Archives pour la catégorie IMMIGRATION

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”

Publié par Brujitafr sur 20 Décembre 2017, 08:43am

Catégories : #ACTUALITES, #EUROPE

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”
Dans le même temps, la nouvelle norme en France est de voir chaque année plusieurs centaines de SDF mourir dans l’indifférence générale (501 l’année dernière). Eux n’auront jamais le droit à la vie de château. Et après, on voudrait nous faire croire que le « grand remplacement » n’existe pas alors qu’il est devant nos yeux et souhaité par l’ONU et l’UE. Fawkes

Union européenne. Par la voix du commissaire européen à la Migration, Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”.

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“L’Union européenne a accordé sa protection à plus de 700 000 personnes l’an dernier”, affirmeDimitris Avramopoulos, commissaire européen à la Migration, pour s’en féliciter. Dans une tribune parue lundi sur le site Politico, au titre sans équivoque, “Les migrants d’Europe sont là pour rester”, l’ancien homme politique grec appelle à “trouver un foyer” pour tous les réfugiés en Europe, ce qui répondrait non seulement à “un impératif moral” mais également à “un impératif économique et social pour notre continent vieillissant”.
Critiquant des discours “nationalistes, populistes et xénophobes” qui se répandraient selon lui, notamment en Europe de l’Est, le commissaire européen juge que “nos sociétés [ne resteront pas] homogènes et épargnées par l’immigration” quand bien même “on érigerait des clôtures”. Cette tribune vient après une série d’articles du média américain qui reprochait à l’exécutif européen d’être “trop blanc” et incitait Bruxelles à remplacer une partie de son personnel par des “personnes de couleur”. Citant ces articles, M. Avramopoulos regrette que le thème de la diversité ne soit pas assez abordé dans le débat public.
SUR LE MÊME SUJET

Pour la Commission, le refus de l’immigration est “anti-européen”

Le commissaire à la Migration avait qualifié d’“anti-européenne” la proposition du président de l’UE Donald Tusk de supprimer le très controversé système de quotas d’immigrés par pays. “Nous ne pouvons pas, nous ne serons jamais capables d’arrêter les migrations”, assène-t-il dans sa tribune.
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Sondage : Huit Français sur dix considèrent que notre pays ne doit pas accueillir d’étrangers supplémentaires

2décembre 2018

Le JDD publie en exclusivité une vaste étude sur l’immigration en France, réalisée par l’Ifop en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès et l’American Jewish Committee.

Ce sondage révèle un durcissement de l’opinion française à l’égard de l’accueil d’étrangers dans le pays, même si un vif clivage gauche-droite persiste.

Huit Français sur dix considèrent que notre pays ne doit pas accueillir d’étrangers supplémentaires, mais l’opinion reste partagée – pour ne pas dire divisée – sur les solutions à mettre en place pour atteindre cet objectif. L’étude en profondeur réalisée par l’Ifop pour le JDD, la Fondation Jean-Jaurès et l’American Jewish Committee met en lumière un malaise grandissant face au phénomène migratoire, devenu l’un des sujets les plus inflammables du débat national et l’objet de clivages politiques de plus en plus affirmés.

(…) Le reste de cette enquête confirme cette opinion très crispée sur ces sujets, même si traversée par des contradictions, comme l’analyse dimanche dans nos colonnes Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Ainsi, tout en reconnaissant le caractère ‘inflammable’ du sujet (pour 84% des répondants, l’immigration est un sujet dont on ne peut pas parler sereinement), près des trois quarts considèrent que l’immigration coûte plus à la France qu’elle ne lui rapporte tandis que 7 sur 10 estiment que le pays n’a plus les moyens d’accueillir des immigrés.

L’impact de l’immigration est perçu comme négatif sur les comptes publics par 64% des répondants. (…)

Le Maroc décide l’expulsion des migrants stoppés devant Melilla

Politique

Le Maroc décide l’expulsion des migrants stoppés devant Melilla

le 22 octobre 2018

Douze militaires marocains ont été blessés dimanche, dont certains grièvement, en essayant d’empêcher 300 migrants, dont un est mort, d’escalader la clôture séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla, a rapporté lundi la MAP.

