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Les grandes entreprises rétablissent la «plomberie» cryptographique malgré la prudence monétaire

Les grandes entreprises rétablissent la «plomberie» cryptographique malgré la prudence monétaire
PHOTO DE FICHIER: les boutons de Bitcoin.com sont affichés au sol lors de la conférence sur la technologie du blockchain du consensus 2018 à New York, New York, États-Unis, le 16 mai 2018. REUTERS / Mike Segar

Les investissements en capital-risque dans les startups crypto et blockchain, comprenant des fonds d’entreprises, ont atteint 850 millions de dollars depuis le début de l’année, selon les données compilées par PitchBook pour Reuters. Les 13 transactions ont mis les flux sur la voie d’un deuxième record annuel consécutif.

De tels paris, réalisés par des sociétés telles que le London Stock Exchange Group et Microsoft Corp, ont été multipliés par cinq pour atteindre le montant record de 2,4 milliards de dollars sur 117 investissements en 2018. Cela suggère que les grandes entreprises sont prometteuses dans la technologie naissante, même si elles se battent pour être acceptées.

Ils ont surtout accordé une grande importance aux pièces numériques, y compris bitcoin, en évitant les investissements directs en raison des préoccupations liées au resserrement de la réglementation, aux défaillances fréquentes en matière de sécurité et à la forte volatilité.

L’absence de courant dominant laisse planer de sérieux doutes sur le potentiel des crypto-monnaies de passer de jetons spéculatifs à des moyens de paiement capables de rivaliser avec la monnaie fiduciaire.

Le bitcoin a chuté des trois quarts l’an dernier après avoir frôlé un record de 20 000 dollars dans sa bulle frénétique de 2017. Elle est toujours sujette à des fluctuations brutales des prix, soulignées par un récent bond de 20% qui a rendu perplexe les traders et les analystes.

Et bien que la blockchain ait trouvé une utilisation dans des secteurs tels que le financement du commerce, son application a été relativement étroite.

Les entreprises étudient comment et si les technologies de la chaîne de blocs et les technologies associées peuvent être utilisées de manière à provoquer des changements plus profonds, a déclaré Richard Hay, responsable britannique de la fintech au sein du cabinet d’avocats Linklaters.

 

« Il y a deux dynamiques en jeu », a-t-il déclaré. «Nous pouvons mettre en place des solutions opérationnelles et réaliser des économies de coûts, tout en recherchant des moyens de déployer la technologie à plus long terme, à plus long terme.»

Des exemples récents incluent un investissement de 20 millions de dollars impliquant la London Stock Exchange et la Banco Santander dans une startup londonienne dont la plate-forme peut être utilisée pour émettre des dettes sur blockchain, la technologie à la base de la plupart des pièces numériques.

“PLOMBERIE DE BASE”

Les investissements couvrent les startups des fabricants d’engrenages et d’échanges de mines de crypto-monnaie, indique le rapport PitchBook au 8 avril.

L’un des principaux moteurs est l’espoir croissant que la «symbolisation» des actifs allant des actions au pétrole – essentiellement en les numérisant et en leur permettant d’être négociés en blockchain – bouleversera les marchés, ont déclaré des avocats et des consultants travaillant avec des firmes de technologies financières.

«Les gens sont vraiment séduits par la symbolique – la capacité de produire des pièces de monnaie ou d’autres formes de valeur – c’est là que nous voyons toute l’action en ce moment», a déclaré Anton Ruddenklau, co-responsable mondial de la fintech chez KPMG.

« Ils investissent comme une haie technologique autant que tout. »

 

Les données impliquant du capital de risque d’entreprise sont généralement petites, selon les données. Les transactions de cette année avaient une valeur médiane de 6,5 millions de dollars, un niveau inférieur aux 8 millions de dollars de l’année dernière.

D’autres sont beaucoup plus gros.

Bakkt, une plate-forme de négociation de crypto-monnaie créée l’an dernier par Intercontinental Exchange Inc, propriétaire de la Bourse de New York, a levé en décembre plus de 180 millions de dollars auprès d’investisseurs, dont M12, la branche de capital-risque de Microsoft.

La ruée vers l’argent des sociétés de capital de risque intervient alors que les investissements de capital de risque (CR) traditionnels affluent également dans le secteur. L’année dernière, 617 transactions ont totalisé un montant record de 5,6 milliards de dollars dans le monde, selon les données, alors que les investisseurs en capital-risque évaluent l’impact des technologies sur l’économie en ligne.

«Il existe une énorme expérimentation sur la plomberie de base d’une couche économique native du Web», a déclaré Jamie Burke, PDG de Outlier Ventures, un fonds qui a dirigé des investissements dans environ huit projets liés à la blockchain.

Mais avec cette expérimentation sont venus des exemples d’échec.

En décembre, le projet de crypto-monnaie Basis avait annoncé la fermeture et la restitution des fonds à ses commanditaires, notamment le bras de liaison GV de Alphabet, propriétaire de Google, et Bain Capital Ventures en raison de préoccupations liées à la réglementation.

Selon les données de PitchBook, les mineurs et les bourses de crypto-monnaie constituent les quatre plus grandes entreprises adossées à du capital-risque.

