Archives pour la catégorie ITALIE

Les équipes d’EUBAM Libya ont quitté la Libye

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l’université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

Les équipes d’EUBAM Libya ont quitté la Libye

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Des Frappes Aériennes Non- Identifiées (FANI) En Libye

Analysis

Des Frappes Aériennes Non- Identifiées (FANI) En Libye

La question du jour : quel est le pays tiers qui fournit ces fameux avions de combat fantômes dont l’un d’eux a bombardé certaines pistes de l’aéroport militaire de Mitiga près de Tripoli ?

La guerre de faible et moyenne intensités en Libye fut l’occasion pour l’usage d’aéronefs de guerre anonymes et non-identifiés pour assister l’un ou l’autre des principaux belligérants.

Des aéronefs pilotés et sans pilote des États-Unis, du Royaume-Uni, de France, d’Italie, d’Égypte, des Émirats Arabes Unis, du Qatar, de Turquie et même de certains pays d’Europe orientale (en sous-traitance avec cahier de chargé) ont participé à ces frappes aériennes non identifiées en Libye. Ce phénomène passé sous silence par les grands médias a un nom : FANI ou Frappes Aériennes Non-Identifiées.

Les forces du maréchal Khalifa Haftar avancent sur Tripoli où siège le Gouvernement d’union nationale présidé par Al-Sarraj, le seul qui soit reconnu par la communauté internationale. Cette avancée des forces de la Cyrénaïque vers la Tripolitaine aggrave un vieux clivage historique entre l’Est et l’ouest de la Libye.

https://strategika51.org/archives/62275

Xavier Moreau – Midterms : « Pour Trump, un immense soulagement »

 Zoom – Xavier Moreau – Midterms : « Pour Trump, un immense soulagement »

Zoom – Xavier Moreau – Midterms : « Pour Trump, un immense soulagement »

Xavier Moreau, directeur du Centre d’analyses politico-stratégiques Stratpol, évoque les résultats des élections intermédiaires aux Etats-Unis qui annoncent un affrontement entre deux Amériques. L’expert de la Russie revient aussi sur les déclarations d’Emmanuel Macron proposant la création d’une vraie armée européenne face à la prétendue menace de Moscou.

Guerre contre la Yougoslavie – Comment l’Italie a conquis le “statut de grand pays”

Guerre contre la Yougoslavie – Comment l’Italie a conquis le “statut de grand pays”

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Le 24 mars 1999, la séance du Sénat italien reprend à 20h35 avec une communication de l’onorevole Sergio Mattarella, alors vice-président du gouvernement D’Alema (Ulivo, Pdci, Udeur) : “Onorevolisénateurs, comme informé par les agences de presse, à 18h45 ont commencé les opérations de l’Otan”.

Dans ce moment-là, les bombes des F-16 du 31èmeescadron USA, décollé d’Aviano (Frioul), ont déjà frappé Pristina et Belgrade. Et sont en train d’arriver de nouvelles vagues de chasseurs-bombardiers USA et alliés, partis d’autres bases italiennes.

De cette façon, violant la Constitution (articles 11, 78 et 87), l’Italie est entraînée dans une guerre, dont le gouvernement informe le parlement après les agences de presse, quand désormais elle a commencé.

Vingt jours avant l’attaque contre la Yougoslavie, Massimo d’Alema – comme il le racontera lui-même dans une interview à Il Reformista(24 mars 2009)- avait été convoqué à Washington où le président Clinton lui avait proposé : “L’Italie est tellement proche du scénario de guerre que nous ne vous demandons pas de participer aux opérations militaires, il suffit que vous mettiez à disposition vos bases”.

D’Alema lui avait orgueilleusement répondu “nous prendrons nos responsabilités à égalité avec les autres pays de l’Alliance”, c’est-à-dire que l’Italie allait mettre à disposition non seulement ses bases mais aussi ses chasseurs-bombardiers pour la guerre en Yougoslavie. Participeront en effet aux bombardements 54 avions italiens, attaquant les objectifs indiqués par le commandement USA.

“C’était moralement juste et c’était aussi la façon d’exercer pleinement notre rôle”, explique D’Alema dans l’interview. “Pour le nombre d’avions nous n’avons été seconds que par rapport aux USA. L’Italie est un grand pays et on ne doit pas s’étonner de l’engagement montré dans cette guerre”, avait-il déclaré en juin 1999 en habit de président du Conseil, soulignant que, pour les pilotes, cela avait été “une grande expérience humaine et professionnelle”.

