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Bruxelles tente d’éliminer tous les insatisfaits de l’UE du gouvernement italien

Bruxelles tente d’éliminer tous les insatisfaits de l’UE du gouvernement italien

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20.07.2018

Moins de deux mois après la formation du nouveau gouvernement italien, les forces invisibles ont lancé le processus de son effondrement. Ou, plus précisément, d’en retirer les «éléments nuisibles».

Aujourd’hui, les médias italiens ont rapporté que le ministre italien des Affaires européennes Paolo Savona est soupçonné de fraude bancaire.

Le ministre des Affaires européennes, Paolo Savona, fait l’objet d’une enquête dans le cadre de l’affaire Campobasso sur l’usure des banques alors qu’il était le directeur de la plus grande banque italienne, Unicredit. L’enquête comprend 22 personnes de plus, selon des sources judiciaires,

– Agence de presse italienne ANSA.

Savona, comme d’autres membres du cabinet actuel, est connue pour son attitude, pour le moins, sceptique à l’égard de l’intégration européenne. Avant de rejoindre le gouvernement, il était l’un des partisans les plus actifs du retrait de l’Italie de la zone euro.

Selon le plan des partis « Liga » et « Five Star » qui formèrent le gouvernement, Savona devint ministre de l’Economie et des Finances. Mais le président italien Sergio Mattarella, préoccupé par les vues du banquier sur la politique monétaire européenne, n’a pas approuvé sa candidature. Mattarella a déclaré sans ambages qu’il ne pouvait pas donner un tel poste au « ministre qui plaide pour la sécession de la zone euro ». A sa place a décidé de mettre le partisan de l’intégration européenne – Giovanni Tria.

Bien que, après son entrée au gouvernement, l’accusé de corruption Savona a officiellement renié l’idée d’abandonner l’euro, il a continué à exprimer périodiquement de telles pensées. Le 12 juin, s’exprimant devant les commissions parlementaires au Sénat, le politicien a précisé que la sortie de la zone euro – bien que n’étant pas l’objectif principal, mais il doit être préparé.

Savona est devenu célèbre non seulement pour ses attaques acharnées contre Bruxelles, mais aussi pour Berlin. Une fois, il a publiquement comparé la chancelière Angela Merkel avec Adolf Hitler. Malgré ses déclarations, le nouveau ministre italien des affaires européennes n’a pas fait d’efforts sérieux pour retirer le pays de la zone euro. Cependant, les enquêtes menées contre lui témoignent que Bruxelles et les éléments pro-européens en Italie étaient sérieusement inquiétés.

Le nouveau gouvernement italien ne convient pas aux mondialistes non seulement avec sa rhétorique dure sur la politique monétaire et la migration, personnifiée par le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, mais aussi par des vues sur la Russie.

À l’initiative de l’un des partis au pouvoir, la Ligue et son dirigeant Salvini, dans l’accord de coalition, ont fixé la thèse de l’abolition des sanctions anti-russes. Aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur de l’Italie a qualifié l’adhésion de la Crimée à la Russie de légitime et le coup d’État en Ukraine en 2014 a été une « fausse révolution ». Bien que l’arrivée au pouvoir des eurosceptiques et des « amis de Poutine » en Italie ne se soit pas traduite en actions concrètes, comme Italexit ou un veto au vote sur la Russie au Conseil de l’Europe, la présence de tels éléments dans plusieurs pays européens, y compris l’Autriche, la Hongrie, la République tchèque, etc., semble forcer les mondialistes à prendre des mesures préventives. Savona est sur le point de prendre sa retraite. Qui est le prochain?

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Rome refuse le débarquement en Italie à ses propres navires

Rome refuse le débarquement en Italie à ses propres navires

(B2) Après les navires des ONG, le gouvernement italien continue dans la voie du blocage des ports italiens aux navires ayant recueilli des migrants en mer. Mais cette fois il s’attaque à ses propres navires, dépendant de l’Etat — garde-côtes, marine, Guardia di Finanza — bien décidé à mettre les autres pays européens au pied du mur.

Ce qui pourrait conduire à une crise politique mais aussi intérieure. Le secours en mer étant une obligation intrinsèque

Nouveau refus

Cela commence mercredi (11 juillet). 67 personnes rescapées d’un naufrage sont à bord du Diciotti (CP 941), un navire des garde-côtes italien. Le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, refuse que les migrants débarquent une fois le navire accosté au port de Trapani (Sicile).

Argument : des délinquants

Le ministre italien se sert d’un nouvel argument pour suspendre l’autorisation de débarquer : certaines personnes (deux) à bord sont soupçonnées d’avoir menacé le premier équipage qui les avait secouru (le remorqueur italien, le Vos Thalassa) au large des côtes libyennes, avant d’être transbordés lundi sur le Diciotti. Ces migrants auraient craint d’être ramené en Libye. Puis, le ministre parle de passeurs, de pirates, de délinquants.

L’intervention du président

Dans l’après-midi, le président de la République italienne, Sergio Mattarella, intervient. Il est le garant de l’indépendance de la magistrature (présidant le conseil supérieur de la magistrature). L’ordre donné par le ministre de l’Intérieur aux magistrats devient un acte non constitutionnel. Il s’en explique au chef du gouvernement, Giuseppe Conte. Le 9 juillet, le président avait d’ailleurs rencontré le ministre italien de l’Intérieur, indiquait son agenda.

La confirmation du chef du gouvernement

Finalement, l’autorisation de débarquer au port de Trapani est accordée, jeudi (12 juillet) soir. Dans un communiqué, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, annonce le débarquement « imminent » des migrants du Diciotti, précisant que les procédures d’identification ont été « achevées, en particulier pour ceux qui pourraient avoir commis un délit ».

Le ministre ne lâchera rien

Dans les jours suivants, le ministre Matteo Salvini ne lâche rien. Il reste d’ailleurs très véhément dans ses tweets contre les migrants, n’hésitant pas à afficher des « va-t-en » plusieurs fois de suite… Difficile d’être plus clair.

Vendredi (13 juillet), c’est au tour de la Guardia di Finanza et de Frontex de subir les foudres du ministre. Le navire britannique HMC Protector (Royaume-Uni) qui travaille pour l’opération Frontex et le navire italien Monte Sperone (P-01) de la Guardia di Finanza ont, à leur tour, été bloqués. Le premier transporte 266 personnes, le second 176 personnes, récupérées sur un bateau en bois de migrants. Quelques personnes, huit femmes et enfants, sont transférées à Lampedusa vu leur état de santé. Les autres devront attendre. Ils finiront par être débarqués, après maintes négociations avec les autres pays européens, sur l’île de Pozzalo. Plusieurs pays — la France, l’Allemagne, l’Italie, Malte, l’Espagne et le Portugal — s’engagent à accueillir certains des passagers.