Certains ont connu des difficultés dans la chute des prix du bitcoin. Bitmain Technologies, une entreprise évaluée à 12 milliards de dollars, a par exemple mis un terme à son offre publique initiale prévue à Hong Kong.

 

D’autres s’en sont mieux tirés. L’échange Coinbase basé à San Francisco, d’une valeur de 8 milliards de dollars, a vu les recettes non américaines croître de 20% l’an dernier à 153 millions d’euros, a montré un dépôt au registre du commerce britannique.

La branche britannique de la bourse, qui comptabilise les recettes non américaines de la société, représente près du tiers des recettes totales de la société, a déclaré le directeur général de Coinbase UK, Zeeshan Feroz.

Selon les calculs de Reuters, cela laisse supposer un chiffre d’affaires mondial d’environ 520 millions de dollars l’année dernière – un aperçu rare de la santé financière d’un échange de crypto-monnaie.

Coinbase a refusé de commenter.

Édité par Anna Willard

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 Quels sont les risques du shadow banking sur l’économie ?

 Quels sont les risques du shadow banking sur l’économie ?
Le risque du shadow banking sur les économies mondiales

Quels sont les risques du shadow banking sur l’économie ?

 

Le shadow banking, ou littéralement « finance de l’ombre », pèse de plus en plus lourd dans l’économie internationale. Mais cette finance parallèle représente aussi un risque majeur pour le système bancaire traditionnel… surtout dans un contexte économique international où les indicateurs passent déjà au rouge.

Le shadow banking : définition et fonctionnement

Dans le monde de la finance, on distingue le système bancaire classique du « shadow banking ». Cette finance de l’ombre, ou finance fantôme, n’est rien de moins qu’une finance parallèle. Elle regroupe les opérations financières réalisées en dehors des bilans des banques. On parle aussi de finance « déstructurée ».

Mieux comprendre le shadow banking avec un exemple

Pour mieux comprendre la définition du shadow banking et son fonctionnement par rapport au système bancaire classique, on peut évoquer le cas habituel d’un particulier qui se tourne vers sa banque pour certains besoins de financement. Une demande de prêt immobilier par exemple, ou un prêt à la consommation pour un achat de voiture ou pour un projet personnel. Pour répondre à ce type de demande, la banque puise dans les dépôts bancaires, mais également dans les liquidités que procurent les banques centrales. L’emprunteur rembourse une somme convenue tous les mois, avec un taux d’intérêt plus ou moins élevé. L’établissement bancaire absorbe ensuite une partie des bénéfices dans ses fonds propres. Elle conserve surtout la trace de l’ensemble de ses transactions dans ses bilans : les banques sont soumises « à toute une série d’astreintes et de règles prudentielles » (source).

Le shadow banking explore le système des banques parallèles

Pour répondre à ces réglementations, les banques ne sont pas autorisées à avoir des créances que l’on pourrait qualifier de « douteuses ». Depuis les années 80, on assiste donc à une multiplication des opérations de titrisation, c’est-à-dire de la transformation de créances en titres financiers. Les opérations sont ainsi sorties des bilans financiers des banques, avec un taux d’intérêt plus élevé pour les plus risquées.

Cela va encore plus loin. Le shadow banking regroupe ainsi tous les grands acteurs financiers qui n’ont pas accès au refinancement des banques centrales et qui n’ont pas de pouvoir de création monétaire. Des fonds divers et variés : « sur le papier, nombre d’entre eux sont connus et bien répertoriés », relève ainsi Challenges.fr. « Des banques d’affaires, des fonds d’investissement, des gestionnaires d’actifs, des sociétés de garantie de crédit, des sociétés d’affacturage etc. » Puisqu’elles ne sont plus effectuées dans le cadre bancaire traditionnel, ces activités financières ne sont plus réglementées.

Cette vidéo réalisée par LeFigaro permet également de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre.

Quel est le poids du shadow banking en France et sur les finances internationales ?

La finance de l’ombre s’est fortement développée dans les années 80 mais l’essor est encore plus fort depuis les années 2000. Le système présente en effet des avantages pour les acteurs financiers : pas (ou très peu) de réglementation, de la discrétion, des marges plus intéressantes. Et les renforcements de la régulation bancaire, qui suivent directement les crises – comme cela a été le cas en 2008, augmentent l’attrait des acteurs financiers pour le shadow banking.

Si bien qu’il devient difficile aujourd’hui d’estimer le poids de cette finance de l’ombre. En 2017, un rapport du Conseil de stabilité financière (FSB – Financial Stability Board) avançait un capital équivalent à 92 000 milliards de dollars. Soit près de 30 000 milliards de plus qu’en 2007… un an avant la crise des subprimes et l’écroulement du système. « Après avoir chuté jusqu’en 2011 sous l’effet de cette crise, la finance parallèle est repartie de plus belle…. », relevait Boursier.com après la publication de ce rapport de la FSB. L’une des raisons avancée par les spécialistes, c’est que finalement, le shadow banking se nourrit de la réglementation bancaire et financière. « Plus la réglementation se durcit, plus le shadow banking – déversoir des risques bancaires – se développe et se technicise », relevait Le Figaro en 2015.Trois ans plus tard, cela continue à se vérifier.

