Archives pour la catégorie ITALIE

L’Italie : abandonnée par l’Europe, courtisée par la Chine et la Russie

L’Italie : abandonnée par l’Europe, courtisée par la Chine et la Russie

Alphonse Moura De Alphonse Moura24 mars 2020 Dans ActualitésAsieAsie de l’EstEuropeMédias 5 Minute de lectureUn avion en provenance de Chine atterrit à Vienne avec du matériel médical à destination de l’Italie, Auteurs : Ronald Zak/AP/SIPA, Numéro de reportage : AP22441111_000001.

Le monde est contaminé. Le covid-19 – ou coronavirus – infecte toute la planète. L’Italie, le pays le plus touché en Europe, est face à un défi titanesque et encore une fois les Italiens se sentent ignorés et abandonnés.

Christine Lagarde est la cible de la furie italienne après ses propos désobligeants sur la situation dans le Belpaese. De la droite à la gauche tous sont d’accord pour dire que les organisations européennes devraient tacler la pandémie avec véhémence, sans retenues comptables ni calculs bureaucratiques. La Française a rétropédalé, en disant que la BCE veut éviter une quelconque fragmentation de la zone euro. Peu importe, son commentaire sur le spread reste gravé dans les têtes cisalpines.

A lire aussi: Coronavirus : la Corée a endigué l’épidémie sans confiner les villes

Dans la péninsule italique au temps du coronavirus

Le Partito Democratico, où l’européisme fervent est souvent visible, a dû se coller aux propos de von der Leyen et a désavoué la froideur de Lagarde. Emanuele Felice, l’un des responsables des questions économiques du parti, a dit que les paroles de la présidente de la BCE sont surprenantes. Il a aussi appelé à un changement de cap : « Aujourd’hui plus que jamais il faut que les institutions européennes mettent en marche tout le nécessaire pour affronter une émergence sans précédent. »

Giorgia Meloni, meneuse des Fratelli d’Italia, tire à boulets rouges sur l’establishment bruxellois. Elle est profondément convaincue que l’UE est dirigée par un axe franco-allemand qui se soucie peu des autres pays. Elle craint que la crise actuelle puisse être instrumentalisée par les forces étrangères pour affaiblir l’Italie et lui enlever ses ressources. Selon Meloni, le gouvernement italien doit demander la démission de Christine Lagarde. Elle a rappelé à travers les réseaux sociaux que la BCE doit être la banque centrale des Européens et non la banque centrale allemande ou française. On ajoutera que la fragilité de l’euro peut réapparaître, une monnaie que Meloni classifia jadis comme inadaptée.

Un échange tendu entre un journaliste italien et Matteo Renzi est la preuve que les Italiens se méfient de plus en plus des structures européennes. Renzi voulait amoindrir l’importance des mots de Lagarde et déclara que dire que l’Europe est immobile est populiste. Le journaliste, Massimo Giletti,  s’exalta et rétorqua enflammé : « Vous devez avoir le courage de demander la démission de ce type de personne, parce que sinon, ce pays, l’Italie, n’est même pas pris en considération. »

L’Italie courtisée par plus d’un

Les contradictions d’un système à bout de souffle rappellent aux Italiens le sort des Grecs. Avant que la situation ne devienne trop sérieuse nous étions témoin des colonnes qu’Erdogan voulait lâcher sur la Grèce, pays martyr s’il en est. Malgré les inimaginables privations qu’elle a subies, la Grèce essayait de tenir tête à l’État turc. Les Autrichiens continuent leur tradition, vieille de six siècles, de résistance face au projet européen de la Sublime Porte, en envoyant des hommes pour protéger la frontière grecque. La focalisation médiatique sur la pandémie détourne les yeux des Européens des nouvelles vagues populationnelles venues d’ailleurs ; l’administration turque s’empresse d’en profiter.

La Chine a apporté son aide aux Italiens, en envoyant un avion plein d’objets utiles pour faire face à la pandémie – des masques, des vêtements de protection, des gants, etc. La Russie, à son tour, est montée au créneau; Poutine a pris la décision d’envoyer neuf avions en Italie. Huit groupes mobiles de virologues sont attendus sur place pour fournir leur expertise aux autorités italiennes. La Russie a également mis à la disposition de l’Italie des véhicules de désinfection hautement performants. Il va sans dire que la présence russe est vue comme suspecte au-delà de l’Atlantique.

Le gouvernement nord-américain sait que l’Italie reste dans sa sphère d’influence depuis 1945, mais au fur et à mesure que le temps s’écoule elle regagne une autonomie préoccupante. Pensons tout simplement aux relations tendres entre Silvio Berlusconi et Vladimir Poutine ou aux liens supposés entre Matteo Salvini et des agents d’influence dans l’orbite de Moscou. Ces deux exemples montrent que l’angoisse nord-américaine n’est pas forcément dépourvue de raison. Sur ce point, l’Italie partage le même destin que l’Allemagne – trop émotionnellement et économiquement liées à la Russie.

Et que dire de la somptueuse pompe des Italiens quand ils ont reçu les Chinois en 2019. À l’époque, le gouvernement était constitué par une alliance entre la Ligue de Salvini et le Mouvement 5 Étoiles de di Maio. Les images d’Antonio Conte et Xi Jinping parcoururent la planète et les accords signés furent promptement dénoncés par Washington. La rupture du gouvernement giallo-verde a un rapport direct avec cette entente entre Rome et Pékin. La diplomatie trumpienne a fait comprendre à Salvini qu’un rapprochement avec les  Russes pourrait être accepté pour les séparer des Chinois, mais qu’une entente avec ces derniers était hors de question. La suite déboucha sur un coup de théâtre, Salvini essaya de forcer les élections, mais fut désarmé par un accord entre le Mouvement 5 Étoiles et le Parti Démocrate, anciens rivaux devenus alliés pour lui barrer la route.

A lire aussi: L’Amérique latine face au coronavirus

L’éternelle lumière de Rome

La guerre d’influence entre l’Amérique, la Russie et la Chine atteint des niveaux paroxystiques en Italie. Bien au milieu de la Méditerranée le pays de Dante se trouve coincé entre un nord riche, mais vieux et un sud pauvre, mais en pleine explosion démographique. Le conflit géoéconomique sino-américain autour de Gênes et Trieste s’accentue et il demeure l’une des données pour saisir si notre siècle appartiendra à l’aigle ou au dragon. La Russie poutinienne pourra être le kingmaker, cet élément qui tranchera en choisissant entre les deux colosses. Durant les pénibles épreuves actuelles, à cause du coronavirus, l’Italie renforce sa centralité dans cette guerre de propagande pour conquérir âmes et cœurs.Vous appréciez nos articles ? Partagez-les sur vos réseaux sociaux !