Un modèle pour le HCR

Selon le Haut commissaire aux réfugiés des Nations unies, la façon dont les États européens « ont accepté de partager le traitement des 450 personnes, […] bloquées en mer dans une bataille de débarquement, donne un exemple positif de la façon dont, en travaillant ensemble, les pays peuvent soutenir le sauvetage maritime et gérer les frontières tout en respectant les obligations internationales en matière d’asile ». Mais, souligne-t-il dans un communiqué, « il faut des solutions qui vont au-delà des arrangements fragmentaires ou navire par navire ».

(Emmanuelle Stroesser)

 

Crise migratoire : Trump pourrait voler au secours de l’Italie pour diviser l’Europe

Crise migratoire : Trump pourrait voler au secours de l’Italie pour diviser l’Europe


Par Andrew Korybko – le 20 juin 2018 – Source Oriental Review

Matteo Salvini, vice président du Conseil et ministre de l’intérieur italien

Le gouvernement populiste, qui vient d’arriver au pouvoir, a promis de traiter en priorité la crise des migrants, et il n’est donc pas surprenant qu’il ait déjà pris des mesures visant à apporter des résultats tangibles à ses électeurs. Matteo Salvini, dirigeant du parti euro-réaliste de la Ligue du Nord, et actuellement vice président du conseil et ministre de l’intérieur, a déclaré : « Je suis partisan de l’OTAN, mais nous sommes attaqués. Nous demanderons à l’OTAN de nous défendre. Nos préoccupations sont nombreuses quant à des infiltrations terroristes. L’Italie est attaquée par le sud, pas par l’est. » Cette déclaration importante réaffirme l’engagement de son pays comme pilier de l’euro-atlantisme, mais réinterprète la finalité de cet engagement, le faisant basculer du sentiment anti-russe répandu dans l’establishment vers une utilisation plus pratique, en réponse aux réseaux de traite des personnes.

Se donnant les moyens de ses promesses, il a refusé l’accostage d’un bateau empli de centaines de migrants dans tout port italien, écrivant sur Facebook que « Malte n’accepte personne. La France renvoie les gens à la frontière, l’Espagne défend sa frontière les armes à la main. À compter d’aujourd’hui, l’Italie va également se mettre à refuser la traite humaine, et à refuser le commerce de l’immigration illégale. » Son projet anti-migrant se déploie donc en deux volets, la première partie s’occupant de sécurité extérieure en empêchant l’infiltration de nouveaux migrants illégaux en Italie, alors que la deuxième est intérieure, et prévoit de s’occuper de ceux qui sont déjà rentrés sur le sol italien. L’Italie demande l’aide de l’OTAN sur le premier volet, ce qui se justifie dans la mesure où l’Italie est bien membre de l’alliance, et paye une contribution annuelle pour en faire partie.

Crise de migrants

Mais le problème réside en ce que l’establishement euro-libéral de l’Union Européenne s’oppose à voir un quelconque de ses membres s’élever contre les migrations illégales ; et c’est ici que les euro-réalistes de Rome peuvent tirer parti du déchirement transatlantique en cours entre Washington et Bruxelles. La sixième flotte américaine est ancrée à Naples, et porte la responsabilité de l’ensemble de la Méditerranée, et avec Trump sur la même longueur d’onde que Salvini, il est possible que le Pentagone prenne la main sur cette mission. L’action serait favorable aux intérêts américains, en ce qu’elle approfondirait les relations avec l’Italie dans l’organisation d’une mission de patrouille vers le sud, face à l’Afrique ; un équivalent aux actions organisées avec la Pologne face à la Russie, les États du sud et de l’est européen gagnant en importance stratégique face à des États plus centraux que sont le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, qui voient dans le même temps leurs liens avec les USA se dégrader sur fond de différends commerciaux.

L’invocation de Salvini d’une assistance de l’OTAN aux fins de briser les réseaux de trafic de personnes, pourrait donc bien donner aux USA l’opportunité d’agir dans la division européenne, qui prendrait sa place dans le cadre de leur offensive multi-facettes contre l’UE.

Cet article constitue une retranscription partielle de l’émission radio CONTEXT COUNTDOWN, diffusée sur Sputnik News le 15 juin 2018.

Traduit par Vincent, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/crise-migratoire-trump-pourrait-voler-au-secours-de-litalie-pour-diviser-leurope

 

Migrations : une crise, des crises, quelle crise ?

Migrations : une crise, des crises, quelle crise ?

(B2) Entre sommets, mini-sommets et rencontres extraordinaires, c’est bien la dixième fois en trois ans que les leaders de l’Union européenne se retrouvent ce jeudi (28 mai) avec, sur leur table, un des dossiers les plus chauds : les migrations

Une crise qui n’est pas que politique, elle est réelle

Certes les chiffres ne sont plus aussi alarmants qu’en 2015 ou 2016, où l’Europe devait faire face à un pic d’environ 1,2 million de demandeurs d’asile. Mais la situation n’est pas réglée pour autant. La Grèce fait toujours face à des arrivées continuelles de migrants (environ 2000 par mois). En Italie, on n’est plus au chiffre de 15 ou 20.000 arrivées par mois comme en 2015. Le flux a diminué environ de 75% selon les dernières estimations. Il continue cependant à raison de quelques milliers par mois et il devrait s’accélérer durant ces semaines d’été où la mer est plus calme.

Une arrivée concentrée de navires toujours possible

Si la tendance actuelle se poursuit, on pourrait donc se retrouver certains jours avec une petite dizaine de bateaux lancés à partir des côtes libyennes, et plusieurs milliers de personnes à secourir dans le même temps. C’est le même principe : entre juin et août, le nombre d’arrivées double ou triple par rapport aux mois d’hiver. Une série de naufrages, avec plusieurs dizaines de morts n’est pas à exclure. A cela il faut ajouter que l’Italie est à bout de souffle. Avec près de 700.000 personnes recueillies en mer (678.298 très exactement selon le dernier chiffre OIM) depuis 2012, dont près des 2/3 par les navires des garde-côtes, de la Guardia di Finanza et de la marine italienne, l’effort n’est pas négligeable. Accueillir des dizaines de milliers de migrants ou de réfugiés n’est pas une aubaine.

Une politique de tête dans le sable

Dire qu’il y a une crise politique est donc plutôt réducteur, et trop facile. C’est, une nouvelle fois, se mettre la tête sous le sable. Oui, il y a une crise politique qui est latente, celle d’un lent repli sur soi, de petits nationalismes, mais elle n’a pas commencé au printemps 2018 avec l’arrivée au pouvoir de la Ligue du nord en Italie (article à suivre). Mais il y a aussi un vrai problème non pas tant de flux, mais de déséquilibre migratoire en Europe, de désorganisation du secours en mer, de la gestion et de la répartition des personnes récupérées ensuite, et d’un manque de solidarité patent. Et ceci ne date pas d’une dizaine de jours et d’un ou deux bateaux (Aquarius et Lifeline) laissés à la dérive. La réalité, honteuse, c’est qu’on a laissé l’Italie (et la Grèce) se dépatouiller tous seuls avec le problème. On peut ne pas être d’accord avec l’idéologie de Matteo Salvini. Mais l’impétueux ministre italien de l’Intérieur a une qualité : il a réussi à mettre les pieds dans le plat et a obligé les Européens à se pencher sur le problème. Il serait temps !

