclut le rapport.

Lituanie

En Lituanie, 1055 soldats de l’OTAN sont déployés dans le pays.

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Le bataillon de l’OTAN en Lituanie comprend un quartier général et une compagnie de quartier général, une compagnie de soutien logistique, trois à quatre compagnies de combat et différentes unités de soutien au combat. Des renforts au bataillon de présence avancée de l’OTAN seront déployés si nécessaire, c’est-à-dire lors de la tenue d’exercices ou en cas de menace.

Il est basé à Rukla.

Depuis le sommet de l’OTAN à Varsovie en juin 2016 , environ 8 000 soldats alliés de neuf alliés de l’OTAN ont servi dans l’unité à tour de rôle.

En février , l’ Allemagne s’est engagée à investir plus de 110 millions d’euros d’ici 2021 pour améliorer les bases militaires en Lituanie.

«Nous voulons préciser que la Lituanie n’est pas seule et ne restera jamais seule. Il ne devra plus jamais sacrifier sa liberté et son indépendance », a déclaré à la presse Ursula von der Leyen lors d’une visite aux forces allemandes.

« Nous resterons ici avec la Bundeswehr (forces armées allemandes) aussi longtemps que nous aurons besoin de nous et tant que la situation de sécurité le nécessitera. »

La Lituanie se sent très menacée par les complexes de missiles russes Iskander situés à Kaliningrad, en Russie, juste de l’autre côté de sa frontière.

Mais Vilnius affirme que ce n’est rien de nouveau et simplement, rien d’extraordinaire.

Le ministre lituanien de la Défense, Raimundas Karoblis, a souligné « nous sommes [déjà] visés par des armes nucléaires tactiques d’une portée maximale de 500 km », faisant référence aux Iskanders. « Donc pour nous, la situation n’est pas nouvelle du tout », a-t-il ajouté.

Le Conseil atlantique financé par l’OTAN a également affirmé que certains diplomates européens souhaitaient même davantage d’armes nucléaires placées en Europe par les États-Unis afin de garantir la sécurité.

«Certains gouvernements européens aimeraient entendre exactement le contraire: que l’Occident ne recule devant rien pour combattre l’agression russe, y compris en combattant le système de missiles 9M729 anti-INF de Moscou avec plus d’armes nucléaires sur le territoire européen. Des diplomates baltes ont déclaré en privé qu’ils estimaient qu’écarter un tel déploiement était une erreur stratégique. « 

Récemment, à partir du 17 avril , le groupement tactique de l’OTAN a commencé l’exercice Eager Leopard à Pabrade.L’exercice a mobilisé près de 650 soldats et consistait en trois séquences d’entraînement de 36 heures, mettant à l’épreuve des tactiques offensives et défensives.

«Cet exercice est l’occasion idéale pour les entreprises allemandes, néerlandaises et tchèques d’accroître leur préparation et leurs capacités. Ceci est particulièrement important pour préparer l’exercice d’entraînement sur le terrain de niveau 3 Iron Wolf, que nous organiserons avec nos partenaires lituaniens en juin », a déclaré le lieutenant-colonel Peer Papenbroock, commandant du groupement tactique en Lituanie.

Estonie

L’Estonie abrite un contingent de 1 073 soldats de l’OTAN, originaires pour la plupart du Royaume-Uni.

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En avril 2018 , le président estonien Kersti Kaljulaid a appelé à l’installation de missiles Patriot américains et à l’envoi de troupes supplémentaires en Estonie.

«Nous voulons nous assurer que le territoire et les soldats de l’OTAN sont bien protégés», a-t-elle déclaré. «Nous devons nous assurer qu’il existe une défense aérienne et un appui aérien pour ces forces, le cas échéant. Nous avons besoin que notre dissuasion soit crédible. « 

Dans nos relations, nous avons dépassé le stade où vous venez à Washington avec un sac vide, puis un sac rempli de choses », a-t-elle déclaré. « Il y a un débat permanent entre les gouvernements des deux pays. »

Selon le président estonien, les pays occidentaux ont payé pour leurs erreurs lorsqu’elles traitent avec la Russie et qu’elles ne devraient pas être répétées, soulignant la question de la Géorgie en 2008 et la Crimée.

«Nous assumons une partie de la responsabilité de la situation actuelle», a-t-elle déclaré. «Cela commence en 2008 en Géorgie. Notre réaction à l’occupation partielle de la Géorgie a été faible et la situation a été rétablie assez rapidement.

«Cela fait partie de la raison pour laquelle la Crimée est arrivée, la Russie a mal interprété ce qui va se passer, ce qui va devenir une réaction. Nous nous sommes bien entendus et avons arrêté l’avalanche.

