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Annexion de la Cisjordanie : Tensions entre Israël et les monarchies du Golfe

GÉOPOLITIQUE24.juin.2020 // Les Crises

Annexion de la Cisjordanie : Tensions entre Israël et les monarchies du Golfe

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Source : ConsortiumNews
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La plupart des États arabes du Golfe persique n’ont pas d’autre choix que de se prononcer fermement contre les annexions en cours, écrivent Giorgio Cafiero et Claire Fuchs.

Malgré le réchauffement des relations avec Israël, les monarchies arabes du Golfe s’opposent au moins publiquement à la décision unilatérale de Tel-Aviv d’annexer 30 à 40 % de la Cisjordanie le mois prochain. La raison principale tient au fait que l’opinion publique des pays du Golfe et du monde islamique en général reste fermement pro-palestinienne.

Confrontés il y a tout juste neuf ans à une révolte régionale qui a alimenté les troubles au Bahreïn, et toujours à une guerre en cours au Yémen et à la faiblesse des prix du pétrole, les dirigeants du Golfe ne veulent pas que leur partenariat tacite avec Israël crée de nouvelles sources de colère internes qui pourraient nuire à leur légitimité perçue par les citoyens du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Malgré des années d’abandon des Palestiniens et d’établissement de liens à peine voilés avec Israël, la plupart des États arabes du Golfe n’ont d’autre choix que de s’opposer fermement aux annexions en cours.

Le 1er juin, le ministre d’État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU), Anwar Gargash, a tweeté : « Les Israéliens doivent cesser de parler de l’annexion des terres palestiniennes. »

Neuf jours plus tard, l’ambassadeur d’Abou Dhabi à Washington, Yousef al-Otaiba, a écrit une tribune libre pour le journal israélien Yedioth Ahronoth dans laquelle il lançait un appel aux Israéliens pour qu’ils ne procèdent pas à l’annexion.

Il a déclaré que son pays pourrait servir de « porte ouverte reliant les Israéliens à la région et au monde » mais que l’annexion de la Cisjordanie pourrait nuire au processus d’amélioration des liens entre Tel-Aviv et les États arabes tels que les Émirats arabes unis.

Otaiba a également produit un message vidéo en anglais, qui accompagnait son éditorial. « Nous voulions parler directement aux Israéliens. Le message portait sur tous les progrès que vous avez vus et les attitudes qui ont changé à l’égard d’Israël, les gens devenant plus tolérants et moins hostiles à l’égard d’Israël, tout cela pourrait être sapé par la décision d’annexer« .

Début juin, l’ambassadeur des Émirats a averti que l’annexion rendrait le Moyen-Orient « encore plus instable » et « exercera une pression politique incroyable sur nos amis de Jordanie« .

Le 10 juin, le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, s’est adressé aux ministres des affaires étrangères lors d’une réunion de l’Organisation de coopération islamique (OCI), au cours de laquelle il a déclaré qu’une telle annexion constituerait une « escalade dangereuse » et un « défi pour tous ces traités, normes, lois, conventions et résolutions internationales [qui] ne prennent pas en considération les droits du peuple palestinien« .

Bin Farhan a souligné que Riyad s’oppose à l’annexion et maintient son engagement à « la paix comme option stratégique« . Le conflit israélo-arabe doit être résolu « conformément aux résolutions internationales pertinentes, au droit international et à l’initiative de paix arabe de 2002« , a-t-il déclaré.

Lors de cette même réunion de l’OCI, le ministre koweïtien des affaires étrangères, Cheikh Ahmad Nasser Al-Mohammad Al-Sabah, a déclaré « Il est important que la communauté internationale se rende compte que ces menaces et provocations d’annexion israéliennes constituent une escalade dangereuse qui menace tous les efforts et les initiatives déployés pour établir une paix globale, juste et durable dans la région« .

Quatre jours plus tôt, le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohamed bin Abdelrahman Al-Thani, s’était opposé à l’offensive israélienne. L’annexion « équivaut à planter le dernier clou dans le cercueil du processus de paix » tout en « enterrant toute possibilité de règlement du conflit à l’avenir« . Il a également averti que de telles « implications sécuritaires, économiques et sociales seront catastrophiques pour toute la région« .

Ces déclarations rappellent que malgré leur volonté de cultiver des liens plus étroits avec Israël, les gouvernements du Golfe ne peuvent être considérés comme totalement indifférents à la lutte palestinienne. Si les Israéliens procèdent à l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie le mois prochain, personne ne sait comment la « rue arabe » réagira.

