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Un radicalisé surveillait les geôles du TGI de Paris

Un radicalisé surveillait les geôles du TGI de Paris:

INFO LE FIGARO – C’est le procureur de Paris, Rémy Heitz, qui a demandé son exfiltration immédiate.

Panique au Tribunal de Grande instance de Paris. En urgence, le parquet a demandé l’exfiltration immédiate d’un premier surveillant de prison, connu pour sa radicalisation, qui officiait depuis quelques mois au dépôt du Palais de Justice de Paris.
Les sous-sols de ce dernier abritent 250 geôles dont une centaine au sein de la «Souricière». Cette partie de la détention reçoit tous les jours les détenus extraits de leur prison et sur le point d’être jugés. C’est là que ce personnel de
la pénitentiaire avait été affecté. De quoi faire froid dans le dos.

À lire aussi :

Terrorisme: le TGI de Paris se spécialise

La direction interrégionale de l’administration pénitentiaire a confirmé le signalement et discrètement muté l’agent dans des services administratifs «sans lien direct et habituel avec des personnes détenues». Il aurait fait l’objet d’une surveillance
du renseignement pénitentiaire bien avant sa nomination au TGI de Paris.

De son côté, le procureur de Paris, Rémy Heitz, aurait demandé aux différents
services du tribunal une attention accrue sur ces dérives et exigé un criblage plus serré sur le recrutement et les profils des agents amenés à travailler au tribunal. Aujourd’hui, entre magistrats, fonctionnaires et agents affectés à différentes
tâches, 2 000 personnes travaillent dans cet immeuble de grande hauteur pour lequel la sécurité est un enjeu majeur.

Originalement publié sur Tumblr: https://ift.tt/33rfra6

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L’affaire Biden en Ukraine …

L’affaire Biden en Ukraine …

… Une chronologie des interventions de Joe Biden contre le procureur général de l’Ukraine


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 5 novembre 2019

Cet article est un fil rouge destiné à être mis à jour lorsque de nouveaux détails apparaîtront.

Le Washington Post a fourni un calendrier de l’intervention, en 2015 et 2016, du vice-président de l’époque, Joe Biden, contre le procureur général de l’Ukraine, Viktor Shokin. Shokin enquêtait sur Mykola Zlochevsky, le propriétaire de la société gazière Burisma Holdings, qui avait versé au moins 50 000 dollars par mois au fils de Joe Biden, Hunter Biden.

Nous avons utilisé cette chronologie pour montrer que l’intervention de Biden avait atteint son apogée peu après que le procureur a confisqué les maisons de Zlochevsky.

Un nouveau rapport de John Solomon, basé sur des courriels publiés par le Département d’État, corrobore les soupçons selon lesquels Joe Biden et d’autres personnes seraient intervenus contre Shokin au nom de Burisma et à la demande de son fils :

Des mémos récents on annoncé que Hunter Biden et ses collègues du groupe gazier ukrainien ont eu de nombreux contacts avec le département d’État d'Obama au cours du cycle électoral de 2016, dont un à peine un mois avant que le vice-président Joe Biden oblige l’Ukraine à limoger le procureur qui enquêtait sur la corruption de son fils.
 
Au cours de ce contact de février 2016, un représentant américain de Burisma Holdings a demandé une réunion avec la sous-secrétaire d'État Catherine A. Novelli pour discuter de la fin des allégations de corruption à l'encontre de la société ukrainienne dont Hunter Biden était membre du conseil d'administration, selon des mémos obtenus en vertu de la loi Freedom of Information Act.

Trois semaines à peine avant l’intervention de Burisma auprès du Département d'État, les autorités ukrainiennes ont fait une descente au domicile de l’oligarque propriétaire de la firme gazière et de Hunter Biden, signalant que la longue enquête en cours sur la corruption s’intensifiait au beau milieu de l’élection présidentielle américaine.

Solomon fait référence au même rapport Interfax-Ukraine sur l’action du procureur contre le propriétaire de Burisma, Zlochevsky, que nous avons utilisé pour appuyer notre cause contre Biden. Jusqu’à présent, d’autres médias ont ignoré ce rapport et plusieurs ont prétendu à tort que l’affaire contre Burisma était « en sommeil » lorsque Biden est intervenu pour faire renvoyer le procureur général.

Vous trouverez ci-dessous un calendrier intégré qui combine celui fourni par le Washington Post avec les nouvelles dates figurant dans les rapports de Solomon et d’autres sources. Il est conçu comme une référence de travail pouvant être mise à jour lorsque de nouveaux détails apparaîtront.