Alphonse Moura

Alphonse Moura

Géopolitologue, Master en sciences politiques et relations internationales.

https://www.revueconflits.com/italie-coronavirus-chine-russie-alphonse-moura/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&

Image du jour: les généraux russes et italiens planifiant des opérations à Bergame depuis la base de Pratica di Mare près de Rome

mercredi, mars 25, 2020

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

Menu Button

Image du jour: les généraux russes et italiens planifiant des opérations à Bergame depuis la base de Pratica di Mare près de Rome

Le général major Sergueï Kikot, commandant en second des forces russes de défense radiologique, chimique et biologique planifiant avec l’état-major italien le déplacement des troupes russes de la base Pratica di Mare près de Rome jusqu’à Bergame dans le nord de la péninsule italienne.

La Russie considère la crise connue sous le nom du COVID-19 comme une guerre biologique et chimique. L’envoi de forces russes spécialisées dans le combat NBCR (Nucléaire, Biologique, Chimique et Radiologique) en Italie sous le commandement d’un général-major indique l’extrême importance que Moscou accorde à ce type de menaces.

Les forces russes stationnées sur la base de Pratica di Mare près de Rome planifient avec l’état-major italien une « marche » de 600 kilomètres qui devrait leur faire atteindre Bergame où se trouve l’un des foyers de contamination COVID-19.

Outre la lutte contre le vecteur biologique (le SRAS-nCov-2), les spécialistes militaires russes ont pour objectif de déterminer si oui ou non d’autres vecteurs chimiques ou biologiques auraient pu aggraver la situation sanitaire au nord de la péninsule italienne. Les russes suspectent l’usage d’un vecteur chimique aggravant sous couvert de pandémie.

La Pologne fait tout son possible pour entraver le couloir établi par les forces aérospatiales russes vers l’Italie. Des avions de combat de l’Otan multiplient les tentatives d’interception des avions cargo russes vers l’Italie.

Le monde a définitivement changé. Cela ce passe en Italie, un pays de l’Otan où se trouve des bases militaires US disposant de dizaines de têtes nucléaires.PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS ADPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS AD

Share/Partager:

https://strategika51.org/2020/03/25/image-du-jour-les-generaux-russes-et-italiens-planifiant-des-operations-a-bergame-depuis-la-base-de-pratica-di-mare-pres-de-rome/

Blocage de l’aide chinoise destinée à l’Italie à Prague

PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS ADSkip to contentsamedi, mars 21, 2020

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

Menu Button

Blocage de l’aide chinoise destinée à l’Italie à Prague

La République Tchèque a pris la décision de retourner vers l’envoyeur un lot de 101 600 masques médicaux offert par la République Populaire de Chine à l’Italie. Prague rejoint ainsi la liste des pays européens qui ont répondu aux pressions de Washington pour entraver l’aide chinoise partout ou c’est possible de le faire.

La Chine ne compte nullement baisser les bras et a déclaré vouloir aider 82 pays à affronter le COVID-19.

Washington continue à vouloir détourner l’attention sur la situation délabrée du système de santé US en accusant la Chine d’être responsable de la pandémie du COVID-19 et voit d’un très mauvais œil l’activisme chinois à travers le monde.

Le Choc des Titans continue. Un média chinois influent a souligné aujourd’hui qu’il était inévitable que les médias des deux pays « se rentrent dedans » en espérant que les dirigeants sauront garder leur sang-froid.PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS ADPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS AD

Share/Partager:

https://strategika51.org/2020/03/21/blocage-de-laide-chinoise-destinee-a-litalie-a-prague/

Pandémie COVID-19: mutineries et évasion massive de détenus en Afghanistan, au Brésil et en Italie

mardi, mars 17, 2020

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

Menu Button

Pandémie COVID-19: mutineries et évasion massive de détenus en Afghanistan, au Brésil et en Italie

Un climat délétère se répand dans un nombre croissant de pays à cause de la peur du COVID-19.

Ainsi en Afghanistan, plus de cinquante personnes détenues à Herat suite à des suspiscions de COVID-19 ont réussi à s’évader.

Au Brésil, plus de 1350 détenus sont parvenus à s’échapper d’un centre pénitencier près de Sau Paulo après une mutinerie et une prise d’otage.

En Italie, la plupart des prisons de la péninsule sont en mutinerie ou en rébellion.

Des prisons en Iran, pays soumis à des sanctions US inhumaines, connaissent des troubles similaires.

En Jordanie, des mutineries dans des prisons de ce royaume ont été violemment réprimées dans le sang. Le nombre de tués est gardé secret même si les médias ont évoqué un premier bilan « officiel » de deux morts.

Aux États-Unis, le monde carcéral, le plus important au monde, est sous extrême tension et des mutineries ne sont pas à écarter.

Plus que le SRAS-nCov-2, la panique et l’effondrement du système économique commencent à exercer une pression sociale dans un nombre croissant de pays.PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBrokenREPORT THIS ADPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBroken

REPORT THIS AD

Share/Partager:

https://election-municipale.linternaute.com/resultats/saint-georges-du-vievre/ville-27542

https://www.euronews.com/2020/02/21/italy-s-coronavirus-cases-quadruple-after-8-infected-in-one-hospital

ITALIE

Flambée de COVID-19: l’Italie verrouille plusieurs villes alors que le nombre de cas augmente

COMMENTAIRESPar  Euronews avec  AP, AFP  •   dernière mise à jour:  23/02/2020 – 17:27

Un homme portant un masque chirurgical passe devant une station-service à Codogno, au sud-est de Milan, le 22 février 2020

Un homme portant un masque chirurgical passe devant une station-service à Codogno, au sud-est de Milan, le 22 février 2020   –  droits d’auteurAFP

Les autorités italiennes ont annoncé dimanche que les événements liés au célèbre carnaval de Venise seraient arrêtés car le pays est devenu le premier en Europe à faire mourir un national du virus COVID-19.

Le gouverneur régional de la Vénétie, Luca Zaia, a déclaré que la fermeture du carnaval commencerait dimanche soir. L’événement, qui attire des dizaines de milliers de visiteurs chaque année, devait se terminer mardi.

L’annonce est intervenue après qu’au moins dix villes du nord du pays ont été mises sous verrouillage à la suite d’un groupe de cas COVID-19.

Le nombre total de cas dans le pays est de 132, dont 89 personnes en Lombardie, 25 en Vénétie, neuf en Émilie-Romagne et six dans le Piémont, a déclaré dimanche après-midi le chef des services de protection civile du pays, Angelo Borrelli.

Les autorités italiennes ont annoncé samedi la mort d’une femme lombarde de 75 ans, à la suite de la mort d’un homme de 78 ans originaire de Vénétie.

Bon nombre des nouveaux cas représentaient les premières infections en Italie contractées par contagion secondaire.

Certains cas sont survenus au même hôpital de Codogno, l’une des villes de Lombardie actuellement en détention.

Un homme de 38 ans y a été hospitalisé et sa femme et un ami l’ont également contracté. Cinq membres du personnel médical, dont des infirmières et des médecins, se sont également révélés positifs.

«Groupe d’affaires»

Le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza, a déclaré que l’Italie voyait maintenant le même type de groupe de cas que l’Allemagne et la France.

