Archives pour la catégorie MIGRATION

Le Déluge

 

Analysis

Le Déluge

  1. Retour aux fondamentaux :
  • Qui a provoqué sciemment la plus grave crise migratoire de l’histoire contemporaine ?
  • Qui a transformé la Libye en une sorte de zone grise sans gouvernement (s) réels et effectifs et  dans laquelle ont transité 2.2 millions de migrants tandis que plus de 900 000 autres y sont en attente ? *
  • Qui a contribué à inonder l’Europe par des flux interminables de migrants à la recherche d’un hypothétique eldorado ?
  • Qui a transformé la portion centrale de la mer Méditerranée en un immense lac de boat-people se dirigeant vers les rivages de l’Europe du Sud en attendant la réapparition de la piraterie ?
  • Qu’avait affirmé, narquois, le colonel Gaddafi sous les bombes de l’OTAN peu de temps avant la chute de son régime concerant l’avenir de l’Europe?

Quelle que soit l’approche choisie pour aborder cette question (juridique, analytique, systémique, structurelle, historique, etc.), il n’y a que deux coupables mais qui ne sont pas commanditaires :  les gouvernements pourris et corrompus de Londres et de Paris.

Les motivations de Londres et Paris relèvent de la psychanalyse du pouvoir et de l’obsession d’un empire déchu. C’est à des psychiatres que revient la charge de cerner les politiques étrangères très erratiques de ces deux capitales et pas à des politologues et encore moins des analystes en géopolitique.

Si vous croisez de pauvres migrants clandestins en masse prés de chez vous, il n’y a qu’à envoyer un email d’insultes au gouvernement (via son site).
Vous pouvez être sûrs qu’ils ne vous réponderont jamais et que vous serez toujours tranquille car Benalla et ses copains sont en vacances.

Enfin ce véritable déluge auquel on assiste ne sera pas enrayé de sitôt d’autant plus que les pays d’Europe ne délivrent plus de visas (la France toujours à un cran au dessus comme de coutume) et le seul pays à avoir pris les devants est l’Allemagne. En accueillant volontairement un million de réfugiés venant du Levant et du Moyen-Orient, Berlin veut exploiter Die Flut à des fins de suprématie économique future car aucune mesure ne pourra atténuer un tant soit peu les conséquences d’une stratégie erratique visant à detruire des pays entiers et à eparpiller leur populations aux quatre vents.


  • Les chiffres fournis par l’OIM sont erronés et très sous-évalués.
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Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

 Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

La Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens par les pays d’accueil, a affirmé, mardi 18 décembre, Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, lors d’un séminaire organisé à l’occasion de la célébration de la journée internationale des migrants, sur le thème “Prioriser les Objectifs de Développement Durable (ODD) en lien avec la migration dans les stratégies nationales de développement”.

Le nombre des immigrés tunisiens irréguliers s’élève à 200 mille, a affirmé Trabelsi à l’inauguration de ce séminaire, soulignant que le gouvernement soutient leurs droits à l’accès aux services et à l’intégration aux pays d’accueil et n’accepte leur retour que s’ils expriment le désir d’y retourner.

Le ministre a dénoncé le recours de certains pays d’accueil à des mesures unilatérales, précisant que la problématique de la migration irrégulière ne peut se résoudre qu’à travers le recours aux conventions et rencontres internationales.

Trabelsi a annoncé que son département envisage de soumettre la stratégie nationale migratoire à l’assemblée des représentants du peuple (ARP), en 2019, dont l’objectif est d’instaurer un système institutionnel pour la migration, l’asile et la résidence en Tunisie.

Le problème de la migration irrégulière ne doit pas dissimuler les problèmes de la majorité des immigrés irréguliers, dont les pays d’origine souffrent de guerres, de conflits et de conditions économiques difficiles, a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de traiter la question de la migration avec plus de responsabilité et en optant pour plus d’égalité entre pays du nord et pays du sud et pour un système économique mondial plus équitable.

De son côté, Lorena Lando, chef mission de l’Organisation internationale pour les migrations en Tunisie (OIM), a évoqué les relations transversales entre la migration et les objectifs de développement durable (ODD), précisant que la préparation d’une stratégie nationale en Tunisie peut figurer parmi les solutions envisageables du problème de la migration.

