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TENSION ENTRE LES FORCES RUSSES ET IRANIENNES DANS LE SUD DE DEIR EZZOR – RAPPORT

#FROMTHEFRONT #SYRIA 05.07.2019 – 1793 vues    3 ( 2 votes)

TENSION ENTRE LES FORCES RUSSES ET IRANIENNES DANS LE SUD DE DEIR EZZOR – RAPPORT

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Tension entre les forces russes et iraniennes dans le sud de Deir Ezzor - Rapport

IMAGE DE DOSSIER: Les membres du service de police militaire russe sont en Syrie

Le sud de Deir Ezzor est témoin d’une tension croissante entre les forces russes et iraniennes, a rapporté le journaliste libanais de la BBC Ali Hashem le 5 juillet, citant une source de sécurité irakienne.

« Selon une source importante de la sécurité irakienne, les tensions entre les forces iraniennes et russes dans l’est de l’Euphrate en Syrie augmentent, à la suite des mesures prises par la Russie pour limiter la présence iranienne dans la région », a tweeté Hachem.

Hachem est correspondant de la BBC pour les affaires iraniennes et chercheur au Centre d’études islamiques et asiatiques occidentaux à Egham, en Angleterre. Il est connu pour ses bonnes relations avec de hauts responsables iraniens et irakiens.

U-News, un média libanais affilié au Hezbollah, a partagé les revendications de Hachem, ce qui leur donne plus de crédibilité.

La semaine dernière, le journal syrien al-Watan a annoncé que les unités de mobilisation populaire irakiennes (UGP) avaient retiré leurs unités de la ville stratégique d’al-Bukamal, dans le sud de Deir Ezzor. Les motivations derrière le geste surprise n’étaient pas si claires.

Au cours des derniers mois, plusieurs sources de presse ont signalé des tensions et même des affrontements entre les forces russes et iraniennes à travers la Syrie. Cependant, tous ces rapports se sont révélés inexacts, voire complètement faux.

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CENSURE : APRÈS LE SECTEUR DE LA RECHERCHE, C’EST AU TOUR DE L’INFORMATION !

CENSURE : APRÈS LE SECTEUR DE LA RECHERCHE, C’EST AU TOUR DE L’INFORMATION !

« À force de tout voir l’on finit par tout supporter…

À force de tout supporter l’on finit par tout tolérer…

À force de tout tolérer l’on finit par tout accepter…

À force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »

(Saint Augustin)

Et, c’est bien ce à quoi l’on assiste aujourd’hui dans le domaine ô combien sensible de la défense des libertés publiques dans notre pays. Décidément, plus la Macronie se sent assiégée, plus elle se cabre comme le font traditionnellement les régimes autoritaires. Malheureusement, les exemples de cette dérive « illibérale » auraient tendance à se multiplier au cours des derniers mois, des dernières semaines. Nous avons eu l’occasion d’en informer nos fidèles lecteurs afin de les alerter sur ces facéties d’un régime qui est de plus en plus aux abois et qui pratique une forme pernicieuse de censure inacceptable de la part d’un pays qui s’autoproclame « patrie des droits de l’homme » et qui se présente comme un modèle à suivre de démocratie et d’état de droit. Dans la pratique, le moins que l’on puisse dire est que la réalité est plus contrastée. Un léger retour en arrière s’impose pour mieux comprendre l’état de la situation actuelle de la liberté d’expression dans notre pays : centres de recherche déviants, journalistes indiscrets, pressions sur les quotidiens régionaux libres et vaste plaisanterie de la récente loi sur les « infox ». Pour conclure, nous évoquerons la vérité de la République des bobards.

LA CENSURE DES CENTRES DE RECHERCHE DÉVIANTS

En février 2017, nous stigmatisions la censure sévissant au Quai d’Orsay à l’égard d’un blog consacré à la défense des libertés publiques1. En avril 2019, nous prenions note de la question de la censure française, en général et des foudres qui se sont abattues sur le colonel François-Régis Legrier, après son article sur la Revue défense nationale, critique intitulé : « La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique ? »2. L’agence française de développement a annulé la publication d’un dossier sur le Mali qui devait paraître dans sa revue Afrique contemporaine, animée par des chercheurs-universitaires, provoquant une mini-fronde dans le milieu de la recherche sur l’Afrique3. Manifestement, toute vérité – autre que la vérité officielle (la pravda pour reprendre le terme consacré) – n’est pas bonne à dire au pays qui se revendique de la liberté d’expression. Voilà pour le monde de la recherche dont on comprend qu’il est tenu brides courtes afin qu’il ne s’avise pas de critiquer la doxa. Et ce ne sont là que les exemples médiatisés. L’arbre qui cache la forêt tant les centres de recherche dépendant des subsides publiques (l’argent du contribuable) doivent marcher au pas s’ils veulent survivre. C’est du donnant-donnant, je te tiens, tu me tiens par la barbichette. On comprend mieux pourquoi la pensée libre, iconoclaste, non-conformiste est de plus en plus cadenassée dans l’hexagone. Haro sur tout ce qui fait preuve de sens critique.

Hier, l’on s’attaquait à la recherche en lui supprimant des subsides pour la faire rentrer dans le rang, aujourd’hui c’est au tour des médias de goûter aux joyeusetés de la dictature macronienne, digne des grands classiques de la période communiste.

