Archives pour la catégorie justice

Carlos Ghosn arrêté au Japon pour malversations

Carlos Ghosn arrêté au Japon pour malversations

Le patron du groupe Renault et l’un des plus grands industriels au monde a été arrêté au Japon pour malversations.

C’est un fait très rarissime au Japon où l’on ménage souvent les grands patrons industriels, a fortiori étrangers.

C’est après une enquête interne au sein de Nissan que la justice nipponne a ordonné l’arrestation du PDG français d’origine libanaise.

Cependant cette affaire peut très bien en cacher d’autres puisque il pourrait s’agir d’un règlement de comptes sur fond d’espionnage et de sabotage technologique au profit de puissances tierces.

La justice nipponne ira t-elle jusqu’au bout ou est-ce elle devra se taire comme de coutume, raison d’État oblige ?

Carlos Ghosn arrêté au Japon pour malversations

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Judy Munro-Leighton qui avait accusé le juge Kavanaugh (nommé par Trump) de viol vient d’avouer qu’elle avait tout inventé

Judy Munro-Leighton, une des femmes qui avaient accusé le juge suprême Kavanaugh de viol, vient d’avouer qu’elle avait tout inventé. Elle ne l’a même jamais rencontré.

Document judiciaire (en anglais) : United States Senate

Sources en anglais :
Dailymail
Washington Times
Fox News
Business Insider

Donald Trump : « Une vicieuse accusatrice du juge Kavanaugh vient d’admettre avoir menti, que son histoire avait été totalement inventée, donc FAUSSE ! Imaginez qu’il n’ait jamais été validé comme Juge Suprême du fait de ces fausses accusations dégoûtantes. Et qu’en est-il des autres accusatrices ? Qu’en disent les Démocrates ? »

 

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/11/judy-munro-leighton-qui-avait-accuse-le-juge-kavanaugh-nomme-par-trump-de-viol-vient-d-avouer-qu-elle-avait-tout-invente.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Rachat d’Uramin par Areva: la cour d’appel de Paris ordonne de nouvelles mises en examen

Rachat d’Uramin par Areva: la cour d’appel de Paris ordonne de nouvelles mises en examen

Paris – La cour d’appel de Paris a ordonné lundi de nouvelles mises en examen pour d’anciens dirigeants d’Areva, dont l’ex-patronne Anne Lauvergeon, dans le volet comptable de l’affaire du rachat controversé de la société minière canadienne Uramin, a-t-on appris de source proche du dossier.

Uramin avait été acquis par Areva pour 1,8 milliard d’euros en 2007 mais l’exploitation plus difficile que prévu de ses mines a fait tourner l’opération au fiasco et contraint le groupe public français à passer de lourdes provisions en 2011, après le départ de Mme Lauvergeon.

Ce rachat controversé est au coeur de deux enquêtes: l’une porte sur des soupçons d’escroquerie et de corruption lors de l’acquisition de la compagnie minière; l’autre sur les provisions inscrites par Areva, les magistrats soupçonnant des responsables du groupe d’avoir présenté des comptes inexacts pour masquer l’effondrement de la valeur d’Uramin.

Dans cette partie du dossier, les juges ont notamment déjà mis en examen Mme Lauvergeon pour « présentation et publication de comptes inexacts » et « diffusion d’informations trompeuses », tandis que l’ancien dirigeant de la filiale des mines, Sébastien de Montessus, a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Les juges ont bouclé leur enquête mais un débat subsistait entre eux et le parquet, qui souhaitait que soient prononcées d’autres mises en examen, refusées par les juges.

Dans son arrêt, la chambre de l’instruction a infirmé l’ordonnance des juges et réclamé que soient prononcées ces nouvelles mises en examen. En l’occurrence, celle d’Anne Lauvergeon pour « délit d’entrave » et celles de M. Montessus et de Nicolas Nouveau, ex-directeur financier de la filiale des mines, pour « complicité de présentation de comptes inexacts », « complicité de diffusion d’informations trompeuses » et « délit d’entrave », a précisé cette source.

La cour d’appel a également demandé la mise en examen pour « délit d’entrave » de Gérard Arbola, l’ancien N.2 du groupe, d’Alain-Pierre Raynaud, l’ex-directeur financier d’Areva, et de Thierry Noircler, l’ancien responsable de l’audit du fleuron nucléaire, désormais appelé Orano.

M. Arbola est déjà mis en examen dans cette affaire pour « présentation et publication de comptes inexacts » et M. Raynaud pour « complicité » de ces mêmes faits.

Dans l’autre volet de l’affaire, sur les conditions de rachat d’Uramin, Anne Lauvergeon a été placée sous le statut de témoin assisté.

(©AFP / 29 octobre 2018 14h56)

https://www.romandie.com/news/Rachat-d-Uramin-par-Areva-la-cour-d-appel-de-Paris-ordonne-de-nouvelles-mises-en-examen/966548.rom

Sanctions iraniennes : la loi du Far-West…

Sanctions iraniennes : la loi du Far-West…


Les États Unis répliquent à une décision de justice en annulant le traité qui donne compétence à ce tribunal


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 3 octobre 2018

Aujourd’hui, la Cour internationale de Justice (CIJ) a rendu un jugement provisoire (pdf, 29 pages) contre certaines des sanctions américaines prises contre l’Iran. Il s’agit d’une injonction préliminaire sur des questions humanitaires urgentes qui sera suivie ultérieurement d’un jugement définitif.

Les États-Unis ont réagi en annulant le traité qui donnait compétence au tribunal sur cette affaire.

La CIJ est le principal organe judiciaire des Nations Unies et règle les différends juridiques entre les États membres. Les décisions de la Cour, dont le siège est à La Haye, sont contraignantes. Mais il n’y a aucune force de police mondiale qui puisse faire en sorte que le gouvernement étatsunien soit forcé à suivre la décision du tribunal.

Néanmoins, le jugement établit un précédent que d’autres tribunaux utiliseront lorsque des cas plus spécifiques dus aux sanctions américaines contre l’Iran se présenteront. Une entreprise qui perdra des contrats d’affaire à cause des sanctions pourra poursuivre les États-Unis pour pertes financières. La décision de la CIJ sur l’illégalité des sanctions américaines pourra alors être utilisée comme référence par un tribunal local, même américain.

