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L’OTAN ‘n’a pas besoin d’exister’: Ron Paul à RT (VIDEO)

L’OTAN ‘n’a pas besoin d’exister’: Ron Paul à RT (VIDEO)

L'OTAN 'n'a pas besoin d'exister': Ron Paul à RT (VIDEO)
À propos du 70e anniversaire de l’OTAN, l’ancien membre du Congrès américain Ron Paul a déclaré à RT que l’alliance nuisait réellement aux intérêts américains en matière de paix et de commerce, ne renforçant que le complexe militaro-industriel et ceux qui veulent l’empire.

Des politiciens à tendance libertaire ont pris position contre l’OTAN lors de sa fondation en 1949, a déclaré vendredi à RT (RT-Texas) RT, ajoutant que sept décennies plus tard, l’alliance « n’avait pas besoin d’exister ».

Pour maintenir le complexe militaro-industriel, pour maintenir l’agitation, il faut toujours avoir un ennemi.

Paul était préoccupé par le principe d’une organisation internationale qui impliquerait les États-Unis partout dans le monde, mais aussi des «blaireaux» et ferait pression sur d’autres pays pour qu’ils soutiennent les aventures américaines dans des pays comme l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie et ailleurs.

AUSSI SUR RT.COMLa Russie est-elle un meilleur «cadeau» à l’occasion du 70e anniversaire de l’OTAN que de l’argent? (VIDÉO)Il a souligné l’incapacité imminente de Washington à s’offrir un empire mondial – la dette nationale des États-Unis s’élève actuellement à 22 000 milliards de dollars – et au mécontentement croissant des alliés face au fait que les États-Unis imposent leur volonté et leur disent quoi faire.

«Je ne pense pas que ça va durer éternellement. En fait, je vois déjà quelques failles dans cela », a déclaré Paul.

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Trop gros pour échouer: avec des millions investis, le F-35 est là pour rester

LES OPENSECRETS

Trop gros pour échouer: avec des millions investis, le F-35 est là pour rester

F-35

En 1997, Lockheed Martin a été sélectionné pour concourir à la conception et à la construction de ce qui allait devenir le F-35 Lightning II. Au fil du temps, ce programme d’avions de combat est devenu l’un des plus coûteux de l’histoire des États-Unis et a dû faire face à de nombreux défis techniques et fonctionnels graves. L’avion a finalement été jugé prêt au combat en 2018, malgré les inquiétudes persistantes quant à sa capacité à voler et à se battre.

Malgré toute la controverse entourant l’avion, les membres bipartisans du Congrès cette semaine ont demandé à leurs collègues d’ajuster la demande de budget du président Trump pour 2020 afin d’inclure davantage de F-35. Lockheed ayant investi des millions de dollars dans les candidats au Congrès et créé des emplois dans presque tous les États américains, le soutien politique du projet reste fort.  

Les membres de la Chambre qui ont écrit la lettre pour demander davantage de F-35 font partie du Caucus des avions de combat interarmées. Le groupe, dirigé par les représentants John Larson (D-Conn.), Martha Roby (R-Ala.), Marc Veasey (D-Texas) et Mike Turner (R-Ohio), a été formé en 2011 par la représentante Kay Granger. (R-Texas) et ancien représentant Norm Dicks (D-Wa.). Les cinq membres actuels du caucus mentionnés ci-dessus ont reçu de Lockheed Martin le maximum de contributions au PAC pour le cycle 2018. Dans un communiqué de presse annonçant la formation du caucus, Granger et Dicks ont qualifié le programme d’avions de combat de «nécessité absolue», citant le nombre d’emplois qu’il soutiendrait.

Initialement, les avions devaient coûter 38 millions de dollars chacun. Toutefois, même si leur rendement est considérablement inférieur à celui de chaque avion , le gouvernement des États-Unis coûte en moyenne 158,4 millions de dollars. Lockheed Martin est le maître d’œuvre, tandis queNorthrop Grumman et BAE Systems ont fourni des pièces.

Un récent rapport du Projet sur la surveillance du gouvernement (POGO) a exposé la litanie de problèmes auxquels l’avion est confronté. Certains problèmes incluent des systèmes informatiques de combat défectueux, des cyber-vulnérabilités qui pourraient permettre aux pirates d’accéder au réseau des avions, des problèmes de précision des armes à feu des avions et une tendance à développer des fissures nécessitant de nombreuses réparations.

Dan Grazier, ancien capitaine de corps des Marines et membre militaire de POGO et auteur du rapport, a déclaré que même avec tous les problèmes du programme, il continuera.

« Le complexe militaro-industriel du Congrès a perfectionné ses méthodes pour garantir la pérennité de tels programmes malgré des performances décevantes dans presque toutes les mesures militaires objectives », a-t-il déclaré.

La raison pour laquelle le programme bénéficie d’un tel soutien politique est probablement due en partie à sa large portée économique. Lockheed Martin a déclaré que le F-35 créait, directement et indirectement, 194 000 emplois dans 46 États et à Porto Rico.   

Depuis le cycle de 1990, les employés de Lockheed et le groupe PAC de la société ont apporté une contribution combinée de près de 39,7 millions de dollars. Le cycle de 2018 a vu la contribution la plus importante des filiales à moyen terme, avec près de 4,7 millions de dollars.  

Granger était le principal destinataire de l’argent du PAC de Lockheed et de ses employés en 2018 avec 131 940 $, soit plus du double du prochain bénéficiaire le plus proche. Granger, la première membre du comité des crédits de la Chambre, a reçu 549 990 dollars, principalement des employés de Lockheed, au cours de sa carrière, ce qui en fait son principal donateur.

