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Une vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-Orient

Une vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-Orient

PUBLIÉ LE 28/08/2020 À 13H26  MIS À JOUR LE 28/08/2020 À 19H55Une vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-OrientUne vente de F-35 aux Emirats menacerait la supériorité d’Israël au Moyen-Orienthttps://imasdk.googleapis.com/js/core/bridge3.405.0_en.html#goog_434070793PauseUnmuteLoaded: 100.00% Fullscreen  SAUVEGARDER CET ARTICLE

La vente éventuelle de F-35 américains à Abou Dhabi constitue un premier couac, suite à l’accord de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis.

La vente possible de F-35 américains aux Emirats Arabes Unis va-t-elle mettre à mal la supériorité technologique d’Israël au Moyen-Orient ? Lundi, à Jérusalem, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, accueille dans son bureau le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, au premier matin d’une tournée régionale pour tenter de convaincre d’autres pays arabes de marcher dans les pas des Emirats et de normaliser leurs relations, parfois déjà officieuses, avec l’Etat hébreu.

M. Netanyahu salue son « remarquable ami » Mike Pompeo, qualifie à nouveau « d’historique » l’accord du 13 août avec les Emirats, tance au passage l’Iran comme il en a l’habitude, puis lance sèchement : « je dois dire simplement que cet accord ne comprend pas l’acceptation par Israël d’un quelconque accord sur des armes ». De quoi s’agit-il? Depuis les années 60, les Etats-Unis maintiennent une politique du « Qualitative military edge » (QME), ou « avantage militaire qualitatif », selon laquelle Washington s’assure qu’Israël dispose du meilleur équipement militaire dans la région.

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A l’issue d’une démarche du Congrès, cet avantage est devenu il y a deux ans une loi américaine en vertu de laquelle les Etats-Unis doivent s’assurer, lorsqu’ils vendent des armes à un pays du Moyen-Orient autre qu’Israël, que ce dernier reste en mesure de se défendre si jamais ces armes tombaient entre de mauvaises mains. Israël a reçu ces dernières années des premières livraisons de F-35 américains, un avion de combat convoité aussi par d’autres puissances du Golfe, dont les Emirats arabes unis.

« Les Emirats arabes unis ont déjà indiqué qu’ils voulaient le F-35. Je crois que c’était il y a six ans. C’est donc quelque chose qui est sur la table. Notre requête est légitime. Nous devons les avoir », a déclaré la semaine dernière le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash. « Maintenant que l’état de belligérance ou de guerre avec Israël n’est plus en vigueur, je crois que ce devrait être plus facile », a-t-il ajouté.ACTUALITÉ DES MARQUESDes Régions à Croquer avec les Alliances Locales E.LeclercEn savoir +Une belle Alliance Locale entre Cédric Ville, producteur de Miel de Lavande et Guillaume Roman, adhérent du centre E.Leclerc de Valréas.Inspired by

Pour Yoel Guzansky, analyste senior à l’Institut d’études sur la sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv, point de doute: « je suis absolument certain que sans la possibilité d’acheter les F-35, ils (les Emirats) n’auraient pas signé l’accord ». « C’est le grand obstacle à la mise en oeuvre de cet accord », dit-il à l’AFP, alors qu’en Israël la presse fait les gros titres et la classe politique se déchire sur la vente possible par l’allié américain de cette technologie de pointe à un autre pays de la région. « Même si les Emirats ne sont pas hostiles (…), il y a une crainte que (cette technologie) tombe entre de mauvaises mains », soit par un changement de régime futur ou d’orientation politique aux Emirats, soit aussi par l’espionnage d’Iraniens vivant dans ce pays, souligne M. Guzansky.

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Les experts, eux, glosent sur la manière de satisfaire à la fois Israël et les Emirats, voire à terme l’Arabie saoudite, client historique de l’armement américain au Moyen-Orient. « Il y a des arrangements qui peuvent être réalisés pour satisfaire Israël« , explique à l’AFP Joshua Teitelbaum, spécialiste du Golfe à l’université israélienne Bar-Ilan, évoquant par le passé des accords en coulisses pour faciliter la vente de F-15 à Ryad et à l’Etat hébreu.

Aux côtés de Benjamin Netanyahu, lundi à Jérusalem, Mike Pompeo a cherché à ménager ses deux partenaires: « nous allons continuer de maintenir cet avantage militaire qualitatif (à Israël) mais à la fois nous allons aussi pouvoir fournir (aux Emirats) l’équipement dont ils ont besoin pour protéger leur population ». Preuve de la sensibilité du sujet, en Jordanie, le caricaturiste Emad Hajjaj a été arrêté et encourt jusqu’à cinq ans de prison pour un dessin sur Facebook du prince héritier d’Abou Dhabi, Mohamed ben Zayed (MBZ), portant dans ses mains une colombe frappée du drapeau israélien, qui lui crache au visage. Motif de l’arrestation : « offense » aux Emirats, un pays ami.

https://www.capital.fr/economie-politique/une-vente-de-f-35-aux-emirats-menacerait-la-superiorite-disrael-au-moyen-orient-1379014

Israël-Palestine, un conflit qui appartient au passé?

Tir de roquettes depuis la bande de Gaza, archives

Israël-Palestine, un conflit qui appartient au passé?

© AP Photo / Khalil HamraINTERNATIONAL19:00 19.08.2020(mis à jour 22:22 19.08.2020)URL courtePar Hakim Saleck211245S’abonner

En marge de l’accord israélo-émirati, la situation s’envenime entre Israël et le Hamas à Gaza, et ce dans une indifférence médiatique quasi générale. Pour Sputnik, Frédéric Encel, spécialiste du conflit israélo-palestinien, revient sur les raisons de ce silence et les perspectives que laissent présager cette escalade.

Cela fait désormais huit jours que l’armée israélienne et le Hamas se livrent à des combats relativement violents à Gaza, sans grand écho médiatique. Pourtant, la situation n’en est pas moins tendue. Depuis plusieurs jours sévit une crise de l’électricité dans la bande de Gaza après l’arrêt de l’unique centrale électrique du territoire palestinien faute de carburant qu’Israël ne laisse plus rentrer à Gaza, car le Hamas l’utilise pour faire des ballons incendiaires.https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1295825301155520512&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Ffr.sputniknews.com%2Finternational%2F202008191044280277-israel-palestine-un-conflit-qui-appartient-au-passe%2F&siteScreenName=sputnik_fr&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px

​«Le Hamas joue avec le feu et je vais faire en sorte que ça se retourne contre eux», a déclaré le 18 août le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, ajoutant que l’armée israélienne restait en «état d’alerte». Le Président israélien a même mis en garde le Hamas, au pouvoir à Gaza, qu’il risquait une «guerre» s’il ne mettait pas un terme aux tirs de ballons incendiaires. Un discours particulièrement guerrier qui fait craindre un nouveau conflit ouvert.

Le Hamas et Israël proche du point de non-retour?

