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Nouvelle charge de Bruno Le Maire contre le Libra de Facebook

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Nouvelle charge de Bruno Le Maire contre le Libra de Facebook

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Libra: la France refuse le développement de la cryptomonnaie "sur le sol européen"

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Boursier.com, publié le jeudi 12 septembre 2019 à 14h42

Cette nouvelle monnaie suscite beaucoup de questions, mais aussi de critiques, alors que le réseau social compte plus de deux milliards d’utilisateurs actifs dans le monde.

Les nuages s’accumulent au-dessus du Libra… Facebook ne peut être autorisé à développer sa cryptomonnaie en Europe, a estimé jeudi Bruno Le Maire, estimant que cela soulève des « risques d’abus de position (…) des risques de souveraineté (…) et des risques pour les consommateurs et pour les entreprises ».

Le ministre français de l’Economie et des Finances joint ainsi sa voix à celles de responsables politiques et banquiers centraux à travers le monde mettant en garde contre les dangers du projet Libra, dévoilé vers la mi-juin par Facebook, qui veut le lancer au premier semestre 2020.

« Risque systémique »

« Libra soulève aussi une risque systémique à partir du moment ou il y a deux milliards de consommateurs. Toute défaillance dans le fonctionnement de cette monnaie, dans la gestion de ses réserves pourrait créer des désordres financiers considérables », a déclaré Bruno Le Maire, lors d’une conférence de l’OCDE consacrée aux défis des cryptomonnaies.

« Toutes ces préoccupations sur Libra sont sérieuses, je veux dire donc avec beaucoup de clarté (que) dans ces conditions nous ne pouvons pas autoriser le développement de Libra sur le sol européen. »Libra:« Nous ne pouvons pas accepter qu’une entreprise privée se dote des instruments de souveraineté d’un État » Le Mairepar Public Sénat

Devise numérique

Libra, dont le lancement est prévu au premier semestre 2020, sera une devise numérique fonctionnant à partir de la technologie blockchain, censée assurer la transparence et la sécurité de toutes les transactions. L’objectif sera de permettre aux utilisateurs de Facebook et aux sites marchands de procéder à des transactions commerciales dans l’environnement Facebook, qui compte deux milliards d’utilisateurs dans le monde.

Facebook s’est associé à 28 partenaires tels que les spécialistes des paiements Mastercard et Visa, des entreprises commerciales comme Iliad, Spotify ou Uber et des sociétés de capital investissement comme Andreessen Horowitz. Aucune banque ne participe pour l’instant.

Cette nouvelle monnaie suscite beaucoup de questions, mais aussi de critiques. Un des fondateurs du réseau social, Chris Hughes, estime par exemple que le projet de cryptomonnaie de Facebook risque de transférer l’essentiel du contrôle de la politique monétaire des banques centrales vers des entreprises privées, dans une tribune publiée dans le ‘Financial Times’. « Si les autorités de régulation dans le monde n’agissent pas maintenant, il pourrait très rapidement être trop tard », écrit-il

.https://finance.orange.fr/actualite-eco/article/nouvelle-charge-de-bruno-le-maire-contre-le-libra-de-facebook-CNT000001iZvEY.html

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Cryptomonnaie : le Libra sera libre comme les démocraties populaires sont démocratiques et populaires…

Cryptomonnaie : le Libra sera libre comme les démocraties populaires sont démocratiques et populaires…

facebook data security By: Book Catalog – CC BY 2.0

Ah, tiens, finalement, les cryptomonnaies, ce n’est pas si pourri que ça ! Regardez, même Facebook se lance dans l’aventure ! Avec l’arrivée d’un tel poids lourd dans l’espace des cryptomonnaies, pas de doute, cette invention financière majeure vient de faire un grand bond en avant… Mais avant de crier victoire, assiste-t-on réellement à la naissance d’une nouvelle cryptomonnaie ?

Pour le moment, c’est l’agitation sur la toile.

Du côté des médias traditionnels, c’est même la bousculade de petits articles pour détailler la nouvelle : pour les uns, Facebook veut bousculer les monnaies, pour d’autres, l’arrivée d’un tel géant doit même faire peur aux États.

Bref, on en parle un peu partout, les médias trépignent et c’est pour eux l’occasion de revenir à la fois sur le concept des monnaies et de s’interroger sur la place de cette technologie si vieille et pourtant si indispensable dans notre économie. La vulgarisation aidant, le lecteur le plus chanceux comprendra que la proposition de Facebook est essentiellement une nouvelle forme de coupons adossés à un groupe d’entreprises partenaires, à l’instar des miles aériennes ou d’autres jetons proposés par des chaînes ou des alliances commerciales.

Plus concrètement cependant, ceux qui voudront éplucher les caractéristiques du nouveau joujou de Zuckerberg pourront aller voir le joli site de la cryptomonnaie Libra, aux couleurs moyennement vitaminées de Facebook. On y notera les déclarations de principes, onctueuses comme un onguent sophistiqué, dans lesquelles on découvre que le but est d’offrir un moyen simple à des centaines de millions, que dis-je, des milliards d’individus de disposer d’avoirs numériques, de manipuler de la monnaie, et de faire des opérations bancaires.

Car si de moins en moins d’êtres humains meurent de faim, beaucoup trop sont encore exclus de l’accès aux services des banques et plus prosaïquement de la possibilité de recevoir ou d’échanger de la valeur de façon rapide, simple, efficace et sans danger. Avec un téléphone portable, une connexion au réseau et une cryptomonnaie qui fonctionne, « bancariser » ces personnes devient possible et le Libra de Facebook entend jouer ce rôle.

Cependant, une fois passées les présentations trendy et les jolies photos de banques d’images, les vidéos inspirantes à la musique neutre produites au kilomètre, l’épluchage du whitepapertechnique refroidit quelque peu l’enthousiasme que cette initiative pouvait avoir déclenché.

En termes de caractéristiques techniques, il s’agit d’une chaîne de blocs dont les principes se rapprochent un peu d’Ethereum plus que de Bitcoin, avec un système de paiement de la transaction intégré, un consensus basé apparemment sur une preuve d’enjeu plutôt qu’une preuve de travail même si, comme Ethereum, les détails sur l’implémentation de cette preuve d’enjeu restent flous.

Pour fonctionner, Libra disposera d’un langage de script permettant de faire fonctionner les transactions (et par la suite de mettre en place des contrats automatisés, à l’instar d’Ethereum là encore). Le langage, « Move« , n’est pas détaillé et personne n’a idée ni de ses capacités, ni de sa solidité, ni des caractéristiques importantes (à commencer par sa vérification formelle).

