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Xavier Moreau : bitcoin et blockchain, menaces ou opportunités ?

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18 February 2018
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Xavier Moreau : bitcoin et blockchain, menaces ou opportunités ?

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Pointé du doigt par certains souverainistes qui voient en lui une menace contre l’un des attributs régaliens de l’Etat, le bitcoin l’est aussi par certains globalistes comme George Soros qui craignent un effritement des monopoles financiers actuels. Qu’en est-il réellement et qu’est-ce que la technologie « blockchain » permet-elle d’envisager comme changements dans un avenir proche ?

L’analyste Xavier Moreau nous livre ici des éléments de prospective quant à l’avenir des monnaies cryptographiques et de la technologie blockchain.

Entretien réalisé par Pierre-Antoine Plaquevent pour les-non-alignés.fr

http://www.les-non-alignés.fr/xavier-moreau-bitcoin-et-blockchain-menaces-ou-opportunites/

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Faut-il appeler de nos vœux l’avènement des cryptomonnaies ?

Faut-il appeler de nos vœux l’avènement des cryptomonnaies ?


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Par Valérie Bugault − le 7 février 2018

Valérie Bugault nous propose une série de deux articles en écho à l’interview de Xavier Moreau  publiée récemment sur le site des Non Alignés. Dans ce second article, elle commente l’analyse que Xavier Moreau fait du Bitcoin et développe sa vision.

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1 – Analyse du contexte : aspect géopolitique des cryptomonnaies

Nous sommes, avec les cryptomonnaies, dans la continuité de la conception mercantile du monde d’origine anglo-saxonne consistant à valoriser économiquement l’échange de données dématérialisées. Le bitcoin, comme toute cryptomonnaie, est en effet adossé sur l’échange informatique de données ; ce qui nous ramène à la « propriété économique » selon laquelle les données appartiennent à ceux qui les utilisent et non à la ou aux personne(s) de qui elles émanent, à la réserve près que les utilisateurs sont, très partiellement, également les personnes dont émanent lesdites données.

Les cryptomonnaies ont une double fonction : à la fois unité de mesure et réserve de valeur. Or, comme nous l’avons analysé dans notre livre 1, la conception de la monnaie comme une « réserve de valeur » s’oppose directement à l’efficacité de l’utilité sociale de la monnaie, qui est sa raison d’être fondamentale.

Lorsque la monnaie est considérée comme un bien (« une marchandise » dans le langage des économistes) rien ne peut s’opposer à ce que la valeur de la monnaie fluctue en fonction du niveau de l’offre et de la demande, ce qui génère une volatilité structurelle de son cours, qui nuit à la sécurité nécessaire aux échanges. Qui plus est, en cas d’accaparement, la monnaie circule en quantité insuffisante pour répondre aux réels besoins d’échanges économiques. À l’opposé, générée en quantité exagérée, la monnaie induit alors l’apparition de crises, de vastes mouvements de spéculation et d’appauvrissement qui se traduisent de façon mécanique, à la fin du cycle, par une augmentation de la concentration des richesses dans les mains de ceux qui contrôlent ladite monnaie. Ces phénomènes, qui nuisent à la sécurité des transactions, empêchent donc, de façon structurelle, à la monnaie de remplir sa fonction essentielle qui est de faciliter les échanges et d’assurer leur fluidité.

Les cryptomonnaies sont, tout comme l’actuelle conception monétaire, des monnaies falsifiées : elles sont, dès le départ, conçues pour être des monnaie-marchandises. À ce titre elles sont, bien entendu, susceptibles (par construction) d’accaparement et de manipulation de leur cours ; on pourrait même aller jusqu’à dire que les cryptomonnaies sont conçues ab initio comme une « invitation aux manipulations de tous ordres ». Les cryptomonnaies sont mises sur des places financières, elles-mêmes dématérialisées (marché). Il en résulte que la valeur de chaque cryptomonnaie augmente à mesure non seulement du nombre d’échanges dont la transaction dématérialisée initiale (échanges de données dématérialisées) fait l’objet, mais aussi et surtout en fonction du nombre de demandes dont cette monnaie fait l’objet sur les marchés.

N’oublions pas que le système des cryptomonnaies est né, sous la forme initiale de bitcoin, dans le plus complet anonymat, juste après la crise de 2007. Il faut en tirer plusieurs enseignements :

– L’anonymat est un très mauvais signe ; il est d’ailleurs maintenant démontré que cet anonymat cache en réalité une activité liée à des services de renseignements. 2 ;

– Il se pare de bonnes intentions (liberté, monnaie libre etc.) mais n’apporte, ni en termes de valorisation, ni en cas de vol, de sécurité supplémentaire à ses usagers par rapport au système monétaire actuel ;

– Ce système arrive à point pour rendre le « service » de la disparition des espèces tellement désirée par les « banquiers » ; disparition qui se fera donc avec le consentement des « victimes » ce qui est de loin très préférable pour les tireurs de ficelles ;

– S’agissant des cryptomonnaies gérées et diffusées par les « banques centrales »  leur gestion restera sous le contrôle de ces dernières, ce qui n’apporte aucune nouveauté monétaire réelle par rapport au système actuel ; il s’agit alors seulement de changer la forme extérieure de la monnaie pour aller vers plus de dématérialisation tout en raffermissant le contrôle de la circulation monétaire. Dans le meilleur des cas, la technique des cryptomonnaies remplacera les actuelles monnaies « banques centrales » pour devenir des monnaies d’État ; ces cryptomonnaies seront alors adossées sur les richesses principalement générées par chacun des pays émetteurs. 3.

Le système des cryptomonnaies privées a, très probablement, été lancé dans le public comme un « ballon d’essai » ; il s’agit d’habituer les usagers à utiliser un nouvel outil monétaire et de voir comment la masse réagit à ce changement ; cela peut également permettre de déceler des défauts non détectés par les concepteurs de cette technologie.

Enfin, d’un point de vue géopolitique, la technologie blockchain est vraisemblablement l’évolution technique qui permettra l’avènement de la future monnaie mondiale. Rappelons qu’en vertu du principe intangible selon lequel « une monnaie correspond à un marché » − au marché mondial généré par la liberté de circulation des capitaux (promue par les instances internationales telles que l’OMC) doit obligatoirement répondre une monnaie mondiale, appelée de ses vœux par l’oligarchie dès 1988 et désignée du terme de « Phoenix ». 4.

2 – Les avantages apparents des cryptomonnaies : liberté et sécurité

2.a La liberté

Ne dépendre d’aucune banque ne signifie pas ne dépendre d’aucun système et tout système est, peu ou prou, contrôlable. En particulier le système bancaire est particulièrement contrôlé, il a même été conçu précisément pour échapper au contrôle politique et être entièrement déterminé par les principaux banquiers capitalistes. En raison d’une part de l’actuel état de concentration des richesses mondiales et d’autre part du contrôle total dont les monnaies et les marchés font l’objet, tout système monétaire, qu’il soit ou non techniquement novateur, sera immanquablement contrôlé. Rien ne peut s’opposer à ce phénomène, à l’exception d’une reconsidération des caractéristiques fondamentales de la monnaie : autrement dit, tant que la monnaie, quelle que soit sa forme, sera considérée comme un « bien » sur le « marché » elle restera sous le contrôle des principaux propriétaires de capitaux et échappera, subséquemment, à sa fonction essentielle qui est d’être une institution rendant un « service public ».