Pourtant, certains observateurs estiment qu’il y a peu de chances que les deux acteurs en arrivent à un tel scénario. C’est ce qu’explique au micro de Sputnik Frédéric Encel, spécialiste du conflit israélo-palestinien, auteur de plusieurs ouvrages sur la région, notamment Atlas géopolitique d’Israël. Aspects d’une démocratie en guerre (Éd. Autrement, 2008).

Abou Dhabi

© CC BY-SA 3.0 / ARAVIND SIVARAJ / THE CORNICHE AS SEEN FROM THE MARINA MALL, ABU DHABI, UAE.Accord israélo-émirati: «Il y a un grand basculement géopolitique qui est en train de s’opérer»

Pour lui, le Hamas, qui fait une concurrence farouche à l’Autorité palestinienne, n’a pas besoin de «jouer» à la guerre. Ce qui est pourtant son atout favori pour exister quand l’Autorité palestinienne prenait l’ascendant comme représentant des Palestiniens.

«D’ailleurs, les ballons incendiaires, comme les cerfs-volants incendiaires auparavant, ne sont pas quelque chose de sérieux au regard du potentiel militaire du Hamas», explique-t-il.

En outre, il n’y aurait pas de volonté des deux parties de s’engager dans un conflit ouvert, car cela irait à l’encontre de leurs intérêts immédiats. Pour lui, la rhétorique de la guerre employée par les deux camps sert surtout à montrer aux populations respectives de ces pays que les autorités ne perdent pas la face.

«Il y a un langage guerrier qui masque la volonté de part et d’autre de ne pas aller plus loin. Ces échanges de paroles dures et d’escarmouches sont d’ailleurs extrêmement fréquents.»

Il n’en demeure pas moins vrai que des bombardements ont lieu tous les jours depuis l’accord signé entre Israël et les Émirats arabes unis.https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1295989076823351297&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Ffr.sputniknews.com%2Finternational%2F202008191044280277-israel-palestine-un-conflit-qui-appartient-au-passe%2F&siteScreenName=sputnik_fr&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px

​Généralement, ce niveau de violence, même s’il n’y a pas beaucoup de morts, fait tout de même les gros titres de la presse internationale. Pourtant, la couverture médiatique de cette escalade est extrêmement légère. Comment l’expliquer?

«Le conflit israélo-palestinien n’en est plus un»

Pour Frédéric Encel, pas de doutes: c’est essentiellement dû au fait que le conflit israélo-palestinien n’est plus un conflit central au niveau régional et qu’il ne déchaîne plus les passions comme c’était le cas autrefois.

Bande de Gaza

© SPUTNIK . AHMET ABEDTsahal intercepte deux roquettes et frappe la bande de Gaza en réponse

«En réalité, l’accord avec les Émirats arabes unis, ce n’est qu’une illustration supplémentaire d’un phénomène déjà enclenché depuis plusieurs années. Le conflit israélo-palestinien n’en est plus un. C’est-à-dire qu’il n’est plus perçu comme tel mais plutôt comme un contentieux, et ce autant du point de vue des belligérants que des acteurs extérieurs», souligne l’expert.

Il en veut d’ailleurs pour preuve l’implication moindre des puissances extérieures: «Cela fait bien longtemps par exemple que l’Union européenne n’a plus exhorté l’un des deux acteurs à revenir à la table des négociations en se fâchant. Cela fait également bien longtemps qu’un Président américain n’a plus exercé de vraies pressions sur Israël, c’est-à-dire assorties de sanctions. Même sous Barack Obama».

Pour lui, cela s’explique par le fait qu’il y a moins d’intérêts pour les acteurs régionaux et internationaux investis dans le contentieux entre Israël et la Palestine. Mais il y a également d’autres conflits qui sont apparus comme plus importants, c’est par exemple le cas de la confrontation entre l’Iran et l’Arabie saoudite.

https://fr.sputniknews.com/international/202008191044280277-israel-palestine-un-conflit-qui-appartient-au-passe/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr

Israël détruit Beyrouth-Estavec une arme nouvelle

Israël détruit Beyrouth-Est
avec une arme nouvelle
par Thierry Meyssan

vendredi 7 août 2020, par Comité Valmy

Le premier Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a autorisé une frappe contre un entrepôt d’armes du Hezbollah au moyen d’une arme nouvelle, testée depuis sept mois en Syrie. On ignore si le second Premier ministre, Benny Gantz, a donné son accord.

Israël détruit Beyrouth-Est avec une arme nouvelle

Le premier Premier ministre israélien a ordonné la destruction d’un entrepôt d’armes du Hezbollah à Beyrouth au moyen d’une arme nouvelle. Celle-ci étant mal connue a provoqué des dégâts considérables dans la ville tuant plus de 100 personnes, en blessant 5 000 et détruisant de nombreux imLe 27 septembre 2018, Benjamin Netanyahu désigne à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies l’entrepôt qui explosera le 4 août 2020 comme un dépôt d’armes du Hezbollah.


La frappe a été conduite, le 4 août 2020, à l’emplacement exact désigné par Benjamin Netanyahu lors de son discours aux Nations Unies, le 27 septembre 2018 [1]. Le Hezbollah avait évacué ses armes de cet entrepôt juste après le discours de Netanyahu.

On ignore ce qu’est l’arme utilisée. Cependant elle a déjà été testée en Syrie depuis janvier 2020. Il s’agit d’un missile dont la tête comporte une composante nucléaire tactique provoquant un champignon de fumée caractéristique des armes nucléaires. Il ne s’agit évidemment pas d’une bombe atomique au sens stratégique.

Test israélien en Syrie

Cette arme a été testée en Syrie sur une plaine à la campagne, puis dans le Golfe persique sur les eaux contre des navires militaires iraniens. C’est la première fois qu’elle est utilisée en milieu urbain, dans un environnement particulier qui a fait se réfléchir le souffle et les vibrations sur l’eau et la montagne. Loin de ne détruire que le port de Beyrouth, elle a tué une centaine de personnes, blessé au moins 5 000 autres, et détruit largement la partie Est de la ville (la partie Ouest a été largement protégée par le silo à grains).

Sur ces photos satellitaires, on distingue la destruction de l’entrepôt du Hezbollah et d’une partie du port.

Israël a immédiatement activé ses réseaux dans les médias internationaux pour masquer son crime et accréditer l’idée de l’explosion accidentelle d’un stock d’engrais. Comme souvent, on désigne de faux coupables, et la machine médiatique internationale répète à satiété ce mensonge en l’absence de toute enquête. Pourtant il y a bien eu un champignon de fumée incompatible avec la thèse d’une explosion d’engrais.

Le champignon de fumée observé à Beyrouth n’a aucun rapport avec ce qu’aurait provoqué un explosif conventionnel.

De même que ni la Syrie, ni l’Iran n’avaient communiqué sur cette arme lorsqu’ils ont été touchés, les partis politiques libanais ont immédiatement conclu un accord pour ne rien dire afin de ne pas démoraliser leur population. Une enquête a été ouverte, non pas sur la cause de l’explosion, mais sur la responsabilité du personnel du port dans le stockage de ces engrais supposés être la cause de l’explosion. Cependant ce mensonge n’a pas tardé à se retourner contre les partis politiques qui l’on imaginé.

