Archives pour la catégorie LIBAN

LibanÀ Beyrouth, la démission du gouvernement Diab ne calme pas la rue

LibanÀ Beyrouth, la démission du gouvernement Diab ne calme pas la rue

4 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS)Lundi soir, sous la pression de la rue, Hassan Diab a annoncé la démission de son gouvernement. Une mesure insuffisante pour calmer les manifestants, six jours après les explosions dans le port de Beyrouth, qui ont fait au moins 150 morts. Ils veulent le départ d’une classe politique qu’ils jugent corrompue dans son ensemble. 

L’annonce a été faite par Hassan Diab dans un “discours passionné” à la télévision lundi soir, rapporte CNN. Le Premier ministre libanais a informé ses concitoyens de la démission de son gouvernement six jours après les explosions dans le port de Beyrouth, qui ont fait plus de 150 morts et des milliers de blessés.

M. Diab a mis ce “séisme qui a frappé le pays” sur le compte de la “corruption endémique” qui y règne. “Ce système est profondément enraciné, et je me suis rendu compte qu’il était plus puissant que l’État, qui, les mains liées, n’a pas réussi à le combattre ou à s’en débarrasser”, a ajouté celui qui s’est présenté comme un “réformateur”, note la BBC.

Son administration n’a pas résisté aux violentes manifestations qui ont éclaté dans le pays en réaction à la tragédie. “L’annonce de la démission a été accueillie par des feux d’artifice lundi après-midi”, décrit El País, soulignant que “c’est le second gouvernement que parvient à renverser le mouvement de protestation citoyenne”. À l’automne, le cabinet de Saad Hariri avait lui aussi renoncé face à la colère de la rue.

Comme le rappelle le New York Times, Hassan Diab était “largement vu comme un outsider peu expérimenté mais ambitieux” à la tête d’un cabinet de technocrates. Arrivé au pouvoir dans une nation confrontée à la pire crise économique de son histoire, “il a trouvé peu de solutions pour ralentir le déclin du pays”, poursuit le Times. Le président Michel Aoun a accepté une démission attendue sachant que trois membres du gouvernement avaient déjà quitté leur fonction plus tôt dans la journée. Le pays va donc connaître son troisième Premier ministre en un an.

“Toutefois”, prévient le Guardian“cette décision a peu de chance de mener immédiatement à un changement de gouvernement”. Le cabinet Diab restera en place pour expédier les affaires courantes en attendant que le Parlement se mette d’accord sur une nouvelle équipe dirigeante. “Il est à noter que si on s’appuie sur d’autres exemples au Liban, ce type de gouvernement peut durer plusieurs mois”, précise le site The961.

“La colère ne retombe pas à Beyrouth”, insiste la correspondante du Soir dans la capitale libanaise.“Quelques minutes après l’annonce de la démission du Premier ministre Hassan Diab, des milliers de Libanais rassemblés au centre-ville de Beyrouth ont repris les manifestations”, décrit-elle. “Le gouvernement, c’est un début, mais on veut beaucoup plus que ça. Les politiciens sont tous corrompus, ce sont eux qui nous ont menés à ce drame. Ils doivent prendre leurs responsabilités et partir, partir !” lui explique Rola, une étudiante.

Hassan Diab lâché par ses soutiens ?

Comme pendant le week-end, le pouvoir a répondu aux manifestations de lundi soir par des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène. La rue veut le départ des 128 députés du Parlement et de son chef, Nabih Berri, “en poste depuis vingt-sept ans – un record mondial”, constate le quotidien belge.

Nabih Berri, un nom également cité par L’Orient-Le Jour. Car si Hassan Diab “a fini par céder aux pressions populaires”, analyse le journal francophone, sa démission “résulte d’un règlement de comptes politiques avec le président de la Chambre”. L’OLJ rapporte que M. Berri n’a pas apprécié que le chef du gouvernement évoque la tenue d’élections anticipées pendant le week-end sans le consulter lui ou le Hezbollah, “percus comme les principaux parrains de son équipe”.

Le quotidien considère que le débat général convoqué jeudi à la Chambre aurait provoqué “la chute du cabinet” et que le Premier ministre a préféré partir de lui-même.

Selon le Washington Post, M. Diab “a perdu le soutien de politiciens puissants”, inquiets que l’enquête ouverte sur l’origine du drame aille trop loin. “Le système a paniqué à cause d’une chose en particulier, la levée du secret bancaire. Diab l’a décidé unilatéralement, à travers les tribunaux, sans le Parlement. C’était le signe qu’il n’était peut-être pas entièrement sous contrôle”, confie un conseiller de l’ex-Premier ministre au journal américain.

“Depuis de nombreuses années, une classe politique corrompue pille le Liban sans être dérangée. La démission du gouvernement actuel n’y changera rien”, déplore la Frankfurter Allgemeine Zeitung.“Le pouvoir est ailleurs : il est entre les mains des oligarques et des anciens et actuels seigneurs de guerre ainsi que des chefs de clan, qui se sont partagé le pays selon les groupes de population et, comme les seigneurs féodaux, assujettissent leurs partisans”, résume le quotidien allemand.

Alors plutôt qu’aider à résoudre la crise, la démission du gouvernement pourrait bien ajouter à “l’instabilité politique dans l’un des plus importants centres culturels et financiers du Moyen-Orient”redoute le Wall Street Journal“On avance vers l’inconnu”, prophétise Imad Salamey, un expert en politique de l’université américano-libanaise de Beyrouth interrogé par le Journal.

Autre risque soulevé par Vox, celui de voir les éventuels responsables “échapper à toute culpabilité sur le long terme” alors qu’ils étaient au pouvoir lors de l’explosion. Un rassemblement est attendu dans les environs du port ce mardi, une semaine tout juste après la tragédie.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1982384/article/1982423

LIBAN : Cent ans pour choisir

LIBAN : Cent ans pour choisir

GeopragmaBillets du LundiEnjeux économiques et financiersLibanMoyen-OrientSouverainetéLibanMoyen Orientsouveraineté

Billet du lundi du 13/07/2020 par Ghislain de Castelbajac*

Le Pape Jean-Paul II avait coutume de dire que le Liban n’était pas un pays, mais un message. 

Le diable étant dans les détails, il n’avait pas précisé que le messager est trop souvent l’un de ces cavaliers de l’Apocalypse que les Écritures citent dans toutes les religions monothéistes.

La situation économique, politique et sociale du Liban n’a jamais été aussi comparable à celle de l’Apocalypse pour ce pays aux frontières artificiellement créées par la France et le général Gouraud voici exactement cent ans.

Ces cavaliers de malheur sont connus de tous les Libanais : caste politique corrompue, gangs mafieux, système confessionnel à bout de souffle, puissances régionales – d’Israël à l’Iran en passant par la Syrie et les Etats du Golfe – se servant sur la bête depuis 1969, c’est-à-dire depuis les Accords du Caire qui permirent aux camps de l’OLP de s’armer, source de la première plaie du Pays du cèdre.