La veille, la préfecture de Melilla avait indiqué qu’un migrant avait été tué et 19 blessés lors de cette tentative de traversée de la frontière depuis la ville marocaine de Nador (nord). Environ 200 migrants ont réussi à passer à Melilla, selon les autorités espagnoles.

Le ministère marocain de l’Intérieur a de son côté déclaré lundi que quelques 141 migrants ont été arrêtés lors de cette opération, sans préciser le nombre exact de ceux ayant tenté de passer en Espagne.

Les migrants interpellés seront « renvoyés vers leurs pays d’origine », selon la même source.

Lors de l’escalade de la clôture du préside occupé de Melillia, une personne est décédée après une chute du haut de la clôture et 22 assaillants ont été blessés par les fils barbelés et transférées à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires, souligne la même source.

Suite de ces actes illégaux, les autorités marocaines ont décidé de refouler vers leurs pays d’origine tous les participants à cette opération d’assaut et ce, conformément aux lois en vigueur, conclut le ministère.

LNT avec agences

https://lnt.ma/maroc-decide-lexpulsion-migrants-stoppes-devant-melilla/

Immigration : « Les trois quarts des illégaux qui entrent en France ont la certitude de pouvoir y rester. Le coût de l’asile est un secret d’État »

Immigration : « Les trois quarts des illégaux qui entrent en France ont la certitude de pouvoir y rester. Le coût de l’asile est un secret d’État »

Les trois quarts des illégaux qui entrent en France ont la certitude de pouvoir y rester. Quant à l’asile, il devrait battre tous les records en 2018, avec environ 130.000 demandes à instruire, en comptant les « Dublinés».

Le dossier migratoire va vite s’imposer dans l’agenda de Christophe Castaner tant il est explosif. Le nouveau ministre devra à tout prix veiller à ce que le discours de fermeté prôné à l’Élysée trouve rapidement une traduction concrète dans les résultats de son ministère. Surtout à la veille des futures échéances électorales, avec un Rassemblement national revigoré et très offensif sur ces thématiques. […]

 

L’année 2018 devrait donc battre tous les records, avec environ 130.000 demandes au total. Des demandes dont le coût financier est devenu quasiment un secret d’État.

En 2013 pourtant, pour «seulement» 66.000 demandes, la facture avait été évaluée par la Cour des Comptes à un milliard d’euros. Auquel il faut ajouter un autre milliard d’euros pour intégrer le coût de déboutés qui ne repartent pas dans leur pays d’origine.

L’hôte de Beauvau aura les yeux rivés sur le tableau de bord censé mesurer les effets de la loi Collomb sur l’asile et l’immigration votée en juillet dernier, notamment en matière d’éloignement de clandestins.

Mais la modestie s’impose dans cet exercice où la France dépend surtout du bon vouloir des pays sources d’immigration qui ne lâchent toujours leurs laissez-passer consulaires qu’au compte-gouttes.

La France n’en obtient guère plus de 100 par mois en moyenne depuis le début de l’année: 790 très exactement en huit mois, pour près de 4.000 demandes. Sans ces précieux sésames, aucune expulsion n’est envisageable pour les sans papiers, c’est-à-dire ceux qui ont détruit ou perdu leur papier et dont il faut pourtant établir la nationalité. […]

Le Figaro

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/10/immigration-les-trois-quarts-des-illegaux-qui-entrent-en-france-ont-la-certitude-de-pouvoir-y-rester.le-cout-de-l-asile-est-un-secre?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

La Grèce détecte l’arrivée massive de jihadistes

La Grèce détecte l’arrivée massive de jihadistes

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Alors que l’arrivée de jihadistes mêlés au flot de migrants entrant dans l’Union européenne par la Grèce était jusqu’ici anecdotique, l’alerte vient d’être lancée face à une arrivée plus massive.

