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Quand on veut sanctionner des États, on dit qu’ils sont « terroristes »

Quand on veut sanctionner des États, on dit qu’ils sont « terroristes »

Les nouvelles sanctions unilatérales des États-Unis contre l’Iran, la Russie et la Syrie s’ajoutent aux précédentes concernant ces trois mêmes cibles. Cet ensemble forme désormais le plus dur embargo de l’Histoire. La manière dont elles sont organisées est illégalle au regard de la Charte des Nations unies : ce sont des armes de guerre conçues pour tuer.

| Damas (Syrie)

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Le secrétaire à la Défense, James Mattis, applaudi par le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

En se rendant à Moscou, le 8 novembre, l’ambassadeur James Jeffrey avait pour mission d’expliquer la préoccupation US face à l’expansion de l’influence perse dans le monde arabe (Arabie saoudite, Bahrein, Iraq, Liban, Syrie, Yémen). Washington tient désormais à poser cette question en termes géostratégiques et non plus religieux (chiites/sunnites) alors même que Téhéran organise sa défense nationale autour d’avant-postes chiites arabes.

Moscou a alors imaginé de négocier pour Téhéran l’assouplissement des sanctions unilatérales US en échange de son retrait militaire de Syrie. Le président Vladimir Poutine a confirmé sa proposition, non seulement à son homologue US, mais aussi au Premier ministre israélien, lors de leur rencontre à Paris à l’occasion du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre.

Il tenta de convaincre les Occidentaux que la Russie seule en Syrie était préférable au tandem irano-russe. Il ne pouvait par contre pas affirmer que l’Iran aurait une autorité suffisante sur le Hezbollah —comme le prétendent Washington et Tel-Aviv— pour lui ordonner de se retirer aussi.

Pour toute réponse, Washington a annoncé, neuf jours plus tard, le onzième train de sanctions unilatérales contre la Russie depuis début août. Celui-ci est accompagné d’un discours ridicule selon lequel la Russie et l’Iran auraient organisé conjointement un vaste trafic visant à maintenir le président Assad au pouvoir et à étendre la main-mise perse dans le monde arabe.

Cette rhétorique, que l’on croyait abandonnée, assimile trois États (la Fédération de Russie, la République arabe syrienne et le République islamique d’Iran) à des machines au service de trois hommes (Bachar el-Assad, Ali Khamenei et Vladimir Poutine), soudés par une même haine de leur peuple respectif. Elle fait l’impasse sur le soutien populaire massif dont ils disposent, tandis que les États-Unis sont profondément déchirés.

Passons sur l’affirmation inepte selon laquelle la Russie aiderait à la conquête du monde arabe par la Perse.

Selon le secrétaire au Trésor des États-Unis, Steven Mnuchin, qui présentait les sanctions unilatérales US le 20 novembre, celles-ci ne forment pas le volet économique de la guerre en cours, mais punissent les « atrocités » de ces trois « régimes ». Or, à la veille de l’hiver, elles concernent principalement l’approvisionnement du peuple syrien en pétrole raffiné afin qu’il puisse s’éclairer et se chauffer.

Il n’est pas nécessaire de relever que les trois États cibles nient les « atrocités » dont ils sont accusés, alors que les États-Unis revendiquent poursuivre actuellement la guerre qu’ils ont déclenchée en Afghanistan, en Iraq, en Libye et en Syrie.

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Les sanctions US n’ont pas été décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais par les seuls États-Unis. Elles ne sont pas légales en droit international car, pour les rendre létales, Washington tente de contraindre des États tiers à s’y associer ce qui constitue une menace contre les États cibles et donc une violation de la Charte des Nations unies. Les États-Unis ont le droit souverain de refuser de commercer avec d’autres, mais pas d’exercer des pressions sur des tiers afin de blesser leurs cibles. Jadis, le Pentagone affirmait qu’infliger un mauvais traitement à une nation particulière conduirait son peuple à renverser son gouvernement. Ce fut aussi bien la justification théorique du bombardement de Dresde durant la Seconde Guerre mondiale que de l’embargo sans fin contre Cuba depuis la Guerre froide. Or, en 75 ans, jamais, absolument jamais, cette théorie n’a été vérifiée dans les faits. Désormais, le Pentagone envisage les mauvais traitements contre une nation comme des armes comme les autres. Les embargos sont faits pour tuer les civils.

L’ensemble du dispositif en cours contre l’Iran, la Russie et la Syrie constitue le plus vaste système de siège de l’Histoire [1]. Il ne s’agit pas de mesures économiques, mais —sans aucun doute possible— d’une action militaire mise en œuvre dans le domaine économique. Elles devraient conduire avec le temps à diviser à nouveau le monde en deux, comme à l’époque de la rivalité USA-URSS.

Le secrétaire Mnuchin a longuement insisté sur le fait que ces sanctions visent avant tout à interrompre la vente d’hydrocarbures, c’est-à-dire à priver ces pays —en principe exportateurs— de leur principale ressource financière.