Les mauvais élèves de la finance de l’ombre

En plus du volume que représente le shadow banking, les autorités relèvent un très grand risque pour des pays qui sont fortement dépendants à cette finance hors système bancaire. Ainsi, les îles Caïmans sont particulièrement nourries par cette finance (70% de la part totale des actifs financiers du pays), mais plus près de nous l’Irlande est perfusée par ces milliards d’actifs financiers non régulés, dans une moindre mesure, le Luxembourg et les Pays-Bas le sont aussi.

Comment réguler le shadow banking ?

En 2010, le G20 a commencé à se pencher sur une meilleure maîtrise du shadow banking, en créant le Conseil de stabilité financière (FSB). Mais depuis, les choses n’ont pas réellement avancé et le FSB peine toujours à estimer les chiffres réels et « rien de concret n’a juridiquement abouti », estimel’économiste Jean-Yves Archer dans Les Echos.

Selon les estimations du FSB, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la zone euro détiennent une majorité des actifs qui constituent la finance de l’ombre. Mais d’autres puissances économiques y émergent aussi de plus en plus. C’est le cas de la Russie, de la Chine, de l’Inde… Ainsi, le Monde se penchait en 2017 sur les premiers chiffres du shadow banking en Chine. Un secteur qui atteignait alors 7 060 milliards d’euros, mais qui s’étendait rapidement. Et « la rapidité avec laquelle il s’étend devient une préoccupation pour les régulateurs chinois et à l’étranger, inquiets du risque systémique caché. »

Pourquoi le shadow banking fait peur ?

D’où viennent ces inquiétudes face à la finance de l’ombre justement ? Précisément du système. Il répond aujourd’hui à des besoins des emprunteurs et des investisseurs, et il contourne des réglementations jugées trop sévères ou trop restrictives par certains gros investisseurs. C’est un rouage du système « crédit – consommation – croissance ». Et lorsque tout se passe bien, ce rouage tourne sans problème.

Mais il a deux inconvénients majeurs. D’abord, il représente un poids de plus en plus important dans l’équilibre financier mondial. En 2015, il pesait « un quart des actifs financiers mondiaux, la moitié du poids du système bancaire traditionnel, et l’équivalent du PIB mondial annuel. » (source) Ensuite, il est au cœur d’une interdépendance de l’ensemble des acteurs financiers. Si un seul maillon vient à se rompre, c’est toute la chaîne qui est menacée. Et en bout de chaîne, on retrouve la banque traditionnelle… et l’emprunteur qui paie aussi les pots cassés. Le risque est systémique !

Risque systémique, l’exemple des subprimes en 2008

Et c’est déjà précisément ce qui s’est passé en 2008, lorsque la crise des subprimes aux Etats-Unis a fini par provoquer une panique sur les marchés américains, puis sur l’ensemble des économies mondiales. Bien sûr, si le rouage est petit, une banque peut être sauvée par l’Etat. « Une échelle de grandeur s’impose : la finance de l’ombre représente près de 3 fois le montant du mécanisme de sécurité bancaire mis en place par l’Union européenne », rappelle Jean-Yves Archer en guise de conclusion. J’ajouterai aussi que dix ans après la crise, tous les indicateurs passent déjà au rouge, à un moment où le shadow banking n’est toujours pas réglementé… dans un contexte de surendettement et d’économies zombifiées

En 2018 : ne dites plus Shadow Banking !

Dans le rapport du 2018 du FSB (publié en février 2019) il est décidé de ne plus utiliser le terme “Shadow Banking” mais l’expression “non-banking financial intermediation” ( NBFI) que l’on peut traduire par “l’intermédiation financière non bancaire”. L’objectif de l’association (qui regroupe un certain nombre de banquiers centraux) avec ce changement de terminologie est de,  je cite : “renforcer la résilience de l’intermédiation non bancaire”. En d’autres termes “la finance de l’ombre” ou le “shadow banking” traîne une image de pratiques sulfureuses qui n’est pas obligatoirement adaptée à l’ensemble des métiers de la finance “non bancaire” pour le FSB.

2019 : Innovation et crypto-monnaies

La raison de ce changement de nom c’est la multiplication des innovations dans la finance non-bancaire. Et parfois, elles sont plutôt vertueuses. Elles peuvent avoir finalement comme raison d’être de suppléer ou de fluidifier les fonctionnements des banques. L’exemple français le plus connu, c’est par exemple le compte nickel. Il a été créé pour permettre aux “interdits bancaires”, aux rejetés du système bancaire de bénéficier de moyens de paiement électroniques : carte de paiement ou IBAN pour les achats sur Internet. C’est la définition même d’une activité “non bancaire”, donc du shadow banking. On a bien compris qu’il ne s’agit pas de détourner des fonds ou de blanchir le fruit de trafics en tout genre. Les responsables et les autorités de la finance mondiale ont pris le parti de ne plus interdire ces activités mais de les connaître pour contrôler leur fonctionnement. D’ailleurs, le “compte nickel” a été racheté au final par BNP Paribas. Dans la finance, à la fin c’est la banque qui gagne ?