Le nombre des émigrés étrangers en Tunisie est estimé à 600 mille, celui des immigrés tunisiens irréguliers à l’étranger est de 1,3 million, a-t-elle fait savoir, indiquant que la migration interne en Tunisie se manifeste clairement entre zones rurales et urbaines.

Ce séminaire a été organisé à l’initiative de l’Observatoire National de la Migration (ONM), avec la participation du Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale et de l’Institut national de la statistique (INS), en partenariat avec l’Organisme des Nations Unies chargé des Migrations/Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

https://www.espacemanager.com/mohamed-trabelsi-la-tunisie-refuse-categoriquement-lexpulsion-des-migrants-irreguliers-tunisiens

L’extrême droite européenne s’allie contre le Pacte sur la migration

L’extrême droite européenne s’allie contre le Pacte sur la migration

Marine Le Pen et Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, ont dénoncé le Pacte de l’ONU pour les migrations lors d’un événement organisé par le Vlaams Belang au parlement flamand à Bruxelles le 8 décembre.

Pour Marine Le Pen et Steve Bannon, le Pacte de l’ONU pour les migrations est un pacte avec le diable. Signé le 10 décembre, le texte de l’ONU a soulevé une vague d’opposition en Europe, notamment du côté de l’extrême-droite.

Lors d’un événement organisé par le Vlaams Belangu au parlement flamand à Bruxelles le 8 décembre, l’ancien gourou qui a orchestré la campagne de Donald Trump et la présidente du Rassemblement national se sont opposés de concert au Pacte mondial, qui a déstabilisé la coalition gouvernementale belge ce week-end.

« Le but de cette rencontre est clair : mettre ce pacte suicidaire à la poubelle, où il devrait être », a commenté le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken, avant d’accuser la N-VA de « ne rien faire » pour empêcher le pacte sur la migration. Le parti a pourtant quitté la coalition gouvernementale pour signifier son opposition à la décision du Premier ministre Charles Michel d’approuver le texte.

Le Pacte sur les migrations déchire le gouvernement belge

Le Premier ministre belge a pris la tête d’un gouvernement minoritaire, après la démission des ministres nationalistes flamands de la coalition gouvernementale, en raison d’une divergence profonde sur le Pacte de l’ONU sur les migrations.

« Le pays qui signe le pacte signe forcément un pacte avec le diable », a commenté Marine Le Pen. La responsable de l’extrême droite française, très applaudie pendant son discours, a assuré que les vents de l’histoire étaient favorables à sa force politique pour les élections européennes du 26 mai. Pour la première fois, il est possible d’envisager une alternative au leadership actuel de l’Europe et de remplacer les « dirigeants chancelants » comme Jean-Claude Juncker, a-t-elle dit.

« Le Pacte sur la migration est mort avant même d’avoir été signé », a déclaré Steve Bannon sur l’estrade du parlement flamand, avant de se réjouir d’avoir des leaders comme Donald Trump, Marine Le Pen ou Viktor Orbán « qui osent dire qu’ils ne veulent pas de ce pacte ».

Depuis plusieurs mois, l’Américain tente de rassembler les forces populistes de toute l’Europe, y compris la Ligue de Matteo Salvini en Italie, le VVD de Geerts Wilders aux Pays-Bas, le Rassemblement national de Marine Le Pen en France, et le parti séparatiste belge Vlaams Belang.

Cet été, il a annoncé qu’il mettait sur pied une fondation en Europe appelée Le Mouvement, avec laquelle il espère mener une révolte populiste de droite à travers le continent, à commencer lors des élections européennes de mai prochain.

Steve Bannon débarque en Europe pour épauler les populistes

L’ancien conseiller du Président Donald Trump compte se mettre au service de l’extrême-droite à l’occasion des prochaines élections européennes.

Le Pacte mondial pour des migrations sûres ordonnées et régulières a été approuvé en juillet par les 193 membres de l’ONU à l’exception des États-Unis, qui se sont retirés de l’accord l’année dernière. Le Pacte doit être formellement ratifié le 10 décembre.

Ce dernier a été élaboré alors que l’Europe assistait au plus grand afflux de migrants depuis la Seconde Guerre mondiale. Nombre d’entre eux fuyant les conflits et la pauvreté au Moyen-Orient, en Afrique et au-delà.

