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Le trafiquant de sexe accusé Jeffrey Epstein décédé après un suicide dans la prison de Manhattan


Le trafiquant de sexe accusé Jeffrey Epstein décédé après un suicide dans la prison de Manhattan 

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Par Euronews avec NBC News et Reuters• dernière mise à jour: 10/08/2019 – 23:19
Accused sex trafficker Jeffrey Epstein dead from suicide in Manhattan prison

droits d’auteur REUTERS

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Le trafiquant de sexe accusé Jeffrey Epstein a été retrouvé pendu samedi dans la prison de Manhattan, ont déclaré trois responsables à NBC News.

Agé de 66 ans, incarcéré dans le cadre d’une accusation de trafic de drogue à caractère fédéral, il a été retrouvé à 7 h 30, heure locale, et s’était apparemment pendu.

Epstein n’était pas sous surveillance au moment de sa mort, a rapporté NBC News.

Sa mort survient il y a un peu plus de deux semaines après sa découverte et sa position fœtale dans sa cellule du Metropolitan Correctional Centre, à Manhattan. Il était à demi inconscient avec des marques sur son cou à l’époque.

L’ acte d’accusation indiquait qu’il cherchait des mineurs , dont certains âgés de 14 ans au moins, de 2002 à 2005, et leur payait des centaines de dollars en espèces pour avoir des relations sexuelles soit dans sa maison de ville de Manhattan, soit dans son domaine à Palm Beach, en Floride, auprès des procureurs fédéraux. révélé le mois dernier.

Epstein a été accusé d’un chef d’accusation de complot en matière de trafic sexuel et d’un chef de trafic sexuel.S’il était reconnu coupable, il risquait jusqu’à 45 ans de prison.

Le procureur général des États-Unis, William Barr, s’est dit « consterné » par l’apparent suicide qui s’est produit dans une prison fédérale.

« Le décès de M. Epstein soulève de sérieuses questions auxquelles il faut répondre », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait consulté l’inspecteur général du ministère de la Justice, qui ouvre une enquête sur les circonstances de la mort.

Le FBI enquête également, a déclaré Barr.

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Civilisation-voyou

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Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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1962

Civilisation-voyou

2 juin 2019 – Bien que la connaissant depuis peu mais l’ayant aussitôt adoptée, je suis décidément un amateur éclairé et très goûteux du travail de Caitline Johnstone, de son entrain, de son enthousiasme, de la façon qu’elle a de nous entraîner et de faire de nos velléités des actes décisifs. Elle est sans guère de doute, dans le temps actuel où les plumes abondent et où les meilleures se révèlent vite à votre regard, une des meilleures chroniqueuses de cette incroyable descente dans la cruauté sanguinaire, la fureur morbide, la brutalité d’une stupidité sans fin, le totalitarisme de l’aveuglement du “salopard” sartrien à qui l’on donnerait en sus une dimension néo-platonicienne et une dimension nietzschéenne, je veux dire pour faire le compte ronbd, c’est-à-dire pour parvenir à identifier ce salopard-postmoderne qu’est le Système dans le traitement qu’il inflige à Assange.

Qu’est-ce qui nous inspire le plus ? La fougue et la vigueur de Johnstone ou l’ignominie du salopard-postmoderne qui tourmente Assange ? Les deux sont complémentaires et l’on s’aidera bien entendu de l’une pour mieux afficher le sentiment évident et accablant pour le destin de l’autre. Johnstone se bat pour Assange dans la séquence actuelle, avec une ardeur rarement égalée. Elle met en évidence dans un de ses plus récents textes une interview du plus grand intérêt (sur Democracy Now !), qui donne une bonne mesure de l’extrême illégalité, de la cruauté, du cynisme du traitement qui est appliqué à Assange, – essentiellement par trois pays, le Royaume-Unis, la Suède et les États-Unis.

La personne interviewée est le Suisse Nils Melzer, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les traitements cruels, inhumains ou dégradants notamment pour les faits de torture et de mauvais traitements des prisonniers, cela depuis le 1er novembre 2016. Melzer a finalement accepté d’intervenir dans le cas Assange après des hésitations qu’il ne cache nullement, en décembre 2018. Dans son interview, il parle longuement du cas Assange, qu’il a été visiter dans sa prison britannique au début du mois de mai, accompagné de deux médecins, et qu’il a trouvé dans un état de santé extrêmement alarmant.

(Craig Murray, ancien ambassadeur du Royaume-Uni et conseiller d’Assange, nous précise à propos de cet homme : « Le professeur Melzer est le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture. Le professeur Melzer est suisse. Il est un avocat extrêmement distingué et professeur de droit international à l’Université de Glasgow ainsi que professeur de droit international humanitaire à l’Académie de Genève. Il a été délégué de la Croix-Rouge pendant 12 ans. Il n’y a aucun doute sur l’expertise du professeur Melzer ou sur son indépendance en la matière. Lorsque le professeur Melzer dit que “les tribunaux britanniques n’ont pas fait preuve de l’objectivité et de l’impartialité requises par la loi”, les gens devraient se lever et écouter.»)

Johnstone signale un passage de l’interview de Melzer, qu’elle juge particulièrement intéressant, – et je partage sans aucun doute son avis au moins pour trois raisons :

• ce passage montre combien l’information sur ces cas sensibles est mauvaise, particulièrement et précisément chez des hauts fonctionnaires aux plus hautes fonctions, y compris celles qui sont destinées à prendre en charge ces cas. (Mais cette dernière remarque sans étonnement tant les hauts fonctionnaires jugent eux-mêmes et assez naturellement être très bien informés, notamment par leurs propres autorités, et ils n’ont aucunement l’idée de mettre en cause la validité, l’honnêteté, la rigueur de leurs sources. J’ai la conviction que c’est certainement dans cette catégorie que l’on rencontre les gens les plus mal informés.)  ;

• ce passage montre comment l’on peut arriver à combler cet état de mésinformation ou de désinformation où l’on se trouve, sans aucun doute par des voies que le Système réprouve mais qu’il ne parvient pas à empêcher tant elles sont nombreuses et rigoureuses. (Il serait intéressant de savoir comment Melzer a procédé pour se former son opinion finale sur le cas Assange, comme il est passé d’une posture méfiante vis-à-vis d’Assange, acceptant la version officielle, à son inverse.) ;

• ce passage montre combien la disposition de l’information pour entretenir son jugement dans une direction honorable et conforme à la vérité-de-situation est une bataille de tout les instants, au sein du système de la communication, sans qu’aucune piste, aucune possibilité ne soit complètement fermée, et à la condition que le doute vis-à-vis de l’information officielle soit entretenu comme une vertu première : Je doute, donc je suis, et “toute information officielle doit être considérée comme fausse tant qu’elle n’a pas été vérifiée comme juste par des moyens hors-Système”.