L’alarme donnée depuis quatre ans

Depuis plusieurs années, les différents dirigeants qui se sont succédé à Rome (qu’ils s’appellent Enrico Letta, Matteo Renzi, Paolo Gentiloni) ont sonné l’alarme et appelé à l’aide les Européens (Lire : Ne laissez pas l’Italie seule en Méditerranée (Letta)). Les Européens ont bougé mais à leur manière, lentement, sans se presser.

Les Italiens ont fait le job

L’Italie a pris en charge les secours dans le no man’s land — normalement la zone libyenne. Jusqu’à aujourd’hui, le centre MRCC de Rome a géré les appels, réparti les navires et coordonné tous les secours bien au-delà de sa zone légale de secours. Personne ne s’est jamais plaint. L’Italie est même allé au-delà de ses responsabilités en autorisant tous les navires à débarquer les rescapés ainsi récupérés. Il existe d’autres ports sûrs à proximité des côtes libyennes (en Tunisie notamment). Mais tout le monde trouvait cela bien, sans chercher à combler ce vide ou pallier les carences.

Une impéritie de quelques États

C’est cette impéritie, non pas des institutions européennes, qui ont plutôt bien fait leur travail, présenté des idées, des plans, des propositions (1), mais de l’ensemble des États européens qui fait qu’il y a crise aujourd’hui. Outre la solidarité naturelle qui devrait jouer entre tous les pays, deux pays en particulier ont une responsabilité particulière dans cette crise. La France et le Royaume-Uni notamment — ainsi que l’OTAN — ont joué en 2011 un jeu dangereux non pas vraiment dans l’intervention militaire (à ses débuts) mais dans sa poursuite et sa transformation dans un objectif de faire tomber le régime Kadhafi (2).

Quelles solutions mettre en place à court terme ?

Ce ne sont pas les plate-formes de débarquement ou autres hotspots qui vont résoudre la question.

Réagir dans les 24h ou 48h

La crise d’aujourd’hui mérite une réponse rapide non pas d’ici quelques semaines ou quelques mois, mais dans les 24 ou 48 heures qui viennent. Les navires vont continuer de partir de Libye ou de Tunisie, de déjouer les (éventuels) blocages des garde-côtes, et arriver au large. Il faudra bien alors venir en aide aux naufragés. Si ce ne sont les navires des ONG, ce seront (comme avant que les ONG arrivent) les navires marchands ou les navires de guerre qui croisent nombreux au large qui devront s’y coller. Droit de la mer oblige. Une règle de fer obligeant à répondre à tout SOS.

Avoir une structure de gestion de crise des navires

Actuellement, la répartition des responsabilités en cas de prise en charge d’un navire par l’Italie ou Malte se fait un peu au petit bonheur, au niveau politique, ou par les diplomaties directement entre elles. Il n’existe pas de structure dédiée à cette coordination et répartition européenne. On pourrait penser à Frontex pour être dotée de ce rôle. Mais des solutions provisoires peuvent être trouvées.

Renforcer le MRCC italien

La solution la plus simple et la plus rapide, c’est de renforcer le MRCC italien avec des officiers venant de différents pays et des agents en charge de l’asile pour permettre la coordination de l’accueil des navires et la répartition de leur ‘cargaison’ humaine. L’idée des plate-formes de débarquement (hors UE) ou des centres contrôlés (semi-fermés) dans l’Union européenne est une solution à moyen terme, pas une solution d’urgence.

Quelles solutions mettre en place à moyen terme ?

Le moyen terme ce n’est pas trois quatre ans mais plutôt dans les six prochains mois.

Soutenir les garde-côtes libyens

On ne peut pas se cacher les yeux. Il est nécessaire de remettre sur pied une force de garde-côtes bien dotée, bien payée. Cela nécessite de fournir les vedettes et bateaux demandés (une bonne dizaine), et de mettre en place un plan de formation plus important. Seuls 213 marins ont été formés. Ce n’est pas suffisant. Cela nécessite de former plusieurs centaines de personnes.

Mettre en place un MRCC à Tripoli ou en Libye

Il importe, si on veut avoir une zone de secours libyenne conséquente, d’avoir un centre de coordination des secours en mer, reconnu comme tel et doté de moyens conséquents. Une expertise européenne pourrait être bienvenue. NB : Un tel soutien avait été procuré au centre de gestion de crise en Égypte et dans le Golfe.

Conclure un accord avec les Tunisiens

Une bonne partie des flux (qui s’est monté à un cinquième récemment) arrive désormais de Tunisie, avec des Tunisiens. En cause sûrement la situation économique. Car il est difficile de considérer qu’il y a une situation générale impliquant un droit d’asile quasi-automatique (comme pour les Syriens). Il importe de mettre en place un accord avec Tunis, avec financements et soutiens matériels à la clé.

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. Pour essayer de mieux gérer les flux, la Commission a présenté en 2016 une réforme globale du système d’asile européen, mettant sur la table des législateurs européens plusieurs textes, parfois ambitieux. Elle a débloqué des financements, par l’intermédiaire de l’agence Frontex, permettant en quelque sorte de financer l’action en mer des Italiens. La Haute représentante a mis sur pied (avec certains États membres) une opération (EUNAVFOR Med Sophia) dont les résultats ne sont peut-être pas faramineux mais qui a le mérite d’exister. Etc.
  2. Les Européens et les Italiens avaient passé avec la Libye, sous l’impulsion de Romano Prodi, un accord assez semblable dans l’esprit avec celui passé avec la Turquie.

Les tensions montent à la veille d’une réunion extraordinaire sur la migration

Les tensions montent à la veille d’une réunion extraordinaire sur la migration

L’invitation de Jean-Claude Juncker à une poignée de dirigeants européens pour un mini-sommet informel le 27 juin soulève plus de questions que la réunion ne pourra en résoudre.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé la tenue d’une « réunion de travail informelle » dimanche 24 juin. Il invite les Premiers ministres grec, italien, maltais, espagnol, autrichien, allemand, français et bulgare. Le but de la réunion, selon lui, est de travailler à des solutions européennes sur la migration et l’asile en vue du sommet européen des 28 et 29 juin.

Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a dit avoir accepté l’invitation sur Twitter.

La Grèce, l’Italie, Malte et l’Espagne sont considérés comme des « pays de première ligne », puisqu’ils sont exposés plus que les autres à l’arrivée de migrants depuis la Méditerranée. Ils n’attendent qu’une chose : conclure un accord qui allègera leur fardeau.

C’est aussi le cas d’Angela Merkel, la chancelière allemande, à qui l’allié conservateur bavarois, l’Union chrétienne sociale (CSU), a donné deux semaines pour trouver une solution paneuropéenne à la crise migratoire. Cet ultimatum sur la migration menace de faire s’effondrer une coalition gouvernementale formée il y a à peine trois mois.

Quant à Emmanuel Macron, le président français, il appelle aussi de ses vœux un accord rapide sur la migration, afin de permettre aux dirigeants de se concentrer sur les réformes de la zone euro.

