Archives pour la catégorie IMMIGRATION

Éric Zemmour : « Nous devrions nous allier au groupe de Visegrád pour protéger notre identité »

Éric Zemmour : « Nous devrions nous allier au groupe de Visegrád pour protéger notre identité »

Éric Zemmour : « Nous devrions nous allier au groupe de Visegrád pour protéger notre identité »

Europe, l’heure des frontières. 6e colloque de l’Institut ILIADE le 6 avril à Paris. Billetterie en ligne : institut-iliade.com

Le 22 mars 2019, Éric Zemmour était l’invité à Budapest d’un colloque organisé par le Mathias Corvinus Collegium intitulé « Immigration : le plus grand défi de notre époque ? » Ferenc Almássy, rédacteur en chef du Visegrád Post et correspondant de TV Libertés en Europe centrale l’a interrogé à cette occasion.


Source : TV Libertés.com

https://www.polemia.com/eric-zemmour-nous-devrions-nous-allier-au-groupe-de-visegrad-pour-proteger-notre-identite/

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Bras de fer géopolitique entre la France et l’Italie en Libye

Bras de fer géopolitique entre la France et l’Italie en Libye

L’appel à la réconciliation, lancé par Emmanuel Macron dimanche à la télévision italienne, ne fera pas disparaître les approches rivales de Rome et de Paris qui conditionnent l’avenir politique de la Libye
De gauche à droite : le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini (dirigeant de la Ligue du Nord, extrême droite), Emmanuel Macron, et le vice-Premier ministre aussi chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, qui gouverne en coalition avec la Ligue du Nord), Luigi Di Maio (AFP)

Les relations franco-italiennes sont loin d’être au beau fixe par les temps qui courent. Il y a quelques jours, Paris demandait le rappel de son ambassadeur à Rome à la suite d’une série de fausses notes du côté italien : soutien public des Gilets jaunes par le vice-Premier ministre et dirigeant du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, critique de la politique migratoire française, inflexibilité sur le projet d’ouverture d’une ligne TGV entre Lyon et Turin…

Mais derrière ces querelles diplomatiques, essentiellement protocolaires, un véritable bras de fer géopolitique se déroule entre Paris et Rome de l’autre côté de la Méditerranée. La Libye est aujourd’hui le théâtre d’une véritable bataille diplomatique entre la France et l’Italie.

Le démembrement de l’État libyen de Kadhafi à la suite des opérations militaires engagées en 2011 par les forces de l’OTAN, où la France a eu un rôle prééminent, a occasionné de profondes répercussions géopolitiques. La destruction de l’appareil étatique libyen a entraîné une déstabilisation de son environnement régional tout en livrant le pays aux différentes factions politiques armées revendiquant chacune leur prétention à l’exercice du pouvoir.

Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi à Paris en décembre 2007, sous la tente bédouine que le dirigeant libyen avait installée dans la résidence officielle de l’hôtel Marigny (AFP)

Dans ce contexte particulièrement instable, où les négociations pour l’institution durable d’un gouvernement consensuel et légitime peinent à avancer depuis 2011, la France et l’Italie se livrent à une discrète guerre d’influence afin de préserver leurs intérêts respectifs au sein d’un territoire aux portes de l’Europe qui constitue, à plusieurs titres, un enjeu stratégique pour les deux puissances.

Libye année zéro

La Libye du colonel Kadhafi présentait un inconvénient de taille pour les puissances occidentales : elle disposait de la pleine maîtrise étatique de ses ressources naturelles, ce qui a longtemps permis au régime libyen de disposer d’importants capitaux économiques qui pouvaient être employés sous forme d’investissements sur tout le continent.

Durant la seconde moitié des années 1970, la Libye était particulièrement active dans le développement d’une politique panafricaine affranchie de toute ingérence étrangère. Cette période assigna au pays un statut de puissance régionale qui s’exerça en particulière aux confins sud de ses frontières, le long de la bande d’Aouzou, disputée avec le Tchad voisin soutenu par la France. Sur le plan interne, la solidité du régime reposait sur quatre piliers essentiels : l’appareil de sécurité, les comités révolutionnaires, la compagnie pétrolière nationale (NOC) et le fond d’investissement libyen.

La France a clairement manqué sa stratégie de post-conflit dans la mise en place d’un gouvernement national de transition à partir de 2012

C’est précisément l’essentiel de cette structure qui disparaît sous les bombes lors des opérations de la coalition en mars 2011. Kadhafi meurt en emportant son régime avec lui. Les conséquences d’un tel effondrement sont connues (guerre civile, fuite d’importants stocks d’armes dont une partie alimenteront les groupes armés qui combattront les troupes françaises au Mali en 2013, accroissement de l’immigration clandestine…).

La France, qui a contribué dans une large mesure aux opérations aériennes au-dessus de la Libye, a clairement manqué sa stratégie de post-conflit dans la mise en place d’un gouvernement national de transition à partir de 2012.

De son côté, l’Italie a vu d’un très mauvais œil l’intervention militaire française de 2011. Certains hommes politiques italiens pointaient d’ailleurs du doigt, dès 2011, le risque encouru pour la recrudescence de l’immigration clandestine vers l’Europe en provenance d’Afrique. Il est intéressant de souligner qu’à l’époque, cet argument était déjà mis en avant par la Ligue du Nord, parti dont est issu l’actuel ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini, en partie à l’origine du refroidissement des relations diplomatiques entre Rome et Paris.

Un eldorado pétrolier fortement convoité

Le contentieux franco-italien en Libye n’est donc pas une affaire récente. Pour Rome, l’ancien territoire libyen, qui fut d’abord et avant tout une colonie administrée à partir de 1911 et abandonnée en 1947, représente son pré carré africain traditionnel.