Kaljulaid a déclaré que l’Occident devait faire preuve de « patience stratégique », notamment en soutenant les sanctions économiques contre la Russie et peut-être en les renforçant.

Le 20 mai 2019, l’agence de presse nationale estonienne a déclaré qu’un avion de combat militaire russe Tu-154 avait violé son espace aérien pendant moins d’une minute.

L’ exercice Spring Storm 2019 s’est déroulé du 6 au 17 mai dans le nord-est de l’Estonie.

Plus de 9 000 soldats, parmi lesquels des milliers de conscrits, réservistes et soldats en activité estonienne, ainsi que des centaines de véhicules en provenance de 15 pays de l’OTAN et de leurs partenaires, ont été impliqués.

« La tempête de printemps montre que l’OTAN est capable de se défendre contre tous les adversaires », a déclaré le porte-parole adjoint de l’OTAN, Piers Cazalet. « Il teste le bon fonctionnement de nos forces et constitue une expression forte de la solidarité des Alliés ». L’exercice permettra de tester la capacité des forces de l’OTAN à réagir à une crise fictive.

En novembre 2018 , le colonel Riho Uhtegi, chef des forces spéciales estoniennes, a déclaré que si la Russie envahissait la ville, «ils mourraient à Tallinn».

«Il y a toujours ces discussions. Ouais. Les Russes peuvent se rendre à Tallinn en deux jours. … Peut être. [La capitale estonienne est à environ 125 miles de la frontière russe.] Mais ils ne peuvent pas avoir toute l’Estonie en deux jours. Ils peuvent se rendre à Tallinn et derrière eux, nous couperons leurs lignes de communication, leurs lignes de ravitaillement et tout le reste. »Ce regard fixe de la Baltique me fixe à nouveau. «Ils peuvent arriver à Tallinn en deux jours. Mais ils mourront à Tallinn. Et ils le savent. … Ils vont faire feu de tous les coins, à chaque pas. ”

Aux yeux d’Uhtegi, la nouvelle Estonie est déjà en conflit avec la Russie. « Tous les conflits entre l’Estonie et la Russie ont été des conflits hybrides – 1924 était identique à 2014. »

Selon lui, toute la Russie a agi en Géorgie et l’Ukraine devait les empêcher de rejoindre l’OTAN. Selon certains , la Russie aurait tenté d’assassiner le Premier ministre du Monténégro pour obtenir le même résultat, mais sans succès.

Plus récemment, le 16 mai, le détachement de la Royal Air Force britannique à la base aérienne d’Ämari, en Estonie, a été brouillé par le Commandement des opérations aériennes combinées (COOC) à Uedem, en Allemagne, les 14 et 15 mai.

«Le CAOC a bousculé l’avion de combat de la RAF Typhoon pour identifier plusieurs avions de l’armée de l’air de la Fédération de Russie volant dans l’espace aérien international contrôlé par les agences de contrôle du trafic aérien des trois États baltes. Certains des avions non-membres de l’OTAN n’ont pas transmis de signal de transpondeur valide indiquant leur position aux contrôleurs aériens civils et n’ont pas été en contact avec le contrôle de la circulation aérienne local, respectivement », selon le communiqué.

Les typhons de la RAF ont été appuyés par l’armée de l’air hongroise JAS-39 Gripens, basée à la base aérienne de Šiauliai, en Lituanie, qui a également mené sa deuxième bataille d’alerte dans les deux jours. La Hongrie est actuellement le pays chef de file du maintien de l’ordre dans la Baltique.

Au début de l’année 2019, la Pologne menait l’alerte en frôlant les frontières russes.

Pologne

La Pologne est vraisemblablement l’État qui se fait concurrence pour être le représentant des États-Unis en Europe, le meilleur des autres États membres de l’OTAN.

Il abrite un contingent de 1 218 soldats de l’OTAN.

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Le 28 mars, il a été annoncé que des responsables de l’OTAN s’apprêtaient à mettre sur pied le plus grand projet de construction de construction d’un site de stockage de véhicules de combat américains en Pologne.

«Le dépôt est censé contenir du matériel de guerre américain dans ce pays d’Europe orientale, au cas où une confrontation avec la Russie voisine deviendrait une possibilité. Les responsables du Pentagone considèrent que les futures installations de Powidz, dans le centre-ouest de la Pologne, font partie d’un réseau mondial de coffres matériels destinés à servir d’armoiries lointaines aux soldats américains lorsque des combats sont à mener. « 

Il en coûte 260 millions de dollars, le mécanisme de financement du site de Powidz est remarquable. L’argent provient du soi-disant programme d’investissement dans la sécurité de l’OTAN, ou NSIP, auquel contribuent les 29 membres de l’alliance.