Juil 2010 - Avr 2012, Mykola Zlochevsky dirige le ministère de l'Écologie et des Ressources naturelles en Ukraine. Plusieurs sociétés pétrolières et gazières appartenant à Zlochevsky reçoivent des permis de forage spéciaux lucratifs.
23 février 2014, Le coup d'État du "changement de régime" de Maidan renverse le gouvernement élu de l'Ukraine.
Mars 2014, L'UE bloque les fonds de plusieurs oligarques ukrainiens, dont celui de Zlochevsky. RFERL
11 mars 2014, La Grande-Bretagne bloque le transfert de 23 millions de dollars détenus par les sociétés de Mykola Zlochevsky et ouvre une enquête à son encontre. The Guardian
Printemps 2014, Burisma engage Devon Archer et Hunter Biden comme membres de son conseil d'administration. Archer et Biden possèdent ensemble une société appelée Rosemont Seneca Partners. The Guardian
Mai 2014, Rosemont Seneca Partners commence à recevoir des chèques mensuels de 166 000 $ de Burisma. JS
24 novembre 2014, RFERL, organe gouvernemental américain, publie un reportage vidéo montrant l'un des palais de Zlochevsky, près de Kiev. Il note la connexion avec Hunter Biden. RFERL
2 déc. 2014, Un procureur ukrainien inconnu écrit une lettre disant que Zlochevsky n'est pas soupçonné. The Guardian
Fin 2014, Zlochevsky figure sur la liste des personnes les plus recherchées par l'Ukraine pour crimes économiques allégués. RFERL
Fin 2014, Zlochevsky quitte l'Ukraine. Interfax
21 janvier 2015, Se référant à la lettre du procureur ukrainien inconnu, un tribunal britannique a ordonné la clôture du dossier britannique contre Zlochevsky et la levée des 23 millions de dollars. The Guardian
10 février 2015, Victor Shokin nommé procureur général de l'Ukraine. Interfax
Mars 2015, L'UE lève le blocage des fonds de plusieurs oligarques ukrainiens, dont Zlochevsky. RFERL
27 mai 2015, Hunter Biden rencontre le secrétaire d'État adjoint de l'époque, Tony Blinken, un ancien conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, promu au deuxième rang du Département d'État sous John Kerry. JS
22 juillet 2015, Hunter Biden rencontre à nouveau le n°2 du département d'État, Tony Blinken. JS
31 juillet 2015, Le procureur général de l'Ukraine émet un mandat d'arrêt contre Zlochevsky. RFERL
Sep 2015, se référant à l'affaire britannique clôturée, l'ambassadeur US en Ukraine, Geoffrey Pyatt, a prononcé un discours dans lequel il a exhorté les procureurs ukrainiens à lutter davantage contre la corruption. The Guardian
8 oct. 2015, Victoria Nuland, alors secrétaire d'État adjointe aux Affaires européennes, témoigne au Congrès : «Le bureau du procureur général doit être restauré en tant qu'institution servant les citoyens ukrainiens plutôt que de les arnaquer.» WaPo
17 octobre 2015, Shokin annonce une enquête conjointe avec la Grande-Bretagne sur l'affaire Zlochevsky. Interfax
7 décembre 2015, Joe Biden tient une conférence de presse à Kiev et annonce 190 millions de dollars pour «lutter contre la corruption dans les forces de l'ordre et réformer le secteur de la justice». WaPo
7/8 décembre 2015, Selon son conseiller en matière de sécurité nationale à l'époque, Colin Kahl, le vice-président Biden refuse d'annoncer une garantie de prêt d'un milliard de dollars que l'Ukraine était censée recevoir. WaPo
8 décembre 2015, Joe Biden prend la parole devant le parlement ukrainien et dénonce le «cancer de la corruption» dans le pays. «Le bureau du procureur général a désespérément besoin d'une réforme», a-t-il noté. WaPo
Fin 2015, Shokin confie l'affaire Zlochevsky au Bureau national de lutte contre la corruption en Ukraine (NABU) soutenu par les États-Unis. Interfax
20 janvier 2016, Biden rencontre Porochenko à Davos, en Suisse, où il a également insisté sur «la nécessité de continuer à faire avancer le programme de lutte contre la corruption en Ukraine», selon un communiqué de la Maison Blanche. Kahl a déclaré que Biden, lors de cette réunion, avait insisté sur le lien entre la garantie de prêt et les réformes nécessaires. WaPo
2 février 2016, Shokin confisque plusieurs grandes propriétés et une Rolls-Royce Phantom appartenant à Zlochevsky. Interfax
4 février 2016, Première annonce publique de la confiscation des biens de Zlochevsky. Interfax
4 février 2016, Hunter Biden commence à suivre le secrétaire d'État adjoint Tony Blinken sur Twitter. JS
12 février 2016, Biden s'entretient avec Porochenko par téléphone. "Les deux dirigeants sont convenus de l'importance de l'unité des forces politiques ukrainiennes pour passer rapidement des réformes conformes aux engagements de son programme au FMI, y compris des mesures visant à éliminer la corruption", a déclaré la Maison Blanche. WaPo
16 février 2016, Le président ukrainien, Petro Porochenko, a déclaré qu'il avait conseillé à Shokin de démissionner. Interfax
16 février 2016, Porochenko a annoncé qu'il avait demandé à Shokin de démissionner. WaPo
17 février 2016, Shokin part en congé payé. Interfax
18 février 2016, Un autre appel a lieu entre Biden et Porochenko. WaPo
19 février 2016, Le secrétaire de presse présidentiel Sviatoslav Tseholko a déclaré que la lettre de démission de Shokin était parvenue à l'administration présidentielle. Le même jour, Porochenko dépose une motion devant le Parlement pour révoquer Shokin. Interfax
19 février 2016, Porochenko annonce qu'il a reçu la lettre de démission de Shokin. Cela nécessitait encore l'approbation du Parlement et Shokin ne s'en allait pas tranquillement. WaPo
19 février 2016, Biden s'est entretenu séparément avec Porochenko et le Premier ministre Arseniy Yatsenyuk. WaPo
22/23 février 2016, Karen Tramontano de Blue Star Strategies, représentante américaine de Burisma Holdings, souhaite rencontrer le sous-secrétaire d'État de l'époque, Catherine A. Novelli, qui supervise les questions énergétiques internationales afin de mettre un terme aux accusations de corruption contre Burisma. JS
24 février 2016, Un échange de courrier électronique du Département d'État avec l'objet "Burisma" indique que Karen Tramontano a mentionné en particulier Hunter Biden alors qu'elle tentait d'obtenir une réunion. JS
1 mars 2016, Tramontano doit rencontrer Novelli et les responsables du département d’État s'activent pour obtenir des réponses à temps de l’ambassade américaine à Kiev. JS
2 mars 2016, Devon Archer, membre du conseil d’administration avec Hunter Biden chez Burisma, a rencontré le secrétaire d’État, John Kerry. Le beau-fils de la secrétaire de Kerry, Christopher Heinz, avait déjà été partenaire commercial de Archer et Hunter Biden dans la société d’investissement Rosemont Seneca. JS
3 mars 2016, Shokin est de retour au travail. Interfax
16 mars 2016, Des rapports ont révélé que Shokin était de retour au travail après avoir été en vacances. WaPo
22 mars 2016, Biden et Porochenko parlent à nouveau par téléphone. WaPo
29 mars 2016, le Parlement ukrainien, par 289 voix contre 6, approuve le renvoi de Shokin. WaPo
Non daté "Les alliés de M. Zlochevsky ont été soulagés par le limogeage de M. Shokin, le procureur dont l'expulsion avait été demandée par M. Biden, selon des sources proches des événements." NYT
31 mars 2016, Porochenko a rencontré Biden lors d'un voyage à Washington, et Biden a souligné que la garantie de prêt était subordonnée à de nouvelles réformes après le retrait de Shokin. WaPo
14 avril 2016, Biden et Porochenko ont une autre conversation. Biden félicite le président pour son nouveau cabinet et "a souligné l'urgence de mettre en place un nouveau procureur général." WaPo
12 mai 2016, Porochenko a nommé Yuriy Lutsenko au poste de nouveau procureur général. WaPo
13 mai 2016, Dans un appel téléphonique, Biden a déclaré à Porochenko qu'il se félicitait de la nomination de Loutsenko. WaPo
Non daté "Les représentants de M. Zlochevsky ont été ravis de ce choix, concluant qu’ils pouvaient travailler avec M. Loutsenko pour résoudre les problèmes juridiques de l’oligarque, selon les personnes familiarisées avec la situation." NYT
Juin 2016, Hunter Biden rejoint Zlochevsky lors d'un événement organisé par Burisma au Maroc. The Guardian
22 août 2016, Joe Biden raconte à Atlantic comment il a fait chanter  Porochenko pour obtenir le licenciement du "corrompu" Shokin . Atlantic
Sep 2016, L'Ukraine annule le mandat d'arrêt contre Zlochevsky et clôture l'affaire. The Guardian
12 janvier 2017, Le procureur ukrainien clôture l'affaire contre Burisma après que la société a accepté de payer 180 millions de UAH de dettes fiscales. Interfax
19 janvier 2017, Burisma annonce un don entre 100 000 $ et 249 999 $ à Atlantic Council. The Guardian
Août 2017, Le Bureau national de lutte contre la corruption d'Ukraine (NABU) soutenu par les États-Unis clôt son procès contre Zlochevsky. Interfax
27 octobre 2017, Zlochevsky possède un actif estimé à 535 millions de dollars, soit plus du double de l’année précédente. Interfax
23 janvier 2018, Joe Biden se vante publiquement d'avoir fait chanter Porochenko pour obtenir le licenciement de Shokin. CFR
1 février 2018, Après plus de trois ans à l'étranger, Zlochevsky retourne en Ukraine. Interfax
Le 14 mai 2019, le procureur général ukrainien Yuriy Lutsenko a déclaré que l'affaire Zlochevsky avait été rouverte "il y a plusieurs mois". Interfax
Juil 2019, Shokin maintient ses soupçons quant aux motifs du vice-président Biden, accusant celui-ci de promouvoir son renvoi pour des raisons personnelles. Il insiste sur le fait qu'il "n'avait aucun doute" que Biden voulait qu'il parte dans le but de protéger le nouvel employeur de son fils. ABCNews

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour la Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/laffaire-biden-en-ukraine

Affaire Ghosn : l’enquête visant Rachida Dati et Alain Bauer confiée à des juges d’instruction

Affaire Ghosn : l’enquête visant Rachida Dati et Alain Bauer confiée à des juges d’instruction

Mercredi 16 Octobre 2019 modifié le Mercredi 16 Octobre 2019 – 16:28

Autres articles

Les investigations sur les contrats de conseil passés par l’alliance Renault-Nissan avec l’ex-ministre de la Justice Rachida Dati et le criminologue Alain Bauer ont été confiées à trois juges d’instruction, ont indiqué mercredi à l’AFP des sources proches du dossier.