Sous Kadhafi, malgré le caractère fluctuant des relations diplomatiques, les deux pays surent conserver des relations économiques durables de sorte que l’Italie demeura le premier partenaire économique du pays. Sur ce plan, l’économie pétrolière a historiquement constitué un ciment géopolitique durable qui n’a jamais été altéré par les différentes crises diplomatiques qui survinrent entre Rome et Tripoli.

La déstabilisation de l’économie pétrolière libyenne n’a cependant pas fait que des malheureux. Le géant français Total a ainsi pu profiter de la situation, au grand dam de l’Italie (AFP)

Le groupe italien ENI était d’ailleurs présent dès 1959 en Cyrénaïque, position qui lui a permis d’obtenir une situation privilégiée en matière d’exportation d’hydrocarbures et de gaz. Au moment de la chute de Kadhafi, en 2011, l’Europe importait 80 % du pétrole libyen dont 32 % pour l’Italie, premier client du pays.

Jusqu’en 2011, l’économie libyenne reposait en grande partie sur ses exportations pétrolières de sorte que 65 % du PIB national était tiré des exportations d’hydrocarbures.

Avec une production oscillant de 1,3 à 1,6 million de barils par jour, la Libye de Kadhafi était ainsi le second exportateur africain de pétrole après le Nigeria. Par ailleurs, du fait de sa qualité (peu sulfureux) et de la proximité des sites d’extraction par rapport aux terminaux maritimes d’exportation, le coût de production du baril libyen représentait l’un des moins chers du marché (de 3 à 5 dollars par baril).

Comment la contrebande du pétrole libyen saigne le pays à blanc

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Pour Rome, la manne pétrolière libyenne a donc représenté historiquement une aubaine stratégique puisqu’elle permettait à l’Italie de conserver une relative autonomie énergétique. Aux côtés de la National Oil Company libyenne, le groupe italien ENI représentait le premier producteur étranger de pétrole en Libye.

En 2011, à l’issue des opérations militaires contre Kadhafi, l’économie pétrolière libyenne s’effondre avec une production journalière qui chute à 200 000-300 000 barils par jour. Dans un premier temps, le groupe ENI s’est ainsi vu dans l’obligation d’arrêter sa production de pétrole tout en maintenant, malgré tout, l’extraction de gaz, secteur moins touché par les opérations militaires.

Cette déstabilisation de l’économie pétrolière libyenne n’a cependant pas fait que des malheureux. Le géant français Total a ainsi pu profiter de la situation, au grand dam de l’Italie, pour réinvestir le secteur pétrolier en profitant de la vacance du pouvoir occasionnée par les opérations militaires. Quelques jours après la fin des bombardements de la coalition, une lettre rédigée par le Conseil national de transition (CNT) libyen évoquait ainsi la possibilité d’octroyer 35 % des futures concessions pétrolières libyennes au groupe Total. Une aubaine pour cet opérateur qui disposait, avant la chute de Kadhafi, d’une implantation relativement modeste (55 000 barils par jours) par rapport au groupe italien ENI (244 000 barils par jours). Une nouvelle donne géopolitique qui constitue aujourd’hui l’un des facteurs déterminants dans la rivalité franco-italienne en Libye.

Des stratégies d’influence au cœur de l’avenir politique de la Libye

L’avenir politique de la Libye est aujourd’hui en partie conditionné par les approches géopolitiques rivales de la France et de l’Italie. Dans un pays où plus d’une vingtaine de groupes politiques armés se disputent encore le contrôle de l’État ainsi que celui des puits pétroliers, Rome et Paris défendent deux visions diamétralement opposées.

Le gouvernement italien s’est aligné sur la position officielle des Nations unies en reconnaissant le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez el-Sarraj, basé à Tripoli et institué en 2016, comme seul légitime. Un choix qui semble cohérent par rapport aux intérêts et à l’influence italienne à l’ouest de la Libye.

En soutenant le pouvoir de Tripoli, l’Italie sécurise également son important terminal pétrolier de Melittah, cogéré par la NOC et le groupe ENI. Par ailleurs, la Cyrénaïque est historiquement plus réfractaire à la puissance italienne, souvent renvoyée à son identité coloniale.

La France a clairement projeté son influence à l’est du pays, en Cyrénaïque

Enfin, le gouvernement italien est particulièrement pressé par la question migratoire puisqu’une grande partie des migrants qui débarquent sur les côtes de la péninsule provient du littoral tripolitain, en particulier de Sabratha, considérée aujourd’hui comme une capitale de la migration clandestine où les passeurs règnent en maîtres et qui n’est qu’à 300 kilomètres des côtes italiennes.

La France, de son côté, a clairement projeté son influence à l’est du pays, en Cyrénaïque. Un choix qui peut s’avérer judicieux du point de vue de la géopolitique des hydrocarbures. Le croissant pétrolier libyen qui s’étire le long du bassin de Syrte concentre en effet 85 % des réserves de pétrole et 70 % des réserves de gaz tandis que cinq des six terminaux pétroliers se situent également à l’Est du pays.

En mars 2018, le groupe Total annonçait d’ailleurs le rachat, à auteur de 16,3 %, des concessions pétrolières détenues par l’américain Marathon Oil sur les champs de Waha. Un positionnement français, à l’Est du pays, qui s’explique également d’un point de vue militaire : Paris considère en effet que le sud-est libyen est une zone grise particulièrement instable et où les groupes terroristes armés bénéficient d’une réelle assise menaçant la force Barkhane déployée au Sahel. Un tel positionnement, de la part de la France, ne pouvait cependant être obtenu sans un allié local lui permettant de maintenir une relative stabilité de ses intérêts à l’est.

Le Premier ministre Fayez el-Sarraj, le président français Emmanuel Macron et le maréchal Khalifa Haftar en conférence de presse près de Paris le 25 juillet 2017 (AFP)

Or, depuis 2016, le maréchal Haftar, un ancien officier de l’armée de Kadhafi, a pris le contrôle de l’est de la Libye et de ses principaux champs pétroliers, malgré un revers militaire rapidement récupéré en juin 2018. Il a par ailleurs décidé de transférer la gestion des ressources pétrolières, contrairement aux années précédentes, à la Compagnie nationale pétrolière de Benghazi, rivale de Tripoli. Une position qui accentue encore plus la division du pays.