Le mécanisme décrit par Steven Mnuchin est le suivant :
- La Syrie ne peut plus raffiner de pétrole depuis que ses installations ont été détruites soit par Daesh soit par les bombardements de la Coalition internationale contre Daesh.
- Depuis quatre ans, l’Iran fournit du pétrole raffiné à la Syrie en violation des précédentes sanctions unilatérales US. Ce pétrole est transporté par des compagnies occidentales travaillant pour la société publique russe Promsyrioimport. Cette société est rémunérée par la compagnie privée syrienne Global Vision Group qui est elle-même renflouée par la société iranienne Tabir Kish Medical and Pharmaceutical.
- In fine le Global Vision Group reverse une partie de ce qu’il a reçu au Hezbollah et au Hamas.

Il s’agit là d’une histoire à dormir debout :
- La Coalition internationale a pour objectif officiel de lutter contre Daesh. Pourtant de nombreux témoignages durant les quatre dernières années attestent qu’elle a alternativement bombardé l’État islamique lorsqu’il débordait la zone qui lui avait été allouée par le Pentagone (plan Wright), et qu’elle lui a au contraire parachuté des armes pour se maintenir dans la zone assignée. Les deux entités ont travaillé de concert à détruire les raffineries syriennes.
- Pourquoi impliquer le gouvernement russe dans un transfert pétrolier partant des raffineries iraniennes vers les ports syriens ?
- Pourquoi l’Iran aurait-il soudain besoin de la Syrie pour acheminer de l’argent au Hezbollah et au Hamas ?
- Pourquoi la Syrie acheminerait-elle de l’argent iranien au Hamas alors que l’organisation palestinienne —dont les dirigeants sont membres de la Confrérie des Frères musulmans— lui fait la guerre ?

Steven Mnuchin ne s’embarrasse pas de longues explications. Pour lui, la Syrie est criminelle, la Russie est son complice, tandis que l’Iran, le Hezbollah et le Hamas sont tous des « terroristes ». C’est là le plus important, le mot qui coupe court à toute réflexion.

Un proverbe français assure que « Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ». Il ne faut donc pas espérer de logique dans la réponse du secrétaire Mnuchin à la proposition de médiation du président Poutine.

Progressivement, les États-Unis retirent leurs troupes des conflits où elles étaient engagées. Ils leur substituent des mercenaires sur le terrain (les jihadistes) et des sanctions économiques, version moderne du siège médiéval.

[1] Si au moyen-âge la chrétienté admettait des guerres entre les armées des souverains catholiques, elle condamnait les actions militaires délibérées contre des civils. Au XIIIème siècle, l’Église catholique condamna donc tous les sièges lorsqu’ils concernaient non pas uniquement des soldats, mais aussi des populations. Cette éthique est restée celle du Saint-Siège jusqu’à aujourd’hui. Par exemple, le pape Jean-Paul II s’opposa aux États-Unis lorsqu’ils prirent des sanctions économiques contre les Iraquiens à l’époque de Saddam Hussein. Son successeur, le pape François, est aujourd’hui muet sur la question

http://www.voltairenet.org/article204077.html

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Espionnage et cybersécurité : des dizaines d’agents de la CIA arrêtés ou exécutés… sur simple clic Google !

Info

© TV5MONDE

Au moins 30 agents « neutralisés », des dizaines d’autres démasqués. La CIA a payé un lourd tribut au renseignement entre 2009 et 2013. L’Agence américaine possédait des serveurs de communication « cachés » sur Internet. Les services iraniens et chinois avaient trouvé la « formule magique » pour récupérer leurs adresses. Explications

dans

L’information n’est révélée qu’aujourd’hui par deux journalistes de Yahoo News, Zach Dorfman and Jenna McLaughlin, mais elle reste énorme par ses conséquences. L’affaire s’est déroulée entre 2009 et 2013 : un système de communication par serveur Internet de la CIA, utilisé par des agents infiltrés à l’étranger, a été compromis durant toute cette période par les renseignements iraniens, puis chinois. Des dizaines d’agents et de sources ont été démasqués en Iran et enfermés, 30 autres ont été exécutés en Chine. Le système pour permettre les échanges via Internet était basé sur le principe du « web caché », ce qui pour une agence de renseignement frise l’amateurisme le plus complet.

Une requête Google pour faire « apparaître » l’adresse du serveur

Le principe que la CIA avait décidé d’appliquer pour permettre à des agents en Iran ou en Chine d’échanger des informations était le suivant : des serveurs web étaient activés de façon temporaire, et pas indexés pour n’être affichables par le moteur de recherche Google qu’avec une certaine méthode et certains mots clés dans la recherche avancée. Ce que le spécialiste en cybersécurité Philippe Laquet résume par la sentence suivante : « C’était une sorte de « formule magique » dans la barre de recherche google, ce qu’on appelle un « dork », pour pouvoir rechercher les seveurs non indexés ».

Ces serveurs permettaient à des sources à l’étranger d’échanger avec la CIA après avoir tapé la requête avancée Google leur donnant un lien url (adresse du serveur web) sur lequel ils venaient se connecter. Une fois les échanges effectués, le serveur était désactivé et d’autres pouvaient s’activer temporairement dont l’adresse différente était néamoins toujours récupérable via cette fameuse méthode de recherche avancée sur le moteur Google. « Quiconque utilisait la « formule magique » de recherche pouvait retrouver les dits serveurs », précise le cyberspécialiste.

En 2009, un agent double iranien  a utilisé l’un de ces sites web temporaire. Les services dont il dépendait en Iran ont très vite compris la méthode utilisée, ce qui leur a permis de trouver d’autres sites web d’échanges entre la CIA et ses sources…
Et C’est ainsi que la plupart des sources de la CIA en Iran ont été identifiées et arrêtées en 2011.

