Archives pour la catégorie Islamisme

À Madagascar, « l’Église est confrontée à l’islamisation du pays »

 DÉCRYPTAGE

À Madagascar, « l’Église est confrontée à l’islamisation du pays »

GIANLUIGI GUERCIA I AFPPrière à la mosquée, Antananarivo (Madagascar), 19 juillet 2019.Partager26Amélie de La Hougue/AED | 05 mars 2020

Mgr Georges Varkey Puthiyakulangara, évêque de Port-Bergé, au nord de Madagascar confie dans une interview les défis auxquels l’Église de Madagascar est confrontée. Parmi eux, l’islamisation de l’île et l’importance de la sorcellerie.

Si près de 45% des 25 millions d’habitants de Madagascar sont chrétiens, dont 25% de catholiques, la majorité des Malgaches pratique encore la religion traditionnelle basée notamment sur le culte des ancêtres. Sur place, l’Église catholique constitue une force de développement social, économique et humain. Une église locale qui grandit et dont la figure majeure, Mgr Georges Varkey Puthiyakulangara, évêque de Port-Bergé, détaille les grands défis.

Les chrétiens sont-ils présents sur toute l’île ?
Mgr Georges Varkey : Leur présence varie beaucoup selon les diocèses. Le catholicisme est très présent dans la région des plateaux (région montagneuse située dans le centre, ndlr) évangélisée il y a 160 ans, mais dans mon diocèse, ce n’est pas le cas. Sur 800.000 habitants, il y a seulement 25 à 30.000 catholiques et quelques croyants d’autres confessions mais les gens sont animistes à 95% (c’est à dire croyants en un esprit qui anime les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, ndlr).

BISHOP
Mgr Georges Varkey Puthiyakulangara, évêque de Port-Bergé (Madagascar).

La population reste-t-elle encore fortement liée à la sorcellerie ?
Oui, beaucoup ! L’entrée de certains villages m’est interdite à cause des croyances de la sorcellerie. Par exemple dans mon diocèse, une femme est venue faire du catéchisme dans un village qui m’est interdit, et sa maison a été brûlée à deux reprises. Elle a dû déménager. La sorcellerie est encore très présente dans les villages de brousse ; par manque d’éducation, les gens ne connaissent pas autre chose.PUBLICITÉ

Quelles sont les relations avec l’islam ?
Les relations avec les musulmans étaient bonnes mais depuis quelques temps nous voyons des islamistes. Nous sommes confrontés à l’islamisation du pays. Le nombre de musulmans augmente fortement : avant il n’y avait que des Comoriens, des Pakistanais et quelques Malgaches mais maintenant, certains arrivent de l’étranger, on ne sait comment, et des recrutements se font également dans le pays. Des mosquées sont construites partout. Il y a eu un accord avec le gouvernement pour en construire 2.400 ! Dans mon diocèse par exemple, il n’y a pas de musulmans, mais beaucoup de constructions de mosquées. Ils viennent aussi convertir les gens, ils installent des écoles coraniques et donnent des bourses pour les enfants qui y vont. On a appris que dans les universités, les jeunes filles (non musulmanes) sont payées 3 euros par jour pour porter la burka. Ils profitent de la pauvreté des gens, surtout des étudiants qui ont besoin d’argent ! Ici, 85% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.Lire aussi :Asia Bibi à Aleteia : « À chaque instant, j’ai gardé Dieu dans mon cœur »

Quel est le défi majeur de l’Église de Madagascar aujourd’hui ?
L’un des défis les plus importants pour nous est l’éducation. Dans mon diocèse, environ 70% des jeunes sont analphabètes car il n’y a pas d’écoles à proximité et pas assez de moyens de locomotion et de communication. J’essaye de faire venir des communautés mais c’est difficile. 53% de la population a moins de 18 ans. Nous voulons éduquer les jeunes pour leur redonner leur dignité humaine, les aider à trouver du travail, à mieux éduquer leurs enfants, leur parler de Dieu, les aider dans leur vocation… Mais c’est difficile de trouver des instituteurs qui puissent venir dans des régions isolées.