Le ministère italien de la Santé a ordonné à quiconque entrant en contact direct avec les trois d’être mis en quarantaine pendant 14 jours.

Environ 150 personnes, y compris du personnel médical, étaient isolées et subissaient des tests.

Le président régional de la Vénétie, Zaia, a déclaré que la contagion montrait que le virus se transmet comme n’importe quelle grippe et qu’essayer de localiser une seule source pour les cas ou d’établir un lien avec la Chine n’était plus une mesure de confinement efficace.

« Vous pouvez l’obtenir de n’importe qui », a-t-il déclaré aux journalistes. « On peut s’attendre à avoir des cas de patients n’ayant eu aucun contact » avec des porteurs suspects. Bien que le virus ne soit pas particulièrement mortel, il peut être destiné aux personnes âgées ou aux personnes souffrant de maladies existantes, a-t-il déclaré.

Villes fermées

Le maire de Codogno a publié un décret ordonnant la fermeture de tous les restaurants, cafés, écoles et lieux de rassemblement publics tels que les discothèques et les gymnases. Le ministère de la Santé a conseillé aux résidents de la région de rester à la maison par mesure de précaution.

Les autorités locales d’une autre ville, Casalpusterlengo, ont ordonné la fermeture des écoles locales jusqu’à mardi.

Une troisième ville, Castiglione d’Adda, a déclaré que ses bibliothèques, ses bureaux publics, ses gymnases et ses poubelles seraient fermés par précaution sanitaire.

L’hôpital de Codogno a fermé sa salle d’urgence et du personnel a été vu portant des masques alors que des déménageurs apportaient de nouveaux lits et de nouveaux meubles alors que la quarantaine commençait.

Le vice-ministre de la Santé, Pierpaolo Sileri, a déclaré que le responsable qui s’est rendu en Chine et a été mis en isolement n’est pas un patient zéro. Les résultats de laboratoire ont montré que l’homme n’a pas développé d’anticorps contre le virus.

L’hôpital des maladies infectieuses de Rome s’occupe actuellement de trois autres personnes infectées, dont un couple chinois de Wuhan durement touché et un Italien qui teste désormais le virus «  constamment négatif  » après deux semaines de traitement antiviral.

Malgré les appels à la sauvegarde, les Italiens ont du mal à trouver des masques protecteurs. Un échantillon de pharmacies de Milan a déclaré avoir vendu il y a des semaines, tout comme un pharmacien à Codogno.

Les médias locaux italiens ont déclaré samedi qu’au moins 10 villes étaient effectivement verrouillées: Casalpusterlengo, Codogno, Castiglione d’Adda, Fombio, Maleo, Somaglia, Bertonico, Terranova dei Passerini, Castelgerundo et San Fiorano.

Certaines villes en dehors de la zone couverte par l’ordonnance, telles que Crémone, ont émis leurs propres restrictions après avoir confirmé qu’il y avait des cas locaux.

Le Premier ministre Giuseppe Conte a tenu samedi une réunion d’urgence du cabinet avec la protection civile.

Conte a déclaré l’isolement obligatoire de toutes les personnes en contact avec celles qui avaient été testées positives pour le coronavirus et a déclaré que le gouvernement envisageait de nouvelles mesures pour contenir l’épidémie.

De nouveaux évacués retournent en France

Les autorités britanniques ont également annoncé dimanche que quatre nouvelles personnes avaient été diagnostiquées avec le virus, portant le nombre total de cas au Royaume-Uni à 13.

« Le virus a été transmis dans le bateau de croisière Diamond Princess et les patients sont transférés d’Arrowe Park vers des centres d’infection spécialisés du NHS », a déclaré Public Health England dans un communiqué .

Entre-temps, un nouvel avion rapatriant 28 Français et 36 autres citoyens de l’UE a quitté Wuhan, en Chine, vendredi, a confirmé une source diplomatique à l’AFP.

Les évacués français resteront en quarantaine dans le Calvados en Normandie.

Il s’agit du troisième avion envoyé de Paris à Wuhan, qui fait l’objet de mesures de quarantaine strictes empêchant les voyages depuis environ un mois.

Cet article a été corrigé pour indiquer que dix villes sont fermées. Une version antérieure disait qu’il y en avait douze.

https://www.euronews.com/2020/02/21/italy-s-coronavirus-cases-quadruple-after-8-infected-in-one-hospital

L’extrême-droite de Salvini et le M5S à genoux après l’élection en Émilie-Romagne

L’extrême-droite de Salvini et le M5S à genoux après l’élection en Émilie-Romagne

Logo Business AMPOLITIQUE

27/01/2020 | Sonia Romero | 5 min de lecture

Matteo Salvini, chef de la Ligue du Nord. (ELISABETTA BARACCHI/ EPA-EFE)

Les résultats de l’élection régionale en Émilie-Romagne sont tombés ce lundi, et avec eux, le Mouvement 5 étoiles anticonformiste ainsi que les espoirs de Matteo Salvini, chef du parti d’extrême-droite la Ligue.

C’est une élection régionale particulièrement suivie qui a eu lieu dimanche soir en Italie, et pour cause; Matteo Salvini espérait en profiter pour faire tomber le gouvernement de coalition précaire du pays et précipiter de nouvelles élections nationales. Au lieu de quoi, le Parti démocratique (PD), de centre-gauche, a remporté la majorité des suffrages en Émilie-Romagne, coiffant au poteau les illusions de l’extrême-droite et du Mouvement 5 étoiles (M5S) qui milite pour une démocratie directe.

Les élections d’hier ont donc rebattu les cartes dans une Italie incertaine quant à son avenir. La candidate de la Ligue Lucia Borgonzoni (43,73%) n’aura pas réussi à éjecter le gouverneur de la région, Stefano Bonaccini (51,36%), très en vue au sein du Parti démocrate et particulièrement populaire en Émilie-Romagne, connue pour être un bastion de centre-gauche. Notons le fort taux de participation de près de 68% qui a éclipsé les précédents chiffres de 2014 (37%), comme le note CNBC.

Le Mouvement 5 étoiles anéanti

Matteo Salvini comptait sur cette élection régionale à valeur de test national pour reconquérir le pouvoir. Mais il faut croire que les nombreux rassemblements (plusieurs par jour) de la Ligue militant pour la réduction des impôts et la lutte contre l’immigration n’auront pas porté leurs fruits. ‘Après 70 ans, il y a eu un vrai match (gauche/droite) en Émilie-Romagne. Autrefois, le match était fini avant d’avoir commencé’, a cependant affirmé Salvini devant la presse.

La coalition formée par le Parti démocrate et le Mouvement 5 étoiles que Salvini a voulu faire tomber s’en retrouve cependant fragilisée, vu les faibles résultats du M5S dans la région. ‘Le M5S a été anéanti en Émilie-Romagne’, a déclaré Wolfango Piccoli, coprésident de la société de conseil politique Teneo Intelligence. ‘Avec le M5S en chute libre, le PD sera obligé d’assumer un rôle plus important (et éventuellement de faire face au coût politique qui en découle) dans le gouvernement de coalition.’