L’information judiciaire, qui porte sur des contrat signés lorsque Carlos Ghosn était le PDG du groupe automobile, a été ouverte l’été dernier pour des faits d' »abus de biens sociaux » et de « corruption active et passive », ont précisé ces sources, confirmant une information de L’Express.

Une enquête préliminaire avait été ouverte le 31 mai dans cette affaire, après une plainte déposée le 17 avril par une actionnaire de Renault. Cette plainte, portant sur des contrats conclus avec la filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan, RNBV, visait Rachida Dati, Alain Bauer, mais aussi Carlos Ghosn et son épouse.

L’avocat de la plaignante, Me Jean-Paul Baduel, avait alors fait état de « soupçons » sur « l’usage inconsidéré des fonds de Renault » par son ancien PDG. « Les contrats sont douteux de par leurs montants, effectués au profit d’une filiale n’ayant aucune salarié », avait-il assuré à l’AFP.

Selon une source proche du dossier, Rachida Dati aurait touché 900.000 euros d’honoraires entre 2010 et 2012 en tant qu’avocate, versés par RNBV. Alain Bauer aurait lui touché un million d’euros entre 2012 et 2016. Selon leurs avocats, les sommes touchées par leurs clients l’ont été dans des conditions régulières.

« Rachida Dati n’est en rien dupe de toutes les manœuvres qui sont en train de se faire jour », ont assuré ses avocats, Me Olivier Pardo et Hervé Lehman,dans un communiqué transmis à l’AFP.

« À quelques jours de la décision sur l’investiture du candidat ou de la candidate LR à la Mairie de Paris, (…) l’intention de nuire est particulièrement évidente », indique le communiqué.

Les noms de Rachida Dati et d’Alain Bauer ont été cités dans un audit du cabinet Mazars, mené à la demande de Renault et Nissan sur RNBV. Cette enquête, dont les conclusions ont été transmises à la justice, a identifié 11 millions d’euros de dépenses suspectes engagées par Carlos Ghosn.

Filiale à 50-50 entre Renault et Nissan, RNBV était la structure créée par Carlos Ghosn pour incarner l’alliance des deux constructeurs au niveau opérationnel. Les enquêteurs soupçonnent cette structure d’avoir masqué des dépenses litigieuses, notamment au profit personnel de M. Ghosn, actuellement en attente de son procès au Japon pour des malversations présumées.

Affaire Ghosn : l'enquête visant Rachida Dati et Alain Bauer confiée à des juges d'instruction

Mercredi 16 Octobre 2019 – 16:15
Atlasinfo (Source afp)

https://www.atlasinfo.fr/Affaire-Ghosn-l-enquete-visant-Rachida-Dati-et-Alain-Bauer-confiee-a-des-juges-d-instruction_a104744.html

Bygmalion : la Cour de cassation valide le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy

Bygmalion : la Cour de cassation valide le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy

1 oct. 2019, 14:14

– Avec AFP

Bygmalion : la Cour de cassation valide le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy

© Philippe LOPEZ Source: AFPNicolas Sarkozy en mars 2019.

Le renvoi devant le tribunal correctionnel de Nicolas Sarkozy, pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012, a été confirmé, ce 1er octobre, par la Cour de cassation.

La Cour de cassation a confirmé définitivement, le 1er octobre, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Nicolas Sarkozy pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012 révélées par l’affaire Bygmalion, selon un arrêt consulté par l’AFP.

La plus haute juridiction judiciaire a rejeté l’ultime recours de l’ancien chef de l’Etat pour échapper à un procès pour «financement illégal de campagne électorale», un délit passible d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende, ordonné en février 2017 par le juge d’instruction Serge Tournaire. Lire aussiEurope, islamisme, Orban, Salvini : Nicolas Sarkozy tiraillé entre le macronisme et le «populisme» ?

13  autres protagonistes seront jugés dans cette affaire. Outre le recours de Nicolas Sarkozy, la Cour de cassation a écarté les pourvois de sept autres prévenus contre l’arrêt de la chambre de l’instruction du 25 octobre 2018 qui avait confirmé leur renvoi en correctionnelle. 

Concrètement, Nicolas Sarkozy est poursuivi pour avoir dépassé le seuil de dépenses électorales de plus de 20 millions d’euros, en dépit des alertes des experts-comptables de la campagne en mars et avril 2012.

Pour contester son renvoi, Nicolas Sarkozy avait brandi le principe du non bis in idem, selon lequel une personne ne peut pas être sanctionnée deux fois pour les mêmes faits. Il estime avoir déjà été sanctionné définitivement par le Conseil constitutionnel en 2013, lorsque l’instance a confirmé le rejet de ses comptes pour ce dépassement, qu’il avait dû rembourser.

Cependant, cette sanction portait sur un dérapage de 363 615 euros, constaté avant la révélation au printemps 2014 d’un vaste système de fausses factures visant à maquiller l’emballement des dépenses de ses meetings, organisés par l’agence Bygmalion.

La défense de l’ancien président avait soulevé une question prioritaire de constitutionnalité, mais celle-ci a été rejetée le 17 mai. Les «Sages» ont estimé que la sanction financière et la sanction pénale étaient de nature différente et protégeaient des «intérêts sociaux» distincts.

Dans son arrêt de ce 1er octobre, la Cour de cassation estime qu’il ne lui revient pas, à ce stade, de se prononcer sur les griefs de Nicolas Sarkozy et que c’est au tribunal correctionnel de les examiner.

Lire aussi : Recours rejetés dans l’affaire des «écoutes» : Nicolas Sarkozy sera bien jugé pour corruption

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Le trafiquant de sexe accusé Jeffrey Epstein décédé après un suicide dans la prison de Manhattan


Le trafiquant de sexe accusé Jeffrey Epstein décédé après un suicide dans la prison de Manhattan 

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Par Euronews avec NBC News et Reuters• dernière mise à jour: 10/08/2019 – 23:19
Accused sex trafficker Jeffrey Epstein dead from suicide in Manhattan prison

droits d’auteur REUTERS

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Le trafiquant de sexe accusé Jeffrey Epstein a été retrouvé pendu samedi dans la prison de Manhattan, ont déclaré trois responsables à NBC News.

Agé de 66 ans, incarcéré dans le cadre d’une accusation de trafic de drogue à caractère fédéral, il a été retrouvé à 7 h 30, heure locale, et s’était apparemment pendu.

Epstein n’était pas sous surveillance au moment de sa mort, a rapporté NBC News.

Sa mort survient il y a un peu plus de deux semaines après sa découverte et sa position fœtale dans sa cellule du Metropolitan Correctional Centre, à Manhattan. Il était à demi inconscient avec des marques sur son cou à l’époque.