Le Tribunal des Nations Unies pour le Liban, qui devait rendre public son verdict dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en 2005, a décidé de différer celle-ci de quelques jours. Identiquement dans cette affaire, l’explosion d’une camionnette avait masqué le tir d’un missile comportant une arme nouvelle, comme cette fois l’explosion de nitrate a masqué le tir d’un missile comportant une autre arme nouvelle.

J’avais révélé, cinq ans plus tard, cinq ans trop tard, dans une revue russe la manière dont on avait tué Rafic Hariri [2], tandis que le Hezbollah publiait une vidéo attestant l’implication d’Israël.

Il importe de noter que l’assassinat de 2005 visait un ancien Premier ministre sunnite et que l’attaque de 2020 visait non pas le Hezbollah chiite, mais la Résistance libanaise dans son ensemble.

Cette fois, plusieurs ambassades ont procédé à des relevés, notamment en prélevant des échantillons de grains et des filtres à air d’ambulances s’étant immédiatement rendues sur les lieux. Ils sont d’ores et déjà en cours d’examen dans leurs pays respectifs.

Thierry Meyssan

Documents joints

(MPEG4 – 3.5 Mo)

Texte corrigé, le 7 août à 8h00, heure de Damas

[1] “Remarks by Benjamin Netanyahu to the 73rd Session of the United Nations General Assembly”, by Benjamin Netanyahu, Voltaire Network, 27 September 2018.

[2] « Révélations sur l’assassinat de Rafiq Hariri », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article12070

Échanges d’artillerie et de roquettes en cours à la frontière entre le Liban et Israël

Échanges d’artillerie et de roquettes en cours à la frontière entre le Liban et Israël

Strategika51   27/07/2020

In drone de reconnaissance israélien Hermes 450 a été abattu quelques heures avant un « sérieux incident » impliquant une unité du Hezbollah libanais près des fermes de Chebaa

Le déclenchement d’hostilités à la frontière entre le Liban et Israël était inévitable après la mort d’un membre du Hezbollah lors d’un raid israélo-US ayant visé l’aéroport de Damas.

L’incident en cours est qualifié de très sérieux et a déjà engagé des moyens assez conséquents. Après le tir d’un missile antichar Kornet contre un véhicule blindé israélien, des tirs de roquettes et d’artillerie ont commencé. Des avions de combat israéliens ont bombardé des positions après des rumeurs sur une infiltration de combattants du Hezbollah.

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Le Liban est officiellement en banqueroute financière.

https://strategika51.org/2020/07/27/echanges-dartillerie-et-de-roquettes-en-cours-a-la-frontiere-entre-le-liban-et-israel/

Le retour de la bête ou comment la stratégie de la confusion stratégique de Washington a induit en erreur la perception stratégiques de ses rivaux sur la poursuite des objectifs initiaux

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Strategika51   25/07/2020

Une autre attaque israélienne a ciblé des positions militaires syriennes près de Hadar dans le voisinage de la ville de Qunaïtra (Golan) quelques jours après un attaque de missiles massive sur Damas et la chute de missiles syriens sur la colonie de Magdel Chams

Les attaques israéliennes contre la Syrie continuent dans le cadre d’un redéploiement des forces US au Levant et une recrudescence des activités militaires US autour de la base d’Al-Tanf mais également le nord de la Syrie après la réussite de la stratégie confusionnelle de « Bellum omnium contra omnes » ou guerre de tous contre tous visant en premier lieu à brouiller la perception stratégique russe.

Les derniers missiles israéliens lancés par des appareils de combat au dessus du plateau du Golan sont justifiés du côté israélien comme une riposte à la chute de débris de missiles Sol-Air syriens sur la partie sous occupation israélienne du Golan après le bombardement de sites au Sud de Damas.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=795325058&adf=2332433717&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1595686823&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F25%2Fle-retour-de-la-bete-ou-comment-la-strategie-de-la-confusion-strategique-de-washington-a-induit-en-erreur-la-perception-strategiques-de-ses-rivaux-sur-la-poursuite-des-objectifs-initiaux%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8LDv-AUQ16bdrpO16thqEkwAeLaUSqlMB6BM6ElhETbZ6uei986_qWz0DMyW68eSNjDXCufHOkEOPEniuzLrVN6npXX62V4R1vG9I8Wvyi1xtV-mF0DbXVRVDDrP&dt=1595686823896&bpp=21&bdt=5262&idt=-M&shv=r20200723&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0&nras=2&correlator=7461084740688&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1595686822&ga_hid=1103974965&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=129&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=2797&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154%2C21066392&oid=3&pvsid=1662855456186054&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&jar=2020-7-24-16&ifi=2&uci=a!2&btvi=1&fsb=1&xpc=PxsGDCJTSq&p=https%3A//strategika51.org&dtd=67

En d’autres termes, Israël attaque régulièrement la Syrie après l’échec de la guerre hybride par proxy et lorsque les syriens (où leurs alliés) utilisent des missiles Sol-Air pour contrer les missiles israéliens dans l’espace aérien syrien, cette action est qualifiée comme une attaque par Tel-Aviv.

En réalité ces attaques concertées entre les Etats-Unis et Israël (avec la participation active de pays alliés dans la région) sont plus un message en direction de la Russie en Syrie qu’à égard de Damas ou Téhéran. Ces actions s’insèrent dans le cadre d’une montée en puissance d’une guerre en préparation contre les puissances émergentes que sont la Russie et la Chine et reflètent un changement de paradigme radical dans la stratégie de Washington où les notions de « guerre sans fin contre le terrorisme » par le biais de la création ex-nihilo d’acteurs non-étatiques idéologiquement ou religieusement motivés par la manipulation et la subversion sont abandonnées au profit d’une approche plus classique d’une confrontation avec un ou plusieurs rivaux géostratégiques majeurs.

La Russie appelle Israël à cesser ses attaques contre la Syrie:https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=795325058&adf=1492687157&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1595686823&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F25%2Fle-retour-de-la-bete-ou-comment-la-strategie-de-la-confusion-strategique-de-washington-a-induit-en-erreur-la-perception-strategiques-de-ses-rivaux-sur-la-poursuite-des-objectifs-initiaux%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8LDv-AUQ16bdrpO16thqEkwAeLaUSqlMB6BM6ElhETbZ6uei986_qWz0DMyW68eSNjDXCufHOkEOPEniuzLrVN6npXX62V4R1vG9I8Wvyi1xtV-mF0DbXVRVDDrP&dt=1595686823896&bpp=18&bdt=5262&idt=-M&shv=r20200723&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C674x280&nras=3&correlator=7461084740688&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1595686822&ga_hid=1103974965&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=130&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=3500&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154%2C21066392&oid=3&pvsid=1662855456186054&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&jar=2020-7-24-16&ifi=3&uci=a!3&btvi=2&fsb=1&xpc=ZcudPlkmof&p=https%3A//strategika51.org&dtd=90

Le représentant russe aux Nations Unies a réitéré les appels de la Russie à Israël pour la cessation des raids aériens sur le territoire syrien et de mettre fin à toute occupation étrangère dans ce pays ainsi que l’arrêt des tentatives de démanteler la Syrie en entités éparses. Cet appel très diplomatique n’a pourtant aucune chance d’être entendu.

