Archives pour la catégorie Nigeria

Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Bitcoin « Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

« Crise turque » : explosion des échanges livre turque / bitcoin

Suite à la « crise turque » et à la chute vertigineuse de la livre turque (TRY) survenue vendredi, on observe une explosion des échanges livre turque / bitcoin.

La livre turque est en pleine surchauffe. La monnaie nationale qui a perdu près de la moitié de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année, a enregistré vendredi 10 août, une baisse vertigineuse jusqu’à des plus bas historiques, une baisse de 13 % sur la journée.

Cette crise turque sur fond de fortes tensions diplomatiques entre Ankara et Washington survenue brutalement vendredi, suite à la détention d’un pasteur américain par le gouvernement turc, a envoyé une onde de choc planétaire. Elle a entraîné dans son sillage les principales bourses européennes qui ont toutes clôturé dans le rouge, touchant particulièrement le secteur bancaire.

Lundi, alors que la chute de la monnaie se poursuit, et que les inquiétudes sur les marchés financiers demeurent, bitcoin.org a enregistré une explosion de 42 % des visiteurs turcs. La paire BTC/TRY a atteint son plus haut depuis janvier 2018.

Autant d’indicateurs qui laissent penser que de nombreux investisseurs turcs s’intéressent à Bitcoin et aux cryptomonnaies. La Turquie est confrontée à une crise de confiance dans sa monnaie, qui pousse un nombre plus important de personnes à s’intéresser au bitcoin.
Les volumes de transactions en bitcoins sont en très forte hausse sur les plateformes d’échanges turques. Koinim, la plateforme de change de cryptomonnaies la plus importante du pays, a enregistré une hausse de plus de 60 % des volumes de transactions BTC/TRY. Sur BTCTurk, les volumes ont augmenté de plus d’un tiers et, sur Paribu, ils ont augmenté de 100 %.

Le Vénézuela et le Nigéria ont connu des situations similaires. Des événements politiques et économiques ont provoqué une hyperinflation de la monnaie nationale : la confiance par rapport aux monnaies fiduciaires a de nouveau été remise en cause dans chacun de ces pays. Cela a poussé de nombreuses personnes à s’intéresser et à investir dans le bitcoin et les cryptomonnaies.

Notons par exemple qu’aujourd’hui, de très nombreux commercants vénézueliens acceptent DASH comme moyen de paiement.

Certains l’affirment, ce n’est pas grâçe aux ETF ou à diverses stratégies de holding que les cryptomonnaies vont se démocratiser, mais bien grâce à ce genre d’événements : en remplaçant les devises fiduciaires, et en palliant aux problématiques actuelles des systèmes financiers à travers le monde. C’est bien là l’essence même de Bitcoin.

Sources : CoinDesk ; Hacked || Image from Shutterstock

 

https://journalducoin.com/bitcoin/crise-turque-explosion-des-echanges-livre-turque-bitcoin/

Publicités

Nigeria : Macron célèbre « la vitalité de la culture africaine » au club mythique de Fela Kuti

Diplomatie

Nigeria : Macron célèbre « la vitalité de la culture africaine » au club mythique de Fela Kuti

04 juillet 2018 à 09h04 | Par Jeune Afrique avec AFP

En visite au Nigeria pour le lancement de la Saison des cultures africaines, le président français Emmanuel Macron a célébré le 3 juillet la créativité africaine dans une salle de concert de Lagos, haut lieu de l’afrobeat contestataire de l’icône nigériane Fela Kuti.

« Il faut donner à voir la vitalité de la culture africaine, dont le Nigeria est une vitrine », a déclaré Emmanuel Macron le 3 juillet avant de se rendre au Shrine. Située dans le quartier d’Ikeja (banlieue nord de Lagos), cette salle de concert a été créée par Fela Kuti, créateur de l’afrobeat, une musique qui fusionne funk, soul, jazz et airs africains, avant d’être relancée par son fils Femi Kuti.

« C’est un lieu iconique », « vibrant », a salué le président français, en racontant l’avoir découvert en 2002 lors d’un concert de Femi Kuti alors qu’il effectuait son stage de l’ENA à l’ambassade de France à Abuja.

