Archives pour la catégorie Iran

Fièvre énergétique en Asie

Fièvre énergétique en Asie

27 Novembre 2019

Ca bouge sur le grand continent, et pas tout à fait dans le sens souhaité par l’empire américain…

Alors que le monstrueux Sila Sibirii devrait entrer en fonction le 2 décembre, avec en prime une vidéo conférence en direct entre Poutine et Xi, son petit frère de l’Altaï commence à pousser derrière. Rappelons que cette route occidentale est censée doubler le Sila Sibirii afin d’abreuver le dragon en gaz. Les 2 600 kilomètres de tubes en Russie feraient la jonction avec le réseau chinois dans le Xinjiang.

Ce qui n’est encore qu’un projet a reçu un sérieux coup de « boost » de la part du Kazakhstan, très désireux d’entrer dans la danse. De quoi accélérer la signature d’un autre contrat pharaonique entre les deux poids-lourds eurasiens ? A suivre…

Plus au Sud, Pékin, décidément inarrêtable, a provoqué l’ire impériale en planifiant de développer le corridor économique Nord-Sud qui traverse le Pakistan. partant de la fameuse base stratégique de Gwadar pour arriver à la frontière chinoise.

Si tonton Sam est tellement nerveux, c’est qu’un vieil ami revient sur le devant de la scène : le gazoduc iranien. Autrefois connu sous le nom d’IPI, ce tube initialement prévu pour relier l’Iran, le Pakistan et l’Inde a été partiellement torpillé par les Etats-Unis au début de la décennie. L’Inde circonvenue, mais qui émet de temps en temps des bouffées de regret, reste le Pakistan, régulièrement « conseillé » par Washington de se tenir à l’écart du projet.

Si Islamabad seule n’aurait sans doute pas la force de résister aux pressions, l’équation est bouleversée par l’entrée en scène du dragon, qui regarde avec les yeux de Chimène l’or bleu iranien. Ce n’est pas nouveau mais c’est de plus en plus pressant, et les stratèges américains soupçonnent avec rage que le redéveloppement du corridor pakistanais n’est que le faux-nez d’une future liaison gazière entre Téhéran et Pékin.Tag(s) : #Gaz#Russie#Asie centrale#Sous-continent indien

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http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/11/fievre-energetique-en-asie.html

L’eau, nouveau paradigme de la géopolitique du XXIème siècle (2/3)

L’eau, nouveau paradigme de la géopolitique du XXIème siècle (2/3) 

Alexandre CAPEL 19 novembre 2019 EauEnvironnementMondialisation et enjeuxRessourcesSituations décryptées Leave a comment

Ressource naturelle essentielle à la vie, l’eau n’a jamais semblé aussi accessible et abondante qu’aujourd’hui. Ouvrir le robinet pour voir de l’eau couler est devenu un geste quotidien pour une grande partie de la population mondiale. Pourtant, celle-ci vient de plus en plus à manquer sur une planète que l’on sait bleue.

L'eau un enjeu géopolitique
“A quarter of Humanity faces looming water crises”, New York Times, 6 août 2019.

Une problématique qui ne connaît pas de frontières

La carte publiée par le New York Times, conçue à partir du rapport du World Ressources Institut, permet de comprendre l’absence de frontières lorsque l’on vient à parler des problématiques de l’eau. La comparaison des situations “hydro-sécuritaires” des différents pays incite d’ailleurs à sortir d’une vision ethnocentrée.

Au-delà de cette absence de frontières, Alexandre Taithe, chargé de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) estime que l’internationalisation de l’eau a entrainé les problématiques actuelles. La création de nouveaux États, notamment après 1945, a transformé certains cours d’eau nationaux en cours d’eau internationaux. Même si ces derniers traversent parfois des régions à la géographie et au climat très différents, il n’en demeure pas moins que les problématiques auxquelles sont confrontées les gouvernements et les populations sont parfaitement identiques.

La surexploitation, la pollution des fleuves, les sécheresses et les pénuries sont ainsi des contraintes qui s’expriment de manière indifférenciée. À ce titre, Franck Galland, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique et spécialiste des questions sécuritaires liées à l’eau considère que “ces peuples sont pourtant des plus divers, tant d’un point de vue ethnique que religieux. Sunnites, Chiites ; mais encore Chinois, Perses et Arabes partagent les mêmes peines, mais également les mêmes espérances dans les solutions qui peuvent être apportées pour soulager leurs maux” [1].

Tour d’horizon des situations hydro-sécuritaires

  • Chine

La Chine est confrontée, dans sa partie septentrionale, à des niveaux de stress hydrique importants. Ceux-ci seraient équivalents à ceux de l’Algérie et de Djibouti. Le pays connaît une dégradation significative de la qualité et de la quantité de ses eaux souterraines et de surfaces. En plus de cela, les rejets industriels et domestiques deviennent un enjeu crucial pour le régime de Pékin. De nombreuses rivières et grands fleuves chinois sont en effet sévèrement pollués.

  • Iran

L’Iran et sa capitale Téhéran ne peuvent pas compter sur les faibles précipitations qui s’abattent chaque année sur le pays pour éviter les pénuries d’eau. Les constructions de barrages impulsées par les différents gouvernements ont empêché certaines rivières d’atteindre de nombreuses régions semi-arides ou arides. Ces barrages ont dans le même temps rendu impossible la reconstitution des aquifères. Par ailleurs, le régime, dans sa quête d’autonomie face à l’Occident, a parfois été jusqu’à encourager une agriculture extrêmement gourmande en eau.

  • Arabie Saoudite

Le royaume d’Arabie Saoudite, qui a bâti sa richesse sur le pétrole est aujourd’hui confronté à d’importantes pénuries d’eau. En effet, dans un pays où il pleut rarement et où la consommation d’eau est deux fois plus élevée que la moyenne mondiale, les réserves souterraines s’épuisent rapidement. Les nappes aquifères fossiles d’où provient la majeure partie de l’eau pompée, pourraient ainsi être asséchées sous vingt-cinq ans, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

  • Turquie, Syrie, Irak

L’avancée du “projet du sud-ouest anatolien” menace l’approvisionnement en eau de la Syrie et de l’Irak. Deux des plus grands fleuves du monde, le Tigre et l’Euphrate, traversent pourtant ces deux pays. Ce projet, dont l’objectif est de couvrir à hauteur de 25% la consommation d’électricité de la Turquie en construisant 22 barrages et 19 centrales hydrauliques sur l’Euphrate, pourrait permettre à Ankara de contrôler le débit de ce dernier. Face à ce “réveil de l’amont”, la Syrie et l’Irak semblent donc pris en otage alors même que la situation hydrique et sécuritaire des deux pays était d’ores et déjà sérieusement dégradée.

  • Égypte, Éthiopie

La situation “hydro-sécuritaire”, dans la zone du Grand Nil est assez similaire à la situation turco-irako-syrienne. La construction du barrage de la Renaissance en Éthiopie menace sérieusement l’Égypte, qui se considère pourtant comme le “gardien du Nil”. Le barrage devrait être à terme le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique. La baisse du débit du fleuve aurait des conséquences désastreuses, notamment au niveau du barrage d’Assouan. Situé en aval,  celui-ci assure au pays une sécurité énergétique et hydrique.