L’essentiel de la décision dit :

LA COUR,

annonce les mesures conservatoires suivantes :

(1) À l’unanimité,

Conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du Traité d’amitié, de relations économiques et de droits consulaires de 1955, les États-Unis d’Amérique lèveront, par la voie qu’ils auront choisie, tous les obstacles découlant des mesures annoncées le 8 mai 2018 concernant la libre exportation vers le territoire de la République islamique d’Iran de

  1. i) médicaments et dispositifs médicaux ;
  2. ii) denrées alimentaires et produits agricoles ; et

iii) les pièces de rechange, les équipements et les services connexes (y compris la garantie, la maintenance, les services de réparation et les inspections) nécessaires à la sécurité de l’aviation civile ;

(2) A l’unanimité,

Les États-Unis d’Amérique veilleront à ce que les licences et autorisations nécessaires soient accordées et à ce que les paiements et autres transferts de fonds ne soient soumis à aucune restriction dans la mesure où ils concernent les biens et services visés par l’article 1 ;

(3) A l’unanimité,

Les deux parties s’abstiendront de toute action susceptible d’aggraver ou d’étendre le différend devant la Cour ou de le rendre plus difficile à régler.

Ce jugement provisoire, équivalent à une injonction, a été rendu en raison des dommages humanitaires imminents que les sanctions américaines causent à l’Iran. Le jugement définitif pourra prendre un an et sera probablement beaucoup plus étendu. Après la décision unanime d’aujourd’hui, l’orientation générale du résultat ne sera pas remise en question.

Les États-Unis ont prétendu que le tribunal n’avait pas compétence concernant ses sanctions contre l’Iran.

L’Iran a fait valoir que les sanctions américaines contreviennent au Traité d’amitié, de relations économiques et de droits consulaires entre l’Iran et les États-Unis d’Amérique (pdf), qui a été signé à Téhéran le 15 août 1955. Ce traité donnait compétence à la CIJ pour arbitrer les différends entre les deux pays sur toutes les questions qui s’y rapportent.

Le tribunal a accepté le point de vue de l’Iran.

Le secrétaire d’État américain, Pompeo, vient de tenir une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé que les États-Unis annulent dorénavant le traité de 1955. Sa déclaration était remplie de fanfaronnades et de mensonges :

Mercredi, les États-Unis ont qualifié de défaite pour Téhéran la décision d’un tribunal international qui a mis fin à un traité signé en 1955 sur lequel se fondait l’affaire.

……

Le secrétaire d’État Mike Pompeo a noté que le tribunal des Nations unies ne s’était pas prononcé de manière générale contre les sanctions américaines et il a insisté sur le fait que les États-Unis exemptaient déjà les denrées humanitaires de ces sanctions.

“La décision de la cour aujourd’hui a été une défaite pour l’Iran. Elle a rejeté à juste titre toutes les demandes sans fondement de l’Iran “, a déclaré Pompeo aux journalistes.

Cette injonction préliminaire est évidemment une victoire pour l’Iran. Le tribunal n’a pas encore statué sur la question plus large des sanctions américaines. Après avoir lu l’argumentaire, je suis convaincu que le jugement final ne fera que confirmer cette victoire. La décision est une grande perte pour l’administration Trump. Cela montre au monde que les États-Unis sont la seule et unique entité qui viole le traité de 1955 ainsi que l’accord nucléaire avec l’Iran (JCPOA) et la résolution unanime du Conseil de sécurité des Nations Unies approuvant l’accord nucléaire.

L’annonce par Pompeo de l’annulation du traité est quelque peu schizophrène. Il accepte la décision et la transgresse :

  • Les États-Unis n’auraient pas annulé le traité sans le jugement du tribunal qui est fondé sur ce traité. Avec l’annulation d’aujourd’hui, ou l’annonce de son annulation, les États-Unis admettent que l’intervention des tribunaux fondée sur le traité est juridiquement correcte. Cela contredit son précédent argument.
  • L’annulation du traité aujourd’hui transgresse le jugement des tribunaux. L’article trois de la décision du tribunal ordonne aux parties de ne pas rendre la question plus difficile à résoudre. L’annulation du traité rend maintenant le règlement de l’affaire plus difficile, aggrave et étend le différend en violation de l’ordonnance du tribunal.

En fait, les États-Unis se moquent ouvertement du tribunal. Il est peu probable qu’un tribunal accepte l’allégation clairement avancée par les États-Unis selon laquelle le traité n’existe plus, que la CIJ a perdu sa compétence dans cette affaire et que ses décisions peuvent donc être ignorées. On ne peut pas changer un contrat simplement parce qu’on a été reconnu coupable de l’avoir violé. L’affaire fera l’objet d’un jugement définitif en vertu du traité de 1955, car c’est ce traité qui a établi le statut juridique de l’affaire au moment où elle a été portée devant le tribunal.

Pompeo et d’autres diront sans aucun doute que cette décision n’a pas d’importance pour les États-Unis et que sa transgression n’entraînera aucun coût. Il sous-estime l’effet d’une telle décision sur les juridictions nationales inférieures. Ce seront elles qui jugeront de la saisie des biens américains lorsque des réclamations pour dommages économiques seront déposées contre les États-Unis et leur régime de sanctions.

L’affaire pèsera également sur l’opinion mondiale. Cela rend plus risqué pour les autres gouvernements de suivre le régime de sanctions américain.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/sanctions-iraniennes-les-etats-unis-repliquent-a-une-decision-de-justice-en-annulant-le-traite-qui-donne-competence-a-ce-tribunal

 

LE DROIT ET LA JUSTICE « EN MARCHE » (L’Imprécateur)

LE DROIT ET
LA JUSTICE « EN MARCHE »
(L’Imprécateur)

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La démocratie (δημοκρατία) est, comme l’origine grecque de son nom l’indique, le pouvoir du peuple (de « δῆμος » ou dêmos = territoire puis par sens dévié « peuple » & « κράτος » ou krátos = « pouvoir »). La démocratie directe qui voyait le peuple de la ville se réunir sur la grand-place pour voter les décisions politiques et militaires n’étant plus possible en raison de l’augmentation considérable des populations, le peuple élit maintenant des représentants qui siègent pour lui dans les assemblées.

Les partis politiques ont commencé à fausser le système démocratique en se votant des subventions énormes de fonctionnement qui leur ont permis de créer leurs propres administrations, d’acquérir des biens immobiliers considérables (le petit palais du PS rue de Solférino, l’immeuble de PCF place du Colonel Fabien, etc.), de financer des médias et des lobbies de soutien qui leur permettent souvent de franchir plusieurs années de désaveu populaire, etc.