Granger est membre du Comité des crédits depuis 1999 et a été, à différents moments, vice-président et président du Sous-comité de la défense des crédits de la Chambre. L’une des usines de montage de F-35 est située dans le district de Granger et elle a été décrite comme une «championne» du programme.  

La sénatrice Lindsey Graham (RS.C.), première bénéficiaire des contributions de Lockheed Martin au Sénat , est membre de trois comités susceptibles d’intéresser l’organisation: crédits, budget et relations extérieures. Graham a reçu 58 700 $ d’eux au cours du cycle 2018 et a reçu 109 625 $ des employés et du PAC tout au long de sa carrière.

Selon le site Web de la société , le projet F-35 est lié à 530 emplois en Caroline du Sud et a un impact économique de 34,3 millions de dollars dans l’État.

Lockheed est également un contributeur important des membres de la Chambre à l’origine de la récente lettre demandant des F-35 supplémentaires dans le projet de budget. Turner a reçu 98 000 $, principalement de l’argent de PAC, au cours de sa carrière, faisant de Lockheed son deuxième plus gros contributeur de tous les temps. Au cours de sa carrière, Veasy a reçu 46 950 dollars, principalement du PAC de Lockheed, faisant de la société son troisième plus grand donateur de tous les temps.

Granger et Veasy, l’un des signataires de la lettre demandant davantage de F-35, représentent des districts du Texas, un État dans lequel le programme F-35 de Lockheed a un impact économique considérable. Le programme crée 47 080 emplois directs et indirects au Texas et 4 080 emplois dans l’État d’origine de Turner, dans l’Ohio.

Outre les contributions à la campagne, Lockheed Martin est un puissant groupe de pression. En 2018, il a dépensé 13,2 millions de dollars en lobbying et en 2017, une baisse de près de 14,5 millions de dollars. La société est bien connectée à Capitol Hill. En 2018, elle employait au total 54 membres de la porte tournante , dont 3 anciens membres du Congrès.  

Même avec le ferme soutien politique et les impacts économiques généralisés du programme, Grazier a décrit le programme comme «un albatros au cou des services pendant de nombreuses années».

«Même si les ingénieurs peuvent finalement terminer la conception et la faire fonctionner comme on nous l’avait promis, le programme aura un coût de propriété élevé», a-t-il déclaré. «C’est une volonté, car cela permet à Lockheed Martin de décrocher des contrats de maintien en puissance lucratifs auprès d’un fournisseur unique aussi longtemps que l’aéronef vole.

Il a également exposé une autre conséquence imprévue des luttes du programme: la possibilité que des pilotes quittent le service, car il y aura « une période difficile pour garder l’avion en vol ». Et avec moins d’avions en vol, les pilotes de haut niveau pourraient être frustrés et quitter le service. , A averti Grazier.

Grazier a déclaré qu’une solution possible serait que le Congrès «n’augmente pas la production tant que la conception n’a pas pu être prouvée par des tests opérationnels». Mais ils pourraient également prendre des mesures plus radicales.

«La meilleure chose à faire serait d’arrêter la production jusqu’à ce que tout le processus de développement soit terminé pour inclure les modifications du« Bloc 4 ». Le bureau du programme prévoit d’acheter des centaines de F-35 supplémentaires, tandis que la conception sera modifiée de façon spectaculaire », a-t-il déclaré. « Cela signifie que tous les aéronefs acquis avant la fin des travaux devront passer par un processus de modernisation coûteux pour intégrer toutes les corrections qui restent à découvrir. »

Lockheed Martin n’a pas renvoyé de demande de commentaire.

Karl Evers-Hillstrom a contribué à ce rapport.

N’hésitez pas à distribuer ou à citer ce matériel, mais merci de créditer le Center for Responsive Politics. 
Pour obtenir la permission de réimprimer à des fins commerciales, telles que des manuels, contactez le Centre: info@crp.org

A propos de l’auteur

Raymond a rejoint le CRP en tant que stagiaire rapporteur en janvier 2019. Il a obtenu un BA en sciences politiques de l’Université Duquesne en décembre 2018. Avant de rejoindre le CRP, Raymond était rédacteur en chef et, plus récemment, rédacteur en chef pour Duquene Duke. , Journal étudiant indépendant de Duquesne. Il a grandi à Mechanicsburg, en Pennsylvanie.

https://www.opensecrets.org/news/2019/04/too-big-to-fail-with-millions-invested-the-f-35/

Wall Street s’envole à la clôture pour sa meilleure séance depuis 2009

Wall Street s’envole à la clôture pour sa meilleure séance depuis 2009

New York – Après s’être emballés en fin de séance mercredi, les indices vedette de la Bourse de New York ont enregistré leur meilleure performance depuis 2009, repartant ainsi nettement de l’avant après une chute tout aussi spectaculaire au cours des derniers jours.

Le Dow Jones Industrial Average a bondi de 4,98% ou 1.086,2 points, pour terminer à 22.878,36 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s’est envolé de 5,84% à 6.554,36 points.

L’indice élargi S&P 500 a gagné 4,96% à 2.467,70 points.

Cette progression correspond surtout à un rebond technique après une période particulièrement chaotique à Wall Street: les indices, après leur pire semaine depuis 2008, s’étaient encore enfoncés lundi et avaient connu leur pire performance jamais enregistrée la veille d’un Noël.

Après une telle débandade, le marché « était franchement prêt pour un rebond », relève Matt Miskin de Manulife Asset Management.

« C’est fou de voir comment les investisseurs peuvent être aussi pessimistes et le lendemain se dire que les choses ne vont pas si mal », ajoute-t-il.

