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La procédure britannique fantoche contre Assange

La procédure britannique fantoche contre Assange


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 26 février 2020

La Grande-Bretagne tient actuellement un procès-spectacle obscène contre le fondateur de Wikileaks, Julian Assange. L’audience est destinée à se terminer par l’extradition d’Assange vers les États-Unis, ou sa mort. Aux États-Unis, il serait accusé de complot pour révélation de secrets et mis en prison pour le restant de ses jours.

Au fil des ans, Wikileaks a révélé des informations sur de nombreuses questions importantes. Comme l’a fait remarquer Patrick Cockburn : avec WikiLeaks, Julian Assange a fait ce que tous les journalistes devraient aspirer à faireWikileaks a fourni le matériel que ses sources ont révélé à leurs médias partenaires qui en ont profité, mais ont ensuite trahi Assange. Comme Kit Klarenberg l’a écrit il y a quelques jours : « Ils devraient être en prison », ou comment le Guardian et le New York Times ont «mis le pied à l’étrier» pour Julian Assange.

Ceux qui ne connaissent pas le faux dossier contre Julian Assange devraient lire cet entretien avec Nils Melzer, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, qui fournit un aperçu détaillé. De l’avis de Melzer, Assange, en tant qu’éditeur principal de Wikileaks, n’a commis aucun crime.

Melzer a également écrit sur sa page médium à propos de l’affaire :

  • Dévoiler la torture de Julian Assange
  • La Responsabilité de l’État dans la torture de Julian Assange. La fausse affaire de « viol » en Suède qui a été utilisé pour incarcérer Assange est également détaillée dans le livre de Marcello Ferrada de Noli : le cas géopolitique de la Suède contre Assange 2010-2019. Il peut être téléchargé gratuitement.

Le fait que l’affaire d’extradition en cours contre Assange est pourrie et qu’une mauvaise issue pour lui est probablement assurée peuvent être déduits des personnes à l’origine de la procédure en cours. Matt Kennard et Mark Curtis de Declassified UK ont fait des recherches :

  • RÉVÉLÉ : le magistrat en chef de l’affaire Assange a reçu des avantages financiers d’organisations secrètes partenaires du ministère britannique des Affaires étrangères
  • Le ministre britannique, qui a approuvé la demande de Trump d’extrader Assange, s’est entretenu lors de réunions américaines secrètes avec des personnes appelant à sa «neutralisation»

Craig Murray et Kevin Gosztola sont dans la salle d’audience pour surveiller la procédure. Gosztola tweete en direct – jour 1jour 2jour 3 – depuis le palais de justice de Woolwich à Londres et fournit des comptes rendus quotidiens sur Shadowproof.com :

  • La défense d’Assange détaille l’opération d’espionnage soutenue par la CIA, la politisation, par Trump, du ministère de la Justice.
  • Audience d’extradition d’Assage. La résistance du Grand jury de Chelsea Manning est un obstacle majeur pour les procureurs

L’ambassadeur Craig Murray publie des résumés quotidiens sur son site :

  • Your Man in the Public Gallery – Assange Hearing Day 1
  • Your Man in the Public Gallery – Assange Hearing Day 2
  • George Galloway a prononcé hier un discours sur les processus abstrus autour de l’audience. La vidéo de celui-ci est ici.

Certains espèrent que le tribunal britannique n’extradera pas mais libérera Assange. Malheureusement, cela semble actuellement peu probable. Mais l’affaire sera durement combattue, pendant plusieurs mois, et parfois de bonnes choses se produisent.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/la-procedure-britannique-fantoche-contre-assange

La crédibilité de la Cour européenne des droits de l’homme est en ruine après la révélation des liens des juges avec Soros


La crédibilité de la Cour européenne des droits de l’homme est en ruine après la révélation des liens des juges avec Soros

John Laughland

John LaughlandJohn Laughland, titulaire d’un doctorat en philosophie de l’Université d’Oxford et qui a enseigné dans les universités de Paris et de Rome, est historien et spécialiste des affaires internationales.25 févr.2020 15:54/ Updated 1 day agoObtenez une URL courte

La crédibilité de la Cour européenne des droits de l'homme est en ruine après la révélation des liens des juges avec Soros

George Soros, 08.06.2017 © Global Look Press / M. Popow

Suivez RT sur Une étude du Centre européen de droit et de justice de Strasbourg a révélé plusieurs conflits d’intérêts entre des juges de la Cour européenne des droits de l’homme et des ONG financées par George Soros.

Le Centre européen de droit et de justice est une ONG qui se présente souvent devant le tribunal pour faire campagne sur les questions sociales, familiales et religieuses. Je suis fier d’être inscrit comme chercheur à l’ECLJ, mais en réalité, je n’ai écrit qu’un seul article pour le site Web du centre et je ne reçois aucun salaire de celui-ci. Je n’ai joué aucun rôle dans la rédaction du rapport .

L’étude a révélé que, sur les 100 juges qui ont siégé au siège de la Cour européenne des droits de l’homme au cours de la période 2009-2019, près d’un quart (22) ont des liens étroits avec l’Open Society Foundation de George Soros ou avec des ONG. comme Amnesty International et d’autres qui sont financés par elle. Human Rights Watch, par exemple, a reçu 100 millions de dollars de l’Open Society Foundation depuis 2010.

Certaines ONG reçoivent tellement de leur budget de Soros qu’elles sont en fait des filiales à part entière de sa fondation.

Les liens entre les juges et les ONG sont importants. Ils comprennent travailler pendant des années en tant que membres du conseil d’administration ou du conseil exécutif de ces ONG; avoir des postes d’enseignement dans des instituts financés par eux; être directeur de programmes salarié pour l’Open Society Foundation ou des ONG associées; et entreprendre pour eux d’autres formes de travail rémunéré. La liste complète de ces liens se trouve aux pages sept et huit du rapport .

Un bon exemple est celui du Bulgare Yonko Grozev qui, en tant que leader de l’Open Society Justice Initiative, a défendu l’affaire Pussy Riot contre la Russie en 2018 avant d’être élu juge à la Cour peu de temps après.

