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Annexion de la Cisjordanie : Tensions entre Israël et les monarchies du Golfe

GÉOPOLITIQUE24.juin.2020 // Les Crises

Annexion de la Cisjordanie : Tensions entre Israël et les monarchies du Golfe

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Source : ConsortiumNews
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La plupart des États arabes du Golfe persique n’ont pas d’autre choix que de se prononcer fermement contre les annexions en cours, écrivent Giorgio Cafiero et Claire Fuchs.

Malgré le réchauffement des relations avec Israël, les monarchies arabes du Golfe s’opposent au moins publiquement à la décision unilatérale de Tel-Aviv d’annexer 30 à 40 % de la Cisjordanie le mois prochain. La raison principale tient au fait que l’opinion publique des pays du Golfe et du monde islamique en général reste fermement pro-palestinienne.

Confrontés il y a tout juste neuf ans à une révolte régionale qui a alimenté les troubles au Bahreïn, et toujours à une guerre en cours au Yémen et à la faiblesse des prix du pétrole, les dirigeants du Golfe ne veulent pas que leur partenariat tacite avec Israël crée de nouvelles sources de colère internes qui pourraient nuire à leur légitimité perçue par les citoyens du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Malgré des années d’abandon des Palestiniens et d’établissement de liens à peine voilés avec Israël, la plupart des États arabes du Golfe n’ont d’autre choix que de s’opposer fermement aux annexions en cours.

Le 1er juin, le ministre d’État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU), Anwar Gargash, a tweeté : « Les Israéliens doivent cesser de parler de l’annexion des terres palestiniennes. »

Neuf jours plus tard, l’ambassadeur d’Abou Dhabi à Washington, Yousef al-Otaiba, a écrit une tribune libre pour le journal israélien Yedioth Ahronoth dans laquelle il lançait un appel aux Israéliens pour qu’ils ne procèdent pas à l’annexion.

Il a déclaré que son pays pourrait servir de « porte ouverte reliant les Israéliens à la région et au monde » mais que l’annexion de la Cisjordanie pourrait nuire au processus d’amélioration des liens entre Tel-Aviv et les États arabes tels que les Émirats arabes unis.

Otaiba a également produit un message vidéo en anglais, qui accompagnait son éditorial. « Nous voulions parler directement aux Israéliens. Le message portait sur tous les progrès que vous avez vus et les attitudes qui ont changé à l’égard d’Israël, les gens devenant plus tolérants et moins hostiles à l’égard d’Israël, tout cela pourrait être sapé par la décision d’annexer« .

Début juin, l’ambassadeur des Émirats a averti que l’annexion rendrait le Moyen-Orient « encore plus instable » et « exercera une pression politique incroyable sur nos amis de Jordanie« .

Le 10 juin, le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, s’est adressé aux ministres des affaires étrangères lors d’une réunion de l’Organisation de coopération islamique (OCI), au cours de laquelle il a déclaré qu’une telle annexion constituerait une « escalade dangereuse » et un « défi pour tous ces traités, normes, lois, conventions et résolutions internationales [qui] ne prennent pas en considération les droits du peuple palestinien« .

Bin Farhan a souligné que Riyad s’oppose à l’annexion et maintient son engagement à « la paix comme option stratégique« . Le conflit israélo-arabe doit être résolu « conformément aux résolutions internationales pertinentes, au droit international et à l’initiative de paix arabe de 2002« , a-t-il déclaré.

Lors de cette même réunion de l’OCI, le ministre koweïtien des affaires étrangères, Cheikh Ahmad Nasser Al-Mohammad Al-Sabah, a déclaré « Il est important que la communauté internationale se rende compte que ces menaces et provocations d’annexion israéliennes constituent une escalade dangereuse qui menace tous les efforts et les initiatives déployés pour établir une paix globale, juste et durable dans la région« .

Quatre jours plus tôt, le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohamed bin Abdelrahman Al-Thani, s’était opposé à l’offensive israélienne. L’annexion « équivaut à planter le dernier clou dans le cercueil du processus de paix » tout en « enterrant toute possibilité de règlement du conflit à l’avenir« . Il a également averti que de telles « implications sécuritaires, économiques et sociales seront catastrophiques pour toute la région« .

Ces déclarations rappellent que malgré leur volonté de cultiver des liens plus étroits avec Israël, les gouvernements du Golfe ne peuvent être considérés comme totalement indifférents à la lutte palestinienne. Si les Israéliens procèdent à l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie le mois prochain, personne ne sait comment la « rue arabe » réagira.

Tous les régimes arabes sont préoccupés par les réactions de l’opinion publique contre des dirigeants considérés comme indifférents ou complices des actions israéliennes qui laisseraient aux Palestiniens un « bantoustan » dans leur pays.

Aucun chef d’État arabe n’a oublié comment ou pourquoi la vie du président égyptien Anouar El-Sadate s’est terminée. Par conséquent, l’annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies juives changera probablement les relations entre le Golfe et Israël en surface, les rendant plus confidentielles et moins transparentes.

Mais cela signifierait-il que les États du Golfe, qui se sont rapprochés d’Israël au cours des cinq dernières années, modifieraient fondamentalement la substance de leurs partenariats tacites avec l’État juif ? Probablement pas.

En raison de la frontière de la Jordanie avec la Cisjordanie, de l’importante population palestinienne et des partis islamistes qui s’opposent ouvertement à ce qu’Amman reste dans le traité de paix du Wadi Araba, il y a toutes les raisons de considérer les plans d’annexion israéliens comme une menace pour la stabilité du Royaume hachémite.

Les États du Golfe, cependant, sont plus éloignés des troubles que cette mesure unilatérale de la part de Tel-Aviv devrait déclencher.

En outre, les gouvernements du Golfe considèrent que leurs relations avec Israël dans les domaines de l’économie, des affaires, des renseignements et de la sécurité sont bénéfiques pour leurs intérêts, ce qui incitera davantage les Émirats et les Saoudiens à ne pas se défaire des liens qu’ils ont récemment renforcés avec Israël, même s’ils décident de faire davantage pour masquer ces relations encore taboues.