Le Liban n’est pas et ne fut jamais la Suisse du Proche-Orient. Même Hitler, Mussolini ou Staline n’ont jamais attaqué leur propre banque.

Le Liban lui, fut foulé aux pieds par tous, sucé jusqu’au sang par l’armée israélienne qui se fit un plaisir, dès la frontière enfoncée en 1982, de détruire les plantations d’agrumes qui lui faisaient concurrence, puis pillé et désossé par l’armée syrienne qui volait tout ce qui lui passait sous la main avec la complicité de politiciens vendus, quelle que soit leur religion, à un envahisseur soi-disant pacificateur. 

Aujourd’hui, c’est l’Iran qui est aux commandes avec un gouvernement pro-Hezbollah qui utilise le Liban comme plateforme de tous les trafics entre Caracas, Damas et Téhéran : trafics de faux médicaments en Amérique du Sud avec la complicité de quelques familles expatriées libanaises pro-Hezbollah au Venezuela et dans la zone des trois frontières de Foz da Iguaçu; trafics de drogue, d’essence, d’armes et de cigarettes avec la Syrie grâce aux Jaafar et Amhaz, les deux clans chiites tout puissants qui sévissent dans la Bekaa; blanchiment d’argent et usage sans limite du hawala avec Téhéran. 

Tout cela n’excuse pas le clan pro-sunnite des Hariri, qui mit en place un système pyramidal de type Ponzi qui fit de l’Arabie Saoudite et ses serfs du clan Hariri les actionnaires de banques libanaises. Un système qui vit d’ailleurs l’autre clan mafieux des pro-Hezbollah s’empresser de créer ou de devenir à leur tour actionnaires de banques libanaises pour mieux blanchir et servir leur maître à Téhéran.

Et la France dans tout cela ? 

Depuis le Pacte de Saint-Louis en passant par la création du Grand Liban par la France en 1920, puis les vaines promesses d’intervention mitterrandiennes et de bombardes contre les troupes de Damas par François Léotard en 1986, la France fut toujours présente dans le jeu d’ombres libanais, parfois avec panache et discrétion, parfois avec héroïsme, parfois avec honte et agitation.

Aujourd’hui, la marée basse libanaise propose à la France un véritable boulevard pour revenir par le haut sur la scène, tant le jeu du pourrissement par tous les acteurs, de Téhéran à Washington en passant par Ankara, Damas et Ryad, crée un consensus de charognards tournant autour d’une bête agonisante.

Le diagnostic est posé, la crise bien réelle qui prive la population de son argent – impossible à retirer des guichets des banques et ne valant plus rien -, de son travail et de sa dignité. 

La Tahwra (révolution) libanaise n’est plus la fête urbaine aux tags poétiques et érudits de l’automne 2019. Elle s’inscrit aujourd’hui dans une douleur sourde, celle des ventres affamés des fellaghas du Chouf et de la Bekaa, celle d’une jeunesse qui ne rêve que de passeports canadien ou australien; celle d’un peuple qui ne veut plus rejouer le cirque confessionnel qui lui fut offert comme un hochet empoisonné depuis le Pacte National de 1943, revisité par les puissances sunnites régionales des Accords de Taëf en 1990.

Il est évident aujourd’hui que le système électoral et politique complexe basé sur le communautarisme a fait son temps. Si l’on peut craindre à juste titre un affaiblissement encore plus fort du rôle des Chrétiens au Liban, il ne faut pas oublier que le bilan de ce communautarisme issu du Pacte National n’apporta pas aux Chrétiens la prospérité tant les guerres, les crises, les exodes massifs et les divisions internes des clans chrétiens firent de cette communauté l’une des plus touchées par la crise actuelle.

La France peut donc être une force de proposition tant dans le besoin de réforme politique du pays, que pour apporter sa médiation entre les bailleurs de fonds du FMI (10 milliards sont demandés par Beyrouth).

Mais Paris ne pourra agir sereinement si les Libanais ne se débarrassent pas de leur caste de prébendiers pour proposer de nouvelles têtes, sans doute issues d’une élite technocratique expatriée, tels que le Dr Nasser Saïdi, ancien banquier central et directeur du Centre financier de Dubaï, le jeune Rashid Mikati à Abu Dhabi, et le jeune Samy Gémayel, président du parti Kataëb et petit-fils de son fondateur, issu de l’une des plus grandes familles féodales chrétienne maronite…et marié à une sunnite convertie. 

L’idée d’un état laïc faisant son chemin parmi la population, sa mise en place sera la première étape d’une longue et douloureuse réforme de fond pour la création d’un véritable Etat libanais fort, appelé de leurs vœux par les quelques « alliés » historiques que le Liban compte encore sur les doigts d’une main, mais aussi par un peuple libanais pourtant schizophrène. 

Premiers à dénoncer la corruption, les Libanais sont en effet de grands consommateurs du Wasta’ (réseau/corruption) qui leurs permettent d’avoir une place en école privée, un lit à l’hôpital, ou une « précieuse » plaque d’immatriculation à quatre chiffres…

Le chemin vers la construction d’un véritable Etat au Liban sera long et périlleux, tant le mandat français eut un goût inachevé. Il ne faut pas avoir peur des mots et l’on peut regretter que le Liban ne puisse de nouveau être mis sous mandat neutre et bienveillant, du moins pendant un temps. 

C’est ce que les Libanais veulent secrètement sans jamais l’avouer. Un mandat français est bien entendu impossible aujourd’hui. Un mandat de l’ONU n’aurait plus la même valeur ni la même efficacité qu’auparavant. Les règles du FMI sont strictes. L’Iran et ses alliés refuseront toujours d’abandonner leur nouveau pré-carré. Il faut donc un acteur fort et déterminé avec une vision de long-terme pour mettre Téhéran out, Riyadh down et les Européens in.

La position stratégique de Beyrouth et des ports de Tripoli et Saida pourrait créer la tentation, pour une administration américaine bien inspirée (rêvons un peu) de s’allier aux capitales européennes pour faire le ménage au Liban et aider les différentes composantes des peuples (au pluriel[1]) libanais à se fédérer de nouveau autour du plus petit commun dénominateur, à savoir un Etat de droit neutre et laïc à l’occasion d’un référendum organisé sous l’égide de l’ONU. 

Cent ans après la création du Grand Liban contre l’ancien Mont Liban, alors refuge des minorités chrétiennes aux frontières réduites et héritier d’un Sandjak de l’empire ottoman, il serait intéressant de savoir si les Libanais ont depuis été touchés par l’envie de créer un Etat fort, ou s’ils préfèrent se séparer dans des frontières plus adaptées aux désirs de chaque communauté et aux intérêts de Damas et d’Ankara.


