Archives pour la catégorie Maroc

Les relations entre le Maroc et la France qui ont toujours été très fortes et confiantes connaissent un sérieux coup de froid.

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Les relations entre le Maroc et la France qui ont toujours été très fortes et confiantes connaissent un sérieux coup de froid.

La relation entre le Maroc et la France a toujours été stratégique. Il n’est pas beaucoup de domaines ou la France n’est pas le « premier partenaire » du Maroc. Politique, économique, stratégique, culturel, académique et humain…PUBLICITÉinRead invented by Teads

Les relations suivies entre les deux ministres des Affaires étrangères en témoignent. Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, s’était ainsi rendu à Rabat le 8 juin pour y rencontrer son homologue marocain Nasser Bourita. L’occasion pour les deux hommes de préparer les prochaines rencontres de haut niveau entre les deux pays et d’évoquer des problématiques régionales comme le dossier libyen.

L’agenda soudain surchargé de Jean-Yves Le Drian

Or ce qui s’est passé récemment à New York témoigne d’une incompréhension latente. . En effet, la rencontre entre les Ministres des Affaires étrangères marocain et français a toujours été de coutume, en marge du grand rendez-vous multilatéral qu’est l’Assemblée Générale de l’ONU. C’est l’occasion pour les deux ministres de procéder à un tour d’horizon et à une coordination sur les grandes questions de l’agenda international.

Toutefois, les observateurs de la vie diplomatique ont observé, voire même ont été surpris, que Jean-Yves Le Drian ait eu un entretien bilatéral avec le Ministre des affaires étrangères algérien, Sabri Boukaddoum, alors qu’il n’a pas, semble-t-il, « trouvé le temps » pour rencontrer son homologue marocain, qui l’avait pourtant proposé comme d’habitude.

Le pourquoi du comment restera un mystère. Mais la conséquence est la même : une interrogation sur la qualité et la fluidité de la « relation d’exception » entre Rabat et Paris.

Dans le silence général, l’on ne peut que guetter les développements à venir.

https://mondafrique.com/un-serieux-malaise-dans-les-relations-entre-paris-et-rabat/

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Christian de Boissieu: « le Maroc résiste au choc de la mondialisation »

Christian de Boissieu: « le Maroc résiste au choc de la mondialisation »

By La redaction de Mondafrique -29 juillet 201949PARTAGES454

Christian de Boissieu, professeur émérite à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne), analyse, dans un entretien à nos confrères de la Tribune Afrique, les forces et faiblesses de l’économie marocaine alors que le Roi, Mohamed 6, fête ses vingt ans de règne.

La Tribune Afrique : En quoi le Maroc est-il concerné par les turbulences actuelles dans l’économie mondiale ?

Christian de Boissieu : Avec la mondialisation, nous sommes tous dans le même bateau! Aujourd’hui, le Maroc est exposé aux conséquences, directes et indirectes -via l’impact sur ses principaux partenaires- de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, de la «guerre des changes» qui semble reprendre avec le recul de la devise chinoise, avec un Japon prêt à tout pour améliorer sa compétitivité-prix,… Sans oublier le Brexit et ses multiples incertitudes de calendrier, de contenu même. La croissance mondiale devrait ralentir un peu en 2019-2020, même si, heureusement, les menaces protectionnistes proférées par Donald Trump ne sont pas toutes suivies d’effets. Les ripostes de la Chine, mais aussi de l’Europe sont et seront importantes pour montrer aux Américains les limites de l’unilatéralisme et de l’extra-territorialité des règles américaines. Un conseil : pas d’angélisme, pas trop de naïveté dans le contexte mondial d’aujourd’hui.

L’économie marocaine reste, comme les autres, fortement dépendante de la croissance mondiale, des prix du pétrole, des taux de change au plan mondial, des taux d’intérêt mondiaux qui influent sur les mouvements de capitaux entre les pays avancés et les pays émergents, etc. Il s’agit là, pour elle, d’éléments exogènes. Le point positif est que, grâce aux réformes structurelles engagées depuis 35 ans, le Maroc est plus résilient qu’avant face aux chocs provenant de l’économie mondiale. La contrainte externe demeure forte, mais les choix de politiques publiques à l’intérieur jouent un rôle croissant.

Vous intervenez au Maroc comme économiste depuis 1985. Quels changements majeurs ?

