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Guerres de l’ombre: Libération d’espions US, britanniques et français au Moyen-Orient

jeudi, mars 26, 2020

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

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Guerres de l’ombre: Libération d’espions US, britanniques et français au Moyen-Orient

L’exfiltration de Amer Fakhoury, agent secret US et ex-paramilitaire de la milice de l’armée du Liban-Sud supplétive d’Israël, a été effectuée peu de temps après sa libération par une cour de justice libanaise pour prescription de crimes de guerre. Cette décision de justice est le résultat d’une pression liée à une négociation secrète tenue entre Washington, le gouvernement libanais, la Jordanie et d’autres acteurs régionaux étatiques et non-étatiques dont l’enjeu est fort important pour Washington. La preuve, un Osprey MV-22B du Marine Medium Tiltrotor Squadron 365 (VMM-365) (US Marines) a été spécialement dépêché depuis le nord de la Jordanie pour le récupérer de l’ambassade américaine à Beyrouth. Il aurait été par la suite emmené depuis la Jordanie vers une base militaire britannique à Chypre avant d’être transporté en VIP sur une base US en Allemagne, dernière étape avant d’atterrir sur une base militaire de Caroline du Nord.

Amer Fakhoury

La libération de cet homme recherché au Liban a fait grincer des dents pas mal d’acteurs politiques Libanais mais il semble qu’il y ait eu un accord secret concernant Fakhoury. Le Liban est officiellement en cessation de paiement et donc en banqueroute. La marge de manœuvre est donc extrêmement étroite y compris pour le Hezbollah Libanais. Ce que l’on sait est que la Syrie a refusé tout compromis et considéré le dossier comme une affaire libanaise interne. Le Hezbollah affirme ne pas avoir cédé ou négocié quoi que ce soit et la cour militaire pro-Hezbollah a déposé sa démission suite à cette affaire.

La récupération de Amer Fakhoury n’est pourtant pas un fait isolé et semble s’inscrire dans un processus secret plus large impliquant la libération de plusieurs agents secrets US, britanniques et français ces deux dernières semaines. En échange de quoi ?

Pour la France, la libération de Roland Marchal par l’Iran après neuf mois de détention a été faite en échange de la libération par Paris de Jalal Rouhollahnejad, un ingénieur iranien menacé d’extradition vers les États-Unis. Ce dernier est accusé par Washington d’avoir facilité l’entrée en Iran d’équipements technologiques interdits en violation des sanctions internationales visant Téhéran.

Roland Marchal et Fariba Abdelkhah. Le premier a été liberé en échange de l’ingénieur iranien Jalal Rouhollahnejad. La seconde est toujours en détention dans une prison iranienne.
L’ingénieur iranien Jalal Rouhollahnejad

Arrivée de l’ingénieur Jalal Rouhollahnejad en Iran après sa libération par les autorités françaises. Il remercie le renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution d’avoir assuré sa libération. 21/03/2020.Source de la vidéo: Irinn et Press TV

L’Iran a également remis l’agent US Michael White dans la nuit du 17 au 18 mars 2020 à l’ambassade de Suisse à Téhéran et on peut supposer que le gouvernement iranien ait joué un rôle limité certes mais décisif dans l’approbation par le Hezbollah de la libération de l’espion Fakhoury au Liban en échange d’un deal qualifié d’important.

Le visa iranien de Michael White

Ces libérations ajoutées à celles d’une britannique concluent un premier cycle de négociations à l’issue desquelles Washington a publiquement demandé la libération des agents Austin Tice, porté disparu (MIA) à Daraya dans la banlieue de Damas depuis 2012 et, plus discrètement, de deux autres agents sans couverture dont on connaît pas l’identité réelle et qui auraient disparu durant la bataille d’Alep en 2016.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une britannique détenue en Iran depuis le 03 avril 2016. Elle a été condamnée à cinq de prison ferme pour « complot visant à renverser le régime » mais a été partiellement libérée le 17 mars 2020 suite à un arrangement secret avec Londres.
Le FBI offre une récompense de un million de dollars US pour toute information susceptible d’aboutir à la libération d’Austin Tice.

Le gouvernement syrien nie comme d’habitude avoir emprisonné un quelconque agent US ou autre et affirme que tout étranger rentré illégalement en Syrie doit assumer sa propre responsabilité et celles de son acte. Pour Damas, Austin Tice serait prisonnier d’Al-Qaida, devenue HTS ou Hayat Tahrir al-Cham, l’une des principales organisations rebelles à Idlib.

D’autres espions capturés en Iran et en Syrie ne suscitent aucun intérêt de la part de leurs gouvernements respectifs.

Majd Kamalmaz, un psychologue US de Dallas, est porté disparu en Syrie depuis 2017
Robert Levinson, détenu en Iran depuis plus d’une décennie, abandonné par le gouvernement US qui le considère comme décédé.

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https://strategika51.org/2020/03/26/liberation-despions-us-britanniques-et-francais-au-moyen-orient/

La procédure britannique fantoche contre Assange

La procédure britannique fantoche contre Assange


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 26 février 2020

La Grande-Bretagne tient actuellement un procès-spectacle obscène contre le fondateur de Wikileaks, Julian Assange. L’audience est destinée à se terminer par l’extradition d’Assange vers les États-Unis, ou sa mort. Aux États-Unis, il serait accusé de complot pour révélation de secrets et mis en prison pour le restant de ses jours.

Au fil des ans, Wikileaks a révélé des informations sur de nombreuses questions importantes. Comme l’a fait remarquer Patrick Cockburn : avec WikiLeaks, Julian Assange a fait ce que tous les journalistes devraient aspirer à faireWikileaks a fourni le matériel que ses sources ont révélé à leurs médias partenaires qui en ont profité, mais ont ensuite trahi Assange. Comme Kit Klarenberg l’a écrit il y a quelques jours : « Ils devraient être en prison », ou comment le Guardian et le New York Times ont «mis le pied à l’étrier» pour Julian Assange.

Ceux qui ne connaissent pas le faux dossier contre Julian Assange devraient lire cet entretien avec Nils Melzer, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, qui fournit un aperçu détaillé. De l’avis de Melzer, Assange, en tant qu’éditeur principal de Wikileaks, n’a commis aucun crime.

Melzer a également écrit sur sa page médium à propos de l’affaire :

  • Dévoiler la torture de Julian Assange
  • La Responsabilité de l’État dans la torture de Julian Assange. La fausse affaire de « viol » en Suède qui a été utilisé pour incarcérer Assange est également détaillée dans le livre de Marcello Ferrada de Noli : le cas géopolitique de la Suède contre Assange 2010-2019. Il peut être téléchargé gratuitement.

Le fait que l’affaire d’extradition en cours contre Assange est pourrie et qu’une mauvaise issue pour lui est probablement assurée peuvent être déduits des personnes à l’origine de la procédure en cours. Matt Kennard et Mark Curtis de Declassified UK ont fait des recherches :

  • RÉVÉLÉ : le magistrat en chef de l’affaire Assange a reçu des avantages financiers d’organisations secrètes partenaires du ministère britannique des Affaires étrangères
  • Le ministre britannique, qui a approuvé la demande de Trump d’extrader Assange, s’est entretenu lors de réunions américaines secrètes avec des personnes appelant à sa «neutralisation»

Craig Murray et Kevin Gosztola sont dans la salle d’audience pour surveiller la procédure. Gosztola tweete en direct – jour 1jour 2jour 3 – depuis le palais de justice de Woolwich à Londres et fournit des comptes rendus quotidiens sur Shadowproof.com :

  • La défense d’Assange détaille l’opération d’espionnage soutenue par la CIA, la politisation, par Trump, du ministère de la Justice.
  • Audience d’extradition d’Assage. La résistance du Grand jury de Chelsea Manning est un obstacle majeur pour les procureurs

L’ambassadeur Craig Murray publie des résumés quotidiens sur son site :

  • Your Man in the Public Gallery – Assange Hearing Day 1
  • Your Man in the Public Gallery – Assange Hearing Day 2
  • George Galloway a prononcé hier un discours sur les processus abstrus autour de l’audience. La vidéo de celui-ci est ici.

Certains espèrent que le tribunal britannique n’extradera pas mais libérera Assange. Malheureusement, cela semble actuellement peu probable. Mais l’affaire sera durement combattue, pendant plusieurs mois, et parfois de bonnes choses se produisent.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/la-procedure-britannique-fantoche-contre-assange

Le maître-espion britannique James Le Mesurier, fondateur de l’organisation rebelle syrienne des « Casques Blancs », retrouvé mort à Istanbul en Turquie

Le maître-espion britannique James Le Mesurier, fondateur de l’organisation rebelle syrienne des « Casques Blancs », retrouvé mort à Istanbul en Turquie

ON: 11/11/2019  IN: ANALYSIS  WITH: 0 COMMENTS

Le Maître-espion de Sa Majesté britannique James Le Mesurier, fondateur de l’organisation rebelle syrienne connue sous le nom de « Casques Blancs » ou White Helmets, à été retrouvé mort à Istanbul, Turquie.

