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Selon Kurdistan24, un administrateur de Daesh a avoué l’usage de mortiers au chlore

Selon Kurdistan24, un administrateur de Daesh a avoué l’usage de mortiers au chlore

  

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Un tribunal iraquien a condamné à mort par pendaison le Belge Bilal Abdoul-Aziz al-Marshouhi (dit « Abou Fadhil al-Belgiki ») pour son appartenance à Daesh.

« Je suis né en Belgique et possède la nationalité belge, malgré mes origines marocaines (…) J’ai fait des études d’ingénieur à l’université d’Anvers. Je suis devenu djihadiste après être devenu ami avec quelqu’un qui lisait des livres qui appelaient à l’islam radical », a-t-il expliqué.

Accusé d’avoir monté un site pornographique, il a quitté le Front Al-Nosra (Al-Qaïda) après avoir été formé aux armes par lui. Puis il a rejoint Daesh où il a d’abord servi dans la police (militaire, criminelle et des mœurs) de l’État islamique à Alep et enfin dans l’administration générale à la capitale (Raqqa).

Selon la chaîne de télévision Kurdistan24, il a affirmé lors d’une audience que son groupe faisait usage d’armes chimiques, notamment de mortiers au chlore, dans le district de Raqqa et dans un camp [1]

Les Nations unies ont été saisies de 216 supposées attaques chimiques en Syrie. La République arabe syrienne et la Russie en ont accusé les jihadistes, tandis que les Occidentaux en rejetaient la responsabilité sur le « régime de Bachar ». Les inspecteurs de l’OIAC ont confirmé plusieurs de ces attaques sans être habilités à en déterminer les auteurs. Cependant leur dernier rapport sur l’affaire de Douma exempte de facto les autorités de Damas.

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AfriqueEn Libye, les forces du maréchal Haftar aux portes de Tripoli

AfriqueEn Libye, les forces du maréchal Haftar aux portes de Tripoli

L’homme fort de l’Est libyen a ordonné jeudi à ses forces d’avancer en direction de la capitale, siège du gouvernement d’union nationale. Au moins une quinzaine de pick-up armés de canons antiaériens et des dizaines d’hommes en uniformes militaires ont pris position sur un barrage de sécurité à une trentaine de kilomètres de Tripoli, suscitant de fortes craintes d’un embrasement militaire.

“Khalifa Haftar vient de déclarer la guerre à Tripoli et à toutes les forces placées sous le gouvernement du Conseil présidentiel”résume jeudi 4 avril le Libya Observer. Selon le site d’information, l’homme fort de l’Est libyen a fait diffuser sur Internet un message sonore dans l’après-midi, dans lequel il ordonne aux troupes qui lui sont loyales “d’avancer” sur la capitale libyenne, siège du gouvernement d’union nationale (GNA), dirigé par Fayez Al-Sarraj et reconnu par l’ONU.

“L’heure a sonné”, déclare-t-il dans cet appel audible sur la page Facebook du “bureau des médias” de l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée. Le maréchal Haftar promet d’épargner les civils, les “institutions de l’État” et les ressortissants étrangers.

Cette montée des tensions, qui fait craindre à certains un embrasement militaire dans ce pays divisé, survient en pleine visite du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, en Libye, rappelle Al-Jazira. Khalifa Haftar “met en péril les négociations de paix à venir, organisées par les Nations unies, dans le but de tracer une feuille de route pour de nouvelles élections”, souligne le site de la chaîne d’information.

Des pick-up armés à une trentaine de kilomètres de Tripoli

Jeudi soir, des forces de l’ANL ont pris position sur un barrage de sécurité, connu sous le nom de “pont 27”, à 27 kilomètres de l’entrée ouest de la capitale libyenne, rapporte un journaliste de l’AFP. Une quinzaine de pick-up armés de canons antiaériens et des dizaines d’hommes en uniformes militaires ont été aperçus à ce point de contrôle. Face à “la gravité de l’escalade, le gouvernement du Premier ministre Fayez Al-Sarraj a ordonné à ses forces de se mobiliser et a approuvé le recours éventuel à des frappes aériennes pour contrer toute offensive”, rapportent plusieurs journalistes de Bloomberg spécialistes de l’Afrique du Nord.

Le gouverneur de la banque centrale libyenne, Al-Siddiq Al-Kabeer, aurait quitté Tripoli jeudi soir à bord d’un avion pour la Tunisie, ajoute le site d’information The Libyan Address. D’après le média libyen, d’autres journalistes locaux et témoins auraient également rapporté le départ de deux membres du Conseil présidentiel, également en direction de la Tunisie.

Un “pari” de la dernière chance pour Haftar

Cette “opération surprise” s’apparente à “un pari”estime jeudi soir le New York Times. Les analystes estiment que par cette action le maréchal Haftar cherche à faire admettre le “caractère inéluctable de son émergence en tant que prochain homme fort de la Libye”, dans le but de parvenir ensuite “à conclure des accords avec des groupes armés locaux autour de Tripoli, afin de les coopter, comme il l’a fait avec succès dans d’autres régions”.

Mais jusqu’à présent, “son avancée a surtout eu pour effet immédiat de pousser plusieurs milices régionales autrefois disparates, autour de Tripoli, à se liguer contre lui”, nuance le quotidien new-yorkais.

Selon les experts interrogés par le New York Times, le maréchal, âgé de 75 ans, a sans doute le sentiment qu’il “dispose de peu de temps pour réaliser son ambition”. Pour lui “c’est tout ou rien”, souligne notamment Wolfram Lacher, chercheur à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité. “C’est clairement un coup de force, mais s’il échoue, il subira une défaite dévastatrice”, prévient-il.

COMMENT L’OCCIDENT PILLE LES MILLIARDS LIBYENS

COMMENT L’OCCIDENT PILLE LES MILLIARDS LIBYENS

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01.04.2019

Le 30 mars 2019, les anciens ministres des finances belges ont été interrogés avec passion au parlement belge. Les députés ont notamment posé la question suivante: « Qui vous a autorisé à retirer les intérêts et les dividendes des comptes bloqués de la Libye en 2011? » Le désir des législateurs belges de se conformer au droit international est louable, mais… pas de changement jusqu’à présent!

Je rappelle qu’en 2011, par décision du Conseil de sécurité des Nations unies, les banques des États-Unis et d’autres pays occidentaux ont gelé les avoirs de la Jamahiriya libyenne, qui étaient dans leurs comptes et destinés au développement de la coopération internationale. Cependant, il s’est avéré que toutes ces années, l’argent des comptes en Belgique, au Luxembourg, en Angleterre, en Allemagne et dans d’autres pays avait mystérieusement disparu, ce qui était perçu sous la forme d’intérêts et de dividendes sur des avoirs libyens gelés.

Ce vol des avoirs libyens est estimé par les experts à 3 à 5 milliards d’euros.

Les députés belges ont constaté qu’en octobre 2012, le ministère belge des Finances avait envoyé aux banques belges une lettre dans laquelle il était indiqué que les sanctions anti-libyennes ne s’appliquaient pas aux intérêts et aux dividendes. Lors des audiences parlementaires, le ministre des Finances de l’époque, Steven Vanackere, a reconnu l’existence d’une telle lettre, mais la décision a été prise avant son entrée en fonction.

Mais son prédécesseur, Didier Reynders, l’actuel ministre des Affaires étrangères de Belgique, a assuré aux députés que, à son époque, il n’était pas permis de payer des intérêts ni des dividendes … Il y avait de l’argent, mais il n’y en a pas. Mystique!

Les députés des anciens ministres des Finances n’ont pas su où et à qui les milliards d’euros avaient été transférés.

Dans les médias européens, des articles parus sur le fait que des milliards libyens ont été dépensés pour couvrir les dépenses de l’alliance de l’OTAN qui a commis l’agression en 2011 contre la Jamahiriya libyenne!

De plus, cet argent volé au peuple libyen a financé des mercenaires terroristes en Libye, en Syrie, au Yémen et… pour préparer des actes terroristes en Europe même.

Et la vérité sur le vol le plus grandiose du siècle, et même « sous les auspices de l’ONU », émerge peu à peu des coffres-forts apparemment les plus secrets de l’Ouest.

Cependant, les voleurs laissent toujours des traces.

Comment l’Alliance atlantique pille les terroristes et les terroristes libyens

Le 22 février 2011, les Nations Unies ont décidé de geler les milliards de dollars de l’État souverain de la Jamahiriya libyenne sous le prétexte de « prendre soin des civils » et de « protéger les Libyens du terrible régime sanglant ».