S’agissant du système utilisé par et pour les bitcoins, les mineurs contrôlent effectivement le système. Nous parlons ici de « fermes » qui s’apparentent à des villes entières dédiées à des ressources informatiques. Ceux capables de financer de telles gigantesques infrastructures se rendent maîtres du système.

S’agissant de la technique de « l’ether » : « Ethereum permet aux programmes de faire exécuter leur code dans un environnement anonyme, sécurisé, sans intermédiaire. Nul besoin d’acquérir un serveur pour faire exécuter son code : il suffit d’acquérir du ‘gas’ (essence), qui va permettre de récompenser la communauté en éthers, créant ainsi une valeur (pas spéculative). On peut y imaginer un nombre infini d’applications, comme des plateformes de paris, des contrats auto-exécutants ou encore des réseaux sociaux sans intermédiaire. D’ailleurs, Ethereum dispose de son propre langage de programmation ‘Turing complete’ : cela signifie que tout peut être calculé dans ce réseau, si tant est qu’il y ait suffisamment de puissance de calcul et de temps à disposition. Contrairement à la preuve de travail (bitcoins), où l’algorithme récompense les mineurs qui résolvent des problèmes mathématiques dans le but de valider des transactions et de créer de nouveaux blocs (blockchains), avec la preuve d’enjeu (Ethereum), le créateur d’un nouveau bloc est choisi de manière déterministe, selon la richesse, également définie comme un enjeu. » Il faut comprendre que la cryptomonnaie, fonctionnant sur le format-modèle de « l’Ethereum » n’est pas affectée comme paiement à ceux qui procurent au système des ressources informatiques mais à ceux qui disposent, dès le départ, de la plus grande quantité d’ethers, ce qui nous ramène aux plus gros propriétaires de capitaux.

La seule et véritable question que chacun devrait se poser est la suivante : par quel miracle une technologie nouvelle a-t-elle fait l’objet d’une telle promotion médiatique en si peu de temps ? Cette promotion est en effet assurée tout azimut et tous médias confondus (officiels, alternatifs, réseaux sociaux…). Elle consiste essentiellement à faire le « buzz » autour desdites « monnaies nouvelles normes » (pour les puristes de la langue française : à faire parler desdites « monnaies nouvelles normes »).

Techniquement, cette stratégie a débuté par un lancement officiel par les banques, et même par quelques banques centrales, Christine Lagarde du FMI se fendant même d’un discours officiel sur les cryptomonnaies. Ensuite, à la faveur du conformisme ambiant qui préside à toute société humaine 5, chaque individu plus ou moins concerné s’est senti investi de la « mission » de parler des cryptomonnaies, a minima pour ne pas avoir l’air « ringard » au pire pour des raisons moins désintéressées. En d’autres termes, suite à des communications émanant d’« autorités habilitées » c’est-à-dire d’institutions bancaires ou financières officielles, chaque expert, ou prétendu tel, s’est cru obligé de parler des cryptomonnaies, en prenant partie pour ou contre, en mettant en garde contre les cryptomonnaies ou en faisant les louanges desdites monnaies…

Nous avons assisté, avec le cryptomonnaies, à la plus grande campagne de lancement médiatique, sous forme d’ingénierie sociale, jamais vue. Ceux qui contrôlent le système actuel sont passé maîtres dans l’art de comprendre et utiliser les fondamentaux des comportements humains, tel que l’instinct grégaire, l’empathie naturelle que tout individu développe collectivement et individuellement face au discours d’une « autorité » perçue ou présentée comme « supérieure » ou « éclairée ». 6. Il faut noter, ici encore, que les autistes forment une catégorie d’individus à part, tout à fait hermétique à l’effet d’empathie ; ces individus sont par conséquent fréquemment utilisés pour ce qu’ils sont, par les puissances d’argent, notamment pour gérer et assurer le bon déroulement des opérations de recherche en matière d’intelligence artificielle… Les aptitudes générales des comportements humains sont décryptées et utilisées par les « puissances d’argent » pour servir leurs intérêts propres, ces derniers consistants essentiellement, à asservir l’humanité.

Pour retourner à la question des cryptomonnaies, le résultat concret de cette vaste opération de « propagande de masse auto-réalisée » est que toute personne, dans tous les pays du monde, a entendu parler des cryptomonnaies, et s’habitue, peu à peu à ce que l’avenir monétaire quotidien passe par cette nouvelle technologie. Nous avons affaire ici à la plus grande manipulation de masse jamais enregistrée au niveau mondial, les médias sociaux et les médias dissidents, jouant, plus ou moins à leur corps défendant, un rôle absolument essentiel.

La conclusion est que la liberté procurée aux usagers des cryptomonnaies est beaucoup plus apparente que réelle. Très probablement, l’avènement de cette nouvelle forme monétaire, qui ne change pas la nature de l’actuelle monnaie, a été organisée par des forces financières dans l’objectif de faire en sorte que « tout change pour que rien ne change ».

2.b La sécurité

La prétendue sécurité juridique apportée aux usagers par les cryptomonnaies ne s’accompagne pas de sécurité économique car les cryptomonnaies ne sont pas, loin s’en faut, à l’abri du risque induit par le phénomène spéculatif. 7. Bien au contraire, les places de marchés où l’on vend et revend les cryptomonnaies sont florès. Ainsi, comme toute monnaie conçue à tort comme une marchandise, la valeur économique réelle de ces monnaies est soumise à l’aléa du marché. Or l’histoire atteste que les principaux détenteurs des institutions bancaires et financières sont passés maîtres dans l’art de prendre le contrôle des « marchés » de façon à orienter les prix dans le sens qui leur convient.

Le problème de fond, déjà largement souligné, ne relève pas de la forme dématérialisée ou non de la monnaie, mais relève de la conception de celle-ci comme un « bien » dans le commerce ; ce que, par essence, la monnaie véritable ne saurait être.

Qu’en est-il du risque systémique actuel lié à la grande interdépendance des marchés et des monnaies ? Là encore, rien ne garantit les usagers que les cryptomonnaies n’engendreront pas, à terme, les mêmes problèmes d’interdépendance des marchés. L’existence d’un marché économique mondial indique tout au contraire que les cryptomonnaies, conçues comme des « biens dans le commerce » s’échangeront et deviendront interdépendantes les unes des autres.

Certains rétorqueront que les cryptomonnaies peuvent aussi être utilisées au niveau local ou même très local (au niveau d’une commune par exemple). Certes, mais nous retournons alors dans les problématiques que nous avons connues de nombreux siècles en arrière et où il fallait, pour assurer la fluidité des échanges à un niveau de subsistance minimal, assurer un contrôle des « échanges » entre les différentes monnaies. Ainsi, le détenteur de bitcoins devra peut-être accepter des éthers ou n’importe quelle autre cryptomonnaie (car il en existe des milliers) s’il veut acquérir un bien particulier. On en revient ainsi aux raisons fondamentales de l’apparition des monnaies et au rôle social que celles-ci doivent remplir.