Selon le journal turc Sozcu, le maître-espion britannique James Le Mesurier, un membre éminent du Mi6 britannique qui se faisait passer pour un ex-officier de l’Armée britannique et un « Contractor » (spécialiste de la sécurité et du renseignement à son compte) , a été retrouvé mort dans le jardin de son « safe house » à Istanbul, Turquie par des voisins. La police turque n’a pas précisé les causes du décès et ouvert une enquête.

James Le Mesurier vivait à Istanbul depuis quelque temps et selon des sources journalistiques turques, Le Mesurier souffrait d’une dépression sévère l’ayant contraint à prendre une médication à base de benzodiazépines et d’autres psychotropes.

Une autre source non confirmée évoque une defenestration « assistée » comme la cause de la mort de Le Mesurier. Dans ce cas précis il pourrait s’agir d’une élimination. Par qui ?

Pourtant les états de service de Le Mesurier ne sont pas loin d’égaler celles de Lawrence d’Arabie toutes proportions gardées. James Le Mesurier avait servi dans les Balkans (guerre de l’ex-Yougoslavie), dans la guerre du Kozovo, en Irak et notamment dans le Kurdistan irakien, au Liban, dans les territoires palestiniens, en Turquie et en Syrie.

Le Mesurier est présenté comme l’un des co-fondateurs de l’organisation rebelle syrienne des « Casques Blancs » ou White Helmets mais en réalité il n’a fait que créer des ONG écrans pour mettre en place les mécanismes nécessaires à la création de cette organisation dans le cadre de la politique du Mi6 et en accord avec la stratégie US de changement de régime au Moyen-Orient. Présentée comme une sorte de défense civile opérant en territoire rebelle, l’organisation des Casques Blancs a été portée aux nues par l’ensemble des médias de la propagande occidentale et arabe hostiles à la Syrie.

Comme beaucoup d’espions ou d’ex-espions impliqués un peu trop personnellement avec les projets qu’ils ont mis en place et que la hiérarchie exploite à d’autres fins avant de les abandonner, Le Mesurier souffrait de dépression sévère et ne sortait presque plus. A t-il été éliminé par le Mi6 de peur que sa dépression ne le pousse à divulguer le pot-aux-roses ? Ou bien a t-il été neutralisé par les turcs, les syriens, les russes, les kurdes, le Mossad ou encore des factions mécontentes de la rebellion syrienne? On ne le saura sans doute jamais. L’homme disparaît comme dans les romans d’espionnage les plus classiques et on ne saura jamais s’il a laissé des écrits ou un journal racontant la formidable opération secrète derrière la création des organisations rebelles en Syrie.

La Turquie n’avait aucun intérêt à le voire disparaître et les services syriens sont trop occupés à l’intérieur de la Syrie pour tenter la moindre aventure dans une Turquie forteresse. Pour les russes, aucun membre du Groupe Wagner n’a pu passer jusqu’ici vivant le redoutable filet sécuritaire turc et de ce fait, il nous reste les hypothèses suivantes:

  1. James Le Mesurier s’est probablement suicidé en se jetant de son balcon et/ou à l’aide de barbituriques ou autres substances chimoques;
  2. Le maître-espion aurait été neutralisé par le Mi6 après s’être rendu compte de l’ampleur de la manipulation;
  3. Des agents sous-traitants issus du Mossad et travaillant pour le Deep State ou l’État profond US l’auraient « écarté » en le mettant littéralement sur le carreau pour éviter toute divulgation d’information contraire à la doxa de la propagande occidentale.

Quoi qu’il en soit, James Le Mesurier ne sera ni le premier ni le dernier des artisans de l’ombre à disparaître de façon mystérieuse.

Un pan de l’histoire secrète de la guerre contre la Syrie s’en va.

https://strategika51.org/2019/11/11/le-maitre-espion-britannique-james-le-mesurier-fondateur-de-lorganisation-rebelle-syrienne-des-casques-blancs-retrouve-mort-a-istanbul-en-turquie/

Jean-Claude Juncker et Boris Johnson annoncent un accord sur le Brexit


Jean-Claude Juncker et Boris Johnson annoncent un accord sur le Brexit

AFP

Publié le jeudi 17 octobre 2019 à 11h39 – Mis à jour le jeudi 17 octobre 2019 à 13h22

Un accord révisé sur le Brexit a été atteint jeudi entre les négociateurs européens et britanniques, a indiqué peu avant midi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. « Là où il y a de la volonté, il y a un accord – nous en tenons un! C’est un accord équilibré et juste pour le Royaume-Uni et l’UE. Il démontre notre engagement à trouver des solutions. Je recommande au Conseil européen de l’approuver », a tweeté M. Juncker.

Le texte agréé par les deux parties devrait rapidement être transmis aux dirigeants de l’UE, afin qu’ils puissent l’étudier et éventuellement l’approuver dès ce jeudi après-midi lors de leur sommet à Bruxelles.

Après l’annonce de cet accord, le négociateur de l’UE Michel Barnier a tenu une conférence de presse. Il a déclaré que l’accord pouvait être soutenu dès ce jeudi après-midi par les membres du Conseil européen. Il a évoqué « quelques éléments nouveaux, en particulier sur la frontière irlandaise et la déclaration politique » mais un accord ans l’ensemble « sans réelle surprise. »

Si cet accord passe la rampe du Conseil européen, il devra ensuite être ratifié par les parlements britannique et européen.

Le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, qui a salué la conclusion du ‘deal’ a d’ores et déjà appelé la Chambre des communes à le soutenir.

« Le parlement doit réaliser le Brexit ce samedi de façon à ce que nous puissions nous consacrer à d’autres priorités telles que le coût de la vie, les soins de santé, la criminalité grave et notre environnement », a-t-il lancé sur Twitter.

L’incertitude règne par contre toujours quant à l’attitude que compte adopter le parti unioniste nord-irlandais DUP, qui fait partie de la coalition parlementaire du gouvernement Johnson. En matinée, cette formation avait affirmé qu’elle s’opposerait aux propositions de compromis en l’état. Elle a réaffirmé cette position dans la foulée de l’annonce de l’accord.

En cas de feu vert du Conseil et du parlement britannique, l’hémicycle européen pourrait lui se prononcer dès la semaine prochaine sur l’accord, ouvrant alors la voie à la sortie du Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre.

Jean-Claude Juncker@JunckerEU

🇪🇺
🤝
🇬🇧

Where there is a will, there is a #deal – we have one! It’s a fair and balanced agreement for the EU and the UK and it is testament to our commitment to find solutions. I recommend that #EUCO endorses this deal.

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7 73211:34 – 17 oct. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité7 601 personnes parlent à ce sujet

Boris Johnson@BorisJohnson

We’ve got a great new deal that takes back control — now Parliament should get Brexit done on Saturday so we can move on to other priorities like the cost of living, the NHS, violent crime and our environment #GetBrexitDone #TakeBackControl22,7 k11:35 – 17 oct. 2019

https://www.lalibre.be/international/europe/jean-claude-juncker-annonce-un-accord-sur-le-brexit-5da8367bd8ad583887f4cde7?ncxid=618BA41292145205AF21ADD040608E33&m_i=mIEzXJxCfsWcDm_7SkL214TGDUcKEMoKcRERHJWd47yIPs7xAQbOt7rg5IziizdHJVfXOmSfnOxHA4IbPSOEDJsEGOe7T8mmmt&utm_source=selligent&utm_medium=email&utm_campaign=&utm_content=&utm_term=_20191017-flashbrexitaccord-poge_&M_BT=188670266684

Un cadre supérieur de Twitter fait partie de la brigade de trolls de l’armée britannique

Un cadre supérieur de Twitter fait partie de la brigade de trolls de l’armée britannique


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 30 septembre 2019

Ian Cobain a déjà écrit la longue histoire de l’implication britannique dans la torture. Il enquête maintenant sur l’implication britannique dans la manipulation des médias. Voici une de ses importantes trouvailles :

Un cadre supérieur de Twitter, le responsable de la rédaction pour le Moyen-Orient, est également officier à temps partiel dans l'unité de guerre psychologique de l'armée britannique, a révélé Middle East Eye.

Gordon MacMillan, qui a rejoint le bureau britannique de l'entreprise de médias sociaux il y a six ans, a également servi pendant plusieurs années au sein de la 77e brigade, une unité créée en 2015 afin de développer des moyens "non létaux" de faire la guerre.

