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Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

« Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Suite à la « crise turque » et à la chute vertigineuse de la livre turque (TRY) survenue vendredi, on observe une explosion des échanges livre turque / bitcoin.

La livre turque est en pleine surchauffe. La monnaie nationale qui a perdu près de la moitié de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année, a enregistré vendredi 10 août, une baisse vertigineuse jusqu’à des plus bas historiques, une baisse de 13 % sur la journée.

Cette crise turque sur fond de fortes tensions diplomatiques entre Ankara et Washington survenue brutalement vendredi, suite à la détention d’un pasteur américain par le gouvernement turc, a envoyé une onde de choc planétaire. Elle a entraîné dans son sillage les principales bourses européennes qui ont toutes clôturé dans le rouge, touchant particulièrement le secteur bancaire.

Lundi, alors que la chute de la monnaie se poursuit, et que les inquiétudes sur les marchés financiers demeurent, bitcoin.org a enregistré une explosion de 42 % des visiteurs turcs. La paire BTC/TRY a atteint son plus haut depuis janvier 2018.

Autant d’indicateurs qui laissent penser que de nombreux investisseurs turcs s’intéressent à Bitcoin et aux cryptomonnaies. La Turquie est confrontée à une crise de confiance dans sa monnaie, qui pousse un nombre plus important de personnes à s’intéresser au bitcoin.
Les volumes de transactions en bitcoins sont en très forte hausse sur les plateformes d’échanges turques. Koinim, la plateforme de change de cryptomonnaies la plus importante du pays, a enregistré une hausse de plus de 60 % des volumes de transactions BTC/TRY. Sur BTCTurk, les volumes ont augmenté de plus d’un tiers et, sur Paribu, ils ont augmenté de 100 %.

Le Vénézuela et le Nigéria ont connu des situations similaires. Des événements politiques et économiques ont provoqué une hyperinflation de la monnaie nationale : la confiance par rapport aux monnaies fiduciaires a de nouveau été remise en cause dans chacun de ces pays. Cela a poussé de nombreuses personnes à s’intéresser et à investir dans le bitcoin et les cryptomonnaies.

Notons par exemple qu’aujourd’hui, de très nombreux commercants vénézueliens acceptent DASH comme moyen de paiement.

Certains l’affirment, ce n’est pas grâçe aux ETF ou à diverses stratégies de holding que les cryptomonnaies vont se démocratiser, mais bien grâce à ce genre d’événements : en remplaçant les devises fiduciaires, et en palliant aux problématiques actuelles des systèmes financiers à travers le monde. C’est bien là l’essence même de Bitcoin.

Sources : CoinDesk ; Hacked || Image from Shutterstock

 

https://journalducoin.com/bitcoin/crise-turque-explosion-des-echanges-livre-turque-bitcoin/

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Après avoir rebondi, le bitcoin décroche à nouveau

Après avoir rebondi, le bitcoin décroche à nouveau

Par Estelle Nguyen  |   |  555  mots
Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris) mercredi 8 août, un bitcoin valait 6.481,84 dollars, alors qu'il était à 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT.
Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris) mercredi 8 août, un bitcoin valait 6.481,84 dollars, alors qu’il était à 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT. (Crédits : JM)
En un peu plus de deux semaines, le bitcoin a perdu près de 23% de sa valeur, effaçant un rebond entamé mi-juillet. La principale crypto-monnaie avait en effet rebondi de 30%, dépassant même les 8.400 dollars dans la journée du 25 juillet.

La chute est sévère pour le bitcoin. La crypto-monnaie a vu sa valeur dégringoler de 8%, ce mercredi 8 août, après le report de la décision de la SEC (Securities and Exchange Commission), gendarme des marchés financiers, sur la validation du tant attendu ETF Bitcoin (Exchange Traded Fund) au 30 septembre prochain. La création de ce fonds indiciel sur le bitcoin permettrait de faciliter la tâche des investisseurs institutionnels qui s’intéressent à la crypto-monnaie et souhaiteraient en acheter.

Selon les observateurs, le choix de la SEC était en partie décisif pour la remontée du bitcoin. Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris), un bitcoin valait 6.481,84 dollars contre 6.877,76 dollars mardi, vers 21h00 GMT.

« La Commission prolonge le délai de 45 jours. Le Conseil estime qu’il convient de prévoir un délai plus long pour agir sur le changement de règle proposé afin qu’il ait suffisamment de temps pour examiner la demande » a déclaré la SEC dans un communiqué.

Il y a trois à quatre semaines pourtant, le bitcoin avait rebondi (+30% environ depuis le début du mois de juillet) après des rumeurs d’intérêt du plus grand gérant d’actifs au monde, BlackRock. Selon Financial News, l’asset manager new-yorkais aux 6.300 milliards de dollars d’actifs sous gestion aurait créé une équipe chargée de travailler sur les crypto-monnaies et la technologie Blockchain. De quoi réjouir les banques et institutions financières, qui avaient alors investi directement dans les startups de l’univers de la Blockchain.

Plusieurs autres victimes de la décision de la SEC

Ce retard est un nouveau coup dur pour le marché des actifs numériques, qui espérait une décision favorable avant la mi-août. L’ethereum et le ripple, les cryptomonnaies aux capitalisations les plus importantes juste après le bitcoin, ont d’ailleurs enregistré des pertes similaires.

 Cette nouvelle baisse « observée sur le bitcoin continue de souligner l’extrême sensibilité de la cryptomonnaie aux développements d’un ETF » a expliqué Lukman Otunuga, analyste pour FXTM à l’AFP.

Dans le détail, l’ethereum a rechuté de 10% sur la journée, à 315 dollars. Sur une semaine, le repli est de plus de 12%. Le XRP est aussi mal en point, en retombant de 15% à 0,35 dollar sur 24 heures. Sur sept jours, il perd pas moins de 21%. D’autres crypto-monnaies ont fait les frais du report de décision de la SEC, comme le Stellar qui s’effondre de 9% sur la journée et de 21% sur une semaine. Ou encore, le Cardano, le Litecoin et le IOTA qui perdent de 10% à 13% sur la journée.

Tergiversations de la SEC

L’autorité de marché a décidé de redoubler de prudence concernant sa décision sur le fonds indiciel sur le bitcoin, alors que ce choix est attendu de pied ferme. Il pourrait en effet soutenir encore les prix et aider à la démocratisation des devises digitales. Les pro crypto-monnaies vont devoir toutefois se montrer patients, car la SEC a encore la possibilité de reporter par deux fois sa décision, à fin décembre puis à fin février.

