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Syrie : ISIS défait la force par procuration américaine

Syrie : ISIS défait la force par procuration américaine


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 29 octobre 2018

Les mercenaires mandatés par les États-Unis dans l’est de la Syrie ont encore perdu du terrain au profit d’État islamique.

La carte montre les positions d’ISIS (en gris), de la force mandataire SDF (jaune) et de l’armée syrienne (rouge) à la frontière irakienne le 19 octobre.


Voici les positions à compter d’aujourd’hui.



La force américaine par procuration a perdu les villes de Susah, Hawi al-Susah, Safafinah, Mozan, Shajlah et Baghuz Fawqani et ISIS est de retour à la frontière irakienne. Les forces irakiennes ont été mises en alerte et ont scellé la frontière de leur côté.

La cause immédiate de la perte était une nouvelle tempête de sable qu’ISIS a utilisée pour contre-attaquer. Une contre-attaque similaire lors d’une tempête de sable s’est déjà produite il y a deux semaines. Cela rend la déclaration de ce porte-parole américain risible :

«La tempête de sable a permis une contre-attaque d’État islamique, ce qui était surprenant compte tenu des conditions, mais maintenant, l’air est dégagé et la coalition continuera à augmenter son soutien aérien et sa puissance de feu pour aider ses partenaires», a déclaré le colonel Ryan …

Les tempêtes de sable désactivent le soutien aérien et l’artillerie. C’est pourquoi ISIS, qui manque d’armée de l’air, utilise depuis des années toutes les tempêtes de sable pour attaquer. Ce n’est pas surprenant du tout, car c’est l’une de ses formes de combat caractéristiques. Les tempêtes de sable signifient que l’on peut s’attendre à une attaque d’État islamique. L’attaqué doit doubler sa garde et être prêt à défendre sa position. Les forces spéciales américaines censées diriger leurs mandataires semblent avoir négligé cela.

Les djihadistes d’État islamique ont attaqué de manière habituelle pendant la tempête de sable. Un kamikaze a fait exploser la première position sur la ligne de front et plus de 100 combattants ont pris d’assaut et encerclé les lignes ennemies. Depuis vendredi, entre 60 et 80 SDF [mercenaires kurdes] ont été tués, d’autres blessés et au moins 20 faits prisonniers. D’autres ont simplement fui paniqué et État islamique a pu reprendre plusieurs villages sans se battre. ISIS affirme que tous les combattants capturés étaient des Arabes, pas des Kurdes.

Les Kurdes ont décidé depuis longtemps que le combat sur l’Euphrate n’était pas leur principal problème. Ils se préparent à lutter contre une invasion turque. La force terrestre SDF qui attaque ISIS est principalement arabe. Certains ont été embauchés par les États-Unis, mais beaucoup d’entre eux ont été contraints à collaborer. Ils ne sont pas intéressés à risquer leur vie. Ils n’attaqueront que lorsque l’armée de l’air américaine aura bombardé leurs ennemis en miettes.

Après les lourdes pertes du SDF arabe, il a été demandé au YPG kurde d’envoyer quelque 300 de ses combattants pour reprendre les positions perdues et pour poursuivre l’attaque générale contre ISIS, qui n’a généré aucun gain depuis un mois.

État islamique détient toujours quelque 700 prisonniers et otages. Il avait menacé de les tuer s’il ne recevait ni nourriture ni médicaments. Il n’y a eu aucune nouvelle de leur destin.

Vendredi, les présidents russe, français et turc et la chancelière allemande Merkel se sont rencontrés à Istanbul. Les parties française et allemande ont renoncé à un changement de régime [en Syrie]. Ils ont un problème de réfugiés et veulent la fin de la guerre. Ils insistent toujours pour que la Syrie change sa constitution mais Damas n’a aucune raison de suivre de telles consignes. L’ancien ambassadeur de l’Inde en Turquie, MK Bhadrakumar, procède à une analyse plus approfondie du sommet. Sa grande question est de savoir comment évoluent les relations américano-turques.

Il y a peu de raisons de penser que cela ira mieux. Erdogan veut que les États-Unis quittent la Syrie presque autant que Damas elle-même. Erdogan a récemment menacé d’envahir la partie nord-est de la Syrie contrôlée par les États-Unis. Hier, l’artillerie turque a touché des positions de la force de procuration américaine en Syrie près de la frontière avec la Turquie.

Les États-Unis continuent d’insister pour que les “milices soutenues par l’Iran” quittent la Syrie avant le départ des États-Unis. Mais les “milices soutenues par l’Iran” en Syrie sont aujourd’hui des Syriens. L’Iran a soutenu des groupes composés de combattants afghans et irakiens et les soldats iraniens ont quitté le pays il y a quelque temps. Il reste tout au plus quelques officiers iraniens, payés par l’Iran, pour l’entraînement des groupes locaux. La demande n’a aucun sens. Elle vient probablement d’Israël, qui souhaite que les États-Unis restent en Syrie le plus longtemps possible.

La situation dans le gouvernorat d’Idlib et ailleurs n’a pas changé. Le prochain sommet américano-russe du 11 novembre traitera de la question de la Syrie. Jusque-là tout est figé.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/syrie-isis-defait-la-force-par-procuration-americaine

 

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Les missiles lancés par l’Iran vers l’Irak au cours d’une frappe anti-terroriste portaient plusieurs messages importants

Les missiles lancés par l’Iran vers l’Irak au cours d’une frappe anti-terroriste portaient plusieurs messages importants


Andrew Korybko
Andrew Korybko

Par Andrew Korybko – le 25 septembre 2018 – source orientalreview.org

L’Iran a reconnu avoir procédé à une frappe de missiles contre des militants kurdes en Irak.

Cette frappe s’est produite il y a presque deux semaines, le 8 septembre, et s’était vue confirmée juste après par le corps des Gardiens de la révolution islamique (GRI), mais le général de division Mohammad Ali Jafari est revenu dessus jeudi dernier [le 20 septembre 2018, NdT], en faisant la remarque que « la revanche récente des GRI sur les terroristes porte un message lourd de sens aux ennemis, en particulier aux super-puissances pensant être en mesure de nous imposer leurs machinations diaboliques et de nous intimider ». Ces propos indiquent que Téhéran ne voulait pas uniquement décapiter le commandement des deux organisations militantes kurdes qu’elle considère comme terroristes pour leur participation aux attaques transfrontalières de ces dernières années, mais également signaler à ses adversaires que la République islamique est plus que capable de mener des attaques défensives de missiles sol-sol.

Quant à la première de ces intentions, il est clair que l’Iran considère l’hébergement au nord de l’Irak de groupes militants kurdes anti-gouvernementaux comme une menace pressante à sa sécurité, surtout dans le contexte d’aggravation de la situation économique du pays faisant suite à la réimposition de sanctions énergétiques par les USA dès novembre. L’Iran s’est donc senti obligé de lancer une action préventive contre ces organisations, sans leur laisser l’initiative de capitaliser encore plus sur les problèmes du pays, et possiblement d’aggraver la guerre hybride qui est menée contre lui pour le compte des USA et de leurs alliés. L’Iran sait qu’elle serait réduite en poussière si elle lançait une attaque conventionnelle contre n’importe lequel de ces derniers, mais espère que la démonstration de ses capacités militaires suffira à les dissuader, en apportant la preuve qu’elle est en mesure de leur infliger des dégâts significatifs si ce scénario devait se réaliser.