[1] Cf Richard Haddad « Deux peuples ne font pas une Nation » Ed. Godefroy de Bouillon

* Ghislain de Castelbajac est membre du Conseil d’administration de Geopragma


Partager cet article

 http://geopragma.fr/liban-cent-ans-pour-choisir/

Explosions de Beyrouth : le Président Michel Aoun évoque pour la première fois la piste des « avions » et des « missiles »

Explosions de Beyrouth : le Président Michel Aoun évoque pour la première fois la piste des « avions » et des « missiles »

Strategika51   08/08/2020

Le Président de la République libanaise, Michel Aoun, a révélé avoir demandé personnellement à son homologue francais, Emmanuel Macron, lors de la visite de ce dernier à Beyrouth, des images satellite afin que le Liban puisse déterminer s’il y avait des avions dans l’espace aérien ou des missiles avant, pendant et après les deux explosions dévastatrices de Beyrouth. Le général Michel Aoun s’est également adressé à ces concitoyens pour souligner sa disponibilité à demander la même chose à d’autres pays si ces images ne sont pas disponibles chez les Français dans une allusion à la Russie mais aussi la Chine.

C’est la première fois que le président du Liban évoque L’hypothèse du missile, alors que les autorités se contentaient jusqu’ici à évoquer la thèse de l’accident survenu suite à une longue série de défaillances et de négligences.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=3809587594&adf=286864186&w=935&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1597068933&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=935×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F08%2F08%2Fexplosions-de-beyrouth-le-president-michel-aoun-evoque-pour-la-premiere-fois-la-piste-des-avions-et-de-missiles%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=200&rw=935&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&dt=1597068941035&bpp=13&bdt=7079&idt=-M&shv=r20200805&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C503x280%2C502x280&nras=2&correlator=2751440985473&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1597068301&ga_hid=2069879163&ga_fc=1&iag=0&icsg=3380451194481152&dssz=86&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=2&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=1994&biw=1055&bih=450&scr_x=0&scr_y=0&eid=42530558%2C42530560%2C21066154%2C21066358%2C21066532&oid=3&pvsid=84261855427700&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F08%2F09%2Fle-port-de-beyrouth-a-bien-ete-frappe-par-une-arme-non-conventionnelle-de-faible-puissance-et-a-radioactivite-marginale-le-hezbollah-libanais-divulgue-des-infos-precises-concernant-le-port-de-haifa%2F&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1088%2C570%2C1072%2C450&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=5&uci=a!5&btvi=1&fsb=1&xpc=nwHSIgFdud&p=https%3A//strategika51.org&dtd=76

Dans le cas d’un missile et vu le diamètre du cratère produit par la seconde explosion (300 m), La charge emportée par ce vecteur ne peut être conventionnelle mais pourrait bien s’agit une charge nucléaire tactique dont la puissance est comprise entre 1.8 et 2.4 kilotonnes (kt).

Le président libanais a souligné que les libanais le connaissent aussi bien en temps de guerre que de paix et qu’il refuse toute enquête internationale sur la double explosion de Beyrouth. Cela ne fera que diluer (lire écarter) la responsabilité du véritable commanditaire de cette attaque.

Pour sa part, le président US Donald Trump persiste à croire que ce qui c’est passé à Beyrouth mardi dernier serait le resultat d’une attaque après avoir déclaré une première fois que des généraux du Pentagone tendent à le croire. Le Pentagone a démenti cela mais le porte-parole de la Maison Blanche a répliqué que Washington n’écartait aucune possibilité dont celle d’une attaque pour le moment.

Au Liban, Hassan Nasrallah, Secrétaire général du Hezbollah libanais a démenti la présence de munitions ou de produits appartenant au mouvement dans le port de Beyrouth. « Pas la moindre balle ni nitrates d’ammonium ni rien d’autre! » a affirmé le dirigeant du Hezbollah libanais dans un discours télévisé hier.

Michel Aoun a textuellement déclaré qu’il est possible que la double explosion ait été causé par la négligence ou par une action extérieure, avec un missile ou une bombe. Dans le second cas de figure, le commanditaire ne peut être qu’Israël avec la complicité de l’État profond US et c’est à la lumière de ce fait que l’on doit analyser la déclaration provocatrice de Donald Trump. Ce dernier s’adresse plus à ses adversaires qui l’attendent de pied ferme lors des prochaines présidentielles et Trump ne pouvait rater cette occasion, d’autant plus qu’une tendance propagée par les médias aux ordres est en train d’assimiler toute remise en cause du caractère non accidentel des explosions de Beyrouth à du complotisme et bientôt à de l’antisémitisme aggravé. Une signature connue.

Le Liban est en banqueroute après avoir subi une guerre monétaire et financière ciblée car les élites financières transnationales redoutaient que la Syrie utilise les banques et l’économie libanaise pour échapper aux sanctions et à l’embargo qui lui sont imposés afin d’y accélérer un changement de régime que les moyens militaires hybrides n’ont pu obtenir jusqu’ici.

Indubitablement le Liban souffre d’une corruption endémique et d’un système de gouvernance totalement bloqué depuis des décennies mais c’est un pays qui a été meurtrie par une très longue guerre civile (1975-1989) durant laquelle il a été envahi par Israël (1982) avant de subir à plusieurs reprises des raids israéliens et une guerre avec Israël (2006). Les voix qui demandent perfidement que la France rétablissent son protectorat sur le Liban savent qu’aucun pays impliqué dans le processus politique libanais n’échappera aux problèmes géopolitiques du Levant auquel ce pays appartient historiquement et se ce fait sera embourbé dans un problème sans fin. Les promoteurs de cette idée veulent par ce moyen substituer la France à Israël et œuvrent donc pour la défense des intérêts stratégiques de ce dernier au détriment de la France.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=3809587594&adf=627631324&w=935&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1597068933&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=935×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F08%2F08%2Fexplosions-de-beyrouth-le-president-michel-aoun-evoque-pour-la-premiere-fois-la-piste-des-avions-et-de-missiles%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=200&rw=935&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&dt=1597068941035&bpp=9&bdt=7079&idt=-M&shv=r20200805&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C503x280%2C502x280%2C935x280&nras=3&correlator=2751440985473&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1597068301&ga_hid=2069879163&ga_fc=1&iag=0&icsg=3380451194481152&dssz=87&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=2&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=3189&biw=1055&bih=450&scr_x=0&scr_y=0&eid=42530558%2C42530560%2C21066154%2C21066358%2C21066532&oid=3&pvsid=84261855427700&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F08%2F09%2Fle-port-de-beyrouth-a-bien-ete-frappe-par-une-arme-non-conventionnelle-de-faible-puissance-et-a-radioactivite-marginale-le-hezbollah-libanais-divulgue-des-infos-precises-concernant-le-port-de-haifa%2F&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1088%2C570%2C1072%2C450&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=6&uci=a!6&btvi=2&fsb=1&xpc=k0TUe5ibeQ&p=https%3A//strategika51.org&dtd=98

Le quotidien libanais l’a bien compris lorsqu’il affirme que tôt ou tard, la partie derrière les attaques contre le Liban (les explosions du port de Beyrouth ne sont que les plus visibles et spectaculaires du point de vue médiatique mais non les seules) paieront le prix fort et sauront qu’il ne sert à rien de menacer ses voisins avec le nucléaire tactique ou autre arme non conventionnelle. L’histoire a démontré que l’homme finit toujours par s’adapter s’il survit aux premières frappes.https://videopress.com/embed/0cjx90jy?preloadContent=metadata&hd=1La seconde explosion du port de Beyrouth ressemble fort à l’explosion d’une charge nucléaire tactique de faible puissance

Cette seconde explosions nous rappellent des explosions similaires survenues à Tora Bora en Afghanistan, à Homs et le mont Qassioun en Syrie où encore au Yémen.