 

La Justice devenue le bras armé de l’État Profond

Une nouvelle forme de déconstruction de la démocratie arrive maintenant avec la transformation du Droit et de la Justice en bras armés de l’État dit « profond » pour mettre le peuple en esclavage. L’État Profond est cette masse presque totalement anonyme de « hauts-fonctionnaires » qui restent toute leur vie en place ou n’en changent que par un jeu de chaises musicales. Il leur permet d’être en poste au service de l’État, puis élus, puis à nouveau en poste tout en gardant les avantages automatiquement acquis pendant leur mandat d’élus (chômage indemnisé à 100% pendant cinq ans, augmentations de salaire à l’ancienneté, retraites légalement dorées, etc.).

De plus en plus, le Pouvoir Judiciaire prend l’ascendant sur les autres Pouvoirs (Exécutif et Législatif) et bafoue la souveraineté du peuple. En principe, le Parlement vote les lois et les juges les appliquent. Toujours en principe, le pouvoir d’interprétation des juges est limité et contrôlé par des organes comme la Cour de Cassation, le Conseil Constitutionnel ou la Cour des Comptes.

Tout cela a volé en éclats depuis quelques années sous une double pression : celle du très gauchiste Syndicat de la Magistrature, et celle des énarques, majoritairement très « gauchistes » eux aussi. Ayant compris qu’ils détenaient les clés du pouvoir, ils se servent du Droit et de la Justice pour prendre l’ascendant sur les autres pouvoirs, l’Exécutif (gouvernement) et le Législatif (parlement) et bafouent ainsi la souveraineté constitutionnelle du peuple.

 

Le Conseil constitutionnel outrepasse ses fonctions

C’est ainsi que le Conseil Constitutionnel – normalement gardien des grands principes de la Constitution – est devenu le contrôleur pointilleux, partial et malhonnête des lois en s’appuyant sur une interprétation de la Constitution qui révèle le parti pris idéologique de ses membres pilotés par le très nocif et pervers Laurent Fabius.

C’est ainsi que la Justice (en France ou en Italie) peut priver un parti politique légal et républicain des subventions que prévoient les lois par parti pris idéologique, et ne se gêne pas de le faire.

C’est ainsi que la XVIIème Chambre correctionnelle prive des citoyens en désaccord avec le gouvernement de leur liberté d’expression ou la leur fait payer cher par des amendes astronomiques en contradiction avec les dispositions constitutionnelles [1], sans que le Conseil Constitutionnel y trouve à redire.

C’est ainsi que la Justice (en France ou aux États-Unis) harcèle des candidats à une élection présidentielle pour les affaiblir ou les faire renoncer alors qu’elle laisse en paix ceux du camp qu’elle souhaite au pouvoir même s’ils ont commis des délits souvent graves.

 

Pour l’Union Européenne, les peuples n’existent pas

Sans oublier les interventions législatives autoritaires de l’Europe de Bruxelles, qui bafouent les lois votées par notre Parlement par le biais de « directives » et d’interdictions qui n’ont rien à voir avec la Justice ni les Droits de l’Homme, mais seulement avec la morale libertarienne à la mode de l’extrême gauche LGBT et mondialiste.

Que ce soit en France, en Italie, aux États-Unis ou à Bruxelles, la Justice pénale se dresse contre les choix souverains et le pouvoir des peuples. C’est l’instrumentalisation de la Justice par ces pouvoirs supranationaux occultes – mais qui apparaissent de plus en plus souvent au grand jour – une nébuleuse de banques et d’établissements financiers à l’échelle mondiale (Morgan, Rothschild, Lazard, Golden Sachs, etc.), de milliardaires comme David Rockefeller ou George Soros, d’ONG très politisées et très riches comme Greenpeace (dans l’opération baleines elle était payée par la Russie, dans l’opération anti-nucléaire par la Chine, etc.), de lobbies internationaux (automobiles, éoliennes, football, etc.).

Se regroupant dans des sortes de clubs internationaux, comme la Trilatérale, le club des Bilderberg, les Skull and Bones et autres, ils définissent une politique internationale sans consulter les peuples concernés, choisissent les dirigeants qu’ils jugent les mieux aptes à l’appliquer (George Bush choisi par les Skull and Bones, Emmanuel Macron par le club des Bilderberg, etc.) et les aident par des transferts financiers et des influences politiques et médiatiques (Washington Post et New-York Times, Le Monde et Libération) à prendre le pouvoir sans souci des choix populaires mis devant le fait accompli.

 

Il faut tuer politiquement les Résistants

Quand leurs choix sont contrariés par une élection au résultat redouté par eux (Trump, Orbán, Salvini, Putin) c’est haro sur l’empêcheur de compter les dollars en rond. Il est harcelé d’enquêtes judiciaires, insulté et vilipendé. On passe sous silence ses succès (comme l’indéniable succès économique et social de Trump aux États-Unis), on monte en épingle le moindre de ses contretemps ou de ses échecs, on vante outrageusement son opposition, on l’accuse de tous les maux (relations avec les Russes, armes de destruction massive, gaz toxiques, etc.), on finance ses ennemis jusqu’aux pires d’entre eux (États-Unis et France armant et subventionnant al-Qaïda sous la jolie appellation « Armée Syrienne Libre » pour détruire Bachar el-Assad qui avait eu le culot de refuser le passage du pipe-line Arabie-Turquie).

 

La Justice française a rejoint l’aristocratie financière internationale

Aujourd’hui, la Justice a rejoint cette aristocratie financière qui dirige le monde de façon occulte dans sa détestation de la démocratie et des choix souverains des peuples. Non seulement elle les contrarie chaque fois qu’elle le peut, mais elle pèse aussi sur les processus de construction de ces choix, par exemple en inculpant sans preuves, le candidat dont elle ne veut pas de manière à le discréditer aux yeux de l’opinion. Ou bien elle laisse fuiter « accidentellement » des éléments d’une enquête en cours qui aboutira probablement à un non-lieu faute de preuves, comme on l’a vu dans la quasi totalité des « affaires Sarkozy ». Mais en attendant, la victime est traînée dans la boue.

Les politiques, de leur côté, jouent sur le « TINA » (There Is No Alternative), comme le fait Emmanuel Macron avec son « ce sera mes réformes ou le chaos » ou Jean-Claude Juncker quand il affirme « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens », même quand ceux-ci ont été concoctés et promulgués par un microcosme de hauts-fonctionnaires européens marxistes et mondialistes obéissant à des directives obscures.