L’Iran frappe les kurdes en Irak

Cette dernière frappe de missiles portait donc une signification au sens des guerres conventionnelle et non conventionnelle, qui restent inséparables dans le contexte géostratégique dans lequel ces frappes s’inscrivent. L’Irak est au cœur d’une crise intérieure multi-facette, qui ne fait que s’empirer, qui porte à faux les réflexions « conventionnelles » sur ses lignes de fracture habituelles, et il est tout à fait envisageable que ce pays se transforme en « nouvelle Syrie » si ses nombreux problèmes ne trouvent pas de solution rapidement. Cette situation serait cauchemardesque pour l’Iran, les dynamiques d’instabilité pouvant se propager assez facilement entre les deux pays, ce qui explique pourquoi Téhéran a pris la décision d’une approche musclée face à ces menaces latentes à ce moment précis. Au risque de le répéter, la bonne lecture de cette frappe de missiles iranienne est plutôt une dissuasion qu’une agression.

Le présent article constitue une retranscription partielle de l’émission radiophonique context countdown, diffusée sur Radio Sputnik le vendredi 21 septembre 2018.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Vincent, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/les-missiles-lances-par-liran-vers-lirak-au-cours-dune-frappe-anti-terroriste-portaient-plusieurs-messages-importants

 

 

Les Émirats revendiquent l’attentat d’Ahvaz

Les Émirats revendiquent l’attentat d’Ahvaz

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Un attentat a tué 24 personnes et en a blessé 60 autres lors d’un défilé militaire, le 22 septembre à Ahvaz (Iran).

Ahvaz est la capitale de la région arabe du Khuzestan. Le 22 septembre 1980, le président Saddam Hussein tenta d’annexer cette population à l’Iraq, provoquant la guerre Iraq-Iran. À l’époque, l’immense majorité des arabes iraniens résistèrent à l’agression étrangère. Le défilé militaire du 22 septembre 2018 marquait l’anniversaire de cette terrible guerre, financée par les Occidentaux contre la Révolution khomeiniste.

Plusieurs groupes organisent régulièrement des protestations et des attentats au Khuzestan :
- Le Parti de la solidarité démocratique d’Ahvaz (soutenu par la CIA et le MI6, il tente de coaliser les diverses minorités non-perses d’Iran)
- L’Organisation de libération d’Ahvaz (soutenue par les fidèles de feu Saddam Hussein).

L’attentat de cette semaine a été revendiqué à la fois par le Front populaire et démocratique des Arabes d’Ahvaz (censé regrouper diverses organisations pro-Iraquiens) et par Daesh (qui a publié une vidéo des kamikazes avant leur action).

Rappelons que le régime de Saddam Hussein en Iraq avait abandonné la laïcité dans le cadre de son programme de « Retour à la Foi ». Lors de l’invasion US, les membres du Parti Baas furent interdits de politique et l’armée nationale fut dissoute, tandis que le pays fut dirigé par des chiites liés à l’Iran. L’ancien vice-président Ezzat Ibrahim Al-Douri étant le grand maître de l’Ordre des Nachqbandis (une confrérie soufie), fit alliance avec la CIA et le MI6 pour intégrer Daesh avec ses hommes et obtenir sa revanche contre les chiites. Par conséquent, les deux revendications de l’attentat renvoient par des chemins différents à Washington et à Londres. C’est pourquoi la République islamique d’Iran a immédiatement accusé les Occidentaux et les États du Golfe sponsors du terrorisme.

Cependant, l’un des conseillers du prince héritier des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, a déclaré que son pays venait de parvenir à faire entrer la guerre en Iran, revendiquant ainsi publiquement le rôle de son pays dans l’attentat. Ce type de déclaration n’est pas si surprenant que cela au Moyen-Orient. En 2015, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan s’était publiquement félicité des attentats qu’il avait commandité en Europe.

La position des Émirats a brusquement changée, non pas à cause de la guerre au Yémen (où ils combattent contre les Houthis soutenus par l’Iran), mais à cause de la rupture de l’accord USA-Iran (JCPoA). Au cours des deux dernières décennies, la richesse des Émirats était basée sur le contournement des sanctions US par l’Iran. Le port de Dubaï était devenu le centre de ce trafic. Désormais les deux pays sont ennemis et la question de la souveraineté d’un îlot du Golfe ressurgit.

Le président iranien, cheikh Hassan Rohani, a promis une « réponse terrible » aux Émirats, contraignant le ministre émirati des Affaires étrangères, Anwar Gargash, à revenir en arrière et à démentir les propos précédents de son gouvernement.

http://www.voltairenet.org/article203082.html

Quelques infos au sujet de la Syrie Par Moon of Alabama

Quelques infos au sujet de la Syrie


Par Moon of Alabama – Le 11 septembre 2018

Le candidat américain au poste de Premier ministre d’Irak, Haider al-Abadi, n’est plus dans la course. Après les récentes émeutes qui se sont déroulées à Bassorah, le parti de Moqtada al-Sadr a renoncé à soutenir sa candidature. Même avant cela, Abadi n’avait pas les voix nécessaires au Parlement pour être élu. De plus, l’Ayatollah Sistani a fait savoir qu’il ne soutiendrait aucun candidat qui aurait déjà essayé et échoué à résoudre les problèmes de l’Irak. Les anciens Premiers ministres Maliki et Abadi entrent tous les deux dans cette catégorie.

L’envoyé américain Brett McGurk a essayé de faire pression sur les factions sunnites et kurdes pour qu’elles soutiennent Abadi et a encouragé les Saoudiens à soudoyer Moqtada al-Sadr. Il a échoué. Il semble maintenant que les différents partis chiites, plus quelques indépendants sunnites et kurdes, forment une coalition solide et assez importante pour régner sur le pays. La plupart d’entre eux veulent que l’armée américaine quitte l’Irak. L’Irak aura un donc nouveau Premier ministre et ce ne sera pas celui que les États-Unis voudraient voir jouer ce rôle. Cela créera de sérieuses difficultés logistiques pour les forces étasuniennes qui augmentent en nombre en Syrie.

La lutte contre État islamique en Irak n’est pas terminée. L’instabilité politique permet à EI de revenir (vid) sous la forme d’une armée de guérilla informelle. L’Irak manque encore d’outils, de renseignements et de capacités de combat nocturne pour faire disparaitre ces groupes. Avec un gouvernement anti-américain, le problème EI va certainement s’aggraver à mesure que les États-Unis l’utiliseront pour garder un outil de pression au Moyen Orient.

Robert Fisk est en voyage sur la ligne de front du gouvernorat d’Idlib en Syrie. Il ne voit que remarquablement peu de forces syriennes. Il s’attend à ce que l’attaque à venir soit plus petite que prévue et qu’elle se déroule plutôt lentement.