Le 26 juillet dernier, elle avait déjà exprimé un refus concernant la demande de création d’un ETF, à l’initiative des célèbres frères Cameron et Tyler Winklevoss, premiers milliardaires en bitcoins. Cette décision avait alors provoqué le retournement de tendance de la crypto-monnaie.

Le bitcoin décroche, le gendarme boursier américain hésite

Le bitcoin décroche, le gendarme boursier américain hésite

Le cours du bitcoin, principale cryptomannaie perd plus de 20% en deux semaines, pénalisé principalement par les tergiversations du gendarme boursier américain / © AFP/Archives / JACK GUEZ

Le cours du bitcoin, première et principale cryptomonnaie, a perdu plus de 20% en deux semaines, pénalisé principalement par les tergiversations du gendarme boursier américain, la SEC, quant à des fonds indiciels basés sur le bitcoin.

Vers 10H30 GMT (12H30 à Paris), un bitcoin valait 6.481,84 dollars contre 6.877,76 dollars mardi vers 21H00 GMT, retombant ainsi à son niveau de mi-juillet, selon des chiffres agglomérés par le fournisseur de données financières Bloomberg.

Surtout, en un peu plus de deux semaines, la plus célèbre des monnaies virtuelles a perdu environ 23% de sa valeur et effacé un rebond entamé mi-juillet.

L’ethereum et le ripple, les cryptomonnaies aux capitalisations les plus importantes après le bitcoin, ont enregistré des pertes similaires.

Les observateurs expliquent cette nouvelle chute par le choix de la SEC, annoncé mardi, de repousser au 30 septembre sa décision concernant la création d’un fonds indiciel (ETF) basé sur le bitcoin.

Initialement, il devait statuer sur la demande formulée par BZX, un marché d’actions géré par le Chicago board options exchange (Cboe) avant ce week-end.

BZX demande un changement de la réglementation pour pouvoir coter un fonds reproduisant l’évolution de la valeur du cours du bitcoin.

Cette nouvelle baisse « observée sur le bitcoin continue de souligner l’extrême sensibilité de la cryptomonnaie aux développements d’un ETF », a expliqué Lukman Otunuga, analyste pour FXTM.

La création d’un fonds indiciel basé sur le bitcoin faciliterait la tâche des investisseurs institutionnels qui s’intéressent à la cryptomonnaie et pourraient souhaiter en acheter.

Le rebond observé il y a trois à quatre semaines avait d’ailleurs été justifié par une information selon laquelle BlackRock, le plus gros gestionnaire d’actifs au monde, s’intéresserait aux cryptomonnaies et à la blockchain, la technologie à l’origine du bitcoin.

« Les cryptomonnaies pourraient recevoir un solide coup de pouce et devenir le principal sujet de discussion sur les marchés financiers si la SEC approuve un ETF en bitcoin en septembre », a ajouté M. Otunuga.

Le 26 juillet, la SEC avait déjà refusé une demande de création d’un ETF créé par les célèbres frères Cameron et Tyler Winklevoss, provoquant le retournement de tendance de la cryptomonnaie.

(©AFP / (08 août 2018 15h15)

https://www.romandie.com/news/Le-bitcoin-d-croche-le-gendarme-boursier-am-ricain-h-site/943692.rom

Banque de France : Bitcoin dans « L’éco en bref »

Banque de France : Bitcoin dans « L’éco en bref »

La Banque de France a publié mardi dans son « Eco du bref » un document de trois pages consacré à Bitcoin.

Extrait : « En 2008, un certain Satoshi Nakamoto met en ligne un article décrivant le fonctionnement d’un système d’échange numérique appuyé sur une nouvelle technologie, la blockchain. Ce qui s’échange sur ce système, ce ne sont pas des euros ou des dollars, mais des actifs numériques appelés bitcoins. Ces actifs sont créés et échangés par les ordinateurs des utilisateurs, connectés en réseau, au moyen de calculs mathématiques complexes, faisant appel à des techniques de cryptographie (c’est-à-dire de codage de données) : c’est la raison pour laquelle on parle de « crypto-actifs ». Si le bitcoin constitue le crypto-actif le plus médiatisé et le plus valorisé, on recense, mi-2018, plus de 1 600 actifs de ce type dans le monde : l’ether, le ripple, etc.

Les crypto-actifs ne peuvent pas être qualifiés de monnaie car ils n’en remplissent pas les trois fonctions essentielles :
• réserve de valeur : la valeur des crypto-actifs n’est pas suffisamment stable pour que celui qui en détient soit certain de conserver sa richesse dans le temps ;
• instrument de transaction : les crypto-actifs n’ont pas de cours légal, donc rien n’oblige les commerçants, les entreprises ou les administrations à les accepter en paiement, contrairement à l’euro qui est la seule monnaie légale en France ;
• unité de compte : du fait de leur très grande volatilité, les crypto-actifs ne peuvent pas servir à exprimer et à comparer de façon fiable la valeur de biens et de services courants. Dans les faits, très peu de biens ou de services ont un prix libellé en crypto-actifs.

 

Pourquoi la valeur des crypto-actifs est-elle très volatile ?

La valeur des crypto-actifs ne repose sur aucun sous-jacent économique réel, à l’inverse par exemple des actions qui représentent des parts de capital d’une entreprise. De ce fait, cette valeur peut évoluer très rapidement à la hausse comme à la baisse, indépendamment des évolutions de l’environnement économique. Ils subissent donc une forte volatilité.

Les investisseurs ne peuvent récupérer leurs fonds en devises que si d’autres utilisateurs désirent acquérir les mêmes crypto-actifs. De ce fait, le cours d’un crypto-actif peut à tout moment s’effondrer si les investisseurs voulant vendre ne trouvent pas d’acquéreurs et se retrouvent détenteurs d’actifs illiquides. Cette situation évoque des précédents de bulles spéculatives.

Pour le moment, le risque de déstabilisation du système financier est cependant limité, car la valeur totale estimée de l’ensemble des crypto-actifs existants est très faible au regard de l’encours des actifs financiers plus classiques, et notamment des capitalisations des grands indices boursiers. »

 

Source : abc-economie.banque-france.fr 

https://bitcoin.fr/leco-en-bref-avec-le-bitcoin-publie-par-la-banque-de-france/#more-33664

 

 

Le Parlement européen donne une première définition des « monnaies virtuelles »

Dans une vingtaine de jours, les Etats de l’Union Européenne commenceront à appliquer la directive 2018/843 qui donne, pour la première fois, une définition des cryptoactifs, ici appelées “monnaies virtuelles”.