Johnstone cite donc ceci, extrait des déclarations de Melzer :

« Je pense que nous devons prendre du recul et examiner toutes ces procédures, la manière dont elles ont été menées, et parvenir à nos propres conclusions quant à leur équité. Nous devons aussi prendre du recul et examiner avec attention toute cette histoire de violeur présumé, de narcissique, d’égoïste, d’ingrat, de hacker, [quelques-unes des accusations et appréciations portées sur Assange], nous devons écarter les apparences et voir ce qu’il y a derrière. Lorsque j’ai été approché pour la première fois par son équipe de défense pour demander que j’excipe de mon mandat [pour m’occuper du cas Assange], en décembre de l’année dernière, j’étais réticent parce que, moi aussi, j’étais influencé par ce préjugé que je m’était formé à partir des récits publics, vous savez, ceux qui sont diffusés dans les médias grands publics [la presseSystème] depuis des années. Et ce n’est que lorsque j’ai eu écarté ces apparences que j’ai pu voir à quel point le fondement pour appuyer tout cela était faible, combien il y avait de fabrication et de manipulation dans ce cas. J’encourage donc tout le monde à regarder derrière les apparences dans cette affaire. »

Est-ce un cas important ? Je veux dire par là qu’on doit se demander, avecx la réponse évidente dès que la questioin est posée, si une évolution comme celle de Melzer et les conclusions qu’il en tire (règle générale : “Faites comme moi, ne prenez plus rien pour du comptant”) est exemplaire et nous autorise à tirer des conclusions plus générales sur les divers canaux d’information. Au départ de cette séquence, il y a un rapport, naturellement explosif, de Melzer sur les conditions de détention d’Assange, puis des réactions en cascade pour tenter de boucher la voie d’eau d’officiels, surtout UK (voir chez Johnstone), l’affaire ayant pris une tournure publique extrêmement délicate et impliquant la presseSystème elle-même. On distingue aisément dans les divers détails disponibles, les réactions des uns et des autres, une vulnérabilité de plus en plus grande du Système.

Cela me renvoie à un extrait d’un article très récent d’Orlov, qui parle des américanistes mais c’est comme s’il parlait de tous les bandits de nos contrés : « Comme les temps ont changé ! Les politiciens et les fonctionnaires américains ont abandonné toutes les tentatives de maintien du décorum et ne dissimulent plus leurs manières rapace et accrocheuses. Au lieu de menaces voilées, ils déploient maintenant de gros mensonges et de fausses menaces. Se concentrant sur la fabrication et la diffusion de faux, ils ont tenté de les utiliser pour forcer l’obéissance. Il y a les fausses menaces, – russes, chinoises, iraniennes, nord-coréennes, cubaines, –  qui sont utilisées pour appeler à la discipline au sein de l’OTAN et au respect des sanctions unilatérales américaines. »

Je crois que c’est exactement ce que veut exprimer Orlov tel que je l’entends, disons avec mon interprétation : tous ces gens n’ont plus aucun frein, livrés à leurs vices, à leur sottise insondable, à leur cruauté que suscite cette sottise, sans souci d’être vus pour ce qu’ils sont, agissant en roue libre, – c’est-à-dire en sottise libre et en cruauté libre. Ainsi s’observe à visage découvert le comportement des pays qui s’occupent du cas Assange qui, tous, se trouvent réunis dans une attitude de profonde cruauté, d’inhumanité complète, en même temps que d’aveugle stupidité. Que leur apporte donc le fait ignoble et sans aucun doute écœurant pour la majorité des gens informés de tourmenter Assange comme ils le font ? Ils n’ont plus rien à apprendre de lui, et cet exemple de martyre imposé à un homme, s’il pouvait à l’origine faire peur et décourager certains qui étaient du parti d’Assange, aujourd’hui donne à tous une telle nausée que ceux-là qui en ont la vocation ne songent plus qu’à une chose : prendre le relais d’Assange pour taper sur le Système. Car il s’agit du Système, nous y sommes car nous le savons bien.

C’est lui, le Système, qui impose leur conduite ignoble et indigne à ses pauvres serviteurs, aussi bêtes, aussi aveugles qu’un sapiens sapiens dégénéré peut arriver à être, réfugiés dans une pathologie de la psychologie en phase ultime de dégénérescence et dans la déshérence d’une âme inféconde. Les robots, de Bolton à Pompeo, de la “justice” britannique aux palinodies des Suédois, à la trouille des Australiens qui renient la qualité de citoyen australien à Assange, à l’addition mécanique des chefs d’accusation contre Assange du DoJ américaniste, tous débitent leurs insanités et leurs mensonges, et leurs ricanements de cruauté. Avec eux la Contre-Civilisation dont a accouché le Système inaugure un comportement qui n’a pas de précédents dans l’exaltation des vices moraux et des perversions de la psychologie, comme on n’en vit jamais auparavant dans l’Histoire.

Ainsi, et une fois de plus, ce qui m’arrête avec toujours plus de force, moi, c’est le tort irréparable que le Système est en train de se faire à lui-même en tourmentant Assange comme il le fait. S’il y en a pour être fascinés par le Système, il y en a d’autres, dont moi-même, qui sont fascinés par sa sottise, et par son habileté extraordinaire à transformer sa surpuissance eu autodestruction.

Cinq pays sont complices et coquins ignobles dans cette affaires, liés par un sordide enchaînement de cruauté et de mensonges qu’ils ont eux-mêmes suscités à l’origine : l’Australie, l’Équateur, le Royaume-Uni, la Suède et les États-Unis. Vous remarquerez la présence massive des pays de l’“Anglosphère”, qui prétendent détenir la formule-magique de la civilisation et de futur du bonheur de l’humanité : leur puanteur dans ces actes est tout simplement insoutenable et lève quelques nausées révélatrices. Sur le site The Automatic Earth, Raul Ilargi Meijer écrit : « Ils pensent qu’ils vont s’en tirer avec le meurtre de Julian Assange. Sans être gênés par aucune loi. Cela signifie qu’il n’y a plus de système juridique international fonctionnel. Il ne reste que des États voyous. »

Barbares postmodernes, bien pires que les Barbares originels, car chargé d’hypocrisie, de bonnes conscience rachetées au rabais, puant de servilité puisque créature du Système absolument. Jamais dans l’Histoire le devoir de l’honnête homme fut aussi clairement tracé : détruire, absolument détruire cette chose ignoble qu’est le Système, et balayer avec tous ses serviteurs.

Civilisation des bas-fonds, puante et agonisante, civilisation-voyou… Evites de te regarder dans un miroir, droit dans les yeux, – ou bien alors non, fais-le donc ! Et qu’on en soit débarrassé une bonne fois….

https://www.dedefensa.org/article/civilisation-voyou

Tribunal international pour Daesh : surtout ne pas dévoiler les faits

Tribunal international pour Daesh : surtout ne pas dévoiler les faits

  

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Un douzaine de pays ont envoyé des hauts-fonctionnaires à Stockholm pour une réunion le 3 juin 2019. Sous la présidence du ministre suédois de l’Intérieur, Mikael Damberg (photo), ils ont évalué la possibilité de créer un tribunal international pour juger les crimes de Daesh.

Depuis plusieurs semaines, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont manifesté leur intérêt pour une formule inspirée du Tribunal spécial pour le Rwanda.