Faisant fi des mécanismes de consensus déjà explorés par les cryptomonnaies existantes, Libra propose un nouveau mécanisme tolérant aux fautes byzantines, construit sur l’algorithme « HotStuff » produit par une chercheuse israélienne, Dahlia Malkhi. Si on peut admettre que sur le papier l’algorithme en question est plein de promesse en termes de performances et de facilité d’implémentation, force est de constater qu’on n’a pour le moment aucun recul sur sa résistance et sa capacité de monter en charge.

À ces éléments qui laissent penser que les personnes embauchées par Facebook pour créer une nouvelle cryptomonnaie ne sont pas complètement à côté de la plaque, on doit cependant ajouter quelques points qui laissent plus que perplexes sur l’avenir de cette aventure.

La lecture des documents fournis par la firme de Zuckerberg ne donne en effet qu’assez peu d’indications sur la nature publique des informations de transactions qui seront disponibles. Si, on le comprend, une centaine de grandes firmes participeront à la validation des transactions et à leur écriture dans le « grand livre général », on peine à voir où ce grand livre sera lisible, sachant que cette caractéristique – une publication au su et au vu de tous – est la base essentielle pour garantir la validité de ces transactions…

De la même façon, s’il est clairement indiqué que le protocole autorise chaque utilisateur à conserver un pseudonyme et plusieurs adresses pour effectuer des transactions sur la chaîne, on comprend malgré tout que les transactions, elles, seront hautement traçables, à l’instar de Bitcoin mais avec votre compte Facebook au bout. Question anonymat et fongibilité, ce n’est vraiment pas ça.

La Libra Fundation, qui se charge d’accueillir les premiers fondateurs, ces sociétés aptes à payer le ticket d’entrée de 10 000 000 de dollars pour participer, peut a priori refuser n’importe qui. Dès lors, il est naïf de penser que les 100 premiers participants de cette blockchains seront neutres. Leurs intérêts ne recouperont peut-être d’ailleurs pas celui des consommateurs…

Afin de contrebalancer la volatilité frénétique des cryptomonnaies, Libra propose un jeton adossé à un panier de monnaie. Ces monnaies – fiat, émises par des États – étant toutes inflationnistes, on peut donc garantir que le libra sera lui-même inflationniste et intrinsèquement manipulable par les États, ainsi que par ricochet, soumis aux règles qu’ils mettent en place à commencer par les contraintes parfois exorbitantes que le dollar impose. À ce titre, si le dollar fait partie du panier, le libra ne sera donc pas accessible aux Iraniens, par exemple…

En somme, cette monnaie sera donc centralisée, censurable sur un claquement de doigt étatique, inflationniste et reposant intégralement sur les marges de manœuvre laissées par des États. On peut donc ainsi garantir qu’il y aura des KYC et des AML, ce qui fera voler par la fenêtre les belles présentations précédentes expliquant vouloir offrir cette monnaie à ces milliards d’individus non bancarisés : comment être reconnu de façon crédible et passer ces filtres alors que dans beaucoup de pays l’acte de naissance, la carte d’identité ou les moyens d’identification ou de gestion de propriété privée (comme le cadastre par exemple) sont au mieux naissants, au pire inexistants ou complètement sujets à corruption ?

En réalité, on comprend surtout que pour Facebook, cette nouvelle aventure est l’occasion de mesurer son impact réel puisque, la fondation Libra l’explique directement, l’un des buts est de développer un véritable « standard d’identité » :

« An additional goal of the (Libra) association is to develop and promote an open identity standard. We believe that decentralized and portable digital identity is a prerequisite to financial inclusion and competition. »

Un monde où la monnaie, devenue globale, est à la merci des États qui n’auront aucun mal à tordre le bras de toutes les sociétés privées acoquinées dans cette fondation, où les identités de tous et de chacun sont connues et traquées efficacement, et où absolument tous les actes marchands sont potentiellement disséqués par des entreprises qui ont fait fort de mettre le Big data et l’Intelligence Artificielle à leur service, voilà qui vend du rêve, non ?

On peut cependant raisonnablement parier sur une réussite (au moins à court terme) de cette nouveauté : c’est nouveau, c’est facile d’emploi, cela donne quelques opportunités supplémentaires d’échanger (de l’argent ici) avec des connaissances, des amis, etc, et ça utilise la puissance du réseau social Facebook, autant d’ingrédients qui garantissent que la masse foncera allègrement vers les promesses dorées portées par Libra…

Avant de clore ce billet, il serait dommage de ne pas noter la réaction immédiate, quasi compulsive et réflexive des autorités françaises, avec Tracfin en tête (dont le directeur, paniqué, croit encore qu’il va falloir réguler cette cryptomonnaie), rapidement suivi de notre Bruno Le Maire national, égal à lui-même c’est-à-dire à pas grand chose de valable.

Entendant que Facebook allait lancer sa propre monnaie, ne comprenant ni la technologie sous-jacente, ni même le concept de monnaie en général, notre Minustre de l’Économie En Déroute s’est donc fendu d’une remarque, parfaitement idiote comme il se doit :

« Que Facebook crée un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question »

Autrement dit, Bruno a fermé ses petits poings et déclaré qu’il entendait fixer des limites à Facebook. Ce qui revient à croire qu’il a son mot à dire ; c’est déjà comique au niveau de l’euro, c’est hilarant pour une cryptomonnaie en général, c’est juste consternant concernant ce projet en particulier. Évidemment, si le panier de monnaie comprend des dollars, le dernier mot appartiendra de toute façon au pouvoir fédéral américain qui se fera un plaisir de passer sur le corps frêle du petit Bruno, dont les petits couinements n’attireront aucune pitié.

Le Libra est annoncé pour débuter en 2020. Il reste donc encore plusieurs mois pour collecter des informations sur ce que veut être cette nouvelle cryptomonnaie. Mais tout indique que derrière les buts sucrés présentés à grands renforts d’images colorées se cache un mécanisme redoutable pour étendre encore un peu plus la domination des États sur les individus.

Du reste, ce sera un excellent test : si ces derniers laissent Facebook continuer, s’ils poussent même à la roue, vous pouvez être certains que ce ne sera pas pour votre plus grand bien. S’ils s’y opposent, s’ils paniquent et ruent dans les brancards, alors peut-être sera-t-il temps de s’y intéresser.