L’Italie joue ainsi un rôle de première importance dans la guerre contre la Yougoslavie. Des bases italiennes décolle la plus grande partie des 1.100 avions qui, en 78 jours, effectuent 38 mille sorties, larguant 23 mille bombes et missiles (beaucoup à l’uranium appauvri) sur la Serbie et le Kosovo.

Ainsi est activé et testé tout le système des bases USA/Otan en Italie, préparant sa montée en puissance pour les guerres à venir. La suivante sera celle contre la Libye en 2011.

Alors que la guerre contre la Yougoslavie est encore en cours, le gouvernement D’Alema participe à Washington au sommet Otan des 23-25 avril 1999, qui rend opérationnel le “nouveau concept stratégique” : l’Otan est transformée en alliance qui engage les pays membres à “mener des opérations de riposte aux crises non prévues à l’article 5, en-dehors du territoire de l’Alliance”.

De là commence l’expansion de l’Otan à l’Est. En vingt années, après avoir démoli la Fédération Yougoslave, l’Otan s’étend de 16 à 29 pays (30 si on englobe maintenant aussi la Macédoine), s’étendant de plus en plus au bord de la Russie.

Aujourd’hui, l’ “aire atlantique-nord” s’étend jusqu’aux montagnes afghanes. Et les soldats italiens sont là-bas, confirmant ce que D’Alema définissait avec orgueil “le nouveau statut de grand pays”, conquis par l’Italie il y a vingt ans en participant à la destruction d’un pays qui n’avait ni attaqué ni menacé l’Italie ou ses alliés.

Manlio Dinucci

Article original en italien :

Come l’Italia conquisto’ lo «status di grande paese»By Manlio Dinucci, March 24, 2019

Édition du 22 mars 2019 deil manifesto,

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

LA GUERRE CONTRE LA YOUGOSLAVIE SERA UN DES THÈMES DU COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LES 70 ANS DE L’OTAN

Le thème “Yougoslavie : il y a 20 ans, la guerre fondatrice de la nouvelle Otan” sera traité, y compris avec documentation vidéo, dans le Colloque international

“Les 70 ans de l’Otan : quel bilan historique ? Sortir du système de guerre, maintenant”, qui se dérouledimanche 7 avril à Florence(Cinema Teatro Odeon, Piazza Strozzi, 10h15-18 heures). Parmi les autres thèmes “L’Europe en première ligne de la confrontation nucléaire”.

Intervenants : M. Chossudovsky, directeur de Global Research (Canada): V. Kozin, expert politico-militaire du Ministère des Affaires Étrangères (Russia); Ž. Jovanović, président du Forum de Belgrade (Serbie); D. Johnstone, essayiste (Usa); P. Craig Roberts, éditorialiste (Usa). Parmi les intervenants italiens : A. Zanotelli, G. Strada, F. Cardini, F. Mini, G. Chiesa, A. Negri, T. Di Francesco, M. Dinucci.

Organisateurs: Comitato No Guerra No Nato et Global Research, avec Pax Christi, Comboniani, Wilpf et autres associations. Pour participer au Colloque (entrée libre) communiquer nom et lieu de résidence à G. Padovano: Emailgiuseppepadovano.gp@gmail.com/ Cell. 393 998 3462

Des migrants déroutent un pétrolier vers Malte, refusant d’être débarqué en Libye

Des migrants déroutent un pétrolier vers Malte, refusant d’être débarqué en Libye

(B2) De peur d’être ramenés en Libye, les migrants et/ou demandeurs d’asile qui tentent la traversée vers l’Europe ont inauguré mercredi (27 mars) un nouveau mode d’action : le déroutage d’un navire

https://player.vimeo.com/video/327003816

Le pétrolier, son équipage et tous les migrants, escortés devaient arriver ce matin à Boiler Wharf à Malte.

Selon des informations confirmées par les autorités maltaises, le capitaine du pétrolier El Hiblu 1 (ou El Hibru), , battant pavillon de Palau, qui avait recueilli une centaine de migrants, en difficulté en mer, a été obligé de se diriger vers Malte, et non vers la Libye, où il avait prévu de débarquer ces 108 hommes et femmes. « Le commandant de bord a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne contrôlait pas le navire et qu’un certain nombre de migrants le forçaient ainsi que son équipage à se rendre à Malte » indique les forces maltaises (AFM) dans un communiqué parvenu à B2 ce matin. Les AFM « ont réussi à établir des communications avec le navire, alors qu’il se trouvait à environ 30 miles nautiques » et se dirigeait toujours vers Malte.