Pourtant, les tensions sur les questions de migration ne cessent de monter entre la France et l’Italie, surtout depuis que le nouveau gouvernement a pris ses fonctions et que le chef de file du parti d’extrême droite la Ligue du nord, Matteo Salvini, est devenu ministre de l’Intérieur.

Conte et Macron lissent leurs différends après la tempête

Réunis à Paris, Emmanuel Macron et Giuseppe Conte, le nouveau président du conseil des ministres italien, ont fait montre d’amitié et de coopération après une semaine de déclarations acides au sujet de l’Aquarius.

 

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a déclaré le 21 juin qu’une première version d’accord européen avait été supprimée suite à un désaccord avec Angela Merkel.

La déclaration éliminée contenait des éléments clés dont la chancelière a besoin pour apaiser le CSU et son leader, Horst Seehofer, qui est aussi son ministre de l’Intérieur. Mais Rome s’oppose aux dispositions selon lesquelles les demandeurs d’asile devront être renvoyés dans le pays où ils ont été enregistrés pour la première fois : souvent l’Italie.

Ces cinq dernières années, l’Italie a accueilli quelque 650 000 bateaux de migrants, alimentant ainsi le sentiment anti-immigration et la montée de l’extrême droite, qui se retrouve au gouvernement depuis un mois.

Giuseppe Conte, qui a menacé de ne pas se rendre à Bruxelles dimanche si l’ébauche d’accord n’était pas modifiée, s’est entretenu avec Angela Merkel le 21 juin.

La crise politique à Berlin menace les projets d’Emmanuel Macron

Le président français Emmanuel Macron a volé au secours de la chancelière Angela Merkel en matière de politique migratoire, sachant très bien que la crise politique à Berlin pourrait l’affecter. Un article de notre partenaire, le Tagesspiegel.

Malentendu

« La chancelière a clarifié qu’il y avait eu un malentendu. Le projet de texte publié hier sera enterré », a écrit Giuseppe Conte sur Facebook, ajoutant qu’il se rendrait bel et bien à la réunion.

Autre exemple de la ligne dure du nouveau gouvernement populiste italien : Rome a refusé d’accepter un navire de sauvetage transportant 226 personnes sauvées en mer, lui disant de plutôt se rendre aux Pays-Bas.

Les États membres de l’UE sont coincés dans un véritable bras de fer au sujet de l’immigration depuis 2015, année où plus d’un million de migrants ont atteint les côtes européennes après avoir traversé la Méditerranée. Les données indiquent que depuis le début de l’année 2018, 41 000 personnes sont arrivées par la mer.

Pendant ce temps, les États membres de l’Est continuent de refuser d’accueillir des migrants. Le Premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orbán, a organisé une réunion avec les anciens pays communistes du « groupe de Visegrad » (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie), le 21 juin.

Les quatre pays ont confirmé qu’ils ne participeraient pas aux discussions dimanche.

« Nous comprenons que certains pays aient des difficultés politiques au niveau national, mais cela ne doit pas mener à de la précipitation », a déclaré Viktor Orbán.

Préparations à la hâte

En réalité, les pays de Visegrad n’ont pas été invités. Le 21 juin, la Commission était incapable de dire qui était invité à la réunion, qui avait confirmé sa participation et si les pays européens non invités pouvaient participer.

Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a déclaré que les quatre pays avaient parlé « d’une seule et même voix » sur la question des migrants. « Disons juste que nous n’appartenons pas à ce groupe de pays pro-migrants et que nous ne voulons pas y participer », a-t-il clairement affirmé.

Les quatre pays ont été rejoints par le chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui appelle aussi à une politique migratoire plus stricte.

« Nous avons besoin d’une Europe capable de nous défendre », a-t-il déclaré après la rencontre. « Nous devons renforcer Frontex pour protéger nos frontières extérieures et garantir la liberté à l’intérieur. »

Bruxelles menace de sanctions les pays de Visegrád

La Commission a prévenu qu’elle pourrait sanctionner les États qui ne respectent pas les quotas sur l’accueil des réfugiés en lançant des procédures d’infraction dans les prochains jours.

Une véritable police des frontières

Le projet de conclusions du sommet européen sur la question contient des propositions pour plus de sécurité aux frontières, y compris des contrôles d’identité aux aéroports, dans les gares et sur les routes.

L’agence européenne de protection des frontières, Frontex, serait aussi transformée en une « véritable police européenne des frontières », et serait dotée d’un personnel de 10 000 personnes d’ici à 2020.

Pendant ce temps, les demandeurs d’asile déjà présents dans l’UE seraient « sanctionnés » s’ils ne restent pas dans le pays où ils ont été enregistrés.

L’UE envisage aussi de mettre en place des « plateformes de débarquement » en dehors de l’UE pour traiter les demandes des migrants, selon le projet de communiqué.

https://www.euractiv.fr/section/migrations/news/tensions-build-ahead-of-hastily-prepared-migration-meeting/

Euronouillerie cherche maître désespérément

Euronouillerie cherche maître désespérément

18 Juin 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Europe, #Economie, #Gaz

Qu’il était rassurant pour les vassaux européens de se laisser diriger pendant des décennies par Washington et ne surtout prendre aucune décision. Oui mais voilà, l’élection du Donald a provoqué un cataclysme et l’Union ectoplasmique a désormais perdu son suzerain qui lui donnait ses ordres. Laissée à elle-même, elle part dans tous les sens et ce n’est pas triste…

En Italie, le putsch bruxellois a donc tourné court et l’alliance «  »populiste » » a formé son gouvernement. Bien sûr, il convient de voir ce que cela va donner sur le long terme mais les premières décisions/mesures/annonces n’ont pas tardé.

Le Premier ministre italien Conte a appuyé l’idée de Trump de réintégrer la Russie dans le G8, ce que Moscou a d’ailleurs gentiment balayé d’un revers de la main : « Au sein du G20, les ultimatums ne marchent pas et vous avez besoin de parvenir à des accords. Je pense que c’est le format le plus prometteur pour l’avenir ». Une gentille claque au club des pays les plus endettés du monde…

A cette occasion, les euronouilles (c’est-à-dire l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et les technocrates bruxellois) se sont, dans un grand élan d’unanimité, opposées au retour de la Russie, ce qui est amusant quand on sait que Berlin disait l’inverse il y a seulement deux ans.

Un coup, la russophobie doit cesser, un coup elle est érigée en dogme de politique étrangère. Et quand l’Italie, fidèle a sa ligne, elle, propose de lever les sanctions contre la Russie, les dirigeants du Vieux continent sont cette fois plus ou moins d’accord, car Trump s’y oppose.

Nos petits eurocrates semblent en réalité complètement perdus…

Il est vrai que dans le dernier cas, la soudaine bienveillance européenne sent fortement le gaz. Nous avons vu à plusieurs reprises que Poutine parie sur l’égoïsme allemand afin de faire passer le Nord Stream II et Frau Milka ne demande que ça.