La 77e brigade utilise des plateformes de médias sociaux telles que Twitter, Instagram et Facebook, ainsi que des podcasts, des analyses de données et des études d'audience pour mener ce que le général Nick Carter, chef de l'armée britannique, qualifie de "guerre de l'information".

La 77e Brigade est une ferme à trolls :

Ils l'appellent la 77e brigade. Ce sont les troupes qui mènent les guerres de l'information britanniques ...
D'un bureau à l'autre, j'ai trouvé diverses sections de la brigade occupées au travail. L'une des salles était axée sur l’étude du public : sa composition, sa démographie et les habitudes des personnes qu'ils veulent atteindre. Une autre était plus centrée sur l’analytique, se concentrant sur la création d'une "prise de conscience des attitudes et des sentiments" à partir d'un vaste ensemble de données recueillies sur les médias sociaux. Une autre était remplie d'agents produisant du contenu vidéo et audio. Ailleurs, des équipes de spécialistes du renseignement analysaient de près la façon dont les messages étaient reçus et discutaient des moyens de les rendre plus percutants.

La 77e Brigade a pour mission de produire de la propagande discrète en appui des opérations (militaires) britanniques :

Que savons-nous de la 77e Brigade ? Permettez-moi de citer une réponse écrite du ministère de la défense au Parlement, publiée en mars 2015. La Brigade existe "pour fournir un appui, en collaboration avec d'autres organismes gouvernementaux, aux efforts visant à établir la stabilité à l'étranger et à élargir la diplomatie de défense et l'engagement à l'étranger". C'est une mission bien plus politique que militaire.

La réponse au Parlement poursuit en disant que la Brigade "dirige les méthodes d'influence spéciale, notamment en fournissant des informations sur les activités, l'engagement des principaux dirigeants, la sécurité des opérations et l'engagement des médias". Notez l'expression "méthodes d'influence spéciales", tout droit sortie de 1984, l'ouvrage d'Orwell. Et remarquez la référence à "l'engagement des médias". Depuis quand l'armée britannique a-t-elle un rôle légitime à jouer pour essayer d'influencer les médias ?

Un aspect vraiment intéressant, et dangereux, de la 77e Brigade est son caractère mixte, militaro-civil :

Nous arrivons ici à un aspect vraiment insidieux de la 77e Brigade. Elle dispose d'un effectif d'environ 440 personnes dévouées, selon cette réponse au Parlement. Selon la nouvelle doctrine organisationnelle de l'Armée de terre, les unités combinent à la fois des soldats à plein temps et des réservistes territoriaux. La 77e brigade recrute ses réservistes parmi les journalistes et les professionnels britanniques de la publicité et des relations publiques. Il ne s'agit pas seulement de spécialistes de l'informatique et des technologies de l'information, mais aussi de professionnels des médias. Il en résulte que les frontières nécessaires entre les médias militaires et civils ont été compromises. Cela représente une menace potentielle pour les normes démocratiques.

Le fait qu’un cadre de Twitter ayant une responsabilité éditoriale travaille également pour une unité de propagande militaire britannique montre clairement que les médias sociaux « occidentaux » ne sont pas aussi neutres ou libres que ce que les pouvoirs le prétendent.

Le cadre de Twitter, Gordon MacMillan, est maintenant capitaine de réserve de l’armée britannique et travaille parfois dans son unité de propagande. Le 20 septembre, Twitter a supprimé un grand nombre de comptes, y compris dans le domaine de responsabilité de MacMillan. Combien d’entre eux ont été désignés par l’État britannique ?

En décembre 2018, nous avions parlé d’une autre organisation de manipulation des médias gérée par le gouvernement britannique, Integrity Initiative :

Cette organisation, financée par le gouvernement britannique, est chargée de diffuser de la propagande anti-russe pour influencer le public, les militaires et les gouvernements d'un certain nombre de pays. Ce qui suit est une analyse contextuelle du troisième lot de documents internes de cette organisation, qui ont été divulgués par un anonyme, hier.

Christopher Nigel Donnelly (CND) est le co-directeur de l'Institute for Statecraft et le fondateur de sa filiale, Integrity Initiative. Cette dernière prétend "Défendre la démocratie contre la désinformation".

Elle le fait en diffusant de la désinformation sur l'influence présumée de la Russie par le biais de groupes de journalistes dans toute l'Europe et aux États-Unis.

Institute for Statecraft et Integrity Initiative prétendent toutes deux être des organisations non gouvernementales indépendantes. Mais elles sont financées par le gouvernement britannique, l'OTAN et d'autres donateurs étatiques.

Parmi les documents fuités des serveurs de l'Institut par une personne anonyme, nous trouvons plusieurs documents sur Donnelly ainsi que des notes de service rédigées par lui. Ils montrent un esprit russophobe et un manque de pensée stratégique réaliste.

Le codirecteur de Donnelly à l’Institute for Statecraft est Daniel Lafayeed. Parmi les documents publiés par le compte-rendu anonyme se trouvent ses notes d’allocution lors de réunions en Israël en juin 2018. Ils mentionnent la 77e brigade :

Une grande partie de notre travail visant à améliorer l'efficacité de nos forces armées pour toutes les formes de guerre moderne est, bien sûr, très sensible, car nous l'envoyons aux plus hauts niveaux du ministère de la Défense et des forces armées.

Ce que nous cherchons à faire, c'est d'aider les Forces canadiennes à devenir plus compétentes pour mener une guerre moderne avec toutes sortes d'armes, et ce, dans le cadre du budget que l'État prévoit.

A cette fin, nous avons soutenu la création d'unités spéciales de réserve de l'armée de terre (par exemple la 77 Bde et SGMI - Specialist Group Military Intelligence - avec lesquelles nous entretenons désormais une relation étroite et informelle. En tant que réservistes dotés d'un statut spécial, ces personnes sont des experts civils de très haut niveau dans un domaine pertinent, comme des gestionnaires de fonds de pensions, des banquiers de haut niveau, des chefs de sociétés, etc. C'est-à-dire des gens que l'armée ne pourrait jamais se permettre d'embaucher, mais qui donnent de leur temps et de leur expertise en tant que patriotes.

Avec ces collègues, nous organisons des séminaires et préparons des études pour aider les forces armées à trouver de nouvelles façons de combattre dans la guerre moderne.

Ces documents décrivent notre compréhension de ces guerres modernes, comment nous devons nous y préparer et comment les Russes vont la combattre, au-delà des étapes de la guerre de l'information pour en faire une guerre classique. J'inclus également un document de réflexion sur une autre façon de structurer nos Marines pour une guerre moderne à faible coût. Cela pourrait particulièrement vous intéresser.

Integrity Initiate et Institute for Statecraft ont pris de fortes positions anti-Corbyn. Certains tweets de MacMillon sont aussi fortement dirigés contre Corbyn.

Il ne faut pas considérer la 77  brigade comme une voie à sens unique dans laquelle l’État transmet des messages que des civils contribuent à diffuser. Lorsque les gérants de fonds de pensions, les haut responsables de banque, les responsables de sociétés de relations publiques sont invités à participer à ses opérations, ils auront aussi tout intérêt à faire passer leurs propres messages pour tenter de vaincre leurs propres ennemis. L’exécutif de Twitter, en tant que membre de la brigade de propagande, l’utilisera également pour diffuser les messages et les souhaits de son entreprise.

Il s’agit d’un mariage des pouvoirs entre grandes entreprises et gouvernement pour manipuler l’opinion publique. C’est dangereux.

Addendum :

Kit Klarenberg vient de publier ses articles sur le sujet : « Notre homme infiltré : Un cadre supérieur de Twitter exposé en tant que guerrier de l’information de l’armée britannique. »

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/un-cadre-superieur-de-twitter-fait-partie-de-la-brigade-de-trolls-de-larmee-britannique

Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

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Le voyagiste britannique Thomas Cook fait faillite

  • Par  Le Figaro avec AFP 
  • Mis à jour le 23/09/2019 à 11:37 
  • Publié le 23/09/2019 à 06:17
Thomas Cook est le plus vieux tour opérateur du monde.

Les autorités vont devoir organiser le rapatriement massif de 600.000 touristes dans le monde. Le groupe est né en 1841. Un numéro d’urgence destiné aux clients français a été mis en place.