Le 22 août 2011, des bandes de terroristes d’Al-Qaïda, avec le soutien des forces spéciales des pays de l’alliance de l’OTAN, de son aviation et de sa marine, ont lancé un assaut sur Tripoli, la capitale de la Jamahiriya libyenne. La résistance des habitants de la ville et des unités militaires fidèles à la Jamahiriya s’est poursuivie jusqu’à la fin du mois d’octobre.

A cette époque, les pays de l’OTAN coupaient déjà l’argent du peuple libyen.

Déjà en août 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies avait examiné les propositions de la France et de l’Allemagne visant à «dégivrer» les avoirs libyens à hauteur de 5 milliards et 1 milliard d’euros, respectivement. Mais l’ancienne Grande-Bretagne était, bien sûr, le pionnier de la réduction, bien que la pièce principale du gâteau ait été coupée par les États-Unis, le principal financier des terroristes d’Al-Qaïda en Libye.

 Sous la pression des États-Unis, en août 2011, les Nations Unies ont approuvé la demande des États-Unis de transférer 1,5 milliard de dollars appartenant à la Jamahiriya libyenne pour répondre à leurs besoins … Un « gouvernement démocratique » à Tripoli. C’est-à-dire dans les poches des démocrates locaux, les terroristes d’Al-Qaïda.

Espagne

Août 2011 La « marionnette » pro-occidentale « PNS », qui règne en Libye, recevra bientôt de l’Espagne une partie des avoirs gelés de la Jamahiriya libyenne. Selon le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero, les « révolutionnaires » recevront 16 millions d’euros. 
« Nous donnons aux PNS un accès à 16 millions d’euros. Ce sont les fonds libyens conservés en Espagne », a déclaré le Premier ministre aux journalistes. Il a ensuite rassuré les journalistes indignés: à l’avenir, la partie espagnole pourrait transférer davantage d’argent au PNS.

Zapatero a également annoncé sa volonté de dégivrer le reste du compte de l’État libyen. Selon le Premier ministre, cela ne nécessite que l’approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le problème est que le Conseil de sécurité des Nations Unies était dans la poche des États-Unis.

Italie

Le gouvernement italien a également décidé de «débloquer» les comptes de la Jamahiriya libyenne et de donner cet argent aux «rebelles» (autres noms: «révolutionnaires», «démocrates», «victimes du régime»).

Cela a été annoncé le 31 août 2011 par le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

 Bretagne

Mais parlons surtout de la Grande-Bretagne, d’autant plus que les Britanniques se disent « les plus démocratiques, les plus humains, les plus soucieux du sort du monde et des droits de l’homme ».

Le mardi 30 août 2011, sur l’insistance des États-Unis, le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé la Grande-Bretagne à débloquer 1,6 milliard de dollars des comptes de la Libye et à les transférer aux « rebelles » qu’ils ont amenés au pouvoir. demander de l’aide … Libye. Cette décision a été prise, comme l’ont déclaré les Anglo-Saxons, en raison du fait que le pays arabe a déclenché une crise alimentaire.

Huit mois de bombardements par des avions de l’OTAN et de bombardements de villes et de villages par des navires de guerre de l’OTAN venant de la mer, huit mois de blocus économique et humanitaire total par l’alliance de l’OTAN ont apporté les résultats souhaités aux démocrates occidentaux. Il n’y a pas de mots pour décrire le cauchemar dans lequel les soldats de la paix des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de leurs hommes de main à l’OTAN ont transformé le pays prospère en paix.

Qu’en est-il des médias? Les Anglo-Saxons interdisent totalement les manifestations de destruction et les victimes en Libye.

Le fait est un fait. En 2011, les comptes de la Jamahiriya libyenne avaient rapporté 1,5 milliard de dollars à des terroristes d’Al-Qaïda.

Le 30 août 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé le Royaume-Uni à «débloquer» 1,6 milliard de dollars des fonds du gouvernement libyen, qui ont été conservés dans des banques anglaises.

Le 31 août 2011, l’Angleterre a reçu l’autorisation du Comité des sanctions de dégivrage de l’ONU et a restitué à la Jamahiriya 1,5 milliard de dollars en billets de banque libellés en monnaie libyenne, a déclaré le chef du ministère des Affaires étrangères, William Hague.

Les billets de banque libellés en monnaie nationale libyenne, à l’effigie du chef de la Jamahiriya libyenne, Mouammar Kadhafi, ont été imprimés par une firme britannique avant le début de l’agression de l’alliance contre l’OTAN. Les autorités britanniques ont bloqué l’envoi de fonds en février 2011, mais une partie de cet argent (160 millions de dollars) se trouvait déjà sur un navire à Tripoli, mais le navire a été rendu sous escorte de navires de guerre britanniques. Quelques mois ont passé, les terroristes d’Al-Qaïda ont pris le pouvoir à Tripoli. Aujourd’hui, l’ONU a gracieusement autorisé l’Angleterre à donner des milliards de dollars … aux terroristes.

En outre, la Grande-Bretagne s’est engagée à « remplir la Libye » avec de l’argent libyen, mais à la condition …

Dans quelle condition?

Le gouvernement britannique était déterminé à dégivrer 12 millions de livres supplémentaires d’actifs libyens. Cela a été annoncé le 15 septembre 2011 par le Premier ministre britannique David Cameron lors d’une conférence de presse conjointe avec le président français Nicolas Sarkozy et les dirigeants du Conseil national de transition pro-occidental / PNS / Libye.

Mais à condition … de retrouver Mouammar Kadhafi, le leader de la révolution libyenne. « Nous vous aiderons à trouver Kadhafi et à le traduire en justice », a déclaré Cameron lors d’une conférence de presse à Tripoli. Le Premier ministre a également souligné que le Royaume-Uni était prêt à aider les nouveaux dirigeants libyens, composés majoritairement de terroristes d’Al-Qaïda, et dans d’autres directions. « Maintenant, le printemps arabe peut devenir l’été arabe », a déclaré Cameron.

Et ses prévisions étaient étonnamment précises: après l’éclatement de la Libye, de la Syrie et du Yémen. Outre la Jamahiriya libyenne, les forces spéciales de l’Angleterre, de la France et des États-Unis ont également été déployées et ont pris part à la prise d’assaut de la ville libyenne de Syrte, qui tenait la défense, et aux représailles contre les dirigeants libyens. Jamahiriya.

Le 20 octobre 2011, des photographies et des séquences vidéo de l’exécution de Kadhafi ont fait le tour du monde.

Belgique

Tout ce que les médias occidentaux ont prétendu au sujet de «l’argent libyen» en dehors de la Libye, le fait est que le leader de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, n’avait pas un seul compte PERSONAL dans des banques étrangères. Ni européenne, ni arabe, ni africaine, ni asiatique. Aucun de ces comptes!

L’argent libyen gelé figure dans les comptes d’entreprises et de fondations publiques libyennes créées à l’époque de la Jamahiriya libyenne prospère et dynamique en vue de développer la coopération internationale avec divers pays et de financer des projets commerciaux internationaux avec la participation de la Libye.

Un État qui a été détruit à la demande des courtiers financiers du monde

Bien que les Nations Unies aient interdit l’utilisation de cet argent, les banques occidentales l’utilisent depuis sept ans pour augmenter leurs bénéfices.

De plus, l’argent a disparu d’un certain nombre de comptes. Les enquêteurs de l’ONU cherchent où ils sont allés. Oui, il y avait de l’argent dans les comptes en 2011, des milliards d’argent libyen, ils ont été gelés par l’ONU. Il y avait des intérêts courus. Ces profits ont disparu.

Pourquoi? Et qui les a décongelés?

SIX MILLIARDS DE DOLLARS! – ont été utilisés pour financer, en Libye et en Syrie, des bandes terroristes, y compris les malfaiteurs de l’organisation criminelle ISIS-DAESH, créée par les agences de renseignement américaines.

Six milliards pour l’OTAN

Près de neuf mois après que Politico (Politico) a annoncé pour la première fois que les paiements d’intérêts liés à près de 70 milliards de dollars d’actifs gelés précédemment détenus par la Jamahiriya libyenne avaient été versés (transférés) sur des comptes cachés. Les enquêteurs des Nations Unies ont finalement commencé à étudier où allait réellement cet argent.

On a appris que les paiements d’intérêts sur les avoirs libyens atteignaient 5,7 milliards de dollars.