Une certaine naïveté russe…

En dépit de leurs expériences passées, les russes ont fait montre d’une certaine naïveté en Syrie où ils ont cru pouvoir jouer au funambule dans un environnement où il fallait éviter ou du moins prévenir la prolifération de bases US et offrir les moyens d’une dissuasion fiable à une Syrie techniquement en guerre ouverte avec Israël et soumise à une guerre économique et financière américaine et européenne d’une férocité extrême. Le protectorat de facto de la Turquie sur la province syrienne rebelle d’Idleb a non seulement mis à mal la stratégie russe en Syrie mais a prouvé que la stratégie turque au Levant est une pièce maîtresse de la grande stratégie de Washington visant à reprendre la main au Levant au Moyen-Orient et de bloquer l’initiative de la nouvelle Route de la Soie chinoise d’atteindre la Méditerranée orientale.

Le déclin des groupes rebelles en Syrie ne pouvait qu’amener Israël à intervenir plus ou moins directement dans un conflit où il est l’un des principaux protagonistes. Cette donnée est essentielle et démontre qu’en dépit de la confusion globale délibérée entretenue par la nouvelle approche de Washington -ruse de guerre, brouillard de guerre ou situationnisme confusionnel dans la plus pure tradition du très classique « Art de la Guerre » de Sun Tzu, les pays ayant déclenché la guerre en Syrie poursuivent inlassablement leurs objectifs initiaux avec pour ligne de mire:

  1. Affaiblir les forces armées syriennes et découpler le Hezbollah libanais de l’équation syrienne et isoler ce dernier sur la scène libanaise, prélude à son ciblage;
  2. Découpler l’axe Damas-Téhéran et obtenir un changement de régime en Syrie en lui substituant dans le meilleur des cas un état de chaos similaire ou pire à celui en cours en Libye avec des protagonistes rivaux acquis ou alliés à l’Otan;
  3. Une fois la destruction de l’Etat syrien obtenue, focaliser l’ensemble des synergies régionales et internationale dans une alliance contre l’Iran pour aboutir au même objectif qu’en Syrie;
  4. Un changement de régime en Iran par un autre favorable à l’empire mettrait d’immenses réserves et de gisement d’énergies fossiles à la disposition de Washington et permettra de lancer avec l’aide des riches pays Arabes du Conseil de Coopération du Golfe et la Turquie le « Grand Djihad otanien » sur le flanc sud de la Russie en créant des remake de la première guerre d’Afghanistan dans les ex-République d’Asie centrale;
  5. La Russie se retrouvera ainsi acculée sur ses marches occidentales (pays baltes, Pologne, Ukraine, Roumanie) mais encore plus gravement sur son flanc méridional en Asie centrale où l’islam politique pourrait encore servir la stratégie US pour déstabiliser et tenter de porter atteinte à l’intégrité territoriale de la Russie avec pour objectif économique d’obtenir un changement de régime à Moscou et la mise en place d’un leadership russe favorable aux intérêts des oligarques compradores liés à la mafia financière occidentale comme c’était le cas au temps d’Eltsine sur fond d’une nouvelle humiliation de la Russie dans tous les domaine et la destruction de ses structures militaires, sociales et culturelles (propagation du chaos social);
  6. Simultanément, obtenir le découplage de l’axe stratégique Moscou-Beijing et de préférence créer les conditions d’une hostilité entre la Russie et la Chine tout en ciblant l’Ouest chinois par les mêmes outils de la subversion (guérilla islamiste pan-turquiste au Xinjiang, renforcée par l’incendie en Asie centrale musulmane) tout en renforçant son encerclement stratégique (Mer de Chine méridionale, péninsule coréenne, Hong Kong, rivalité avec le Viet-Nam, et nouvel élément géostratégique, un état de guerre froide avec l’Inde) dans un remake plus étendu et plus élaboré des guerres de l’Opium du 19ème siècle.

Inutile de préciser que ce scénario comporte des conséquences très lourdes à assumer pour l’ensemble de la population mondiale (après tout c’est grâce à la Chine si la plupart des consommateurs parviennent à s’offrir des commodités à des prix plus ou moins raisonnables ou accessibles au plus grand nombre) ou encore sur les capacités avérées des russes à reprendre les choses en main en cas de décapitation subite du leadership ou d’une révolution colorée (ils l’ont assez prouvés tout au long de leur histoire fort mouvementée) et le pire scénario est de voir une Russie dotée de plus de 5000 ogives nucléaires (plus de 12 000 en réalité) sombrer dans le chaos et qu’un groupe d’officiers nationalistes décident de prendre le pouvoir en prenant les armes contre un gouvernement fantoche mis en place par Washington avec l’aide des puissants réseaux sionistes internationaux. Ces données expliquent en partie la volonté de Vladimir Poutine de demeurer à la tête de la Russie pour quelques années et la décision unanime des élites dirigeantes de la Chine à nommer à vie le président Xi Jinping. Pour ces deux pays, le loup est derrière la porte de la maison et tous les moyens sont bons pour l’abattre.

L’empire US et ses alliés ne sont plus ce qu’ils étaient il y trois décennies. L’état des Etats-Unis en 2020 est similaire à celui prévalant en ex-Union Soviétique durant les années 1986-1990 et l’effondrement politique, économique et social est réel en dépit de la mainmise du dollar et de la falsification de tous les indices macro-économiques et boursiers. La spéculation et la méga-propagande renforcée par le contrôle de l’internet pallient pour le reste. Les élites de la finance ont décidé de créer des crises multi-formes (le COVID-19 n’en est qu’un aspect) afin de maintenir un statu quo ou à défaut faire couler le navire tout en maintenant leurs dividendes astronomiques et en multipliant à l’infini les clivages sociétaux à l’intérieur des sociétés humaines et les conflits armés entre les Etats. La guerre hybride se transforme et on saura bientôt la nouvelle forme qu’elle va adopter sur fond de crise sanitaire (en fait une guerre hybride mêlant un vecteur biologique et une médiaguerre avec une domestication des population par la peur et la terreur, un créneau toujours porteur).https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=795325058&adf=3107533707&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1595686823&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F25%2Fle-retour-de-la-bete-ou-comment-la-strategie-de-la-confusion-strategique-de-washington-a-induit-en-erreur-la-perception-strategiques-de-ses-rivaux-sur-la-poursuite-des-objectifs-initiaux%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8LDv-AUQ16bdrpO16thqEkwAeLaUSqlMB6BM6ElhETbZ6uei986_qWz0DMyW68eSNjDXCufHOkEOPEniuzLrVN6npXX62V4R1vG9I8Wvyi1xtV-mF0DbXVRVDDrP&dt=1595686823896&bpp=7&bdt=5262&idt=-M&shv=r20200723&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C674x280%2C674x280&nras=4&correlator=7461084740688&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1595686822&ga_hid=1103974965&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=130&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=5970&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154%2C21066392&oid=3&pvsid=1662855456186054&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&jar=2020-7-24-16&ifi=4&uci=a!4&btvi=3&fsb=1&xpc=3Q046Cm2dW&p=https%3A//strategika51.org&dtd=99