Cela représente une étape importante qui car elle donne une définition légale aux cryptoactifs au niveau européen, les différenciants désormais des monnaies traditionnelles.  Alors que cette directive doit être appliquées par les Etats membres d’ici le 10 janvier 2020, elle commencera à entrer en vigueur dès la fin du mois de juillet.

La définition, encore assez générale, est la suivante :

“Le terme ‘monnaie virtuelle’ correspond à la représentation numérique d’une valeur qui n’est pas distribuée ou garantie par une banque centrale or une autorité publique, qui n’est pas attachée à une monnaie légale et ne possède pas le statut légale de monnaie ou devise, mais est cependant acceptée par des personnes légales en tant que moyen d’échange et qui peut être transférée, stockée et échangée électroniquement”.

Dans un deuxième temps, la directive appel à ne pas confondre cryptoactifs et monnaie électronique:

“Il ne faut pas confondre monnaies virtuelles et monnaies électroniques. […] Alors que les monnaies virtuelles peuvent être utilisées comme moyen de paiement, elles peuvent aussi être utilisée à d’autres but et à un usage plus vaste comme un moyen d’échange, de l’investissement, réserve de valeur, ou marchés de prédictions”

Nous noterons le fait que les termes “cryptoactifs”, “cryptomonnaies”, ou “Bitcoin” ne sont jamais mentionnés, bien que la référence à ceux-ci sont évidente.

Coinhouse entre dans la définition de “prestataire de service d’échange de monnaies fiats à monnaies virtuelles” et “prestataire de service de custody” qui est définie comme “une entité qui fournit des services visant à garder des clés cryptographiques privées pour ses clients, afin de détenir, stocker et transférer des monnaies virtuelles.”

Dans le prisme donné par le Parlement européen, Coinhouse se situe idéalement avec des processus de KYC/AML qui sont pris très au sérieux et des échanges fréquents avec les régulateurs français et européens ayant pour objectif d’aider à leur compréhension des actifs cryptographiques et d’être en phase avec les régulations futures, au niveau national comme européen.

http://insights.coinhouse.com/fr/le-parlement-europeen-donne-une-premiere-definition-des-monnaies-virtuelles/

 

 

 

Bâloise enterre son projet blockchain lié à la prévoyance professionnelle

Bâloise enterre son projet blockchain lié à la prévoyance professionnelle

Zurich (awp) – Bâloise a mis fin à son projet basé sur la technologie blockchain que l’assureur comptait utiliser dans la prévoyance professionnelle. Malgré certains avantages bien avérés, les coûts qui y sont liés ont amené le groupe bâlois à jeter l’éponge.

« Les coûts de transaction ont augmenté de manière drastique au niveau de la blockchain publique que nous voulions utiliser. Au début, ils étaient seulement à 5% du prix actuel », ont expliqué à AWP des responsables du projet.

La blockchain, ou la chaîne de blocs, peut être définie comme un grand registre global permettant de stocker et transmettre des données entre différents intervenants. Cette technologie, comparée par les plus optimistes à l’avènement d’internet, aurait le potentiel de rendre le système notamment financier plus efficace et moins complexe.

La blockchain – une forme de numérisation de données – peut être appliquée à des secteurs très divers comme la santé ou utilisée par des gouvernements pour la gestion de registres publics. Cette chaîne de blocs est la technologie sur laquelle se base la cryptomonnaie bitcoin.

Bâloise, qui depuis 2016 mise sur les technologies innovatrices, visait via ce projet l’échange d’informations liées au transfert de prestations de libre passage avec d’autres instituts de prévoyance, grâce à un « smart contract », un programme autonome qui exécute automatiquement des conditions définies au préalable.

Chaque année 25’000 clients rejoignent en effet l’assureur et presque autant le quittent, soit parce qu’ils changent d’employeur ou parce qu’une entreprise et ses collaborateurs adhèrent à Bâloise.

Gain de temps et opérationnel

« La numérisation de ce processus nous aurait notamment permis d’économiser beaucoup de temps. On serait passé de deux jours à 30 minutes », ont mis en exergue ces responsables. Le groupe bâlois aurait aussi pu éviter certaines erreurs, les différentes étapes dans le transfert de prestation étant effectuées manuellement pour le moment et les informations envoyées par courrier.

Ce projet, s’appuyant sur une chaîne de blocs Ethereum, aurait uniquement servi à échanger des données, mais pas les actifs, ont tenu à souligner les initiateurs du projet. « Il s’agissait d’une simple opération comptable », ont-il relevé.

Malgré cet échec, Bâloise n’exclut pas d’y avoir recours si les coûts de transaction venaient à diminuer à l’avenir. Les spécialistes de l’assureur restent convaincus que les entreprises utilisant cette technologie pourront certainement se démarquer de leurs concurrents dans les quatre à cinq ans à venir.

« Nous sommes dans la phase initiale de la compréhension du potentiel de la blockchain et les quelques entreprises qui s’y intéressent travaillent surtout sur des prototypes », a expliqué à AWP Jan Seffinga, partenaire à Deloitte Suisse chapeautant les activités blockchain pour le cabinet d’audit et de conseil. Outre les coûts, les défis régulatoires et sociaux constituent également des obstacles à franchir avant que cette innovation soit adoptée à grande échelle.

En Suisse, les banques et les compagnies d’assurances sont les sociétés les plus actives dans ce secteur. Elles tentent de développer des applications à partir de cette technologie qui pourrait les aider à devenir plus efficient au niveau opérationnel.

lk/al

(AWP / 20.06.2018 15h32)

https://www.romandie.com/news/B-loise-enterre-son-projet-blockchain-li-la-pr-voyance-professionnelle/929343.rom

La NSA a travaillé pour “débusquer” les utilisateurs de Bitcoin, révèlent les documents Snowden, par Sam Biddle

1.mai.2018 // Les Crises

La NSA a travaillé pour “débusquer” les utilisateurs de Bitcoin, révèlent les documents Snowden, par Sam Biddle

Source : The Intercept, Sam Biddle, 20-03-2018

Les paranoïaques d’Internet attirés par Bitcoin se sont longtemps livrés à des fantasmes d’espions américains subvertissant la monnaie numérique en plein essor et controversée. De plus en plus populaire parmi les spéculateurs qui veulent s’enrichir rapidement, Bitcoin a commencé comme un noble projet visant à rendre les transactions financières publiques et mathématiquement vérifiables – tout en offrant de la discrétion. Selon certains des féroces partisans de Bitcoin, les gouvernements, qui ont un intérêt manifeste à contrôler la façon dont l’argent se déplace, allaient naturellement essayer de contrecarrer l’ordre financier techno-libertaire à venir.