Le 16 juin, le ministre d’État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis est allé jusqu’à déclarer qu’Abu Dhabi pouvait encore « travailler avec Israël dans certains domaines, notamment la lutte contre le nouveau coronavirus et la technologie » malgré ses « divergences politiques« .

Il a souligné que le maintien de lignes de communication avec Israël est essentiel, suggérant qu’une annexion de certaines parties de la Cisjordanie n’empêchera pas les Émirats de continuer à coopérer avec Israël dans divers domaines.

Dans un contexte géopolitique plus large, les dirigeants d’Abou Dhabi et de Riyad considèrent que les efforts pour contrer les programmes turcs et iraniens au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont bien plus prioritaires que la défense des Palestiniens.

Ainsi, les Émirats et le royaume saoudien se trouvent alignés sur Israël, qui partage leurs convictions quant à la nécessité de contrer la Turquie, les Frères musulmans et la République islamique d’Iran. Ces dynamiques, les perceptions communes des menaces et les intérêts qui se chevauchent ne changeront pas de sitôt, quoi qu’Israël fasse en Cisjordanie le mois prochain.

Israël n’a jamais eu de relations diplomatiques formelles avec un État du CCG. Officiellement, chaque monarchie arabe dans le Golfe Persique est « l’ennemi » d’Israël.

En réalité, cependant, la plupart des membres du CCG – à l’exception notable du Koweït, qui est fermement pro-palestinien dans sa politique étrangère actuelle – se sont considérablement rapprochés de Tel-Aviv au cours des cinq dernières années. Dans le même temps, la plupart de leurs programmes de politique étrangère ont réduit la priorité accordée au soutien de la lutte palestinienne.

En avril 2018, le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman (MbS) s’est rendu à New York pour prendre la parole lors d’une réunion à huis clos à laquelle auraient participé des dirigeants de diverses organisations juives. Selon Axios, MbS a déclaré « Il est temps que les Palestiniens acceptent les propositions et acceptent de venir à la table des négociations ou se taisent et cessent de se plaindre« .

En octobre 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu une visite officielle au défunt sultan Qaboos d’Oman à Mascate. Quatre mois plus tard, lors de la conférence de Varsovie sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient, Netanyahu a rencontré les principaux diplomates d’Arabie Saoudite et d’Oman.

Les Israéliens ont également participé à des compétitions d’athlétisme aux EAU et au Qatar. AGT International (une société israélienne basée en Suisse) a récemment signé un accord de 800 millions de dollars avec les Émirats. Le grand rabbin de Jérusalem s’est rendu à Bahreïn, où des responsables ont fait des efforts pour toucher la communauté juive des États-Unis afin de se rapprocher d’Israël. La longue liste d’autres exemples d’engagement entre le CCG et Israël se poursuit.

Il existe également des relations croissantes entre les États du CCG et Israël dans les domaines du renseignement et de la sécurité. Ces liens ne sont pas nouveaux. Ils remontent aux années 1960 et 1970. Pourtant, ces dernières années, Tel-Aviv et les États du Golfe ont été plus visibles sur ces liens, dans une période où la plupart des relations des membres du CCG avec Israël ont évolué dans le sens de la normalisation.

Source : ConsortiumNews
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

https://www.les-crises.fr/annexion-de-la-cisjordanie-tensions-entre-israel-et-les-monarchies-du-golfe/

Deux vagues successives de raids aériens israéliens ciblent des positions et des centres de commandement militaires à Hama et Al-Suwaidae en Syrie

Deux vagues successives de raids aériens israéliens ciblent des positions et des centres de commandement militaires à Hama et Al-Suwaidae en Syrie

 3 heures ago Strategika51

Peu d’informations sont actuellement disponible sur la dernière vague de raids aériens israéliens ayant ciblé plusieurs sites militaires syriens dans différents endroits en Syrie. Les israéliens ont contourné la zone de défense aérienne syro-russe à l’aide de nouveaux missiles de croisière et de missiles Air-Sol de nouvelle génération. Ce qui est remarquable cette fois est le large éventail de sites ciblés dans le sud, l’est et le centre de la Syrie.

Quelques heures avant cette vague de raids aériens israéliens, la base aérienne de Hmeimim a subi un intense pilonnage aux roquettes Grad et aux drones kamikazes. Le commandement militaire russe affirme que ces systèmes de défense aérienne ont intercepté avec succès tous les drones kamikazes hostiles ainsi que quelques roquettes non guidées Grad mais il semble que l’interception des roquettes non guidées soit toujours aléatoire.

Pour revenir aux raids israéliens, il s’agit d’une des opérations aériennes les plus complexes jamais menées en Syrie puisque les systèmes de défense antiaérienne n’ont pas pu être activés à temps soit par l’effet d’une attaque électronique ou par l’usage de nouvelles techniques de bombardement à distance.Publicitésabout:blankREPORT THIS ADabout:blankREPORT THIS AD

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Des agents israéliens d’origine soviétique inflitrent les forces russes en Syrie et volent les secrets du missile sol sol tactique Iskander M

Des agents israéliens d’origine soviétique inflitrent les forces russes en Syrie et volent les secrets du missile sol sol tactique Iskander M

 19 heures ago Strategika51

Des agents israéliens d’origine soviétique parlant le russe comme langue maternelle ont réussi à infiltrer les forces armées russes déployées en Syrie depuis la Russie pour voler des composants essentiels du missile sol-sol tactique 9M723 Iskander et les détourner vers Israël via un marché noir d’armemement factice géré par le Mossad israélien. La variante avancée Iskander M équipe exclusivement les forces russes et n’a jamais été fournie à un pays tiers. Les agents israéliens Russophones ont donc infiltré la base militaire russe Basel Al-Assad/Hmeimim et seraient des militaires de carrière au sein de l’Armée russe.

Les secrets de l’Iskander M seraient donc entre les mains du Pentagone et de l’Otan.