Depuis la signature de l’accord russo-turc de Sotchi, plus d’un millier de combattants de Daesh et d’Al-Qaïda ont été discrètement exfiltrés d’Idleb par le Millî İstihbarat Teşkilatı (services secrets turcs).

La police grecque a détecté au moins 120 jihadistes parmi les nouveaux immigrants, notamment dans le camp de Moria, sur l’île de Lesbos.

Ces individus ne figurent pas sur le fichier des 5 000 jihadistes dont disposent les autorités européennes. Ils ont été identifiés grâce aux dénonciations d’autres migrants qui en ont été victimes en Syrie et en Iraq.

http://www.voltairenet.org/article203448.html

90% des déplacements de migrants vers l’Union Européenne sont organisés par un réseau criminel


…les organisations criminelles de trafic et d’exploitation de migrants, tous les moyens sont bons. Elles usent et abusent ainsi de la « fraude documentaire », se livrant au vol, à la falsification et à la contrefaçon de tous les documents d’identité (cartes nationales d’identité, passeports, permis de conduire…), ou à la fabrication de tous les certificats (feuilles de paie, actes de naissance, factures, redevances de loyer…) permettant « l’obtention indue d’un titre de séjour ou d’un statut (malade, mineur, demandeur d’asile) » qui justifient le maintien sur le territoire français.

Les faussaires font fabriquer et transiter « des quantités impressionnantes de documents d’identité fictive ou d’emprunt » entre la France, la Grèce, la Turquie et l’Italie…

…les services de police compétents parlent de « filières criminelles » ayant « recours à des procédés mafieux ».

…« plus de 90 % des migrants irréguliers qui ont atteint l’Union européenne en 2015 ont utilisé des services facilitant leur voyage à un moment donné ».

…« Les filières criminelles génèrent une véritable aspiration d’immigration irrégulière. Elles font venir les migrants qui resteraient chez eux s’ils savaient à quelle exploitation ils sont destinés en réalité.

La Croix

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/10/90-des-deplacements-de-migrants-vers-l-union-europeenne-sont-organises-par-un-reseau-criminel.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Espagne La crainte d’une contagion populiste contre les migrants

Espagne La crainte d’une contagion populiste contre les migrants

L’Espagne est devenue en 2018 la principale porte d’entrée des migrants en Europe. La droite, dans l’opposition, agite le spectre de l’arrivée de “millions d’Africains”. Un discours considéré comme inquiétant, notamment par Bruxelles.

L’embrasement soudain du débat sur l’immigration en Espagne, qui est surtout attisé par la nouvelle direction du Parti populaire a suscité la panique au siège de la Commission européenne. Tout le Berlaymont, à Bruxelles, frissonne à la perspective qu’un nouvel État membre de l’Union européenne (UE) succombe à un discours populiste qu’il est très difficile d’endiguer quand il commence à se propager. “À l’heure actuelle, on ne peut se permettre de perdre l’Espagne”, note un haut fonctionnaire européen face à la tendance populiste qui agite certains milieux conservateurs espagnols – bien qu’elle reste encore très timide.

Pour l’apaisement du débat

Cette même source rappelle l’état de fragilité dans lequel se trouve l’UE : l’axe franco-allemand est précaire, tandis que les gouvernements d’État membres tels que l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne ou la Hongrie s’interrogent sur le projet européen, voire le rejettent.

“Dans la conjoncture actuelle, l’Espagne, en raison de son poids démographique et économique, est un élément fondamental susceptible de consolider le bloc proeuropéen”, admet une source au sein des instances de l’UE, qui a bon espoir que le débat migratoire s’apaise et passe au second plan de l’ordre du jour politique en Espagne.

À Bruxelles, l’alerte a été donnée le 29 juillet, quand le nouveau président du Parti populaire (PP), Pablo Casado, a twitté : “Il est impossible que tout le monde obtienne des papiers, un État-providence ne peut prendre en charge les millions d’Africains qui veulent venir en Europe.”