Ils sont nombreux et vont dans le sens d’une ouverture et d’une concurrence accrues. Je relève les changements structurels intervenus dans beaucoup de domaines, y compris dans la formation des prix – réforme du système de compensation – ou dans le secteur bancaire et financier. Le Maroc est quasiment sur la «frontière technologique», peu éloigné des pays avancés en ce qui concerne la révolution digitale. Je salue l’implication du pays dans la lutte contre le changement climatique et pour la transition énergétique, avec en particulier l’accent mis sur les énergies renouvelables. Par ailleurs, l’offre d’éducation et de formation s’est à la fois accrue et diversifiée. Sur ces deux domaines cruciaux pour la compétitivité, l’attractivité et la croissance -les technologies et la formation des talents- des investissements sont réalisés, des incitations sont mises en place, même si la concurrence avec la Chine, les autres pays d’Asie et d’Afrique, les Etats-Unis, l’Europe,… va être rude.

Quelles sont selon vous les principales forces et faiblesses de l’économie marocaine ?

«Il n’est de richesses que d’hommes», disait Jean Bodin il y a bien longtemps. Je suis impressionné par les talents, dans des domaines très variés, dont regorge le Maroc. Depuis trente ans, la politique de diversification a porté ses fruits, avec la montée en gamme des productions, le renforcement de la filière automobile et de la filière d’équipements aéronautiques, l’essor du digital, la consolidation de l’agroalimentaire, la croissance des banques et autres institutions financières… Je veux aussi souligner la crédibilité et le pragmatisme de Bank Al Maghrib [la banque centrale, NDLR] -on l’a bien vu avec la flexibilité graduelle et raisonnable du taux de change- ainsi que les mesures, nécessaires et compliquées, au Maroc comme ailleurs, de consolidation des finances publiques.

A mes yeux, trois défis majeurs sont à relever. D’abord, malgré la diversification évoquée, la croissance marocaine demeure trop dépendante de la pluie qui tombe ou ne tombe pas. Il faut poursuivre les changements structurels dans la production pour moins dépendre de la météo. Constater les performances du côté de la production non agricole, c’est une chose. Mais pour l’emploi, les recettes fiscales, la base des politiques de redistribution, ce qui compte, c’est la croissance totale. Ensuite, il faut prendre à bras le corps le problème du chômage, tout spécialement le chômage des jeunes -y compris des diplômés. En tant que Français et compte tenu de nos maigres performances sur ce sujet, je me garderai bien de donner des leçons en l’espèce… Néanmoins, force est de constater que le chômage de masse nourrit la fragilité sociale, le populisme et les extrémismes. Les marges de manœuvre, forcément limitées, des politiques publiques doivent être, pour une bonne part, dédiées à la politique de l’emploi.

Enfin, la question des inégalités ne peut pas être éludée. Presque tous les travaux empiriques montrent que la mondialisation a réduit les inégalités entre pays, grâce aux phénomènes de «rattrapage», mais qu’elle a eu tendance à accroître les inégalités à l’intérieur de chaque pays. Le défi à relever nous concerne tous, au nord comme au sud de la Méditerranée, comme dans les autres régions du monde. C’est l’exigence d’une croissance plus inclusive, laissant le moins possible de gens sur le bord de la route. On retrouve ici, pour le Maroc comme partout ailleurs, le défi des politiques de développement durable, mais aussi de redistribution ; comment mieux partager le gâteau sans le réduire, mais au contraire en l’augmentant de sorte que l’objectif de croissance plus inclusive bénéficie d’un large soutien social et politique ?

Le Maroc a-t-il raison de se tourner résolument vers l’Afrique ?

Pour le Maroc, il me paraît indispensable de marcher sur les deux jambes, l’Europe et l’Afrique. L’Europe, car les nombreux liens existants, économiques, commerciaux, financiers, culturels et éducationnels bien sûr, ne doivent pas et ne peuvent pas être «détricotés» brutalement, sous peine de coûts élevés pour tout le monde! L’Afrique, car c’est déjà et ce sera de plus en plus le «continent du XXIe siècle», y compris sur la question centrale de la culture et de l’éducation, et pas seulement en matière économique ou démographique. Je salue l’ambition des responsables publics et privés marocains d’avoir fait de leur pays un «hub» incontournable vers l’Afrique subsaharienne dans beaucoup de secteurs, en combinant des aspirations positives et des constats négatifs – les difficultés des autres pays du Maghreb à mettre en œuvre une stratégie panafricaine, pour des motifs différents d’un pays à l’autre. Dans cette stratégie panafricaine, qui ne remplace pas, mais vient plutôt compléter l’ancrage européen, le Maroc, ses entreprises et ses banques disposent d’une longueur d’avance sur la Tunisie et l’Algérie. Tout faire pour conserver cette position de leader et d’éclaireur. Le renforcement de la place financière de Casablanca fait partie des conditions nécessaires, sans être suffisantes, au service d’une telle ambition.