Crypto et tokens, la révolution

L’autre grande tendance, c’est le développement des “crypto-asset” et des tokens, vers une société sans cash. Des valeurs qui ne sont pas des unités de compte ou de la monnaie sonnante et trébuchante. La grande tendance depuis quelques mois, c’est de créer des “tokens”, de la monnaie numérique qui repose sur des actifs tangibles comme l’or, qui s’accumule en “travaillant pour la communauté ou que l’on achète avec des euros ou autre devise. Les jeunes joueurs de jeux vidéo connaissent bien ce principe. Ils vont être rémunérés pour agir dans le jeu avec des points de vie ou d’expérience ou bien encore des équipements pour leur personnage. Peut-on parler d’activité frauduleuse dans ce cas là ?

Le citoyen reprend le pouvoir sur la finance : Crédit Peer-to-peer, crowdfunding

Là aussi, on évite le système bancaire. Le crédit peer-to-peer, c’est vieux comme le prêt d’argent entre individus. On met en relation via une plateforme internet des prêteurs et des emprunteurs. La plateforme joue le rôle d’intermédiaire. Les premières solutions ont été développées il y a une dizaine d’années. Les banques ont tiré à boulets rouges contre ces “barbares” qui venait puiser dans le business du crédit. Puis, là aussi, les offres se sont professionnalisées et au final, les banques traditionnelles n’ont eu de cesse de racheter ces “start-up”.

Dernière exemple, l’investissement en crowdfunding. Là, c’est le gendarme des marchés financiers qui bloquait le processus. L’appel public à l’épargne était très réglementé à juste titre. Le principe étant de protéger le citoyen des investissements hasardeux ou portés par des personnes peu scrupuleuses. Mais voila, la volonté du citoyen d’investir directement dans des projets (culturels, environnementaux) ou dans des entreprises était de plus en plus forte. Alors, plutôt que de voir arriver des acteurs un peu “border line”, le législateur a préféré organiser et réglementer le crowdfunding, le financement par la foule.

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A propos de Jean-François Faure

La faucille, le marteau et… le bitcoin ?

LA GRANDE TABLE IDÉES par Marie Richeux

DU LUNDI AU VENDREDI DE 12H55 À 13H30

Réécouter La faucille, le marteau et… le bitcoin ?

34 MIN

La faucille, le marteau et… le bitcoin ?

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Le FMI tente d’empêcher les Îles Marshall d’adopter une cryptomonnaie

Le FMI tente d’empêcher les Îles Marshall d’adopter une cryptomonnaie

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Le Parlement des Îles Marshall a adopté, le 26 février 2018, le principe d’une cryptomonnaie (Declaration and Issuance of the Sovereign Currency Act 2018). Elle devrait être mise en œuvre par une société israélienne, Neema, sous le nom de Sovereign (SOV).

Les Îles Marshall, qui n’ont pas d’armée et dont la Défense est assurée par les États-Unis, n’ont pas de monnaie propre et utilisent le Dollar.

Selon le Fonds monétaire international, le projet de Sovereign n’offre aucune garantie en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Il pourrait donc ne pas obtenir la convertibilité en Dollar.

Affolé par cette perspective, le Parlement des Îles Marshall devra se prononcer le 12 novembre sur sa mise en application et, éventuellement, censurer le gouvernement d’Hilda Heine.

Actuellement, le Venezuela est le seul État au monde à disposer d’une crypto-monnaie, le Petro. Cependant, celle-ci n’est pas fixée sur le marché, mais sur les réserves naturelles du pays. Ce système a permis de mettre fin à la dépréciation abyssale du Nouveau Bolivar.

Depuis le début 2018, le Royaume-Uni, le Canada, Singapour, la Turquie et l’Iran étudient la possibilité de créer leur propre cryptomonnaie.

Documents joints

IMF Report
See page 6 : « Protecting fincial stability ».
(PDF – 1.4 Mo)

 

http://www.voltairenet.org/article203813.html

Et si la « blockchain » supprimait les chefs ?

Par Guillaume Renouard, à San Francisco  |   |  1067
L'IA pourrait gérer certaines fonctions managériales dans l'entreprise, tel le recrutement des collaborateurs.
L’IA pourrait gérer certaines fonctions managériales dans l’entreprise, tel le recrutement des collaborateurs. (Crédits : iStock)
Rendue célèbre pour le fulgurant essor du bitcoin, la « blockchain » pourrait bien changer le visage de l’entreprise, en remplacer intégralement les strates managériales par des contrats intelligents.

Sans conteste, 2017 a été l’année où les cryptomonnaies, bitcoin en tête, sont passées du statut de hobby pour geeks à celui de phénomène susceptible de captiver le grand public. Les possibilités de la blockchain, technologie qui se trouve derrière ces monnaies numériques, vont toutefois bien au-delà de la sphère financière. « La blockchain va transformer toutes les industries », titrait ainsi récemment le Huffington Post. Dans leur ouvrage Blockchain Revolution, paru en 2016 aux États-Unis (éd. Portfolio, non traduit en français), Don et Alex Tapscott prédisent que cette technologie pourrait même changer radicalement l’organisation et le management des entreprises. « La blockchain est déjà en train de transformer l’industrie des services financiers. Qu’en est-il des entreprises, piliers du capitalisme moderne ? Avec cette plateforme globale de pair-à-pair pour l’identité, la réputation et les transactions, nous serons capables de repenser les fondations de l’entreprise, pour promouvoir l’innovation et le partage de la création de valeur », écrivent-ils.

