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Kenya : Emmanuel Macron annonce une série de contrats pour des groupes français

POLITIQUE

Kenya : Emmanuel Macron annonce une série de contrats pour des groupes français

14 mars 2019 à 08h24 | Par Jeune Afrique avec AFP

Premier président français à se rendre au Kenya, Emmanuel Macron a annoncé mercredi 13 mars à Nairobi qu’il devait conclure d’ici à jeudi une série de contrats pour des groupes français dans le pays d’un total de 3 milliards d’euros, dont une concession autoroutière.

Après Djibouti et Addis Abeba, Nairobi est la dernière étape de la tournée est-africaine d’Emmanuel Macron, venu jouer la carte française face à la montée en puissance de la Chine. « Nous avons fait avancer plusieurs dossiers, dont un projet autoroutier, qui sera conclu d’ici demain matin (jeudi), un projet considérable de près d’1,5 milliard d’euros. Et nous avons ce même volontarisme sur un total d’à peu près 3 milliards d’euros de contrats », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse avec son homologue kényan Uhuru Kenyatta.

Il faisait allusion au contrat de 1,6 milliard d’euros, en cours de finalisation, pour l’attribution au groupe Vinci de la concession sur 30 ans d’une autoroute à construire entre Nairobi et la ville de Nakuru, plus au nord, un axe routier majeur pour le pays. Autre projet, le groupe Transdev a conclu un protocole d’accord pour la rénovation et surtout le prolongement d’une ligne ferroviaire entre la gare de Nairobi et l’aéroport international Jomo Kenyatta. Un trajet qui, actuellement, peut prendre deux heures par la route les jours de forte affluence.

« Partenariats équilibrés »

Les deux chefs de l’État ont souhaité que ce projet soit accéléré pour être opérationnel d’ici à fin 2021. Plusieurs autres accords devaient être conclus d’ici à jeudi matin dans les domaines de l’énergie ainsi que dans les échanges universitaires. Emmanuel Macron a prôné des « partenariats équilibrés » avec les pays d’Afrique, comme celui conclu au Kenya avec le groupe PSA qui assemble plusieurs modèles de voitures Peugeot.

Le président kényan a pour sa part salué les « partenariats holistiques » que peut proposer la France. Interrogé sur ce que la France pouvait apporter de différent au Kenya par rapport à la Chine, Uhuru Kenyatta a répondu, non sans un certain pragmatisme : « Vous ne pouvez pas comparer des pommes à des oranges (…) mais elles sont toutes bonnes pour vous. Nous tirons profit de ce que le monde a à offrir de meilleur ». Emmanuel Macron a acquiescé et déclenché l’hilarité de son hôte quand il lui a demandé s’il était une pomme ou une orange

Le crash d’un avion en Éthiopie fait 157 morts dont 7 Français

Le crash d’un avion en Éthiopie fait 157 morts dont 7 Français

Éthiopie: sept Français parmi les 157 victimes du crash d’un avion d’Ethiopian Airlines
Sept Français figurent parmi les victimes. L’avion s’est écrasé six minutes après le décollage, le vol reliait Addis-Abeba en Éthiopie à Nairobi au Kenya. La compagnie aérienne a confirmé qu’il n’y avait aucun survivant.
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EN IMAGES – Le vol reliait Addis-Abeba en Éthiopie à Nairobi au Kenya. L’avion s’est écrasé six minutes après le décollage. Au moins 35 nationalités étaient présentes à bord.

Un avion d’Ethiopian Airlines qui reliait Addis-Abeba (Éthiopie) à Nairobi (Kenya) s’est écrasé dimanche matin 10 mars avec ses 149 passagers et ses huit membres d’équipage. Parmi eux, sept Français. «Le PDG du groupe (…) a le regret de confirmer qu’il n’y a pas de survivant», a indiqué la compagnie dans un communiqué, accompagné d’une photo de Tewolde GebreMariam au milieu d’un cratère provoqué par le crash et parsemé d’effets personnels et de débris. L’avion, un Boeing 737-800 MAX, s’est écrasé près de Bishoftu, à 62 km au sud-est d’Addis-Abeba, six minutes après le décollage, alors que le pilote évoquait des «difficultés» et avait demandé à faire demi-tour. Le Boeing s’est désintégré et les débris sont en grande partie calcinés, a constaté un journaliste de Reuters.