Et le pire, c’est que les opposants sont prévenus, « arrêtez, nous avons les moyens de vous empêcher », comme l’a appris une pauvre députée LREM qui voulait se présenter pour s’opposer à la nomination – sur instruction de l’Élysée – du sulfureux Richard Ferrand (ami de Macron) au perchoir de l’Assemblée Nationale. Elle a préféré retirer sa candidature quelques heures avant le vote bidon.

 

Les peuples européens se lèvent. Quid de la France ?

Les peuples européens se réveillent. Les Français sont à la traîne. En Italie, « le suffrage universel a porté au pouvoir une coalition élue sur un programme clair, prévoyant un fort volet social et un refus de poursuivre la dérive initiée par Angela Merkel, soucieuse de plaire au patronat allemand en important de la main-d’œuvre à bas coût. Ladite dérive fait que l’Italie se retrouve en première ligne des trafics de migrants où les mafias locales (en liaison avec les africaines) s’en donnent à cœur joie. Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur qui applique le programme adopté par la majorité des électeurs italiens, est massivement soutenu par l’opinion transalpine. Ce faisant, il heurte les grands intérêts et les belles âmes qui, consciemment ou non, prêtent la main à la nouvelle traite. Considérant que les soi-disant ONG sont parties prenantes du trafic, il leur refuse l’accostage dans les ports italiens et, s’ils rentrent quand même, le débarquement des nouveaux esclaves. Que n’a-t-il fait ! Il s’est trouvé un procureur pour lancer une enquête pour « séquestration », qualification du dernier ridicule. » En Italie, contrairement à l’Allemagne, il n’y a eu aucune violence contre les migrants. Il s’agit donc d’une provocation judiciaire qui caractérise bien cette instrumentalisation de la justice par la Gauche italienne pour empêcher ce qu’une élection parfaitement régulière veut mettre en œuvre pour sauver l’une des identités les plus fortes et les plus anciennes de l’Europe, l’italienne, qui a largement plus de deux mille ans.

 

L’Imprécateur
26/09/2018

 

[1] « Déclaration des Droits de l’Homme » – art. 18 et 19 et « Convention Européenne des Libertés Fondamentales » – art. 9 et 10. En Droit français, la liberté d’expression est formulée aux termes de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789 et a donc valeur constitutionnelle, c’est-à-dire que les lois doivent respecter cette liberté, ce qui depuis une vingtaine d’années n’est plus toujours le cas, de loin s’en faut.



 

Glyphosate, Monsanto, Bayer, Hulot et la « République exemplaire »

Glyphosate, Monsanto, Bayer, Hulot et la « République exemplaire »

Nicolas Hulot by French EMbassy in the U.S(CC BY-NC 2.0) — French EMbassy in the U.S, CC-BY

Avec ses déclarations fracassantes sur le glyphosate, Nicolas Hulot ministre redevient activiste de base.

Par André Heitz.

Du florilège de déclarations fracassantes contre Monsanto et Bayer qui a suivi l’annonce du verdict dans Dewayne « Lee » Johnson c. Monsanto en Californie émergent celles, indigentes, indécentes et ignobles, de M. Nicolas Hulot, ministre redevenu pour l’occasion activiste de base.

Les dernières déclarations de M. Hulot à la suite du verdict du 10 août 2018 – de 289 millions de dollars – de la Cour Supérieure de l’État de Californie pour le Comté de San Francisco doivent retenir l’attention.

Il est d’usage – dans les démocraties qui s’en tiennent à la séparation des pouvoirs – que les membres de l’exécutif ne commentent pas les décisions judiciaires, encore moins celles qui sont rendues dans un pays étranger.

« Un ministre n’a pas à commenter une affaire judiciaire », a déclaré  M. Christophe Castaner, délégué général de LaREM et ministre des Relations avec le Parlement, le 5 février 2018 à la suite d’une déclaration controversée de Mme Marlène Schiappa, Secrétaire d’État à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, à propos de l’affaire Alexia Daval.

Il est d’usage aussi, surtout quand on a de hautes responsabilités, de s’informer un minimum de ce dont on veut parler. M. Hulot s’est exprimé dans la foulée des premiers comptes rendus de presse sur le verdict et en a tiré ce qu’il entendait vouloir dire – en contradiction avec la portée et les termes du verdict.

Et en fait en contradiction avec lui-même ! Ou bien ce verdict « confirme ce que de nombreux lanceurs d’alerte ont dit depuis tant d’années sur la dangerosité du glyphosate », ou bien c’est un « cas d’école du principe de précaution » – ce qui signifie qu’on ne sait rien sur la dangerosité.

Mais l’activisme fait fi tant des faits que de la logique quand cela le sert…

La médiocrité médiatique de Nicolas Hulot

À ma connaissance, aucun média n’a relevé que M. Hulot a franchi des lignes rouges non seulement de la politique mais aussi de la simple décence.

Quand Le Monde titre – avec raison : « Glyphosate : Hulot appelle à mener une « guerre » contre les pesticides », a-t-il pris conscience des dangers qu’impliquent les déclarations de l’activiste-ministre Hulot dans le climat actuel d’hystérie anti-pesticides et anti-glyphosate ?

Lisez…

C’est une décision de justice très argumentée, qui est providentielle, car elle rend enfin visible ce que certains s’obstinaient à ignorer depuis trop longtemps : le fait que l’objectif dissimulé de Monsanto, sa stratégie ignoble, est de mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète. (Repris du Monde)

Pour l’alliance du marchand de poisons et du marchand de médicaments, c’est déjà fait (du JDD) :

Les multinationales ne sont puissantes que parce que nous sommes faibles. Est-ce qu’un jour nous comprendrons que Monsanto-Bayer n’a pas d’autre objectif que de mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète ? D’un côté, on empoisonne et, de l’autre, on soigne : à un moment donné, on doit se révolter.

Au prochain coup de menton, il nous fera le coup de l’alliance entre l’Agent Orange et le Zyklon B (le point Godwin a déjà été marqué par RTL.be).

La propagande de bas étage régurgitée

Mais quelle déconnexion des réalités aussi… Monsanto, c’est de l’ordre de 15 Md$ de chiffre d’affaires par an, autant que Whole Foods, le grand distributeur états-unien de produits biologiques ; les ventes de Walmart, le plus grand distributeur mondial, frisent les 500 Md$ (pour Carrefour, ce furent 88 Md€ en 2017, année difficile).

En fait, M. Hulot succombe ici à la propagande anti-Monsanto la plus débile – et malheureusement efficace –, à la thèse de la multinationale qui, prétendument, veut faire main basse sur les semences et ainsi prendre le contrôle de la population du monde conformément à un aphorisme malheureux de Henry Kissinger – lequel n’a pas vu ce que cela pouvait donner : les émeutes de la faim.