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La guerre du droit n’aura pas lieu

La guerre du droit n’aura pas lieu


Requiem pour la France, ancien État-nation


Par Valérie Bugault − Le 23 janvier 2020

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A l’heure où certains commencent en France à se lever face aux risques de « sanctions » que les lois extraterritoriales américaines font peser sur les entreprises « françaises », il faut être bien clair sur les sous-jacents de cette dérisoire rébellion.

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Cette « guerre du droit » qui émerge, tardivement, dans la conscience collective française n’aura pas lieu. En effet, depuis la décennie des années 1990, tout est, en France, mis en œuvre pour « anglo-saxonniser » le droit, c’est-à-dire pour faire disparaître tous les fondamentaux juridiques du droit continental traditionnel. Le Code civil, jusqu’alors qualifié de « droit commun » est, depuis cette époque, en voie de « modernisation » afin de le fusionner avec les principes commerçants, jusqu’alors et depuis l’avènement du Code de commerce de 1807, qualifiés de « dérogatoires ».

Ainsi, depuis les années 90, les « milieux autorisés » (universitaires, juridiques et politiques, tous metteurs en scènes des volontés économiques hégémoniques) sont partis en guerre contre le droit civil français afin de l’accommoder à la sauce anglo-américaine globaliste ; il s’agit, ni plus ni moins que de transformer les principes du droit civil en principes commercialistes. Il serait fastidieux d’énumérer toutes les « modifications-modernisations-simplifications » qui ont eu lieu depuis lors et qui concernent toutes les branches du droit (droit de la famille et des personnes, tant patrimonial que biologique, droit contractuel, droit des biens, droit des sociétés…), toutes ont pour point commun d’être motivées par la domination et l’accaparement des principaux propriétaires de capitaux. Plus précisément il s’agit, pour les dominants monétaro-économiques, de valider juridiquement – par le « droit » donc – leur accaparement définitif sur tous les biens tangibles alors que les valeurs financières immatérielles sont condamnées – par ceux-là mêmes qui les ont créées – à une très prochaine disparition.

La domination économique des principaux propriétaires de capitaux se transforme dès lors en domination juridique. Parmi la multitude d’application de ce phénomène, citons la transformation du « droit de propriété » en « droit de propriété économique », laquelle connaît actuellement un nouveau développement avec le projet de redéfinition du droit de propriété foncier. Nous pourrions également citer la mise en œuvre, en droit français des sociétés, de la théorie de l’Agence…

Ayant déjà longuement écrit sur la question, je ne reviendrai pas ici sur ce qu’il faut entendre par « droit anglo-saxon », rappelons simplement que le prétendu « droit » d’origine anglaise n’est que la mise en forme règlementaire de la domination des puissants sur les faibles et qu’il n’a en conséquence rien – strictement rien – à voir avec le concept juridique de « droit » tel que traditionnellement compris en France.

La France était encore, jusqu’à il y a peu, la flamboyante porte-voix du droit continental, lequel est en retour sa raison d’être, rappelons par exemple :

  • que la Chine désigne la France par un idéogramme signifiant « pays de la loi »,
  • que le Code civil a été le plus grand succès français à l’exportation.

Or c’est précisément le droit continental, dont la France a été l’interprète accomplie, qui est à l’origine de la « civilisation européenne ». Le « droit » anglais, qui s’est, à partir de 1531, développé en toute autonomie, n’a été qu’une coquille formelle dépourvue de sens civilisationnel ; ce droit anglais n’a jamais eu pour objectif de porter et développer les principes d’intégrité et de justice mais au contraire de développer l’emprise des puissances, devenues financières, sur la Société, c’est-à-dire sur les populations. Le « droit anglais » est en lui-même, depuis le XVIème siècle, porteur du concept juridique « d’esclavagisme ».

La France n’existe, c’est-à-dire n’a de justification politique historique, que dans sa vocation à développer le « droit » au sens civilisationnel que ce terme comporte. Or, depuis l’avènement en France :

  • du parlementarisme dit représentatif (Révolution Française),
  • de la Banque centrale (1800),
  • du virage compradore de ses élites financières au début des années 1920,
    de l’éviction par ses mêmes élites de De Gaulle (1969),
  • du virage compradore des « élites » politiques post-De Gaulle,

la France a d’elle-même consciencieusement renoncé à ses fondamentaux historique, c’est-à-dire qu’elle a volontairement renoncé à exister. Il ne faut donc pas s’étonner aujourd’hui de la volonté, ferme et définitive, des différents « gouverne-e-ment » français de faire disparaître l’entité politique française, en tant qu’État-nation, en la scindant et en la fusionnant dans le magma – dont la vocation est ab initio fédéraliste et globaliste – appelé « Union Européenne ». Cette Union Européenne n’est rien d’autre qu’une imposture institutionnelle chargée de valider politiquement la domination irrémédiable des puissances d’argent sur les populations. Elle est le premier pas institutionnel vers le Gouvernement Mondial. D’autres pas institutionnels existent, comme celui vers la création d’une monnaie mondiale dématérialisée contrôlée par les banquiers et leurs affidés…

Valérie Bugault

https://lesakerfrancophone.fr/la-guerre-du-droit-naura-pas-lieu

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Israël : Benjamin Netanyahou mis en examen pour corruption, fraude et abus de confiance 21 nov. 2019, 18:55