  • Europe

Les problématiques liées à l’eau impactent aussi le vieux continent. Si les répercussions n’ont pas (encore) la même ampleur que dans certains pays du Proche et du Moyen-Orient, elles ne sont pas pour autant anecdotiques. La France, l’Espagne et l’Italie sont confrontés chaque année, à des épisodes caniculaires de plus en plus violents. Ces pays doivent ainsi limiter leur consommation en eau, notamment en interdisant l’irrigation agricole. Aux Pays-Bas, la montée des eaux se conjugue désormais avec la sécheresse que connaissent certaines régions. Même le sud de l’Angleterre – qui n’est pas particulièrement connu pour son climat aride – semble manquer d’eau.

Sources

– Somini Sengupta, “A quarter of Humanity faces looming water crises”, New York Times, 6 août 2019.

– Ruth MICHAELSON,“Oil built Saudi Arabia – will a lack of water destroy it?”, The Guardian, 6 août 2019.

– Peter HARLING, « L’Irak assoiffée par la folie humaine », Orient XXI, 12 Septembre 2019.

Notes

[1] Franck Galland, Le grand jeu : chronique géopolitique de l’eau, CNRS édition, 2014Share

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About Alexandre CAPEL

Passionné par les relations internationales, je suis actuellement étudiant en Double diplôme Droit européen et international au sein de l’Université Toulouse 1 Capitole (L1 et L2) et de l’Université de Bangor (L3 et M1) au Royaume-Uni. Je m’intéresse particulièrement à la politique étrangère de l’UE ainsi qu’à la région du Proche et du Moyen-Orient.

https://les-yeux-du-monde.fr/actualite/mondialisation-enjeux/42124-eau-nouveau-paradigme-geopolitique-21e-siecle-2

Les Ayatollahs sautent de joie

Les Ayatollahs sautent de joie


Par Dmitry Orlov – Le 15 octobre – Source Club Orlov

Lors de la récente Assemblée générale des Nations Unies, il y avait une personne qui paraissait plus heureuse que les autres, surtout en comparaison des Européens, aux mines plutôt sombres. C’était le président iranien Hassan Rouhani. Il rayonnait positivement de plaisir et de bonne humeur. Bien que son discours ait été dur, contenant des termes tels que « terrorisme économique » et « piraterie internationale », dont il accusait le régime de Washington, son comportement n’était que joie. En passant, il a anéanti les espoirs de Boris Johnson de négocier un rapprochement entre l’Iran et les Washingtoniens, estimant clairement que toute nouvelle tentative de négociation avec eux était tout à fait inutile.


Rohani n’est certainement pas le seul à adopter cette position, même s’il est peut-être le seul parmi les dirigeants nationaux à le faire ouvertement. Les Chinois ont fait traîner les négociations commerciales sans aucune intention de parvenir à un accord. Les Russes considèrent les négociations de maîtrise des armements avec les Washingtoniens comme plutôt inutiles, promettant une réponse symétrique (mais beaucoup moins coûteuse) à toute escalade américaine.

En effet, à quoi bon négocier avec les Américains si, comme l’expérience l’a montré, ils peuvent par la suite revenir à l’improviste sur un accord conclu ? Ils le font soit sans aucune justification (comme ce fut le cas récemment avec les Kurdes syriens), soit sur la base d’un quelconque caprice du moment (comme l’abandon du traité FNI entre les États-Unis et la Russie).

Ce point semble encore mériter d’être répété quelques fois, bien qu’il ait été soulevé à maintes reprises par de nombreux analystes et qu’il devienne de plus en plus flagrant. (Les Russes ont même inventé un nouveau mot pour décrire cette condition : недоговороспособный (« nedogovorosposóbny », littéralement « incapable-de-passer-un-accord ».) Mais il y a un autre point à faire valoir et la plupart des observateurs géopolitiques semblent passer à coté jusqu’à présent. Soit dit en passant, cela explique l’humeur joyeuse de Rohani à l’ONU, et je suis également heureux de le partager avec vous.

Négocier des accords avec le régime de Washington n’est pas seulement inutile, c’est aussi non nécessaire, car il est désormais possible pour tous les grands acteurs géopolitiques d’atteindre leurs objectifs stratégiques sans aucun accord avec les États-Unis, et parfois même sans avoir à engager un dialogue sérieux avec eux. Les exceptions sont le Japon et l’UE, dont la capacité d’affirmer leur volonté souveraine est très limitée, ayant cédé une grande partie de leur souveraineté aux États-Unis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et pendant la guerre froide.

Même des joueurs mineurs, comme la Corée du Nord, ont appris cette leçon. Après avoir tenté de négocier avec les États-Unis, les Nord-Coréens ont rapidement découvert que les Américains venaient souvent les mains vides, essayant d’obtenir des concessions sans rien donner en retour, et qu’ils se livraient à des effets de manche, comme les commentaires spectaculaires et contre-productifs de John Bolton sur l’application du « modèle libyen » en Corée du Nord. (Le dirigeant libyen, si vous vous souvenez, a été sauvagement assassiné par des forces soutenues par les États-Unis.)

Mais en ne parvenant pas à un accord avec les États-Unis, les Nord-Coréens ont obtenu quelque chose de précieux : la reconnaissance universelle que les États-Unis sont militairement impuissants à s’y opposer. Oui, ils peuvent les détruire, mais la Corée du Sud et le Japon seraient également détruits, et comme il s’agit de deux nations que les États-Unis sont tenus de défendre en vertu d’un traité, prendre des mesures qui entraînent leur destruction n’est pas exactement une stratégie. Ainsi, les États-Unis sont passés d’une position belligérante contre la Corée du Nord, la menaçant militairement, à devoir se contenter d’appliquer des sanctions économiques presque totalement impuissantes étant donné la nature largement autarcique de l’État nord-coréen et son manque de commerce avec les États-Unis.

C’est un exemple intéressant, parce qu’il montre que même des acteurs relativement faibles et mineurs peuvent maintenant obtenir des Américains qu’ils fassent ce qu’ils veulent sans négocier aucun accord avec eux. Mais cette même logique s’applique encore plus aux grandes entités géopolitiques, comme la Chine, la Russie et l’Iran. Pour reprendre quelques métaphores religieuses, ces trois pays forment la Sainte Trinité que le destin a désignée pour vaincre le Grand Satan (les États-Unis, du moins dans le langage politique iranien). Chacun d’eux joue un rôle essentiel.

La fonction de la Russie est de tirer parti de sa technologie militaire supérieure pour contrecarrer militairement les États-Unis et de rendre tout son complexe militaro-industriel fantastiquement surévalué, impuissant et obsolète, avant de le faire disparaître dans l’oubli. La Réserve fédérale américaine imprime maintenant 60 milliards de dollars par mois, un chiffre qui correspond à peu près au coût mensuel du budget de la défense américaine.

