Archives pour la catégorie MIGRATION

En pleine campagne, Trump dit vouloir mettre fin au droit du sol

Le président américain Donald Trump lors d’un meeting électoral à Murphysboro, dans l’Illinois, le 27 octobre 2018 © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives SCOTT OLSON

International

En pleine campagne, Trump dit vouloir mettre fin au droit du sol

le 30 octobre 2018

A une semaine d’élections législatives cruciales pour la suite de son mandat, le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé vouloir mettre fin, par décret, au droit du sol qui stipule que tout enfant né sur le territoire américain a la nationalité américaine.

Cette proposition, formulée au lendemain de l’annonce de l’envoi de plus de 5.000 militaires à la frontière mexicaine, s’inscrit dans une série de déclarations du magnat de l’immobilier visant à placer, comme en 2016, l’immigration au coeur du débat politique. Dans un tweet, il a agité cette semaine le spectre d’une « invasion » de migrants.

Dans un entretien à Axios publié mardi, il assure envisager de signer un décret pour que les enfants nés sur le sol américain de parents en situation irrégulière ne bénéficient plus de la nationalité américaine.

La remise en cause, par décret présidentiel, de ce principe inscrit dans le 14ème amendement de la Constitution, devrait cependant se heurter à des obstacles juridiques majeurs, nombre d’experts estimant que le président ne peut prendre une telle décision.

« Nous sommes le seul pays au monde où, si une personne arrive et a un bébé, le bébé est citoyen des Etats-Unis… avec tous les avantages », affirme Donald Trump dans cet entretien télévisé. « C’est ridicule, c’est ridicule, il faut que cela cesse ».

Dans les faits, le Canada accorde également la nationalité à une personne née sur son sol, même si ses parents sont en situation irrégulière.

« On m’avait toujours dit que vous aviez besoin d’un amendement constitutionnel. Vous savez quoi? Ce n’est pas le cas », avance le président américain au cours de l’entretien.

« C’est en cours. Cela va se faire, avec un décret », ajoute-t-il, sans cependant donner la moindre indication de calendrier, ni de précisions sur l’état d’avancement de ce projet.

Pour Laurence Tribe, professeur de droit constitutionnel à l’université de Harvard, ce projet de décret est tout simplement une aberration. « Si le droit du sol garanti par le 14ème amendement pouvait être effacé d’un trait de plume par Trump, alors la Constitution dans son ensemble pourrait être effacée de la même manière », a-t-il tweeté.

– « Invasion » –

A plusieurs reprises, des élus républicains ont tenté, sans succès, d’exclure l’attribution de la nationalité américaine aux bébés nés de parents résidant illégalement dans le pays.

Et le débat refait régulièrement surface sur l’aile droite du « Grand Old Party ».

« La notion selon laquelle le simple fait d’être né dans les limites géographiques des Etats-Unis confère automatiquement la nationalité américaine est une absurdité, que ce soit d’un point de vue constitutionnel, historique, philosophique ou pratique », écrivait en juillet dans la Washington Post Michael Anton, ancien conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche.

Multipliant les déclarations sur le thème de l’immigration, Donald Trump a affirmé lundi soir sur Fox News vouloir construire « des villes de tentes » à la frontière avec le Mexique. Les migrants « devront attendre, et s’ils n’obtiennent pas l’asile, ils s’en vont », a-t-il lancé.

L’ACLU, puissante organisation de défense des libertés civiques, a par ailleurs dénoncé l’envoi de troupes à la frontière, dénonçant la volonté de M. Trump de « forcer l’armée à promouvoir son programme anti-immigration et de division ».

Les Américains sont appelés aux urnes dans une semaine pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche le 6 novembre 2016. En jeu: tous les sièges de la Chambre des représentants, un tiers de ceux du Sénat, ainsi que les postes de gouverneurs dans une trentaine d’Etats.

Les républicains, aujourd’hui aux commandes du Congrès, jouent gros. Si un basculement du Sénat semble a priori peu probable, les sondages dessinent une victoire des démocrates à la Chambre des représentants.

LNT avec Afp

https://lnt.ma/pleine-campagne-trump-dit-vouloir-mettre-fin-droit-sol/

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L’Autriche se retire du pacte de l’ONU sur les migrations

Le gouvernement autrichien a annoncé aujourd’hui son retrait du pacte de l’ONU sur les migrations, qui sera formellement entériné en décembre et auquel le pays dit s’opposer, comme la Hongrie et les Etats-Unis, pour « défendre sa souveraineté » en matière d’immigration.