Ethiopian Airlines

@flyethiopian

Accident Bulletin no. 2
Issued on march 10, 2019 at 01:46 PM

2 363 personnes parlent à ce sujet

Les 157 personnes à bord de l’appareil sont originaires de 35 pays. Il y avait 32 Kényans, 18 Canadiens, 9 Ethiopiens, 8 Italiens, 8 Chinois, 8 Américains, 7 Français, 7 Britanniques, 6 Egyptiens, 5 Néerlandais, 4 Indiens, 4 Slovaques, 3 Autrichiens, 3 Suédois, 3 Russes, 2 Marocains, 2 Espagnols, 2 Polonais, 2 Israéliens, un Belge, un Somalien, un Togolais, un Ougandais et un Nigérian. Un centre d’information des passagers et un numéro de téléphone ont été mis en place. À Paris, le Quai d’Orsay a dit chercher à «vérifier si des ressortissants français figurent parmi la liste des victimes», précisant «ne pas avoir d’informations définitives à ce stade».

» LIRE AUSSI – Crash en Ethiopie: les nationalités des victimes

«Terribles nouvelles», a déploré le premier ministre canadien Justin Trudeau (18 morts). Les États-Unis (8 morts) ont annoncé l’envoi d’enquêteurs.

Des membres de la Croix-Rouge participent aux recherches.

«Il est trop tôt pour avancer une cause de l’accident, et une enquête sera menée pour en trouver la cause», a déclaré le PDG d’Ethiopian Airlines Tewolde GebreMariam. «Le pilote a mentionné qu’il avait des difficultés et qu’il voulait rentrer» et «il a eu l’autorisation» de faire demi-tour et de repartir vers Addis Abeba, a-t-il ajouté. L’avion avait décollé ce dimanche matin de l’aéroport Bole d’Addis-Abeba. Six minutes plus tard, l’aéroport avait «perdu le contact» avec l’appareil. Le site suédois flightradar24, qui offre des informations en temps réel sur les vols, avai noté une «vitesse ascensionnelle instable après le décollage». Les conditions météorologiques étaient bonnes dimanche matin à Addis Abeba.

Inquiétude pour les proches des passagers à Nairobi.

«Le bureau du premier ministre, au nom du gouvernement et du peuple éthiopien, exprime ses plus profondes condoléances à ceux qui ont perdu ce matin des êtres chers lors du vol d’un Boeing 737 des Ethiopian Airlines à destination de Nairobi», a déclaré sur Twitter Abiy Ahmed, le premier ministre éthiopien.

Office of the Prime Minister – Ethiopia

@PMEthiopia

The Office of the PM, on behalf of the Government and people of Ethiopia, would like to express it’s deepest condolences to the families of those that have lost their loved ones on Ethiopian Airlines Boeing 737 on regular scheduled flight to Nairobi, Kenya this morning.

7 463 personnes parlent à ce sujet

Le chef de l’État français Emmanuel Macron a adressé ses condoléances aux familles des victimes. «J’adresse mes sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes du vol d’Ethiopian Airlines, dont plusieurs étaient françaises. Je partage leur tristesse. La France se tient aux côtés des peuples kenyan et éthiopien et leur témoigne son entière solidarité», a-t-il écrit sur Twitter:

Emmanuel Macron

@EmmanuelMacron

J’adresse mes sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes du vol d’Ethiopian Airlines, dont plusieurs étaient françaises. Je partage leur tristesse. La France se tient aux côtés des peuples kenyan et éthiopien et leur témoigne son entière solidarité.

