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À regarder à nouveau: Défiant Rome, le navire de sauvetage migrant Sea-Watch 3 entre dans les eaux italiennes


À regarder à nouveau: Défiant Rome, le navire de sauvetage migrant Sea-Watch 3 entre dans les eaux italiennes

 COMMENTAIRES

Par  Matthew Holroyd  et  Sandrine Amiel, Luca Santocchia • Dernière mise à jour: 26/06/2019 – 17:39
À regarder à nouveau: Défiant Rome, le navire de sauvetage migrant Sea-Watch 3 entre dans les eaux italiennes

droits d’auteurREUTERS / Antonio Parrinello / Fichier de photo-Holroyd, Matthew

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Le navire de sauvetage migrant Sea-watch a décidé de pénétrer dans les eaux italiennes, défiant l’ordre des autorités de Rome de rester en dehors de la frontière, a annoncé l’équipage du navire sur Twitter mercredi 26 juin.

Le bateau de charité allemand était bloqué en mer depuis deux semaines avec 42 migrants sauvés à bord.PUBLICITÉinRead inventé par Teads

« J’ai décidé d’entrer dans le port de Lampedusa. Je sais ce que je risque, mais les 42 rescapés sont épuisés. Je les emmène à la sécurité maintenant », a déclaré le capitaine du navire.

« L’UE les a laissés tomber pendant 14 jours. Notre capitaine n’a pas le choix », a ajouté l’ONG.

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«Aucune institution européenne n’est disposée à assumer ses responsabilités et à défendre la dignité humaine à la frontière de l’Europe en Méditerranée. C’est pourquoi nous devons prendre la responsabilité nous-mêmes. Nous pénétrons dans les eaux italiennes car il ne reste plus aucune option pour assurer la sécurité de nos clients dont les droits fondamentaux ont été violés suffisamment longtemps », a déclaré Johannes Bayer, président de Sea-Watch, dans une déclaration écrite consultée par Euronews.

« La garantie des droits de l’homme ne doit pas être subordonnée à un passeport ou à des négociations avec l’UE, elle doit être indivisible », a ajouté Bayer.

Carte: Sea Watch 3 (en bleu) approche de la côte de Lampedusan marinetraffic.com

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est rapidement rendu sur Facebook pour réagir à l’annonce.

« Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour mettre fin à cette situation honteuse. Les lois d’un État doivent être respectées », a déclaré Salvini.

« Un navire néerlandais d’une ONG allemande qui ignore les lois italiennes? C’est une blague », a-t-il poursuivi.

« Les gouvernements néerlandais et allemand répondront de cela. J’en ai marre », a déclaré cet homme politique d’extrême droite à ses partisans de Facebook dans une vidéo en direct.

Salvini a poursuivi son discours sur Twitter: « L’Europe? Absent comme toujours », a-t-il déclaré.

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Selon un décret approuvé en juin, le ministère de l’Intérieur italien a le pouvoir de refuser l’accès aux eaux territoriales aux navires qu’il considère dangereux pour la sécurité ou l’ordre public et de leur imposer une amende.

Le capitaine du bateau fait également face à des accusations criminelles.

La Cour européenne des droits de l’homme statue contre Sea Watch 3

La décision du Sea Watch 3 fait suite à un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme contre le navire de sauvetage migrant après avoir demandé un décret d’urgence autorisant les migrants bloqués sur le navire à débarquer en Italie.

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est félicité de cette décision, tweetant que Strasbourg avait confirmé le « choix de l’ordre, du bon sens, de la légalité et de la justice » de son pays.

La Cour européenne des droits de l’homme a toutefois indiqué que les autorités italiennes devaient continuer à fournir toute l’assistance nécessaire aux personnes vulnérables à bord du navire.

« Avec la décision politique rendue hier (…), la Cour européenne des droits de l’homme n’a fourni aucune solution aux 42 survivants bloqués à bord du navire de sauvetage Sea-Watch 3. Leur situation est plus désespérée que jamais », a déclaré Sea Watch dans un communiqué. déclaration.