Selon la RTBF, les fonds seraient versés sur des comptes contrôlés par des bandes de mercenaires en Libye, accusés de crimes contre l’humanité par la communauté internationale.

http://katehon.com/article/how-west-plunders-libyan-billions

L’ONU appelle à reconsidérer de toute urgence l’utilisation des ressources alors que leur consommation augmente en flèche

12 MAR 2019 PRESS RELEASE RESOURCE EFFICIENCY

L’ONU appelle à reconsidérer de toute urgence l’utilisation des ressources alors que leur consommation augmente en flèche

  • L’extraction de ressources a plus que triplé depuis 1970, avec notamment une multiplication par cinq de l’utilisation de minéraux non métalliques et une augmentation de 45 % de l’utilisation de combustibles fossiles.
  • D’ici 2060, l’utilisation de matériaux dans le monde doublera pour atteindre 190 milliards de tonnes (contre 92 milliards), tandis que les émissions de gaz à effet de serre augmenteront de 43 %.
  • L’extraction et la transformation des matériaux, des combustibles et des aliments contribuent pour moitié aux émissions mondiales totales de gaz à effet de serre et à plus de 90 % au stress sur la diversité biologique et lyrique

Nairobi, 12 mars 2019  Le développement rapide de l’extraction de matériaux est le principal responsable des changements climatiques et du stress sur la biodiversité, un défi en passe de s’aggraver si le monde entreprend une réforme systémique de l’utilisation des ressources, selon un rapport publié lors de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement.

Global Resources Outlook 2019, un rapport élaboré par le Groupe international d’experts sur les ressources, passe en revue les tendances de l’utilisation des ressources naturelles et les modes de consommation correspondants depuis les années 1970 afin d’aider les décideurs à prendre des décisions stratégiques et à opter pour une transition vers une économie durable.

Au cours des cinq dernières décennies, la population a été multipliée par deux et le produit intérieur mondial a été multiplié par quatre. Le rapport constate que, pendant la même période, l’extraction mondiale annuelle de matériaux est passée de 27 milliards de tonnes à 92 milliards de tonnes (d’ici 2017). Selon les tendances actuelles, ce chiffre sera encore amené à doubler d’ici 2060.

Selon le rapport, « l’extraction et le traitement des matériaux, des combustibles et des aliments représentent environ la moitié des émissions totales de gaz à effet de serre et sont responsables de plus de de 90 % du stress hydrique et sur la biodiversité. ». En 2010, les changements dans l’utilisation des sols avaient entraîné une perte d’espèces globales d’environ 11 %.

« L’avenir des ressources mondiales montre que nous exploitons les ressources limitées de cette planète comme s’il n’y avait pas de lendemain, entraînant dans le même temps des changements climatiques et une perte de biodiversité », a déclaré Joyce Msuya, directrice exécutive par intérim d’ONU Environnement. « Je le dis franchement, il n’y aura pas de lendemain pour beaucoup d’entre nous à moins de mettre fin à ces pratiques. »

Depuis 2000, la croissance des taux d’extraction s’est accélérée pour atteindre 3,2 % par an, principalement en raison d’investissements importants dans les infrastructures et de niveaux de vie plus élevés dans les pays en développement et en transition, notamment en Asie.

Plus spécifiquement, l’utilisation de minerais métalliques a augmenté de 2,7 % par an et les effets connexes sur la santé humaine et les changements climatiques ont été multiplié par deux entre 2000 et 2015. L’utilisation de combustibles fossiles est passée de 6 milliards de tonnes en 1970 à 15 milliards en 2017. La quantité de la biomasse est passée de 9 milliards de tonnes à 24 milliards, principalement pour l’alimentation humaine et animale et l’énergie.

En ayant recours à des données tirées de tendances historiques, le rapport prévoit d’atteindre l’horizon 2060. L’utilisation des ressources naturelles devrait augmenter de 110 % d’ici 2015-2060, ce qui entraînerait une réduction de plus de 10 % des forêts et d’autres habitats tels que les prairies à hauteur d’environ 20 %. Les conséquences sur les changements climatiques sont graves, car les émissions de gaz à effet de serre augmenteraient de 43 %.

Le rapport indique que si la croissance économique et la consommation se maintiennent aux taux actuels, des efforts beaucoup plus importants seront nécessaires pour garantir qu’une croissance économique positive ne provoque pas d’impact négatif sur l’environnement.

Le rapport démontre que l’utilisation efficace des ressources est essentielle, mais pas suffisante en soi. « Nous avons besoin de passer de flux linéaires à circulaires en combinant des cycles de vie prolongés, une conception et une conception de produits intelligentes, ainsi que la réutilisation, le recyclage et la re-fabrication », indique le rapport.

Si les mesures recommandées sont appliquées, la croissance économique pourrait accélérer, dépassant les coûts économiques initiaux du passage à des modèles économiques compatibles avec la limitation du réchauffement climatique à 1,5 ° C au cours de ce siècle.

« La modélisation entreprise par le Groupe international d’experts sur les ressources montre qu’avec des politiques efficaces en matière d’utilisation rationnelle des ressources et de consommation et de production durables, l’utilisation mondiale des ressources pourrait ralentir de 25 %, le produit national mondial pourrait progresser de 8 %, en particulier pour les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire, et les émissions de gaz à effet de serre pourraient être réduites de 90 % par rapport aux prévisions concernant la poursuite des tendances historiques à l’horizon 2060 », ont écrit les coprésidents du Groupe d’experts, Isabella Teixeira et Janez Potocnik, dans la préface commune du rapport .

À l’attention des journalistes :

  • Pour plus d’informations, visitez le site internet du Groupe international d’experts sur les ressources.

L’Arabie saoudite «rejette absolument» toute mesure susceptible d’avoir une incidence sur la souveraineté de la Syrie sur les hauteurs du Golan

L’Arabie saoudite «rejette absolument» toute mesure susceptible d’avoir une incidence sur la souveraineté de la Syrie sur les hauteurs du Golan

L'Arabie saoudite «rejette absolument» toute mesure susceptible d'avoir une incidence sur la souveraineté de la Syrie sur les hauteurs du Golan
Le roi saoudien Salman a déclaré qu’il «rejetait absolument» toute mesure susceptible de saper la souveraineté syrienne sur les hauteurs du Golan sous contrôle israélien, après que le président américain Donald Trump ait reconnu la région en tant que territoire israélien.

S’exprimant lors d’un événement de la Ligue arabe en Tunisie dimanche, Salman a également réitéré son soutien à une « solution à deux États » pour Israël et la Palestine, avec Jérusalem-Est comme capitale de l’État palestinien.

Ses remarques ont constitué une forte opposition au président américain Donald Trump, qui a signé  une déclaration la semaine dernière reconnaissant officiellement le plateau du Golan comme faisant partie d’Israël. La zone stratégique a été capturée en Syrie pendant la guerre des Six jours en 1967 et est depuis restée sous contrôle israélien.

En 1981, le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté à l’ unanimité de déclarer illégale l’annexion par Israël du plateau du Golan et a demandé à Tel Aviv de « l’annuler » .

Le geste de Trump, sans surprise, a été salué par le gouvernement israélien et a suscité de vives critiques de la part de la Syrie, qualifiant de « nulle et non avenue » l’annexion de son territoire .

La question a également provoqué une scission entre certains des alliés des États-Unis dans l’OTAN. Le dirigeant français Emmanuel Macron a déclaré que la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan  » viole le droit international et crée des tensions dans la région ».

Federica Mogherini, responsable des affaires étrangères de l’UE, a souligné dimanche que le fait d’ignorer la position de l’ONU sur le plateau du Golan  n’était « pas une solution ».

L’affirmation de Jérusalem-Est par le roi saoudien en tant que Palestinien est un autre reproche flagrant de la politique de Washington, puisque Trump a reconnu Jérusalem entière comme la capitale d’Israël et a déplacé l’ambassade américaine de Tel Aviv à Tel Aviv. Les alliés de Washington n’ont pas bien compris la situation, ont averti certains en affirmant qu’ils mettaient en péril toute la perspective du processus de paix.

Washington et Riyad ont récemment signé plusieurs contrats importants dans le domaine des armes. Cependant, leurs relations sont devenues tendues par le journaliste et dissident saoudien Jamal Khashoggi, qui aurait été assassiné sur ordre de la famille royale saoudienne.

Le président Trump a condamné le meurtre et sanctionné plusieurs responsables saoudiens dans le cadre de l’affaire. La maison blanche subit maintenant des pressions sur son pays pour qu’il prenne davantage de mesures contre le royaume, Trump n’ayant pas renoncé à ses contrats d’armement de plusieurs milliards de dollars avec Riyad.

