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Les pays musulmans demandent une « force de protection internationale » pour les Palestiniens

Les pays musulmans demandent une « force de protection internationale » pour les Palestiniens

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (centre), entouré du premier ministre palestinien Rami Al Hamdallah (gauche) et du secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique, le 18 mai 2018 à Istanbul / © AFP / Yasin AKGUL

Les pays musulmans ont appelé vendredi à l’envoi d' »une force de protection internationale » dans les Territoires palestiniens après le bain de sang de Gaza, lors d’un sommet à Istanbul convoqué par le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a accusé Israël d’user de méthodes dignes des nazis.

Les représentants des 57 pays regroupés au sein de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont appelé à « une protection internationale pour le peuple palestinien, y compris par l’envoi d’une force de protection internationale », selon le communiqué final du sommet.

L’OCI a en outre condamné « en les termes les plus forts les actions criminelles dans forces israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés, notamment dans la bande de Gaza », où près de 60 Palestiniens sont morts lundi sous les balles israéliennes en manifestant contre le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le texte accuse l’administration américaine « de soutenir les crimes d’Israël, y compris en le protégeant au Conseil de sécurité de l’ONU ».

Il épingle aussi Washington pour le transfert de son ambassade à Jérusalem, y voyant un « acte de provocation et d’hostilité contre la nation islamique ».

Il appelle l’ONU à mettre sur pied « une commission d’enquête internationale » pour faire la lumière sur le bain de sang de Gaza.

A l’ouverture du sommet, M. Erdogan, qui tire à boulets rouges sur Israël depuis lundi, a comparé le traitement réservé par l’Etat hébreu aux Palestiniens de Gaza à la persécution des Juifs sous les nazis.

– Appel à l’unité –

« Il n’y a pas de différence entre les atrocités subies par le peuple juif en Europe il y a 75 ans et la brutalité dont souffrent nos frères à Gaza », a lancé le président turc.

Il a accusé les dirigeants « d’un peuple qui a subi toutes sortes de tortures dans les camps de concentration durant la Seconde guerre mondiale » d’attaquer les Palestiniens « en usant de méthodes similaires à celles des nazis ».

Avant d’ouvrir le sommet, M. Erdogan avait reconnu en haranguant des milliers de manifestants rassemblés dans le centre d’Istanbul pour apporter leur soutien aux Palestiniens, que le monde musulman avait « échoué dans le test de Jérusalem », n’ayant pas réussi à empêcher le transfert de l’ambassade américaine vers la ville sainte depuis Tel-Aviv.

« Les violations commises (par Israël) à Jérusalem et en Palestine s’expliquent par les divisions et les différends entre les musulmans eux-mêmes », a-t-il ajouté.

« Nous devons nous sacrifier pour défendre nos lieux saints. Si nous devions nous unir, Israël ne pourrait pas poursuivre ses violations », a-t-il encore dit.

Lors de la manifestation, le Premier ministre turc Binali Yildirim a pour sa part accusé Israël « d »imiter Hitler et Mussolini ».

Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, présent à Istanbul pour participer au sommet de l’OCI, s’est aussi adressé à la foule. Il a accusé l’administration américaine de chercher à « provoquer un conflit religieux dans la région » en transférant son ambassade en Israël à Jérusalem.

– « Silence » –

Issu de la mouvance islamo-conservatrice, M. Erdogan se pose en ardent supporteur de la cause palestinienne et ne cache pas son soutien au mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, bête noire des autorités israéliennes. Ce discours trouve un écho chez l’électorat traditionnel du président turc candidat à sa propre succession lors des élections anticipées prévues le 24 juin, et lui a permis de bâtir une certaine popularité dans le monde arabe.

La réunion d’Istanbul s’est tenu au moment où le monde arabo-musulman est miné par des divisions et des rivalités qui rendent peu probables des mesures concrètes à l’égard d’Israël.

L’Arabie saoudite, dont le ministre des Affaires étrangères Adel al-Jubeir était présent à Istanbul, et ses alliés du Golfe ainsi que l’Égypte, voient d’un mauvais œil le soutien de la Turquie d’Erdogan à des mouvements comme les Frères musulmans et le Hamas, ainsi qu’au Qatar, qu’ils cherchent à isoler.

Ryad et ses alliés, qui semblent avoir assoupli leurs positions vis-à-vis d’Israël, seraient en outre réticents à d’éventuelles actions susceptibles de heurter Washington, dont ils espèrent le soutien pour endiguer l’Iran chiite, qu’ils voient comme la principale menace dans la région.

Parmi les chefs d’État qui ont assisté au sommet figurent le roi Abdallah de Jordanie, le président iranien Hassan Rohani, son homologue soudanais Omar el-Béchir, ainsi que les émirs du Qatar et du Koweït.

Dans une apparente pique à l’adresse de Ryad, M. Rohani a ainsi critiqué dans son discours « le silence de certains pays », sans lequel « les sionistes n’auraient pas osé une telle brutalité ».

La Turquie et Israël s’écharpent à coups d’invectives et de sanctions diplomatiques depuis la répression sanglante des manifestations de Gaza.

Ankara a renvoyé provisoirement l’ambassadeur d’Israël en Turquie Eitan Naeh et le consul général d’Israël à Istanbul. Israël a pris une mesure similaire à l’encontre du consul général turc à Jérusalem.