Haftar n’en demeure pas moins particulièrement attractif aux yeux de la France qui le considère comme l’homme fort de l’est et qui l’a désormais intégré dans le processus de négociation, notamment lors du sommet de Paris en mai 2018, pour l’établissement d’élections libres en Libye, alors même que le général boudait le sommet de Palerme organisé par l’Italie quelques mois plus tard. L’avenir de la Libye est donc aujourd’hui conditionné en partie par le règlement du conflit d’intérêt qui oppose la France à l’Italie.

La France est-elle un médiateur sincère dans le conflit libyen ?
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Actuellement, les différents partis libyens ne parviennent pas à s’entendre sur le projet d’une nouvelle Constitution. Le sommet de Paris devait déboucher sur des élections en décembre 2018 qui n’ont jamais eu lieu. Mais la reconstruction de l’État libyen souverain implique, au minimum, la fin de l’antagonisme entre Tripoli et Benghazi, antagonisme qui ne pourra être dépassé tant que les deux puissances européennes alimenteront les conditions d’une politique de division nationale en Libye.

Le 27 février dernier, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar se sont rencontrés lors d’un sommet organisé par les Nations unies à Abou Dabi. Les deux hommes se sont entendus sur un nouvel accord de principe pour la tenue d’élections libres d’ici l’été prochain. Peut-être une lueur d’espoir pour l’avenir de la Libye.

 

https://www.middleeasteye.net/fr/news/bras-de-fer-geopolitique-entre-la-france-et-litalie-en-libye

Etat providence, immigration et Gilets jaunes : l’étude américaine explosive qui révèle la nature du dilemme politique français

Politique
Etat providence, immigration et Gilets jaunes : l’étude américaine explosive qui révèle la nature du dilemme politique français

Atlantico : Dans une nouvelle étude publiée en ce mois de février 2019 par le Institute of Labour Economics, les économistes Alesina (Harvard), Murard (IZA) et Rapoport (PSE) viennent confirmer l’hypothèse formulée par le même Alberto Alesina au début des années 2000, montrant un lien entre hausse des flux migratoires et baisse du soutien aux politiques de redistribution de la part des populations « natives ». Dans quelle mesure le mouvement des Gilets jaunes peut illustrer ce paradoxe entre une demande de pouvoir d’achat et de redistribution, et un refus des politiques migratoires pouvant s’illustrer par une demande de « moins » de redistribution ?

Chloé Morin : Fondamentalement, nos recherches internationales montrent que nous avons un problème d’empathie avec certains groupes sociaux. Les fossés se creusent entre différentes communautés – par exemple, a peine plus d’un Français sur deux considère qu’un français musulman est un «  vrai Français » – c’est ce que l’on appelle la tribalisation. Or, la solidarité se nourrit de l’empathie. A la lumière de ces constats, il n’est donc a mon sens pas illogique que les société plus diverses sur le plan ethnique et/ou religieux soient également des sociétés où le consentement à la redistribution soit moins fort.
Mais pour comprendre et dépasser ce paradoxe que vous pointez, je pense qu’il faut aller au delà de cela, et interroger la manière dont nous pensons l’économie. Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, on se demande pourquoi, alors que les Gilets jaunes portent une demande de justice sociale avant tout, la gauche dont c’est la valeur cardinale n’a pas su récupérer ce mouvement. Une partie de la réponse se trouve dans le fait que la gauche de gouvernement sort essorée du quinquennat de François Hollande, et n’a pas (encore) su regagner la confiance des Français. Une autre partie de la réponse est que le gaullisme social a pratiquement disparu de la droite au cours de ces dernières années. Son héritier, le séguinisme des années 90, ne s’incarne plus aujourd’hui au sein des LR alors que l’on peut constater une demande des électorats de droite, dans le monde anglo-saxon, pour une offre politique de cette nature. Mais je crois que plus fondamentalement, ce qui explique que ces discours de justice sociale à travers la redistribution peinent à être audibles depuis quelques années – car la crainte de la montée des inégalités n’est pas nouvelle dans notre pays -, c’est parce que le cadre du débat sur la justice sociale est un cadre malthusien.
La plupart des gens ne pensent pas la justice de manière collective, ils la pensent à partir de leur propre expérience, en comparant leur situation personnelle à celle de leurs collatéraux, de leurs parents, ou à leur situation d’hier. Or, pour beaucoup, cette expérience est celle de la dépossession ou de la crainte du déclassement. Ils se trouvent, de manière intuitive, dans une situation de gestion de la pénurie, et transposent leur expérience à la situation macroéconomique de leur pays – c’est la raison pour laquelle la métaphore appliquée au budget de l’état de « gestion des deniers publics en bon père de famille » fonctionne aussi bien, alors qu’en matière de théorie économique cela n’a guère de sens.
Ceci posé, sous l’influence idéologique combinée des libéraux (à la suite de Reagan) et de l’extrême droite identitaire, les modes de raisonnement économiques dominants dans l’opinion sont, comme je l’indiquais, malthusiens : notre économie et nos ressources publiques sont considérées comme un gâteau qui rétrécit (ou du moins qui ne grandit pas), il s’agit donc de gérer la pénurie, pénurie d’emplois sur le marché du travail comme la pénurie de deniers publics. Dès lors, le débat ne porte plus, comme pendant les trente glorieuses, sur les droits nouveaux que nous pourrions conquérir, mais sur comment conserver nos droits, ou les voir baisser le moins possible. Dans un tel contexte, en appliquant toujours le même système de métaphores, la discussion se concentre sur « qui ne mérite pas » de bénéficier de nos services publics ou d’accéder à « nos » emplois. Et c’est ainsi que, pour beaucoup, la question de la justice sociale en est venue à se poser de manière identitaire : le groupe considéré comme le moins légitime est celui qui ne fait pas partie de notre cadre national. On en trouve évidemment d’autres : les « assistés », parfois certains groupes religieux, etc.
Une partie des Gilets jaunes illustre bien cet alliage entre demande de justice sociale, et demande de « fermeture » à ces immigrés qui sont, dans l’opinion de nombreux pays développés, considérés comme un poids et non comme un atout.
Nicolas Goetzmann : Alberto Alesina avait effectivement déjà formulé son hypothèse dans un livre paru en France en 2006 « combattre les inégalités et la pauvreté. Les États-Unis face à l’Europe ». Il expliquait alors que la divergence des systèmes sociaux entre Europe et États-Unis s’expliquait par une différence de « fragmentation raciale », c’est à dire que l’homogénéité européenne permettait un plus large soutien de la population à des politiques de redistribution que cela n’était le cas aux États-Unis. Cette corrélation entre homogénéité de la population et soutien à la redistribution apparaissait en analysant les données de plus de 150 pays à travers le monde. L’avertissement d’Alberto Alesina, au début des années 2000, était de dire que la hausse des flux migratoires en Europe pourrait avoir pour conséquence de voir une baisse du soutien aux politiques de redistribution. Ce qui veut simplement dire que la solidarité est conditionnée aux contours de celle-ci. Cela peut effectivement se vérifier dans les offres politiques européennes sur la question des migrants, mais cela se vérifie également dans d’autres dimensions. Les Allemands ne veulent pas payer pour les pays du sud, les catalans ne veulent pas payer pour le reste de l’Espagne, et les européens s’opposent à l’immigration, notamment sur la base de la thématique de la redistribution. Parce que depuis la publication de ce livre, la crise économique est venue se glisser dans l’équation et a révélé le paradoxe que nous pouvons observer aujourd’hui avec les Gilets Jaunes. Un paradoxe qui s’est également illustré dans le cas du Brexit et de l’élection de Donald Trump. D’une part une demande de réduction des inégalités, et d’autre part, un rejet de l’immigration qui s’articule également avec une demande de baisse de la fiscalité qui est souvent perçue comme injuste, notamment parce que la redistribution profiterait aux immigrés de façon disproportionnée. Selon un sondage IFOP de la fin 2018, 71% des Français déclarent être opposés à l’idée que « Notre pays a les moyens économiques et financiers d’accueillir des immigrés ». Nous sommes donc confrontés à deux forces contraires, ce qui peut aussi expliquer l’apparente incohérence des revendications, et l’incapacité des partis politiques à s’ajuster à ces demandes.