Il s’avère que les théoriciens du complot avaient du flair. Des documents classifiés fournis par le lanceur d’alerte Edward Snowden montrent que la National Security Agency a effectivement travaillé en urgence pour cibler les utilisateurs de Bitcoin dans le monde entier – et a utilisé au moins une source mystérieuse d’informations pour « aider à traquer les expéditeurs et les destinataires de bitcoins », selon un passage top secret figurant dans un rapport interne de la NSA, datant de mars 2013. Selon d’autres documents, la source de données semble avoir tiré parti de la capacité de la NSA à récolter et analyser le trafic internet brut mondial tout en exploitant aussi un logiciel, dont le nom n’est pas mentionné, qui prétendait offrir l’anonymat aux utilisateurs.

L’agence cherchait également à surveiller certaines crypto-monnaies rivales, mais « Bitcoin est la priorité numéro 1 », peut-on lire dans un rapport interne de la NSA du 15 mars 2013.

Les documents indiquent que la traque des utilisateurs de bitcoins allait bien au-delà de l’examen minutieux du « livre de compte » public de Bitcoin, connu sous le nom de Blockchain, dans lequel les utilisateurs sont généralement désignés au moyen d’identifiants anonymes ; la surveillance semble avoir également impliqué la collecte de détails intimes sur les ordinateurs de ces utilisateurs. La NSA a recueilli les informations de mots de passe de certains utilisateurs de Bitcoin, leur activité sur Internet et un type d’immatriculation matérielle unique connue sous le nom d’adresse MAC, révèle une note de service de la NSA du 29 mars 2013. Dans le même document, les analystes discutent également du suivi des adresses IP des internautes, des ports réseau et des horodatages pour identifier les « cibles BITCOIN ».

Il semble que l’appétit de l’agence pour les données était même plus grand : dans la note du 29 mars, il est demandé si la source de données permet d’identifier formellement les utilisateurs, et il est suggéré que l’agence conserve les informations Bitcoin dans un fichier nommé « Provider user full.csv » (traduction littérale : « Fournisseur utilisateur complet.csv », NdT). La note suggère en outre de dédier de puissants moyens de recherche aux cibles Bitcoin, ce qui laisse entendre que la NSA a pu utiliser son système de recherche XKeyScore, les informations sur Bitcoin ainsi qu’un large éventail de données supplémentaires de la NSA ont pu être cataloguées, pour améliorer ses informations sur les utilisateurs de Bitcoin. Un document de référence de la NSA indique que la source de données fournissait « des données utilisateur telles que les informations de facturation et les adresses IP ». Avec ce type d’information en main, il est facile de mettre un nom sur un utilisateur de Bitcoin donné.

L’opération d’espionnage de la NSA semble avoir été rendue possible grâce à sa capacité inégalée à siphonner le trafic des câbles de connexion physiques qui composent internet et qui transportent tout le trafic autour de la planète. À partir de 2013, la surveillance de Bitcoin par la NSA a été réalisée par le biais d’OAKSTAR, un ensemble d’accords clandestins avec des entreprises privées permettant à l’agence de surveiller les communications, y compris en récoltant les données internet au fur et à mesure qu’elles voyagent le long de câbles à fibre optique qui sous-tendent internet.

Plus précisément, la NSA a ciblé Bitcoin par le biais de MONKEYROCKET, un sous-programme d’OAKSTAR, qui « écoutait » secrètement les équipements réseau pour recueillir des données du Moyen-Orient, de l’Europe, de l’Amérique du Sud et de l’Asie, selon des descriptions classifiées. Au printemps 2013, MONKEYROCKET était « la seule source de SIGDEV pour les cibles BITCOIN », selon le rapport de la NSA du 29 mars 2013, qui utilise le terme « SIGDEV » pour désigner le développement du renseignement électromagnétique, afin d’indiquer que l’agence n’avait pas d’autre moyen de surveiller les utilisateurs de Bitcoin. Les données obtenues grâce à MONKEYROCKET sont décrites dans les documents comme une surveillance « full take », ce qui signifie que l’ensemble des données passant par un réseau donné était examiné et qu’a minima, quelques sessions entières de données ont été sauvegardées pour des analyses ultérieures.

En même temps, MONKEYROCKET est également décrit dans les documents comme un « service non-occidental d’anonymisation sur internet » avec une « base d’utilisateurs importante » en Iran et en Chine, le programme ayant été mis en ligne à l’été 2012. On ne sait pas exactement ce qu’était ce produit, mais il semblerait qu’il ait été promu sur Internet sous de faux prétextes : la NSA note qu’une partie de sa « stratégie à long terme » pour MONKEYROCKET consistait à « attirer des cibles engagées dans le terrorisme, [y compris] Al Qaida » vers l’utilisation de ce « logiciel de navigation internet », que « la NSA peut ensuite exploiter ». La portée du ciblage s’étendait alors au-delà des terroristes. Quel que soit ce logiciel, il a servi d’appât basé sur le désir de protection de la vie privée, incitant les utilisateurs de Bitcoin à utiliser un outil dont ils pensaient qu’il les rendait anonymes sur le réseau, mais qui, en fait, acheminait leur données directement à la NSA.

L’hypothèse selon laquelle la NSA « lancerait toute une opération à l’étranger sous de faux prétextes » dans le seul but de surveiller des cibles est « pernicieuse », a déclaré Matthew Green, professeur adjoint à l’Institut de sécurité de l’information de l’Université Johns Hopkins. Une telle pratique pourrait alimenter une méfiance envers les logiciels de protection de la vie privée en général, surtout dans des régions comme l’Iran où les dissidents ont désespérément besoin de tels outils. Cela « alimente un récit selon lequel les États-Unis ne sont pas dignes de confiance », a déclaré M. Green. « Je trouve cela inquiétant ».

La NSA a refusé de faire des commentaires pour cet article. La Fondation Bitcoin, une organisation de défense des droits à but non lucratif, n’a pas pu commenter immédiatement.

Cela « alimente un récit selon lequel les États-Unis ne sont pas dignes de confiance ».