Clap de fin pour Thomas Cook. Le voyagiste britannique a annoncé ce lundi qu’il faisait faillite après avoir échoué à trouver des fonds nécessaires pour sa survie. Le groupe est donc placé en liquidation judiciaire «avec effet immédiat», laissant 600.000 touristes, dont 150.000 Britanniques dans le monde, sur leurs lieux de vacances. Les autorités vont donc devoir organiser une opération de rapatriement massif, la plus importante pour des civils depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage (EDV), indiquait hier au Figaro que le nombre de Français en voyage avec Thomas Cook était de l’ordre de 10.000. Une information confirmée par la filiale française de l’entreprise ce lundi : 9842 clients sont actuellement en vacances et devront être rapatriés. Un numéro d’urgence destiné à ces personnes a été mis en place au 01-45-05-40-81.

» LIRE AUSSI – Que risquent les clients français du voyagiste Thomas Cook?

«Malgré des efforts considérables (au cours du week-end), les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat», explique le communiqué du groupe.

En parallèle, l’autorité britannique de l’Aviation (CAA) a indiqué que Thomas Cook, «tour opérateur et compagnie d’aviation à la fois, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées». Les cabinets AlixPartners et KPMG doivent être nommés administrateurs des différentes filiales du groupe.

» LIRE AUSSI – Compagnies aériennes: le casse-tête de la reprise des actifs

Peter Fankhauser, numéro un de l’entreprise, commente que malgré l’accord «largement approuvé, une requête pour des fonds supplémentaires ces derniers jours a présenté une difficulté qui s’est révélée insurmontable». Le destin du voyagiste s’est en effet joué en quelques jours. Des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres mené par l’actionnaire chinois Fosun, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain.

«C’est un profond regret pour le conseil d’administration et moi de ne pas avoir réussi. Je tiens à m’excuser auprès de nos millions de clients, nos milliers d’employés, fournisseurs et partenaires qui nous soutiennent depuis des années», reprend le patron de l’entreprise, déplorant aussi un «jour profondément triste pour une entreprise pionnière du voyage organisé».

Le principal actionnaire de l’entreprise, le groupe chinois Fosun, s’est déclaré «déçu» que Thomas Cook n’ait pu remonter la pente. «Nous exprimons notre plus profonde compassion à tous ceux qui sont touchés par cette situation», a indiqué l’entreprise, qui possédait 17% du capital de la compagnie britannique.

L’Etat britannique prêt à intervenir

L’échec d’un des fleurons du tourisme britannique n’a pas tardé à faire réagir outre-Manche : «Le gouvernement aurait du être prêt à en faire plus : intervenir, stabiliser la situation et permettre la mise en place d’un plan de long terme», a regretté le Chancelier de l’Échiquier (l’équivalent d’un ministre des Finances) de l’opposition travailliste, John McDonnell. Il s’est également prononcé pour que les patrons de l’entreprise remboursent tous les bonus qu’ils avaient reçus. «Ils doivent vraiment réfléchir quant à la manière dont ils ont provoqué cette situation, et dont ils l’ont exploité», a-t-il déclaré à la BBC.

Le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, a quant à lui déclaré qu’il fallait «examiner les moyens par lesquels les voyagistes peuvent se protéger d’une telle faillite à l’avenir». Il a également déclaré que ses pensées allaient vers «les vacanciers, qui risquent maintenant d’avoir des difficultés à rentrer chez eux». L’Etat britannique interviendra «d’une manière ou d’une autre» pour soutenir ces personnes, a-t-il affirmé.

Le voyagiste va devoir faire face à une situation complexe : environ 140.000 personnes voyageaient avec sa filiale allemande et 10.000 avec ses agences françaises. Des chiffres qui restent toutefois en-deçà des 150.000 ressortissants britanniques qui devront rentrer au Royaume-Uni. La faillite de Thomas Cook aura rapidement des conséquences sur le tourisme : en Turquie, ainsi, le chef de la fédération hôtelière a estimé que le pays pourrait perdre entre 600.000 et 700.000 touristes par an, sans compter les établissements qui devraient perdre le soutien financier du groupe britannique.

Condor maintient ses vols

Filiale du groupe Thomas Cook, la compagnie aérienne allemande Condor a de son côté annoncé lundi qu’elle maintenait ses vols. Elle a néanmoins fait appel au gouvernement d’Angela Merkel, afin d’obtenir un «prêt garanti par l’Etat» qui lui permettrait d’éviter un manque de liquidité. Berlin «examine actuellement cette question», a précisé la compagnie. Ce lundi, le porte-parole de l’Association allemande de l’industrie aérienne s’est voulu rassurant, en estimant que Condor volait comme d’habitude, et qu’une procédure de rapatriement pour ses passagers n’était pas nécessaire. Environ 240.000 clients ont réservé un vol sur ses lignes et attendent de rentrer chez eux, a indiqué la compagnie.

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde, compte 22.000 employés dont 9000 au Royaume-Uni. Très lourdement endetté, son horizon s’est fortement dégradé ces dernières années entre la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et la frilosité de touristes inquiets du Brexit, notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

Ce lundi, plusieurs entreprises concurrentes du voyagiste britannique ont vu leur cours en Bourse augmenter après l’annonce de sa faillite : basé en Allemagne, le groupe Tui a ainsi pris 5,8% à l’ouverture, quand les compagnies aériennes Easyjet et Ryanair ont vu leur cote bondir de plus de 3,5% et 5,4% respectivement.

» LIRE AUSSI – Thomas Cook en mal d’argent fraisLe Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/societes/le-voyagiste-britannique-thomas-cook-fait-faillite-20190923?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190923_NL_ACTUALITES]&mediego_euid=[2529769]&een=07d35d6dfbc7bc24543248fcd9bee521&seen=6&m_i=Mf2M7rrktaLFnle0mp8I6xeA5DWCgsYDmV7gyFqk7QrIPnihq_ofG6iKFDdqbynWlHaDle6%2B36vIHjCNKvdbpd_fo5m%2BOuh%2BMn

DOUBLE DISCOURS, PROPAGANDE GRAND PUBLIC ET «MENACE RUSSE»

 19.08.2019 – 1 119 views    5 ( 6 votes)

DOUBLE DISCOURS, PROPAGANDE GRAND PUBLIC ET «MENACE RUSSE»

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Doublespeak, Mainstream Propaganda And 'Russian Threat'

AFP PHOTO / SERGEY VENYAVSKY

Les États-Unis et le Royaume-Uni sont dans un état d’hystérie constant dû au fait que l’audience a récemment eu l’occasion de recevoir des faits et plus d’un point de vue de différentes sources. Par conséquent, le système de propagande créé par le Nouvel Ordre Mondial a été endommagé. Il n’est plus capable de remplir ses objectifs principaux et sa tâche. C’est la raison de l’hystérie permanente des médias grand public et des représentants américains et britanniques du Nouvel Ordre Mondial.

Un exemple intéressant de cette situation a été montré dans un article récent du Sunday Times, intitulé « L’Armée parallèle des cyber-guerriers britanniques ». L’article cite le général Sir Nick Carter qui « lance » la création d’une « structure de carrière parallèle pour les cyber-guerriers à temps partiel ».

Le général Carter, nommé chef d’état-major de la défense l’année dernière. Selon lui, les services vont «devoir de plus en plus accueillir beaucoup plus de spécialistes» en raison des progrès technologiques rapides.

Le Sunday Times:

Reconnaissant qu’il ne sera peut-être pas en mesure de payer tous les spécialistes qu’il veut à plein temps, il examine «comment utiliser les [civils] civils pour leur travail quotidien, pour ainsi dire travailler la nuit pour la nation , pour les forces armées « .

Il s’inspire d’outre-Atlantique pour inciter les travailleurs du numérique travaillant sur des salaires élevés à s’enrôler. Un schéma américain qui a créé une nouvelle taxonomie des grades pour certains officiers recrutés dans la vie civile pour leurs compétences hautement spécialisées, plutôt que d’avoir à gravir les échelons, pourrait être repris en Grande-Bretagne.

« Ils ont ces choses appelées adjudants-chefs et il y a des grades [de la première à la cinquième] … nous pourrions bien nous retrouver avec quelque chose comme ça pour le cyber. »

« Si nous voulons être une » Grande-Bretagne globale « , alors la défense a un rôle à jouer à cet égard, mais comme tout, cela signifie probablement que vous devez faire des choix pour dépenser de l’argent à cette fin. »

Selon le général, le Royaume-Uni étudie une proposition visant à installer un nouveau Sandhurst dans les Caraïbes, afin de «doubler… cette réputation extraordinaire de fournir une formation et une éducation militaires étonnantes» dont bénéficie la Grande-Bretagne.

« Il a parlé à plusieurs de ses voisins et il croit profondément que les 13 pays des Caraïbes seraient heureux de confier leurs élèves-officiers à un équivalent de Sandhurst basé en Jamaïque et que cette marque créerait le type de jeunes officiers dont ces pays auraient besoin. »

Le général Carter a également affirmé que de petits déploiements stratégiques à l’étranger pouvaient également porter ses fruits. Dans ce domaine, il s’est adressé à l’infanterie spécialisée: de petits bataillons d’élite dotés de compétences spécialisées sont conçus pour former et accompagner les forces d’un pays.