Restons prudents.
—-
Sur le web

https://www.contrepoints.org/2019/06/19/347186-cryptomonnaie-le-libra-sera-libre-comme-les-democraties-populaires-sont-democratiques-et-populaires

Halving : les cryptomonnaies entre mort et résurrection

Halving : les cryptomonnaies entre mort et résurrection

Photo by André François McKenzie on Unsplash — André François,

Le bitcoin s’approche d’un halving, c’est-à-dire une diminution programmée du rendement du minage. Le passé montre que cet événement coïncide avec la reprise de la hausse de son cours. Alors le bitcoin est-il sur le point de faire son grand retour ?

Par Nicolas Perrin.

Le dernier Crypto Research Report d’Incrementum fait apparaître la fragilité de la reprise de la hausse du prix du bitcoin.

Après avoir établi que les fondamentaux n’ont pas changé, les analystes Hays et Valek rappellent la chose suivante :

« La baisse des prix depuis janvier 2018 a limité l’attractivité de Bitcoin et l’hiver cryptographique est toujours en cours. L’industrie saigne. De plus en plus d’entreprises doivent réduire leurs effectifs. Nous ne parlons même pas des gros et des petits investisseurs qui ont perdu beaucoup d’argent – du moins sur le papier. La comparaison avec la bulle internet est certainement appropriée. Trop de gens ont investi trop d’argent dans des projets ambitieux qui n’ont souvent tenu aucune de leurs promesses. »

Et même si l’on voit bien « de grands rayons qui brillent », comme l’écrivent les auteurs du rapport, l’analyse technique proposée par leur confrère Florian Grummes invite pour le moins à la précaution.

PAS DE CONFIRMATION DU RETOUR À UN MARCHÉ HAUSSIER AVANT LE PASSAGE DE LA ZONE DES 6 000 DOLLARS

Voici comment ce dernier résume la situation :

    • « Sur le plan technique, Bitcoin et donc tout le secteur des cryptos étaient assurément dans un marché baissier jusqu’à la fin du mois de mars 2019. Depuis la forte augmentation des 4150 dollars jusqu’aux 5330 dollars [laquelle s’est produite tout début avril, comme le montre le graphique ci-dessous], la situation n’est cependant plus aussi claire.

halving

  • À l’heure actuelle, l’indice Fear & Greed fournit des signaux d’alarme de plus en plus forts et indique que les acteurs du marché sont trop optimistes ou trop gourmands. Quoi qu’il en soit, selon les indicateurs de sentiment, le moment idéal pour acheter est désormais clairement derrière nous.
  • Tant que Bitcoin ne pourra pas retrouver le niveau psychologique des 6000 dollars, toute remontée des prix en dessous de cette zone de résistance décisive ne sera qu’un rebond dans le cadre du marché baissier. »

En somme, selon Florian Grummes, on ne peut toujours pas considérer que nous sommes dans un retournement de tendance clair à moyen long-terme.

Voici ce à quoi il s’attend pour les mois à venir :

« On peut probablement anticiper une phase latérale assez irritante. Comme cela s’est produit lors de la clôture du dernier marché baissier à la fin de l’été 2015, un glissement final de moins de 3000 dollars pourrait même ramener le prix à 1500 dollars. Ce n’est qu’alors que le secteur sera prêt pour un nouveau marché haussier. 2019 devrait donc être une année de transition. »

Pas de reprise catégorique du marché haussier avant une clôture hebdomadaire au-dessus des 6200 dollars, selon lui. Lorsque cela aura été le cas, nous pourrons alors considérer que le bitcoin est dans une nouvelle vague de hausse de moyen-long terme dans laquelle il faudra acheter les creux.

Cela rejoint le scenario évoqué par le trader Beetcoin que je vous rapportais dans un précédant article.

Voici ce qu’il déclarait en décembre dernier :

« [S’il fallait faire] une prédiction, j’évoquerais le scénario (du pire) qui ne me semble pas improbable. Bitcoin pourrait connaître une accumulation bien plus longue qu’on ne peut l’imaginer actuellement. Ce serait d’un ennui mortel ».

D’autres traders en vue envisagent également une nouvelle correction sans pour autant que le cours de bitcoin descende plus bas qu’en décembre dernier :

EN MATIÈRE DE TRADING, IL N’EXISTE AUCUNE CERTITUDE, IL N’Y A QUE DES PROBABILITÉS

Que l’on définisse un marché haussier comme un gain de 20 % ou de 30 %, Bitcoin est bien dans un nouveau marché haussier depuis le 15 décembre 2018.

Ses fondamentaux sont inchangés et nombreux sont les intervenants qui misent sur de nouveaux plus hauts à long terme.

Cependant, les 70 % de hausse enregistrés depuis décembre dernier ne garantissent pas que Bitcoin ne devra pas passer par une nouvelle phase de correction, ni que celle-ci ne nous amènera pas vers un plus bas encore inférieur aux 3125 dollars touchés il y a presque quatre mois et demi.

Au risque d’être trivial, la seule chose que l’on peut définitivement conclure grâce à l’analyse technique, c’est que le bitcoin va continuer de monter… à moins qu’il ne se remette à baisser. « Cette reprise peut n’être qu’un dégel temporaire. Cependant, cela pourrait aussi être le début du printemps », comme l’écrit Florian Grummes…

ADAPTER VOTRE STRATÉGIE À VOTRE HORIZON D’INVESTISSEMENT

L’analyse technique peut cependant permettre d’élaborer des plans. Ce qui importe avant tout, c’est d’adapter votre stratégie à votre horizon d’investissement et à vos objectifs de prix. Vos décisions doivent bien sûr être prises en fonction du terme auquel vous souhaitez vous exposer.

Hays et Valek font de leur côté le pari suivant : « nous soupçonnons que le récent plus bas à 3125 dollars est le creux du dernier marché baissier et que nous entamons le prochain marché haussier. » En matière de trading, pas de certitude, on ne peut effectivement avoir que des soupçons.

Quid de leurs objectifs de prix à long terme ? Voilà ce qu’ils en disent :

« Le halving seul ne garantit pas un nouveau record absolu. Mais si Bitcoin continue d’évoluer comme il l’a fait jusque-là, certains calculs suggèrent que son prix se situera entre 100 000 et 200 000 dollars d’ici 2023. Est-ce un pronostic de notre part ? Pas du tout. Une recommandation d’achat ? Non plus ! Mais c’est le point de repère pour ceux qui continuent à travailler sur son infrastructure dans un marché baissier prolongé, et pour ceux qui envisagent d’en acheter maintenant – ou du moins bientôt, lorsque le minimum sera atteint, entre 2000 et 3000 dollars ».

D’ailleurs, du fait de la volatilité, faire des recommandations d’achat dans le cadre d’un rapport semestriel n’aurait de toute façon pas vraiment de sens.

