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La réduction des effectifs de la FINUL est (et n’est pas) une autre grande décision de Trump

La réduction des effectifs de la FINUL est (et n’est pas) une autre grande décision de Trump


Par Moon of Alabama − Le 29 août 2020

Selon l’Associated Press, l’administration Trump a remporté une autre grande victoire en matière de politique étrangère.

Le Conseil de l’ONU approuve la réduction des effectifs de maintien de la paix au Liban, comme le souhaitaient les États-Unis

Paragraphes 1 et 2, sur 24 paragraphes :

Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé à l'unanimité vendredi une résolution réduisant la force de maintien de la paix de l'ONU au Sud-Liban et élargissant son mandat pour répondre aux préoccupations des États-Unis et d'Israël concernant les activités du groupe militant Hezbollah dans la région.

La résolution, rédigée par la France, réduit le plafond des effectifs de la force, connue sous le nom de FINUL, de 15 000 à 13 000 hommes, sous la pression des États-Unis.

Paragraphes 6 et 7 :

La résolution donne aux États-Unis une victoire symbolique, mais elle sera presque certainement aussi accueillie favorablement par de nombreux pays qui considèrent la FINUL comme essentielle au maintien de la paix dans une région instable et soutiennent fermement son mandat actuel qui est largement maintenu pour une année supplémentaire.

"Aujourd'hui, nous mettons fin à une longue période de complaisance du Conseil à l'égard de la FINUL et à l'influence croissante et déstabilisatrice de l'Iran et de son client, l'organisation terroriste Hezbollah", a déclaré l'ambassadeur américain Kelly Craft dans une déclaration après le vote.

Paragraphe 22 :

Selon la FINUL elle-même, elle compte actuellement environ 10 250 soldats, dont plus de 9 400 soldats d’infanterie et plus de 850 marins affectés à son groupe d'intervention maritime. En outre, la mission compte environ 900 membres de personnel civil, tant international que national.

Avant le renouvellement de son mandat, la FINUL comptait 4 750 soldats de moins que ce qu’autorisait son mandat. Elle disposera désormais de 2 750 hommes de moins que ce que lui permet son mandat.

Des modifications mineures supplémentaires ont été apportées au mandat, qui n’auront pas non plus de conséquences pratiques. Pour parvenir à cette grande victoire, l’administration Trump avait menacé d’opposer son veto au renouvellement du mandat et de mettre fin au financement de la FINUL.

La France, qui avait pris l’initiative de réécriture du mandat, a trouvé cela amusant :

"Veto et puis quoi ? Ils vont déployer 10 000 marines pour remplacer la FINUL ?", m'a dit un haut diplomate français.

C’était une menace vide de sens de la part de l’administration Trump, mais elle a conduit à un résultat qui peut être vendu aux supporters nationaux comme une grande victoire, même si cela n’a rien changé.

Pour ma part, je trouve ce genre d’action de politique étrangère formidable. Personne n’a été blessé par cette action. Rien n’a été endommagé. Toutes les personnes impliquées ont obtenu ce qu’elles voulaient.

Ne devrions-nous pas souhaiter davantage de ce type de politique ?

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/la-reduction-des-effectifs-de-la-finul-est-et-nest-pas-une-autre-grande-decision-de-trump

«La situation s’aggrave» : Vladimir Poutine propose un sommet international sur le dossier iranien ….