Le Grand Jeu continue.Publicitésabout:blankREPORT THIS ADabout:blankREPORT THIS AD

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Pendant que vous dormiezÉtats-Unis, Pologne, Syrie, Égypte, Airbnb : les informations de la nuit

Pendant que vous dormiezÉtats-Unis, Pologne, Syrie, Égypte, Airbnb : les informations de la nuit

3 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS) 

Donald Trump va dissoudre sa “task force” dédiée au coronavirus. Le président américain a fait cette annonce mardi, lors de la visite d’une usine de fabrication de masques en Arizona, après que son vice-président Mike Pence a déclaré un peu plus tôt que la Maison-Blanche pourrait confier fin mai à des agences fédérales la coordination de la lutte contre la crise sanitaire. “Alors que la bataille de sa réélection s’annonce rude pour le président américain, la Maison-Blanche semble chercher à mettre les questions relatives au bilan de la pandémie en arrière-plan, pour mettre davantage l’accent sur ses efforts pour relancer la croissance et l’emploi”, analyse le New York Times. Une décision qui suscite de nombreuses interrogations, alors que le rythme de décès quotidiens est reparti à la hausse mardi, avec 2 333 morts supplémentaires en 24 heures.

Le Sénat polonais refuse l’organisation de la présidentielle par correspondance. La chambre basse a rejeté mardi une proposition du gouvernement qui souhaitait organiser le scrutin prévu le 10 mai par voie postale. Droit et Justice (PiS), le parti nationaliste et conservateur au pouvoir en Pologne, tente de maintenir coûte que coûte l’élection malgré la crise sanitaire provoquée par le coronavirus. L’opposition polonaise et les groupes de défense des droits de l’homme estiment que l’organisation d’une élection dans les conditions fixées par le gouvernement ne réunirait pas les garanties requises d’équité et de transparence. “La détermination du parti au pouvoir à organiser ce scrutin est purement opportuniste”estime le Guardian, dans un éditorial. Le PiS “fait le calcul qu’en temps de crise nationale, les populations ont tendance à se rassembler autour de leur gouvernement”, analyse le quotidien qui considère que “dans l’intérêt de la démocratie, cette élection devrait être reportée”.

Israël promet de poursuivre ses opérations en Syrie jusqu’au retrait de l’Iran. Téhéran “n’a rien à faire en Syrie […] et nous n’arrêterons pas tant qu’ils (les Iraniens) n’auront pas quitté” le pays, a déclaré mardi le ministre de la Défense Naftali Bennett, après une série de frappes imputées à l’armée israélienne en territoire syrien. Le dirigeant israélien n’a toutefois pas revendiqué explicitement les raids que médias d’État syriens et ONG ont attribués à l’aviation israélienne et qui ont fait 14 morts, lundi soir, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Naftali Bennett dit craindre de voir les forces pro iraniennes s’enraciner dans le sud de la Syrie, notamment dans le Golan, à la frontière israélienne. Une source issue du renseignement dans la région a déclaré à Al Jazeera qu’Israël avait intensifié ses raids en Syrie à un moment où l’attention du monde et des acteurs de la région “étaient distraits par la pandémie de coronavirus”.

Égypte : un jeune critique du pouvoir décède en prison après un empoisonnement à l’alcool. Le procureur général égyptien a affirmé mardi que Chadi Habache, réalisateur d’un vidéoclip d’une chanson engagée contre le chef de l’État Abdel Fattah Al-Sissi, a succombé samedi après avoir bu un produit désinfectant, rapporte Ahram Online“Le défunt a informé le médecin de service qu’il avait bu une certaine quantité d’alcool à midi la veille de sa mort… disant qu’il avait confondu la bouteille qu’il remplissait avec de l’eau”, a précisé le procureur. Des produits désinfectants à base d’alcool ont été distribués aux détenus pour se protéger contre l’épidémie de coronavirus, selon la même source.

Covid-19 : Airbnb licencie un quart de ses salariés. La plateforme de réservation de logements a été “durement touchée” par l’épidémie qui a mis un coup d’arrêt aux voyages dans le monde entier, avec des prévisions de revenus pour cette année “de moins de la moitié” de ceux générés en 2019, a expliqué mardi son co-fondateur Brian Chesky, pour justifier ces près de 1 900 licenciements. Avant que la pandémie ne survienne, Airbnb préparait son entrée en Bourse pour 2020, rappelle le Wall Street Journal.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1970906/article/1970975

Près de 100 000 kits de tests au covid-19 importés lors d'une opération menée par le Mossad…

Près de 100 000 kits de tests au covid-19 importés lors d’une
opération menée par le Mossad…
Une opération menée par le Mossad, en coopération avec le Shin Beth
et Tsahal, a permis d’importer près de 100 000 kits de tests au
coronavirus en Israël depuis l’étranger, a rapporté jeudi le site
d’information Channel 12. Ce dernier rapporte également que les
équipes de sécurité de l’agence de renseignement assistent
actuellement le ministère de la Santé dans la création d’un logiciel, mais
aussi d’applications permettant de gérer l’épidémie du coronavirus.
Depuis ces derniers jours, les services de sécurité israéliens sont de
plus en plus impliqués dans la gestion de la crise aux côtés du ministère
de la Santé. Le commandement du Front intérieur a par exemple dirigé
la réquisition d’établissements hôteliers afin d’accueillir des personnes
contaminées, dont l’hôtel Dan Panorama à Tel-Aviv. L’armée israélienne
a quant à elle lancé l’opération Rayon de Lumière afin de trouver du
matériel et de l’importer en urgence. Mardi, le Premier ministre Benjamin
Netanyahu a affirmé qu’il n’hésiterait pas à imposer le confinement total
si le public ne respectait pas les directives.
(I24News, le 19-03-2020)

https://cf2r.org/wp-content/uploads/2020/03/Renseignor-1120.pdf

L’unité israélienne 8200 et les Casques Blancs d’Idlib frappés par le COVID-19…

vendredi, mars 20, 2020

Strategika 51

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L’unité israélienne 8200 et les Casques Blancs d’Idlib frappés par le COVID-19…

L’unité 8200 ou Yehida Shmone-Matayim, responsable de la collecte du signal, des opérations SIGINT et du cryptage dans le renseignement israélien est frappée de plein fouet par la variante iranienne du SRAS-nCov-2:

Le commandant-en-second de l’équivalent de la NSA en Israël, dont l’identité est classée secret défense et un membre de la cellule renseignement électronique ont été infectés et mis en quarantaine.