Le navire de sauvetage hollandais, Sea-Watch 3, appartient à une organisation caritative allemande et attend d’accoster depuis le sauvetage de 53 personnes dans les eaux internationales dans la région libyenne de recherche et de sauvetage.

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À la suite d’une inspection sanitaire à bord effectuée le 15 juin, dix migrants ont été autorisés à débarquer en Italie, dont trois familles avec enfants mineurs et femmes enceintes. Une autre personne a été autorisée à partir dans la nuit du 21 au 22 juin pour des raisons de santé.

« Pas de raisons exceptionnellement graves et urgentes »

Cette semaine, l’organisme de bienfaisance a demandé à la Cour européenne des droits de l’homme d’autoriser le navire Sea-Watch 3 à débarquer en Italie à titre de « mesure intérimaire » pour « prévenir les violations graves et irrémédiables des droits de l’homme ».

La cour a toutefois estimé que ces mesures provisoires ne devraient «s’appliquer que lorsqu’il existe un risque imminent de préjudice irréparable».

Un tribunal administratif régional avait précédemment rejeté une demande de Sea-Watch 3 visant à pénétrer dans les eaux territoriales italiennes.

«Sea-Watch 3 n’avait pas indiqué que d’autres personnes appartenant à des catégories vulnérables étaient à bord du navire. En conséquence, [le juge] a estimé qu’il n’existait aucune raison exceptionnellement grave et urgente pour justifier l’application des mesures urgentes. « 

Dans une déclaration à Euronews, Sea Watch a confirmé qu ‘ »il y a encore 42 personnes secourues à bord, dont trois mineurs non accompagnés, le plus jeune [a] 12 ans ». On pense que les personnes à bord viennent d’un certain nombre de pays africains, dont Niger, Guinée, Cameroun, Mali, Ghana et Côte d’Ivoire.

Euronews a contacté Sea Watch pour des commentaires supplémentaires sur la dernière décision.

La décision de mardi sera probablement critiquée par plusieurs organisations, dont certaines à Lampedusa. Des militants et des représentants de l’Association d’espoir méditerranéen et du Forum de solidarité de Lampedusa ont dormi devant une église paroissiale, en solidarité avec ceux de Sea-Watch 3, sous le slogan «Vous n’êtes pas seul».

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S’adressant à Euronews, le curé de la paroisse Don Carmelo La Magra a déclaré: « Nous soutenons les personnes sauvées et l’équipe de Sea Watch »

« Cela fait 7 jours que nous faisons cela et nous ne nous arrêterons pas tant qu’ils ne débarqueront pas. »

Depuis l’entrée en fonction de M. Salvini en juin 2018, l’Italie met l’accent sur les navires de sauvetage migrants. Le ministre italien de l’Intérieur a précédemment déclaré que les Pays-Bas devraient être responsables des migrants à bord d’un navire de sauvetage battant pavillon néerlandais.

Depuis que l’Italie a resserré ses règles en matière de migration, Malte a dirigé les efforts de l’UE visant à partager les migrants sauvés en mer dans la mer Méditerranée. Dimanche, un groupe de 37 personnes est arrivé à La Valette, la capitale de l’île.

https://www.euronews.com/2019/06/25/migrant-rescue-ship-sea-watch-3-loses-human-rights-court-appea

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Un bateau mère de passeurs pris sur le fait au large de Lampedusa

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l’université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

ORBAN ET AUNG SAN SUU KYI SE RENCONTRENT POUR DISCUTER DE L’IMMIGRATION CLANDESTINE

ORBAN ET AUNG SAN SUU KYI SE RENCONTRENT POUR DISCUTER DE L’IMMIGRATION CLANDESTINE

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11.06.2019

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a rencontré le conseiller d’Etat du Myanmar, San Suu Kyi, pour parler de la migration islamique illégale. Les deux hommes se sont rencontrés mercredi à Budapest au bureau du Premier ministre.

La question de l’intégration d’une population musulmane croissante est un défi auquel l’Europe et l’Asie du Sud-Est sont confrontées, a déclaré Bertalan Havasi, porte-parole d’Orban.