LA MISE À L’INDEX DES JOURNALISTES INDISCRETS

Il y a peu des journalistes du site Disclose qui enquêtaient sur les livraisons d’armes au Yémen étaient convoqués au siège de la DGSI à Levallois-Perret (la bonne ville du bon maire, Patrick Balkany) pour leur rappeler que la publication de notes confidentielles de la DRM s’apparentait à une compromission du secret de la défense nationale, délit passible de poursuites pénales4.

Après, c’est la journaliste Ariane Chemin qui fait les frais de la vindicte jupitérienne sans parler du Directeur du Monde. Elle est convoquée comme suspecte par la DGSI en marge de l’affaire Benalla5. Cela fait suite à la tentative de perquisition de Mediapart dans le même dossier et aux auditions comme suspects de journalistes dans le dossier des armes françaises au Yémen6. À chaque fois, les enquêtes sont dirigées par le même homme : le procureur Rémy Heitz7, un juge soi-disant indépendant et impartial aux ordres de l’Élysée, le petit doigt sur la couture du pantalon. L’affaire commence à faire des vagues si l’on en croit la revue de presse effectuée par le ministère des Armées (DICOD).

Début de citation

« La convocation d’A. Chemin, grand reporter au Monde (cf. LCI, Reuters, Europe 1, franceinfo: …) dans le cadre de l’affaire Benalla, et celle des journalistes de Disclose au sujet des exportations d’armement à l’Arabie saoudite – une démarche « vaine » pour L’Obs – a suscité une « vague d’indignation » (AFP). Libération va ainsi dans ce sens, affirmant que « les autorités défient la presse », en sortant « la carte du secret Défense », « pour faire pression sur les journalistes et intimider leurs sources ». Cf. aussi l’édito de L. Joffrin, qui estime que « cela commence à en faire beaucoup [de convocations] » et martèle que « le rôle des journalistes est de cerner l’action exacte de la France dans un conflit extérieur » ou encore « de montrer qu’un militaire aux responsabilités sensibles se livre aussi à d’étranges opérations avec un oligarque russe, en contradiction avec sa mission ». L’AFP signale également que « le président du directoire du Monde, L. Dreyfus, a été convoqué à son tour par la DGSI, dans les mêmes circonstances qu’A. Chemin » le 29/05 prochain. RFI en vient à se demander : « la DGSI est-elle l’ennemi de la liberté de la presse ? ».

Dans ce contexte, V. Oberti, journaliste pour « Quotidien » (TMC), révèle qu’elle a été convoquée « en audition libre » le 15/02 par la DGSI pour « compromission du secret de la Défense nationale », alors qu’elle « travaillait sur les ventes d’armes françaises à l’Arabie saoudite et aux EAU ». Elle avance que F. Parly a « esquivé ses questions » et que ses « services ont immédiatement enclenché une procédure judiciaire » qu’elle qualifie « d’intimidation ». Cf. aussi AFP, franceinfo:, ouest-france.fr. Elle évoque également le cas de M. Despratx (Disclose) convoqué le 28/05 par la DGSI en tant que simple témoin, statut qui l’empêche « d’être assisté d’un avocat » et de « garder le silence pour sa défense ».

Par ailleurs, S. N’Diaye, porte-parole du gouvernement, rappelle sur Europe 1 que l’on « ne peut pas dévoiler l’identité d’un agent qui appartient aux forces spéciales » et estime que « les journalistes sont des justiciables comme les autres ». De plus, elle assure que ces convocations ne remettent pas en cause l’« attention portée au secret des sources », indiquant qu’il « est normal qu’un État protège un certain nombre de données qui sont nécessaires à des activités […] de Défense extérieure et des activités militaires ». Cf. aussi AFP »8.

Fin de citation

Ceci se passe de commentaires !

Mais, l’affaire n’en reste pas là. Reportons-nous à la revue de presse du ministère des Armées du 24 mai 2019 qui nous dresse un panorama assez complet des réactions des médias à une affaire qui laissera des traces, qu’on le veuille ou non.

Évoquant à nouveau les récentes convocations de journalistes par la DGSI dans le cadre de l’affaire Benalla et des exportations d’armement à l’Arabie saoudite, plusieurs rédactions, dont LCI et Sud Ouest, rappellent que « le président du directoire du journal Le Monde, L. Dreyfus, est également convoqué le 29/05 par la DGSI, dans les mêmes circonstances qu’A. Chemin, grand reporter au quotidien ». Dans ce contexte, l’émission « Quotidien » (TMC) met en avant la « définition du secret Défense sur le site du ministère des Armées », l’opposant au secret des sources avec la loi sur la liberté de la presse du 29/07/1881. À l’instar du programme, quelques médias citent les propos de Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance aux élections européennes, qui a estimé hier sur France Inter au sujet de ces convocations : « Cela commence à faire beaucoup ». « Mais [la candidate] ne voit pas le problème », fustige marianne.net. Cf. aussi Paris-Normandie, France 24, RFI…). En outre, le président du Collectif « Informer n’est pas un délit », É. Perrin, affirme sur le site de L’Obs que « l’objectif de la DGSI est de dissuader les journalistes d’enquêter et les sources potentielles de s’exprimer », alors que « le secret Défense ne saurait être opposé au droit à l’information ». De son côté, leparisien.fr, qui fait témoigner G. Livolsi (Disclose), interroge : « Les journalistes sont-ils « des justiciables comme les autres » ? », posant également la question pour le cas de C. Wakrim : « Qu’est-ce qui prévaut ? La Défense nationale ou la démocratie ? ». Sur lopinion.fr, A. Lévrier, maître de conférences à l’université de Reims spécialisé dans les médias, également interrogé par France Culture, juge que « des journalistes à la DGSI, c’est un symbole aussi fort qu’E. Plenel sur écoute sous Mitterrand ». Selon lui, la « publicité de ces convocations exerce une pression sur les informateurs eux-mêmes, qui peuvent se dénoncer spontanément ou être dissuadés de parler à l’avenir », convaincu que « l’effet est clairement d’intimider la presse (Cf. RFI)9.