Des sources de la défense américaine ont déclaré que le site de stockage de Powidz ne signifiait pas que l’administration Trump envisageait d’imposer une empreinte de troupes permanente en Pologne.

L’administration Trump a demandé 144 millions de dollars pour le programme NSIP pour l’exercice 2020, contre 171 millions de dollars pour 2019.

« Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN ont reconnu que l’Alliance de l’Atlantique Nord est à un moment crucial pour la sécurité de nos nations et de nos populations et que l’Alliance était prête à réagir rapidement et fermement aux nouveaux défis en matière de sécurité », ont écrit des responsables de la défense Demande de budget pour l’AF-20. « Les actions agressives de la Russie ont fondamentalement remis en cause notre vision d’une Europe entière, libre et en paix. »

Par ailleurs, la Pologne est sur le point de conclure un accord avec les États-Unis pour établir une base militaire américaine dans l’ancien pays du bloc communiste, selon des personnes familières du sujet – un avant-poste que les Polonais considèrent comme un moyen de dissuasion à l’agression russe et que le Kremlin envisagerait probablement provocation « , a déclaré Bloomberg.

«Si un accord est conclu, le président Donald Trump envisage de se rendre en Pologne à l’automne, en partie pour commémorer l’accord. Mais on ne sait pas s’il soutient totalement cette idée, même après avoir déclaré lors d’une réunion avec le président polonais Andrzsej Duda, en septembre, que les États-Unis cherchaient «très sérieusement» à établir une base. Duda, qui a dit en plaisantant qu’il pourrait s’appeler «Fort Trump», reste engagé à contribuer 2 milliards de dollars à sa construction. »

Les Etats-Unis et la Pologne doivent également discuter de l’achat de chasseurs F-35, selon la secrétaire de l’US Air Force, Heather Wilson.

« Ils veulent approfondir leurs relations avec les États-Unis d’Amérique en partie grâce à l’interopérabilité d’équipements de pointe », a déclaré M. Wilson après un événement organisé par le Meridian International Center à Washington. «Ces discussions se poursuivent. Nous leur fournissons les informations dont ils pourraient avoir besoin pour prendre une décision. « 

« Le gouvernement polonais a décidé de choisir le F-35 et est en pourparlers avec les États-Unis », a déclaré M. Wilson.

La Pologne, l’un des plus grands prédicateurs de «l’agression russe» après les États-Unis, reçoit également des éloges pour avoir dépensé plus de 2% de son PIB en défense.

En mars 2018, la Pologne a signé un contrat de 4,75 milliards de dollars avec les États-Unis pour l’achat de systèmes de défense antimissile Patriot, qui n’ont pas encore été livrés.

La Pologne a promis de défendre la Lituanie de la Russie avec son système de défense antimissile si le besoin s’en faisait sentir.

En janvier, la Pologne a signé un contrat portant sur la livraison de 4 hélicoptères S-70i Black Hawk d’ ici à fin 2019.

En février, la Pologne a signé un contrat de 144 millions de dollars pour l’achat du système de roquettes à haute mobilité, HIMARS.

A peu près au même moment, l’ambassadeur des Etats-Unis en Pologne, Georgette Mosbacher, a déclaré que davantage de troupes seraient déployées dans le pays.

Le Pentagone veut un « plus agile, plus rotatif, plutôt que d’avoir des hôpitaux physiques, des maisons et de faire venir ses familles », a déclaré Mosbacher à un journal local. «Mais en termes de présence indéniable et d’un grand nombre de soldats américains ici, c’est acquis. Et je pense que les Polonais vont obtenir le maximum de ce qu’ils veulent.

Aucun chiffre précis n’a été fourni, mais le contingent américain de 4 000 personnes en Pologne serait augmenté «par centaines».

«Les Polonais sont un allié important. Ils investissent leurs 2% sans même convaincre. La modernisation de leurs forces armées s’élève à 40 milliards de dollars. Nous respectons cela », a-t-elle déclaré.

Et d’autres

Séparément, il y a sans aucun doute un autre développement des pays baltes et de la Pologne.

La Norvège envisage de doubler son contingent d’armées américaines dans le pays et a accueilli Trident Juncture, une simulation d’invasion du pays par la Russie. Il a même récemment affirmé que la Russie avait envoyé un « espadon-baleine dans le pays ».