Il a également abordé la prétendue « menace russe ».

« La Russie [essaie] d’absorber certaines parties de l’Afrique dans sa propre orientation », a-t-il déclaré, mais les missions d’assistance militaire et de stabilisation britanniques peuvent aider les pays en développement à devenir « plus orientés vers l’ouest que peut-être vers le groupe de Wagner » – une référence à la société militaire privée russe insaisissable, dont les mercenaires ont surgi à travers le monde, de la Syrie au Venezuela, ce qui est une préoccupation croissante.

Il a en outre affirmé que « la menace de Moscou s’est matérialisée beaucoup plus rapidement et de manière plus vivante que ce que la Grande-Bretagne avait prédit dans son dernier examen majeur de la défense en 2015 ».

«Ils sont très doués pour utiliser des capacités que l’on refuse très facilement… ils maîtrisent parfaitement l’environnement de l’information et exposent leur version de la vérité… ils sont très intelligents dans le cyberespace et je pense qu’ils le sont aussi amener les pays à sentir que la Russie est peut-être un meilleur allié, ou un meilleur pari en termes de soutien, que l’Occident », a-t-il déclaré.

Le général a affirmé qu’il estimait que «les démocraties occidentales doivent concevoir de meilleures méthodes pour protéger la vérité et défier ceux qui la subvertissent, tout en investissant davantage dans le contre-espionnage».

Les remarques du général britannique se composent de deux parties principales avec un sens commun:

  • le Royaume-Uni et les «démocraties occidentales» doivent renforcer leurs capacités de propagande et de renseignement, car la grande méchante Russie contredit les dirigeants du monde;
  • Big Bad Russia a appris à utiliser des moyens d’influence et des outils paramilitaires pour défendre ses intérêts sur la scène internationale. Quelle horrible chose!

Dans le même temps, le général Carter a oublié de mentionner que les États-Unis et le Royaume-Uni utilisaient divers outils de soft power et paramilitaires pour promouvoir leurs intérêts et promouvoir le programme du Nouvel Ordre Mondial depuis des décennies. Le concept de «puissance douce» est développé au Royaume-Uni et aux États-Unis depuis longtemps.

Dans cette situation, la Russie a dû apprendre à utiliser ces approches car elle a été mise dans la situation lorsque son existence a été menacée. Un examen plus attentif de la situation révèle que la grande méchanceté de la Russie n’a pas connu d’expansion, mais qu’elle a mené toutes ses actions en réponse à une pression constante et forte des «démocraties occidentales» utilisant des méthodes similaires.

Le principal problème soulevé par le discours dominant dominant qui se plaint de «propagande russe» et alimente les craintes de «menace russe» est qu’il s’agit d’un signe de manque de respect envers les nations britanniques et américaines. La propagande traditionnelle soutient que les gens ne peuvent pas analyser les faits et tirer leurs propres conclusions. Au lieu de cela, il considère les gens comme des moutons consuméristes. Il n’y a pas de secret dans tout ça. Le Nouvel Ordre Mondial repose sur quatre piliers: le néolibéralisme (en politique), le postmodernisme (en culture), le transhumanisme (en philosophie) et la techno-dystopie néo-oligarchique (en économie).

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Les Britanniques et la « révolution colorée » à Hong Kong

Les Britanniques et la « révolution colorée » à Hong Kong

RÉSEAU VOLTAIRE | 10 AOÛT 2019 PORTUGUÊSITALIANOESPAÑOL

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Depuis le transfert de souveraineté de l’Empire britannique à la République populaire de Chine, Hong Kong est —avec Macao— une des deux Régions administratives spéciales chinoises. Conformément aux accords de 1997, Beijing a installé la démocratie occidentale à Hong Kong qui ne l’avait jamais connue auparavant. Pour la première fois, le Parlement a été élu par la population.

Cependant, si la rétrocession de Hong Kong à Chine a marqué une amélioration des conditions de vie de la population, celle-ci est restée culturellement plus britannique que chinoise. Ce qui ne manque pas d’étonner les voyageurs.

Les démonstrations massives actuelles doivent d’abord être comprises comme le constat de l’impossibilité culturelle de l’unification chinoise. Elles sont attisées par le Royaume-Uni et les États-Unis, dont une « diplomate » a rencontré et coaché les leaders des manifestations. On a vu l’élément le plus en pointe des protestations, le Mouvement pour l’indépendance de Hong Kong, brandir l’ancien drapeau colonial en pleine conférence de presse. Le même phénomène avait été observé en Libye et en Syrie où le Conseil national de transition a adopté le drapeau du roi Idriss et l’Armée syrienne libre celui du mandat français

.https://www.voltairenet.org/article207310.html

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SUR LES TROUBLES DE NOTRE TEMPS

SUR LES TROUBLES DE NOTRE TEMPS

En janvier 2008, j’ai pris un instantané verbal des nombreuses mauvaises actions que le gouvernement britannique nous faisait à l’époque. Aujourd’hui, je vais le transmettre au présent. Mon objectif est de mieux comprendre les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, et pas seulement au Royaume-Uni. Et ainsi, essayer de comprendre ce qui se passe en dessous.

Ma liste de 2008

Voici quelques brefs extraits de mon instantané:

«Ici en Angleterre, les nouvelles sont uniformément mauvaises. Il y a une crise financière et une récession imminente. Les prix des denrées alimentaires et du carburant montent en flèche Les fascistes de style de vie, ayant déjà fait des fumeurs des parias, tentent maintenant de faire de même avec les buveurs d’alcool. La vente de nos maisons a été rendue plus difficile. Le super-État européen nous est imposé par la porte arrière. Les impôts, comme toujours, montent et montent, même si on nous dit qu’ils sont en train d’être réduits. Les caméras nous filment partout où nous allons.

«Pendant ce temps, des excuses sont lancées pour que nous ayons encore plus de soucis et d’indignités à nous imposer dans les aéroports. Pour une détention encore plus longue sans procès. Pour des sanctions encore plus sévères à l’encontre des conducteurs qui enfreignent les limitations de vitesse arbitraires, celles-ci étant abaissées de manière effrénée. Et le projet de carte d’identité, conçu pour nous réduire tous à rien de plus que des chiffres et des échantillons d’ADN dans une base de données, va de l’avant. L’agenda du contrôle est incontrôlable.

«Tout cela est accompagné de torrents de propagande anti-humaine. De «nous sommes un fardeau pour la planète» à «les chimpanzés sont plus intelligents que les humains», les ennemis de l’humanité ont une journée bien remplie. Et, globalement, il y a un voile de peur constante. Peur du terrorisme, peur de la récession, peur du changement climatique, peur de tout type de risque. Comme l’a récemment observé le sociologue Frank Furedi: « Nous vivons vraiment à une époque où la plupart des dirigeants ont du mal à croire en un avenir terrifiant. »

La période intermédiaire

L’espace ne me permet pas de donner beaucoup de détails sur les événements depuis 2008. Mais je vois certainement une continuation et une expansion des tendances que j’avais vues à l’époque. Certes, nous, citoyens ordinaires du Royaume-Uni, avons gagné sur quelques points. Nous avons notamment réussi à arrêter le projet de carte d’identité. Nous avons en quelque sorte dévié leur projet de «guerre à l’alcool» vers des cibles plus douces comme le soda et le chocolat. Et finalement, la période de détention sans jugement a été réduite à 14 jours. Mais même cela est beaucoup plus long que dans d’autres pays. Ainsi, bon nombre des problèmes que j’ai énumérés – le gouvernement nous harcelant, nous appauvrissant et violant nos droits – continuent sans relâche.

Dans le domaine financier, par exemple, la récession prévue s’est effectivement matérialisée. Les banquiers défaillants et en faillite ont obtenu des plans de sauvetage que les contribuables devaient payer. Depuis lors, l’économie a connu des hauts et des bas, mais surtout des bas. L’industrie a connu un déclin, comme en témoigne la récente faillite de British Steel. Les prix ont augmenté inexorablement, sans augmentation des salaires pour compenser. (Un résultat sans surprise des politiques qui rendent l’énergie inutilement chère; ainsi que le soi-disant «assouplissement quantitatif», également connu sous le nom de gonflement de la monnaie). Les impôts ont eux aussi énormément augmenté. Tous les quelques mois, il y a une nouvelle ruse pour retirer encore plus de notre richesse durement gagnée et la nourrir dans la gueule insatiable de l’État.