Le pays est aussi confronté à une forte corruption…
Oui, cette corruption est terrible. Le gouvernement met en place des plans pour lutter contre cette corruption mais c’est difficile car elle est vraiment enracinée… Nous essayons aussi de lutter contre « la justice populaire », c’est-à-dire que les gens se font justice eux-mêmes. Et vue la pauvreté existante (qui diminue dans les grandes villes mais augmente dans les villages), parfois, pour un simple vol de poulet, une personne va être jugée par les gens du village et le voleur va être retrouvé mort. Nous travaillons beaucoup dans l’Église pour éduquer les gens, à travers nos homélies, l’enseignement du catéchisme et aussi par les Commissions Justice et Paix, présentes dans tous les diocèses. Nous essayons d’être au plus proches de Malgaches, quelles que soient leurs religions ou croyances, pour les aider et leur redonner espoir pour lutter contre cette corruption.

Madagascar a prévu de planter 100 millions d’arbres pour lutter contre les catastrophes naturelles…
Oui car à Madagascar, nous sommes confrontés à deux extrêmes : des inondations dans le Nord (dans mon diocèse, récemment, à causes des inondations, 1.600 maisons ont été endommagées) et des sécheresses au sud. L’Église et le gouvernement incitent les gens à planter des arbres pour lutter contre la déforestation. Par exemple, sur le terrain qui a été donné pour accueillir la grande messe avec le Pape en septembre dernier, une pépinière va être plantée. J’invite aussi les Malgaches à planter des arbres fruitiers mais aussi du riz, du manioc etc… pour qu’ils puissent se nourrir.Lire aussi :Regain de l’islamisme au Nigeria : « Les chrétiens sont les premières victimes »

La venue du pape François en septembre dernier a-t-elle suscité de l’espoir ?
Elle a été une bénédiction pour tout le pays ! Toutes les confessions se sont réunies pour venir l’écouter, même ceux qui critiquaient l’Église. Il y a eu plus d’un million de personnes à la messe. Tout le monde a oublié ses problèmes pour profiter de sa présence, il a vraiment été reconnu comme un homme de Dieu, attentif à tous. Sa venue a durablement marqué les cœurs.

Avez-vous un message à transmettre aux bienfaiteurs de votre diocèse ?
Oui, je les remercie pour leur aide. Grâce à l’AED (Aide à l’Église en détresse, ndlr) nous avons pu construire une chapelle dans la prison ou j’étais aumônier, ainsi qu’une salle où on a pu faire une bibliothèque, enseigner le catéchisme et lutter contre l’analphabétisation. Cela a redonné espoir aux prisonniers et ils peuvent voir le visage miséricordieux de l’Église qui est là pour les aider et améliorer ainsi leurs conditions de vie. Je demande aussi de prier pour mon diocèse : il fait 33.367 km2 et je n’ai que 33 prêtres. J’ai vraiment besoin de vocations, de missionnaires pour évangéliser et annoncer la Bonne Nouvelle. Nous avons beaucoup de défis mais Dieu et la Vierge Marie nous donnent le courage d’avancer. Nous avons la croix mais nous gardons confiance avec Dieu.  Et nous prions aussi pour tous nos bienfaiteurs et bienfaitrices pour œuvrer ensemble à la gloire de Dieu.

https://fr.aleteia.org/2020/03/05/a-madagascar-leglise-est-confrontee-a-lislamisation-du-pays/

Développement de la langue arabe : Éric Zemmour et Jack Lang s’affrontent sur CNews

Editoriaux – Immigration et diversité – Médias – Polémiques – Radio – 26 février 2020

Développement de la langue arabe : Éric Zemmour et Jack Lang s’affrontent sur CNews

  6.4kImprimer ou envoyer par courriel cet article

Quand Christine Kelly le présente, mardi soir, dans l’émission « Face à l’info », où il doit débattre avec Éric Zemmour, Jack Lang est aux anges devant l’énumération de ses titres : président de l’Institut du monde arabe, plusieurs fois ministre sous des gouvernements de gauche, maire, député, patron de théâtre, créateur de la fête de la Musique, auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier en date, La langue arabe, trésor de France. Éric Zemmour n’a pas de mal à démonter son argumentation.