Israël : Benjamin Netanyahou mis en examen pour corruption, fraude et abus de confiance 21 nov. 2019, 18:55 Le procureur général d’Israël a décidé de mettre en examen le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour corruption, fraude et abus de confiance dans différentes affaires, a annoncé le ministère de la Justice. «Le procureur général Avichaï Mandelblit a décidé d’inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahou pour corruption, fraude et abus de confiance dans l’affaire 4000», a fait savoir le ministère dans un communiqué le 21 novembre. Le procureur général d’Israël a ainsi mis en examen Benjamin Netanyahou. Lire aussi Israël : Netanyahou renonce à former un gouvernement Dans cette «affaire 4000», aussi appelée dossier «Bezeq», du nom d’un groupe israélien de télécoms, la justice soupçonne Benjamin Netanyahou d’avoir accordé des faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron de Bezeq en échange d’une couverture médiatique favorable d’un des médias de ce groupe, le site Walla. Le procureur général a aussi décidé de mettre en examen Benjamin Netanyahou pour «fraude et abus de confiance» dans les deux autres dossiers sur lesquels il devait se prononcer, soit les affaires «1000», dans laquelle le Premier ministre est soupçonné d’avoir reçu de luxueux cadeaux de la part de richissimes personnalités, et «2000», dans laquelle le chef du gouvernement aurait tenté de s’assurer une couverture favorable dans le plus grand quotidien du pays. Benjamin Netanyahou, le plus pérenne des Premiers ministres de l’histoire d’Israël, devient aussi le premier chef de gouvernement de l’histoire de ce pays à être mis en examen alors qu’il est toujours en fonction. Cette décision du procureur général pourrait avoir d’importantes conséquences politiques alors que les députés israéliens ont maintenant trois semaines pour trouver un Premier ministre qui a le soutien d’au moins 61 d’entre eux  (sur 120). La mise en examen de Benjamin Netanyahou pourrait minimiser ses chances de rallier sur son nom certains députés de la Knesset, le Parlement israélien. Un jour très triste pour Israël Selon la loi israélienne, Benjamin Netanyahou peut demeurer Premier ministre malgré cette mise en examen mais il ne peut pas devenir simple ministre dans un éventuel gouvernement de coalition. Après l’échec de Benjamin Netanyahou et Benny Gantz à former un gouvernement, le président Reuven Rivlin a chargé le 21 novembre le Parlement de trouver un Premier ministre pour sortir Israël d’une impasse politique unique dans son histoire et éviter la tenue d’un troisième scrutin législatif en moins d’un an, après ceux d’avril et de septembre. Pour «la première fois de l’histoire d’Israël» selon le président, aucun candidat n’a été en mesure de former un gouvernement à l’issue de législatives, celles du 17 septembre, qui se sont soldées sur une quasi-égalité entre les deux prétendants. Après cette mise en examen, Benny Gantz a pour sa part réagi en confessant qu’il s’agissait d’«un jour très triste pour Israël». Détails à suivre… Lire aussi : Israël : Gantz échoue à former un gouvernement, nouvelles législatives en vue International Raconter l’actualité

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/68188-israel-benjamin-netanyahou-mis-examen-corruption-fraude-abus-confiance?utm_source=browser&utm_medium=push_notifications&utm_campaign=push_notifications

http://Israël : Benjamin Netanyahou mis en examen pour corruption, fraude et abus de confiance 21 nov. 2019, 18:55

Un radicalisé surveillait les geôles du TGI de Paris

Un radicalisé surveillait les geôles du TGI de Paris:

INFO LE FIGARO – C’est le procureur de Paris, Rémy Heitz, qui a demandé son exfiltration immédiate.

Panique au Tribunal de Grande instance de Paris. En urgence, le parquet a demandé l’exfiltration immédiate d’un premier surveillant de prison, connu pour sa radicalisation, qui officiait depuis quelques mois au dépôt du Palais de Justice de Paris.
Les sous-sols de ce dernier abritent 250 geôles dont une centaine au sein de la «Souricière». Cette partie de la détention reçoit tous les jours les détenus extraits de leur prison et sur le point d’être jugés. C’est là que ce personnel de
la pénitentiaire avait été affecté. De quoi faire froid dans le dos.

À lire aussi :

Terrorisme: le TGI de Paris se spécialise

La direction interrégionale de l’administration pénitentiaire a confirmé le signalement et discrètement muté l’agent dans des services administratifs «sans lien direct et habituel avec des personnes détenues». Il aurait fait l’objet d’une surveillance
du renseignement pénitentiaire bien avant sa nomination au TGI de Paris.

De son côté, le procureur de Paris, Rémy Heitz, aurait demandé aux différents
services du tribunal une attention accrue sur ces dérives et exigé un criblage plus serré sur le recrutement et les profils des agents amenés à travailler au tribunal. Aujourd’hui, entre magistrats, fonctionnaires et agents affectés à différentes
tâches, 2 000 personnes travaillent dans cet immeuble de grande hauteur pour lequel la sécurité est un enjeu majeur.

Originalement publié sur Tumblr: https://ift.tt/33rfra6

https://eldorhaan.wordpress.com/2019/11/07/un-radicalise-surveillait-les-geoles-du-tgi-de-paris/https://eldorhaan.wordpress.com/2019/11/07/un-radicalise-surveillait-les-geoles-du-tgi-de-paris/

L’affaire Biden en Ukraine …

L’affaire Biden en Ukraine …

… Une chronologie des interventions de Joe Biden contre le procureur général de l’Ukraine


2015-05-21_11h17_05

Par Moon of Alabama − Le 5 novembre 2019

Cet article est un fil rouge destiné à être mis à jour lorsque de nouveaux détails apparaîtront.

Le Washington Post a fourni un calendrier de l’intervention, en 2015 et 2016, du vice-président de l’époque, Joe Biden, contre le procureur général de l’Ukraine, Viktor Shokin. Shokin enquêtait sur Mykola Zlochevsky, le propriétaire de la société gazière Burisma Holdings, qui avait versé au moins 50 000 dollars par mois au fils de Joe Biden, Hunter Biden.

Nous avons utilisé cette chronologie pour montrer que l’intervention de Biden avait atteint son apogée peu après que le procureur a confisqué les maisons de Zlochevsky.

Un nouveau rapport de John Solomon, basé sur des courriels publiés par le Département d’État, corrobore les soupçons selon lesquels Joe Biden et d’autres personnes seraient intervenus contre Shokin au nom de Burisma et à la demande de son fils :

Des mémos récents on annoncé que Hunter Biden et ses collègues du groupe gazier ukrainien ont eu de nombreux contacts avec le département d’État d'Obama au cours du cycle électoral de 2016, dont un à peine un mois avant que le vice-président Joe Biden oblige l’Ukraine à limoger le procureur qui enquêtait sur la corruption de son fils.
 
Au cours de ce contact de février 2016, un représentant américain de Burisma Holdings a demandé une réunion avec la sous-secrétaire d'État Catherine A. Novelli pour discuter de la fin des allégations de corruption à l'encontre de la société ukrainienne dont Hunter Biden était membre du conseil d'administration, selon des mémos obtenus en vertu de la loi Freedom of Information Act.