La technologie russe a déjà transformé toute la flotte des porte-avions américains en une pile de déchets flottants inutiles. La Russie a mis au point des armes qui peuvent détruire des porte-avions à une distance de sécurité supérieure à la portée utile de leurs jets. Les missiles hypersoniques russes ont fait la même chose pour l’ensemble des systèmes de défense antimissile américains. De même, tout l’argent que les États-Unis ont dépensé pour développer des avions « furtifs » (1 500 milliards de dollars pour le seul chasseur F-35) a été annulé par les nouveaux systèmes radar russes qui peuvent parfaitement bien voir ces avions supposés invisibles. Ironiquement, le développement de la technologie « furtive » était basé sur les travaux d’un scientifique soviétique, Peter Ufimtsev, qui a émigré aux États-Unis après l’effondrement de l’URSS : ce que la Russie donne, la Russie le reprend aussi.

La Russie a également mis sa technologie de défense à la disposition d’autres pays, notamment les deux autres membres de la Sainte Trinité. À la surprise générale, Vladimir Poutine a annoncé récemment que la Chine sera en mesure d’utiliser le système russe d’alerte rapide en cas d’attaque nucléaire pour détecter les attaques lancées contre le territoire chinois. Cela étendra effectivement les capacités de dissuasion nucléaire de la Russie à la Chine. Et l’Iran a acheté des systèmes de défense aérienne russes S-300 et discute activement de l’achat du S-400 encore plus perfectionné. Ces systèmes feront de l’espace aérien au-dessus de l’Iran et de certaines parties de la Syrie des zones d’interdiction de vol pour les avions américains et de l’OTAN [et israéliens, NdT].

Si les objectifs de la Russie sont de pousser doucement les États-Unis vers l’oubli dans une tentative futile de les suivre dans le développement de nouveaux systèmes d’armes (les systèmes russes ont tendance à être non seulement plus efficaces mais aussi moins chers) tout en réalisant un profit en vendant leurs armes aux pays qui cherchent à s’assurer contre l’agression américaine, les objectifs chinois sont plus ambitieux encore. Au cours des cinquante dernières années, la Chine, qui était un pays agraire rustique, est devenue la plus grande superpuissance industrielle du monde. Entre-temps, aux États-Unis, le segment industriel s’est réduit à environ un dixième de l’ensemble de l’économie, le reste étant maintenant composé de baristas, de toiletteurs de chiens, de moniteurs de yoga et d’autres types de gratte-dos mutuels.

En raison de ce changement spectaculaire, les États-Unis enregistrent un important déficit commercial structurel avec la Chine. Alors qu’auparavant la Chine finançait ce déficit commercial en achetant de la dette américaine sous forme de bons du Trésor, elle a cessé de le faire il y a quelque temps et vend maintenant des bons du Trésor et achète de l’or. Elle n’est pas la seule à le faire (par exemple, la Russie a déjà vendu toutes ses obligations du Trésor américain), ce qui provoque d’importantes perturbations financières aux États-Unis, au point où les institutions financières refusent d’accepter des titres de créances américains en garantie de prêts à un jour [Marché Repo, NdT]. C’est cette évolution qui a forcé la Réserve fédérale à imprimer 60 milliards de dollars par mois tout en empilant dans son bilan les titres de créances américains désormais boudés. La tendance à long terme est indubitable : au cours des 77 derniers mois, les banques centrales étrangères ont vendu les deux tiers des bons du Trésor américain qu’elles avaient accumulés au cours des 35 dernières années.

Il est curieux de constater que, jusqu’à présent, la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine n’a fait qu’aggraver le déficit commercial. Ainsi, la tactique de négociation non négociatrice de la Chine semble fonctionner brillamment. Les États-Unis n’ont que deux moyens de financer leur déficit commercial : 1. vendre des déchets financiers ; et 2. vendre des terres, des usines et du matériel, la propriété intellectuelle, les reins de leur population et tout ce qui a de la valeur. Il n’y a vraiment pas d’autres options. Et comme la vente de déchets financiers ne fonctionne plus, l’option 2 est tout ce qui reste. Cela rappelle le démembrement d’actifs qui a eu lieu dans l’ex-URSS après son effondrement (et qui se poursuit toujours en Ukraine, pays qui se prépare à commencer à vendre ses terres aux sociétés transnationales).

Certains pourraient penser qu’il existe également l’option 3 : ramener l’industrie aux États-Unis. Mais il a fallu 50 ans à la Chine pour devenir une puissance industrielle, avec des taux de croissance réguliers à deux chiffres. Aux États-Unis, le taux de croissance jusqu’à présent au cours de ce siècle, si l’on ne tient pas compte de l’effet du gonflement de la dette, a en fait été négatif. Les États-Unis n’ont pas 50 ans, même pas 10. Et si, au cours de cette hypothétique transformation, elle doit financer son déficit commercial en vendant les usines et les équipements dont elle aurait besoin pour se réindustrialiser, elle n’y parviendra jamais.

Et cela nous amène en Iran avec ses ayatollahs rieurs et souriants. La quête sacrée de l’Iran en tant que partie intégrante de la Sainte Trinité consiste à paralyser les États-Unis et leurs mandataires au Moyen-Orient, rendant la région sûre pour une théocratie démocratique (ou peut être autre chose). Il y a deux proxys américains sur place : l’Arabie Saoudite et Israël. Cette attrition finira sans doute aussi par se produire pour eux, dans le cas de l’Arabie saoudite, lorsque ses plus anciens et plus grands gisements pétroliers, comme celui de Ghawar, cesseront finalement de produire ; dans le cas d’Israël, cela arrivera lorsque le flux d’argent du Trésor américain vers ce pays cessera en raison des difficultés financières mentionnées ci-dessus, malgré le pouvoir considérable du lobby pro-israélien aux États-Unis.

Mais c’est une vision à plus long terme ; dans le cas présent, ce qui fait sourire les ayatollahs, c’est que la séquence récente des événements est une comédie. Les Américains ont renié l’accord avec l’Iran laborieusement négocié sous l’administration Obama et réimposent des sanctions unilatérales (et essentiellement illégales) contre l’Iran. En réponse, la Chine continue d’acheter du pétrole iranien, tout comme la Turquie et plusieurs autres pays.

Pendant ce temps, l’UE regroupe et forme l’INSTEX – un système commercial qui évite le dollar américain et le système de virements électroniques SWIFT et qui est spécialement conçu pour contourner les sanctions commerciales unilatérales américaines, en particulier dans le cas de l’Iran. Ensuite, les Américains se sont lancés dans une guerre de pétroliers – et l’ont perdue rapidement de la façon la plus humiliante possible, car il devient clair qu’ils sont militairement impuissants à patrouiller dans le si important détroit d’Ormuz. Et puis deux événements vraiment ridicules ont eu lieu.