AUSSI SUR RT.COM, LESEtats-UnisSOUTIENNENTla « souveraineté » d’Israël sur le plateau du Golan, prouvant que la souveraineté n’est pas quelque chose qu’il respecteLe plateau du Golan, quant à lui, reste une étape de tensions entre Israël et la Syrie. Tel-Aviv a accusé les «mandataires iraniens» opérant en Syrie d’avoir lancé des missiles sur les Golans sur son territoire. En réponse, les FDI ont mené des raids transfrontaliers en Syrie. Damas a condamné ces incursions en les qualifiant de «violation de sa souveraineté»

https://www.rt.com/news/455190-saudi-king-golan-syria-sovereignty/?utm_source=browser&utm_medium=push_notifications&utm_campaign=push_notifications

Révélations sur l’assassinat de Rafiq Hariri

Révélations sur l’assassinat de Rafiq Hariri

Alors que la presse occidentale annonce l’imminente inculpation de dirigeants du Hezbollah par le Tribunal spécial pour le Liban, la revue russe Odnako remet en cause l’ensemble de l’enquête réalisée par les Nations Unies. Selon Thierry Meyssan, l’ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri aurait été assassiné avec une arme fournie par l’Allemagne. L’ancien procureur allemand et premier responsable de l’enquête onusienne, Detlev Mehlis, aurait falsifié un indice pour masquer la responsabilité de son pays. Ces révélations embarrassent le Tribunal et renversent la donne au Liban.

 | MOSCOU (RUSSIE)  

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Les multiples conflits du Proche-Orient se cristallisent désormais autour du Tribunal spécial pour le Liban (TSL). La paix et la guerre dépendent de lui. Pour les uns, il doit permettre de démanteler le Hezbollah, de soumettre la Résistance et d’instaurer la Pax Americana. Pour les autres, il bafoue le droit et la vérité pour assurer le triomphe d’un nouvel ordre colonial dans la région.

Ce tribunal a été créé, le 30 mai 2007, par la Résolution 1757 du Conseil de sécurité pour juger les commanditaires supposés de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Dans le contexte de l’époque, cela signifiait ni plus, ni moins, juger les présidents syrien et libanais en exercice Bachar el-Assad et Emile Lahoud, les bêtes noires des néoconservateurs. Cependant il s’avéra que cette piste ne reposait sur aucun élément concret et qu’elle avait été alimentée par de faux témoins. N’ayant plus personne à juger, le Tribunal aurait pu disparaître dans les limbes de la bureaucratie lorsqu’un coup de théâtre le plaça à nouveau au cœur des conflits politiques régionaux. Le 23 mai 2009, le journaliste atlantiste Erich Follath révéla dans le Spiegel Online que le procureur s’apprêtait à inculper de nouveaux suspects : des dirigeants militaires du Hezbollah. Depuis 18 mois, son secrétaire général, Hassan Nasrallah clame l’innocence de son parti. Il affirme que cette procédure vise en réalité à décapiter la Résistance pour offrir la région à l’armée israélienne. De son côté, l’administration états-unienne se pose soudain en défenseur du droit et assure que nul ne saurait se soustraire à la Justice internationale.

Quoi qu’il en soit, la mise en accusation —que tous s’accordent à dire imminente— de leaders chiites pour l’assassinat d’un leader sunnite est de nature à enflammer la fitna, c’est-à-dire la guerre civile musulmane, plongeant la région dans de nouveaux soubresauts sanglants.

En visite officielle à Moscou, les 15 et 16 novembre, Saad Hariri —actuel Premier ministre et fils du défunt— a répété que la politisation du tribunal risquait d’enflammer une nouvelle fois son pays. Le président Medvedev lui a répondu que la Russie voulait que la Justice passe et réprouvait tout effort pour discréditer, affaiblir ou retarder le travail du tribunal. Cette position de principe repose sur la confiance accordée a prioripar le Kremlin au TSL. Or celle-ci sera sûrement ébranlée par les révélations d’Odnako.

En effet, nous avons souhaité faire le point sur l’assassinat de Rafiq Hariri. Les éléments que nous avons découverts font apparaître une nouvelle piste dont on se demande pourquoi elle n’a jamais été explorée jusqu’ici. Au cours de notre longue enquête, nous avons rencontré de nombreux protagonistes, trop sans doute, de sorte que nos investigations se sont ébruitées et ont affolé ceux pour qui la piste de la Résistance armée libanaise est une bonne aubaine. Tentant de nous intimider, le Jerusalem Post a lancé une attaque préventive, le 18 octobre, sous la forme d’un long article consacré à notre travail. De manière purement diffamatoire, il y accuse l’auteur de cet article d’être payé un million de dollars par l’Iran pour disculper le Hezbollah.

Venons-en aux faits, le convoi de Rafiq Hariri a été attaqué à Beyrouth le 14 février 2005. L’attentat à fait vingt-trois morts et une centaine de blessés. Un rapport préliminaire diligenté par le Conseil de sécurité souligne les réactions peu professionnelles des policiers et magistrats libanais. Pour y pallier le Conseil missionne ses propres enquêteurs et leur fournit des moyens très importants dont le Liban ne dispose pas. Dès le départ de ces investigations, il a été admis que l’attentat avait été perpétré par un kamikaze qui conduisait un camionnette bourrée d’explosifs.

La commission des Nations unies ayant été créée pour apporter le professionnalisme qui manquait aux Libanais, on s’attend à ce qu’elle ait suivi scrupuleusement les procédures criminelles classiques. Or, il n’en est rien. L’analyse de la scène du crime, en se basant sur sa topographie qui est intacte et sur les photos et vidéos du jour, n’a pas été réalisée en détail. Les victimes n’ont pas été exhumées et autopsiées. Pendant longtemps, rien n’a été entrepris pour vérifier le modus operandi. Après avoir écarté l’hypothèse d’une bombe enfouie dans le sol, les enquêteurs ont considéré comme certaine la version de la camionnette sans la vérifier.

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Pourtant, cette version est impossible : chacun peut observer sur la scène du crime un profond et vaste cratère qu’une explosion en surface ne peut creuser. Devant l’insistance des experts suisses qui refusent d’avaliser la version officielle, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a procédé à une reconstitution à huis clos, le 19 octobre dernier. Elle ne s’est pas tenue au Liban, ni même aux Pays-Bas où siège le TSL, mais en France, un des principaux Etats à financer le Tribunal. Les bâtiments de la scène du crime y ont été reconstruits et de la terre de Beyrouth y a été transportée. Le convoi a été reconstitué y compris avec une voiture blindée. Il s’agissait de démontrer que la hauteur des immeubles en béton avait confiné l’explosion, de sorte que le souffle avait pu creuser le cratère. Les résultats de cette coûteuse expérience n’ont pas été divulgués.

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Ce qui frappe en regardant les photos et les vidéos prises juste après l’attentat, c’est d’abord l’incendie. Partout des carcasses de voiture et des objets de toutes sortes brûlent. Puis, ce sont les corps des victimes : ils sont carbonisés d’un côté et intacts de l’autre. C’est très étonnant et cela n’a rien à voir avec ce que provoquent des explosifs classiques.

La théorie d’un mélange de RDX, PETN et TNT dans la camionnette du kamikaze n’explique pas ces dégâts.

Si l’on observe de près les photos du cadavre de Rafiq Hariri, on remarque d’étranges détails : sa riche montre en or massif a fondu sur son poignet, au contraire, le col en tissu raffiné de sa chemise de luxe est intact autour de son cou.

Que s’est-il donc passé ?

L’explosion a dégagé un souffle d’une chaleur exceptionnellement intense et d’une durée exceptionnellement brève. Ainsi, les chairs exposées au souffle ont été instantanément carbonisées, tandis que l’envers des corps n’a pas été brûlé.

Les objets à forte densité (comme la montre en or) ont absorbé cette chaleur et ont été détruits. Au contraire, les objets à faible densité (comme le linge fin du col de chemise) n’ont pas eu le temps d’absorber la chaleur et n’ont donc pas été touchés.

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La dépouille de Rafiq Hariri.

Sur les vidéos, on voit également que des membres de certains cadavres ont été sectionnés par l’explosion. Curieusement, les coupes sont nettes, comme s’il s’agissait de statues de calcaire. On ne voit pas d’os brisés et proéminents, ni de chairs arrachées. C’est que l’explosion a absorbé l’oxygène et déshydraté les corps qui sont devenus friables. Plusieurs témoins, présents à proximité de l’attentat, ont d’ailleurs fait état de troubles respiratoires dans les heures qui suivirent. A tort, les autorités ont interprété cela comme la somatisation d’un traumatisme psychologique.