« Le gouvernement a convenu (…) de ne pas signer le pacte des Nations Unies sur la migration et ainsi de ne pas lier l’Autriche », a indiqué un communiqué de la coalition dirigée par le chancelier conservateur Sebastian Kurz avec le parti d’extrême droite FPÖ. La formation d’extrême droite faisait campagne depuis plusieurs semaine pour que Vienne boycotte ce texte considéré comme le premier document international sur la gestion des migrations.

Les pays de l’ONU, à l’exception des Etats-Unis, ont approuvé le document en juillet. Quelques jours plus tard, la Hongrie avait annoncé son retrait de cet accord, qui doit être entériné par l’ensemble des signataires lors d’un sommet à Marrakech les 10 et 11 décembre.

[…] Le vice-chancelier FPÖ Heinz-Christian Strache avait dit craindre que le document ne consacre « un droit à la migration »

Le gouvernement hongrois de Viktor Orban avait de son côté dénoncé un pacte jugé « dangereux », car il « incitera des millions de personnes à prendre la route ». La Pologne a récemment fait part de son intention de rejeter aussi le texte. Washington s’était retiré fin 2017 de l’élaboration du document en affirmant qu’il comprenait des dispositions contraires à la politique d’immigration de Donald Trump.
Le pacte de l’ONU préconise notamment de renforcer la coopération internationale pour répondre au phénomène mondial des migrations. Il recense une série de principes – défense des droits de l’homme, des droits des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale, etc – et comprend un catalogue de mesures pour aider les pays à faire face aux migrations: améliorer l’information, mesures pour mieux intégrer les migrants, échange d’expertises…

Le Figaro

 

L’Aquarius autorisé à accoster à Malte, les migrants accueillis par cinq pays

L’Aquarius autorisé à accoster à Malte, les migrants accueillis par cinq pays

Des membres de l’équipage du navire humanitaire Aquarius le 1er août 2018 à Marseille / © AFP/Archives / BORIS HORVAT

Le navire humanitaire Aquarius, qui errait en Méditerranée à la recherche d’un port, a été autorisé mardi à accoster à Malte avec 141 migrants à son bord qui seront ensuite accueillis par cinq autres pays de l’Union européenne.

« Malte va donner à l’Aquarius la permission d’entrer dans ses ports, même s’il n’a pas l’obligation légale de le faire. Toutes les 141 personnes à son bord seront réparties entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne », a écrit sur Twitter le Premier ministre maltais, Joseph Muscat.

Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire affrété par les ONG Médecins sans frontières (MSF, qui a son bureau international à Genève) et SOS Méditerranée naviguait en effet en ce début de semaine entre l’Italie et Malte, de nouveau en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ».

L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi, par la voix de son Premier ministre Pedro Sanchez, qu’elle allait prendre en charge sur son sol 60 des 141 migrants secourus, dans le cadre d’un accord avec d’autres pays européens.

Le Portugal s’est de son côté dit, par un communiqué de son gouvernement, « disponible pour accueillir 30 des 244 migrants qui sont à bord de l’Aquarius et des autres embarcations actuellement à Malte ».

La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à ce bateau, avait pour sa part déclaré dès lundi discuter avec les autres pays méditerranéens de l’UE pour « rapidement » trouver un port.

L’Aquarius avait secouru vendredi au large de la Libye ces migrants, essentiellement originaires de Somalie et d’Erythrée, dont la moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.

« Deux enfants ont moins de cinq ans et trois moins de 13 ans », a raconté à l’AFP Aloys Vimard, le coordinateur de MSF à bord de ce navire, précisant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».

– L’Europe face à ses « responsabilités » –

La présidente de l’ONG européenne SOS Méditerranée, Sophie Beau, avait appelé lundi « l’ensemble des pays européens à prendre leurs responsabilités », jugeant que la situation dans laquelle était plongé l’Aquarius était « en contradiction la plus totale avec le droit maritime international ».

Car non seulement l’Italie a refusé de le laisser accéder à ses ports, mais Malte, qui a recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, avait dans un premier temps fait de même, tandis que l’Espagne et la France soulignaient que leurs ports n’étaient pas les « plus proches ».

Compliquant la situation, Gibraltar avait annoncé avoir décidé de retirer son pavillon au navire après lui avoir demandé de suspendre ses activités de sauvetage, pour lesquelles il n’est pas enregistré sur ce territoire britannique.

L’accord annoncé mardi entre des pays de l’UE rappelle celui conclu fin juin à propos du navire humanitaire Lifeline, affrété par l’ONG allemande du même nom. Les 233 migrants qu’il transportait avaient fini par débarquer à Malte après un périple d’une semaine en Méditerranée qui avait provoqué des tensions en Europe.