Le gazoduc russe est une évidence économique et les Européens le comprennent bien malgré les efforts du centre impérial que nous décrivions il y a un mois :

Alors que l’Allemagne a débuté les travaux dans ses eaux territoriales, et que la Finlande fait de même après l’approbation par Helsinki du passage du pipe dans sa zone maritime économique exclusive, les Américains font feu de tout bois : menace de sanctions ; pleurnicheries de leur proxy de Kiev qui réalise qu’on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre (le transit par l’Ukraine tombera à terme à une douzaine de Mds de m3 annuels) ; coup de fil de Pompeo, l’ancien chef de la CIA et désormais secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, au gouvernement suédois…

Pour la Suède, c’est râpé : Stockholm vient d’approuver le passage du tube dans sa zone économique exclusive. Ne reste plus que le Danemark, comme nous l’expliquions début avril :

Le placide pays scandinave fait en effet face à un écrasant dilemme, sa « plus importante décision de politique étrangère depuis la Seconde Guerre Mondiale » : permettre ou non le passage du Nord Stream II par ses eaux territoriales.

Le projet doit également recevoir dans les prochains mois les autorisations finales de la Russie (c’est couru d’avance), de la Finlande et de la Suède. Mais concernant ces deux dernières, il s’agit uniquement de leur zone économique exclusive, régie par le droit international de la mer sur lequel les gouvernements suédois (très russophobe) et finlandais (plus équilibré) ont de toute façon peu de prise.

Seul le Danemark est concerné dans sa souveraineté même, et il s’en serait bien passé. Les émissaires américains et bruxellois poussent le gouvernement à empêcher le passage des 139 km du Nord Stream II par ses eaux territoriales tandis que Moscou et Berlin l’encouragent à accepter.

Copenhague peut-elle se mettre à dos son principal partenaire (Allemagne) et la principale puissance militaire européenne (Russie), qui vient d’ailleurs essayer quelques missiles à proximité ? Le système impérial réussira-t-il à manoeuvrer afin de torpiller le pipeline comme ce fut le cas avec le South Stream ?

Le principe de réalité face aux simagrées de l’empire déclinant. Des dirigeants de la trempe d’un De Gaulle auraient immédiatement choisi, mais nos pauvres petites euronouilles vassalisées sont pris dans les méandres de leur faiblesse et de leurs atermoiements.

Un exemple éclairant est celui de la Bulgarie, qui a refusé en 2014 le South Stream sous la pression de McCainistan et qui vient maintenant quémander à Moscou le privilège de recevoir une malheureuse branche du Turk Stream.

Eternel spectacle du laquais mécontent de son sort mais n’osant encore se rebeller ouvertement contre le maître…

Un pays qui semble – restons prudents – en voie d’émancipation est l’Italie, comme nous l’avons entrevu au début. Le nouveau gouvernement italien ne cache pas sa sympathie envers Moscou. En plus de demander la fin des sanctions (en opposition à Washington) et la réintégration de la Russie dans le G8 (en opposition à Bruxelles), Rome a encore annoncé deux décisions prenant de revers le système impérial.

Le parlement ne ratifiera pas le CETA, l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada. Soros a dû en avaler son Tokaj de travers… Rappelons que, voulus par l’oligarchie globaliste et négociés dans l’opacité la plus totale, ces accords visent au final à supplanter les Etats par les multinationales, qui auraient le pouvoir de faire annuler juridiquement les décisions des gouvernements.

Autre mauvaise nouvelle pour Soros & Co, l’Italie s’oppose désormais de front à l’immigration et vient de gagner sa première bataille face à Bruxelles. Sur ce sujet, 80% des Italiens sont sur la même longueur d’onde que leur gouvernement, ce qui doit donner quelques sueurs froides aux eurocrates non élus.

Pire, le pays transalpin rejoint dans ce combat un nombre croissant de pays d’Europe centrale et orientale – Pologne, Hongrie, Slovaquie… Nous avions relevé l’ironie de la chose il y a deux ans :

L’Europe américaine sera-t-elle mise à mort par ceux-là même qui étaient censés la régénérer ? L’on peut sérieusement se poser la question quand on voit le divorce grandissant entre l’UE et les pays d’Europe centrale et orientale, fers de lance de la « Nouvelle Europe » si chère aux néo-cons. Le pied droit de Washington donne des coups au pied gauche et c’est tout le système vassalique européen qui risque de tomber (…)

La chute du Mur et l’intégration à l’UE des anciennes démocraties populaires n’étaient que le cache-sexe de l’avancée de l’OTAN vers la Russie. Mieux encore, ces pays nouvellement libérés de la tutelle soviétique et férocement anti-russes pour des raisons historiques compréhensibles étaient susceptibles d’établir un nouveau rapport de force très favorable aux Etats-Unis au sein de l’UE face à certaines poussées de fièvre frondeuse toujours possibles de la « vieille Europe » (De Gaulle, Chirac et Schroeder…)

Or, au moment où les institutions européennes sont noyautées et soumises comme jamais aux désidératas US, le château de cartes est en train de s’écrouler… Ce sont d’abord les sanctions anti-russes qui ont créé une brèche. Si elles furent accueillies avec des transports de joie par la Pologne et les pays Baltes, leur réception en Hongrie, en Slovaquie et même en République tchèque fut bien plus mesurée, c’est le moins qu’on puisse dire. Première cassure au sein de la « nouvelle Europe ».

Et maintenant, la question des réfugiés pourrait bien sonner l’hallali. La Pologne, pays ô combien pro-US, refuse tout à fait d’obéir aux injonctions des institutions elles aussi ô combien pro-US de Bruxelles. Diantre, Brzezinski n’avait pas prévu ça…

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Rome veut maintenant constituer sur cette question un axe avec l’Autriche et le ministre allemand de l’intérieur, en fronde ouverte contre sa chancelière. Sa coalition gouvernementale étant au bord de l’implosion, Frau Milka vit peut-être ses derniers jours à la direction de l’Allemagne, au grand dam du patronat qui salivait d’aise devant la main-d’oeuvre bon marché constituée par les « migrants ».

Le paradigme de ces vingt-cinq dernières années (US = OTAN = ennemi russe = UE = globalisme et libéralisme) est en train d’exploser sous nos yeux. Des pays pro-américains deviennent anti-UE (Pologne), des globalistes deviennent anti-américain et veulent la fin de la politique de sanctions contre la Russie (Merkel). Sans compter des Etats (Italie, Hongrie) qui prennent résolument une autre voie. Inimaginable il y a seulement quelques années…

Le système impérial est sens dessus dessous et l’euronouillerie orpheline, peu habituée à vivre sans maître, est en émoi. Devant tant de malchance, un troll eurocrate, Verhofstadt pour ne pas le nommer, a une explication toute faite : l’Anglais Farage, le Néerlandais Wildeers, la Française Le Pen, le Hongrois Orban, l’Italien Salvini et même le Polonais Kaczynski (LOL) sont tous payés par Poutine !

Rome menace de bloquer la ratification du CETA

Rome menace de bloquer la ratification du CETA

L’Italie ne ratifiera pas le CETA, l’accord de libre-échange avec le Canada, car il ne protège pas assez les spécialités culinaires du pays, a déclaré le ministre italien de l’Agriculture, Gian Marco Centinaio.