Ces constatations sont le b. a.-ba de toute enquête criminelle. Il fallait commencer par cela, mais elles ne figurent pas dans les rapports des « professionnels » au Conseil de sécurité.

Lorsque nous avons demandé à des spécialistes militaires quels explosifs pouvaient provoquer ces dégâts, ils ont évoqué un nouveau type d’arme qui fait l’objet de recherches depuis des décennies et de compte rendus dans des revues scientifiques. En combinant des connaissances nucléaires et nanotechnologiques, on parvient à créer une explosion dont on contrôle précisément la puissance. On programme l’arme pour qu’elle détruise tout dans un périmètre donné, calculé au centimètre près.

Toujours selon nos spécialistes militaires, cette arme provoque aussi d’autres dégâts : elle exerce une forte pression sur la zone de l’explosion. Lorsque celle-ci s’interrompt, les objets les plus lourds sont projetés vers le haut. Ainsi, des voitures se sont élevées dans les airs.

Un détail ne trompe pas : cette arme utilise une nano quantité d’uranium enrichi dont les radiations sont mesurables. Or, un passager de la voiture blindée de Rafiq Hariri a survécu. L’ancien ministre Bassel Fleyhan a été transporté dans un prestigieux hôpital militaire français pour y être soigné. Les médecins ont constaté avec étonnement qu’il avait été en contact avec de l’uranium enrichi. Personne n’a fait le lien avec l’attentat.

Techniquement, cette arme prend la forme d’un petit missile de quelques dizaines de centimètres de long. Il doit être tiré depuis un drone. En effet, plusieurs témoins ont assuré avoir entendu un aéronef survolant la scène du crime. C’est pourquoi les enquêteurs ont demandé aux Etats-Unis et à Israël qui disposent de satellites d’observation positionnés en permanence de leur transmettre les clichés dont ils disposent. Les Etats-Unis avaient également déployé des avions AWACS sur le Liban ce jour-là. Ces enregistrements permettraient de vérifier la présence d’un drone et peut-être même de suivre son trajet. Mais Washington et Tel-Aviv —qui ne cessent d’exiger la coopération judiciaire de tous avec le TSL— ont refusé ce service.

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Le Hezbollah a intercepté et publié des vidéos des drones israéliens effectuant des repérages des habitudes de Rafiq Hariri et de la scène du crime.

Lors d’une conférence de presse, le 10 août dernier, Hassan Nasrallah a projeté des vidéos tournées selon lui par des drones israéliens et interceptées par son organisation. Ils auraient observé durant des mois les déplacements de Rafiq Hariri, avant de concentrer leur surveillance sur le virage où l’attentat a eu lieu. Tel-Aviv aurait donc réalisé les repérages préalables à l’assassinat. Ce qui, ainsi que le souligne M. Nasrallah, ne veut pas dire qu’il l’ait perpétré.

Qui donc a tiré le missile ?

C’est là que les choses se compliquent. Selon les experts militaires, en 2005, seule l’Allemagne était parvenue à maîtriser cette nouvelle technologie. C’est donc Berlin qui aurait fourni et programmé l’arme du crime.

Dès lors, on comprend mieux pourquoi l’ancien procureur berlinois Detlev Mehlis —un magistrat très controversé au sein de sa profession— a tenu à présider la Commission d’enquête onusienne. Il est en effet notoirement lié aux services secrets allemands et états-uniens. Chargé en 1986 d’élucider l’attentat contre la discothèque berlinoise La Belle, il n’avait pas hésité à masquer les implications israélienne et états-unienne pour accuser mensongèrement la Libye et justifier le bombardement du palais de Mouammar Khadafi par l’US Air Force. Au début des années 2000, M. Mehlis a été grassement rémunéré comme chercheur par le Washington Institute for Near East Policy (le think-tank du lobby pro-israélien AIPAC) et par la Rand Corporation (le think-tank du complexe militaro-industriel états-unien). Autant d’éléments qui jettent un doute sur son impartialité dans l’affaire Hariri et auraient dû le faire récuser.

Mehlis était assisté du commissaire Gehrard Lehmann. Cet officier est lui aussi un agent notoire des services secrets allemands et états-unien. Il a été reconnu formellement par un témoin comme participant au programme d’enlèvement, de séquestration et de tortures, mis en place en Europe par l’administration Bush. Son nom est cité dans le rapport ad hocdu Conseil de l’Europe. Cependant, il a échappé à toute poursuite judiciaire grâce à un alibi aussi solide que peu crédible, fourni part ses collègues de la police allemande.

Mehlis et Lehmann ont promu la thèse du kamikaze et de sa camionnette bourrée d’explosifs afin d’écarter toute investigation sur l’arme allemande qui a servi à commettre le crime.

Des échantillons de terre ont été prélevés sur la scène du crime. Après avoir été mélangés, ils ont été divisés en trois bocaux qui ont été envoyés à trois laboratoires différents. Les deux premières analyses n’ont trouvé aucune trace d’explosif. Le troisième bocal a été pris par Mehlis et Lehmann, et envoyé par leur soin au troisième laboratoire. Celui-ci y a trouvé les traces d’explosifs recherchés. En principe, si l’on décide de recourir à trois experts judiciaires, c’est qu’en cas de désaccord entre eux, on se reportera à l’avis majoritaire. Que nenni ! Mehlis et Lehmann ont violé les protocoles. Ils ont considéré que seul leur bocal était fiable et ont emmené le Conseil de sécurité sur une fausse piste.

Le caractère profondément malhonnête des investigations du duo Mehlis-Lehman n’a plus besoin d’être démontré. Leurs successeurs l’ont reconnu à demi-mots et ont annulé des pans entiers de procédure.

Parmi leurs manipulations, la plus célèbre est celle des faux témoins. Cinq individus ont prétendu avoir été témoins de la préparation de l’attentat et ont mis en cause les présidents Bachar el-Assad et Emile Lahoud. Alors que ces imputations faisaient chauffer le chaudron de la guerre, leurs avocats démontrèrent qu’ils mentaient et l’accusation se dégonfla.

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Le président de la Commission d’enquête de l’ONU, Detlev Mehlis, a violé les règles de procédure pénale, fabriqué de fausses preuves et utilisé de faux témoignages, pour disculper l’Allemagne et accuser la Syrie.

Sur la base de ces faux témoignages, Detlev Mehlis arrêta, au nom de la Communauté internationale, quatre généraux libanais et les fit incarcérer durant quatre ans. Pénétrant avec ses cow-boys au domicile de chacun, sans mandat de la justice libanaise, il interpella également les membres de leur entourage. Avec ses assistants —qui s’expriment entre eux en hébreu— il tenta de manipuler les familles. Ainsi, au nom de la Communauté internationale, il présenta des photos truquées à l’épouse d’un des généraux pour le convaincre que son mari non seulement lui cachait son implication dans le meurtre, mais la trompait. Simultanément, il tenta une manoeuvre similaire auprès du fils du « suspect », mais cette fois pour essayer de le convaincre que sa mère était une femme légère et que son père, désespéré, venait de sombrer dans une sorte de folie meurtrière. L’objectif était de provoquer un crime d’honneur au sein de la famille et de ternir ainsi l’image de gens respectables et respectés.

Plus incroyable encore, Lehmann proposa à un des quatre généraux incarcérés de le libérer s’il acceptait de porter un faux témoignage contre un dirigeant syrien.

Par ailleurs, le journaliste allemand Jürgen Cain Külbel mit en évidence un détail troublant : il était impossible de provoquer l’explosion avec une télécommande ou d’utiliser une balise sur la cible sauf à désactiver le puissant système de brouillage dont le convoi de Rafiq Hariri était équipé. Un système parmi les plus sophistiqués au monde, fabriqué… en Israël.

Külbel fut sollicité par un militant pro-palestinien connu, le professeur Said Dudin, pour promouvoir son livre. Mais Dudin, en multipliant les déclarations outrancières, s’appliqua surtout à le saboter. Külbel, ancien officier de police criminelle d’Allemagne de l’Est, ne tarda pas à découvrir que Dudin était connu de longue date pour être un agent de la CIA infiltré dans la gauche allemande. Il publia d’anciens rapports est-allemands attestant du fait et fut alors condamné pour divulgation illégale de documents et brièvement incarcéré ; tandis que Dudin s’installait à l’ambassade d’Allemagne à Beyrouth et tentait d’infiltrer les familles des quatre généraux.