Pour plus d’informations, c’est ici.

https://www.contrepoints.org/2019/05/09/343773-halving-les-cryptomonnaies-entre-mort-et-resurrection

LES GAFA VONT-ILS PRÉCIPITER LA CHUTE DES BANQUES ?

LES GAFA VONT-ILS PRÉCIPITER LA CHUTE DES BANQUES ?

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 2 MAI 2019 | ARTICLES2197 

La question n’a rien de saugrenu : les GAFA investissent les services bancaires, ainsi qu’une floppée de fintechs. Apple s’est lancé dans le paiement en 2014 et vient de s’allier avec Goldman Sachs pour proposer une carte de crédit. Facebook autorise le paiement sur sa messagerie et devrait lancer cet été une cryptomonnaie. Amazon regarde de près le secteur et Google cherche à étendre son service de paiement, Google Pay. Parallèlement, une multitude de fintechs à travers le monde proposent l’ouverture de comptes bancaires avec des frais de fonctionnement réduits.

La technique est toujours la même : commencer par le paiement, y compris en partenariat avec les banques, qui ainsi ne se doutent de rien, puis renforcer le contact avec le client, lui proposer d’autres services, et enfin prendre son autonomie vis-à-vis des banques, qui se retrouvent le bec dans l’eau. Apple illustre parfaitement cette stratégie.

Facebook envisage même de lancer sa propre cryptomonnaie cet été, le Facebook Coin. Rien d’officiel pour l’instant, mais les confidences du top management indiquent que le projet avance. Les virements transnationaux seraient à la portée de tous et très bon marché alors que les prestataires actuels exigent de confortables commissions. De plus, non seulement les banques, mais aussi Visa et Mastercard, seraient mis sur la touche avec le Facebook Coin.

Bien sûr, ces nouveaux acteurs ne représentent que quelques pourcents de part de marché aujourd’hui, mais il faut regarder la situation au niveau mondial et en termes de dynamique. Presque la moitié de la population mondiale n‘est pas bancarisée et ces acteurs technologiques sont les mieux placés pour répondre à ce besoin (un smartphone + une appli, et voici un compte en banque). Les perspectives de croissance des banques traditionnelles sont sérieusement obérées. D’autre part, dans les pays développés, les jeunes générations n’ont pas les craintes de leurs aînés pour les services bancaires dématérialisés, au contraire, ils baignent dedans.

On peut aussi prévoir qu’une question deviendra cruciale dans les années à venir, face aux prévisions d’un nombre croissant d’économistes d’une prochaine crise financière : où préférez-vous déposer votre cash ? Dans une banque au bilan perclus de dettes, ou chez Apple qui dispose d’un matelas de 200 milliards de dollars de liquidités ? Les gens vont se rendre compte que déposer ses économies à la Deutsche Bank, par exemple, relève d’une prise de risque insensée. Puis, que peuvent proposer les banques classiques pour garder leurs clients ? Des placements ? Ils ne rapportent plus rien à cause des taux zéro ! Du crédit immobilier, c’est tout, et il finira certainement un jour ou l’autre par être « ubérisé ».

Les épargnants vont apprendre à devenir résilients face aux crises financières et bancaires qui ne manqueront pas de survenir tellement les dettes publiques et privées gonflent partout dans le monde : du cash dans un établissement capable de résister aux crises (donc pas une banque), de l’immobilier, un peu de cryptomonnaie, et de l’or physique pour se protéger contre les risques bancaire et monétaire. Le dernier cri de la technologie et la monnaie la plus ancestrale, voici la bonne formule !

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée dès lors qu’elle est accompagnée d’un lien vers la source originale.


PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / MEMBRE DE L’ÉQUIPE ÉDITORIALE D’OR.FR

https://or.fr/actualites/gafa-vont-ils-precipiter-chute-des-banques-1528

Les grandes entreprises rétablissent la «plomberie» cryptographique malgré la prudence monétaire

Les grandes entreprises rétablissent la «plomberie» cryptographique malgré la prudence monétaire
PHOTO DE FICHIER: les boutons de Bitcoin.com sont affichés au sol lors de la conférence sur la technologie du blockchain du consensus 2018 à New York, New York, États-Unis, le 16 mai 2018. REUTERS / Mike Segar

Les investissements en capital-risque dans les startups crypto et blockchain, comprenant des fonds d’entreprises, ont atteint 850 millions de dollars depuis le début de l’année, selon les données compilées par PitchBook pour Reuters. Les 13 transactions ont mis les flux sur la voie d’un deuxième record annuel consécutif.

De tels paris, réalisés par des sociétés telles que le London Stock Exchange Group et Microsoft Corp, ont été multipliés par cinq pour atteindre le montant record de 2,4 milliards de dollars sur 117 investissements en 2018. Cela suggère que les grandes entreprises sont prometteuses dans la technologie naissante, même si elles se battent pour être acceptées.

Ils ont surtout accordé une grande importance aux pièces numériques, y compris bitcoin, en évitant les investissements directs en raison des préoccupations liées au resserrement de la réglementation, aux défaillances fréquentes en matière de sécurité et à la forte volatilité.

L’absence de courant dominant laisse planer de sérieux doutes sur le potentiel des crypto-monnaies de passer de jetons spéculatifs à des moyens de paiement capables de rivaliser avec la monnaie fiduciaire.

Le bitcoin a chuté des trois quarts l’an dernier après avoir frôlé un record de 20 000 dollars dans sa bulle frénétique de 2017. Elle est toujours sujette à des fluctuations brutales des prix, soulignées par un récent bond de 20% qui a rendu perplexe les traders et les analystes.

Et bien que la blockchain ait trouvé une utilisation dans des secteurs tels que le financement du commerce, son application a été relativement étroite.

Les entreprises étudient comment et si les technologies de la chaîne de blocs et les technologies associées peuvent être utilisées de manière à provoquer des changements plus profonds, a déclaré Richard Hay, responsable britannique de la fintech au sein du cabinet d’avocats Linklaters.

 

« Il y a deux dynamiques en jeu », a-t-il déclaré. «Nous pouvons mettre en place des solutions opérationnelles et réaliser des économies de coûts, tout en recherchant des moyens de déployer la technologie à plus long terme, à plus long terme.»

Des exemples récents incluent un investissement de 20 millions de dollars impliquant la London Stock Exchange et la Banco Santander dans une startup londonienne dont la plate-forme peut être utilisée pour émettre des dettes sur blockchain, la technologie à la base de la plupart des pièces numériques.