Trois semaines à peine avant l’intervention de Burisma auprès du Département d'État, les autorités ukrainiennes ont fait une descente au domicile de l’oligarque propriétaire de la firme gazière et de Hunter Biden, signalant que la longue enquête en cours sur la corruption s’intensifiait au beau milieu de l’élection présidentielle américaine.

Solomon fait référence au même rapport Interfax-Ukraine sur l’action du procureur contre le propriétaire de Burisma, Zlochevsky, que nous avons utilisé pour appuyer notre cause contre Biden. Jusqu’à présent, d’autres médias ont ignoré ce rapport et plusieurs ont prétendu à tort que l’affaire contre Burisma était « en sommeil » lorsque Biden est intervenu pour faire renvoyer le procureur général.

Vous trouverez ci-dessous un calendrier intégré qui combine celui fourni par le Washington Post avec les nouvelles dates figurant dans les rapports de Solomon et d’autres sources. Il est conçu comme une référence de travail pouvant être mise à jour lorsque de nouveaux détails apparaîtront.

Juil 2010 - Avr 2012, Mykola Zlochevsky dirige le ministère de l'Écologie et des Ressources naturelles en Ukraine. Plusieurs sociétés pétrolières et gazières appartenant à Zlochevsky reçoivent des permis de forage spéciaux lucratifs.
23 février 2014, Le coup d'État du "changement de régime" de Maidan renverse le gouvernement élu de l'Ukraine.
Mars 2014, L'UE bloque les fonds de plusieurs oligarques ukrainiens, dont celui de Zlochevsky. RFERL
11 mars 2014, La Grande-Bretagne bloque le transfert de 23 millions de dollars détenus par les sociétés de Mykola Zlochevsky et ouvre une enquête à son encontre. The Guardian
Printemps 2014, Burisma engage Devon Archer et Hunter Biden comme membres de son conseil d'administration. Archer et Biden possèdent ensemble une société appelée Rosemont Seneca Partners. The Guardian
Mai 2014, Rosemont Seneca Partners commence à recevoir des chèques mensuels de 166 000 $ de Burisma. JS
24 novembre 2014, RFERL, organe gouvernemental américain, publie un reportage vidéo montrant l'un des palais de Zlochevsky, près de Kiev. Il note la connexion avec Hunter Biden. RFERL
2 déc. 2014, Un procureur ukrainien inconnu écrit une lettre disant que Zlochevsky n'est pas soupçonné. The Guardian
Fin 2014, Zlochevsky figure sur la liste des personnes les plus recherchées par l'Ukraine pour crimes économiques allégués. RFERL
Fin 2014, Zlochevsky quitte l'Ukraine. Interfax
21 janvier 2015, Se référant à la lettre du procureur ukrainien inconnu, un tribunal britannique a ordonné la clôture du dossier britannique contre Zlochevsky et la levée des 23 millions de dollars. The Guardian
10 février 2015, Victor Shokin nommé procureur général de l'Ukraine. Interfax
Mars 2015, L'UE lève le blocage des fonds de plusieurs oligarques ukrainiens, dont Zlochevsky. RFERL
27 mai 2015, Hunter Biden rencontre le secrétaire d'État adjoint de l'époque, Tony Blinken, un ancien conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, promu au deuxième rang du Département d'État sous John Kerry. JS
22 juillet 2015, Hunter Biden rencontre à nouveau le n°2 du département d'État, Tony Blinken. JS
31 juillet 2015, Le procureur général de l'Ukraine émet un mandat d'arrêt contre Zlochevsky. RFERL
Sep 2015, se référant à l'affaire britannique clôturée, l'ambassadeur US en Ukraine, Geoffrey Pyatt, a prononcé un discours dans lequel il a exhorté les procureurs ukrainiens à lutter davantage contre la corruption. The Guardian
8 oct. 2015, Victoria Nuland, alors secrétaire d'État adjointe aux Affaires européennes, témoigne au Congrès : «Le bureau du procureur général doit être restauré en tant qu'institution servant les citoyens ukrainiens plutôt que de les arnaquer.» WaPo
17 octobre 2015, Shokin annonce une enquête conjointe avec la Grande-Bretagne sur l'affaire Zlochevsky. Interfax
7 décembre 2015, Joe Biden tient une conférence de presse à Kiev et annonce 190 millions de dollars pour «lutter contre la corruption dans les forces de l'ordre et réformer le secteur de la justice». WaPo
7/8 décembre 2015, Selon son conseiller en matière de sécurité nationale à l'époque, Colin Kahl, le vice-président Biden refuse d'annoncer une garantie de prêt d'un milliard de dollars que l'Ukraine était censée recevoir. WaPo
8 décembre 2015, Joe Biden prend la parole devant le parlement ukrainien et dénonce le «cancer de la corruption» dans le pays. «Le bureau du procureur général a désespérément besoin d'une réforme», a-t-il noté. WaPo
Fin 2015, Shokin confie l'affaire Zlochevsky au Bureau national de lutte contre la corruption en Ukraine (NABU) soutenu par les États-Unis. Interfax
20 janvier 2016, Biden rencontre Porochenko à Davos, en Suisse, où il a également insisté sur «la nécessité de continuer à faire avancer le programme de lutte contre la corruption en Ukraine», selon un communiqué de la Maison Blanche. Kahl a déclaré que Biden, lors de cette réunion, avait insisté sur le lien entre la garantie de prêt et les réformes nécessaires. WaPo
2 février 2016, Shokin confisque plusieurs grandes propriétés et une Rolls-Royce Phantom appartenant à Zlochevsky. Interfax
4 février 2016, Première annonce publique de la confiscation des biens de Zlochevsky. Interfax
4 février 2016, Hunter Biden commence à suivre le secrétaire d'État adjoint Tony Blinken sur Twitter. JS
12 février 2016, Biden s'entretient avec Porochenko par téléphone. "Les deux dirigeants sont convenus de l'importance de l'unité des forces politiques ukrainiennes pour passer rapidement des réformes conformes aux engagements de son programme au FMI, y compris des mesures visant à éliminer la corruption", a déclaré la Maison Blanche. WaPo
16 février 2016, Le président ukrainien, Petro Porochenko, a déclaré qu'il avait conseillé à Shokin de démissionner. Interfax
16 février 2016, Porochenko a annoncé qu'il avait demandé à Shokin de démissionner. WaPo