(©AFP / 19 mai 2018 00h53)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Les-pays-musulmans-demandent-une-force-de-protection-internationale-pour-les-Palestiniens/919487.rom

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Double avertissement de Poutine à Israël

Double avertissement de Poutine à Israël

Publié par Brujitafr sur 18 Mai 2018, 12:57pm

Catégories : #ACTUALITES, #CONFLICTS DANS LE MONDE

Dans cette poudrière qu’est devenu le proche-orient, c’est Poutine qui distribue les cartes.

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Double avertissement de Poutine à Israël

À peine une semaine après avoir subi une royale défaite au Golan et alors que le monde, dans sa majorité, le dénonce pour avoir tué de sang-froid plus de 60 Palestiniens en deux jours, de mauvaises nouvelles sur Israël se font entendre : la Russie semble avoir tranché dans la guerre qui sera celle d’Israël contre la Résistance, ce qui inquiète les Israéliens.

Debkafile, le site proche du renseignement de l’armée israélienne revient sur deux évolutions datées du mardi et du mercredi 15 et 16 mai qui ne plaisent guère à Israël. S’adressant aux hauts commandants de la marine russe, mercredi 16 mai, à Sotchi, le président russe Vladimir Poutine a affirmé que la présence des navires de guerre russes en Méditerranée sera permanente. Et pas n’importes quels navires : il s’agit surtout des navires de guerre équipés de missiles de croisière Kalibr qui se positionneront non loin des côtes de la Syrie, du Liban et d’Israël.
Méditerranée: Poutine met en garde
Des bâtiments de guerre armés de missiles de croisière Kalibr russes seraient en mission permanente en Méditerranée, en raison de la persistance des menaces terroristes en Syrie. Cela voudrait dire que la Russie qui juge bien probable une confrontation militaire à venir entre Israël et la Résistance, comme celle qui a eu lieu le 10 mai au Golan, commence lentement mais sûrement à quitter sa posture passive. Mais le renseignement de l’armée israélienne, sévèrement critiqué depuis une semaine pour n’avoir pas vu la « frappe de la Résistance » venir, est autrement inquiet : l’armée syrienne a dévoilé il y a quelques jours un nouveau type de lance-roquette, baptisé « Golan-1000 ».
Golan: la nouvelle arme syrienne
L’armée syrienne a récemment produit un nouveau lanceur de missiles qui améliore ses capacités de frappe contre les forces ennemies. Le dispositif de fabrication russe est à même de tirer des roquettes de 500 mm et d’une charge de 500 kg, chacune. Leur portée quant à elle est de 6 kilomètres, soit largement suffisant pour que les positions de l’armée israélienne soient atteintes. Quelque 10 sites ultrasensibles de l’armée et du renseignement de l’armée israélienne ont été frappés le 10 mai, quand la Résistance a riposté à l’attaque israélienne contre ses positions dans le nord de Quneïtra. Pour les analystes militaires en Israël, Poutine a déjà fait son choix et ce choix ne plaît ni à Tel-Aviv ni à Washington.

Georges Malbrunot : «Israël se sent en position de force grâce à l’appui apporté par Donald Trump»

Georges Malbrunot : «Israël se sent en position de force grâce à l’appui apporté par Donald Trump»

Georges Malbrunot : «Israël se sent en position de force grâce à l'appui apporté par Donald Trump» © RT FRANCE
Le journaliste Georges Malbrunot lors de son intervention sur RT France

Le journaliste Georges Malbrunot est revenu pour RT France sur la journée sanglante du 14 mai au cours de laquelle 59 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. Selon lui, Israël se sent en position de force grâce au soutien américain.

Interrogé le 15 mai par RT France au sujet de la répression sanglante exercée la veille par l’armée israélienne contre des manifestants palestiniens, le grand reporter du Figaro, Georges Malbrunot, a affirmé qu’Israël se sentait «en position de force grâce à l’appui apporté par Donald Trump». Selon lui, le soutien américain à l’Etat hébreu expliquerait en partie l’usage «disproportionné de la force» employé par Tsahal lors de la manifestation du 14 mai, au cours de laquelle au moins 59 Palestiniens ont perdu la vie.

Gaza est donc devenu la plus grande prison au monde à ciel ouvert

Pour ce spécialiste du conflit israélo-palestinien, la communauté internationale partage également la responsabilité de la situation actuelle dans les territoires palestiniens, et plus précisément dans la bande de Gaza : «En 1996, la communauté internationale avait organisé des élections législatives dans la bande de Gaza, le Hamas en était sorti vainqueur […] la communauté internationale avait refusé de reconnaître cette victoire des islamistes et donc Gaza est devenue la plus grande prison au monde à ciel ouvert.»

Le journaliste n’a cependant pas exempté de critiques le Fatah et le Hamas. Selon lui, leur dissension participe à l’instabilité politique et empêche la construction d’un «front palestinien uni» qui permettrait une relance du processus de paix.

Il ne faut rien attendre de cette réunion [du Conseil de sécurité]

Enfin, Georges Malbrunot a estimé que la convocation, à la demande du Koweït, d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU n’allait pas fondamentalement apporter de solutions : «Il ne faut rien attendre de cette réunion, puisqu’à priori les Américains mettront leur veto à tout texte qui sera présenté pour condamner le recours à la violence par Israël. L’ONU va être encore une fois prisonnière de ses contradictions.»