A titre de comparaison, voici à quoi ressemblent les explosions d’armes nucléaires tactiques russes:https://videopress.com/embed/ksq7xr77?preloadContent=metadata&hd=1https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&slotname=7171273190&adk=1552404865&adf=286864186&w=935&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1597068933&rafmt=1&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=935×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F08%2F08%2Fexplosions-de-beyrouth-le-president-michel-aoun-evoque-pour-la-premiere-fois-la-piste-des-avions-et-de-missiles%2F&flash=0&fwr=0&fwrattr=true&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&adsid=ChAI8ODD-QUQ9ZHO1o7Cm-NnEkwAgmQ1uQLMU5UpWdZWUaMfZXLxF-Kw59wftrtMU9AW8WTxCFAVRNzuQVdHPifm03n7dTQ1oIWlSBYbeUBYKs4PaBfjJWtvbbRCSu2q&dt=1597068936138&bpp=13&bdt=2182&idt=2790&shv=r20200805&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C503x280%2C502x280%2C935x280%2C935x280%2C935x101&nras=4&correlator=2751440985473&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1597068301&ga_hid=2069879163&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=134&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=2&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=5216&biw=1055&bih=450&scr_x=0&scr_y=3424&eid=42530558%2C42530560%2C21066154%2C21066358%2C21066532&oid=3&psts=AGkb-H9rwy-Y2B3CtpUBx4vMiMXEAS8-ZKM9tWn_TT8jNHgBgFjncnFGeP1EaF4tSlU%2CAGkb-H8OUC57DadolhzThhoH7G0WjKLwkgcao2DxjywLjAqaE7TyXDx8F05RqkzBWcqepQ%2CAGkb-H-NKT0P6EyhFNCYcGfcXGLpljGTBUhZUgkDnMnICn0iX5eYkmfoQ7wI-NOl2FU%2CAGkb-H9pU2mjmx7VlaPgSLBqNz3MPsxQ9UjEQxukWgSL-vyyG29C13LouaQmNxnt6fQc%2CAGkb-H8RIxXZSYySYHFnsYR8xycf7utSVvcfbIYdfDILwTnDxRHMMJdJkwlPHrHs9cTD&pvsid=84261855427700&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F08%2F09%2Fle-port-de-beyrouth-a-bien-ete-frappe-par-une-arme-non-conventionnelle-de-faible-puissance-et-a-radioactivite-marginale-le-hezbollah-libanais-divulgue-des-infos-precises-concernant-le-port-de-haifa%2F&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1088%2C570%2C1072%2C450&vis=1&rsz=o%7Com%7CpeEbr%7Cp&abl=XS&pfx=0&fu=8320&bc=31&ifi=1&uci=a!1&btvi=4&fsb=1&xpc=DmuEd8K1YP&p=https%3A//strategika51.org&dtd=M

Et voilà celle ayant eu lieu au Yémen:https://www.youtube.com/embed/TueGsI2GXbw?version=3&rel=1&fs=1&autohide=2&showsearch=0&showinfo=1&iv_load_policy=1&wmode=transparent

https://strategika51.org/2020/08/08/explosions-de-beyrouth-le-president-michel-aoun-evoque-pour-la-premiere-fois-la-piste-des-avions-et-de-missiles/

Le port de Beyrouth a bien été frappé par une arme non conventionnelle de faible puissance et à radioactivité marginale, le Hezbollah libanais divulgue des infos précises concernant le port de Haïfa…

marginale, le Hezbollah libanais divulgue des infos précises concernant le port de Haïfa…La manœuvre anti-anti-missile du missile balistique tactique russe Iskander M (changement de trajectoire à presque 90°)Le syndrome d’Archimède ou l’art de déclencher le feu à distance – un nouveau concept de guerre hybrideLe concept chinois de la synergie avion de combat-drone d’attaque dénommé le programme « Loyauté »Et la machine de propagande repart comme si il ne s’est rien passé depuis 1991!Le port de Beyrouth a bien été frappé par une arme non conventionnelle de faible puissance et à radioactivité marginale, le Hezbollah libanais divulgue des infos précises concernant le port de Haïfa…

Le port de Beyrouth a bien été frappé par une arme non conventionnelle de faible puissance et à radioactivité marginale, le Hezbollah libanais divulgue des infos précises concernant le port de Haïfa…

Strategika51   09/08/2020

Le déni aura tenu quelques jours. Après moults spéculations et une dizaine d’hypothèses, une source militaire syrienne confirme une information que pratiquement tous les gouvernements détiennent: le départ de feu suivi d’une première explosion puis d’une seconde bien plus puissante au point que l’onde de choc supersonique avait soulevé une sorte de champignon ressemblant à celui d’une arme nucléaire tactique de faible puissance, ne sont pas le résultat d’un accident mais d’un acte hostile.

Le Secrétaire général du Hezbollah libanais a évoqué pour la première fois le rôle vital du port de Haïfa dans le nord d’Israël et par dessus tous les milliers de tonnes de matières dangereuses qui y sont entreposées. Textuellemet, Hassan Nasrallah a ironisé que son mouvement connaissait mieux le port de Haïfa que celui de Beyrouth. Cette déclaration publique a déclenché une alerte nucléaire en Israël.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=1140139887&adf=2750640459&w=935&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1597068295&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=935×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F08%2F09%2Fle-port-de-beyrouth-a-bien-ete-frappe-par-une-arme-non-conventionnelle-de-faible-puissance-et-a-radioactivite-marginale-le-hezbollah-libanais-divulgue-des-infos-precises-concernant-le-port-de-haifa%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=200&rw=935&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8ODD-QUQ9ZHO1o7Cm-NnEkwAgmQ1ufarrhhIj3lgxvpq5iqG1U-71O9myPFlUyOh80Oc0ZI_I-RtRAdfAgPnnGNKiLyYkSHySOgcBRed1pi7H-aRxoY0WpENKHU_&dt=1597068302949&bpp=12&bdt=5236&idt=-M&shv=r20200805&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0&nras=2&correlator=7179016437621&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1597068301&ga_hid=389089007&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=125&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=2812&biw=1055&bih=450&scr_x=0&scr_y=0&eid=42530558%2C42530560%2C21066154%2C21065724%2C21066532%2C21066807&oid=3&pvsid=871217012772764&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1088%2C570%2C1072%2C450&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=2&uci=a!2&btvi=1&fsb=1&xpc=F4r3ZBC93N&p=https%3A//strategika51.org&dtd=63

Le port de Beyrouth a connu un départ de feu totalement inexpliqué tout près d’un entrepôt d’une grande quantité de nitrates d »ammonium saisie par les autorités libanaises il y a des années. Ce départ de feu fut exploité par les Israéliens ou leurs alliés pour y envoyer un premier missile de croisière. Le jour de cette explosions, il y avait 22 aéronefs de combat israéliens au-dessus du Liban et un nombre indéterminé de drones de reconnaissance et d’attaque. La seconde frappe fut la plus puissante. Elle a été occasionnée par une charge non conventionnelle de faible puissance (de 0.5 à 1.4 kilotonnes) et à radioactivité marginale.