“PLOMBERIE DE BASE”

Les investissements couvrent les startups des fabricants d’engrenages et d’échanges de mines de crypto-monnaie, indique le rapport PitchBook au 8 avril.

L’un des principaux moteurs est l’espoir croissant que la «symbolisation» des actifs allant des actions au pétrole – essentiellement en les numérisant et en leur permettant d’être négociés en blockchain – bouleversera les marchés, ont déclaré des avocats et des consultants travaillant avec des firmes de technologies financières.

«Les gens sont vraiment séduits par la symbolique – la capacité de produire des pièces de monnaie ou d’autres formes de valeur – c’est là que nous voyons toute l’action en ce moment», a déclaré Anton Ruddenklau, co-responsable mondial de la fintech chez KPMG.

« Ils investissent comme une haie technologique autant que tout. »

 

Les données impliquant du capital de risque d’entreprise sont généralement petites, selon les données. Les transactions de cette année avaient une valeur médiane de 6,5 millions de dollars, un niveau inférieur aux 8 millions de dollars de l’année dernière.

D’autres sont beaucoup plus gros.

Bakkt, une plate-forme de négociation de crypto-monnaie créée l’an dernier par Intercontinental Exchange Inc, propriétaire de la Bourse de New York, a levé en décembre plus de 180 millions de dollars auprès d’investisseurs, dont M12, la branche de capital-risque de Microsoft.

La ruée vers l’argent des sociétés de capital de risque intervient alors que les investissements de capital de risque (CR) traditionnels affluent également dans le secteur. L’année dernière, 617 transactions ont totalisé un montant record de 5,6 milliards de dollars dans le monde, selon les données, alors que les investisseurs en capital-risque évaluent l’impact des technologies sur l’économie en ligne.

«Il existe une énorme expérimentation sur la plomberie de base d’une couche économique native du Web», a déclaré Jamie Burke, PDG de Outlier Ventures, un fonds qui a dirigé des investissements dans environ huit projets liés à la blockchain.

Mais avec cette expérimentation sont venus des exemples d’échec.

En décembre, le projet de crypto-monnaie Basis avait annoncé la fermeture et la restitution des fonds à ses commanditaires, notamment le bras de liaison GV de Alphabet, propriétaire de Google, et Bain Capital Ventures en raison de préoccupations liées à la réglementation.

Selon les données de PitchBook, les mineurs et les bourses de crypto-monnaie constituent les quatre plus grandes entreprises adossées à du capital-risque.

Certains ont connu des difficultés dans la chute des prix du bitcoin. Bitmain Technologies, une entreprise évaluée à 12 milliards de dollars, a par exemple mis un terme à son offre publique initiale prévue à Hong Kong.

 

D’autres s’en sont mieux tirés. L’échange Coinbase basé à San Francisco, d’une valeur de 8 milliards de dollars, a vu les recettes non américaines croître de 20% l’an dernier à 153 millions d’euros, a montré un dépôt au registre du commerce britannique.

La branche britannique de la bourse, qui comptabilise les recettes non américaines de la société, représente près du tiers des recettes totales de la société, a déclaré le directeur général de Coinbase UK, Zeeshan Feroz.

Selon les calculs de Reuters, cela laisse supposer un chiffre d’affaires mondial d’environ 520 millions de dollars l’année dernière – un aperçu rare de la santé financière d’un échange de crypto-monnaie.

Coinbase a refusé de commenter.

Édité par Anna Willard

 Quels sont les risques du shadow banking sur l’économie ?

 Quels sont les risques du shadow banking sur l’économie ?
Le risque du shadow banking sur les économies mondiales

Quels sont les risques du shadow banking sur l’économie ?

 

Le shadow banking, ou littéralement « finance de l’ombre », pèse de plus en plus lourd dans l’économie internationale. Mais cette finance parallèle représente aussi un risque majeur pour le système bancaire traditionnel… surtout dans un contexte économique international où les indicateurs passent déjà au rouge.

Le shadow banking : définition et fonctionnement

Dans le monde de la finance, on distingue le système bancaire classique du « shadow banking ». Cette finance de l’ombre, ou finance fantôme, n’est rien de moins qu’une finance parallèle. Elle regroupe les opérations financières réalisées en dehors des bilans des banques. On parle aussi de finance « déstructurée ».

Mieux comprendre le shadow banking avec un exemple

Pour mieux comprendre la définition du shadow banking et son fonctionnement par rapport au système bancaire classique, on peut évoquer le cas habituel d’un particulier qui se tourne vers sa banque pour certains besoins de financement. Une demande de prêt immobilier par exemple, ou un prêt à la consommation pour un achat de voiture ou pour un projet personnel. Pour répondre à ce type de demande, la banque puise dans les dépôts bancaires, mais également dans les liquidités que procurent les banques centrales. L’emprunteur rembourse une somme convenue tous les mois, avec un taux d’intérêt plus ou moins élevé. L’établissement bancaire absorbe ensuite une partie des bénéfices dans ses fonds propres. Elle conserve surtout la trace de l’ensemble de ses transactions dans ses bilans : les banques sont soumises « à toute une série d’astreintes et de règles prudentielles » (source).

Le shadow banking explore le système des banques parallèles

Pour répondre à ces réglementations, les banques ne sont pas autorisées à avoir des créances que l’on pourrait qualifier de « douteuses ». Depuis les années 80, on assiste donc à une multiplication des opérations de titrisation, c’est-à-dire de la transformation de créances en titres financiers. Les opérations sont ainsi sorties des bilans financiers des banques, avec un taux d’intérêt plus élevé pour les plus risquées.

Cela va encore plus loin. Le shadow banking regroupe ainsi tous les grands acteurs financiers qui n’ont pas accès au refinancement des banques centrales et qui n’ont pas de pouvoir de création monétaire. Des fonds divers et variés : « sur le papier, nombre d’entre eux sont connus et bien répertoriés », relève ainsi Challenges.fr. « Des banques d’affaires, des fonds d’investissement, des gestionnaires d’actifs, des sociétés de garantie de crédit, des sociétés d’affacturage etc. » Puisqu’elles ne sont plus effectuées dans le cadre bancaire traditionnel, ces activités financières ne sont plus réglementées.

Cette vidéo réalisée par LeFigaro permet également de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre.

Quel est le poids du shadow banking en France et sur les finances internationales ?

La finance de l’ombre s’est fortement développée dans les années 80 mais l’essor est encore plus fort depuis les années 2000. Le système présente en effet des avantages pour les acteurs financiers : pas (ou très peu) de réglementation, de la discrétion, des marges plus intéressantes. Et les renforcements de la régulation bancaire, qui suivent directement les crises – comme cela a été le cas en 2008, augmentent l’attrait des acteurs financiers pour le shadow banking.