Dans l’extrême Nord de la Syrie et plus précisément dans l’enclave rebelle d’Idlib, des agents de liaison étrangers ont été infectés par le SRAS-nCov-2. Ce qui a amené les pays soutenant la rébellion à Idlib à équiper l’organisation controversée des « Casques Blancs » (White Helmets) d’un équipement sommaire de protection. Une infection de l’enclave rebelle d’Idlib n’est plus à exclure.

Certains agents des renseignements turcs en poste à Idlib seraient aussi suspectés d’être des vecteurs du SRAS-nCov-2.

Des médias proches du complexe informationnel des « Cinq Yeux+ » propagent depuis deux semaines des informations selon lesquelles le COVID-19 aurait obligé des unités pro-iraniennes de se retirer du front d’Idlib et que des militaires syriens en seraient atteints. Ces mêmes médias soutiennent depuis 15 jours que 200 soldats Nord-coréens auraient succombé des suites du COVID-19.

Damas a démenti ces informations mais estime ne pas connaître la situation sanitaire à l’intérieur du territoire rebelle d’Idlib où des forces militaires turques sont stationnés aux côtés d’agents de liaison de six pays de l’Otan (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), de pays du Golfe et d’Israël.

Bref à la guerre comme à la guerre, il semble que cette histoire de COVID-19 serve de plus en plus d’autres agendas cachés plus en adéquation avec le cadre général d’une troisième guerre mondiale en cours depuis des années sur fond d’un effondrement du système financier international que les tenants du marché boursier veulent aplatir pour bâtir un nouveau système plus pérenne car la configuration du système économique mondial tel qu’il a été hérité des Accords de Bretton Woods n’est plus tenable et n’est plus viable depuis plus d’une douzaine d’années.PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBroken

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Le message symbolique et non verbal du président Assad qui affole les analystes israéliens et les cabbalistes du monde entier

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Strategika 51

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Le message symbolique et non verbal du président Assad qui affole les analystes israéliens et les cabbalistes du monde entier

Lors d’un discours commémorant la victoire d’Alep le 17 février dernier, le président de la République Arabe de Syrie est apparu dans un bureau où il n’y avait aucun drapeau syrien ou armoire de l’Etat syrien.

Attablé derrière un bureau vide mis à part un moniteur discret, le président Assad a délivré son discours en mettant à sa droite un faucon dont les yeux étaient tournés vers la droite:

et une très étrange fiole en verre remplie de liquide de couleur ambre à sa gauche:

Le président Bashar Al-Assad a tenu à ce que ces deux objets remplacent respectivement le drapeau national syrien et les armoiries de l’État avant la diffusion d’un message destiné à célébrer la victoire d’Alep. Ce message aurait pu passer inaperçu si ce n’est l’affolement qui a commencé à s’emparer des cabbalistes et des analystes israéliens qui ont commencé à décoder la symbolique cachée des images de ce discours. C’est en fait un message dans le message destiné au mouvement sioniste international et à la Cabbale talmudiste au pouvoir en Israël et imprégnant les États profonds aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas, au Danemark et en Allemagne. Le décryptage de ce message non verbal affole l’internationale sioniste et les dirigeants israéliens dont la superstition est toujours sans aucune limite. Il implique trois éléments importants:L’absence de drapeau syrien et de tout signe représentatif de la République Arabe Syrienne indique que la guerre en cours ne concerne pas la Syrie mais relève d’un conflit plus grand et plus étendu impliquant des acteurs non toujours identifiés par la communication verbale, conventionnelle et formatée.

La présence de la statue d’un faucon tourné vers la droite signifie que Assad ne se rendra jamais et continuera à se battre. Le faucon est la figure tutélaire des pilotes syriens et c’est également le symbole du Chef de l’Etat. Le père de Bashar Al-Assad, Hafez, était à l’origine un pilote de chasse et un stratège hors-pair. C’est d’ailleurs grâce à lui que l’État syrien ne s’est pas totalement effondré après neuf ans de guerre. C’est la raison pour laquelle le gouvernement syrien fait tout son possible pour utiliser coûte que coûte son aviation militaire en dépit de la perte de 120 000 militaires et de plus de 2800 blindés. L’ État syrien tel qu’il a été structuré depuis le milieu des années 60 est un État de pilotes de chasse.

La fiole ambrée est l’objet ayant le plus affolé les destinataires du message symbolique d’Assad: cette fiole contiendrait de l’eau issue du lac de Tibériade ou mer de Galilée, un lac emblématique situé entre le plateau du Golan et la Galilée. Cette eau a été ramenée dans une gourde par deux soldats syriens ayant pénétré derrière les lignes israéliennes lors de la guerre d’octobre 1973, haut fait d’arme pour lequel ils ont été condamnés à mort par une cour martiale pour désobéissance en temps de guerre. Peine commuée plus tard en peine à perpétuité avant qu’ils ne soient graciés. Le second soldat avait rempli son sac à dos avec du sable des rives du lac de Tibériade et ce sac lui a d’ailleurs sauvé la vie. Les deux militaires tentèrent de rencontrer le Commandant-en-Chef de l’Armée syrienne et après beaucoup de difficultés ils purent être reçus en audience par le président Hafez Al-Assad a qui ils confèrent l’eau et le sable de Tibériade. Le sable fut transformé en fiole de verre par l’un des meilleurs artisans de Damas et cette fiole servit de réceptacle à l’eau de Tibériade. Cet objet devint le symbole du serment du Golan: tôt ou tard, la Syrie récupérera le plateau du Golan et ses soldats, les siens ou ceux de ses alliés, arriveront au lac Tibériade et livreront une bataille mémorable près du site d’Armageddon. C’est cette référence apocalyptique qui effraie le plus les analystes israéliens. Le discours diffusé sur les chaînes syriennes n’a pas été saisi par les populations syriennes mais parfaitement reçu par les Cabbalistes sionistes et leurs relais.