Ce tweet a été interprété comme un symptôme, qui révèle l’intention du PP d’ériger l’immigration en axe central de son opposition au gouvernement socialiste de Pedro Sánchez. “Depuis l’affaire de l’Aquarius [en juin, 630 migrants recueillis dans le port de Valence], le leader du PP semble s’être mis en tête de transformer la question migratoire en crise”, affirme Sergio Carrera, chercheur au Centre for European Policy Studies, installé à Bruxelles. Selon lui, “la réponse du gouvernement espagnol a été la bonne, car il a mis les chiffres en perspective et montré que nous ne sommes pas face à une crise”.

Mais les institutions européennes préfèrent prévenir. Et Bruxelles a immédiatement lancé une contre-offensive pour tenter de montrer que l’Espagne n’est pas seule face au problème. Objectif : éviter la contagion d’un discours alarmiste entre partis politiques, risquant d’alimenter une dérive de l’opinion publique vers le radicalisme.

“Si nous suivons les populistes, si nous adoptons leur langage, les citoyens finiront par voter pour eux”, a prévenu le 3 août le commissaire européen aux Migrations et Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos. “Les partis traditionnels doivent défendre leur territoire et rester fidèles à leurs principes,” poursuit-il. Cet homme politique est membre de Nouvelle Démocratie en Grèce, une formation conservatrice qui appartient au Parti populaire européen, tout comme le PP de Pablo Casado.

Le déplacement des routes migratoires

Les discours incendiaires ont déjà entraîné un pan non négligeable de l’électorat en France, aux Pays-Bas et au Danemark, et des partis qui sont ouvertement xénophobes ou ultranationalistes siègent déjà au gouvernement de l’Italie, de l’Autriche et de la Finlande. Au sein du Parti populaire européen, on trouve déjà des formations qui se distinguent de la tendance dominante et défendent des idées qui, jusqu’à présent, étaient l’apanage de l’extrême droite.

Les premières étincelles se sont allumées en Espagne après le déplacement des routes migratoires vers le littoral méditerranéen de ce pays au cours des 18 derniers mois *.

Bruxelles tente de limiter la contagion. Dimitris Avramopoulos s’est rendu à Madrid pour prononcer un discours solidaire et remettre un nouveau chèque, soit 3 millions d’euros, qui portent à 30 millions d’euros le total des aides d’urgence versées en un mois à l’Espagne pour gérer la question migratoire.

Un vaccin qui n’est pas éternel

Certains observateurs et analystes estiment que le tweet polémique de Pablo Casado est le début d’un glissement du PP vers les positions de Matteo Salvini, ministre italien de l’Intérieur et dirigeant de la Ligue, qui a interdit à des navires transportant des réfugiés d’entrer dans des ports italiens.

Selon des sources au sein des institutions européennes et d’après des analystes à Bruxelles, aucune dérive aussi radicale n’est perçue dans le principal parti conservateur espagnol et tous ont bon espoir que le PP “adapte sa stratégie aux courants modérés qui dominent au sein du Parti populaire européen”.

Les commentateurs notent par ailleurs que l’opinion publique espagnole a toujours été proeuropéenne, car immunisée contre les tentations autoritaires depuis la dictature de Franco.

Pourtant, même les plus optimistes reconnaissent que ce vaccin n’est pas éternel et qu’il perd en efficacité avec les années, surtout si l’opinion publique a le sentiment que les problèmes européens ont pris racine et ne peuvent être résolus qu’au moyen de solutions nationales, même si celles-ci sont précaires et infructueuses. C’est ce qui s’est passé en Italie, en Hongrie et en Autriche. Bruxelles veut éviter que la même chose ait lieu en Espagne.

“Un sentiment d’invasion”

L’immigration est devenue l’une des principales préoccupations des Européens à compter de 2014, selon le Centre européen de stratégie politique (CESP). Depuis, cette question a influencé les élections en Allemagne, en France, aux Pays-Bas, en Autriche et en République tchèque, mais aussi le référendum sur le Brexit.

Le CESP rappelle que, en dépit de l’impression qui prévaut, les flux migratoires sont stables au niveau mondial depuis 1991. Ils correspondent en réalité à sept millions de personnes par an, un chiffre qui n’a pas beaucoup évolué depuis vingt ans. Mais le phénomène présente en Europe des caractéristiques qui favorisent “un sentiment d’invasion”.