17 février 2016, Shokin part en congé payé. Interfax
18 février 2016, Un autre appel a lieu entre Biden et Porochenko. WaPo
19 février 2016, Le secrétaire de presse présidentiel Sviatoslav Tseholko a déclaré que la lettre de démission de Shokin était parvenue à l'administration présidentielle. Le même jour, Porochenko dépose une motion devant le Parlement pour révoquer Shokin. Interfax
19 février 2016, Porochenko annonce qu'il a reçu la lettre de démission de Shokin. Cela nécessitait encore l'approbation du Parlement et Shokin ne s'en allait pas tranquillement. WaPo
19 février 2016, Biden s'est entretenu séparément avec Porochenko et le Premier ministre Arseniy Yatsenyuk. WaPo
22/23 février 2016, Karen Tramontano de Blue Star Strategies, représentante américaine de Burisma Holdings, souhaite rencontrer le sous-secrétaire d'État de l'époque, Catherine A. Novelli, qui supervise les questions énergétiques internationales afin de mettre un terme aux accusations de corruption contre Burisma. JS
24 février 2016, Un échange de courrier électronique du Département d'État avec l'objet "Burisma" indique que Karen Tramontano a mentionné en particulier Hunter Biden alors qu'elle tentait d'obtenir une réunion. JS
1 mars 2016, Tramontano doit rencontrer Novelli et les responsables du département d’État s'activent pour obtenir des réponses à temps de l’ambassade américaine à Kiev. JS
2 mars 2016, Devon Archer, membre du conseil d’administration avec Hunter Biden chez Burisma, a rencontré le secrétaire d’État, John Kerry. Le beau-fils de la secrétaire de Kerry, Christopher Heinz, avait déjà été partenaire commercial de Archer et Hunter Biden dans la société d’investissement Rosemont Seneca. JS
3 mars 2016, Shokin est de retour au travail. Interfax
16 mars 2016, Des rapports ont révélé que Shokin était de retour au travail après avoir été en vacances. WaPo
22 mars 2016, Biden et Porochenko parlent à nouveau par téléphone. WaPo
29 mars 2016, le Parlement ukrainien, par 289 voix contre 6, approuve le renvoi de Shokin. WaPo
Non daté "Les alliés de M. Zlochevsky ont été soulagés par le limogeage de M. Shokin, le procureur dont l'expulsion avait été demandée par M. Biden, selon des sources proches des événements." NYT
31 mars 2016, Porochenko a rencontré Biden lors d'un voyage à Washington, et Biden a souligné que la garantie de prêt était subordonnée à de nouvelles réformes après le retrait de Shokin. WaPo
14 avril 2016, Biden et Porochenko ont une autre conversation. Biden félicite le président pour son nouveau cabinet et "a souligné l'urgence de mettre en place un nouveau procureur général." WaPo
12 mai 2016, Porochenko a nommé Yuriy Lutsenko au poste de nouveau procureur général. WaPo
13 mai 2016, Dans un appel téléphonique, Biden a déclaré à Porochenko qu'il se félicitait de la nomination de Loutsenko. WaPo
Non daté "Les représentants de M. Zlochevsky ont été ravis de ce choix, concluant qu’ils pouvaient travailler avec M. Loutsenko pour résoudre les problèmes juridiques de l’oligarque, selon les personnes familiarisées avec la situation." NYT
Juin 2016, Hunter Biden rejoint Zlochevsky lors d'un événement organisé par Burisma au Maroc. The Guardian
22 août 2016, Joe Biden raconte à Atlantic comment il a fait chanter  Porochenko pour obtenir le licenciement du "corrompu" Shokin . Atlantic
Sep 2016, L'Ukraine annule le mandat d'arrêt contre Zlochevsky et clôture l'affaire. The Guardian
12 janvier 2017, Le procureur ukrainien clôture l'affaire contre Burisma après que la société a accepté de payer 180 millions de UAH de dettes fiscales. Interfax
19 janvier 2017, Burisma annonce un don entre 100 000 $ et 249 999 $ à Atlantic Council. The Guardian
Août 2017, Le Bureau national de lutte contre la corruption d'Ukraine (NABU) soutenu par les États-Unis clôt son procès contre Zlochevsky. Interfax
27 octobre 2017, Zlochevsky possède un actif estimé à 535 millions de dollars, soit plus du double de l’année précédente. Interfax
23 janvier 2018, Joe Biden se vante publiquement d'avoir fait chanter Porochenko pour obtenir le licenciement de Shokin. CFR
1 février 2018, Après plus de trois ans à l'étranger, Zlochevsky retourne en Ukraine. Interfax
Le 14 mai 2019, le procureur général ukrainien Yuriy Lutsenko a déclaré que l'affaire Zlochevsky avait été rouverte "il y a plusieurs mois". Interfax
Juil 2019, Shokin maintient ses soupçons quant aux motifs du vice-président Biden, accusant celui-ci de promouvoir son renvoi pour des raisons personnelles. Il insiste sur le fait qu'il "n'avait aucun doute" que Biden voulait qu'il parte dans le but de protéger le nouvel employeur de son fils. ABCNews

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour la Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/laffaire-biden-en-ukraine

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Mercredi 16 Octobre 2019 modifié le Mercredi 16 Octobre 2019 – 16:28

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Les investigations sur les contrats de conseil passés par l’alliance Renault-Nissan avec l’ex-ministre de la Justice Rachida Dati et le criminologue Alain Bauer ont été confiées à trois juges d’instruction, ont indiqué mercredi à l’AFP des sources proches du dossier.

L’information judiciaire, qui porte sur des contrat signés lorsque Carlos Ghosn était le PDG du groupe automobile, a été ouverte l’été dernier pour des faits d' »abus de biens sociaux » et de « corruption active et passive », ont précisé ces sources, confirmant une information de L’Express.

Une enquête préliminaire avait été ouverte le 31 mai dans cette affaire, après une plainte déposée le 17 avril par une actionnaire de Renault. Cette plainte, portant sur des contrats conclus avec la filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan, RNBV, visait Rachida Dati, Alain Bauer, mais aussi Carlos Ghosn et son épouse.