« Fondamentalement, rien n’a changé », abonde Karl Haeling de LBBW.

Dans un marché aux faibles volumes en cette période de fêtes, ce considérable retournement de tendance a été alimenté par la vigueur du secteur de l’énergie, qui a profité de l’envolée de près de 9% du baril de pétrole coté à New York.

Autre élément entraînant: Amazon a gagné 9,45% après avoir indiqué n’avoir jamais envoyé autant d’articles pour les fêtes de fin d’année. Un signal encourageant pour l’ensemble du secteur de la distribution et la consommation des Américains en général.

Quelques grandes stars de la tech étaient aussi à la fête: Facebook s’est apprécié de 8,16%, Apple de 7,04% et Microsoft de 6,83%.

L’état d’esprit du marché a également été rasséréné par des commentaires d’un conseiller de la Maison Blanche, Kevin Hassett, qui a assuré que le poste de Jerome Powell à la présidence de la Banque centrale américaine n’était aucunement menacé.

Des informations de presse avaient évoqué en fin de semaine dernière un possible limogeage du patron de l’institution par Donald Trump, une éventualité redoutée par des investisseurs s’inquiétant déjà de voir partir un à un les responsables considérés comme les plus importants contre-poids aux décisions intempestives du locataire de la Maison Blanche.

Dans ce regain d’appétit pour le risque, le marché obligataire a reculé, le taux d’intérêt sur la dette à dix ans des États-Unis remontant à 2,807%, contre 2,738% lundi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,065%, contre 2,993%.

jum/alb/bh

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APPLE INC.

MICROSOFT

AMAZON.COM

(©AFP / 26 décembre 2018 21h33)

https://www.romandie.com/news/Wall-Street-s-envole-la-cl-ture-pour-sa-meilleure-s-ance-depuis-2009_RP/983081.rom

Pétrole US : l’industrie de la fragmentation cannibalise sa propre production…

Pétrole US : l’industrie de la fragmentation cannibalise sa propre production…


 … et augmente les risques à l’environnement


Par Justin Mikulka – Le 10 août 2018 – Source DeSmog

Champ de pétrole de la rivière Kern. Credit : Hamish Reid Attribution 2.0 Générique (CC BY 2.0)

Dans la scène finale de There Will Be Blood – sans doute le plus grand film sur l’industrie pétrolière – le personnage principal joué par Daniel Day Lewis explique comment il a aspiré le pétrole de la parcelle d’un voisin en utilisant le forage horizontal. Pour aider son voisin à comprendre ce qui s’est passé, il l’explique en disant qu’il a pris une très longue paille et qu’il a bu son milk-shake !


Eh bien, devinez ce qui se passe avec la révolution de la fracturation hydraulique construite sur le concept du forage horizontal ? Non seulement les producteurs de pétrole boivent les milkshakes les uns des autres, mais ils boivent les leurs et, ce faisant, perdent encore plus d’argent et augmentent le niveau de risques environnementaux.

Et contrairement au film où le personnage principal savait ce qu’il faisait, l’industrie moderne de la fracturation n’a aucune idée de ce qu’il faut faire face aux problèmes causés par la combinaison du forage horizontal et de la cupidité.

La fracturation face au problèmes posés par les puits secondaires

La première chose à comprendre, c’est qu’il s’agit simplement d’un problème d’avidité de l’industrie. Les producteurs de pétrole forent trop de puits à proximité les uns des autres, et lorsqu’ils creusent des nouveaux puits – appelés puits secondaires – ils « abîment » ou « touchent » les anciens puits et causent des problèmes.

Dans un site de fracturation typique, la production commence par un premier puits d’essai, connu sous le nom de puits primaire. Les puits forés à proximité du puits primaire sont appelés puits secondaires.

Ce qui se passe, c’est que non seulement les puits secondaires cannibalisent la production du puits primaire existant, mais lorsque les puits secondaires sont fracturés, ils peuvent créer des «fractures » qui endommagent le puits primaire. Ces fractures peuvent réduire la pression dans le puits primaire, ce qui entraîne une baisse de production. Elles peuvent aussi l’endommager  au point d’en faire un puits « mort » et, bien sûr, elles peuvent entraîner des déversements et une contamination environnementale.

Claudio Virues, ingénieur de la compagnie pétrolière et gazière Nexen, a expliqué dans le Journal of Petroleum Technology le problème fondamental de ces collisions.

« D’habitude, il y a deux scénarios », a dit Virues. « Il se peut que vous ayez une perte temporaire de production, mais vous retrouverez la tendance que vous aviez auparavant. Mais l’autre scénario sera vraiment mauvais pour votre production et vos réserves. »

Bob Barree, qui dirige la société d’experts-conseils en génie pétrolier Barree & Associates, explique ce scénario « vraiment mauvais ».

« Vous remettez le puits en production et vous avez perdu votre pression, votre vitesse, votre capacité d’injection. Le puits est tout simplement mort », a dit M. Barree.

Et cela signifie que cette industrie déjà en lambeaux perd encore plus d’argent.

Les collisions autour de la fracturation révèle un espacement entre puits trop faible et des volumes extraits trop grands

Dans un autre article du Journal of Petroleum Technology, intitulé « Les collisions autour de la fracturation révèle un espacement entre puits trop faible et des volumes extraits trop grands », l’auteur cite un article technique rédigé par des ingénieurs de Shell qui estime que si un « producteur a un inventaire de 2 000 sections de forage de 640 acres [260 hectares] et que chaque nouveau puits coûte 5 millions $, alors ajouter un seul puits inutile dans chaque section coûterait à l’exploitant 10 milliards $ ».