Une coalition chancelante

Selon Piccoli, cette nouvelle dynamique politique pourrait compliquer davantage l’équilibre délicat au sein de la coalition ‘chancelante’ dirigée par le Premier ministre Giuseppe Conte. Le M5S a en effet dû accuser plusieurs pertes ces dernières semaines, comme la démission de son leader et ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio, parti pour apaiser des tensions internes, mais aussi les départs d’un autre ministre et de plusieurs sénateurs. Le Mouvement 5 étoiles a ainsi vu son soutien dégringoler à deux chiffres lors des élections ce dimanche.

Selon l’ancien fonctionnaire du Trésor et économiste Lorenzo Codogno, ces résultats pourraient ‘entraîner des problèmes pour la stabilité du gouvernement’, mais également signifier que la politique italienne se simplifie toujours plus pour revenir à un système ‘bipolaire’. Nouvelle qui est selon lui plutôt positive ‘pour toute gouvernance future du pays’.

Il faudra pourtant encore attendre avant de se réjouir trop vite. Toute décision d’organiser des élections anticipées pourrait éventuellement déclencher une vente impulsive d’obligations italiennes, symbole de l’imprévisibilité de la politique du pays.

https://fr.businessam.be/lextreme-droite-de-salvini-et-le-m5s-a-genoux-apres-lelection-en-emilie-romagne/

Soupçonné de travailler pour un autre gouvernement que la France, le conseiller de Matignon Sandro Gozi démissionne

Soupçonné de travailler pour un autre gouvernement que la France, le conseiller de Matignon Sandro Gozi démissionne

partagezRéagir

Soupçonné de travailler pour un autre gouvernement que la France, le conseiller de Matignon Sandro Gozi démissionne

Sandro Gozi à Rome en mai 2014.©GABRIEL BOUYS / AFPA lire aussi

Le conseiller Sandro Gozi démissionne de Matignon

PolitiqueLe conseiller Sandro Gozi démissionne de MatignonPolitiqueLe conseiller de Matignon Sandro Gozi dément travailler pour un autre gouvernement que la France

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 23 octobre 2019 à 19h15

Sandro Gozi dénonce de « viles attaques » et souhaite ainsi « retrouver sa pleine liberté de parole » et « éviter toute instrumentalisation politique qui pourrait porter préjudice au chef du Gouvernement ». 

Soupçonné d’avoir collaboré avec le gouvernement maltais tout en travaillant pour Matignon, le conseiller d’Édouard Philippe Sandro Gozi a annoncé mercredi 23 octobre sa démission dans un courrier transmis à l’AFP. 

Ancien secrétaire d’État italien aux Affaires européennes, Sandro Gozi était devenu fin juillet chargé de mission auprès du Premier ministre. Il s’est retrouvé lundi au cœur d’une polémique après que des médias ont affirmé qu’il travaillait également pour le Premier ministre maltais Joseph Muscat.

Matignon lui a alors demandé de s’expliquer. 

Dans sa lettre, Sandro Gozi dénonce de « viles attaques » et indique préférer démissionner pour « retrouver la pleine liberté de parole » afin de se défendre et « éviter toute instrumentalisation politique qui pourrait porter préjudice au chef du Gouvernement ». « Le contrat maltais mentionné dans la presse régit légalement une mission de conseil effectuée en tant que consultant externe auprès des autorités maltaises », écrit-il dans son courrier. Cette collaboration « a cessé à (sa) demande après le résultat des élections européennes en France« , poursuit-il. Il affirme également avoir remis des preuves de ses affirmations.

Après son embauche au cabinet du Premier ministre, l’Italien affirme avoir réalisé ses « obligations déclaratives en tant que conseiller ministériel auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique » (HATVP). Il ajoute qu’il a ensuite effectué « un complément déclaratif après avoir réalisé que la législation française exigeait la déclaration non seulement des activités publiques mais également des activités professionnelles privées ». Promettant que « ses activités professionnelles n’ont jamais été dissimulées« , Sandro Gozi assure « que la HATVP n’a pas encore rendu de résultat conclusif de l’examen de sa déclaration ».
Sandro Gozi, nouvellement chargé de mission à Matignon, taxé de trahison à Romepar euronews (en français)
Candidat LREM aux élections européennes où il a élu en 22e position, Sandro Gozi ne siégera qu’après le Brexit. Il est devenu fin juillet chargé de mission auprès du Premier ministre pour suivre la mise en place des nouvelles institutions européennes et des relations avec le Parlement européen. Cette nomination a fait polémique en Italie.

https://actu.orange.fr/politique/soupconne-de-travailler-pour-un-autre-gouvernement-que-la-france-le-conseiller-de-matignon-sandro-gozi-demissionne-magic-CNT000001kqQXR.html

Crise du gouvernement italien: le Premier ministre Conté démissionne au milieu de la coalition

Crise du gouvernement italien: le Premier ministre Conté démissionne au milieu de la coalition

  • Il y a 47 minutes
Le Premier ministre italien Giuseppe Conte (C) est accompagné des vice-premiers ministres Matteo Salvini (à gauche) et Luigi Di Maio.
Légende de l’imageLe Premier ministre italien Giuseppe Conte s’adresse au Sénat entouré de Matteo Salvini (à gauche) et de Luigi Di Maio

Après une attaque meurtrière contre son partenaire de la coalition Matteo Salvini, le Premier ministre italien Giuseppe Conté a annoncé qu’il présenterait sa démission.

M. Conte a déclaré que M. Salvini avait été « irresponsable » dans la création d’une nouvelle crise politique pour l’Italie « pour des intérêts personnels et partisans ».

M. Salvini, chef du parti nationaliste de la Ligue, avait présenté une motion de censure à l’encontre de M. Conté.

Il a également déclaré qu’il ne pouvait plus travailler avec ses partenaires de la coalition Five Star.

La Ligue et le Mouvement des cinq étoiles anti-établissement ont formé une coalition pour gouverner il y a à peine 14 mois, avec M. Conte en tant que Premier ministre indépendant.

Qu’a dit le Premier ministre à propos de Salvini?

S’adressant au Sénat mardi, M. Conte a déclaré que le dirigeant de la Ligue, assis à côté de lui, « cherchait un prétexte pour retourner aux urnes » depuis le succès de son parti aux élections européennes de mai.

Lors de ces élections, la Ligue est arrivée en tête avec 34% des voix en Italie, alors que Five Star en a obtenu environ 17%.

M. Conte a averti que M. Salvini avait sapé la fonction du gouvernement « qui s’arrête ici ».

« Il est irresponsable de déclencher une crise gouvernementale. Elle montre les intérêts personnels et du parti », a-t-il déclaré.

« Je saisis cette occasion pour annoncer que je présenterai ma démission au chef de gouvernement du président de la république », a-t-il ajouté.

Qu’ont dit les chefs de la coalition?