Le message est clair: la guerre est entre Assad et l’internationale sioniste et l’enjeu de cette guerre de presque une décennie est le plateau du Golan. La perte du plateau du Golan par Israël signifie sa fin et sa fin ne saurait intervenir sans de grands troubles et bouleversements violents dans la structure des relations internationales héritées ou mises en place depuis la fin de la seconde guerre mondiale en 1945 et l’instauration d’un nouvel ordre mondial où le Sionisme international eut un rôle de plus en plus évident depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948 et plus encore depuis les attentats sous fausse bannière du 11 septembre 2001 visant à détourner l’éveil des populations et leur prise de conscience vis à vis de cette réalité à travers le fardeau d’un système économique et financier mondiale profondément injuste et prédateur méprisant l’humain et toute forme d’éthique.

A travers ce message, Assad démontre qu’il connaît à qui il a affaire et cette donne effraie les commanditaires des guerres en Syrie et ailleurs. La propagande universelle va sans doute noyer le poisson et diaboliser davantage Assad (il l’est déjà suffisamment depuis près de deux décennie dont une en conflit hybride violent) et qualifier ce message de these complotiste invraisemblable. Les faits sont têtus et Assad vient de démontrer qu’il maîtrise la communication symbolique avec son pire adversaire caché derrière une multitude de masques et de paravents. Un adversaire implacable et toujours cachés derrière un mur sémantique et conceptuel façonnent sa propre conception de la réalité imposée au monde par un très puissant appareil de propagande. La guerre en Syrie comporte de ce fait un aspect eschatologique certain.

On est en 2020 et le 15 mars la guerre au Levant entrera dans sa dixième année.

https://strategika51.org/2020/03/08/le-message-symbolique-et-non-verbal-du-president-assad-qui-affole-les-analystes-israeliens-et-les-cabbalistes-du-monde-entier/

Les avions de combat israéliens F-16D et F-35I ont utilisés deux vols civils comme boucliers pour leurrer la défense aérienne syrienne et lancer des missiles de croisière Delilah sur des objectifs situés à Homs

Strategika 51

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Les avions de combat israéliens F-16D et F-35I ont utilisés deux vols civils comme boucliers pour leurrer la défense aérienne syrienne et lancer des missiles de croisière Delilah sur des objectifs situés à Homs

Décidément, les israéliens persistent à utiliser des avions civils comme des boucliers derrière lesquels ils cachent leurs avions pour lancer des attaques contre des objectifs militaires à l’intérieur de la Syrie. La dernière attaque impliquant des F-16D et des F-35I confirme encore une fois cette tactique de l’aviation de combat israélienne: Deux appareils civils, l’un assurant le vol Beyrouth(Liban)-Doha (Qatar) et l’autre Basel (Suisse)-Doha (Qatar), ont servi à leur insu de boucliers aux avions de combat israéliens ayant lancé des dizaines de missiles de croisière de type Delilah sur des objectifs situés à Homs.

Les pilotes israéliens ont non seulement mis en danger les équipages et les passagers de ces deux vols mais escomptaient tromper les radars de la défense aérienne syrienne et russe afin de les amener à abattre les deux appareils civils. L’un des deux avions civils est un Airbus A330-243F de Qatar Cargo qui a été dérouté par la défense aérienne syrienne après l’activation des batteries SAM à Homs tandis que l’autre appareil reçut une consigne d’interdiction de survol à la dernière minute. Cela signifie que les opérateurs syriens et russes ont appris à gérer ce type de piège.

Cela signifie également que les avions de combat israéliens, y compris l’avion de combat furtif de cinquième génération F-35I dans sa variante israélienne ne parviennent toujours pas à pénétrer l’espace aérien syrien par l’Ouest.

Les israéliens accusent depuis longtemps leurs adversaires palestiniens d’utiliser des boucliers humains pour justifier leurs bavures. Or force est de constater que dans le conflit du Levant, les israéliens n’hésitent nullement à se planquer derrière des avions civils se dirigeant vers l’espace aérien libanais ou syrien pour tenter de leurrer les radars militaires syriens et lancer leurs missiles de croisière en toute sécurité. Une sur-réaction de la défense aérienne syrienne pourrait causer la perte d’un avion civil tiers. Ce qui donnera aux médias des pays hostiles à la Syrie et à la Russie une occasion de plus pour accuser Damas et Moscou d’abattre des avions civils.

Cela démontre le degré de sang-froid nécessaire pour contrer ce type d’attaques vicieuses menés par un ennemi connu pour abhorrer toute forme de Fair-Play ou des règles d’engagement.

La plupart des missiles de croisière Delilah ont été interceptés et contrés lors de la phase d’approche finale de la cible pour éviter toute erreur possible. Encore une fois, le bon vieux système Buk-M2E a démontré sa remarquable efficacité. Une efficacité dépassant celle du Pantsir S-1 même si les deux systèmes ne sont pas destinés à la même catégorie.

Personnel d’une batterie SAM Buk-M2E de la défense aérienne syrienne

Le conflit au Levant est l’un des plus complexes de l’histoire contemporaine et ce type de tactiques déloyales utilisés par les israéliens démontrent que l’absence apparente de réaction syrienne ou russe ne s’apparente pas à une inertie mais à une adaptation des moyens de riposte.PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS ADPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS AD

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3 Replies to “Les avions de combat israéliens F-16D et F-35I ont utilisés deux vols civils comme boucliers pour leurrer la défense aérienne syrienne et lancer des missiles de croisière Delilah sur des objectifs situés à Homs”

  1.  gossebo dit :A signaler que ce vol aussi risque un jour de se retrouver menace: https://zupimages.net/up/20/10/kiif.jpgchargement…Répondre
  2.  gossebo dit :Je me doutai que ldes vols en question c’etaient de Qatar Airways, ils passent toujours par la a des heures bien precises et ce tout les jours, il faudrait que les dirigents de la compagnie qatari se penchent serieusement sur cette question, s’ils ne veulent pas qu’un de leur A320, qui passe par la toutes les nuits ne se retrouve au tapis avec des centaines de morts sur les bras!chargement…Répondre
  3.  rocbalie dit :les Russes sont toujours dans la réaction c’est sans doute ce qui les perdra car seul l’effet de surprise désorganise des forces militaires !
  4. https://strategika51.org/2020/03/06/les-avions-de-combat-israeliens-f-16d-et-f-35i-ont-utilises-deux-vols-civils-comme-boucliers-pour-leurrer-la-defense-aerienne-syrienne-et-lancer-des-missiles-de-croisiere-delilah-sur-des-objectifs-sit/

Face à l’Iran, les Israéliens seront toujours prêts à mourir jusqu’au dernier Américain!