La réalité, c’est que l’industrie ne connaît pas actuellement les coûts potentiels des fractures et de l’espacement serré des puits, mais il ne fait aucun doute que les fractures coûtent de l’argent à l’industrie et contribuent au déclin de la production.

Les experts de l’industrie admettent qu’ils ne savent pas ce qu’ils font

L’industrie a certainement reconnu que les fractures sont un problème majeur – un problème pour lequel l’industrie n’a actuellement aucune solution.

Le groupe de recherche et de consultation de l’industrie de l’énergie Wood Mackenzie a étudié la question des fractures et des puits secondaires et a conclu ce qui suit :

« Le rendement des puits secondaires rapprochés présente non seulement un risque pour la pérennité des forages en cours, mais aussi pour les perspectives à long terme de l’industrie. Presque tous les exploitants croient que le rendement des puits secondaires est un problème important, mais il n’y a pas de consensus sur la meilleure façon de le régler. »

Un risque pour la viabilité des perspectives à long terme pour une industrie qui n’a jamais fait d’argent n’est pas une perspective très positive.

Mais c’est la situation en 2018 de l’industrie pétrolière. Au début de 2018, des membres de l’industrie se sont réunis au Texas pour discuter de la question. Comme l’a rapporté le Midland Reporter and Telegram, Dick Leonard, l’un des intervenants de la conférence, a expliqué que, en ce qui concerne l’atténuation de l’impact des fractures, « …personne n’a encore les réponses ».

Un autre intervenant, Lance Robertson d’Endeavor Energy Resources, s’est fait l’écho de ce sentiment en déclarant : « Nous en sommes aux premières phases et nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir. Nous et l’industrie avons beaucoup à apprendre. »

Pendant combien de temps l’industrie de la fracturation peut-elle continuer à perdre de l’argent tout en essayant d’apprendre ce qu’elle fait réellement ?

Les impacts de la fracturation hydraulique augmentent les dommages environnementaux

Les risques de fracturation contaminant l’air, l’eau potable et le sol sont bien connus, même lorsque les puits fonctionnent de façon indépendante sans avoir été « touchés » par un autre chantier de fracturation. Aujourd’hui, en raison de l’espacement plus serré des puits et des fractures, le risque de dommages environnementaux augmente.

En Oklahoma, les puits horizontaux percent les puits classiques existants et causent des déversements. Mike Cantrell est un petit exploitant de puits de pétrole classique en Oklahoma qui dénonce les grandes sociétés de fracturation qui endommagent les puits comme le sien. « Ils savent qu’ils vont ruiner notre puits et ils s’en fichent », a dit Cantrell à E&E News.

L’État de l’Oklahoma reconnaît que des déversements se sont produits, mais conteste les affirmations selon lesquelles les eaux souterraines ont été contaminées. C’est la ligne de défense de l’industrie en matière de fracturation.

Pourtant, sur le site Web d’Eagleford Training, sous le thème « Quelles sont les collisions autour de la fracturation », la question des risques environnementaux est détaillée, y compris une section intitulée « Perte de contrôle d’un puits ». Parmi les problèmes potentiels énumérés lorsque le contrôle du puits est perdu, mentionnons « une fuite des fluides ou du contenu des réservoir utilisés ».

Parmi les autres risques, mentionnons le rejet de sulfure d’hydrogène gazeux mortel et le fait que « les rejets des puits de compensation libéreront des fluides du réservoir, qui ont tendance à être extrêmement inflammables », selon le site.

Ainsi, bien que l’industrie aime prétendre que les fractures posent peu de risques pour l’environnement, la question des fractures semble soulever un tout nouvel ensemble de risques environnementaux.

Les collisions autour de la fracturation pourraient être mortelles pour une industrie qui perd de l’argent

Il est bien établi que l’industrie de la fracturation a perdu de l’argent au cours de la dernière décennie. Dans un article récent de Oilprice.com qui décrivait en détail les échecs de l’industrie à faire des paris sur sa couverture financière, elle le reconnaît en affirmant que « le forage au schiste a toujours été une activité déficitaire ».

Aujourd’hui, cette industrie historiquement déficitaire est confrontée à un défi majeur qui pourrait s’avérer être une faille fatale dans un modèle industriel déjà en faillite.

Si les producteurs essaient de concentrer les puits trop près les uns des autres, les puits s’endommageront les uns les autres et la production diminuera, voire s’arrêtera pour certains puits. Si les producteurs doivent recourir à des distances beaucoup plus grandes pour l’espacement des puits, le nombre moins élevé de puits diminuera probablement aussi la production globale.

Qu’est-ce que ça va donner ? Ne posez pas la question aux experts de l’industrie parce qu’ils admettent qu’ils n’en ont aucune idée – ce qui n’est pas rassurant pour les investisseurs qui continuent de perdre de l’argent en attendant que la révolution en cours porte enfin ses fruits.

Justin Mikulka

Note du Saker Francophone

Cet article est tiré d'une série : L’industrie du schiste argileux creuse plus de dettes que de bénéfices.

Traduit par Hervé, relu par jj pour le Saker Francophone

 

http://lesakerfrancophone.fr/lindustrie-de-la-fragmentation-cannibalise-sa-propre-production

 

 

Loïk Le Floch-Prigent : « Retrouver la confiance des peuples africains »

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Loïk Le Floch-Prigent : « Retrouver la confiance des peuples africains »


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Publié par la Rédaction le 23 Novembre 2018


Ex-grand patron (Rhône-Poulenc, Elf, Gaz de France, SNCF), Loïk Le Floch-Prigent se définit lui-même comme ingénieur, industriel… et Africain. En juin 2017, à la sortie de son livre Carnets de route d’un Africain (Elytel Edition), il déclarait : « L’Afrique nous attend […] Si on coopère, on peut réaliser de grandes choses ». Esquisse d’une nouvelle politique africaine de la France.



