Archives pour la catégorie MIGRATION

La Russie face à la Pologne pour attirer les migrants ukrainiens

La Russie face à la Pologne pour attirer les migrants ukrainiens


Par Andrew Korybko – Le 29 avril 2019 – Source eurasiafuture.com

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Le président Poutine propose de simplifier le processus d’obtention de la nationalité russe pour tous les ukrainiens. Il s’agit d’un effort audacieux, visant à attirer ses voisins, provenant d’une civilisation similaire à celle de la Russie, comme « migrants de remplacement », et amènera à une compétition entre la Russie et la Pologne, sa rivale historique, à qui va attirer le plus de cette précieuse « ressource humaine ».

Tendances démographiques

Ce n’est un secret pour personne que la Russie peine sérieusement à maintenir ses niveaux de population depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, et l’année passée a constitué la première baisse de population depuis une décennie. Ce processus se produit en parallèle d’une hausse des taux de natalité au sein de la minorité musulmane du pays, et rend probable l’hypothèse selon laquelle environ un tiers des habitants de la Russie constitueront des adeptes de l’Islam dans les 15 prochaines années, à en croire le grand mufti de Russie. Moscou a bien conscience des défis socio-politiques que ce profond changement démographique pourrait engendrer, surtout si son Article 282 controversé ne parvient pas à gérer la dangereuse montée des idées ultra-nationalistes d’extrême droite, qui pourraient inspirer des attaques terroristes sur le modèle de Christchurch, en vue de provoquer un soi-disant « conflit de civilisations » au sein de ses frontières. Pour visionnaire qu’ait été le manifeste du président Poutine de 2012 sur l’ethnicité et l’immigration, il est impossible qu’il soit parfaitement appliqué en pratique, et l’on devrait donc considérer que certains problèmes de sécurité vont bel et bien se produire tôt ou tard.

Des problèmes à l’horizon ?

L’ONU a prédit en 2018 que la population russe allait diminuer de 11 millions avant 2050 : c’est l’une des raisons pour lesquelles le premier ministre Medvedev a lancé l’alerte début avril 2019, en vue d’éviter un effondrement démographique semblable à celui connu par le pays dans les années 1990. Une autre raison, implicite, à cette intervention, pourrait être en lien avec le fait que ces prévisions de perte de démographie, sans doute causée par l’augmentation de l’âge des populations russes slaves orthodoxes, débouchera sur une proportion de musulmans encore plus importante au sein de la population russe à ce stade ; cela pourrait accentuer les défis socio-politiques habituellement associés à de telles transitions démographiques dans des pays à majorité chrétienne. Malgré les généreux subsides accordés par le président Poutine aux femmes donnant naissance à deux enfants ou plus, il réalise sans doute que ces mesures ne suffiront sans doute pas à maintenir le niveau de population du pays, ni à préserver l’équilibre religieux en place, et c’est précisément pour ces raison qu’il essaye d’attirer les ukrainiens comme « migrants de remplacement ».

« Des migrants de remplacement identiques d’un point de vue civilisationnel »

Ces peuples voisins sont « similaires d’un point de vue civilisationnel » aux russes, en ce qu’ils sont pour la plupart des slaves orthodoxe, parlent une langue apparentée ; leur possible migration en masse vers la Russie pourrait, en théorie, équilibrer les hausses de natalité de la population musulmane en Russie, et compenser le déclin démographique programmé du pays. C’est sans doute là l’une des raisons pour lesquelles le président Poutine vient de faire adopter un décret facilitant l’obtention de la nationalité aux habitants du Donbass, et de déclarer peu de temps après que cette politique pourrait se voir étendue au bénéfice des 40 millions d’ukrainiens. On comptait un peu moins de 2 millions d’ukrainiens vivant en Russie il y a presque 10 ans, selon le recensement qui y fut tenu à l’époque, ce qui égale à peu près le nombre de migrants comptés vers la Pologne depuis le coup d’État de l’Euromaidan en 2014. Partis rechercher du travail, nombre d’entre eux n’ont aucune perspective pour l’instant d’y acquérir la nationalité polonaise, et nombreux sont ceux qui envisagent apparemment de déménager vers l’Allemagne ou d’autres pays d’Europe de l’ouest.