Tous les régimes arabes sont préoccupés par les réactions de l’opinion publique contre des dirigeants considérés comme indifférents ou complices des actions israéliennes qui laisseraient aux Palestiniens un « bantoustan » dans leur pays.

Aucun chef d’État arabe n’a oublié comment ou pourquoi la vie du président égyptien Anouar El-Sadate s’est terminée. Par conséquent, l’annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies juives changera probablement les relations entre le Golfe et Israël en surface, les rendant plus confidentielles et moins transparentes.

Mais cela signifierait-il que les États du Golfe, qui se sont rapprochés d’Israël au cours des cinq dernières années, modifieraient fondamentalement la substance de leurs partenariats tacites avec l’État juif ? Probablement pas.

En raison de la frontière de la Jordanie avec la Cisjordanie, de l’importante population palestinienne et des partis islamistes qui s’opposent ouvertement à ce qu’Amman reste dans le traité de paix du Wadi Araba, il y a toutes les raisons de considérer les plans d’annexion israéliens comme une menace pour la stabilité du Royaume hachémite.

Les États du Golfe, cependant, sont plus éloignés des troubles que cette mesure unilatérale de la part de Tel-Aviv devrait déclencher.

En outre, les gouvernements du Golfe considèrent que leurs relations avec Israël dans les domaines de l’économie, des affaires, des renseignements et de la sécurité sont bénéfiques pour leurs intérêts, ce qui incitera davantage les Émirats et les Saoudiens à ne pas se défaire des liens qu’ils ont récemment renforcés avec Israël, même s’ils décident de faire davantage pour masquer ces relations encore taboues.

Le 16 juin, le ministre d’État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis est allé jusqu’à déclarer qu’Abu Dhabi pouvait encore « travailler avec Israël dans certains domaines, notamment la lutte contre le nouveau coronavirus et la technologie » malgré ses « divergences politiques« .

Il a souligné que le maintien de lignes de communication avec Israël est essentiel, suggérant qu’une annexion de certaines parties de la Cisjordanie n’empêchera pas les Émirats de continuer à coopérer avec Israël dans divers domaines.

Dans un contexte géopolitique plus large, les dirigeants d’Abou Dhabi et de Riyad considèrent que les efforts pour contrer les programmes turcs et iraniens au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont bien plus prioritaires que la défense des Palestiniens.

Ainsi, les Émirats et le royaume saoudien se trouvent alignés sur Israël, qui partage leurs convictions quant à la nécessité de contrer la Turquie, les Frères musulmans et la République islamique d’Iran. Ces dynamiques, les perceptions communes des menaces et les intérêts qui se chevauchent ne changeront pas de sitôt, quoi qu’Israël fasse en Cisjordanie le mois prochain.

Israël n’a jamais eu de relations diplomatiques formelles avec un État du CCG. Officiellement, chaque monarchie arabe dans le Golfe Persique est « l’ennemi » d’Israël.

En réalité, cependant, la plupart des membres du CCG – à l’exception notable du Koweït, qui est fermement pro-palestinien dans sa politique étrangère actuelle – se sont considérablement rapprochés de Tel-Aviv au cours des cinq dernières années. Dans le même temps, la plupart de leurs programmes de politique étrangère ont réduit la priorité accordée au soutien de la lutte palestinienne.

En avril 2018, le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman (MbS) s’est rendu à New York pour prendre la parole lors d’une réunion à huis clos à laquelle auraient participé des dirigeants de diverses organisations juives. Selon Axios, MbS a déclaré « Il est temps que les Palestiniens acceptent les propositions et acceptent de venir à la table des négociations ou se taisent et cessent de se plaindre« .

En octobre 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu une visite officielle au défunt sultan Qaboos d’Oman à Mascate. Quatre mois plus tard, lors de la conférence de Varsovie sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient, Netanyahu a rencontré les principaux diplomates d’Arabie Saoudite et d’Oman.

Les Israéliens ont également participé à des compétitions d’athlétisme aux EAU et au Qatar. AGT International (une société israélienne basée en Suisse) a récemment signé un accord de 800 millions de dollars avec les Émirats. Le grand rabbin de Jérusalem s’est rendu à Bahreïn, où des responsables ont fait des efforts pour toucher la communauté juive des États-Unis afin de se rapprocher d’Israël. La longue liste d’autres exemples d’engagement entre le CCG et Israël se poursuit.

Il existe également des relations croissantes entre les États du CCG et Israël dans les domaines du renseignement et de la sécurité. Ces liens ne sont pas nouveaux. Ils remontent aux années 1960 et 1970. Pourtant, ces dernières années, Tel-Aviv et les États du Golfe ont été plus visibles sur ces liens, dans une période où la plupart des relations des membres du CCG avec Israël ont évolué dans le sens de la normalisation.