Lire aussi : Gaza : Paris appelle à la «retenue», Mélenchon réclame la convocation de l’ambassadeur d’Israël

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

https://francais.rt.com/entretiens/50718-repression-gaza-georges-malbrunot-israel-trump

Et pour que le monde comprenne bien le message, c’est à Jérusalem Est que Trump a installé la nouvelle ambassade

Et pour que le monde comprenne bien le message, c’est à Jérusalem Est que Trump a installé la nouvelle ambassade

Publié par Brujitafr sur 16 Mai 2018, 05:36am

Catégories : #ACTUALITES, #USA, #CONFLICTS DANS LE MONDE

Et pour que le monde comprenne bien le message, c’est à Jérusalem Est que Trump a installé la nouvelle ambassade

Il se passe des choses inattendues, ce lundi 14 mai où l’ambassade des Etats-Unis sera inaugurée dans la capitale d’Israël. Je vous les relate car vous ne les lirez nulle part ailleurs.

 

Ambassade des USA : Jérusalem Est

 

 

Comme si installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem n’était pas un message assez fort de la reconnaissance par le président Trump de la capitale d’Israël, c’est dans la partie Est de la ville, cette partie qu’Obama a dit aux Palestiniens de revendiquer pour la capitale d’un pays qui selon moi ne verra pas le jour, que le président américain a choisi de déplacer l’ambassade.

Cela fait des mois que je le supposais. Mais l’opération était restée confidentielle.

Rex Tillerson, l’ancien secrétaire d’Etat américain, était dans le moule anti-israélien du département d’Etat américain. Quand le Président Trump a annoncé le déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, Tillerson était furieux. Ainsi, il a d’abord annoncé que le déplacement de l’ambassade prendrait au moins deux ans. Puis il a dit que trois ans seraient à peine suffisants.

Trump a fini par se débarrasser de Tillerson et Mike Pompeo, son remplaçant, est un grand ami d’Israël.

La semaine dernière, lors d’un meeting politique devant 15 000 personnes, le président Trump a raconté l’anecdote de l’installation de la nouvelle ambassade.

Je vous fais la version courte : Trump a refusé le plan des bureaucrates qui voulaient construire une ambassade pour un milliard de dollars en 5 ans, et il l’a installée pour 400 000 dollars en quelques semaines, dans un ancien hôtel adjacent au consulat américain (Diplomat Hotel), acheté par les Etats-Unis en 2014. Cet hôtel se situe à l’Est de la ligne d’armistice de 1949 où les Arabes veulent tracer leur frontière. Trump n’a rien dit, il nous a laissé le soin, nous autres journalistes, de faire notre travail. Mes confrères journalistes étant trop corrompus, fainéants et stupides, ils n’ont même pas regardé Google map :

Et pour que le monde comprenne bien le message, c’est à Jérusalem Est que Trump a installé la nouvelle ambassade

Je vais être un peu vulgaire, mais je n’ai pas la force de résister : Trump leur a mise bien profond, aux Palestiniens qui avaient cru pouvoir humilier le président américain en refusant de cesser de verser des salaires aux terroristes qui ont du sang juif sur les mains, et les autres dirigeants feraient bien d’y prêter attention. Je pense évidemment à Macron qui après avoir passé la brosse à reluire à Trump, est allé le poignarder dans le dos avec ses petites phrases assassines devant le Congrès américain.

Club de Foot Beitar Trump Jerusalem

Le célèbre club de foot Beitar Jerusalem a changé de nom pour devenir Beitar Trump Jerusalem afin d’honorer le président américain. La meilleure équipe de football de la ville qui se rebaptise en l’honneur de Donald Trump, c’est tout un symbole.

 

 

 

Ces 4 pays européens qui assisteront à l’inauguration

Quatre envoyés européens ont décidé de rompre avec l’UE pour assister à la célébration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Les ambassadeurs d’Autriche, de République tchèque, de Roumanie et de Hongrie assisteront à la cérémonie.

Les autres représentants européens n’ont pas pu venir : les médecins leur ont découvert une allergie à l’ambassade des Etats-Unis, et d’étouffement, ils ont été placés sous appareils respiratoires, étranglés par leur impuissance à nuire à Israël.

Eurovision

Je vous ai gardé cette info pour la fin.

Vous ne le saviez probablement pas, les hypocrites étant des gens peu courageux qui ne peuvent faire leurs sales coups qu’en douce : Israël était le seul pays à avoir reçu l’ordre de ne pas dire le nom de sa capitale (Jérusalem) pendant la phase de vote.

Et pour que le monde comprenne bien le message, c’est à Jérusalem Est que Trump a installé la nouvelle ambassade

Résultat, Israël a remporté l’Eurovision, et devinez où celui-ci se déroulera en 2019 ? A Jérusalem !

Voilà une bonne journée qui commence…

Hier, Ivanka Trump, qui est convertie au judaïsme, a publié ce tweet, depuis Jérusalem :

« Je suis honorée de me joindre à la délégation représentant @POTUS [Président Of The United States], son administration et le peuple américain lors de cette importante cérémonie commémorant l’ouverture de notre nouvelle ambassade des États-Unis à Jérusalem, en Israël. Nous prierons pour le potentiel illimité de l’alliance américano-israélienne & nous prierons pour la paix. »

 

Et pour que le monde comprenne bien le message, c’est à Jérusalem Est que Trump a installé la nouvelle ambassade

Les muscles américains en Syrie pour effrayer la Turquie et l’Iran

Les muscles américains en Syrie pour effrayer la Turquie et l’Iran

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11.05.2018

Les Etats-Unis ont achevé la construction d’une troisième base dans la région de Manbij, où la Turquie voulait envoyer ses troupes pour évincer les milices kurdes. La présence militaire américaine pourrait être un bastion pour attaquer l’Iran.