Pologne contre Russie

Quoi qu’il en soit, la population polonaise connaît les mêmes problèmes que celle de la Russie, en ce qu’elle subit le déclin naturel qui caractérise nombre d’économies développées, et les Ukrainiens pourraient supposément constituer pour Varsovie des « migrants de remplacement, similaires d’un point de vue civilisationnel » tout autant que pour Moscou : les deux pays historiquement rivaux pourraient donc également entrer en compétition sur le plan des « ressources humaines ». À la différence des événements passés, cette compétition ne verra pas des moyens militaires mis en œuvre, ne se situera pas dans les sphères géopolitiques, mais constituera plutôt une lutte de « soft power » dont l’issue sera finalement déterminée par qui réussira à proposer les perspectives économiques les plus alléchantes aux « nouveaux arrivants ». La Russie dispose de l’Union économique eurasiatique, pilotée par Moscou, face à laquelle la Pologne anime l’« Initiative des trois mers », qui vient en sus des bénéfices de l’adhésion à l’Union Européenne.

Conclusions

Il est bien difficile de prédire si les Ukrainiens vivant en Pologne pourraient déménager vers la Russie en réponse aux propositions de citoyenneté émises par le président Poutine, ou si l’on verra plutôt de nouvelles fournées d’Ukrainiens vivant jusqu’ici au pays se déplacer vers la Russie. Mais il est clair que Moscou est à présent en compétition avec Varsovie pour attirer les Ukrainiens, en tant que « migrants de remplacement, similaires d’un point de vue civilisationnel », afin de compenser le déclin de sa démographie propre et de maintenir son équilibre religieux, qui est sans cela promis à des changements importants dans les années à venir, les taux de natalité des populations musulmanes de Russie étant en croissance. Contrairement à Merkel et à sa politique implicite de « migration de remplacement » en provenance du « grand sud », le président Poutine préférerait attirer les Ukrainiens de l’ancienne Union Soviétique, mais dans les deux cas, les dirigeants semblent s’être résignés à ce que leurs problèmes démographiques internes ne se voient pas résolus sans mettre en jeu des flux importants d’immigrés.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par Vincent pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/la-russie-face-a-la-pologne-pour-attirer-les-migrants-ukrainiens

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Les autorités yéménites rassemblent des milliers de migrants dans le sud du pays, selon l’OIM

Les autorités yéménites rassemblent des milliers de migrants dans le sud du pays, selon l’OIM

 

Les autorités yéménites ont rassemblé environ 3 000 migrants en situation irrégulière, principalement des Ethiopiens, dans le sud du pays, « créant ainsi une situation humanitaire aiguë » , a annoncé vendredi l’agence de migration des Nations Unies. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) « est profondément préoccupée par les conditions de détention des migrants et s’engage avec les autorités à assurer l’accès des migrants en détention », a indiqué le bureau. Les migrants sont détenus dans des stades de football en plein air et dans un camp militaire. Les détentions ont commencé dimanche dans la ville d’Aden et la province voisine de Lahj, qui sont sous le contrôle du gouvernement internationalement reconnu, soutenu par l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, a rapporté Reuters. Les rebelles houthis contrôlent Sanaa, la capitale et d’autres grands centres urbains.

https://www.rt.com/newsline/457646-yemen-migrants-south-iom/

Emmanuel Macron et le monde, le gaucho-centrisme appliqué aux relations internationales

Emmanuel Macron et le monde, le gaucho-centrisme appliqué aux relations internationales

Les fondements de la politique étrangère d’Emmanuel Macron :
– Realpolitik gaullienne contre impérialisme gaucho-centriste.
– Modèles westphalien et viennois.
– Du briandisme aux guerres humanitaires. L’héritage gaucho-centriste.

https://stratpol.com/emmanuel-macron-et-le-monde-le-gaucho-centrisme-applique-aux-relations-internationales/