Source : ConsortiumNews
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

https://www.les-crises.fr/annexion-de-la-cisjordanie-tensions-entre-israel-et-les-monarchies-du-golfe/

Abdallah II : « Sans le règlement de la question palestinienne, Israël n’aura pas véritablement un avenir au Moyen-Orient »

Abdallah II : « Sans le règlement de la question palestinienne, Israël n’aura pas véritablement un avenir au Moyen-Orient »

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par Gilles Munier.

Le roi de Jordanie, Abdallah II, a fait savoir que sans le règlement de la question palestinienne, Israël n’aura pas véritablement un avenir au Moyen-Orient.

Dans un communiqué, le Palais royal jordanien rapporte que le roi Abdallah qui a reçu le « Titre d’homme d’Etat de l’année 2019 » remis par l’Institut des études sur le Proche-Orient à Washington, a déclaré lors d’une session de dialogue que « les relations avec Israël sont aussi mauvaises que jamais ».

Selon le roi jordanien, cette situation est due en partie aux problèmes intérieurs d’Israël.

« L’avenir d’Israël dépend de son appartenance au Moyen-Orient. Là est le problème. Sans le règlement de la question palestinienne, cet avenir n’aura pas véritablement lieu » a dit Abdoullah II concernant la question palestinienne et l’avenir d’Israël dans la région.

Le roi Abdallah a mis l’accent sur le rôle des États-Unis pour l’instauration d’une paix en Palestine.

« Si un membre de la communauté internationale estime qu’une paix est possible entre Israël et la Palestine sans les États-Unis, c’est qu’il ne connait pas notre région » a-t-il indiqué.

source :

 http://www.france-irak-actualite.com/2019/11/abdallah-ii-sans-le-reglement-de-la-question-palestinienne-israel-n-aura-pas-veritablement-un-avenir-au-moyen-orient.

htmlhttps://reseauinternational.net/abdallah-ii-sans-le-reglement-de-la-question-palestinienne-israel-naura-pas-veritablement-un-avenir-au-moyen-orient/

Zones reprises à Israël: la décision d’Amman dictée par la pression interne

Zones reprises à Israël: la décision d’Amman dictée par la pression interne

Une photo prise du côté israélien de la barrière à Baqoura (appelé Naharayim du côté israélien) montre le drapeau jordanien sur un poste militaire, le 22 octobre 2018 / © AFP / MENAHEM KAHANA

La décision du roi de Jordanie Abdallah II de récupérer des zones prêtées à Israël en vertu de leur accord de paix a été dictée par des pressions intérieures et un contexte économique difficile, estiment des experts.

Ces derniers mettent en garde contre une possible crise entre les deux pays voisins qui ont signé la paix en 1994.

Dimanche, Abdallah II a annoncé que son pays avait notifié Israël de sa volonté de récupérer deux secteurs frontaliers: Baqoura, à l’est du Jourdain dans la province d’Irbid (nord), et Ghoumar dans la province d’Aqaba (sud).

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répondu qu’il voulait ouvrir des négociations pour maintenir le statu quo. Amman a dit être prête à parler avec Israël tout en insistant sur son droit de récupérer ses terres.

Après la guerre israélo-arabe de 1967, Israël a occupé des territoires jordaniens dont Ghoumar. Il s’était emparé de Baqoura lors d’une infiltration en territoire jordanien en 1950.

Lors des négociations de paix, la Jordanie a accepté de maintenir pendant 25 ans ces deux secteurs sous contrôle israélien mais avec une reconnaissance de la souveraineté jordanienne. Les Israéliens y avaient construit des infrastructures ainsi que des installations agricoles. Le délai de 25 ans est renouvelable automatiquement si aucun des deux camps ne donne un préavis pour mettre fin aux dispositions de l’accord.

L’annonce d’Abdallah II est intervenue à quelques jours de la fin du préavis.

« Le roi avait deux choix: soit risquer une crise avec Israël, soit risquer une agitation de la rue et une aggravation de la situation interne », affirme à l’AFP Oraib Rantawi, directeur du Centre Al-Quds pour les études politiques à Amman.

« La rue gronde pour de multiples raisons surtout économiques et (les Jordaniens) n’ont pas besoin de nouvelles crises ou déceptions », ajoute l’expert.

– « Carte du nationalisme » –

Des soldats israéliens patrouillent à la barrière de Baqoura dans la vallée du Jourdain, le 22 octobre 2018 / © AFP / MENAHEM KAHANA

Le royaume, largement dépendant des aides étrangères et dépourvu de ressources naturelles, est en proie à une crise économique avec 18,5% de chômage, 20% des habitants vivant à la limite du seuil de pauvreté et des hausses de prix répétées.