Des serveurs utilisés par la Chine

Ces accès aux serveurs de communication avec les sources de la CIA à l’étranger n’ont pas seulement permis les arrestations iraniennes, bien que les services iraniens les aient utilisé aussi pour se rapprocher d’agents américains afin de les recruter comme agents double. Entre 2011 et 2012, la Chine a elle aussi accédé à ces serveurs web temporaires afin d’identifier les sources ou agents américains utilisant ce système, ce qui a mené — selon les confidences reçues par les journalistes de Yahoo news — à l’exécution de 30 personnes par le gouvernement. Il est possible que les services iraniens aient partagé des informations avec les services chinois, que ce soit sur l’identité de sources en Chine ou en leur donnant la méthode utilisée pour trouver les adresses de serveurs. Les 11 anciens responsables de l’agence américaine de renseignement (et d’anciens proches du gouvernement américain) qui ont parlé aux journalistes de Yahoo news estiment qu’il est possible que la compromission ait été mondiale. La CIA aurait probablement été forcée de retirer ses agents présents dans le monde entier.

Comment la CIA a-t-elle pu imaginer permettre à des agents exposés à l’étranger de communiquer par des serveurs web repérables grâce à une simple recherche avancée dans Google ? Le mystère à ce niveau là reste entier…

https://information.tv5monde.com/info/espionnage-et-cybersecurite-des-dizaines-d-agents-de-la-cia-arretes-ou-executes-sur-simple-clic

Le FMI tente d’empêcher les Îles Marshall d’adopter une cryptomonnaie

Le FMI tente d’empêcher les Îles Marshall d’adopter une cryptomonnaie

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Le Parlement des Îles Marshall a adopté, le 26 février 2018, le principe d’une cryptomonnaie (Declaration and Issuance of the Sovereign Currency Act 2018). Elle devrait être mise en œuvre par une société israélienne, Neema, sous le nom de Sovereign (SOV).

Les Îles Marshall, qui n’ont pas d’armée et dont la Défense est assurée par les États-Unis, n’ont pas de monnaie propre et utilisent le Dollar.

Selon le Fonds monétaire international, le projet de Sovereign n’offre aucune garantie en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Il pourrait donc ne pas obtenir la convertibilité en Dollar.

Affolé par cette perspective, le Parlement des Îles Marshall devra se prononcer le 12 novembre sur sa mise en application et, éventuellement, censurer le gouvernement d’Hilda Heine.

Actuellement, le Venezuela est le seul État au monde à disposer d’une crypto-monnaie, le Petro. Cependant, celle-ci n’est pas fixée sur le marché, mais sur les réserves naturelles du pays. Ce système a permis de mettre fin à la dépréciation abyssale du Nouveau Bolivar.

Depuis le début 2018, le Royaume-Uni, le Canada, Singapour, la Turquie et l’Iran étudient la possibilité de créer leur propre cryptomonnaie.

Documents joints

IMF Report
See page 6 : « Protecting fincial stability ».
(PDF – 1.4 Mo)

 

http://www.voltairenet.org/article203813.html

Le marché secret du pétrole iranien

Le marché secret du pétrole iranien

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Alors que les États-Unis viennent de déclencher, le 5 novembre 2018, leurs sanctions contre les secteurs bancaire et pétrolier iranien, le président cheikh Hassan Rohani a assuré que son pays allait les « contourner fièrement ».

Selon les estimations US, l’Iran représente 2 % du marché pétrolier mondial. Le retour des sanctions devrait lui fermer 1,4 à 1,7 million de barils par jour. La simple annonce des sanctions a déjà retiré 800 000 barils par jour. Cependant, Washington a été contraint d’amender son plan et d’accorder six mois de transition à la Chine, à l’Inde, à la Grèce, à l’Italie, au Japon, à la Corée du Sud, à Taïwan et à la Turquie, de sorte que le prix du pétrole soit stabilisé aux environs de 70 dollars le baril.

Côté iranien, on a déjà commencé à utiliser le pipe-line de la compagnie nationale turque, BOTAŞ Petroleum Pipeline Corporation, reliant le champ pétrolier de Kirkuk en Iraq au port turc de Ceyhan. Ce même pipe-line qui avait été mis, en 2015, à la disposition de Daesh par le président Recep Tayyip Erdoğan.

Par ailleurs, tous les tankers iraniens ont coupé leur localisation satellitaire les uns après les autres depuis la mi-septembre, rendant particulièrement difficile leur suivi par les États-Unis [1]. Toutefois cette impossibilité de géolocalisation rend tout aussi difficile l’assurance de ces bateaux. Six gros tankers stationnent en mer, prêts à délivrer leur marchandise à des bateaux de passage.

Le train fou de la politique étrangère étasunienne

Le train fou de la politique étrangère étasunienne


Par Martin Sieff – Le 22 octobre 2018 – Source Strategic Culture

Death Is in Charge of the Clattering Train of US Security Policy

L’État profond américain veut-il vraiment provoquer une guerre mondiale thermonucléaire contre la Russie, la Chine et l’Iran, les trois en même temps ? L’imprudence et la confusion de ces politiques américaines qui provoquent des crises majeures de part et d’autre le suggèrent certainement. Pourtant, la vérité est peut-être encore plus terrifiante.