S’il offre de nombreux avantages pratiques et des atouts par rapport à la monnaie traditionnelle, une composante cruciale de la promesse de Bitcoin est sa décentralisation. Il n’y a pas de Banque Bitcoin, pas d’entité unique qui garde à elle seule une trace de la monnaie ou de ses utilisateurs. Le bitcoin est souvent interprété à tort comme étant totalement anonyme ; en réalité, chaque transaction est liée à des codes d’identification accessibles au public inclus dans la Blockchain, et les sociétés de « courtage » en bitcoins demandent généralement des informations bancaires ou d’une carte de crédit pour convertir les bitcoins en dollars ou en euros. Mais Bitcoin offre une plus grande intimité que les méthodes de paiement traditionnelles, qui exigent des informations personnelles jusqu’à et y compris un numéro de sécurité sociale, ou qui doivent être liées à une méthode de paiement qui exige de telles informations.

De plus, il est possible d’effectuer des transactions privées en bitcoins qui ne nécessitent pas de courtiers de change ou d’informations personnelles. Comme expliqué dans le livre blanc de 2009 qui a lancé Bitcoin, « le public peut voir que quelqu’un envoie un montant à quelqu’un d’autre, mais sans information liant la transaction à qui que ce soit ». Pour les adhérents de Bitcoin du monde entier, cette capacité de faire des transactions en secret fait partie de ce qui rend la monnaie si spéciale et constitue une telle menace pour le statu quo financier mondial. Mais la relative confidentialité des transactions en bitcoins a naturellement frustré les gouvernements du monde entier et les organismes d’application de la loi en particulier – il est difficile de « suivre l’argent » des criminels lorsque la monnaie est conçue pour être plus difficile à suivre. Dans une lettre adressée au Congrès en novembre 2013, un responsable de la sécurité intérieure a écrit « qu’avec l’avènement des monnaies virtuelles et la facilité avec laquelle les transactions financières peuvent être exploitées par les organisations criminelles, le DHS [département de la Sécurité intérieure aux États-Unis, NdT] reconnaît la nécessité d’une attitude agressive à l’égard de cette nouvelle tendance ».

Green a dit à The Intercept qu’il croit que la partie « logiciel de navigation internet » de MONKEYROCKET ressemble beaucoup à un réseau privé virtuel, ou VPN. Les VPNs cryptent et redirigent votre trafic Internet pour masquer ce que vous faites sur Internet. Mais il y a un hic : vous devez faire confiance à l’entreprise qui vous fournit un VPN, parce qu’elle fournit à la fois un logiciel et un service de réseautage continu qui leur permet potentiellement de voir où vous allez en ligne et même d’intercepter une partie de votre trafic. Un VPN sans scrupule aurait un accès complet à tout ce que vous faites en ligne.

Emin Gun Sirer, professeur associé et codirecteur de The Initiative for Cryptocurrencies and Contracts à l’Université Cornell, a déclaré à The Intercept que la confidentialité financière « est quelque chose d’incroyablement important » pour la communauté Bitcoin, et s’attend à ce que « les gens qui sont soucieux de la vie privée vont passer aux monnaies à caractère privé » après avoir pris connaissance du travail de la NSA ici. Malgré la réputation de Bitcoin en matière de protection de la vie privée, a ajouté Sirer, « lorsque la NSA fait partie des attaquants potentiels, le pseudonymat disparaît… Vous devez vraiment revoir vos attentes à la baisse en ce qui concerne la confidentialité sur ce réseau ».

« Les gens soucieux de leur vie privée vont opter pour les monnaies tournées vers la confidentialité »

Green, qui a cofondé et conseille actuellement un concurrent de Bitcoin axé sur la protection de la vie privée nommé Zcash, s’est fait l’écho de ces sentiments, affirmant que les techniques de la NSA rendent les fonctions de confidentialité dans toute monnaie numérique comme Ethereum ou Ripple « totalement inutiles » pour les personnes visées.

L’intérêt de la NSA pour la cryptomonnaie est « une mauvaise nouvelle pour la vie privée, car cela signifie qu’en plus du problème vraiment difficile de rendre les réelles transactions privées… il faut aussi s’assurer que toutes les connexions réseau [sont sécurisées] », a ajouté Green. Green dit qu’il est « plutôt sceptique » sur le fait que l’utilisation de Tor, le célèbre navigateur anonyme, puisse contrecarrer la NSA à long terme. En d’autres termes, même si vous faites confiance à la technologie sous-jacente de Bitcoin (ou à celle d’une autre monnaie), vous devez pouvoir faire confiance à votre connexion Internet – et si vous êtes visé par la NSA, cela va vous poser un problème.

Les documents de la NSA indiquent que, bien que MONKEYROCKET fonctionne en écoutant les fibres optiques en un point non spécifié « hors des Etats-Unis », et que les données sont ensuite transmises au Centre technique européen de l’agence à Wiesbaden, en Allemagne, des réunions avec l’entreprise partenaire qui a rendu MONKEYROCKET possible ont parfois eu lieu en Virginie. Depuis des décennies, la Virginie du Nord est une zone en plein essor tant pour l’État sécuritaire [National Security State, doctrine née en 1947 sous Harry Truman : sous ce régime les militaires ont un pouvoir politique, militaire et policier sur l’ensemble de la société civile, NdT] que pour les géants américains de l’Internet – les sociétés de télécommunications, les sociétés d’Internet et les agences d’espionnage ont élu domicile dans les banlieues et les parcs tertiaires de la région.

Bitcoin a peut être été la principale cryptomonnaie visée par la NSA, mais ce n’était pas la seule. Le rapport de la NSA du 15 mars 2013 décrit en détail les progrès de la surveillance de Bitcoin par MONKEYROCKET et note que les espions américains travaillaient aussi à cracker Liberty Reserve, un prédécesseur beaucoup plus sordide. Contrairement à Bitcoin, pour lequel faciliter le trafic de drogue et le blanchiment d’argent était un effet secondaire d’objectifs plus importants, Liberty Reserve a été plus ou moins conçu avec la criminalité en tête. Bien qu’il ait son siège social au Costa Rica, le site a été poursuivi pour avoir organisé un « plan de blanchiment d’argent » de 6 milliards de dollars et a fait l’objet de la triple intervention du ministère américain de la Justice, de celui pour la Sécurité intérieure et de l’IRS [Internal Revenue Service, agence du gouvernement fédéral des États-Unis qui collecte l’impôt sur le revenu et des taxes diverses, NdT], ce qui a abouti à une condamnation de 20 ans pour son fondateur ukrainien. En mars 2013 – deux mois seulement avant le démantèlement et la mise en accusation de Liberty Reserve – la NSA considérait ce site d’échange de devises comme son deuxième objectif-cible, juste derrière Bitcoin. L’acte d’accusation et le procès engagés contre Liberty Reserve et son personnel n’ont pas fait mention de l’aide de la NSA.