Il est vrai que Jack Lang paraît plus jeune que ses 80 ans, mais ses idées fleurent le passé. Selon l’ancien ministre, son livre « vise à expliquer au lecteur que nous sommes liés à la culture orientale, à la culture arabe, à la langue arabe depuis des siècles », le titre signifiant que « la langue arabe et la culture arabe appartiennent à notre histoire ». Ce n’est évidemment pas l’avis d’Éric Zemmour, dont les explications ont un effet immédiat : son interlocuteur passe de la suffisance à l’irritation.

Jack Lang est venu faire la promotion de son ouvrage, à cette heure de grande écoute sur CNews, et voici qu’on oppose des arguments à son arabophilie ! Si le polémiste reconnaît son « affection » et son « admiration » pour cette langue « poétique » dans laquelle a baigné son enfance, il conteste que ce soit « une langue de science », encore moins « une langue de France ». Ses connaissances historiques semblent désarçonner son interlocuteur, qui s’accroche à ses certitudes au point que, perdant ses nerfs, il dit à Christine Kelly qu’« [il n’est] pas venu ici pour ça ». Il évoque même le « fanatisme » et l’« obscurantisme » des propos de Zemmour.

La journaliste, avec son habileté coutumière, permet au débat de se poursuivre. Éric Zemmour précise qu’« il y a des spécialistes de l’allemand, aussi, et en 1940, on n’aurait pas dit que l’allemand était un trésor et une langue de France […], que l’arabe, aujourd’hui, c’est aussi une langue que cherchent à développer les services secrets parce que c’est la langue du terrorisme ». Il déclare à Jack Lang : « En parlant de l’arabe comme vous le faites, vous êtes l’idiot utile des Frères musulmans. Ils essayent de réarabiser pour réislamiser. Ça fait trente ans qu’ils font ce boulot-là et vous leur apportez votre caution de républicain. »

Le pauvre Jack Lang en reste coi. Il ne trouve pas d’autre moyen de défendre sa position que de dénoncer les « contre-vérités » et les « mensonges » de son contradicteur. « Ce n’est pas vrai ! », proteste-t-il, comme un enfant pris en faute. Quand, à la fin de l’émission, le polémiste lui lance que son point de vue découle de son « idéologie » et de sa responsabilité à la tête de l’Institut du monde arabe, il l’accuse encore, avant de s’écrouler sur le ring, de « proférer un mensonge ». Zemmour résume la question en soulignant que « les langues sont des outils de conquête ». Jack Lang, comme enfermé dans ses préjugés et ses intérêts, ne l’admet pas. Ainsi passe la gloire d’un vieil éléphant socialiste. 

Eric ZemmourJack Lang

Philippe Kerlouan

https://www.bvoltaire.fr/developpement-de-la-langue-arabe-eric-zemmour-et-jack-lang-saffrontent-sur-cnews/?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=006ef5a818-MAILCHIMP_NL&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-006ef5a818-30450793&mc_cid=006ef5a818&mc_eid=d973bb6006

Prisons au Royaume-Uni. Les gangs musulmans recrutent et forcent à la conversion à l’islam

Accueil  International  Prisons au Royaume-Uni. Les gangs musulmans recrutent et forcent à la conversion…

Prisons au Royaume-Uni. Les gangs musulmans recrutent et forcent à la conversion à l’islam

Les gangs musulmans islamistes recrutent des prisonniers pour en faire leurs fantassins et les tabassent s’ils refusent de se convertir à l’islam. C’est ce que l’on peut lire dans un article du Daily Mail du 7 juin.

Souvent dirigés par des islamistes qui purgent des peines pour terrorisme – le même genre d’individus ayant fait allégeance à l’État islamique et à qui des avocats français veulent empêcher la peine de mort – ces islamistes recrutent des prisonniers violents selon un rapport. Les détenus qui refusent de se convertir à l’islam et de rejoindre leurs rangs sont ostracisés ou attaqués.