Le Hezbollah libanais a ajusté sa stratégie en conséquence. Demeure le cirque des pays qui font semblant de vouloir aider le Liban alors qu’il a été mis à l’index et sous embargo durant les trois dernières années. Le Président libanais Michel Aoun refusa en conséquence toute demande d’enquête internationale au motif que celle-ci fera tout pour écarter tous les soupçons sur Israël.

La géopolitique n’est plus un art rationnel en 2020.

WordPress:

https://strategika51.org/2020/08/09/le-port-de-beyrouth-a-bien-ete-frappe-par-une-arme-non-conventionnelle-de-faible-puissance-et-a-radioactivite-marginale-le-hezbollah-libanais-divulgue-des-infos-precises-concernant-le-port-de-haifa/

Liban : première démission au sein du gouvernement

Liban : première démission au sein du gouvernement

by Mali 79 août 2020 in International 0Liban : première démission au sein du gouvernementShare on FacebookShare on Twitterhttps://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-4117480781049295&output=html&h=300&slotname=3112868967&adk=880320231&adf=3361430530&w=750&lmt=1597041409&rafmt=12&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=750×300&url=https%3A%2F%2Fmali7.net%2F2020%2F08%2F09%2Fliban-premiere-demission-au-sein-du-gouvernement%2F&flash=0&wgl=1&adsid=ChEI8L2–QUQ0tq16-2fjYqgARJMAO0FjTHToKkPDjoB03gBG0Foynwn8rvB6McgK5qxuy_6S5qarGGgeygFK7DNfqkTywZDfio6GdHfzDhI2abBQ8pG5xhMnuLdB2D4-w&dt=1597041409554&bpp=19&bdt=1141&idt=435&shv=r20200805&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=580×400%2C580x400&correlator=5561651078495&frm=20&pv=1&ga_vid=721919994.1591864788&ga_sid=1597041410&ga_hid=502122629&ga_fc=0&iag=0&icsg=8937804573747&dssz=40&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=4&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=58&ady=1709&biw=1055&bih=450&scr_x=0&scr_y=0&eid=42530558%2C42530560%2C44723321%2C21066357&oid=3&pvsid=1354176644597731&pem=929&ref=https%3A%2F%2Fmali7.net%2F&rx=0&eae=0&fc=640&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1088%2C570%2C1072%2C450&vis=1&rsz=%7C%7CeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8448&bc=31&ifi=3&uci=a!3&btvi=2&fsb=1&xpc=wHCwSqkZPr&p=https%3A//mali7.net&dtd=443

Alors que les députés et diplomates jettent l’éponge, le gouvernement libanais vient d’enregistrer une première défection liée à l’explosion survenue dans le port de Beyrouth qui a tué plus de 150 personnes et détruit des pans de la capitale.

«Après l’énorme catastrophe de Beyrouth, j’annonce ma démission du gouvernement», a-t-elle déclaré dimanche dans un communiqué, s’excusant auprès du public libanais pour son échec. Une démission qui intervient alors que les libanais sont sortis par milliers dans les rues pour réclamer la démission de tout le gouvernement. Ils sont appuyés par le chef de l’église maronite du Liban.

Les manifestants libanais enragés par l’explosion, ont juré de se rassembler à nouveau après une nuit d’affrontements de rue au cours desquels ils ont pris d’assaut plusieurs ministères. Le patriarche maronite, Béchara Boutros al-Rahi, s’est joint au chœur de personnes pressant le cabinet du Premier ministre Hassan Diab de démissionner suite à l’explosion, qui, selon lui, pourrait être «décrite comme un crime contre l’humanité». « Il ne suffit pas qu’un législateur démissionne ici, ou qu’un ministre y démissionne », a déclaré Rahi dans un sermon dimanche. «Il est nécessaire, par sensibilité aux sentiments des Libanais et à l’immense responsabilité qui s’impose, que tout le gouvernement démissionne, car il est incapable de faire avancer le pays.»

Source: Bénin Web TV

https://mali7.net/2020/08/09/liban-premiere-demission-au-sein-du-gouvernement/

Les étranges relations de Macron avec le Liban…

Les étranges relations de Macron avec le Liban…

Olivier PiacentiniCatégorie : Editoriaux Il y a 9 heures 2 minutes de lecture

3.3k       Imprimer ou envoyer cet article

Au lendemain de la catastrophe de Beyrouth, Macron s’est précipité sur place pour rencontrer le peuple libanais et constater les dégâts. Adoptant, en cela, une posture mitterrandienne : le Président socialiste avait derechef pris l’avion pour se rendre sur les lieux de l’attentat du Drakkar, en 1983. Sauf que cet attentat visait l’armée française, et le Président avait ainsi accompli avec majesté son devoir de Président, comme tous les partis l’avaient salué à l’époque (et jusqu’au FN de Jean-Marie Le Pen).

Dans la situation présente, rien ne s’imposait. D’autant que Macron a largement outrepassé le cadre de sa fonction en pointant sur place les manquements du gouvernement libanais, alors même que les circonstances du drame sont encore assez floues : l’éventualité d’un attentat ne peut être écartée. Dans ce cas, en quoi le gouvernement libanais pourrait-il être tenu pour responsable du drame ? N’y a-t-il pas de la précipitation déplacée de la part de notre Président ?

Pour éclairer sous un autre angle les circonstances de cette suractivité présidentielle, il serait peut-être bon de rappeler certains faits, assez mal connus du grand public. Dans mon dernier livre, OPA sur l’Élysée, je révélais que parmi les 1.800 grands donateurs qui ont contribué à sa campagne de 2017 en lui apportant 9 millions d’euros, 180 étaient des Libanais : les virements partaient directement de comptes bancaires ouverts dans ce pays. Par ailleurs, Bernard Mourad, ancien du groupe Altice (groupe de Patrick Drahi propriétaire de SFR, BFM TV et RMC) et franco-libanais de nationalité, faisait partie de l’équipe de campagne du candidat Macron et était notamment chargé de la collecte de fonds.

On peut alors tout de même s’interroger sur l’empressement d’Emmanuel Macron à venir sur place, et surtout à humilier le président Aoun et le gouvernement, se poser en solution de recours si les choses n’avançaient pas comme il le souhaite : une telle posture a été largement dénoncée comme du néocolonialisme dans la presse française, mais également libanaise.

On nous dira que Macron a déjà souvent, par le passé, fait preuve d’une attitude cavalière à l’endroit des dirigeants étrangers sur leur propre sol : voir la visite au Burkina Faso, en 2018… On ne peut, aussi, tout à fait oublier ses liens avec des intérêts privés, qui l’ont puissamment soutenu en 2017.