Ces derniers mois, l’opposition au pacte a pris de l’ampleur. Ses détracteurs affirment qu’il ne fait aucune distinction entre immigration légale et illégale.

Le Pacte sur les migrations, un texte non contraignant qui suscite la panique

Peu ambitieux et déjà validé, le Pacte sur les migrations de l’ONU qui doit être signé le 10 décembre prochain à Marrakech génère un vent de panique en Europe. Notamment en France et en Belgique.

 

« En élargissant son arène politique au niveau international avec Steve Bannon et Marine Le Pen, le Vlaams Belang gagne en crédibilité politique », a déclaré l’analyste de la RTBF Régis Dandoy, qui a déclaré que ce mouvement était habituellement centré sur la Flandre. « Le [Vlaams Belang] veut montrer aux électeurs qu’il est capable d’avoir des relations avec d’autres pays, comme les États-Unis, la France ou la Hongrie », a expliqué Régis Dandoy.

L’extrême droite européenne s’allie contre le Pacte sur la migration

Le pacte mondial sur les migrations de l’ONU formellement approuvé à Marrakech

Le pacte mondial sur les migrations de l’ONU formellement approuvé à Marrakech

le 10 décembre 2018

 

Le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies a été formellement approuvé lundi à Marrakech, après proclamation orale et avec le traditionnel coup de marteau, devant quelque 150 pays réunis en conférence intergouvernementale.

Soulignant les « efforts » consentis pour parvenir à ce pacte, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a exhorté à ne « pas succomber à la peur ou aux faux narratifs » sur la migration.

S’exprimant à l’ouverture des débats, il a dénoncé les « nombreux mensonges » à propos d’un texte qui a soulevé les critiques des nationalistes et des partisans de la fermeture des frontières.

Ce texte, destiné à renforcer la coopération internationale pour une « migration sûre, ordonnée et régulière », doit encore faire l’objet d’un ultime vote de ratification le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies.

La conférence de Marrakech devait être une étape purement formelle dans ce processus mais, le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays ont fait part de leur retrait ou du gel de leur décision sur le pacte.

Près de 160 des 193 pays représentés à l’ONU étaient annoncés à Marrakech, avec une centaine d’entre eux représentés au niveau des chefs d’Etat, chefs de gouvernements ou ministres.

Lundi matin, il était encore impossible de connaître dans les détails les présents et les absents, en l’absence de toute liste officielle.

Non contraignant, le Pacte recense des principes -défense des droits de l’Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale- et liste des propositions pour aider les pays à faire face aux migrations –échanges d’information et d’expertises, intégration des migrants… Il interdit les détentions arbitraires, n’autorisant les arrestations qu’en dernier recours.

Les défenseurs des droits de l’Homme le trouvent insuffisant, notamment sur l’accès des migrants à l’aide humanitaire et aux services de base ou sur les droits des travailleurs migrants. Ses détracteurs le voient comme un encouragement à un flux migratoire incontrôlé.

LNT avec AFP

https://lnt.ma/pacte-mondial-migrations-de-lonu-formellement-approuve-a-marrakech/

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”

Publié par Brujitafr sur 20 Décembre 2017, 08:43am

Catégories : #ACTUALITES, #EUROPE

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”
Dans le même temps, la nouvelle norme en France est de voir chaque année plusieurs centaines de SDF mourir dans l’indifférence générale (501 l’année dernière). Eux n’auront jamais le droit à la vie de château. Et après, on voudrait nous faire croire que le « grand remplacement » n’existe pas alors qu’il est devant nos yeux et souhaité par l’ONU et l’UE. Fawkes

Union européenne. Par la voix du commissaire européen à la Migration, Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”.

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“L’Union européenne a accordé sa protection à plus de 700 000 personnes l’an dernier”, affirmeDimitris Avramopoulos, commissaire européen à la Migration, pour s’en féliciter. Dans une tribune parue lundi sur le site Politico, au titre sans équivoque, “Les migrants d’Europe sont là pour rester”, l’ancien homme politique grec appelle à “trouver un foyer” pour tous les réfugiés en Europe, ce qui répondrait non seulement à “un impératif moral” mais également à “un impératif économique et social pour notre continent vieillissant”.
Critiquant des discours “nationalistes, populistes et xénophobes” qui se répandraient selon lui, notamment en Europe de l’Est, le commissaire européen juge que “nos sociétés [ne resteront pas] homogènes et épargnées par l’immigration” quand bien même “on érigerait des clôtures”. Cette tribune vient après une série d’articles du média américain qui reprochait à l’exécutif européen d’être “trop blanc” et incitait Bruxelles à remplacer une partie de son personnel par des “personnes de couleur”. Citant ces articles, M. Avramopoulos regrette que le thème de la diversité ne soit pas assez abordé dans le débat public.
SUR LE MÊME SUJET