Le Grand Jeu est entré dans sa phase paroxystique et tout est désormais possible.

https://strategika51.org/2020/07/25/le-retour-de-la-bete-ou-comment-la-strategie-de-la-confusion-strategique-de-washington-a-induit-en-erreur-la-perception-strategiques-de-ses-rivaux-sur-la-poursuite-des-objectifs-initiaux/

Le Liban face à ses responsabilités

Le Liban face à ses responsabilités

par Thierry Meyssan

L’économie libanaise s’est effondrée en sept mois. Les habitants commencent à souffrir de la faim. Une solution est possible si l’on analyse correctement les causes du problème. Encore faut-il accepter de reconnaître ses erreurs et de distinguer ce qui est structurel de ce qui ressort des problèmes régionaux. Il est vain et diffamatoire d’accuser l’ennemi traditionnel (Israël) ou l’allié brutal (les États-Unis) d’avoir causé un problème qui dure depuis des siècles et devient à ce point anachronique. Il est également dangereux d’ignorer l’évolution du principal allié actuel du Hezbollah (l’Iran).RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 21 JUILLET 2020عربيDEUTSCHΕΛΛΗΝΙΚΆESPAÑOLITALIANOPORTUGUÊSTÜRKÇEJPEG - 33.2 koLe général Chamel Roukoz est la personnalité libanaise la plus légitime à réformer le pays. Cependant les États-Unis préfèreraient que le général Joseph Aoun (sans lien de parenté proche avec le président de la République) joue le rôle du « dictateur » (au sens romain antique du terme).

Un problème structurel, hérité du passé

Dès le début des événements au Liban, nous avions souligné que le problème structurel n’était pas la corruption, mais l’organisation de ce pays selon un système communautaire confessionnel [1]. En outre, avant que le problème bancaire ne devienne public, nous l’avions annoncé et avions expliqué que, comme toutes les banques, les libanaises ne possèdent que le dixième de leurs dépôts. Par conséquent, lorsque apparaît un problème politique majeur qui altère la confiance, toutes les banques sont incapables de rembourser leurs clients.

Nous continuons à affirmer que les Libanais se trompent en rejetant la faute sur les corrompus. Le peuple est le seul responsable d’avoir accepté la poursuite de ce système féodal, hérité de l’occupation ottomane, sous l’édredon du communautarisme confessionnel, hérité de l’occupation française. Ce sont toujours les mêmes familles qui contrôlent le pays depuis des siècles ; la guerre civile (1975-90) ne les ayant que peu renouvelées.

Il est ahurissant d’entendre les musulmans dénier la colonisation ottomane et les maronites s’esbaudir devant leur « Mère la France » (sic). Chacun a bien sûr des raisons pour avoir commis ces fautes, mais ce n’est pas en s’aveuglant sur le passé que l’on créera un futur viable.

Washington et Tel-Aviv ne veulent pas détruire le Liban

Les États-Unis font clairement pression contre le Hezbollah. Cependant comme l’a dit le général Kenneth McKenzie, commandant du CentCom, lors de sa récente visite à Beyrouth, il s’agit pour eux d’une pression indirecte contre l’Iran. Personne ne songe à détruire le Hezbollah qui est la première armée non-étatique au monde. Personne n’ourdit de guerre contre le Liban et surtout pas Israël.

Cette mise au point est d’autant plus nécessaire que les États-Unis ont menacé le Liban de rétorsion s’il n’acceptait pas la ligne de partage inique tracée par l’ambassadeur Frederic Hof. Elle délimite les zones maritimes israélienne et libanaise de manière à faciliter l’exploitation des réserves de gaz par Tel-Aviv. Ils ont également fait pression sur le Liban, selon leurs besoins tactiques, contre la Syrie : un jour lui demandant de s’abstenir de toute intervention, le lendemain exigeant qu’il accueille et conserve ses réfugiés pour couler l’économie de Damas.

Quand à Israël, ce pays est désormais gouverné simultanément par deux Premiers ministres. Le premier Premier ministre, Benjamin Netanyahu, est un colonialiste au sens anglo-saxon du terme. Il entend étendre le territoire israélien « du Nil à l’Euphrate » comme cela est symbolisé par les deux bandes bleues du drapeau israélien. Le second Premier ministre, Beny Gantz, est un nationaliste israélien, qui entend vivre en paix avec ses voisins. Les deux hommes se paralysent mutuellement, tandis que Tsahal s’inquiète des ravages que le Hezbollah ne manquerait pas cette fois-ci de causer en Israël en cas de guerre.

Le projet perse dont personne ne veut

Le Liban est un État artificiel dessiné par les Français. Il n’a aucune possibilité de vivre en autarcie et dépend obligatoirement non seulement de ses deux voisins, la Syrie et Israël, mais aussi de toute la région.

La pression US se concentre sur l’Iran. Il y a trois semaines la base militaire de Tarchin (sud-ouest de Téhéran) explosait suscitant des déclarations officielles dilatoires. La semaine dernière, sept petits navires militaires iraniens ont explosé dans le Golfe. Cette fois, ni le Pentagone, ni l’armée iranienne n’ont communiqué à ce sujet.

Depuis 2013, l’Iran (perse et chiite) de cheikh Hassan Rohani a changé de buts. Il s’est donné comme objectif stratégique, officiellement adopté en 2016, la création d’une fédération d’États avec le Liban (arabe à majorité relative chiite), la Syrie (arabe et laïque), l’Iraq (arabe à majorité chiite) et l’Azerbaïdjan (turc et chiite). Le Hezbollah a assimilé ce projet à l’« Axe de la Résistance » qui s’était constitué face aux invasions israéliennes et états-uniennes. Cependant, ce ne sont pas seulement Israël et les États-Unis qui y sont opposés, mais aussi ceux qui devraient constituer cette fédération. Tous sont vent debout contre la reconstitution d’un empire perse.

Sayyed Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, pense que cette fédération serait respectueuse des différents systèmes politiques des États la composant. D’autres au contraire, notamment les partisans du secrétaire général adjoint, Naïm Qassem, pensent que tous devraient admettre la gouvernance par des sages comme décrite par Platon dans son livre La République et instituée en Iran par l’imam Rouhollah Khomeiny (grand spécialiste du philosophe grec) sous l’appellation de Velayat-e faqih. Le Hezbollah n’est plus simplement le réseau de Résistance qui bouta l’occupant israélien hors du Liban. Il est devenu un parti politique avec ses tendances et factions.