Des manifestations et des mouvements de protestations de députés, de partis, de syndicats et de militants pour récupérer Ghoumar et Baqoura ont précédé l’annonce du roi.

« Revenir sur cette décision (du roi) est impossible, et coûterait cher à la stabilité de la Jordanie et à la direction jordanienne », selon M. Rantawi.

De nombreux Jordaniens ont exprimé leur joie après cette annonce.

« Le peuple jordanien est heureux de cette décision courageuse », a dit à l’AFP Mohammed Hassan, un enseignant.

Souad Youssef, femme au foyer, l’a qualifiée de « moment historique ».

Pour Kirk H. Sowell, analyste auprès de la firme Utica Risk Services, « c’est le moins que le roi puisse faire s’il veut jouer la carte du nationalisme ».

Il y a quatre mois, une délégation parlementaire du bloc islamiste de l’opposition al-Islah s’est rendue à Baqoura où les Jordaniens doivent obtenir une autorisation pour entrer.

A la tête de la délégation, Salah al-Armouti, a déclaré à l’AFP que « la décision est celle du roi, du gouvernement du peuple et du Parlement. Nous la soutenons fermement et la défendrons ».

Un fermier israélien Eitan Guedj inspecte ses plantations près de la frontière israélo-jordanienne le 23 octobre 2018 / © AFP / JACK GUEZ

« Nous allons encore aller plus loin en réclamant l’annulation de tous les accords signés avec l’ennemi sioniste », a-t-il ajouté.

– « Choix suicidaire » –

Le peuple jordanien dont plus de la moitié est d’origine palestinienne est opposé à l’accord de paix avec Israël.

Baqoura est une zone de quelque 6 km2 située à l’est du Jourdain, tandis que Ghoumar est une zone de 4 km2 environ. Israël y cultive entre autres céréales, fruits et légumes.

M. Rantawi n’exclut pas qu’Israël « entrave l’application de la décision » jordanienne.

« La Jordanie pourrait être confrontée à une bataille politique, économique et juridique avec Israël », selon lui. « Netanyahu veut des négociations pour prolonger le contrat, ce qui serait un choix suicidaire pour la Jordanie ».

Les relations entre les deux pays sont tendues depuis un incident impliquant un garde de l’ambassade israélienne à Amman, qui a tué deux Jordaniens en 2017.

M. Sowell estime toutefois qu’Israël ne dispose pas de moyens légaux pour contester la décision jordanienne.

« Israël peut réagir, en coupant (par exemple) l’eau ou en arrêtant d’obtenir des soutiens au Congrès (américain) pour la Jordanie, mais le fera-t-il? Le mieux pour lui est de se résoudre à accepter (la décision jordanienne) même à contrecoeur ».

(©AFP / (25 octobre 2018 09h56)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Zones-reprises-Isra-l-la-d-cision-d-Amman-dict-e-par-la-pression-interne/965276.rom

La « route de la soie » passera par la Jordanie, l’Égypte et Israël

La « route de la soie » passera par la Jordanie, l’Égypte et Israël

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Après l’attaque de Daesh contre Palmyre, la Chine a renoncé au tracé traditionnel de la route de la soie historique (Bagdad, Palmyre, Damas, Tyr). Un tracé alternatif avait été envisagé, non plus à travers la Syrie, mais la Turquie. Il a également été abandonné.

Au cours de l’Antiquité, il existait aussi une route secondaire par Petra (Jordanie) et Alexandrie (Égypte). En définitive, la nouvelle route devrait passer par la Jordanie, puis se scinder vers l’Égypte et Israël.

Le tracé par l’Égypte a été validé par l’administration Obama. Washington a autorisé le doublement du Canal de Suez (déjà opérationnel) et la création d’une vaste zone industrielle (en cours).

L’administration Trump aurait autorisé le tracé par Israël. Le Shanghai International Port Group vient d’acheter la concession d’exploitation des ports d’Haïfa et d’Ashdod. La Chine construira également le tunnel du Mont Carmel pour doubler l’approvisionnement du port d’Haïfa.

En 2021, 90 % du commerce international d’Israël sera alors contrôlé par la Chine, ce qui signifie que celle-ci deviendra avec les États-Unis le co-protecteur du pays ; une perspective qui suscite une indignation dans les cercles militaires israélo-US.