«La situation s’aggrave» : Vladimir Poutine propose un sommet international sur le dossier iranien 15 août 2020, 13:15 © Alexey NIKOLSKY / SPUTNIK Source: AFP Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion par visioconférence avec des membres du gouvernement, près de Moscou, le 11 août 2020 (image d’illustration). Face à une «hausse des tensions» et aux «risques élevés d’un conflit», Vladimir Poutine a appelé le 14 août à un sommet des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne et l’Iran, afin d’évoquer le dossier iranien. Estimant que «la question est urgente», le président russe, Vladimir Poutine, a proposé ce 14 août d’organiser «dans les plus brefs délais une rencontre en ligne» des chefs d’Etats ou de gouvernement des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine), ainsi que des dirigeants de l’Allemagne et de l’Iran, dans le but de discuter du dossier iranien. C’est dans cette configuration dite «5+1» qu’avait été négocié et conclu avec l’Iran en 2015 l’accord sur le nucléaire iranien, que Washington a ensuite dénoncé en 2018. Pour Moscou, l’accord de Vienne de 2015 «a permis d’éliminer la menace d’un conflit armé» «Les discussions au Conseil de sécurité de l’ONU sur la question iranienne deviennent de plus en plus tendues. La situation s’aggrave», a ainsi estimé Vladimir Poutine dans un communiqué rendu public, le 14 août. Dénonçant des «accusations sans fondement contre l’Iran», le chef d’Etat russe a fustigé des «projets de résolution visant à détruire les précédentes décisions unanimes du Conseil de sécurité». Lire aussi Emmanuel Macron et Vladimir Poutine s’inquiètent d’une aggravation des tensions au Moyen Orient Soulignant également une «hausse des tensions» et les «risques élevés d’un conflit», le locataire du palais des Térems a fait savoir que ce sommet aura pour objectif «de définir les mesures à prendre pour éviter la confrontation et l’aggravation de la situation au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies». Nous invitons nos partenaires à examiner attentivement notre proposition Et de poursuivre : «Nous invitons nos partenaires à examiner attentivement notre proposition. L’alternative est une intensification des tensions et l’accroissement du risque de conflit. Une telle évolution doit être évitée. La Russie est ouverte à une coopération constructive avec tous ceux qui sont intéressés à s’éloigner du seuil de risque.» Vladimir Poutine a également rappelé que Moscou demeurait «attaché au Plan d’action global commun relatif au programme nucléaire iranien (JCPoA) [l’accord de Vienne signé en 2015]», qui, selon lui, «a permis d’éliminer la menace d’un conflit armé et a renforcé le régime de non-prolifération nucléaire». La France se dit ouverte et disponible à l’initiative russe Ce 14 août, l’Elysée a fait savoir que la France était ouverte à l’initiative proposée par le président russe. «Nous confirmons notre disponibilité de principe», a ainsi déclaré la présidence française, citée par Reuters. Et d’ajouter : «Nous avons déjà par le passé déployé des initiatives dans le même esprit».  Cette initiative russe d’un sommet international sur le dossier iranien intervient alors que plus tard le 14 août, le Conseil de sécurité de l’ONU a rejeté une résolution proposée par Washington visant à prolonger l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran, vieux de 13 ans, et qui expire le 18 octobre. Lire aussi Les Etats-Unis appellent au maintien de l’embargo sur la vente d’armes à l’Iran La Russie et la Chine sont les deux seuls pays à avoir voté contre la proposition américaine sur les 15 membres du Conseil de sécurité. Onze membres du Conseil se sont abstenus, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, alliés européens des Etats-Unis. Depuis 75 ans d’histoire des Nations Unies, l’Amérique n’a jamais été si isolée «L’incapacité du Conseil de sécurité à agir de manière décisive pour défendre la paix et la sécurité internationales est inexcusable», a réagi dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. De son côté, le président iranien a déclaré lors d’une conférence de presse retransmise à la télévision : «Les Etats-Unis ont échoué dans cette conspiration, humiliés.» Et de continuer : «A mon avis, ce jour restera dans l’histoire de notre pays et dans l’histoire de la lutte contre l’arrogance mondiale.» «Depuis 75 ans d’histoire des Nations Unies, l’Amérique n’a jamais été si isolée», a tweeté de son côté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, après que seulement deux pays ont approuvé le projet de prolongation de l’embargo : les Etats-Unis et la République dominicaine. «Malgré tous les voyages, pressions et colportages, les Etats-Unis n’ont pu mobiliser qu’un petit pays [à voter] avec eux», a-t-il ensuite lancé, faisant allusion aux efforts de Mike Pompeo pour rallier des soutiens à la résolution américaine. «Je pense que c’est le pire accord jamais négocié», jugeait Donald Trump Les tensions entre Washington et Téhéran se sont considérablement accrues depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en 2016. En mai 2018, les Etats-Unis décidaient de se retirer de l’accord international de Vienne sur le nucléaire iranien. Donald Trump avançait alors : «Je pense que c’est le pire accord jamais négocié», considérant le texte trop avantageux pour Téhéran. En septembre 2019, en réponse au retrait américain, la République islamique a mis en activité des centrifugeuses avancées, avec pour objectif de produire de l’uranium enrichi à 4,5%, taux prohibé par l’accord de Vienne. Les tensions ont passé un nouveau cap lorsque l’armée américaine a abattu à Bagdad en Irak, par une attaque de drone le 3 janvier 2020, Qassem Soleimani, chef de la force al-Quods, branche des Gardiens de la Révolution iranienne chargée des opérations extérieures. Washington avait accusé Soleimani d’être l’instigateur d’attaques de milices liées à l’Iran contre les forces américaines dans la région.  Pour autant, le président américain a récemment déclaré que s’il venait à être réélu novembre, il passerait des accords avec l’Iran et la Corée du Nord, autre bête noire des Etats-Unis : «Si nous gagnons, no