L’ acte d’accusation indiquait qu’il cherchait des mineurs , dont certains âgés de 14 ans au moins, de 2002 à 2005, et leur payait des centaines de dollars en espèces pour avoir des relations sexuelles soit dans sa maison de ville de Manhattan, soit dans son domaine à Palm Beach, en Floride, auprès des procureurs fédéraux. révélé le mois dernier.

Epstein a été accusé d’un chef d’accusation de complot en matière de trafic sexuel et d’un chef de trafic sexuel.S’il était reconnu coupable, il risquait jusqu’à 45 ans de prison.

Le procureur général des États-Unis, William Barr, s’est dit « consterné » par l’apparent suicide qui s’est produit dans une prison fédérale.

« Le décès de M. Epstein soulève de sérieuses questions auxquelles il faut répondre », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait consulté l’inspecteur général du ministère de la Justice, qui ouvre une enquête sur les circonstances de la mort.

Le FBI enquête également, a déclaré Barr.

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Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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2 juin 2019 – Bien que la connaissant depuis peu mais l’ayant aussitôt adoptée, je suis décidément un amateur éclairé et très goûteux du travail de Caitline Johnstone, de son entrain, de son enthousiasme, de la façon qu’elle a de nous entraîner et de faire de nos velléités des actes décisifs. Elle est sans guère de doute, dans le temps actuel où les plumes abondent et où les meilleures se révèlent vite à votre regard, une des meilleures chroniqueuses de cette incroyable descente dans la cruauté sanguinaire, la fureur morbide, la brutalité d’une stupidité sans fin, le totalitarisme de l’aveuglement du “salopard” sartrien à qui l’on donnerait en sus une dimension néo-platonicienne et une dimension nietzschéenne, je veux dire pour faire le compte ronbd, c’est-à-dire pour parvenir à identifier ce salopard-postmoderne qu’est le Système dans le traitement qu’il inflige à Assange.

Qu’est-ce qui nous inspire le plus ? La fougue et la vigueur de Johnstone ou l’ignominie du salopard-postmoderne qui tourmente Assange ? Les deux sont complémentaires et l’on s’aidera bien entendu de l’une pour mieux afficher le sentiment évident et accablant pour le destin de l’autre. Johnstone se bat pour Assange dans la séquence actuelle, avec une ardeur rarement égalée. Elle met en évidence dans un de ses plus récents textes une interview du plus grand intérêt (sur Democracy Now !), qui donne une bonne mesure de l’extrême illégalité, de la cruauté, du cynisme du traitement qui est appliqué à Assange, – essentiellement par trois pays, le Royaume-Unis, la Suède et les États-Unis.

La personne interviewée est le Suisse Nils Melzer, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les traitements cruels, inhumains ou dégradants notamment pour les faits de torture et de mauvais traitements des prisonniers, cela depuis le 1er novembre 2016. Melzer a finalement accepté d’intervenir dans le cas Assange après des hésitations qu’il ne cache nullement, en décembre 2018. Dans son interview, il parle longuement du cas Assange, qu’il a été visiter dans sa prison britannique au début du mois de mai, accompagné de deux médecins, et qu’il a trouvé dans un état de santé extrêmement alarmant.

(Craig Murray, ancien ambassadeur du Royaume-Uni et conseiller d’Assange, nous précise à propos de cet homme : « Le professeur Melzer est le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture. Le professeur Melzer est suisse. Il est un avocat extrêmement distingué et professeur de droit international à l’Université de Glasgow ainsi que professeur de droit international humanitaire à l’Académie de Genève. Il a été délégué de la Croix-Rouge pendant 12 ans. Il n’y a aucun doute sur l’expertise du professeur Melzer ou sur son indépendance en la matière. Lorsque le professeur Melzer dit que “les tribunaux britanniques n’ont pas fait preuve de l’objectivité et de l’impartialité requises par la loi”, les gens devraient se lever et écouter.»)

Johnstone signale un passage de l’interview de Melzer, qu’elle juge particulièrement intéressant, – et je partage sans aucun doute son avis au moins pour trois raisons :

• ce passage montre combien l’information sur ces cas sensibles est mauvaise, particulièrement et précisément chez des hauts fonctionnaires aux plus hautes fonctions, y compris celles qui sont destinées à prendre en charge ces cas. (Mais cette dernière remarque sans étonnement tant les hauts fonctionnaires jugent eux-mêmes et assez naturellement être très bien informés, notamment par leurs propres autorités, et ils n’ont aucunement l’idée de mettre en cause la validité, l’honnêteté, la rigueur de leurs sources. J’ai la conviction que c’est certainement dans cette catégorie que l’on rencontre les gens les plus mal informés.)  ;

• ce passage montre comment l’on peut arriver à combler cet état de mésinformation ou de désinformation où l’on se trouve, sans aucun doute par des voies que le Système réprouve mais qu’il ne parvient pas à empêcher tant elles sont nombreuses et rigoureuses. (Il serait intéressant de savoir comment Melzer a procédé pour se former son opinion finale sur le cas Assange, comme il est passé d’une posture méfiante vis-à-vis d’Assange, acceptant la version officielle, à son inverse.) ;

• ce passage montre combien la disposition de l’information pour entretenir son jugement dans une direction honorable et conforme à la vérité-de-situation est une bataille de tout les instants, au sein du système de la communication, sans qu’aucune piste, aucune possibilité ne soit complètement fermée, et à la condition que le doute vis-à-vis de l’information officielle soit entretenu comme une vertu première : Je doute, donc je suis, et “toute information officielle doit être considérée comme fausse tant qu’elle n’a pas été vérifiée comme juste par des moyens hors-Système”.

Johnstone cite donc ceci, extrait des déclarations de Melzer :

« Je pense que nous devons prendre du recul et examiner toutes ces procédures, la manière dont elles ont été menées, et parvenir à nos propres conclusions quant à leur équité. Nous devons aussi prendre du recul et examiner avec attention toute cette histoire de violeur présumé, de narcissique, d’égoïste, d’ingrat, de hacker, [quelques-unes des accusations et appréciations portées sur Assange], nous devons écarter les apparences et voir ce qu’il y a derrière. Lorsque j’ai été approché pour la première fois par son équipe de défense pour demander que j’excipe de mon mandat [pour m’occuper du cas Assange], en décembre de l’année dernière, j’étais réticent parce que, moi aussi, j’étais influencé par ce préjugé que je m’était formé à partir des récits publics, vous savez, ceux qui sont diffusés dans les médias grands publics [la presseSystème] depuis des années. Et ce n’est que lorsque j’ai eu écarté ces apparences que j’ai pu voir à quel point le fondement pour appuyer tout cela était faible, combien il y avait de fabrication et de manipulation dans ce cas. J’encourage donc tout le monde à regarder derrière les apparences dans cette affaire. »

Est-ce un cas important ? Je veux dire par là qu’on doit se demander, avecx la réponse évidente dès que la questioin est posée, si une évolution comme celle de Melzer et les conclusions qu’il en tire (règle générale : “Faites comme moi, ne prenez plus rien pour du comptant”) est exemplaire et nous autorise à tirer des conclusions plus générales sur les divers canaux d’information. Au départ de cette séquence, il y a un rapport, naturellement explosif, de Melzer sur les conditions de détention d’Assange, puis des réactions en cascade pour tenter de boucher la voie d’eau d’officiels, surtout UK (voir chez Johnstone), l’affaire ayant pris une tournure publique extrêmement délicate et impliquant la presseSystème elle-même. On distingue aisément dans les divers détails disponibles, les réactions des uns et des autres, une vulnérabilité de plus en plus grande du Système.