Les dangers qu’entraîneraient un conflit mondial et une guerre nucléaire doivent littéralement être considérés comme insensés et suicidaires. Pourtant, les politiques prônées par les Démocrates et les Républicains des deux chambres du Congrès, les médias américains, hystériques et délirants, et même les hauts responsables de la Défense et de la Sécurité nationale, que Trump a lui-même nommés, semblent ne mener à aucune autre conclusion.

Le 4 septembre, M. Trump, qui a remporté sa victoire électorale choc il y a deux ans en faisant campagne sur une politique d’apaisement envers les affrontements et les conflits inutiles dans le monde, menaçait de lancer une invasion militaire à grande échelle de la Syrie même si cela signifiait aussi des affrontements avec les forces russes et iraniennes.

Deuxièmement, le même jour, le Pentagone donnait deux navires de guerre russes au gouvernement chaotique et férocement anti-russe de l’Ukraine pour une utilisation potentielle contre la Russie.

Troisièmement, dès le lendemain, le 5 septembre, le ministre américain de l’Intérieur, Ryan Zinke, suggérait qu’un blocus militaire contre la Russie pouvait être une option sérieuse pour arrêter les exportations de pétrole et de gaz naturel, en plein essor, de Moscou vers l’Europe occidentale.

Quatrièmement, le 2 octobre, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN, Kay Bailey Hutchison, ancienne sénatrice américaine, a menacé de lancer une frappe nucléaire préventive contre les missiles russes déployés en Russie même.

Si le prétendu nouveau système russe devenait opérationnel, a déclaré Hutchison à la presse, « à ce moment-là, nous envisagerions la possibilité de supprimer un missile qui pourrait frapper n’importe lequel de nos [alliés européens]. Les contre-mesures consisteraient à supprimer les missiles que la Russie met au point en violation de la loi ».

Hutchison a ensuite tenté de faire marche arrière, mais le terme « supprimer » qu’elle a utilisé pour décrire une éventuelle action unilatérale américaine contre les missiles présumés ne peut être interprété de manière plausible que comme une menace d’action militaire directe.

Cinquièmement, en novembre, de nouvelles sanctions cinglantes visant à paralyser la capacité de la Russie à effectuer des transactions financières dans le monde entier entreront en vigueur. Elles ont déjà été adoptées à la quasi-unanimité par les deux chambres du Congrès, avec une majorité empêchant tout veto et le soutien féroce des médias grand public.

Jugées isolément, ces mesures – vivement encouragées et soutenues par le gouvernement de Theresa May au Royaume-Uni – constituent déjà une irresponsabilité criminelle pour la survie du monde entier.

Mais il y a plus encore : sixièmement, non contents d’être obsédés par la provocation d’une guerre thermonucléaire à grande échelle contre la Russie, un pays dont les dirigeants et le peuple ont prouvé à maintes reprises qu’ils détestent une telle perspective, les États-Unis provoquent simultanément un conflit à grande échelle avec la Chine – son principal débiteur et principal partenaire commercial – et avec l’Iran.

Des responsables militaires américains ont déclaré à CNN que la marine américaine voulait envoyer des navires de guerre et des avions traverser la mer de Chine méridionale en novembre pour envoyer un message à Pékin. On peut se demander quel genre de message ils ont en tête.

Et le 4 octobre, le vice-président Mike Pence a lancé un avertissement brutal à la Chine, l’avertissant que les États-Unis ne reculeraient pas devant ce qu’ils considèrent comme des menaces et des tentatives d’intimidation chinoises.

Pour ajouter au chaos, M. Trump s’engage maintenant dans un véritable conflit diplomatique avec l’Arabie saoudite à la suite du meurtre bizarre et obscène de Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien d’Istanbul, un personnage qui, ironiquement, a joué un rôle de premier plan dans les politiques révolutionnaires et perturbatrices des États-Unis qui ont apporté chaos et misère aux peuples du Moyen-Orient durant ce siècle.

Trump et son gendre irresponsable, Jared Kushner, n’ont qu’eux-mêmes à blâmer pour avoir donné carte blanche au prince héritier Mohammed Bin Salman (MBS). Mais déjà, les Saoudiens menacent de faire grimper les prix mondiaux du pétrole à 200 $, voire 400 $ le baril, si le gouvernement et le Congrès américains sont eux-mêmes assez imprudents pour les condamner ou les sanctionner en réponse au meurtre de Khashoggi.

De telles menaces, si elles se concrétisaient, provoqueraient certainement une crise économique mondiale. Mais la première victime serait inévitablement le gouvernement de l’Arabie saoudite, qui est déjà dangereusement vulnérable sur le plan financier, précisément en raison des politiques économiques désastreuses de MBS.

La seule explication rationnelle à cette combinaison d’actions et de politiques agressives et chaotiques de confrontation dans toutes les directions est que les décideurs de Washington sont déterminés à détruire leur propre pays et le monde avec eux. Mais la vraie explication est encore plus terrifiante : ils ne réalisent tout simplement pas ce qu’ils font.

Avant la Seconde Guerre mondiale, le politicien britannique Winston Churchill a appelé à une alliance militaire à grande échelle avec l’Union soviétique comme seul moyen réaliste de prévenir la catastrophe d’une nouvelle guerre mondiale et la conquête de l’Europe par l’Allemagne nazie.