Dans Libération, il régurgite aussi deux bobards largement démentis mais invariablement répétés selon les bons principes d’Adolf et Joseph :

N’oublions jamais que Monsanto a traîné au tribunal des fermiers américains qui cultivaient malgré eux des plantes brevetées par le groupe, simplement parce que le vent les avait disséminées dans leurs champs. Et cette décision ne viendra pas non plus réparer les centaines de paysans indiens qui se sont retrouvés dans des détresses psychologiques et économiques, notamment ceux qui ont cultivé le coton BT.

La « leçon » aux sénateurs

Tançant les sénateurs qui ont osé supprimer du projet de loi « Agriculture et alimentation » la disposition qui prévoyait de séparer la vente et le conseil en matière de pesticides (une séparation du reste bien inefficace au vu par exemple de la situation dans le domaine des médicaments), il a lancé (dans le JDD) :

Qu’ils comprennent bien une bonne fois pour toutes qu’une entreprise comme Monsanto n’a en aucun cas comme volonté le bien-être de l’humanité mais simplement le bien-être de ses actionnaires.

Une sentence assénée par celui dont les exploits de saltimbanque télévisuel furent financés par Rhône-Poulenc, ci-devant groupe chimique et pharmaceutique qui, à l’époque d’Ushuaïa, avait l’ambition de devenir un grand de la semence…

Monsanto – comme d’autres – doit contribuer au bien-être de ses clients… les agriculteurs qui se nourrissent grâce à ses produits (par exemple en Inde où on estime que 97% des producteurs de coton utilisent des variétés transgéniques Bt – de Monsanto et d’autres sources) et nous nourrissent.

Mais c’est là une notion de base de l’économie que le numéro 3 du gouvernement actuel aveuglé par sa haine de Monsantorefuse à cette firme. À moins qu’il ne l’ait tout simplement pas comprise. Quelle est son opinion s’agissant des autres entreprises, notamment françaises ? Nous sommes en droit de savoir.

https://www.contrepoints.org/2018/08/15/322486-glyphosate-monsanto-bayer-hulot-et-la-republique-exemplaire?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=e6f9b07377-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-e6f9b07377-114031913&mc_cid=e6f9b07377&mc_eid=acae01963f

USA: le premier procès du Roundup démarre à San Francisco

USA: le premier procès du Roundup démarre à San Francisco

Une bouteille de désherbant Roundup dans une jardinerie de Lille le 15 juin 2015 / © AFP / Philippe HUGUEN

Le Roundup est-il cancérigène? Monsanto a-t-il volontairement caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate? Telles sont les questions qu’un tribunal américain va devoir examiner à partir de lundi, saisi par un particulier atteint d’un cancer en phase terminale.

Si des centaines voire des milliers de procédures sont en cours aux Etats-Unis contre le géant de l’agrochimie, la plainte de Dewayne Johnson, un Américain de 46 ans qui a vaporisé du Roundup pendant plus de deux ans, est la première concernant ce produit et ses possibles effets cancérigènes à aboutir à un procès.

Le procès s’est officiellement ouvert mi-juin avec la désignation d’un juge mais les débats de fond sont prévus pour ne commencer que lundi, après une série d’audiences techniques. Il est prévu pour durer au moins trois semaines à San Francisco (ouest).

Vendu depuis plus de 40 ans, le Roundup, l’un des herbicides les plus utilisés au monde, contient du glyphosate, une substance très controversée et qui fait l’objet d’études scientifiques contradictoires quant à son caractère cancérigène.

Monsanto, qui risque des millions de dollars de dommages et intérêts dans ce seul dossier, a toujours fermement réfuté tout lien entre cancer et glyphosate.

Dewayne Johnson « se bat pour sa vie » après avoir été diagnostiqué il y a deux ans d’un lymphome non hodgkinien, incurable, explique l’un de ses avocats David Dickens, du cabinet Miller, spécialisé dans la défense de particuliers s’estimant victimes de produits défectueux.

« Ce n’est pas la faute à pas de chance », ce n’est pas dû à un problème « génétique », « c’est à cause de son exposition continue au Roundup et au Ranger Pro » (produit similaire de Monsanto), qu’il a vaporisés entre 2012 et 2014 sur des terrains scolaires de la ville de Benicia, en Californie (ouest), assure Me Dickens.

« Et cela aurait pu être évité », assène encore l’avocat, accusant Monsanto, qui vient d’être racheté par l’allemand Bayer, d’avoir sciemment caché au public la dangerosité de ses produits.

– Décisions contradictoires –

Les avocats de M. Johnson n’ont pas encore fixé les sommes qu’ils comptent demander mais évoquent un « jugement à plusieurs millions de dollars ».

Mais la partie ne sera pas aisée pour Dewayne Johnson, dont les avocats devront prouver un lien entre sa maladie, qui lui cause de nombreuses lésions cutanées sur le corps, et l’épandage de glyphosate.

La question est « est-ce que l’exposition de M. Johnson au glyphosate a provoqué son cancer? (…) Cela n’a pas causé son cancer », affirme Sandra Edwards, du cabinet Farrella, Braun and Martel, l’une des avocates de Monsanto.

Pendant ce procès, « vous verrez beaucoup de données et de science », relève-t-elle aussi, soulignant qu’il y a eu « des études qui ont suivi pendant des années et des années des gens qui ont utilisé ces produits », sans conclure qu’ils provoquaient des cancers.

« Légalement, il est extrêmement difficile de rendre une entreprise responsable de cas spécifiques de cancer ou autres maladies liées aux pesticides », reconnaît Linda Wells de l’ONG anti-pesticides « Pesticide Action Network North America ».

Mais « si M. Johnson gagne ce procès, ce sera un énorme coup porté à l’industrie des pesticides toute entière », ajoute Mme Wells.

Le dossier est d’autant plus complexe qu’il existe nombre d’études et de décisions contradictoires sur le glyphosate.

Contrairement à l’agence fédérale américaine de protection de l’environnement (EPA), la Californie a placé le glyphosate sur la liste des produits cancérigènes. Et dans cet Etat, tout fabricant ayant connaissance du caractère cancérigène certain ou suspecté d’un produit doit obligatoirement le faire figurer sur l’emballage.

Le glyphosate est aussi classé « cancérigène probable » depuis 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l’OMS, contrairement aux agences européennes, l’Efsa (sécurité des aliments) et l’Echa (produits chimiques).