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/77894-situation-saggrave-vladimir-poutine-propose-sommet-international-sur-dossier-iranien

DiplomatieLes États-Unis défient l’ONU sur le nucléaire iranien

DiplomatieLes États-Unis défient l’ONU sur le nucléaire iranien

3 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS)Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain, a officiellement réclamé jeudi aux Nations unies le retour de sanctions contre l’Iran, qu’il accuse de ne pas respecter les termes de l’accord sur le nucléaire signé en 2015. Selon de nombreux experts, le plan a peu de chances d’aboutir puisque les États-Unis se sont retirés de cet accord en 2018. 

Les États-Unis n’allaient pas rester sur ce que Slate appelle une “défaite humiliante”. Jeudi 20 août, leur secrétaire d’État, Mike Pompeo, a officiellement réclamé à l’ONU le retour des sanctions contre l’Iran, une semaine après un vote très défavorable (deux voix pour sur quinze votants) demandant une prolongation de l’embargo sur les armes frappant le pays.

“Les États-Unis font part de cette notification au Conseil uniquement après les efforts substantiels des États membres pour remédier aux manquements significatifs de l’Iran”, a justifié M. Pompeo, présent en personne à New York. Il cite notamment l’enrichissement de l’uranium au-delà des niveaux autorisés par l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Cette initiative n’a rien d’une surprise, remarque le Washington Post. Le secrétaire d’État a menacé d’un retour des sanctions depuis le printemps, poursuit le quotidien. Les quinze membres du Conseil ont désormais dix jours pour introduire une éventuelle résolution contrant le plan américain.

”Là où les choses se compliquent”, note NBC, c’est que les membres du Conseil vont probablement s’y opposer. Après tout, les États-Unis sont sortis de l’accord en mai 2018. Un souhait de Donald Trump. Cette demande de snapback – un retour sur les conditions de l’accord – ouvre donc la voie à “une bataille diplomatique” (Jerusalem Post), “une dispute juridique” (The Wall Street Journal) ou encore à une “collision” avec les partenaires américains à l’ONU (The Guardian).

L’action menée par les États-Unis va sans doute “pousser” l’administration Trump vers “une confrontation” avec la Russie et la Chine, “isoler plus encore les États-Unis de l’Europe” et “tester la crédibilité des Nations unies, déjà en difficulté”, suggère The National, un quotidien émirati.

“Les États-Unis ont unilatéralement cessé de participer” à l’accord, rappelle Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, cité par Politico. La Russie a utilisé l’adjectif “absurde”. L’E3, le groupe formé par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – les pays européens signataires du document – ne semble en tout cas pas souhaiter un retour des sanctions.

Une épine dans le pied de Joe Biden s’il est élu ?

Le secrétaire d’État a accusé les Européens d’avoir choisi “le camp des ayatollahs”, dénonçant un “échec de leadership”. Il considère, selon la BBC, que la résolution 2231 votée aux Nations unies pour valider l’accord donne le droit aux États-Unis de déclencher le snapback en tant que membre de l’ONU.

Mais John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et faucon notoire, ne voit pas ce plan aboutir, tandis que Slate déplore “un piètre argument”. Le ministre des Affaires étrangères assure également que l’Iran a violé les termes de l’accord. Sauf que, observe le site, le pays respectait ces conditions jusqu’à ce que les États-Unis se retirent de cet accord. “En d’autres termes, Pompeo veut punir l’Iran pour prendre une mesure de défense légitime. […] Vous ne pouvez pas violer la loi quand ça vous arrange et insister pour que les autres respectent cette même loi.”