Cette décision bouleverse complètement la géopolitique régionale. Jusqu’ici, Beijing était un partenaire commercial d’Israël (sauf en matière d’armement) et politique du Hamas (qui dispose d’une représentation à Beijing). Identiquement, la Chine fournissait des missiles au Hezbollah libanais. Désormais, le Hamas et le Hezbollah ne pourront plus attaquer des objectifs routiers, ferroviaires et portuaires israéliens sans entrer en conflit avec la Chine. On se souvient par exemple que le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, avait expliqué qu’en cas d’attaque israélienne du Liban, il pourrait bombarder les matières nucléaires stockées à Haïfa, se félicitant ainsi de disposer de sa propre « bombe atomique ».

Cette décision bouleverse également la géopolitique mondiale. L’accord sino-israélien suppose l’autorisation de Washington. La stratégie commerciale chinoise bouscule les contraintes politiques qu’elle ignore. Elle modifie profondément le sens du Partenariat de l’Eurasie élargie, conclu entre la Chine et la Russie, qui sert aujourd’hui de fondement à l’alliance entre les deux pays.

En définitive, l’annonce de ce nouveau trajet révèle un accord secret entre Beijing et Washington, malgré l’escalade mutuelle des droits de douanes entre les deux Grands.

Si ce projet arrive à son terme, chaque État du Moyen-Orient va devoir se repositionner. Puis, ce sont tous les États du monde qui vont devoir s’adapter à cette nouvelle donne.

http://www.voltairenet.org/article203516.html

Réouverture lundi d’un poste-frontière clé entre la Jordanie et la Syrie

Réouverture lundi d’un poste-frontière clé entre la Jordanie et la Syrie

Des membres de la police militaire russe, le 14 août 2018, au poste-frontière de Nassib, dont la réouverture lundi a été annoncée par la Syrie et la Jordanie / © AFP/Archives / Andrei BORODULIN

Le principal point de passage entre la Syrie et la Jordanie, autrefois vital pour le transit de marchandises au Moyen-Orient, sera rouvert lundi après trois ans de fermeture, ont annoncé dimanche les autorités des deux pays.

Ce poste appelé Nassib du côté syrien et Jaber du côté jordanien, était fermé depuis 2015 sur décision d’Amman. Sa réouverture a été décidée après la reprise en juillet dernier par le régime syrien aidé de son allié russe, de la région bordant la frontière jordanienne, contrôlée alors par les rebelles.

A Amman, la ministre d’Etat chargée des médias et porte-parole du gouvernement, Joumana Ghneimat, a annoncé dans un communiqué « la réouverture lundi du poste-frontière ».

A Damas, le ministre de l’Intérieur Mohammed al-Chaar a annoncé un accord avec la Jordanie pour rouvrir le passage frontalier.

Il a indiqué à l’agence de presse officielle Sana qu’un comité technique syro-jordanien avait convenu lors d’une réunion dimanche au poste-frontière « des préparatifs et des mesures en vue de la réouverture du passage lundi ».

Des travaux de rénovation du poste-frontière et la réhabilitation des routes qui y mènent ont commencé afin de rétablir la circulation et de faciliter le transport des passagers et des marchandises entre les deux pays, selon Sana.

Après plus de sept ans de conflit, le régime syrien ne contrôle que la moitié des 19 points de passage avec ses voisins, le Liban, la Jordanie, l’Irak et la Turquie.

Damas, dont l’économie est en lambeaux, espère la réouverture de Nassib, où des centaines de camions transitaient quotidiennement avant la guerre, transportant les importations et les exportations et assurant la connexion entre la Syrie et la Jordanie ou les pays du Golfe.

Sa réouverture serait aussi une bonne nouvelle pour les agriculteurs et commerçants libanais, dont les activités commerciales vers les pays du Golfe ont été durement affectées depuis sa fermeture.

(©AFP / (14 octobre 2018 17h25)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-R-ouverture-lundi-d-un-poste-fronti-re-cl-entre-la-Jordanie-et-la-Syrie/961951.rom

Jordanie : remise en question de la politique gouvernementale

Jordanie : remise en question de la politique gouvernementale

Flambée des prix des principaux services de base tels que le pain et le carburant, déficit financier s’élevant à 1,75 milliard de dollars, tel est le quotidien que subissent les Jordaniens depuis le début de l’année. A ceci, s’ajoute un manque de confiance grandissant envers le gouvernement. Cette saturation générale a engendré de nombreuses manifestations nocturnes pendant une semaine, début juin. Cette contestation, initialement populaire, a peu à peu gagné la sphère politique.

Début juin, des manifestations ont eu lieu dans les principales villes du pays notamment dans la capitale, Amman.