«Les deux dirigeants ont souligné que l’un des plus grands défis à l’heure actuelle pour les deux pays et leurs régions respectives – l’Asie du Sud-Est et l’Europe – est la migration», a lu un communiqué publié par le gouvernement hongrois après le sommet.

« Ils ont noté que les deux régions ont vu émerger le problème de la coexistence avec des populations musulmanes en croissance constante. »

Orban a déclaré que la Hongrie soutenait la coopération commerciale entre l’Union européenne et le Myanmar, mais rejetait l’approche de Bruxelles et des autres bureaucrates occidentaux qui tentaient de mêler des questions sans rapport, telles que la coopération économique et les affaires intérieures.

Il a déclaré que l’accent était mis sur les liens éducatifs et culturels, mais que la coopération économique offrait des possibilités inexploitées. Les ministres du commerce extérieur des deux pays vont donc intensifier leur coopération, a-t-il ajouté.

Orban a ajouté que les Hongrois respectaient Aung San Suu Kyi pour ses efforts en faveur de la liberté et de la transformation démocratique de son pays.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères a déclaré que son pays appréciait grandement les dirigeants qui privilégient les intérêts de leur pays et ont consenti des sacrifices à cet égard.

«Aung San Suu Kyi est toujours accueillie avec beaucoup de respect et d’appréciation lors de sa visite en Hongrie, car elle a tant fait pour la liberté de son pays», a déclaré Szijjarto lors d’une conférence de presse. Elle est la dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie dans son pays et la première et principale conseillère d’État en exercice, une fonction qui s’apparente à celle d’un Premier ministre.

Avant de se rendre en Hongrie, la lauréate du prix Nobel de la paix San Suu Kyi avait visité la République tchèque où elle avait rencontré le Premier ministre Andrej Babis pour renforcer les liens économiques dans la région.

Phil Robertson, directeur adjoint de Human Rights Watch pour l’ Asie  , a accusé Aung San Suu Kyi de «se faire plaisir et de se lier d’amitié avec le leader le plus xénophobe et anti-démocratique d’Europe», Orban.

Orban a qualifié les migrants du Moyen-Orient et d’Asie centrale de «envahisseurs musulmans» et a pris des mesures efficaces pour limiter le nombre d’immigrants entrant en Hongrie, notamment en construisant une clôture le long de la frontière avec la Serbie.

La mondialiste asiatique a déjà été saluée internationalement par les mondialistes pour ses efforts visant à instaurer la «démocratie» au Myanmar. Mais au cours des deux dernières années, selon ses critiques, Suu Kyi ne s’est pas prononcée sur la prétendue discrimination à l’encontre d’une minorité musulmane du pays, connue sous le nom de Rohingya.

Le gauchiste Vox , de gauche  , a déclaré que la chute de Suu Kyi « ne ralentit pas, elle accélère ». En 1991, elle a reçu le prix Nobel de la paix, mais depuis qu’elle est devenue la dirigeante du Myanmar, elle est l’un des militants politiques les plus en vue des anti-islamistes.

Certains Musulmans Rohingya ont été entraînés dans les violences qui ont éclaté dans tout le pays en 2017. L’agence humanitaire  Médecins Sans Frontières a  estimé qu’au moins 6 700 Rohingyas ont été tués, mais l’enquête n’a pas permis d’identifier aucun individu qui aurait été tué. 700 000 autres auraient été chassés de chez eux.

Malgré ce prétendu «génocide», plus de 79% des Rohingya sont disposés à rentrer au Myanmar dès que possible, selon une étude menée par Mohsin Habib de l’Université Swinburne en Australie.

Une loi de 1982 limite la citoyenneté des Rohingya et des autres minorités qui ne sont pas considérées comme appartenant à l’une des «races nationales» du Myanmar. Ils ont été exclus du dernier recensement national du Myanmar en 2014 et beaucoup ont vu leurs papiers d’identité annulés.

Orban a également dû faire face à de vives critiques pour sa position anti-immigration. Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a accusé le gouvernement Orban d’avoir utilisé une rhétorique anti-immigrée qui alimente « des attitudes xénophobes, la peur et la haine » dans un rapport récent.