Thoams Espinosa (c) Elytel éditions

Thoams Espinosa (c) Elytel éditions
Vous vous définissez vous-mêmes comme ingénieur, industriel… et Africain. D’où vous vient ce tropisme ?

Jeune adolescent, à force de lire, je suis devenu Africain dans ma tête. L’Afrique représentait à la fois une vie intérieure et une vie d’aventure. En plus, étant breton, j’étais déjà sensible à la tradition orale ou au culte des morts… Cet imaginaire africain de ma jeunesse est resté en moi : je suis anticonformiste et j’ai besoin d’aventure.

Le président Macron a dit en novembre 2017, au Burkina Faso : « Il n’y a plus de politique africaine de la France ». Qu’en pensez-vous ?

C’est malheureusement vrai. La France n’a plus de politique envers l’Afrique, tout un continent ! Mais il n’y a pas de quoi s’en vanter. Car il nous faut absolument une politique africaine. Ce vaste continent n’est-il pas important pour l’avenir ? Alors, accompagnons les pays avec une vraie politique ! Nous pourrions, par exemple, nous inspirer des propos du président ghanéen Nana Akufo-Addo, lorsqu’il a plaidé devant macron, en décembre 2017, pour une Afrique autonome et non en quête de charité.

Est-ce à dire qu’il n’y a plus de Françafrique ?

Je n’ai jamais compris ce concept qui vient, je le rappelle, d’un mot inventé par Houphouët-Boigny… Le passé colonial de la France a de bons et de mauvais côtés. De la même façon, il y a une manière négative et une manière positive de voir cette idée de Françafrique. Pour ma part, je pense simplement que nos liens avec l’Afrique et les Africains méritent d’être conservés.

Vous dites que la politique africaine de la France a été « un mélange honteux de realpolitik et d’hypocrisie ». Est-ce que ça continue ?

Oui, ça continue hélas. Ce qui veut dire qu’il y a une politique africaine cachée… L’hypocrisie règne en maître, notamment sur les élections (trafiquées), ce qui ne peut plus durer. À un moment, il faudra bien s’organiser pour des votes corrects.

En juin 2017, à la sortie de votre livre Carnets de route d’un Africain (Elytel Edition), vous avez déclaré : « L’Afrique nous attend […] Si on coopère, on peut réaliser de grandes choses ». Comment faire ?

Comprenons d’abord une chose essentielle : les Africains savent ce qu’il leur faut. En premier lieu, une industrie africaine de transformation faite par les Africains eux-mêmes, et non une industrie européenne ou occidentale… Nous pouvons nouer des quantités de partenariats dans lesquels nous resterions minoritaires. Nous devons encourager et stimuler l’émergence de centaines et de centaines d’entrepreneurs de talent, à l’image du roi du ciment nigérian, Aliko Dangote… Cessons donc de décider à leur place ce qui est bon ou mauvais pour eux ! C’est pourtant ce que nous continuons à faire, pas seulement la France, mais l’Europe entière. Tout l’argent investi dans l’énergie a été mal dépensé. Prenons l’exemple de la cuisson des aliments dans les maisons ou dans les cases : passer du bois au gaz, c’est un progrès souhaitable (moins de maladies liées aux émanations toxiques, et moins de déforestation). Nous, européens, on continue à dire : « Non aux énergies fossiles ! »… et la déforestation s’aggrave.

La France n’a donc pas la politique africaine que les Africains attendent. Sur quoi devrait miser une nouvelle politique africaine ?

Les choses les plus importantes à réaliser concernent les infrastructures et l’éducation. Pour les infrastructures, les interventions de la Banque mondiale contribuent à retarder les projets, tandis que les Chinois, eux, décident et agissent beaucoup plus vite… L’éducation requiert aussi des investissements très importants. Il faut pour cela des projets adaptés à leur culture et qui leur donnent envie d’entreprendre pour l’essor de leur continent.

Pourquoi le redressement de la France est-il lié à l’essor de l’Afrique ?

L’essentiel de mon raisonnement est fondé sur le fait que nous, les Français, nous avons une empathie réciproque avec les Africains, une sensibilité commune, une proximité culturelle sur une longue durée. Et cela nous donne beaucoup de possibilités. Mais nous avons aussi un énorme boulet aux pieds qui consiste à vouloir à tout prix, dans les hautes instances, faire la même chose chez eux que chez nous. C’est une erreur fondamentale, typique de l’écologie politique, qui prend les traits d’un néo-colonialisme économique. Par exemple, le solaire est loin aujourd’hui de pouvoir régler tous les problèmes en Afrique. Ce qu’il faut en Afrique, c’est de l’énergie bon marché. Il est donc indispensable de recourir aux énergies fossiles, comme nous l’avons fait avant eux.

Entre la France et les pays africains, l’énergie est donc l’enjeu principal ?

Oui, en Afrique l’énergie est l’enjeu principal. L’erreur actuelle est de vouloir éviter l’exploitation des énergies fossiles pour fabriquer l’électricité. Ni le solaire ni l’éolien ne régleront les problèmes de délestage (comme celui que le Congo-Brazzaville connaît en permanence en ce moment), car ces énergies sont à la fois intermittentes et difficiles à stocker. Cessons d’exporter nos problèmes.

Comment retrouver la confiance des peuples africains eux-mêmes ?

Pour retrouver la confiance des peuples africains, il faut être clair sur ce que l’on veut. Avec une politique claire, sans postures. Il faut changer de paradigme et mettre en œuvre une vraie politique, digne de ce nom.