Au total huit pays européens s’étaient engagés à prendre en charge certains d’entre eux : Malte, l’Italie, la France, l’Espagne, le Portugal, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’Intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.

De vives polémiques s’en étaient suivies en Europe.

Paris avait dénoncé « l’irresponsabilité » de Rome, qui, à son tour, avait rejeté « les leçons d’hypocrisie » de la France.

Un mi-sommet européen avait eu lieu le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).

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(©AFP / (14 août 2018 17h39)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-Aquarius-autoris-accoster-Malte-les-migrants-accueillis-par-cinq-pays/945295.rom

Pour la première fois depuis 2009, un navire italien ramène des migrants en Libye

 

Pour la première fois depuis 2009, un navire italien ramène des migrants en Libye

Par Leslie Carretero Dernière modification : 31/07/2018

Une embarcation de migrants secourue par un navire de ravitaillement italien a été renvoyée en Libye lundi 30 juillet. Le HCR a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête et s’inquiète d’une violation du droit international.

Lundi 30 juillet, un navire battant pavillon italien, l’Asso Ventotto, a ramené des migrants en Libye après les avoir secourus dans les eaux internationales – en 2012 déjà l’Italie a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour avoir reconduit en Libye des migrants secourus en pleine mer en 2009.

L’information a été donnée lundi soir sur Twitter par Oscar Camps, le fondateur de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, avant d’être reprise par Nicola Fratoianni, un député de la gauche italienne qui est actuellement à bord du bateau humanitaire espagnol qui sillonne en ce moment les côtes libyennes.

Selon le quotidien italien La Repubblica, 108 migrants à bord d’une embarcation de fortune ont été pris en charge en mer Méditerranée par l’Asso Ventotto lundi 30 juillet. L’équipage du navire de ravitaillement italien a alors contacté le MRCC à Rome – centre de coordination des secours maritimes – qui les a orienté vers le centre de commandement maritime libyen. La Libye leur a ensuite donné l’instruction de ramener les migrants au port de Tripoli.

>> À lire sur InfoMigrants : Sauvetages en mer : « Aujourd’hui, le risque pour les migrants d’être ramenés en Libye n’a jamais été aussi grand »

En effet depuis le 28 juin, sur décision européenne, la gestion des secours des migrants en mer Méditerranée dépend des autorités libyennes et non plus de l’Italie. Concrètement, cela signifie que les opérations de sauvetage menées dans la « SAR zone » – zone de recherche et de sauvetage au large de la Libye – sont désormais coordonnées par les Libyens, depuis Tripoli. Mais le porte-parole du Conseil de l’Europe a réaffirmé ces dernières semaines qu’ »aucun navire européen ne peut ramener des migrants en Libye car cela serait contraire à nos principes ».

Violation du droit international

La Libye ne peut être considérée comme un « port sûr » pour le débarquement des migrants. « C’est une violation du droit international qui stipule que les personnes sauvées en mer doivent être amenées dans un ‘port sûr’. Malgré ce que dit le gouvernement italien, les ports libyens ne peuvent être considérés comme tels », a déclaré sur Twitter le député Nicola Fratoianni. « Les migrants se sont vus refuser la possibilité de demander l’asile, ce qui constitue une violation des accords de Genève sur les sauvetages en mer », dit-il encore dans le quotidien italien La Stampa.

>> À lire sur InfoMigrants : Libye : détérioration des conditions de vie des migrants dans des centres de détention surpeuplés

Sur Facebook, le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, nie toutes entraves au droit international. « La garde-côtière italienne n’a ni coordonné, ni participé à cette opération, comme l’a faussement déclarée une ONG et un député de gauche mal informé ».

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a de son côté annoncé mardi 31 juillet l’ouverture d’une enquête. « Nous recueillons toutes les informations nécessaires sur le cas du remorqueur italien Asso Ventotto qui aurait ramené en Libye 108 personnes sauvées en Méditerranée. La Libye n’est pas un ‘port sûr’ et cet acte pourrait constituer une violation du droit international », dit l’agence onusienne sur Twitter.

http://www.infomigrants.net/fr/post/10995/pour-la-premiere-fois-depuis-2009-un-navire-italien-ramene-des-migrants-en-libye

 

 

Crise migratoire : Trump pourrait voler au secours de l’Italie pour diviser l’Europe

Crise migratoire : Trump pourrait voler au secours de l’Italie pour diviser l’Europe