« C’est formidable de voir que le président français ait un intérêt si personnel pour la ville de Lagos », confiait dans la salle l’acteur nigérian Ozzy Agu. « On a le sentiment quand on le voit ici qu’on peut aller boire un verre avec lui et papoter. »

Des spectateurs ont néanmoins quitté la soirée – ayant pris beaucoup de retard – sans attendre que Femi Kuti monte sur scène, peu avant minuit, avec ses musiciens et danseuses et fasse monter une ambiance jusqu’alors sage. Dans sa harangue, Femi Kuti a appelé les jeunes africains à « ne pas laisser mourir » les rêves de son père pour une Afrique plus juste et développée. « C’est à vous de vous lever et de les réaliser ! », a-t-il lancé.

Lancement de la Saison des cultures africaines

Pour Emmanuel Macron, la soirée au Shrine a été l’occasion de lancer l’organisation de la Saison des cultures africaines qui se tiendra en France en 2020. Il avait annoncé fin 2017 la tenue de cette manifestation de plusieurs mois lors de son « discours fondateur » de Ouagadougou, déclinant sa stratégie pour relancer les relations entre la France et l’Afrique.

Il s’agit de déployer « une stratégie culturelle et artistique qui remette l’Afrique » au centre, a confié le président français. Car, a-t-il ajouté, « nous avons besoin que les Africains parlent eux-mêmes de l’Afrique ». « On parle toujours de l’Afrique d’avant, mais trop rarement de Nollywood [l’industrie cinématographique du Nigeria est la deuxième au monde en termes de production, ndlr], de la musique contemporaine », portée notamment par les artistes nigérians sur le reste du continent.

Venu de Nouakchott où il avait participé le 2 juillet au sommet de l’Union africaine, Emmanuel Macron a fait une courte étape à Abuja pour s’entretenir avec son homologue Muhammadu Buhari, qui préside le pays le plus peuplé et la première économie du continent. « Un pays incontournable », selon le président français, soucieux de ne pas cantonner l’action de Paris à l’Afrique francophone.

Élargir le partenariat entre la France et le Nigeria

Dans la lutte contre l’insurrection jihadiste de Boko Haram, M. Macron a réitéré les engagements de la France pour un accompagnement dans la « défense et la stabilisation de la région du Sahel », notamment à travers la force conjointe du G5 Sahel. M. Buhari a rappelé que l’ensemble des pays frontaliers du Nigeria sont francophones, et que l’aide de la France est ainsi essentielle pour la bonne coordination de la lutte avec ses voisins.

Emmanuel Macron a insisté sur le fait que « le cœur de cette visite est d’élargir le partenariat entre la France et le Nigeria sur des sujets culturels, économiques et sportifs », le moyen selon lui de donner des « perspectives et des opportunités à la jeunesse » pour qu’elle ne rejoigne pas les mouvements jihadistes.

Mercredi 4 juillet, après une rencontre avec de jeunes entrepreneurs nigérians, le président français devrait inaugurer la nouvelle Alliance Française, qui ambitionne de devenir un haut lieu de démocratisation culturelle à Lagos. Il devrait rencontrer également de jeunes entrepreneurs nigérians, et a assuré vouloir renforcer les liens économiques et estudiantins entre la France et le Nigeria.

http://www.jeuneafrique.com/588301/politique/nigeria-macron-celebre-la-vitalite-de-la-culture-africaine-au-club-mythique-de-fela-kuti/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-04-07-18

http://www.jeuneafrique.com/588301/politique/nigeria-macron-celebre-la-vitalite-de-la-culture-africaine-au-club-mythique-de-fela-kuti/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-04-07-18

Pétrole : l’Opep prête à prolonger de neuf mois son accord

Pétrole : l’Opep prête à prolonger de neuf mois son accord

Etienne Goetz Le 30/11 à 12:19
image:

Tous membres l'Opep prêts prolonger mois réductions production.

Tous les membres de l’Opep sont prêts à prolonger de neuf mois les réductions de production. – Shutterstock

La Russie doit encore officialiser sa participation à l’accord. Un point d’étape aura lieu régulièrement. Une clause pour une fin des quotas avant l’heure a été évoquée.