Si bien qu’il devient difficile aujourd’hui d’estimer le poids de cette finance de l’ombre. En 2017, un rapport du Conseil de stabilité financière (FSB – Financial Stability Board) avançait un capital équivalent à 92 000 milliards de dollars. Soit près de 30 000 milliards de plus qu’en 2007… un an avant la crise des subprimes et l’écroulement du système. « Après avoir chuté jusqu’en 2011 sous l’effet de cette crise, la finance parallèle est repartie de plus belle…. », relevait Boursier.com après la publication de ce rapport de la FSB. L’une des raisons avancée par les spécialistes, c’est que finalement, le shadow banking se nourrit de la réglementation bancaire et financière. « Plus la réglementation se durcit, plus le shadow banking – déversoir des risques bancaires – se développe et se technicise », relevait Le Figaro en 2015.Trois ans plus tard, cela continue à se vérifier.

Les mauvais élèves de la finance de l’ombre

En plus du volume que représente le shadow banking, les autorités relèvent un très grand risque pour des pays qui sont fortement dépendants à cette finance hors système bancaire. Ainsi, les îles Caïmans sont particulièrement nourries par cette finance (70% de la part totale des actifs financiers du pays), mais plus près de nous l’Irlande est perfusée par ces milliards d’actifs financiers non régulés, dans une moindre mesure, le Luxembourg et les Pays-Bas le sont aussi.

Comment réguler le shadow banking ?

En 2010, le G20 a commencé à se pencher sur une meilleure maîtrise du shadow banking, en créant le Conseil de stabilité financière (FSB). Mais depuis, les choses n’ont pas réellement avancé et le FSB peine toujours à estimer les chiffres réels et « rien de concret n’a juridiquement abouti », estimel’économiste Jean-Yves Archer dans Les Echos.

Selon les estimations du FSB, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la zone euro détiennent une majorité des actifs qui constituent la finance de l’ombre. Mais d’autres puissances économiques y émergent aussi de plus en plus. C’est le cas de la Russie, de la Chine, de l’Inde… Ainsi, le Monde se penchait en 2017 sur les premiers chiffres du shadow banking en Chine. Un secteur qui atteignait alors 7 060 milliards d’euros, mais qui s’étendait rapidement. Et « la rapidité avec laquelle il s’étend devient une préoccupation pour les régulateurs chinois et à l’étranger, inquiets du risque systémique caché. »

Pourquoi le shadow banking fait peur ?

D’où viennent ces inquiétudes face à la finance de l’ombre justement ? Précisément du système. Il répond aujourd’hui à des besoins des emprunteurs et des investisseurs, et il contourne des réglementations jugées trop sévères ou trop restrictives par certains gros investisseurs. C’est un rouage du système « crédit – consommation – croissance ». Et lorsque tout se passe bien, ce rouage tourne sans problème.

Mais il a deux inconvénients majeurs. D’abord, il représente un poids de plus en plus important dans l’équilibre financier mondial. En 2015, il pesait « un quart des actifs financiers mondiaux, la moitié du poids du système bancaire traditionnel, et l’équivalent du PIB mondial annuel. » (source) Ensuite, il est au cœur d’une interdépendance de l’ensemble des acteurs financiers. Si un seul maillon vient à se rompre, c’est toute la chaîne qui est menacée. Et en bout de chaîne, on retrouve la banque traditionnelle… et l’emprunteur qui paie aussi les pots cassés. Le risque est systémique !

Risque systémique, l’exemple des subprimes en 2008

Et c’est déjà précisément ce qui s’est passé en 2008, lorsque la crise des subprimes aux Etats-Unis a fini par provoquer une panique sur les marchés américains, puis sur l’ensemble des économies mondiales. Bien sûr, si le rouage est petit, une banque peut être sauvée par l’Etat. « Une échelle de grandeur s’impose : la finance de l’ombre représente près de 3 fois le montant du mécanisme de sécurité bancaire mis en place par l’Union européenne », rappelle Jean-Yves Archer en guise de conclusion. J’ajouterai aussi que dix ans après la crise, tous les indicateurs passent déjà au rouge, à un moment où le shadow banking n’est toujours pas réglementé… dans un contexte de surendettement et d’économies zombifiées

En 2018 : ne dites plus Shadow Banking !

Dans le rapport du 2018 du FSB (publié en février 2019) il est décidé de ne plus utiliser le terme “Shadow Banking” mais l’expression “non-banking financial intermediation” ( NBFI) que l’on peut traduire par “l’intermédiation financière non bancaire”. L’objectif de l’association (qui regroupe un certain nombre de banquiers centraux) avec ce changement de terminologie est de,  je cite : “renforcer la résilience de l’intermédiation non bancaire”. En d’autres termes “la finance de l’ombre” ou le “shadow banking” traîne une image de pratiques sulfureuses qui n’est pas obligatoirement adaptée à l’ensemble des métiers de la finance “non bancaire” pour le FSB.

2019 : Innovation et crypto-monnaies

La raison de ce changement de nom c’est la multiplication des innovations dans la finance non-bancaire. Et parfois, elles sont plutôt vertueuses. Elles peuvent avoir finalement comme raison d’être de suppléer ou de fluidifier les fonctionnements des banques. L’exemple français le plus connu, c’est par exemple le compte nickel. Il a été créé pour permettre aux “interdits bancaires”, aux rejetés du système bancaire de bénéficier de moyens de paiement électroniques : carte de paiement ou IBAN pour les achats sur Internet. C’est la définition même d’une activité “non bancaire”, donc du shadow banking. On a bien compris qu’il ne s’agit pas de détourner des fonds ou de blanchir le fruit de trafics en tout genre. Les responsables et les autorités de la finance mondiale ont pris le parti de ne plus interdire ces activités mais de les connaître pour contrôler leur fonctionnement. D’ailleurs, le “compte nickel” a été racheté au final par BNP Paribas. Dans la finance, à la fin c’est la banque qui gagne ?

Crypto et tokens, la révolution

L’autre grande tendance, c’est le développement des “crypto-asset” et des tokens, vers une société sans cash. Des valeurs qui ne sont pas des unités de compte ou de la monnaie sonnante et trébuchante. La grande tendance depuis quelques mois, c’est de créer des “tokens”, de la monnaie numérique qui repose sur des actifs tangibles comme l’or, qui s’accumule en “travaillant pour la communauté ou que l’on achète avec des euros ou autre devise. Les jeunes joueurs de jeux vidéo connaissent bien ce principe. Ils vont être rémunérés pour agir dans le jeu avec des points de vie ou d’expérience ou bien encore des équipements pour leur personnage. Peut-on parler d’activité frauduleuse dans ce cas là ?