Le géographe Fabrice Balanche suppose, avec de bons arguments, que l’armée syrienne n’attaquera, dans une première phase, que les rebelles « modérés » soutenus par les Turcs, ceux peints en vert clair sur la carte, dans la partie sud de la poche d’Idlib. Les brigades al-Qaida/Nusra/HTS, peintes en un vert plus foncé, ne seront attaquées que dans une phase ultérieure. Cela correspond aux observations faites par Robert Fisk sur le terrain.

Un scandale récent aux Pays-Bas prouve, une fois de plus, que les rebelles « modérés » ne sont pas modérés du tout. La chaine d’informations hollandaise NOS Nieuwsuur et le quotidien Trouw rapportent (en hollandais) que le gouvernement néerlandais a jusqu’à tout récemment dépensé au moins 25 millions d’euros pour fournir aux rebelles « modérés » en Syrie des camionnettes, des uniformes, des téléphones satellites, des caméras, des kits médicaux, des tentes et des matelas en caoutchouc.

Les journalistes ont découvert que ces fournitures « non létales » ont bien sûr été utilisées pour combattre le gouvernement syrien. Ils révèlent également que les groupes approvisionnés, dont le gouvernement refusait de diffuser la liste, étaient tous des djihadistes et que le Procureur général des Pays-Bas avait déjà inculpé plusieurs de leurs membres pour terrorisme.

Trouw et Nieuwsuur ont décidé de poursuivre leurs recherches sur ce programme d’approvisionnement. Ces derniers mois, les deux médias ont donc interviewé une centaine de chefs rebelles et de personnes impliquées dans ce programme, et ont réussi à déterminer quels groupes les Pays-Bas ont soutenu. Il s’agit de la brigade du sultan Murad, de la brigade Suleyman Shah, du soukour al Jabl et de la division 13 de la Free Idlib Army, la brigade 51 et Jabhat al-Shamiya. Les commandants de ces groupes nous ont parlé au cours des derniers mois et nous ont dit quel genre de biens ils ont reçus des Pays-Bas. (…)

Le ministère public a lancé des poursuites contre des volontaires hollandais pour avoir rejoint les brigades de l’armée syrienne libre. Prenez le cas du Syrien néerlandais Driss M. Le 21 mars 2017, il a dû comparaître devant un tribunal. Il est accusé d’avoir participé au groupe islamiste Jabhat al-Shamiya en 2014 et 2015. Selon le ministère public, il s’agit d’une organisation salafiste/djihadiste qui cherche à établir un califat et qui fait partie du groupe djihadiste Ahrar al-Sham. Mais, en même temps, Jabhat al-Shamiya fait également partie de l’armée syrienne libre soutenue par les Pays-Bas et décrite comme modérée.

Au moins un procureur semble croire que le gouvernement a commis un crime :

L’envoi de matériel de secours à des groupes de combat peut également être répréhensible, car vous contribuez ainsi à la lutte terroriste et peut-être même à son financement. « Si vous envoyez des camionnettes, vous permettez à quelqu’un de voyager, vous permettez à une organisation de se rendre de A à B », conclut Van Veghel sur un ton strict : « Si vous jouez un rôle dans cette bataille, soit en tant que combattant, soit en tant que combattant moins actif mais permettant à une autre personne de prendre part à cette bataille, alors vous avez une responsabilité pénale. »

Des problèmes juridiques se profilent également à l’horizon pour le gouvernement allemand.

Les États-Unis ont demandé à l’administration Merkel de participer à des frappes de « représailles » contre les forces gouvernementales syriennes quand un autre incident « chimique » monté de toutes pièces sera probablement bientôt imputé au gouvernement syrien. Plusieurs membres de haut rang du parti de la chancelière Merkel veulent suivre cet appel. Mais les services scientifiques du Bundestag allemand, l’équivalent du Service de recherche du Congrès américain, ont publié un avis juridique faisant autorité (pdf, en allemand) sur cette question. Une telle attaque serait illégale au regard du droit international et violerait également la constitution allemande. Il n’y aura pas de soutien officiel allemand pour une attaque d’une telle ampleur contre la Syrie. (Dans un avis précédent, le service scientifique avait estimé que le maintien de la présence américaine en Syrie lui aussi, était illégal).

À l’occasion de l’anniversaire du remarquable incident qui a eu lieu à New York, Maram Susli, alias SyrianGirl, a publié cette vidéo (en anglais) mélangeant des citations de Brett McGurk, envoyé spécial du président pour la coalition mondiale contre EI, et de Nicky Halley, ambassadeur des États-Unis à l’ONU.

Traduction de la vidéo :

Brett McGurk : La province d’Idlib est le refuge le plus sûr pour al-Qaida depuis le 11 septembre.

Nicky Halley : Nous considérons tout assaut contre Idlib comme une sérieuse escalade du conflit en Syrie.

BMG : Et maintenant Idlib est un énorme problème. C’est un refuge pour Al Qaida juste aux frontières de la Turquie.

NH : Maintenant, une offensive contre Idlib est en train de débuter malgré les clairs avertissements du président des États Unis et d’autres dirigeants du monde. Des frappes aériennes contre Idlib ont déjà été lancées par la Russie et le régime.

BMG : Des dirigeants d’al-Qaida ont réussi à s’introduire dans Idlib.

NH : Ils veulent punir les civils qui ont eu le courage de se dresser contre Assad.

Scènes d’extrémistes islamiques en pleine célébration après le 11 septembre :

  • Nous avons détruit l’Amérique
  • Avec un avion civil
  • Le World Trade Center est devenu un tas de poussière
  • Notre dirigeant Ben Laden, celui qui terrorise l’Amérique avec la force de notre foi et nos armes est le PIKA (??)

NH : si Assad, l’Iran et la Russie continuent, les conséquences seront sévères.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.

http://lesakerfrancophone.fr/quelques-infos-au-sujet-de-la-syrie

 

REVOILA ENCORE ET TOUJOURS LE ‘SCENARIO DU DIABLE’ : VERS UNE REUNIFICATION DE DAECH ET D’AL-QAIDA ET LA RELOCALISATION DES DJIHADISTES

REVOILA ENCORE ET TOUJOURS LE ‘SCENARIO DU DIABLE’ : VERS UNE REUNIFICATION DE DAECH ET D’AL-QAIDA ET LA RELOCALISATION DES DJIHADISTES

Publié par Brujitafr sur 6 Septembre 2018, 13:33pm

Catégories : #ACTUALITES, #CONFLICTS DANS LE MONDE, #POLITIQUE

REVOILA ENCORE ET TOUJOURS LE ‘SCENARIO DU DIABLE’ : VERS UNE REUNIFICATION DE DAECH ET D’AL-QAIDA ET LA RELOCALISATION DES DJIHADISTES
Et voilà qu’on parle au cœur de l’actualité du Levant, avec des
implications directes inévitables en Europe, en Asie centrale et en Afrique, d’une réunification de Daech et d’Al-Qaida, les frères ennemis du terrorisme djihadiste, séparés depuis 2016 !