Pour une fois, le consensus semble régner à Vienne. Tous les membres de l’Opep, y compris les grands rivaux que sont l’Arabie saoudite et l’Iran, ont fait savoir jeudi matin qu’ils étaient d’accord pour prolonger de neuf mois les réductions de production. La fin de cet accord, prévue pour mars 2018, devrait donc être portée à fin 2018.

Le ministre saoudien de l’énergie Khaled al-Faleh, a martelé l’engagement de l’Opep pour rééquilibrer le marché. « Beaucoup doit encore être fait », a-t-il averti. « Nous ne lèverons pas le pied tant que les stocks ne seront pas revenus aux niveaux observés quand le marché se portait bien et tant que les investissements ne seront pas repartis. »

Plafond pour la Libye et le Nigeria

Juste avant la rencontre avec les pays hors-Opep dont la Russie cet après-midi, des délégués ont déclaré que l’organisation venait d’accepter le principe de prolonger l’accord, et que des discussions étaient en cours pour inclure ou non la Libye et le Nigeria dans l’encadrement de la production. Les deux pays, exemptés jusqu’à maintenant, auraient accepté de plafonner leur production à leur plus haut de 2017.

Dans la foulée de ces annonces, pourtant conformes aux attentes du marché , le prix du baril a bondi en fin de matinée. Le brent, référence européenne a pris jusqu’à 1,5 % à plus de 64 dollars. Il a ensuite cédé du terrain. Une coalition de producteurs de l’Opep a laissé la porte ouverte à un abandon des réductions dès mi-2018. Le cours est ensuite remonté, soutenu par l’engagement de la Libye et du Nigeria à plafonner leur production.

image: https://www.lesechos.fr/medias/2017/11/30/2134602_petrole-lopep-prete-a-prolonger-de-neuf-mois-son-accord-web-030961043585.jpg

Pétrole : l\'Opep prête à prolonger de neuf mois son accord

Le cartel a tout de même prévenu qu’il allait faire un point d’étape en juin lors de sa prochaine réunion. Il évaluera les effets de l’accord sur le marché. Le ministre équatorien a même évoqué « une clause » sans donner plus de détails sur son contenu. Elle pourrait permettre d ‘arrêter prématurément les coupes en cas de nette amélioration du marché.

La Russie doit encore officialiser sa participation

Si une fin des quotas est alors envisagée, « elle sera graduelle », a rassuré le ministre saoudien de l’énergie en adoptant un discours digne d’un banquier central préparant le marché à  la fin progressive des achats d’actifs . Selon des sources de Bloomberg, al-Faleh a fait savoir qu’une stratégie de sortie ne serait pas discutée avant le troisième trimestre 2018.

La position de la Russie sera officialisée cet après-midi, mais sa participation semble d’ores et déjà acquise, malgré sa préférence pour une prolongation de 6 mois. Le Russie souhaite que l’accord donne un message clair sur la fin des quotas.

Le cartel et son allié la Russie avaient arraché, à la surprise générale, un accord de réduction de la production de 1,8 million de barils par jour. Les cours qui étaient passés sous les 30 dollars sont remontés autour de 60 dollars.

Etienne Goetz

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030958051319-petrole-lopep-pret-a-prolonger-de-neuf-mois-son-accord-2134602.php#johgouWlMiMQP1S5.99

Le Niger au carrefour des conflits

Le Niger au carrefour des conflits

La région du Sahel est depuis longtemps une zone pauvre et instable. La présence de groupes djihadistes, de sections indépendantistes ainsi que la multiplicité des trafics touchent tous les pays de la zone. Au milieu, coincé entre sept pays, se trouve le Niger. Cet État, un des plus pauvres du monde, semble pourtant plus solide que ses voisins sur de nombreux points.

De nombreux groupes djihadistes sont présents à la frontière nigérienne. Pour s’en persuader, il suffit de regarder une carte : le pays est frontalier avec au moins quatre pays soumis à la pression terroriste, qui ont bien du mal à assurer la sécurité de leurs territoires respectifs. Pour rappel, à la frontière avec l’Algérie, la Libye et le Mali, des groupes djihadistes se sont développés, pour la plupart reliés à Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). A la frontière avec la Libye, le Niger subit en plus le conflit entre deux peuples : les Toubous et les Touaregs. Enfin, au Nigeria, situé au sud-est du pays, et plus particulièrement dans la région de Diffa, le groupe djihadiste Boko Haram est encore présent.