Aung San Suu Kyi s’est de plus en plus prononcée contre l’imposition d’idées et de principes occidentaux au Myanmar, un point de vue partagé par Orban. Dans sa déclaration publiée à l’issue de leur réunion, il a souligné son rejet de « l’exportation de la démocratie » d’autres pays occidentaux.

Elle a réagi aux critiques après l’emprisonnement de deux journalistes de Reuters dans son pays en déclarant: « Je ne pense pas que quiconque se soit donné la peine de lire » le jugement, car il n’a « rien à voir avec la liberté d’expression », mais les secrets officiels Acte.

Elle a également mis au défi les critiques de «signaler les erreurs judiciaires» et a déclaré aux deux journalistes de Reuters qu’ils pourraient faire appel de leur cas devant une juridiction supérieure après avoir tenté de la présenter comme une complice du génocide des musulmans.

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La Russie face à la Pologne pour attirer les migrants ukrainiens

La Russie face à la Pologne pour attirer les migrants ukrainiens


Par Andrew Korybko – Le 29 avril 2019 – Source eurasiafuture.com

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Le président Poutine propose de simplifier le processus d’obtention de la nationalité russe pour tous les ukrainiens. Il s’agit d’un effort audacieux, visant à attirer ses voisins, provenant d’une civilisation similaire à celle de la Russie, comme « migrants de remplacement », et amènera à une compétition entre la Russie et la Pologne, sa rivale historique, à qui va attirer le plus de cette précieuse « ressource humaine ».

Tendances démographiques

Ce n’est un secret pour personne que la Russie peine sérieusement à maintenir ses niveaux de population depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, et l’année passée a constitué la première baisse de population depuis une décennie. Ce processus se produit en parallèle d’une hausse des taux de natalité au sein de la minorité musulmane du pays, et rend probable l’hypothèse selon laquelle environ un tiers des habitants de la Russie constitueront des adeptes de l’Islam dans les 15 prochaines années, à en croire le grand mufti de Russie. Moscou a bien conscience des défis socio-politiques que ce profond changement démographique pourrait engendrer, surtout si son Article 282 controversé ne parvient pas à gérer la dangereuse montée des idées ultra-nationalistes d’extrême droite, qui pourraient inspirer des attaques terroristes sur le modèle de Christchurch, en vue de provoquer un soi-disant « conflit de civilisations » au sein de ses frontières. Pour visionnaire qu’ait été le manifeste du président Poutine de 2012 sur l’ethnicité et l’immigration, il est impossible qu’il soit parfaitement appliqué en pratique, et l’on devrait donc considérer que certains problèmes de sécurité vont bel et bien se produire tôt ou tard.

Des problèmes à l’horizon ?

L’ONU a prédit en 2018 que la population russe allait diminuer de 11 millions avant 2050 : c’est l’une des raisons pour lesquelles le premier ministre Medvedev a lancé l’alerte début avril 2019, en vue d’éviter un effondrement démographique semblable à celui connu par le pays dans les années 1990. Une autre raison, implicite, à cette intervention, pourrait être en lien avec le fait que ces prévisions de perte de démographie, sans doute causée par l’augmentation de l’âge des populations russes slaves orthodoxes, débouchera sur une proportion de musulmans encore plus importante au sein de la population russe à ce stade ; cela pourrait accentuer les défis socio-politiques habituellement associés à de telles transitions démographiques dans des pays à majorité chrétienne. Malgré les généreux subsides accordés par le président Poutine aux femmes donnant naissance à deux enfants ou plus, il réalise sans doute que ces mesures ne suffiront sans doute pas à maintenir le niveau de population du pays, ni à préserver l’équilibre religieux en place, et c’est précisément pour ces raison qu’il essaye d’attirer les ukrainiens comme « migrants de remplacement ».