Réunification déjà effective au niveau local en Irak …

Et voilà qu’on évoque un plan américain de « délocalisation des
djihadistes » de Syrie vers des bases dans des pays arabes pro-US.
Plan qui évoque inévitablement la relocalisation, effective celle-là,
de forces djihadistes de Daech de Syrie et d’Irak en Afghanistan !
Et voici que la presse israélienne fait des révélations sur l’aide
directe de Tel-Aviv aux djihadistes du Golan !
Derrière toute cette agitation, il y a une réalité immédiate : la
bataille pour le contrôle par l’Etat syrien de la province d’Idlib,
dernier refuge des djihadistes de Syrie jusque là protégés par Ankara.
Ce que j’ai appelé « la mère de toutes les batailles » (1), l’ultime
combat de la Guerre de Syrie. Qui n’est pas une « guerre civile » mais
une guerre d’agression menée par le Bloc américano-occidental, les
israéliens et leurs alliés réactionnaires arabes. Et il y a surtout,
encore et toujours, le jeu diabolique des USA et de l’OTAN avec les
djihadistes : ce que j’ai appelé le « scénario du diable » …

# INTRODUCTION

POUR COMPRENDRE CE QU’EST LE « SCENARIO DU DIABLE » …

L’Union Européenne, avec les américains et les pays de l’OTAN, a tenté
« ce scénario du diable », c’est-à-dire qu’ils ont crus qu’ils
pouvaient instrumentaliser le terrorisme djihadiste pour servir leurs
intérêts géopolitiques. Mais comme dit le vieux proverbe français «
pour dîner avec le diable, il faut prendre une longue cuillère sans
quoi on se brûle les doigts », aujourd’hui les puissances européennes,
les services secret européens, se sont brûlés non pas les doigts mais
les bras et jusqu’au coude !
* Lire l’interview de Luc MICHEL pour SITA :
INTERVIEW DE LUC MICHEL PAR LE SITE ARABE ‘SITA INSTITUTE’ :
DJIHADISMES – TERRORISME – IMMIGRATION. QUAND L’AGENDA PROCHE-ORIENTAL
S’IMPOSE EN EUROPE …
La grande interview du géopoliticien Luc MICHEL par Jan Vanzeebroeck
et Samar Radwan (Beyrouth), pour le site arabe libanais ‘SITA
INSTITUTE’
POUR COMPRENDRE  CE QUI OPPOSE LA « GUERRE AU TERRORISME » OCCIDENTALE
A LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME POUR L’ANNIHILER …
Poutine, Bachar El Assad, Idriss Deby Itno : comment trois chefs
d’Etat patriotes mènent seuls la guerre contre les forces du mal ?
la Guerre pour annihiler le terrorisme VS le Théâtre occidental de la
« guerre au terrorisme » (Plus de trente ans d’imposture et le
prétexte de toutes les ingérences occidentales) …
* Voir sur PCN-TV/ LUC MICHEL :
POUTINE – ASSAD – DEBY ITNO.
LES TROIS PRESIDENTS QUI COMBATTENT VRAIMENT LE DJIHADISME !
Au milieu  de ce « scénario du diable », il y a évidement la
différence fondamentale  qu’il faut faire entre  la guerre
américano-occidentale « au terrorisme » et la guerre « contre le
terrorisme ». La guerre au terrorisme, elle, a été lancée à l’époque
par Bush II, c’est un grand théâtre, une comédie, le but ce n’est pas
d’annihiler les terroristes, c’est de les utiliser au service de la
grande géopolitique américaine. Le terrorisme est aujourd’hui, voir
les cas de la Syrie ou de l’Irak, mais aussi et surtout de l’Afrique,
un prétexte à l’ingérence occidentale, à l’ingérence des armées
occidentales, à la neutralisation  des armée africaines.

# I-

VERS UNE EVENTUELLE FUSION DE DAECH ET D’AL-QAÏDA?

Une fusion éventuelle des groupes terroristes Daech et Al-Qaïda n’est
plus exclue …
« Al-Qaïda et le groupe terroriste Daech auraient l’intention de
former une grande organisation d’une haute capacité de destruction »,
a averti ce 3 septembre Sergueï Kojtev, le chef adjoint de l’un des
services de renseignement de la Confédération de Russie, cité par
‘Mehr news’. « Une fusion éventuelle des groupes terroristes Daech et
Al-Qaïda représente une nouvelle menace potentielle à l’échelle
mondiale », a déclaré le directeur du Comité exécutif régional pour la
lutte antiterroriste au sein de l’Organisation de coopération de
Shanghai (OCS),a écrit ‘Tass’.
LES USA CREENT DES «ZONES D’OMBRE» POUR LES TERRORISTES EN SYRIE ET EN IRAK
Les USA créent des «zones d’ombre» pour les terroristes en Syrie pour
justifier ainsi leur présence dans la région, commente ‘Mehr News’.
« Les États-Unis créent les conditions qui pourraient favoriser la
réapparition de Daech en Syrie après que les troupes américaines
auront quitté les zones qu’elles contrôlent actuellement », estime
Dmitri Polansky, représentant permanent par intérim de la Russie
auprès de l’ONU. « La réalité est que les États-Unis cherchent à
épargner des milliers de terroristes capturés en Syrie, engendrant
ainsi le risque d’une renaissance de Daech dans les zones proches de
l’Euphrate, après le retrait des troupes américaines », a déclaré
Dmitri Polansky lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.
Au même moment, en Irak Daech et al-Qaïda s’unissent ! Selon un
responsable de la province irakienne d’al-Anbar, « Daech et al-Qaïda
se sont unis pour créer un nouveau groupe dans la province de Diyala
».
IRAK : DAECH ET AL-QAÏDA ONT FORME UN NOUVEAU GROUPE DANS LA PROVINCE DE DIYALA
Le porte-parole du conseil de la province irakienne d’al-Anbar, Eid
Amash, a déclaré que « le nettoyage des régions désertiques de l’ouest
du pays de la présence de Daceh n’était pas suffisant pour mettre fin
au terrorisme ». Amash a insisté sur le fait que « les reliquats de
Daech et de son homologue terroriste, al-Qaïda, ont formé un nouveau
groupe terroriste ». Il a ajouté que « ces éléments se sont rassemblés
dans la région montagneuse de Hamrin, dans la province de Diyala, et
qu’ils y ont formé le groupe appelé Ahrar al-Sunnah ». La chaîne de
télévision ‘Al-Alam al-Harbi’, citant un responsable irakien, a
rapporté qu’un terroriste nommé al-Mansouri dirigeait ce groupe
nouvellement formé. Amash a encore indiqué que « le groupe se
composait de 450 éléments armés et que jusqu’à présent personne ne
connaît leurs tendances ».
Concernant les opérations de l’armée dans les zones désertiques de la
province al-Anbar, Amash a affirmé : « La province est sûre et il n’y
a plus d’activités terroristes, et ce pour la simple raison que les
forces de sécurité irakiennes sont toujours présentes sur place. » Le
porte-parole du conseil de la province d’al-Anbar, expliquant que « le
terrorisme émergerait de nouveau si les forces de sécurité quittaient
la zone », a appelé à la « formation d’une unité militaire dont la
mission serait de protéger exclusivement les zones désertiques ».
Les sources de sécurité présentes dans la province d’al-Anbar ont
annoncé la semaine dernière que « plus d’un millier de daechistes sont
présents dans les zones désertiques de la province d’al-Anbar et que
les forces de sécurité sont en train de les pourchasser ». Toujours
selon ces sources, « les terroristes de Daech assiégés dans le désert
occidental d’al-Anbar fuient la région avec l’avancée des troupes
irakiennes, mais ils ne peuvent se rendre pour autant en Syrie à cause
des chasseurs irakiens qui survolent continuellement la région ».