Or, le Velayat-e faqih, séduisant sur le papier est devenu dans la pratique l’autorité du Guide de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei. L’Iran ne parviendra sûrement pas à étendre ce système à ses alliés, surtout au moment où il est contesté chez lui. C’est un fait : tout le monde dans la région, y compris ses ennemis, admire le Hezbollah, mais presque personne ne veut du projet iranien, ni ne peut compter sur l’engagement du seul sayyed Hassan Nasrallah.

La semaine dernière, l’ambassadeur d’Iran à Damas a publiquement déclaré partager les objectifs de la Russie contre les armées jihadistes, mais diverger sur le futur de la région. Pour la première fois, un officiel iranien admettait ce que nous écrivons depuis longtemps : la Russie et les États-Unis, eux aussi, s’entendent sur ce point. Ils ne veulent pas, ni l’un, ni l’autre, de cette prétendue Fédération chiite de la Résistance.

Cette semaine, l’agression de l’Azerbaïdjan (turco-chiite) contre l’Arménie (russo-orthodoxe), en dehors de la zone d’affrontement traditionnel du Haut-Karabakh, atteste que le problème lié à ce projet de Fédération s’étend dans la région.

Le renoncement du Hezbollah à ce fantasme aurait de lourdes conséquences parce qu’il dissoudrait le rêve d’un nouvel empire perse. Mais comme personne n’en veut et qu’il ne risque pas de voir le jour, le Parti de Dieu préfère maintenir le doute sur sa position et profiter le plus longtemps possible de son allié iranien.

La pression des États-Unis vise à contraindre le Hezbollah à franchir ce pas. Il suffirait que le Parti de Dieu déclare ne pas choisir ce projet de Fédération de la Résistance pour que l’agressivité de Washington et de ses propres alliés à son égard s’apaise.

Comment guérir le Liban ?

Toutefois, cela ne résoudrait aucunement le problème actuel du Liban. Celui-ci suppose que chacun renonce à ses privilèges communautaires confessionnels c’est-à-dire non seulement les maronites à la présidence de la République, les sunnites au poste de Premier ministre et les chiites à la présidence de l’Assemblée nationale ; mais aussi aux sièges réservés à l’Assemblée nationale ; et encore à toutes forme sectaire de répartition des postes dans la fonction publique. Ce n’est qu’à ce moment-là que les Libanais pourront proclamer l’égalité de tous leurs citoyens selon le principe « Un homme, une voix » et devenir enfin la démocratie qu’ils ont toujours prétendu être et qu’ils n’ont jamais été.

Ce chantier gigantesque devrait mettre fin à plusieurs siècles de confessionnalisme sans pour autant provoquer de guerre civile. Il est donc quasiment impossible d’y parvenir sans passer par une phase autoritaire, seule capable de paralyser les antagonismes durant la période de transition. Celui qui jouera le rôle de réformateur doit à la fois disposer du soutien de la majorité et ne pas être en conflit avec l’une ou l’autre des 17 communautés confessionnelles.

Certains penchent pour le général Chamel Roukoz, le vainqueur du groupe jihadiste Fatah al-Islam (bataille de Nahr al-Bared, 2007) et du cheik salafiste Ahmed al-Assir (bataille de Sidon, 2013). Mais ce prestigieux militaire a le malheur d’être un des gendres du président Michel Aoun ce qui, en raison du partage confessionnel, lui a fait manquer sa nomination comme chef des Forces armées. Les États-Unis souhaitent que celui qui a finalement été désigné à ce poste, le général Joseph Aoun (sans lien de parenté avec le précédent), s’empare du Pouvoir. Pour récupérer ses chances, le général Chamel Roukoz vient d’appeler à la démission des « trois présidents » de la République (son beau-père), du gouvernement et de l’Assemblée nationale.

L’armée régulière n’a jamais reçu les armes nécessaires pour défendre le pays et s’appuie donc sur le Hezbollah pour prévenir une nouvelle invasion israélienne. Chamel Roukoz et Joseph Aoun ont toujours entretenu de bonnes relations avec le Parti de Dieu. Ils disposent l’un et l’autre d’une image d’impartialité dans toutes les communautés.

Thierry Meyssan

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[1] « Les Libanais, prisonniers de leur Constitution » et « Liban : les dessous de la crise bancaire du siècle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 octobre et 17 décembre 2019.

https://www.voltairenet.org/article210559.html

Annexion de la Cisjordanie : Tensions entre Israël et les monarchies du Golfe

GÉOPOLITIQUE24.juin.2020 // Les Crises

Annexion de la Cisjordanie : Tensions entre Israël et les monarchies du Golfe

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Source : ConsortiumNews
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La plupart des États arabes du Golfe persique n’ont pas d’autre choix que de se prononcer fermement contre les annexions en cours, écrivent Giorgio Cafiero et Claire Fuchs.

Malgré le réchauffement des relations avec Israël, les monarchies arabes du Golfe s’opposent au moins publiquement à la décision unilatérale de Tel-Aviv d’annexer 30 à 40 % de la Cisjordanie le mois prochain. La raison principale tient au fait que l’opinion publique des pays du Golfe et du monde islamique en général reste fermement pro-palestinienne.

Confrontés il y a tout juste neuf ans à une révolte régionale qui a alimenté les troubles au Bahreïn, et toujours à une guerre en cours au Yémen et à la faiblesse des prix du pétrole, les dirigeants du Golfe ne veulent pas que leur partenariat tacite avec Israël crée de nouvelles sources de colère internes qui pourraient nuire à leur légitimité perçue par les citoyens du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Malgré des années d’abandon des Palestiniens et d’établissement de liens à peine voilés avec Israël, la plupart des États arabes du Golfe n’ont d’autre choix que de s’opposer fermement aux annexions en cours.

Le 1er juin, le ministre d’État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU), Anwar Gargash, a tweeté : « Les Israéliens doivent cesser de parler de l’annexion des terres palestiniennes. »

Neuf jours plus tard, l’ambassadeur d’Abou Dhabi à Washington, Yousef al-Otaiba, a écrit une tribune libre pour le journal israélien Yedioth Ahronoth dans laquelle il lançait un appel aux Israéliens pour qu’ils ne procèdent pas à l’annexion.

Il a déclaré que son pays pourrait servir de « porte ouverte reliant les Israéliens à la région et au monde » mais que l’annexion de la Cisjordanie pourrait nuire au processus d’amélioration des liens entre Tel-Aviv et les États arabes tels que les Émirats arabes unis.

Otaiba a également produit un message vidéo en anglais, qui accompagnait son éditorial. « Nous voulions parler directement aux Israéliens. Le message portait sur tous les progrès que vous avez vus et les attitudes qui ont changé à l’égard d’Israël, les gens devenant plus tolérants et moins hostiles à l’égard d’Israël, tout cela pourrait être sapé par la décision d’annexer« .