Pour la Süddeutsche Zeitung, l’Iran représente bien un danger et l’Europe ne peut pas faire preuve de complaisance. Mais le quotidien allemand souligne que c’est l’Amérique qui a “de nouveau rejeté la diplomatie multilatérale”. Désormais, “la seule diplomatie que connaît Washington est la menace de sanctions”, regrette le journal, invitant l’Europe “à résister à cette pression, même si elle laissera une profonde fracture dans les relations transatlantiques”.

Les critiques pleuvent également dans une tribune publiée par The Hill. Se moquant de ses qualités de négociateur, les auteurs du texte constatent que l’approche du président Trump conduira “à un Moyen-Orient plus dangereux, un Conseil de sécurité ravagé et des relations endommagées avec des gouvernements alliés de plus en plus méfiants face à l’intimidation et l’incompétence américaine”.

Donald Trump y voit peut-être le prix à payer pour son objectif principal. Le locataire de la Maison-Blanche dénonce l’accord sur le nucléaire iranien depuis des années. Il en parle régulièrement comme d’un “désastre”.

Aux yeux de Ned Price, spécialiste des relations internationales à l’université de Georgetown, interrogé par le Jerusalem Post, il cherche d’abord à empêcher autant que possible Joe Biden – s’il remporte l’élection – de relancer l’accord.” C’est un projet animé par la rancune plus que par une volonté réelle de restreindre le programme nucléaire irakien”, dénonce cet ancien porte-parole de l’administration Obama

https://wordpress.com/block-editor/post/ombre43.com

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1983617/article/1983707

Un vœu pieux fut voté à l’unanimité au Conseil de Sécurité à l’ONU…

Un vœu pieux fut voté à l’unanimité au Conseil de Sécurité à l’ONU : une résolution appelant à une trêve de 3 mois pour tous les conflits en cours dans le monde, reconductible ! La pandémie n’émeut guère les pays guerriers : l’Arabie rebombarde au Yémen, l’Etat israélien rebombarde sans vergogne en Syrie, en toute impunité. Les contrebandiers du Sahel tirent à qui mieux mieux. Chine et Inde s’exercent à 4000 m d’altitude. Au niveau mondial il n’y a que 2 outils efficaces : des résolutions sous chapitre VII permettant le recours à tous les moyens, un euphémisme pour la force. Encore faudrait-il qu’il se forme un véritable état-Major de l’ONU, prévu mais inexistant. L’autre outil ? Une taxe globale imposant une représentation mondiale et une cour universelle, des juges élus et indépendants. Donc, taxons le pétrole, comme ce fut proposé en septembre 1979 au Congrès des Non-alignés !

Bernard Cornut

http://prochetmoyen-orient.ch/

Libye : le chef de l’ONU dénonce une « interférence étrangère »

Libye : le chef de l’ONU dénonce une « interférence étrangère »

Antonio Guterres a exprimé son inquiétude sur le regroupement de forces militaires autour de la ville de Syrte, située à mi-chemin entre Tripoli à l’ouest et Benghazi à l’est.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 01h15, mis à jour à 07h40

Temps deLecture 2 min.

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Les forces du Gouvernement d’union libyen (GNA) en direction de Syrte, à Tripoli, le 6 juillet.
Les forces du Gouvernement d’union libyen (GNA) en direction de Syrte, à Tripoli, le 6 juillet. AYMAN AL-SAHILI / REUTERS

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé, mercredi 8 juillet, une « interférence étrangère ayant atteint des niveaux sans précédent » en Libye, avec « la livraison d’équipements sophistiqués et le nombre de mercenaires impliqués dans les combats ».

S’exprimant lors d’une visioconférence ministérielle du Conseil de sécurité, Antonio Guterres a notamment exprimé son inquiétude sur le regroupement de forces militaires autour de la ville de Syrte, située à mi-chemin entre Tripoli à l’ouest et Benghazi à l’est.Article réservé à nos abonnés Lire aussi 

 En Libye, le pari perdu de la France

Les forces du gouvernement d’accord national (GAN), basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, « avec un soutien externe significatif, continuent leur avance vers l’est et sont maintenant à 25 km à l’ouest de Syrte », a-t-il relevé. Dans le passé, les forces du GAN ont tenté à deux reprises de prendre la ville, a précisé le chef de l’ONU.

