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Une guerre contre Gaza pour que le régime puisse changer à Tel Aviv ?

Une guerre contre Gaza pour que le régime puisse changer à Tel Aviv ?


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 25 mars 2019

Ce jour, au petit matin, une roquette a touché une maisonsituée dans le centre d’Israël. Elle a été détruite et sept personnes blessées, aucune d’entre elles sérieusement.

L’armée israélienne prétend que la roquette, d’une portée de 120 km, a été tirée depuis la bande de Gaza. Elle accuse le Hamas, le parti qui dirige la bande de Gaza, de l’avoir lancée. Le Hamas nie être impliqué.

La façon dont le premier ministre israélien Bibi Netanyahou réagira à l’attaque décidera de son sort lors des élections générales du 9 avril.

L’armée israélienne a lancé une infanterie et une brigade militaire vers la bande de Gaza et a appelé des milliers de réservistes.

Netanyahou a rencontré Trump à la Maison-Blanche aujourd’hui et retourne maintenant en Israël. Son discours devant le lobby sioniste AIPAC a été annulé, de même que ses rencontres avec les dirigeants du Congrès.

La compétition politique dans laquelle Netanyahou est engagé le pousse à faire monter les enchères :

La Nouvelle droite, dirigée par Naftali Bennett, son ministre de l'éducation et principal partenaire de la coalition, a déclaré peu après l'attaque que M.Netanyahou devait renoncer à son poste de ministre de la défense et nommer M.Bennett à sa place.

« La capacité de dissuasion d'Israël s'est effondrée, et il faut dire en toute honnêteté que Netanyahou a échoué contre le Hamas », a déclaré le parti dans un communiqué. ...
Le principal rival de M. Netanyahou aux élections du mois prochain, l'ancien chef de l'armée centriste Benny Gantz, a publié une déclaration accusant le premier ministre de droite d'avoir « ruiné la sécurité nationale » en permettant de telles attaques.

Mais l’escalade du conflit est risquée. Le Hamas et d’autres organisations de résistance palestiniennes à Gaza ont certainement d’autres roquettes et vont riposter.

Elijah Magnier, correspondant de longue date au Moyen-Orient, explique le dilemme.

Elijah J. Magnier @ejmalrai - 15:21 utc - 25 mars 2019

Si @netanyahu n'attaque pas #Gaza, il perdra les élections et montrera le faible pouvoir de représailles de #Israël.

S'il attaque et s'engage dans une longue guerre, #Gaza se vengera et le fera tomber.

S'il se limite à une petite bataille, les résultats sont incertains.

À 15h45 utc, l’armée israélienne a commencé à lancer des attaques aériennes contre des cibles à Gaza, cibles qu’elle prétend liées au Hamas.

via Voix palestiniennes – Agrandir

Avec plus de 1,8 million d’habitants, Gaza est densément peuplée. Toutes les attaques qui s’y déroulent font généralement des victimes civiles.

La situation donne au Hamas un levier qu’il pourrait utiliser pour faire tomber Netanyahou. Il reste 15 jours avant l’élection et une démonstration de l’incapacité de Netanyahou à se défendre ou à dissuader toute attaque à la roquette pourrait facilement conduire à un changement de régime à Tel Aviv.

Pendant son mandat de Premier ministre, M. Netanyahou a insisté pour que l’isolement de la population de Gaza se poursuive. C’est une politique sans issue. À long terme, l’isolement de Gaza n’est pas durable. Un conflit permanent n’est pas non plus dans l’intérêt d’Israël. Mais Netanyahou n’a jamais pris de mesures pour que la situation change fondamentalement.

Les habitants de Gaza ont peu à perdre. Les trois guerres qu’Israël a menées contre la bande de Gaza au cours des douze dernières années ont détruit la plupart de ses infrastructures. La dernière, en 2014, a tué plus de 2 000 Palestiniens. Israël et l’Égypte bloquent les frontières de Gaza et l’Autorité palestinienne, dirigée par le rival du Hamas, le Fatah, le sanctionne. Il y a eu récemment des manifestations contre le Hamas au sujet de la situation désastreuse. Mais le Hamas ne pouvait pas faire grand-chose pour changer cela. Il a maintenant une opportunité.

Nous pouvons donc nous attendre à ce que le Hamas tente d’inciter Netanyahou à une réaction plus forte. S’il limite les représailles contre la frappe de roquettes d’aujourd’hui, d’autres tirs de roquettes suivront probablement. Une réaction israélienne plus forte justifiera le lancement d’essaims de roquettes contre Tel-Aviv et pourrait bien conduire à une escalade plus importante.

Si Netanyahou perd l’élection, d’autres faucons prendront la relève. L’équilibre du pouvoir entre Gaza et Israël ne changera pas.

Mais celui qui remportera l’élection aura intérêt à un changement fondamental de la situation. Un nouveau leader à Tel-Aviv pourrait avoir des idées sur la façon de le faire.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.

Note du Saker Francophone

Selon le Hamas, une trêve a été signée le soir même entre Israël et le Hamas.

http://lesakerfrancophone.fr/une-guerre-contre-gaza-pour-que-le-regime-puisse-changer-a-tel-aviv

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Israël commence à frapper des cibles du Hamas à Gaza en réponse à une attaque à la roquette

Israël commence à frapper des cibles du Hamas à Gaza en réponse à une attaque à la roquette

Israël commence à frapper des cibles du Hamas à Gaza en réponse à une attaque à la roquette
L’armée israélienne a commencé à frapper la bande de Gaza quelques heures après qu’une roquette palestinienne ait frappé une maison près de Tel Aviv.