Propos recueillis par Aziz Saidi

https://mondafrique.com/christian-de-boissieu-le-maroc-resiste-au-choc-de-la-mondialisation/

Managem récupère sa cargaison d’or saisie au Soudan

Managem récupère sa cargaison d’or saisie au Soudan

La cargaison d’or, appartenant à Managem, saisie au Soudan le 8 mai dernier, a finalement été remise à la société minière marocaine, annonce Managem dans un communiqué parvenu à Le Site info. Le chargement de 217 kg d’or a été restitué.

“Dans le cadre d’un chargement régulier et après avoir accompli toutes les formalités administratives en conformité avec la réglementation en vigueur, le 8 mai dernier un blocage administratif inattendu a provoqué le gel d’une opération d’exportation. Tout cela a été clarifié et les autorités locales ont pu reconnaître notre respect scrupuleux des procédures réglementaires”, peut-on lire.

Et d’ajouter: “Nous tenons de fait à saluer la rigueur des autorités soudanaises et à rendre hommage à leur très grand professionnalisme. Ce dénouement positif nous a permis de finaliser l’exportation de cette cargaison vers notre client”.

A ce titre, Managem a fait le point au sujet de ses opérations au Soudan. “Managem opère au Soudan depuis plus de 10 ans et développe la mine de Gabgaba à travers sa filiale MANUB. La production d’or y a démarré en 2012. Grâce à son expertise et à la mobilisation de ses équipes, Managem a réussi à construire une usine “state-of-theart”, l’une des premières unités industrielles du pays. Cela représente depuis le début un investissement de 120 millions de dollars pour l’exploration et la construction. De fait, Managem représente un acteur économique important dans la région où il emploie 900 personnes”, clarifie la société.

Par ailleurs, Managem a dressé un bilan de ses activités au Maroc et en Afrique. “Partout où il intervient, Managem est respecté et reconnu pour son sérieux et pour le strict respect des lois et des réglementations du pays où notre Groupe est implanté. Nous opérons depuis près de 90 ans dans la production et la commercialisation des métaux de base, des métaux précieux, du cobalt et d’autres minerais, au Maroc et en Afrique. Notre capacité à opérer sur des terrains complexes est essentielle pour développer nos activités de façon durable”, indique le communiqué.

Rappelons qu’un hélicoptère appartenant à la société minière marocaine Managem, avait été intercepté par les autorités soudanaises. L’appareil, qui transportait des kilos d’or, ne disposait pas des autorisations nécessaires selon les médias locaux.

L’avion, qui était en provenance de la région de Qabqah et à destination de Khartoum, avait été immobilisé par les Forces de soutien rapide.

A.K.A.

https://www.lesiteinfo.com/maroc/managem-recupere-sa-cargaison-dor-saisie-au-soudan/?utm_source=flashnews&utm_medium=flashnews&utm_campaign=flashnews

Grand bug sur les réseaux sociaux, le Maroc concerné

Grand bug sur les réseaux sociaux, le Maroc concerné

Plusieurs utilisateurs de Facebook, Instagram et WhatsApp ont rencontré des problèmes de connexion. Si certains d’entre eux n’arrivaient pas à publier ou échanger du contenu, notamment sur Messenger, d’autres peinaient à accéder à leurs comptes.

Le site spécialisé DownDetector, qui scrute les bugs des principaux sites web, a annoncé que les trois plateformes mondiales étaient “massivement en panne, dans plusieurs pays européens et ceux du Maghreb. La panne a donc touché de nombreux pays dans le monde, dont le Maroc.

Le site a ainsi recensé “un pic de signalement de problème pour se connecter à Facebook à partir de 12h36, à Instagram à partir de 12h37, à Messenger à partir de 12h44 et à Whatsapp à partir de 12h46”, relèvent des médias français.

Une panne qui a plongé des milliers d’utilisateurs dans le désarroi. “D’où vient cette panne?”, “Suis-je le seul à avoir du mal à me connecter sur Instagram et Facebook ?”…les questions ont fusé à la mi-journée.