L’Europe est devenue la principale destination des personnes déplacées par des conflits armés ou des drames humanitaires. Entre 2014 et 2016, les pays de l’UE ont pris en charge 48 % des 6,7 millions de demandes d’asile au niveau mondial, selon les données du CESP.

Mais l’un des éléments le plus souvent exploité par certains groupes politiques est également mis en lumière par le CESP : “On a toujours la nette impression que l’immigration est mal gérée”. Cette perception paraît effectivement justifiée à la lumière des diverses tentatives manquées de l’UE, qui ne parvient pas à élaborer une politique commune sur l’immigration et l’asile.

_________________

*L’Espagne est devenue en 2018 la première porte d’entrée des migrants en Europe. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, 23 751 personnes sont arrivées dans le pays par la Méditerranée entre le 1er janvier et le 5 août, soit plus que durant toute l’année 2017.

Cet article a été publié dans sa version originale le 06/08/2018.

Migrants : qui finance l’Aquarius, le navire de l’ONG SOS Méditerranée ?

Migrants : qui finance l’Aquarius, le navire de l’ONG SOS Méditerranée ?

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Romain Baheux
14 août 2018, 13h24
Une journée en mer de l’Aquarius coûte en moyenne 11 000 euros à l’ONG. REUTERS/Guglielmo Mangiapane

Le bateau cherche un port pour déposer 141 migrants recueillis en mer.

L’Aquarius cherche – encore – un port. Deux mois après avoir erré pendant une semaine sur les eaux de la Méditerranée, le navire de secours aux migrants tente ce mardi de trouver un endroit où accoster avec ses 141 personnes secourues en mer. Des interventions qui ont un coût pour l’ONG SOS Méditerranée. Explications.

Combien coûte le bateau ?

Ancien patrouilleur de pêche, l’Aquarius n’appartient pas à SOS Méditerranée mais à l’entreprise allemande Jasmund Shipping. L’ONG affrète le navire et évoque un prix moyen quotidien de 11 000 euros, dont une part importante va dans le carburant, pour une journée d’intervention. En 2016, le bateau lui a coûté 975 000 euros rien que pour les trois premiers mois de l’année. Et sur l’ensemble de l’année dernière, 1 389 326 euros lui ont été alloués.

Sur son site, SOS Méditerranée appelle d’ailleurs les particuliers à l’aider à atteindre cette barre de 11 000 euros. Un onglet renvoie à une page où l’internaute peut faire un don du montant qu’il souhaite. L’ONG donne des exemples de ce que permet de financer l’argent récolté : « 30 euros, une heure de sortie en mer pour un canot de sauvetage », « 50 euros, cinq gilets pour sécuriser une famille » ou « 100 euros » pour « une journée de prise en charge ».

D’où vient l’argent ?

Dans son rapport d’activités 2017, disponible en ligne, l’ONG affirme disposer d’un budget annuel de 3 621 000 euros. Des revenus en forte hausse puisque le chiffre avancé en 2016 était de 2 225 764.

L’origine des fonds ? 75 % proviennent de dons de particuliers, 18 % de structures privées et les 7 % restants sont des financements publics. Dans cette dernière catégorie, on retrouve des subventions, comme les 49 690 euros versés par la région Occitanie, et des fonds issus des réserves parlementaires, supprimées il y a un an. En 2016, des députés de gauche avaient alloué 80 000 euros à SOS Méditerranée pour lui permettre de payer une semaine d’intervention en mer.

Qui sont les financeurs privés ?

C’est l’un des angles d’attaques des contempteurs de l’ONG. Plusieurs personnalités de droite et d’extrême-droite ont accusé SOS Méditerranée d’être financé par le milliardaire américain George Soros et sa structure philanthropique, l’Open Society Foundations. Une information démentie par les différentes parties concernées.