De très nombreux problèmes ont été soulevés :
- Opportunité : Juger les seuls crimes de Daesh serait valider les autres crimes commis au Levant.
- Faisabilité : La création d’un tel tribunal international suppose l’accord de l’Iraq et de la Syrie. Or, la constitution irakienne l’interdit et la Syrie —que de nombreux participants ne reconnaissent pas— s’estime capable de juger les crimes commis sur son territoire —et y procède elle-même—.
- Coût : Un tribunal international reviendrait au minimum plusieurs centaines de millions de dollars. À titre d’exemple, l’Iraq réclame 2 milliards de dollars à la communauté internationale pour juger les jihadistes qu’il détient.
- Limitation de compétence : Au moins 17 États —dont plusieurs participaient à la réunion— ont armé Daesh, tandis que d’autres l’ont laissé commettre des crimes (comme le génocide des kurdes yazidis) alors que leur armée était présente sur place.

Selon un participant à cette réunion, des États qui participaient à cette réunion entendent faire durer les concertations préalables et ne jamais aboutir.

Les inénarrables difficultés sont déjà visibles à propos du rapatriement des enfants des jihadistes européens. La Suède et la Norvège sont parvenues à un accord avec le Rojava, État kurde qu’elles ne reconnaissent pas. Tandis que deux autres États traitent directement et en secret avec Damas qu’ils accusent pourtant publiquement de toutes sortes de crimes. Tous les autres États ont abandonné les enfants de leurs ressortissants.

Sur la réalité de Daesh, lire : Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, Thierry Meyssan, Demi-Lune (2017).

https://www.voltairenet.org/article206669.html

Mueller parie, et botte en touche au Congrès, sur les accusations d’obstruction à la justice

Mueller parie, et botte en touche au Congrès, sur les accusations d’obstruction à la justice


Toute tentative de destitution nuirait aux démocrates


Par Moon of Alabama − Le 29 mai 2019

2015-05-21_11h17_05Le conseil spécial Robert Mueller a clos aujourd’hui son enquête sur la collusion présumée du bureau de campagne de Trump avec la Russie et l’ingérence présumée de cette dernière dans les élections de 2016.

Mueller n’a rien dit qui aille au-delà de son rapport déjà publié. Mais il a souligné que son rapport n’exonérait pas Trump des charges d’entrave au cours de l’enquête :

"Si nous étions sûr que le président n'a clairement pas commis de crime, nous l'aurions dit."

et

"Accuser le Président d'un crime... n'était pas une option envisageable."

C’est une tradition légale qui est dans tous les esprits au ministère de la Justice que celui-ci – en tant que membre de l’exécutif – ne peut pas inculper un président en exercice pour un crime. La seule entité qui puisse le faire est le Congrès par le biais d’un processus de destitution. Mueller devait suivre cette tradition. Il a maintenant laissé la question au Congrès.

Même avant la déclaration de Mueller, certains démocrates soutenaient fermement qu’un tel processus de destitution était justifié. La déclaration faite aujourd’hui par M. Mueller sera considérée comme un soutien à ce processus.

La chef du parti démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi, a jusqu’à présent refusé de faire une telle démarche. Elle craint qu’un processus de destitution ne fasse qu’aider Trump au cours de la prochaine campagne électorale. Il essaiera certainement de bloquer le processus. Il jouera la victime et diabolisera les Démocrates. Le bruit médiatique entourant un processus de destitution, pendant la campagne, étoufferait également toute autre question politique que les Démocrates pourraient vouloir mettre en lumière. Ce fut déjà le cas avec le Russiagate au cours des deux dernières années et demie. Ça n’a pas aidé les choses.

Mais il y a aussi des arguments selon lesquels un processus de destitution pourrait nuire à Trump et augmenter les chances qu’il perde les élections de 2020. Le professeur Alan Lichtman, qui a correctement prédit toutes les élections présidentielles depuis 1984, utilise 13 déclarations vrai/faux pour juger si le candidat du parti sortant sera élu. Sa prédiction actuelle :

"Trump l'emportera à nouveau en 2020, à moins que six des 13 facteurs clés ne se retournent contre lui. Je n'ai pas encore de verdict définitif car beaucoup de choses pourraient changer au cours de l'année prochaine. Actuellement, le président n'a perdu que trois éléments clés : le recul des Républicains aux élections de mi-mandat, l'absence de succès en politique étrangère et une attirance limitée du président auprès des électeurs."

L’un des facteurs clés de Lichtman est le neuvième, un scandale, mais l’administration en place n’est pas entachée d’un scandale majeur.

Lichtman pense qu’un processus de destitution serait négatif pour Trump :

"Les Démocrates ont fondamentalement tort en ce qui concerne la politique de destitution et leurs perspectives de victoire en 2020. Une destitution et un procès subséquent coûteraient au président une quatrième clé cruciale - la clé du scandale - tout comme cette clé a coûté aux Démocrates en 2000. L'acte d'accusation et un procès l'exposeraient également à perdre une autre clé en encourageant une contestation sérieuse en cas de nouvelle réélection. D'autres facteurs négatifs potentiels sont l'émergence d'un challenger démocrate charismatique, un défi important lancé par un tiers, un désastre en politique étrangère ou une récession en période électorale. Sans destitution, cependant, les perspectives Démocrates sont sombres."

Je ne suis pas d’accord avec ce point de vue. Même avec la destitution et une nomination pouvant défier Trump, il gagnerait encore probablement l’élection.

Il n’y a pas de Démocrate charismatique en vue pouvant l’affronter. Biden, Sanders et Warren sont actuellement en tête dans les sondages pour les primaires. Aucun d’eux ne peut rivaliser avec la popularité de Trump. Malgré le Russiagate, il a toujours un taux d’approbation de 41%, ce qui est assez élevé pour une présidence à mi-parcours.

Trump est également un maître dans l’art de jouer avec les médias. Il trouverait sûrement des moyens de transformer le cirque entourant toute destitution à son avantage. Ses arguments seraient très simples :

Si j'avais vraiment voulu, en tant que votre président tout puissant, faire obstruction à l'enquête, j'y serais arrivé.

ou

Pourquoi aurais-je fait obstruction à une enquête qui, j'en étais sûr, allait m’innocenter ; ce qui fut clairement le cas.

Trump transformerait le processus de destitution d’un scandale à son sujet en un scandale pour les Démocrates.

Avec ou sans destitution, les Démocrates ont peu de chances de remporter la présidence. Ils devraient se concentrer sur le maintien de leur majorité à la Chambre et sur l’obtention d’un plus grand nombre de sièges au Sénat. Une destitution serait de toute façon infructueuse parce que les Républicains dominent le Sénat et rejetteront toute accusation de destitution qui pourrait être adoptée par la Chambre.

Les Démocrates ne peuvent remporter les élections de 2020 que s’ils disposent d’un atout politique vraiment fort et soutenu par une large majorité de la population. « L’assurance-maladie pour tous » est un tel atoutLes soins de santé sont le principal enjeu pour les électeurs américains. Environ deux tiers d’entre eux sont favorables à une assurance maladie universelle gérée par le gouvernement qui couvrirait les problèmes de santé de base et les cas catastrophiques. En plus de cela, on pourrait acheter une assurance privée pour les cas plus bénins.