Pour l’instant, les raisons de ce nouveau bug restent inconnues. Facebook ne s’est toujours pas prononcé sur le sujet.

Cet après-midi, les services Facebook (Messenger, Instagram, WhatsApp) sont de nouveaux accessibles.

A noter que ce n’est pas la première fois que Facebook subit ce type de problème. Rappelons qu’en mars dernier, le réseau social a connu des difficultés pendant plusieurs heures.

S.L.

Maroc: de grands pays mettent en garde leurs ressortissants

Maroc: de grands pays mettent en garde leurs ressortissants

 

Près de quatre mois après le double meurtre d’Imlil, qui a coûté la vie à deux jeunes touristes scandinaves, plusieurs grands pays continuent de mettre en garde leurs ressortissants qui souhaitent visiter le Maroc. Il s’agit notamment des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France.

Ainsi, le site officiel du département d’Etat américain révèle que le Royaume est désormais la cible des terroristes radicaux, soulignant que ces derniers visent généralement les sites touristiques et les institutions publiques/gouvernementales, qui comprennent un grand nombre de citoyens.

Le département US appelle ainsi ses ressortissants, qui comptent se rendre au Maroc, à “rester vigilants pour faire face à tout danger”, et leur recommande de s’éloigner des endroits “très fréquentés”.

Un site dédié a été mis à disposition des citoyens américains pour leur permettre d’enregistrer leurs données personnelles et de localisation, de sorte qu’ils puissent envoyer des signaux de danger et faciliter leur identification.

Le ministère des Affaires étrangères britannique a pour sa part mis en garde ses ressortissants désireux de visiter le Maroc, leur rappelant au passage que deux touristes scandinaves ont été assassinées dans région d’Imlil, aux environs de Marrakech.

Le Forgein Office a tenu à préciser que quelque 650.000 citoyens britanniques se rendent au Maroc chaque année, soulignant toutefois la nécessité de suivre certains conseils pour éviter tout imprévu.

De son côté, la France recommande à ses ressortissants d’éviter de visiter les régions montagneuses au Maroc, leur demandant de prendre toutes les mesures nécessaires lors des visites effectuées dans les régions forestières et celles éloignées des zones urbaines.

S.L. et R.T.

https://www.lesiteinfo.com/maroc/maroc-de-grands-pays-mettent-en-garde-leurs-ressortissants/?utm_source=flashnews&utm_medium=flashnews&utm_campaign=flashnews

Crash d’un hélicoptère des FAR au sud du Maroc

Crash d’un hélicoptère des FAR au sud du Maroc

 

Un hélicoptère des Forces Armées Royales (FAR) s’est écrasé, vendredi dans la région de Tichla, dans le Sud du Royaume, faisant deux morts parmi les membres de l’équipage, apprend-on de source militaire.

Nous venons d’apprendre qu’un hélicoptère des FAR s’est crashé dans la région de Tichla au Sud du Maroc.

Le bilan est lourd. Il s’agit d’un officier pilote et d’un sous-officier mécanicien, précise-t-on de même source, ajoutant que l’accident a fait également un blessé léger parmi l’équipage de l’appareil.

Une enquête technique est en cours pour déterminer les causes du crash.

 

La visite du Pape François au Maroc fait toujours parler d’elle

La visite du Pape François au Maroc fait toujours parler d’elle

La visite du Pape François au Maroc constitue une étape majeure vers la consécration de la paix et de la tolérance dans le monde, a affirmé la Section Côte d’Ivoire de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains.

“La Section Côte d’Ivoire de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains félicite et salue avec déférence SM le Roi Mohammed VI et Sa Sainteté le Pape François pour cette rencontre historique dans la tradition de leurs prédécesseurs”, peut-on lire dans un communiqué de cette instance, parvenu samedi à la MAP.

“En recevant le Souverain pontife, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, président du Comité Al Qods, que Dieu L’assiste et Le préserve, perpétue l’action de Son auguste père dans le cadre de la fraternité abrahamique”, fait remarquer le communiqué, signé par le président de la section ivoirienne de la Fondation, le Cheikhoul Aïma Boikary Fofana, notant que “cette rencontre est un message d’espoir et un signal fort émis par les deux hautes autorités religieuses dont les communautés constituent une partie importante de l’humanité”.

Selon la même source, le message commun en faveur de la paix et de l’équité va impacter positivement les esprits et contribuer au maintien de la coexistence pacifique interreligieuse, soulignant que “l’Appel d’Al Qods”, plein de sagesse, suscite beaucoup d’espoir car il met l’accent sur l’amour, la fraternité et l’équité.