« Nous ne ratifierons pas l’accord de libre-échange avec le Canada car il ne protège qu’une petite partie de nos appellations d’origine protégée (AOP) et de nos indications géographiques protégées (IGP) », a déclaré Gian Marco Centinaio, le 14 juin au journal italien La Stampa.

L’accord économique et commercial global (CETA) est un accord dit « mixte », ce qui signifie qu’il doit être approuvé à la fois par le Parlement européen – qui l’a validé en février 2017 – et par les parlements nationaux.

« Nous demanderons au parlement de ne pas ratifier le traité ni les autres accords semblables au CETA », a prévenu le ministre italien. Seuls dix États membres – l’Autriche, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, l’Espagne, la Croatie, la Lituanie et la Lettonie – ont soutenu l’accord à ce jour.

La décision de l’Italie risque de mettre en péril la pleine application du CETA, le premier grand accord commercial de l’UE. L’accord est entré en vigueur de manière provisoire en septembre de l’année dernière avec des droits de douane réduits à l’importation sur une série de produits. Mais certaines dispositions, dont le chapitre lié à l’investissement, ne s’appliqueront qu’une fois le texte complètement ratifié.

Le CETA entre en vigueur malgré une forte opposition

Négocié depuis 2008, l’accord de libre échange entre le Canada et l’Union européenne entre en vigueur jeudi 21 septembre. Les opposants au traité sont furieux.

Rome ne sera pas seule dans sa croisade

« Ce n’est pas juste une position du parti souverainiste la Ligue du Nord, non, les doutes quant à cet accord sont monnaie courante chez nombreux de mes collègues européens », a souligné le ministre italien, qui appartient à la Ligue.

L’initiative citoyenne européenne Stop TTIP-CETA est parvenue à collecter plus de 3 millions de signatures contre les deux accords de libre-échange et des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour protester contre l’accord dans toute l’Europe.

Par ailleurs, la région belge de Wallonie a utilisé son pouvoir de véto pour entraver la signature de l’accord par la Belgique pendant des jours, ce qui a failli faire échouer les négociations.

Dans le cadre d’un compromis pour débloquer l’accord, le gouvernement belge a promis de demander l’avis de la Cour de justice de l’UE sur la compatibilité de certaines dispositions du CETA avec le droit européen. La Cour n’a pas encore rendu son verdict.

La France rêve d’introduire un veto climatique au CETA

Le gouvernement a présenté le 25 octobre un plan d’action sur les enjeux sanitaires et environnementaux du CETA. Mais les propositions françaises ne peuvent s’appliquer qu’avec l’accord de l’UE et du Canada.

Le directeur général de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), Pascal Lamy, a déclaré le 8 juin lors d’une conférence de presse à Bruxelles que la principale préoccupation dans le commerce était la réaction négative de certains pays occidentaux. L’UE lutte quant à elle sans relâche pour garantir l’application du CETA.

Autre ligne de front entre Bruxelles et Rome

« La Commission travaille étroitement avec les États membres pour s’assurer que notre politique commerciale bénéficie à tous », a déclaré le porte-parole de l’exécutif européen, Margaritis Schinas, en réaction aux propos de Gian Marco Centinaio. Toutefois, « une potentielle non-ratification doit être discutée au niveau du Conseil », a-t-il rappelé.

L’annonce de l’Italie a ouvert une nouvelle ligne de front dans les relations déjà tendues entre Bruxelles et Rome, depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition populiste entre la Ligue d’extrême droite et le Mouvement 5 étoiles.

En Italie, le gouvernement Conte prend officiellement ses fonctions

Le nouveau chef du gouvernement populiste italien, Giuseppe Conte, a officiellement pris ses fonctions le 6 juin après le dernier vote de confiance du Parlement sur un programme tournant le dos à l’austérité, mais pas à l’Europe.

Ces derniers jours, le Premier ministre Giuseppe Conte a aligné sa position avec celle du président américain Donald Trump pour demander la réadmission de la Russie au G7. Il a par la suite clarifié que ce ne serait possible que si le Kremlin respecter les accords de Minsk.

Le gouvernement italien fait en outre l’objet de vives critiques depuis qu’il a décidé de bloquer l’accès à ses ports aux bateaux étrangers chargés des missions de sauvetage en Méditerranée.

Pour discuter de toutes ces questions, Donald Tusk, le président du Conseil européen, pourrait se rendre à Rome pour rencontrer le Premier ministre avant le sommet européen du 28 et 29 juin.

https://www.euractiv.fr/section/commerce-industrie/news/italy-threatens-to-block-ceta-ratification/

Méditerranée : L’Italie ferme ses ports aux migrants… L’Espagne répond à l’appel humanitaire

Méditerranée : L’Italie ferme ses ports aux migrants… L’Espagne répond à l’appel humanitaire

(B2) Les conditions de sauvetage en Méditerranée se durcissent le bras de fer du nouveau ministre italien de l’Intérieur, leader du parti d’extrême droite. L’Italie ferme la porte aux migrants rescapés en mer. Les autres pays européens ne disent mots, laissant Rome gérer seul la situation. Et la Commission européenne suit.

Depuis la nuit de samedi (9 juin), l’Aquarius, le navire affrété par l’ONG SOS Méditerranée, erre en mer avec à son bord 629 migrants (dont 7 femmes enceintes, 11 enfants en bas âge et 123 mineurs isolés) secourues au cours de 6 opérations distinctes.

Un refus de débarquer

Ni l’Italie ni Malte n’autorisent en effet le bateau à débarquer ces naufragés. Rome a demandé à Malte qui refuse que le navire accoste. Pour le gouvernement de La Valette, ce sauvetage a eu lieu dans la zone de sauvetage et de recherche libyenne (1)… gérée dans les faits par le centre italien de coordination des secours maritimes (MRCC). Aux Italiens de se débrouiller. En attendant, l’Aquarius (qui bat pavillon de Gibraltar) a été contraint de rester en stand-by, à 35 milles nautiques de  l’Italie et 27 miles nautiques de Malte.

Pas le temps d’attendre !

« C’est une situation inédite et préoccupante qui ne doit pas se prolonger car, avec 629 personnes à bord, nous dépassons déjà largement notre capacité d’accueil maximale » réagit ce matin le président de SOS Méditerranée, Francis Vallat. « La sécurité et les soins des rescapés à bord ne pourront pas être assurés au-delà de quelques heures » prévient-il. « Nous ne pouvons pas imaginer que des préoccupations politiques prévalent sur la situation humanitaire de ces centaines de personnes tout juste sauvées d’une noyade certaine, et qui viennent de quitter l’enfer libyen ».

Bis repetita ?

Pourtant, depuis quelques mois déjà, les règles du jeu changent en Méditerranée. Les tensions s’accentuent et se répètent entre les ONG de sauvetage des migrants et les autorités italiennes notamment. Plusieurs accusent le choix délibéré des autorités de n’ouvrir que des ports éloignés pour y débarquer des rescapés, ou de les forcer à débarquer des passagers secourus bien qu’ayant encore les capacités de sauver d’autres migrants en détresse. Selon les ONG, tout cela n’a d’autre but que de les asphyxier et les épuiser.