La majorité de l’ordre de 15 bases militaires américaines, à l’exception d’Eth-Tanf, se trouve sur les territoires contrôlés par la milice kurde dans le nord de la Syrie, à l’est de l’Euphrate. L’expansion de la présence militaire américaine inquiète les participants au format Astana: la Turquie, la Russie et l’Iran, qui sont les garants des quatre «zones de désescalade» en Syrie.

Au début du mois de mai, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui a blâmé Washington à plusieurs reprises pour avoir tenté de détruire la Syrie, a déclaré que les Etats-Unis préparaient des militants contre le gouvernement de Bashar Assad.

La même position est tenue par l’Iran, qui considère toute présence militaire sans le consentement de ses alliés comme illégale. Téhéran est également préoccupé par l’alliance américaine avec les Kurdes, dont le nombre en Iran, selon diverses estimations, est de huit millions.

La Turquie est le plus inquiet, le seul pays à avoir mené une opération militaire ouverte contre les YPG, sur les territoires desquels les Etats-Unis ont établi leurs bases. En janvier-mars, les forces armées turques ont chassé les miliciens kurdes d’Afrin (opération Olive Branch) au nord-ouest de la Syrie. Ensuite, ils se préparaient à aller plus loin – à Manbij. Mais, contrairement à Afrin, que la coalition américaine contre l’Etat islamique a annoncé en dehors de sa zone de responsabilité, le Pentagone a fourni aux Kurdes des garanties claires pour Manbij. Non seulement il y a eu des renforts militaires envoyés face à trois cents forces spéciales américaines, mais il y a trois mois, la construction d’une autre base militaire a commencé.

Dans la nouvelle garnison de Manbije, filmée par le photographe de l’agence Reuters, les militaires français sont également stationnés, a précisé Sharfan Darwish, porte-parole des Forces démocratiques syriennes (SDF), basé sur les YPG kurdes. Les militaires américains et français patrouillent le front entre le SDF et les forces pro-turques après qu’Ankara ait lancé la «branche d’olivier». Darvish a noté:

Après l’attaque turque sur Afrin et l’augmentation des menaces turques contre Manbiju, les forces de la coalition ont construit une base pour surveiller et protéger la frontière (entre les belligérants)

La Turquie considère les YPG comme une organisation terroriste et la continuation du Parti des travailleurs du Kurdistan, avec lequel la Turquie se bat sur son propre territoire. Le programme d’Erdogan est de nettoyer toute la frontière de 800 kilomètres avec la Syrie des partisans kurdes, en recourant à une intervention sur le territoire étranger si nécessaire. L’activation des Etats-Unis dans la région et le manque d’intérêt pour les négociations avec Erdogan éloignent de plus en plus Ankara de Washington.

Le docteur en sciences historiques de l’université d’Istanbul Mehmet Perincek considère que la nouvelle base militaire américaine dans le nord de la Syrie est plus qu’une simple menace pour la Turquie:

La nouvelle base de l’Amérique à Manbij n’est pas seulement contre Assad, l’intégrité territoriale de la Turquie, mais aussi contre la Russie et même la Chine. Après tout, s’il y a un Kurdistan indépendant, il va s’imposer contre toute l’Eurasie. La Turquie, l’Iran et la Russie devraient unir leurs forces non seulement contre la terreur des fondamentalistes, mais aussi contre les séparatistes « 

Lors du dernier sommet d’Ankara, les dirigeants de la Russie, de l’Iran et de la Turquie ont, dans une déclaration commune, évoqué précisément la lutte contre les «agendas séparatistes», faisant allusion aux plans américains d’effondrement de la Syrie.

Le renforcement de la présence militaire des États-Unis en Syrie est également pertinent à la lumière de l’escalade de la confrontation israélo-iranienne près des hauteurs du Golan après la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord nucléaire avec l’Iran. Les points forts dans les territoires kurdes, en plus des bases américaines dans les pays du Golfe Persique, sont de nouvelles têtes de pont du Pentagone pour attaquer l’Iran.

Le renforcement des Américains à Manbij n’est pas rentable à la fois pour Téhéran et pour Ankara. Mais cela signifie-t-il que dans le cas d’Israël et des frappes américaines contre l’Iran, la Turquie soutiendra son voisin?

Réalisant que les plans américains sont sérieux, et que la situation est au final, un résultat déplorable pour l’Iran, la Turquie peut soutenir ces coups, car il y a un an Ankara critiquait l’Iran, disant qu’il essayait de transformer la Syrie et l’Irak en Etats chiites.

Les Etats-Unis ont un puissant levier sur la Turquie sous la forme de sanctions pour l’achat de S-400 russes et en contournant le boycott américain de l’Iran, ce qui pourrait contraindre Ankara à s’abstenir de toute solidarité avec la République islamique d’Iran.

Perincek estime que parmi les principaux objectifs des possiles frappes américaines contre l’Iran est l’intention de détruire le format Astana.