Mais une partie importante de la direction du parti Démocrate est contre un tel système. Ils craignent pour les dons importants et autres pots-de-vin que leur verse l’industrie pharmaceutique et de la santé.

Lors des élections de mi-mandat, Gallup a interrogé les électeurs sur leurs principales préoccupations politiques. Malgré deux années de bruit médiatique important, le Russiagate est le sujet qu’ils ont le moins cité. Un processus de destitution susciterait également beaucoup d’attention dans les médias, mais n’aurait que peu d’importance pour les vrais problèmes auxquels les électeurs s’intéressent. Cela étoufferait les messages politiques que les Démocrates doivent envoyer.

Faire de la publicité pour le Russiagate était déjà une erreur. Les électeurs s’en sont moqué. Poursuivre par des menaces de destitution pour une vague obstruction à la justice serait probablement pire.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

PALESTINE : QUAND LA JUSTICE FRANCAISE CAUTIONNE LA CENSURE DU CRIF…

Observatoire Géostratégique

numéro 231 / 20 mai 2019

PALESTINE : QUAND LA JUSTICE FRANCAISE CAUTIONNE LA CENSURE DU CRIF…

Le ministère français de la Justice a dépensé beaucoup d’argent pour doter Paris d’un tribunal moderne. C’est tant mieux. Reste à trouver des sous pour rénover les prisons, mais là, les crédits restent à l’ombre. Il serait bien aussi, et le poste n’est pas onéreux, que la place Vendôme dote son administration d’un service médical efficace. En effet, le vendredi 17 mai, alors qu’elle tenait l’estrade de la XVIIème Chambre correctionnelle, la présidente n’a cessé de bailler, ce qui nous inquiète ; car sûrement maladif.

Il faut dire, en cet après-midi, que l’os que devait gober la bailleuse n’était pas mince. La Thémis justice devait trancher entre le CRIF et Médecins Sans Frontières (MSF). Un cas de figure que tout magistrat, même jeune issu de l’école de Bordeaux, sait qu’il y a des coups à recevoir. Mais pourquoi donc, en un combat incertain, se retrouvaient au prétoire un groupe communautariste et religieux, baptisé CRIF, et une ONG qui veut sauver la misère du monde ?

Début décembre 2015, MSF organise à la « Maison des Métallos » à Paris une exposition qui veut recréer l’image et l’ambiance d’une rue palestinienne. Le décor est issu de photos, de vidéos et d’une bande son, le tout enregistré sur place. L’entrée de la rue est encadrée par un portique, emprunté à Naplouse, et qui soutien de courts textes en arabe et les portraits de jeunes hommes morts dans leur engagement pour la libération de la Palestine. Il y a quelques mois Anne Hidalgo avait affligé la capitale d’un « Tel Aviv sur Seine », là, modeste et dans son coin Métallo, nous avions une ruelle de Palestine. Une exposition capable de transmettre au visiteur la dureté qu’il y a à survivre dans une terre occupée.

Mais le CRIF, comme Netanyahou et son gang, a depuis longtemps rayé le mot Palestine de son lexique. On ne parle plus que « Judée et Samarie », un royaume inspiré de la Bible qui, pour ceux-là, est un livre d’histoire plus crédible que les ouvrages de Shlomo Sand. Roger Cukierman, alors président du CRIF en 2015, écrit donc à MSF pour se plaindre de cette exposition, celle montrant une injustice centenaire, et qui pourrait convaincre qu’il y a des naufragés là-bas. Survivants des décombres de notre histoire occidentale, et qui pourrissent, en morts vivants. Outre une lettre au responsable de MSF, Cukierman écrit bien sûr à Anne Hidalgo, elle-même se rêvant en membre du CRIF : « Stoppons cette exposition infâme ».

Rendant son indignation publique, le CRIF publie des propos de son président sur son site Internet. On apprend alors que « Cette exposition est une incitation à la haine et une apologie du terrorisme ». Pas rien ! Pas grave pour la vérité, elle rompue au viol, mais grave pour MSF, ONG Prix Nobel de la Paix, association d’entraide médicale partout dans le monde où personne ne veut, ou ne peut aller.

Mais où le « choqué » Cukierman a-t-il lu une telle intention dans l’expo des « french doctors » ? Dans le portique. L’arc de triomphe, qui est celui de la mort, et qui porte des photos de martyrs et un sigle, celui du FPLP. Vous ne suivez pas ? Dans la tête du président du CRIF, un martyr est forcément un kamikaze qui s’est fait exploser au sein d’une crèche, forcément. Et le FPLP, Cukierman le carillonne, est « reconnu comme organisation terroriste par l’Union Européenne ». Voilà donc pourquoi, en donnant aux visiteurs la réalité d’une rue de Palestine, MSF s’est rendue complice : « d’incitation à la haine et d’apologie du terrorisme ». Je sais qu’à froid, pour un lecteur non entraîné aux loopings du CRIF, c’est difficile à comprendre. Choquée elle aussi, l’ONG dépose une plainte contre la Cukierman. Et c’était le débat qui se tenait devant la XVIIème sous la bouche bée de la présidente.

Ce n’est pas la première fois que le CRIF, par la menace, tente d’interrompre une exposition parisienne évoquant la Palestine. Déjà en 2013, alors que le musée du Jeu de Paume affichait les magnifiques photos d’Ahlma Shibli, une artiste ayant exposé partout dans l’univers et sans difficulté, le CRIF avait sonné la charge. Et d’aucun l’avait pris au mot puisque le musée a été contraint d’engager des gorilles et d’affronter une alerte à la bombe.

Dans la nouvelle XVIIème Chambre, aux allures de funérarium, les quelques spectateurs ont vite compris que le sort de MSF était scellé d’entrée et le CRIF vainqueur. Un CRIF dont on se demande pourquoi il a fait les frais d’un avocat puisque les assesseurs de la dame présidente – se désaltérant souvent dans gourde verte -, on fait un sacré boulot : les témoins de MSF ont été passés aux questions.

De tout ce moment de chaos, assez triste, cette justice qui comme les orchestres aime les exécutions capitales, il a été possible d’entendre des choses surprenantes. Heureusement que le malheureux Montfort, président historique de la XVIIème, n’était pas là pour enregistrer le niveau zéro des débats. « Alors martyrs qu’est ce ça veut dire… gnagnagna ? ». « Alors le FPLP classé terroriste par l’Europe ? Ça vous dit quoi ?  Des très méchants, non ? ».

Majed Nehmé (directeur d’Afrique-Asie), témoin dans le débat, et pris là comme dans une séquence de la Caméra Invisible n’en croyait pas ces yeux : « Martyr, c’est aussi un mot des chrétiens, je crois. A Beyrouth la place de Martyrs ne commémore-t-elle pas la résistance contre l’empire Ottoman. C’est ainsi. Dans cette région du monde quand un être perd la vie dans un combat contre l’oppresseur, même un bébé tué par une bombe, c’est un martyr ».