# II-

ISRAËL DIT AVOIR FOURNI DES ARMES AUX TERRORISTES EN SYRIE

Ce « scénario du diable » a sa version israélienne ! Israël reconnaît
avoir fourni une grande quantité d’armes aux terroristes syriens dans
les hauteurs du Golan (2). Le ‘Jerusalem Post’ a publié un rapport
révélant les aides de l’armée israélienne aux terroristes en Syrie. «
L’armée israélienne a admis, pour la première fois, qu’elle
fournissait des sommes d’argent, des armes et des munitions aux
terroristes retranchés dans les hauteurs du Golan à la frontière
syrienne », écrit le journal cité par ‘4jewish’.
Alors que l’armée israélienne avait prétendu jusque là ne pas
intervenir dans la guerre civile en Syrie, elle a annoncé ce 3
septembre que dans le cadre de la soi-disant opération « Bon Voisin »
(sic), Israël fournissait régulièrement aux terroristes en Syrie des
armes légères, des munitions et une quantité substantielle d’argent.
Dans le cadre de l’opération « Bon Voisin » d’aide humanitaire aux
Syriens (resic) lancée en 2016, « l’armée israélienne a fourni plus de
1.524 tonnes de nourritures, 250 tonnes de vêtements, 947.520 litres
de carburant, 21 générateurs, 24.900 équipements médicaux et
médicaments » …
GOLAN: ISRAËL S’APPRETE A LIQUIDER SES PROPRES AGENTS
« Opérant un revirement à 180 degrés, Tel-Aviv s’apprête à présent à
liquider ses agents.
Bien auparavant, le gouvernement syrien avait annoncé dans de
multiples rapports la saisie d’armes et de munitions en provenance
d’Israël ». Israël a armé « au moins sept groupuscules terroristes
différents implantés sur le plateau du Golan en Syrie. Au groupe
terroriste Fursan al-Joulan, qui compte environ 400 membres, le régime
israélien a fourni une aide financière mensuelle évaluée à environ
5.000 dollars ». « Israël s’est tenu à nos côtés d’une manière
héroïque au point que nous n’aurions pas survécu sans l’aide d’Israël
», a déclaré le porte-parole du groupe Motasem al-Joulani, au ‘Wall
Street Journal’ dans un rapport de janvier 2017. Notons encore que le
‘Jerusalem Post’ a supprimé l’information révélée sur son site
quelques minutes après sa publication, mais le site ‘4jewish’ l’a
republiée.
NOTES :
(1) Cfr. LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/
SYRIE : VERS L’AFFRONTEMENT FINAL A IDLIB EN SYRIE ?
Et LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/
FLASH VIDEO/ SYRIE – IDLIB LA MERE DE TOUTES LES BATAILLES ? (VERS
L’AFFRONTEMENT FINAL A IDLIB II)
(2) Cfr. LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/
OU VA ISRAEL ? (III) : LE GOLAN, DE BUTIN DE GUERRE ANNEXE A ENJEU
GEOSTRATEGIQUE
(Sources : Mehr News – Tass – Jerusalem Post – 4jewish – Wall Street
Journal – EODE Think Tank)
LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE
* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :
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Le Premier ministre irakien annule sa visite en Iran

Le Premier ministre irakien annule sa visite en Iran

Bagdad – Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annulé sa visite à Téhéran « en raison d’un calendrier chargé », a indiqué son bureau dimanche, le jour où le chef du gouvernement a été violemment critiqué par l’Iran sur sa position concernant les sanctions américaines.

Mardi, M. Abadi, dont le pays est l’allié des Etats-Unis et de l’Iran, deux pays ennemis, a déclaré qu’il allait à contrecoeur appliquer les sanctions américaines contre son grand voisin iranien. « Nous ne soutenons pas les sanctions car elles sont une erreur stratégique, mais nous sommes contraints de les respecter ».

La visite de M. Abadi à Téhéran était prévue mercredi au lendemain d’un autre déplacement en Turquie, mais son bureau de presse a annoncé dimanche qu’elle avait été annulée « en raison d’un calendrier chargé ». Il se rendra uniquement en Turquie, a dit à l’AFP ce bureau sans autres précisions.

Le jour même, le représentant à Bagdad de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême d’Iran, a lancé un véritable réquisitoire contre M. Abadi.

« Les propos irresponsables (de M. Abadi, ndlr) ont déjà été condamnés par beaucoup. Il s’agit d’une attitude déloyale envers la position honnête de l’Iran et du sang des martyrs que ce pays a versé pour défendre la terre d’Irak face au groupe Etat islamique », a dit Moujtaba al-Hussein dans un communiqué.

Il faisait référence à l’aide militaire de l’Iran dans la « victoire » de l’Irak contre l’organisation jihadiste.

« Nous sommes attristés par cette position qui montre que (M. Abadi, ndlr) est défait psychologiquement face aux Américains », a poursuivi le responsable iranien.

Plus tôt à Téhéran, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Bahram Ghassemi, a dit à l’agence semi-officielle ISNA, qu’il n’avait « reçu jusqu’à présent aucune notification officielle d’une visite » de M. Abadi en Iran.

Plusieurs organisations chiites irakiennes proches de l’Iran ont critiqué aussi la position de M. Abadi. « Le gouvernement agit sans appui parlementaire », a affirmé samedi un communiqué de Asaïb Ahl al-Haq.

La formation Badr, principale composante de l’Alliance de la Conquête, qui est arrivé en seconde position aux élections, a appelé le gouvernement à « soutenir et défendre l’Iran ». « Nous sommes sûrs que la volonté américaine injuste se brisera face à la résistance opiniâtre des Iraniens »

Selon des sources politiques irakiennes, il y avait initialement un accord sur la visite de M. Abadi mais les Iraniens ont ensuite changé d’avis, mécontents des propos du Premier ministre.

C’est un responsable irakien qui avait annoncé la veille la prochaine visite en Iran de M. Abadi.

Pris en tenaille entre ses deux alliés américain et iranien, l’Irak est la première victime des sanctions de Washington contre l’Iran qui pourraient le priver de biens vitaux et même de milliers d’emplois.

L’autre partenaire commercial de l’Irak, la Turquie a aussi maille à partir avec les Etats-Unis et sa monnaie a subi une chute brutale de sa valeur face au dollar.