Pour la Commission, le refus de l’immigration est “anti-européen”

Le commissaire à la Migration avait qualifié d’“anti-européenne” la proposition du président de l’UE Donald Tusk de supprimer le très controversé système de quotas d’immigrés par pays. “Nous ne pouvons pas, nous ne serons jamais capables d’arrêter les migrations”, assène-t-il dans sa tribune.

Pacte de l’ONU sur les Migrations : l’Italie n’ira pas à Marrakech, le texte sera soumis au Parlement italien

8 novembre 2018

« Le Pacte Global sur les Migrations est un document qui aborde des thèmes qui posent question y compris parmi les citoyens: il nous paraît donc opportun de parlementariser le débat, et de renvoyer toute décision définitive à l’issue de cette discussion, comme a décidé de le faire la Suisse.

Le Gouvernement ne participera donc pas à [la réunion de] Marrakech, se réservant d’adhérer ou pas au traité seulement après que le Parlement se sera prononcé. » C’est ce qu’affirme le Premier ministre, Giuseppe Conte.

ANSA

lire : http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/11/pacte-mondial-pour-les-migrations-l-individu-tout-puissant-contre-les-peuples.html

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/11/pacte-de-l-onu-sur-les-migrations-l-italie-n-ira-pas-a-marrakech-le-texte-sera-soumis-au-parlement-italien.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

La Slovaquie ne signera pas le Pacte mondial de l’ONU sur les migrations

25 novembre 2018

PRAGUE (Reuters) – La Slovaquie ne soutiendra pas le pacte des Nations Unies sur le traitement des migrants dans le monde, a déclaré le Premier ministre Peter Pellegrini dimanche après le sommet de l’Union européenne.

« La Slovaquie ne soutiendra en aucun cas ce pacte des Nations unies et ne le signera pas », a déclaré M. Pellegrini aux journalistes à Bruxelles après le sommet au cours duquel les dirigeants européens ont approuvé l’accord sur le retrait de la Grande-Bretagne de l’UE.

Le rejet du pacte migratoire par la Slovaquie pourrait entraîner un bouleversement du gouvernement Pellegrini, étant donné que le ministre des Affaires étrangères Miroslav Lajcak a menacé de démissionner si le gouvernement ne respectait pas l’accord.

Lajcak était président de l’Assemblée générale des Nations Unies lorsque le pacte sur les migrations a été adopté.

(…) Reuters

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/11/la-slovaquie-ne-signera-pas-le-pacte-mondial-de-l-onu-sur-les-migrations.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

En pleine campagne, Trump dit vouloir mettre fin au droit du sol

Le président américain Donald Trump lors d’un meeting électoral à Murphysboro, dans l’Illinois, le 27 octobre 2018 © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives SCOTT OLSON

International

En pleine campagne, Trump dit vouloir mettre fin au droit du sol

le 30 octobre 2018

A une semaine d’élections législatives cruciales pour la suite de son mandat, le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé vouloir mettre fin, par décret, au droit du sol qui stipule que tout enfant né sur le territoire américain a la nationalité américaine.

Cette proposition, formulée au lendemain de l’annonce de l’envoi de plus de 5.000 militaires à la frontière mexicaine, s’inscrit dans une série de déclarations du magnat de l’immobilier visant à placer, comme en 2016, l’immigration au coeur du débat politique. Dans un tweet, il a agité cette semaine le spectre d’une « invasion » de migrants.

Dans un entretien à Axios publié mardi, il assure envisager de signer un décret pour que les enfants nés sur le sol américain de parents en situation irrégulière ne bénéficient plus de la nationalité américaine.

La remise en cause, par décret présidentiel, de ce principe inscrit dans le 14ème amendement de la Constitution, devrait cependant se heurter à des obstacles juridiques majeurs, nombre d’experts estimant que le président ne peut prendre une telle décision.