Les États-Unis et Israël ont longtemps voulu gâcher le processus d’Astana, qui les empêche de réaliser leurs plans dans la région. L’attaque contre l’Iran est une continuation des provocations, comme les Khimataks de Salisbury et la Douma syrienne, appelés à diviser l’alliance de la Turquie, de l’Iran et de la Russie.

« En cas de guerre avec l’Iran, la Turquie devrait montrer sa solidarité avec elle, car seule la coopération avec Téhéran Ankara peut combattre le séparatisme et garantir son intégrité territoriale » – a résumé Perincek.

Comme Ankara va réagir, c’est difficile à dire. La Turquie est membre de l’OTAN, dépendante de plusieurs aspects des États-Unis, mais en même temps elle est mécontente de l’alliance de Washington avec les Kurdes et de la dissimulation de Fethullah Gülen en Pennsylvanie. D’autre part, Ankara est dans une alliance situationnelle avec Téhéran en Syrie et a des liens commerciaux étroits avec les Iraniens. L’histoire montre que les alliances sont vérifiées non par des mots, mais par des actions concrètes. L’état tendu actuel des relations turco-américaines et turco-israéliennes suggère que le pays sur les rives du Bosphore n’a plus d’incitation à l’intervention américaine et israélienne contre l’Iran que lors de l’agression américaine contre l’Irak en 2003, quand Ankara a refusé de fournir ses bases à ses alliés de l’OTAN.

http://katehon.com/article/us-muscles-syria-scare-turkey-and-iran

Guerre contre l’Iran : un nouveau 11 septembre se prépare !

Guerre contre l’Iran : un nouveau 11 septembre se prépare !

Publié par Brujitafr sur 15 Mai 2018, 06:09am

Catégories : #ACTUALITES, #USA

Avec le retour de John Bolton aux commandes, attendez vous au pire…

Guerre contre l’Iran : un nouveau 11 septembre se prépare !
Par Moon of Alabama

Publié le 12 Mai 2018 sous le titre Countdown To War On Iran

Traduit de l’anglais par Dominique Muselet

John Bolton est un homme sans foi ni loi :

Au début de 2002, un an avant l’invasion de l’Irak, l’administration Bush a exercé une pression intense sur [José] Bustani pour qu’il démissionne de son poste de directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. […]

Bolton – alors sous-secrétaire d’État au contrôle des armes et aux affaires de sécurité internationale – est allé en personne au siège de l’OIAC à La Haye pour mettre en garde le chef de l’organisation. Et, selon Bustani, Bolton n’a pas mâché ses mots. Il a dit : « Cheney veut que vous partiez », en faisant référence au vice-président des États-Unis de l’époque. « Nous ne pouvons pas accepter votre style de gestion. »

Bolton a ajouté, toujours selon Bustani : « Vous avez 24 heures pour quitter l’organisation, et si vous ne vous conformez pas à la décision de Washington, nous avons des moyens de vous le faire payer. »

Puis après un silence :

« Nous savons où vivent vos enfants. Vous avez deux fils à New York. »

José Bustani avait obtenu que les inspecteurs de l’OIAC retournent en Irak. Ils n’auraient rien trouvé. Cela aurait contredit la campagne de propagande américaine pour déclencher la guerre contre l’Irak. Comme Bustani ne voulait pas partir, les États-Unis ont menacé de réduire le budget de l’OIAC et ont « convaincu » d’autres pays membres du conseil exécutif de s’en débarrasser.

John Bolton a été également à l’origine d’une campagne contre l’AIEA et son chef Mohamed ElBaradei. Le téléphone d’ElBaradei a été mis sur écoute et des rumeurs ont été lancées contre lui pour le contraindre à quitter ses fonctions.

L’administration américaine, les néoconservateurs et les médias font un remake (je recommande ce lien) de la campagne de propagande qu’ils avaient menée en faveur de la guerre contre l’Irak. Cette fois-ci, la cible est l’Iran :

Comme pour l’Irak, il est plus facile pour Bolton et Netanyahu d’atteindre leur objectif en discréditant le système actuel d’inspections internationales. Bolton a qualifié les méthodes d’inspection mises en place par l’accord nucléaire iranien de « dangereusement inadéquates » et a déclaré que « l’Agence internationale de l’énergie atomique » était « susceptible de rater d’importantes installations [nucléaires] iraniennes ». Dans son discours au Congrès de 2015 qui attaquait l’accord avec l’Iran, Netanyahu a insisté sur le fait que « non seulement l’Iran défie les inspecteurs, mais il est passé maître dans l’art de jouer à cache-cache avec eux ».

Tous ceux qui s’opposent à leur propagande doivent partir. Bolton, qui veut bombarder l’Iran, est de retour aux commandes. L’une de ses cibles les plus évidentes est l’AIEA, qui certifie que l’Iran s’en tient à l’accord nucléaire. Il semble que les machinations de Bolton portent leurs fruits :

Le chef des inspections de l’organe de contrôle nucléaire de l’ONU a démissionné soudainement, a annoncé l’agence vendredi sans donner de raison.

.

Le départ de Tero Varjoranta intervient à un moment délicat, trois jours après que les États-Unis ont annoncé qu’ils abandonnaient l’accord nucléaire entre les puissances mondiales et l’Iran, ce qui soulève la question de savoir si Téhéran continuera à s’y conformer.

Varjoranta, un Finlandais, était directeur général adjoint de l’Agence internationale de l’énergie atomique et chef de son Département des garanties* qui vérifie, depuis octobre 2013, que les pays signataires du Traité de non-prolifération nucléaire le respectent.