Certes, grâce à une politique active menée par Muhammadu Buhari, Idriss Deby et Mahamadou Issoufou respectivement présidents du Nigeria, du Tchad et du Niger, Boko Haram recule de plus en plus. Mais la lutte est loin d’être gagnée. Quant à l’opération militaire française Barkhane, dont le QG est basé au Tchad, elle apporte une aide non négligeable pour le rétablissement de la sécurité dans la région. Mais là encore, rien n’est acquis.

Une stabilité remarquable, malgré des aspects négatifs

Avec un taux de fécondité de 6,62 enfants par femme en moyenne (2016 – taux le plus élevé au monde), une place de dernier au classement de l’Indice de développement humain (IDH), et 60% de la population vivant avec moins de 1 dollar par jours, on pourrait très facilement penser que le Niger est un État failli. Et pourtant, des institutions existent toujours !

Pour tenter de comprendre cette stabilité, plusieurs éléments sont à prendre en compte.

Tout d’abord, le Niger a beaucoup moins de problèmes avec les velléités indépendantistes touaregs que ne peut l’avoir le Mali. En 1995, après quatre ans de guerre, un accord a été signé entre le pouvoir central et l’élite touareg. Celui-ci a donné une plus grande autonomie aux touaregs, et une véritable politique d’apaisement a été conduite entre Niamey et le Nord du Niger. En jouant la carte de la décentralisation, le gouvernement arrive à garder une influence sur son territoire, tout en laissant une grande autonomie aux différentes régions.

La relation solide entre le Tchad et le Niger est aussi l’un des marqueurs forts de la stabilité nigérienne. La coopération économique et militaire a été renforcée par un accord bilatéral signé en 2012 entre les deux pays. L’organisation du G5-Sahel (groupe comprenant cinq États sahéliens) est également en train de se mettre en place pour lutter contre les mouvements djihadistes.

Comme les autres pays de la région, le Niger est, par ailleurs, soutenu par l’aide extérieure dont il est très dépendant. Le pays aurait ainsi reçu 918 milliards de dollars d’aide au développement en 2014. De plus, 50 milliards de francs CFA auraient également étaient versés par l’Union européenne pour aider le Niger à contenir les migrations.

De nombreux pays sont aussi intéressés par le Niger sur le plan sécuritaire. La France et les États-Unis possèdent plusieurs bases militaires réparties dans le pays. Les Américains vont d’ailleurs inaugurer une nouvelle base à Agadez, entièrement destinée à l’usage des drones.

D’autres pays, comme l’Allemagne, souhaitent également s’implanter dans ce pays. La visite de la chancelière Angela Merkel le 10 octobre 2016 à Niamey en est bien la preuve.

Selon M. Olivier de Sardan, spécialiste du Niger, on ne peut pas considérer le Niger comme un « hub » sécuritaire au même titre que le Tchad. Néanmoins, il représente un point d’appui non négligeable dans la lutte contre le terrorisme.

Enfin, la stabilité du Niger prend racine dans le sentiment national que Niamey met beaucoup d’ardeur à entretenir. Fiers de se sentir nigériens, les Nigériens sont les premiers garants du respect et de la légitimité des institutions. Ainsi, d’après Afro-baromètre 2016, 92% de la population dit avoir un avis favorable sur l’armée. C’est le taux le plus élevé dans la région. À titre de comparaison, ce chiffre s’élève à 21% au Nigeria.

Mais le Niger n’est pas pour autant à l’abri des tempêtes. C’est loin d’être un État en paix. Les mouvances islamistes radicales sont bien réelles même si elles ont peu d’influence. De plus, le budget alloué à la défense dépasse les 5% du PIB national, ce qui est conséquent pour un pays comme celui-ci. Investir dans d’autres secteurs, comme l’éducation ou la santé, pourrait être un moyen efficace pour qu’apparaisse enfin un développement économique et social solide.

http://les-yeux-du-monde.fr/actualite/afrique-moyen-orient/29836-le-niger-au-carrefour-des-conflits

Publicités

Revue de presse nationale et internationale.

Publicités