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La communauté internationale contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël

La communauté internationale contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël

« Les missions de Bolivie, d’Egypte, de France, d’Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d’Uruguay », ont, mercredi soir, demandé cette réunion.

Donald Trump lors d\'une allocution depuis la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 6 décembre 2017.
Donald Trump lors d’une allocution depuis la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 6 décembre 2017. (SAUL LOEB / AFP)

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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

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EN IMAGES. « Légendaire », « éternel »… Johnny à la une de tous les journaux français

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence vendredi matin après la décision de Donald Trump de reconnaître « officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël », a annoncé la présidence japonaise de l’instance, dans la nuit du mercredi 6 décembre au jeudi 7 décembre.

Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a salué un « jour historique », après la déclaration de Donald Trump, assurant que cela ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem. Mais mis à part le gouvernement israélien, cette décision a été vivement critiquée par la communauté internationale. Franceinfo revient sur les principales réactions.

>> Suivez dans notre direct les réactions après la décision de Donald Trump de  reconnaître « officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël »

L’ONU se dit « contre toute mesure unilatérale »

Huit pays ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité. « Les missions de Bolivie, d’Egypte, de France, d’Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d’Uruguay demandent à la présidence » japonaise du Conseil de sécurité « d’organiser une réunion d’urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine », indique un communiqué de la mission suédoise. La présidence de l’instance a annoncé, peu après, que le Conseil se réunirait vendredi matin, en urgence.

Pour le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une « négociation directe » entre Israéliens et Palestiniens. Il avoir toujours été « contre toute mesure unilatérale ». « Il n’y a pas d’alternative à la solution de deux Etats » avec « Jérusalem comme capitale d’Israël et de la Palestine », a-t-il insisté.

L’Union européenne fait part de sa « sérieuse préoccupation »

Dans un communiqué, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a écrit : « L’Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l’annonce aujourd’hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix. »

Paris condamne une décision « regrettable »

« C’est une décision regrettable que la France n’approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU », a réagi Emmanuel Macron, depuis l’Algérie. « Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute la communauté internationale. Je veux l’affirmer clairement, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l’égide des Nations Unies », a-t-il poursuivi.

Berlin « ne soutient pas » cette décision

Le gouvernement allemand « ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocié que dans le cadre d’une solution de deux Etats », a déclaré la chancelière, citée dans un tweet de son porte-parole Steffen Seibert. Le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a dit redouter que cette décision ne conduise à une « nouvelle escalade dans le conflit entre Israël et les Palestiniens ». Et d’ajouter : « Nous espérons que (nos) inquiétudes pourront être (…) calmées. Mais cette volte-face est déjà un gros problème. »

Londres n’est « pas d’accord »

« Nous ne sommes pas d’accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut », a déclaré la Première ministre britannique Theresa May dans un communiqué. Pour elle, cette décision n’est « d’aucune aide » pour les perspectives de paix dans la région.

Ankara critique une décision « irresponsable »

« Nous condamnons la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU », a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu. Avant l’annonce de cette décision largement anticipée, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait averti que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington « ferait le jeu des groupes terroristes ».

Pour le président palestinien, les Etats-Unis ne peuvent plus être médiateur

« Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu’ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu’ils ont joué au cours des dernières décennies », a déclaré Mahmoud Abbas sur la télévision palestinienne, déclarant que Jérusalem était « la capitale éternelle de l’Etat de Palestine ».

Le Hamas estime que Trump « ouvre les portes de l’enfer »

C’est ce qu’a déclaré Ismaïl Radouane, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien aussitôt après la déclaration de Donald Trump. Il a appelé les pays arabes et musulmans à « couper les liens économiques et politiques » avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

Le pape exprime sa « profonde inquiétude »

« J’adresse un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l’ONU », a déclaré le pape François, qui a fait part de « profonde inquiétude ». Le souverain pontife ne peut qu’accorder un intérêt tout particulier à la ville qui abrite les lieux les plus saints des trois grandes religions monothéistes, y compris le Saint-Sépulcre.