Une autre victime est le fonctionnaire du département d’État qui a certifié que l’Iran respectait l’accord nucléaire :

L’un des plus grands experts du département d’État en matière de prolifération nucléaire a démissionné cette semaine après que le président Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien, ce qui, selon les responsables et les analystes, s’inscrit dans le cadre d’une inquiétante fuite des cerveaux de la fonction publique au cours des 18 derniers mois.

Richard Johnson, un fonctionnaire qui occupait le poste de coordonnateur adjoint par intérim au Bureau central de la mise en œuvre du programme nucléaire iranien, avait participé à des pourparlers avec des pays qui cherchaient à sauver l’accord au cours des dernières semaines, y compris la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne – un effort qui, en fin de compte, a échoué. […]

Le Bureau que Johnson dirigeait est passé de sept employés à temps plein à zéro employé depuis l’inauguration de Trump.

L’homme qui a lancé la guerre contre l’Irak est maintenant récompensé. Netanyahou incite à la guerre contre l’Iran, tout comme il a incité à la guerre contre l’Irak. D’obscurs groupes d’ »experts » insensés sortent de leurs chapeaux des documents de politique générale en faveur d’un « changement de régime ». Les « alliés » américains sont sous pression. Leur ouverture au « compromis » augmente les chances de guerre. Pendant qu’ils insistent pour s’en tenir aux règles internationales, des acteurs malveillants préparent des mesures pour briser leur résistance. On n’en est encore qu’au début d’une « opération de formatage » de l’opinion publique. Cette préparation du public à la guerre prendra probablement un an ou deux.

Ce qui manque encore, c’est un événement qui déclenche la frénésie guerrière dans le public américain. Pour cela, les États-Unis orchestrent généralement des opérations sous faux drapeaux – l’incident du Tonkin, le naufrage du Maine, les meurtres à l’Anthrax – pour créer un motif psychologique pseudo-rationnel à la guerre. Un lobbyiste pro-israélien appelle** Israel à en monter un pour déclencher la guerre contre l’Iran.

On se demande quand et comment un nouvel incident comme le 11 septembre, ou une autre alerte à l’anthrax, aura lieu. Ce sera le signe le plus sûr que le compte à rebours de la guerre contre l’Iran a commencé.

Moon of Alabama

 

 

*) safeguards en anglais

**) Traduction du tweet : Incroyable ! un lobbyiste pro-Israel, Patrick Clawson, suggère qu’Israel devrait monter une ‘opération sous faux drapeau’ pour forcer les USA à déclarer la guerre à l’Iran.

https://arretsurinfo.ch/compte-a-rebours-de-la-guerre-contre-liran/

http://www.brujitafr.fr/2018/05/guerre-contre-l-iran-un-nouveau-11-septembre-se-prepare.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Gaza: Macron condamne les violences des forces israéliennes = Au moins 55 Palestiniens, dont au moins six mineurs, ont été tués et 2.700 blessés, dont 1.360 par balles, par l’armée israélienne à la frontière entre la bande de Gaza

Gaza: Macron condamne les violences des forces israéliennes = Au moins 55 Palestiniens, dont au moins six mineurs, ont été tués et 2.700 blessés, dont 1.360 par balles, par l’armée israélienne à la frontière entre la bande de Gaza

Publié par Brujitafr sur 15 Mai 2018, 06:08am

Catégories : #ACTUALITES, #CONFLICTS DANS LE MONDE, #POLITIQUE

Gaza: Macron condamne les violences des forces israéliennes = Au moins 55 Palestiniens, dont au moins six mineurs, ont été tués et 2.700 blessés, dont 1.360 par balles, par l'armée israélienne à la frontière entre la bande de Gaza

PARIS (Reuters) – Emmanuel Macron a condamné lundi, lors d’entretiens téléphoniques avec le roi Abdallah II de Jordanie et le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas, les violences des forces armées israéliennes dans la bande de Gaza qui ont coûté la vie à plus de cinquante Palestiniens.

 

 

 

Le chef de l’Etat français, qui s’entretiendra mardi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a fait part lors de ces deux échanges « de la vive préoccupation de la France sur la situation à Gaza, à Jérusalem et dans les villes palestiniennes« , indique l’Elysée dans un communiqué. « Il a déploré le grand nombre de victimes civiles palestiniennes à Gaza aujourd’hui et ces dernières semaines. Il a condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants » et « a appelé tous les responsables à la retenue et à la désescalade et a insisté sur la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques« , ajoute la présidence.

Au moins 55 Palestiniens, dont au moins six mineurs, ont été tués et 2.700 blessés, dont 1.360 par balles, par l’armée israélienne à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, jour du 70e anniversaire de la création de l’Etat hébreu et de l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Exprimant une nouvelle fois la « désapprobation » de la France à l’encontre de la décision américaine d’ouvrir une ambassade à Jérusalem, Emmanuel Macron a souligné que le statut de Jérusalem ne pourrait être déterminé « qu’entre les parties, dans un cadre négocié sous l’égide de la communauté internationale« . Le chef de l’Etat a souligné lors de ses entretiens téléphoniques « le droit des Palestiniens à la paix et à la sécurité » et a « réaffirmé son attachement à la sécurité d’Israël et la position française constante en faveur d’une solution à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans des frontières sûres et reconnues« , ajoute l’Elysée.