En ce qui concerne les caméras nous espionnant, il y a maintenant une personne sur 14 au Royaume-Uni. Mais aussi, beaucoup de ces caméras peuvent maintenant faire des choses qu’ils ne pouvaient pas auparavant, comme la reconnaissance faciale. De plus, les révélations d’Edward Snowden nous ont fait prendre conscience de l’ampleur de la surveillance à laquelle nous sommes tous soumis dans les pays anglophones. Mais depuis lors, les suspects habituels ont demandé à plusieurs reprises davantage desurveillance! Et en 2016, le projet de loi sur la «Charte Snoopers» leur en donnait justement le sens;bien que les recours à son encontre continuent d’être portés devant les tribunaux.

On nous dit souvent que cette espionnage a pour but de «lutter contre le terrorisme». Il est certain qu’un certain nombre d’attaques terroristes ont eu lieu dans des pays occidentaux au cours des dix dernières années environ. Comme à l’accoutumée, les médias ont réagi de manière exagérée. La réalité est qu’en 2010, le terrorisme non étatique a causé environ 13 000 morts dans le monde. Pour chacun de ces décès dus au terrorisme, il y a eu environ 5 morts dans des conflits armés «officiels», 40 par violence interpersonnelle et 60 par suicide. Depuis lors, la grande majorité des attaques terroristes ont eu lieu au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. Beaucoup ont été en Irak, en Afghanistan et en Syrie; qui ont tous été la cible d’actes militaires des gouvernements occidentaux, qui ont fait au moins un million de morts dans ces pays.

Le fait est que le terrorisme est méchant et destructeur; mais les gouvernements politiques sont beaucoup plus méchants et plus destructeurs. Le terrorisme n’est pas une bonne raison de restreindre les droits des innocents.

Ensuite, il y a l’inconduite policière et la brutalité. La confiance dans la police est faible dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, en particulier chez les Noirs. Il y a eu des cas d’arrestation injustifiée d’un député et d’inconduite policière contre un autre. Même à côté du meurtre de Jean Charles de Menezes en 2005, il y a eu le meurtre douteux de Mark Duggan, qui a déclenché de nombreuses émeutes. Et la police a taser un homme aveugle. Pourtant, le gouvernement veut donner plus de pouvoirs à la police, y compris des pouvoirs «d’urgence» pour accéder aux archives téléphoniques et Internet. Et ils veulent distribuer des pistolets paralysants à tous les policiers!

Il y a ensuite l’introduction par Cameron de «tribunaux secrets», comprenant des preuves secrètes et des audiences à huis clos. Une violation manifeste des droits de l’homme; et susceptible d’être utilisé, semble-t-il, contre tous ceux qui dérangent l’établissement, même pour des affaires mineures.Combinez cela avec un climat suffocant de politiquement correct, dans lequel nous courons tous le risque d’être accusés de «crimes de haine» nébuleux et diversifiés, et vous avez effectivement la tyrannie.

Ajoutez à tout cela le scandale de nombreux députés qui réclament des dépenses excessivement excessives. Le NHS échoue – encore. Chiens de micro-déchiquetage; serons-nous les suivants? Plus de paperasserie pour lier les entreprises. Une proposition visant à supprimer les espèces, rendant ainsi chaque article de chaque achat, aussi petit soit-il, traçable via une base de données jusqu’à l’individu qui l’a fait – une aubaine pour la police de la vie, non? Sinon aussi au percepteur.

Il y a ensuite l’immigration à grande échelle, délibérément encouragée par le gouvernement;vraisemblablement, pour augmenter l’assiette fiscale dans le but de consolider le régime de Ponzi appelé Etat providence. Ironiquement, accompagnés par un scandale dans lequel de nombreux résidents britanniques de longue date ont été traités comme des immigrants «illégaux». Et une proposition de peines de prison plus lourdes pour «la traite de personnes!». Parallèlement, les demandeurs d’asile peuvent être détenus indéfiniment sans audience.

Mais le pire des comportements parmi la classe politique britannique a été observé dans deux domaines: le Brexit et l’environnement. En dépit d’une instruction très claire de la population et malgré son engagement dans leurs manifestes électoraux, ils n’ont pas réussi à sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne. Il est devenu évident que beaucoup, sinon la plupart, de la classe politique ne veulent pas le Brexit et ne l’ont jamais fait. Ils ont fait passer leurs intérêts égoïstes et partisans avant la volonté exprimée par le peuple. C’est atrocement de mauvaise foi. Certains d’entre eux, même, ont travaillé de manière sournoise à un résultat qui pourrait ressembler à une sortie, mais qui lierait de plus en plus le Royaume-Uni à l’UE.

En ce qui concerne l’environnement, tous les principaux partis ont sombré dans une folie verte. Ils et leurs médias ont soutenu la fraude «les humains causent des changements climatiques catastrophiques» avec tout ce qu’ils ont. Non seulement nous rendons l’énergie beaucoup plus chère que nécessaire, mais nous compromettons également la stabilité du réseau électrique à l’avenir. Ils ont fait beaucoup de mal au «problème» des déchets plastiques. Même si la plupart des plastiques qui se retrouvent dans les océans proviennent d’Asie; et le Royaume-Uni n’a jamais été un contributeur significatif au problème. Ils ont pris des engagements vis-à-vis de l’UE et des Nations unies en matière de pollution de l’air, qui ne peuvent être tenus. Nous soumettre à ces limites collectives inflexibles, toujours plus strictes, était clairement un acte de mauvaise foi. Mais en conséquence, ils cherchent maintenant à rendre la conduite de voitures tellement coûteuse que beaucoup d’entre nous risquent de perdre totalement leur mobilité personnelle. Au-delà de cela, ils ont interdit les nouvelles voitures à essence et au diesel à partir de 2040. De plus, nos soi-disant «représentants» ont capitulé devant un groupe de militants écologistes extrémistes et perturbateurs et ont proclamé une «urgence climatique» pour laquelle il n’y a aucune preuve tangible.

Le monde entier

En regardant le monde au sens large, vous voyez des problèmes similaires. Des gouvernements entiers ont été renfloués – Islande, Grèce, Irlande, Portugal, Chypre. Les classes politiques ne montrent pas de respect ou d’inquiétude pour les gens ordinaires. Il y a de la malhonnêteté partout. Le débat politique est devenu de plus en plus polarisé et plus tonique. L’agenda vert est endémique. Même les églises y ont souscrit. Pendant ce temps, la vie devient de plus en plus une lutte pour les gens ordinaires.

Dans de nombreux endroits, il y a des émotions «de base» chez ceux qui en ont marre de tout le système. Dans les démocraties, de nouveaux partis politiques voient le jour, comme le Brexit. Mais rien ne semble apporter de réel changement. Le «Printemps arabe» tant vanté s’est pratiquement éteint, la Tunisie étant le seul pays de la région à avoir procédé à des réformes significatives. Et l’extrémisme islamique est en hausse dans des endroits comme la Turquie.

Pendant ce temps, des problèmes persistent dans des pays tels que l’Ukraine, le Venezuela, l’Irak, la Syrie et l’Afghanistan. Et les espoirs de nombreux Américains et autres, que Donald Trump se révèle être différent et meilleur que ses prédécesseurs, commencent à s’estomper. En effet, les États-Unis semblent poursuivre leur politique consistant à se comporter comme le plus gros tyran du monde.

Une perspective à plus long terme

Je pense que nos problèmes d’aujourd’hui sont le résultat de plus d’un siècle et demi de déclin politique et moral. Comme je l’ai décrit dans un essai précédent, une bataille de plusieurs siècles a opposé deux visions opposées de la politique. L’un est l’Etat du Leviathan, dans lequel les classes dirigeantes ont essentiellement le droit de faire ce qu’elles veulent, et où les droits et libertés des citoyens ordinaires n’ont pas d’importance. L’autre est la vision ascendante des Lumières, dans laquelle le gouvernement est censé être pour le bien du peuple – c’est-à-dire de tout le monde. Pendant une brève période du 19ème siècle, les valeurs des Lumières étaient en hausse. Mais depuis lors, Léviathan a riposté et a inexorablement accru son pouvoir, sa capacité de destruction et son arrogance.

Au Royaume-Uni, il me semble que les réformes du XIXe siècle en faveur du suffrage universel contenaient également les germes de la pourriture. Comme je l’ai raconté ailleurs, la «démocratie» ne s’est pas révélée être un véritable frein à l’État. Au contraire, cela a eu l’effet inverse, en donnant une fausse légitimité aux mauvais gouvernements. La situation s’est aggravée lorsque les partis politiques ont commencé à faire appel à des groupes d’électeurs particuliers, dans le but de faire bénéficier leurs propres partisans (et eux-mêmes) aux dépens de tous les autres. Puis, dans les années 1980, les partis ont commencé à converger. Les factions de la classe politique ont commencé à s’aligner les unes contre les autres et contre les intérêts du peuple qu’elles étaient censées servir. Quelque chose de similaire s’est passé dans les médias aussi. À tel point qu’il est maintenant très rare que les médias grand public s’écartent du message politiquement correct du jour. Même lorsque ce message n’est que mensonge, déception et battage publicitaire.