En réalité, la différence évidente entre monnaie traditionnelle et cryptomonnaie est que l’aspect géographique, géolocalisé, des cryptomonnaies est beaucoup moins prégnant qu’il ne l’était avec les monnaies traditionnelles, il peut par ailleurs aisément être contourné avec ces « monnaies nouvelles normes ». Le transit informatique des données dématérialisées assuré par l’intermédiaire d’ordinateurs-relais assure une circulation mondiale, et non locale, des données.

La désolidarisation du fonctionnement de l’économie avec une localisation géographique est justement l’un des éléments clefs du « Nouvel Ordre Mondial » qui cherche, coûte que coûte, à généraliser le nomadisme et la déconnexion entre les activités humaines et un quelconque ancrage territorial. C’est ainsi que l’une des obsessions des dirigeants économiques, promoteurs du Nouvel Ordre Mondial, est de faire disparaître les États en tant qu’entités territoriales politiquement autonomes. L’origine de ce nomadisme se trouve dans l’origine financière des détenteurs de pouvoir actuel ; ces derniers ont fait leur fortune sur l’anonymat et le nomadisme capitalistique, lequel a pour intérêt essentiel de faire disparaître la corrélation entre pouvoir et responsabilité.

Notons par ailleurs que le nomadisme forcé imposé par les principaux capitalistes à la grande masse des individus (pourtant sédentarisés de longue date) a pour conséquence de déraciner les gens, les empêchant, entre autres choses, de concevoir clairement l’aspect méthodique des nouvelles règles qui s’imposent à eux, et les empêchant, en particulier, de percevoir et d’identifier d’où et de qui elles émanent.

3 – Dangers et risques des cryptomonnaies

À côté des risques et dangers plus ou moins imaginaires associés aux cryptomonnaies, nous identifions de réels risques économiques liés à l’utilisation de cette nouvelle forme monétaire.

2.a Les vrais et faux dangers techniques

Si l’anonymat, souvent évoqué, des cryptomonnaies est en réalité un faux danger, il est vecteur en revanche de réels risques techniques et juridiques liés à l’utilisation de monnaies privées sous forme dématérialisée.

2.a.1 Faux danger : les cryptomonnaies serviraient à financer les opérations clandestines, illicites et mafieuses

Malheureusement, les opérations mafieuses, clandestines et illicites n’ont pas attendu les cryptomonnaies pour prospérer et être financées. Ces financements préexistent largement aux cryptomonnaies et sont liés à l’existence :

  • De l’anonymat des capitaux .
  • Des paradis fiscaux (qui découlent de l’anonymat des capitaux) et :
  • De l’accaparement de la gestion monétaire par les banques et autres multinationales à vocation financière qui ont assis leur développement sur l’opacité, l’asymétrie d’information, autant que sur l’asymétrie entre pouvoir et responsabilité, qui ont à leur tour permis l’accaparement des richesses et des institutions.

Au surplus, il faut insister sur le fait que l’anonymat technique des cryptomonnaies est très relatif : il ne résiste pas à une volonté ferme des pouvoirs publics officiels et/ou des agences de renseignements.

L’anonymat techniquement permis par les cryptomonnaies est, dans le contexte actuel de contrôle capitalistique par les élites économiques, beaucoup moins efficace que l’anonymat des capitaux, qui a, au fil des siècles, largement fait la preuve (et même au-delà) de son efficacité. Le seul anonymat qui existe vraiment pour les gens ordinaires leur est hostile : il est celui assuré par et pour les détenteurs du « fait économique » qui ont aujourd’hui pris un pouvoir de type monopolistique sur toutes les organisations politiques, aux niveaux local, national et international. Cet anonymat, consciencieusement organisé, ne joue jamais en faveur des gens ordinaires, il joue de façon systématique, systémique, en faveur des seuls détenteurs du pouvoir.

Quoiqu’il en soit, le financement opaque des opérations illicites, illégales et socialement destructrices ne sera pas mieux ni plus aisément assuré par les cryptomonnaies qu’il ne l’est actuellement par l’opacité des capitaux et des places financières paradisiaques.

2.a.2 Vrais dangers : Insécurité technique et juridique liée à l’usage de monnaies privées dématérialisées

Comme l’actualité récente l’illustre, les détenteurs des cryptomonnaies sont vulnérables au piratage informatique. Pour les particuliers-usagers, la décentralisation cryptomonétaire ne s’accompagne pas d’un surplus de sécurité matérielle.

Toutefois, la vérité nous oblige à dire que ce type de problème, lié à la sécurisation des réseaux informatiques, n’est pas propre aux cryptomonnaies et se présente dans des termes similaires pour les actuelles monnaies, très largement dématérialisées. D’une façon générale, le seul moyen efficace pour parer à la vulnérabilité informatique est d’avoir recours à des monnaies matérialisées ; le lecteur attentif aura compris que ces monnaies « matérialisées » ne doivent toutefois pas prendre la forme d’un bien rare dans le commerce.

Néanmoins, la question de sécurité juridique est accrue dans l’hypothèse où la monnaie a la forme d’une monnaie privée dématérialisée, ce qu’est, fondamentalement, toute cryptomonnaie. En cas de problème de vol de cryptomonnaies, les particuliers n’ont pas de garantie de récupération de leurs avoirs puisque ceux-ci ne sont plus réellement liés à l’État et sont exclusivement de nature privée. Avec le système bancaire actuel (qui est loin d’être idyllique pour autant !) les avoirs sont, au moins partiellement, et sauf à ce que l’usager ait lui-même (par un comportement risqué) favorisé ledit vol, couverts par la banque en cas de vol. Nous ne parlons pas ici de risque de faillite de la banque (en cas de faillite bancaire, chacun a aujourd’hui compris que ses avoirs ne seront pas garantis).

En matière de cryptomonnaies les problèmes ne sont pas liés à une mauvaise gestion des fonds qui, sauf à imaginer des malfaçons (volontaires ou non) dans le cryptage, sont gérés de façon rationnelle par des processus informatiques. Les véritables risques concernent la responsabilité juridique en cas de perte ou de vol des avoirs. Comme toute monnaie dématérialisée, les cryptomonnaies sont techniquement vulnérables. Ce type de monnaie est dépendant du bon fonctionnement des réseaux, lesquels sont vulnérables aux contraintes d’approvisionnement énergétique. 8.

Étant en présence de monnaies strictement privées, on imagine mal la mise en œuvre d’une responsabilité collective accordant aux usagers un recours juridique efficace, c’est-à-dire assis sur une garantie collective d’État, leur permettant de récupérer leurs avoirs ; le problème ne se présente pas dans les mêmes termes en cas de cryptomonnaie d’État. Mais ici encore il faut distinguer entre des cryptomonnaies réellement rattachées à un État et des cryptomonnaies « banques centrales » qui resteront des monnaies privées, tout comme le sont les actuelles monnaies gérées par les banquiers. Conçues comme des « monnaies marchandises » tout indique qu’à terme, les cryptomonnaies « banques centrales » seront soit fusionnées en une unique monnaie mondiale, soit concentrées en quelques monnaies gérées de façon centralisée (un peu comme la Banque Centrale Européenne gère les différentes monnaies nationales de la zone euro) par un organisme international, comme la BRI (Banque des Règlements Internationaux) le FMI (Fonds Monétaire International) ou la Banque Mondiale. Car il faut insister sur le fait qu’une monnaie mondiale est la contrepartie indispensable de l’avènement d’un marché mondial, et que ce dernier est devenu une quasi réalité depuis que l’OMC s’occupe de gérer les relations commerciales entre États ou blocs d’États.