« Des migrants de remplacement identiques d’un point de vue civilisationnel »

Ces peuples voisins sont « similaires d’un point de vue civilisationnel » aux russes, en ce qu’ils sont pour la plupart des slaves orthodoxe, parlent une langue apparentée ; leur possible migration en masse vers la Russie pourrait, en théorie, équilibrer les hausses de natalité de la population musulmane en Russie, et compenser le déclin démographique programmé du pays. C’est sans doute là l’une des raisons pour lesquelles le président Poutine vient de faire adopter un décret facilitant l’obtention de la nationalité aux habitants du Donbass, et de déclarer peu de temps après que cette politique pourrait se voir étendue au bénéfice des 40 millions d’ukrainiens. On comptait un peu moins de 2 millions d’ukrainiens vivant en Russie il y a presque 10 ans, selon le recensement qui y fut tenu à l’époque, ce qui égale à peu près le nombre de migrants comptés vers la Pologne depuis le coup d’État de l’Euromaidan en 2014. Partis rechercher du travail, nombre d’entre eux n’ont aucune perspective pour l’instant d’y acquérir la nationalité polonaise, et nombreux sont ceux qui envisagent apparemment de déménager vers l’Allemagne ou d’autres pays d’Europe de l’ouest.

Pologne contre Russie

Quoi qu’il en soit, la population polonaise connaît les mêmes problèmes que celle de la Russie, en ce qu’elle subit le déclin naturel qui caractérise nombre d’économies développées, et les Ukrainiens pourraient supposément constituer pour Varsovie des « migrants de remplacement, similaires d’un point de vue civilisationnel » tout autant que pour Moscou : les deux pays historiquement rivaux pourraient donc également entrer en compétition sur le plan des « ressources humaines ». À la différence des événements passés, cette compétition ne verra pas des moyens militaires mis en œuvre, ne se situera pas dans les sphères géopolitiques, mais constituera plutôt une lutte de « soft power » dont l’issue sera finalement déterminée par qui réussira à proposer les perspectives économiques les plus alléchantes aux « nouveaux arrivants ». La Russie dispose de l’Union économique eurasiatique, pilotée par Moscou, face à laquelle la Pologne anime l’« Initiative des trois mers », qui vient en sus des bénéfices de l’adhésion à l’Union Européenne.

Conclusions

Il est bien difficile de prédire si les Ukrainiens vivant en Pologne pourraient déménager vers la Russie en réponse aux propositions de citoyenneté émises par le président Poutine, ou si l’on verra plutôt de nouvelles fournées d’Ukrainiens vivant jusqu’ici au pays se déplacer vers la Russie. Mais il est clair que Moscou est à présent en compétition avec Varsovie pour attirer les Ukrainiens, en tant que « migrants de remplacement, similaires d’un point de vue civilisationnel », afin de compenser le déclin de sa démographie propre et de maintenir son équilibre religieux, qui est sans cela promis à des changements importants dans les années à venir, les taux de natalité des populations musulmanes de Russie étant en croissance. Contrairement à Merkel et à sa politique implicite de « migration de remplacement » en provenance du « grand sud », le président Poutine préférerait attirer les Ukrainiens de l’ancienne Union Soviétique, mais dans les deux cas, les dirigeants semblent s’être résignés à ce que leurs problèmes démographiques internes ne se voient pas résolus sans mettre en jeu des flux importants d’immigrés.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par Vincent pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/la-russie-face-a-la-pologne-pour-attirer-les-migrants-ukrainiens

Les autorités yéménites rassemblent des milliers de migrants dans le sud du pays, selon l’OIM

Les autorités yéménites rassemblent des milliers de migrants dans le sud du pays, selon l’OIM

 

Les autorités yéménites ont rassemblé environ 3 000 migrants en situation irrégulière, principalement des Ethiopiens, dans le sud du pays, « créant ainsi une situation humanitaire aiguë » , a annoncé vendredi l’agence de migration des Nations Unies. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) « est profondément préoccupée par les conditions de détention des migrants et s’engage avec les autorités à assurer l’accès des migrants en détention », a indiqué le bureau. Les migrants sont détenus dans des stades de football en plein air et dans un camp militaire. Les détentions ont commencé dimanche dans la ville d’Aden et la province voisine de Lahj, qui sont sous le contrôle du gouvernement internationalement reconnu, soutenu par l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, a rapporté Reuters. Les rebelles houthis contrôlent Sanaa, la capitale et d’autres grands centres urbains.