Escorte par un navire de patrouille

Un navire de patrouille, le P21, a alors « empêché le pétrolier de pénétrer dans les eaux territoriales maltaises ». Une équipe de l’unité d’opérations spéciales de l’AFM a été déployée « pour embarquer et sécuriser le navire » et reprendre « le contrôle du navire ». L’équipe était épaulée par un second navire de patrouille, le P51, deux engins Fast Interceptor et un des hélicoptères AW 139 des forces maltaises. « Le P21 a continué d’escorter et de surveiller le pétrolier tout au long de l’opération. »

Une enquête en cours

A leur arrivée, ce matin (vers 8h30), les passagers (migrants) devaient être « remis à la police aux fins d’enquêtes plus approfondies ». Il s’agit notamment de déterminer s’il s’agit d’un acte de piraterie. C’est-à-dire — selon la définition internationale — si un « acte illicite de violence ou de détention ou toute déprédation » a été commis par les ‘passagers’ , « agissant à des fins privées », dirigé contre « un autre navire ou aéronef, ou contre des personnes ou des biens à leur bord, en haute mer » (1).

Un acte de légitime défense

Pour l’ONG Sea-Watch, active en Méditerranée, il faut examiner leur cas « avec un œil d’humanité. Nous comprenons qu’il ne s’agit pas d’un cas de piraterie, mais d’une légitime défense contre une politique meurtrière aux frontières européennes ».

Sea-Watch International@seawatch_intl

The rescued people who took over a merchant vessel after they realized they were being pulled back to Libya, were brought to Malta this morning.
We look to this with an eye of humanity, understanding this not as piracy but as self-defense against a deadly European border policy

(1) Article 101 de la convention du droit de la mer du 10 décembre 1982.

…DES MIGRANTS ONT DÉTOURNÉ UN PÉTROLIER QUI LES A SAUVÉS AU LARGE DE LA LIBYE….

NOUVEL ORDRE MONDIAL] MÉDITERRANÉE : DES MIGRANTS ONT DÉTOURNÉ UN PÉTROLIER QUI LES A SAUVÉS AU LARGE DE LA LIBYE ET SE DIRIGENT ACTUELLEMENT VERS L’EUROPE.LA MARINE REPREND LE CONTRÔLE ENSUITE (VIDEO MEDIA)

Publié le  par 2012nouvelmorguemondial

Des migrants refusant de retourner dans l’enfer libyen ont pris le contrôle d’un pétrolier turc en Méditerranée. Matteo Salvini dénonce « un acte de piraterie » et leur refuse l’accès aux ports italiens, tout comme Malte.
108 migrants ont détourné le cargo turc qui voulait les ramener en Libye après les avoir secourus en Méditerranée. Ce nouvel épisode de la crise migratoire entre l’Europe et l’Afrique est une première. Les rescapés fuyant l’enfer en Libye ont pris le contrôle du navire marchand alors que celui-ci était arrivé à une dizaine de kilomètres des côtes libyennes.

« Ce n’est plus du secours. Il s’agirait du premier acte de piraterie en haute mer », a réagi Matteo Salvini, le vice-premier ministre italien qui reste ferme sur sa décision de fermer tous les ports italiens aux navires portant secours à des migrants en Méditerranée. « Ces migrants ne verront l’Italie qu’à travers un télescope », a ajouté le ministre de l’Intérieur de la Ligue, un parti d’extrême-droite.

Le détournement du « Elhiblu 1 », un pétrolier turc battant pavillon de Palau, un petit Etat du Pacifique, a été confirmé par les autorités de Malte qui ont envoyé des unités navales pour empêcher le cargo d’approcher des côtes maltaises.

Le capitaine ne répond plus
Le capitaine du navire a lui aussi assuré que le cargo avait été détourné lors de sa dernière communication radio. Depuis, le commandant ne répond plus aux appels d’après les autorités maltaises.

L’ONG italienne Mediterranea Saving Humans suit le trajet du navire et rappelle que « selon la convention de Genève, aucun Etat n’a le droit d’expulser un réfugié vers un territoire où sa vie et sa liberté seraient menacés ».