Escalade politique

En Italie, la question migratoire a été l’un des thèmes de la récente campagne des législatives. Les deux partis aujourd’hui à la tête du gouvernement (la Ligue du Nord et le Mouvement 5 Etoiles) affichant l’un comme l’autre de rompre avec la politique d’accueil menée ces dernières années. Pour eux, l’Italie ne doit plus assumer la solidarité que les autres Etats européens lui laissent volontiers. Matteo Salvini, patron de la Ligue du Nord (nationaliste), l’avait promis : il stopperait le flux d’arrivées de clandestins en Italie.

Et maintenant, l’OTAN sur le « front sud » ?

Devenu ministre de l’Intérieur (lire : Un nouveau gouvernement italien, enfin ! Les ministères de force), il vient de passer à l’action ce week-end. Matteo Salvini n’hésite d’ailleurs pas à parler de « front sud » en parlant de l’arrivée de migrants, assimilés à des terroristes, sans nuance : « Nous sommes attaqués et nous demandons à l’Otan une alliance défensive pour nous protéger. L’Italie est attaquée depuis le Sud et non depuis l’Est » et la Russie, a-t-il encore déclaré vendredi, en arrivant au conseil des ministres, s’inquiétant d « infiltrations terroristes » avec l’arrivée de milliers de migrants, selon Il Giornale.

La Commission rappelle le droit

La Commission européenne  a appelé à un « règlement rapide »  de la situation, « afin que les personnes à bord du navire Aquarius puissent être débarquées en toute sécurité dès que possible », a déclaré lors du point de presse quotidien le porte-parole en chef de l’exécutif européen Margaritis Schinas, parlant d’« impératif humanitaire ». Mais sur le fond, la Commission se refuse à trancher.

La responsabilité au pays qui coordonne les secours

« Il s’agit d’une question de droit international », rappelle la porte-parole de la Commission en charge des migrations, Natasha Bertaud, admettant qu’« en réalité la situation est tout sauf claire ».  Comme elle l’explique, « selon le droit international, la décision de l’endroit où un bateau  devrait débarquer relève de la compétence du pays qui est en train de coordonner l’opération de recherche et de sauvetage » (NDLR : en l’occurrence, le MRCC de Rome. C’est à lui d’indiquer le « port sûr » où accoster. Mais cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’un port de son pays.

L’Espagne ouvre son port de Valence

L’Espagne a annoncé cette après-midi qu’elle allait accueillir le navire transportant les 629 rescapés en ouvrant son port de Valence : « Il est de notre obligation d’aider à éviter une catastrophe humanitaire et  d’offrir un ‘port sûr’ à ces personnes », indique le nouveau Premier ministre espagnol Pedro Sanchez sur son compte twitter. Un ‘sauf qui peut’ salué par l’ONG. Même si cela oblige le navire à parcourir plus de 1300 km… alors que les réserves de nourriture seraient à bord épuisées.

Malte fait un geste humanitaire

A défaut d’avoir voulu être un port de débarquement, Malte va donc « envoyer des ravitaillements frais » aux 629 migrants obligés de passer une nouvelle nuit à bord de l’Aquarius. Le Premier ministre Joseph Muscat l’a confirmé ce lundi (11 juin) dans l’après-midi sur son compte Twitter. « Il faudra s’assoir et discuter sur la manière de prévenir à l’avenir ce genre d’événement. C’est une question européenne », poursuit-il. C’est assurément la réponse européenne qui fait toujours défaut.

Commentaire : un arrêt

Ce nouveau cas confirme une tendance observée ces dernières semaines (lire : L’OpenArms libéré. Ordre du juge de Raguse). L’Italie qui a déjà (sous le gouvernement précédent de P. Gentiloni) retiré tout automatisme d’accueil et limité l’action des ONG, ne veut plus être la seule à supporter les migrants et réfugiés récupérés en mer au large de la Libye. Elle est en cela soutenue de façon implicite par l’Union européenne, aucun pays ne souhaitant prendre le relais (lire : Nouvel incident en Méditerranée. Le changement de cap italien et européen confirmé). Désormais, sauf si ce sont les navires italiens (garde-côtes, marine…) qui récupèrent en mer les migrants, ce sera à chaque navire, de se débrouiller pour trouver un port d’accueil

(Emmanuelle Stroesser, avec NGV)

https://www.bruxelles2.eu/2018/06/11/mediterranee-litalie-ferme-ses-ports-aux-migrants-lespagne-repond-a-lappel-humanitaire/

Trump critique le G7 et réclame le retour de la Russie

Trump critique le G7 et réclame le retour de la Russie

/ © AFP / NICHOLAS KAMM

Donald Trump a appelé vendredi le G7 à réintégrer la Russie, exclue du club en 2014, nouvelle pique du président américain avant sa première confrontation collective avec les dirigeants du G7 depuis qu’il leur a imposé de nouveaux tarifs douaniers.

« Ils ont expulsé la Russie, ils devraient réintégrer la Russie. Parce que nous devrions avoir la Russie à la table de négociations », a-t-il dit, avant de quitter Washington vendredi matin. La Russie avait été exclue après l’annexion de la Crimée, après 16 ans d’appartenance au groupe.

Le dirigeant américain, qui a atterri au Québec, est le dernier à arriver au sommet du club des sept économies les plus développées du monde, saint des saints de la coordination multilatérale.

Et il sera le premier à quitter la Malbaie, pittoresque ville québécoise surplombant le Saint-Laurent, samedi matin pour rallier Singapour où se déroulera le 12 juin son sommet historique avec Kim Jong Un.

La remarque du président américain sur la Russie a déclenché une première fissure dans le bloc européen. Le président du conseil europeén, Donald Tusk, en a rejeté l’idée lors d’un point presse à La Malbaie, reprochant par ailleurs à Donald Trump de défier l’ordre international.

Mais le nouveau président du conseil italien, Giuseppe Conte, a approuvé: « Je suis d’accord avec le président Trump: la Russie devrait revenir dans le G8. C’est de l’intérêt de tous », a écrit dans un tweet le chef du gouvernement populiste, dont c’est la première réunion internationale.

« Essayons déja de produire des solutions à sept », a de son côté balayé l’Elysée.

Le président américain s’est en réalité montré plus concentré sur le sommet de Singapour.

« Je partirai peut-être un peu plus tôt, ça dépend de ce qui se passe », a aussi lâché M. Trump.

Face aux six autres dirigeants du G7, il n’a visiblement aucune intention de fléchir.

« L’Union européenne nous traite très mal, le Canada, très mal », a-t-il dit à Washington.

Sur Twitter, il a répliqué vertement au Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui avec le président français Emmanuel Macron, en visite au Canada depuis mercredi, a ouvertement critiqué le repli protectionniste de l’Américain.