Que souhaitent les jeunesses africaines ?

La jeunesse souhaite surtout des changements de régime. Ils en ont assez. La relève est prête, y compris dans les diasporas, au sein desquelles l’aspiration au retour est de plus en plus partagée. C’est un mouvement énorme. Il faut l’encourager, à condition cependant que ces candidats au retour puissent être bien accueillis, et non pas rackettés par les pouvoirs en place…

Quand vous dites qu’il faut raisonner « unité africaine », que voulez-vous dire ?

Nous savons très bien ce que valent les frontières artificielles héritées du partage colonial. Les pays africains ont du mal à exister en tant que nations séparées et ces frontières sont très poreuses… Comment faire néanmoins face aux dangers réels de l’ethnicisme ou du tribalisme ? Il nous faut une vision pour l’Afrique dans son ensemble.

Comment voyez-vous l’avenir du Franc CFA ?

Je préfère le Franc CFA au désordre qui aurait lieu si on laissait les pays battre monnaie.

Quelle place donnez-vous à la Francophonie dans cette politique africaine que vous appelez de vos vœux ?

Quelle francophonie ? Une francophonie représentée aujourd’hui par le Rwanda, qui pille encore le Kivu, la région voisine de la République démocratique du Congo ?… Je me demande vraiment comment on a pu en arriver là.


Les trois premières leçons de l’affaire Carlos Ghosn

Carlos Ghosn, le patron du groupe Nissan/Renault au mondial de l’auto de 2014.
PHOTO : ©Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA
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Analyse

Les trois premières leçons de l’affaire Carlos Ghosn

Le 19 novembre 2018, on apprend que Carlos Ghosn, à la tête du plus grand constructeur automobile mondial, est retenu en garde à vue au Japon. Il est suspecté de fraude fiscale en ayant dissimulé la moitié de ses revenus durant plusieurs années, et d’avoir piqué dans la caisse ou, en langage plus policé, d’avoir utilisé « des biens de l’entreprise à des fins personnelles ». Concrètement, il aurait utilisé l’argent de l’entreprise pour acheter deux villas, une à Rio, au Brésil, l’autre à Beyrouth, au Liban.

Un lanceur d’alerte a informé la direction qui a discrètement mené une enquête interne révélant les pratiques douteuses de leur patron, arrêté à son arrivée à Tokyo.

En attendant d’en savoir plus sur cette affaire, on peut d’ores et déjà proposer trois leçons inspirées par cet acte de délinquance en col blanc.

Trois clichés

Le livre du sociologue Pierre Lascoumes et de la criminologie Clara Nagels, Sociologie des élites délinquantes, dont la seconde édition vient tout juste de sortir, met en garde dès l’introduction contre les trois clichés qui accompagnent généralement ce genre d’affaire.

Le premier rattache ce type de comportement à des « forbans des affaires », des outsiders, peu implantés dans le monde du business. Une explication qui ne fonctionne pas pour Carlos Ghosn qui dirige sa première usine à l’âge de 26 ans et n’a de cesse de grimper dans la hiérarchie des grandes entreprises, haut responsable chez Michelin, numéro 2 de Renault, numéro 1 de Nissan, grand patron de l’alliance des deux constructeurs. C’est un insider.

« Brebis galeuse » ou « tous pourris », évitons les clichés

Le deuxième cliché est un classique bien connu et renvoie au statut de brebis galeuse ou de pomme pourrie, bref à une exception. De Serge Dassault à Stéphane Richard en passant par Bernard Tapie ou Jean-Claude Mas, plusieurs dirigeants ont eu maille à partir avec la justice. Du travail fondateur de l’Américain Edwin Sutherland aux études les plus récentes résumées par Lascoumes et Nagels, on comprend que les comportements déviants des hauts responsables d’entreprise ne sont malheureusement pas une exception.

Face à ce constat, le dernier cliché est celui du « tous pourris ». Tous les patrons seraient des fraudeurs (ce n’est heureusement pas le cas). Et ces délinquants en col blanc seraient donc les révélateurs des valeurs amorales du capitalisme néolibéral contemporain. C’est oublier les John Law, Fouquet et autres grands « patrons », la liste est longue, de la monarchie, tout autant impliqués que les dirigeants contemporains sans vivre dans une économie libérale. Comme l’écrivait l’économiste libéral anglais John Stuart Mill dès 1848 dans ses Principes d’économie politique, « toutes les classes privilégiées et puissantes ont utilisé leur pouvoir au profit de leur égoïsme ». C’est toujours vrai mais cela fait longtemps que ça l’est.

Les 5 techniques de neutralisation de la faute

Confrontés à leurs comportements délictueux, les grands patrons et cadres dirigeants ont tous recours au même type d’argumentation pour se défendre. En attendant de connaître les résultats de l’enquête sur celle de Carlos Ghosn, on peut s’appuyer sur la présentation qu’en font Lascoumes et Nagels

Première technique : « j’ai été obligé, j’ai reçu l’ordre ». Carlos Ghosn ne pourra pas recourir à cet argument. Hiroto Saikawa, le dirigeant japonais de Nissan qui a révélé l’affaire, affirme ainsi que « trop de pouvoir a été donné à une personne en termes de gouvernance ».