Déchiffrant les slogans du portique terroriste, Majed Nehmé y lit une sourate et l’identité d’un combattant qui n’a rien d’un kamikaze mais tout d’un garçon exécuté chez lui de 72 balles par l’armée israélienne. A propos du FPLP, notre expert aurait pu ajouter que la DST allemande n’a rien vu d’interdit à ce qu’un militant de ce parti palestinien se porte candidat au Bundestag !

Cette vérité il fallait la noyer. Elle l’a été dans un incroyable bain au cours duquel, pour vous indiquer le niveau, le cheikh Qaradawi, ce dingo égyptien qui prêche sur Al Jazeera depuis Doha, était « le chef, le donneur d’ordres, de la révolte palestinienne ». Tandis qu’à quatre pattes sous les bancs nous cherchions à savoir si des terroristes palestiniens ne s’étaient pas introduits dans le prétoire.

Après cet enfilage de sottises, que pouvait faire William Bourdon, l’avocat de MSF qui se retrouvait cloué au mur « terroriste, apologiste et haineux » ? Ce qu’il pouvait et c’était beaucoup. Remettant la folie du jour et le débat sur le chemin de la liberté, il a tenté de convaincre que ne pas condamner la CRIF en diffamation, c’était dire oui à la censure, oui à l’interdiction de toute exposition œuvre, propos qui défrise le CRIF. Drôle de dérive que celle de cette association communautaire née dans le meilleur de la Résistance, celle de la MOI, pour finir comme bras armé de Netanyahou. Et Bourdon a rappelé – avec beaucoup de courage – que « le CRIF d’aujourd’hui ne représentait pas tous les juifs de France, mais les plus réactionnaires ».

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Cause toujours, argumente avec du cœur et de l’intelligence, de l’histoire… Ici on s’en fout. La substitute de procureur, qui n’a pas posé une question pendant huit heures, mais beaucoup tapé sur son ordinateur (des dix doigts) durant l’audience, se lève. Même si l’éloquence n’est pas sa discipline, on comprend que le CRIF a gagné : qualifier MSF « d’incitation à la haine et d’apologie du terrorisme n’a rien de diffamatoire ». Justice est faite !

Etienne Pellot
20 mai 2019

PALESTINE : QUAND LA JUSTICE FRANCAISE CAUTIONNE LA CENSURE DU CRIF…

La CIA attaque Assange en justice pour empêcher d’autres fuites

La CIA attaque Assange en justice pour empêcher d’autres fuites


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 13 avril 2019

Après l’arrestation de Julian Assange par la police britannique et le dévoilement de l’acte d’accusation américain, la question qui se pose est de savoir pourquoi les États-Unis agissent ainsi et pourquoi maintenant.

L’acte d’accusation allègue qu’Assange a « conspiré » avec Chelsea Manning en l’aidant dans sa tentative de trouver un mot de passe pour un compte qui lui aurait permis de dissimuler son vol de documents américains. Glenn Greenwald affirme que l’affaire est assez mince et constitue clairement une atteinte à la liberté de la presse. Qu’un journaliste, ou un éditeur, aide une source à dissimuler son identité fait partie du métier.

L’administration Obama, pourtant pour peu connue pour sa réticence à poursuivre les lanceurs d’alerte, avait déjà examiné le cas de « conspiration » et avait décidé de ne pas engager de poursuites.

Il est donc probable que l’affaire, telle qu’elle est maintenant scellée, n’est qu’un prétexte pour extrader Assange de Grande-Bretagne. Le but réel ne sera connu que si Assange est entre les mains des États-Unis.

Le journaliste de la sécurité nationale William Arkin, qui a quitté NBC News à cause de son bellicisme, a probablement raison lorsqu’il écrit que l’enjeu derrière tout cela est la publication par Wikileaks des outils de piratage de la CIA connus sous le nom de Vault 7.

Bien que la publication des fichiers Vault 7 ait été peu couverte par les médias, cela a sérieusement endommagé les capacités de la CIA. Arkin a écrit le 11 avril au sujet de Vault 7. Le Guardian et le Daily Beast se sont vus proposer les fichiers mais ont refusé de le publier :

La procédure judiciaire américaine, qui a complètement changé en mars 2017, est basée sur la publication, par WikiLeaks, des documents dits Vault 7, un ensemble complet de secrets sur le cyberespionnage de la CIA.

Vault 7 a été éclipsé par le scandale naissant de collusion entre la nouvelle administration Trump et la Russie, mais les 10 000 documents - environ - de la CIA que WikiLeaks a commencé à publier en mars constitue une violation sans précédent, largement plus dommageable que tout ce que ce site Web anti-secret a jamais fait, selon de nombreux responsables américains.

« Il y a eu de sérieuses alertes - y compris celles de Manning et Snowden - mais jusqu'en 2017, personne n'avait jeté le gant à l'Agence depuis des décennies », a déclaré un haut responsable des services de renseignement impliqué directement dans l'évaluation des dommages.

« Vient alors Vault 7, la quasi-totalité des archives de la cellule de piratage informatique de la CIA », explique le responsable. « La CIA a piqué une crise après la fuite. » Le responsable fait référence à une organisation peu connue de la CIA, le Center for Cyber ​​Intelligence, un équivalent obscur de la National Security Agency, qui dirige et supervise les efforts de piratage secrets menés par le gouvernement des États-Unis.

Wikileaks a acquis les fichiers Vault 7 à la fin de 2016 ou au début de 2017. En janvier 2017, l’avocat de Julian Assange a tenté de conclure un accord avec le gouvernement des États-Unis. Assange s’abstiendrait de publier certains contenus critiques des fichiers de Vault 7 en échange d’une immunité limitée et d’un canal de communication sûr avec les autorités américaines. L’un des problèmes à aborder était la recherche de l’origine des fichiers DNC publiés par Wikileaks. Des responsables américains du camp anti-Trump ont affirmé que la Russie avait piraté les serveurs de la DNC. Assange a toujours dit que la Russie n’était pas la source des fichiers publiés. Il a apporté des preuves techniques pour le montrer.

Le 23 mars 2017, Wikileaks  a publié des fichiers de Vault 7 d’un intérêt mineur.

Le ministère de la Justice US voulait un accord et a fait une offre à Assange. Mais l’intervention de Comey, alors directeur du FBI, l’a sabotée :

« Plusieurs sources me disent que l’équipe du contre-espionnage du FBI était au courant de la stratégie du ministère de la Justice et s’y était ralliée, mais ne pouvait expliquer ce qui avait motivé Comey à envoyer un message différent à propos des négociations ... »

Avec l’accord apparemment mal parti, Wikileaks a publié deux fichiers de Vault 7  : « Marble Framework » et « Grasshopper ». Ces logiciels de la CIA changeaient systématiquement l’origine du piratage pour lui donner un aspect russe ou iranien en insérant des chaînes de caractères en langue étrangère dans leur code source. La publication a prouvé que l’attribution, par la DNC, du vol et d’autres piratages à la Russie était un non-sens. La publication de ces fichiers a mis fin à toutes les négociations :

Le 7 avril 2017, Assange a publié des documents contenant des informations sur certains des logiciels malveillants de la CIA utilisés pour les cyber-attaques. Cela a eu un impact immédiat : le gouvernement américain, furieux, s'est retiré des négociations et le directeur de la CIA de l'époque, Mike Pompeo, a critiqué WikiLeaks en le qualifiant de « service de renseignement hostile ».