Cela me renvoie à un extrait d’un article très récent d’Orlov, qui parle des américanistes mais c’est comme s’il parlait de tous les bandits de nos contrés : « Comme les temps ont changé ! Les politiciens et les fonctionnaires américains ont abandonné toutes les tentatives de maintien du décorum et ne dissimulent plus leurs manières rapace et accrocheuses. Au lieu de menaces voilées, ils déploient maintenant de gros mensonges et de fausses menaces. Se concentrant sur la fabrication et la diffusion de faux, ils ont tenté de les utiliser pour forcer l’obéissance. Il y a les fausses menaces, – russes, chinoises, iraniennes, nord-coréennes, cubaines, –  qui sont utilisées pour appeler à la discipline au sein de l’OTAN et au respect des sanctions unilatérales américaines. »

Je crois que c’est exactement ce que veut exprimer Orlov tel que je l’entends, disons avec mon interprétation : tous ces gens n’ont plus aucun frein, livrés à leurs vices, à leur sottise insondable, à leur cruauté que suscite cette sottise, sans souci d’être vus pour ce qu’ils sont, agissant en roue libre, – c’est-à-dire en sottise libre et en cruauté libre. Ainsi s’observe à visage découvert le comportement des pays qui s’occupent du cas Assange qui, tous, se trouvent réunis dans une attitude de profonde cruauté, d’inhumanité complète, en même temps que d’aveugle stupidité. Que leur apporte donc le fait ignoble et sans aucun doute écœurant pour la majorité des gens informés de tourmenter Assange comme ils le font ? Ils n’ont plus rien à apprendre de lui, et cet exemple de martyre imposé à un homme, s’il pouvait à l’origine faire peur et décourager certains qui étaient du parti d’Assange, aujourd’hui donne à tous une telle nausée que ceux-là qui en ont la vocation ne songent plus qu’à une chose : prendre le relais d’Assange pour taper sur le Système. Car il s’agit du Système, nous y sommes car nous le savons bien.

C’est lui, le Système, qui impose leur conduite ignoble et indigne à ses pauvres serviteurs, aussi bêtes, aussi aveugles qu’un sapiens sapiens dégénéré peut arriver à être, réfugiés dans une pathologie de la psychologie en phase ultime de dégénérescence et dans la déshérence d’une âme inféconde. Les robots, de Bolton à Pompeo, de la “justice” britannique aux palinodies des Suédois, à la trouille des Australiens qui renient la qualité de citoyen australien à Assange, à l’addition mécanique des chefs d’accusation contre Assange du DoJ américaniste, tous débitent leurs insanités et leurs mensonges, et leurs ricanements de cruauté. Avec eux la Contre-Civilisation dont a accouché le Système inaugure un comportement qui n’a pas de précédents dans l’exaltation des vices moraux et des perversions de la psychologie, comme on n’en vit jamais auparavant dans l’Histoire.

Ainsi, et une fois de plus, ce qui m’arrête avec toujours plus de force, moi, c’est le tort irréparable que le Système est en train de se faire à lui-même en tourmentant Assange comme il le fait. S’il y en a pour être fascinés par le Système, il y en a d’autres, dont moi-même, qui sont fascinés par sa sottise, et par son habileté extraordinaire à transformer sa surpuissance eu autodestruction.

Cinq pays sont complices et coquins ignobles dans cette affaires, liés par un sordide enchaînement de cruauté et de mensonges qu’ils ont eux-mêmes suscités à l’origine : l’Australie, l’Équateur, le Royaume-Uni, la Suède et les États-Unis. Vous remarquerez la présence massive des pays de l’“Anglosphère”, qui prétendent détenir la formule-magique de la civilisation et de futur du bonheur de l’humanité : leur puanteur dans ces actes est tout simplement insoutenable et lève quelques nausées révélatrices. Sur le site The Automatic Earth, Raul Ilargi Meijer écrit : « Ils pensent qu’ils vont s’en tirer avec le meurtre de Julian Assange. Sans être gênés par aucune loi. Cela signifie qu’il n’y a plus de système juridique international fonctionnel. Il ne reste que des États voyous. »

Barbares postmodernes, bien pires que les Barbares originels, car chargé d’hypocrisie, de bonnes conscience rachetées au rabais, puant de servilité puisque créature du Système absolument. Jamais dans l’Histoire le devoir de l’honnête homme fut aussi clairement tracé : détruire, absolument détruire cette chose ignoble qu’est le Système, et balayer avec tous ses serviteurs.

Civilisation des bas-fonds, puante et agonisante, civilisation-voyou… Evites de te regarder dans un miroir, droit dans les yeux, – ou bien alors non, fais-le donc ! Et qu’on en soit débarrassé une bonne fois….

https://www.dedefensa.org/article/civilisation-voyou

Tribunal international pour Daesh : surtout ne pas dévoiler les faits

Tribunal international pour Daesh : surtout ne pas dévoiler les faits

  

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Un douzaine de pays ont envoyé des hauts-fonctionnaires à Stockholm pour une réunion le 3 juin 2019. Sous la présidence du ministre suédois de l’Intérieur, Mikael Damberg (photo), ils ont évalué la possibilité de créer un tribunal international pour juger les crimes de Daesh.

Depuis plusieurs semaines, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont manifesté leur intérêt pour une formule inspirée du Tribunal spécial pour le Rwanda.

De très nombreux problèmes ont été soulevés :
- Opportunité : Juger les seuls crimes de Daesh serait valider les autres crimes commis au Levant.
- Faisabilité : La création d’un tel tribunal international suppose l’accord de l’Iraq et de la Syrie. Or, la constitution irakienne l’interdit et la Syrie —que de nombreux participants ne reconnaissent pas— s’estime capable de juger les crimes commis sur son territoire —et y procède elle-même—.
- Coût : Un tribunal international reviendrait au minimum plusieurs centaines de millions de dollars. À titre d’exemple, l’Iraq réclame 2 milliards de dollars à la communauté internationale pour juger les jihadistes qu’il détient.
- Limitation de compétence : Au moins 17 États —dont plusieurs participaient à la réunion— ont armé Daesh, tandis que d’autres l’ont laissé commettre des crimes (comme le génocide des kurdes yazidis) alors que leur armée était présente sur place.

Selon un participant à cette réunion, des États qui participaient à cette réunion entendent faire durer les concertations préalables et ne jamais aboutir.

Les inénarrables difficultés sont déjà visibles à propos du rapatriement des enfants des jihadistes européens. La Suède et la Norvège sont parvenues à un accord avec le Rojava, État kurde qu’elles ne reconnaissent pas. Tandis que deux autres États traitent directement et en secret avec Damas qu’ils accusent pourtant publiquement de toutes sortes de crimes. Tous les autres États ont abandonné les enfants de leurs ressortissants.

Sur la réalité de Daesh, lire : Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, Thierry Meyssan, Demi-Lune (2017).

https://www.voltairenet.org/article206669.html

Mueller parie, et botte en touche au Congrès, sur les accusations d’obstruction à la justice

Mueller parie, et botte en touche au Congrès, sur les accusations d’obstruction à la justice


Toute tentative de destitution nuirait aux démocrates


Par Moon of Alabama − Le 29 mai 2019

2015-05-21_11h17_05Le conseil spécial Robert Mueller a clos aujourd’hui son enquête sur la collusion présumée du bureau de campagne de Trump avec la Russie et l’ingérence présumée de cette dernière dans les élections de 2016.