Premièrement, les Yéménites, qui ont été attaqués par une coalition dirigée par les Saoudiens pendant plusieurs années et qui ont subi d’horribles privations, sont parvenus à bloquer la moitié de la production pétrolière de l’Arabie saoudite avec des roquettes et des drones. Les États-Unis ont immédiatement blâmé l’Iran… sauf que cela implique que les batteries de défense aérienne saoudiennes fabriquées par les États-Unis, dont la plupart sont dirigées contre l’Iran, sont des tas de ferraille inutiles incapables d’arrêter de petits drones lents, et volant bas. Pour ajouter à l’humour de la situation, les Américains ont décidé alors d’expédier en Arabie Saoudite encore plus de ces mêmes batteries Patriot inutiles.

Deuxièmement, les Yéménites ont reconquis une parcelle de territoire frontalier que l’Arabie saoudite leur a confisquée il y a plusieurs décennies, détruisant ainsi près de la moitié de la partie relativement fonctionnelle de l’armée saoudienne, avec des soldats réellement Saoudiens (le reste étant essentiellement composé de mercenaires provenant de tout le Proche-Orient). Les Américains, qui ont récemment vendu aux Saoudiens pour 100 milliards de dollars de systèmes d’armement devenus manifestement inutiles, refusent de lever le petit doigt pour les aider.

Pour faire monter l’hilarité d’un cran, Vladimir Poutine, lors d’une conférence de presse conjointe avec le turc Erdoğan et notre vieil ami Rohani, a proposé de vendre des systèmes russes de défense aérienne à l’Arabie Saoudite. Ceux-ci ont été testés au combat sur des drones lancés contre la base aérienne russe de Hmeimimim, en Syrie, par ce qui reste de l’EI. Peu ont pu passer au travers, donc arrêter les drones n’est pas un problème pour les Russes. Il ne fait aucun doute que cela coûterait aux Saoudiens un peu moins cher que les 100 milliards de dollars qu’ils ont donnés aux Américains – et dont ils n’ont rien obtenu d’efficace en retour.

À la lumière de tout cela, ma nouvelle et importante thèse est que les nations souveraines du monde entier, grandes et petites, mais surtout la Sainte Trinité de la Chine, la Russie et l’Iran, peuvent amener les États-Unis à faire ce qu’ils veulent sans négocier avec elle.

Enfin, la photo suivante, qui montre Rohani refusant de serrer la main de Boris Johnson en riant, semble mériter un concours de légendes. Que pensez-vous qu’il a dit à Johnson dans son excellent anglais qui a rendu Johnson et Macron si désorientés ?

Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Traduit par Hervé, relu par Kira pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/les-ayatollahs-sautent-de-joie

L’accord secret sur la question kurde

L’accord secret sur la question kurde

RÉSEAU VOLTAIRE | 8 OCTOBRE 2019 

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L’opération turque à la frontière syrienne a débuté dès l’annonce du soudain retrait des troupes d’occupation états-uniennes.

Rappelons qu’en 1998, le président Hafez el-Assad avait accordé aux Turcs le droit de poursuivre dans cette bande de 30 kilomètres de profondeur les artilleurs du PKK qui les menaçaient.

La presse présente l’opération d’Ankara comme comportant le risque d’un massacre des Kurdes en général, oubliant que de nombreux Kurdes occupent des fonctions importantes dans l’appareil d’État turc.

Surtout elle ne présente que la version US de l’affrontement entre le président Trump (partisan du retrait US) et certains officiels du Pentagone (partisans de la continuation de la guerre). C’est pourquoi elle insiste sur le sort des mercenaires kurdes qui travaillaient pour le Pentagone contre la Syrie.

Un élément est systématiquement occulté : le 16 septembre la Russie, la Turquie et l’Iran ont trouvé un accord sur la question kurde. Le projet russe de Constitution pour la Syrie pourrait prendre la forme d’une fédération culturelle (et non plus administrative comme envisagé initialement). Le retour des Kurdes syriens alliés aux USA dans le giron l’autorité de la Syrie pourrait être piloté par l’Iran dont les propres Kurdes ont patiemment infiltré le commandement du YPG.

La France, qui mise depuis un siècle sur la création d’un Kurdistan sur le modèle d’Israël, se trouve écartée par les États-Unis de ce règlement de la question kurde.

https://www.voltairenet.org/article207820.html

L’échec des pourparlers nucléaires américano-iraniens est imputable à Trump – Rouhani (The Guardian)

L’échec des pourparlers nucléaires américano-iraniens est imputable à Trump – Rouhani (The Guardian)

11111 Rating 0.00 (0 Votes)Catégorie : Actualités internationales  Publication : 2 octobre 2019  Mis à jour : 2 octobre 2019  Création : 2 octobre 2019 Écrit par folamour  Affichages : 9fShare

Si la France pouvoir retrouver son statut d’intermédiaire au niveau mondial, notre pays en ressortirait grandit plutôt que d’être systématiquement soumis à Washington…

Iran 02 10 2019

Hassan Rouhani a déclaré qu’une solution diplomatique était encore possible et a remercié Emmanuel Macron pour sesefforts à l’ONU. Photographie : Yana Paskova/Reuters

Le président iranien a déclaré au gouvernement que le pays était prêt à accepter les termes du plan français de l’ONU

Le président iranien, Hassan Rouhani, a déclaré à son cabinet que si le pays était prêt à mettre fin à son impasse nucléaire avec les Etats-Unis dans les termes définis par la France aux Nations Unies, Donald Trump n’était pas prêt à rendre publique une offre privée apparente de levée de sanctions.

Bien que son récit ne soit pas impartial en soi, c’est la version la plus complète de la diplomatie en coulisse fournie par les Iraniens à l’Assemblée générale de l’ONU.

La revendication de Rouhani est venue en tant que dirigeant suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a livré un message plus dur, disant que l’Iran continuerait à réduire ses engagements dans le cadre de l’accord nucléaire jusqu’à ce qu’il atteigne ses objectifs. Il a pris trois mesures pour s’écarter de l’accord, une tous les 60 jours depuis mai, et menace d’en prendre une quatrième en novembre.

Insistant sur le fait que la voie de la diplomatie n’était pas encore fermée, M. Rouhani a remercié le président français, Emmanuel Macron, pour les six heures intensives de diplomatie qu’il a consacrées à l’assemblée générale et a déclaré que l’échec des négociations était imputable à Washington.

Macron a fait la navette entre l’Iran et les États-Unis pour tenter de conclure un accord dans lequel l’Iran renonce à toute ambition nucléaire en échange de la levée des sanctions américaines sur les exportations pétrolières iraniennes, le moteur de l’économie iranienne. Le document en quatre points négocié par Macron dans les états de New York : « L’Iran n’acquerra jamais d’arme nucléaire  » et « respectera pleinement ses obligations et engagements nucléaires et acceptera une négociation sur un cadre à long terme pour ses activités nucléaires ». Elle s’abstiendra également de toute agression et s’efforcera d’instaurer une paix et un respect authentiques dans la région par le biais de négociations.

En retour, les États-Unis lèveraient les sanctions contre l’Iran. Macron a même préparé une ligne téléphonique pour que Rouhani puisse parler à Trump, Bur Rouhani a refusé de l’utiliser.

Bien que l’Iran affirme que le document français ne reflète pas pleinement la position iranienne, M. Rouhani a déclaré que l’Iran aurait pu accepter le compromis inhérent au plan français.