Un autre argument largement utilisé consiste à souligner que « tout le monde le fait »

Un autre défense largement utilisée consiste à souligner que « tout le monde le fait ». Que ce comportement délictueux correspond à une pratique traditionnelle du milieu d’affaire concerné. On en a retrouvé un écho dans la chronique économique de Dominique Seux sur France Inter le 20 novembre indiquant « ce qu’on reproche à Ghosn est courant au Japon ». Deux autres raisons sont avancées pour minimiser la faute : ce n’est pas si grave, ce n’est pas un meurtre ou un hold up ; il n’y a pas vraiment de victimes. Les conséquences pour les entreprises concernées, pour leurs salariés, pour le manque de recettes fiscales des Etats ne sont pas prises en compte.

Enfin, le dernier point consiste à dire que les lois sont mal faites et les réglementations tatillonnes, appelant toute personne censée à les contourner. Là encore, l’argument ne tiendra pas pour Carlos Ghosn. Il bénéficiait d’une rémunération hors normes, de 12 à 15 millions d’euros par an, bien au-delà des pratiques japonaises pour la partie Nissan et sans contrainte pour la partie Renault, le conseil d’administration ayant même validé son augmentation de revenu après un vote défavorable des actionnaires.

La sécession des élites

Le comportement d’un dirigeant ultra fortuné pour qui les lois s’appliquent aux autres semble malheureusement refléter une forme de rejet du peuple par certaines élites économiques.

« Je le vois, vous demandez moins à être distingués par vos concitoyens, que vous ne cherchez à être distingués de vos concitoyens » Sièyes, 1788

Dans son Discours sur l’économie politique, publié en 1755 dans l’Encyclopédie, Jean-Jacques Rousseau prévenait déjà : « le plus grand mal est déjà fait quand on a des pauvres à défendre et des riches à contenir ». Mais plus personne n’est là pour contenir les riches. La droite s’en moque, y compris la droite macronienne, qui les encourage à s’enrichir. La gauche a abandonné le combat : c’est désormais ringard et passéiste que de vouloir s’attaquer au sujet. Quant aux patrons du CAC40, payés en moyenne plusieurs siècles de SMIC, ils vivent dans un autre monde. Dans la ferveur révolutionnaire montante de 1788, l’abbé Sièyes dénonçait dans son Essai sur les privilèges cette volonté de rupture des élites : « je le vois, vous demandez moins à être distingués par vos concitoyens, que vous ne cherchez à être distingués de vos concitoyens ».

Nos sociétés finissent par subir les coûts de cet abandon. Comment ne pas y voir l’une des motivations des Gilets jaunes, au-delà de l’écologie ? Tous ceux qui se sentent socialement rejetés ou incapables de franchir les obstacles d’une progression sociale finissent par se rebeller. Leur révolte passe aujourd’hui par des mouvements type Nuit debout ou Gilets jaunes ou bien par le rejet de tout ce qui est étranger – l’immigré, l’Europe, la mondialisation – et de ceux tenus pour responsables de leur situation, dans le désordre, le riche, Bruxelles, le patron, la Chine, l’énarque, l’homme politique, etc. Et par le vote extrême : hier, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Demain en France ?

https://www.alternatives-economiques.fr//trois-premieres-lecons-de-laffaire-carlos-ghosn/00087014?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F20112018

Carlos Ghosn arrêté au Japon pour malversations

Carlos Ghosn arrêté au Japon pour malversations

Le patron du groupe Renault et l’un des plus grands industriels au monde a été arrêté au Japon pour malversations.

C’est un fait très rarissime au Japon où l’on ménage souvent les grands patrons industriels, a fortiori étrangers.

C’est après une enquête interne au sein de Nissan que la justice nipponne a ordonné l’arrestation du PDG français d’origine libanaise.

Cependant cette affaire peut très bien en cacher d’autres puisque il pourrait s’agir d’un règlement de comptes sur fond d’espionnage et de sabotage technologique au profit de puissances tierces.

La justice nipponne ira t-elle jusqu’au bout ou est-ce elle devra se taire comme de coutume, raison d’État oblige ?

Carlos Ghosn arrêté au Japon pour malversations

N°20 > Comment la Chine contribue-t-elle au développement industriel des pays africains ?

N°20 > Comment la Chine contribue-t-elle au développement industriel des pays africains ?

– IPEMED

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La Chine est devenue un partenaire écono­mique incontournable de l’Afrique, laquelle est partiellement englobée dans l’ambitieux programme chinois « One Belt One Road ». Son engagement sur le continent africain prend des formes très diverses suivant les sous-régions et les pays considérés comme prioritaires.

La percée chinoise suscite un engouement médiatique et la presse multiplie les annonces de projets dont certains ne sont que des promesses. Citons, par exemple, la construction par le groupe chinois Haite d’une « nouvelle cité industrielle et résidentielle [au Maroc] de 2 000 hectares ».

Ce foisonnement demande à prendre du recul.

Qu’en est-il de l’activité chinoise en Afrique ? La stratégie chinoise contribue-t-elle efficacement au développement industriel des pays concernés ? Les zones économiques spéciales « chinoises » sont-elles adaptées au contexte africain ? Des scénarios alternatifs sont-ils envisageables ?

Le présent document a pour but de décrire les tendances des 15 dernières années, de mettre en perspective certaines idées reçues et de proposer des éléments de réflexion qui contrebalancent, parfois infirment, les trop nombreux effets d’an­nonce.