Mais, la coupe n’est pas encore pleine. Pourquoi se priver lorsque l’on est déjà en si bon chemin sur la voie d’une mise au pas autoritaire de toute pensée déviante dans la patrie des Lumières et de la liberté d’expression.

LES PRESSIONS SUR LES QUOTIDIENS RÉGIONAUX LIBRES

Pour des raisons déontologiques, deux journaux régionaux (La Voix du Nord et Le Télégramme) ont refusé de prendre sous la dictée l’entretien qu’Emmanuel Macron a organisé avec l’ensemble de la presse régionale à la veille des élections au Parlement européen du 26 mai 2019. Vulgaire opération de propagande digne de la Corée du nord de Kim Jong-un. L’opération de communication ratée de l’Élysée est la dernière illustration en date du mépris que le chef de l’État ne cesse de manifester à l’encontre du droit de savoir des citoyens10. Et dire que le président de la République n’hésite pas à condamner les atteintes à la liberté de la presse en Pologne11, en Hongrie12… Il est vraiment mal placé pour s’ériger en donneur de leçons. Ainsi va la Macronie triomphante et conquérante. Mais, chaque jour nous livre une information inquiétante sur l’état de nos libertés fondamentales dans la patrie autoproclamée des droits de l’homme qui se permet le luxe de faire la leçon de morale à la terre entière avec l’arrogance qui sied à la Grande Nation !

Et, notre sidération est encore plus grande lorsque nous découvrons la réalité de la loi sur les « fake news » adoptée il y a peu pour contrer les bobards venus de Russie.

LA VASTE BLAGUE DE LA LOI SUR LES « INFOX »

Reprenons ce qu’écrit le quotidien Le Monde sur le sujet et qui ne manque pas de sel pour celui qui prend le temps de lire et d’analyser ce que les mots signifient aujourd’hui en Macronie !

Début de citation

« Baptême du feu pour la loi sur les infox, censée lutter contre la diffusion de fausses nouvelles et promulguée le 23 décembre 2018. Désireux de prendre le gouvernement à son propre jeu, deux parlementaires du Parti communiste (PCF), le sénateur des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias et la députée européenne Marie-Pierre Vieu, ont voulu démontrer que « la loi sur les fausses nouvelles qui devait tout régler ne règle rien ». Ils ont ainsi attaqué devant le tribunal de grande instance de Paris les déclarations faites sur le réseau social Twitter le 1er mai par Christophe Castaner après l’entrée de manifestants dans un hôpital parisien. « Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République », avait tweeté le ministre de l’intérieur. Ces déclarations avaient ensuite été démenties par les faits : l’événement reconstitué par différents journaux, dont Le Monde, avait finalement peu à voir avec la version du ministre. Ce dernier en avait d’ailleurs convenu, reconnaissant que le terme « d’attaque » n’était pas approprié.

S’emparant de cette infox, les deux parlementaires ont assigné en référé Twitter devant le tribunal de grande instance de Paris, enjoignant au réseau social de supprimer le Tweet de Christophe Castaner, et ce, afin de « faire cesser la diffusion d’allégations ou d’imputations présentées comme inexactes et trompeuses ». Dans un jugement rendu le 17 mai, le tribunal a débouté les plaignants, ce qui était précisément le but recherché. « Nous voulions démontrer par l’absurde – ce qui est parfois comme en mathématiques la méthode la plus efficace – que cette loi ne servait à rien », explique Pierre Ouzoulias, qui rappelle que le Sénat avait « refusé deux fois – à l’exception des sénateurs La République en marche – de discuter du texte[par une procédure de renvoi en commission]. Au mieux, il était inutile, au pire liberticide ». Pourquoi s’en être pris à Christophe Castaner ? « Au Sénat, on nous a présenté cette loi comme une façon de mettre fin aux ingérences de la Russie. On voit bien que l’ingérence peut venir d’ailleurs. » En s’emparant de cette affaire, les juges rappellent les conditions drastiques d’application de cette loi, qui ne peut s’exercer que pendant les périodes électorales. Sur la fausseté de l’information, le tribunal a tout d’abord jugé que, si « le message de Christophe Castaner apparaît exagéré (…), cette exagération porte sur des faits qui, eux, sont réels. (…) La condition selon laquelle l’allégation doit être manifestement inexacte ou trompeuse n’est pas remplie.