Affaire à suivre…

https://www.bvoltaire.fr/les-etranges-relations-de-macron-avec-le-liban/

Suivez, en direct, la manifestation de la colère, dans le centre-ville de Beyrouth

ConnexionJe m’abonneDIRECT Explosions de Beyrouth

Suivez, en direct, la manifestation de la colère, dans le centre-ville de Beyrouth

  • 18:21 heure de BeyrouthSelon nos journalistes sur place, il y a encore plusieurs milliers de manifestants dans le centre-ville de Beyrouth, où aucun heurt n’est enregistré. Certains manifestants quittent les lieux, mais d’autres arrivent sur place. Les contestataires tapent sur de la ferraille et les installations métalliques, faisant un bruit assourdissant.(Photo Matthieu Karam)
  • 18:12 heure de BeyrouthLes affrontements sporadiques se poursuivent entre des protestataires qui lancent des projectiles et les forces anti-émeute qui répliquent par des tirs de gaz lacrymogène, pour disperser les manifestants autour des accès au Parlement.Ces accrochages se concentrent notamment devant l’hôtel Le Gray, dans la rue Weygand jonchée de pierres et de débris, mais aussi dans d’autres rues adjacentes comme celles des Lazaristes.Georges Ajil, le directeur de l’hôtel, a demandé aux forces de sécurité de déloger les manifestants présents dans le lobby de l’établissement qui menacent d’incendier l’hôtel.
    La Croix-Rouge a indiqué avoir transporté 14 blessés dans les hôpitaux, et soigné 44 civils dans le centre-ville de Beyrouth. »Face au jet de projectiles contre nos forces, nous appelons les manifestants pacifiques à quitter les lieux des affrontements », ont twitté les Forces de sécurité intérieure (FSI).(Photo AFP / STR)
  • 17:44 heure de BeyrouthSelon une de nos journalistes sur place, les forces de l’ordre ont massivement recours aux gaz lacrymogènes, dans ce qui ressemble à une stratégie visant à disperser les manifestants. Mais des protestataires continuent d’affluer sur la place de Martyrs. (Photo AFP / ANWAR AMRO
  • https://www.lorientlejour.com/

Liban : des manifestants réclament la démission du gouvernement après les explosions de Beyrouth 8 août 2020, 15:45

Liban : des manifestants réclament la démission du gouvernement après les explosions de Beyrouth 8 août 2020, 15:45 Ce 8 août, à Beyrouth, des milliers de manifestants battent le pavé pour demander la démission du gouvernement libanais, qu’ils accusent d’être responsable des explosions meurtrières survenues dans le port de la capitale le 4 août. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans l’après-midi du 8 août dans le centre de Beyrouth, pour demander des comptes aux autorités après l’explosion meurtrière au port, qui a dévasté des quartiers entiers de la capitale libanaise et fait plus de 150 morts. «Vengeance, vengeance, jusqu’à la chute du régime», scandaient les manifestants dont certains brandissaient des potences, alors que les forces de sécurité tentaient d’empêcher certains groupes d’avancer vers le Parlement, selon les correspondants de l’AFP. Des heurts ont éclaté entre des manifestants et les forces de l’ordre, comme on peut le voir dans des images rapportées notamment par l’agence Ruptly. Sur la place des Martyrs, épicentre traditionnel des manifestations, vers laquelle les protestataires ont convergé avec pour mot d’ordre «Le Jour du jugement», des guillotines en bois ont été installées tandis que des protestataires ont brandi des cordes, un noeud coulant à leur extrémité. Le hashtag #Pendez-les circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. Population au bout du rouleau Pour les Libanais déjà éprouvés par une crise économique inédite, l’explosion duu 4 août a été la catastrophe de trop, relançant un mouvement de contestation qui avait débuté en octobre pour dénoncer l’ensemble de la classe dirigeante, jugée corrompue et incompétente, mais s’était essoufflé en raison de la pandémie de Covid-19. Lire aussi A Beyrouth, des manifestants ont réclamé à Macron la libération de George Ibrahim Abdallah «Après trois jours passés à déblayer les décombres et panser nos plaies, il est temps de laisser exploser notre colère et de les sanctionner pour avoir tué des gens», affirme Farès al-Hablabi, manifestant de 28 ans à l’AFP. «Nous devons nous dresser contre tout le système […] le changement doit être à la mesure de l’ampleur de la catastrophe», ajoute ce militant descendu dans la rue dès le déclenchement du soulèvement populaire le 17 octobre 2019. «On n’en peut plus. On est pris en otage, on ne peut pas quitter le pays, on ne peut retirer notre argent des banques, le peuple est en train de crever de faim, il y a plus de deux millions de chômeurs et là, par négligence et à cause de la corruption […], Beyrouth a été complètement détruite», lâche Médéa Azoury, une manifestante de 46 ans. La catastrophe du 4 août a fait au moins 158 morts et plus de 6 000 blessés, dont au moins 120 sont dans un état critique, selon un dernier bilan du ministère libanais de la Santé, ainsi que près de 300 000 sans-abri. Le ministère a revu à la baisse le nombre de personnes portées disparues, indiquant qu’il était désormais de 21, alors qu’il en avait évoqué auparavant plusieurs dizaines. Le président Michel Aoun, de plus en plus décrié, a déclaré le 7 août qu’il s’opposait à une enquête internationale, affirmant que l’explosion pourrait avoir été causée par la négligence ou par un missile. Une vingtaine de fonctionnaires du port et des douanes ont été interpellés, selon des sources judiciaire et sécuritaire. Les trois députés de l’opposition du parti Kataëb, un parti historique chrétien, ont démissionné ce 8 août, affirmant que le temps était venu de bâtir un «nouveau Liban». Le secrétaire général de cette formation historique chrétienne a été tué dans l’explosion. Deux autres parlementaires avaient déjà démissionné après le drame.

En savoir plus sur RT France :

 https://francais.rt.com/international/77641-liban-manifestants-reclament-demission-gouvernement

Explosions de Beyrouth : le Président Michel Aoun évoque pour la première fois la piste des « avions » et des « missiles »

Explosions de Beyrouth : le Président Michel Aoun évoque pour la première fois la piste des « avions » et des « missiles »

Strategika51   08/08/2020

Le Président de la République libanaise, Michel Aoun, a révélé avoir demandé personnellement à son homologue francais, Emmanuel Macron, lors de la visite de ce dernier à Beyrouth, des images satellite afin que le Liban puisse déterminer s’il y avait des avions dans l’espace aérien ou des missiles avant, pendant et après les deux explosions dévastatrices de Beyrouth. Le général Michel Aoun s’est également adressé à ces concitoyens pour souligner sa disponibilité à demander la même chose à d’autres pays si ces images ne sont pas disponibles chez les Français dans une allusion à la Russie mais aussi la Chine.

C’est la première fois que le président du Liban évoque L’hypothèse du missile, alors que les autorités se contentaient jusqu’ici à évoquer la thèse de l’accident survenu suite à une longue série de défaillances et de négligences.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=2455099986&adf=286864186&w=668&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1596897320&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=668×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F08%2F08%2Fexplosions-de-beyrouth-le-president-michel-aoun-evoque-pour-la-premiere-fois-la-piste-des-avions-et-de-missiles%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=167&rw=667&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChEI8Jq5-QUQp4OCntKL3czeARJMAGRCG7BtEviyEJKshj4kOFvFQB2fydR4D7uZxqH_f4fQp3c_EKaJSqq4YV8OqASJJ_XPzgcoJ38efZmgnLrFR25FOsw6HlbhqZYSdA&dt=1596897320671&bpp=7&bdt=6122&idt=-M&shv=r20200805&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0&nras=2&correlator=1522961890671&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1596897319&ga_hid=1763131726&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=129&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=2391&biw=1055&bih=450&scr_x=0&scr_y=0&eid=42530558%2C42530560%2C21066154&oid=3&pvsid=1779059806401931&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1088%2C570%2C1072%2C450&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=6&uci=a!6&btvi=1&fsb=1&xpc=rEzko1dEe5&p=https%3A//strategika51.org&dtd=54

Dans le cas d’un missile et vu le diamètre du cratère produit par la seconde explosion (300 m), La charge emportée par ce vecteur ne peut être conventionnelle mais pourrait bien s’agit une charge nucléaire tactique dont la puissance est comprise entre 1.8 et 2.4 kilotonnes (kt).

Le président libanais a souligné que les libanais le connaissent aussi bien en temps de guerre que de paix et qu’il refuse toute enquête internationale sur la double explosion de Beyrouth. Cela ne fera que diluer (lire écarter) la responsabilité du véritable commanditaire de cette attaque.

Pour sa part, le président US Donald Trump persiste à croire que ce qui c’est passé à Beyrouth mardi dernier serait le resultat d’une attaque après avoir déclaré une première fois que des généraux du Pentagone tendent à le croire. Le Pentagone a démenti cela mais le porte-parole de la Maison Blanche a répliqué que Washington n’écartait aucune possibilité dont celle d’une attaque pour le moment.

Au Liban, Hassan Nasrallah, Secrétaire général du Hezbollah libanais a démenti la présence de munitions ou de produits appartenant au mouvement dans le port de Beyrouth. « Pas la moindre balle ni nitrates d’ammonium ni rien d’autre! » a affirmé le dirigeant du Hezbollah libanais dans un discours télévisé hier.

Michel Aoun a textuellement déclaré qu’il est possible que la double explosion ait été causé par la négligence ou par une action extérieure, avec un missile ou une bombe. Dans le second cas de figure, le commanditaire ne peut être qu’Israël avec la complicité de l’État profond US et c’est à la lumière de ce fait que l’on doit analyser la déclaration provocatrice de Donald Trump. Ce dernier s’adresse plus à ses adversaires qui l’attendent de pied ferme lors des prochaines présidentielles et Trump ne pouvait rater cette occasion, d’autant plus qu’une tendance propagée par les médias aux ordres est en train d’assimiler toute remise en cause du caractère non accidentel des explosions de Beyrouth à du complotisme et bientôt à de l’antisémitisme aggravé. Une signature connue.

Le Liban est en banqueroute après avoir subi une guerre monétaire et financière ciblée car les élites financières transnationales redoutaient que la Syrie utilise les banques et l’économie libanaise pour échapper aux sanctions et à l’embargo qui lui sont imposés afin d’y accélérer un changement de régime que les moyens militaires hybrides n’ont pu obtenir jusqu’ici.

Indubitablement le Liban souffre d’une corruption endémique et d’un système de gouvernance totalement bloqué depuis des décennies mais c’est un pays qui a été meurtrie par une très longue guerre civile (1975-1989) durant laquelle il a été envahi par Israël (1982) avant de subir à plusieurs reprises des raids israéliens et une guerre avec Israël (2006). Les voix qui demandent perfidement que la France rétablissent son protectorat sur le Liban savent qu’aucun pays impliqué dans le processus politique libanais n’échappera aux problèmes géopolitiques du Levant auquel ce pays appartient historiquement et se ce fait sera embourbé dans un problème sans fin. Les promoteurs de cette idée veulent par ce moyen substituer la France à Israël et œuvrent donc pour la défense des intérêts stratégiques de ce dernier au détriment de la France.

Le quotidien libanais l’a bien compris lorsqu’il affirme que tôt ou tard, la partie derrière les attaques contre le Liban (les explosions du port de Beyrouth ne sont que les plus visibles et spectaculaires du point de vue médiatique mais non les seules) paieront le prix fort et sauront qu’il ne sert à rien de menacer ses voisins avec le nucléaire tactique ou autre arme non conventionnelle. L’histoire a démontré que l’homme finit toujours par s’adapter s’il survit aux premières frappes.https://videopress.com/embed/0cjx90jy?preloadContent=metadata&hd=1La seconde explosion du port de Beyrouth ressemble fort à l’explosion d’une charge nucléaire tactique de faible puissance

Cette seconde explosions nous rappellent des explosions similaires survenues à Tora Bora en Afghanistan, à Homs et le mont Qassioun en Syrie où encore au Yémen.

A titre de comparaison, voici à quoi ressemblent les explosions d’armes nucléaires tactiques russes:https://videopress.com/embed/ksq7xr77?preloadContent=metadata&hd=1https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&slotname=7171273190&adk=2314526289&adf=286864186&w=668&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1596897373&rafmt=1&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=668×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F08%2F08%2Fexplosions-de-beyrouth-le-president-michel-aoun-evoque-pour-la-premiere-fois-la-piste-des-avions-et-de-missiles%2F&flash=0&fwr=0&fwrattr=true&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&adsid=ChEI8Jq5-QUQp4OCntKL3czeARJMAGRCG7BtEviyEJKshj4kOFvFQB2fydR4D7uZxqH_f4fQp3c_EKaJSqq4YV8OqASJJ_XPzgcoJ38efZmgnLrFR25FOsw6HlbhqZYSdA&dt=1596897317575&bpp=13&bdt=3026&idt=2451&shv=r20200805&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C668x280%2C668x101%2C668x115%2C503x280%2C502x280%2C1005x280&nras=4&correlator=1522961890671&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1596897319&ga_hid=1763131726&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=132&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=5683&biw=1055&bih=450&scr_x=0&scr_y=3949&eid=42530558%2C42530560%2C21066154&oid=3&psts=AGkb-H_i2-v_UqglLDyv1CbVZjQYC-oyrKXMGSaxlr2nUxKuOideH720p1jvZXcqXrg%2CAGkb-H_dO-Wi_OccEChhuePzUCYff86rePQrOJPdCvdN9I1Pjr4PqhZNIN2Np7wwKlDuLw%2CAGkb-H_lfFWCj1Wa3OCDzktqLOf2bNgJgUEeE3BFxC9mcWNGK1HdtXtNM-jE9dFaCGEo%2CAGkb-H_teNe_TM_39ZE8R14q3wjwDcusaW5yMnrdokp5DBaH4p3m-SMM5fkvk7ZMJ0Vy%2CAGkb-H9Tw2JI5Fws58TXKmVenniZhycYgftqSquwifVj-OUX4TaaOin6ZVtf-JDBPDo%2CAGkb-H9x935nUjVNdw0agGZYEgrBpwAYzBWl0nGjsTBCaxyZXIagaD9FnwITYjGzyrQ&pvsid=1779059806401931&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1088%2C570%2C1072%2C450&vis=1&rsz=o%7Com%7CpeEbr%7Cp&abl=XS&pfx=0&fu=8320&bc=31&ifi=1&uci=a!1&btvi=5&fsb=1&xpc=qqyMJ4gseI&p=https%3A//strategika51.org&dtd=55849

Et voilà celle ayant eu lieu au Yémen:https://www.youtube.com/embed/TueGsI2GXbw?version=3&rel=1&fs=1&autohide=2&showsearch=0&showinfo=1&iv_load_policy=1&wmode=transparentPublicitéshttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlSIGNALER CETTE PUBLICITÉPublicitéshttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlSIGNALER CETTE PUBLICITÉ

WordPress:

Articles similaires

Guerre au Levant: Gigantesques explosions à Beyrouth, impact ressenti à Damas et Chypre

04/08/2020

Dans « Analysis »

Moyen-Orient: le jour ou l’ordre stratégique a basculé

10/02/2018

Dans « Analysis »

Urgent: Bombardement israélien sur Damas, un F-15 Baz israélien aurait été abattu…

Attention! Cette information concerne un évènement en cours qui n’a pas été confirmé. Post non-mis en forme. Ecrit en temps réel (avec un léger décalage horaire).Des dépôts d’armes et de munitions, trois centres de transmissions, un centre de recherche de l’armée syrienne, au moins une rampe de lancement de missile…

04/05/2013

https://strategika51.org/2020/08/08/explosions-de-beyrouth-le-president-michel-aoun-evoque-pour-la-premiere-fois-la-piste-des-avions-et-de-missiles/https://strategika51.org/2020/08/08/explosions-de-beyrouth-le-president-michel-aoun-evoque-pour-la-premiere-fois-la-piste-des-avions-et-de-missiles/

Israël détruit Beyrouth-Estavec une arme nouvelle

Israël détruit Beyrouth-Est
avec une arme nouvelle
par Thierry Meyssan

vendredi 7 août 2020, par Comité Valmy

Le premier Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a autorisé une frappe contre un entrepôt d’armes du Hezbollah au moyen d’une arme nouvelle, testée depuis sept mois en Syrie. On ignore si le second Premier ministre, Benny Gantz, a donné son accord.

Israël détruit Beyrouth-Est avec une arme nouvelle

Le premier Premier ministre israélien a ordonné la destruction d’un entrepôt d’armes du Hezbollah à Beyrouth au moyen d’une arme nouvelle. Celle-ci étant mal connue a provoqué des dégâts considérables dans la ville tuant plus de 100 personnes, en blessant 5 000 et détruisant de nombreux imLe 27 septembre 2018, Benjamin Netanyahu désigne à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies l’entrepôt qui explosera le 4 août 2020 comme un dépôt d’armes du Hezbollah.


La frappe a été conduite, le 4 août 2020, à l’emplacement exact désigné par Benjamin Netanyahu lors de son discours aux Nations Unies, le 27 septembre 2018 [1]. Le Hezbollah avait évacué ses armes de cet entrepôt juste après le discours de Netanyahu.

On ignore ce qu’est l’arme utilisée. Cependant elle a déjà été testée en Syrie depuis janvier 2020. Il s’agit d’un missile dont la tête comporte une composante nucléaire tactique provoquant un champignon de fumée caractéristique des armes nucléaires. Il ne s’agit évidemment pas d’une bombe atomique au sens stratégique.

Test israélien en Syrie

Cette arme a été testée en Syrie sur une plaine à la campagne, puis dans le Golfe persique sur les eaux contre des navires militaires iraniens. C’est la première fois qu’elle est utilisée en milieu urbain, dans un environnement particulier qui a fait se réfléchir le souffle et les vibrations sur l’eau et la montagne. Loin de ne détruire que le port de Beyrouth, elle a tué une centaine de personnes, blessé au moins 5 000 autres, et détruit largement la partie Est de la ville (la partie Ouest a été largement protégée par le silo à grains).

Sur ces photos satellitaires, on distingue la destruction de l’entrepôt du Hezbollah et d’une partie du port.

Israël a immédiatement activé ses réseaux dans les médias internationaux pour masquer son crime et accréditer l’idée de l’explosion accidentelle d’un stock d’engrais. Comme souvent, on désigne de faux coupables, et la machine médiatique internationale répète à satiété ce mensonge en l’absence de toute enquête. Pourtant il y a bien eu un champignon de fumée incompatible avec la thèse d’une explosion d’engrais.

Le champignon de fumée observé à Beyrouth n’a aucun rapport avec ce qu’aurait provoqué un explosif conventionnel.

De même que ni la Syrie, ni l’Iran n’avaient communiqué sur cette arme lorsqu’ils ont été touchés, les partis politiques libanais ont immédiatement conclu un accord pour ne rien dire afin de ne pas démoraliser leur population. Une enquête a été ouverte, non pas sur la cause de l’explosion, mais sur la responsabilité du personnel du port dans le stockage de ces engrais supposés être la cause de l’explosion. Cependant ce mensonge n’a pas tardé à se retourner contre les partis politiques qui l’on imaginé.

Le Tribunal des Nations Unies pour le Liban, qui devait rendre public son verdict dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en 2005, a décidé de différer celle-ci de quelques jours. Identiquement dans cette affaire, l’explosion d’une camionnette avait masqué le tir d’un missile comportant une arme nouvelle, comme cette fois l’explosion de nitrate a masqué le tir d’un missile comportant une autre arme nouvelle.

J’avais révélé, cinq ans plus tard, cinq ans trop tard, dans une revue russe la manière dont on avait tué Rafic Hariri [2], tandis que le Hezbollah publiait une vidéo attestant l’implication d’Israël.

Il importe de noter que l’assassinat de 2005 visait un ancien Premier ministre sunnite et que l’attaque de 2020 visait non pas le Hezbollah chiite, mais la Résistance libanaise dans son ensemble.

Cette fois, plusieurs ambassades ont procédé à des relevés, notamment en prélevant des échantillons de grains et des filtres à air d’ambulances s’étant immédiatement rendues sur les lieux. Ils sont d’ores et déjà en cours d’examen dans leurs pays respectifs.

Thierry Meyssan

Documents joints

(MPEG4 – 3.5 Mo)

Texte corrigé, le 7 août à 8h00, heure de Damas

[1] “Remarks by Benjamin Netanyahu to the 73rd Session of the United Nations General Assembly”, by Benjamin Netanyahu, Voltaire Network, 27 September 2018.

[2] « Révélations sur l’assassinat de Rafiq Hariri », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article12070