(©AFP / 12 août 2018 15h03)

https://www.romandie.com/news/Le-Premier-ministre-irakien-annule-sa-visite-en-Iran/944708.rom

Bras-de-fer américano-iranien en Mésopotamie

Bras-de-fer américano-iranien en Mésopotamie

Les forces américaines à Al-Tanf sont en difficulté tant du côté syrien qu’irakien. Téhéran résiste aux manœuvres américaines en Irak et refuse que Haidar Abadi, le nouvel allié de l’imprévisible Moqtada Sadr, soit reconduit à la tête du gouvernement. Abadi est par ailleurs lâché par certains alliés traditionnels et fragilisé par les émeutes dans les principales villes à majorité chiites du Sud et du centre…Quant aux leaders sunnites, ils refusent de voir Moqtada Sadr associé au pouvoir, comme les y invite les émissaires américains.

La fin de l’occupation du tiers de l’Irak par le groupe armé « État islamique » (Daech) et le retour de l’ensemble du territoire sous contrôle des forces gouvernementales n’apportent pas pour autant paix et stabilité en Mésopotamie. Dans bien des provinces du sud, les gens ont investi la rue pour protester contre l’absence de services essentiels dont le pays souffre depuis plus d’une décennie. De plus, malgré l’unanimité de tous les partis par rapport aux résultats des dernières élections parlementaires, le choix d’un premier ministre ne sera pas une tâche facile. Mais il y a autre chose : les problèmes en Mésopotamie se poursuivent en raison du bras de fer qui s’intensifie entre l’Iran et les USA. Haidar Abadi, le premier ministre actuel, a cessé d’être le candidat favori de l’Iran, mais demeure celui des USA et de leurs partenaires régionaux au Moyen-Orient. La grande question reste à savoir qui arrivera à mettre en place « son » candidat. Ce sera l’Iran ou les USA ? Les deux sont résolus à ne pas perdre et tous les moyens sont bons pour promouvoir le candidat de leur choix.

Le premier ministre par intérim Haidar Abadi parvient pour l’instant à absorber la colère de la population. Elle est sortie dans la rue pour protester contre l’absence d’emplois, le rationnement d’eau fraîche à Bassora (dans le sud) et les coupures d’électricité à répétition en pleine chaleur au sud et au centre de l’Irak, tout en se révoltant contre la corruption endémique dont l’Irak souffre depuis l’occupation US en 2003.

Certains manifestants ont détruit des établissements publics (dont l’aéroport de Nadjaf) et incendié des commerces et des maisons appartenant à certains membres du parlement et d’organisations locales, justifiant ainsi l’intervention des services de sécurité. Ceux-ci ont arrêté de nombreuses personnes et ont désigné un endroit précis où faire valoir leur liberté d’expression. Les services de sécurité ont rouvert toutes les routes fermées, y compris celles entre Bassora et le Koweït.

Bassora se démarque par sa situation sur un immense gisement pétrolier, le plus grand au monde, et par ses immenses ressources pétrolières et gazières. La ville produit en moyenne 3,2 millions de barils de pétrole par jour (b/j) et ses exportations sont estimées à 4,6 millions b/j à partir de son port au sud. Le pétrole tiré du gisement pétrolier de Rumaila, l’un des plus grands de Bassora (avec ses 340 puits de pétrole), est le plus pur qui soit. Cependant, malgré le haut rendement pétrolier du sud de l’Irak (dans les provinces de Bassora, Dhi Qar, Maysan, Muthanna et Wasit), la population locale en profite très peu et souffre encore aujourd’hui de l’absence de services essentiels.

L’Irak a vendu 3,84 millions b/j en juin et a augmenté sa production à 4,5 millions b/j le même mois, qui devrait atteindre 4,7 millions b/j en juillet, même si la limite de l’OPEP pour l’Irak a été fixée à 4,35 millions b/j. Les partis politiques en Mésopotamie appellent le gouvernement à quitter l’OPEP et à se lancer dans une production quotidienne illimitée. Le pays a besoin d’argent et a investi des centaines de milliards de dollars pour combattre et défaire le groupe armé « État islamique » (Daech).

Malgré son importante production pétrolière et gazière, le sud de l’Irak a désespérément besoin d’électricité. Bassora et d’autres provinces reçoivent leur électricité de l’Iran, qui fournit des approvisionnements de réserve à l’Irak depuis 2012 : Khoramchehr approvisionne Bassora, Karkhah approvisionne Amara, Mirsad approvisionne Diyalaand, Serpil Zahab approvisionne Khaniqin. L’Irak souffre d’une pénurie d’électricité depuis 1990 {En raison des destructions des infrastructures par les Etats-Unis et leurs alliés et l’imposition d’un embargo total}.

Après l’invasion US en 2003, la corruption au sein du gouvernement central et de nombreuses frappes terroristes sur les installations électriques ont entraîné une hausse considérable de coupures d’électricité variant de 20 à 8 heures par jour tous les jours, dans un pays où la température peut atteindre 58 degrés Celsius (j’ai connu pendant de nombreuses années la température de juillet, où il peut faire jusqu’à 49 degrés Celsius à l’intérieur quand il n’y a pas d’électricité. Les gens dormaient sur les toits pour quelques heures après minuit). À un certain moment, l’Iran a même cessé de fournir 1 200 MW d’électricité à l’Irak en raison de sa dette accumulée, qui dépassait le milliard de dollars.
C’est ici que les choses se gâtent :
L’Irak a remboursé 100 millions de dollars de sa dette à l’Iran, mais se heurte aux sanctions américaines imposées contre l’Iran. L’Irak sous Abadi serait prêt à se conformer aux mesures américaines. Des sources liées au bureau du premier ministre ont indiqué que « les USA cherchent à remplacer l’approvisionnement iranien en électricité en faisant pression sur les deux principaux pays voisins (Arabie saoudite et Koweït) pour qu’ils aident l’Irak à répondre à ses besoins essentiels, et en les invitant à offrir leurs capacités structurelles à Abadi. L’idée, c’est de tasser l’Iran et limiter son influence en Mésopotamie ».

En effet, les ambassadeurs américains basés au Moyen-Orient et l’envoyé spécial du président des USA en Irak Brett McGurk font de leur mieux pour convaincre les pays du Golfe de soutenir Haidar Abadi et Moqtada al-Sadr et promouvoir leur candidature pour qu’ils prennent le pouvoir au sein du nouveau gouvernement qui sera formé et s’opposent à l’Iran et à ses alliés en Irak. Ils demandent aux pays voisins d’approvisionner l’Irak en électricité (à la place de l’Iran) pour que l’économie iranienne n’en profite pas.

« L’envoyé des USA Brett McGurk nous a rendu visite à Bagdad pour nous demander de soutenir Moqtada et Abadi au sein d’une même coalition afin de réélire le premier ministre actuel. Nous lui avons dit que Moqtada al-Sadr est imprévisible et qu’il ne peut être considéré comme fiable. Votre politique (celle des USA) en Irak a toujours échoué et vos choix ne sont pas dans nos intérêts », ont dit deux des plus hautes autorités politiques sunnites en Irak que l’envoyé des USA est allé voir. L’ambassadeur McGurk n’aurait apparemment pas apprécié cette réponse inattendue selon les sources : si les dirigeants irakiens ne se pliaient pas aux « recommandations » des USA, il les a menacés de représailles.