Le rapport, qui a étudié des faits dans trois prisons de haute sécurité en Angleterre – sans que les noms soient dévoilés – décrit également comment les gangs suscitent la peur chez le personnel surveillant. Des experts ont déjà averti que les prisons du Royaume-Uni sont devenues un terreau fertile pour que les islamistes diffusent leurs idées.

Il y a deux ans, trois hommes qui s’étaient rencontrés dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, ont été condamnés pour avoir préparé un attentat terroriste. Le trio, qui s’est surnommé les Trois Mousquetaires, avait prévu d’utiliser un hachoir à viande et une bombe à retardement sur des cibles policières et militaires.

gangs_islamistes
« Les 3 mousquetaires »

Ce dernier rapport a été réalisé par le ministère de la Justice avec des chercheurs de l’Université de Birmingham pour mieux comprendre la nature de ces gangs. À la suite d’entrevues avec 83 délinquants et 73 membres du personnel, il a conclu que les gangs étaient régis par la violence et l’intimidation.

« Il y a une pression sous-jacente pour que les gens se convertissent et se joignent au gang. La tactique qu’ils utilisent est de se lier d’amitié avec les nouveaux arrivants. S’ils ne se convertissent pas, ils commenceront alors à répandre des rumeurs à leur sujet, à savoir que la personne est un mouchard, de sorte qu’ils seront mis à l’écart. Alors les coups suivront » explique un prisonnier.

Le rapport indique que ceux qui avaient commis des crimes terroristes occupaient souvent des postes plus élevés au sein du gang, grâce au respect que certains jeunes détenus leur témoignaient. Les islamistes recruteraient désormais massivement parmi les gangs violents. Le rapport fait écho aux avertissements du pasteur Paul Song, qui était aumônier à la prison de Brixton. Il a raconté au Daily Mail, dimanche dernier, comment des gangs musulmans extrémistes ont fini par dominer sa prison : intimider les prisonniers pour qu’ils se convertissent à l’islam et attaquer ceux qui sont chrétiens. Il a déclaré que des islamistes avaient empêché ses cours de religion chrétienne, interrompant une discussion sur la grâce divine pour acclamer haut et fort les assassins de Lee Rigby, dont le meurtre par des islamistes dans une rue du sud de Londres avait choqué toute l’Europe.

Le révérend Song évoque enfin l’allégeance, prêtée à l’État islamique, faite par certains détenus, qui revendiquent publiquement celle-ci.

Si le Royaume-Uni est totalement gangréné par l’islamisme et le politiquement correct, cela n’empêche pas la publication de chiffres, d’études, de statistiques (ethniques, religieuses). En France, c’est « l’omerta républicaine » qui est pratiquée. Jusqu’à ce que nos prisons explosent ?

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

https://www.breizh-info.com/2019/06/08/120950/prisons-au-royaume-uni-les-gangs-musulmans-recrutent-et-forcent-a-la-conversion-a-lislam

PROFANATION DE SAINT-LOUIS DES INVALIDES  (Général Antoine Martinez)

PROFANATION DE SAINT-LOUIS DES INVALIDES
(Général Antoine Martinez)

Le 22 mai dernier, un événement particulièrement odieux, humiliant, insupportable et inacceptable s’est déroulé dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, haut lieu symbolique de nos armées et donc de l’histoire de France, de cette France qui est, faut-il le rappeler, la fille aînée de l’Eglise, depuis le baptême de Clovis.

 


 

Un concert y a, en effet, été donné à l’initiative de l’ambassadeur du Kosovo, représentant d’un Etat pour le moins controversé, sous le prétexte invoqué de vingtième anniversaire de « la paix au Kosovo ».

Et ce concert intitulé « L’homme armé, messe pour la paix » contient un appel à la prière musulmane qui a outrageusement résonné dans cette cathédrale. Il s’agit d’une inacceptable profanation délibérée. Car, il est de notoriété publique que cette œuvre comporte cet appel à la prière.