Au lieu de cela, Churchill a vu une direction nationale britannique stupide, ignorante et irresponsable permettre à l’Europe de sombrer dans le chaos et la destruction.

Pour expliquer le destin qui l’attendait si clairement, Churchill a cité au Parlement un poème datant de 1890, écrit par le rédacteur en chef irlandais, Edwin James Milliken, au sujet d’une terrible catastrophe ferroviaire.

« Le rythme est rapide, et les points sont proches,
Le sommeil a endormi l’oreille du conducteur ;
Et les signaux clignotent dans la nuit en vain.
La mort s’occupe du train qui vrombit ! »

Le même jugement devrait être porté aujourd’hui sur l’élaboration de la politique américaine. À la Maison Blanche, au ministère de la Défense, au département d’État, dans les deux chambres du Congrès et dans les grandes institutions des médias américains, c’est la même histoire. Aucune personne saine d’esprit et responsable n’est en contrôle.

La mort s’occupe du train qui vrombit.

Martin Sieff

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

 

Sanctions américaines: Chine, Inde et Japon autorisés à acheter du pétrole iranien

Sanctions américaines: Chine, Inde et Japon autorisés à acheter du pétrole iranien

Washington – Les Etats-Unis ont autorisé huit pays, parmi lesquels la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et l’Italie, à continuer d’acheter temporairement du pétrole iranien malgré les sanctions américaines rétablies lundi, a annoncé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Les autres pays qui bénéficient d’une dérogation de six mois sont la Grèce, la Turquie et Taïwan, a-t-il ajouté, promettant une pression « implacable » tant que le régime iranien n’aura pas pris « un virage à 180 degrés » dans son comportement « déstabilisateur » au Moyen-Orient.

« S’ils tentent de contourner nos sanctions, nous continuerons encore et encore à prendre des mesures pour perturber leur activité. La pression maximale exercée par les Etats-Unis ne va faire que s’accroître à partir de maintenant, les entreprises à travers le monde doivent comprendre que nous mettrons en oeuvre les sanctions de manière stricte », a renchéri le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin lors d’une conférence de presse à ses côtés.

Washington a rétabli lundi les dernières sanctions levées dans le cadre de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, dont Donald Trump s’est retiré en mai.

Outre les sanctions contre les exportations de pétrole iranien, que l’administration américaine affirme vouloir réduire à zéro à terme, 50 banques iraniennes ont été notamment placées sur la liste noire des Etats-Unis, ainsi que plus de 200 personnes et navires des secteurs iraniens du transport maritime et de l’énergie, une compagnie aérienne iranienne et plus de 65 de ses avions.

(©AFP / 05 novembre 2018 14h07)

Sanctions américaines: Chine, Inde et Japon autorisés à acheter du pétrole iranien

Midterms J-4 : Le monde entier attend le résultat des élections

Midterms J-4 : Le monde entier attend le résultat des élections

Publié par Brujitafr sur 3 Novembre 2018, 07:54am

Catégories : #USA, #ACTUALITES, #POLITIQUE

La semaine dernière, les médias ont timidement imputé la baisse des bourses à des motifs géopolitiques mais sans vraiment préciser lesquels. Cet article vous expliquera pourquoi le sort du monde est suspendu aux élections américaines.

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Midterms J-4 : Le monde entier attend le résultat des élections

Lorsque les Américains se rendront aux urnes la semaine prochaine, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pourrait être scotché aux résultats – aux côtés de Xi Jinping, de l’iranien Hassan Rouhani et de nombreux autres dirigeants étrangers dans le monde.

Les alliés et les ennemis de l’Amérique tenteront d’analyser la situation à mi-parcours de 2018 à la recherche d’indices sur l’avenir politique du président Donald Trump et sur la persistance de sa politique étrangère, qu’il s’agisse de sanctions contre l’Iran, de négociations nucléaires avec la Corée du Nord ou d’un mur le long de la frontière américano-mexicaine. .

Certains dirigeants étrangers cherchent à obtenir des gains démocrates au Congrès, espérant que le parti de l’opposition s’opposera aux attaques du gouvernement Trump envers les accords internationaux, sa répression de l’immigration et son penchant pour les tarifs douaniers. D’autres pays, tels que la Corée du Nord, espèrent que les républicains conserveront leur pouvoir à Washington afin que le président ne soit pas retenu ni distrait par un Congrès hostile.

Il n’est pas rare que les élections américaines attirent l’attention à l’étranger. Mais, selon les experts, cette élection est particulièrement lourde de conséquences pour le monde entier, principalement parce que Trump a bouleversé la politique étrangère américaine.

«Depuis que nos processus politiques sont devenus si imprévisibles et quelque peu dysfonctionnels, ils les surveillent de plus près encore auparavant», a déclaré Allen Carlson, directeur du programme d’études sur la Chine et l’Asie-Pacifique à l’Université Cornell.

Voilà comment les élections américaines sont perçues de l’étranger :

Corée du Nord

Kim Jong Un a beaucoup à gagner lors de l’élection du 6 novembre, a déclaré Sue Mi Terry, experte en Corée du Nord du Centre d’études stratégiques et internationales, un groupe de réflexion basé à Washington.