Des migrants déroutent un pétrolier vers Malte, refusant d’être débarqué en Libye

Des migrants déroutent un pétrolier vers Malte, refusant d’être débarqué en Libye

(B2) De peur d’être ramenés en Libye, les migrants et/ou demandeurs d’asile qui tentent la traversée vers l’Europe ont inauguré mercredi (27 mars) un nouveau mode d’action : le déroutage d’un navire

https://player.vimeo.com/video/327003816

Le pétrolier, son équipage et tous les migrants, escortés devaient arriver ce matin à Boiler Wharf à Malte.

Selon des informations confirmées par les autorités maltaises, le capitaine du pétrolier El Hiblu 1 (ou El Hibru), , battant pavillon de Palau, qui avait recueilli une centaine de migrants, en difficulté en mer, a été obligé de se diriger vers Malte, et non vers la Libye, où il avait prévu de débarquer ces 108 hommes et femmes. « Le commandant de bord a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne contrôlait pas le navire et qu’un certain nombre de migrants le forçaient ainsi que son équipage à se rendre à Malte » indique les forces maltaises (AFM) dans un communiqué parvenu à B2 ce matin. Les AFM « ont réussi à établir des communications avec le navire, alors qu’il se trouvait à environ 30 miles nautiques » et se dirigeait toujours vers Malte.

Escorte par un navire de patrouille

Un navire de patrouille, le P21, a alors « empêché le pétrolier de pénétrer dans les eaux territoriales maltaises ». Une équipe de l’unité d’opérations spéciales de l’AFM a été déployée « pour embarquer et sécuriser le navire » et reprendre « le contrôle du navire ». L’équipe était épaulée par un second navire de patrouille, le P51, deux engins Fast Interceptor et un des hélicoptères AW 139 des forces maltaises. « Le P21 a continué d’escorter et de surveiller le pétrolier tout au long de l’opération. »

Une enquête en cours

A leur arrivée, ce matin (vers 8h30), les passagers (migrants) devaient être « remis à la police aux fins d’enquêtes plus approfondies ». Il s’agit notamment de déterminer s’il s’agit d’un acte de piraterie. C’est-à-dire — selon la définition internationale — si un « acte illicite de violence ou de détention ou toute déprédation » a été commis par les ‘passagers’ , « agissant à des fins privées », dirigé contre « un autre navire ou aéronef, ou contre des personnes ou des biens à leur bord, en haute mer » (1).

Un acte de légitime défense

Pour l’ONG Sea-Watch, active en Méditerranée, il faut examiner leur cas « avec un œil d’humanité. Nous comprenons qu’il ne s’agit pas d’un cas de piraterie, mais d’une légitime défense contre une politique meurtrière aux frontières européennes ».

Sea-Watch International@seawatch_intl

The rescued people who took over a merchant vessel after they realized they were being pulled back to Libya, were brought to Malta this morning.
We look to this with an eye of humanity, understanding this not as piracy but as self-defense against a deadly European border policy

(1) Article 101 de la convention du droit de la mer du 10 décembre 1982.

…DES MIGRANTS ONT DÉTOURNÉ UN PÉTROLIER QUI LES A SAUVÉS AU LARGE DE LA LIBYE….

NOUVEL ORDRE MONDIAL] MÉDITERRANÉE : DES MIGRANTS ONT DÉTOURNÉ UN PÉTROLIER QUI LES A SAUVÉS AU LARGE DE LA LIBYE ET SE DIRIGENT ACTUELLEMENT VERS L’EUROPE.LA MARINE REPREND LE CONTRÔLE ENSUITE (VIDEO MEDIA)

Publié le  par 2012nouvelmorguemondial

Des migrants refusant de retourner dans l’enfer libyen ont pris le contrôle d’un pétrolier turc en Méditerranée. Matteo Salvini dénonce « un acte de piraterie » et leur refuse l’accès aux ports italiens, tout comme Malte.
108 migrants ont détourné le cargo turc qui voulait les ramener en Libye après les avoir secourus en Méditerranée. Ce nouvel épisode de la crise migratoire entre l’Europe et l’Afrique est une première. Les rescapés fuyant l’enfer en Libye ont pris le contrôle du navire marchand alors que celui-ci était arrivé à une dizaine de kilomètres des côtes libyennes.