« Je n’ai pas mal parlé à certains de mes collègues, mais en tant que ministre de l’Intérieur, j’ai rendu l’Italie plus sûre au cours de la dernière année de gouvernement », a déclaré M. Salvini au Sénat.

« Je ne crains pas le jugement des Italiens », a-t-il ajouté, se référant à son appel antérieur à de nouvelles élections.

Il a poursuivi en affirmant que bien qu’il ait été accusé de diriger un parti de « présumés fascistes », la Ligue était le seul parti à réclamer un vote démocratique. « Imaginez cela », a-t-il déclaré, « la dictature qui veut le vote du peuple italien ».

Légende »Tous les politiciens sont à blâmer »

Le chef des Cinq étoiles, Luigi Di Maio, a déclaré que son parti ne craignait pas de nouvelles élections.

Dans un message Facebook avant le discours de M. Conte, M. Di Maio a déclaré que c’était « le jour où la Ligue devra répondre de ses fautes pour avoir décidé de tout réduire, ouvrant une crise gouvernementale à la mi-août ».

Il a ajouté que travailler avec M. Conte « était un honneur ».

Qu’est-ce qui se passe ensuite?

M. Conte devait présenter sa lettre de démission au président Sergio Mattarella pour approbation après le débat au Sénat.

La prochaine étape est entre les mains du président. M. Mattarella pourrait convoquer des élections anticipées, mais il pourrait également décider d’annoncer des discussions avec les chefs de parti sur la formation d’un nouveau gouvernement de coalition.

Bien que M. Salvini soit en avance dans les sondages, il est peu probable qu’il ait suffisamment de soutien pour devenir Premier ministre.

Five Star aurait eu des discussions avec le parti démocrate (PD), parti de l’opposition de centre-gauche, sur la formation d’une coalition alternative.

Matteo Renzi, ancien dirigeant du PD et Premier ministre, est revenu au jeu politique en affirmant que M. Salvini devait être arrêté.

Il a appelé à un gouvernement intérimaire technocratique.

Les pourparlers de coalition représentent un changement de cap pour Five Star. M. Di Maio a récemment déclaré que « personne ne veut s’asseoir à la table avec Renzi ». Cette relation instable pourrait rendre difficile la formation d’un gouvernement.

https://www.bbc.com/news/world-europe-49411760

Grand remplacement en Europe : l’Italie de Salvini, dernier rempart ?

Polémia
Polémia sur Facebook
Polémia sur Twitter
gab.ai/polemia
Polémia sur Youtube

ARTICLES

Accueil / Articles / Grand remplacement en Europe : l’Italie de Salvini, dernier rempart ?

Grand remplacement en Europe : l’Italie de Salvini, dernier rempart ?

2 AOÛT 2019 | POLÉMIA

Par Paul Tormenen, juriste ♦ Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède puis l’inquiétante submersion démographique de la Belgiquel’espoir d’une réaction politique au Danemarkle désastre multiculturel britanniquele suicide de l’Allemagne et les tentatives de résistances de l’Autriche… C’est au tour de l’Italie d’être étudiée par Paul Tormenen. Face à l’afflux de migrants sur ses côtes, le pays peut compter sur Matteo Salvini pour tenter d’éviter le pire !
Polémia


Avant d’être un pays d’immigration, l’Italie a été un important pays d’émigration. C’est surtout à partir des années 60 que l’immigration a commencé à y être importante. La déstabilisation de la Libye en 2011 par une coalition de pays occidentaux et les convictions pro-immigration du précédent gouvernement ont rendu possible des flux migratoires considérables dans les années 2010, qui ont affecté toute l’Europe.

Le nouveau gouvernement en place depuis 2018 a pris plusieurs mesures visant à endiguer les arrivées illégales sur les côtes italiennes. L’Italie est apparu comme un rempart à la transformation accélérée de la population européenne. Le récent accord conclu par quelques pays européens visant à répartir automatiquement les clandestins arrivant sur les côtes européennes pourrait de nouveau changer la donne.

L’immigration en Italie

Alors que pendant des décennies, le chômage et la pauvreté ont poussé de nombreux italiens à émigrer, l’immigration en Italie a commencé à prendre une importance significative dans les années 1970. Les secteurs de l’aide à domicile, de l’hôtellerie et du bâtiment ont recruté en nombre des travailleurs étrangers depuis cette période.

Dans les années 90, l’immigration issue d’Afrique sub-saharienne et du moyen Orient a pris de l’importance (1).La chute du régime communiste en Albanie en 1990 a marqué le début d’une importante vague migratoire en provenance de ce pays, dont les ressortissants sont très nombreux en Italie (2).

Durant les années 2010, des arrivées massives de clandestins venant des côtes libyennes ont été organisées par des passeurs. Dans le périple migratoire sur la méditerranée, certaines organisations non gouvernementales sont parfois un rouage essentiel (3). Plusieurs explications peuvent être données à cette immigration incontrôlée :

  • la proximité géographique de l’Italie des côtes libyennes,
  • la déstabilisation du régime libyen en 2011 par une intervention militaire de pays occidentaux,
  • et surtout l’absence de volonté politique du gouvernement de l’époque de mettre un terme à l’immigration clandestine.

Les chiffres des arrivées par la mer de clandestins en Italie sont impressionnants : 62 692 en 2011, 170 100 en 2014, 181 436 en 2016, 119 369 en 2017 (4). Soit 743 600 personnes – très majoritairement musulmanes (5) – dans la seule période 2011-2017. Et on ne parle ici que des clandestins ayant fait l’objet d’un recensement, ce qui par nature en minore très certainement le nombre réel. Ce n’est qu’à partir de 2018 avec l’accession au pouvoir d’une coalition composée du parti 5 Etoiles et de la Lega que ces arrivées par la mer ont baissé de manière significative pour atteindre 23 000 personnes (6).

Un potentiel d’immigration considérable

Si, comme nous le verrons plus tard, le ministre de l’intérieur Matteo Salvini a su mettre un terme au véritable pont maritime existant entre la Libye et l’Italie, il n’en demeure pas moins que des centaines de milliers de migrants attendent le moment opportun pour « passer » clandestinement en Europe. Le nombre de migrants en Libye prêts à émigrer est estimé entre 700 000 et un million (7).

Plus largement, compte tenu de l’évolution démographique de l’Afrique, ce sont des millions de jeunes africains qui sont susceptibles d’émigrer vers l’Europe, à la recherche d’une chimérique amélioration de leur situation et de celle de leur famille restée au pays (8).

Un nombre d’étrangers conséquent malgré un nombre considérable de naturalisations

Le nombre d’étrangers arrivant en Italie pour s’y établir est très important depuis plusieurs années, avec un pic en 2007 ( 560 000 ). Depuis cette année-là, c’est au moins 210 000 personnes qui arrivent chaque année dans le pays pour y vivre. Parmi eux, les demandeurs d’asile sont nombreux : sur la seule année 2017, ils sont 120 000 à avoir sollicité une protection humanitaire (9). Un chiffre qui est tombé à 54 000 en 2018 (10).