Le dictateur nord-coréen veut un traité de paix déclarant la fin de la guerre de Corée. Les combats ont cessé en 1953 avec un armistice mais ils n’ont jamais officiellement pris fin. La pression de Kim pour un traité officiel est devenue un point tournant dans les négociations entre les États-Unis et la Corée du Nord visant à persuader le régime de Kim de renoncer à son arsenal nucléaire.

« Pour le moment, Kim Jong Un a une stratégie … et tout se passe plutôt bien pour lui », a déclaré Terry, car Trump était un partenaire amical.

Trump a accepté de tenir un deuxième sommet avec Kim, une réunion qui pourrait avoir lieu dans les prochains mois. Mais les législateurs du Congrès – et les démocrates en particulier – ont été profondément sceptiques face aux pourparlers, certains suggérant ouvertement que Kim trompe Trump avec des promesses en l’air. Le Congrès devrait ratifier tout traité mettant officiellement fin à la guerre de Corée.

Mais les responsables nord-coréens craignent encore plus que Trump n’abandonne totalement les négociations si les démocrates prenaient le contrôle de la Chambre ou du Sénat, ont déclaré Terry et d’autres.

« Ils craignent vraiment que le président, qui se présentera de l’autre côté de cette élection, ne soit plus intéressé par cette question, soit bloqué ou ligoté par son Congrès, ou pourrait même être destitué « , a déclaré Victor Cha, qui était directeur des affaires asiatiques au Conseil de sécurité nationale sous l’administration Obama.

Chine

Trump a accusé la Chine de s’immiscer dans les élections de mi-mandat dans le but de miner sa politique commerciale – notamment les droits de douane élevés imposés par l’administration aux produits chinois. À titre de preuve, le président et d’autres responsables de la Maison-Blanche ont cité un supplément de publicité de quatre pages qu’une société de médias du gouvernement chinois aurait placé dans le plus grand journal de l’Iowa, le « Des Moines Register ».

Les experts déclarent qu’il n’y a guère de preuves que le gouvernement de Xi est engagé dans une ingérence électorale importante et notent que la Chine et d’autres gouvernements étrangers font souvent passer des annonces dans les médias américains pour promouvoir des perceptions positives.

Néanmoins, il ne fait aucun doute que les dirigeants chinois s’intéressent de près au déroulement des élections de mi-mandat.

«Les Chinois ont quelques espoirs que ce qui se passe est motivé par des préoccupations politiques (nationales) et qu’il y aurait peut-être plus de chance pour un dialogue raisonnable et constructif avec les États-Unis après le mi-mandat», a déclaré Bonnie Glaser, directeur du China Power Project au CSIS.

Carlson, professeur à Cornell, a déclaré que les Chinois étaient moins préoccupés par le tournant combatif de la rhétorique américaine que par l’imprévisibilité de l’administration Trump.

« J’imagine qu’ils aimeraient beaucoup une approche américaine plus claire en Chine », a-t-il déclaré. Ce n’est pas la même chose que s’opposer à Trump ou en faveur des démocrates, a-t-il ajouté.

«Rappelez-vous qu’en 2016, dans la mesure où Pékin avait un intérêt fondamental pour l’élection, ils semblaient favoriser Trump en raison du ressentiment» contre Hillary Clinton, candidate démocrate et critique du bilan de la Chine en matière de droits de l’homme.

Iran

Le premier objectif de la politique étrangère du gouvernement Trump est d’isoler l’Iran. Il n’est donc pas étonnant que les dirigeants iraniens cherchent à savoir s’ils peuvent attendre la sortie de Trump ou s’ils doivent élaborer un plan B.

Les élections de mi-mandat contribueront grandement à répondre à cette question, a déclaré Trita Parsi, fondatrice du National Iranian American Council, une organisation qui cherche à promouvoir de meilleures relations entre les Etats-Unis et l’Iran.

La question centrale pour l’Iran est le sort de l’accord nucléaire de 2015. Trump s’est retiré de cet accord multilatéral et a réimposé des sanctions économiques qui pourraient entraver l’économie iranienne.

Pour le moment, l’Iran a déclaré qu’il adhérerait à l’accord qui interdit à l’Iran de développer des armes nucléaires, dans l’espoir que les États-Unis rejoignent l’accord sous une nouvelle administration.

« Si vous avez une très bonne performance de la part des démocrates, et que vous avez une chambre démocrate et peut-être même un Sénat, cela permettra de contrôler la stratégie de Trump », a déclaré Parsi. « Cela encouragera l’Iran à attendre que Trump n’ait qu’en seul mandat de président « .

Mais si les Démocrates ont une faible performance le 6 novembre, « cela pourrait faire pencher la balance en Iran pour ceux qui veulent sortir immédiatement de l’accord sur le nucléaire et poursuivre une approche beaucoup plus dure », a déclaré Parsi.

Union européenne, OTAN
Trump n’a pas dissimulé son hostilité envers certains des alliés et alliances les plus proches des États-Unis formés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’Europe se sent intimidée par le président.

Trump a particulièrement méprisé les relations commerciales transatlantiques, affirmant que « personne ne nous traite moins bien que l’Union européenne ». Il a frappé le bloc politique de 28 pays avec des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, et les dirigeants européens à Bruxelles ont riposté avec des droits de douane sur des produits américains emblématiques tels que les motos Harley-Davidson.