« Ce n’est plus du secours. Il s’agirait du premier acte de piraterie en haute mer », a réagi Matteo Salvini, le vice-premier ministre italien qui reste ferme sur sa décision de fermer tous les ports italiens aux navires portant secours à des migrants en Méditerranée. « Ces migrants ne verront l’Italie qu’à travers un télescope », a ajouté le ministre de l’Intérieur de la Ligue, un parti d’extrême-droite.

Le détournement du « Elhiblu 1 », un pétrolier turc battant pavillon de Palau, un petit Etat du Pacifique, a été confirmé par les autorités de Malte qui ont envoyé des unités navales pour empêcher le cargo d’approcher des côtes maltaises.

Le capitaine ne répond plus
Le capitaine du navire a lui aussi assuré que le cargo avait été détourné lors de sa dernière communication radio. Depuis, le commandant ne répond plus aux appels d’après les autorités maltaises.

L’ONG italienne Mediterranea Saving Humans suit le trajet du navire et rappelle que « selon la convention de Genève, aucun Etat n’a le droit d’expulser un réfugié vers un territoire où sa vie et sa liberté seraient menacés ».

En novembre dernier, 80 migrants qui avaient été ramenés dans le port de Misrata en Libye par un navire marchand avaient refusé de débarquer pendant plus d’une semaine. Des policiers libyens armés étaient intervenus pour les forcer à descendre à terre. En Libye, les migrants sont souvent enlevés et vendus à des trafiquants qui les réduisent en esclavage et les jeunes femmes sont violées.

 Ce détournement intervient alors que l’Union européenne a décidé ce mercredi d’arrêter les patrouilles maritimes de l’opération Sophia qui ont sauvé des milliers de migrants de la noyade en Méditerranée. Cette décision a été prise à la suite de menaces de l’Italie de mettre son veto à l’opération dont la mission est également de lutter contre les réseaux de passeurs et de former les garde-côtes libyens.

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Malte: la marine prend le contrôle d’un pétrolier détourné par des migrants

 

 

 

Le Déluge

 

Analysis

Le Déluge

  1. Retour aux fondamentaux :
  • Qui a provoqué sciemment la plus grave crise migratoire de l’histoire contemporaine ?
  • Qui a transformé la Libye en une sorte de zone grise sans gouvernement (s) réels et effectifs et  dans laquelle ont transité 2.2 millions de migrants tandis que plus de 900 000 autres y sont en attente ? *
  • Qui a contribué à inonder l’Europe par des flux interminables de migrants à la recherche d’un hypothétique eldorado ?
  • Qui a transformé la portion centrale de la mer Méditerranée en un immense lac de boat-people se dirigeant vers les rivages de l’Europe du Sud en attendant la réapparition de la piraterie ?
  • Qu’avait affirmé, narquois, le colonel Gaddafi sous les bombes de l’OTAN peu de temps avant la chute de son régime concerant l’avenir de l’Europe?

Quelle que soit l’approche choisie pour aborder cette question (juridique, analytique, systémique, structurelle, historique, etc.), il n’y a que deux coupables mais qui ne sont pas commanditaires :  les gouvernements pourris et corrompus de Londres et de Paris.

Les motivations de Londres et Paris relèvent de la psychanalyse du pouvoir et de l’obsession d’un empire déchu. C’est à des psychiatres que revient la charge de cerner les politiques étrangères très erratiques de ces deux capitales et pas à des politologues et encore moins des analystes en géopolitique.

Si vous croisez de pauvres migrants clandestins en masse prés de chez vous, il n’y a qu’à envoyer un email d’insultes au gouvernement (via son site).
Vous pouvez être sûrs qu’ils ne vous réponderont jamais et que vous serez toujours tranquille car Benalla et ses copains sont en vacances.