En novembre dernier, 80 migrants qui avaient été ramenés dans le port de Misrata en Libye par un navire marchand avaient refusé de débarquer pendant plus d’une semaine. Des policiers libyens armés étaient intervenus pour les forcer à descendre à terre. En Libye, les migrants sont souvent enlevés et vendus à des trafiquants qui les réduisent en esclavage et les jeunes femmes sont violées.

 Ce détournement intervient alors que l’Union européenne a décidé ce mercredi d’arrêter les patrouilles maritimes de l’opération Sophia qui ont sauvé des milliers de migrants de la noyade en Méditerranée. Cette décision a été prise à la suite de menaces de l’Italie de mettre son veto à l’opération dont la mission est également de lutter contre les réseaux de passeurs et de former les garde-côtes libyens.

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Malte: la marine prend le contrôle d’un pétrolier détourné par des migrants

 

 

 

Ils avaient tout faux sur Cesare Battisti !

Ils avaient tout faux sur Cesare Battisti !

Care Bears line up-1 By: John Trainor – CC BY 2.0

Les donneurs de leçons judiciaires et humanistes avaient tout faux sur Cesare Battisti !

Par Philippe Bilger.

L’aveuglement a sa hiérarchie.

De la monstruosité et du tragique historiques jusqu’aux délires de la banalité quotidienne.

De la complaisance honteuse jusqu’à la multitude des Zola au petit pied qui encombrent notre espace politique, judiciaire et médiatique.

Je rejoins totalement ceux qui expliquent la mansuétude durable dont continuent à bénéficier le communisme et ses crimes par le fait qu’ils n’ont pas eu leur procès de Nuremberg qui, à l’exception de quelques négationnistes entêtés et compulsifs, a su mettre le nazisme au ban de l’humanité. Il aurait fallu que l’horreur, sous son double visage apparemment contradictoire mais si ressemblante par sa perversion totalitaire, soit traitée de la même manière mais ç’aurait été beaucoup demander : oublier le prétendu avenir radieux pour condamner les ignominies qui s’abritaient derrière lui.

L’aveuglement, en effet, a sa hiérarchie.

Je n’ai pas pu m’empêcher de remercier en mon for intérieur Cesare Battisti parce qu’il avait enfin cessé de fuir dans tous les sens du mot. Les pays comme ses responsabilités.

En Italie, qui paraît-il n’était pas une démocratie et ne lui assurerait pas un procès équitable, il a admis avoir commis tous les crimes qui lui étaient imputés depuis tant d’années, les uns comme auteur, les autres comme complice. Des assassinats que, pour concéder à la nostalgie révolutionnaire, il a inscrit dans une guerre juste à l’époque. Il n’est pas à proprement parler un « repenti » puisqu’il n’a « donné » personne (Mediapart).

Mais je n’ai entendu personne se repentir véritablement d’un aveuglement, d’un soutien et d’une solidarité qui ont trop longtemps bénéficié d’une aura médiatique et politique parce qu’ils émanaient évidemment de personnalités qui ne pouvaient pas s’égarer, par exemple Bernard-Henri Lévy et Fred Vargas !

Je suis persuadé qu’on n’entendra jamais de leur bouche l’aveu de leur très grave erreur parce que ce serait trop leur demander que les contraindre à revenir sur un passé indécent et des convictions qu’ils n’appuyaient que sur la certitude d’être tellement indiscutables que la vérité était quasiment leur propriété privée.

Avec quelle arrogance ceux que j’ai cités, soutenus par des politiques d’habitude plus avisés, ont pris parti pour un assassin dont le comportement de lâcheté constante aurait dû les alerter mais ils étaient trop pris par leur rôle de justiciers universels pour se remettre en question !

D’ailleurs pourquoi auraient-ils éprouvé le plus infime regret puisque hier comme aujourd’hui on les tient quitte de tout et que demain ils seront fêtés et encensés, eux, leurs livres et leur propos le plus anodin, comme si rien ne s’était passé, comme s’ils ne s’étaient pas lourdement trompés au sujet d’un homme absurdement sublimé et d’un pays caricaturé de manière indigne ? Pourquoi battre sa coulpe quand non seulement rien ne vous y oblige mais qu’au contraire la France semble reconnaissante à l’égard de tous ceux qui ont validé le pire avec une constance qui n’a d’égale que leur amnésie ? Pourquoi suivre l’aveu de sa culpabilité par Cesare Battisti avec celui de la leur puisque, toujours et par principe, ils seront perçus comme innocents ?