https://www.rt.com/newsline/457646-yemen-migrants-south-iom/

Emmanuel Macron et le monde, le gaucho-centrisme appliqué aux relations internationales

Emmanuel Macron et le monde, le gaucho-centrisme appliqué aux relations internationales

Les fondements de la politique étrangère d’Emmanuel Macron :
– Realpolitik gaullienne contre impérialisme gaucho-centriste.
– Modèles westphalien et viennois.
– Du briandisme aux guerres humanitaires. L’héritage gaucho-centriste.

https://stratpol.com/emmanuel-macron-et-le-monde-le-gaucho-centrisme-applique-aux-relations-internationales/

Des migrants déroutent un pétrolier vers Malte, refusant d’être débarqué en Libye

Des migrants déroutent un pétrolier vers Malte, refusant d’être débarqué en Libye

(B2) De peur d’être ramenés en Libye, les migrants et/ou demandeurs d’asile qui tentent la traversée vers l’Europe ont inauguré mercredi (27 mars) un nouveau mode d’action : le déroutage d’un navire

https://player.vimeo.com/video/327003816

Le pétrolier, son équipage et tous les migrants, escortés devaient arriver ce matin à Boiler Wharf à Malte.

Selon des informations confirmées par les autorités maltaises, le capitaine du pétrolier El Hiblu 1 (ou El Hibru), , battant pavillon de Palau, qui avait recueilli une centaine de migrants, en difficulté en mer, a été obligé de se diriger vers Malte, et non vers la Libye, où il avait prévu de débarquer ces 108 hommes et femmes. « Le commandant de bord a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne contrôlait pas le navire et qu’un certain nombre de migrants le forçaient ainsi que son équipage à se rendre à Malte » indique les forces maltaises (AFM) dans un communiqué parvenu à B2 ce matin. Les AFM « ont réussi à établir des communications avec le navire, alors qu’il se trouvait à environ 30 miles nautiques » et se dirigeait toujours vers Malte.

Escorte par un navire de patrouille

Un navire de patrouille, le P21, a alors « empêché le pétrolier de pénétrer dans les eaux territoriales maltaises ». Une équipe de l’unité d’opérations spéciales de l’AFM a été déployée « pour embarquer et sécuriser le navire » et reprendre « le contrôle du navire ». L’équipe était épaulée par un second navire de patrouille, le P51, deux engins Fast Interceptor et un des hélicoptères AW 139 des forces maltaises. « Le P21 a continué d’escorter et de surveiller le pétrolier tout au long de l’opération. »

Une enquête en cours

A leur arrivée, ce matin (vers 8h30), les passagers (migrants) devaient être « remis à la police aux fins d’enquêtes plus approfondies ». Il s’agit notamment de déterminer s’il s’agit d’un acte de piraterie. C’est-à-dire — selon la définition internationale — si un « acte illicite de violence ou de détention ou toute déprédation » a été commis par les ‘passagers’ , « agissant à des fins privées », dirigé contre « un autre navire ou aéronef, ou contre des personnes ou des biens à leur bord, en haute mer » (1).

Un acte de légitime défense

Pour l’ONG Sea-Watch, active en Méditerranée, il faut examiner leur cas « avec un œil d’humanité. Nous comprenons qu’il ne s’agit pas d’un cas de piraterie, mais d’une légitime défense contre une politique meurtrière aux frontières européennes ».

Sea-Watch International@seawatch_intl

The rescued people who took over a merchant vessel after they realized they were being pulled back to Libya, were brought to Malta this morning.
We look to this with an eye of humanity, understanding this not as piracy but as self-defense against a deadly European border policy

(1) Article 101 de la convention du droit de la mer du 10 décembre 1982.

…DES MIGRANTS ONT DÉTOURNÉ UN PÉTROLIER QUI LES A SAUVÉS AU LARGE DE LA LIBYE….