Le nombre de résidents de nationalité étrangère en Italie ne cesse d’augmenter. Il est passé de 625 000 en 1991 à 5,2 millions en 2017 (8,7 % de la population totale) (11). Ceci bien que les naturalisations ont été dans le pays les plus importantes d’Europe en nombre sur la période 2013-2017 : 750 000 (12).

Alors que la natalité des italiens est en berne, la part des naissances d’enfants dont un des deux parents est étranger est en augmentation et représente 21% du nombre total des naissances en 2017 (13).

Parmi les étrangers vivant en Italie, les non européens sont majoritaires et sont au nombre de 3,7 millions. Les principales nationalités d’étrangers représentées sont les marocains, les albanais et les chinois (14).Les clandestins présents dans le pays sont quant à eux estimés à plus d’un demi-million (15).

Les institutions européennes demandent à intervalle régulier aux pays européens en général et à l’Italie en particulier d’accueillir des immigrés. Les arguments sont tantôt prétendument économiques (16), tantôt humanitaires (17).

Pourtant l’économie italienne est plongée depuis de nombreuses années dans une stagnation persistante (18). Cela se traduit notamment par :

  • un nombre considérable de personnes (5,1 millions) vivant sous le seuil de pauvreté absolue, (19),
  • un important chômage (2,5 millions de personnes concernées), en particulier des jeunes (31% chez les 15-24 ans) dont certains émigrent à l’étranger (20). C’est dans ce contexte qu’une immigration débridée est arrivée jusqu’à récemment dans le pays. Cela n’a pas été sans impact.

Les effets d’une immigration débridée

L’arrivée d’une importante communauté étrangère en Italie s’est accompagnée d’un certain nombre de problèmes :

  • L’installation de clandestins s’est traduite notamment par une occupation de territoires, dont certains sont devenus au fil du temps des « no go zones », des lieux où la Police et les autochtones ne vont pas.Parmi ces zones de non droit, à Turin, l’ancien site du village olympique a été investi par un squat, le plus grand d’Europe, où le trafic de drogue va bon train (21). Dans la lointaine banlieue de Naples, la commune de Castel Volturno est devenue le rendez-vous de différentes activité illégales (vente de drogue, prostitution, etc.) (22).
  • Bien que présente depuis peu en Italie, une mafia nigériane a vu le jour en différents points du pays. Elle est particulièrement présente à Turin et à Palerme et recrute fréquemment des migrants récemment arrivés.Parmi ceux-ci, près de 20 000 femmes nigérianes se livreraient selon les experts à la prostitution. Le trafic de drogue est également une importante source de revenu pour ces réseaux (23).En début d’année 2019, c’est même dans un camp de réfugiés à Minéo (Sicile) que 19 personnes soupçonnées de trafic de drogue ont été arrêtées (24). Un camp, le plus grand du pays, que le ministre de l’intérieur Matteo Salvini a fermé récemment. Par ailleurs, les autorités italiennes craignent une radicalisation islamiste en prison des délinquants nigérians incarcérés, en raison des liens gardés avec le pays d’origine, où le groupe terroriste Boko Haram étend son implantation (25).
  • Plus globalement, bien que les étrangers représentent 8,7 % de la population, 1 personne sur 5 arrêtée en 2018 serait étrangère selon la Police italienne. La nationalité des personnes étrangères arrêtées est par ordre d’importance albanaise, nigériane, marocaine, roumaine et tunisienne. Selon les statistiques officielles, les étrangers seraient les auteurs identifiés d’un crime sur trois (26).
  • Le nombre important d’enfants étrangers dans les écoles primaires de certaines villes a entraîné un « white flight », un exode des blancs,comme le démontre une étude réalisée à Milan (27). Dans une lettre ouverte, des enseignants milanais font état à leur administration d’un nombre important d’enfants ne maîtrisant pas l’italien et de difficultés de communication avec leurs parents.
  • L’islamisme est en expansion en Italie et se manifeste notamment par des prêches radicaux dans certaines mosquées (28). Selon une enquête menée par des journalistes d’investigation, le Qatar participerait massivement au financement de mosquées dans le pays destinées à être confiées à des imams fondamentalistes (29).
  • La contribution des migrants au système social italien est « en débat », plus particulièrement depuis la révélation de statistiques faisant état que près de 60% des non-européens bénéficiant d’une retraite de la sécurité sociale italienne n’ont jamais travaillé en Italie (30).
  • Sur le marché du travail, les étrangers ont un taux de chômage (14 %) qui est supérieur à celui des italiens (11 %) (31).
  • Alors que de nombreux jeunes italiens émigrent faute d’emploi, les gouvernements précédents ont entrepris avec l’argent public une politique de peuplement du pays, visant à installer des migrants dans des territoires sous peuplés (32) et à permettre à certains d’accéder à grand frais à un emploi (33).

La Lega au pouvoir : une détermination à lutter contre l’immigration clandestine

C’est dans ce contexte qu’ont eu lieu les élections générales en 2018. Les programmes anti-immigration du mouvement 5 Etoiles et surtout de la Lega ont connu un large succès auprès des électeurs italiens. Un accord entre les deux partis leur a permis d’accéder au pouvoir. Plusieurs mesures ont été rapidement prises afin d’arrêter les flux migratoires qu’a connu l’Italie dans les années précédentes.

Au premier rang de celles-ci, on peut citer le refus de laisser accoster des bateaux d’O.N.G. chargés de clandestins venant de Libye. Cette position ferme a non seulement permis de réduire considérablement le nombre d’arrivées illégales (de 80% de 2017 à 2018) en provenance des côtes libyennes mais également de réduire le nombre de morts en méditerranée (34). Un récent décret du Ministre de l’intérieur prévoit de fortes amendes en cas d’accostage des bateaux sans autorisation et leur confiscation en cas de récidive (35).

Les conditions d’octroi de l’asile ont été durcies. Un décret pris en 2018 prévoit ainsi que les individus reconnus socialement dangereux ne peuvent pas bénéficier de la protection humanitaire du pays. Dès la fin de l’année 2018, on constatait une baisse de 25% des décisions favorables aux demandes d’asile (36).

Les autorisations de séjour pour motif humanitaire qui représentaient 25% des demandes sont abolies. Elles sont remplacées par des permis de séjour accordés sous des conditions exigeantes (37).

Les subventions aux associations pro-migrants ont été fortement réduites. Cela s’est traduit notamment par des licenciements de permanents associatifs,compris entre 5 000 et 15 000 selon le périmètre retenu (38).

Le nouveau revenu minimum mis en place début 2019 n’est accessible aux migrants qu’après 10 ans de résidence dans le pays. Près de 92 000 étrangers n’y ont donc pas accès en raison de cette condition (39).

Ces mesures produisent déjà leurs premiers effets. Elles sont en rupture avec les errements de la politique d’immigration menée jusqu’en 2018 en Italie comme dans plusieurs pays européens. Alors que des jeunes italiens émigraient en nombre à la recherche d’un emploi à l’étranger, des centaines de milliers de clandestins arrivaient dans le pays sans perspective d’emploi et bénéficiaient du coûteux système social.