Ensuite, il aurait fallu que la diffusion du « Tweet litigieux » soit « cumulativement massive, artificielle ou automatisée ». Autrement dit, Christophe Castaner aurait par exemple dû acheter de la publicité à Twitter pour accroître la caisse de résonance de son message. Or, les juges n’ont trouvé aucun « élément démontrant l’utilisation de tels procédés ». Enfin, le juge des référés devait « apprécier le caractère manifeste du risque d’altération de la sincérité du scrutin, lié à la diffusion de ce Tweet », et ce, à quelques semaines alors seulement des élections européennes, qui se tiendront le 26 mai. Au final, grâce aux différentes versions de l’événement relatées dans les journaux, « chaque électeur [a pu] se faire une opinion éclairée, sans risque de manipulation ». Cette dernière condition du texte est par essence absurde, selon Pierre Ouzoulias : « Jamais personne ne pourra prouver qu’une fausse nouvelle puisse avoir de l’influence sur un scrutin qui ne s’est pas encore déroulé. » Dernière difficulté, le tribunal a jugé que Twitter France n’était pas l’entité à saisir. Les plaignants auraient dû se tourner vers Twitter Irlande. Or, dans la mesure où c’est une société étrangère, cela freine la « procédure d’urgence ». « Le texte montre surtout qu’il faut une véritable régulation des contenus sur les réseaux sociaux », conclut M. Ouzoulias »13.

Fin de citation

LA VÉRITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE DES BOBARDS

Pas très glorieux en vérité lorsque l’usine à bobards de la Macronie fonctionne à plein régime depuis plusieurs mois. L’hebdomadaire Marianne s’est même autorisé à dresser la liste des « 12 intox pour nous faire avaler la pilule » : Alsthom ; mariage Fiat-Chrysler-Renault ; prise de relais de l’industrie par le secteur des services ; les robots sont nos partenaires ; la concurrence va faire baisser les prix de l’électricité ; l’État ne laissera pas faire Ford ; les décisions prises dans le seul but de sauver la planète mais qui servent à taxer ou à licencier ; l’investissement étranger va nous sauver ; l’Union européenne, c’est la société de la connaissance ; il n’y a qu’à produire du haut de gamme pour sauver notre industrie ; l’entreprise n’est pas la mission de l’État14. Pendant ce temps, notre sinistre menteur qui a pour nom Bruno Le Maire se pavane durant un week-end au Palace de Montreux pour participer à la très secrète conférence annuelle du groupe Bilderberg qui réunit le gratin de l’élite mondiale. « Le Forum de Davos, en comparaison, ressemble à un club de vacances pour familles démunies ». On y dissertait de l’avenir du capitalisme ou de l’arme des réseaux sociaux. Selon, le président du millésime 2019, Henri de Castries, ancien patron d’AXA, actuel président de l’Institut Montaigne, il importe de procéder à « une sélection très scrupuleuse des participants afin de privilégier qui ont une pensée »15. Rassurez-vous, ni vous, ni moins n’avons une pensée digne de ce nom en ces temps de pensée unique et verrouillée par le pouvoir autoritaire et vertical d’Emmanuel Macron. Une citation nous vient à l’esprit pour caractériser cette situation délétère :

« L’agitateur oppose le peuple ordinaire aux solides instincts à l’élite des salons sophistiqués et des snobinards des grandes villes » (Leo Löwenthal et Norbert Guterman, dans Les prophètes du mensonge (éditions de La découverte, 2019).

Mais tout va très bien Madame la Marquise ! La liberté de la presse et la liberté d’informer ne sont ni menacées ni réduites en France, déclare le 24 mars 2019 Emmanuel Macron, défendant la convocation récente de plusieurs journalistes à la DGSI, une mesure qui a suscité protestations et inquiétudes au sein de la profession. Après cette déclaration forte, nous sommes pleinement rassurés sur les intentions pures de Kim Jong-Macron pour faire entrer la France dans le Nouveau Monde promis près de la pyramide du Louvre un soir de mai 2017. Une France de la liberté sous toutes ses formes, garantie par son guide suprême…

« Le temps des tyrans »16 ne semble pas être l’apanage des démocratures que nous n’avons de cesse de stigmatiser au nom de la destinée manifeste du Peuple français. Emmanuel Macron et toute sa mauvaise troupe de « spin doctors » y prennent aujourd’hui toute leur part dans une indifférence quasi générale17. C’est vraisemblablement ce que Jupiter qualifie de défense des valeurs, fausses dans le cas d’espèce. Comment résoudre de graves problèmes si les chercheurs et les journalistes ne disposent pas du droit élémentaire d’en parler librement, sans contraintes excessives ?18

Le fait de décrire la réalité sans être ostracisé semble impossible. « Sur le sujet européen, spécialement depuis l’élection d’Emmanuel Macron, ce qui se passe en France, a certaines similitudes avec l’époque communiste »19. Reste qu’il y a, dans les poussées totalitaires si bien décrites récemment par Michel Onfray20, une alerte à prendre au sérieux : celle vieille comme le monde, de la servitude volontaire21. On ne peut que regretter l’obstination des hommes qui voient venir le drame sans pour autant l’empêcher. Mais aussi l’écart entre notre fiction politique et sa réalité22.