“Cet appel commun, en réaffirmant la nécessité de cohabiter dans la paix et la fraternité, va faire date et contribuera à réduire les postures conflictuelles”, soutient la section Côte d’Ivoire de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains.

En effet, poursuit le texte, comme l’a souligné SM le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, les trois religions abrahamiques existent “pour s’ouvrir l’une à l’autre et pour se connaitre”, afin de lutter contre le radicalisme par la co-connaissance, ajoutant que cela permettra de relever, à travers l’éducation, les nouveaux défis d’un monde globalisé où ce ne sont pas que les vertus qui se partagent.

Dans cette optique, la création en 2015 de l’Institut Mohammed VI de Formation des Imams prédicateurs et prédicatrices de Rabat a permis d’accueillir et de former près de 1500 pensionnaires venus des pays d’Afrique et d’Europe (dont la Côte d’Ivoire et la France), conclut le communiqué.

Le Pape François a effectué les 30 et 31 mars dernier, une visite officielle au Maroc, à l’invitation du roi Mohammed VI. Cette visite a été marquée, notamment, par la signature par le roi Mohammed VI et le Pape François de l’Appel d’Al Qods, qui a souligné la nécessité de préserver la Ville Sainte comme patrimoine commun de l’humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes, comme lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue.

S.L. (avec MAP)

عائشة الشنا توجه رسالة للحكومة والمغاربة

Benzine: la visite du pape au Maroc est « importante car elle arrive à un moment où au nom du religieux, on tue »




Benzine: la visite du pape au Maroc est « importante car elle arrive à un moment où au nom du religieux, on tue »


Vendredi 29 Mars 2019 modifié le Vendredi 29 Mars 2019 – 22:58





Autres articles
L’islamologue franco-marocain, Rachid Benzine, estime que la visite du pape François au Maroc les 30 et 31 mars à l’invitation du Roi Mohammed, Commandeur des croyants, est une visite importante qui « arrive à un moment où au nom du religieux, on tue que ce soit dans des mosquées, des synagogues ou des églises ».
Pour M. Benzine, il est important que les deux chefs d’Etat et leaders religieux « puissent avoir des paroles de paix et des paroles d’estime de l’Autre ».

Vendredi 29 Mars 2019 – 18:38


Le Commandeur des Croyants et le Pape





Le Commandeur des Croyants et le Pape


Jeudi 28 Mars 2019 modifié le Jeudi 28 Mars 2019 – 17:48


par Mustapha Tossa




Le Commandeur des Croyants et le Pape
Le Pape et le Commandeur des Croyants réunis sur une même photo forment une icône d’une grande signification politique. Non pas uniquement parce que les deux leaders, l’un de l’église catholique, l’autre de la communauté des musulmans incarnent cet indispensable dialogue des religions qui participent à la pacification des esprits et à l’apaisement des cœurs, mais aussi parce que leur rencontre et leurs échanges interviennent dans un contexte international sur lequel pèsent d’angoissantes nuages.

Aussi bien dans l’Europe chrétienne qu’en terre d’islam, l’intolérance menace de devenir une industrie florissante, la xénophobie un investissement politique lucratif, l’exclusion une posture à la mode et la confrontation au nom de la religion une pratique banalisée et dangereuse. C’est dans ce contexte de chocs de cultures, de possibles de confrontations avec des dynamiques religieuses et identitaires, que des grandes consciences comme le chef de l’église catholique et le Commandeur des croyants fassent entendre leurs proximités politiques et religieuses est un signal fort à destination de tous ceux qui sont tentés par l’extrémisme ou le populisme

Un des grands enjeux de la rencontre entre le Pape François et le Roi Mohammed VI est de signifier à la communauté des croyants de toutes obédiences, notamment à tous ces jeunes passionnés par leur foi et qui veulent faire cohabiter dans un même espace modernité et religiosité, qu’un dialogue intelligent est non seulement possible mais indispensable à la paix dans le monde, qu’une bataille commune contre les radicalités de tout genre est la seule voie pour se prémunir des tentations subversives, que les principes de cohabitation et de vivre ensemble ne sont pas des concepts vains ou chimériques. Au Maroc, pays du vivre ensemble et de l’œcuménisme, ces approches possèdent un sens pratique.