342 personnes parlent à ce sujet

Ethiopian Airlines jouit pourtant d’une bonne réputation. Elle est classée à la 40e place (et 1re en Afrique) du classement Skytrax 2018 qui recense les 100 meilleures compagnies au monde. Son dernier accident, survenu à Beyrouth peu après un décollage, remontait à janvier 2010. Quatre-vingt-trois passagers et sept membres d’équipages avaient été tués.

L’avion qui s’est écrasé, un Boeing 737-800 MAX, dernier né de la gamme 737 du constructeur américain, est du même type que celui de la compagnie indonésienne Lion Air qui s’est abîmé en mer en octobre dernier, 13 minutes après avoir décollé de Jakarta, faisant 189 morts.

Les secouristes sont sur place.

C’est malgré tout une bonne idée pour l’Éthiopie enclavée de se construire une marine

C’est malgré tout une bonne idée pour l’Éthiopie enclavée de se construire une marine


Par Andrew Korybko – Le 13 juin 2018 – Source Oriental Review

Ethiopia NavyLe nouveau président Abiy Ahmed s’entretenait avec les chefs militaires lorsqu’il leur a dit que « nous devrions à l’avenir renforcer nos capacités en terme de force navale », ce qui a immédiatement attiré l’attention internationale parce que le pays est enclavé depuis la sécession de l’Érythrée en 1993. Ce pays désormais indépendant a toujours craint que l’Éthiopie ait encore des projets pour le réintégrer de force ou le transformer en un État mandataire pour regagner son accès historique à la mer Rouge, bien que ce ne soit probablement pas ce que le président Ahmed avait à l’esprit lorsqu’il a fait sa curieuse suggestion.

Bloomberg a inclus des informations très pertinentes dans son bref rapport sur ce développement en rappelant comment l’Éthiopie a récemment conclu des accords portuaires avec le Soudan, Djibouti, la Somalie du Somaliland, autoproclamée indépendante, et le Kenya dans toute la région de la Corne de l’Afrique, donnant ainsi au pays un intérêt naturel à vouloir protéger ses investissements en terminaux et ses lignes maritimes de communication (SLOC) qui les accompagnent.

En conséquence, on peut aussi s’attendre à ce que l’Éthiopie conclue des accords militaires conventionnels avec ses partenaires régionaux afin de protéger les infrastructures de transport reliant leurs ports à la grande puissance africaine émergente, qui est le deuxième pays le plus peuplé du continent avec l’un des taux de croissance économique les plus élevés du monde. Le développement d’une marine éthiopienne serait également une première pour un pays africain qui s’impliquerait activement dans la nouvelle « ruée vers l’Afrique » qui a débuté dans la région de la Corne au milieu des années 2000, après la frénésie de la piraterie somalienne au large des côtes.

Ethiopia map
Au cours de la décennie qui a suivi, cette partie du monde est devenue l’une des plus militarisées, avec des bases américaines, chinoises, émiraties, saoudiennes, turques, italiennes, françaises et japonaises tout le long de ses côtes. La Russie a aussi récemment été invitée à construire une base navale à Port Soudan à la fin de l’année dernière après la visite du président Bachir à Moscou, même si on ne sait pas si le président Poutine envisage de l’accepter.

Ce que la Russie peut faire, cependant, c’est d’aider son partenaire éthiopien, lien datant de l’ère soviétique, à construire une nouvelle marine, ce qui pourrait en soi annoncer un important « Retour en Afrique » pour Moscou et lui permettre de montrer une dimension différente de sa « diplomatie militaire » que celle acquise par les forces aériennes et terrestres de renommée mondiale lors de l’intervention anti-terroriste en Syrie.

Le post présenté est la transcription partielle de l’émission de radio CONTEXT COUNTDOWN sur Sputnik News, diffusée le vendredi 8 juin 2018.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Ce texte sera inclus dans son prochain livre sur la théorie de la guerre hybride. Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.