Dans quelle mesure la question économique peut également peut s’appréhender au travers d’un rejet des « élites » d’une part, des « assistés » de l’autre, et dont l’expression peut se matérialiser, sous une forme d’antisémitisme d’une part, et d’un rejet des politiques migratoires, notamment en provenance du Moyen Orient, comme l’indique l’étude pré-citée ?

Chloé Morin : La tentation de l’exclusion de certains groupes de la machine économique et de l’accès aux services publics me paraît naturelle (humaine) lorsqu’on pense l’économie de la manière dont je décrivais à l’instant. Si je pense que ma réussite économique n’est possible qu’au détriment de mon voisin, si je pense que ce que mon voisin consomme comme soins me lèsera, alors évidemment je vais chercher à exclure les groupes sociaux que je juge illégitimes, avec lesquels je ne me sens aucune valeur commune. Ici ce sont les immigrés venus d’Afrique du Nord et du Moyen Orient (mais pas les immigrés américains, par exemple) ou les musulmans, mais ailleurs cela peut être les homosexuels, ou les hispaniques (aux Etats Unis par exemple), etc.
Dès lors, la vraie question est : comment parvient-on à développer une compréhension de l’économie qui ne soit pas malthusienne, et un récit qui permette à tout un chacun de comprendre des concepts (les externalités, par exemple) qui sont a priori contrintuitifs? A mon sens, seul un autre récit de l’économie permettrait de reconstruire une adhésion large aux politiques économiques – redistribution notamment – nécessaires pour satisfaire l’aspiration à davantage de justice.

Nicolas Goetzmann : Ce lien entre conditions économiques et antisémitisme a déjà été établi pendant les années 30. Cela est d’autant plus navrant que les erreurs économiques post-crise de 2008 sont de même nature que celles qui ont été commises par la France et l’Allemagne au début de ces mêmes années 30. Entre attachement à l’étalon et culte de l’austérité, ce qui est la recette parfaite pour transformer une crise en dépression pour le cas de 1929, ou d’une crise en une stagnation décennale pour ce qui nous concerne. Dans de telles conditions, et avec de telles erreurs, il n’est pas étonnant de voir certaines catégories se mettre à la recherche de boucs émissaires.

Comment parvenir à transcender ce paradoxe, en apportant une réponse à la demande d’égalité de la population, tout en corrigeant cette baisse de demande de redistribution ?

Chloé Morin : Il me semble qu’il n’existe pas de récit alternatif, dans l’opinion, à celui qui consiste à considérer que l’enjeu des temps présents et à venir consiste à gérer la pénurie (gérer les contraintes salariales, une dépense publique contrainte, etc) en excluant du champ de la redistribution ou des bénéficiaires des services publics ceux que l’on juge indignes d’appartenir à notre « communauté » (immigrés, « assistés » etc).
Pour reconstruire le consentement dans nos systèmes de redistribution, il faut à mon sens repartir de la base, c’est à dire non seulement renouer avec l’idée de progrès social possible (mais quel progrès dans un monde fini, aux ressources naturelles limitées?), mais aussi tordre le cou à l’idée que notre économie et notre marché du travail fonctionnent forcément de manière malthusienne (c’est à dire ce qui est bon pour mon voisin est forcément mauvais pour moi), et reconstruire la confiance dans le système de redistribution lui-même, c’est à dire dans son efficacité (beaucoup pensent qu’il comporte trop de gaspillages et de fraudes), sa lisibilité (la plupart des gens trouvent la multiplicité des aides illisible), et sa progressivité. C’est un travail de long terme, qui est d’autant plus difficile à mener que nous nous trouvons dans une situation où le système aura beau fonctionner parfaitement 99% du temps, l’exception est prise pour la règle : donc le fraudeur social isolé sera vu comme la preuve que le système est plein de trous, et l’on retiendra les services publics qui fonctionnent mal et non ceux qui fonctionnent parfaitement bien.