Le glyphosate fait particulièrement polémique en Europe. Après la décision de l’Union européenne en novembre de renouveler la licence de l’herbicide pour cinq ans, le gouvernement français s’est engagé à cesser d’utiliser cette substance pour les principaux usages d’ici trois ans.

(©AFP / 09 juillet 2018 07h48)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-USA-le-premier-proc-s-du-Roundup-d-marre-San-Francisco/934682.rom

Israël: prolongation de la détention d’un avocat franco-palestinien

Israël: prolongation de la détention d’un avocat franco-palestinien

Jérusalem – La détention d’un avocat franco-palestinien emprisonné depuis août dernier a été prolongée dimanche de trois mois par un tribunal de district siégeant à Jérusalem-est occupée et annexée, a indiqué son avocat à l’AFP.

Salah Hamouri, 33 ans, avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Il est détenu dans une prison située dans le Neguev, dans le sud d’Israël. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles comme c’est généralement le cas pour les détentions administratives.

Le régime de détention administrative, très critiqué par les défenseurs des droits de l’Homme, permet à Israël de priver de liberté des personnes pendant plusieurs mois renouvelables indéfiniment sans leur en notifier les raisons.

« Salah n’a aucun moyen de savoir ce qu’il y a dans son dossier. Ils (les Israéliens) se contentent d’affirmer qu’il constitue un danger en Cisjordanie », a affirmé à l’AFP son avocat Me Mahmoud Hassad.

Salah Hamouri devrait être libéré à l’issue de ces trois mois, a ajouté l’avocat.

Le ministère français des Affaires étrangères avait affirmé vendredi qu’il n’avait « cessé, depuis l’arrestation de M. Hamouri, de transmettre des demandes précises aux autorités israéliennes, pour qu’il soit mis fin au régime de sa détention administrative ».

Les autorités françaises n’ont pas connaissance des charges retenues contre lui.

« C’est une torture aussi bien pour lui que pour nous », a déclaré à l’AFP son épouse, Elsa Lefort, qui n’a pas pu le voir depuis plus d’un an car elle est interdite d’entrée sur le territoire israélien.

« Notre fils et moi ne pouvons pas lui rendre visite, nous ne pouvons pas l’appeler non plus », a-t-elle ajouté.

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri avait déjà été emprisonné entre 2005 et 2011, un tribunal israélien l’ayant reconnu coupable de projet d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, le dirigeant spirituel et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass, décédé en 2013.

Salah Hamouri avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre d’un échange de prisonniers et a toujours clamé son innocence.

Selon l’ONG palestinienne Addameer, plus de 6.000 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont environ 500 en détention administrative.

(©AFP / 03 juillet 2018 09h34)

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« L’homme qui tua Don Quichotte » : l’histoire folle du film maudit qui a presque tué Terry Gilliam

« L’homme qui tua Don Quichotte » : l’histoire folle du film maudit qui a presque tué Terry Gilliam

Tournages annulés, difficultés de financement, bataille judiciaire… Le cinéaste tente de produire son adaptation du roman de Cervantès depuis les années 1990. Samedi, le film va (enfin) être diffusé à Cannes et sortir en salle.

Le cinéaste Terry Gilliam et l\'acteur Jean Rochefort lors du premier tournage de \"L\'homme qui tua Don Quichotte\", en 2000.
Le cinéaste Terry Gilliam et l’acteur Jean Rochefort lors du premier tournage de « L’homme qui tua Don Quichotte », en 2000. (QUIXOTE FILMS / LOW KEY PRODUCTI)

« Tout ce qui pouvait foirer a foiré. » Lorsque Terry Gilliam lâche cette phrase sur le tournage de Don Quichotte en 2000 dans le désert espagnol, il pense avoir bu le calice jusqu’à la lie. Après avoir porté le projet pendant des années, il a vu son film virer au fiasco après quelques semaines de tournage catastrophiques. Mais le réalisateur américain n’a pas fini d’être tourmenté par l’œuvre de sa vie.

Pendant près de trente ans, le réalisateur de Las Vegas Parano et Brazil s’est battu pour faire ce film : après un premier tournage désastreux, de nombreux essais avortés faute de financements, L’homme qui tua Don Quichotte est enfin présenté, samedi 19 mai, en clôture du Festival de Cannes.

Le film sortira dans les salles obscures le même jour. Et jusqu’au dernier moment, sa diffusion en France est pourtant restée suspendue à une décision de justice. Vous avez dit maudit ?

« Je suis le meilleur réalisateur pour faire ce film »

L’ex-Monty Python commence à plancher sur le long-métrage en 1989. Il lit le roman de Cervantès et, dès lors, l’histoire de Alonso Quichano (le nom hidalgo de Don Quichotte) ne le lâche plus. Dès les années 1990, Terry Gilliam s’attelle à trouver de l’argent auprès des studios. Les acteurs Nigel Hawthorne et Danny DeVito sont pressentis pour incarner Don Quichotte et Sancho Panza. Mais les négociations n’aboutissent pas et Terry Gilliam s’engage sur un autre tournage. Le scénario, lui, est finalement confié à un autre réalisateur. « Ça m’a vraiment blessé d’avoir laissé filer ce projet. D’autant que je suis convaincu d’être le meilleur réalisateur sur Terre pour faire ce film », peste Terry Gilliam dans le magazine Neon en 1997.

L’histoire aurait été trop simple si elle s’était arrêtée là. Quelques années et trois films plus tard, Terry Gilliam revient à la charge. La voie est libre et aucune concurrence en vue car le projet qu’il avait perdu a été abandonné. Son adaptation du roman, coécrite avec Tony Grisoni, mêle l’œuvre de Cervantès et un roman de Mark Twain assez peu connu : Un Yankee du Connecticut à la cour du roi Arthur. Le budget du film s’élève à 32,1 millions d’euros, alors que Terry Gilliam en espérait 40. Une somme « très élevée pour un film produit en Europe », rappelle à l’époque René Cleitman, producteur français associé au projet. Côté casting, l’équipe a choisi l’acteur français Jean Rochefort pour combattre les moulins, accompagné de Johnny Depp et Vanessa Paradis.