La liste des mécènes qui financent l’Aquarius se trouve également dans le rapport d’activités de l’ONG. 207 entreprises, 115 associations et 7 fondations, « pour la plupart basées en France » souligne SOS Méditerranée, sont recensées. On y retrouve notamment plusieurs antennes d’Emmaüs, la fondation Abbé Pierre et des entreprises du secteur du tourisme ou du transport maritime.

http://m.leparisien.fr/societe/migrants-qui-finance-l-aquarius-le-navire-de-l-ong-sos-mediterranee-14-08-2018-7852626.php#xtor=AD-1481423552

Rome refuse le débarquement en Italie à ses propres navires

Rome refuse le débarquement en Italie à ses propres navires

(B2) Après les navires des ONG, le gouvernement italien continue dans la voie du blocage des ports italiens aux navires ayant recueilli des migrants en mer. Mais cette fois il s’attaque à ses propres navires, dépendant de l’Etat — garde-côtes, marine, Guardia di Finanza — bien décidé à mettre les autres pays européens au pied du mur.

Ce qui pourrait conduire à une crise politique mais aussi intérieure. Le secours en mer étant une obligation intrinsèque

Nouveau refus

Cela commence mercredi (11 juillet). 67 personnes rescapées d’un naufrage sont à bord du Diciotti (CP 941), un navire des garde-côtes italien. Le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, refuse que les migrants débarquent une fois le navire accosté au port de Trapani (Sicile).

Argument : des délinquants

Le ministre italien se sert d’un nouvel argument pour suspendre l’autorisation de débarquer : certaines personnes (deux) à bord sont soupçonnées d’avoir menacé le premier équipage qui les avait secouru (le remorqueur italien, le Vos Thalassa) au large des côtes libyennes, avant d’être transbordés lundi sur le Diciotti. Ces migrants auraient craint d’être ramené en Libye. Puis, le ministre parle de passeurs, de pirates, de délinquants.

L’intervention du président

Dans l’après-midi, le président de la République italienne, Sergio Mattarella, intervient. Il est le garant de l’indépendance de la magistrature (présidant le conseil supérieur de la magistrature). L’ordre donné par le ministre de l’Intérieur aux magistrats devient un acte non constitutionnel. Il s’en explique au chef du gouvernement, Giuseppe Conte. Le 9 juillet, le président avait d’ailleurs rencontré le ministre italien de l’Intérieur, indiquait son agenda.

La confirmation du chef du gouvernement

Finalement, l’autorisation de débarquer au port de Trapani est accordée, jeudi (12 juillet) soir. Dans un communiqué, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, annonce le débarquement « imminent » des migrants du Diciotti, précisant que les procédures d’identification ont été « achevées, en particulier pour ceux qui pourraient avoir commis un délit ».

Le ministre ne lâchera rien

Dans les jours suivants, le ministre Matteo Salvini ne lâche rien. Il reste d’ailleurs très véhément dans ses tweets contre les migrants, n’hésitant pas à afficher des « va-t-en » plusieurs fois de suite… Difficile d’être plus clair.

Vendredi (13 juillet), c’est au tour de la Guardia di Finanza et de Frontex de subir les foudres du ministre. Le navire britannique HMC Protector (Royaume-Uni) qui travaille pour l’opération Frontex et le navire italien Monte Sperone (P-01) de la Guardia di Finanza ont, à leur tour, été bloqués. Le premier transporte 266 personnes, le second 176 personnes, récupérées sur un bateau en bois de migrants. Quelques personnes, huit femmes et enfants, sont transférées à Lampedusa vu leur état de santé. Les autres devront attendre. Ils finiront par être débarqués, après maintes négociations avec les autres pays européens, sur l’île de Pozzalo. Plusieurs pays — la France, l’Allemagne, l’Italie, Malte, l’Espagne et le Portugal — s’engagent à accueillir certains des passagers.

Un modèle pour le HCR

Selon le Haut commissaire aux réfugiés des Nations unies, la façon dont les États européens « ont accepté de partager le traitement des 450 personnes, […] bloquées en mer dans une bataille de débarquement, donne un exemple positif de la façon dont, en travaillant ensemble, les pays peuvent soutenir le sauvetage maritime et gérer les frontières tout en respectant les obligations internationales en matière d’asile ». Mais, souligne-t-il dans un communiqué, « il faut des solutions qui vont au-delà des arrangements fragmentaires ou navire par navire ».