« Le gouvernement ne devrait pas cacher les vraies sources de ses preuves. »

À peine cinq mois après la fermeture de Liberty Reserve, les autorités fédérales ont porté leur attention sur Ross Ulbricht, qui sera reconnu coupable d’être le cerveau derrière le fameux marché de narcotiques du « darknet » Silk Road, où les transactions étaient effectuées en bitcoins, avec une part revenant au propriétaire du site. Ulbricht aurait détenu des bitcoins pour une valeur totale de 28,5 millions de dollars au moment de son arrestation. Une partie de sa défense infructueuse consistait à insister sur le fait que l’histoire du FBI sur la façon dont il l’avait trouvé ne tenait pas la route, et que le gouvernement avait peut-être découvert et infiltré les serveurs de Silk Road avec l’aide de la NSA – peut-être illégalement. L’accusation a rejeté cette théorie en termes non équivoques :

Ayant échoué dans sa requête antérieure visant à rejeter toutes les accusations du gouvernement, Ulbricht demande maintenant à cette Cour de supprimer pratiquement tous les éléments de preuve du gouvernement, au motif qu’ils auraient été obtenus en violation du Quatrième Amendement [de la Constitution américaine, NdT]. Ulbricht n’offre aucune preuve d’inconduite gouvernementale à l’appui de cette affirmation générale. Au lieu de cela, Ulbricht évoque un croque-mitaine – la National Security Agency (« NSA ») – qu’Ulbricht soupçonne, sans aucune preuve, d’avoir localisé le serveur de Silk Road, d’une façon telle qu’elle viole d’une manière ou d’une autre le Quatrième Amendement, selon ses suppositions.

Bien que les documents divulgués par Snowden n’indiquent pas si la NSA a aidé le FBI dans son enquête sur Silk Road, ils montrent que l’agence travaillait à démasquer les utilisateurs de bitcoins environ six mois avant l’arrestation d’Ulbricht, et qu’elle avait travaillé à surveiller Liberty Reserve à peu près au même moment. La source de la surveillance des bitcoins et de Liberty Reserve, MONKEYROCKET, est régie par une ordonnance de surveillance à l’étranger, l’Executive Order 12333, dont les termes semblent donner aux organes américains d’application de la loi une grande latitude dans l’utilisation des renseignements lorsqu’ils enquêtent sur des citoyens américains.

Les défenseurs des libertés civiles et les chercheurs en sécurité s’inquiètent depuis longtemps du fait que des renseignements autrement non recevables de l’agence sont utilisés pour monter des dossiers contre les Américains par un processus connu sous le nom de « construction parallèle » : construire un dossier criminel en utilisant des preuves recevables obtenues en consultant d’abord d’autres preuves, qui sont gardées secrètes, hors des salles d’audience et de la vue du public. Une enquête antérieure de The Intercept, s’appuyant sur les archives judiciaires et les documents de Snowden, a révélé que les formes de surveillance les plus controversées de la NSA, qui impliquent une surveillance en vrac et sans mandat des courriels et des câbles à fibres optiques, ont pu être utilisées dans les tribunaux par le biais d’une construction parallèle.

Patrick Toomey, un avocat du projet de sécurité nationale de l’ACLU [Union américaine pour les libertés civiles, NdTR] a déclaré que les documents de la NSA, bien que circonstanciels, soulignent une question sérieuse et permanente dans l’application de la loi américaine :

Si les enquêtes criminelles du gouvernement s’appuyaient secrètement sur l’espionnage de la NSA, ce serait une grave source d’inquiétudes. Les personnes qui font l’objet de poursuites criminelles ont le droit de savoir comment le gouvernement a obtenu ses preuves, de façon à ce qu’elles puissent contester la légalité des méthodes du gouvernement. C’est un principe de base de procédure régulière. Le gouvernement ne devrait pas cacher les véritables sources de ses preuves devant les tribunaux en inventant un cheminement différent.

Bien qu’un document de la NSA sur MONKEYROCKET indique que la préoccupation « initiale » du programme était la lutte contre le terrorisme, il indique également que « d’autres utilisateurs ciblés incluront ceux recherchés par les bureaux de la NSA tels que Crime international & Narcotiques, suivi de l’argent à la trace et l’Iran ». Une note de service de la NSA du 8 mars 2013 indique que le personnel de l’agence « espérait utiliser [MONKEYROCKET] pour sa mission d’observation du crime organisé et des cybercibles qui utilisent les services de monnaie électronique en ligne pour déplacer et blanchir de l’argent ». Il n’y a pas d’explication sur qui est considéré comme une « cible cybernétique ».

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Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Source : The Intercept, Sam Biddle, 20-03-2018

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Bitcoin, Ether, Ripple, Litecoin… les 10 cryptomonnaies à connaître

Bitcoin, Ether, Ripple, Litecoin… les 10 cryptomonnaies à connaître

Le Bitcoin connaît un engouement sans précédent, mais il n’est pas la seule crypto monnaie en circulation. [ANTHONY WALLACE / AFP]

Le Bitcoin et les cryptomonnaies suscitent un intérêt croissant, tant pour la technologie sur laquelle ils reposent, la blockchain, que pour les profits potentiels que certains croient y déceler.

Il existe des milliers de monnaies cryptées, certaines valant seulement quelques centimes d’euros. Le principal rival de Bitcoin est Ethereum, qui a connu début janvier une progression spectaculaire. Ripple, Bitcoin Cash, Cardano, Litecoin ou encore IOTA sont d’autre acteurs majeurs du monde des cryptomonnaies. Petit tour d’horizon.

Bitcoin

Le Bitcoin est la star des cryptomonnaies, la première à avoir attiré l’attention du grand public. Crée en 2008, elle fête déja ses dix ans cette année. Son inventeur, Satoshi Nakamoto, reste mystérieux. On ne sait pas s’il s’agit d’une personne ou d’un groupe de personne, et le milliardaire Elon Musk a récemment nié être derrière cette identité. Cette inconnue correspond à la philiosophie qui sous-tend le Bitcoin, à savoir fournir une monnaie totalement décentralisée, sans contrôle des Etats, d’une entreprise ou d’une personne.