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Trump préfère Netanyahu à Macron. Un coup de poker aux conséquences imprévisibles

Trump préfère Netanyahu à Macron. Un coup de poker aux conséquences imprévisibles

Trump Iran

Trump préfère Netanyahu à Macron. Un coup de poker aux conséquences imprévisibles

Jean Bonnevey ♦
Journaliste.

C’est un échec pour le président Macron. Malgré la séquence des mamours, celle de la leçon professorale et diverses interventions, Donald Trump quitte l’accord nucléaire avec l’Iran. C’est de toute évidence la ligne Netanyahu qui l’a emporté, la plus anti-iranienne qui soit. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahu, plus ferme soutien de Donald Trump dans ce dossier, a en revanche dit soutenir « totalement » une décision « courageuse ». Le royaume sunnite d’Arabie saoudite, grand rival régional de l’Iran chiite, a également affiché son « soutien ».

Il y a bien une triple entente, Israël, les usa et l’Arabie saoudite porte-parole du monde musulman sunnite, qui prend le risque d’une épreuve de force régionale avec Téhéran. Dans la guerre mondiale qui oppose le sunnisme et le chiisme, les usa ont fait leur choix. Ce sera l’islam sunnite dont, tout de même, est issu Daech. C’est une grande victoire pour les faucons américains et la droite israélienne la plus radicale. Donald Trump tient son programme et le retour de l’Amérique passe par des épreuves de force, quitte à fâcher les alliés historiques européens.

Les signataires de l’accord ont, eux, vivement exprimé leur désaccord. « La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine », a déclaré sur Twitter Emmanuel Macron. Dans un communiqué commun, le président français, la chancelière allemande, Angela Merkel, et la première ministre britannique, Theresa May, qui s’étaient tous trois investis en vain pour tenter de convaincre Donald Trump de rester dans l’accord, se sont dits « déterminés à assurer la mise en œuvre » du texte en « maintenant les bénéfices économiques » au profit de la population iranienne. L’annonce américaine était très attendue au Moyen-Orient, où beaucoup redoutent une escalade avec Téhéran. La Turquie a dit craindre « de nouveaux conflits ».

Le pari de Trump est clair : obtenir de l’Iran ce qu’il semble avoir obtenu de la Corée du nord par la menace verbale. Il y a cependant des différences régionales capitales.

On va attendre la vraie réaction de l’Iran. Le risque est évident : un durcissement du régime avec l’arrivée au pouvoir des ultras. Le président iranien, Hassan Rohani, qui s’était beaucoup investi dans cet accord, a accusé son homologue américain de pratiquer « une guerre psychologique ». Assurant vouloir discuter rapidement avec les Européens, les Chinois et les Russes, autres signataires de l’accord, il a averti que son pays pourrait mettre un terme aux restrictions qu’il a consenties pour ses activités d’enrichissement d’uranium. Il est affaibli et menacé. Cela risque d’avoir des répercutions en Syrie en Irak et même au Liban ou les chiites ont remporté, autour du hezbolla,h les élections législatives avec la défaite d’Hariri le candidat sauvé par Macron. Un sunnite kidnappé par nos ex alliés saoudiens.

Bombarder la Syrie avec Donald Trump pour se retrouver contre Trump sur le dossier iranien où la géopolitique sioniste mène le jeu, décidément pour le président français, l’orient s’annonce très compliqué.

https://www.polemia.com/trump-prefere-netanyahu-a-macron-un-coup-de-poker-aux-consequences-imprevisibles/

Paris: le transfert de l’ambassade US à Jérusalem «contrevient au droit international»

Jean-Yves Le Drian

Paris: le transfert de l’ambassade US à Jérusalem «contrevient au droit international»

© REUTERS / Olivia Harris
International

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Le Quai d’Orsay a désapprouvé la décision de Washington de transférer sa mission diplomatique en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, estimant qu’elle enfreint le droit international.

Alors que la frontière israélo-gazaouie est de nouveau ce lundi le théâtre d’affrontements sanglants, le jour du transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, le ministère français des Affaires étrangères a condamné cette décision des Etats-Unis, considérant qu’elle enfreint le droit international, et a exigé que le gouvernement israélien fasse preuve de mesure dans l’usage de la force.

«La France désapprouve la décision américaine de transférer l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem», a fustigé Jean-Yves Le Drian. «Cette décision contrevient au droit international et en particulier aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies», est-il dit dans son communiqué.

Après de longues semaines durant lesquelles a régné la violence et a coulé le sang de nombreux Palestiniens de la bande de Gaza, Paris a appelé «de nouveau les autorités israéliennes à faire preuve de discernement et de retenue dans l’usage de la force qui doit être strictement proportionné».

Le chef de la diplomatie a d’ailleurs rappelé «le devoir de protection des civils, en particulier des mineurs, et le droit des Palestiniens à manifester pacifiquement».

Il est «urgent de recréer les conditions nécessaires à la recherche d’une solution politique, dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions», a conclu M.Le Drian.