Début juin, l’ambassadeur des Émirats a averti que l’annexion rendrait le Moyen-Orient « encore plus instable » et « exercera une pression politique incroyable sur nos amis de Jordanie« .

Le 10 juin, le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, s’est adressé aux ministres des affaires étrangères lors d’une réunion de l’Organisation de coopération islamique (OCI), au cours de laquelle il a déclaré qu’une telle annexion constituerait une « escalade dangereuse » et un « défi pour tous ces traités, normes, lois, conventions et résolutions internationales [qui] ne prennent pas en considération les droits du peuple palestinien« .

Bin Farhan a souligné que Riyad s’oppose à l’annexion et maintient son engagement à « la paix comme option stratégique« . Le conflit israélo-arabe doit être résolu « conformément aux résolutions internationales pertinentes, au droit international et à l’initiative de paix arabe de 2002« , a-t-il déclaré.

Lors de cette même réunion de l’OCI, le ministre koweïtien des affaires étrangères, Cheikh Ahmad Nasser Al-Mohammad Al-Sabah, a déclaré « Il est important que la communauté internationale se rende compte que ces menaces et provocations d’annexion israéliennes constituent une escalade dangereuse qui menace tous les efforts et les initiatives déployés pour établir une paix globale, juste et durable dans la région« .

Quatre jours plus tôt, le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohamed bin Abdelrahman Al-Thani, s’était opposé à l’offensive israélienne. L’annexion « équivaut à planter le dernier clou dans le cercueil du processus de paix » tout en « enterrant toute possibilité de règlement du conflit à l’avenir« . Il a également averti que de telles « implications sécuritaires, économiques et sociales seront catastrophiques pour toute la région« .

Ces déclarations rappellent que malgré leur volonté de cultiver des liens plus étroits avec Israël, les gouvernements du Golfe ne peuvent être considérés comme totalement indifférents à la lutte palestinienne. Si les Israéliens procèdent à l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie le mois prochain, personne ne sait comment la « rue arabe » réagira.

Tous les régimes arabes sont préoccupés par les réactions de l’opinion publique contre des dirigeants considérés comme indifférents ou complices des actions israéliennes qui laisseraient aux Palestiniens un « bantoustan » dans leur pays.

Aucun chef d’État arabe n’a oublié comment ou pourquoi la vie du président égyptien Anouar El-Sadate s’est terminée. Par conséquent, l’annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies juives changera probablement les relations entre le Golfe et Israël en surface, les rendant plus confidentielles et moins transparentes.

Mais cela signifierait-il que les États du Golfe, qui se sont rapprochés d’Israël au cours des cinq dernières années, modifieraient fondamentalement la substance de leurs partenariats tacites avec l’État juif ? Probablement pas.

En raison de la frontière de la Jordanie avec la Cisjordanie, de l’importante population palestinienne et des partis islamistes qui s’opposent ouvertement à ce qu’Amman reste dans le traité de paix du Wadi Araba, il y a toutes les raisons de considérer les plans d’annexion israéliens comme une menace pour la stabilité du Royaume hachémite.

Les États du Golfe, cependant, sont plus éloignés des troubles que cette mesure unilatérale de la part de Tel-Aviv devrait déclencher.

En outre, les gouvernements du Golfe considèrent que leurs relations avec Israël dans les domaines de l’économie, des affaires, des renseignements et de la sécurité sont bénéfiques pour leurs intérêts, ce qui incitera davantage les Émirats et les Saoudiens à ne pas se défaire des liens qu’ils ont récemment renforcés avec Israël, même s’ils décident de faire davantage pour masquer ces relations encore taboues.

Le 16 juin, le ministre d’État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis est allé jusqu’à déclarer qu’Abu Dhabi pouvait encore « travailler avec Israël dans certains domaines, notamment la lutte contre le nouveau coronavirus et la technologie » malgré ses « divergences politiques« .

Il a souligné que le maintien de lignes de communication avec Israël est essentiel, suggérant qu’une annexion de certaines parties de la Cisjordanie n’empêchera pas les Émirats de continuer à coopérer avec Israël dans divers domaines.

Dans un contexte géopolitique plus large, les dirigeants d’Abou Dhabi et de Riyad considèrent que les efforts pour contrer les programmes turcs et iraniens au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont bien plus prioritaires que la défense des Palestiniens.

Ainsi, les Émirats et le royaume saoudien se trouvent alignés sur Israël, qui partage leurs convictions quant à la nécessité de contrer la Turquie, les Frères musulmans et la République islamique d’Iran. Ces dynamiques, les perceptions communes des menaces et les intérêts qui se chevauchent ne changeront pas de sitôt, quoi qu’Israël fasse en Cisjordanie le mois prochain.

Israël n’a jamais eu de relations diplomatiques formelles avec un État du CCG. Officiellement, chaque monarchie arabe dans le Golfe Persique est « l’ennemi » d’Israël.

En réalité, cependant, la plupart des membres du CCG – à l’exception notable du Koweït, qui est fermement pro-palestinien dans sa politique étrangère actuelle – se sont considérablement rapprochés de Tel-Aviv au cours des cinq dernières années. Dans le même temps, la plupart de leurs programmes de politique étrangère ont réduit la priorité accordée au soutien de la lutte palestinienne.

En avril 2018, le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman (MbS) s’est rendu à New York pour prendre la parole lors d’une réunion à huis clos à laquelle auraient participé des dirigeants de diverses organisations juives. Selon Axios, MbS a déclaré « Il est temps que les Palestiniens acceptent les propositions et acceptent de venir à la table des négociations ou se taisent et cessent de se plaindre« .

En octobre 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu une visite officielle au défunt sultan Qaboos d’Oman à Mascate. Quatre mois plus tard, lors de la conférence de Varsovie sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient, Netanyahu a rencontré les principaux diplomates d’Arabie Saoudite et d’Oman.

Les Israéliens ont également participé à des compétitions d’athlétisme aux EAU et au Qatar. AGT International (une société israélienne basée en Suisse) a récemment signé un accord de 800 millions de dollars avec les Émirats. Le grand rabbin de Jérusalem s’est rendu à Bahreïn, où des responsables ont fait des efforts pour toucher la communauté juive des États-Unis afin de se rapprocher d’Israël. La longue liste d’autres exemples d’engagement entre le CCG et Israël se poursuit.

Il existe également des relations croissantes entre les États du CCG et Israël dans les domaines du renseignement et de la sécurité. Ces liens ne sont pas nouveaux. Ils remontent aux années 1960 et 1970. Pourtant, ces dernières années, Tel-Aviv et les États du Golfe ont été plus visibles sur ces liens, dans une période où la plupart des relations des membres du CCG avec Israël ont évolué dans le sens de la normalisation.