« Plus de mensonges »

Soutenu par la Turquie, le GAN est opposé aux forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est libyen, notamment appuyé par l’Egypte et les Emirats arabes unis.

« Nous sommes très préoccupés par la concentration militaire alarmante autour de la ville et le haut niveau d’interférence étrangère directe dans le conflit en violation de l’embargo sur les armes décrété par l’ONU, les résolutions du Conseil de sécurité et les engagements pris par les Etats membres à Berlin » en janvier, a insisté Antonio Guterres. Il n’a désigné aucun pays en particulier.

Le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, a aussi dénoncé les violations de l’embargo sur les armes imposé pour la Libye en 2011. « Pendant que le monde entier ferme ses frontières, les navires, les avions et les camions avec des armes et des mercenaires continuent d’arriver dans les villes libyennes », s’est-il insurgé. Il a demandé à ce que cela cesse : « Plus d’avions, plus de chars, plus de camions ou navires chargés d’armes. Et plus de mensonges », a lancé Heiko Maas.

Son homologue du Niger, Kalla Ankourao, a aussi critiqué les ingérences étrangères, comme l’ont fait, lors de la session du Conseil de sécurité, plusieurs autres intervenants, dont la France qui a réaffirmé son impartialité dans le conflit. « La Libye n’a pas besoin d’armes supplémentaires, n’a pas besoin de mercenaires » mais « a besoin de réconciliation », a fait valoir Kalla Ankourao.Lire aussi 

 Libye : Paris, Rome et Berlin appellent à la fin de « toutes les ingérences » étrangères

Démilitariser Syrte et Al-Djoufra

La présence en Libye de mercenaires russes et syriens (affiliés au régime syrien pour ceux combattant avec les troupes de Haftar, et relevant de l’opposition pour ceux présents au côté des forces du GAN) a été souvent évoquée depuis le début de l’année.

Le secrétaire général de l’ONU a indiqué que les discussions menées par la mission onusienne en Libye avec des représentants militaires des deux parties portaient notamment sur « le départ des mercenaires étrangers », une « coopération antiterroriste », un « désarmement et une démobilisation », ainsi que sur « la possibilité d’un mécanisme de cessez-le-feu ». Il a aussi évoqué sans détails la possibilité de créer une « zone démilitarisée », dont le contrôle serait confié à la mission de l’ONU présente en Libye.

Heiko Maas a suggéré comme premier pas vers un cessez-le-feu de prévoir une démilitarisation « pour Syrte et Al-Djoufra »« Nous appelons les parties en Libye et vous tous [membres de l’ONU] à vous unifier derrière cette idée », a déclaré le ministre allemand.

Les dernières activités militaires au sud de Tripoli et dans la région de Tarhouna se sont traduites par la fuite de près de 30 000 personnes, portant le nombre de déplacés internes en Libye à plus de 400 000, a aussi déploré le chef de l’ONU.Libye, nouvelle Syrie ?

L’escalade des ingérences étrangères en Libye présente des similitudes avec la crise syrienne. « Le Monde » publie une série en six volets.

Le Monde avec AFP

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/09/libye-le-chef-de-l-onu-denonce-une-interference-etrangere_6045656_3212.html

De la Chine à la Syrie : les premières nouvelles géopolitiques de demain

De la Chine à la Syrie : les premières nouvelles géopolitiques de demain

Publié par: Michel Raimbaud*le: 21 février, 2020Dans: A La UneACCEUILActualitéActualité_Moyen_OrientGéopolitiqueNon classéImprimerEmail

De quoi 2020 sera-t-il fait en géopolitique ? Confirmation de la résurrection russe, montée en puissance chinoise et effacement américain pourraient dessiner la politique internationale.