Le Bitcoin, comme toutes les autre cryptomonnaies, repose sur la technologie du blockchain. Il s’agit d’une technologie de stockage et de transmission d’informations, fonctionnant sans organe central de contrôle. Lorsque deux utilisateurs échangent de la monnaie cryptée, ils sont donc les deux seul à avoir accès à la transaction, ce qui représente un avantage certain en termes de sécurité. Une blockhain peut être comparée à un livre de comptes, puisque l’intégralité des transactions y sont listées, ce qui la aussi permet de garantir la sécurité des transactions.

Comme s’il s’agissait d’une matière première, et contrairement aux devises traditionnelles, le nombre de Bitcoin en circulation est limité. Au final, vers 2140, la création de Bitcoin sera stoppée, et on comptera alors 21 milions d’unités.

En atteigant la barre des 10.000 dolllars en novembre, le Bitcoin a attiré l’attention des médias traditionnels, du monde de la finance traditionnel, et du grand public. Nombre d’obervateurs ont alors pointé le risque d’éclatement de la bulle. Mais après une chute – relative – liée en partie au fait que les sites de transactions ont planté en raison d’une trop grand affluence, le Bitcoin est remonté, flirtant un temps avec les 20.000 dollars avant de redescendre ces derniers jours jusqu’à 7.500 dollars. Un crash selon certains, une simple correction selon d’autres.

Certains estimentque le Bitcoin pourrait un jour remplacer le dollar, qui avait lui-même remplacé l’or, comme étalon des transactions internationales.

Des améliorations considérables seraient à venir en termes de rapidité et de coût des transacitons, ce qui pourrait faire grimper le cours du Bitcoin.

Ethereum

Ethereum et sa monnaie, l’Ether, est désormais installé à la deuxième place des cryptomonnaies les plus populaires, derrière Bitcoin.

L’entreprise Ethereum a été fondée en 2013 par un informaticien russo-canadien âgé à l’époque de 19 ans, Vitalik Buterin. Lancé le 30 juillet 2015, l’Ethereum, la plate-forme qui supporte l’Ether, a connu une forte augmentation de sa valeur ces derniers mois.

La force de l’Ethereum, par ailleurs comparable au Bitcoin, repose sur sa blockhain, la technologie sur laquelle il est basé. Celle-ci permet de réaliser des «smart contracts», ou contrats intelligents. Certains estiment que cela pourrait être encore plus révolutionnaire que l’intelligence artificielle, en modifiant et en améliorant radicalement la façon dont s’opèrent toutes les transactions. La blockchain d’Ethereum pourrait ni plus ni moins remplacer les notaires, avocats ou autres en jouant le rôle de «tiers de confiance» lors d’une transaction, et en mettant en quelques secondes en place des contrats sans failles, de manière bien plus efficace qu’un humain.

Litecoin

Basé sur la technologie Bitcoin, le Litecoin est l’une des cryptomonnaies les plus connues, étant prise en compte par la plateforme d’échanges Coinbase, la plus populaire actuellement.

Crée en 2011 par Charles Lee, un ancien employé de Google, qui est parti du code source de Bitcoin (en open source), pour mettre au point son propre code, le Litecoin est une cryptomonnaie distribuée sous licence libre.

Le blockchain sur lequel est basé le Litecoin a ainsi été amélioré par rapport à celui du Bitcoin. Cela a notamment permis d’accélérer le processus de vérification et donc d’augmenter la rapidité des transactions, supérieure actuellement à celle de ses concurrents. Et les frais de transaction sont bien plus faibles que ceux du Bitcoin. Le Litecoin est ainsi particulièrement destiné aux transactions quotidiennes.

Comme le Bitcoin et la plupart des cryptomonnaies, le Litecoin sera produit dans un nombre limité. Le taux d’émission suit une série géométrique qui diminue de moitié tous les 840.000 blocs, et atteindra à terme 84 millions de Litecoins.

IOTA

Si l’Ether est tournée vers les «smart contracts», l’IOTA (ou MIOTA) est lui lié aux objets connectés, à «l’internet des objets» (Internet of things, en anglais), que certains qualifient de «quatrième révolution industrielle».

Crée en 2015 par David Sonstebo, Sergey Ivancheglo, Dominik Schiener et Dr. Serguei Popov, IOTA est basée sur une technologie qui permet les transactions sans frais et instantanées entre les machines dans l’environnement de l’internet des objets.

Contrairement au Bitcoin et à la plupart des cryptomonnaies, les unités de IOTA existent déja (2.779.530.283 au total), et la devise ne repose donc pas sur le système de minage (création d’unités via des ordinateurs, ndlr).

L’IOTA se différencie également des autres cryptomonnaies par le fait qu’il ne repose pas sur la technologie du blockchain, évoquée plus haut. Il est basé sur la technologie Tangle, entièrement décentralisée, qui permet les transactions sans frais, sécurisées, et instantanées.

Les applications sont nombreuses. L’IOTA permettant les micro-transactions puisqu’il n’y a pas de frais, de nombreuses compagnies, et notamment les petites entreprises, les commerçants pourraient s’y intéresser. La technologie Tangle sur laquelle repose le IOTA peut aussi être utilisée pour transférer des données, peut s’appliquer pour mettre en place les votes électroniques, ou encore servir de base à des messageries cryptées.

Bitcoin Cash

Surnommé «le vrai Bitcoin» par ses adeptes, le Bitcoin Cash est né le 1er août 2017 d’un schisme («hard fork») avec le Bitcoin. S’il est basé sur la même blockchain, il est plus rapide et garantit des transactions moins onéreuse que le Bitcoin. Mais ce dernier devrait connaître prochainement des évolutions lui permettant de rattrapper son déficit.

Le Bitcoin Cash a a été listé par la plateforme d’échange de cryptomonnaies de référence, Coinbase. Il s’agit seulement de la quatrième monnaie cryptée à y faire son entrée, après le Bitcoin, l’Ethereum et le Litecoin.

Monero

Crée en 2014, Monero (qui signifie «pièce» en esperanto) ne repose pas sur le code de Bitcoin mais sur la technologie cryptonote. Celle-ci est plus sûre, garantit l’anonymat à ses usagers (le montant des transactions est également impossible à voir de l’extérieur) et surtout est évolutive, ce qui garantit qu’elle pourra supporter l’augmentation prévue du volume de transactions dans les années à venir.