Le citoyen reprend le pouvoir sur la finance : Crédit Peer-to-peer, crowdfunding

Là aussi, on évite le système bancaire. Le crédit peer-to-peer, c’est vieux comme le prêt d’argent entre individus. On met en relation via une plateforme internet des prêteurs et des emprunteurs. La plateforme joue le rôle d’intermédiaire. Les premières solutions ont été développées il y a une dizaine d’années. Les banques ont tiré à boulets rouges contre ces “barbares” qui venait puiser dans le business du crédit. Puis, là aussi, les offres se sont professionnalisées et au final, les banques traditionnelles n’ont eu de cesse de racheter ces “start-up”.

Dernière exemple, l’investissement en crowdfunding. Là, c’est le gendarme des marchés financiers qui bloquait le processus. L’appel public à l’épargne était très réglementé à juste titre. Le principe étant de protéger le citoyen des investissements hasardeux ou portés par des personnes peu scrupuleuses. Mais voila, la volonté du citoyen d’investir directement dans des projets (culturels, environnementaux) ou dans des entreprises était de plus en plus forte. Alors, plutôt que de voir arriver des acteurs un peu “border line”, le législateur a préféré organiser et réglementer le crowdfunding, le financement par la foule.

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A propos de Jean-François Faure

La faucille, le marteau et… le bitcoin ?

LA GRANDE TABLE IDÉES par Marie Richeux

DU LUNDI AU VENDREDI DE 12H55 À 13H30

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La faucille, le marteau et… le bitcoin ?

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Le FMI tente d’empêcher les Îles Marshall d’adopter une cryptomonnaie

Le FMI tente d’empêcher les Îles Marshall d’adopter une cryptomonnaie

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Le Parlement des Îles Marshall a adopté, le 26 février 2018, le principe d’une cryptomonnaie (Declaration and Issuance of the Sovereign Currency Act 2018). Elle devrait être mise en œuvre par une société israélienne, Neema, sous le nom de Sovereign (SOV).

Les Îles Marshall, qui n’ont pas d’armée et dont la Défense est assurée par les États-Unis, n’ont pas de monnaie propre et utilisent le Dollar.

Selon le Fonds monétaire international, le projet de Sovereign n’offre aucune garantie en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Il pourrait donc ne pas obtenir la convertibilité en Dollar.

Affolé par cette perspective, le Parlement des Îles Marshall devra se prononcer le 12 novembre sur sa mise en application et, éventuellement, censurer le gouvernement d’Hilda Heine.

Actuellement, le Venezuela est le seul État au monde à disposer d’une crypto-monnaie, le Petro. Cependant, celle-ci n’est pas fixée sur le marché, mais sur les réserves naturelles du pays. Ce système a permis de mettre fin à la dépréciation abyssale du Nouveau Bolivar.

Depuis le début 2018, le Royaume-Uni, le Canada, Singapour, la Turquie et l’Iran étudient la possibilité de créer leur propre cryptomonnaie.

Documents joints

IMF Report
See page 6 : « Protecting fincial stability ».
(PDF – 1.4 Mo)

 

http://www.voltairenet.org/article203813.html

Et si la « blockchain » supprimait les chefs ?

Par Guillaume Renouard, à San Francisco  |   |  1067
L'IA pourrait gérer certaines fonctions managériales dans l'entreprise, tel le recrutement des collaborateurs.
L’IA pourrait gérer certaines fonctions managériales dans l’entreprise, tel le recrutement des collaborateurs. (Crédits : iStock)
Rendue célèbre pour le fulgurant essor du bitcoin, la « blockchain » pourrait bien changer le visage de l’entreprise, en remplacer intégralement les strates managériales par des contrats intelligents.

Sans conteste, 2017 a été l’année où les cryptomonnaies, bitcoin en tête, sont passées du statut de hobby pour geeks à celui de phénomène susceptible de captiver le grand public. Les possibilités de la blockchain, technologie qui se trouve derrière ces monnaies numériques, vont toutefois bien au-delà de la sphère financière. « La blockchain va transformer toutes les industries », titrait ainsi récemment le Huffington Post. Dans leur ouvrage Blockchain Revolution, paru en 2016 aux États-Unis (éd. Portfolio, non traduit en français), Don et Alex Tapscott prédisent que cette technologie pourrait même changer radicalement l’organisation et le management des entreprises. « La blockchain est déjà en train de transformer l’industrie des services financiers. Qu’en est-il des entreprises, piliers du capitalisme moderne ? Avec cette plateforme globale de pair-à-pair pour l’identité, la réputation et les transactions, nous serons capables de repenser les fondations de l’entreprise, pour promouvoir l’innovation et le partage de la création de valeur », écrivent-ils.

La versatilité de la blockchain repose notamment sur les contrats intelligents. De quoi s’agit-il ? De contrats codés dans la blockchain, qui déclenchent une action une fois que des conditions bien précises et définies au préalable ont été réunies. Il peut s’agir de contrats très simples, comme « une fois que A aura payé telle somme en dollars à B, B envoie telle somme en cryptomonnaie à A », ou d’opérations plus complexes. Les contrats intelligents sont mis en place via la plateforme Ethereum, lancée en 2015 par Vitalik Buterin, petit génie russo-canadien qui, frustré par les limitations du bitcoin, a voulu concevoir un outil permettant d’utiliser la blockchain au-delà de la sphère financière.

De l’entreprise au réseau

Ces contrats facilitent grandement les transactions dans le cadre d’une économie mondialisée. Il devient possible de nouer facilement des relations professionnelles avec n’importe quelle autre entreprise ou collaborateur indépendant, et ce de manière sécurisée. « En permettant aux entreprises de recruter et payer facilement les meilleurs talents dans le monde entier, les contrats intelligents ouvrent la voie à des entreprises encore plus globalisées », affirme Lawrence Lundy, à la tête de la recherche chez Outlier Ventures, fonds d’investissement spécialisé dans les entreprises de la blockchain.

Un outil d’autant plus puissant que la blockchain permet également d’effectuer des paiements instantanés et à moindres frais, par le biais des monnaies virtuelles. L’entreprise Bitwage, par exemple, offre la possibilité aux entreprises américaines de payer leurs collaborateurs à l’étranger en bitcoin. Le paiement est effectué en une journée et Bitwage ne prélève que 1 % de commission. À titre de comparaison, en utilisant PayPal, le paiement prend trois à quatre jours, et la commission est de 6 %. « Pour un coût très faible, les contrats intelligents permettent aux entreprises de nouer des accords dynamiques et automatisés avec des fournisseurs et partenaires non envisageables par le passé. Une fois agrégés, les contrats intelligents transforment les entreprises en réseaux, rendant les frontières de l’entreprise plus poreuses et fluides », résument Don et Alex Tapscott dans Blockchain Revolution.