L’avocat de la plaignante, Me Jean-Paul Baduel, avait alors fait état de « soupçons » sur « l’usage inconsidéré des fonds de Renault » par son ancien PDG. « Les contrats sont douteux de par leurs montants, effectués au profit d’une filiale n’ayant aucune salarié », avait-il assuré à l’AFP.

Selon une source proche du dossier, Rachida Dati aurait touché 900.000 euros d’honoraires entre 2010 et 2012 en tant qu’avocate, versés par RNBV. Alain Bauer aurait lui touché un million d’euros entre 2012 et 2016. Selon leurs avocats, les sommes touchées par leurs clients l’ont été dans des conditions régulières.

« Rachida Dati n’est en rien dupe de toutes les manœuvres qui sont en train de se faire jour », ont assuré ses avocats, Me Olivier Pardo et Hervé Lehman,dans un communiqué transmis à l’AFP.

« À quelques jours de la décision sur l’investiture du candidat ou de la candidate LR à la Mairie de Paris, (…) l’intention de nuire est particulièrement évidente », indique le communiqué.

Les noms de Rachida Dati et d’Alain Bauer ont été cités dans un audit du cabinet Mazars, mené à la demande de Renault et Nissan sur RNBV. Cette enquête, dont les conclusions ont été transmises à la justice, a identifié 11 millions d’euros de dépenses suspectes engagées par Carlos Ghosn.

Filiale à 50-50 entre Renault et Nissan, RNBV était la structure créée par Carlos Ghosn pour incarner l’alliance des deux constructeurs au niveau opérationnel. Les enquêteurs soupçonnent cette structure d’avoir masqué des dépenses litigieuses, notamment au profit personnel de M. Ghosn, actuellement en attente de son procès au Japon pour des malversations présumées.

Affaire Ghosn : l'enquête visant Rachida Dati et Alain Bauer confiée à des juges d'instruction

Mercredi 16 Octobre 2019 – 16:15
Atlasinfo (Source afp)

https://www.atlasinfo.fr/Affaire-Ghosn-l-enquete-visant-Rachida-Dati-et-Alain-Bauer-confiee-a-des-juges-d-instruction_a104744.html

Bygmalion : la Cour de cassation valide le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy

Bygmalion : la Cour de cassation valide le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy

1 oct. 2019, 14:14

– Avec AFP

Bygmalion : la Cour de cassation valide le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy

© Philippe LOPEZ Source: AFPNicolas Sarkozy en mars 2019.

Le renvoi devant le tribunal correctionnel de Nicolas Sarkozy, pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012, a été confirmé, ce 1er octobre, par la Cour de cassation.

La Cour de cassation a confirmé définitivement, le 1er octobre, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Nicolas Sarkozy pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012 révélées par l’affaire Bygmalion, selon un arrêt consulté par l’AFP.

La plus haute juridiction judiciaire a rejeté l’ultime recours de l’ancien chef de l’Etat pour échapper à un procès pour «financement illégal de campagne électorale», un délit passible d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende, ordonné en février 2017 par le juge d’instruction Serge Tournaire. Lire aussiEurope, islamisme, Orban, Salvini : Nicolas Sarkozy tiraillé entre le macronisme et le «populisme» ?

13  autres protagonistes seront jugés dans cette affaire. Outre le recours de Nicolas Sarkozy, la Cour de cassation a écarté les pourvois de sept autres prévenus contre l’arrêt de la chambre de l’instruction du 25 octobre 2018 qui avait confirmé leur renvoi en correctionnelle. 

Concrètement, Nicolas Sarkozy est poursuivi pour avoir dépassé le seuil de dépenses électorales de plus de 20 millions d’euros, en dépit des alertes des experts-comptables de la campagne en mars et avril 2012.

Pour contester son renvoi, Nicolas Sarkozy avait brandi le principe du non bis in idem, selon lequel une personne ne peut pas être sanctionnée deux fois pour les mêmes faits. Il estime avoir déjà été sanctionné définitivement par le Conseil constitutionnel en 2013, lorsque l’instance a confirmé le rejet de ses comptes pour ce dépassement, qu’il avait dû rembourser.

Cependant, cette sanction portait sur un dérapage de 363 615 euros, constaté avant la révélation au printemps 2014 d’un vaste système de fausses factures visant à maquiller l’emballement des dépenses de ses meetings, organisés par l’agence Bygmalion.

La défense de l’ancien président avait soulevé une question prioritaire de constitutionnalité, mais celle-ci a été rejetée le 17 mai. Les «Sages» ont estimé que la sanction financière et la sanction pénale étaient de nature différente et protégeaient des «intérêts sociaux» distincts.

Dans son arrêt de ce 1er octobre, la Cour de cassation estime qu’il ne lui revient pas, à ce stade, de se prononcer sur les griefs de Nicolas Sarkozy et que c’est au tribunal correctionnel de les examiner.

Lire aussi : Recours rejetés dans l’affaire des «écoutes» : Nicolas Sarkozy sera bien jugé pour corruption

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Le trafiquant de sexe accusé Jeffrey Epstein décédé après un suicide dans la prison de Manhattan


Le trafiquant de sexe accusé Jeffrey Epstein décédé après un suicide dans la prison de Manhattan 

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Par Euronews avec NBC News et Reuters• dernière mise à jour: 10/08/2019 – 23:19
Accused sex trafficker Jeffrey Epstein dead from suicide in Manhattan prison

droits d’auteur REUTERS

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Le trafiquant de sexe accusé Jeffrey Epstein a été retrouvé pendu samedi dans la prison de Manhattan, ont déclaré trois responsables à NBC News.

Agé de 66 ans, incarcéré dans le cadre d’une accusation de trafic de drogue à caractère fédéral, il a été retrouvé à 7 h 30, heure locale, et s’était apparemment pendu.

Epstein n’était pas sous surveillance au moment de sa mort, a rapporté NBC News.

Sa mort survient il y a un peu plus de deux semaines après sa découverte et sa position fœtale dans sa cellule du Metropolitan Correctional Centre, à Manhattan. Il était à demi inconscient avec des marques sur son cou à l’époque.