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Après le monde de la recherche vient le temps de la chasse aux sorcières dans le monde de l’information. Et, cela commence à devenir très sérieux pour le sérieux de notre pays sur la scène européenne et internationale.

Jean Daspry
17 juin 2019

1 Jean Daspry, Censure au Quai d’Orsay ? À mourir de rirewww.prochetmoyen-orient.ch , 6 février 2017.
2 Jean Daspry, Le colonel a dit la vérité, il doit être exécutéwww.prochetmoyen-orient.ch , 25 février 2019.
3 Jean Daspry, Censures françaises. Suitewww.prochetmoyen-orient.ch , 1er avril 2019. 
4 Jacques Peyremaux, La presse sous haute surveillance…, Marianne, 14-20 juin 2019, p. 56.
5 Franck Johannès, Affaire Benalla : Ariane Chemin et Louis Dreyfus devant la DGSI, Le Monde, 1er juin 2019, p. 15.
6 Guillaume Berlat, Ventes d’armes, défense des valeurs, mensonge d’État…, www.prochetmoyen-orient.ch , 29 avril 2019.
7 Fabrice Arfi, Un procureur contre l’information, un pouvoir contre le journalismewww.mediapart.fr , 22 mai 2019.
8 Focus Défense, Convocation de journalistes par la DGSI, 23 mai 2019.
9 Convocation de journalistes par la DGSI, Focus Défense, Ministère des Armées, 24 mai 2019.
10 Laurent Mauduit, « La Voix du Nord » et le « Télégramme » refusent d’obtempérer à la « convocation » de Macron, www.mediapart.fr , 21 mai 2019.
11 Jakub Ivaniuk, Le risque d’enlisement de la Pologne dans l’autoritarisme, Le Monde, 12 juin 2019, p. 29.
12 Jean-Baptiste Chastand, Un chercheur hongrois raconte la chasse aux sorcières d’Orban, Le Monde, 25 mai 2019, p. 31.
13 Sandrine Cassini, Premier désaveu pour la loi sur les « infox », Le Monde, 24 mai 2019, p. 18.
14 Franck Dedieu, La casse économique. Les 12 intox pour nous faire avaler la pilule, Marianne, 7-13 juin 2019, pp. 10 à 18
15 Jack Dion, L’élite en conclave, Marianne, 7-13 juin 2019, p. 20.
16 Alain Frachon, Un temps des tyrans, Le Monde, 24 mai 2019, p. 30.
17 Cédric Pietralunga, Sibeth Ndiaye, la mue d’une soldate du macronisme, Le Monde, 30-31 mai 2019, p. 10.
18 Laurent Valdiguié, Des journalistes sous surveillance, Marianne, 31 mai-6 juin 2019, p. 20.
19 Marek Gladysz, « L’Union européenne de Macron a certaines similitudes avec l’époque communiste », Valeurs actuelles, 23 mai 2019, pp. 84-85.
20 Michel Onfray, Théorie de la dictature, Robert Laffont, 2019.
21 Alexandre Devecchio, 1984 ou l’Europe de Maastricht, Le Figaro Magazine, 17 mai 2019, p. 42.
22 Juan Branco, Contre Macron, éditions Divergences, 2019, p. 93.

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SODOMITE LOBBY VS. POUTINE

SODOMITE LOBBY VS. POUTINE

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30.05.2017

Lorsque les médias rejoignent des activistes homosexuels contre des chrétiens, le public n’est pas d’accord. Mais quand le côté des médias de masse avec une version anti-Poutine dans un cas impliquant un opposant de Poutine « assassiné » mystérieusement « , le public est-il d’accord?

Selon Paul Craig Roberts , qui était un responsable de Reagan, l’assassinat «mystérieux» d’un opposant à Poutine était un complot déstabilisateur de la CIA dans l’esprit des hostilités d’Obama contre la Russie.

Et selon le Dr Scott Lively, l’autorité la plus en vue sur les maux du programme des homosexuels, au début des années 90, Bill Clinton a levé l’interdiction des homosexuels travaillant pour la CIA et d’autres agences de renseignement.

Par la courtoisie de Clinton, depuis plus de deux décennies, les homosexuels sont de plus en plus présents: CIA, FBI, NSA, etc.

Le Dr Lively explique que, où qu’ils se trouvent, les activistes homosexuels produisent des intrigues, des confusions et des ravages, utilisant toujours leurs occupations pour leur plus grande cause et toujours au détriment de leurs adversaires. Et les homosexuels qui occupent des postes dans la plus grande agence de renseignement du monde sont capables de provoquer les plus grands dommages dans le monde contre ceux qui ne s’alignent pas sur leurs objectifs.
L’un des magazines homosexuels les plus en vue aux États-Unis a désigné Poutine comme l’ennemi numéro 1 du mouvement homosexuel . Cela n’a pas échappé aux homosexuels des agences de renseignement. En fait, cela n’est pas passé inaperçu, pas même par les médias traditionnels, habituellement favorables à la sodomie, contre le président russe.

Aujourd’hui, le président d’une grande nation doit faire adopter des lois pour protéger les enfants et les adolescents des maux évidents de la propagande homosexuelle.

Un citoyen ordinaire s’opposant à l’agenda gay agressif est victime d’initiatives, de calomnies, d’intrigues et de menaces manifestement malveillantes. Un président souffrirait-il moins?