Arrière-plan : d’une politique d’austérité fortement contestée à une crise politique

Le lundi 4 juin 2018, Hani al-Mulki, alors Premier ministre jordanien depuis mai 2016 a été contraint à la démission. Cette décision a été causée par la politique sociale défendue par le gouvernement. En effet, depuis l’annonce de nombreuses mesures d’austérité (dont l’annonce d’un projet étendant l’impôt sur le revenu à des salaires plus modestes tout en souhaitant la hausse des prix sur le pétrole et l’électricité), la population jordanienne martèle qu’elle « ne s’agenouillera pas » devant de telles décisions. Elle a alors multiplié les manifestations dans le pays. Dans ce pays où le chômage touche plus de 18% de la population, et où 70% des habitants a moins de trente ans, la colère se fait de plus en plus sentir. Les faibles perspectives d’évolutions, ainsi que les carences dans les domaines de la santé et de l’éducation n’arrangent pas la situation.

La démission de Hani al-Mulki, ainsi que la volonté du roi Abdallah II de proposer une révision complète du projet tant contesté, n’ont pas calmé le bruit de la rue. Après une semaine de manifestations nocturnes, dans plus d’une cinquantaine de villes, le nouveau Premier ministre, Omar al-Razzaz, a fait part de sa décision de renoncer au précédent projet de loi, pourtant présenté sur les recommandations du Fonds monétaire international (FMI). Outre la forte contestation du projet, les manifestants (essentiellement des classes moyennes) ont également pour objectif « d’accuser la classe politique de corruption et de gaspillage des fonds publics », témoignant ainsi d’une forte défiance à l’égard du pouvoir. Le peuple jordanien n’est plus satisfait de la manière (traditionnelle) dont il est gouverné.

Les multiples soutiens financiers des différents donateurs

Face à cette crise économique et sociale démesurée, plusieurs pays se sont mobilisés pour fournir une aide financière à la Jordanie, lors d’une réunion à La Mecque. A titre d’exemple, nous pouvons citer l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït. Les trois États sont assemblés pour accorder une aide de 2,5 milliards de dollars. Selon certaines sources, cette aide financière ne serait pas le fruit d’une pure générosité mais serait somme toute, motivée par la crainte de voir surgir un nouveau « printemps arabe ». Outre cette aide, les pays promettent également un soutien budgétaire sur cinq ans ainsi que la participation financière à des projets de développement. Quant à l’Union européenne, elle a affirmé sa volonté de sortir la Jordanie de la crise en lui fournissant une aide d’environ vingt millions d’euros.

De son côté, le Qatar, grand ennemi de l’Arabie saoudite, a annoncé un ensemble d’investissements s’élevant à hauteur de 500 millions de dollars à destination de la Jordanie. Il s’agit principalement de projets d’infrastructures et touristiques. Le gouvernement qatari propose également de mettre à disposition environ dix mille emplois aux jeunes Jordaniens à Doha.

Un pays fragilisée par son économie, mais également par les stratégies diplomatiques menées par Riyad et Washington

Depuis plusieurs décennies, la « survie » du royaume jordanien, pauvre en ressources, dépend d’aides dispensées par des pays comme les États-Unis ou les pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite. Cette aide est jugée d’autant plus nécessaire qu’avec la guerre en Syrie, de nombreux Syriens (à hauteur d’un million) viennent trouver refuge en Jordanie, pesant ainsi fortement sur l’économie du pays, son marché du travail ainsi que sur ses infrastructures.

En raison de différends géopolitiques avec les pétromonarchies du Golfe, les relations se sont quelque peu tendues. En effet, les positions diplomatiques régionales jordaniennes (la cause palestinienne, la guerre au Yémen…) se trouvent à l’opposé de celles soutenues par l’Arabie saoudite. De ce fait, cette dernière cherche à faire pression sur la Jordanie, en suspendant son aide financière. Concernant le conflit qui fait rage au Yémen, le roi Abdallah II a refusé d’engager pleinement ses troupes, ce qui a eu pour effet de froisser Mohammed ben Salmane. La Jordanie a également offensé les États-Unis en protestant contre leur décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. En effet, près de 65% de la population jordanienne est d’origine palestinienne.

Partagée entre plusieurs camps, subissant une pression de ses principaux alliés, luttant contre une corruption gangrenant la société, devant faire face au problème des réfugiés dans une économie en déroute, comment la Jordanie parviendra-t-elle à sortir de ce conflit multidimensionnel ?