 Politique > Face à l’Iran, les Israéliens seront toujours prêts à mourir jusqu’au dernier Américain!

Kassem Soleimani

Politique

Face à l’Iran, les Israéliens seront toujours prêts à mourir jusqu’au dernier Américain!

La France n’est plus audible et surtout elle n’est plus crédible. Depuis qu’elle a abandonné toute « politique arabe », c’est-à-dire depuis que les néoconservateurs atlantistes font la loi au Quai d’Orsay, elle n’a cessé de se discréditer au Proche-Orient, où elle était autrefois respectée et écoutée.Partager sur facebookPartager sur twitterPartager sur linkedin

NICOLAS GAUTHIERAprès l’assassinat du général Kassem Soleimani, l’un des personnages-clés les plus populaires de la scène politique iranienne, dans l’une de ces « frappes ciblées » dont les États-Unis ont le secret, beaucoup s’attendaient à une rapide montée aux extrêmes. La riposte iranienne a pourtant été plutôt modérée. Mise en scène ou jeu de dupes ?

ALAIN DE BENOIST : L’assassinat du général Soleimani était pourtant un acte de guerre. Et même, si les mots ont un sens, un crime de guerre – ce qui ne l’a pas empêché d’être accueilli avec jubilation par Jaïr Bolsonaro et par Matteo Salvini, président du fan club des supporters italiens de Nétanyahou. Ce meurtre, organisé à partir de la base américaine de Ramstein, en Allemagne, grâce à des renseignements fournis par le Mossad à la CIA, est aussi un événement historique, car c’est la première fois que les USA revendiquent ouvertement l’élimination d’un dirigeant de premier plan d’un État souverain avec lequel ils ne sont pas officiellement en guerre. Rien à voir par conséquent avec l’élimination de Ben Laden ou d’Abou Bakr al-Baghadi. Pour trouver un précédent, il faut remonter à l’assassinat de l’amiral Isoroku Yamamoto en avril 1943, mais c’était dans le cadre de la guerre du Pacifique. Depuis, ce sont plutôt les services secrets qui tuent dans l’ombre ceux qu’ils veulent éliminer. Pour en avoir une bonne idée, lisez Lève-toi et tue le premier, le livre que vient de faire paraître Ronen Bergman, journaliste au quotidien israélien Yediot Aharonot, qui dresse une liste de 2.700 assassinats ciblés perpétrés depuis sa création par le Mossad (plus que la CIA et le KGB réunis).

À cet assassinat, les Iraniens ont en effet répondu de façon somme toute modérée, en faisant savoir à l’avance aux Américains, par l’intermédiaire des Irakiens, qu’ils allaient frapper une de leurs bases situées en Irak, ce qui a permis l’évacuation des soldats qui s’y trouvaient. Il est probable que l’Iran a bien compris que Trump voulait avant tout séduire ses électeurs « sionistes évangéliques » et qu’il n’avait pas l’intention de s’engager dans une nouvelle guerre avant l’élection présidentielle de novembre prochain. Cela dit, le Proche-Orient étant ce qu’il est, Trump, avec sa brutalité et son mépris du droit international habituels, a pris des risques considérables car dans cette région du monde, le moindre accident peut facilement dégénérer. Attendons la suite, car il y en aura une. Face à l’Iran, les Israéliens seront toujours prêts à mourir jusqu’au dernier Américain.

NICOLAS GAUTHIERLorsque Emmanuel Macron a tenté de jouer les intermédiaires entre Téhéran et Washington, Ali Khamenei, le Guide suprême iranien, a déclaré que le président français était un naïf ou un complice de l’Amérique. La voix de la France semble ne plus être entendue au Proche-Orient. Pourquoi ?

ALAIN DE BENOIST : Parce qu’elle n’est plus audible et surtout parce qu’elle n’est plus crédible. Depuis qu’elle a abandonné toute « politique arabe », c’est-à-dire depuis que les néoconservateurs atlantistes font la loi au Quai d’Orsay, la France n’a cessé de se discréditer au Proche-Orient, où elle était autrefois respectée et écoutée. Elle a assisté sans mot dire au démantèlement de l’Irak de Saddam Hussein. Elle a pris une part active au lynchage de Kadhafi, et s’entête à soutenir en Libye le gouvernement fantoche de Fayez el-Serraj. Alors que, depuis l’ère Obama, les États-Unis semblaient avoir amorcé un désengagement, au moins partiel, dans la région, tandis que les Anglais s’embourbaient dans leurs affaires intérieures, au lieu de tenter d’exploiter la situation à notre profit, nous avons rompu toute relation avec Damas pour soutenir objectivement des groupes terroristes hostiles au gouvernement syrien (al-Nostra, aujourd’hui Hayat Tahrir al-Cham). Vis-à-vis de la Turquie, nous ne savons pas sur quel pied danser. Au lieu de soutenir les chiites dans leur lutte contre les sunnites, nous n’avons pas réagi à des sanctions contre l’Iran qui nous visaient indirectement aussi, et nous nous sommes aplatis devant la prétention américaine à faire reconnaître par le monde entier la monstrueuse extraterritorialité de leurs réglementations juridiques et commerciales. Plus récemment encore, Macron n’a rien trouvé à redire au plan Donald Trump pour la « paix au Proche-Orient », qui n’était qu’une déclaration de guerre aux Palestiniens destinée à conforter dans ses positions un Nétanyahou menacé d’être jugé pour corruption aggravée. Alors que Vladimir Poutine est aujourd’hui devenu l’incontournable maître du jeu au Proche-Orient, parce qu’il est le seul à pouvoir parler avec les mollahs iraniens comme avec Nétanyahou, avec les Américains comme les Syriens, avec Erdogan comme avec les pays du Golfe, nous n’avons plus personne comme interlocuteur et nous n’avons quasiment plus de renseignements sur quoi que ce soit.