C’était le principe que la France avait proposé avec les Américains, et puis il avait été évoqué avec nous, donc le principe qui est maintenant largement diffusé dans les journaux et publications du monde entier, et le président français lui-même l’a confirmé, est correct.

« Nous nous sommes réunis, et celui qui a empêché le résultat, c’est la Maison Blanche, et l’Iran, Paris, Tokyo et le reste des pays n’étaient pas à blâmer ».

Il s’est plaint du fait que les États-Unis avaient dit aux Européens dans des messages privés qu’ils étaient prêts pour un accord, mais dans des déclarations ultérieures, ils ont déclaré à deux reprises qu’ils allaient renforcer leur boycott. Il a demandé : « Comment croire et persuader les Iraniens que nous ne serions pas trompés par le message privé ? »

Il a ajouté : « Le président américain a déclaré à deux reprises, une fois dans son discours aux Nations Unies et une autre fois, explicitement que nous voulons intensifier les sanctions. Je l’ai dit à ces amis européens, alors quelle partie devrions-nous accepter ? Devrions-nous vous croire sur parole que vous dites que l’Amérique est prête ? » Les Européens, a-t-il ajouté, n’ont pas de réponse.

En fin de compte, a dit M. Rouhani, une question aussi importante ne pouvait pas être résolue en quelques heures.

« Bien sûr, il était important pour les Américains d’en faire une bombe à retardement et de changer ainsi certaines de leurs conditions intérieures, mais nous nous moquons de savoir quel est leur but. Pour nous, les intérêts nationaux comptent. »

Dans l’ensemble, M. Rouhani a décrit un pays qui a résisté à des pressions économiques sans précédent et qui est maintenant un acteur de poids dans le monde. « Lors de la visite au siège des Nations Unies, la politique et la diplomatie tournaient autour de l’endroit où se trouvait la délégation iranienne, et tout le monde voulait entendre parler de la dynamique régionale et de la politique mondiale de l’Iran.

« Ils pensaient tous que les actions de l’Iran pouvaient même affecter la politique intérieure des États-Unis. »

a noté Rouhani : « Ce que nous avons ressenti à la fin de notre court séjour à New York, c’est que l’atmosphère négative que l’ennemi cherchait à créer autour de l’Iran avait été détruite et que d’autres conditions s’étaient créées, en particulier alors que nous annoncions la paix et discutions de l’initiative de paix Hormuz que nous avions présentée.

Affirmant que le lobby anti-iranien avait tenté de créer une atmosphère dans laquelle l’Iran serait dépeint comme le pays refusant de négocier, il a déclaré que dans les deux heures suivant son arrivée à New York, l’Iran avait réussi à briser la conspiration qu’ils avaient conçue et a insisté pour que l’Iran ne fuie pas la table des négociations.

« Tous les Européens m’ont dit que votre pouvoir aujourd’hui est plus grand qu’il y a un an », a déclaré le président à son cabinet.

Il a également donné un compte-rendu très optimiste de l’état de l’économie assiégée de l’Iran, affirmant que la valeur de la monnaie nationale était en hausse et l’inflation en baisse mois après mois.

Source : The Guardian

Informations complémentaires :

Crashdebug.fr : Qui a fait sauter le marché pétrolier ? (Le Sakerfrancophone)

https://www.crashdebug.fr/international/16612-l-echec-des-pourparlers-nucleaires-americano-iraniens-est-imputable-a-trump-rouhani-the-guardian

IRAN: UN DRONE ABATTU PAR L’ARMÉE SYRIENNE PROCHE DU GOLAN POURRAIT ÊTRE IRANIEN

ISRAEL#SYRIA 22.09.2019 – 399 vues    5 ( 1 votes)

IRAN: UN DRONE ABATTU PAR L’ARMÉE SYRIENNE PROCHE DU GOLAN POURRAIT ÊTRE IRANIEN

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Le véhicule aérien sans pilote (UAV) abattu par l’Armée arabe syrienne (SAA) près des hauteurs du Golan occupées par les Israéliens le 21 septembre pourrait être un Iranien, a déclaré le lieutenant-colonel Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne.

«Ce qui est certain, c’est qu’il ne s’agit pas d’un UAV des Forces de défense [israéliennes]. Nous parlons donc d’autres explosifs iraniens travaillant sans coordination dans la partie syrienne du Golan», a écrit le lieutenant-colonel Adraee. sur Twitter.

Le porte-parole a également affirmé que le drone avait été abattu dans la même région, à partir de laquelle des membres du Corps des gardes de la révolution islamique iraniens (IRGC) auraient tenté de lancer des « drones tueurs » contre Israël le mois dernier.

Israel Says Drone Downed By Syrian Army Near Occupied Golan May Be Iranian

«La main droite ne sait pas ce que fait la main gauche», a publié une affiche publiée par Adraee.

En affirmant cela, Adraee a contredit la propre histoire de l’armée israélienne concernant la prétendue attaque par un drone iranien. Le 25 août, l’armée israélienne a affirmé que les forces de l’IRGC prévoyaient de lancer les drones depuis la ville d’Aqraba, dans le sud de Damas, et non depuis la ville d’Erneh près d’Al Golan, où le drone armé avait abattu le drone armé.

Israël aurait utilisé des drones similaires à celui que l’armée syrienne a abattu près d’Erneh lors de l’attaque du 25 août dans le sud de Beyrouth , qui visait un centre de presse du Hezbollah.

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://southfront.org/&prev=search

Prends garde, Iran, les Patriot arrivent !

Prends garde, Iran, les Patriot arrivent !

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   samedi 21 septembre 2019

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Prends garde, Iran, les Patriot arrivent !

21 septembre 2019 – Normalement cette nouvelle devrait aller dans une des rubriques générales du site, du fait que toute l’affaire de l’attaque contre Aramco a été prise en charge de cette façon. Mais le dérisoire commande, et l’humour involontaire règne. Je veux parler de la “riposte” américaniste à l’attaque, décidée dans le cours de la consultation de Leurs Majestés golfiques et saoudiennes diverses par le diplomate hors-pair qu’est Mike Pompeo.

« Le 19 septembre, le WSJ a rapporté que le Pentagone, et en particulier le Général Kenneth Mackenzie, Commandant en chef du CENTCOM, avait demandé le déploiement de trois autres batteries Patriot en Arabie Saoudite, en plus des avions de combat F-22 Raptor supplémentaires [déjà annoncés avant l’attaque].
» Parce que les batteries de missiles Patriot actuelles font un merveilleux ‘job’.
» Le déploiement comprend également d’éventuelles capacités de surveillance supplémentaires dans la région.
» Pour sa part, Fox News a largement rapporté les mêmes nouvelles, citant en outre une source anonyme qui affirmait que si plus de personnel était déployé, ce ne serait que “quelques centaines”, puisque le Moyen-Orient accueille déjà environ 70 000 soldats américains, de toutes les façons. »

La chose a été prise au sérieux dans la presseSystème US, dans une atmosphère de complète zombification de toute appréciation critique. Les monarchies golfiques, par contre, ont montré beaucoup moins d’enthousiasme et même, dans certains cas, une franche hostilité. En témoigne indirectement cette présentation de SouthFront.org, qui reprend sur un ton moqueur et acerbe la présentation générale des événements, où l’on voit Pompeo adopter soudainement un ton beaucoup plus, et même incroyablement plus conciliant, presque sur le ton d’une brebis nullement galeuse mais devenue pacifiste, après avoir bouclé ses visites de la région par celle qu’il a rendue au cheikh et Prince héritier MbZ (Mohammed bin Zayed) d’Abou Dhabi.