Source : ConsortiumNews
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

https://www.les-crises.fr/annexion-de-la-cisjordanie-tensions-entre-israel-et-les-monarchies-du-golfe/

Deux vagues successives de raids aériens israéliens ciblent des positions et des centres de commandement militaires à Hama et Al-Suwaidae en Syrie

Deux vagues successives de raids aériens israéliens ciblent des positions et des centres de commandement militaires à Hama et Al-Suwaidae en Syrie

 3 heures ago Strategika51

Peu d’informations sont actuellement disponible sur la dernière vague de raids aériens israéliens ayant ciblé plusieurs sites militaires syriens dans différents endroits en Syrie. Les israéliens ont contourné la zone de défense aérienne syro-russe à l’aide de nouveaux missiles de croisière et de missiles Air-Sol de nouvelle génération. Ce qui est remarquable cette fois est le large éventail de sites ciblés dans le sud, l’est et le centre de la Syrie.

Quelques heures avant cette vague de raids aériens israéliens, la base aérienne de Hmeimim a subi un intense pilonnage aux roquettes Grad et aux drones kamikazes. Le commandement militaire russe affirme que ces systèmes de défense aérienne ont intercepté avec succès tous les drones kamikazes hostiles ainsi que quelques roquettes non guidées Grad mais il semble que l’interception des roquettes non guidées soit toujours aléatoire.

Pour revenir aux raids israéliens, il s’agit d’une des opérations aériennes les plus complexes jamais menées en Syrie puisque les systèmes de défense antiaérienne n’ont pas pu être activés à temps soit par l’effet d’une attaque électronique ou par l’usage de nouvelles techniques de bombardement à distance.Publicitésabout:blankREPORT THIS ADabout:blankREPORT THIS AD

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https://strategika51.org/2020/06/24/deux-vagues-successives-de-raids-aeriens-israeliens-ciblent-des-positions-et-des-centres-de-commandement-militaires-a-hama-et-al-suwaidae-en-syrie/

Des agents israéliens d’origine soviétique inflitrent les forces russes en Syrie et volent les secrets du missile sol sol tactique Iskander M

Des agents israéliens d’origine soviétique inflitrent les forces russes en Syrie et volent les secrets du missile sol sol tactique Iskander M

 19 heures ago Strategika51

Des agents israéliens d’origine soviétique parlant le russe comme langue maternelle ont réussi à infiltrer les forces armées russes déployées en Syrie depuis la Russie pour voler des composants essentiels du missile sol-sol tactique 9M723 Iskander et les détourner vers Israël via un marché noir d’armemement factice géré par le Mossad israélien. La variante avancée Iskander M équipe exclusivement les forces russes et n’a jamais été fournie à un pays tiers. Les agents israéliens Russophones ont donc infiltré la base militaire russe Basel Al-Assad/Hmeimim et seraient des militaires de carrière au sein de l’Armée russe.

Les secrets de l’Iskander M seraient donc entre les mains du Pentagone et de l’Otan.

Le Grand Jeu continue.Publicitésabout:blankREPORT THIS ADabout:blankREPORT THIS AD

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Pendant que vous dormiezÉtats-Unis, Pologne, Syrie, Égypte, Airbnb : les informations de la nuit

Pendant que vous dormiezÉtats-Unis, Pologne, Syrie, Égypte, Airbnb : les informations de la nuit

3 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS) 

Donald Trump va dissoudre sa “task force” dédiée au coronavirus. Le président américain a fait cette annonce mardi, lors de la visite d’une usine de fabrication de masques en Arizona, après que son vice-président Mike Pence a déclaré un peu plus tôt que la Maison-Blanche pourrait confier fin mai à des agences fédérales la coordination de la lutte contre la crise sanitaire. “Alors que la bataille de sa réélection s’annonce rude pour le président américain, la Maison-Blanche semble chercher à mettre les questions relatives au bilan de la pandémie en arrière-plan, pour mettre davantage l’accent sur ses efforts pour relancer la croissance et l’emploi”, analyse le New York Times. Une décision qui suscite de nombreuses interrogations, alors que le rythme de décès quotidiens est reparti à la hausse mardi, avec 2 333 morts supplémentaires en 24 heures.

Le Sénat polonais refuse l’organisation de la présidentielle par correspondance. La chambre basse a rejeté mardi une proposition du gouvernement qui souhaitait organiser le scrutin prévu le 10 mai par voie postale. Droit et Justice (PiS), le parti nationaliste et conservateur au pouvoir en Pologne, tente de maintenir coûte que coûte l’élection malgré la crise sanitaire provoquée par le coronavirus. L’opposition polonaise et les groupes de défense des droits de l’homme estiment que l’organisation d’une élection dans les conditions fixées par le gouvernement ne réunirait pas les garanties requises d’équité et de transparence. “La détermination du parti au pouvoir à organiser ce scrutin est purement opportuniste”estime le Guardian, dans un éditorial. Le PiS “fait le calcul qu’en temps de crise nationale, les populations ont tendance à se rassembler autour de leur gouvernement”, analyse le quotidien qui considère que “dans l’intérêt de la démocratie, cette élection devrait être reportée”.

Israël promet de poursuivre ses opérations en Syrie jusqu’au retrait de l’Iran. Téhéran “n’a rien à faire en Syrie […] et nous n’arrêterons pas tant qu’ils (les Iraniens) n’auront pas quitté” le pays, a déclaré mardi le ministre de la Défense Naftali Bennett, après une série de frappes imputées à l’armée israélienne en territoire syrien. Le dirigeant israélien n’a toutefois pas revendiqué explicitement les raids que médias d’État syriens et ONG ont attribués à l’aviation israélienne et qui ont fait 14 morts, lundi soir, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Naftali Bennett dit craindre de voir les forces pro iraniennes s’enraciner dans le sud de la Syrie, notamment dans le Golan, à la frontière israélienne. Une source issue du renseignement dans la région a déclaré à Al Jazeera qu’Israël avait intensifié ses raids en Syrie à un moment où l’attention du monde et des acteurs de la région “étaient distraits par la pandémie de coronavirus”.

Égypte : un jeune critique du pouvoir décède en prison après un empoisonnement à l’alcool. Le procureur général égyptien a affirmé mardi que Chadi Habache, réalisateur d’un vidéoclip d’une chanson engagée contre le chef de l’État Abdel Fattah Al-Sissi, a succombé samedi après avoir bu un produit désinfectant, rapporte Ahram Online“Le défunt a informé le médecin de service qu’il avait bu une certaine quantité d’alcool à midi la veille de sa mort… disant qu’il avait confondu la bouteille qu’il remplissait avec de l’eau”, a précisé le procureur. Des produits désinfectants à base d’alcool ont été distribués aux détenus pour se protéger contre l’épidémie de coronavirus, selon la même source.

Covid-19 : Airbnb licencie un quart de ses salariés. La plateforme de réservation de logements a été “durement touchée” par l’épidémie qui a mis un coup d’arrêt aux voyages dans le monde entier, avec des prévisions de revenus pour cette année “de moins de la moitié” de ceux générés en 2019, a expliqué mardi son co-fondateur Brian Chesky, pour justifier ces près de 1 900 licenciements. Avant que la pandémie ne survienne, Airbnb préparait son entrée en Bourse pour 2020, rappelle le Wall Street Journal.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1970906/article/1970975