« Nous avons dit à l’ambassadeur Brett que s’il nous menaçait, il n’obtiendra aucune collaboration de notre part, ce qui entraînera des résultats négatifs pour tous », ont affirmé les sources. Les sunnites ne sont d’ailleurs pas les seuls à refuser de soutenir Moqtada et Abadi. L’envoyé des USA s’est rendu aussi au Kurdistan, où il a obtenu des réponses similaires de la part des responsables kurdes.

Les USA comptent aussi sur les chefs de partis chiites, notamment Sayyed Ammar al-Hakim, qui semble le plus docile de tous ceux qui ont été pressentis en ayant offert sa pleine collaboration.

On dirait bien que les chances de renouveler le mandat d’Haidar Abadi pour quatre autres années s’amenuisent de jour en jour. L’Iran et ses alliés, ou peut-être même les partis opposés aux USA parmi les chiites, les sunnites et les Kurdes, prédominent. Il n’y a pas si longtemps, l’Iran et les USA s’entendaient sur un seul candidat, le premier ministre actuel Haidar al-Abadi. Aujourd’hui, les USA ont déclaré une guerre économique à l’Iran pour compromettre ses capacités et affecter le peuple iranien et sa monnaie locale. L’embargo commencera vraiment à s’imposer en août et s’intensifiera en novembre.

Par conséquent, l’Iran ne peut accepter la formation d’un gouvernement qui lui est hostile à Bagdad et les USA acceptent mal de voir l’Irak du côté de l’Iran, d’autant plus que cela mine l’efficacité de leur embargo « unilatéral ». L’Irak peut aider l’Iran à vendre son pétrole et augmenter ses échanges commerciaux avec Téhéran, ce qui nuit au plan de Donald Trump visant à forcer en quelque sorte la soumission de la « République islamique ».

De plus, les USA sont très préoccupés par les forces de sécurité irakiennes, les Hachd al-Chaabi, créées en 2014 pour combattre Daech, en réponse à l’appel au djihad du grand ayatollah Sistani contre le groupe terroriste (accusées à tort d’être à la solde de l’Iran). Ces forces ont pris position le long de la frontière entre l’Irak et la Syrie.

Le 18 juin, des avions israéliens ont bombardé et détruit le QG des forces de sécurité irakiennes à la frontière avec la Syrie. Les Hachd occupaient cette position pour surveiller les mouvements de Daech entre la Syrie et l’Irak. Étant donné la présence de Daech dans la zone contrôlée par les USA au nord-est de la Syrie, aucune force terrestre régulière, qu’elle soit syrienne ou irakienne, n’est autorisée à attaquer et à poursuivre Daech sur le territoire contrôlé par les USA. C’est ce qui a amené les Hachd al-Chaabi à :

Proférer une menace sans équivoque aux forces US, en promettant de riposter à la frappe contre leurs forces qui a causé la mort de 24 membres de la sécurité irakienne. Les Hachd estiment que ce sont les USA qui contrôlent le ciel au-dessus de l’Irak et qu’à ce titre, aucune attaque israélienne ne peut s’être produite sans autorisation des USA. Les forces irakiennes vont sans aucun doute maintenir leur droit de riposte si jamais la balance du pouvoir en Mésopotamie change et que le gouvernement irakien décide de s’allier aux USA contre l’Iran.
Encercler toute la zone où Daech est basé. Les Hachd ont même poussé plus loin : en accord avec l’armée syrienne, les forces des deux pays ont encerclé la base US à al-Tanf afin de limiter le mouvement des forces rebelles qui s’y trouvent.

L’armée américaine a imposé une zone de sécurité de 50 milles (80 km) autour de ses bases en Syrie et en Irak. Les deux pays la respectent, mais elles ont mis en place des forces statiques autour de ces bases, ce qui donne vraiment l’impression que les forces US ne sont pas les bienvenues, puisque leur rôle se limite à occuper une partie du territoire syrien et à empêcher les échanges commerciaux entre la Syrie et l’Irak. Daech n’est pas présent au poste-frontière d’al-Tanf à l’est.

De plus, les commandants des Hachd croient que les USA cherchent à établir plusieurs bases militaires en Irak, plus particulièrement à proximité de sa frontière avec la Syrie. Les forces de sécurité irakiennes se croient capables de contrecarrer toute résurrection ou attaque de Daech, ce qui rend inutile l’établissement de la moindre base militaire dans le pays. Pour les commandants des Hachd, l’existence d’une coalition militaire dirigée par les USA n’a plus sa place, car la présence d’instructeurs et l’échange d’expériences et de renseignements dans la lutte contre le terrorisme suffisent amplement.

À de nombreuses reprises par le passé, Abadi a voulu limoger le chef adjoint des Hachd al-Chaabi Jamal Jaafar Mohammad Ali, alias Abou Mahdi al-Mohandes. C’est l’homme de l’Iran, « ce qui en dit long ». Cependant, le premier ministre irakien n’est pas aujourd’hui en mesure de provoquer une réaction contre lui au sein des Hachd al-Chaabi, un groupe qui est très populaire en Irak. Voilà pourquoi Abadi s’est rendu au QG des Hachd pour rencontrer Mohandes et faire taire les rumeurs (pour le moment). Chacun sait parmi les décideurs que les USA acceptent le rôle des Hachd et leur inclusion au sein des forces de sécurité irakiennes, sauf qu’ils aimeraient que Mohandes quitte le pouvoir.

Les USA poursuivent constamment leur bras de fer les opposant à l’Iran en Mésopotamie et au Levant. Ils tentent de réduire la marge de manœuvre de l’Iran au Moyen-Orient en vue de l’imposition de leur embargo avant la fin de l’année. Les USA ont même accepté de promouvoir la candidature de Moqtada al-Sadr, celui-là même qui est responsable de la mort de nombreux soldats américains durant leur occupation du pays entre 2003 et 2011!
Si Moqtada a gagné des points, c’est parce qu’il s’est prononcé contre l’Iran à quelques reprises et s’est rendu dans certains pays voisins, l’Arabie saoudite et les Émirats, qui nourrissent une animosité contre l’Iran.

Dans les faits, Moqtada n’est pas plus favorable aux Américains qu’aux Saoudiens, mais cherche à se donner une identité personnelle et à endosser le rôle de guide suprême en Irak. Cependant, s’il s’est imposé en Mésopotamie, ce n’est pas grâce à son charisme (il en manque), mais par la terreur silencieuse qu’inspirent les militants de la « Saraya al Salam » qu’il dirige, par leurs manifestations ou leur intimidation. Cela fait de lui une personnalité que l’on craint.

Moqtada a demandé refuge en Iran à de nombreuses reprises durant l’occupation de l’Irak par les USA et le général Qassem Soleimani du Corps des Gardiens de la révolution islamique l’a financé pendant des années. Aujourd’hui encore, il se réunit avec le général iranien et lui demande de l’inclure, plutôt que l’isoler, dans toute grande coalition qui devrait former le nouveau gouvernement.