Enfin ce véritable déluge auquel on assiste ne sera pas enrayé de sitôt d’autant plus que les pays d’Europe ne délivrent plus de visas (la France toujours à un cran au dessus comme de coutume) et le seul pays à avoir pris les devants est l’Allemagne. En accueillant volontairement un million de réfugiés venant du Levant et du Moyen-Orient, Berlin veut exploiter Die Flut à des fins de suprématie économique future car aucune mesure ne pourra atténuer un tant soit peu les conséquences d’une stratégie erratique visant à detruire des pays entiers et à eparpiller leur populations aux quatre vents.


  • Les chiffres fournis par l’OIM sont erronés et très sous-évalués.

Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

 Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

La Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens par les pays d’accueil, a affirmé, mardi 18 décembre, Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, lors d’un séminaire organisé à l’occasion de la célébration de la journée internationale des migrants, sur le thème “Prioriser les Objectifs de Développement Durable (ODD) en lien avec la migration dans les stratégies nationales de développement”.

Le nombre des immigrés tunisiens irréguliers s’élève à 200 mille, a affirmé Trabelsi à l’inauguration de ce séminaire, soulignant que le gouvernement soutient leurs droits à l’accès aux services et à l’intégration aux pays d’accueil et n’accepte leur retour que s’ils expriment le désir d’y retourner.

Le ministre a dénoncé le recours de certains pays d’accueil à des mesures unilatérales, précisant que la problématique de la migration irrégulière ne peut se résoudre qu’à travers le recours aux conventions et rencontres internationales.

Trabelsi a annoncé que son département envisage de soumettre la stratégie nationale migratoire à l’assemblée des représentants du peuple (ARP), en 2019, dont l’objectif est d’instaurer un système institutionnel pour la migration, l’asile et la résidence en Tunisie.

Le problème de la migration irrégulière ne doit pas dissimuler les problèmes de la majorité des immigrés irréguliers, dont les pays d’origine souffrent de guerres, de conflits et de conditions économiques difficiles, a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de traiter la question de la migration avec plus de responsabilité et en optant pour plus d’égalité entre pays du nord et pays du sud et pour un système économique mondial plus équitable.

De son côté, Lorena Lando, chef mission de l’Organisation internationale pour les migrations en Tunisie (OIM), a évoqué les relations transversales entre la migration et les objectifs de développement durable (ODD), précisant que la préparation d’une stratégie nationale en Tunisie peut figurer parmi les solutions envisageables du problème de la migration.

Le nombre des émigrés étrangers en Tunisie est estimé à 600 mille, celui des immigrés tunisiens irréguliers à l’étranger est de 1,3 million, a-t-elle fait savoir, indiquant que la migration interne en Tunisie se manifeste clairement entre zones rurales et urbaines.

Ce séminaire a été organisé à l’initiative de l’Observatoire National de la Migration (ONM), avec la participation du Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale et de l’Institut national de la statistique (INS), en partenariat avec l’Organisme des Nations Unies chargé des Migrations/Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

https://www.espacemanager.com/mohamed-trabelsi-la-tunisie-refuse-categoriquement-lexpulsion-des-migrants-irreguliers-tunisiens

L’extrême droite européenne s’allie contre le Pacte sur la migration

L’extrême droite européenne s’allie contre le Pacte sur la migration

Marine Le Pen et Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, ont dénoncé le Pacte de l’ONU pour les migrations lors d’un événement organisé par le Vlaams Belang au parlement flamand à Bruxelles le 8 décembre.

Pour Marine Le Pen et Steve Bannon, le Pacte de l’ONU pour les migrations est un pacte avec le diable. Signé le 10 décembre, le texte de l’ONU a soulevé une vague d’opposition en Europe, notamment du côté de l’extrême-droite.

Lors d’un événement organisé par le Vlaams Belangu au parlement flamand à Bruxelles le 8 décembre, l’ancien gourou qui a orchestré la campagne de Donald Trump et la présidente du Rassemblement national se sont opposés de concert au Pacte mondial, qui a déstabilisé la coalition gouvernementale belge ce week-end.