Les activistes homosexuels sont impitoyables, menteurs et implacables pour les citoyens ordinaires qui n’acceptent pas leur agenda tyrannique. Seraient-ils moins impitoyables envers un président?

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Éric Zemmour : « Il faut arrêter les flux et commencer par renvoyer les délinquants, les chômeurs, supprimer le droit du sol ». Et de poursuivre : «Viktor Orban et Matteo Salviniont tout compris à l’époque. Salvini a compris que le problème majeur de tous les peuples européens est l’immigration & l’Islam. Orban l’a compris aussi, il faut lire ses discours sur l’islamisation et la guerre civile.»

Débat intégral entre Eric Zemmour et Maurice Szafran (Challenges) sur la crise aux Républicains, François-Xavier Bellamy, Matteo Salvini, Viktor Orban, le Grand Remplacement, l’immigration, l’Islam, l’antisémitisme, George Soros, la PMA, la GPA, etc.

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VIDEO⚡️Eric : «@FxBellamy est fin, intelligent, mais c’est pas un duelliste (…) Les électeurs ont vu qu’il était à la tête d’une liste qui ne pensait pas comme lui, que les votaient pro-, ils ont vu ce double-discours & se sont dit qu’il allait trahir.»

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fandetv ن 🙂@fandetv

VIDEO⚡️Eric : «Viktor & @MatteoSalvinimi ont tout compris à l’époque. Salvini a compris que le problème majeur de tous les peuples européens est l’ & l’. Orban l’a compris aussi, il faut lire ses discours sur l’islamisation et la guerre civile.» pic.twitter.com/4osxnsTDQr

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« La vérité s’évanouit dans un nuage toxique »

« La vérité s’évanouit dans un nuage toxique »

Douma, Syrie, Gaz, attaque, chimique, Sarin, Organisation, interdiction, armes, chimiques, Fuite, Assad, non, coupable, missiles, USA, France, Royaume-Uni, Grande-Bretagne, Angleterre,

Vous vous souvenez de l’attaque chimique de Douma, en Syrie, qui avait donné lieu à des frappes de missiles de représailles de la part des USA, de la France et du Royaume-Uni ? Une fuite récente de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques jette aujourd’hui le doute sur la culpabilité d’Assad.

Silence gêné dans les médias grand public, sauf un : le journal britannique Mail on Sunday, où le journaliste Peter Hitchens a exposé l’affaire sans mâcher ses mots. Qu’il en soit remercié.

L’auteur de l’article ci-dessous, Tim Hayward, qui travaille depuis longtemps sur la propagande médiatique autour de la Syrie, reprend l’essentiel des propos de Hitchens et fait une analyse succinte des premières conclusions à en tirer.


Par Tim Hayward
Paru sur le blog de l’auteur sous le titre “Truth Vanishes in a Cloud of Poison Gas”


« Une information internationale énorme a été publiée la semaine dernière, a écrit Peter Hitchens dans le Mail on Sunday de dimanche, mais je doute que vous en entendiez parler ailleurs qu’ici. »

En fait, bien que l’histoire ait fait du bruit dans les médias alternatifs et sur Twitter, et attiré l’attention de certaines personnes célèbres, dont Susan Sarandon et Roger Waters, les journalistes grand public l’ont ignorée.

Ce silence est un témoignage effrayant de l’état actuel du journalisme – et donc de la démocratie elle-même. Car l’importance de l’information est impossible à exagérer. Comme Hitchens le dit ensuite :

Il semble très probable que la décision de bombarder la Syrie que nous [le Royaume-Uni, NdT], la France et les États-Unis avons prise en avril 2018 était fondée sur une erreur aussi grande que les armes de destruction massive fictives en Irak, en 2003.

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), l’organisme international qui examine les allégations d’incidents liés à l’utilisation de gaz toxiques, vient de me confirmer qu’un document dévastateur qui a fait l’objet d’une fuite de son siège néerlandais est authentique.

Le document, rédigé par l’un des enquêteurs les plus expérimentés de l’OIAC, démontre qu’il est très peu probable que des bombonnes de gaz trouvées sur les lieux d’une attaque chimique présumée à Douma, en Syrie, aient été larguées d’hélicoptères – comme on l’a largement cru et affirmé. Cette affirmation est fondamentale pour l’affaire du bombardement de la Syrie. »

Le document, qui a fait l’objet d’une fuite transmise au Working Group on Syria, Propaganda and Media (Groupe de travail sur la Syrie, la propagande et les médias), peut être téléchargé sur le site Web du groupe de travail.

Comme le dit Hitchens, l’OIAC est « une organisation précieuse, composée de nombreuses personnes de qualité, et qui travaille dans un noble objectif », mais, tout comme les membres du Groupe de travail sur la Syrie, il s’inquiète de savoir si elle a été « mise sous pression, ou même détournée par des forces politiques qui cherchent une justification à une intervention militaire en Syrie ? »

Étant donné qu’une décision de guerre ou de paix qui affecterait la planète entière pourrait un jour dépendre de ses jugements, je pense que le monde a droit à une enquête sur ce qui se passe derrière ses murs. »

Tim Hayward est professeur de théorie politique environnementale à l’université d’Édimbourg. Avec d’autres universitaires, journalistes et chercheurs, il fait partie du Groupe de travail sur la Syrie, la propagande et les médias (Working Group on Syria, Propaganda and Media).