« Nous sommes le seul pays au monde où, si une personne arrive et a un bébé, le bébé est citoyen des Etats-Unis… avec tous les avantages », affirme Donald Trump dans cet entretien télévisé. « C’est ridicule, c’est ridicule, il faut que cela cesse ».

Dans les faits, le Canada accorde également la nationalité à une personne née sur son sol, même si ses parents sont en situation irrégulière.

« On m’avait toujours dit que vous aviez besoin d’un amendement constitutionnel. Vous savez quoi? Ce n’est pas le cas », avance le président américain au cours de l’entretien.

« C’est en cours. Cela va se faire, avec un décret », ajoute-t-il, sans cependant donner la moindre indication de calendrier, ni de précisions sur l’état d’avancement de ce projet.

Pour Laurence Tribe, professeur de droit constitutionnel à l’université de Harvard, ce projet de décret est tout simplement une aberration. « Si le droit du sol garanti par le 14ème amendement pouvait être effacé d’un trait de plume par Trump, alors la Constitution dans son ensemble pourrait être effacée de la même manière », a-t-il tweeté.

– « Invasion » –

A plusieurs reprises, des élus républicains ont tenté, sans succès, d’exclure l’attribution de la nationalité américaine aux bébés nés de parents résidant illégalement dans le pays.

Et le débat refait régulièrement surface sur l’aile droite du « Grand Old Party ».

« La notion selon laquelle le simple fait d’être né dans les limites géographiques des Etats-Unis confère automatiquement la nationalité américaine est une absurdité, que ce soit d’un point de vue constitutionnel, historique, philosophique ou pratique », écrivait en juillet dans la Washington Post Michael Anton, ancien conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche.

Multipliant les déclarations sur le thème de l’immigration, Donald Trump a affirmé lundi soir sur Fox News vouloir construire « des villes de tentes » à la frontière avec le Mexique. Les migrants « devront attendre, et s’ils n’obtiennent pas l’asile, ils s’en vont », a-t-il lancé.

L’ACLU, puissante organisation de défense des libertés civiques, a par ailleurs dénoncé l’envoi de troupes à la frontière, dénonçant la volonté de M. Trump de « forcer l’armée à promouvoir son programme anti-immigration et de division ».

Les Américains sont appelés aux urnes dans une semaine pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche le 6 novembre 2016. En jeu: tous les sièges de la Chambre des représentants, un tiers de ceux du Sénat, ainsi que les postes de gouverneurs dans une trentaine d’Etats.

Les républicains, aujourd’hui aux commandes du Congrès, jouent gros. Si un basculement du Sénat semble a priori peu probable, les sondages dessinent une victoire des démocrates à la Chambre des représentants.

LNT avec Afp

https://lnt.ma/pleine-campagne-trump-dit-vouloir-mettre-fin-droit-sol/

L’Autriche se retire du pacte de l’ONU sur les migrations

Le gouvernement autrichien a annoncé aujourd’hui son retrait du pacte de l’ONU sur les migrations, qui sera formellement entériné en décembre et auquel le pays dit s’opposer, comme la Hongrie et les Etats-Unis, pour « défendre sa souveraineté » en matière d’immigration.

« Le gouvernement a convenu (…) de ne pas signer le pacte des Nations Unies sur la migration et ainsi de ne pas lier l’Autriche », a indiqué un communiqué de la coalition dirigée par le chancelier conservateur Sebastian Kurz avec le parti d’extrême droite FPÖ. La formation d’extrême droite faisait campagne depuis plusieurs semaine pour que Vienne boycotte ce texte considéré comme le premier document international sur la gestion des migrations.

Les pays de l’ONU, à l’exception des Etats-Unis, ont approuvé le document en juillet. Quelques jours plus tard, la Hongrie avait annoncé son retrait de cet accord, qui doit être entériné par l’ensemble des signataires lors d’un sommet à Marrakech les 10 et 11 décembre.