Et personne ne peut croire que l’ambassade du Kosovo, organisatrice de cet événement, a agi de façon irréfléchie et sans arrière-pensées. Bien sûr qu’elle a porté son choix pour ce concert sur ce haut lieu symbolique à la fois militaire et catholique. Avoir envisagé d’y réciter le coran c’est vouloir délivrer, sur une terre qui n’est pas terre d’islam,.le message de conquête imposé aux musulmans par leur texte sacré.

C’est, en outre, montrer la voie à suivre à l’exemple du Kosovo qui, avec l’arme démographique, a réussi, en l’espace d’un siècle à peine, à déposséder les Serbes du cœur historique de la Serbie.

Les Français doivent savoir que c’est exactement ce qui attend notre pays s’ils ne réagissent pas à cette folle politique immigrationniste prônée par nos élites politiques. Des pans entiers de notre territoire sont d’ailleurs déjà abandonnés à une autre loi que celle de la République.

Comment a-t-on pu laisser se dérouler un tel concert dans cette cathédrale qui porte les drapeaux des victoires de nos pères ?

Honte à ceux qui ont permis cette profanation humiliante et se sont rendus coupables de soumission et d’abdication face à l’inacceptable. Accepter cette démission, cette capitulation, c’est trahir l’âme de la France.

Pourtant, nombreux sont les signaux d’alarme émis depuis très longtemps par des lanceurs d’alerte – qu’on essaie de faire taire – sur les intentions véritables de l’islam conquérant, et par nature politique, qui sont d’ailleurs inscrites dans son texte sacré.

Des responsabilités doivent être établies dans cette affaire infâme, en particulier celles de l’autorité décisionnaire.
Mais aujourd’hui, face à cet événement gravissime, face à cette profanation scandaleuse et douloureuse à nos cœurs d’officiers et sous-officiers français et chrétiens, la Grande muette, gardienne du temple, ne peut pas rester silencieuse. Son silence dans ces circonstances sombres et inexcusables serait mal interprété, alors que dans le même temps nos soldats se battent à l’extérieur contre le terrorisme islamique et que certains y laissent leur vie avant que leurs cercueils soient accueillis dans ce temple symbolique pour leur rendre un dernier hommage.

Les chefs militaires doivent s’exprimer sur cet événement scandaleux et le dénoncer. Lorsqu’on porte l’uniforme, on est, certes, soumis au devoir de réserve et on peut comprendre que les généraux aient quelques réticences à exprimer leurs opinions. Ce n’est pas dans leur culture. Mais dans les circonstances présentes, se retrancher derrière ce devoir de réserve serait suicidaire pour la France.

Général (2s) Antoine Martinez
Président des Volontaires Pour la France (VPF)
1er juin 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Lire également la réaction de 100 officiers en cliquant ici)

https://www.minurne.org/billets/20835

Progression de l’islamisme : 30 ans de renoncements

Progression de l’islamisme : 30 ans de renoncements

Progression de l’islamisme : 30 ans de renoncements

Par Paul Tormenen, juriste ♦ Lors de sa dernière conférence de presse, le 25 avril, le Président Macron a affirmé sa volonté d’être « intraitable » avec l’islamisme radical. Il a également annoncé qu’il demandait au gouvernement d’être beaucoup plus dur à l’égard de « cet islamisme politique, de ce communautarisme, de cette sécession au sein de notre république ». Si l’intention est louable, les dernières années nous ont montré qu’au-delà des intentions affichées, les politiques au pouvoir semblent impuissants à enrayer la progression de l’islamisme. Pourtant, les gouvernements sont loin d’avoir tout essayé en la matière.


Un discours déjà entendu

La déclaration du Président Macron promettant de s’engager dans une lutte résolue contre l’islamisme vient après d’autres engagements déjà entendus par les français. L’approche des élections européennes n’est peut-être pas étrangère à cet appel du piedà des franges de l’électorat pas forcément acquises au parti présidentiel. Pour ne citer que quelques exemples, en 2010, sous la présidence Sarkozy, le ministre de l’intérieur annonçait déjà la « totale mobilisation » du gouvernement contre l’islamisme radical (1). En juin 2015, le premier ministre de l’époque Manuel Valls envisageait la fermeture de mosquées et la dissolution d’associations islamistes et affirmait « la nécessité d’agir contre le salafisme le plus radical »(2).