Traduction et note d’introduction Entelekheia
Photo Pixabay

Coup de chaud écolo chez Pascal Praud

I-Média n°249 – Coup de chaud écolo chez Pascal Praud

Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant.
Etant donnée la censure qui s’abat sur TV Libertés, rendez-vous sur le site internet de la chaîne alternative pour retrouver toutes vos émissions : tvlibertes.com.


Sommaire

01:27 Coup de chaud écolo chez Pascal Praud

Une discussion contradictoire sur le réchauffement climatique a provoqué la colère d’une invitée écologiste. Pascal Praud a été violemment attaqué.

https://www.polemia.com/i-media-n249-coup-de-chaud-ecolo-chez-pascal-praud/

Un documentaire sur BHL bénéficie de plus de 700 000 euros de subventions par les chaînes nationales

MÉDIAS : DÉSINFORMATION

Un documentaire sur BHL bénéficie de plus de 700 000 euros de subventions par les chaînes nationales

Un documentaire sur BHL bénéficie de plus de 700 000 euros de subventions par les chaînes nationales

Propagande avec l’argent du contribuable, ainsi que le révèle le Canard :

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle – qui est simplement la famille naturelle – diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L’Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cet émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

S’il vous plaît, faites un don aujourd’hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

Un documentaire sur BHL bénéficie de plus de 700 000 euros de subventions par les chaînes nationales

Armes au Yémen : solidarité avec nos confrères de Disclose et Radio France

Un homme inspecte une maison après un bombardement aérien à Sanaa au Yemen, le 10 avril dernier.
PHOTO : © ZUMA Press/ZUMA/REA
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TRIBUNE

Armes au Yémen : solidarité avec nos confrères de Disclose et Radio France

37 sociétés de journalistes et rédactions s’élèvent contre la plainte déposée par le ministère des Armées contre les journalistes ayant dévoilé le rapport documentant l’usage des armes vendues à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis dans la guerre au Yémen.

Lundi 15 avril, le site d’investigation Disclose dévoilait, en partenariat avec plusieurs médias, un rapport classé « confidentiel défense » documentant l’usage des armes vendues par la France à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis dans la guerre au Yémen, menée depuis 2015 au prix de la « pire crise humanitaire au monde », selon les Nations unies. Ce document, dont la publication n’a aucunement remis en cause la sécurité des agents français sur le terrain, a été révélé en raison de son intérêt manifeste pour le public. Il invalide le discours officiel du gouvernement français, qui prétend que cet arsenal ne sert qu’à des fins défensives.

Plainte du ministère des Armées

Or mercredi dernier, deux journalistes de Disclose, Geoffrey Livolsi et Mathias Destal, ainsi qu’un journaliste de la cellule investigation de Radio France partenaire de ces révélations, Benoît Collombat, ont appris leur convocation à la mi-mai par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « compromission du secret de la défense nationale » ouverte par le parquet de Paris après le dépôt d’une plainte par le ministère des Armées.

Nous, sociétés de journalistes et de rédacteurs, exprimons notre pleine et entière solidarité avec nos confrères, qui n’ont fait que leur travail : porter à la connaissance des citoyens des informations d’intérêt public sur les conséquences des ventes d’armes françaises. Depuis ces révélations, le gouvernement est resté muet sur les faits. Aujourd’hui, pour avoir exposé ces informations, trois journalistes se retrouvent sous la menace d’une procédure, pour un délit puni d’une peine d’emprisonnement, dont l’objectif manifeste est de connaître les sources à l’origine de leur travail.

En ces temps décidément préoccupants pour la liberté d’informer, ces convocations rappellent, s’il en était besoin, à quel point il est indispensable de renforcer en France la protection des sources, consacrée par la Cour européenne des droits de l’homme comme « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ». Le secret défense ne saurait être opposé au droit à l’information, indispensable à un débat public digne de ce nom, ni servir d’épée de Damoclès pour dissuader les journalistes d’enquêter, et de publier.
Signataires : les sociétés de journalistes, sociétés des rédacteurs et sociétés des personnels de l’AFP, BFMTV, Challenges, CNews, Courrier internationalLes Echos, Europe 1, Le Figaro, France 2, France 24, France 3 National, France Info, Franceinfo.fr, France Info TV, France Inter, France-SoirL’HumanitéLe JDDLibération, M6, MediapartLe MondeL’ObsParis MatchLe Parisien-Aujourd’hui en FranceLe Point, Premières Lignes, RFI, RMC, RTL, Télérama, TF1, La Tribune, TV5Monde, et les rédactions d’Alternatives Economiques, de La Croix et des Jours.

https://www.alternatives-economiques.fr/armes-yemen-solidarite-nos-confreres-de-disclose-radio-france/00089174

ASSANGE | Hilare Hillary et autres ricanements

Hillary Clinton semble prédestinée par son prénom à accueillir chaque bonne nouvelle par un éclat de rire. En 2011, quand elle visionne la mise à mort de Khadafi par ses sbires. Il y a quelques jours lorsqu’on lui annonce qu’Assange a été trahi par ses hôtes de l’Ambassade d’Equateur et livré aux bons soins de la police britannique. Elle justifie ainsi sa satisfaction hilare : « Assange doit répondre de ses actes. Il ne s’agit pas de punir le journalisme, mais de sanctionner l’assistance qu’il a donnée au piratage d’ordinateurs militaires dans le but de nuire aux Etats-Unis ». Puisqu’elle le dit!