Passé inaperçu au Proche-Orient le rôle de l’Allemagne dans cette région doit être souligné. La chancelière Angela Merkel a envoyé un contingent très important pour participer à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) après la guerre entreprise par Israël contre le pays du Cèdre à l’été 2006. Les 2 400 soldats allemands contrôlent de dispositif maritime pour empêcher l’approvisionnement en armes de la Résistance via la Méditerranée. A cette occasion, Mme Merkel a déclaré que la mission de l’armée allemande était de défendre Israël. Ce discours a provoqué un vent de fronde parmi les officiers. Par centaines, ils lui ont écrit pour lui rappeler s’être engagés pour défendre leur patrie et non un Etat étranger, fusse t-il allié.

Fait sans précédent, le 17 mars 2008 à Jérusalem et le 18 janvier 2010 à Berlin, les gouvernements allemand et israélien ont tenu un conseil des ministres commun. Ils y ont adopté des programmes divers, notamment en matière de défense. A ce stade, il n’y a plus beaucoup de secrets entre Tsahal et la Bundeswehr.

L’enquête de Detlev Mehlis a sombré non seulement dans le ridicule des faux témoins, mais dans l’illégalité de l’arrestation des quatre généraux. Au point que le Groupe de travail sur les détentions arbitraires du Conseil des droits de l’homme de l’ONU est intervenu pour condamner fermement cet excès de pouvoir.

Toutefois, l’opprobre qui frappe le travail de M. Mehlis ne doit pas éclabousser le Tribunal spécial pour le Liban qui n’est aucunement responsable de ses manipulations. Mais, là encore, les choses se compliquent. La crédibilité du TSL dépend de sa capacité à réprimer en premier lieu tous ceux qui ont tenté de masquer la vérité et d’accuser mensongèrement les présidents Bachar el-Assad et Emile Lahoud pour provoquer une guerre. Or, le Tribunal refuse de juger les faux témoins, donnant l’impression qu’il couvre les manipulations de la période Mehlis et poursuit des objectifs politiques similaires (cette fois contre le Hezbollah, peut-être demain contre d’autres). Pis, le Tribunal refuse de remettre, à Jamil Sayyed (un des quatre généraux illégalement emprisonné), les procès-verbaux d’audition des personnes qui l’ont accusé, lui interdisant ainsi de demander réparation et donnant l’impression qu’il couvre quatre années de détention arbitraire.

De manière plus prosaïque, le Tribunal fuit ses responsabilités. D’un côté, il doit juger les faux témoins pour dissuader de nouvelles manipulations et pour manifester son impartialité ; d’un autre il ne veut pas se lancer dans une opération « mains propres » au cours de laquelle il lui faudrait peut-être arrêter le procureur Mehlis. Cependant, les révélations d’Odnako sur la piste allemande rendent cette stratégie intenable. D’autant qu’il est déjà bien tard : le général Jamil Sayyed a déposé une plainte en Syrie et un juge d’instruction syrien a déjà inculpé le procureur Detlev Mehlis, le commissaire Gerhard Lehman et les cinq faux témoins. On imagine la confusion qui s’abattra sur le TSL si la Syrie saisit Interpol pour les faire arrêter.

De même que la commission Mehlis devait apporter le professionnalisme qui manquait aux forces de l’ordre libanaises, de même le TSL devait apporter l’impartialité qui risquait de faire défaut aux juridictions libanaises. On est loin du compte et ceci soulève la question de la légitimité de cette institution.

Kofi Annan souhaitait que le Tribunal pour le Liban ne soit pas une juridiction internationale, mais un tribunal national libanais à caractère international. Il aurait été régi par le droit libanais tout en étant composé pour moitié de juges internationaux. Cela n’a pas été possible car la négociation a tourné court. Ou plutôt, un accord a été trouvé avec le gouvernement libanais de l’époque, présidé par Fouad Siniora, l’ancien fondé de pouvoir des entreprises Hariri, mais n’a pas été ratifié ni par le Parlement, ni par le président de la République. Du coup, cet accord a été avalisé unilatéralement par le Conseil de sécurité (Résolution 1757 du 30 mai 2007). Par conséquent, le TSL est hybride et fragile.

Ainsi que l’a précisé Kofi Annan, ce tribunal n’est comparable à aucun des tribunaux mis en place jusqu’ici par les Nations Unies. « Il n’est pas un organe subsidiaire de l’ONU, ni un élément de l’appareil judiciaire libanais », c’est tout juste « un organe conventionnel » entre l’exécutif des Nations Unies et l’exécutif libanais. Si l’on se réfère à l’exigence internationale de séparation des pouvoirs et d’indépendance de la Justice face à l’Exécutif, on ne peut pas considérer le TSL comme un véritable tribunal, juste comme une commission disciplinaire conjointe des exécutifs libano-onusiens. Quelque soient ses décisions, elles seront donc frappées de suspicion.

Pis, à tout moment, n’importe quel gouvernement libanais peut y mettre fin, puisque l’accord n’ayant pas été ratifié n’engageait que l’ancien gouvernement. Du coup, l’actuel gouvernement de coalition libanais s’est transformé en champ de bataille entre partisans et adversaires du tribunal. Tentant de préserver la stabilité gouvernementale, le président de la République, Michel Sleimane, dissuade semaine après semaine le Conseil des ministres de passer au vote sur toute question relative au TSL. Ce barrage ne tiendra pas éternellement.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, la suspicion atteint maintenant le président du TSL, Antonio Cassese. Ce spécialiste réputé du droit international fut président du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie. Or M. Cassese est un fervent partisan de la colonisation juive de la Palestine. Ami personnel d’Elie Wiesel, il a reçu et accepté un prix honorifique de sa main. Il aurait donc dû se récuser et démissionner lorsque Hassan Nasrallah a révélé que des drones israéliens avaient repéré durant des mois les habitudes de la victime et la scène du crime.

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Selon le président du Tribunal spécial pour le Liban, Antonio Cassese, la Résistance armée en Palestine, Liban, Irak et Afghanistan doit être jugée pour « terrorisme ».

Plus grave, le juge Cassese incarne une conception du droit international qui fait clivage au Proche-Orient. Bien qu’il ait retiré ce point de son curriculum vitae officiel, il participa en 2005 aux négociations entre les Etats membres de l’Union européenne et ceux de la Méditerranée (« Processus de Barcelone »). Sa définition du terrorisme bloqua les discussions. Selon lui, le terrorisme est exclusivement le fait d’individus ou de groupes privés, jamais d’Etats. Il s’ensuit que la lutte contre une armée d’occupation ne saurait être considérée comme de la « résistance », mais comme du « terrorisme ». Dans le contexte local, cette position juridique relève de l’ordre colonial et disqualifie le TSL.

Les méthodes du Tribunal spécial ne diffèrent guère de celles de la Commission Mehlis. Ses enquêteurs ont collecté des fichiers de masse : sur les étudiants libanais, les bénéficiaires de la Sécurité sociale, les abonnés d’Electricité du Liban et de l’Office des eaux. Le 27 octobre, ils ont même tenté, hors de la présence de magistrats libanais, de s’emparer par la force des dossiers médicaux d’une clinique gynécologique fréquentée par les épouses de membres du Hezbollah. Toutes ces investigations sont évidemment sans lien avec l’assassinat de Rafiq Hariri. Tout porte les Libanais à croire que ces informations sont destinées à Israël dont le TSL n’est à leurs yeux qu’une simple émanation.

Tous ces problèmes avaient été parfaitement anticipés par le président Poutine qui avait vainement proposé, en 2007, une autre rédaction de la résolution instituant le Tribunal spécial. L’ambassadeur Vitaly Churkin avait dénoncé les « lacunes juridiques » du système. Il s’était indigné que le Conseil de sécurité menace de recourir à la force (Chapitre VII) pour créer unilatéralement cet « organe conventionnel ». Il avait souligné que le Tribunal devait œuvrer à la réconciliation des Libanais, mais était conçu de sorte qu’il les opposerait un peu plus. En définitive, la Russie — comme la Chine— avait refusé d’approuver la Résolution 1757.

Reste que la vérité émerge peu à peu. Les interceptions de vidéos de drones israéliens, rendues publiques par le Hezbollah, montrent une préparation israélienne du crime. Les faits révélés par Odnako montrent l’usage d’une arme allemande sophistiquée. Le puzzle est presque complet.

Source
Оdnako (Russie)

Cet article est initialement paru dans Odnako du 29 novembre 2010.

Thierry Meyssan

Thierry MeyssanConsultant politique, président-fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage en français : Sous nos yeux – Du 11-Septembre à Donald Trump(2017).