« Le but de cette rencontre est clair : mettre ce pacte suicidaire à la poubelle, où il devrait être », a commenté le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken, avant d’accuser la N-VA de « ne rien faire » pour empêcher le pacte sur la migration. Le parti a pourtant quitté la coalition gouvernementale pour signifier son opposition à la décision du Premier ministre Charles Michel d’approuver le texte.

Le Pacte sur les migrations déchire le gouvernement belge

Le Premier ministre belge a pris la tête d’un gouvernement minoritaire, après la démission des ministres nationalistes flamands de la coalition gouvernementale, en raison d’une divergence profonde sur le Pacte de l’ONU sur les migrations.

« Le pays qui signe le pacte signe forcément un pacte avec le diable », a commenté Marine Le Pen. La responsable de l’extrême droite française, très applaudie pendant son discours, a assuré que les vents de l’histoire étaient favorables à sa force politique pour les élections européennes du 26 mai. Pour la première fois, il est possible d’envisager une alternative au leadership actuel de l’Europe et de remplacer les « dirigeants chancelants » comme Jean-Claude Juncker, a-t-elle dit.

« Le Pacte sur la migration est mort avant même d’avoir été signé », a déclaré Steve Bannon sur l’estrade du parlement flamand, avant de se réjouir d’avoir des leaders comme Donald Trump, Marine Le Pen ou Viktor Orbán « qui osent dire qu’ils ne veulent pas de ce pacte ».

Depuis plusieurs mois, l’Américain tente de rassembler les forces populistes de toute l’Europe, y compris la Ligue de Matteo Salvini en Italie, le VVD de Geerts Wilders aux Pays-Bas, le Rassemblement national de Marine Le Pen en France, et le parti séparatiste belge Vlaams Belang.

Cet été, il a annoncé qu’il mettait sur pied une fondation en Europe appelée Le Mouvement, avec laquelle il espère mener une révolte populiste de droite à travers le continent, à commencer lors des élections européennes de mai prochain.

Steve Bannon débarque en Europe pour épauler les populistes

L’ancien conseiller du Président Donald Trump compte se mettre au service de l’extrême-droite à l’occasion des prochaines élections européennes.

Le Pacte mondial pour des migrations sûres ordonnées et régulières a été approuvé en juillet par les 193 membres de l’ONU à l’exception des États-Unis, qui se sont retirés de l’accord l’année dernière. Le Pacte doit être formellement ratifié le 10 décembre.

Ce dernier a été élaboré alors que l’Europe assistait au plus grand afflux de migrants depuis la Seconde Guerre mondiale. Nombre d’entre eux fuyant les conflits et la pauvreté au Moyen-Orient, en Afrique et au-delà.

Ces derniers mois, l’opposition au pacte a pris de l’ampleur. Ses détracteurs affirment qu’il ne fait aucune distinction entre immigration légale et illégale.

Le Pacte sur les migrations, un texte non contraignant qui suscite la panique

Peu ambitieux et déjà validé, le Pacte sur les migrations de l’ONU qui doit être signé le 10 décembre prochain à Marrakech génère un vent de panique en Europe. Notamment en France et en Belgique.

 

« En élargissant son arène politique au niveau international avec Steve Bannon et Marine Le Pen, le Vlaams Belang gagne en crédibilité politique », a déclaré l’analyste de la RTBF Régis Dandoy, qui a déclaré que ce mouvement était habituellement centré sur la Flandre. « Le [Vlaams Belang] veut montrer aux électeurs qu’il est capable d’avoir des relations avec d’autres pays, comme les États-Unis, la France ou la Hongrie », a expliqué Régis Dandoy.

L’extrême droite européenne s’allie contre le Pacte sur la migration

Le pacte mondial sur les migrations de l’ONU formellement approuvé à Marrakech

Le pacte mondial sur les migrations de l’ONU formellement approuvé à Marrakech

le 10 décembre 2018

 

Le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies a été formellement approuvé lundi à Marrakech, après proclamation orale et avec le traditionnel coup de marteau, devant quelque 150 pays réunis en conférence intergouvernementale.