(Emmanuelle Stroesser)

 

Crise migratoire : Trump pourrait voler au secours de l’Italie pour diviser l’Europe

Crise migratoire : Trump pourrait voler au secours de l’Italie pour diviser l’Europe


Par Andrew Korybko – le 20 juin 2018 – Source Oriental Review

Matteo Salvini, vice président du Conseil et ministre de l’intérieur italien

Le gouvernement populiste, qui vient d’arriver au pouvoir, a promis de traiter en priorité la crise des migrants, et il n’est donc pas surprenant qu’il ait déjà pris des mesures visant à apporter des résultats tangibles à ses électeurs. Matteo Salvini, dirigeant du parti euro-réaliste de la Ligue du Nord, et actuellement vice président du conseil et ministre de l’intérieur, a déclaré : « Je suis partisan de l’OTAN, mais nous sommes attaqués. Nous demanderons à l’OTAN de nous défendre. Nos préoccupations sont nombreuses quant à des infiltrations terroristes. L’Italie est attaquée par le sud, pas par l’est. » Cette déclaration importante réaffirme l’engagement de son pays comme pilier de l’euro-atlantisme, mais réinterprète la finalité de cet engagement, le faisant basculer du sentiment anti-russe répandu dans l’establishment vers une utilisation plus pratique, en réponse aux réseaux de traite des personnes.

Se donnant les moyens de ses promesses, il a refusé l’accostage d’un bateau empli de centaines de migrants dans tout port italien, écrivant sur Facebook que « Malte n’accepte personne. La France renvoie les gens à la frontière, l’Espagne défend sa frontière les armes à la main. À compter d’aujourd’hui, l’Italie va également se mettre à refuser la traite humaine, et à refuser le commerce de l’immigration illégale. » Son projet anti-migrant se déploie donc en deux volets, la première partie s’occupant de sécurité extérieure en empêchant l’infiltration de nouveaux migrants illégaux en Italie, alors que la deuxième est intérieure, et prévoit de s’occuper de ceux qui sont déjà rentrés sur le sol italien. L’Italie demande l’aide de l’OTAN sur le premier volet, ce qui se justifie dans la mesure où l’Italie est bien membre de l’alliance, et paye une contribution annuelle pour en faire partie.

Crise de migrants

Mais le problème réside en ce que l’establishement euro-libéral de l’Union Européenne s’oppose à voir un quelconque de ses membres s’élever contre les migrations illégales ; et c’est ici que les euro-réalistes de Rome peuvent tirer parti du déchirement transatlantique en cours entre Washington et Bruxelles. La sixième flotte américaine est ancrée à Naples, et porte la responsabilité de l’ensemble de la Méditerranée, et avec Trump sur la même longueur d’onde que Salvini, il est possible que le Pentagone prenne la main sur cette mission. L’action serait favorable aux intérêts américains, en ce qu’elle approfondirait les relations avec l’Italie dans l’organisation d’une mission de patrouille vers le sud, face à l’Afrique ; un équivalent aux actions organisées avec la Pologne face à la Russie, les États du sud et de l’est européen gagnant en importance stratégique face à des États plus centraux que sont le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, qui voient dans le même temps leurs liens avec les USA se dégrader sur fond de différends commerciaux.

L’invocation de Salvini d’une assistance de l’OTAN aux fins de briser les réseaux de trafic de personnes, pourrait donc bien donner aux USA l’opportunité d’agir dans la division européenne, qui prendrait sa place dans le cadre de leur offensive multi-facettes contre l’UE.

Cet article constitue une retranscription partielle de l’émission radio CONTEXT COUNTDOWN, diffusée sur Sputnik News le 15 juin 2018.

Traduit par Vincent, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/crise-migratoire-trump-pourrait-voler-au-secours-de-litalie-pour-diviser-leurope

 

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