Tous ses interlocuteurs royaux, devant l’énormité gargantuesque de l’engagement US à les défendre après le succès pantagruélique des défenses contre l’attaque d’Aramco, demandent sèchement et fermement aux émissaires US de n’agacer en rien désormais les Iraniens contre lesquels ils (les USA) ne semblent vraiment pas pouvoir ni vouloir grand’chose. La coalition anti-Iran que Pompeo annonce depuis plusieurs mois ne ferait pas de mal à une mouche saoudienne, et il s’agit désormais quasi-officiellement d’une complète fiction trumpiste qui n’intéresse plus personne. Il ne semble pas que l’administration Trump se soit fait beaucoup d’amis dans les monarchies golfiques après l’attaque d’Aramco.

« Le ton a changé après avoir rencontré le prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed bin Zayed Al Nahyan. Interrogé sur les commentaires que le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif a faits plus tôt dans la journée, Pompeo a cherché à minimiser la gravité de la situation.
» “Je suis venu ici pour une mission diplomatique. Alors que le ministre des Affaires étrangères de l’Iran menace de mener une guerre totale et de se battre jusqu’au dernier Américain, nous sommes ici pour mettre sur pied une coalition visant à parvenir à la paix et à un règlement pacifique de la question”, a dit la secrétaire d’État. “C’est ma mission, ce que le Président Trump veut certainement que je m’efforce d’accomplir, et j’espère que la République islamique d’Iran voit les choses de la même façon. Il n’y a aucune preuve de cela dans sa déclaration, mais j’espère que c’est le cas.”
» “Le président nous a ordonné de continuer à les empêcher d’avoir la capacité de soutenir le Hezbollah, les milices chiites en Irak, leur propre programme de missiles, tout ce qu’ils ont fait pour représenter une menace pour le monde, c’est la mission que nous nous sommes fixée avec nos sanctions économiques,” a-t-il dit. »

Il est vrai que, malgré notre cuir tanné par des années sinon des décennies de montages et de mensonges américanistes, je me trouve encore une fois pris de court par la stupéfaction avec cette affaire, sur ce point particulier, qui n’est rien de moins qu’un nouveau sommet plus haut que tous les précédents d’inconscience et d’inconséquence américanistes. La seule explication qui vaille, à mon sens, est celle de la plus complète indifférence de Trump à ces affaires du Moyen-Orient, et celles de politique étrangère en général, mis à part les $milliards qu’il peut extorquer des Saoudiens, des Sud-Coréens, des Polonais, etc., en leur refilant la camelote de Raytheon et la quincaillerie de Lockheed-Martin. Le fait de présenter un Pompeo avec trois batteries de Patriot dans sa besace comme principale “riposte” à l’attaque du 14 septembre serait perçu, dans un autre monde que le postmoderne trumpiste, comme une insulte jetée à la face de MbS et de toute sa bande. Peut-être même l’a-t-il été effectivement comme tel en même temps que la démonstration ultime et catastrophique de l’impuissance US, et peut-être même que les éminences des royaumes font marcher le téléphone arabe de la diplomatie secrète à destination de Téhéran, pour tenter de trouver quelque chose comme un terrain d’entente.

Il faut absolument revenir et insister, encore et encore, pour sembler y comprendre quelque chose, sur l’extraordinaire impuissance psychologique de l’américanisme. Je parle ici de l’absence totale d’empathie, qui concerne d’ailleurs (pour prolonger la citation ci-dessous) aussi bien l’impuissance à se mettre à la place de ses “alliés” qu’à celle de ses “ennemis” ; ce manque, ce vide, ce “trou” même comme une déchirure et une béance mortelle dans la psychologie est sans aucun doute le fondement de ce en quoi la psychologie de l’américanisme est une chose catastrophique, de sa cruauté extrême, de son inhumanité foncière, de sa capacité de triompher injustement lorsque les dieux en fer-blanc ont été suffisamment corrompues, et de s’engager vers un effondrement suicidaire lorsque les dieux ont décidé qu’ils en avaient marre, – comme les monarques du Golfe pour le coup :

« Le plus dramatique dans ce constat est évidemment ce qui se dit de plus en plus, et qui constitue l’élément fondamental de la psychologie de l’américanisme, cette impuissance totale de l’américanisme pour l’empathie, y compris et surtout cette absence complète d’empathie objective (se mettre à la place de l’autre pour mieux le comprendre) pour comprendre ce qui se passe dans “l’esprit” de l’adversaiere. Crooke/Porther le disent précisément : “ …la capacité de Washington de comprendre, ou de ‘bien lire’ dans ‘l’esprit’ de ses ennemis semble avoir été en quelque sorte perdue, – par impuissance de Washington à éprouver quelque empathie que ce soit pour “l’altérité” (iranienne, chinoise ou russe). ” Nous serions tentés de proposer une nuance, de taille au demeurant : cette capacité n’a pas été ‘perdue’, parce que, selon ce que nous croyons de la psychologie de l’américanisme faite d’inculpabilité et d’indéfectibilité et ainsi si parfaitement spécifique, cette capacité n’a jamais existé dans cette psychologie ; la raison étant simplement que, pour la psychologie américaniste et donc exceptionnaliste, l’‘autre’ ne peut exister sinon bien entendu à être aussitôt gobé et digéré subito presto par l’américanisme. »

Cette situation est extrêmement sérieuse et préoccupante, et cette chute des zombies américanistes l’est encore bien plus, bien réelle, bien considérable, emportée dans un tourbillon (“tourbillon crisique” dirais-je) qu’elle a elle-même créé. Ces gens sont désormais dans un autre monde, dans une simulation d’un autre monde, dans leur simulacre crevé de toutes parts, réparé par du sparadrap usagé, du chewing-gum pré-mâché, des rames collantes de billets de banques fraîchement imprimés et même pas massicotés tant plus personne n’y croit. La puissance américaniste ressemble à un champ de fauteuils-transat glissant n’importe comment sur le pont du Titanic à mesure de l’inclinaison de la chose, et où plus personne ne daigne poser son séant.