2.b Risque réel : insécurité économique et limite aux échanges

S’il existe des faux dangers, tel l’anonymat, absurdement mis en avant, il existe également de véritables risques économiques liés à l’utilisation de cryptomonnaies. En particulier, ces monnaies privées sont sujettes à une double insécurité économique liée : 1°) à l’incertitude sur la valeur réelle de la monnaie en question et 2°) à la faible assise économique concrète de ces monnaies lorsqu’elles sont émises en relation avec un projet économique particulier (un peu comme des actions sont émises pour financer un projet d’entreprise). Ce dernier problème ne concerne évidemment pas les cryptomonnaies d’État adossées à des richesses étatiques.

Par ailleurs, la prolifération des cryptomonnaies privées a pour effet un éclatement de la monnaie en de multiples entités ce qui, à son tour, a pour conséquence de limiter les possibilités d’échange de marchandises.

Pour que les détenteurs d’une cryptomonnaie acceptent d’autres cryptomonnaies de façon indifférenciée, il faut que toutes ces cryptomonnaies aient : 1°) la même valeur pour leurs usagers ou 2°) soient évaluées les unes par rapport aux autres de façon permanente (à la mesure des variations de valeurs des unes et des autres !). Le problème est justement que toutes les cryptomonnaies ont des valeurs différentes et ne sont absolument pas échangeables à valeur égale, pour trois raisons : 1°) étant une réserve de valeur, c’est-à-dire une marchandise, ces monnaies sont soumises aux lois du marché, 2°) chaque cryptomonnaie est assise, au départ, sur une réalité matérielle différente de celle des autres et 3°) l’évaluation de ces monnaies est largement intrinsèquement dépendante du nombre de leurs mineurs ou forgeurs. Ces disparités posent, fondamentalement, la question de la nature et du degré de confiance – il est ici question de légitimité – que l’on peut porter à une monnaie qui est adossée à la seule capacité technique de transmission informatique de données.

Un autre problème économique réel provient de l’éclatement du concept monétaire puisque les cryptomonnaies, qui s’apparentent à des monnaies privées sont, par hypothèses, extrêmement nombreuses. Or, la fluidité des échanges suppose la minimisation des risques de change entre les différentes monnaies en circulation ainsi qu’a minima une utilisation normalisée de la monnaie, d’où la nécessité d’une centralisation de la gestion monétaire. Rappelons toutefois, qu’il ne faut pas confondre la nécessité de la centralisation de la gestion monétaire avec sa gestion dans des mains privées, par des banquiers, situation que nous connaissons aujourd’hui.

Pour être efficace à remplir son rôle de facilitateur d’échange, la monnaie doit être conçue comme un « service public » c’est-à-dire un service destiné à tous ses usagers. La gestion monétaire par des banques centrales, elles-mêmes aux mains des principaux capitalistes, est le contraire exact d’une saine gestion monétaire ; ce type de gestion ne diffère pas fondamentalement de la gestion de monnaies privées obtenues par des moyens cryptographiques : on reste dans le cadre de monnaies gérées par des personnes privées. Or, afin de garantir son rôle de facilitateur d’échanges, la monnaie doit être homogène et gérée par une entité politique dont le rôle est l’organisation de la vie collective.

4 – Conclusion

La technologie blockchain est sans contestation possible « révolutionnaire » en ce que, utilisée dans le sens de l’intérêt commun et sous contrôle politique (c’est-à-dire sous le contrôle de gens chargés de faire respecter l’ordre collectif, social, et par voie de conséquence, « l’intérêt commun ») elle est susceptible de générer de profondes mutations dans l’organisation des sociétés humaines, en rendant plus fluide la circulation des informations, et en particulier celle des informations sensibles. Cette technologie mettra très vraisemblablement à mal des professions comme celle de notaire puisque les informations immobilières pourront aisément être gérées directement par le gouvernement. Nous pourrions trouver de très multiples applications à cette technologie.

Néanmoins, appliquée à la monnaie, cette technologie n’est absolument pas « révolutionnaire » car non seulement elle ne résout pas les problèmes fondamentaux que connaissent les monnaies actuelles mais elle introduit, en plus, une plus grande volatilité dans les cours et une moindre sécurité dans les échanges.

Conçues comme des monnaies privées, des « monnaies-propriétaires » pourrions-nous dire, ces types de monnaie cumulent les problèmes que nous connaissons déjà avec ceux liés à leur disparité ; à la place d’un grand pas en avant, il s’agit bien d’un grand retour en arrière que ces monnaies proposent. Sans gestion politique, les cryptomonnaies non seulement ne faciliteront pas les échanges mais créeront au contraire une insécurité économique et juridique endémique qui aura pour effet de ralentir et non de faciliter les échanges économiques.

Les cryptomonnaies ont, par essence, les mêmes problèmes que ceux que nous connaissons avec les monnaies actuelles. Il faut, pour se défaire de ces difficultés, accepter de repenser de fond en comble le rôle de la monnaie revenant aux raisons d’être de son apparition. Il ne s’agit pas tant de s’interroger sur la « forme » de la monnaie, que sur sa « nature » : les cryptomonnaies ne posent pas tant un problème de forme, car nous vivons déjà largement sous l’aire de la monnaie privée dématérialisée, qu’un problème de nature.

Il est donc loin d’être certain qu’il faille, à l’instar de Xavier Moreau, se féliciter de l’avènement mondial des cryptomonnaies qui ne remplissent réellement aucune de leurs promesses en termes de liberté, de sécurité et de facilitation des échanges.

Valérie Bugault

Valérie Bugault est Docteur en droit, ancienne avocate fiscaliste, analyste de géopolitique juridique et économique.

http://lesakerfrancophone.fr/faut-il-appeler-de-nos-voeux-lavenement-des-cryptomonnaies

 

Les gendarmes financiers de l’UE dénoncent les dangers du bitcoin

Les gendarmes financiers de l’UE dénoncent les dangers du bitcoin

Les récentes montagnes russes du cours du Bitcoin. Les trois autorités financières européennes mettent surtout en garde les consommateurs contre l’absence de protection en cas de faillite ou d’arrêt des activités des platefomes d’échanges de monnaies virtuelles ou des fournisseurs de wallets numériques pour les stocker. [Coindesk]

Les autorités européennes de la finance ont mis en garde contre l’achat « très risqué » de cryptomonnaies, dont la valeur a fortement fluctué ces derniers mois. Un article de notre partenaire, La Tribune.

C’est suffisamment rare pour être relevé : les trois gendarmes européens de la finance, l’Autorité bancaire européenne (ABE ou EBA en anglais), l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma en anglais) et l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) ont lancé le 12 février un avertissement destiné au grand public sur les risques liés à l’achat et à la détention de monnaies virtuelles, « des produits hautement risqués et non réglementés, et qui ne conviennent pas aux investissements, à l’épargne ou à la préparation de la retraite ».

« Les trois autorités européennes de supervision sont préoccupées par le fait qu’un nombre croissant de consommateurs achètent des monnaies virtuelles en particulier dans l’attente d’une hausse continue de leur valeur sans avoir conscience des risques très élevés de perdre l’argent investi »,déclarent-elles dans un communiqué commun.

L’EBA, l’Esma et l’Eiopa soulignent que les cryptomonnaies « comme le Bitcoin, le Ripple et l’Ether et de nombreuses autres ont été très volatiles récemment », autrement dit leur cours ont connu des montagnes russes, à la hausse comme à la baisse.

« Par exemple, la valeur du Bitcoin a fortement augmenté en 2017 de 1 000 euros en janvier à plus de 16 000 à la mi-décembre puis a chuté de près de 70% à 5 000 euros début février. Plus récemment, elle a remonté de 40% et se traite actuellement à 7 000 euros » détaillent les trois autorités, qui rappellent que la capitalisation totale des 100 premières monnaies virtuelles s’élève à environ 330 milliards d’euros.

Ceci dit, les marchés d’actions ont connu également des mouvements très brutaux ces dernières semaines.

La France veut pousser le G20 à réguler le bitcoin

Difficile à réguler, la cryptomonnaie, qui entretiendrait un risque de bulle financière, servirait également à financer les réseaux mafieux. Bruno Le Maire souhaite que le sujet soit débattu au G20 en avril.

 

 « Ne pas investir l’argent que vous ne pouvez perdre »

Les gendarmes insistent en particulier sur le fait que les crypto-monnaies « ne sont pas réglementées par les lois de l’UE », ce qui a pour conséquence l’absence de protection des consommateurs et des garanties habituelles.

« Les plateformes où s’échangent les monnaies virtuelles et les porte-monnaie numériques utilisés pour en détenir, conserver ou transférer ne sont pas réglementés non plus. Cela signifie que si vous achetez ou détenez des monnaies virtuelles, vous ne bénéficierez pas des garanties et protections associées aux produits financiers réglementés. Par exemple, si une plate-forme d’échange de monnaies virtuelles ou un fournisseur de wallets digitaux fait faillite, arrête son activité ou fait l’objet d’une cyberattaque, d’un détournement de fonds ou d’une confiscation d’actifs à la suite de mesures d’application de la loi, le droit de l’UE n’offre aucune protection spécifique sur la couverture de vos pertes ou l’accès à vos actifs. Ces risques se sont déjà matérialisés en de nombreuses occasions dans le monde entier » soulignent les trois autorités.

Le manque de transparence des prix, le risque d’interruptions de service des plateformes sont d’autres dangers cités par les superviseurs.

Surtout, l’EBA, l’Esma et l’Eiopa veulent faire comprendre que les consommateurs européens qui voudraient tout de même acheter des crypto-monnaies doivent le faire en connaissance de cause, à leurs risques et périls.

« Si vous décidez d’acheter des monnaies virtuelles ou des produits financiers donnant une exposition directe [à celles-ci], vous devriez comprendre leurs caractéristiques et les risques que vous prenez. Vous ne devriez pas investir de l’argent ne peut pas se permettre de perdre ».

« Vous devriez vous assurer que vous maintenez un niveau de sécurité adéquat et à jour sur les appareils et matériels que vous utilisez pour accéder à vos monnaies virtuelles ou pour acheter, stocker ou transférer des monnaies virtuelles. En outre, vous devez savoir que l’achat de monnaies virtuelles auprès d’une entreprise réglementée de services financiers n’atténue pas les risques. »

« L’UE doit laisser la blockchain se développer avant de légiférer »

Les législateurs débattent de la meilleure manière de régir les monnaies virtuelles et la technologie innovante qui les sous-tend: blockchain. Pour Patrick Murck, cofondateur de Bitcoin foundation, l’attitude actuelle de laisser-faire est la bonne..

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/les-gendarmes-financiers-de-lue-denoncent-les-dangers-du-bitcoin/

Séisme boursier international après la plongée de Wall Street

Économie et Finance

Séisme boursier international après la plongée de Wall Street

le 6 février 2018

L’onde de choc venue des États-Unis, où Wall Street a plongé de façon spectaculaire lundi soir, a gagné les marchés européens mardi matin après avoir déjà emporté les places asiatiques.

A l’ouverture en Europe, la baisse ne laissait aucune doute: -3,43% à la Bourse de Paris, -3,5% à Londres, -3,58% à Francfort, -3,3% à Madrid, -3,6% à Amsterdam.

« L’Europe se retrouve face à une vague rouge après le bain de sang sur les marchés américains » et ce « moins de deux semaines après un sommet historique » atteint par Wall Street, souligne Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.

La question que tout le monde se posait mardi en Europe, c’est si la baisse ne faisait que commencer ou s’il s’agissait d’un accès de faiblesse passager.

Selon les experts de Mirabaud Securities Genève, « la séance d’aujourd’hui sera extrêmement importante (peut-être la plus importante depuis le début de l’année), car elle va tester les nerfs des investisseurs et confirmer (ou non) si nous sommes rentrés » dans une phase de baisse du marché, « ce que nous ne pensons pas ».

« Jusqu’où la baisse? », s’interrogent également les analystes d’Aurel BGC. S’ils estiment que « la baisse pourrait durer encore un peu d’ici la fin de la semaine », ils jugent néanmoins que « les liquidités sont également abondantes et les investisseurs devraient rapidement juger que cette baisse est davantage saine que malsaine », ouvrant la voie à une stabilisation.

« Évidemment, si de nouveaux signes tendent à confirmer que l’inflation accélère réellement aux États-Unis, la volatilité pourrait rester durablement plus forte », complètent-il.

L’inflation, le chiffon rouge 

C’est justement les craintes au sujet de l’inflation qui ont mis le feu aux poudres, alors que l’année 2018 avait bien commencé, les indices boursiers enchaînant les records à New York.

Vendredi la publication aux États-Unis du rapport mensuel sur l’emploi a subitement changé la donne. Bonne nouvelle pour l’économie américaine, l’annonce d’une augmentation significative des salaires en janvier a eu un effet dévastateur sur les marchés en ravivant les craintes d’inflation, et donc d’un resserrement monétaire américain à un rythme plus rapide que prévu. Dans la foulée, les taux de rendement des bons du Trésor se sont enflammés et Wall Street a trébuché.

Lundi, les pertes se sont accrues et l’indice vedette Dow Jones a chuté de près de 1.600 points en séance, avant de clôturer en baisse de 4,60%.

Les places financières asiatiques ont emboîté le pas à Wall Street, Tokyo en tête avec une perte de 4,73% mardi, du jamais vu depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Hong Kong a aussi perdu plus de 5% en clôture et Shanghai plus de 3%.

« Les investisseurs sont convaincus que l’inflation revient et que les taux d’intérêt vont grimper plus haut que ce qui avait été anticipé », a résumé Stephen Innes, responsable des transactions Asie-Pacifique chez Oanda, interrogé par l’AFP.

Sur le marché obligataire, les taux d’emprunt américains restaient sous pression. Le rendement à 10 ans progressait à 2,758% contre 2,706% lundi à la clôture.

A l’inverse, le marché européen était recherché, jouant son rôle de valeur refuge. A l’ouverture en Europe, le taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne, le fameux Bund qui fait référence sur le marché, reculait à 0,699% contre 0,736% la veille. Le yen et l’or, également prisés en période agitée, se renforçaient aussi logiquement.

Après la fièvre qui s’était emparée des marchés ces dernières semaines, « cette soudaine baisse est un choc », a commenté auprès de l’AFP Toshihiko Matsuno, de SMBC Nikko Securities.

Autre actif risqué délaissé, la devise virtuelle bitcoin, en forte baisse depuis plusieurs semaines, poursuivait sa chute mardi, tombant même brièvement sous les 6.000 dollars alors qu’elle frôlait les 20.000 dollars en décembre. Le bitcoin évoluait à 6.137 dollars vers 08H30 GMT.

Toutefois, malgré ces impressionnantes dégringolades, les observateurs restaient sereins. « Nous pensons que c’est une correction saine et en même temps éphémère », relevait Peter Garnry, analyste de Saxo Bank.  « Le moment était venu d’une correction », estimait aussi Stephen Innes, sans y voir non plus les prémices d’un « krach ».


Débâcle sur les places asiatiques après le plongeon de Wall Street

Les places financières asiatiques, Tokyo en tête, ont plongé mardi, emboîtant le pas à Wall Street où les investisseurs ont soudainement cédé à l’affolement après plusieurs mois d’euphorie boursière.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a lâché 4,73% en clôture après être tombé de plus de 7% en séance, du jamais vu depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche qui avait provoqué un mouvement de panique ponctuel.

Ailleurs dans la région, Sydney a fini en baisse de 3,20%, Hong Kong perdait 4,4% à une heure de la clôture, tandis qu’en Chine continentale, l’indice composite de Shanghai a abandonné plus de 3%.

L’année 2018 avait pourtant bien commencé, les indices enchaînant les records à New York, mais vendredi la publication aux Etats-Unis du rapport mensuel sur l’emploi a subitement changé la donne.

Bonne nouvelle pour l’économie américaine, l’annonce d’une augmentation significative des salaires en janvier a eu un effet dévastateur sur les marchés en ravivant les craintes d’inflation, et donc d’un resserrement monétaire américain à un rythme plus rapide que prévu.

Dans la foulée, les taux de rendement des bons du Trésor se sont enflammés et Wall Street a trébuché.

Lundi, les pertes se sont accrues et l’indice vedette Dow Jones a chuté de près de 1.600 points en séance, avant de clôturer en baisse de 4,60%.

« Les investisseurs sont convaincus que l’inflation revient et que les taux d’intérêt vont grimper plus haut que ce qui avait été anticipé », a résumé Stephen Innes, responsable des transactions Asie-Pacifique chez Oanda, interrogé par l’AFP.

Tout comme les donneurs d’ordres se détournent des actions, plus risquées que les obligations, ils se réfugiaient mardi vers le yen, valeur refuge prisée en période d’incertitudes.

De même l’once d’or montait-elle à 1.343 dollars vers 07h00 GMT, contre 1.333,60 dollars lundi soir.

– ‘Choc’ –

Après la fièvre qui s’était emparée des marchés ces dernières semaines, « cette soudaine baisse est un choc », a commenté auprès de l’AFP Toshihiko Matsuno, de SMBC Nikko Securities.

Les marchés entrent maintenant « dans une phase de correction », a-t-il ajouté, avec un déclin de plus de 10% pour l’indice Nikkei par rapport au plus haut du 23 janvier, tout comme le Dow Jones avait lâché lundi plus de 10% en séance par rapport à son record du 26 janvier.

Déjà chahutées lundi, les Bourses européennes, qui s’apprêtaient à ouvrir, risquent de vivre une nouvelle séance difficile, sans forcément céder à la même panique qu’en Asie où « les places ont tendance à surréagir », note M. Innes.

Autre actif risqué délaissé, la devise virtuelle bitcoin, en forte baisse depuis plusieurs semaines, poursuivait sa chute mardi, tombant même brièvement sous les 6.000 dollars alors qu’il frôlait les 20.000 dollars en décembre. Il évoluait autour de 6.260 dollars vers 07H00 GMT.

Toutefois, malgré ces impressionnantes dégringolades, les observateurs restaient sereins. « Le moment était venu d’une correction », estime Stephen Innes qui ne voit pas là les prémices d’un « krach ».

« Nous pensons que c’est une correction saine et en même temps éphémère », renchérissait Peter Garnry, analyste de Saxo Bank.

« Il y a même des possibilités d’achats, peut-être pas aujourd’hui, mais plus tard dans la semaine, après ces massifs mouvements de ventes », soulignait de son côté pour l’agence Bloomberg Sean Fenton, responsable de portefeuille chez Tribeca Investment Partners à Sydney.

 

LNT avec Afp

https://lnt.ma/seisme-boursier-international-apres-plongee-wall-street/

Le bitcoin poursuit sa chute, passe sous 6.400 dollars

Le bitcoin poursuit sa chute, passe sous 6.400 dollars

Tokyo – Le bitcoin, en forte baisse depuis plusieurs semaines, poursuivait sa chute mardi, tombant sous les 6.400 dollars alors qu’il frôlait les 20.000 dollars en décembre, après une série de mauvaises nouvelles pour la monnaie virtuelle.

Vers 03H00 GMT, il évoluait autour de 6.330 dollars, au plus bas depuis novembre, contre 8.550 dollars lundi.

« Il faut voir derrière ce mouvement les durcissements réglementaires et le fait que les investisseurs perdent confiance » dans les monnaies virtuelles, notamment après le piratage de la plateforme d’échanges japonaise Coincheck, a commenté auprès de l’AFP Stephen Innes, responsable des transactions Asie-Pacifique chez Oanda, société de services financiers spécialisée dans le marché des changes.

Le 26 janvier, Coincheck a perdu l’équivalent de quelque 530 millions de dollars dans le piratage d’actifs en devise virtuelle NEM, à ce jour le vol le plus important dans l’histoire des cryptomonnaies.

La semaine dernière était la « plus mauvaise semaine pour le bitcoin depuis janvier 2015 », ont noté les experts de Mirabaud Securities Genève.

Autorités monétaires et acteurs financiers à travers le monde ont encore durci le ton ces derniers jours sur les monnaies virtuelles.

En Chine, où les plateformes d’échanges avaient déjà dû cesser leurs opérations en septembre, le gouvernement veut désormais étouffer les ultimes transactions de cryptomonnaies, a indiqué lundi un média officiel. Les autorités ont notamment bloqué l’accès aux plateformes d’échange.

La baisse du bitcoin « est principalement due (…) à la volonté des autorités chinoises de renforcer les règles sur les cryptomonnaies », a ainsi affirmé à l’AFP Daisuke Yasaku, de l’institut de recherche Daiwa.

Au Royaume-Uni, Lloyds Banking Group a annoncé le même jour avoir interdit les achats de bitcoin par ses clients munis de carte de crédit, suivant l’exemple de plusieurs grandes banques américaines qui craignent des problèmes d’endettement.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a aussi mis en garde lundi contre les cryptomonnaies, des actifs selon lui « très risqués », et dont le prix est « entièrement spéculatif ».

Le gouvernement britannique avait appelé fin janvier à réguler le bitcoin rapidement, avant qu’il ne finisse par représenter une vraie menace pour le système financier.

Le sujet sera notamment abordé au prochain G20 Finances en mars, où les ministres français et allemand des Finances vont présenter des propositions communes sur la régulation des cryptomonnaies.

Cette baisse du bitcoin intervient alors que les marchés boursiers plongeait mardi dans le sillage de Wall Street, pénalisée par la nervosité des investisseurs face à une hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis.

« Il est trop tôt pour faire un lien entre les performances des marchés boursiers et le bitcoin, mais évidemment, le bitcoin présente aujourd’hui les mêmes tendances de panique que connaissent les marchés boursiers », a estimé Stephen Innes.

ys-kh-mhc/anb

LLOYDS BANKING GROUP

(©AFP / 06 février 2018 04h15)

https://www.romandie.com/news/Le-bitcoin-poursuit-sa-chute-passe-

La chute de Bitcoin s’accélère à mesure que les appels à la régulation se multiplient

La chute de Bitcoin s’accélère à mesure que les appels à la régulation se multiplient

La chute de Bitcoin s'accélère à mesure que les appels à la régulation se multiplient© Dado Ruvic Source: Reuters
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Le Bitcoin a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis décembre dernier, et s’échange aujourd’hui autour de 8 300 dollars. Une chute due aux appels à le réglementer par de nombreux gouvernements. La question sera étudiée lors du prochain G20.

C’est une correction aux allures de plongeon. Après avoir atteint son plus haut historique en décembre dernier à 20 000 dollars, le Bitcoin commence l’année 2018 par une baisse majeure, ayant perdu près d’un quart de sa valeur depuis le 1er janvier pour s’échanger aux alentours de 8 300 dollars le 2 février, selon le site spécialisé Coinmarketcap.

Le Bitcoin, qui entraîne dans son sillage toutes les autres cryptomonnaies, est victime d’une succession d’annonces – particulièrement des nombreux appels à sa réglementation – qui inquiètent les investisseurs. C’est par exemple le souhait affiché par le ministre des Finances indien, qui a affirmé le 1er février que son gouvernement ne considérait pas les cryptomonnaies comme un moyen d’échange légal, et a souligné sa volonté de lutter contre le financement d’activité illicite, qu’elles facilitent selon lui.

Un point de vue partagé par l’ancienne présidente de la banque centrale américaine (Fed) Janet Yellen, qui avait estimé en décembre dernier que le Bitcoin ne constituait pas «une devise officielle» et avait enjoint les institutions financières à s’assurer que leurs transactions en Bitcoin ne violaient pas les lois sur le blanchiment d’argent.

Prônant lui aussi la régulation de la cryptomonnaie en janvier dernier, le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire avait en outre précisé que le sujet serait discuté lors du prochain G20 en Argentine. «Beaucoup d’informations concernant la régulation font paniquer le marché», analyse ainsi Nick Kirk de Cypher Capital, sur la chaîne américaine CNBC.

A cela s’ajoutent d’autres informations qui viennent alimenter ce fort mouvement baissier, comme l’ouverture d’une enquête par les régulateurs financiers américains sur la plateforme d’échanges Bitfinex afin de s’assurer qu’elle dispose réellement des réserves de monnaies qu’elle prétend. Ou encore l’annonce de Facebook d’interdire sur sa plateforme toute publicité pour les cryptomonnaies et pour les Initial coin offering (ICO) – une méthode de levée de fonds fonctionnant par l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies durant la phase de démarrage d’un projet.

Lire aussi : Le grand mufti d’Egypte émet une fatwa contre le Bitcoin

https://francais.rt.com/economie/47794-chute-bitcoin-saccelere-mesure-que

La révolution de la blockchain : définition, fonctionnement et perspectives

La révolution de la blockchain : définition, fonctionnement et perspectives

Question/RéponseClassé sous :Internet , blockchain , chaine de blocs

Par la rédaction de Futura

La blockchain, ou chaîne de blocs, est indissociable du bitcoin, la monnaie virtuelle créée en 2008. C’est en quelque sorte un livre de comptes décentralisé et contrôlé de façon collective, sur le principe du pair à pair (peer-to-peer), à partir d’une base de données distribuée. C’est la blockchain qui assure la sécurité des transactions en mutualisant la confiance. Un système réputé transparent et infalsifiable dont le champ d’application va bien au-delà de la seule monnaie.

Qu’est-ce que la blockchain et pourquoi parle-t-on d’une révolution à son sujet ? Derrière ce système de sécurisation des transactions en bitcoin, se cache un concept qui base sa fiabilité sur la transparence et une mutualisation de la confiance. Certains pensent que la blockchain est amenée à jouer un rôle central dans notre existence en se substituant aux tiers de confiance centralisés comme les banques, les notaires, les assurances…

→ Pour aller plus loin, découvrez l’émission Web Blockchain Revolution élaborée par l’école ETNA, la nouvelle alternance en informatique et le groupe SII.

La blockchain est née avec le bitcoin

La blockchain, ou chaîne de blocs, en français, est née en même temps que la monnaie cryptographique appelée bitcoin et apparue en 2008. Le bitcoin permet d’acheter des biens et des services ; il peut aussi être échangé contre d’autres devises. Contrairement aux monnaies traditionnelles, le bitcoin n’est pas administré par une autorité bancaire unique, il fonctionne de manière décentralisée à travers un ensemble de nœuds. Ces derniers forment le réseau par lequel se font toutes les transactions. Un registre public sécurisé tient l’historique de toutes ces opérations. Il est réputé infalsifiable puisqu’il repose sur le principe d’une confiance mutualisée.

Des « mineurs » forment les nœuds de la blockchain

Chaque transaction est chiffrée et stockée dans un bloc, qui peut contenir plusieurs transactions distinctes. Un bloc comporte un marquage numérique issu du bloc précédent qui atteste de sa validité. Cette opération de marquage est assurée par des utilisateurs volontaires, que l’on appelle des « mineurs ». Ces derniers mettent à disposition leur temps et la puissance de calcul de leurs ordinateurs pour administrer la blockchain. Les mineurs forment les nœuds, ou plutôt les maillons de la blockchain.

Cette opération appelée le « minage » permet à ces personnes d’être rémunérées, en bitcoin bien sûr. La valeur du bitcoin est maintenue par des logiciels qui adaptent l’intensité des calculs au nombre de mineurs actifs. Plus il y a de mineurs de bitcoin, plus les calculs sont complexes et plus la blockchain est sûre.

La technologie de la blockchain peut servir au transfert d’autres actifs, comme par exemple des titres, des obligations, des actions, des droits de vote. © wutzkoh

L’avenir de la blockchain au-delà du bitcoin

La chaîne de blocs présente de nombreux avantages. Financiers tout d’abord, puisqu’elle permet de réduire les frais liés aux transactions bancaires et même de supprimer les banques comme tiers de confiance. Outre les paiements numériques, cette technologie peut servir au transfert d’autres actifs, comme par exemple des titres, des obligations, des actions, des droits de vote…

Par ailleurs, la transparence du système et son architecture décentralisée lui confèrent un potentiel d’applications qui dépasse la sphère financière. La blockchain étant un registre, elle peut servir à établir une traçabilité sur toutes sortes de produits et services. Elle peut aussi servir à garantir l’application des contrats intelligents (en anglais smart contracts), des programmes qui exécutent automatiquement les conditions d’un contrat.

Pour aller plus loin sur les sujets blockchain et bitcoin

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances à propos du bitcoin et de la chaîne de blocs, le groupe SII et l’École des technologies numériques avancées (ETNA) ont élaboré une émission diffusée sur Internet. Baptisée Blockchain Revolution, elle se compose de sept épisodes d’une heure :

  1. Comprendre le phénomène blockchain ;
  2. Le protocole de validation du bitcoin ou la « preuve de travail » ;
  3. Le bitcoin en pratique ;
  4. La gouvernance bitcoin ;
  5. Le bitcoin comme plateforme ;
  6. L’explosion cambrienne des blockchains ;
  7. La révolution blockchain et l’interview d’Andreas Antonopoulos.

https://www.futura-sciences.com/tech/questions-reponses/internet-revolution-blockchain-definition-fonctionnement-perspectives-7145/#xtor=EPR-60-[QUESTION]-20180117

Bitcoin : la baisse se poursuit

Bitcoin : la baisse se poursuit

– 14 % en 24 heures
– 28 % en une semaine
– 47% en un mois

Le bitcoin s’affiche actuellement autour de 8 300 € sur les principales plateformes d’échange. Un mouvement qui atteint l’ensemble des cybermonnaies qui ont perdu 50% de leur valeur en moyenne depuis le sommet atteint le 8 janvier dernier.

Les explications avancées dans la presse et sur les réseaux sociaux :

– La crainte persistante d’une interdiction des échanges en Corée du Sud – troisième marché mondial des cryptomonnaies – après la perquisition de Coinone et Bithumb, deux des principales plateformes d’échange de cybermonnaie du pays.  Le gouvernement sud-coréen a cependant annoncé que la fermeture des exchanges ne serait qu’une des pistes suggérées pour « apaiser la spéculation » et semble plutôt se diriger, d’après le Ministre des Finances Kim Dong-yeon, vers une « régulation rationnelle » [Source].

– La crainte de nouvelles mesures répressives en Chine, ciblant non pas les exchanges du pays – qui ont cessé tout activité depuis septembre – mais les échanges entre particuliers ainsi que les sites alternatifs et les applications qui les mettent en relation [Source].

– Enfin certains y voient une conséquence des contrats à terme, dont la première part expire aujourd’hui, et font l’hypothèse d’une manipulation menée par de gros investisseurs [Source].

Le bitcoin sous 12.000 dollars, toutes les cryptomonnaies à la peine

Le bitcoin sous 12.000 dollars, toutes les cryptomonnaies à la peine

Paris – Le bitcoin et d’autres cryptomonnaies, qui avaient flambé en fin d’année dernière, étaient à la peine mardi, ce que des analystes expliquaient entre autres par une volonté accrue de réguler le secteur.

La plus célèbre monnaie virtuelle, le bitcoin « est passé sous la barre des 12.000 dollars, du jamais vu depuis début décembre », relevait par exemple mardi matin David Madden, analyste chez CMC Markets UK.

Peu avant Noël, la cryptomonnaie avait tutoyé les 20.000 dollars.

Toutes les crypto-monnaies étaient affectées par la baisse, selon la plateforme d’échange coinmarketcap.com. L’ethereum, le ripple et le bitcoin cash perdaient ainsi respectivement 12,41%, 19,16% et 15,51% en milieu de journée mardi, selon cette source.

Selon les analystes, ce mouvement s’explique notamment par les indications d’un durcissement des autorités à l’égard des cryptomonnaies, notamment en Corée du Sud et en Chine.

« Expliquer les mouvements sur le bitcoin est toujours délicat, mais ce plongeon (…) pourrait bien s’expliquer par les signes de volonté régulatrice accrue » des autorités, écrivait ainsi mardi matin Neil Wilson, analyste chez le courtier ETX Capital.

Le gouvernement sud-coréen a indiqué la semaine dernière que Séoul se préparait à interdire les plate-formes d’échange de crypto-monnaies, avant de faire machine arrière et dire qu’il ne s’agissait que de l’une des mesures envisagées par le ministère de la Justice.

Or la Corée du sud « abrite certaines des plus grosses plate-formes d’échange de bitcoins », soulignait mardi la société d’analyse Capital economics.

Les marchés bruissent également de rumeurs selon lesquelles la Chine s’apprêterait à appliquer une interdiction complète du minage de bitcoin, l’activité informatique consistant à émettre de la monnaie numérique.

Or c’est en probablement Chine que l’activité de minage de bitcoin est la plus développée, rappellent les analystes.

(©AFP / 16 janvier 2018 12h26)

https://www.romandie.com/news/Le-bitcoin-sous-12-000-dollars-toutes-les-cryptomonnaies-a-la-peine/881092.rom

Warren Buffett sur le bitcoin : « Tout ça finira mal »

Warren Buffett sur le bitcoin : « Tout ça finira mal »

Elsa ConesaRaphael Bloch Le 10/01 à 18:49
image:

« Pourquoi est-ce prendrais position chose connais pas ? », s'est interrogé Warren Buffet lors d'une interview chaîne CNBC

« Pourquoi est-ce que je prendrais une position dans quelque chose que je ne connais pas ? », s’est interrogé Warren Buffet lors d’une interview à la chaîne CNBC – Paul Morigi/AFP

+ VIDEO. Le milliardaire et oracle des marchés Warren Buffett a prédit mercredi une fin tragique à la star des cryptomonnaies.

Warren Buffett a parlé. Et la prédiction du célèbre oracle des marchés n’est pas bonne pour  le bitcoin.  «  En matière de cryptomonnaies, je peux dire avec quasi-certitude qu’elles finiront mala expliqué le milliardaire de 87 ans sur CNBC , précisant ne pas pouvoir prédire « quand ou comment ça se passera ».

«  Nous n’en avons pas acheté, nous n’en vendons pas, nous n’aurons jamais de position, a ajouté le président de Berkshire Hathaway, qui prépare sa  succession à la tête de la célèbre société d’investissement. J’ai assez de problèmes avec des choses que je connais un peu, pourquoi est-ce que je prendrais une position dans quelque chose que je ne connais pas ? »

« Folie totale »

Buffett n’est pas le seul à parier sur une chute de la star des cryptomonnaies, déjà annoncé comme condamnée des dizaines de fois depuis son lancement en 2009. Charlie Munger, son partenaire de longue date au sein de  Berkshire Hathaway , a expliqué récemment ne pas être « excité » par ce qui se prétend « moderne » et qui est une « folie totale ».

Signe que les mentalités semblent toutefois quelque peu évoluer, la veille, Jamie Dimon, le PDG de JP Morgan, a dit regretter d’avoir qualifié le bitcoin  d’« escroquerie » lors d’une conférence donnée en septembre à New York.

Vidéo : Comprendre le bitcoin en 3 questions

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La « cryptomania » américaine

Plus largement, la critique de Buffett intervient alors qu’une certaine « cryptomania » s’est emparée des entreprises. Notamment aux Etats-Unis, où des dizaines d’entreprises,  comme la biotech Bioptix, ont annoncé récemment se lancer dans l’aventure du bitcoin et de la blockchain.

Mardi, c’est Kodak, 24 heures avant  Telegram, qui a annoncé rejoindre l’aventure. L’ancien numéro un mondial de la photo va lancer  le KODAKCoin avec une blockchain qui pourrait permettre aux photographes de mieux protéger leurs droits d’auteur.

Raphaël Bloch et Elsa Conesa

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0301129433470-warren-buffett-sur-le-bitcoin-tout-ca-finira-mal-2143833.php#zSJClVUEgXoWIPBr.99

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