Mueller n’a rien dit qui aille au-delà de son rapport déjà publié. Mais il a souligné que son rapport n’exonérait pas Trump des charges d’entrave au cours de l’enquête :

"Si nous étions sûr que le président n'a clairement pas commis de crime, nous l'aurions dit."

et

"Accuser le Président d'un crime... n'était pas une option envisageable."

C’est une tradition légale qui est dans tous les esprits au ministère de la Justice que celui-ci – en tant que membre de l’exécutif – ne peut pas inculper un président en exercice pour un crime. La seule entité qui puisse le faire est le Congrès par le biais d’un processus de destitution. Mueller devait suivre cette tradition. Il a maintenant laissé la question au Congrès.

Même avant la déclaration de Mueller, certains démocrates soutenaient fermement qu’un tel processus de destitution était justifié. La déclaration faite aujourd’hui par M. Mueller sera considérée comme un soutien à ce processus.

La chef du parti démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi, a jusqu’à présent refusé de faire une telle démarche. Elle craint qu’un processus de destitution ne fasse qu’aider Trump au cours de la prochaine campagne électorale. Il essaiera certainement de bloquer le processus. Il jouera la victime et diabolisera les Démocrates. Le bruit médiatique entourant un processus de destitution, pendant la campagne, étoufferait également toute autre question politique que les Démocrates pourraient vouloir mettre en lumière. Ce fut déjà le cas avec le Russiagate au cours des deux dernières années et demie. Ça n’a pas aidé les choses.

Mais il y a aussi des arguments selon lesquels un processus de destitution pourrait nuire à Trump et augmenter les chances qu’il perde les élections de 2020. Le professeur Alan Lichtman, qui a correctement prédit toutes les élections présidentielles depuis 1984, utilise 13 déclarations vrai/faux pour juger si le candidat du parti sortant sera élu. Sa prédiction actuelle :

"Trump l'emportera à nouveau en 2020, à moins que six des 13 facteurs clés ne se retournent contre lui. Je n'ai pas encore de verdict définitif car beaucoup de choses pourraient changer au cours de l'année prochaine. Actuellement, le président n'a perdu que trois éléments clés : le recul des Républicains aux élections de mi-mandat, l'absence de succès en politique étrangère et une attirance limitée du président auprès des électeurs."

L’un des facteurs clés de Lichtman est le neuvième, un scandale, mais l’administration en place n’est pas entachée d’un scandale majeur.

Lichtman pense qu’un processus de destitution serait négatif pour Trump :

"Les Démocrates ont fondamentalement tort en ce qui concerne la politique de destitution et leurs perspectives de victoire en 2020. Une destitution et un procès subséquent coûteraient au président une quatrième clé cruciale - la clé du scandale - tout comme cette clé a coûté aux Démocrates en 2000. L'acte d'accusation et un procès l'exposeraient également à perdre une autre clé en encourageant une contestation sérieuse en cas de nouvelle réélection. D'autres facteurs négatifs potentiels sont l'émergence d'un challenger démocrate charismatique, un défi important lancé par un tiers, un désastre en politique étrangère ou une récession en période électorale. Sans destitution, cependant, les perspectives Démocrates sont sombres."

Je ne suis pas d’accord avec ce point de vue. Même avec la destitution et une nomination pouvant défier Trump, il gagnerait encore probablement l’élection.

Il n’y a pas de Démocrate charismatique en vue pouvant l’affronter. Biden, Sanders et Warren sont actuellement en tête dans les sondages pour les primaires. Aucun d’eux ne peut rivaliser avec la popularité de Trump. Malgré le Russiagate, il a toujours un taux d’approbation de 41%, ce qui est assez élevé pour une présidence à mi-parcours.

Trump est également un maître dans l’art de jouer avec les médias. Il trouverait sûrement des moyens de transformer le cirque entourant toute destitution à son avantage. Ses arguments seraient très simples :

Si j'avais vraiment voulu, en tant que votre président tout puissant, faire obstruction à l'enquête, j'y serais arrivé.

ou

Pourquoi aurais-je fait obstruction à une enquête qui, j'en étais sûr, allait m’innocenter ; ce qui fut clairement le cas.

Trump transformerait le processus de destitution d’un scandale à son sujet en un scandale pour les Démocrates.

Avec ou sans destitution, les Démocrates ont peu de chances de remporter la présidence. Ils devraient se concentrer sur le maintien de leur majorité à la Chambre et sur l’obtention d’un plus grand nombre de sièges au Sénat. Une destitution serait de toute façon infructueuse parce que les Républicains dominent le Sénat et rejetteront toute accusation de destitution qui pourrait être adoptée par la Chambre.

Les Démocrates ne peuvent remporter les élections de 2020 que s’ils disposent d’un atout politique vraiment fort et soutenu par une large majorité de la population. « L’assurance-maladie pour tous » est un tel atoutLes soins de santé sont le principal enjeu pour les électeurs américains. Environ deux tiers d’entre eux sont favorables à une assurance maladie universelle gérée par le gouvernement qui couvrirait les problèmes de santé de base et les cas catastrophiques. En plus de cela, on pourrait acheter une assurance privée pour les cas plus bénins.

Mais une partie importante de la direction du parti Démocrate est contre un tel système. Ils craignent pour les dons importants et autres pots-de-vin que leur verse l’industrie pharmaceutique et de la santé.

Lors des élections de mi-mandat, Gallup a interrogé les électeurs sur leurs principales préoccupations politiques. Malgré deux années de bruit médiatique important, le Russiagate est le sujet qu’ils ont le moins cité. Un processus de destitution susciterait également beaucoup d’attention dans les médias, mais n’aurait que peu d’importance pour les vrais problèmes auxquels les électeurs s’intéressent. Cela étoufferait les messages politiques que les Démocrates doivent envoyer.

Faire de la publicité pour le Russiagate était déjà une erreur. Les électeurs s’en sont moqué. Poursuivre par des menaces de destitution pour une vague obstruction à la justice serait probablement pire.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

PALESTINE : QUAND LA JUSTICE FRANCAISE CAUTIONNE LA CENSURE DU CRIF…

Observatoire Géostratégique

numéro 231 / 20 mai 2019

PALESTINE : QUAND LA JUSTICE FRANCAISE CAUTIONNE LA CENSURE DU CRIF…

Le ministère français de la Justice a dépensé beaucoup d’argent pour doter Paris d’un tribunal moderne. C’est tant mieux. Reste à trouver des sous pour rénover les prisons, mais là, les crédits restent à l’ombre. Il serait bien aussi, et le poste n’est pas onéreux, que la place Vendôme dote son administration d’un service médical efficace. En effet, le vendredi 17 mai, alors qu’elle tenait l’estrade de la XVIIème Chambre correctionnelle, la présidente n’a cessé de bailler, ce qui nous inquiète ; car sûrement maladif.

Il faut dire, en cet après-midi, que l’os que devait gober la bailleuse n’était pas mince. La Thémis justice devait trancher entre le CRIF et Médecins Sans Frontières (MSF). Un cas de figure que tout magistrat, même jeune issu de l’école de Bordeaux, sait qu’il y a des coups à recevoir. Mais pourquoi donc, en un combat incertain, se retrouvaient au prétoire un groupe communautariste et religieux, baptisé CRIF, et une ONG qui veut sauver la misère du monde ?