J’écrirais bien “Gone with the Wind” pour terminer sur un bon mot mais même le vent n’en veut plus. Alors, qu’ils aillent au Diable ? Le Diable n’en rit même plus et son accueil sera plutôt frais…

https://www.dedefensa.org/article/prends-garde-iran-lespatriotarrivent

T.C.-80 : Bye bye FDR

T.C.-80 : Bye bye FDR

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   mardi 17 septembre 2019

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T.C.-80 : Bye bye FDR

17 septembre 2019 – Trump marche sur des œufs et piétine l’Histoire… “Marcher sur des œufs”, c’est le moins qu’on puisse dire à propos de l’affaire de la très méchante et efficace attaque des installations de l’Aramco, comme un coup au cœur de l’Arabie dont le même Trump ne semble guère vouloir trop se préoccuper, et sans s’en dissimuler. Après que le chef de cabinet du vice-président, Marc Short, eût expliqué par ailleurs, en d’autre lieu et sur un ton apaisant que le tweet “locked and loaded” (“prêts et chargés”) de dimanche soir n’était nullement une menace de type militaire mais une image concernant la situation énergétique des USA face à des possibles remous de fournitures de pétrole après l’attaque, on a vu et entendu cette humeur apaisée hier lors d’une aimable rencontre du président avec la presse

Même si tout cela (l’attaque, etcetera) ressemble à l’Iran, gazouille le président, il est bien acquis que « Je ne veux pas faire la guerre à qui que ce soit» ; et il n’est pas question de représailles tant qu’il n’y a pas de « preuve définitive » (vaste programme) d’une éventuelle culpabilité de l’Iran, et alors on verra.

Ceci enfin, qui est historique n’est-ce pas, par rapport à ce qu’on sait et dit du “Pacte du Quincy” et de FDR-1945, ce président mourant qui vint sceller son legs ultime qui fit Empire de la Grande République, – et que Trump, ce va-nu-pieds, piétine de la sorte : « En outre, lorsqu’on lui a demandé s’il avait promis de protéger les Saoudiens, le président a répondu “Non, je n’ai pas promis cela aux Saoudiens…. Nous devons nous asseoir avec les Saoudiens et trouver une solution.” »

Non seulement ils ne peuvent plus, mais ils ne veulent plus (à moins qu’ils ne veuillent plus parce qu’ils ne peuvent plus ?)… Bref, et comme disait l’avisé Macron : « Nous sommes sans doute en train de vivre la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde. » (Le temps de traduire ce texte du discours macronien, d’une forme infâme cachant les pépites reposant sur le fond, nos amis anglophones de la communication antiSystème commencent à réaliser le caractère historique de la chose : iciiciici, etc.)

Tout cela se fait en douceur, avec grâce et comme sans y toucher, cette façon que l’Empire a de recevoir des directs en pleine poire (le drone abattu par les Iraniens, l’attaque contre l’Aramco) et de passer outre en sifflotant. Les Saoudiens, MbS en tête, ne s’y trompent pas une seconde, pour le cas il s’agit de noyer le poisson en douceur. L’officieux de la famille royale, Arab News, nous fait savoir qu’il y aura enquête sur l’attaque et sur les responsables, et comment, et encore avec experts venus de tous les horizons Inch Allah, et y compris de l’ONU mazette, et que, mon Dieu, l’on sera fixé alors, disons « dans des semaines, sinon des mois ». D’ici là, les poules auront des implants…

…Pendant ce temps, bien en verve et sur un ton assez léger ma foi, en pleine conférence de presse commune suivant un sommet d’importance sur la Syrie avec les présidents iranien et turc, Poutine a suggéré à l’Arabie, à l’aide d’une sidérante citation du Coran, d’acheter des S-300 ou des S-400 pour protéger ses biens si précieux, le sang noir de son or noir, – de cette façon on pourra exposer les Patriot de l’Empire ainsi démobilisés pour Alzheimer précoce au musée des technologies revues et incorrigibles…

« En ce qui concerne l’aide à l’Arabie saoudite, il convient de rappeler que le Coran sacré évoque l’inadmissibilité de toute sorte de violence autre que pour protéger les siens. Donc pour [qu’ils puissent] défendre les leurs et leur pays, nous sommes prêts à octroyer l’aide appropriée à l’Arabie saoudite. Il suffit que les autorités politiques saoudiennes adoptent une décision étatique sage comme celle prise par le passé par les dirigeants iraniens qui avaient acquis à l’époque des S-300 ou comme le Président Erdogan qui a acheté à la Russie les systèmes ultramodernes S-400. Ils protégeront solidement toute infrastructure saoudienne. »

Et le président iranien Rouhani, présent également, de se tourner vers Poutine pour lui demander lequel des deux systèmes il conseille aux Saoudiens de choisir pour mieux abattre les drones que lui-même, Rouhani, n’a certainement pas lancés contre l’Aramco ; et Poutine, diplomate-équilibriste comme toujours : « Qu’ils choisissent. » Et c’est sur ce ton léger, un peu tragédie-bouffe tout de même et certainement simulacre surréaliste, que s’achève le “tourbillon crisique” du jour (T.C.-bouffe)

Good Bye Lenin, disait le film ; bye bye FDR, dis-je pour mon compte. Ainsi s’ouvre, entre Offenbach et Wagner, le dernier chapitre de l’ultime phase de la partie finale de la Grande Crise d’Effondrement du Système

.https://www.dedefensa.org/article/tc-80bye-byefdr

LES ETATS-UNIS ET L’ARABIE SAOUDITE SUR LE SENTIER DE LA GUERRE CONTRE L’IRAN

LES ETATS-UNIS ET L’ARABIE SAOUDITE SUR LE SENTIER DE LA GUERRE CONTRE L’IRAN

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US And Saudi Arabia On Warpath Against Iran

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Les États-Unis et le Royaume d’Arabie saoudite plaident en faveur d’un conflit avec l’Iran, comme le montrent l’évolution de la situation au cours des derniers jours.

Riyad a affirmé que, selon les résultats préliminaires, les attaques sur ses infrastructures pétrolières ne venaient pas du Yémen. En effet, ses systèmes de défense aérienne sont orientés vers le pays et auraient bloqué une éventuelle attaque.

Aᴍɪʀ@AmirIGM

This graphic shows Saudi Air Defences around the Abqaiq oil facilities that were struck early Saturday. The drones were well within PAC-2 range, but outside Hawk range. It’s possible that the low-flying or the drones’ small size and composite materials helped it avoid detection.

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22711:34 – 14 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité189 personnes parlent à ce sujet

Le Wall Street Journal a cité des responsables américains non nommés, selon qui la responsabilité reviendrait à l’Iran, dans la mesure où l’attention des États-Unis et de l’Arabie saoudite s’est déplacée vers la frontière sud avec le Yémen, ouvrant la porte à des attaques venant d’autres directions.

Selon des sources non identifiées, l’attaque proviendrait d’Iran et il y aurait même eu des débris de ce qui semble être une technologie iranienne de missile de croisière.

« Tout leur convient », a déclaré un responsable saoudien sans personnel, faisant référence à l’Iran. « Les débris, l’intel et les points d’impact. »

Les défenses aériennes saoudiennes surveillaient également le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz, où des responsables américains accusent l’Iran de s’être emparé de pétroliers et de drones volants à proximité de navires de guerre américains.

Mais le flanc oriental de l’Arabie saoudite est resté ouvert. Et selon les Etats-Unis et le Royaume, l’Iran était derrière l’attaque.