Le groupe militant palestinien Hamas est accusé d’avoir tiré une roquette sur Israël depuis Gaza lundi matin. La roquette a touché sept personnes dans une maison familiale à Moshav Mishmeret, près de la capitale, Tel Aviv. Les forces de défense israéliennes ont réagi en appelant immédiatement «des milliers» de réservistes et en mobilisant deux brigades blindées et d’infanterie.

Israel Defense Forces

@IDF

We have just started striking Hamas targets throughout the Gaza Strip.

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L’attaque a poussé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à écourter sa visite aux États-Unis. De retour en Israël lundi, Netanyahu a promis de répondre « avec force ».  Le président américain Donald Trump a apporté son soutien aux frappes israéliennes, reconnaissant le « droit de Israël à se défendre ».

Il n’y a pas encore de rapports de blessés ou de dégâts causés par les dernières frappes aériennes.

Les tirs de roquettes et les représailles qui s’ensuivent interviennent moins de deux semaines après que les FDI et le Hamas se soient mutuellement échangés. Israël a déclaré avoir pilonné une centaine de cibles du Hamas à Gaza après que le Hamas a lancé deux roquettes, apparemment par erreur.

DÉTAILS À SUIVRE

L’Américaine Nikki Haley n’arrive pas à faire condamner le Hamas à l’ONU

L’Américaine Nikki Haley n’arrive pas à faire condamner le Hamas à l’ONU

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley lors d’une réunion du Conseil de sécurité le 26 novembre 2018 / © AFP/Archives / Don EMMERT

Les Etats-Unis ne sont pas parvenus jeudi à faire condamner le mouvement islamiste palestinien Hamas par l’Assemblée générale de l’ONU, la résolution de l’ambassadrice américaine Nikki Haley ne recueillant pas la majorité nécessaire à son adoption.

Au préalable, le Koweït avait, lors d’un vote de procédure gagné de seulement trois voix, obtenu qu’une règle d’une majorité aux deux tiers soit appliquée au texte américain malgré de vives critiques de Nikki Haley.

Le texte des Etats-Unis n’a recueilli que 87 voix, dont celles de l’Union européenne. Cinquante-sept pays ont voté contre et 33 se sont abstenus.

« Une simple majorité est requise », avait plaidé en vain Nikki Haley avant le scrutin, tenu avec une heure de retard en raison « de négociations de dernière minute », selon la présidence de l’Assemblée générale.

Cette enceinte, dont les résolutions n’ont pas de valeur contraignante, « n’a jamais rien dit sur le Hamas », avait ajouté la diplomate américaine, en dénonçant une « politique de deux poids deux mesures » aux dépens d’Israël.

« La décision (d’un vote de procédure) vise à entraver » l’adoption de la résolution américaine, « et mon frère du Koweït le sait très bien », avait ajouté l’ambassadrice américaine.

La règle des deux tiers a été approuvée par 75 voix, 72 pays s’exprimant contre –dont l’Union européenne– et 26 Etats se sont abstenus.

– « Affaire très personnelle » –

La présentation de sa résolution, soutenue par l’UE après un léger ajout de langage vague visant à soutenir une solution de paix au Proche-Orient sur la base des « résolutions pertinentes » déjà adoptées à l’ONU, constituait l’un des derniers faits d’armes de Nikki Haley, qui a récemment annoncé quitter ses fonctions en fin d’année.

Le chef du Hamas Ismaïl Haniya à Gaza le 21 août 2018n / © AFP/Archives / Anas BABA

Selon des diplomates, Nikki Haley, soutien inconditionnel d’Israël, avait fait de cette condamnation du Hamas « une affaire très personnelle ».

Son projet de texte condamnait « le Hamas pour des tirs répétés de roquettes en Israël et pour incitation à la violence, mettant la vie de civils en danger ». Il exigeait « que le Hamas et d’autres entités militantes incluant le Jihad islamique palestinien cessent toutes les provocations et activités violentes dont le recours à des engins aériens incendiaires ».

Sous la pression des Européens, les Palestiniens et les pays arabes avaient renoncé à amender le texte américain pour y introduire des rappels précis des résolutions liées à la demande d’une fin de l’occupation israélienne, au statut de Jérusalem-Est et à la solution de deux Etats dans les frontières reconnues en 1967, largement soutenue dans le monde.

Ils ont transformé leur amendement en projet de résolution qui devait être mis au vote dans l’après-midi à l’Assemblée générale de l’ONU.

L’objectif de l’Union européenne « était d’éviter une confrontation dont tout le monde serait sorti perdant », a expliqué un diplomate sous couvert d’anonymat. Il s’agissait aussi de préserver « l’unité de l’Union européenne », a-t-il ajouté.

« Personne ne comptait avancer » sur le processus de paix avec les textes en débat jeudi, a précisé cette source.

Le chef du Hamas Ismaïl Haniya s’était plaint dès le 28 novembre de la démarche américaine dans une lettre rare à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU. La missive, remise au représentant de l’ONU à Gaza, n’est cependant jamais arrivée à destination. Elle a été transmise au seul pouvoir légitime reconnu par l’ONU, à savoir l’Autorité palestinienne, qui l’a toujours en mains, selon une source onusienne.

(©AFP / (06 décembre 2018 23h20)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-Am-ricaine-Nikki-Haley-n-arrive-pas-faire-condamner-le-Hamas-l-ONU/977635.rom