Vers des entreprises entièrement décentralisées

Certains veulent aller encore plus loin et remplacer intégralement les strates managériales par des contrats intelligents. L’idée : automatiser le management à l’aide du code, en créant des règles qui déterminent ce qui peut être fait au sein d’une entreprise. « Et si, à l’aide des technologies de l’information modernes, nous pouvions coder les différentes règles de l’entreprise, créer des contrats inviolables qui génèrent des revenus, paient les employés pour effectuer certaines tâches, et trouvent leur propre matériel pour fonctionner, le tout sans besoin de hiérarchie humaine ? », s’interrogeait Vitalik Buterin dans un article paru en 2013 dans Bitcoin Magazine.

Une vision à laquelle adhère également Lawrence Lundy : « D’ici cinq à dix ans, je pense que les contrats intelligents remplaceront le management intermédiaire. La plupart des processus seront numérisés, et nous aurons des agents capables de prendre des décisions de manière autonome, sans intervention humaine. On peut très bien imaginer une intelligence artificielle soumettant une offre de mission sur la blockchain, étudiant le profil des différents candidats, sélectionnant le meilleur à l’aide d’algorithmes spécifiques, actant la collaboration à l’aide d’un contrat intelligent et rémunérant l’individu une fois la mission terminée. En somme, on peut complètement automatiser la manière de faire des affaires. »

Un Facebook possédé par ses utilisateurs ?

Un discours qui pourrait sembler très ambitieux. Pourtant, des entreprises sont d’ores et déjà en train d’appliquer ces principes. C’est le cas de Consensys, jeune pousse new-yorkaise spécialisée dans la blockchain. La startup opère selon un certain nombre de règles que les employés ont contribué à rédiger, avant de voter leur adoption, et qui sont désormais codées sous forme de contrats intelligents. Le cofondateur de l’entreprise, Joseph Lubin, voit Consensys comme un groupement collaboratif d’entrepreneurs. Son objectif est d’automatiser un maximum de processus possibles via la plateforme Ethereum : gouvernance, opérations au jour le jour, gestion de projet, embauches, etc.

Les entreprises Backfeed et Colony.io fournissent toutes deux des infrastructures pour entreprises décentralisées, et ce via la blockchain. « Imaginez Facebook détenu par ses utilisateurs, des réseaux de transport décentralisés indépendants d’Uber, des marchés dominés par des communautés open source où les contributeurs sont aussi des actionnaires et où la valeur créée est redistribuée de manière juste et transparente. Imaginez le potentiel innovant de telles organisations, libérées de la rigidité des structures hiérarchiques. Pour tout cela et bien plus encore, Backfeed fournit l’infrastructure pour une coopération décentralisée », lit-on sur le site de Backfeed.

Toutefois, ces initiatives demeurent pour l’heure très expérimentales. En 2016, un projet de DAO [organisation autonome décentralisée, ndlr], logiquement baptisé « The DAO », a explosé en plein vol après avoir d’abord affolé les investisseurs. Un hacker est parvenu à exploiter des faiblesses dans le code des contrats intelligents pour dépouiller l’entreprise de 3,6 millions d’ether, soit 50 millions de dollars à l’époque, coupant court à l’expérience. Malgré cet incident de parcours, les partisans de la DAO sont persuadés que cette idée finira par s’imposer

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/et-si-la-blockchain-supprimait-les-chefs-795521.html#xtor=EPR-2-%5Bl-actu-du-jour%5D-20181029.

Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

« Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Suite à la « crise turque » et à la chute vertigineuse de la livre turque (TRY) survenue vendredi, on observe une explosion des échanges livre turque / bitcoin.

La livre turque est en pleine surchauffe. La monnaie nationale qui a perdu près de la moitié de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année, a enregistré vendredi 10 août, une baisse vertigineuse jusqu’à des plus bas historiques, une baisse de 13 % sur la journée.

Cette crise turque sur fond de fortes tensions diplomatiques entre Ankara et Washington survenue brutalement vendredi, suite à la détention d’un pasteur américain par le gouvernement turc, a envoyé une onde de choc planétaire. Elle a entraîné dans son sillage les principales bourses européennes qui ont toutes clôturé dans le rouge, touchant particulièrement le secteur bancaire.

Lundi, alors que la chute de la monnaie se poursuit, et que les inquiétudes sur les marchés financiers demeurent, bitcoin.org a enregistré une explosion de 42 % des visiteurs turcs. La paire BTC/TRY a atteint son plus haut depuis janvier 2018.

Autant d’indicateurs qui laissent penser que de nombreux investisseurs turcs s’intéressent à Bitcoin et aux cryptomonnaies. La Turquie est confrontée à une crise de confiance dans sa monnaie, qui pousse un nombre plus important de personnes à s’intéresser au bitcoin.
Les volumes de transactions en bitcoins sont en très forte hausse sur les plateformes d’échanges turques. Koinim, la plateforme de change de cryptomonnaies la plus importante du pays, a enregistré une hausse de plus de 60 % des volumes de transactions BTC/TRY. Sur BTCTurk, les volumes ont augmenté de plus d’un tiers et, sur Paribu, ils ont augmenté de 100 %.

Le Vénézuela et le Nigéria ont connu des situations similaires. Des événements politiques et économiques ont provoqué une hyperinflation de la monnaie nationale : la confiance par rapport aux monnaies fiduciaires a de nouveau été remise en cause dans chacun de ces pays. Cela a poussé de nombreuses personnes à s’intéresser et à investir dans le bitcoin et les cryptomonnaies.

Notons par exemple qu’aujourd’hui, de très nombreux commercants vénézueliens acceptent DASH comme moyen de paiement.

Certains l’affirment, ce n’est pas grâçe aux ETF ou à diverses stratégies de holding que les cryptomonnaies vont se démocratiser, mais bien grâce à ce genre d’événements : en remplaçant les devises fiduciaires, et en palliant aux problématiques actuelles des systèmes financiers à travers le monde. C’est bien là l’essence même de Bitcoin.

Sources : CoinDesk ; Hacked || Image from Shutterstock

 

https://journalducoin.com/bitcoin/crise-turque-explosion-des-echanges-livre-turque-bitcoin/

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