Pendant ce temps, les grandes entreprises ont pris part à l’acte. Ils ont commencé à faire pression sur le gouvernement pour obtenir des subventions ou des politiques favorables ou défavorables à leurs concurrents. Cet inceste entre les entreprises et le gouvernement a entraîné une augmentation du pouvoir et de la richesse des deux, aux dépens des petites entreprises et des citoyens ordinaires. Et ainsi, la richesse a été redistribuée des pauvres et des classes moyennes aux riches. Entre-temps, le secteur financier, encouragé par le gouvernement (et certains prétendant le copier), est devenu de plus en plus irresponsable avec l’argent des autres.

Pour ajouter à tout cela, la classe politique britannique a adopté avec enthousiasme l’agenda mondialiste, internationaliste et environnementaliste, colporté par les Nations Unies et l’Union européenne. Ceci malgré les politiques résultant de ce programme étant ruineux pour les gens ordinaires. Mais la classe politique étatiste s’en fiche. Agir de mauvaise foi, au détriment des intérêts des personnes qu’ils sont censés servir, est devenu pour eux la norme et non l’exception.

Comment ont-ils pu s’en tirer?

Comment l’État a-t-il réussi à nous faire toutes ces choses sans déclencher une révolution? Une solution consiste à offrir aux gens des « carottes », pour leur faire croire que l’État leur est bénéfique.L’éducation en est un exemple. Au départ, la fourniture par l’État d’un enseignement a effectivement amélioré les normes; mais à long terme, il semble avoir produit un échec. Et quand une classe politique établit le programme, ce qui sera enseigné ne sera que ce que la classe politique veut apprendre.

Le bien-être social, les retraites et les soins de santé sont davantage des carottes. Mais évidemment, les carottes doivent être payées par quelqu’un. Et cela ne peut être que le contribuable. C’est pour cette raison et pour le vieillissement de la population bénéficiaire que les taxes augmentent. C’est aussi pourquoi ils veulent se débarrasser de leur argent. pour rendre même les plus infimes transactions visibles, et donc taxables. Et c’est pourquoi ils encouragent une immigration à grande échelle, malgré les problèmes culturels qu’elle entraîne. Toutes ces choses ont été faites de mauvaise foi.

Une autre chose que fait l’État est de prendre des mesures pour se protéger. C’est là l’objet de la surveillance: l’État qui demande l’alerte rapide de toute opposition éventuelle. C’est également l’objet du politiquement correct et des tribunaux secrets. La classe politique veut pouvoir obtenir qui elle veut, l’innocence n’est pas une défense. Et, bien que la possession d’armes à feu n’ait jamais fait partie de la culture britannique, je pense que ce n’est pas un hasard si le massacre de Dunblane a été utilisé comme un levier pour instaurer des lois très strictes sur les armes à feu. Toutes ces choses aussi ont été faites de mauvaise foi.

Et puis il y a les frayeurs. En 1918, HL Mencken écrivait: «Tout le but de la politique concrète est de garder la population alarmée (et par conséquent de réclamer la sécurité) par une série sans fin de hobgoblins, la plupart imaginaires. » Et l’Etat a pris ses conseils très sérieusement.

Le terrorisme en est un exemple. réel, mais grossièrement overhyped. Les menaces environnementales – réchauffement de la planète, pollution de l’air, extinction d’espèces – sont beaucoup moins réelles. En effet, en regardant de manière objective sur ces questions, je ne trouve aucune preuve qu’aucune d’entre elles soit un gros problème. Parler, comme certains, du changement climatique en tant que menace comparable à une guerre mondiale est une pure folie.

Cependant, je trouve de nombreuses preuves de délabrement de la part des alarmistes, du gouvernement lui-même et de ses conseillers. Ils cherchent à freiner et finalement à détruire notre civilisation industrielle, qui a tant fait pour nous tous – y compris eux-mêmes. Ils ont déplacé arbitrairement des poteaux de buts, passant par exemple d’une cible de 2 degrés au-dessus des niveaux «préindustriels» à 1,5 degrés. Ils ont déguisé la politique en science. Ils ont refusé de publier des données pour permettre la réplication d’études. Ils ont supprimé, mal représenté et (probablement) des données falsifiées. Ils ont cherché à supprimer les opinions divergentes. Ils ont blanchi à la chaux les allégations d’inconduite alarmiste. En matière environnementale, ils ont inversé le fardeau de la preuve et nié la présomption d’innocence. Et ils ont pris des engagements coûteux pour nous tous, sans justification rigoureuse. Dans toutes ces choses, la classe politique et ses cohortes ont agi de mauvaise foi.

Où va l’état?

Pendant un certain temps, un État peut se permettre de telles ruses. La classe politique, ses médias et ses pendants peuvent mentir et déformer la vérité. Ils peuvent rejeter toutes les critiques, ne jamais corriger leur histoire et ne jamais admettre qu’ils se sont trompés. Ils peuvent intimider les gens en leur faisant croire et suivre leur programme. Ils peuvent harceler, intimider, appauvrir ou même assassiner quiconque tente de leur nier. Mais à long terme, il s’agit d’une stratégie à haut risque. Au bout d’un moment, les statistes commenceront à perdre le cœur et l’esprit des gens. En effet, cela se produit déjà.

Mais l’essentiel, je pense, est que, comme l’a indiqué Frank Furedi, la classe politique et ses médias ont du mal à trouver une solution – voire presque impossible – d’observer des perspectives positives pour l’avenir. Cela soulève la question: de quoi ont-ils peur? Qu’est-ce qui fait que la classe politique mondiale et ses partisans sont si négatifs à propos de l’avenir?

Mon diagnostic est comme suit. Je pense que les classes politiques savent que, malgré tous leurs stratagèmes, leur État et le système politique actuel perdent lentement mais sûrement leur crédibilité et leur soutien parmi le peuple. Et une fois que les gens voient à travers l’une de leurs escroqueries, tous les autres deviennent immédiatement suspects; et la mauvaise foi qui les sous-tend devient de plus en plus évidente. Il devient évident que le système actuel n’est pas viable, que ce soit sur le plan politique ou économique. Et c’est ce qui rend les statistes craintifs; parce que la conséquence inévitable est que leur système finira par s’effondrer et qu’eux-mêmes seront évincés du pouvoir.

Cette perte de crédibilité est la plus grande dans les pays anglophones, comme le Royaume-Uni et les États-Unis; mais cela se passe aussi ailleurs. Pour le moment, ceux d’entre nous qui nous sommes réveillés et ont perdu tout respect et tout sentiment de solidarité envers l’État et sa classe politique sont minoritaires. Mais nous augmentons. Quand suffisamment de gens comprendront à quel point ils ont été traités, il y aura beaucoup de colère contre les responsables. Cette colère, correctement canalisée, peut conduire à un réel changement pour le meilleur.

C’est une période dangereuse, bien sûr. Nous devons non seulement répandre la vérité sur l’État et expliquer nos alternatives, mais nous devons également rester en vie et solvables. Mais nous nous devons, ainsi qu’à notre entourage, d’être toujours rationnellement optimistes pour l’avenir. Les optimistes ont parfois tort, bien sûr; mais nous ne pouvons pas nous permettre d’être pessimistes. En fin de compte, les pessimistes ont presque toujours eu raison!

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UK au Pays des Merveilles

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UK au Pays des Merveilles

Comme PhG, nous avions tous, plus ou moins, « tellement l’habitude d’un Royaume-Uni soigneusement plié, bridant sa sauvagerie politique et dissimulant ses appétits et ses intrigues derrière une solide charpente de vertus apparentes mais impératives, une organisation sociale et un cadre politiques semblant aussi solides qu’un roc, immuables, increvables… Et tout cela, Gone With the Wind ! » Pire encore : le chroniqueur et grand connaisseur John Laughland ne voit pas d’analogie meilleure pour illustrer la situation de son pays qu’une petite balade, au côté d’Alice-Theresa, au Pays des Merveilles de l’immortel Lewis Carroll.

Laughland, qui est étiqueté “conservateur eurosceptique” mais que nous qualifierions d’“indépendant”, – et par conséquent, naturellement eurosceptique, – est un universitaire de l’espèce rare qui échappe au formatage de cet univers académique qui est l’un des soutiens les plus efficaces du Système. Lui-même, Laughland, puisqu’“indépendant”, est naturellement antiSystème, avec une bonne connaissance et expérience des affaires européennes (il a été pendant 10 ans, – 2008-2018, – Directeur des Études de l’Institut de la Démocratie et de la Coopération à Paris).