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/la-communaute-internationale-contre-la-decision-de-donald-trump-de-reconnaitre-jerusalem-comme-la-capitale-d-israel_2502167.html#xtor=EPR-51-[jerusalem-le-conseil-de-securite-de-l-onu-se-reunira-en-urgence-vendredi-matin-apres-la-decision-de-donald-trump_2502167]-20171207-[titre]

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Incroyable… l’Italie bloque l’acquisition de Next (défense) par un groupe français

La France, idiot du village global….

Source : La Tribune, Michel Cabirol, AFP, 03/11/2017

Le gouvernement italien s’oppose à la vente de Next, une société italienne d’ingénierie travaillant dans la défense, à Altran. Il évoque une question de “sécurité nationale”.

C’est à peine croyable… l’Italie bloque une acquisition d’un groupe italien par un français. Pourtant, le groupe naval Fincantieri, qui négocie une alliance avec Naval Group, a eu finalement le droit de racheter STX Saint-Nazaire (certes après beaucoup de tergiversations de Paris). En revanche, Altran n’a pas le droit de racheter la société italienne d’ingénierie Next. Le gouvernement italien a décidé jeudi de s’opposer à cette opération, en évoquant une question de “sécurité nationale”. Le conseil des ministres a choisi “d’exercer les pouvoirs spéciaux sur l’opération d’acquisition par Altran Italia Spa de la totalité du capital social de Next Ast Srl, en s’opposant” à ce rachat.

Cette décision a été prise afin de “protéger les intérêts essentiels de la défense et de la sécurité nationale”, un objectif qui ne peut être atteint dans le cas de Next en imposant des mesures spécifiques, a précisé le conseil des ministres. Le gouvernement italien a la possibilité d’exercer des “pouvoirs spéciaux”, également appelés “golden power”, dans des secteurs considérés comme stratégiques (défense, télécoms…) afin de protéger les intérêts nationaux. Pourtant, Rome n’a pas hésité il n’y pas si longtemps à autoriser la vente de groupes italiens dans la défense à des groupes américains, comme le motoriste Avio à General Electric en décembre 2012 alors que… Safran était candidat.

Next et Altran, une opération qui avait du sens

Le groupe de conseil en technologies Altran avait annoncé fin juillet sa volonté d’acquérir Next Ingegnera dei Sistemi, un groupe de 230 salariés qui travaille notamment dans le secteur de l’aérospatiale et de la défense. Fondée en 1999 et basée à Rome, cette société de logiciels embarqués devait compléter les compétences d’Altran en matière de logiciels intégrés, un segment à forte croissance. Le portefeuille de clients de Next comprend notamment des acteurs clés comme Leonardo, Telespazio, Thales Alenia Space ou Bombardier Transportation.

L’opération devait renforcer le leadership d’Altran en Italie, un marché clé pour le groupe français. La combinaison d’Altran et de Next, actuellement détenue par les trois co-fondateurs et leurs familles, aurait permis d’offrir des solutions de bout en bout de matériel et logiciels embarqués aux clients du secteur de la défense et de l’aérospatiale

“Je suis fier que notre entreprise rejoigne Altran, leader des services d’ingénierie et d’innovation en Italie. Nous connaissons Altran depuis longtemps et, tout au long de ces années, nous avons construit une admiration et un respect mutuels, qui constituent la base de notre collaboration à l’avenir”, avait pourtant expliqué le co-fondateur et PDG de Next, Giulio Cesare Chiarini.

Source : La Tribune, Michel Cabirol, AFP, 03/11/2017

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Grandes manœuvres nucléaires à la Chambre des députés italienne

Grandes manœuvres nucléaires à la Chambre des députés italienne

Le parlement italien vient de ratifier de facto le rejet par l’Otan du désarmement nucléaire en s’appuyant sur la fable d’une alliance atlantique où chaque voix compte. En réalité, en 2011, l’Otan n’a pas simplement outrepassé une résolution de l’Onu en attaquant la Libye pour en changer le régime, elle a aussi violé ses propres statuts en ne réunissant pas le Conseil de l’Atlantique-Nord pour en obtenir le feu vert. L’idée que ce Conseil pourrait prévenir une dérive impérialiste de l’Alliance est donc un leurre connu de tous ses membres.

| Rome (Italie)

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La veille du jour où le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été ouvert à la signature aux Nations Unies, à la Chambre des députés italienne le 19 septembre a été approuvée, à une grande majorité (296 contre 72 et 56 abstentions), une motion du Partito democratico (PD) signée par Moscatt et autres. Elle engage le gouvernement à « continuer à poursuivre l’objectif d’un monde sans armes nucléaires à travers la centralité du Traité de non-prolifération (TNP), en évaluant, en compatibilité avec les obligations prises au siège de l’Alliance atlantique, la possibilité d’adhérer au Traité pour interdire les armes nucléaires, approuvé par l’Assemblée générale de l’Onu ».