Un certain Joshua Schulte, le responsable présumé des fichier de Vault 7, est en détention aux États-Unis mais n’a toujours pas été présenté à un tribunal. Il est probable que les États-Unis veulent lui proposer un marché s’il acceptait de témoigner contre Assange.

Dans un autre article, Arkin développe sa première opinion en plaçant l’affaire dans un contexte plus large :

Quelques mois auparavant, Edward Snowden et un groupe appelé Shadow Brokers avaient annoncé des fuites massives. Compte tenu de la notoriété acquise par WikiLeaks, Vault 7 a été la goutte qui a fait déborder le vase pour le gouvernement. Non seulement c'était une expérience sans précédent de piratage de la CIA, organisation qui échappait à toute faille de ce type depuis les années 1970, mais elle montrait que tous les efforts déployés par le gouvernement américain après Chelsea Manning et Edward Snowden n’avaient pas réussi à dissuader, ni à attraper, les « pirates du millénaire ».

L’attaque contre Assange ne vise pas uniquement la vengeance, bien que celle-ci en fasse partie. L’objectif plus large est d’arrêter les fuites :

La pensée des responsables gouvernementaux - actuels et anciens - auxquels j'ai parlé, est de fermer WikiLeaks une fois pour toutes - ou du moins le séparer des médias traditionnels pour le rendre moins attractif en tant que source pour les secrets du gouvernement américain. Ce sera au moins un pas vers une plus grande sécurité intérieure.

Assange sera d’abord condamné en Grande-Bretagne pour n’avoir pas respecté les règles de la liberté sous caution. Il va écoper d’environ six mois de prison. Ce n’est qu’à partir de ce moment là que le combat juridique autour de l’extradition vers les États-Unis commencera. Cela peut prendre jusqu’à trois ans.

Le plus grand espoir d’Assange pour échapper à une extradition est un changement de gouvernement en Grande-Bretagne :

Jeremy Corbyn @jeremycorbyn - 19:34 utc - 11 avril 2019
 
Le gouvernement britannique devrait s'opposer à l'extradition de Julian Assange aux États-Unis pour avoir révélé des preuves d'atrocités en Irak et en Afghanistan.

Le temps nécessaire au traitement de l’affaire d’extradition devant les tribunaux britanniques et européens est probablement suffisamment long pour permettre aux travaillistes de remporter des élections générales. Avec Jeremy Corbyn, Assange serait probablement en sécurité. C’est une raison de plus pour l’establisment transatlantique de tout faire pour empêcher une victoire de Corbyn.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/jjla-cia-attaque-assange-en-justice-pour-empecher-dautres-fuites

LA FORCE MAJEURE DANS LA RESPONSABILITÉ CIVILE

LA FORCE MAJEURE DANS LA RESPONSABILITÉ CIVILE

La force majeure dans la responsabilité civile

La force majeure est une notion qui se rencontre en droit de la responsabilité contractuelle, délictuelle et quasi délictuelle.

La responsabilité contractuelle signifie que l’une des parties au contrat doit réparer le dommage que l’inexécution ou de la mauvaise exécution du son obligation aurait fait subir à l’autre partie au contrat.

La responsabilité délictuelle c’est lorsqu’ une personne est obligée de réparer un préjudice qu’il aurait causé à autrui en dehors de tout contrat. La responsabilité délictuelle est marquée par l’intention de l’auteur de causer le dommage subit.

La responsabilité quasi délictuelle c’est lorsqu’une personne doit réparer un dommage causé à autrui en dehors de tout contra sauf qu’ici l’auteur du dommage n’a pas voulu nuire à autrui contrairement à la responsabilité délictuelle.

Dans ces trois cas l’auteur du dommage doit le réparer.

Mais, il peut arriver qu’un dommage soit né de la non-exécution d’une obligation contractuelle sans que le débiteur ne soit obligé de réparer le dommage. Autrement dit, le débiteur est exonéré de sa responsabilité contractuelle. Il en est de même pour la responsabilité extra contractuelle. Cette exonération se fonde sur ce qu’on appelle « force majeur ». En effet, l’article 1148 du code civil burkinabé dispose que « Il n’y a lieu à aucuns dommages et intérêts lorsque, par suite d’une force majeure ou d’un cas fortuit, le débiteur a été empêché de donner ou de faire ce à quoi il était obligé, ou a fait ce qui lui était interdit ».

Dans le même sens l’article 1218 du code civil français reformé en 2016 dispose que : « il y a force majeure en matière contractuelle lorsqu’un évènement échappant au contrôle du débiteur, qui ne pouvait être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées, empêche l’exécution de son obligation par le débiteur ».

Mais qu’est-ce que la force majeure ?

La force majeure désigne tout évènement imprévisible et insurmontable empêchant le débiteur d’exécuter son obligation ou entrainant la réalisation d’un dommage.

Elle se caractérise traditionnellement par trois principaux éléments dont l’imprévisibilité, l’irrésistibilité et l’extériorité de l’évènement.

L’imprévisibilité signifie que pour que le juge retienne la force majeure comme cause exonératoire du débiteur, il faut que l’évènement qui a causé le dommage intervienne de telle manière que personne n’aurait pu savoir qu’un tel évènement allait se produire.

Par exemple un transporteur qui prend la route avec de la marchandise malgré que la Météo ait annoncer la veille de fortes précipitations ne pourra pas invoquer la force majeure pour échapper à sa responsabilité civile au cas où il y aura dommage du fait d’une forte pluie en cours de route.

L’extériorité signifie que l’évènement qui a entrainé le dommage doit résulter d’une cause étrangère à l’individu. Autrement dit, le débiteur n’y est pour rien dans la survenance de l’évènement.

Quand est-il de l’irrésistibilité de l’évènement ?

L’irrésistibilité signifie que pour que la force majeure soit admise par le juge il faut en plus des deux critères évoqués ,que l’évènement soit d’une intensité telle que le débiteur ne pouvait pas résister au dommage. Ce critère s’inscrit dans la logique de l’adage qui dit qu’à l’impossible nul n’est tenu. Autrement dit, le débiteur ou l’auteur du dommage était impuissant face à l’évènement au moment de sa survenance.

Cela implique que s’il se trouve qu’au moment de l’évènement ou tel que l’évènements se présentait des mesures appropriées permettaient d’éviter le dommage malgré l’imprévisibilité de l’évènement ,le débiteur ne pourra pas invoquer utilement la force majeure.