…Il nous dépeint donc d’une plume alerte et que nous soupçonnons pas si mécontente que cela, le fantastique et fantasmagorique spectacle de la situation politique de son pays où un nombre incalculable de “pour la première fois dans l’histoire politique…” se bousculent pour les élections européennes qui ont lieu après-demain au Royaume-Uni ; étranges “élections européennes” d’un pays qui a voté son retrait de l’UE il y a quasiment trois ans et qui se débat dans un imbroglio détruisant absolument toutes les structures politiques du Système dans ce même pays, et endommageant à mesure celles de l’UE. Ainsi devrions-nous avoir au Parlement Européen comme premier  groupe britannique et pour trois mois pas plus, le parti du retrait des Britanniques de l’Union Européenne…

La crise du Brexit est un événement crisique (indeed)  important dans la Grande Crise Générale de l’Effondrement du Système. Quant au Pays des Merveilles où nous entraîne Laughland, on sait qu’il n’abrite pas que le seul Royaume-Uni, mais qu’il se pourrait bien que cette trouvaille géniale de la globalisation soit en vérité, en elle-même et à elle toute seule, le véritable Pays des Merveilles, celui du royaume des zombies qui s’est installé sur le monde en ce XXIème siècle. Nous sommes tous, enfin pour ceux qui savent encore regarder, en train d’observer cette forêt de miroirs déformants qu’est devenue la Très-Grande Civilisation Occidentale, en train de se fendiller, de se contorsionner, de se millefeuilliser et de se briser.

Allons voir avec Laughland quel miroir nous réserve monsieur Farage. (Article sur RT-France le 20 mai 2019.)

dde.org

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Theresa de l’autre côté du miroir

Le mot « surréel » n’est pas normalement associé à Theresa May, fille de pasteur anglican et l’incarnation même de cette Angleterre moyenne qui constitue la colonne vertébrale du Parti conservateur. Ce parti – qui est la formation politique la plus ancienne au monde, son existence remontant à 1834 sur le plan formel mais en réalité aux Tories qui siégeaient au Parlement déjà au XVIIe siècle – est surtout connu, comme son nom l’indique, pour son pragmatisme et pour son attachement au principe d’une évolution lente enracinée dans le réel.

Pourtant c’est bien cet adjectif qu’il faut employer pour les élections européennes qui auront lieu au Royaume-Uni ce 23 mai, et dont la tenue est le fruit de l’échec spectaculaire du Premier ministre May à faire voter son Accord de retrait de l’UE par la Chambre des communes. C’est cette même Theresa May qui s’était profilée, en 2017 lors des élections législatives anticipées qu’elle a perdues, comme celle qui allait garantir au pays un gouvernement « fort et stable ». Theresa May est en réalité le dirigeant le plus faible et le plus instable du pays depuis au moins Harold Wilson, qui présidait en 1974 l’un des gouvernements les plus éphémères de l’histoire britannique.

En réalité, Theresa May bat tous les records. Selon les derniers sondages, les Conservateurs recueilleront 9% des voix aux européennes. Ils arriveront ainsi en cinquième position, après le Parti du Brexit, les Libéraux, les Travaillistes et même les Verts. Il faut comparer ce résultat, s’il est confirmé ce 23 mai, avec les précédents «désastres» électoraux subis par ce même parti. Les pires dates gravées dans la mémoire collective des Conservateurs sont celles des législatives de 1906, 1945 et 1997 lorsque le score du parti était 43%, 36% et 30% respectivement. Aux élections européennes de 2014, le Parti conservateur sous David Cameron a recueilli 27% et aux élections municipales de 1995, sous John Major, dont le nom est synonyme de catastrophe électorale car c’est sa défaite en 1997 qui a permis aux Travaillistes sous Tony Blair de gouverner pendant 13 ans, 25%. Theresa May aura le tiers du soutien accordé à ces monuments d’impopularité. Sous la « forte et stable » Theresa May, il n’est pas impossible que le parti politique le plus ancien au monde subira le même sort que le Parti libéral qui, ayant dominé la vie politique britannique tout au long au XIXe siècle, et étant l’héritier des Whigs hégémoniques du XVIIe siècle, constitua son dernier gouvernement en 1906.

La défaite certaine du Parti conservateur est loin d’être le seul aspect nouveau de cette élection. Selon les règles normales d’un système bipartisan, c’est l’opposition qui devrait profiter de la déconfiture du gouvernement. Or, le principal parti de l’opposition, le Parti travailliste, est en troisième position, derrière le Parti du Brexit et les Libéraux-Démocrates (qui font campagne ouvertement pour l’annulation du résultat du référendum de 2016). Ce faible score est dû au fait que les Travaillistes sont aussi divisés sur le Brexit que les Conservateurs, Jeremy Corbyn, un Brexiter  in pectore  qui n’ose pas le dire, étant le reflet dans le miroir de Theresa May, un Remainer  in pectore  qui acte le Brexit à contre-cœur.

Autre fait radicalement nouveau : le parti du Brexit, qui va vraisemblablement rafler plus d’un tiers des suffrages, a été créé voici quelques semaines seulement et n’a aucune présence au sein de ce «Mère des parlements» qui, comme tout le monde voit depuis des mois, est le vrai creuset de la vie politique britannique. Il n’y a pas de précédent pour une telle nouveauté extra-parlementaire dans l’histoire britannique: paradoxalement, le parcours de l’homme du Brexit, Nigel Farage, est plutôt continental.  Il dit s’être inspiré par le succès de la jacquerie italienne des Cinq Etoiles mais, en réalité, son Blitzkrieg politico-médiatique rappelle surtout celui d’Emmanuel Macron qui, en 2017, et venu de nulle part, avait réussi en France à créer un nouveau parti de toutes pièces, basé sur sa seule personnalité, et à remporter une élection.

Cette élection est surréelle aussi du simple fait qu’elle aura lieu. Le Royaume-Uni aurait dû quitter l’Union européenne le 29 mars. Theresa May avait dit à plusieurs reprises que le pays ne contesterait pas les élections européennes. Malgré sa participation au scrutin, le pays est toujours censé quitter l’UE le 31 octobre, ce qui réduira le Parlement européen à un véritable pigeonnier – pour citer l’expression de Guy Verhofstadt, président du groupe libéral au Parlement européen – où les députés entrent et repartent comme des oiseaux rebelles. Autrement dit, les Britanniques sont appelés à voter dans une élection dont aucun parti politique majeur ne voulait, et qui va élire des députés qui vont quitter l’Assemblée européenne avant même que la nouvelle Commission commence son mandat. Ces députés britanniques au Parlement européen auront siégé pour rien.

Se rajoute à ce désordre total une incertitude totale sur l’avenir politique du pays. La semaine dernière, Theresa May, celle qui devait donner un gouvernement fort et stable au pays, a été contrainte par ses propres députés à démissionner dans les semaines qui viennent, malgré le fait que les règles internes du Parti conservateur sont censées la protéger d’une telle contrainte, dans la mesure où elle avait été réélue président du parti en décembre dernier. D’ici la fin du mois de juin, au plus tard, il y aura un nouveau premier ministre au 10 Downing Street. Le favori, c’est Boris Johnson, partisan convaincu du Brexit et opposant implacable de l’Accord de retrait négocié par Theresa May et les 27 autres pays membres de l’UE en novembre 2018. Son élection, si elle est confirmée, devrait logiquement aboutir à un Brexit sans accord en octobre, sauf que les opposants d’un no-deal feront tout pour l’empêcher à la Chambre des communes. Les incertitudes continueront donc, même avec un nouveau premier ministre, et par conséquent le Royaume-Uni aura connu une année entière pendant laquelle tout aura été possible.

Theresa May, telle Alice au Pays des Merveilles, a emmené son pays dans un univers parallèle où aucune règle normale n’est en vigueur et où la logique a cessé de fonctionner. Son action politique – ou plutôt son inaction car depuis la première défaite de son accord de retrait en janvier, elle n’a fait que revenir à la charge avec les mêmes armes et la même stratégie ratées – aura donné raison à la Reine blanche. Quand Alice lui dit qu’on ne peut pas croire des choses impossibles, elle rétorque: « J’ose dire que tu n’as pas eu beaucoup de pratique. Quand j’avais ton âge, je l’ai toujours fait pendant une demi-heure par jour. Parfois, j’ai cru jusqu’à six choses impossibles avant le petit déjeuner. »

John Laughland

http://www.dedefensa.org/article/uk-au-pays-des-merveilles