Nicolas Goetzmann : Il existe plusieurs pistes, et celles-ci peuvent s’articuler. La première est une relance de l’économie sur le modèle anglo-saxon qui est seul à même de permettre de stabiliser les États providence européens. Ces systèmes de redistribution ont besoin de croissance pour être efficaces, et pour éviter qu’ils ne se transforment en enfer fiscal. Plus la croissance se tasse, plus les pouvoirs publics auront tendance à rehausser la fiscalité pour en assurer le financement. Alors que la croissance peut, à elle seule, stabiliser les comptes publics, et permettre une baisse progressive concomitante de la fiscalité. La croissance est donc la base de la solution. Ensuite, le cadre de la solidarité doit être mieux identifié. A ce titre, il est intéressant de noter que la revue américaine Foreign Affairs consacre son prochain numéro à la Nation, comme cadre politique permettant de transcender les différences internes au travers d’une appartenance commune. Parce que c’est la nation qui a donné naissance aux États providence. Si cette question de la nation ne pose aucune difficulté à des pays comme les États-Unis ou le Japon, le cadre européen tend à la neutraliser pour ce qui concerne ses membres, en l’espèce la France. Ce qui est sans doute une erreur, et une source d’angoisse supplémentaire pour la population. Politiquement, l’enjeu est que les partis soient capables de proposer un projet pour le pays qui soit suffisamment ambitieux pour entraîner une large majorité de Français. Et concernant l’immigration, il semble que les conséquences des décisions prises au cours de ces dernières années ont d’ores et déjà eu pour effet de voir les politiques migratoires européennes être modifiées. La présence d’une centaine de députés de l’AfD au Bundestag suite à la crise migratoire de 2015, l’apparition soudaine d’un parti d’extrême droite en Espagne, Vox, qui semble répondre à la hausse des flux migratoires en direction de l’Espagne, ont été des avertissements sérieux.

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Gilets Jaunes : la France immigrée à l’écart de la France périphérique

Gilets Jaunes : la France immigrée à l’écart de la France périphérique

Gilets Jaunes : la France immigrée à l’écart de la France périphérique

Bobards d’Or : lundi 18/02 à Paris : la billetterie est ouverte ! L’événement à ne pas manquer !

Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ Nombre de commentateurs l’ont remarqué : les banlieues de l’immigration sont restées à l’écart du mouvement des Gilets Jaunes, lancé par des Français de métropole et par des domiens. Deux mois après, cette abstention interroge mais met mal à l’aise les commentateurs médiatiques attitrés.
La réponse à cette énigme est simple en effet : la France immigrée n’est nullement défavorisée ni abandonnée par le pouvoir, à la différence de la France périphérique. Elle est vit mieux qu’elle.
Un constat qui dérange le politiquement correct.


Ces pauvres banlieues défavorisées !

Certes, les médias et les politiciens nous répètent en boucle que la France d’origine immigrée serait défavorisée.

En novlangue une « banlieue défavorisée » ou un « quartier populaire » correspond en réalité à une zone avant tout peuplée de personnes d’origine immigrée. On insiste sur le fait que ces zones se caractériseraient par un fort chômage, un environnement urbain dégradé, de mauvais résultats scolaires et bien sûr que les personnes d’origine immigrée seraient victimes d’injustes discriminations de la part du reste de la population.

En permanence les médias et les pouvoirs publics victimisent donc la France immigrée.

Même lorsque ses « jeunes » commettent des violences ou des délits ,ce n’est jamais vraiment de leur faute, les pauvres, mais celle des contrôles au faciès, des provocations et violences policières et du manque de respect qui leur serait dû.Comme incendier des véhicules serait une tradition du Nouvel An. Et manifestations et pleureuses cathodiques se succèdent en soutien des « jeunes » délinquants et on a vu François Hollande se faire filmer au chevet de Théo, présenté trompeusement comme une victime de la police.

Et si l’intégration ne fonctionne pas – on a fini quand même par l’admettre tout en continuant à la promouvoir – c’est bien sûr la faute de la France, jamais celle des immigrants[1].

Le Système ne cesse de courtiser la France immigrée

Cela fait 30 ans que les politiciens de gauche comme de droite, et les pouvoirs publics à leur suite, courtisent la France immigrée, alors qu’ils ignorent et méprisent la France périphérique, les beaufs réacs « qui fument et roulent en diesel » comme disait si joliment Benjamin Griveaux, le porte-parole du Gouvernement.

On ne dirait jamais cela des personnes d’origine immigrée bien sûr, même lorsqu’elles roulent en BMW ou en Porsche Cayenne, en faisant hurler leur autoradio : n’incarnent-elles pas les exceptionnels talents dont nos banlieues, paraît-il, regorgent ?

On ne cesse de courtiser la France immigrée parce la Gauche a fait des immigrants un prolétariat de rechange, depuis qu’elle s’est ralliée au néo-capitalisme mondialiste en abandonnant les classes populaires à leur précarité. Parce qu’en lançant l’opération SOS Racisme sous Mitterrand, la gauche a fait une OPA politique sur l’électorat d’origine immigrée et de religion musulmane, qui vote depuis en majorité pour elle. Et parce que la doxa antiraciste permet de réduire au silence la droite molle.