Bassam Tahhan: «Je crains que l’on se dirige vers une guerre généralisée au Moyen-Orient»

Donald Trump et Benjamin Netanyahou

Bassam Tahhan: «Je crains que l’on se dirige vers une guerre généralisée au Moyen-Orient»

© REUTERS / Ariel Schalit/Pool
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La décision de Washington de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan a été timidement critiquée par les alliés des États-Unis, y compris au sein des pays arabes. Quelles conséquences géopolitiques et pour le processus de paix israélo-palestinien? Le politologue franco-syrien Bassam Tahhan livre son analyse à Sputnik France.

Le Golan est un «territoire arabe occupé».

La timide réaction de l’Égypte le 22 mars au lendemain de l’annonce par Donald Trump de la «reconnaissance» de la souveraineté d’Israël sur le Golan est à l’image de celles de ses pairs alliés des États-Unis. La décision de Washington concernant cette portion du territoire syrien conquis par Israël en 1967 et annexé en 1981 met dans l’embarras nombre de pays. Plusieurs résolutions de l’Onu font en effet du plateau situé au sud de la Syrie un «territoire occupé» illégalement.

​Pour cette raison, une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu a eu lieu le 27 mars à la demande de la Syrie. Un rassemblement où flottait un étrange air de malaise, où l’ambassadeur américain s’est fait représenter par son conseiller politique. Alors que Russes et Syriens ont fortement critiqué ce qu’ils considèrent comme un «mépris du droit international», Christophe Heusgen, ambassadeur allemand après de l’organisation internationale, a qualifié la réunion de «cynique alors que le gouvernement syrien viole les résolutions de l’Onu». Selon lui, Damas «a bombardé des écoles et des hôpitaux», «utilisé des armes chimiques» contre son peuple.

​Des questions se posent également sur les conséquences de la décision américaine sur le processus de paix israélo-palestinien, la géopolitique de la région ainsi que sur l’éventuelle carte à jouer de l’Iran. En tant que politologue franco-syrien, Bassam Tahhan est touché par cette affaire. Il a fait part de son analyse à Sputnik France et ne mâche pas ses mots. Entretien.

Sputnik France: Comment réagissez-vous par rapport à cette décision américaine de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan?

Bassam Tahhan: «Cette décision est illégale, illégitime et contraire au droit international. C’est-à-dire que le Président américain se substitue carrément à toutes les instances des Nations unies et décide lui-même des frontières dans le monde en reconnaissant à Israël une souveraineté sur un territoire annexé. C’est à la fois drôle et tragique. Cela montre la totale impunité de certains responsables, que ce soit Donald Trump ou d’autres.»

Sputnik France: Cette affaire intervient un an et demi après la reconnaissance par la Maison-Blanche de Jérusalem en tant que capitale d’Israël. Qu’est-ce qui a motivé Donald Trump à faire ces choix?

Bassam Tahhan: «La première raison est à chercher du côté des prochaines élections en Israël. Donald Trump veut aider son ami Netanyahou à conserver le pouvoir. L’autre concerne l’éclatement de la Syrie voulu par les Occidentaux. Commencer par reconnaître l’annexion du Golan donnera d’autres idées à propos d’un détachement du territoire syrien situé à l’est de l’Euphrate, par exemple. Mais cela peut aller plus loin. Le danger est là. Aujourd’hui, les États-Unis reconnaissent la souveraineté d’Israël sur le Golan, mais demain cela pourra être sur la Cisjordanie ou la bande de Gaza.»

Sputnik France: Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’Onu demandée par la Syrie, les pays alliés des États-Unis ont timidement critiqué la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le Golan. On sentait du malaise. L’ambassadeur allemand aux Nations unies, Christoph Heusgen a déclaré que le fait que la Syrie ait demandé cette réunion d’urgence est «cynique alors que le gouvernement syrien viole les résolutions de l’Onu», «a bombardé des écoles et des hôpitaux», «utilisé des armes chimiques» contre son peuple. Le fait que ce soit la Syrie qui soit victime de la décision américaine semble peser dans la balance…

Bassam Tahhan: «Tout d’abord, je tiens à préciser que l’attitude du représentant allemand est inadmissible. Il fait des raccourcis et avance des affirmations infondées. De plus, je rappelle qu’Israël est l’un des champions du non-respect du droit international et des résolutions de l’Onu, et ce depuis des décennies. Pour en revenir à cette réunion du Conseil de sécurité, il faut noter que la majorité des membres en veut aujourd’hui à la Syrie et à ses alliés russe et iranien. Leur attitude n’est pas surprenante.»

Sputnik France: La réaction des pays arabes alliés des États-Unis a été plus que mesurée. Quelles conséquences géopolitiques cette décision américaine peut-elle avoir sur le Moyen-Orient?

Bassam Tahhan: «Ce n’est pas étonnant. Je crains fort que nous nous orientions vers une guerre généralisée au Moyen-Orient entre Israël et l’axe composé par l’Iran, le Hezbollah, l’Irak et la Syrie. Au vu du nombre de missiles dont dispose ce dernier et du fait qu’Israël ait l’arme nucléaire, c’est une situation très grave qui conduirait à un conflit atroce. Je rappelle que l’État hébreu a encore mené un raid aérien dans le nord de la Syrie près d’Alep dans la nuit du 27 au 28 mars. Cela illustre l’agressivité du gouvernement Netanyahou. Je pense que le monde arabe va vivre des divisions, avec un camp qui sera pour la guerre contre Israël. La création de l’État d’Israël a été favorisée par le Royaume-Uni, qui avait un mandat sur la Palestine. Aujourd’hui, c’est à nouveau du camp anglo-saxon avec les États-Unis que vient une décision défavorable à un pays arabe, en l’occurrence la Syrie. Cela pourrait raviver les rancœurs. Cette situation est très dommageable. Je croyais à titre personnel à la paix avec Israël, mais le gouvernement de Netanyahou fait tout pour qu’elle ne devienne pas réalité.»

Sputnik France: Quid du processus de paix israélo-palestinien?

Bassam Tahhan: «Les conséquences sont clairement importantes. Cette décision est une menace. Israël montre qu’elle peut annexer des territoires conquis avec l’aval de la première puissance du monde sans aucun problème. Comme je l’ai dit précédemment, aujourd’hui il s’agit du Golan, demain cela pourrait être le tour de la Cisjordanie ou de la bande de Gaza.»

Sputnik France: Pensez-vous que la décision américaine pourrait renforcer la position de l’Iran dans la région? Téhéran pourrait s’appuyer sur cet événement pour mettre en avant son argumentaire qui veut qu’Israël et les États-Unis aient une attitude colonialiste dans la région…

Bassam Tahhan: «Cela peut renforcer les Iraniens, mais également avoir une incidence sur la position des Turcs. Même si Erdogan joue sur tous les tableaux, je ne vois pas comment il pourrait se défiler devant cette décision américaine face à son peuple. Cela pourrait aussi affaiblir des pays comme l’Arabie saoudite, qui misait beaucoup sur les bonnes relations avec l’État hébreu. Cela devient difficile de maintenir une telle position avec l’attitude d’Israël qui annexe, exige et ne respecte pas le droit international.»

https://fr.sputniknews.com/international/201903291040544580-guerre-moyen-orient-etats-unis-israel/

Le Hezbollah salue l’unité retrouvée des Libanais face aux

Le Hezbollah salue l’unité retrouvée des Libanais face aux USA

  

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Dans un discours télévisé, le 26 mars 2019, le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a salué la position ferme des dirigeants libanais face aux États-Unis.

Le secrétaire d’État US, Mike Pompeo, s’était rendu au Liban, le 22 mars. Il avait rencontré les trois présidents et diverses autres personnalités. Il avait tenté d’obtenir leur appui pour un partage de la zone maritime d’exploitation pétrolière avec Israël, pour l’intervention de l’Etat dans le conflit occidentalo-syrien et bloquer le retour des réfugiés syriens chez eux. Or, pour la première fois depuis la fin de la guerre civile et les accords de Taëf (1989), les dirigeants libanais de toutes tendances avaient fait front commun et défendu les intérêts de leur pays. Cette remarque vaut aussi bien pour le président chiite de l’Assemblée nationale Nabih Berri, pour le président sunnite du gouvernement Saad Hariri et pour le président chrétien de la République Michel Aoun, que pour les criminels de guerre Walid Jumblatt et Samir Geagea.

M. Nasrallah s’est félicité de l’intérêt porté par Washington à la Résistance libanaise. Il y a vu l’hommage du vice à la vertu. Il a démonté une à une toutes les accusations des États-Unis contre son mouvement.