Auteurs principaux :

Jean-Raphaël CHAPONNIERE, Observatoire Europe-Afrique 2020
Christian DELAVELLE, ‎Observatoire Europe-Afrique 2020
Avec les contributions de :
Jean-Claude BERTHELEMY, Université Panthéon Sorbonne
Imène BASRIRE, IPEMED
Pierre BECKOUCHE, IPEMED
Jean-Louis GUIGOU, IPEMED
Thierry PAIRAULT, CNRS – EHESS
Paulette POMMIER, IPEMED
Kelly ROBIN, IPEMED

S O M M A I R E

  • Chine – Afrique : enjeux économiques et tendances lourdes
  • La Chine en Afrique : une stratégie essentiellement commerciale et une politique d’investissement prudente
  • Les « zones économiques spéciales chinoises » : une solution émergente, qui pour l’instant ne s’avère pas être à la hauteur des enjeux
  • CONCLUSION – Prospective Chine-Afrique : Plusieurs enjeux majeurs et beaucoup d’incertitudes
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Arabie saoudite : confusion autour de la plus grande introduction en Bourse de l’histoire (Aramco)

Arabie saoudite : confusion autour de la plus grande introduction en Bourse de l’histoire (Aramco)

Par latribune.fr  |   |  591  mots
Le ministre saoudien de l’Énergie Khaled al-Faleh a démenti ce jeudi 23 aoûtdans un communiqué le gel de l'introduction en Bourse de la compagnie pétrolière nationale Saoudi Aramco. (Photo : le ministre, lors d'une réunion de l'Opep, en novembre 2017).
Le ministre saoudien de l’Énergie Khaled al-Faleh a démenti ce jeudi 23 aoûtdans un communiqué le gel de l’introduction en Bourse de la compagnie pétrolière nationale Saoudi Aramco. (Photo : le ministre, lors d’une réunion de l’Opep, en novembre 2017). (Crédits : Reuters)
Le ministre saoudien de l’Énergie a démenti jeudi 23 août une annulation du projet d’introduction en Bourse de la compagnie pétrolière Saudi Aramco, contrairement à des informations parues dans la presse hier soir. Pour autant, les doutes des analystes, refroidis par les reports successifs et surtout les réticences de la major saoudienne à se soumettre aux obligations de transparence des sociétés cotées, pourraient avoir raison de l’enthousiasme -et de la convoitise- des marchés alléchés par cette IPO présentée par le Prince comme « la plus importante de l’histoire ».

Contrairement à des informations diffusées hier soir par l’agence Reuters, l’Arabie saoudite a annoncé ce jeudi 23 août être toujours engagée à mettre en Bourse le géant pétrolier public Aramco, rejetant les informations selon lesquelles elle aurait renoncé à ce projet.

« Le gouvernement reste attaché à l’introduction en Bourse de Saudi Aramco au moment où il le jugera opportun quand les conditions (du marché) seront optimales », a indiqué le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh dans un communiqué.

La veille, citée par Reuters, une source saoudienne informée du projet d’IPO déclarait :

« La décision d’annuler cette IPO a été prise il y a un certain temps mais personne ne peut l’avouer publiquement donc les déclarations vont progressivement dans ce sens: d’abord un report puis un abandon ».

L’Arabie saoudite s’est séparée des conseillers financiers travaillant sur cette opération car elle concentre désormais son attention sur un projet de prise d’une « participation stratégique » par Aramco au capital du groupe pétrochimique Saudi Basic Industries Corporation (Sabic), numéro quatre mondial de son secteur, avaient dit deux sources à Reuters..

Plan de diversification de l’économie lancé par le prince ben Salmane

Le prince avait annoncé en 2016 le projet de cession sur le marché d’environ 5% de Saudi Aramco – via une cotation aussi bien en Arabie saoudite qu’à l’international – disant alors que la transaction valorisait l’entreprise à au moins 2.000 milliards de dollars (1.726 milliards d’euros).

Ce projet est au coeur d’un plan de diversification de l’économie lancé par le prince héritier Mohammed ben Salmane afin de stimuler l’économie du royaume.

Le ministre a refusé d’avancer une date, et réaffirmé que cela dépendait de « plusieurs facteurs, notamment des conditions de marchés favorables ainsi que l’acquisition d’actifs pétroliers dans l’aval prévue dans les prochains mois ».

Une opération dont les reports successifs font douter les analystes

M. al-Faleh n’a pas donné plus de précisions sur les actifs en question. Toutefois le PDG d’Aramco, Amine Nasser, avait confirmé le mois dernier l’existence de pourparlers préliminaires pour une prise de participation dans Sabic, la quatrième plus grande firme de pétrochimie du monde, détenue à 70% par le Fonds d’investissement public du royaume saoudien (PIF). Sabic est la plus grosse firme cotée sur le marché financier de Ryad avec une capitalisation d’environ 100 milliards de dollars (85 milliards d’euros).

La cession d’une part minoritaire dans Aramco (environ 5%) a été reportée à plusieurs reprises depuis son annonce en 2016. Les dirigeants de la société publique ont invoqué officiellement des conditions défavorables sur les marchés financiers pour repousser l’introduction qui devait avoir lieu cette année. Ce qui a poussé les analystes à douter qu’elle ait vraiment lieu.

Un manque de transparence qui pourrait assécher la convoitise des marchés

Ces doutes ont été renforcés mercredi soir par des informations de presse sur un arrêt de ce projet d’IPO de la part des autorités et sur la dissolution de l’équipe de conseillers financiers qui était chargée de le mener.

Les places financières de Londres, New York et Hong Kong espèrent toutes recevoir une partie du gâteau de cette entrée en Bourse tant attendue.

Mais les experts doutent qu’Aramco puisse arriver à être évaluée à 2.000 milliards de dollars comme le souhaite le prince héritier. Et l’entreprise semble réticente à faire l’objet d’un audit approfondi comme l’exigerait une éventuelle entrée en Bourse, ce qui expliquerait les retards de l’opération.

(Avec AFP e tReuters)

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/petrole-aramco-ryad-dement-vouloir-stopper-la-plus-grande-introduction-en-bourse-de-l-histoire-788220.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180823