Les témoignages de la progression de l’islamisme

 Il est difficile de dire que l’on découvre le phénomène : on ne compte plus les enquêtes de terrain rendant compte de la progression de l’islamisme en France(3). Parmi celles-ci, on peut citer :

– L’ouvrage collectif paru en 2002 « Les territoires perdus de la République ». A partir de l’exercice quotidien de leur métier, des professeurs de l’enseignement secondaire de la région parisienne dressaient le constat d’une décrépitude des valeurs républicaines et d’une offensive islamiste dans certains quartiers.

– En 2017, le journaliste Alexandre Mendel publiait une enquête intitulée « Partition », un livre accréditant « l’émergence de frontières invisibles qui divisent le territoire, géographiquement et culturellement ».

– La même année paraissait un ouvrage collectif intitulé « Une France soumise ». Alors que « Les Territoires perdus de la République » pointait le communautarisme dans des écoles de banlieue, les auteurs du livre faisaient le constat que ce sont maintenant de véritables territoires qui vivent en circuit fermés. « Cette enquête révèle le fossé existant entre une partie des élites médiatiques et la masse du peuple français, classes moyennes et populaires confondues. Le discours formaté des élites apparaît de moins en moins audible » affirmait un de ses auteurs(4).

– En 2018, deux journalistes du Monde, Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, faisaient dans le livre intitulé « La communauté » le récit de la progression du communautarisme et de l’islamisme à Trappes, dans les Yvelines.

– Toujours en 2018, des étudiants en journalisme coordonnés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme présentaient ,dans le livre « Inch’allah, l’islamisation à visage découvert », le développement de l’emprise religieuse en Seine Saint Denis.

– En 2019, l’ouvrage intitulé « La voie de la radicalisationcomprendre pour mieux agir », écrit par Olivier Bobineau et Pierre N Gahane, analyse la montée de la radicalisation islamiste en France.

Les rapports et enquêtes parlementaires sur la progression de l’islamisme

Au-delà des monographies et des récits de terrain, une abondante production éditoriale(rapports, enquêtes parlementaires, etc.) nous apprend également que l’islamisme progresse rapidement en France. L’état des lieux présenté dans ces études est plus général et quantitatif.On peut citer notamment :

  • L’enquête parue en avril 2018 de deux sociologues auprès de 7 000 lycéens « de territoires à dominante urbaine», qui aboutit au constat de « l’inquiétante radicalité d’une minorité de jeunes » et de la propension à la violence de certains d’entre eux (5).
  • Le rapport d’une commission d’enquête sénatoriale paru le 4 juillet 2018. Le constat est sans appel : « nous combattons un ennemi intérieur, nous sommes en guerre contre nous-mêmes» (6). Les rapporteurs constatent que l’on assiste dans certains quartiers à la propagation du salafisme (page 48) (7), ce qui « contribue à accroitre la menace intérieure ». Le nombre des fidèles salafistes serait passé de 5 000 en 2004 à 40 000 aujourd’hui. Parmi les individus relevant du « haut du spectre » qui sont dans une logique de « pré terrorisme », 3 000 seraient de nationalité étrangère.
  • Le rapport de l’institut Montaigne sur « la fabrique de l’islamisme» paru en septembre 2018 (8). Il fait le constat que « le discours salafiste, largement dominant [parmi les plus radicalisés, NDLR], veut démontrer l’idée d’une décadence occidentale ». « L’analyse de l’audience sur internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux, nous a permis d’évaluer l’incroyable impact de cette idéologie religieuse ». Le rapport mentionne une autre enquête réalisée en 2016 évaluant à 28% le nombre de musulmans classés comme « sécessionnistes et autoritaires ».