Si tous ces critères sont réunis le débiteur ne pourra pas être contraint à réparer le dommage résultant de l’inexécution de son obligation contractuelle. Aussi, en matière délictuelle ou quasi délictuelle, la responsabilité de l’auteur du dommage ne pourra pas non plus être engagée.

En France, l’irrésistibilité tendait à devenir le critère principal de la force majeur en ce sens que la jurisprudence avait tendance à retenir, au titre de la force majeure des situations qui, bien que prévisibles, ne pouvaient être empêchées. Autrement dit, il peut y avoir force majeur même si le critère de l’imprévisibilité n’est pas réuni.

En matière contractuelle, la condition d’extériorité n’est plus exigée si bien que des circonstances interne à l’individu peuvent constituer un cas de force majeur. C’est dans ce sens la cour de cassation admet qu’il y a force majeur lorsque le débiteur a été empêché d’exécuter son obligation par la maladie. Il suffira de prouver que la maladie était imprévisible lors de la conclusion du contrat et irrésistible dans son exécution.

Tous ceci concourent à dire que l’irrésistibilité est toujours une condition ou un critère dans la détermination de la force majeure alors que l’imprévisibilité et l’extériorité sont parfois écartés.

L’irrésistibilité est donc omniprésente dans la qualification de la force majeure.

Cependant, il faut noter que la cour a eu à faire un revirement jurisprudentiel en exigeant toujours l’imprévisibilité dans la force majeure. En effet, La cour a dit dans son rapport de 2006 que «la force majeure totalement libératoire s’entend d’un évènement non seulement irrésistible mais aussi imprévisible et il en est ainsi tant en matière contractuelle qu’en matière délictuelle ».  L’arrêt de la chambre plénière de la cour de cassation du 14 avril 2006 n°04-18902 est allé dans le même sens en ce qu’il déclarait que : « La faute de la victime n’exonère totalement le gardien qu’à condition de présenter les caractères d’un évènement de force majeure, cette exigence est satisfaite lorsque cette faute présente, lors de l’accident, un caractère d’imprévisibilité et d’irrésistibilité ».

Il faut dire que cette position de la cour est intervenue pour mettre fin aux divergences qui existaient au sein de la cour notamment dans ses différentes chambres. En effet, il arrivait que l’une des chambres dans une affaire écarte l’imprévisibilité de l’évènement tandis qu’une autre restait campée sur tous les critères classiques de la force majeure.

La cour de cassation a réaffirmé dans plusieurs de ses arrêts de 2018 la nécessité de la réunion de l’imprévisibilité et de l’irrésistibilité comme critères déterminants de la force majeure. Si bien que pour prétendre à une exonération de sa responsabilité contractuelle ou délictuelle le débiteur ou l’auteur du dommage doit démontrer que l’évènement en plus d’être irrésistible était imprévisible.

Mais, nous pensons qu’il n’est pas exclu que dans un futur proche la cour abandonne à nouveau cette exigence stricte de l’imprévisibilité.

Par contre, le rapport de la cour est intervenu pour entériner l’impertinence de l’extériorité en tant que critère déterminant de la force majeure. La réforme de droit de la responsabilité civile n’exige pas non plus l’extériorité de l’évènement comme critère déterminant de la force majeure.

ZOROME Noufou

Ma passion du Droit

https://mapassiondudroit.home.blog/2019/04/09/la-force-majeure-dans-la-responsabilite-civile/

Les valeurs américaines: les ambassades sont pour couper les journalistes en morceaux, pas pour les protéger

Les valeurs américaines: les ambassades sont pour couper les journalistes en morceaux, pas pour les protéger

Bryan MacDonald
Bryan MacDonald est un journaliste irlandais basé en Russie.
Les valeurs américaines: les ambassades sont pour couper les journalistes en morceaux, pas pour les protéger
Partout dans le monde, des personnes loyales ont à juste titre condamné l’arrestation de Julian Assange ordonnée par les États-Unis. Cependant, peu de gens ont remarqué comment cela s’inscrivait dans un schéma d’hypocrisie américaine en ce qui concerne le traitement des journalistes.

Il y a six mois à peine, Jamal Khashoggi avait été assassiné et mis à mort par des agents saoudiens au consulat du royaume à Istanbul. Il a été chroniqueur au Washington Post et rédacteur en chef de la chaîne Al-Arab News, connue pour ses critiques acerbes sur la guerre illégale contre le Yémen soutenue par les États-Unis.

En dépit d’une conclusion de la CIA selon laquelle le prince héritier Mohammed bin Salman avait ordonné l’assassinat macabre, le président Donald Trump restait aux côtés de son allié et aucune sanction ou sanction significative ne fut infligée à Riyad.

La Turquie elle – même reste un membre de l’ OTAN, et proche partenaire américain, en dépit de la tenue plus de journalistes derrière les barreaux que toute autre nation sur la terre. Ce chiffre s’élevait à 68, à la fin de l’année dernière, environ le quart du total mondial de 251. 

Nous avons maintenant l’acte d’accusation d’Assange, qui cherche à criminaliser les fonctions de base du journalisme. Par exemple, garder les sources anonymes ou supprimer des enregistrements de conversations. En effet, cela semble également être une violation du premier amendement américain.

Il a été pris pour cible par Washington pour avoir révélé des preuves d’atrocités effroyables perpétrées par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Assange a donc cherché refuge dans la petite ambassade de Londres en Équateur.

Ce qui a suivi a été une pression incessante sur Quito pour qu’il renverse l’asile qu’il a accordé au fondateur de Wikileaks et a abouti à son arrestation.

Si ce mépris de la presse se limitait à la Maison-Blanche, l’établissement américain pourrait poursuivre sa tactique actuelle consistant à accuser Trump de tout ce qui est néfaste. Mais le parti d’opposition est tout aussi mauvais. Témoin du plus haut démocrate à Washington, Chuck Schumer, tweetant son plaisir de la détention d’Assange. 

Chuck Schumer

@SenSchumer

Now that Julian Assange has been arrested, I hope he will soon be held to account for his meddling in our elections on behalf of Putin and the Russian government.

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Cela dit, le déclin des normes morales et de la malhonnêteté rampante parmi les dirigeants américains est vaste. Par exemple, demandant cette semaine pourquoi Washington avait approuvé la saisie israélienne des hauteurs du Golan mais sanctionné la Russie pour sa réabsorption de la Crimée, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré aux sénateurs qu’il existait une  » doctrine de droit international « , qui serait expliquée plus tard. Bien sûr, il s’est avéré cela n’existait pas.

Le patron de Pompeo lutte également avec la vérité. Jeudi, Trump a déclaré: « Je ne connais rien à WikiLeaks. Ce n’est pas mon truc.

Pourtant, en 2016, il l’a qualifié de  » trésor  » en disant  » J’aime WikiLeaks « . 