« Merci de dire au Premier ministre Trudeau et au président Macron qu’ils imposent aux Etats-Unis des taxes massives et créent des barrières non-tarifaires », a-t-il tweeté.

« Quand tout sera remis à plat, nous serons de nouveau amoureux », a ironisé Donald Trump, qui ne verra que MM. Trudeau et Macron en tête-à-tête au cours de son séjour canadien.

– Front européen –

Justin Trudeau accueillera ses homologues à partir de 11H45 (15H45 GMT).

Les quatre Européens –Emmanuel Macron, Angela Merkel, Theresa May et Giuseppe Conte– se réunissaient juste avant le début, dans le but initial de créer un front uni contre la politique commerciale unilatérale de Washington.

« Je suis convaincu que l’Europe tiendra son unité et la tiendra dans la durée sur ces sujets », a affirmé Emmanuel macron.

Mais sur la question du commerce, reste à savoir jusqu’où iront le Japon, qui tente par ailleurs de ne pas être marginalisé dans les négociations entre Washington et la Corée du Nord, ainsi que le nouveau gouvernement italien populiste et l’Allemagne, plus exposées aux représailles commerciales que d’autres Européens.

– Déclaration finale ? –

Ottawa croit toujours possible d’élaborer un consensus sur trois thèmes: la pollution plastique des océans, l’éducation des filles, et la lutte contre les ingérences étrangères dans les processus démocratiques.

Mais c’est le commerce qui occupera véritablement les débats.

L’Union européenne a déposé une plainte contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce, et préparé des droits de douanes contre des produits américains comme le bourbon, le beurre de cacahuète ou les motos.

Mais ces représailles ne sont pas encore entrées en vigueur, les Etats membres devant s’entendre sur la liste… or l’Allemagne pourrait préférer la prudence, craignant que Donald Trump ne surtaxe prochainement les automobiles étrangères.

Vendredi, après les habituels déjeuner de travail, photo de famille, séances de groupe et rencontres bilatérales, les sept dirigeants dîneront dans l’intimité d’un chalet québécois typique.

Une centaine de manifestants anti-capitalistes et anti-police ont tenté vendredi de bloquer une autoroute à la sortie de Québec avant l’intervention des forces de l’ordre. D’autres manifestations sont prévues à Québec, à 140 km de La Malbaie.

Samedi, le suspense diplomatique concernera la traditionnelle déclaration finale du sommet. Si cette fois aucun texte commun ne pouvait être signé par les Sept, il est possible que Donald Trump s’en accommode parfaitement.

(©AFP / 08 juin 2018 17h04)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Trump-critique-le-G7-et-r-clame-le-retour-de-la-Russie/925695.rom

« Souveraineté » vis-à-vis de Bruxelles, pas de Washington

« L’art de la guerre »

« Souveraineté » vis-à-vis de Bruxelles, pas de Washington

Nous avons souvent montré que l’Union européenne n’est que le côté civil de la pièce dont l’Otan est la face militaire. Cependant, observe Manlio Dinucci à partir de la crise institutionnelle italienne, ces deux versants ne sont pas équivalents, ce sont bien les États-Unis et eux seuls qui dirigent directement l’Otan et indirectement l’Union européenne.

| Rome (Italie)

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Steve Bannon —ex-stratège de Donald Trump, théoricien du national-populisme— a fait part de son enthousiaste soutien à l’alliance Lega-Movimento 5 Stelle pour « le gouvernement du changement ». Dans une interview (Sky TG24, 26 mai) il a déclaré : « La question fondamentale, en Italie en mars, a été la question de la souveraineté. Le résultat des élections a montré ces Italiens qui voulaient reprendre leur souveraineté, le contrôle sur leur pays. Ça suffit, ces règles qui arrivent de Bruxelles ». Mais il ne dit pas « Ça suffit, ces règles qui arrivent de Washington ».

Ce qui fait pression sur l’Italie pour en orienter les choix politiques, ce n’est pas seulement l’Union européenne, dominée par les puissants cercles économiques et financiers surtout allemands et français, qui redoutent une rupture des « règles » servant leurs intérêts. Une forte pression est exercée sur l’Italie, de façon moins évidente mais non moins invasive, par les États-Unis qui redoutent une rupture des « règles » subordonnant l’Italie à leurs intérêts économiques et stratégiques. Cela fait partie des politiques que Washington adopte à l’égard de l’Europe, à travers diverses administrations et avec des méthodes diverses, poursuivant le même objectif : garder l’Europe sous l’influence états-unienne.

L’outil fondamental de cette stratégie est l’Otan. Le Traité de Maastricht stipule, à l’article 42, que « L’Union respecte les obligations de certains États membres, lesquels considèrent que leur défense commune se réalise par l’intermédiaire de l’Otan ». Et le protocole n° 10 sur la coopération stipule que l’Otan « reste le fondement de la défense » de l’Union européenne.

Aujourd’hui 21 des 27 pays de l’UE, avec environ 90 % de la population de l’Union, font partie de l’Otan, dont les « règles » permettent aux USA de garder, depuis 1949, la charge de Commandant suprême allié en Europe et tous les autres commandements clé ; elles permettent aux États-Unis de déterminer les choix politiques et stratégiques de l’Alliance, en les accordant, en sous-main, surtout avec l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, en les faisant ensuite approuver par le Conseil de l’Atlantique Nord, dans lequel selon les « règles » Otan il n’y a pas de vote ni de décision à la majorité, mais où les décisions sont toujours prises à l’unanimité.

L’entrée dans l’Otan des pays de l’Est —autrefois membres du Pacte de Varsovie, de la Fédération Yougoslave et même de l’URSS— a permis aux États-Unis de lier ces pays, auxquels s’ajoutent l’Ukraine et la Géorgie de fait déjà dans l’Otan, plus à Washington qu’à Bruxelles. Washington a pu ainsi pousser l’Europe dans une nouvelle Guerre froide, en faisant d’elle la première ligne d’un affrontement de plus en plus dangereux avec la Russie, affrontement au service des intérêts politiques, économiques et stratégiques des États-Unis.

Emblématique est le fait que, exactement pendant la semaine où en Europe on débattait âprement de la « question italienne », a débarqué à Anvers (Belgique), sans provoquer aucune réaction significative, la 1ère Brigade blindée de la 1ère Division états-unienne de cavalerie, provenant de Fort Hood au Texas. 3.000 soldats ont débarqué avec 87 chars d’assaut Abrams M-1, 125 véhicules de combat Bradley, 18 cannons autopropulsés Paladin, 976 véhicules militaires et autres équipements, qui seront déployés dans cinq bases en Pologne et de là envoyés au bord du territoire russe.

Ainsi continue-t-on à « améliorer la rapidité et la létalité des forces US en Europe », en dépensant, depuis 2015, 16,5 milliards de dollars. C’est justement pendant que débarquaient en Europe les chars d’assaut envoyés par Washington que Steve Bannon incitait les Italiens et les Européens à « reprendre leur souveraineté » vis à vis de Bruxelles.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

http://www.voltairenet.org/article201318.html

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Revue de presse nationale et internationale.

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