Il a souligné deux faits nouveaux :
- l’abandon par les États-Unis des mercenaires des Forces démocratiques syriennes ; une trahison qui conduit les alliés de Washington dans la région à réfléchir sur le sort qui leur est réservé.
- le reniement du vote des États-Unis au Conseil de sécurité sur la souveraineté syrienne du plateau du Golan ; un revirement qui atteste désormais de l’impuissance de l’Organisation des Nations unies à dire le droit international.

https://www.voltairenet.org/article205825.html

L’UE plus affectée par ses propres sanctions que la Russie, selon un rapporteur de l’Onu

Conseil de sécurité de l'Onu

L’UE plus affectée par ses propres sanctions que la Russie, selon un rapporteur de l’Onu

© REUTERS / Mike Segar
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L’Union européenne souffre plus de ses propres sanctions que la Russie, a confié à Sputnik le rapporteur spécial de l’Onu sur les effets négatifs des mesures coercitives unilatérales dans le domaine des droits de l’Homme, Idriss Jazairy.

Les pertes de l’Union européenne suite à l’embargo sur les produits alimentaires sont plus importantes que celles de la Russie, estime le rapporteur spécial de l’Onu sur les effets négatifs des mesures coercitives unilatérales dans le domaine des droits de l’Homme, Idriss Jazairy, échangeant avec Sputnik.

«Du point de vue de l’Union européenne, il est étrange d’introduire des sanctions qui sont plus dommageables pour les entreprises européennes que pour les entreprises russes. […] Je suis sûr qu’il existe des méthodes plus raisonnables pour surmonter les divergences existantes, à travers des discussions et des négociations», a affirmé Idriss Jazairy à Sputnik.

Il a aussi indiqué que la Russie avait réussi à alléger les effets des sanctions grâce au développement de la production nationale.

Auparavant, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko avait indiqué dans une interview accordée à la revue La vie internationale que les Européens avaient perdu près de 100 milliards d’euros à cause de leurs propres sanctions, ainsi que suite aux contre-mesures russes.

Il avait également souligné que l’un des facteurs de l’annulation des sanctions pourrait être la capacité des Européens à résister à la pression qui provient «d’outre-mer».

En réaction aux sanctions occidentales décrétées à l’encontre de Moscou sur fond de crise ukrainienne, la Russie a lancé un programme de substitution des importations en vue de permettre à ses industriels et agriculteurs d’acquérir de nouveaux savoir-faire et de produire localement.

https://fr.sputniknews.com/international/201903261040505425-union-europeen-sanctions-pertes-russie/

Sahara marocain, quand M. Bourita se met enfin à table…

POLITIQUE

Sahara marocain, quand M. Bourita se met enfin à table…

LE 26 MARS 2019

« Il » a consenti à parler !
« Il », c’est M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc, qui, hormis quelques confidences et informations réservées à des « happy few », se suffit trop souvent des dépêches MAP et de leur contenu convenu pour informer l’opinion publique sur la question nationale.

M. Bourita, pourtant, n’ignore pas que cette dernière motive et intéresse au plus haut point l’ensemble des Marocains à qui il est demandé, depuis plusieurs décennies, de défendre et soutenir la marocanité des provinces du Sud.

M. Bourita ignore encore moins que le Droit à l’Information est proclamé par la Constitution de juillet 2011, mais il estime sans doute que son agenda chargé l’empêche de remplir un des devoirs d’un responsable public, celui d’être au service des citoyens…

Mais, las !
Ne faisons pas la fine bouche puisqu’à l’occasion de la récente réunion à Marrakech de « la conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’Union Africaine au processus politique des Nations Unies sur le différend régional au sujet du Sahara marocain » (ouf, quel titre !), notre ministre des AE, dans son incommensurable mansuétude, a consenti à répondre aux questions des journalistes présents.

Du concret pour l’opinion publique

Et sa prestation a été des plus intéressantes puisqu’à son terme, nous savons enfin à quoi nous en tenir sur les deux rounds de discussions quadripartites qui se sont tenus à Genève (ou ses environs) sous l’autorité de M. Horst Köhler, envoyé spécial du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.

On retiendra notamment que le premier round a surtout servi de « tour de chauffe » afin que les participants, Maroc, Algérie, Mauritanie et polisario, prennent langue dans des conditions de pleine civilité et de respect mutuel, notamment dans l’objectif de montrer à tous (surtout les membres du Conseil de Sécurité), qu’ils étaient conscients de la nécessité de se conformer aux desiderata de la communauté internationale afin de parvenir à un règlement politique, pacifique et négocié du « différend » sur le Sahara occidental marocain.

Le second round, qui a eu lieu la semaine dernière, a incontestablement été plus animé en ce sens que les quatre délégations ont pu développer leurs perceptions sur les questions fondamentales qui déterminent ce différend. Mais, il n’y a pas eu d’avancées notables parce que les parties sont restées sur leurs positions traditionnelles et connues de tous.

Le Maroc a déroulé les principaux points de son argumentation en faveur de plan d’autonomie élargie tandis que l’Algérie et ses obligés de Tindouf reprenaient leur fantasmagorique et indécrottable proposition du référendum d’autodétermination.

On notera néanmoins que cette sempiternelle rengaine a été très mal perçue par l’envoyé spécial Köhler qui est tenu, dans son mandat, d’amener les parties à placer leur discours dans le cadre strict déterminé par les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité.

Or, comme chacun sait, ces différentes et successives résolutions appellent à des solutions de compromis à partir de propositions pertinentes et de négociations marquées au sceau de la bonne foi. Ce qui veut dire que l’ONU, son Conseil de Sécurité et ceux qui le contrôlent récusent par avance la seule solution mise en avant par les mercenaires et Alger, celle du référendum.

Et c’est bien pour cela, au demeurant, que M. Bourita, au terme de sa conférence de presse à Marrakech, a clairement mis en garde les autres parties dans la perspective d’un troisième round de négociations qui pourrait se tenir l’été prochain.

En effet, dixit le ministre des AE, le Maroc n’ira pas plus loin que le troisième round si durant son déroulement, les participants n’entraient pas dans le vif du sujet, c’est-à-dire les discussions sur le compromis censé mettre un terme à ce « différend sur le Sahara marocain ».

Le meilleur pour la fin

Le Maroc, clairement dit, ne souhaite pas tenir des réunions dans le seul objectif de rencontrer les parties adverses, mais pour faire avancer le processus définitif de règlement de cette question.

Faute de quoi, il cessera d’y participer !

Une position ferme et claire que devront comprendre les mercenaires du polisario et leurs maîtres algériens sous peine de mettre en échec le processus voulu par M. Guterres et le Conseil de Sécurité.

Car il faut bien comprendre qu’en l’occurrence, le Royaume est droit dans ses bottes, bénéficiant du soutien actif de son opinion publique, des partis et autres forces vives de la Nation, mais aussi de l’adhésion massive des populations du Wadi Eddahab et de la Saquiat Al Hamra, tandis que le drapeau national flotte majestueusement de Tanger à Lagouira (ou presque…).

En acceptant d’aller au fond des choses, en participant réellement à la recherche d’un compromis politique et négocié, le polisario aura peut-être un autre destin que celui de finir dans les poubelles de l’Histoire.

C’est donc avec une sérénité impavide que l’on attendra les traditionnelles réunions de la fin du mois d’avril, précédées du rapport annuel du secrétaire général de l’ONU sur la question du Sahara marocain, et clôturées par le vote de la résolution prorogeant le mandat de la Minurso.

Une assurance incontestablement renforcée par l’annonce toute récente par le Département américain de la Défense de la conclusion du « contrat d’armement du siècle » avec le Maroc.

Notre pays et ses forces armées, en effet, se doteront de 25 nouveaux avions F16 version V, et de divers armements pour un montant de 3,778 milliards de dollars et consacreront 985,2 millions de dollars supplémentaires à la modernisation des 23 F16 actuellement en service.

Une annonce assortie d’un communiqué du même département qui précise que :
« Cette vente contribuera à la politique étrangère et à la sécurité nationale des États-Unis en contribuant à améliorer la sécurité d’un important allié non membre de l’OTAN, qui continue d’être une force importante pour la stabilité politique et le progrès économique en Afrique du Nord… »

Un communiqué qui prend tout son poids alors que notre voisin, l’Algérie, connaît les soubresauts que l’on sait et qui, sans doute, prouve que M. John Bolton, conseiller à la Sécurité Nationale du président Trump, tempèrera à l’avenir ses ardeurs anti-marocaines…

Fahd YATA

https://lnt.ma/sahara-marocain-m-bourita-se-met-enfin-a-table/

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Revue de presse nationale et internationale.

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