[…] Le vice-chancelier FPÖ Heinz-Christian Strache avait dit craindre que le document ne consacre « un droit à la migration »

Le gouvernement hongrois de Viktor Orban avait de son côté dénoncé un pacte jugé « dangereux », car il « incitera des millions de personnes à prendre la route ». La Pologne a récemment fait part de son intention de rejeter aussi le texte. Washington s’était retiré fin 2017 de l’élaboration du document en affirmant qu’il comprenait des dispositions contraires à la politique d’immigration de Donald Trump.
Le pacte de l’ONU préconise notamment de renforcer la coopération internationale pour répondre au phénomène mondial des migrations. Il recense une série de principes – défense des droits de l’homme, des droits des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale, etc – et comprend un catalogue de mesures pour aider les pays à faire face aux migrations: améliorer l’information, mesures pour mieux intégrer les migrants, échange d’expertises…

Le Figaro

 

L’Aquarius autorisé à accoster à Malte, les migrants accueillis par cinq pays

L’Aquarius autorisé à accoster à Malte, les migrants accueillis par cinq pays

Des membres de l’équipage du navire humanitaire Aquarius le 1er août 2018 à Marseille / © AFP/Archives / BORIS HORVAT

Le navire humanitaire Aquarius, qui errait en Méditerranée à la recherche d’un port, a été autorisé mardi à accoster à Malte avec 141 migrants à son bord qui seront ensuite accueillis par cinq autres pays de l’Union européenne.

« Malte va donner à l’Aquarius la permission d’entrer dans ses ports, même s’il n’a pas l’obligation légale de le faire. Toutes les 141 personnes à son bord seront réparties entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne », a écrit sur Twitter le Premier ministre maltais, Joseph Muscat.

Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire affrété par les ONG Médecins sans frontières (MSF, qui a son bureau international à Genève) et SOS Méditerranée naviguait en effet en ce début de semaine entre l’Italie et Malte, de nouveau en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ».

L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi, par la voix de son Premier ministre Pedro Sanchez, qu’elle allait prendre en charge sur son sol 60 des 141 migrants secourus, dans le cadre d’un accord avec d’autres pays européens.

Le Portugal s’est de son côté dit, par un communiqué de son gouvernement, « disponible pour accueillir 30 des 244 migrants qui sont à bord de l’Aquarius et des autres embarcations actuellement à Malte ».

La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à ce bateau, avait pour sa part déclaré dès lundi discuter avec les autres pays méditerranéens de l’UE pour « rapidement » trouver un port.

L’Aquarius avait secouru vendredi au large de la Libye ces migrants, essentiellement originaires de Somalie et d’Erythrée, dont la moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.

« Deux enfants ont moins de cinq ans et trois moins de 13 ans », a raconté à l’AFP Aloys Vimard, le coordinateur de MSF à bord de ce navire, précisant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».

– L’Europe face à ses « responsabilités » –

La présidente de l’ONG européenne SOS Méditerranée, Sophie Beau, avait appelé lundi « l’ensemble des pays européens à prendre leurs responsabilités », jugeant que la situation dans laquelle était plongé l’Aquarius était « en contradiction la plus totale avec le droit maritime international ».

Car non seulement l’Italie a refusé de le laisser accéder à ses ports, mais Malte, qui a recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, avait dans un premier temps fait de même, tandis que l’Espagne et la France soulignaient que leurs ports n’étaient pas les « plus proches ».

Compliquant la situation, Gibraltar avait annoncé avoir décidé de retirer son pavillon au navire après lui avoir demandé de suspendre ses activités de sauvetage, pour lesquelles il n’est pas enregistré sur ce territoire britannique.

L’accord annoncé mardi entre des pays de l’UE rappelle celui conclu fin juin à propos du navire humanitaire Lifeline, affrété par l’ONG allemande du même nom. Les 233 migrants qu’il transportait avaient fini par débarquer à Malte après un périple d’une semaine en Méditerranée qui avait provoqué des tensions en Europe.

Au total huit pays européens s’étaient engagés à prendre en charge certains d’entre eux : Malte, l’Italie, la France, l’Espagne, le Portugal, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’Intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.

De vives polémiques s’en étaient suivies en Europe.

Paris avait dénoncé « l’irresponsabilité » de Rome, qui, à son tour, avait rejeté « les leçons d’hypocrisie » de la France.

Un mi-sommet européen avait eu lieu le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).

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(©AFP / (14 août 2018 17h39)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-Aquarius-autoris-accoster-Malte-les-migrants-accueillis-par-cinq-pays/945295.rom

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Revue de presse nationale et internationale.

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