Par Andrew Korybko – le 20 juin 2018 – Source Oriental Review

Matteo Salvini, vice président du Conseil et ministre de l’intérieur italien

Le gouvernement populiste, qui vient d’arriver au pouvoir, a promis de traiter en priorité la crise des migrants, et il n’est donc pas surprenant qu’il ait déjà pris des mesures visant à apporter des résultats tangibles à ses électeurs. Matteo Salvini, dirigeant du parti euro-réaliste de la Ligue du Nord, et actuellement vice président du conseil et ministre de l’intérieur, a déclaré : « Je suis partisan de l’OTAN, mais nous sommes attaqués. Nous demanderons à l’OTAN de nous défendre. Nos préoccupations sont nombreuses quant à des infiltrations terroristes. L’Italie est attaquée par le sud, pas par l’est. » Cette déclaration importante réaffirme l’engagement de son pays comme pilier de l’euro-atlantisme, mais réinterprète la finalité de cet engagement, le faisant basculer du sentiment anti-russe répandu dans l’establishment vers une utilisation plus pratique, en réponse aux réseaux de traite des personnes.

Se donnant les moyens de ses promesses, il a refusé l’accostage d’un bateau empli de centaines de migrants dans tout port italien, écrivant sur Facebook que « Malte n’accepte personne. La France renvoie les gens à la frontière, l’Espagne défend sa frontière les armes à la main. À compter d’aujourd’hui, l’Italie va également se mettre à refuser la traite humaine, et à refuser le commerce de l’immigration illégale. » Son projet anti-migrant se déploie donc en deux volets, la première partie s’occupant de sécurité extérieure en empêchant l’infiltration de nouveaux migrants illégaux en Italie, alors que la deuxième est intérieure, et prévoit de s’occuper de ceux qui sont déjà rentrés sur le sol italien. L’Italie demande l’aide de l’OTAN sur le premier volet, ce qui se justifie dans la mesure où l’Italie est bien membre de l’alliance, et paye une contribution annuelle pour en faire partie.

Crise de migrants

Mais le problème réside en ce que l’establishement euro-libéral de l’Union Européenne s’oppose à voir un quelconque de ses membres s’élever contre les migrations illégales ; et c’est ici que les euro-réalistes de Rome peuvent tirer parti du déchirement transatlantique en cours entre Washington et Bruxelles. La sixième flotte américaine est ancrée à Naples, et porte la responsabilité de l’ensemble de la Méditerranée, et avec Trump sur la même longueur d’onde que Salvini, il est possible que le Pentagone prenne la main sur cette mission. L’action serait favorable aux intérêts américains, en ce qu’elle approfondirait les relations avec l’Italie dans l’organisation d’une mission de patrouille vers le sud, face à l’Afrique ; un équivalent aux actions organisées avec la Pologne face à la Russie, les États du sud et de l’est européen gagnant en importance stratégique face à des États plus centraux que sont le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, qui voient dans le même temps leurs liens avec les USA se dégrader sur fond de différends commerciaux.

L’invocation de Salvini d’une assistance de l’OTAN aux fins de briser les réseaux de trafic de personnes, pourrait donc bien donner aux USA l’opportunité d’agir dans la division européenne, qui prendrait sa place dans le cadre de leur offensive multi-facettes contre l’UE.

Cet article constitue une retranscription partielle de l’émission radio CONTEXT COUNTDOWN, diffusée sur Sputnik News le 15 juin 2018.

Traduit par Vincent, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/crise-migratoire-trump-pourrait-voler-au-secours-de-litalie-pour-diviser-leurope

 

Les tireurs de ficelles de la crise migratoire

Les tireurs de ficelles de la crise migratoire

Les biographies des trois principaux organisateurs de la crise migratoire et de la réponse que lui apporte l’Union européenne attestent de leurs liens avec l’administration états-unienne et de leur volonté préalable d’abolir les frontières. Pour eux, les migrations actuelles ne sont pas un problème humanitaire, mais l’occasion de mettre en pratique leurs théories.

| Damas (Syrie)

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- Peter Sutherland, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu chargé des migrations internationales

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Peter Sutherland

Ancien commissaire européen irlandais à la concurrence, puis directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (1993-95) ; ancien directeur de BP (1997-2009), président de Goldman Sachs International (1995-2015) ; ancien administrateur du Groupe de Bilderberg, président de la section européenne de la Commission trilatérale, et vice-président de l’European Round Table of Industrialists.

Si Monsieur Sutherland ne manque jamais une occasion de souligner le devoir moral de venir en aide aux réfugiés —Catholique traditionnel, il est conseiller de l’IESE Business School de l’Opus Dei et, depuis 2006, consulteur de l’Administration du patrimoine du Siège apostolique —, il est surtout un thuriféraire des migrations internationales. Auditionné, le 21 juin 2012, par la Commission des Affaires intérieures de la Chambre des lords, il déclarait que tout individu doit avoir la possibilité d’étudier et de travailler dans le pays de son choix, ce qui est incompatible avec toutes les politiques de restriction des migrations ; et que les migrations créent une dynamique cruciale pour le développement économique quoi qu’en disent les citoyens des pays d’accueil. Par conséquent, concluait-il, l’Union européenne doit saper l’homogénéité de ses nations [1].