Après avoir connu une déferlante pendant les années 2010, l’immigration est contenue en Italie. Les expulsions sont désormais plus nombreuses que les arrivées. Le nouvel objectif que le ministre de l’intérieur Matteo Salvini s’est fixé est l’expulsion de centaines de milliers de clandestins (40).

Comme en Australie, le nouveau gouvernement italien a mis en pratique avec succès la politique du « no way »,en refusant l’accostage des bateaux de clandestins et en ne montrant aucune tolérance pour le business des passeurs et l’immigration clandestine.

Les prochaines semaines nous montreront la traduction concrète du récent accord conclu à l’initiative du Président Macron et la Chancelière Merkel entre certains pays européens. Celui-ci prévoit une répartition automatique par pays des clandestins arrivant en Italie et à Malte en cas d’ouverture des ports aux bateaux chargés de migrants.

Les flux migratoires qu’a connu l’Italie dans les années 2010 nous montrent que si le gouvernement italien permettait de nouveau l’accostage de bateaux d’O.N.G., ce qui ne semble pas exclu (41), les arrivées en nombre de clandestins en Europe pourraient reprendre, au grand bénéfice des passeurs.

Paul Tormenen
02/08/2019

(1) « From migration to asylum destination, Italy navigates shifting migration tides ». A. Scotto. Migration policy institute. 24 août 2017.

(2) « Albanais et italiens 25 après le débarquement de 1991 ». P. Resta. Cairn info. 2015.

(3) « Migrants, les ONG complices, une accusation récurrente ». Le Figaro. 9 avril 2019.

« Vers le droit de conquête humanitaire ». Atlantico. Alexandre Del Valle. 4 avril 2017.

(4) « Mediterranean Migrant Arrivals Reach 82,100 in 2018; Deaths Reach 1,741 ». IOM. 10 février 2018.

(5) « Majority of recent refugees are muslims ». Pew research center. 29 novembre 2017.

(6) « En Italie, le nombre de clandestins arrivés par la mer a chuté de 80% ». Le Figaro. 4 juillet 2019.

(7) «  Migrants : en Libye, la difficulté de contrôler les réseaux de passeurs tient au chaos ». Le Monde. 28 juin 2018.

(8) « At Least a Million Sub-Saharan Africans Moved to Europe Since 2010 ». Pew research center.  22 mars 2018. « La ruée vers l’Europe ». Stephen Smith. Ed. J’ai lu. 2019.

(9) « Perspectives des migrations internationales 2018 ». OCDE. 20 juin 2018.

(10) « La France, deuxième pays pour les demandes d’asile, d’où viennent les ressortissants ? ». LCI. 16 janvier 2019.

(11) « Demographic indicators ». Istituto nationale di statistica. 7 février 2019.

(12) « Total number of acquisition of citizenship in the EU 28 and EFTA 2009-2017 ». Eurostat.

(13) « Natalita et fecondida della populazione residente ». Istat. 28 novembre 2018.

(14) « Evoluzione della presenza straniera ». IDOS. « Non EU citizens ». Istituto nationale di statistica. 26 novembre 2018.

(15) « The 24th italian report on migration2018 ». Fondazione ISMU.

(16) « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés ». La Tribune de Genève. 7 mars 2017.

(17) « EU urges Italy not to close ports and offers more funds ». The local. 29 juin 2017.

(18) « Comment l’Italie est devenue l’homme malade de l’Europe ». Le Monde. 16 juin 2019.

(19) « La pauvreté à un plus haut niveau de 12 ans en Italie ». Le Figaro. 26 juin 2018.

(20) « Qualifiée mais sans emploi, l’exode de la jeunesse italienne ». France 24. 20 juin 2019. « Le taux de chômage atteint 10% en Italie ». Le Figaro. 31 octobre 2018.

(21) « Turin, l’ancien village olympique devenu une zone de non droit, un millier de migrants vivent dans un squat géant ». Il Giornale. Cité par Fdesouche. 26 novembre 2018.

(22) « Castel Volturno, le royaume de la black camora ». Le Figaro. 16  avril 2018.

(23) « Mobsters without borders ». The Daily Post. 27 juin 2019.

(24)« Sicile : un clan mafieux nigérian démantelé dans un immense camp de migrants ». Africa radio. 21 janvier 2019.

(25) « Mafia nigeriana: riti, pestaggi e il rischio di radicalizzazione impressionano Cosa Nostra ». Il Giornale.It. 19 juillet 2019.

(26) « Italy : one in five arrests are foreigners despite being 8,7 of population ». Breitbart. 11  avril 2019.

(27) « Italian children fleeing heavily migrant populated schools ». Breitbart.

(28) « L’islam radical progresse en Italie, l’enquête de Il Giornale ». Cité par l’Observatoire de l’islamisation. 25 juillet 2015.

(29) « Mosques and foreign fighters : how Qatar finances islamism in Italy ». Almaghrebia. 4 avril 2019.

(30) « Chain migration : 60% of retired migrants in Italy have never worked ». Breitbart. 1er décembre 2018.

(31) « Taux de chômage autochtones, allochtones ». OCDE. 2018.

(32) « Italie : une petite ville à l’heure du grand remplacement ». Le salon beige. 17 novembre 2016.(33) « Italie : 15 millions dépensés pour embaucher 15 migrants, la folie du camp du bien ».Fdesouche. 11 février 2019

(34) « Migrants, à qui profite le drame ? » « . Causeur. Octobre 2018.

(35) « Decreto sicurezza bis: in vigore da sabato con le multe alle navi Ong ». Isole24ore. 14 juin 2019.

(36) « Italy rejects record number of asylum applications ». The Guardian. 14 février 2019.

(37) « L’Italie vote une nouvelle loi anti migrants ». Le Figaro. 24  septembre 2018.

(38) « Italian pro-migrants groups facing 15 000 job losts after Salvini cuts ». Breitbart. 11 juin 2019.

(39) « A new italian basic income, not so universal after all ». Commission européenne. 13 février 2019.

(40) « Immigration : l’Italie entend expulser 300 clandestins par jour, dit le député Borghesio sur RTL ». RTL. 8 juin 2018.

(41) « Salvini empêche 130 migrants de débarquer en Italie ». Valeurs actuelles. 30 juillet 2019.

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public

https://www.polemia.com/grand-remplacement-europe-italie-rempart/

À regarder à nouveau: Défiant Rome, le navire de sauvetage migrant Sea-Watch 3 entre dans les eaux italiennes


À regarder à nouveau: Défiant Rome, le navire de sauvetage migrant Sea-Watch 3 entre dans les eaux italiennes

 COMMENTAIRES

Par  Matthew Holroyd  et  Sandrine Amiel, Luca Santocchia • Dernière mise à jour: 26/06/2019 – 17:39
À regarder à nouveau: Défiant Rome, le navire de sauvetage migrant Sea-Watch 3 entre dans les eaux italiennes

droits d’auteurREUTERS / Antonio Parrinello / Fichier de photo-Holroyd, Matthew

PARTAGEZ CET ARTICLE

Le navire de sauvetage migrant Sea-watch a décidé de pénétrer dans les eaux italiennes, défiant l’ordre des autorités de Rome de rester en dehors de la frontière, a annoncé l’équipage du navire sur Twitter mercredi 26 juin.