Ils ne viendront pas exprimer leur regret sur les plateaux de télévision alors que ce serait leur honneur et que beaucoup alors leur serait pardonné. Que Cesare Battisti les ait ridiculisés n’enlèverait rien à leur courage de tout dire !

Faut-il rappeler par ailleurs ces visites intempestives, démagogiques et imprudentes de hauts responsables à des victimes pour le moins équivoques, pour rester aimable, et en soutien à des causes douteuses !

J’ai envie d’une note moins morose. De rendre hommage — ce n’est pas mon habitude — à des journalistes qui ont su ouvrir, eux, les portes de la vérité et tenir bon ! Guillaume Perrault et Karl Laske notamment.

Les donneurs de leçons judiciaires et humanistes avaient tout faux sur Cesare Battisti !

Cela n’évitera pas, de leur part, j’en suis sûr, des rechutes.

Sur le web

https://www.contrepoints.org/2019/03/27/340153-ils-avaient-tout-faux-sur-cesare-battisti?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=cc8a382ced-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-cc8a382ced-114031913&mc_cid=cc8a382ced&mc_eid=acae01963f

Une parole imprévue de Xi Jinping fait le bonheur de la presse chinoise

Une parole imprévue de Xi Jinping fait le bonheur de la presse chinoise

L’étape du président chinois Xi Jinping en Italie, qui a précédé son séjour en France, a livré un échange inattendu entre un élu italien et le président chinois.

La rencontre entre le président chinois Xi Jinping et le président de la Chambre des députés italiens, Roberto Fico, membre du Mouvement 5 étoiles, a donné lieu à un échange qui a fait les délices des médias chinois. Le Renmin Ribao, organe du Parti communiste chinois, en rend compte par le menu, mais sans émettre le moindre commentaire.

‘Puis-je peux vous poser une dernière question par curiosité ?’ Vers la fin de la rencontre, l’après-midi du 22 mars, Fico, dans la cinquantaine, lance soudain cette phrase. Tous les regards se tournent vers lui. ‘Quelle sensation avez-vous ressentie lorsque vous avez été élu président de la Chine ?’ Entendant les rires dans la salle, Fico a ajouté : ‘Parce que quand j’ai été élu président de la Chambre, j’étais déjà très ému. Et la Chine est un si grand pays. En tant que dirigeant d’un pays aussi important, qu’en pensez-vous ?’

Il est extrêmement rare qu’une question personnelle soit ainsi adressée au président chinois devant les médias. L’édition en ligne du Quotidien du peuple rend cette exception par la typographie, en soulignant les mots les plus importants du président en caractères gras :

Le regard du président Xi Jinping est calme, rempli de force. ‘Un si grand pays, c’est une très lourde responsabilité et un travail très difficile. Dans le désintéressement, je serai à la hauteur pour le peuple. Je souhaite parvenir à cet effacement afin de me consacrer tout entier au développement de la Chine.’”

Puis les paroles du président reprennent un aspect plus banal. “‘Venez en Chine. Venez voir une Chine qui est à la fois ancienne et moderne, un peuple intelligent et travailleur.’ À cette invitation de Xi Jinping, Fico répond à haute voix : ‘J’irai certainement’”, rapporte avec précision le Renmin Ribao.

La presse officielle comme la communauté chinoise de France se mobilisent de leur côté pour créer une ambiance chaleureuse pour cette visite d’État. CGTN, chaîne en français de CCTV, télévision étatique de la Chine, a diffusé une vidéo sur son compte Weibo, réseau social chinois, titrée “Le voyage de Xi Jinping en France va commencer, une ‘fièvre chinoise’ est déclenchée à Nice”. La vidéo montre des élèves d’une école primaire de Nice récitant deux poèmes chinois.

“Tous les milieux de la société française attendent avec ferveur la visite de Xi Jinping, le maire de Nice a lancé trois tweets en une heure pour lui souhaiter la bienvenue”, observe une blogueuse chinoise de Paris sur WeChat, autre réseau social chinois.

L’un des objectifs de cette visite de Xi en France est révélé par Kong Fan, chroniqueur pour le site nationaliste Guangchazhe Wang. “Quand les Français viendront à Monaco, qu’ils verront couvert par la 5G [avec la technologie Huawei, au centre d’une controverse avec les États-Unis], quelle sera leur sensation ? s’interroge-t-il. Heureusement, Macron a encore une chance [d’aider le groupe chinois à développer son réseau en France]. À voir s’il peut la saisir”, conclut Kong.