La Roumanie héberge le système de défense antimissile Aegis Ashore, qui peut être utilisé pour lancer des missiles Tomahawk. Il a également récemment reçu THAAD, tandis que l’Aegis Ashore fait l’objet de mises à niveau régulières.

En mars, les États-Unis ont déployé des bombardiers B-52 au Royaume-Uni et ont même participé à leurs premières patrouilles au-dessus de l’Europe , des pays baltes et de la frontière russe pour se familiariser avec le théâtre.

Les SAS britanniques ont commencé à surveiller officiellement la frontière russe pour la première fois depuis la guerre froide . Des troupes des 21 et 23 SAS, les deux bataillons de réserve du régiment d’élite, ont été mobilisées pour des opérations sur la frontière estonienne avec la Russie.

«Les troupes mènent des opérations HERA (Environnement humain, Reconnaissance et Analyse), dans lesquelles elles surveillent le mouvement d’un ennemi potentiel et analysent leurs intentions.

Il est entendu qu’en cas d’attaque russe sur l’Estonie, les troupes du SAS resteraient derrière les lignes ennemies, où elles renverraient des rapports chiffrés sur les mouvements de troupes. « 

Leurs homologues américains se trouvent autour de la frontière russe depuis 2017 . Le nombre de membres des forces spéciales déployés en Europe en 2017 a quadruplé par rapport à l’année précédente. L’année 2016 a été celle du Sommet de Varsovie et de l’adoption du programme eFP.

Les plans d’expansion constants de l’OTAN vers l’est aggravent encore la situation . À la fin de 2017, le Monténégro est devenu le 29 e pays de l’Alliance et Trump a affirmé qu’il pourrait en fait déclencher la «troisième guerre mondiale», car les Monténégrins sont un «peuple très agressif».

Le New York Times a fait l’éloge de l’ajout futur de la Macédoine du Nord à l’OTAN, affirmant qu’elle « comble un autre fossé dans ce qui était autrefois la cour de l’ex-Union soviétique ».

L’extension va totalement à l’encontre des promesses verbales de l’OTAN de ne pas encercler la Russie, lors de la chute de l’URSS.

Des plans sont en cours pour intégrer l’Ukraine et la Géorgie, mais on ne sait toujours pas si et comment cela se produira.

L’OTAN est considérée comme un facteur de paix, à «quelques exceptions près». Telle l’intervention menée par les États-Unis en Yougoslavie, au cours de laquelle la radio-télévision serbe a été délibérément bombardée, l’ambassade de Chine à Belgrade a également été prise pour cible.

La militarisation n’est pas encore terminée . En février , le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’Alliance prévoyait d’accroître sa présence sur la mer Noire, car « l’agression de la Russie » est devenue une nécessité.

En décembre 2018 , la Russie a accusé le Royaume-Uni de tester ses capacités de guerre psychologique en Ukraine.L’ambassade de Russie a déclaré dans un communiqué que, dans un premier temps, des spécialistes britanniques formaient du personnel ukrainien à la conduite d’opérations spéciales contre les civils à Donetsk et à Louhansk, mais avaient ensuite déployé leurs propres experts pour mener des opérations de psychologie et d’information.

Enfin, la campagne de propagande contre la Russie n’est pas un secret. Il existe de nombreux exemples dans diverses parties du monde:

Ce sont quelques-uns des exemples notables, il y en a tellement.

Conclusion

Le cercle vicieux semble en train de tourner, la Russie et l’OTAN s’accusant mutuellement de provoquer l’autre partie pour la construction d’armes et de troupes.

Le fait est que des troupes sont positionnées le long de la frontière russe et que celle-ci doit clairement réagir d’une manière ou d’une autre. Cependant, il se peut que cela ne soit qu’une question de temps avant qu’un faux drapeau ou un incident inattendu et indésirable déclenche une chaîne d’événements sur lesquels il est impossible de récupérer.

Depuis la politique de l’OTAN selon laquelle si un membre est attaqué, c’est comme si l’ensemble de l’Alliance était attaqué, et son expansion constante rendrait un conflit ouvert beaucoup plus plausible.

En outre, certains membres ont un peu d’animosité à cause de la réalité historique vis-à-vis de la Russie, ce qui pourrait, en fin de compte, être la fissure qui ouvre les portes de la barrière.