L’ acte d’accusation indiquait qu’il cherchait des mineurs , dont certains âgés de 14 ans au moins, de 2002 à 2005, et leur payait des centaines de dollars en espèces pour avoir des relations sexuelles soit dans sa maison de ville de Manhattan, soit dans son domaine à Palm Beach, en Floride, auprès des procureurs fédéraux. révélé le mois dernier.

Epstein a été accusé d’un chef d’accusation de complot en matière de trafic sexuel et d’un chef de trafic sexuel.S’il était reconnu coupable, il risquait jusqu’à 45 ans de prison.

Le procureur général des États-Unis, William Barr, s’est dit « consterné » par l’apparent suicide qui s’est produit dans une prison fédérale.

« Le décès de M. Epstein soulève de sérieuses questions auxquelles il faut répondre », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait consulté l’inspecteur général du ministère de la Justice, qui ouvre une enquête sur les circonstances de la mort.

Le FBI enquête également, a déclaré Barr.

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Civilisation-voyou

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Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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2 juin 2019 – Bien que la connaissant depuis peu mais l’ayant aussitôt adoptée, je suis décidément un amateur éclairé et très goûteux du travail de Caitline Johnstone, de son entrain, de son enthousiasme, de la façon qu’elle a de nous entraîner et de faire de nos velléités des actes décisifs. Elle est sans guère de doute, dans le temps actuel où les plumes abondent et où les meilleures se révèlent vite à votre regard, une des meilleures chroniqueuses de cette incroyable descente dans la cruauté sanguinaire, la fureur morbide, la brutalité d’une stupidité sans fin, le totalitarisme de l’aveuglement du “salopard” sartrien à qui l’on donnerait en sus une dimension néo-platonicienne et une dimension nietzschéenne, je veux dire pour faire le compte ronbd, c’est-à-dire pour parvenir à identifier ce salopard-postmoderne qu’est le Système dans le traitement qu’il inflige à Assange.

Qu’est-ce qui nous inspire le plus ? La fougue et la vigueur de Johnstone ou l’ignominie du salopard-postmoderne qui tourmente Assange ? Les deux sont complémentaires et l’on s’aidera bien entendu de l’une pour mieux afficher le sentiment évident et accablant pour le destin de l’autre. Johnstone se bat pour Assange dans la séquence actuelle, avec une ardeur rarement égalée. Elle met en évidence dans un de ses plus récents textes une interview du plus grand intérêt (sur Democracy Now !), qui donne une bonne mesure de l’extrême illégalité, de la cruauté, du cynisme du traitement qui est appliqué à Assange, – essentiellement par trois pays, le Royaume-Unis, la Suède et les États-Unis.

La personne interviewée est le Suisse Nils Melzer, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les traitements cruels, inhumains ou dégradants notamment pour les faits de torture et de mauvais traitements des prisonniers, cela depuis le 1er novembre 2016. Melzer a finalement accepté d’intervenir dans le cas Assange après des hésitations qu’il ne cache nullement, en décembre 2018. Dans son interview, il parle longuement du cas Assange, qu’il a été visiter dans sa prison britannique au début du mois de mai, accompagné de deux médecins, et qu’il a trouvé dans un état de santé extrêmement alarmant.

(Craig Murray, ancien ambassadeur du Royaume-Uni et conseiller d’Assange, nous précise à propos de cet homme : « Le professeur Melzer est le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture. Le professeur Melzer est suisse. Il est un avocat extrêmement distingué et professeur de droit international à l’Université de Glasgow ainsi que professeur de droit international humanitaire à l’Académie de Genève. Il a été délégué de la Croix-Rouge pendant 12 ans. Il n’y a aucun doute sur l’expertise du professeur Melzer ou sur son indépendance en la matière. Lorsque le professeur Melzer dit que “les tribunaux britanniques n’ont pas fait preuve de l’objectivité et de l’impartialité requises par la loi”, les gens devraient se lever et écouter.»)

Johnstone signale un passage de l’interview de Melzer, qu’elle juge particulièrement intéressant, – et je partage sans aucun doute son avis au moins pour trois raisons :

• ce passage montre combien l’information sur ces cas sensibles est mauvaise, particulièrement et précisément chez des hauts fonctionnaires aux plus hautes fonctions, y compris celles qui sont destinées à prendre en charge ces cas. (Mais cette dernière remarque sans étonnement tant les hauts fonctionnaires jugent eux-mêmes et assez naturellement être très bien informés, notamment par leurs propres autorités, et ils n’ont aucunement l’idée de mettre en cause la validité, l’honnêteté, la rigueur de leurs sources. J’ai la conviction que c’est certainement dans cette catégorie que l’on rencontre les gens les plus mal informés.)  ;

• ce passage montre comment l’on peut arriver à combler cet état de mésinformation ou de désinformation où l’on se trouve, sans aucun doute par des voies que le Système réprouve mais qu’il ne parvient pas à empêcher tant elles sont nombreuses et rigoureuses. (Il serait intéressant de savoir comment Melzer a procédé pour se former son opinion finale sur le cas Assange, comme il est passé d’une posture méfiante vis-à-vis d’Assange, acceptant la version officielle, à son inverse.) ;

• ce passage montre combien la disposition de l’information pour entretenir son jugement dans une direction honorable et conforme à la vérité-de-situation est une bataille de tout les instants, au sein du système de la communication, sans qu’aucune piste, aucune possibilité ne soit complètement fermée, et à la condition que le doute vis-à-vis de l’information officielle soit entretenu comme une vertu première : Je doute, donc je suis, et “toute information officielle doit être considérée comme fausse tant qu’elle n’a pas été vérifiée comme juste par des moyens hors-Système”.