L’Iran a été blâmé, même si un porte-parole houthi a même revendiqué la responsabilité de l’attaque du 14 septembre.

«Cette opération est l’une des plus grandes opérations menées par nos forces dans les profondeurs de l’Arabie saoudite. Elle a été réalisée après une opération de renseignement précise, une surveillance avancée et la coopération d’hommes honorables et libres au sein du Royaume.

Nous promettons au régime saoudien que nos futures opérations se développeront davantage et seront plus douloureuses que jamais tant qu’il poursuivra son agression et son siège.

Nous affirmons que notre banque d’objectifs s’agrandit de jour en jour et qu’il n’ya pas de solution pour le régime saoudien si ce n’est de mettre un terme à l’agression et au siège de notre pays. »

Dans le même temps, il a été annoncé qu’un porte-parole du ministère saoudien de la Défense tiendrait une conférence de presse le 18 septembre pour présenter des preuves de l’attaque sur Aramco.

La conférence présentera des preuves de l’implication de l’Iran dans les attentats d’Aramco , a ajouté la télévision d’Etat. Il montrera également les armes iraniennes qui ont été utilisées lors des attaques.

La conférence aura lieu à 14h30 GMT et présentera « des preuves matérielles et des armes iraniennes prouvant l’implication du régime iranien dans l’attaque terroriste ».

En réponse à l’attaque, le Royaume a annoncé qu’il se joindrait à la coalition maritime américaine pour assurer la sécurité dans le golfe Persique. Cela a été rapporté par l’agence de presse saoudienne gérée par l’État, citant un responsable anonyme.

Les Etats-Unis poursuivent leurs accusations en se disant prêts à frapper tout parti responsable qui aurait attaqué ses alliés.

Le vice-président américain Mike Pence, qui ne fait que répéter ce que le président américain Donald Trump a déclaré, a déclaré que les États-Unis étaient «sous le boitier» pour défendre les alliés des États-Unis en réponse à une attaque sur des sites pétroliers en Arabie Saoudite.

«À la suite de cette attaque non provoquée, je vous promets, nous sommes prêts», a déclaré Pence. «Nous sommes enfermés et chargés et nous sommes prêts à défendre les intérêts de nos alliés. Ne faites pas d’erreur à ce sujet. »

Pence a également déclaré qu’il « semblerait » que l’Iran était responsable de l’attaque contre les installations pétrolières saoudiennes, mais que les services de renseignements américains travaillaient à la confirmation des détails.

Pence a confirmé que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo se rendrait au Royaume le 18 septembre.

«Nous évaluons toutes les preuves, nous consultons nos alliés», a déclaré Pence.

Le 17 septembre, bien évidemment, par accident, le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a accueilli le prince héritier Salman bin Hamad Al-Khalifa de Bahreïn au Pentagone.

Il n’a pas manqué de rappeler que la 5 e flotte américaine opère depuis Bahreïn depuis 1995.

« Votre pays s’est mobilisé pendant des décennies pour contribuer à dissuader les conflits dans l’une des parties les plus importantes du monde », a-t-il déclaré. « Nous sommes reconnaissants pour la volonté de longue date du royaume d’accueillir la 5ème flotte [américaine], un partenariat qui a débuté en 1995. Cela témoigne des liens étroits qui unissent nos pays. »

Esper a également mentionné l’Iran, affirmant que l’Iran continuait de violer les normes internationales et choisissait plutôt de promouvoir l’instabilité et le danger dans toute la région.

« Nous apprécions grandement que vous collaboriez avec nous et d’autres amis de l’état de droit et de la sécurité pour dissuader de nouveaux actes de provocation de l’Iran », a-t-il déclaré. «Les affaires en suspens sont regrettables et nous préoccupent tous, à tous ceux du monde, du moins ceux qui attachent de l’importance à l’ordre mondial de paix, de sécurité et de stabilité.»

Dans le même temps, sur la scène internationale, la France a annoncé qu’elle enverrait des experts enquêter sur l’attaque.

Dans un communiqué, l’Elysée a déclaré que le président avait fermement condamné l’attaque et assuré au prince héritier Mohammed bin Salman que la France était attachée à la stabilité du Moyen-Orient.

« En réponse à une demande saoudienne, le président Macron a confirmé au prince héritier que la France enverrait des experts en Arabie saoudite pour participer à des enquêtes visant à révéler l’origine et les modalités de ces attaques », ajoute le communiqué.

Le Japon a déclaré qu’il n’était au courant d’aucune implication de l’Iran dans l’attaque.

« Nous ne sommes au courant d’aucune information pointant vers l’Iran », a déclaré le ministre de la Défense, Taro Kono, à la presse. « Nous pensons que les Houthis ont mené l’attaque sur la base de la déclaration revendiquant la responsabilité. »

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et la chancelière allemande Angela Merkel ont discuté de ces attaques lors d’un appel téléphonique, s’accordant sur «la nécessité de travailler ensemble, aux côtés de partenaires internationaux, pour convenir d’une réponse collective», selon Downing Street.

L’Iran maintient qu’il n’a joué aucun rôle dans les attaques, plusieurs responsables ayant accusé les États-Unis d’être «négationnistes» face à ces attaques.

En outre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a accusé les États-Unis de la très apparente hypocrisie dont ils font preuve.

Javad Zarif@JZarif · 17 h

US is in denial if it thinks that Yemeni victims of 4.5 yrs of the worst war crimes wouldn’t do all to strike back.

Perhaps it’s embarrassed that $100s of blns of its arms didn’t intercept Yemeni fire.

But blaming Iran won’t change that.

Ending the war=only solution for all.

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Javad Zarif@JZarif

Just imagine: The US isn’t upset when its allies mercilessly BOMB babies in Yemen for over 4 years—with its arms and its military assistance.

But it is terribly upset when the victims react the only way they can—against the aggressor’s OIL refineries. #EndYemenWarNow2 43018:51 – 17 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité1 112 personnes parlent à ce sujet

Le président iranien Hassan Rouhani a déclaré lors d’une réunion du cabinet que les Houthis avaient attaqué les installations pétrolières saoudiennes comme un « avertissement » pour que Riyad mette un terme à sa longue guerre au Yémen.

«Nous ne voulons pas de conflit dans la région… Qui a déclenché le conflit? Pas les Yéménites. C’est l’Arabie saoudite, les Émirats, les États-Unis, certains pays européens et le régime sioniste [Israël] qui ont déclenché la guerre dans cette région », a déclaré Rouhani dans la vidéo.

Enfin, le brigadier général Amir Hatami, ministre iranien de la Défense, a déclaré que Téhéran n’était pas impliqué dans les attaques.

« Rejetant les commentaires sur le rôle de l’Iran dans l’opération, [Hatami] a déclaré que le problème était très clair: il y a eu un conflit entre deux pays [le Yémen et l’Arabie saoudite]. »

La situation est actuellement très volatile, les États-Unis et l’Arabie saoudite étant résolus à faire de l’Iran le coupable, en dépit de ce que toute autre preuve ou affirmation suggérerait.

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