Tandis que la droite parlementaire, dans son souci de se distancier du Front National et pour complaire au patronat- toujours avide de nouveaux immigrants- en a rajouté : la loi Pleven, le « rapprochement familial », la « discrimination positive » -donc aux dépens des Français natifs- , le plan Borloo pour les banlieues ou la « laïcité positive » pour encourager l’islam à la française, c’est elle .

Et bien sûr Gauche et Droite communient périodiquement dans la « politique de la ville », pour les banlieues défavorisées.

La France immigrée n’est pas la France pauvre

Seulement voilà : les milliards de la politique de la ville ne se concentrent pas sur les territoires et les populations les plus pauvres, mais sur les quartiers de l’immigration, nuance.

Comme le fait remarquer l’Observatoire des Inégalités « moins d’un quart des personnes pauvres vivent dans un quartier dit « prioritaire » de la politique de la ville. Ces territoires, si souvent mis en avant, ne rassemblent qu’une toute petite partie de la population aux faibles revenus [2]». 

En d’autres termes, les défavorisés et les pauvres ne sont pas là où on veut nous le faire croire : ils sont ailleurs, dans la France périphérique, dans les campagnes désertifiées ou ils dorment dans les rues de nos villes. Mais ceux-là n’intéressent pas le Système.

Les immigrants ont en outre conservé leurs traditions familiales : on s’entre-aide entre parents, entre proches, ce qui sert d’amortisseur social. On n’abandonne pas ses vieux parents dans des mouroirs. On fait l’aumône aux pauvres.

Alors que le reste de la population française est rongé par l’individualisme, qui accentue les effets de la précarité voire la provoque comme dans le cas des « familles monoparentales ».

Où va l’argent ?

La politique de la ville qui vampirise des moyens budgétaires importants -100 milliards en 30 ans[3] !- n’a au demeurant jamais obtenu les mirifiques résultats annoncés. Même Emmanuel Macron reconnaît que « depuis 20 ans, on a donné des milliards sans jamais régler les problèmes [4]». Ce qui ne l’empêche pas de vouloir « accueillir » encore plus d’immigrants, baptisés « réfugiés » en novlangue.

Alors à quoi à servi tout cet argent ? A financer les entreprises de travaux publics et de construction, à faire vivre le réseau des grands frères, à être une manne budgétaire pour la myriade d’associations communautaires qui gravitent autour de la politique de la ville, à financer la cohorte de fonctionnaires chargés d’animer cette politique, à payer un semblant de paix sociale dans les banlieues, à acheter des clientèles électorales etc…..

Mais cette politique dispendieuse n’a bénéficié que marginalement aux Français natifs et pauvres, d’autant que ceux qui l’ont pu ont quitté ces banlieues où ne se sent plus vraiment chez soi : c’est le white flight qui frappe  aussi la France et pour des raisons comparables à ce qui se passe dans les pays anglo-saxons.

L’éviction de la France pauvre

La France pauvre met un gilet jaune car elle ne peut que constater l’éviction progressive dont elle est victime, au prétexte de l’intégration, jamais atteinte, des Autres.

Éviction budgétaire et fiscale parce que les dépenses induites par l’immigration et l’accueil des réfugiés sont toujours prioritaires et qu’il faut les financer.

Éviction administrative : on se préoccupe de la présence des services publics dans les banlieues de l’immigration, mais on les ferme sans retenue dans le reste du territoire : les usagers n’auront qu’à utiliser internet !  On dédouble les classes dans les zones d’éducation prioritaire mais pour financer cela, on ferme des « moyens d’enseignement » dans la France rurale.

Éviction sociale parce que la France immigrée est plus prolifique tout en présentant un taux d’activité moindre : elle se trouve donc prioritaire dans l’attribution des aides ou des logements sociaux.

Éviction sécuritaire parce les gouvernements successifs sont tétanisés devant l’éventualité d’une révolte des banlieues, depuis l’épisode de 2005 : alors on ferme les yeux  là-bas  sur ce que l’on réprime fortement ailleurs.

Éviction politique enfin, parce que les partis courtisent l’électorat d’origine immigrée, le seul à augmenter, alors que les classes populaires autochtones sont méprisées puisqu’elles ont tendance à voter pour le FN/RN ou à s’abstenir.

La France immigrée n’a pas besoin de gilet jaune pour se faire entendre

Comme le faisait remarquer justement l’éditorialiste Yves Thréard lors d’un débat sur LCI : « L’immigration, contrairement à ce qui a été dit, est au cœur aussi de la révolte des Gilets Jaunes : “Nous on est invisibles, pendant 30 ans vous vous êtes occupés des minorités, des immigrés …” et ils disent “Mais occupez-vous de nous maintenant !”[5] »

Les vrais invisibles du Système ne sont pas les minorités que l’on met en scène en permanence dans les médias à des fins de compassion cathodique et politicienne, mais bien les Français pauvres et natifs de métropole ou d’outre-mer.

La France immigrée ne met pas de gilet jaune car elle n’a aucune difficulté à se faire entendre des politiques et des administrations : ceux-ci sont à l’écoute de ses moindres attentes. La France immigrée n’a pas non plus à se plaindre des médias : ceux-ci l’encensent en permanence et la disculpent de tout au nom du padamalgam et de l’anti-racisme. Ni des entreprises, qui font profession de donner la priorité au recrutement de personnes issues de la diversité.

La France immigrée n’a pas besoin de mettre un gilet jaune pour qu’on se préoccupe de son bien-être, de ses croyances ou de ses valeurs. Le président de la république redouble au contraire de précautions pour expliquer aux responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM) que l’évolution de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État,ne se ferait pas “contre l’islam”[6].On ne pense pas qu’il ait donné aux responsables catholiques les mêmes assurances.