 

About Alysée RAGANOT

Après une CPGE littéraire au lycée Chaptal à Paris, je rentre en L3 d’Histoire à Paris-Sorbonne IV ainsi qu’à l’INALCO pour apprendre l’arabe. J’aimerais travailler dans les Relations Internationales (Sécurité/Défense) en lien avec l’aire géographique Afrique du Nord/Moyen-Orient.

 

Mission accomplie pour le Hezbollah en Syrie

A LA UNE

GMT+2 08:36

Visite surprise de Netanyahu en Jordanie

Visite surprise de Netanyahu en Jordanie

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réalisé une visite surprise à Amman. Il était accompagné du directeur du Mossad, Yossi Cohen. La délégation a été reçue par le roi Abdallah II.

Selon nos informations, les entretiens ont porté sur l’implantation de force pro-iraniennes au Sud de la Syrie et —avant l’arrivée de la délégation US composée de Jared Kushner et Jason Greenblatt— sur le plan de paix états-unien.

- Israël et la Jordanie observent avec inquiétude la préparation d’une offensive de l’armée arabe syrienne et de ses alliés au sud du pays. Les deux pays ont reconnu qu’il n’y a pas de troupes iraniennes en Syrie, mais uniquement des conseillers militaires. Cependant, ils craignent que le Hezbollah et des milices chiites afghanes et irakiennes pro-iraniennes ne s’installent dans la région.

- Israël et la Jordanie tentent de rapprocher leurs points de vue pour faire bloc face au plan de paix US. Ils se seraient accordés sur la « solution à deux États », dont l’État palestinien serait la Jordanie élargie à la Cisjordanie. Dans cet esprit, les deux leaders ont examiné les moyens de faciliter le transport et le commerce entre la Jordanie et la Cisjordanie. La question de la souveraineté jordanienne sur les sanctuaires religieux, juifs, chrétiens et musulmans de Jérusalem a également été actée.

 

http://www.voltairenet.org/article201577.html

Finalisation du plan de paix US pour le Proche-Orient

Finalisation du plan de paix US pour le Proche-Orient

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Jared Kushner et Jason Greenblatt débutent un voyage au Proche-Orient qui les mènera en Israël, en Jordanie, en Égypte, en Arabie saoudite et au Qatar, mais ni dans les Territoires palestiniens, ni en Syrie.

Jared Kushner et Jason Greenblatt sont deux collaborateurs de longue date de Donald Trump. Ils sont tous deux juifs orthodoxes. N’ayant pas d’expérience diplomatique, ils sont désormais chargés d’élaborer le plan de paix au Proche-Orient sans en référer au département d’État. Durant leur voyage, David Friedman (ici au centre de la photo), l’ambassadeur des États-Unis en Israël sera à Washington dans le cadre de consultations routinières. Également juif orthodoxe, il est connu pour ses positions outrancières.

Le plan US devrait être basé sur la « solution à deux États » ; l’État palestinien étant la Jordanie élargie à la Cisjordanie avec notamment un quartier de Jérusalem comme capitale (Abou Dis et éventuellement Jabel Mukaber, Issawiya et Shuafat).

Ce plan vise à améliorer la situation des Palestiniens, pas à répondre à toutes leurs attentes. Il est d’ores et déjà combattu par Mahmoud Abbas, mais pas par la plupart des factions palestiniennes (y compris par une aile du Fatah et le Hamas qui le soutiennent). La France, la Suède et le Royaume-Uni tentent dès à présent de le saboter. Il devrait être intégralement rendu public fin juillet.

http://www.voltairenet.org/article201538.html

Pourquoi Washington fait pression sur la Jordanie ?

Pourquoi Washington fait pression sur la Jordanie ?

Les manifestations jordaniennes marquent-elles un nouvel épisode du printemps arabe ou, au contraire, exercent-elles une pression sur le roi Abdallah II en vue de son acceptation du plan US pour la Palestine ?

| Damas (Syrie)

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Début juin, la Jordanie a été secouée par une semaine de manifestations pacifiques contre un projet de loi fiscale. Il prévoyait une hausse des impôts de 5 à 25 % pour toute personne ayant un revenu annuel supérieur à 8 000 dinars (11 245 $). Les manifestants, dont le niveau de vie a gravement souffert des retombées de la guerre occidentale contre la Syrie, ont exigé et obtenu la démission du Premier ministre et le retrait du projet de loi.

En réalité, le Royaume n’a guère le choix : ce dispositif était conforme aux engagements pris en 2016, lors de la souscription d’un prêt auprès du Fonds monétaire international. Il a été plusieurs fois repoussé en raison de la guerre et n’a été présenté au Parlement que lorsque celle-ci touche à sa fin. Le modifier supposerait un changement complet de politique économique qui n’est pas à l’ordre du jour. La seule solution serait d’obtenir un soutien financier de l’Arabie saoudite pour rembourser la dette.

De nombreux médias ont évoqué la possibilité d’un nouvel épisode du « printemps arabe ». Cela est peu probable : en 2011, les manifestations se tarirent d’elles-mêmes, sans recours à la force. Il aura suffi que le front uni des premiers jours éclate, que les islamistes se séparent des laïques. C’est tout à fait logique lorsque l’on considère les liens du Royaume avec les Britanniques et les Frères musulmans.

Rappelons que, loin d’être un mouvement spontané, le « printemps arabe » est une opération du MI6, conçue dès 2004-5, pour placer les Frères musulmans au pouvoir sur le modèle de ce que les services secrets anglais avaient déjà organisé en 1915 avec Lawrence d’Arabie (la « Grande révolte arabe ») [1]. Or, la Jordanie a toujours contrôlé chez elle la Confrérie, dont le Guide honoraire national fut le prince Hassan, l’oncle du roi. Aujourd’hui, le Royaume continue à entretenir d’excellentes relations avec le Hamas (qui s’était déclaré « branche palestinienne des Frères musulmans »). C’est pourquoi, lors du « printemps arabe », la Confrérie ne réclama pas « la chute du régime », comme elle le fit partout ailleurs, mais un gouvernement composé par ses membres.

Par la suite, la Jordanie rejoignit le camp contre-révolutionnaire en devenant « associé » du Conseil de coopération du Golfe (malgré les réticences du Koweït qui lui reproche toujours d’avoir soutenu son invasion par l’Iraq de Saddam Hussein, en 1990).

Les manifestations de début juin trouvent localement leur justification, mais il a fallu des soutiens précis pour qu’elles aient lieu dans un pays redevenu autoritaire.

Ces manifestations constituent peut-être une pression sur Amman avant la présentation par la Maison-Blanche de son plan de paix pour la Palestine. Rappelons que le Royaume s’est toujours considéré comme celui des Palestiniens et que le roi Abdallah II est le « protecteur » des lieux saints musulmans de Jérusalem et le « gardien » des lieux saints chrétiens de la ville sainte (titre reconnu par le pape Jean-Paul II en 2000). Jusqu’au début d’application des accords d’Oslo, la Jordanie gérait administrativement la Cisjordanie (même si celle-ci était occupée par Israël depuis la guerre des Six jours). Yasser Arafat lui-même avait alors envisagé de faire allégeance à la monarchie. Au moins les trois quarts des Jordaniens sont des Palestiniens. Seul le dernier quart est composé de Bédouins autochtones.

Actuellement, toutes les puissances régionales tentent de s’implanter en Palestine. Par exemple, la Turquie tente de ravir le Jihad islamique à l’Iran. Simultanément, les États-Unis et Israël tentent d’exercer des pressions sur chaque protagoniste.

Quel que soit le plan élaboré par Jared Kushner, le conseiller spécial et gendre du président Donald Trump, la Jordanie devra y jouer un rôle. Actuellement, de nombreux documents, dont certains n’ont jamais publiés, ressortent des archives. Il apparaît que la création de la capitale d’un État indépendant pour les Palestiniens à Abous Dis a déjà été discutée. Selon le Plan de partage de la Palestine, en 1947, Abous Dis est un quartier de la ville de Jérusalem. Et lors des accords d’Oslo, le second de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas (son successeur actuel), avalisa l’idée d’y établir la capitale palestinienne. D’ailleurs, à l’époque, l’Autorité palestinienne y débuta la construction du futur Parlement. Cependant, le « processus de paix » s’enlisa, ce point ne fut jamais ratifié et les travaux furent interrompus. Revenant sur cette discussion, les Israéliens isolèrent Abous Dis du reste de la ville par un mur, tandis que les Palestiniens considérant que ce n’est qu’un minuscule quartier de Jérusalem, réclamèrent la moitié de la ville. Quoi qu’il en soit, il n’est pas impossible que la Jordanie devienne l’État des Palestiniens avec une double capitale, Amman et Abou Dis. Dans ce cas, la question de la forme de ce régime se reposera : Royaume ou République ?

Source
Al-Watan (Syrie)

[1] On consultera notamment les e-mails internes du Foreign Office que l’un de ses employés, Derek Pasquill, fit fuiter en 2004. Voir les premiers commentaires dans When progressives threat with reactionaries. The British State flirtation wih radical Islamism, Martin Bright, Policy Exchange, 2004. Et mes conclusions dans Sous nos Yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump. Editions Demi-lune, 2017.

 

http://www.voltairenet.org/article201440.html