NOUVEL ORDRE MONDIAL] MÉDITERRANÉE : DES MIGRANTS ONT DÉTOURNÉ UN PÉTROLIER QUI LES A SAUVÉS AU LARGE DE LA LIBYE ET SE DIRIGENT ACTUELLEMENT VERS L’EUROPE.LA MARINE REPREND LE CONTRÔLE ENSUITE (VIDEO MEDIA)

Publié le  par 2012nouvelmorguemondial

Des migrants refusant de retourner dans l’enfer libyen ont pris le contrôle d’un pétrolier turc en Méditerranée. Matteo Salvini dénonce « un acte de piraterie » et leur refuse l’accès aux ports italiens, tout comme Malte.
108 migrants ont détourné le cargo turc qui voulait les ramener en Libye après les avoir secourus en Méditerranée. Ce nouvel épisode de la crise migratoire entre l’Europe et l’Afrique est une première. Les rescapés fuyant l’enfer en Libye ont pris le contrôle du navire marchand alors que celui-ci était arrivé à une dizaine de kilomètres des côtes libyennes.

« Ce n’est plus du secours. Il s’agirait du premier acte de piraterie en haute mer », a réagi Matteo Salvini, le vice-premier ministre italien qui reste ferme sur sa décision de fermer tous les ports italiens aux navires portant secours à des migrants en Méditerranée. « Ces migrants ne verront l’Italie qu’à travers un télescope », a ajouté le ministre de l’Intérieur de la Ligue, un parti d’extrême-droite.

Le détournement du « Elhiblu 1 », un pétrolier turc battant pavillon de Palau, un petit Etat du Pacifique, a été confirmé par les autorités de Malte qui ont envoyé des unités navales pour empêcher le cargo d’approcher des côtes maltaises.

Le capitaine ne répond plus
Le capitaine du navire a lui aussi assuré que le cargo avait été détourné lors de sa dernière communication radio. Depuis, le commandant ne répond plus aux appels d’après les autorités maltaises.

L’ONG italienne Mediterranea Saving Humans suit le trajet du navire et rappelle que « selon la convention de Genève, aucun Etat n’a le droit d’expulser un réfugié vers un territoire où sa vie et sa liberté seraient menacés ».

En novembre dernier, 80 migrants qui avaient été ramenés dans le port de Misrata en Libye par un navire marchand avaient refusé de débarquer pendant plus d’une semaine. Des policiers libyens armés étaient intervenus pour les forcer à descendre à terre. En Libye, les migrants sont souvent enlevés et vendus à des trafiquants qui les réduisent en esclavage et les jeunes femmes sont violées.

 Ce détournement intervient alors que l’Union européenne a décidé ce mercredi d’arrêter les patrouilles maritimes de l’opération Sophia qui ont sauvé des milliers de migrants de la noyade en Méditerranée. Cette décision a été prise à la suite de menaces de l’Italie de mettre son veto à l’opération dont la mission est également de lutter contre les réseaux de passeurs et de former les garde-côtes libyens.

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Malte: la marine prend le contrôle d’un pétrolier détourné par des migrants

 

 

 

Le Déluge

 

Analysis

Le Déluge

  1. Retour aux fondamentaux :
  • Qui a provoqué sciemment la plus grave crise migratoire de l’histoire contemporaine ?
  • Qui a transformé la Libye en une sorte de zone grise sans gouvernement (s) réels et effectifs et  dans laquelle ont transité 2.2 millions de migrants tandis que plus de 900 000 autres y sont en attente ? *
  • Qui a contribué à inonder l’Europe par des flux interminables de migrants à la recherche d’un hypothétique eldorado ?
  • Qui a transformé la portion centrale de la mer Méditerranée en un immense lac de boat-people se dirigeant vers les rivages de l’Europe du Sud en attendant la réapparition de la piraterie ?
  • Qu’avait affirmé, narquois, le colonel Gaddafi sous les bombes de l’OTAN peu de temps avant la chute de son régime concerant l’avenir de l’Europe?