L’attitude du président à l’égard de l’alliance militaire de l’OTAN a été également tumultueuse. Trump a déclaré qu’il était « obsolète » et qu’il s’agissait d’une relique de la Guerre froide afin de faire pression sur les autres membres pour qu’ils tiennent leurs promesses de verser une contribution financière plus importante à la coalition.

« Les Européens aimeraient voir le pouvoir de Trump diminué », a déclaré Michael Wohlgemuth, directeur de Open Europe, un groupe de réflexion sur les affaires étrangères basé à Berlin.

Cela signifie-t-il que les Européens espèrent un désastre total pour les républicains la semaine prochaine à mi-parcours? Pas nécessairement, a déclaré Elmar Brok, ancien président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen.

Brok a déclaré cette semaine à la télévision allemande qu’un tel résultat pourrait signifier que Trump serait en mesure de se concentrer entièrement sur la politique étrangère car il ne serait plus en mesure de faire passer les réformes intérieures. « Cela pourrait nous rendre encore plus nerveux », a-t-il déclaré.

Source originale (anglais):

Syrie : ISIS défait la force par procuration américaine

Syrie : ISIS défait la force par procuration américaine


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 29 octobre 2018

Les mercenaires mandatés par les États-Unis dans l’est de la Syrie ont encore perdu du terrain au profit d’État islamique.

La carte montre les positions d’ISIS (en gris), de la force mandataire SDF (jaune) et de l’armée syrienne (rouge) à la frontière irakienne le 19 octobre.


Voici les positions à compter d’aujourd’hui.



La force américaine par procuration a perdu les villes de Susah, Hawi al-Susah, Safafinah, Mozan, Shajlah et Baghuz Fawqani et ISIS est de retour à la frontière irakienne. Les forces irakiennes ont été mises en alerte et ont scellé la frontière de leur côté.

La cause immédiate de la perte était une nouvelle tempête de sable qu’ISIS a utilisée pour contre-attaquer. Une contre-attaque similaire lors d’une tempête de sable s’est déjà produite il y a deux semaines. Cela rend la déclaration de ce porte-parole américain risible :

«La tempête de sable a permis une contre-attaque d’État islamique, ce qui était surprenant compte tenu des conditions, mais maintenant, l’air est dégagé et la coalition continuera à augmenter son soutien aérien et sa puissance de feu pour aider ses partenaires», a déclaré le colonel Ryan …

Les tempêtes de sable désactivent le soutien aérien et l’artillerie. C’est pourquoi ISIS, qui manque d’armée de l’air, utilise depuis des années toutes les tempêtes de sable pour attaquer. Ce n’est pas surprenant du tout, car c’est l’une de ses formes de combat caractéristiques. Les tempêtes de sable signifient que l’on peut s’attendre à une attaque d’État islamique. L’attaqué doit doubler sa garde et être prêt à défendre sa position. Les forces spéciales américaines censées diriger leurs mandataires semblent avoir négligé cela.

Les djihadistes d’État islamique ont attaqué de manière habituelle pendant la tempête de sable. Un kamikaze a fait exploser la première position sur la ligne de front et plus de 100 combattants ont pris d’assaut et encerclé les lignes ennemies. Depuis vendredi, entre 60 et 80 SDF [mercenaires kurdes] ont été tués, d’autres blessés et au moins 20 faits prisonniers. D’autres ont simplement fui paniqué et État islamique a pu reprendre plusieurs villages sans se battre. ISIS affirme que tous les combattants capturés étaient des Arabes, pas des Kurdes.

Les Kurdes ont décidé depuis longtemps que le combat sur l’Euphrate n’était pas leur principal problème. Ils se préparent à lutter contre une invasion turque. La force terrestre SDF qui attaque ISIS est principalement arabe. Certains ont été embauchés par les États-Unis, mais beaucoup d’entre eux ont été contraints à collaborer. Ils ne sont pas intéressés à risquer leur vie. Ils n’attaqueront que lorsque l’armée de l’air américaine aura bombardé leurs ennemis en miettes.

Après les lourdes pertes du SDF arabe, il a été demandé au YPG kurde d’envoyer quelque 300 de ses combattants pour reprendre les positions perdues et pour poursuivre l’attaque générale contre ISIS, qui n’a généré aucun gain depuis un mois.

État islamique détient toujours quelque 700 prisonniers et otages. Il avait menacé de les tuer s’il ne recevait ni nourriture ni médicaments. Il n’y a eu aucune nouvelle de leur destin.

Vendredi, les présidents russe, français et turc et la chancelière allemande Merkel se sont rencontrés à Istanbul. Les parties française et allemande ont renoncé à un changement de régime [en Syrie]. Ils ont un problème de réfugiés et veulent la fin de la guerre. Ils insistent toujours pour que la Syrie change sa constitution mais Damas n’a aucune raison de suivre de telles consignes. L’ancien ambassadeur de l’Inde en Turquie, MK Bhadrakumar, procède à une analyse plus approfondie du sommet. Sa grande question est de savoir comment évoluent les relations américano-turques.

Il y a peu de raisons de penser que cela ira mieux. Erdogan veut que les États-Unis quittent la Syrie presque autant que Damas elle-même. Erdogan a récemment menacé d’envahir la partie nord-est de la Syrie contrôlée par les États-Unis. Hier, l’artillerie turque a touché des positions de la force de procuration américaine en Syrie près de la frontière avec la Turquie.