Faire un film avec Terry, ce n’est pas facile, c’est tumultueux. C’est comme monter un poney à cru. Accroche-toi et tiens bon, parce que ça va être l’aventure de ta vie.Phil Patterson, premier assistant réalisateurdans « Lost in La Mancha »

Dès la période de pré-production, le tournage s’annonce compliqué. Terry Gilliam a vu les choses en grand, avec d’imposants décors qui rappellent les animations des films des Monty Python dont il était en charge à l’époque. Dans un grand hangar, des dizaines de marionnettistes s’entraînent à faire marcher en rythme une armée d’armures en polystyrène, censée illustrer l’un des délires de Don Quichotte.

Pendant ce temps, les producteurs s’affairent pour s’assurer que tous les acteurs seront bien là à temps. Entre l’emploi du temps de Johnny Depp et les négociations avec l’agent de Vanessa Paradis, ce n’est pas chose aisée. Malgré les soucis d’organisation, l’excitation de l’équipe est palpable, probablement parce que Terry Gilliam est habité par son film. « Don Quichotte, c’est lui », résume le premier assistant réalisateur, Phil Patterson, dans le documentaire Lost in La Mancha.

Jean Rochefort enchaîne les pépins de santé

Mais les nuages s’accumulent au-dessus de Terry Gilliam. Avant même le début du tournage, Jean Rochefort doit être rapatrié en France à la suite de problèmes de prostate. Un premier coup de tonnerre sans grandes conséquences, car l’acteur revient rapidement sur le plateau.

Pendant quelques instants, les galères des années précédentes semblent avoir disparu. Au premier jour du tournage, Jean Rochefort et Johnny Depp chevauchent leurs montures en échangeant leurs répliques. Dans le désert des Bardenas Reales – au nord de l’Espagne – qui leur sert de décor, ils semblent seuls au monde. A un (gros) détail près : la base militaire de l’Otan située à quelques kilomètres de là. Chaque séquence est régulièrement bousillée par le bruit des avions de chasse qui traversent le ciel.

On continue ? Jour 2 : à nouveau, l’équipe entend des bruits venant du ciel mais, cette fois, pas d’avions en vue. Seulement des nuages. Branle-bas de combat pour mettre le matériel à l’abri de la pluie. Les quelques tonnelles ne suffisent pas à protéger les caméras et autres équipements des coulées de boue. L’agitation et l’exhaltation causées par l’orage sont rapidement remplacées par la panique : quelle part des dégâts sera prise en charge par l’assurance ? Autre souci, impossible de reprendre le tournage avant plusieurs jours : le désert aride qui servait de décor s’est transformé en marécage.

Vous en voulez encore ? Jour 6 : Jean Rochefort a besoin d’aide pour monter sur son cheval et en descendre, à cause de douleurs dans le dos. Sur les images tournées par Louis Pepe et Keith Fulton pour leur documentaire sur le film, l’acteur semble souffrir mais continue à jouer sa scène avec Johnny Depp. Le directeur de la photographie, Nicola Pecorini, tente de détendre l’atmosphère : « Vous pensez qu’on va avoir de la neige la semaine prochaine ? » Quelques heures plus tard, Jean Rochefort embarque dans un avion en direction de la France pour consulter son médecin. Verdict : hernie discale. L’incertitude s’installe pendant plusieurs jours. Le film prend encore plus de retard.

Pendant deux semaines, le tournage est suspendu, car peu de scènes peuvent être filmées en l’absence du personnage principal. Bien que Terry Gilliam semble satisfait des quelques séquences tournées, l’ambiance est plus que morose. Les producteurs, eux, s’intéressent plus à ce qui pourra être couvert par l’assurance qu’au film à proprement parler.

On ne peut pas faire le film. Ou en tout cas, pas celui que tu avais en tête.Phil Patterson, premier assistant réalisateurdans « Lost in La Mancha »

La décision finit par tomber : le film est abandonné. « Il n’y a pas aujourd’hui de perspectives concrètes pour le reprendre. Ça viendra peut-être un jour (…) Aujourd’hui, les droits du film appartiennent à la compagnie d’assurances », raconte le producteur René Cleitman aux réalisateurs de Lost in La Mancha. « Le plus dur, résume Tony Grisoni, coauteur du scénario, ça a été de voir la réalité prendre le dessus sur Don Quichotte… »

La valse des acteurs

Il faudra bien cinq ans à Terry Gilliam pour se remettre de ce fiasco. En 2005, il remonte à cheval. Avant toute chose, il faut racheter les droits du film. Comme en 1989, Terry Gilliam lutte pour trouver des financements et des producteurs. Vient ensuite le bal des acteurs. A partir de 2005, le réalisateur de Brazil envisage de faire tourner Gérard Depardieu. Deux ans plus tard, il pense à Michael Palin, son ex-camarade de jeu des Monty Python, puis Robert Duvall, mais toujours avec Johnny Depp. Et puis finalement non : on garde Robert Duvall, mais on remplace Johnny Depp par Ewan McGregor.

Entre 2014 et 2017, Owen Wilson, Jack O’Connell (connu pour le rôle de James Cook dans la série Skins) et John Hurt rejoignent les autres acteurs de la liste. L’énumération s’arrête ici : Jonathan Pryce sera Don Quichotte et Adam Driver, son Sancho Panza. En 2016, enfin, Terry Gilliam a pu filmer L’homme qui tua Don Quichotte. Cette fois, pas d’inondation, pas de hernie discale… On croirait presque que la malédiction est terminée, que le sort est levé. Terry Gilliam aura son Don Quichotte. Enfin, presque…

La légende continue

Changement de décor. Les galères des plaines désertiques espagnoles de 2000 ont laissé place aux bureaux feutrés des avocats. C’est sous les plafonds du tribunal de grande instance de Paris que l’affaire se joue depuis mars 2017. D’un côté, Terry Gilliam souhaite faire résilier le contrat qui le liait au producteur Paulo Branco, de l’autre ce même Paulo Branco souhaite prouver qu’il est toujours producteur du film. Une bataille judiciaire qui pourrait même empêcher la sortie du film en salle.

En 2016, alors que le réalisateur britannique recherche des financements pour enfin donner vie au film qui l’obsède, il rencontre Paulo Branco. Quelques mois plus tard, en août 2016, leur collaboration prend brutalement fin. Entre les deux monstres du cinéma, les tensions sont multiples. Terry Gilliam met fin au contrat qui les lie : il reproche au producteur d’avoir voulu prendre le contrôle sur son film et de lui avoir imposé des conditions.