Le gouvernement américain ouvre l’ambassade des États-Unis à Jérusalem le 14 mai, jour du 70e anniversaire de la proclamation de l’État d’Israël. De violents heurts ont éclaté dans la matinée de lundi le long de la frontière avec la bande de Gaza où une quarantaine de Palestiniens ont été tués par des soldats israéliens.En décembre 2017, Donald Trump ne s’est pas inscrit dans la ligne de ses prédécesseurs, en reconnaissant Jérusalem comme capitale de l’État hébreu. Dans la foulée des États-Unis, plusieurs pays d’Amérique latine ont annoncé eux aussi le transfert de leurs missions diplomatiques.

Des 193 pays composant l’Assemblée générale de l’Onu, 128 ont voté fin décembre une résolution condamnant la décision américaine, dont des alliés des États-Unis comme la France et le Royaume-Uni. Seuls sept pays se sont alignés sur la décision de Washington.

https://fr.sputniknews.com/international/201805141036367990-paris-ambassade-usa-violation-droit-international/SQZAq<bvg

Gaza: des milliers de Palestiniens de retour à la frontière, au péril de leur vie

Gaza: des milliers de Palestiniens de retour à la frontière, au péril de leur vie

Un Palestinien porte assistance à un manifestant blessé lors d’affrontements avec les forces israéliennes à la frontière entre Gaza et l’Etat hébreu à l’est de Jabalia, le 14 mai 2018 / © AFP / MOHAMMED ABED

« On se fiche que la moitié des gens se fasse tuer »: au péril de leur vie, des dizaines de milliers de Palestiniens de Gaza se sont à nouveau massés à la frontière avec Israël lundi, jour de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem.

En milieu d’après-midi, au moins 41 Palestiniens dont un adolescent de 14 ans avaient été tués et plusieurs centaines blessés par des tirs de l’armée israélienne, selon le ministère local de la Santé.

Ces décès portent à 95 le nombre de Palestiniens tués depuis le 30 mars et le début d’une « marche du retour » qui voit des milliers de Gazaouis se rassembler le long de cette frontière pour revendiquer le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

Ils font aussi de cette journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans l’enclave sous blocus.

Ce lundi, c’est plus spécifiquement pour dire leur colère contre le transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem que ces manifestants ont repris le chemin de la frontière.

Parmi eux, Mouataz al-Najjar, 18 ans, blessé quatre fois depuis le 30 mars, clame son intention de forcer la barrière frontalière.

« Nous retournerons chez nous et le transfert de l’ambassade (américaine) (…) n’aura pas lieu », dit-il à l’AFP.

– « On continuera » –

Les milliers de manifestants se sont rassemblés en différents points et de petits groupes ont tenté de s’approcher de la frontière lourdement gardée par l’armée israélienne, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Ces petits groupes ont tenté de s’attaquer à la barrière, lancé des pierres en direction des soldats et essuyé des tirs en retour.

Dimanche et lundi, l’armée israélienne avait prévenu les Gazaouis par tracts distribués par les airs qu’ils exposaient leur vie en prenant part aux manifestations et qu’elle ne permettrait pas qu’on s’en prenne à la barrière de sécurité, aux soldats ou aux civils israéliens riverains.

« Nous défendrons nos citoyens par tous les moyens, nous ne permettrons pas qu’on force la frontière », avait prévenu le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman.

Mais Bilal Fasayfes, 31 ans, a tout de même pris avec sa femme et ses deux enfants l’un des bus affrétés à Khan Younès, dans le sud de l’enclave, pour emmener les Gazaouis à la frontière.

« On se fiche que la moitié des gens se fasse tuer, on continuera à y aller pour que l’autre moitié vive dignement », s’exclame-t-il.

A l’hôpital Shifa de Gaza, les médecins, confrontés à une pénurie de médicaments aggravée par des semaines de mobilisation, sont contraints d’accélérer la sortie de malades afin de libérer des lits.

A Khan Younès, un groupe d’hommes masqués et pour certains armés de bâtons ont circulé parmi les magasins pour forcer leurs propriétaire à les fermer et respecter un appel à la grève générale dans toute l’enclave.

Dans les mosquées, de puissants haut-parleurs ont été installés pour relayer les messages d’encouragement à aller manifester.

– « Notre capitale » –

L’armée israélienne s’attend à ce que des dizaines de milliers de Palestiniens au total protestent contre l’inauguration dans l’après-midi de l’ambassade américaine à Jérusalem – dans la bande de Gaza mais aussi en Cisjordanie occupée.

A Ramallah, 2.000 Palestiniens se sont ainsi rassemblés en scandant « Jérusalem est notre capitale », a constaté un journaliste de l’AFP. L’Autorité palestinienne a appelé les salariés à quitter leur travail en fin de matinée pour participer aux manifestations.

La cérémonie de transfert de l’ambassade américaine, liée à la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, révulse les Palestiniens.

Ceux-ci voient dans la décision américaine la négation de leurs revendications sur Jérusalem-Est dont ils veulent faire la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Depuis le 30 mars, les Palestiniens de Gaza manifestent également contre le blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël à l’enclave, surpeuplée et dirigée par le mouvement islamiste Hamas auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008.

A la frontière, Faris Abou Hajaras, ouvrier du bâtiment de 50 ans, dit ne pas avoir de travail à cause du profond marasme dû, selon lui, à ce blocus.

Il assure qu’il continuera à manifester pacifiquement. « C’est Dieu qui décide ou non de notre mort. Vous et moi, nous pouvons marcher l’un à côté de l’autre et vous, vous prenez une balle dans la tête et moi, il ne m’arrive rien », déclare-t-il.

(©AFP / 14 mai 2018 16h35)

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