Les États-Unis continuent d’insister pour que les “milices soutenues par l’Iran” quittent la Syrie avant le départ des États-Unis. Mais les “milices soutenues par l’Iran” en Syrie sont aujourd’hui des Syriens. L’Iran a soutenu des groupes composés de combattants afghans et irakiens et les soldats iraniens ont quitté le pays il y a quelque temps. Il reste tout au plus quelques officiers iraniens, payés par l’Iran, pour l’entraînement des groupes locaux. La demande n’a aucun sens. Elle vient probablement d’Israël, qui souhaite que les États-Unis restent en Syrie le plus longtemps possible.

La situation dans le gouvernorat d’Idlib et ailleurs n’a pas changé. Le prochain sommet américano-russe du 11 novembre traitera de la question de la Syrie. Jusque-là tout est figé.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/syrie-isis-defait-la-force-par-procuration-americaine

 

L’Iran vend son pétrole en Bourse pour contrer les sanctions américaines

L’Iran vend son pétrole en Bourse pour contrer les sanctions américaines

Téhéran – L’Iran a vendu dimanche pour la première fois du pétrole à des acheteurs privés via une bourse de l’énergie, dans le but d’amoindrir les effets de prochaines sanctions américaines contre l’industrie pétrolière iranienne.

Seuls 280.000 barils ont été vendus à un acheteur, sur le million qui avait été proposé aux enchères avec un prix par unité initialement à 79,16 dollars (69,39 euros).

Lorsque la vente a débuté, les propositions d’achat sont tombées à 16 dollars (14 euros) de moins que le tarif d’abord avancé.

Quelques heures avant la fermeture de la Bourse, alors que le prix était à 74,85 dollars l’unité (65,61 euros), l’acheteur s’est manifesté.

L’identité de ce dernier est restée secrète, conformément à la promesse vendredi du directeur de l’organisation de la sécurité et des échanges, Shapour Mohammadi.

L’agence de presse iranienne Fars a seulement indiqué qu’il s’agissait d’un conglomérat d’entreprises privées qui ont réalisé l’achat via trois courtages.

Le gouvernement compte proposer son pétrole à la Bourse de l’énergie une fois par semaine, selon l’agence Fars, proche des conservateurs.

Après s’être retirés en mai de l’accord international sur le nucléaire iranien, les Etats-Unis ont rétabli en août une première série de sanctions contre Téhéran. Une deuxième vague doit suivre le 5 novembre, visant cette fois l’industrie pétrolière iranienne.

L’idée de vendre du pétrole aux entreprises privées en Bourse a été émise en juillet par le premier vice-président Eshaq Jahangiri, afin de « déjouer les efforts de l’Amérique (…) pour arrêter les exportations de pétrole iranien ».

Téhéran espère que la vente de son pétrole à des acheteurs privés plutôt qu’à des pays rendra plus difficile la surveillance et le blocage de ses exportations par les Etats-Unis.

« Avec le retour imminent d’une nouvelle vague de sanctions, le gouvernement est déterminé à utiliser les marges de manoeuvre existantes dans le secteur privé pour vendre le pétrole iranien et trouver de nouveaux marchés », a déclaré le directeur de la Fédération iranienne des exportations de pétrole, Hamidreza Salehi, à l’agence de presse Ilna.

Selon les estimations, les exportations de brut iranien ont déjà chuté d’un tiers depuis mai. Téhéran vendait alors environ 2,5 millions de barils par jour.

(©AFP / 28 octobre 2018 15h47)

https://www.romandie.com/news/L-Iran-vend-son-p-trole-en-Bourse-pour-contrer-les-sanctions-am-ricaines/966260.rom

Damas a ordonné les tirs de roquettes de Gaza sur Israël avec un soutien iranien (armée israélienne)

Damas a ordonné les tirs de roquettes de Gaza sur Israël avec un soutien iranien (armée israélienne)

Jérusalem – L’armée israélienne a accusé samedi la Syrie d’avoir ordonné les tirs de roquettes venus de l’enclave palestinienne de Gaza sur Israël avec le soutien de l’Iran, allié du pouvoir de Damas.

« Les tirs de roquettes dans la nuit sur Israël ont été ordonnés par Damas avec l’implication claire des Gardiens de la Révolution », l’armée d’élite de l’Iran, a affirmé le porte-parole de l’armée, Jonathan Conricus.

Il a ajouté devant des journalistes que la riposte israélienne « ne sera pas limitée géographiquement ».

Au moins 39 roquettes tirées par le groupe radical palestinien Jihad islamique depuis la bande de Gaza sont tombées dans la nuit de vendredi à samedi en territoire israélien sans faire de morts ni de blessés, d’après l’armée israélienne. Dix-sept des ces engins ont été interceptés par le système israélien de défense aérienne Iron Dome, d’autres sont tombés dans des champs.

Vendredi, six Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza lors de manifestations et heurts avec les soldats israéliens postés le long de la barrière séparant Israël de cette enclave palestinienne soumise à un strict blocus, selon le ministère gazaoui de la Santé.

(©AFP / 27 octobre 2018 08h02)

https://www.romandie.com/news/Damas-a-ordonn-les-tirs-de-roquettes-de-Gaza-sur-Isra-l-avec-un-soutien-iranien-arm-e-isra-lienne_C_ROM/965987.rom

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