Pour Juan Branco, fils et avocat de Paulo Branco, Terry Gilliam a mis en place des obstacles, « jusqu’à pousser Paulo Branco à expliquer qu’on ne pourrait pas commencer le tournage à temps ». « A ce moment-là, il a considéré, contre toutes les règles de droit, que son contrat était résilié avec Paulo Branco », estime-t-il. Dans l’autre camp, les rôles sont inversés : « En 2016, Paulo Branco a posé un ultimatum en expliquant très simplement à Terry Gilliam que soit il se soumettait (…) à son exigence, soit le film n’existerait pas », pointe Benjamin Sarfati, l’avocat de Terry Gilliam, contacté par franceinfo.

Un climat de confiance est nécessaire à la réalisation d’un film. (…) On ne conçoit pas une œuvre sous la menace ou la contrainte.Benjamin Sarfatià franceinfo

Tout s’accélère lors de l’ouverture du Festival de Cannes. Paulo Branco et ses avocats tentent d’empêcher la diffusion du film, prévue pour la cérémonie de clôture. Le même jour, on apprend que Terry Gilliam a été victime d’un AVC le week-end précédent. Après avoir retenu son souffle toute la journée du 9 mai, la Croisette peut respirer : elle verra bien le film et la présence du réalisateur n’est pas compromise. Seulement, sa diffusion devra être précédée d’un message expliquant que « la projection du film L’homme qui tua Don Quichotte (…) ne préjuge en rien des droits revendiqués par (…) Monsieur Paulo Branco sur ce film à l’encontre de Monsieur Terry Gilliam et des producteurs mentionnés au générique ». Comprenez : ce n’est pas parce que vous avez le droit de diffuser le film que les affaires judiciaires sont réglées pour autant.

Dernier épisode en date : le Centre national du cinéma (CNC) a accordé au film son visa d’exploitation le 10 mai. Un sésame indispensable à la sortie du film en salle. A quatre jours de la sortie, Paulo Branco attaque le distributeur et le producteur français du film pour tenter d’entraver sa diffusion en France. Jusqu’au dernier moment, l’avenir du film ne tient qu’à un fil. Mais L’homme qui tua Don Quichotte sera bel et bien projeté dans les cinémas le 19 mai, a appris vendredi franceinfo auprès de l’avocat du réalisateur, Benjamin Sarfati.

Car la demande de suspension de Paulo Branco a été rejetée par le tribunal de grande instance de Paris saisi en urgence. Cet ultime rebondissement participe à la légende du long-métrage. Pour Benjamin Sarfati, « c’est à se demander si Monsieur Branco n’a pas pris cette légende au pied de lettre et se prend pour le bras armé de cette malédiction ». En tout état de cause, la fatalité qui semble poursuivre Terry Gilliam et L’homme qui tua Don Quichotte prendra fin samedi soir. Il appartient maintenant au public de décider de son destin.

https://www.francetvinfo.fr/choix/l-homme-qui-tua-don-quichotte-l-histoire-folle-du-film-maudit-qui-a-presque-tue-terry-gilliam_2753561.html#xtor=EPR-51-[cannes-l-histoire-folle-de-l-homme-qui-tua-don-quichotte-le-film-maudit-qui-a-presque-tue-terry-gilliam_2760371]-20180519-[bouton]

Congo: des avocats saisissent des instances internationales sur le sort du général Mokoko

Congo: des avocats saisissent des instances internationales sur le sort du général Mokoko

Paris – Les avocats d’un ex-candidat à la présidentielle congolaise emprisonné ont saisi les Nations unies et veulent saisir « d’ici à la fin de semaine » la Commission africaine des droits de l’homme, pour réclamer la libération de leur client détenu « arbitrairement ».

Les avocats du général Mokoko ont par ailleurs annoncé avoir été informés mercredi du renvoi du procès de leur client devant la Cour criminelle, pour les mêmes faits. Le procès devait initialement s’ouvrir fin mars.

« Sous des apparences de procédures régulières, des décisions de justice ubuesques sont rendues depuis deux ans », a dénoncé mercredi l’avocat Etienne Arnaud, alors que son confrère Norbert Tricaud a fustigé une « mascarade de procédures judiciaires ».
Le général Jean-Marie Michel Mokoko, surnommé J3M, ex-chef d’état-major de l’armée congolaise (1987-1993), a perdu la présidentielle de 2016 remportée par le président Denis Sassou Nguesso qui cumule plus de 32 ans à la tête du Congo. Au lendemain du scrutin, M. Mokoko a été incarcéré « pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et détention illégale d’armes et de munitions de guerre.

Ses avocats ont annoncé mercredi avoir déposé une requête devant le groupe de l’ONU sur la détention arbitraire. « La détention de notre client est arbitraire car il bénéficie de l’immunité juridictionnelle et le délai maximum de six mois de détention provisoire est largement dépassé; depuis février 2017, il n’y a pas eu de renouvellement du mandat de dépôt; personne n’a pris la peine de le faire », a déploré l’avocate Jessica Finelle.

« Sa détention est la conséquence directe de l’exercice de son droit à la liberté d’expression (…), de son droit à pouvoir manifester de manière pacifique et de se porter candidat à un scrutin », a dit Me Finelle, qui a demandé au groupe de travail « d’ordonner la libération immédiate » de M. Mokoko.

Me Finelle dit avoir activé la « procédure urgente » du groupe de travail en raison de « conditions de détention indignes » de leur client.

« Il est détenu dans une cellule sans véritable ventilation ni lumière naturelle, et il a des problèmes de santé », a affirmé M. Tricaud, ajoutant que son client, craignant un empoisonnement, ne mangeait que quand son cuisinier est autorisé à venir à la prison. « Nous allons également saisir le Comité international de la Croix-Rouge »).

« Une détention à l’isolement depuis si longtemps sans justification est constitutif de traitement inhumain et dégradant », selon Me Finelle.

En outre, ces avocats vont saisir « d’ici à la fin de semaine » la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, pour « violation du droit à un procès équitable », invoquant « une ingérence de l’exécutif » congolais, le non-respect des droits de la défense et le fait que selon eux, les avocats congolais de M. Mokoko n’ont, à plusieurs reprises, pas été convoqués à des audiences concernant leur client.

L’avocate précise que ces deux instances « ne rendent pas des décisions impératives ». « Mais si le Congo ignore les condamnations du groupe de travail de l’ONU et de la Commission, cela l’isolera diplomatiquement ».

Fin mars, M. Mokoko avait refusé de répondre à une convocation d’un juge. « Il est dans une stratégie de silence et de ne pas cautionner cette mascarade de justice (…) car dans une procédure viciée, on a toujours tort », a déclaré M. Arnaud.

(©AFP / 02 mai 2018 14h31)

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