Début décembre 2015, MSF organise à la « Maison des Métallos » à Paris une exposition qui veut recréer l’image et l’ambiance d’une rue palestinienne. Le décor est issu de photos, de vidéos et d’une bande son, le tout enregistré sur place. L’entrée de la rue est encadrée par un portique, emprunté à Naplouse, et qui soutien de courts textes en arabe et les portraits de jeunes hommes morts dans leur engagement pour la libération de la Palestine. Il y a quelques mois Anne Hidalgo avait affligé la capitale d’un « Tel Aviv sur Seine », là, modeste et dans son coin Métallo, nous avions une ruelle de Palestine. Une exposition capable de transmettre au visiteur la dureté qu’il y a à survivre dans une terre occupée.

Mais le CRIF, comme Netanyahou et son gang, a depuis longtemps rayé le mot Palestine de son lexique. On ne parle plus que « Judée et Samarie », un royaume inspiré de la Bible qui, pour ceux-là, est un livre d’histoire plus crédible que les ouvrages de Shlomo Sand. Roger Cukierman, alors président du CRIF en 2015, écrit donc à MSF pour se plaindre de cette exposition, celle montrant une injustice centenaire, et qui pourrait convaincre qu’il y a des naufragés là-bas. Survivants des décombres de notre histoire occidentale, et qui pourrissent, en morts vivants. Outre une lettre au responsable de MSF, Cukierman écrit bien sûr à Anne Hidalgo, elle-même se rêvant en membre du CRIF : « Stoppons cette exposition infâme ».

Rendant son indignation publique, le CRIF publie des propos de son président sur son site Internet. On apprend alors que « Cette exposition est une incitation à la haine et une apologie du terrorisme ». Pas rien ! Pas grave pour la vérité, elle rompue au viol, mais grave pour MSF, ONG Prix Nobel de la Paix, association d’entraide médicale partout dans le monde où personne ne veut, ou ne peut aller.

Mais où le « choqué » Cukierman a-t-il lu une telle intention dans l’expo des « french doctors » ? Dans le portique. L’arc de triomphe, qui est celui de la mort, et qui porte des photos de martyrs et un sigle, celui du FPLP. Vous ne suivez pas ? Dans la tête du président du CRIF, un martyr est forcément un kamikaze qui s’est fait exploser au sein d’une crèche, forcément. Et le FPLP, Cukierman le carillonne, est « reconnu comme organisation terroriste par l’Union Européenne ». Voilà donc pourquoi, en donnant aux visiteurs la réalité d’une rue de Palestine, MSF s’est rendue complice : « d’incitation à la haine et d’apologie du terrorisme ». Je sais qu’à froid, pour un lecteur non entraîné aux loopings du CRIF, c’est difficile à comprendre. Choquée elle aussi, l’ONG dépose une plainte contre la Cukierman. Et c’était le débat qui se tenait devant la XVIIème sous la bouche bée de la présidente.

Ce n’est pas la première fois que le CRIF, par la menace, tente d’interrompre une exposition parisienne évoquant la Palestine. Déjà en 2013, alors que le musée du Jeu de Paume affichait les magnifiques photos d’Ahlma Shibli, une artiste ayant exposé partout dans l’univers et sans difficulté, le CRIF avait sonné la charge. Et d’aucun l’avait pris au mot puisque le musée a été contraint d’engager des gorilles et d’affronter une alerte à la bombe.

Dans la nouvelle XVIIème Chambre, aux allures de funérarium, les quelques spectateurs ont vite compris que le sort de MSF était scellé d’entrée et le CRIF vainqueur. Un CRIF dont on se demande pourquoi il a fait les frais d’un avocat puisque les assesseurs de la dame présidente – se désaltérant souvent dans gourde verte -, on fait un sacré boulot : les témoins de MSF ont été passés aux questions.

De tout ce moment de chaos, assez triste, cette justice qui comme les orchestres aime les exécutions capitales, il a été possible d’entendre des choses surprenantes. Heureusement que le malheureux Montfort, président historique de la XVIIème, n’était pas là pour enregistrer le niveau zéro des débats. « Alors martyrs qu’est ce ça veut dire… gnagnagna ? ». « Alors le FPLP classé terroriste par l’Europe ? Ça vous dit quoi ?  Des très méchants, non ? ».

Majed Nehmé (directeur d’Afrique-Asie), témoin dans le débat, et pris là comme dans une séquence de la Caméra Invisible n’en croyait pas ces yeux : « Martyr, c’est aussi un mot des chrétiens, je crois. A Beyrouth la place de Martyrs ne commémore-t-elle pas la résistance contre l’empire Ottoman. C’est ainsi. Dans cette région du monde quand un être perd la vie dans un combat contre l’oppresseur, même un bébé tué par une bombe, c’est un martyr ».

Déchiffrant les slogans du portique terroriste, Majed Nehmé y lit une sourate et l’identité d’un combattant qui n’a rien d’un kamikaze mais tout d’un garçon exécuté chez lui de 72 balles par l’armée israélienne. A propos du FPLP, notre expert aurait pu ajouter que la DST allemande n’a rien vu d’interdit à ce qu’un militant de ce parti palestinien se porte candidat au Bundestag !

Cette vérité il fallait la noyer. Elle l’a été dans un incroyable bain au cours duquel, pour vous indiquer le niveau, le cheikh Qaradawi, ce dingo égyptien qui prêche sur Al Jazeera depuis Doha, était « le chef, le donneur d’ordres, de la révolte palestinienne ». Tandis qu’à quatre pattes sous les bancs nous cherchions à savoir si des terroristes palestiniens ne s’étaient pas introduits dans le prétoire.

Après cet enfilage de sottises, que pouvait faire William Bourdon, l’avocat de MSF qui se retrouvait cloué au mur « terroriste, apologiste et haineux » ? Ce qu’il pouvait et c’était beaucoup. Remettant la folie du jour et le débat sur le chemin de la liberté, il a tenté de convaincre que ne pas condamner la CRIF en diffamation, c’était dire oui à la censure, oui à l’interdiction de toute exposition œuvre, propos qui défrise le CRIF. Drôle de dérive que celle de cette association communautaire née dans le meilleur de la Résistance, celle de la MOI, pour finir comme bras armé de Netanyahou. Et Bourdon a rappelé – avec beaucoup de courage – que « le CRIF d’aujourd’hui ne représentait pas tous les juifs de France, mais les plus réactionnaires ».

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Cause toujours, argumente avec du cœur et de l’intelligence, de l’histoire… Ici on s’en fout. La substitute de procureur, qui n’a pas posé une question pendant huit heures, mais beaucoup tapé sur son ordinateur (des dix doigts) durant l’audience, se lève. Même si l’éloquence n’est pas sa discipline, on comprend que le CRIF a gagné : qualifier MSF « d’incitation à la haine et d’apologie du terrorisme n’a rien de diffamatoire ». Justice est faite !

Etienne Pellot
20 mai 2019

PALESTINE : QUAND LA JUSTICE FRANCAISE CAUTIONNE LA CENSURE DU CRIF…

La CIA attaque Assange en justice pour empêcher d’autres fuites

La CIA attaque Assange en justice pour empêcher d’autres fuites


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 13 avril 2019

Après l’arrestation de Julian Assange par la police britannique et le dévoilement de l’acte d’accusation américain, la question qui se pose est de savoir pourquoi les États-Unis agissent ainsi et pourquoi maintenant.