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Les parties britanniques avec les États-Unis face à la montée des tensions menacent l’Iran de « représailles »

Lun 20 mai 2019 15:14 [Mise à jour: lun 20 mai 2019 17:29]
Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt, fait une déclaration en marge de l'Assemblée mondiale de la santé, le 20 mai 2019, aux bureaux des Nations Unies à Genève.  (Photo AFP)

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Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt, fait une déclaration en marge de l’Assemblée mondiale de la santé, le 20 mai 2019, aux bureaux des Nations Unies à Genève. (Photo AFP)

Le gouvernement britannique, qui a à plusieurs reprises endossé la rhétorique anti-iranienne de Washington face à l’intensification des tensions entre les deux pays, a une nouvelle fois pris parti pour Washington en menaçant effrontément la République islamique d’invoquer les intérêts des États-Unis dans la région. représailles.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a averti lundi la République islamique de ne pas provoquer les États-Unis alors que la tension montait entre Téhéran et Washington à propos du déploiement par les Etats-Unis d’un porte-avions, d’un groupe de travail sur les bombardiers et d’un navire d’assaut dans le golfe Persique pour contrer les menaces présumées. par l’Iran.

« Je dirais aux Iraniens: Ne sous-estimez pas la détermination du côté américain », a déclaré Hunt aux journalistes en marge de l’Assemblée mondiale de la Santé à Genève lundi, ajoutant: « Ils ne veulent pas d’une guerre avec l’Iran. Mais si Les intérêts américains sont attaqués, ils vont riposter. Et c’est une chose à laquelle les Iraniens doivent réfléchir très, très attentivement. « 

L’administration du président américain Donald Trump a déclaré que le déploiement des forces américaines au Moyen-Orient était une action «défensive» contre l’Iran, affirmant avoir reçu des preuves dignes de confiance de diverses sources montrant que Téhéran conspirait pour attaquer les intérêts américains et ceux de ses voisins. alliés de la région.

Également dimanche soir, Trump s’est rendu sur sa page Twitter officielle, menaçant de  détruire la République islamique s’il attaquait les intérêts des États-Unis.

« Si l’Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l’Iran. Ne menacez plus jamais les Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Ailleurs dans son discours, le ministre britannique des Affaires étrangères a déclaré que la solution pour éviter les conflits était que l’Iran s’abstienne de ce qu’il a décrit comme « des activités déstabilisatrices dans toute la région ».

Les autorités iraniennes ont fréquemment annoncé que les allégations soulevées par Washington concernant la menace de l’Iran de mener des attaques contre les intérêts des États-Unis et de causer des ravages dans la région étaient fondées sur de «faux renseignements».

Le ministre britannique des Affaires étrangères avait noté plus tôt cette semaine que son pays « partageait la même évaluation de la menace accrue posée par l’Iran ».

Le déploiement de forces spéciales américaines dans le golfe Persique a eu lieu à la suite d’une série d’attaques contre des pétroliers au large des Émirats arabes unis.

L’Iran a averti qu’une telle opération de sabotage pourrait faire partie d’un stratagème général visant l’Iran dans un contexte de tensions régionales croissantes.

Plusieurs responsables politiques américains ont prévenu que les faucons iraniens de l’équipe de Trump préparaient des informations afin de convaincre Trump que l’Iran était vraiment une menace, plaçant ainsi Washington sur la même voie qui avait conduit à l’invasion de l’Irak en 2003.

L’Iran a  écarté toute  possibilité de guerre malgré le déploiement de l’armée américaine dans le golfe Persique. Le président américain aurait également ordonné à son administration d’éviter un affrontement militaire avec l’Iran.

Depuis son entrée en fonction, l’administration Trump mène une politique de «pression maximale» contre l’Iran.

Selon la politique, le secrétaire d’État Mike Pompeo serait le cerveau présumé et le conseiller en matière de sécurité nationale, John Bolton, la personne qui s’efforce de faire de son mieux pour qu’il dégénère en conflit militaire.

Dans le cadre de cette politique, les États-Unis ont conclu un accord nucléaire multilatéral avec l’Iran, qui a également signé le Royaume-Uni et d’autres pays, l’année dernière. Washington a également essayé de réduire à zéro les exportations de pétrole iranien.

L’ONU s’inquiète de la montée des tensions américano-iraniennes

Les Nations Unies ont également exprimé lundi leur inquiétude face à la montée des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, appelant les deux parties à atténuer leurs propos.

« Nous sommes inquiets de la montée de la rhétorique », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stephane Dujarric, avant d’ajouter: « Nous demanderions à toutes les parties de baisser le discours et d’abaisser également le seuil d’action ».

M. Dujarric a également indiqué que des responsables de l’ONU entretenaient des contacts avec les États-Unis et l’Iran à différents niveaux pour tenter de calmer la situation, mais il n’a pas fourni de détails sur ces entretiens.

https://www.presstv.com/Detail/2019/05/20/596438/Britain-Jeremy-Hunt-heightened-tensions-US-interests-Middle-East