NICOLAS GAUTHIEREt la guerre qui se poursuit au Sahel ? Peut-elle être gagnée ?

ALAIN DE BENOIST : Compte tenu de la disproportion des forces engagées (quelques milliers d’hommes censés « pacifier » un territoire aussi grand que l’Europe), elle ne peut l’être en aucun cas. On peut en revanche gagner du temps et espérer stabiliser la situation pour qu’elle ne s’aggrave pas. Mais encore faut-il se demander au profit de qui. Cette guerre n’aura en effet aucun sens aussi longtemps que l’on n’aura pas compris que le problème est avant tout politique, et non pas militaire, et que l’agitation « islamiste » dans la région n’est que la surinfection de conflits ethniques séculaires opposant, dans les pays de la bande saharo-sahélienne, les agriculteurs sédentaires du Sud et les pasteurs nomades du Nord (Peuls et Touaregs). Aussi longtemps que nous n’imposerons pas aux gouvernements que nous aidons – ce dont ils ne nous sont guère reconnaissants d’ailleurs – de procéder aux réformes politiques qui seules permettraient d’apaiser ces conflits, nous perdrons notre temps et mettrons la vie de nos soldats en danger pour rien. Le drame est que l’opinion publique, qui ne comprend pas que la politique extérieure est sur le long terme la seule qui compte, ne connaît pas plus ce dossier qu’elle ne connaît les autres – puisqu’elle prend la Crimée pour une partie de l’Ukraine et les séparatistes de Hong Kong pour des militants « pro-démocratie » !

Source : Boulevard Voltaire

Danse autour de la patience russe

Danse autour de la patience russe

Bloc-Notes

   mercredi 19 février 2020

   Forum

Il y a 2 commentaires associés à cet article. Vous pouvez les consulter et réagir à votre tour.

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Danse autour de la patience russe

D’une façon générale, on comprend la situation du monde, dans son aspect chaotique, simulacre, irresponsable. La plupart des principaux acteurs de ce cirque à la fois tragique et bouffe, qui sont essentiellement du côté de la civilisation occidentale proprement dite (ditto, bloc-BAO), suivent un comportement complètement accordé à un simulacre général, et selon les règles du  déterminisme-narrativiste que nous avions définies à l’occasion de la crise ukrainienne lors de sa phase paroxystique. Certains y croient (au simulacre), d’autres se forcent à y croire, d’autres encore (les acteurs américanistes essentiellement) se fichent complètement de savoir s’il s’agit ou pas d’un simulacre, du moment que cela correspond à la satisfaction de leurs intérêts, de leur rapacité et à leur hybris.

Dans ce cadre général, la Russie est l’acteur à la fois le plus actif, et à peu près le seul à montrer un sens des responsabilités parce qu’il n’ignore pas que toute tangente vers un conflit ouvert, essentiellement avec les USA, conduirait à un conflit nucléaire avec la très-grande possibilité des conséquences extrêmes qu’on sait. Pour cette raison, les Russes montrent une très grande retenue dans leurs actes, une très grande patience dans leurs interventions de communication, – que certains estiment épisodiquement être de la pusillanimité, de la crainte, sinon une faiblesse extrême confinant à la lâcheté ou à l’impuissance. On peut certes juger de cette façon, mais on ne peut pas laisser entendre que l’extrême prudence et la patience que seuls les Russes montrent devant le risque d’un conflit nucléaire, donc le risque d’une destruction mutuelle sinon d’une destruction de la civilisation, soient en soi en eux-mêmes et dans ces circonstances un et l’autre de ces traits qui leur sont reprochés (lâcheté, impuissance).

Il est vrai que les Russes sont dans une position inconfortable, pas vraiment pour une raison de puissance ou de capacités insuffisantes, mais simplement parce qu’ils sont les seuls à montrer en toutes occasions un sens de la responsabilité. Par ailleurs, cette attitude a ses limites, puisqu’à un certain point, à laisser faire les autres sans réagir avec l’extrême fermeté des armes on risque d’être défait. Plusieurs fois, on a cru ce point proche d’être atteint pour la Russie, chaque fois dans des conditions plus délicates, à cause de la dégradation des conditions intérieures de certains des acteurs, avec accroissement de leur irresponsabilité.

Nous nous trouvons à nouveau dans une de ces circonstances, et là encore avec cet aspect d’un dangereux affaiblissement des situations intérieures de différents acteurs, notamment sinon essentiellement les Etats-Unis. On a alors une mesure de l’évolution psychologique des Russes lors de trois interventions de communication, le choix des mots et l’intensité du propos mesurant une démonstration peut-être plus évidente et s’imposant d’elle-même que calculée d’une patience qui est en train de parvenir à son point de rupture. Cela concerne la situation en Syrie, où les Russes sont directement engagés.

• La première de ces trois interventions est celle  du porte-parole de Poutine, Dimitri Pechkov, pourtant bien connu pour ses déclarations apaisantes, sinon complaisantes et lénifiantes. Cette fois, le ton change dans cette intervention qui suit l’annonce par Erdogan, hier, de l’intention de la Turquie de lancer son armée dans une offensive de renforcement d’Iblid, où elle pourrait affronter directement et sur une échelle importante l’armée syrienne.

« “S’il s’agit d’une opération contre les forces terroristes à Idlib, ce serait certainement dans l’esprit” des accords de la Russie avec la Turquie, a déclaré[Pechkov]. “Mais s’il s’agit d’une opération contre les forces armées syriennes légitimes, ce serait certainement le pire des scénarios.”
» La Russie et la Turquie se sont mises d’accord sur le processus de désescalade à Idlib, le dernier bastion des forces anti-gouvernementales en Syrie. Selon l’accord dit de Sotchi, la Turquie est censée utiliser son influence parmi les groupes armés pour réduire et finalement arrêter les attaques depuis l’intérieur de la province. L’accord a été pris comme une alternative à une offensive militaire majeure de Damas, qui, selon Ankara, provoquerait un exode important de réfugiés de Syrie vers la Turquie.
» “En réalité, cela ne s’est pas produit”, a déclaré Pechkov.
» “Nous étions satisfaits des accords qui ont été conclus à Sotchi il y a plus d’un an et la satisfaction était mutuelle. Nous n’avons absolument plus été satisfaits après que des militants et des groupes terroristes aient commencé à lancer des attaques depuis le territoire d’Idlib contre les forces armées syriennes et les sites militaires russes”, a-t-il déclaré. “C’est à ce moment que notre satisfaction a pris fin”. »