Johnstone cite donc ceci, extrait des déclarations de Melzer :

« Je pense que nous devons prendre du recul et examiner toutes ces procédures, la manière dont elles ont été menées, et parvenir à nos propres conclusions quant à leur équité. Nous devons aussi prendre du recul et examiner avec attention toute cette histoire de violeur présumé, de narcissique, d’égoïste, d’ingrat, de hacker, [quelques-unes des accusations et appréciations portées sur Assange], nous devons écarter les apparences et voir ce qu’il y a derrière. Lorsque j’ai été approché pour la première fois par son équipe de défense pour demander que j’excipe de mon mandat [pour m’occuper du cas Assange], en décembre de l’année dernière, j’étais réticent parce que, moi aussi, j’étais influencé par ce préjugé que je m’était formé à partir des récits publics, vous savez, ceux qui sont diffusés dans les médias grands publics [la presseSystème] depuis des années. Et ce n’est que lorsque j’ai eu écarté ces apparences que j’ai pu voir à quel point le fondement pour appuyer tout cela était faible, combien il y avait de fabrication et de manipulation dans ce cas. J’encourage donc tout le monde à regarder derrière les apparences dans cette affaire. »

Est-ce un cas important ? Je veux dire par là qu’on doit se demander, avecx la réponse évidente dès que la questioin est posée, si une évolution comme celle de Melzer et les conclusions qu’il en tire (règle générale : “Faites comme moi, ne prenez plus rien pour du comptant”) est exemplaire et nous autorise à tirer des conclusions plus générales sur les divers canaux d’information. Au départ de cette séquence, il y a un rapport, naturellement explosif, de Melzer sur les conditions de détention d’Assange, puis des réactions en cascade pour tenter de boucher la voie d’eau d’officiels, surtout UK (voir chez Johnstone), l’affaire ayant pris une tournure publique extrêmement délicate et impliquant la presseSystème elle-même. On distingue aisément dans les divers détails disponibles, les réactions des uns et des autres, une vulnérabilité de plus en plus grande du Système.

Cela me renvoie à un extrait d’un article très récent d’Orlov, qui parle des américanistes mais c’est comme s’il parlait de tous les bandits de nos contrés : « Comme les temps ont changé ! Les politiciens et les fonctionnaires américains ont abandonné toutes les tentatives de maintien du décorum et ne dissimulent plus leurs manières rapace et accrocheuses. Au lieu de menaces voilées, ils déploient maintenant de gros mensonges et de fausses menaces. Se concentrant sur la fabrication et la diffusion de faux, ils ont tenté de les utiliser pour forcer l’obéissance. Il y a les fausses menaces, – russes, chinoises, iraniennes, nord-coréennes, cubaines, –  qui sont utilisées pour appeler à la discipline au sein de l’OTAN et au respect des sanctions unilatérales américaines. »

Je crois que c’est exactement ce que veut exprimer Orlov tel que je l’entends, disons avec mon interprétation : tous ces gens n’ont plus aucun frein, livrés à leurs vices, à leur sottise insondable, à leur cruauté que suscite cette sottise, sans souci d’être vus pour ce qu’ils sont, agissant en roue libre, – c’est-à-dire en sottise libre et en cruauté libre. Ainsi s’observe à visage découvert le comportement des pays qui s’occupent du cas Assange qui, tous, se trouvent réunis dans une attitude de profonde cruauté, d’inhumanité complète, en même temps que d’aveugle stupidité. Que leur apporte donc le fait ignoble et sans aucun doute écœurant pour la majorité des gens informés de tourmenter Assange comme ils le font ? Ils n’ont plus rien à apprendre de lui, et cet exemple de martyre imposé à un homme, s’il pouvait à l’origine faire peur et décourager certains qui étaient du parti d’Assange, aujourd’hui donne à tous une telle nausée que ceux-là qui en ont la vocation ne songent plus qu’à une chose : prendre le relais d’Assange pour taper sur le Système. Car il s’agit du Système, nous y sommes car nous le savons bien.

C’est lui, le Système, qui impose leur conduite ignoble et indigne à ses pauvres serviteurs, aussi bêtes, aussi aveugles qu’un sapiens sapiens dégénéré peut arriver à être, réfugiés dans une pathologie de la psychologie en phase ultime de dégénérescence et dans la déshérence d’une âme inféconde. Les robots, de Bolton à Pompeo, de la “justice” britannique aux palinodies des Suédois, à la trouille des Australiens qui renient la qualité de citoyen australien à Assange, à l’addition mécanique des chefs d’accusation contre Assange du DoJ américaniste, tous débitent leurs insanités et leurs mensonges, et leurs ricanements de cruauté. Avec eux la Contre-Civilisation dont a accouché le Système inaugure un comportement qui n’a pas de précédents dans l’exaltation des vices moraux et des perversions de la psychologie, comme on n’en vit jamais auparavant dans l’Histoire.

Ainsi, et une fois de plus, ce qui m’arrête avec toujours plus de force, moi, c’est le tort irréparable que le Système est en train de se faire à lui-même en tourmentant Assange comme il le fait. S’il y en a pour être fascinés par le Système, il y en a d’autres, dont moi-même, qui sont fascinés par sa sottise, et par son habileté extraordinaire à transformer sa surpuissance eu autodestruction.

Cinq pays sont complices et coquins ignobles dans cette affaires, liés par un sordide enchaînement de cruauté et de mensonges qu’ils ont eux-mêmes suscités à l’origine : l’Australie, l’Équateur, le Royaume-Uni, la Suède et les États-Unis. Vous remarquerez la présence massive des pays de l’“Anglosphère”, qui prétendent détenir la formule-magique de la civilisation et de futur du bonheur de l’humanité : leur puanteur dans ces actes est tout simplement insoutenable et lève quelques nausées révélatrices. Sur le site The Automatic Earth, Raul Ilargi Meijer écrit : « Ils pensent qu’ils vont s’en tirer avec le meurtre de Julian Assange. Sans être gênés par aucune loi. Cela signifie qu’il n’y a plus de système juridique international fonctionnel. Il ne reste que des États voyous. »

Barbares postmodernes, bien pires que les Barbares originels, car chargé d’hypocrisie, de bonnes conscience rachetées au rabais, puant de servilité puisque créature du Système absolument. Jamais dans l’Histoire le devoir de l’honnête homme fut aussi clairement tracé : détruire, absolument détruire cette chose ignoble qu’est le Système, et balayer avec tous ses serviteurs.

Civilisation des bas-fonds, puante et agonisante, civilisation-voyou… Evites de te regarder dans un miroir, droit dans les yeux, – ou bien alors non, fais-le donc ! Et qu’on en soit débarrassé une bonne fois….

https://www.dedefensa.org/article/civilisation-voyou