La France immigrée ne craint pas vraiment pour sa sécurité non plus : elle ne risque pas trop de recevoir un coup de couteau pour un regard ou pour une cigarette. Et la police veille à éviter toute bavure à son encontre : les tirs de flashball, les gaz lacrymogènes et les canons à eau ne sont pas pour elle !

La France immigrée est à côté, mais pas avec

La France immigrée ne met pas de gilet jaune enfin, car elle ne se sent pas vraiment proche des Français qui manifestent : elle réside en France mais elle veut surtout y vivre comme chez elle et donc avant tout entre elle. Elle se trouve de plus en plus à côté des Français comme le soulignait avec inquiétude  l’ancien ministre de l’Intérieur.

Et elle sait bien que sa situation en France est paradisiaque par rapport à celle qu’elle aurait dans son pays d’origine : ceux qui sont restés « au pays » -le vrai, celui d’où elle vient- le lui disent bien.

La France immigrée n’a pas besoin, pour se faire entendre et se faire respecter, de mettre un gilet jaune.

Michel Geoffroy
21/01/2019

[1]« La France a mal intégré ces trente dernières années. On a été très mauvais » Emmanuel Macron à l’ambassade de France en Tunisie le 2 février 2018

[2] Le 26 avril 2018

[3] Selon Contribuables Associés, à elle seule la rénovation urbaine des quartiers prioritaires, « le plus grand chantier de notre Histoire », dira Jean-Louis Borloo (ministre de la Ville entre 2002 et 2004), a coûté 48 milliards entre 2005 et 2015.

[4] Propos tenus au Conseil des ministres, le 16 mai 2018, d’après le Canard Enchaîné

[5] Débat du 14 janvier 2019

[6] Le Figaro du 7 janvier 2019

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public, via PixaBay

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Michel Geoffroy

Michel Geoffroy, ENA. Essayiste, contributeur régulier à la Fondation Polémia ; a publié en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou différentes éditions du “Dictionnaire de Novlangue”.

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”

Publié par Brujitafr sur 20 Décembre 2017, 08:43am

Catégories : #ACTUALITES, #EUROPE

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”
Dans le même temps, la nouvelle norme en France est de voir chaque année plusieurs centaines de SDF mourir dans l’indifférence générale (501 l’année dernière). Eux n’auront jamais le droit à la vie de château. Et après, on voudrait nous faire croire que le « grand remplacement » n’existe pas alors qu’il est devant nos yeux et souhaité par l’ONU et l’UE. Fawkes

Union européenne. Par la voix du commissaire européen à la Migration, Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”.

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“L’Union européenne a accordé sa protection à plus de 700 000 personnes l’an dernier”, affirmeDimitris Avramopoulos, commissaire européen à la Migration, pour s’en féliciter. Dans une tribune parue lundi sur le site Politico, au titre sans équivoque, “Les migrants d’Europe sont là pour rester”, l’ancien homme politique grec appelle à “trouver un foyer” pour tous les réfugiés en Europe, ce qui répondrait non seulement à “un impératif moral” mais également à “un impératif économique et social pour notre continent vieillissant”.
Critiquant des discours “nationalistes, populistes et xénophobes” qui se répandraient selon lui, notamment en Europe de l’Est, le commissaire européen juge que “nos sociétés [ne resteront pas] homogènes et épargnées par l’immigration” quand bien même “on érigerait des clôtures”. Cette tribune vient après une série d’articles du média américain qui reprochait à l’exécutif européen d’être “trop blanc” et incitait Bruxelles à remplacer une partie de son personnel par des “personnes de couleur”. Citant ces articles, M. Avramopoulos regrette que le thème de la diversité ne soit pas assez abordé dans le débat public.
SUR LE MÊME SUJET

Pour la Commission, le refus de l’immigration est “anti-européen”

Le commissaire à la Migration avait qualifié d’“anti-européenne” la proposition du président de l’UE Donald Tusk de supprimer le très controversé système de quotas d’immigrés par pays. “Nous ne pouvons pas, nous ne serons jamais capables d’arrêter les migrations”, assène-t-il dans sa tribune.

Sondage : Huit Français sur dix considèrent que notre pays ne doit pas accueillir d’étrangers supplémentaires

2décembre 2018

Le JDD publie en exclusivité une vaste étude sur l’immigration en France, réalisée par l’Ifop en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès et l’American Jewish Committee.

Ce sondage révèle un durcissement de l’opinion française à l’égard de l’accueil d’étrangers dans le pays, même si un vif clivage gauche-droite persiste.

Huit Français sur dix considèrent que notre pays ne doit pas accueillir d’étrangers supplémentaires, mais l’opinion reste partagée – pour ne pas dire divisée – sur les solutions à mettre en place pour atteindre cet objectif. L’étude en profondeur réalisée par l’Ifop pour le JDD, la Fondation Jean-Jaurès et l’American Jewish Committee met en lumière un malaise grandissant face au phénomène migratoire, devenu l’un des sujets les plus inflammables du débat national et l’objet de clivages politiques de plus en plus affirmés.

(…) Le reste de cette enquête confirme cette opinion très crispée sur ces sujets, même si traversée par des contradictions, comme l’analyse dimanche dans nos colonnes Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Ainsi, tout en reconnaissant le caractère ‘inflammable’ du sujet (pour 84% des répondants, l’immigration est un sujet dont on ne peut pas parler sereinement), près des trois quarts considèrent que l’immigration coûte plus à la France qu’elle ne lui rapporte tandis que 7 sur 10 estiment que le pays n’a plus les moyens d’accueillir des immigrés.

L’impact de l’immigration est perçu comme négatif sur les comptes publics par 64% des répondants. (…)

Le Maroc décide l’expulsion des migrants stoppés devant Melilla

Politique

Le Maroc décide l’expulsion des migrants stoppés devant Melilla

le 22 octobre 2018

Douze militaires marocains ont été blessés dimanche, dont certains grièvement, en essayant d’empêcher 300 migrants, dont un est mort, d’escalader la clôture séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla, a rapporté lundi la MAP.