L’alorythme qui gère le minage de Monero est également décrit comme supérieur à celui du Bitcoin par nombre d’utilisateurs, puisqu’il permet aux particuliers de miner sans problème. Monero repose ainsi largement sur la communauté qui le supporte.

NEO

Certains qualifient NEO «d’Ethereum chinois». Fondé par Da Hongfei, NEO se place comme également IOTA, sur le secteur de la «smart economy» ou «économie intelligente». «Nous espérons que la plateforme pourra être utilisé dans différents scénarios comprenant une interface utilisateur («front end scenarios») , comme des portefeuilles d’actifs numériques, des forums, des systèmes de vote, de gestion de profil et des applications mobiles. la plate-forme dispose également d’une API ouverte qui peut être utilisée pour intégrer NEO à une autre architecture logiciel», a expliqué Da Hongfei.

NEO semble amené à dépasser les frontières de la Chine pour s’imposer au niveau mondial. Même l’interdiction des cryptomonnaies par la Chine n’a pas semblé l’affecter.

Par rapport à l’Ethereum, NEO présente quelques atouts, en supportant notamment de multiples supports de programmation informatique, ce qui doit permettre a de nombreux nouveau développeurs de participer. Pour simplifier, il s’agit d’un système plus ouvert, qui doit permettre de stimuler l’innovation.

Ripple

Ripple a connu une forte croissance depuis mi-décembre, détrônant Bitcoin Cash sur le podium des cryptomonnaies les plus populaires, et dépassant même plus récemment l’Ether, pour prendre la deuxième place en termes de capitalisation derrière le Bitcoin. Le Ripple a la spécificité d’avoir le soutien des banques : UBS, UniCredit ou encore Santander utilisent déja sa blockchain, qui permet de transférer des fonds sans frais.

Rejetée par les «geeks» et les «cypherpunks», qui défendent les libertés individuelles et les monnaies cryptées comme solution pour sortir de l’ornière des institutions financières et des Etats, le Ripple semble promis à un bel avenir grâce au soutien des banques.

Cardano (ADA)

Fondées par l’ancien PDG d’Ethereum Charles Hoskinson, Cardano et sa cryptomonnaie ADA est une blockchain comparable à Ethereum. La cryptomonnaie a connu une forte hausse récemment, se plaçant dans les top 10 en terme de valorisation globale. Sa blockchain, basée sur un algorithme mathématique baptisé Ourobros, est censé rendre les transactions hautement sécurisées, rapies et fiables. Elle permet aussi le développement de contrats intelligents.

Dash

Dash fait également partie des cryptomonnaies qui montent. Ses frais de transaction très bas et la rapidité des ces transactions font de Dash une monnaie d’échange recherchée. «DASH est en train de devenir la crypto-monnaie de paiement tandis que Bitcoin s’affirme comme Gold 2.0 », a estimé le spécialiste du Bitcoin Max Keizer.

http://www.cnews.fr/monde/2018-04-29/bitcoin-ether-ripple-litecoin-les-10-cryptomonnaies-connaitre-770416

La Russie veut se passer du dollar pour les paiements pétroliers

La Russie veut se passer du dollar pour les paiements pétroliers


Par Irina Slav – Le 9 Avril 2018 – Source oilprice.com

Putin Khamenei
« La Russie envisage de remplacer le dollar américain pour les paiements de pétrole brut dans les accords avec la Turquie et l’Iran », a déclaré le ministre de l’Énergie Alexander Novak, cité par RT.

Selon Novak, « il est entendu que nous devons nous diriger vers l’utilisation des monnaies nationales dans nos contrats. Il y a un besoin pour cela et c’est aussi le souhait des parties. Cela concerne à la fois la Turquie et l’Iran − nous envisageons une option de paiement en monnaie nationale avec eux. Cela nécessite certains ajustements dans les secteurs financier, économique et bancaire. »

L’Iran, sous la menace du retour des sanctions américaines a décidé, il y a deux mois, d’abandonner le billet vert en tant que devise pour ses importations. Une directive du ministère de l’Industrie, du Secteur minier et du Commerce a ordonné aux commerçants de cesser de passer des commandes d’importation en dollars américains. L’argument à l’appui de la décision était que l’Iran n’avait pas accès aux transactions en dollars à cause des sanctions et que le supprimer comme monnaie de paiement à l’importation lui rendrait la vie bien plus facile.

Le pays a émergé comme un allié fort de la Russie, d’autant plus que les deux partagent la douleur des sanctions. En novembre dernier, rappelle RT, l’ayatollah Ali Khamenei a exhorté le président Vladimir Poutine à se joindre à lui pour quitter le dollar comme monnaie de transaction et le remplacer par des monnaies nationales pour « isoler les Américains ».

La quête de l’Iran contre le dollar a également abouti l’an dernier à un accord bilatéral entre les banques centrales d’Iran et de Turquie pour le commerce des devises nationales. La Russie est actuellement en négociations avec Téhéran pour faire de même, bien qu’il y ait des sceptiques qui pensent que passer du billet vert aux monnaies nationales est plus facile à dire qu’à faire.

En outre, « l’avènement des cryptomonnaies pourrait faciliter l’éloignement du dollar en tant que monnaie de règlement du commerce international du pétrole », a récemment déclaré un analyste. Dans une note de décembre 2017, Stephen Brennock, de PVM Oil Associates, a déclaré que les cryptos pourraient aider les pays producteurs de matières premières à passer du dollar aux cryptomonnaies pour réduire leur dépendance au billet vert. « Dans le même temps, a-t-il dit, cela réduirait leur exposition aux risques de mouvement du dollar et aux effets des sanctions, qui ont typiquement pour effet de couper l’accès du pays ciblé au financement international. »

Irina Slav

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/la-russie-veut-se-passer-du-dollar-pour-les-paiements-petroliers

Bitcoin Biarritz 2018 : entretien avec les organisateurs (vidéo)

Bitcoin Biarritz 2018 : entretien avec les organisateurs (vidéo)

Frédéric Hamon et Patrick Mari, les organisateurs de Bitcoin Biarritz, expliquent comment ils ont eu cette idée et font le bilan de cette journée.

Par la rédaction de Contrepoints.

Hier lors de la journée consacrée au Bitcoin, des conférenciers ont donné en quelques mots pour Contrepoints, leur point de vue sur une question. Les organisateurs de cette journée expliquent leurs motivations à Contrepoints.

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Revue de presse nationale et internationale.

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