Le bateau de charité allemand était bloqué en mer depuis deux semaines avec 42 migrants sauvés à bord.PUBLICITÉinRead inventé par Teads

« J’ai décidé d’entrer dans le port de Lampedusa. Je sais ce que je risque, mais les 42 rescapés sont épuisés. Je les emmène à la sécurité maintenant », a déclaré le capitaine du navire.

« L’UE les a laissés tomber pendant 14 jours. Notre capitaine n’a pas le choix », a ajouté l’ONG.

View image on Twitter

«Aucune institution européenne n’est disposée à assumer ses responsabilités et à défendre la dignité humaine à la frontière de l’Europe en Méditerranée. C’est pourquoi nous devons prendre la responsabilité nous-mêmes. Nous pénétrons dans les eaux italiennes car il ne reste plus aucune option pour assurer la sécurité de nos clients dont les droits fondamentaux ont été violés suffisamment longtemps », a déclaré Johannes Bayer, président de Sea-Watch, dans une déclaration écrite consultée par Euronews.

« La garantie des droits de l’homme ne doit pas être subordonnée à un passeport ou à des négociations avec l’UE, elle doit être indivisible », a ajouté Bayer.

Carte: Sea Watch 3 (en bleu) approche de la côte de Lampedusan marinetraffic.com

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est rapidement rendu sur Facebook pour réagir à l’annonce.

« Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour mettre fin à cette situation honteuse. Les lois d’un État doivent être respectées », a déclaré Salvini.

« Un navire néerlandais d’une ONG allemande qui ignore les lois italiennes? C’est une blague », a-t-il poursuivi.

« Les gouvernements néerlandais et allemand répondront de cela. J’en ai marre », a déclaré cet homme politique d’extrême droite à ses partisans de Facebook dans une vidéo en direct.

Salvini a poursuivi son discours sur Twitter: « L’Europe? Absent comme toujours », a-t-il déclaré.

View image on Twitter

Selon un décret approuvé en juin, le ministère de l’Intérieur italien a le pouvoir de refuser l’accès aux eaux territoriales aux navires qu’il considère dangereux pour la sécurité ou l’ordre public et de leur imposer une amende.

Le capitaine du bateau fait également face à des accusations criminelles.

La Cour européenne des droits de l’homme statue contre Sea Watch 3

La décision du Sea Watch 3 fait suite à un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme contre le navire de sauvetage migrant après avoir demandé un décret d’urgence autorisant les migrants bloqués sur le navire à débarquer en Italie.

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est félicité de cette décision, tweetant que Strasbourg avait confirmé le « choix de l’ordre, du bon sens, de la légalité et de la justice » de son pays.

La Cour européenne des droits de l’homme a toutefois indiqué que les autorités italiennes devaient continuer à fournir toute l’assistance nécessaire aux personnes vulnérables à bord du navire.

« Avec la décision politique rendue hier (…), la Cour européenne des droits de l’homme n’a fourni aucune solution aux 42 survivants bloqués à bord du navire de sauvetage Sea-Watch 3. Leur situation est plus désespérée que jamais », a déclaré Sea Watch dans un communiqué. déclaration.

Le navire de sauvetage hollandais, Sea-Watch 3, appartient à une organisation caritative allemande et attend d’accoster depuis le sauvetage de 53 personnes dans les eaux internationales dans la région libyenne de recherche et de sauvetage.

View image on Twitter

À la suite d’une inspection sanitaire à bord effectuée le 15 juin, dix migrants ont été autorisés à débarquer en Italie, dont trois familles avec enfants mineurs et femmes enceintes. Une autre personne a été autorisée à partir dans la nuit du 21 au 22 juin pour des raisons de santé.

« Pas de raisons exceptionnellement graves et urgentes »

Cette semaine, l’organisme de bienfaisance a demandé à la Cour européenne des droits de l’homme d’autoriser le navire Sea-Watch 3 à débarquer en Italie à titre de « mesure intérimaire » pour « prévenir les violations graves et irrémédiables des droits de l’homme ».

La cour a toutefois estimé que ces mesures provisoires ne devraient «s’appliquer que lorsqu’il existe un risque imminent de préjudice irréparable».

Un tribunal administratif régional avait précédemment rejeté une demande de Sea-Watch 3 visant à pénétrer dans les eaux territoriales italiennes.

«Sea-Watch 3 n’avait pas indiqué que d’autres personnes appartenant à des catégories vulnérables étaient à bord du navire. En conséquence, [le juge] a estimé qu’il n’existait aucune raison exceptionnellement grave et urgente pour justifier l’application des mesures urgentes. « 

Dans une déclaration à Euronews, Sea Watch a confirmé qu ‘ »il y a encore 42 personnes secourues à bord, dont trois mineurs non accompagnés, le plus jeune [a] 12 ans ». On pense que les personnes à bord viennent d’un certain nombre de pays africains, dont Niger, Guinée, Cameroun, Mali, Ghana et Côte d’Ivoire.

Euronews a contacté Sea Watch pour des commentaires supplémentaires sur la dernière décision.

La décision de mardi sera probablement critiquée par plusieurs organisations, dont certaines à Lampedusa. Des militants et des représentants de l’Association d’espoir méditerranéen et du Forum de solidarité de Lampedusa ont dormi devant une église paroissiale, en solidarité avec ceux de Sea-Watch 3, sous le slogan «Vous n’êtes pas seul».

View image on Twitter

S’adressant à Euronews, le curé de la paroisse Don Carmelo La Magra a déclaré: « Nous soutenons les personnes sauvées et l’équipe de Sea Watch »

« Cela fait 7 jours que nous faisons cela et nous ne nous arrêterons pas tant qu’ils ne débarqueront pas. »

Depuis l’entrée en fonction de M. Salvini en juin 2018, l’Italie met l’accent sur les navires de sauvetage migrants. Le ministre italien de l’Intérieur a précédemment déclaré que les Pays-Bas devraient être responsables des migrants à bord d’un navire de sauvetage battant pavillon néerlandais.

Depuis que l’Italie a resserré ses règles en matière de migration, Malte a dirigé les efforts de l’UE visant à partager les migrants sauvés en mer dans la mer Méditerranée. Dimanche, un groupe de 37 personnes est arrivé à La Valette, la capitale de l’île.

https://www.euronews.com/2019/06/25/migrant-rescue-ship-sea-watch-3-loses-human-rights-court-appea

lhttps://www.euronews.com/2019/06/25/migrant-rescue-ship-sea-watch-3-loses-human-rights-court-appeal