- Gerald Knaus, directeur-fondateur de l’European Security Intitiative (ESI)

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Gerald Knaus

Sociologue autrichien. Il a travaillé de 1993 à 2004 en Bulgarie, en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo —à la fin du mandat de Bernard Kouchner—, d’abord pour des ONG, puis pour l’Union européenne. Il poursuit des recherches, de 2005 à 2011, au Carr Center for Human Rights Policy de l’université d’Harvard, à l’issue desquelles il publie Can Intervention Work ?. Il fonde l’ESI en 1999, en Bosnie-Herzégovine. L’Institut reçoit sa première subvention de l’US Institute of Peace, l’institution sœur de la NED dépendant du Pentagone. Puis, Knaus part à Washington où il est précisément reçu à la National Endowment for Democracy (NED), puis à la Carnegie Foundation, et à l’American Enterprise Institute. En outre, il est reçu par James o’Brien et James Dobbins au département d’État et par Leon Fuerth à la Maison-Blanche. Bientôt, l’ESI est financé par le German Marshall Fund, la Mott Foundation, l’Open Society Institute (de George Soros),la Rockefeller Brothers Foundation, et les gouvernements hollandais, irlandais, luxembourgeois, norvégien, suédois et suisse.

En 2004, il publie un rapport assurant que l’imputation selon laquelle 200 000 Serbes ont été expulsés du Kosovo est un mensonge de la propagande russe. En 2005, il lance la théorie selon laquelle l’AKP turc est une formation « calviniste islamique » cherchant à créer une forme de « démocratie-musulmane. »

Dans son ouvrage, Can Intervention Work ? —qu’il a publié avec Rory Stewart, l’ancien tuteur des princes William et Harry du Royaume-Uni, qu’il avait connu au Kosovo et qui était devenu successivement un des adjoints de Paul Bremer à Meyssan lors de l’occupation de l’Irak, puis le directeur du Carr Center for Human Rights Policy—, il salue les guerres états-uniennes et développe une nouvelle conception de la colonisation. Selon lui, l’« interventionnisme humanitaire » est légitime, mais ne peut réussir que s’il prend en compte les réalités locales. Il dresse ainsi l’éloge de Richard Holbrooke, qu’il avait connu au Kosovo. Son livre sera promu par Samantha Power, qui est comme lui une ancienne collaboratrice d’Holbrooke, et avait créé et dirigé le Carr Center for Human Rights Policy où il fut chercheur.

- Diederik Samsom, député néerlandais, président du Parti du travail

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Diederik Samsom

Physicien nucléaire, ancien directeur de campagne sur le climat et l’énergie de Greenpeace. Élu député (à la proportionnelle) depuis 2003, il est devenu président de son Groupe parlementaire, puis président de son parti. Il échoue cependant à la présidence du Parlement et à la fonction de Premier ministre. Il refuse alors de rejoindre le gouvernement de coalition qu’il soutient et reste président de son groupe à l’Assemblée.

Il aurait un coefficient intellectuel de 136 et a gagné par deux fois un concours télévisé de tests d’intelligence. Il se déclare athée militant, est strictement non-fumeur et végétarien. Il fut invité avec le Premier ministre Mark Rutte, en juin 2014, au Groupe de Bilderberg où ils purent discuter avec Peter Sutherland —mais pas avec Rory Stewart qui n’avait été invité qu’à la réunion de 2012—.

Selon les observateurs politiques néerlandais, il est la principale victime du référendum de soutien à l’Accord européen avec l’Ukraine. Il s’était personnellement engagé sur ce thème et contre la Russie. Sa défaite se traduit, selon les sondages, par un recul de moitié aux trois quarts de l’influence de son parti.

António Vitorino nouveau directeur de l’OIM

António Vitorino nouveau directeur de l’OIM

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Le socialiste portugais António Vitorino a été élu directeur de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Cette organisation avait été créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour gérer les déplacements de population imposés par les traités de paix. Elle est désormais rattachée à l’Onu où elle met en œuvre la politique imaginée par Peter Sutherland de destruction des États [1].

Traditionnellement dirigée par un diplomate états-unien, l’OIM était depuis deux décennies un promoteur des migrations internationales. Son dernier directeur, William L. Swing, assurait qu’elles ne devaient pas être réservées aux élites, mais devaient être démocratisée car elles sont « inévitables, nécessaires et souhaitables ».