La motion du PD, « à propos de laquelle le gouvernement a exprimé un avis favorable », est un écran de fumée pour cacher le fait que l’Italie est soumise au réarmement nucléaire croissant des USA et de l’Otan en hébergeant, en violation complète du TNP, les bombes nucléaires états-uniennes B-61 qui à partir de 2020 seront remplacées par les B61-12, plus dangereuses encore.

La vraie position du gouvernement Gentiloni est arrivée le lendemain quand, à travers le Conseil de l’Atlantique-Nord dont il fait partie avec les 28 autres gouvernements de l’Otan, il a rejeté en totalité et attaqué le Traité de l’ONU [1]. À la Chambre des députés la motion du PD a été votée par Forza Italia, Fratelli d’Italia, Scelta Civica, Alternativa Popolare, Democrazia Solidale et Gruppo Misto. La Ligue du Nord, absente en séance au moment du vote, appelle le gouvernement, avec sa propre motion, « à ne pas renoncer à la garantie offerte par la disponibilité états-unienne à protéger y compris nucléairement l’Europe et notre propre pays, pas nécessairement par rapport à la Russie ». Comme si l’Italie était en mesure de dire contre qui doivent être pointées les armes nucléaires US.

Sinistra Italiana et Articolo1, dans leurs motions rejetées par la Chambre, demandent le rejet des armes nucléaires états-uniennes d’Italie sur la base du Traité de non-prolifération, et l’adhésion de l’Italie au Traité de l’ONU. Sur la motion du PD, les deux groupes n’ont pas voté contre, mais se sont abstenus. Par contre le Mouvement 5 étoiles (M5S) a émis un vote contre. Cependant dans sa motion, elle aussi rejetée, il ne demande au gouvernement ni le rejet des armes nucléaires US hors de l’Italie sur la base du Traité de non-prolifération, ni l’adhésion de l’Italie au Traité de l’ONU, mais de « faire un rapport au Parlement sur la présence en Italie d’armes nucléaires, en ne s’abritant plus derrière une obligation de réserve atlantique, inexistante pour les citoyens et les parlementaires US » ; et de « déclarer l’indisponibilité de l’Italie à utiliser des armes nucléaires, à ne pas acheter les composants nécessaires pour rendre les avions F-35 compatibles au transport d’armes nucléaires ». La motion du M5S reflète la position exprimée par l’aspirant Premier ministre Luigi Di Maio : « Nous ne voulons pas sortir de l’Otan » (comme il l’a déclaré en avril dernier dans une conférence aux USA), « nous voulons rester dans l’Otan, mais nous voulons parlementariser une grande partie des choix ».

Illusion ou pire. Dans le Conseil de l’Atlantique-Nord, selon les normes de l’Otan, « il n’y a pas de vote ni de décision à la majorité », mais « les décisions sont prises à l’unanimité et d’un commun accord » : c’est-à-dire en accord avec les États-Unis à qui reviennent de droit la charge de Commandant suprême allié en Europe et les autres commandements clé, y compris celui du Groupe de planification nucléaire de l’Otan.

Promettre que les F-35, avions conçus pour l’attaque nucléaire surtout avec les B61-12, puissent être utilisés en Italie avec une sorte de sauvegarde qui empêche l’utilisation d’armes nucléaires, équivaut à une fable qu’on raconte aux enfants pour qu’ils dorment d’un sommeil tranquille.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

[1] Source : « Déclaration du Conseil de l’Atlantique Nord à propos du traité sur l’interdiction des armes nucléaires », Réseau Voltaire, 20 septembre 2017. Analyse : « L’Otan rejette le désarmement nucléaire », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 26 septembre 2017.

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