Trente-quatre ans après le Pape Jean Paul II, le Pape François foulera la terre d’un pays le Maroc qui a beaucoup changé. Il découvrira un royaume en plein mouvement, porté par une dynamique de changement et d’adaptation aux évolutions du monde. Dans ce pays à la jeunesse imposante, à la fois avide d’inscrire son action dans le grand destin de la mondialisation tout en conservant ses précieux particularismes, le Pape François aura à dialoguer avec un pays où les grandes lignes ont bougé sur les grandes préoccupations sociétales, au point parfois de devenir un pays précurseur dans un espace arabe et africain régi par les conservatismes paralysants et les insurmontables poids des traditions.

Sur le plan religieux, incarnant dans l’ADN de son régime politique un islam de la modération et du juste milieu, le Maroc, porté par la commanderie des croyants est devenu une grande fabrique des stratégies de lutte contre les discours radicaux, avec un savoir-faire, une expertise reconnue internationalement. Le tout nourri par une inconstatable légitimité religieuse qu’incarne le Roi du Maroc.

Aussi bien pour une Afrique dont une partie de la jeunesse déboussolée par les frustrations de la mondialisation pourrait être tentée par les sirènes mélodieuses mais trompeuses du discours radical, qu’une Europe qui perçoit la posture islamique comme une menace pour ses croyances et son identité, le Maroc aspire à jouer un rôle modération conceptuelle qui éteint les flammes de la radicalité et des ruptures.

Non seulement le Royaume donne l’exemple sur le plan de l’élaboration de la parole religieuse mais il s’illustre aussi sur le plan de la pratique des politiques d’accueil des migrants. Une problématique chère au Pape François qui en a fait un des emblèmes de son mandat à la tête du Vatican. Tandis que d’autre pays se livrent sans vergogne à la chasse aux migrants, les considérant presque sources de leur malheur, le Maroc s’est distingué par une politique d’accueil dont la générosité et l’humanisme correspond à tout point de vue aux valeurs prônées par l’église catholique. C’est cette même église qui se bat au quotidien sur les territoires européens pour que cessent les exclusions et les stigmatisations qui frappent les migrants. Le Maroc perçoit ces migrants non comme une menace susceptible de déstabiliser ses équilibres mais comme une richesse capable de renforcer ses atouts. Sur ce terrain-là, Le Pape François et le Roi Mohammed VI pourront dérouler les mêmes ambitions et les mêmes objectifs.

Jeudi 28 Mars 2019 – 12:22


Maroc/Emirats-Arabie: la politique étrangère est une « affaire de souveraineté » pour le Maroc (Bourita)





Maroc/Emirats-Arabie: la politique étrangère est une « affaire de souveraineté » pour le Maroc (Bourita)

 

Jeudi 28 Mars 2019 modifié le Jeudi 28 Mars 2019 – 18:12

 

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, déclare que les relations avec les pays du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, ont toujours été des relations historiques profondes. Mais, précise-t-il, la politique étrangère est une « affaire de souveraineté » pour le Maroc

 

 

 

Maroc/Emirats-Arabie: la politique étrangère est une "affaire de souveraineté" pour le Maroc (Bourita)

La politique étrangère est une « affaire de souveraineté » pour le Maroc et la coordination avec les pays du Golfe « doit se faire de part et d’autre », a souligné, jeudi à Casablanca, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita.

« Du point de vue du Royaume du Maroc, les relations avec les pays du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, ont toujours été des relations historiques profondes. Le Maroc a toujours tenu à les préserver et les renforce », a-t-il déclaré en réponse à une question lors d’un point de presse conjoint avec son homologue jordanien, à l’issue de l’entretien en tête à tête du roi Mohammed VI et du roi Abdallah II de Jordanie.

« Il peut arriver qu’on ne soit pas d’accord sur certaines questions, la politique étrangère étant une affaire de souveraineté. Au Maroc, elle est, en outre, fondée sur des principes et des constantes », a-t-il ajouté.

« La coordination devrait se faire dans les deux sens. Elle ne doit pas être à la carte, elle doit couvrir toutes les questions importantes au Moyen Orient comme en Afrique du Nord, à l’instar de la crise libyenne », a insisté le ministre.

De même, a-t-il ajouté, « la préservation de cette relation devrait être un souci de part et d’autre. Si ce n’est pas le cas, il serait normal que toutes les alternatives soient examinées ».

Jeudi 28 Mars 2019 – 17:38

 

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Revue de presse nationale et internationale.

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