La candidature de l’évangéliste Ken Isaacs (directeur de la Bourse du Samaritain, l’organisation de Billy et Franklin Graham), présentée par les États-Unis, a été rejetée après une campagne du Washington Post révélant ses tweets anti-musulmans [2].

Le nouveau directeur, António Vitorino, avait été ministre de la Défense du gouvernement d’António Guterres (actuel secrétaire général de l’Onu). Il avait été contraint de se retirer de la politique en raison de fraude fiscale. Cela ne l’avait pas empêché de devenir commissaire européen à la Justice et président de Notre Europe-Institut Jacques Delors.

[1] « Les tireurs de ficelles de la crise migratoire », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 mai 2016.

[2] “A Trump U.N. nominee would be an embarrassment to the United States”, Editorial board, The Washington Post, February 11, 2018.

http://www.voltairenet.org/article201752.html

Migrations : une crise, des crises, quelle crise ?

Migrations : une crise, des crises, quelle crise ?

(B2) Entre sommets, mini-sommets et rencontres extraordinaires, c’est bien la dixième fois en trois ans que les leaders de l’Union européenne se retrouvent ce jeudi (28 mai) avec, sur leur table, un des dossiers les plus chauds : les migrations

Une crise qui n’est pas que politique, elle est réelle

Certes les chiffres ne sont plus aussi alarmants qu’en 2015 ou 2016, où l’Europe devait faire face à un pic d’environ 1,2 million de demandeurs d’asile. Mais la situation n’est pas réglée pour autant. La Grèce fait toujours face à des arrivées continuelles de migrants (environ 2000 par mois). En Italie, on n’est plus au chiffre de 15 ou 20.000 arrivées par mois comme en 2015. Le flux a diminué environ de 75% selon les dernières estimations. Il continue cependant à raison de quelques milliers par mois et il devrait s’accélérer durant ces semaines d’été où la mer est plus calme.

Une arrivée concentrée de navires toujours possible

Si la tendance actuelle se poursuit, on pourrait donc se retrouver certains jours avec une petite dizaine de bateaux lancés à partir des côtes libyennes, et plusieurs milliers de personnes à secourir dans le même temps. C’est le même principe : entre juin et août, le nombre d’arrivées double ou triple par rapport aux mois d’hiver. Une série de naufrages, avec plusieurs dizaines de morts n’est pas à exclure. A cela il faut ajouter que l’Italie est à bout de souffle. Avec près de 700.000 personnes recueillies en mer (678.298 très exactement selon le dernier chiffre OIM) depuis 2012, dont près des 2/3 par les navires des garde-côtes, de la Guardia di Finanza et de la marine italienne, l’effort n’est pas négligeable. Accueillir des dizaines de milliers de migrants ou de réfugiés n’est pas une aubaine.

Une politique de tête dans le sable

Dire qu’il y a une crise politique est donc plutôt réducteur, et trop facile. C’est, une nouvelle fois, se mettre la tête sous le sable. Oui, il y a une crise politique qui est latente, celle d’un lent repli sur soi, de petits nationalismes, mais elle n’a pas commencé au printemps 2018 avec l’arrivée au pouvoir de la Ligue du nord en Italie (article à suivre). Mais il y a aussi un vrai problème non pas tant de flux, mais de déséquilibre migratoire en Europe, de désorganisation du secours en mer, de la gestion et de la répartition des personnes récupérées ensuite, et d’un manque de solidarité patent. Et ceci ne date pas d’une dizaine de jours et d’un ou deux bateaux (Aquarius et Lifeline) laissés à la dérive. La réalité, honteuse, c’est qu’on a laissé l’Italie (et la Grèce) se dépatouiller tous seuls avec le problème. On peut ne pas être d’accord avec l’idéologie de Matteo Salvini. Mais l’impétueux ministre italien de l’Intérieur a une qualité : il a réussi à mettre les pieds dans le plat et a obligé les Européens à se pencher sur le problème. Il serait temps !

L’alarme donnée depuis quatre ans

Depuis plusieurs années, les différents dirigeants qui se sont succédé à Rome (qu’ils s’appellent Enrico Letta, Matteo Renzi, Paolo Gentiloni) ont sonné l’alarme et appelé à l’aide les Européens (Lire : Ne laissez pas l’Italie seule en Méditerranée (Letta)). Les Européens ont bougé mais à leur manière, lentement, sans se presser.