Soulignant les « efforts » consentis pour parvenir à ce pacte, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a exhorté à ne « pas succomber à la peur ou aux faux narratifs » sur la migration.

S’exprimant à l’ouverture des débats, il a dénoncé les « nombreux mensonges » à propos d’un texte qui a soulevé les critiques des nationalistes et des partisans de la fermeture des frontières.

Ce texte, destiné à renforcer la coopération internationale pour une « migration sûre, ordonnée et régulière », doit encore faire l’objet d’un ultime vote de ratification le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies.

La conférence de Marrakech devait être une étape purement formelle dans ce processus mais, le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays ont fait part de leur retrait ou du gel de leur décision sur le pacte.

Près de 160 des 193 pays représentés à l’ONU étaient annoncés à Marrakech, avec une centaine d’entre eux représentés au niveau des chefs d’Etat, chefs de gouvernements ou ministres.

Lundi matin, il était encore impossible de connaître dans les détails les présents et les absents, en l’absence de toute liste officielle.

Non contraignant, le Pacte recense des principes -défense des droits de l’Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale- et liste des propositions pour aider les pays à faire face aux migrations –échanges d’information et d’expertises, intégration des migrants… Il interdit les détentions arbitraires, n’autorisant les arrestations qu’en dernier recours.

Les défenseurs des droits de l’Homme le trouvent insuffisant, notamment sur l’accès des migrants à l’aide humanitaire et aux services de base ou sur les droits des travailleurs migrants. Ses détracteurs le voient comme un encouragement à un flux migratoire incontrôlé.

LNT avec AFP

https://lnt.ma/pacte-mondial-migrations-de-lonu-formellement-approuve-a-marrakech/

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”

Publié par Brujitafr sur 20 Décembre 2017, 08:43am

Catégories : #ACTUALITES, #EUROPE

Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”
Dans le même temps, la nouvelle norme en France est de voir chaque année plusieurs centaines de SDF mourir dans l’indifférence générale (501 l’année dernière). Eux n’auront jamais le droit à la vie de château. Et après, on voudrait nous faire croire que le « grand remplacement » n’existe pas alors qu’il est devant nos yeux et souhaité par l’ONU et l’UE. Fawkes

Union européenne. Par la voix du commissaire européen à la Migration, Bruxelles appelle à accepter l’immigration de masse comme la “nouvelle norme”.

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“L’Union européenne a accordé sa protection à plus de 700 000 personnes l’an dernier”, affirmeDimitris Avramopoulos, commissaire européen à la Migration, pour s’en féliciter. Dans une tribune parue lundi sur le site Politico, au titre sans équivoque, “Les migrants d’Europe sont là pour rester”, l’ancien homme politique grec appelle à “trouver un foyer” pour tous les réfugiés en Europe, ce qui répondrait non seulement à “un impératif moral” mais également à “un impératif économique et social pour notre continent vieillissant”.
Critiquant des discours “nationalistes, populistes et xénophobes” qui se répandraient selon lui, notamment en Europe de l’Est, le commissaire européen juge que “nos sociétés [ne resteront pas] homogènes et épargnées par l’immigration” quand bien même “on érigerait des clôtures”. Cette tribune vient après une série d’articles du média américain qui reprochait à l’exécutif européen d’être “trop blanc” et incitait Bruxelles à remplacer une partie de son personnel par des “personnes de couleur”. Citant ces articles, M. Avramopoulos regrette que le thème de la diversité ne soit pas assez abordé dans le débat public.
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Pour la Commission, le refus de l’immigration est “anti-européen”

Le commissaire à la Migration avait qualifié d’“anti-européenne” la proposition du président de l’UE Donald Tusk de supprimer le très controversé système de quotas d’immigrés par pays. “Nous ne pouvons pas, nous ne serons jamais capables d’arrêter les migrations”, assène-t-il dans sa tribune.
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