La versatilité de la blockchain repose notamment sur les contrats intelligents. De quoi s’agit-il ? De contrats codés dans la blockchain, qui déclenchent une action une fois que des conditions bien précises et définies au préalable ont été réunies. Il peut s’agir de contrats très simples, comme « une fois que A aura payé telle somme en dollars à B, B envoie telle somme en cryptomonnaie à A », ou d’opérations plus complexes. Les contrats intelligents sont mis en place via la plateforme Ethereum, lancée en 2015 par Vitalik Buterin, petit génie russo-canadien qui, frustré par les limitations du bitcoin, a voulu concevoir un outil permettant d’utiliser la blockchain au-delà de la sphère financière.

De l’entreprise au réseau

Ces contrats facilitent grandement les transactions dans le cadre d’une économie mondialisée. Il devient possible de nouer facilement des relations professionnelles avec n’importe quelle autre entreprise ou collaborateur indépendant, et ce de manière sécurisée. « En permettant aux entreprises de recruter et payer facilement les meilleurs talents dans le monde entier, les contrats intelligents ouvrent la voie à des entreprises encore plus globalisées », affirme Lawrence Lundy, à la tête de la recherche chez Outlier Ventures, fonds d’investissement spécialisé dans les entreprises de la blockchain.

Un outil d’autant plus puissant que la blockchain permet également d’effectuer des paiements instantanés et à moindres frais, par le biais des monnaies virtuelles. L’entreprise Bitwage, par exemple, offre la possibilité aux entreprises américaines de payer leurs collaborateurs à l’étranger en bitcoin. Le paiement est effectué en une journée et Bitwage ne prélève que 1 % de commission. À titre de comparaison, en utilisant PayPal, le paiement prend trois à quatre jours, et la commission est de 6 %. « Pour un coût très faible, les contrats intelligents permettent aux entreprises de nouer des accords dynamiques et automatisés avec des fournisseurs et partenaires non envisageables par le passé. Une fois agrégés, les contrats intelligents transforment les entreprises en réseaux, rendant les frontières de l’entreprise plus poreuses et fluides », résument Don et Alex Tapscott dans Blockchain Revolution.

Vers des entreprises entièrement décentralisées

Certains veulent aller encore plus loin et remplacer intégralement les strates managériales par des contrats intelligents. L’idée : automatiser le management à l’aide du code, en créant des règles qui déterminent ce qui peut être fait au sein d’une entreprise. « Et si, à l’aide des technologies de l’information modernes, nous pouvions coder les différentes règles de l’entreprise, créer des contrats inviolables qui génèrent des revenus, paient les employés pour effectuer certaines tâches, et trouvent leur propre matériel pour fonctionner, le tout sans besoin de hiérarchie humaine ? », s’interrogeait Vitalik Buterin dans un article paru en 2013 dans Bitcoin Magazine.

Une vision à laquelle adhère également Lawrence Lundy : « D’ici cinq à dix ans, je pense que les contrats intelligents remplaceront le management intermédiaire. La plupart des processus seront numérisés, et nous aurons des agents capables de prendre des décisions de manière autonome, sans intervention humaine. On peut très bien imaginer une intelligence artificielle soumettant une offre de mission sur la blockchain, étudiant le profil des différents candidats, sélectionnant le meilleur à l’aide d’algorithmes spécifiques, actant la collaboration à l’aide d’un contrat intelligent et rémunérant l’individu une fois la mission terminée. En somme, on peut complètement automatiser la manière de faire des affaires. »

Un Facebook possédé par ses utilisateurs ?

Un discours qui pourrait sembler très ambitieux. Pourtant, des entreprises sont d’ores et déjà en train d’appliquer ces principes. C’est le cas de Consensys, jeune pousse new-yorkaise spécialisée dans la blockchain. La startup opère selon un certain nombre de règles que les employés ont contribué à rédiger, avant de voter leur adoption, et qui sont désormais codées sous forme de contrats intelligents. Le cofondateur de l’entreprise, Joseph Lubin, voit Consensys comme un groupement collaboratif d’entrepreneurs. Son objectif est d’automatiser un maximum de processus possibles via la plateforme Ethereum : gouvernance, opérations au jour le jour, gestion de projet, embauches, etc.

Les entreprises Backfeed et Colony.io fournissent toutes deux des infrastructures pour entreprises décentralisées, et ce via la blockchain. « Imaginez Facebook détenu par ses utilisateurs, des réseaux de transport décentralisés indépendants d’Uber, des marchés dominés par des communautés open source où les contributeurs sont aussi des actionnaires et où la valeur créée est redistribuée de manière juste et transparente. Imaginez le potentiel innovant de telles organisations, libérées de la rigidité des structures hiérarchiques. Pour tout cela et bien plus encore, Backfeed fournit l’infrastructure pour une coopération décentralisée », lit-on sur le site de Backfeed.