La veille, la préfecture de Melilla avait indiqué qu’un migrant avait été tué et 19 blessés lors de cette tentative de traversée de la frontière depuis la ville marocaine de Nador (nord). Environ 200 migrants ont réussi à passer à Melilla, selon les autorités espagnoles.

Le ministère marocain de l’Intérieur a de son côté déclaré lundi que quelques 141 migrants ont été arrêtés lors de cette opération, sans préciser le nombre exact de ceux ayant tenté de passer en Espagne.

Les migrants interpellés seront « renvoyés vers leurs pays d’origine », selon la même source.

Lors de l’escalade de la clôture du préside occupé de Melillia, une personne est décédée après une chute du haut de la clôture et 22 assaillants ont été blessés par les fils barbelés et transférées à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires, souligne la même source.

Suite de ces actes illégaux, les autorités marocaines ont décidé de refouler vers leurs pays d’origine tous les participants à cette opération d’assaut et ce, conformément aux lois en vigueur, conclut le ministère.

LNT avec agences

https://lnt.ma/maroc-decide-lexpulsion-migrants-stoppes-devant-melilla/

Immigration : « Les trois quarts des illégaux qui entrent en France ont la certitude de pouvoir y rester. Le coût de l’asile est un secret d’État »

Immigration : « Les trois quarts des illégaux qui entrent en France ont la certitude de pouvoir y rester. Le coût de l’asile est un secret d’État »

Les trois quarts des illégaux qui entrent en France ont la certitude de pouvoir y rester. Quant à l’asile, il devrait battre tous les records en 2018, avec environ 130.000 demandes à instruire, en comptant les « Dublinés».

Le dossier migratoire va vite s’imposer dans l’agenda de Christophe Castaner tant il est explosif. Le nouveau ministre devra à tout prix veiller à ce que le discours de fermeté prôné à l’Élysée trouve rapidement une traduction concrète dans les résultats de son ministère. Surtout à la veille des futures échéances électorales, avec un Rassemblement national revigoré et très offensif sur ces thématiques. […]

 

L’année 2018 devrait donc battre tous les records, avec environ 130.000 demandes au total. Des demandes dont le coût financier est devenu quasiment un secret d’État.

En 2013 pourtant, pour «seulement» 66.000 demandes, la facture avait été évaluée par la Cour des Comptes à un milliard d’euros. Auquel il faut ajouter un autre milliard d’euros pour intégrer le coût de déboutés qui ne repartent pas dans leur pays d’origine.

L’hôte de Beauvau aura les yeux rivés sur le tableau de bord censé mesurer les effets de la loi Collomb sur l’asile et l’immigration votée en juillet dernier, notamment en matière d’éloignement de clandestins.

Mais la modestie s’impose dans cet exercice où la France dépend surtout du bon vouloir des pays sources d’immigration qui ne lâchent toujours leurs laissez-passer consulaires qu’au compte-gouttes.

La France n’en obtient guère plus de 100 par mois en moyenne depuis le début de l’année: 790 très exactement en huit mois, pour près de 4.000 demandes. Sans ces précieux sésames, aucune expulsion n’est envisageable pour les sans papiers, c’est-à-dire ceux qui ont détruit ou perdu leur papier et dont il faut pourtant établir la nationalité. […]

Le Figaro

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/10/immigration-les-trois-quarts-des-illegaux-qui-entrent-en-france-ont-la-certitude-de-pouvoir-y-rester.le-cout-de-l-asile-est-un-secre?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

La Grèce détecte l’arrivée massive de jihadistes

La Grèce détecte l’arrivée massive de jihadistes

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Alors que l’arrivée de jihadistes mêlés au flot de migrants entrant dans l’Union européenne par la Grèce était jusqu’ici anecdotique, l’alerte vient d’être lancée face à une arrivée plus massive.

Depuis la signature de l’accord russo-turc de Sotchi, plus d’un millier de combattants de Daesh et d’Al-Qaïda ont été discrètement exfiltrés d’Idleb par le Millî İstihbarat Teşkilatı (services secrets turcs).

La police grecque a détecté au moins 120 jihadistes parmi les nouveaux immigrants, notamment dans le camp de Moria, sur l’île de Lesbos.

Ces individus ne figurent pas sur le fichier des 5 000 jihadistes dont disposent les autorités européennes. Ils ont été identifiés grâce aux dénonciations d’autres migrants qui en ont été victimes en Syrie et en Iraq.

http://www.voltairenet.org/article203448.html

90% des déplacements de migrants vers l’Union Européenne sont organisés par un réseau criminel


…les organisations criminelles de trafic et d’exploitation de migrants, tous les moyens sont bons. Elles usent et abusent ainsi de la « fraude documentaire », se livrant au vol, à la falsification et à la contrefaçon de tous les documents d’identité (cartes nationales d’identité, passeports, permis de conduire…), ou à la fabrication de tous les certificats (feuilles de paie, actes de naissance, factures, redevances de loyer…) permettant « l’obtention indue d’un titre de séjour ou d’un statut (malade, mineur, demandeur d’asile) » qui justifient le maintien sur le territoire français.

Les faussaires font fabriquer et transiter « des quantités impressionnantes de documents d’identité fictive ou d’emprunt » entre la France, la Grèce, la Turquie et l’Italie…

…les services de police compétents parlent de « filières criminelles » ayant « recours à des procédés mafieux ».

…« plus de 90 % des migrants irréguliers qui ont atteint l’Union européenne en 2015 ont utilisé des services facilitant leur voyage à un moment donné ».

…« Les filières criminelles génèrent une véritable aspiration d’immigration irrégulière. Elles font venir les migrants qui resteraient chez eux s’ils savaient à quelle exploitation ils sont destinés en réalité.

La Croix

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/10/90-des-deplacements-de-migrants-vers-l-union-europeenne-sont-organises-par-un-reseau-criminel.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail