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Le gouvernement libyen engage des lobbyistes américains alors que la confusion règne autour du soutien de Trump aux rebelles en guerre

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Le gouvernement libyen engage des lobbyistes américains alors que la confusion règne autour du soutien de Trump aux rebelles en guerre

Libye

Un autre gouvernement étranger a signé un accord avec une société de lobbying américaine.

Le gouvernement libyen de renommée internationale a embauché des lobbyistes du centre-ville quelques jours à peine après que le président Donald Trump eut exprimé son soutien à la campagne de plus en plus intense menée par les rebelles américano-libyens contre le gouvernement. L’existence du contrat de lobbying a été signalée pour la première fois par Al-Monitor.

Le gouvernement d’accord national de Libye (GNA) a été formé et reconnu par les Nations Unies en 2015. Cela est venu après des années de guerre civile, de violence et d’instabilité à la suite du décès du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. La crise actuelle à laquelle le gouvernement est confronté s’aggrave chaque jour . Lundi, au moins 345 personnes auraient été tuées alors que les forces rebelles lancent des attaques dans la banlieue de Tripoli, la capitale libyenne.  

Selon une récente plainte déposée par le FARA à l’aide de l’ outil Foreign Lobby Watch du Center for Responsive Politics , le gouvernement libyen a engagé Mercury Public Affairs le 26 avril pour « fournir des services de conseil et de gestion stratégiques », tels que le lobbying au Congrès et l’administration Trump,  » les groupes alliés avec le client et coordonnent le soutien », travail de relations publiques et médiatiques et le terme« affaires internationales »décrit de manière vague.

Le contrat avec Mercury stipulait que GNA effectuerait un paiement initial de 500 000 dollars, ainsi que 150 000 dollars par mois et 50 000 dollars supplémentaires par trimestre pour les dépenses liées aux services fournis.

Le contrat mentionne le contact de Mercury dans la GNA sous le nom de Yousef al-Mabrouk, chef de cabinet du cabinet du Premier ministre. Le Premier ministre, Fayez al-Sarraj, occupe ce poste depuis 2016 et a survécu à une tentative d’assassinat en 2017.     

Mercury a toujours attiré de puissants clients étrangers sous les feux de la rampe. Ils représentaientLord Gregory Barker of Battle et la société énergétique liée à Oleg Deripaska dans le but de renverser les sanctions imposées par les États-Unis aux activités de l’oligarque. Parmi les autres clients, on compte des gouvernements turcs, japonais, haïtiens, kazakhs et kazakhs, un parti politique guyanais, un parti politique roumain, etc.

Ils ont également passé un accord avec ZTE, la société de télécommunications chinoise controversée, pour gérer des opérations d’influence en leur nom. Mercury a employé l’ ancien assistant de campagne de Trump, Bryan Lanza, dans le cadre de ce plan.

Le cabinet est un pouvoir croissant dans les cercles de lobbying étrangers. En 2018, le cabinet a généré au moins 6,4 millions de dollars de ses activités de lobbying et de relations publiques, une augmentation significative par rapport aux contrats d’environ 1,6 million de dollars de 2017.  

En tête de l’opposition armée au GNA est le général Khalifa Haftar, un officier de l’ armée qui a participé au coup d’ Etat qui a amené Kadhafi au pouvoir en 1969. La relation de Haftar avec Kadhafi est tombé en panne dans les années 1980 et il a déménagé à Langley, en Virginie., Où il est devenu Citoyen américain. Selon certaines informations, Haftar aurait des liens étroits ou des relations de travail avec les agences de renseignement américaines.

Au cours de la révolution libyenne de 2011 qui a renversé Kadhafi, Haftar est rentré dans le pays et a dirigé les forces rebelles dans l’est de la Libye. Il s’oppose à la GNA depuis 2014, date à laquelle il a annoncé un coup d’État militaire, et a gagné des alliés en Égypte et aux Émirats arabes unis.  

Au cours des dernières semaines, Haftar a lancé un assaut sur Tripoli avec sa force armée nationale libyenne. Il est de plus en plus difficile de savoir qui les États-Unis soutiennent. Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, a déclaré dans une déclaration du 7 avril : « Nous nous opposons à l’offensive militaire menée par les forces de Khalifa Haftar. » Le 24 avril, le président Trump et le conseiller pour la sécurité nationale, John Bolton, auraient tous deux téléphoné au cours des dernières semaines, alors Les États-Unis reconnaissent toujours officiellement le gouvernement GNA.

 

Libyan government hires US lobbyists as confusion mounts over Trump support for warring rebels

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Remords de l’acheteur

Remords de l’acheteur


La Narrative est morte ! Vive la Narrative !


Par James Howard Kunstler – Le 25 mars 2019 – Source kunstler.com

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C’est ce qui a été diffusé hier sur CNN, NBC et The New York Times alors qu’ils luttaient pour digérer le repas d’adieu que Robert Mueller a servi à la mafia du lynchage autour du RussiaGate : un rien de burger avec des frites sans saveur servies à part. M. Mueller a cependant pris soin de laisser une belle cerise sur le gâteau en déclarant que « … si ce rapport ne conclut pas que le Président a commis un crime, il ne l’exonère pas non plus ».

M. Mueller, qui devrait être mieux informé, ne pourrait être plus dans l’erreur sur ce point trop précis. La constatation officielle qu’aucun crime n’a été commis constitue,ipso facto, une exonération, et imputer le contraire constitue une violation grave de son rôle dans ce mélodrame juridique. Il est expressément interdit aux procureurs de faire le trafic de diffamation, de calomnies et d’insinuations en l’absence d’accusations formelles. Il sera donc intéressant d’entendre ce que M. Mueller aura à dire lorsque Jerrold Nadler le fera passer devant le Comité judiciaire de la Chambre, comme il le fera inévitablement, pour s’expliquer.

Que s’est-il réellement passé avec ce RussiaGate ? Une cabale de fonctionnaires du gouvernement s’est associée à la campagne d’Hillary Clinton pour s’ingérer dans les élections de 2016 et, n’ayant pas réussi à obtenir le résultat souhaité, a organisé une inquisition officielle de plus de deux ans pour détourner l’attention de leur propre inconduite et tenter de renverser le résultat de l’élection.

Les têtes d’affiche des Réseaux Câblés, dont bon nombre d’avocats, ont plaidé cette merde vivante en pure lévitation dimanche soir avec leur esprit habituel de malhonnêteté obstinée. Par exemple, Jeffrey Toobin, qui joue le rôle du procureur général sur CNN, est revenu sur la tristement célèbre réunion à la Trump Tower en 2016 au cours de laquelle le fils du président, Donald Jr., a rencontré l’avocat russe Natalia V. Veselnitskaya. Toobin a omis de mentionner que Mme Veselnitskaya était, à l’époque même, sur la liste des employées de Fusion GPS, une entreprise d’intelligence pour fouiller la vie des « opposants » et travaillant pour Hillary Clinton. En d’autres termes, Trump Junior était briefé.

C’était caractéristique de la collusion qui s’est effectivement produite entre la campagne d’Hillary ; le FBI ; le DOJ ; la CIA ; la NSA ; le MI6 ; une agence de renseignement du Royaume-Uni, et la Maison-Blanche d’Obama, qui s’efforçait d’empêcher l’élection d’une star de télé réalité et de l’empêcher ensuite de jouer un rôle dans l’interminable arnaque du Russiagate. Leur fureur et leur désespoir étaient aussi vifs cette nuit du 24 mars 2019 que le 8 novembre 2016. Et maintenant, ils vont essayer de déclencher une suite.

Rachel Maddow, par exemple, luttant pour préserver sa dignité après avoir joué Madame DeFarge sur MSNBC pendant deux ans, a essayé de consoler ses fans avec la perspective que M. Trump se fasse ratisser par les procureurs du district sud du DOJ à New York pour des crimes encore non prévus – en fait, ce qu’ils pourraient trouver s’ils retournaient suffisamment de pierres à Manhattan. Peut-être ne sait-elle pas comment le système de justice fonctionne réellement dans ce pays : nous poursuivons les crimes et non les personnes. Dans des endroits comme l’Union soviétique de Staline et l’Allemagne d’Hitler, on choisit d’abord une personne à éliminer et on lui colle ensuite un crime adapté. Si aucun crime ne peut être trouvé, il est facile d’en fabriquer un. Aux États-Unis, il faut d’abord qu’il y ait un crime avant de pouvoir intenter des poursuites. Peut-être que le procureur général actuel, M. Barr, conseillera le personnel avide du district sud de New York pour leur expliquer comment cela fonctionne.

Il reste aussi le panorama assez large de l’inconduite et de la criminalité probable parmi les acteurs gouvernementaux (et ceux de l’ancien gouvernement) dans les organismes mentionnés ci-dessus. Le rapport Mueller complet mentionne-t-il, par exemple, que le document de base prétendant que Trump était de connivence avec la Russie a été fabriqué par les employés de Mme Clinton ? Et que ce document a été utilisé abusivement et illégalement à maintes reprises pour prolonger l’inquisition ? Comment M. Mueller a-t-il pu ne pas le reconnaître ? Et sinon, de quel genre d’enquête s’agissait-il ?

Vous devez vous demander si M. Mueller a joué un rôle honorable dans ce scandale épique aux multiples facettes. Et M. Mueller lui-même est-il un personnage honorable, ou quelque chose de moins que ça ? Je crois qu’on va le découvrir. L’autre équipe vient à la barre maintenant – et juste à temps pour l’ouverture de la MLB. Le rapport Mueller a été une déception choquante pour la soi-disant « résistance », mais qu’en est-il du rapport de l’inspecteur général du ministère de la Justice, qui n’a pas encore été publié sur ces mêmes questions ? Ou l’enquête parallèle du procureur fédéral John Huber, qui est spécifiquement chargé d’enquêter sur les méfaits des enquêteurs de RussiaGate ? Ou n’importe quelle action que le procureur général lancera lui-même dans le sillage de cette affaire ? Ou si M. Trump déclassifie enfin les montagnes de documents à la suite de ce simple fait de ne pas avoir été reconnu coupable d’un crime ?

Mon professeur d’université et mentor préféré, David Hamilton, nous a un jour posé une curieuse question lorsque nous l’avons vexé pour une raison maintenant oubliée : « Pourquoi, a-t-il demandé, Achille a-t-il traîné Hector trois fois autour de la ville de Troie ? »

On a astiqué nos cigarettes et on s’est tiré le menton.

« Parce qu’il était furieux à ce point », a-t-il dit.

Too much magic : L'Amérique désenchantéeJames Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/remords-de-lacheteur

Le documentaire que le lobby israélien ne veut pas que vous voyiez

Le documentaire que le lobby israélien ne veut pas que vous voyiez


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 2 novembre 2018

Aujourd’hui, The Electronic Intifada a publié les deux premières parties de « Lobby-USA », une enquête secrète en quatre parties d’Al Jazeera sur les campagnes d’influence secrètes menées par Israël aux États-Unis.

La diffusion prévue du film a été interdite par le Qatar, propriétaire d’Al Jazeera, pour le compte d’Israël.

D’après la description de The Electronic Intifada :

« Pour obtenir un accès sans précédent aux rouages ​​internes du lobby israélien, le journaliste clandestin ‘Tony’ s’est présenté en tant que volontaire pro-israélien à Washington.
Le film qui en résulte expose les efforts d’Israël et de ses lobbyistes pour espionner, discréditer et intimider les citoyens américains qui soutiennent les droits de l’homme en Palestine, en particulier le BDS – le mouvement du boycott, du désinvestissement et des sanctions.

Il en ressort que le ministère des affaires stratégiques et l’agence gouvernementale israélienne des opérations clandestines à demi secrète, collabore avec un vaste réseau d’organisations basées aux États-Unis.

Celles-ci incluent : Israel on Campus Coalition, The Israel Project et Foundation for Defense of Democracies. »

Il est étonnant qu’Israël puisse s’en tirer avec de telles opérations d’espionnage et de renseignement contre des citoyens américains et à l’intérieur des États-Unis.

Israël et son lobby ont fait tout leur possible pour supprimer le film et sa distribution. Cela signifie que ça frappe juste et mérite un large auditoire.

Regardez le ici. (sous-titré en français)

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/jjle-documentaire-que-le-lobby-israelien-ne-veut-pas-que-vous-voyiez

Lobbyiste de Danone et favorable aux OGM : la nouvelle secrétaire d’Etat à l’Ecologie inquiète

Lobbyiste de Danone et favorable aux OGM : la nouvelle secrétaire d’Etat à l’Ecologie inquiète

Lobbyiste de Danone et favorable aux OGM : la nouvelle secrétaire d'Etat à l'Ecologie inquiète© Charly Triballeau Source: AFP
Logo de Danone.

Dans le cadre du remaniement, Emmanuelle Wargon, directrice de la communication de Danone, devient secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique, sans expertise de la question. Sur Twitter, politiques et associatifs l’accablent.

La nomination d’Emmanuelle Wargon, ancienne directrice de la communication de Danone, au poste de secrétaire d’Etat à la Transition écologique, sans expérience dans ce domaine, a sidéré les réseaux sociaux. Militants écologistes et politiques ont soulevé de nombreuses questions quant à son parcours et ses prises de position, qui entrent selon eux en contradiction flagrante avec les chevaux de bataille de l’écologie.

Cette énarque de 47 ans n’est pas une nouvelle connaissance du chef du gouvernement puisqu’elle faisait partie de la même promotion qu’Edouard Philippe à l’ENA. Fille de Lionel Stoléru, ministre de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, elle a officié dans plusieurs cabinets ministériels après avoir étudié à Sciences Po et HEC. Tout d’abord auditrice à la Cour des comptes en 1997, elle est devenue conseillère technique auprès du ministre délégué à la Santé Bernard Kouchner en 2001 et 2002, dans le gouvernement Jospin. Puis elle a dirigé le cabinet du Haut-Commissaire aux solidarités actives 2007 à 2010, où elle fut notamment chargée du dossier du RSA.

Un temps adjointe au directeur général de l’Afssaps (aujourd’hui ANSM), l’agence de sécurité des produits de santé, Emmanuelle Wargon a aussi été trois ans déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail, jusqu’en 2015.

Spécialiste de l’environnement ? Experte en questions énergétiques ? Pas le moins du monde. En revanche son poste de directrice des affaires publiques et de la communication du géant Danone, un poste stratégique d’influence, a ulcéré les responsables politiques qui y voient l’irruption manifeste des lobbies au ministère de l’écologie, déjà dénoncée par Nicolas Hulot en quittant ses fonctions en septembre dernier.

Avec Macron, l’écologie, c’est jamais sans les lobbys

David Cormand, porte-parole d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) a ainsi blâmé ce choix politique. «Avec Macron, l’écologie, c’est jamais sans les lobbys», a-t-il persiflé sur Twitter.

Ian Brossat, chef de file du Parti communiste aux élections européennes, a lui aussi fustigé l’activité d’influence menée jusqu’ici par la nouvelle secrétaire d’Etat à l’écologie «tout droit sortie du groupe Danone où elle était chargée des affaires publiques, autrement dit… du lobbying». «Ces gens sont nés avant la honte. Ils ne se cachent même plus…», se désole-t-il.

Jacques Baudrier, conseiller de Paris pour le Parti communiste, a émis une critique reprise par un grand nombre d’utilisateurs de Twitter : l’inadéquation entre le type d’entreprise qu’est Danone et la grille d’analyse du combat pour l’environnement. «Une multinationale dont le premier marché est les USA. Le profil parfait pour l’écologie», glisse-t-il dans son antiphrase.

Le journaliste Nicolas Cori, co-fondateur du site Les jours, retweeté par David Cormand et Emmanuel Cosse, met de son côté en évidence l’incompatibilité entre les préoccupations majeures des défenseurs de l’environnement et les partis pris de la quadragénaire. Il a mis en ligne deux vidéos des rencontres économiques d’Aix-en-Provence en juillet 2018, au cours desquelles Emmanuelle Wargon est intervenue.

L’huile de palme ? «Un des ingrédients essentiels» des laits pour bébés

Dans la première, la nouvelle secrétaire d’Etat explique qu’il ne faut pas être «dogmatique» au sujet des organismes génétiquement modifiés (OGM), qu’elle envisage sous l’angle du progrès de la «science». Il s’agit pourtant de la bête noire des écologistes qui y voient une menace pour le vivant, la recrudescence de l’emploi des pesticides et l’assujettissement des agriculteurs à un nouveau produit breveté.

Emmanuelle Wargon explique dans la seconde vidéo que l’huile de palme est un des «ingrédients essentiels» du lait pour bébé, alors même que plusieurs marques réputées ont réussi à la retirer de leur formule sans dommage. Elle affiche donc son soutien à cette filière si contestée qui ravage la biodiversité dans le Sud-Est asiatique.

Thomas Porcher, membre des économistes atterrés, dénonce le choix de l’exécutif :«Macron ne fait rien pour le climat, il fallait bien qu’il recrute une spécialiste en #greenwashing et autres bluffs pour faire de la com sur du vide, #remaniement.»

Ivan le Roy, fondateur de l’Observatoire des multinationales rappelle en outre que «Danone fait partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète».

Le géant de l’agro-alimentaire se classe également parmi les plus gros pollueurs de la planète, par le volume de déchets plastiques, derrière Coca-Cola, Pepsi et Nestlé. L’environnement idéal pour raccrocher aux «wargons» de l’écologie ?

Lire aussi : Les députés LREM rejettent de nouveau l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate

https://francais.rt.com/france/54655-lobbyiste-danone-favorable-ogm-nouvelle-secretaire-ecologie-emmanuelle-wargon-inquiete