La progression de l’islamisme s’inscrit dans un contexte plus général de montée du communautarisme et de revendications identitaires d’une frange croissante de musulmans (9). Les mesures prises pour lutter contre l’islamisme n’ont jusqu’à présent pas réussi à enrayer ce phénomène :

– Le contrôle du financement des mosquées radicales tarde à produire ses effets. On continue à recenser les mosquées – des centaines – où des prêches radicaux sont tenus (10).

-Les écoles hors contrats où des enfants sont endoctrinés continuent à ouvrir avec un contrôle des enseignements largement lacunaire (11).

-Des réunions publiques où est véhiculé un islam radical sont régulièrement organisées (12).On pourrait malheureusement multiplier les exemples.

Impuissance, mais pas inaction

Trois plans successifs de lutte contre la radicalisation ont été mis en œuvre par les différents gouvernements depuis 2014 (13). Si l’éventail des mesures est large, il est patent qu’elles ne parviennent pas à enrayer le développement de l’islamisme.

Des mesures qui s’imposent… et qui sont ignorées

Alors que, selon un sondage réalisé en mars 2018 (14), les Français plébiscitent massivement des mesures « radicales » pour lutter contre l’islamisme, certaines pistes envisagées ne sont toujours pas retenues, ou ne sont pas appliquées systématiquement. Parmi celles-ci, on peut mentionner :

  • Des conditions d’accès à la nationalité française beaucoup plus exigeantes, notamment en matière d’acceptation de la mixité et de la laïcité,
  • Un financement des mosquées excluant toute ingérence idéologique extérieure,
  • La fermeture de toutes les mosquées radicales,
  • L’expulsion du territoire français des individus fichés S de nationalité étrangère,
  • La dissolution des associations islamistes.

Les voyants sont au rouge : l’islamisme continue sa progression dans la société française. Le président de la République ne bénéficie plus de l’a priori positif qu’il pouvait avoir auprès de certains français au début de son mandat. Le projet annoncé de « reconquête républicaine » (15) des « quartiers » vient après d’autres dispositifs aux appellations tout aussi grandiloquentes. Les milliards déversés dans le cadre de la politique de la ville n’ont pas réussi à enrayer le phénomène de radicalisation.
Pendant ce temps, l’islamisme tisse sa toile et ses réseaux, patiemment. Les mesures déjà employées montrent leurs limites. Il faut changer de logiciel. Urgemment.

Paul Tormenen
12/05/2019

(1) Question au gouvernement. Assemblée nationale. 1er juillet 2010.

(2) « Islamisme radical : Valls prêt à fermer des mosquées et à dissoudre des associations ». Public sénat. 30 juin 2015.

(3) « De la France interdite à l’islamisation des banlieues, le fantasme devenu réalité vu par des journalistes ». Observatoire du Journalisme. 19 octobre 2018.

(4) « Les voies du refus ». Revue politique et parlementaire. 1er février 2018.

(5) « L’inquiétante radicalité d’une minorité de jeunes ». Le Monde.3 avril 2018.

(6) « Rapport au nom de la commission d’enquête sur l’organisation et les moyens des services de l’État pour faire face à l’évolution de la menace terroriste après la chute de l’État islamique ». Sénat. 4 juillet 2018.

(7) Proposition de résolution. Sénat. 11 janvier 2018.

(8) « La fabrique de l’islamisme ». Institut Montaigne. Rapport intégral. Septembre 2018.

(9)« Montée de l’islamisme radical et banlieues populaires ». Arnaud Lacheret. Hal. Novembre 2017.

(10)« Mosquées radicales, ce qu’on y lit ». Observatoire de l’islamisation. 14 mai 2018.

(11) « Islamisme radical, ces écoles qui inquiètent la République ». France Info. 31 janvier 2017.

(12) Sondage Elab BFM. Mars 2018.

(13) Plans d’action contre la radicalisation 2014, 2016, 2018. Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

(14) Observatoire de l’islamisation.

(15) « Lancement des quartiers de reconquête républicaine ». Ministère de l’intérieur. 18 septembre 2018.

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public

https://www.polemia.com/progression-islamisme-30-ans-renoncements/

Revue de presse nationale et internationale.