Toutefois, ces initiatives demeurent pour l’heure très expérimentales. En 2016, un projet de DAO [organisation autonome décentralisée, ndlr], logiquement baptisé « The DAO », a explosé en plein vol après avoir d’abord affolé les investisseurs. Un hacker est parvenu à exploiter des faiblesses dans le code des contrats intelligents pour dépouiller l’entreprise de 3,6 millions d’ether, soit 50 millions de dollars à l’époque, coupant court à l’expérience. Malgré cet incident de parcours, les partisans de la DAO sont persuadés que cette idée finira par s’imposer

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/et-si-la-blockchain-supprimait-les-chefs-795521.html#xtor=EPR-2-%5Bl-actu-du-jour%5D-20181029.

Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

« Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Suite à la « crise turque » et à la chute vertigineuse de la livre turque (TRY) survenue vendredi, on observe une explosion des échanges livre turque / bitcoin.

La livre turque est en pleine surchauffe. La monnaie nationale qui a perdu près de la moitié de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année, a enregistré vendredi 10 août, une baisse vertigineuse jusqu’à des plus bas historiques, une baisse de 13 % sur la journée.

Cette crise turque sur fond de fortes tensions diplomatiques entre Ankara et Washington survenue brutalement vendredi, suite à la détention d’un pasteur américain par le gouvernement turc, a envoyé une onde de choc planétaire. Elle a entraîné dans son sillage les principales bourses européennes qui ont toutes clôturé dans le rouge, touchant particulièrement le secteur bancaire.

Lundi, alors que la chute de la monnaie se poursuit, et que les inquiétudes sur les marchés financiers demeurent, bitcoin.org a enregistré une explosion de 42 % des visiteurs turcs. La paire BTC/TRY a atteint son plus haut depuis janvier 2018.

Autant d’indicateurs qui laissent penser que de nombreux investisseurs turcs s’intéressent à Bitcoin et aux cryptomonnaies. La Turquie est confrontée à une crise de confiance dans sa monnaie, qui pousse un nombre plus important de personnes à s’intéresser au bitcoin.
Les volumes de transactions en bitcoins sont en très forte hausse sur les plateformes d’échanges turques. Koinim, la plateforme de change de cryptomonnaies la plus importante du pays, a enregistré une hausse de plus de 60 % des volumes de transactions BTC/TRY. Sur BTCTurk, les volumes ont augmenté de plus d’un tiers et, sur Paribu, ils ont augmenté de 100 %.

Le Vénézuela et le Nigéria ont connu des situations similaires. Des événements politiques et économiques ont provoqué une hyperinflation de la monnaie nationale : la confiance par rapport aux monnaies fiduciaires a de nouveau été remise en cause dans chacun de ces pays. Cela a poussé de nombreuses personnes à s’intéresser et à investir dans le bitcoin et les cryptomonnaies.

Notons par exemple qu’aujourd’hui, de très nombreux commercants vénézueliens acceptent DASH comme moyen de paiement.

Certains l’affirment, ce n’est pas grâçe aux ETF ou à diverses stratégies de holding que les cryptomonnaies vont se démocratiser, mais bien grâce à ce genre d’événements : en remplaçant les devises fiduciaires, et en palliant aux problématiques actuelles des systèmes financiers à travers le monde. C’est bien là l’essence même de Bitcoin.

Sources : CoinDesk ; Hacked || Image from Shutterstock

 

https://journalducoin.com/bitcoin/crise-turque-explosion-des-echanges-livre-turque-bitcoin/

Après avoir rebondi, le bitcoin décroche à nouveau

Après avoir rebondi, le bitcoin décroche à nouveau

Par Estelle Nguyen  |   |  555  mots
Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris) mercredi 8 août, un bitcoin valait 6.481,84 dollars, alors qu'il était à 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT.
Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris) mercredi 8 août, un bitcoin valait 6.481,84 dollars, alors qu’il était à 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT. (Crédits : JM)
En un peu plus de deux semaines, le bitcoin a perdu près de 23% de sa valeur, effaçant un rebond entamé mi-juillet. La principale crypto-monnaie avait en effet rebondi de 30%, dépassant même les 8.400 dollars dans la journée du 25 juillet.

La chute est sévère pour le bitcoin. La crypto-monnaie a vu sa valeur dégringoler de 8%, ce mercredi 8 août, après le report de la décision de la SEC (Securities and Exchange Commission), gendarme des marchés financiers, sur la validation du tant attendu ETF Bitcoin (Exchange Traded Fund) au 30 septembre prochain. La création de ce fonds indiciel sur le bitcoin permettrait de faciliter la tâche des investisseurs institutionnels qui s’intéressent à la crypto-monnaie et souhaiteraient en acheter.

Selon les observateurs, le choix de la SEC était en partie décisif pour la remontée du bitcoin. Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris), un bitcoin valait 6.481,84 dollars contre 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT.

« La Commission prolonge le délai de 45 jours. Le Conseil estime qu’il convient de prévoir un délai plus long pour agir sur le changement de règle proposé afin qu’il ait suffisamment de temps pour examiner la demande » a déclaré la SEC dans un communiqué.

Il y a trois à quatre semaines pourtant, le bitcoin avait rebondi (+30% environ depuis le début du mois de juillet) après des rumeurs d’intérêt du plus grand gérant d’actifs au monde, BlackRock. Selon Financial News, l’asset manager new-yorkais aux 6.300 milliards de dollars d’actifs sous gestion aurait créé une équipe chargée de travailler sur les crypto-monnaies et la technologie Blockchain. De quoi réjouir les banques et institutions financières, qui avaient alors investi directement dans les startups de l’univers de la Blockchain.