Zone euro : quelle riposte face au risque de crise économique

12/03/201904:38

Le risque de récession est élevé aujourd’hui en Europe. Les prévisions pessimistes se succèdent. L’histoire n’est pas écrite pour autant. A première vue, le panorama des conjonctures nationales demeure hétérogène. Les pays du Sud sont encore dans une séquence de rattrapage, l’Espagne ou le Portugal notamment. Et plus de la moitié des pays de l’UE se maintiennent sur les rythmes supérieurs à 2% de croissance, notamment les PECO. La mayonnaise de la récession européenne, synchrone, n’a donc pas encore pris. En revanche, il est clair que le noyau dur, Allemagne, France et Italie, est à la peine. Et que son affaissement spectaculaire depuis un an risque d’embarquer l’ensemble de la dynamique européenne, si rien n’est fait.


Des choses vont dans le bon sens en Europe

C’est à ce moment que l’Europe peut jouer son rôle. Le président de la Banque centrale européenne ne s’y est pas trompé, lors ses annonces du 7 mars. Il sait que c’est lorsque la mer se retire que surgissent tous les problèmes bancaires et financiers. Il prend les devants côté bancaire en relançant le dispositif de refinancement à long terme, fléché sur les banques, et maintient les taux à leur plancher car il sait aussi que le coût d’un sauvetage sera collectivement bien plus élevé que celui d’une impulsion lancée à temps pour éviter que la dynamique récessive ne s’enclenche.


Alors l’Europe, aujourd’hui plus pragmatique, peut-elle être cette fois-ci au rendez-vous de l’histoire ? Peut-elle jouer son rôle protecteur capitalisant sur les erreurs du retard à l’allumage de l’ère Trichet ? Et mobiliser à temps l’arme budgétaire pour relayer l’arme monétaire ?


A priori, on se dit que les choses ne sont pas mal parties. Clairement, la solution est entre les mains du noyau dur. Et de ce côté, pour des raisons variées, les choses vont dans le bon sens. L’heure est plutôt au relâchement de la discipline budgétaire. En France, après l’inflexion socialo-fiscale mise en place en réponse au mouvement des gilets jaunes. En Italie, avec le changement de cap budgétaire initié par la coalition anti-système issue des élections de mars 2018. Et même en Allemagne, où le gouvernement a lâché du lest sur les fonctionnaires. Et a promis à partir du 1er janvier 2021 la suppression de l’impôt de solidarité finançant la réunification, pour 90% de la population imposable.


Recentrage des économies : le modèle allemand vacille


Mais est-ce suffisant ? Clairement l’Europe, ne réitère pas l’erreur de la pro cyclicité de ses politiques. Clairement, l’inflexion, légère certes, ce produit là où elle doit être opérée en priorité. Et a minima, elle devrait jouer un rôle amortisseur. Mais il faut s’interroger aussi sur les racines de la crise pour prendre la mesure d’un ajustement qui dépasse de beaucoup les simples considérations conjoncturelles.


Si l’Europe est à la peine, et si l’Allemagne est au cœur de son marasme, c’est que la donne de la mondialisation est en passe d’être bouleversée. L’heure est à la croissance autocentrée, c’est-à-dire au repli sur les zones de croissance régionales. Des États-Unis, à la Chine en passant par le Japon, il est clair que les grandes régions du monde jouent la préférence locale. Les États-Unis au premier chef, ne veulent plus être le consommateur en dernier ressort du reste du monde. Leur croissance, doit d’abord bénéficier à leur industrie nationale. Trump porte la croissance américaine, en étendard. Il tempère les tensions à la hausse du pétrole pour ménager le pouvoir d’achat de ses concitoyens. Il baisse les impôts. Et érige des barrières pour se protéger des intrusions étrangères. Et en lançant les hostilités, il oblige tous les autres modèles extravertis à se repositionner. Côté chinois, cela se traduit par un double impératif : la conquête du marché intérieur, et surtout, la conquête du ventre mou de la mondialisation que constitue le marché européen. Une Europe qui fait figure de nouveau consommateur en dernier ressort de l’offre du monde.


Et sous ces coups de butoir, le modèle allemand vacille. Il s’est tout entier bâti sur la constitution d’excédents colossaux pour le financement de ses retraites. Elle n’a eu de cesse d’œuvrer pour consolider sa compétitivité et celle de ses partenaires pour partir à la conquête des marchés extra-européens. Or le nouveau design de la mondialisation invalide toute la stratégie de long terme de la principale économie européenne. Et c’est bien plus qu’une politique de relance, encore balbutiante, qu’il lui faudra pour relever le défi de la nouvelle donne mondiale. Le risque, c’est que arrimée à sa quête d’excédent, l’Allemagne ne transforme l’Europe en champ de bataille de la guerre commerciale qu’elle livre à la Chine. Et que les économies qui demeurent arrimées à leur modèle social ne soient les grandes perdantes de la lutte à mort des grandes économies extraverties. 

En savoir plus

Mots clés :BCEAllemagneFranceMondialisationItalieEuropePolitique budgétaireRécession

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Olivier-Passet-Zone-euro-quelle-riposte-face-au-risque-de-crise-economique_3746973.html

Milan : il incendie un car scolaire pour “venger” les migrants

Milan : il incendie un car scolaire pour “venger” les migrants

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/ Mercredi 20 mars 2019 à 18:277

Le bus incendié près de Milan. Photo © Daniele Bennati/AP/SIPA

Le conducteur du bus, un Italien d’origine sénégalaise, a mis le feu à son véhicule alors rempli de dizaines de collégiens. Tous sont heureusement parvenus à s’enfuir.

Panique à Linate, près de Milan, en Italie. Comme le rapporte le média La Reppublica, un chauffeur de bus italien d’origine sénégalaise a incendié son véhicule ce mercredi 20 mars alors qu’il transportait de nombreux collégiens. Tous les adolescents ont pu s’enfuir avant que les flammes ne s’emparent du bus.

« Personne ne sort vivant »

L’incendiaire présumé, Ousseynou Sy, 47 ans, aurait agi ainsi en signe de protestation contre les noyades de migrants en mer Méditerranée. Avant de mettre le feu, le conducteur, armé d’un couteau, avait attaché les passagers à leur siège à l’aide de câbles, menaçant de les asperger d’essence, précise le quotidien La Libre Belgique« Nous allons à Linate. Personne ne sort vivant », a-t-il annoncé. Fort heureusement, l’un des adolescents, tout juste âgé de 12 ans, a pu dégainer son téléphone portable et prévenir les autorités, très vite dépêchées sur place. « Arrêtez les morts en mer, je vais faire un massacre », leur aurait-il hurlé, selon la police.

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Ruptly

@Ruptly

Driver sets schoolbus on fire near , 14 intoxicated

41 personnes parlent à ce sujet

Selon l’agence Associated Press, citée par RTL Belgique, l’homme a d’abord fait fuir les jeunes avant de bouter le feu au véhicule. D’autres médias évoquent quant à eux l’intervention d’un militaire italien, qui aurait brisé l’une des vitres du bus pour libérer les 51 collégiens, qu’on peut voir sauter du bus en mouvement sur une vidéo. 14 collégiens, légèrement intoxiqués par les fumées, ont été conduits à l’hôpital. Le chauffeur du bus, quant à lui, a été menotté et arrêté.

Vidéo intégrée

Damien Rieu

@DamienRieu

Italie : quand une athlète africaine reçoit un œuf sur la tête, les médias français font des centaines d’articles.
Quand un chauffeur de bus sénégalais prend en otage des enfants et brûle un bus pour « venger les migrants morts en Méditerranée », pas une ligne.

1 374 personnes parlent à ce sujet

« Comment a-t-il pu devenir chauffeur de bus ? »

Une nouvelle à laquelle le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, n’a pas tardé à réagir, fustigeant que le lourd casier judiciaire du suspect ne l’ait pas empêché de conduire un bus scolaire. En effet, Ousseynou Sy avait déjà été épinglé par la justice pour conduite en état d’ébriété et abus sexuels. « Pourquoi quelqu’un avec des antécédents pareils a-t-il pu devenir chauffeur de bus ? », s’est-il indigné.

 

https://www.valeursactuelles.com/monde/milan-il-incendie-un-car-scolaire-pour-venger-les-migrants-105096?actId=ebwp0YMB8s0EMZLY1WvTN3V1qzzpVLXuLyr5FYI13OqBSzJW8OpW2XMYwDcEIL8v&actCampaignType=MAIL&actSource=207

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Revue de presse nationale et internationale.

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