Les Italiens ont fait le job

L’Italie a pris en charge les secours dans le no man’s land — normalement la zone libyenne. Jusqu’à aujourd’hui, le centre MRCC de Rome a géré les appels, réparti les navires et coordonné tous les secours bien au-delà de sa zone légale de secours. Personne ne s’est jamais plaint. L’Italie est même allé au-delà de ses responsabilités en autorisant tous les navires à débarquer les rescapés ainsi récupérés. Il existe d’autres ports sûrs à proximité des côtes libyennes (en Tunisie notamment). Mais tout le monde trouvait cela bien, sans chercher à combler ce vide ou pallier les carences.

Une impéritie de quelques États

C’est cette impéritie, non pas des institutions européennes, qui ont plutôt bien fait leur travail, présenté des idées, des plans, des propositions (1), mais de l’ensemble des États européens qui fait qu’il y a crise aujourd’hui. Outre la solidarité naturelle qui devrait jouer entre tous les pays, deux pays en particulier ont une responsabilité particulière dans cette crise. La France et le Royaume-Uni notamment — ainsi que l’OTAN — ont joué en 2011 un jeu dangereux non pas vraiment dans l’intervention militaire (à ses débuts) mais dans sa poursuite et sa transformation dans un objectif de faire tomber le régime Kadhafi (2).

Quelles solutions mettre en place à court terme ?

Ce ne sont pas les plate-formes de débarquement ou autres hotspots qui vont résoudre la question.

Réagir dans les 24h ou 48h

La crise d’aujourd’hui mérite une réponse rapide non pas d’ici quelques semaines ou quelques mois, mais dans les 24 ou 48 heures qui viennent. Les navires vont continuer de partir de Libye ou de Tunisie, de déjouer les (éventuels) blocages des garde-côtes, et arriver au large. Il faudra bien alors venir en aide aux naufragés. Si ce ne sont les navires des ONG, ce seront (comme avant que les ONG arrivent) les navires marchands ou les navires de guerre qui croisent nombreux au large qui devront s’y coller. Droit de la mer oblige. Une règle de fer obligeant à répondre à tout SOS.

Avoir une structure de gestion de crise des navires

Actuellement, la répartition des responsabilités en cas de prise en charge d’un navire par l’Italie ou Malte se fait un peu au petit bonheur, au niveau politique, ou par les diplomaties directement entre elles. Il n’existe pas de structure dédiée à cette coordination et répartition européenne. On pourrait penser à Frontex pour être dotée de ce rôle. Mais des solutions provisoires peuvent être trouvées.

Renforcer le MRCC italien

La solution la plus simple et la plus rapide, c’est de renforcer le MRCC italien avec des officiers venant de différents pays et des agents en charge de l’asile pour permettre la coordination de l’accueil des navires et la répartition de leur ‘cargaison’ humaine. L’idée des plate-formes de débarquement (hors UE) ou des centres contrôlés (semi-fermés) dans l’Union européenne est une solution à moyen terme, pas une solution d’urgence.

Quelles solutions mettre en place à moyen terme ?

Le moyen terme ce n’est pas trois quatre ans mais plutôt dans les six prochains mois.

Soutenir les garde-côtes libyens

On ne peut pas se cacher les yeux. Il est nécessaire de remettre sur pied une force de garde-côtes bien dotée, bien payée. Cela nécessite de fournir les vedettes et bateaux demandés (une bonne dizaine), et de mettre en place un plan de formation plus important. Seuls 213 marins ont été formés. Ce n’est pas suffisant. Cela nécessite de former plusieurs centaines de personnes.

Mettre en place un MRCC à Tripoli ou en Libye

Il importe, si on veut avoir une zone de secours libyenne conséquente, d’avoir un centre de coordination des secours en mer, reconnu comme tel et doté de moyens conséquents. Une expertise européenne pourrait être bienvenue. NB : Un tel soutien avait été procuré au centre de gestion de crise en Égypte et dans le Golfe.

Conclure un accord avec les Tunisiens

Une bonne partie des flux (qui s’est monté à un cinquième récemment) arrive désormais de Tunisie, avec des Tunisiens. En cause sûrement la situation économique. Car il est difficile de considérer qu’il y a une situation générale impliquant un droit d’asile quasi-automatique (comme pour les Syriens). Il importe de mettre en place un accord avec Tunis, avec financements et soutiens matériels à la clé.

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. Pour essayer de mieux gérer les flux, la Commission a présenté en 2016 une réforme globale du système d’asile européen, mettant sur la table des législateurs européens plusieurs textes, parfois ambitieux. Elle a débloqué des financements, par l’intermédiaire de l’agence Frontex, permettant en quelque sorte de financer l’action en mer des Italiens. La Haute représentante a mis sur pied (avec certains États membres) une opération (EUNAVFOR Med Sophia) dont les résultats ne sont peut-être pas faramineux mais qui a le mérite d’exister. Etc.
  2. Les Européens et les Italiens avaient passé avec la Libye, sous l’impulsion de Romano Prodi, un accord assez semblable dans l’esprit avec celui passé avec la Turquie.