Abadi et Moqtada sont en train de créer, de concert avec le parti al-Hikma de Sayyed Ammar al-Hakim, une coalition possible opposée à une autre coalition au sein de la communauté chiite dirigée par Nouri al-Maliki et Hadi al-Ameri. Les chances d’Abadi diminuent progressivement aux yeux de nombreux dirigeants irakiens, qui s’attardent sur deux noms, Ameri et Faleh al-Fay’yad, le chef des Hachd al-Chaabi, pour diriger le nouveau gouvernement.

Le dernier mot n’a pas encore été prononcé, mais cela devrait se faire d’ici la fin de l’été. Qui va l’emporter? Les USA et une partie des voisins de l’Irak, qui soutiennent Abadi, ou l’Iran, qui arrive à détourner des candidats de l’orbite des USA?

Par Elijah J. Magnier (à Bagdad):
Traduction : Daniel G

http://www.afrique-asie.fr/bras-de-fer-americano-iranien-en-mesopotamie/

 

 

Les Kurdes pro-US contre les chrétiens iraquiens et syriens

Les Kurdes pro-US contre les chrétiens iraquiens et syriens

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Le gouvernement régional du Kurdistan iraquien a institué une taxe islamique sur les entreprises appartenant à des chrétiens.

Apparue fin juin à Ankawa (district d’Erbil), une ville à 80 % chrétienne, cette taxe correspond à l’ancien Djizîa, l’impôt collecté sur les chrétiens à défaut de les incorporer dans les armées. Alors que l’on avait d’abord dénoncé une initiative des autorités de la ville, cette taxe vient d’être étendue à la ville de Semel.

Simultanément, les Kurdes du YPG (soutenus par les États-Unis, Israël et la France) ont envahi et occupent deux localités chrétiennes de Syrie, Tel Jazira et Tel Baz (sur la rivière Khabour). Au cours des trois dernières années, le YPG a remplacé de force les professeurs des écoles chrétiennes du Nord de la Syrie. Les enfants ont été contraints d’abandonner la langue arabe, et d’adopter un cursus enseigné par des professeurs kurdes étrangers en langue kurde [1].

Documents joints

[1] « Les États-Unis et Israël débutent la colonisation du Nord de la Syrie », Réseau Voltaire, 1er novembre 2015.

 

http://www.voltairenet.org/article201862.html

Le pétrole recule en Asie

Le pétrole recule en Asie

Singapour (awp/afp) – Les cours du pétrole reculaient mardi en Asie, les spéculations sur une hausse ou non des quotas de production lors d’une prochaine réunion de l’Opep allant bon train.

Vers 04H00 GMT, le baril de « light sweet crude » (WTI), la référence américaine du brut, pour livraison en juillet, reculait de 32 cents, à 65,53 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord, principale référence sur le marché mondial, pour livraison en août, perdait 748 cents à 74,86 dollars.

Les représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses dix partenaires, dont la Russie, se retrouvent vendredi et samedi à Vienne.

Ces Etats sont engagés depuis début 2017 et théoriquement jusqu’à la fin de l’année par un accord qui leur impose des quotas de production dans le but de faire remonter les prix dans un contexte d’offre surabondante.

Les débats devraient être agités.

Les deux géants de la production que sont l’Arabie saoudite et la Russie ont fait part de leur souhait de sortir de ce carcan.

Mais certains pays ne sont pas en mesure de relancer leurs extractions et s’opposent déjà à une révision des objectifs de limitation de la production.

Au premier rang des récalcitrants, l’Iran, qui voit d’un mauvais oeil la possibilité d’une baisse des cours alors qu’il est pénalisé par les sanctions américaines, et ne pourra augmenter sa production.

« L’Opep est fracturé ou se fracture. Hier, nous avons entendu de la part de l’Iran qu’il allait, avec le Venezuela et l’Irak, chercher à mettre son véto à une hausse de la production », a commenté Greg McKenna, analyste chez AxiTrader.

Les marchés sont aussi inquiets des répercussions de la nouvelle escalade des tensions commerciales entre Washington et Pékin sur la demande mondiale de brut.

Pékin a promis mardi des « représailles » après des menaces la veille de Donald Trump d’imposer de nouvelles taxes à un niveau inédit sur les produits chinois importés.

Lundi, à Londres, le Brent a terminé à 75,34 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 1,90 dollar.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le WTI a pris 79 cents à 65,85 dollars.

str-ev/ib

(AWP / 19.06.2018 06h20)

https://www.romandie.com/news/Le-p-trole-recule-en-Asie/928784.rom

Le pétrole monte, l’Opep prend le pas sur la guerre commerciale

Le pétrole monte, l’Opep prend le pas sur la guerre commerciale

Londres (awp/afp) – Les cours du pétrole remontaient lundi en cours d’échanges européens à quelques jours d’une réunion de l’Opep et malgré les craintes exacerbées d’une guerre commerciale entre Chine et Etats-Unis.

Vers 14H15 GMT (16H15 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 74,40 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 96 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de juillet prenait 3 cents à 65,09 dollars une heure après son ouverture.

En cours d’échange asiatique (02H00 GMT), les cours se sont repliés pour atteindre 72,45 dollars pour le Brent, à son plus bas niveau depuis un mois et demi, tandis que le WTI a atteint son cours le plus bas depuis deux mois à 63,59 dollars.

« La demande mondiale de pétrole pourrait reculer dans le cas de sanctions chinoises sur la production américaine », a commenté Benjamin Lu, analyste chez Phillip Futures.

La confrontation commerciale entre la Chine et les Etats-Unis s’est aggravée vendredi quand Donald Trump a annoncé imposer de nouveaux droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises.

La Chine a répliqué en visant notamment des produits agricoles, mais a également annoncé vouloir taxer le pétrole et les produits pétroliers américains à une date ultérieure.

Les prix se sont toutefois repris alors que le marché se focalise sur les négociations de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui se réunira vendredi avant une réunion avec ses partenaires, dont la Russie, samedi.

L’avenir de l’accord de limitation de la production reste la principale cause d’inquiétude des marchés.

« La réunion s’annonce tendue entre d’un côté l’Arabie Saoudite et la Russie, favorables à un assouplissement des quotas et de l’autre côté l’Iran, l’Irak et le Venezuela qui devraient s’y opposer fermement », ont résumé les analystes de Saxo Banque.

L’Iran aurait ainsi annoncé dimanche compter opposer son droit de veto si le ministre saoudien Khaled al-Faleh proposait d’augmenter les objectifs de production, a rapporté l’agence Bloomberg.

Mais selon des sources citées par l’agence, les deux géants pétroliers que sont l’Arabie saoudite et la Russie voudraient proposer une augmentation modérée, de 300.000 à 600.000 barils par jour, et apaiser les mécontents en officialisant l’accord de l’Opep et des dix autres producteurs sur le long terme.

Le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, avait émis samedi l’hypothèse d’une hausse nettement plus marquée, de 1,5 million de barils par jour.

js/ktr/LyS

(AWP / 18.06.2018 16h28)

https://www.romandie.com/news/Le-p-trole-monte-l-Opep-prend-le-pas-sur-la-guerre-commerciale/928630.rom