Plusieurs autres victimes de la décision de la SEC

Ce retard est un nouveau coup dur pour le marché des actifs numériques, qui espérait une décision favorable avant la mi-août. L’ethereum et le ripple, les cryptomonnaies aux capitalisations les plus importantes juste après le bitcoin, ont d’ailleurs enregistré des pertes similaires.

 Cette nouvelle baisse « observée sur le bitcoin continue de souligner l’extrême sensibilité de la cryptomonnaie aux développements d’un ETF » a expliqué Lukman Otunuga, analyste pour FXTM à l’AFP.

Dans le détail, l’ethereum a rechuté de 10% sur la journée, à 315 dollars. Sur une semaine, le repli est de plus de 12%. Le XRP est aussi mal en point, en retombant de 15% à 0,35 dollar sur 24 heures. Sur sept jours, il perd pas moins de 21%. D’autres crypto-monnaies ont fait les frais du report de décision de la SEC, comme le Stellar qui s’effondre de 9% sur la journée et de 21% sur une semaine. Ou encore, le Cardano, le Litecoin et le IOTA qui perdent de 10% à 13% sur la journée.

Tergiversations de la SEC

L’autorité de marché a décidé de redoubler de prudence concernant sa décision sur le fonds indiciel sur le bitcoin, alors que ce choix est attendu de pied ferme. Il pourrait en effet soutenir encore les prix et aider à la démocratisation des devises digitales. Les pro crypto-monnaies vont devoir toutefois se montrer patients, car la SEC a encore la possibilité de reporter par deux fois sa décision, à fin décembre puis à fin février.

Le 26 juillet dernier, elle avait déjà exprimé un refus concernant la demande de création d’un ETF, à l’initiative des célèbres frères Cameron et Tyler Winklevoss, premiers milliardaires en bitcoins. Cette décision avait alors provoqué le retournement de tendance de la crypto-monnaie.

Le bitcoin décroche, le gendarme boursier américain hésite

Le bitcoin décroche, le gendarme boursier américain hésite

Le cours du bitcoin, principale cryptomannaie perd plus de 20% en deux semaines, pénalisé principalement par les tergiversations du gendarme boursier américain / © AFP/Archives / JACK GUEZ

Le cours du bitcoin, première et principale cryptomonnaie, a perdu plus de 20% en deux semaines, pénalisé principalement par les tergiversations du gendarme boursier américain, la SEC, quant à des fonds indiciels basés sur le bitcoin.

Vers 10H30 GMT (12H30 à Paris), un bitcoin valait 6.481,84 dollars contre 6.877,76 dollars mardi vers 21H00 GMT, retombant ainsi à son niveau de mi-juillet, selon des chiffres agglomérés par le fournisseur de données financières Bloomberg.

Surtout, en un peu plus de deux semaines, la plus célèbre des monnaies virtuelles a perdu environ 23% de sa valeur et effacé un rebond entamé mi-juillet.

L’ethereum et le ripple, les cryptomonnaies aux capitalisations les plus importantes après le bitcoin, ont enregistré des pertes similaires.

Les observateurs expliquent cette nouvelle chute par le choix de la SEC, annoncé mardi, de repousser au 30 septembre sa décision concernant la création d’un fonds indiciel (ETF) basé sur le bitcoin.

Initialement, il devait statuer sur la demande formulée par BZX, un marché d’actions géré par le Chicago board options exchange (Cboe) avant ce week-end.

BZX demande un changement de la réglementation pour pouvoir coter un fonds reproduisant l’évolution de la valeur du cours du bitcoin.

Cette nouvelle baisse « observée sur le bitcoin continue de souligner l’extrême sensibilité de la cryptomonnaie aux développements d’un ETF », a expliqué Lukman Otunuga, analyste pour FXTM.

La création d’un fonds indiciel basé sur le bitcoin faciliterait la tâche des investisseurs institutionnels qui s’intéressent à la cryptomonnaie et pourraient souhaiter en acheter.

Le rebond observé il y a trois à quatre semaines avait d’ailleurs été justifié par une information selon laquelle BlackRock, le plus gros gestionnaire d’actifs au monde, s’intéresserait aux cryptomonnaies et à la blockchain, la technologie à l’origine du bitcoin.

« Les cryptomonnaies pourraient recevoir un solide coup de pouce et devenir le principal sujet de discussion sur les marchés financiers si la SEC approuve un ETF en bitcoin en septembre », a ajouté M. Otunuga.

Le 26 juillet, la SEC avait déjà refusé une demande de création d’un ETF créé par les célèbres frères Cameron et Tyler Winklevoss, provoquant le retournement de tendance de la cryptomonnaie.

(©AFP / (08 août 2018 15h15)

https://www.romandie.com/news/Le-bitcoin-d-croche-le-gendarme-boursier-am-ricain-h-site/943692.rom

Banque de France : Bitcoin dans « L’éco en bref »

Banque de France : Bitcoin dans « L’éco en bref »

La Banque de France a publié mardi dans son « Eco du bref » un document de trois pages consacré à Bitcoin.