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CBS News

@CBSNews

President Trump: « I know nothing about WikiLeaks. It’s not my thing. »

During the 2016 campaign, Trump called WikiLeaks « a treasure trove » and said, « I love WikiLeaks » https://www.cbsnews.com/news/south-korean-president-visits-trump-white-house-today-2019-04-11-live-updates/ 

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La focalisation américaine incessante sur Assange et la détermination de le traquer font partie d’un manque de respect croissant envers le journalisme dans un pays qui se targuait autrefois de  » valeurs « . Ces jours-ci, le président qualifie la presse d ‘ » ennemi du peuple ». ”Et des éléments des mêmes médias se réjouissant de l’arrestation d’un collègue journaliste.

Néanmoins, pourquoi la haine d’Assange est-elle si intense, car elle transcende les lignes de parti et les idéologies? C’est peut-être parce qu’il a montré à l’Amérique ce qu’elle est réellement, plutôt que la manière dont elle aime être perçue.

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Les déclarations, opinions et opinions exprimées dans cette colonne sont celles de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celles de RT.

https://www.rt.com/op-ed/456344-assange-khashoggi-embassy-us-values/

Attentat de Nice: des parents réclament la restitution des organes de leurs enfants

Attentat de Nice: des parents réclament la restitution des organes de leurs enfants

 
Après l’attentat de Nice, des autopsies ont été pratiquées sur les corps des victimes mais certaines dépouilles ont été restituées incomplètes aux familles. Effondrées, scandalisées, elles réclament les organes de leurs enfants. Un couple a décidé d’assigner l’Etat en justice pour faute lourde.

De nouveau détenu, l’ancien chef de Nissan, Ghosn, dit que la dernière arrestation est « scandaleuse »

De nouveau détenu, l’ancien chef de Nissan, Ghosn, dit que la dernière arrestation est « scandaleuse »

TOKYO (Reuters) – Les procureurs japonais ont arrêté jeudi pour la quatrième fois le président japonais renversé, Carlos Ghosn, accusé d’avoir tenté de s’enrichir de 5 millions de dollars aux frais du constructeur automobile, selon des informations parues dans la presse concernant des versements à un concessionnaire omanais.

DOSSIER DE PHOTO: L’ancien président de Nissan Motor, Carlos Ghosn, assis dans une voiture alors qu’il sortait du bureau de son avocat, après avoir été libéré sous caution du Tokyo Detention House, à Tokyo, au Japon, le 6 mars 2019. REUTERS / Issei Kato / File Photo

La dernière arrestation, que le radiodiffuseur national NHK a qualifiée de très inhabituelle pour une personne qui a déjà été libérée sous caution, marque le dernier bouleversement dramatique dans la chute de la chute du haut dirigeant.

Les procureurs de Tokyo ont déclaré que Ghosn avait causé à Nissan Motor Co Ltd une perte de 5 millions de dollars sur une période de deux ans et demi, jusqu’en juillet 2018, en violation de ses obligations juridiques envers Nissan et dans le but de s’enrichir.

L’agence de presse Kyodo a indiqué que ces pertes impliquaient le transfert de fonds par l’intermédiaire d’un courtier à Oman au compte d’une société que Ghosn détenait effectivement. L’agence n’a cité aucune source. « Mon arrestation ce matin est scandaleuse et arbitraire », a déclaré M. Ghosn dans un communiqué envoyé par un porte-parole des États-Unis.

«Cela fait partie d’une autre tentative de certaines personnes chez Nissan de me faire taire en trompant les procureurs. Pourquoi m’arrêter sauf pour essayer de me briser? Je ne serai pas brisé. Je suis innocent des accusations sans fondement et des accusations portées contre moi. « 

Plus d’une douzaine de responsables du bureau du procureur de Tokyo se sont rendus jeudi matin à son domicile et lui ont demandé de se soumettre à un interrogatoire, a déclaré NHK. Une camionnette en argent transportant Ghosn aurait quitté la résidence plus tard, a-t-il déclaré.

 

Des images du véhicule sortant de la résidence montraient ses fenêtres couvertes de rideaux, rendant impossible de voir qui conduisait à l’intérieur.

Personne n’était immédiatement disponible pour commenter au bureau du procureur de Tokyo.

Cette arrestation intervient juste un jour après que Ghosn ait annoncé sur Twitter qu’il tiendrait une conférence de presse le 11 avril pour « dire la vérité » sur les allégations portées contre lui.

«Après avoir été emprisonné à tort pendant 108 jours, mon plus grand espoir et mon souhait aujourd’hui est d’avoir un procès équitable», a ajouté Ghosn dans un communiqué.

«Je devais présenter mon histoire lors d’une conférence de presse la semaine prochaine. en m’arrêtant à nouveau, les procureurs m’ont refusé cette opportunité, mais je suis déterminé à ce que la vérité soit révélée. Je suis convaincu que si j’essaie avec équité, je serai justifié. « 

Ghosn a été arrêté pour la première fois à Tokyo en novembre. Il fait face à des accusations d’inconduite financière et d’abus de confiance aggravé pour avoir omis de déclarer un salaire d’environ 82 millions de dollars et de transférer temporairement des pertes financières personnelles dans les livres de Nissan pendant la crise financière

Libéré sous caution de 9 millions de dollars le 6 mars, Ghosn se dit victime d’un coup d’Etat dans une salle de conférence.

L’avocat de Ghosn, Junichiro Hironaka, a qualifié la dernière arrestation de « inappropriée ».

PAIEMENTS SUSPECTES

Des sources ont déclaré à Reuters plus tôt cette semaine que le constructeur français et partenaire de Nissan, Renault SA, avait alerté les procureurs français après avoir découvert des paiements suspects à un partenaire commercial de Renault-Nissan à Oman, alors que M. Ghosn était le directeur général du constructeur français.

Le porte-parole de M. Ghosn a déjà déclaré que les paiements de 32 millions de dollars effectués en neuf ans étaient une récompense pour le cabinet Oman, qui est l’un des principaux concessionnaires Nissan. M. Ghosn n’a pas dirigé ces incitations versées aux distributeurs et les fonds n’ont pas été utilisés pour payer une dette personnelle, a déclaré le porte-parole.

Nissan avait précédemment établi sa propre filiale régionale et effectué des paiements douteux de plus de 30 millions de dollars au distributeur d’Oman, Suhail Bahwan Automobiles (SBA).

Les éléments de preuve envoyés aux procureurs français à la fin de la semaine dernière ont montré qu’une grande partie de l’argent était par la suite acheminée vers une société libanaise contrôlée par des collaborateurs de Ghosn, ont indiqué ces sources.

Diaporama (5 Images)

Reuters n’a pas été en mesure de contacter la SBA pour commenter l’affaire.

Le conseil d’administration de Renault a décidé de supprimer la pension de M. Ghosn d’environ 770 000 euros par an, ont annoncé mercredi trois sources au courant.

Les administrateurs ont également recommandé aux actionnaires de bloquer 224 000 euros supplémentaires dans la rémunération variable de Ghosn pour 2018, ont déclaré deux sources à Reuters, à l’issue d’une réunion approuvant également des modifications de la gouvernance réduisant le nombre de membres du conseil à 18 membres.

Autres reportages de Malcolm Foster, Naomi Tajitsu, Linda Sieg et Billy Mallard; Écriture de David Dolan et Chang-Ran Kim; Édité par Stephen Coates