Accord sur la migration: « C’est la coopération européenne qui l’a emporté » (Macron)

Accord sur la migration: « C’est la coopération européenne qui l’a emporté » (Macron)

Bruxelles – Le président français Emmanuel Macron a salué l’accord trouvé à 28 sur le dossier migratoire vendredi au bout de la nuit, surmontant ainsi le blocage italien, qui récompense selon lui « la coopération européenne ».

« C’est d’abord le fruit d’un travail commun et c’est la coopération européenne qui l’a emporté sur le choix d’un non accord ou de décisions nationales qui n’auraient été ni efficaces ni durables », a déclaré M. Macron à la sortie du sommet à Bruxelles, après neuf heures de tractations sur la gestion de l’accueil des migrants.

Parmi les solutions avancées, les 28 se sont accordés sur la proposition « d’avoir des centres contrôlés sur le territoire européen pour mieux organiser cet accueil », a indiqué le président.

« La solidarité que nous devons aux pays de première entrée a été actée lors de ce sommet », s’est-il félicité.

L’Italie, déterminée à faire entendre ses exigences, avait bloqué les premières conclusions du sommet qui étaient attendues dès la fin de l’après-midi sur des dossiers bien moins sujets à controverse (sécurité, défense, emploi ou encore élargissement), en attendant la discussion sur la migration.

En première ligne pour accuellir les migrants qui traversent la Méditerranée, Giuseppe Conte, pour son premier sommet à la tête du nouveau gouvernement populiste, exigeait des « actes » de la part de ses partenaires européens.

« L’Europe aura encore à vivre longtemps avec des pressions migratoires qui viendront de pays en crise, de pays pauvres. Nous ne sommes pas une île et nous devons réussir à faire face à ce défi en étant fidèle à nos valeurs, en protégeant nos peuples et la cohésion nationale », a souligné Emmanuel Macron.

« L’étape de ce soir était importante, beaucoup prédisaient l’impossibilité d’un accord, beaucoup prédisaient le triomphe de solutions nationales, ce soir nous avons réussi à obtenir une solution européenne et un travail en coopération », a-t-il encore insisté.

(©AFP / 29 juin 2018 03h32)

https://www.romandie.com/news/Accord-sur-la-migration-C-est-la-coop-ration-europ-enne-qui-l-a-emport–Macron/931955.rom

Migrants: la France « n’a de leçons à recevoir de personne », réplique Macron à l’Italie

Migrants: la France « n’a de leçons à recevoir de personne », réplique Macron à l’Italie

Bruxelles – Emmanuel Macron a déclaré dimanche que la France « n’a de leçons à recevoir de personne » sur le dossier des migrants car elle est « le deuxième pays d’accueil des demandeurs d’asile cette année », en réplique aux critiques de Rome sur la position française.

« N’oublions jamais nos valeurs, je serai intraitable sur ce point », a ajouté le président français, en arrivant au mini-sommet européen sur la question migratoire qui déchire l’Union.

« Nous avons des valeurs, c’est ce qui nous a fait. Chaque fois que nous les avons trahies nous avons créé le pire », a-t-il martelé. « C’est le respect des droits de l’homme, de l’individu, des autres Etats et de leur intégrité et cette solidarité qui nous lie ».

Les dirigeants italiens se sont indignés des déclarations du président français, vendredi, selon lesquelles l’Italie « ne vit pas une crise migratoire mais une crise politique » alimentée par « des extrêmes qui jouent sur les peurs ».

Paris a aussi fait valoir que depuis le début de l’année la France a reçu davantage de demandes d’asile que l’Italie et dénoncé l’esprit de « manipulation et d’hypersimplication ».

« 650.000 débarquements en 4 ans, 430.000 demandes, 170.000 présumés réfugiés », lui a répliqué le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini.

« Si pour l’arrogant président Macron cela n’est pas un problème, nous l’invitons à cesser ses insultes et à prouver sa générosité par les faits en ouvrant les nombreux ports français et en cessant de refouler hommes, femmes et enfants à Vintimille », à la frontière franco-italienne ».

(©AFP / 24 juin 2018 14h12)

https://www.romandie.com/news/Migrants-la-France-n-a-de-le-ons-recevoir-de-personne-r-plique-Macron-l-Italie/930392.rom

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Revue de presse nationale et internationale.

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