• La deuxième intervention est celle du porte-parole du ministère russe de la défense, pour commenter l’attaque israélienne contre Damas de la semaine dernière, qui a été effectuée au moment où un Airbus A320 civil allait se poser sur l’aéroport de la capitale syrienne ; le A320 a été obligé de se détourner en catastrophe vers un autre aéroport dans des conditions extrêmement dangereuses pour l’avion et donc les passagers civils qu’il transportait. C’est Gordon Duff, de Veterans Today, qui cite le commentaire officiel et souligne sa dureté :

« “Tel Aviv est parfaitement au courant des routes aériennes et de l’activité aérienne des civils autour de Damas, de jour comme de nuit, et de telles attaques imprudentes prouvent que les stratèges israéliens ne se soucient pas des éventuelles victimes civiles, a déclaré le porte-parole du Ministère de la Défense, le Général Igor Konachenkov”.
» La Russie a fait preuve d’une grande patience avec Israël depuis très longtemps et le langage utilisé par le Général Konachenkov est un changement distinct à cet égard. »

• Troisième intervention, celle du ministre russe de la défense Sergei Shoigou, qui se trouvait mardi en visite d’Etat à Rome. Il a commenté dans des conditions non précisées, mais selon un langage  également très dur tel qu’il est rapporté spécifiquement et précisément par des sources officielles russes, le comportement des USA en Syrie, là où se trouve le pétrole…

« “Les champs de pétrole… sont contrôlés par les États-Unis. Il y a un pillage éhonté et impudent des richesses qui appartiennent à la Syrie et au peuple syrien”, a déclaré Shoigou.
» Il a souligné que ce vol de ressources, combiné à un régime de sanctions américaines extrêmes, crée des conditions horribles pour la population civile qui doit faire face à des températures hivernales glaciales. “La plupart des gens, qui souffrent maintenant en Syrie, ont besoin de chaleur, d’eau chaude et d’électricité, qui, – comme nous le comprenons, – proviennent d‘hydrocarbures dont l’approvisionnement est interdit dans ce pays”, a ajouté le ministre. »

On dira qu’il ne s’agit que de paroles et du ton de ces paroles, mais on ne peut écarter l’évidence que ces paroles et leur ton commentent des événements pressants et à potentialité explosive qui sont actuellement en cours. Ce qui nous impressionne le plus, finalement, c’est l’absence de ce qui est fait pour impressionner facticement ; c’est-à-dire l’absence de la recherche d’un effet de communication, – ce qui indique en général qu’on veut en rester à la seule communication, même si la situation est difficile.

Ici, il s’agit de démarches sans liens directs entre elles, sinon celui de refléter un climat général qui est en train de s’installer au sein de la direction russe, nous dirions presque spontanément. Même si Pouchkov ou Konachenko sont intervenus avec sans doute l’instruction plus ou moins directe, plus ou moins exprimée, d’avoir des paroles dures, ils ne sont pas nécessairement coordonnées, et pas plus avec le ministre Shoigou au même moment. Notre sentiment est bien qu’ils ne le sont pas expressément, mais que leurs interventions, qui prennent pour cibles les trois principaux acteurs agissant contre Assad et soutenant en sous-mains les terroristes djihadistes tout en affirmant qu’ils les combattent, cristallisent une exaspération qui touche tous les responsables de la sécurité nationale russe.

Nous dirions ainsi qu’il n’y a pas une consigne expresse de l’un ou l’autre, – c’est-à-dire essentiellement Poutine,  – mais l’expression d’une attitude consensuelle à laquelle Poutine lui-même est fort probablement partie prenante. Cette présence de Poutine dans un concert collectif est sensible dans la déclaration de Pechkov, qui fait part d’un mécontentement russe qui n’étonnera personne, mais sur un ton assez tranchant, avec la recherche d’une tournures des phrases autant que du choix des mots faits pour affirmer une présence fondamentale, qui est celle de la force russe, partie prenante en Syrie, et partie qui pèse d’un poids considérable et qui n’est pas satisfaite du tout, d’une façon qui fleure l’ultimatum : « Nous étions satisfaits… […] Nous n’avons absolument plus été satisfaits… […]  C’est à ce moment que notre satisfaction a pris fin… »

Ce faisant, les Russes signifient dans tous les cas, – alors que certains doutes avaient été émis à cet égard ces dernières semaines, – qu’ils sont à fond derrière Assad dans son offensive vers Idlib, qu’ils ne sont pas loin de considérer, au-delà des accords de Sotchi et puisque la Turquie ne les respecte plus, que cette région illégalement occupée par les Turcs ou les protégés des Turcs, doit revenir à la légalité syrienne. Plus encore, et en fonction de la démonstration faite ces derniers jours où les Russes ont frappé très fort après la destruction de deux hélicoptères syriens pour avertir qu’ils ne veulent pas que les terroristes islamistes reçoivent un armement avancés, les Russes signifient la possibilité d’un engagement maximal de leur part en soutien des Syriens ; on n’est plus très loin d’ajouter : “si, pour cela, ils doivent se heurter directement aux Turcs et aux forces US qui s’emploient à semer le désordre et à piller les Syriens, qu’il en soit ainsi…”

… En d’autres mots et pour faire place nette dans le raisonnement, nous dirions qu’il y a, pour les Russes, quelle que soit leur capacité de patience et de prudence, un point où le duo Erdogan-Trump et ses palinodies devient insupportable. Les Russes ont noté, grâce aux démonstrations iraniennes, que les forces US se font très facilement prendre au piège et que la guerre n’éclate pas pour cela. L’enseignement vient peut-être à point pour que la prudence et la patience soient à leur terme pour ne pas devenir un signe mortel de faiblesse.

Mis en ligne le 19 février 2020 à 16H25

https://www.dedefensa.org/article/danse-autour-de-la-patience-russe