Dévoiler au monde entier l’ignominie et le sadisme de pilotes américains dans le ciel irakien mitraillant des civils comme des lapins ne relève donc pas du devoir du journaliste, mais constitue une atteinte à la sécurité des USA. De même les centaines de milliers de dépêches, montrant comment la secrétaire d’Etat Clinton corrompait sans remords ses homologues étrangers, pour les faire entrer dans son jeu de va-t-en-guerre sous le regard débonnaire d’Obama. Sadique aussi sa plaisanterie doublée d’un nouvel éclat de rire sardonique: « Assange est peut-être le seul étranger que l’administration de Trump aurait du plaisir à accueillir sur le sol des Etats-Unis ». Pour y être torturé et exécuté ?

Le sort du martyr emmuré depuis sept ans, sans droit de promenade, dans des conditions pires que la plus dure des prisons n’a pas mobilisé jusqu’ici les bonnes consciences occidentales, ni ému le cercle de ses confrères. On lui reconnaît certes le mérite d’avoir mis en place une gigantesque banque factuelle où les journalistes peuvent puiser abondamment, mais il plane sur lui une réputation de violeur sulfureux même après que toutes les charges portées contre lui ont été abandonnées. A croire qu’il mérite d’être gardé en quarantaine pour éviter de nuire à la profession.

Une exception : la rédactrice en chef de la chaîne Russia Today, Margarita Simonian, voit en Assange un des plus grands journalistes de notre temps, qui n’hésite pas à se sacrifier au nom de la vérité. Son équipe était la seule à tenir la garde sur les lieux pour filmer ce moment que l’histoire enregistrera comme une trahison de nos prétendues valeurs occidentales : sept baraqués en civil emmènent de force le tribun de la liberté affaibli par sept ans de captivité. Ils ont seulement oublié de le ligoter et Assange parvient encore à esquisser un ultime geste de défi.

J.-M. Bovy/Vendredi saint 19.04.2019

https://log.antipresse.net/assange-hilare-hillary-et-autres-ricanements/?utm_source=Lecteurs+d%27Antipresse&utm_campaign=564657616b-EMAIL_CAMPAIGN_12_26_2017_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_f9e9755c0e-564657616b-439842509&mc_cid=564657616b&mc_eid=1d2d687fa5

 

Eric Verhaeghe : «La presse s’autocensure régulièrement pour complaire au pouvoir»

Eric Verhaeghe : «La presse s’autocensure régulièrement pour complaire au pouvoir»

Eric Verhaeghe : «La presse s'autocensure régulièrement pour complaire au pouvoir»© RT France

Eric Verhaeghe, essayiste et président de Tripalio, revient pour RT France sur les aides publiques accordées à la presse. Il déplore entre autres un système qui permet à l’Etat d’exercer une influence politique sur certains groupes.

En 2017, selon le ministère de la Culture, le montant globale des subventions versées aux journaux de la presse écrite s’est élevé à plus de 84 millions d’euros. Si ce modèle de subvention a pour but affiché de soutenir la liberté de la presse, ses détracteurs déplorent que les plus gros montants des aides soient attribués aux grands groupes. Aujourd’hui en FranceLibération et Le Figaro, cumulent en effet à eux seuls près de 20 millions d’euros d’aides.

Invité ce 14 avril sur le plateau de RT France, Eric Verhaeghe, essayiste et président de Tripalio, estime que, «dès lors qu’on fait une aide proportionnelle à la diffusion» par voie postale, on encourage «forcément les grands journaux». «Ce sont ceux qui ont les plus forts tirages et la plus forte distribution qui vont drainer les aides les plus importantes», poursuit-il. Eric Verhaeghe rappelle qu’il existe des journaux plus modestes qui, par rapport au nombre d’exemplaires édités, engrangent également d’importantes aides.

La liberté de la presse est extrêmement encadrée par l’Etat et les pouvoirs publics

Interrogé sur l’éventualité que l’Etat se serve de ces aides pour exercer une certaine influence, l’homme répond par l’affirmative : «L’Etat se comporte comme un très grand annonceur publicitaire dans la presse, notamment la presse quotidienne nationale. De ce point de vue, forcément cela a une influence politique […]. Et d’ailleurs, tout le monde sait qu’il y a des coups de téléphone qui partent des cabinets ministériels, des bureaux des ministres, du gouvernement aux directeurs de publication pour leur dire : « vous m’enlevez cet article » […] Il y a des cas réguliers qui apparaissent», croit-il savoir.

Enfin, il juge qu’en France «la liberté de la presse est extrêmement encadrée par l’Etat et les pouvoirs publics». «On sait qu’elle s’autocensure régulièrement pour complaire au pouvoir», affirme-t-il.

Auteur: RT France

Lire aussi : D’où parlent les médias français ? Leurs propriétaires en question

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https://francais.rt.com/france/60993-eric-verhaeghe-presse-autocensure-regulierement-pour-complaire-au-pouvoir

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