L’acte d’accusation allègue qu’Assange a « conspiré » avec Chelsea Manning en l’aidant dans sa tentative de trouver un mot de passe pour un compte qui lui aurait permis de dissimuler son vol de documents américains. Glenn Greenwald affirme que l’affaire est assez mince et constitue clairement une atteinte à la liberté de la presse. Qu’un journaliste, ou un éditeur, aide une source à dissimuler son identité fait partie du métier.

L’administration Obama, pourtant pour peu connue pour sa réticence à poursuivre les lanceurs d’alerte, avait déjà examiné le cas de « conspiration » et avait décidé de ne pas engager de poursuites.

Il est donc probable que l’affaire, telle qu’elle est maintenant scellée, n’est qu’un prétexte pour extrader Assange de Grande-Bretagne. Le but réel ne sera connu que si Assange est entre les mains des États-Unis.

Le journaliste de la sécurité nationale William Arkin, qui a quitté NBC News à cause de son bellicisme, a probablement raison lorsqu’il écrit que l’enjeu derrière tout cela est la publication par Wikileaks des outils de piratage de la CIA connus sous le nom de Vault 7.

Bien que la publication des fichiers Vault 7 ait été peu couverte par les médias, cela a sérieusement endommagé les capacités de la CIA. Arkin a écrit le 11 avril au sujet de Vault 7. Le Guardian et le Daily Beast se sont vus proposer les fichiers mais ont refusé de le publier :

La procédure judiciaire américaine, qui a complètement changé en mars 2017, est basée sur la publication, par WikiLeaks, des documents dits Vault 7, un ensemble complet de secrets sur le cyberespionnage de la CIA.

Vault 7 a été éclipsé par le scandale naissant de collusion entre la nouvelle administration Trump et la Russie, mais les 10 000 documents - environ - de la CIA que WikiLeaks a commencé à publier en mars constitue une violation sans précédent, largement plus dommageable que tout ce que ce site Web anti-secret a jamais fait, selon de nombreux responsables américains.

« Il y a eu de sérieuses alertes - y compris celles de Manning et Snowden - mais jusqu'en 2017, personne n'avait jeté le gant à l'Agence depuis des décennies », a déclaré un haut responsable des services de renseignement impliqué directement dans l'évaluation des dommages.

« Vient alors Vault 7, la quasi-totalité des archives de la cellule de piratage informatique de la CIA », explique le responsable. « La CIA a piqué une crise après la fuite. » Le responsable fait référence à une organisation peu connue de la CIA, le Center for Cyber ​​Intelligence, un équivalent obscur de la National Security Agency, qui dirige et supervise les efforts de piratage secrets menés par le gouvernement des États-Unis.

Wikileaks a acquis les fichiers Vault 7 à la fin de 2016 ou au début de 2017. En janvier 2017, l’avocat de Julian Assange a tenté de conclure un accord avec le gouvernement des États-Unis. Assange s’abstiendrait de publier certains contenus critiques des fichiers de Vault 7 en échange d’une immunité limitée et d’un canal de communication sûr avec les autorités américaines. L’un des problèmes à aborder était la recherche de l’origine des fichiers DNC publiés par Wikileaks. Des responsables américains du camp anti-Trump ont affirmé que la Russie avait piraté les serveurs de la DNC. Assange a toujours dit que la Russie n’était pas la source des fichiers publiés. Il a apporté des preuves techniques pour le montrer.

Le 23 mars 2017, Wikileaks  a publié des fichiers de Vault 7 d’un intérêt mineur.

Le ministère de la Justice US voulait un accord et a fait une offre à Assange. Mais l’intervention de Comey, alors directeur du FBI, l’a sabotée :

« Plusieurs sources me disent que l’équipe du contre-espionnage du FBI était au courant de la stratégie du ministère de la Justice et s’y était ralliée, mais ne pouvait expliquer ce qui avait motivé Comey à envoyer un message différent à propos des négociations ... »

Avec l’accord apparemment mal parti, Wikileaks a publié deux fichiers de Vault 7  : « Marble Framework » et « Grasshopper ». Ces logiciels de la CIA changeaient systématiquement l’origine du piratage pour lui donner un aspect russe ou iranien en insérant des chaînes de caractères en langue étrangère dans leur code source. La publication a prouvé que l’attribution, par la DNC, du vol et d’autres piratages à la Russie était un non-sens. La publication de ces fichiers a mis fin à toutes les négociations :

Le 7 avril 2017, Assange a publié des documents contenant des informations sur certains des logiciels malveillants de la CIA utilisés pour les cyber-attaques. Cela a eu un impact immédiat : le gouvernement américain, furieux, s'est retiré des négociations et le directeur de la CIA de l'époque, Mike Pompeo, a critiqué WikiLeaks en le qualifiant de « service de renseignement hostile ».

Un certain Joshua Schulte, le responsable présumé des fichier de Vault 7, est en détention aux États-Unis mais n’a toujours pas été présenté à un tribunal. Il est probable que les États-Unis veulent lui proposer un marché s’il acceptait de témoigner contre Assange.

Dans un autre article, Arkin développe sa première opinion en plaçant l’affaire dans un contexte plus large :

Quelques mois auparavant, Edward Snowden et un groupe appelé Shadow Brokers avaient annoncé des fuites massives. Compte tenu de la notoriété acquise par WikiLeaks, Vault 7 a été la goutte qui a fait déborder le vase pour le gouvernement. Non seulement c'était une expérience sans précédent de piratage de la CIA, organisation qui échappait à toute faille de ce type depuis les années 1970, mais elle montrait que tous les efforts déployés par le gouvernement américain après Chelsea Manning et Edward Snowden n’avaient pas réussi à dissuader, ni à attraper, les « pirates du millénaire ».

L’attaque contre Assange ne vise pas uniquement la vengeance, bien que celle-ci en fasse partie. L’objectif plus large est d’arrêter les fuites :

La pensée des responsables gouvernementaux - actuels et anciens - auxquels j'ai parlé, est de fermer WikiLeaks une fois pour toutes - ou du moins le séparer des médias traditionnels pour le rendre moins attractif en tant que source pour les secrets du gouvernement américain. Ce sera au moins un pas vers une plus grande sécurité intérieure.

Assange sera d’abord condamné en Grande-Bretagne pour n’avoir pas respecté les règles de la liberté sous caution. Il va écoper d’environ six mois de prison. Ce n’est qu’à partir de ce moment là que le combat juridique autour de l’extradition vers les États-Unis commencera. Cela peut prendre jusqu’à trois ans.

Le plus grand espoir d’Assange pour échapper à une extradition est un changement de gouvernement en Grande-Bretagne :

Jeremy Corbyn @jeremycorbyn - 19:34 utc - 11 avril 2019
 
Le gouvernement britannique devrait s'opposer à l'extradition de Julian Assange aux États-Unis pour avoir révélé des preuves d'atrocités en Irak et en Afghanistan.

Le temps nécessaire au traitement de l’affaire d’extradition devant les tribunaux britanniques et européens est probablement suffisamment long pour permettre aux travaillistes de remporter des élections générales. Avec Jeremy Corbyn, Assange serait probablement en sécurité. C’est une raison de plus pour l’establisment transatlantique de tout faire pour empêcher une victoire de Corbyn.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/jjla-cia-attaque-assange-en-justice-pour-empecher-dautres-fuites