Quelle que soit l’approche choisie pour aborder cette question (juridique, analytique, systémique, structurelle, historique, etc.), il n’y a que deux coupables mais qui ne sont pas commanditaires :  les gouvernements pourris et corrompus de Londres et de Paris.

Les motivations de Londres et Paris relèvent de la psychanalyse du pouvoir et de l’obsession d’un empire déchu. C’est à des psychiatres que revient la charge de cerner les politiques étrangères très erratiques de ces deux capitales et pas à des politologues et encore moins des analystes en géopolitique.

Si vous croisez de pauvres migrants clandestins en masse prés de chez vous, il n’y a qu’à envoyer un email d’insultes au gouvernement (via son site).
Vous pouvez être sûrs qu’ils ne vous réponderont jamais et que vous serez toujours tranquille car Benalla et ses copains sont en vacances.

Enfin ce véritable déluge auquel on assiste ne sera pas enrayé de sitôt d’autant plus que les pays d’Europe ne délivrent plus de visas (la France toujours à un cran au dessus comme de coutume) et le seul pays à avoir pris les devants est l’Allemagne. En accueillant volontairement un million de réfugiés venant du Levant et du Moyen-Orient, Berlin veut exploiter Die Flut à des fins de suprématie économique future car aucune mesure ne pourra atténuer un tant soit peu les conséquences d’une stratégie erratique visant à detruire des pays entiers et à eparpiller leur populations aux quatre vents.


  • Les chiffres fournis par l’OIM sont erronés et très sous-évalués.

Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

 Mohamed Trabelsi : la Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens

La Tunisie refuse catégoriquement l’expulsion des migrants irréguliers tunisiens par les pays d’accueil, a affirmé, mardi 18 décembre, Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, lors d’un séminaire organisé à l’occasion de la célébration de la journée internationale des migrants, sur le thème “Prioriser les Objectifs de Développement Durable (ODD) en lien avec la migration dans les stratégies nationales de développement”.

Le nombre des immigrés tunisiens irréguliers s’élève à 200 mille, a affirmé Trabelsi à l’inauguration de ce séminaire, soulignant que le gouvernement soutient leurs droits à l’accès aux services et à l’intégration aux pays d’accueil et n’accepte leur retour que s’ils expriment le désir d’y retourner.

Le ministre a dénoncé le recours de certains pays d’accueil à des mesures unilatérales, précisant que la problématique de la migration irrégulière ne peut se résoudre qu’à travers le recours aux conventions et rencontres internationales.

Trabelsi a annoncé que son département envisage de soumettre la stratégie nationale migratoire à l’assemblée des représentants du peuple (ARP), en 2019, dont l’objectif est d’instaurer un système institutionnel pour la migration, l’asile et la résidence en Tunisie.

Le problème de la migration irrégulière ne doit pas dissimuler les problèmes de la majorité des immigrés irréguliers, dont les pays d’origine souffrent de guerres, de conflits et de conditions économiques difficiles, a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de traiter la question de la migration avec plus de responsabilité et en optant pour plus d’égalité entre pays du nord et pays du sud et pour un système économique mondial plus équitable.

De son côté, Lorena Lando, chef mission de l’Organisation internationale pour les migrations en Tunisie (OIM), a évoqué les relations transversales entre la migration et les objectifs de développement durable (ODD), précisant que la préparation d’une stratégie nationale en Tunisie peut figurer parmi les solutions envisageables du problème de la migration.

Le nombre des émigrés étrangers en Tunisie est estimé à 600 mille, celui des immigrés tunisiens irréguliers à l’étranger est de 1,3 million, a-t-elle fait savoir, indiquant que la migration interne en Tunisie se manifeste clairement entre zones rurales et urbaines.

Ce séminaire a été organisé à l’initiative de l’Observatoire National de la Migration (ONM), avec la participation du Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale et de l’Institut national de la statistique (INS), en partenariat avec l’Organisme des Nations Unies chargé des Migrations/Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

https://www.espacemanager.com/mohamed-trabelsi-la-tunisie-refuse-categoriquement-lexpulsion-des-migrants-irreguliers-tunisiens

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