Extrait : « En 2008, un certain Satoshi Nakamoto met en ligne un article décrivant le fonctionnement d’un système d’échange numérique appuyé sur une nouvelle technologie, la blockchain. Ce qui s’échange sur ce système, ce ne sont pas des euros ou des dollars, mais des actifs numériques appelés bitcoins. Ces actifs sont créés et échangés par les ordinateurs des utilisateurs, connectés en réseau, au moyen de calculs mathématiques complexes, faisant appel à des techniques de cryptographie (c’est-à-dire de codage de données) : c’est la raison pour laquelle on parle de « crypto-actifs ». Si le bitcoin constitue le crypto-actif le plus médiatisé et le plus valorisé, on recense, mi-2018, plus de 1 600 actifs de ce type dans le monde : l’ether, le ripple, etc.

Les crypto-actifs ne peuvent pas être qualifiés de monnaie car ils n’en remplissent pas les trois fonctions essentielles :
• réserve de valeur : la valeur des crypto-actifs n’est pas suffisamment stable pour que celui qui en détient soit certain de conserver sa richesse dans le temps ;
• instrument de transaction : les crypto-actifs n’ont pas de cours légal, donc rien n’oblige les commerçants, les entreprises ou les administrations à les accepter en paiement, contrairement à l’euro qui est la seule monnaie légale en France ;
• unité de compte : du fait de leur très grande volatilité, les crypto-actifs ne peuvent pas servir à exprimer et à comparer de façon fiable la valeur de biens et de services courants. Dans les faits, très peu de biens ou de services ont un prix libellé en crypto-actifs.

 

Pourquoi la valeur des crypto-actifs est-elle très volatile ?

La valeur des crypto-actifs ne repose sur aucun sous-jacent économique réel, à l’inverse par exemple des actions qui représentent des parts de capital d’une entreprise. De ce fait, cette valeur peut évoluer très rapidement à la hausse comme à la baisse, indépendamment des évolutions de l’environnement économique. Ils subissent donc une forte volatilité.

Les investisseurs ne peuvent récupérer leurs fonds en devises que si d’autres utilisateurs désirent acquérir les mêmes crypto-actifs. De ce fait, le cours d’un crypto-actif peut à tout moment s’effondrer si les investisseurs voulant vendre ne trouvent pas d’acquéreurs et se retrouvent détenteurs d’actifs illiquides. Cette situation évoque des précédents de bulles spéculatives.

Pour le moment, le risque de déstabilisation du système financier est cependant limité, car la valeur totale estimée de l’ensemble des crypto-actifs existants est très faible au regard de l’encours des actifs financiers plus classiques, et notamment des capitalisations des grands indices boursiers. »

 

Source : abc-economie.banque-france.fr 

https://bitcoin.fr/leco-en-bref-avec-le-bitcoin-publie-par-la-banque-de-france/#more-33664

 

 

Le Parlement européen donne une première définition des « monnaies virtuelles »

Dans une vingtaine de jours, les Etats de l’Union Européenne commenceront à appliquer la directive 2018/843 qui donne, pour la première fois, une définition des cryptoactifs, ici appelées “monnaies virtuelles”.

Cela représente une étape importante qui car elle donne une définition légale aux cryptoactifs au niveau européen, les différenciants désormais des monnaies traditionnelles.  Alors que cette directive doit être appliquées par les Etats membres d’ici le 10 janvier 2020, elle commencera à entrer en vigueur dès la fin du mois de juillet.

La définition, encore assez générale, est la suivante :

“Le terme ‘monnaie virtuelle’ correspond à la représentation numérique d’une valeur qui n’est pas distribuée ou garantie par une banque centrale or une autorité publique, qui n’est pas attachée à une monnaie légale et ne possède pas le statut légale de monnaie ou devise, mais est cependant acceptée par des personnes légales en tant que moyen d’échange et qui peut être transférée, stockée et échangée électroniquement”.

Dans un deuxième temps, la directive appel à ne pas confondre cryptoactifs et monnaie électronique:

“Il ne faut pas confondre monnaies virtuelles et monnaies électroniques. […] Alors que les monnaies virtuelles peuvent être utilisées comme moyen de paiement, elles peuvent aussi être utilisée à d’autres but et à un usage plus vaste comme un moyen d’échange, de l’investissement, réserve de valeur, ou marchés de prédictions”

Nous noterons le fait que les termes “cryptoactifs”, “cryptomonnaies”, ou “Bitcoin” ne sont jamais mentionnés, bien que la référence à ceux-ci sont évidente.

Coinhouse entre dans la définition de “prestataire de service d’échange de monnaies fiats à monnaies virtuelles” et “prestataire de service de custody” qui est définie comme “une entité qui fournit des services visant à garder des clés cryptographiques privées pour ses clients, afin de détenir, stocker et transférer des monnaies virtuelles.”

Dans le prisme donné par le Parlement européen, Coinhouse se situe idéalement avec des processus de KYC/AML qui sont pris très au sérieux et des échanges fréquents avec les régulateurs français et européens ayant pour objectif d’aider à leur compréhension des actifs cryptographiques et d’être en phase avec les régulations futures, au niveau national comme européen.

http://insights.coinhouse.com/fr/le-parlement-europeen-donne-une-premiere-definition-des-monnaies-virtuelles/

 

 

 

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Revue de presse nationale et internationale.

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