L’exercice de prospective politique est devenu l’un des rites de l’an neuf. S’il promet plus de tempêtes que d’embellies, c’est que la vie commune de milliards d’êtres humains encadrée par deux centaines d’Etats n’est pas un fleuve tranquille. L’avenir n’est pas une science exacte.
Depuis la fin d’un XXème siècle ponctué par des épisodes « messianistes » de courte durée bien qu’ils aient eu l’éternité pour horizon (colonisation, épidémie des reichs, guerre froide, puis moment unipolaire américain), il est légitime de ne plus croire que l’histoire aurait un « sens », comme le professait le marxisme, ou une « fin », comme le fanfaronnait en 1992 Francis Fukuyama, chantre du libéralisme.
S’il n’y a en elle ni fatalité ni éternité, ce qu’elle a d’erratique est polarisé par des constantes naturelles : c’est ce que nous rappelle la géopolitique, politique de la géographie. Née avant 1900 en de brumeux pays avides d’espace vital, reprise par les « empires de la Mer » au temps du colonialisme et des expansionnismes, cette discipline permet de comprendre pourquoi, au-delà des avatars et séismes, l’Histoire continue, en quête de repères et d’équilibre.
En un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître, les devins avides de « prédictions » faisaient de la géopolitique sans le savoir. Mais l’époque où Geneviève Tabouis présentait les dernières nouvelles de demain sur Radio Luxembourg étant révolue, qui oserait dire aujourd’hui de quoi sera fait 2020 ? Mieux vaudra donc ne pas voir des oracles dans ces premières nouvelles de demain. L’exercice – au vu du bilan 2019, entrevoir les évolutions pour 2020 – rappellera le pensum imposé jadis aux bizuts entrant en faculté : « Etant donné le clair de lune, tirer le clair de l’autre »…

Le droit international en ruine

Il est presque minuit, Docteur Folamour. Début février, l’aiguille de l’« Horloge de l’Apocalypse » se trouverait, d’après le Bulletin des Scientifiques Nucléaires américains (qui ne sont pas astrologues), à 100 secondes du minuit de la guerre nucléaire, record d’imminence depuis la création de ce joujou en 1947. La situation ne semble pas inquiéter nos sorciers qui pérorent dans les hautes sphères.
Pas besoin d’être expert pour constater la ruine du droit international. Et après examen des tenants et aboutissants, on y verra un travail de sape programmé, inspiré par le « chaos créateur » de Leo Strauss, recette permettant à l’Empire de neutraliser à moindre coût les obstacles à son hégémonie.
Fustiger l’OTAN « en état de mort cérébrale », comme le fait le porte-voix élyséen de l’école complexiste, est d’un bel effet, mais escamote les responsabilités du « monde civilisé » dans l’effondrement de la vie internationale. Ce qu’il faut bien appeler un naufrage intellectuel et moral se décline de façon multiforme : échec et faillite de l’ONU et de sa charte, fin de la légalité et loi de la jungle, falsification des mots et détournement des concepts, abandon des us et coutumes de la diplomatie, de la courtoisie et du protocole… Autant de marches vers les enfers, là où s’abîme l’Occident, aveuglé par une imposture qui a viré au gangstérisme.
Pourtant, la nature ayant horreur du vide, un nouvel ordre est en gestation. Le bloc eurasien en pleine ascension le veut multipolaire, tandis que l’Empire Atlantique freine des quatre fers.
La géopolitique considère que le monde est structuré en trois « zones », (1) le Heartland russo-sibérien qui constitue le Pivot du monde habité, (2) le Rimland qui tel un glacis ceinture ce « Pivot » de l’Atlantique au Pacifique, (3) la zone des Territoires et Iles Périphériques ou offshore, qui génère des « Empires de la Mer », où le choix du grand large va de soi. C’est le messianisme de ces « peuples élus » qui leur fait voir le « Pivot » comme une terre promise, objet de leurs convoitises. Dans ce schéma, le Rimland (Europe Occidentale, Chine, le monde arabo-musulman) constitue tantôt un glacis, tantôt une proie. La théorie permet de saisir les ressorts des expansionnismes et d’éclairer les conflits.

Le déclin des États-Unis

Empire de la Mer malgré leur masse continentale, les Etats-Unis ont un avantage fondamental : loin du cœur du monde (Heartland), ils ne connaissent pas les affres de la guerre. Ils contrôlent les mers, l’espace et le cyberespace, le système financier mondial via le dollar. Ils peuvent envahir sans risquer de l’être. Depuis 1945, une langue invasive aidant, ils ont acquis la mainmise de l’espace médiatique et investissent le domaine « chrétien » par le biais des évangéliques, baptistes et autres chrétiens sionistes.
Toutefois cette puissance est en déclin, ce qui apparaît dans les chiffres, mais aussi dans le recours grandissant à la menace, aux sanctions, aux actions clandestines. S’y ajoutent le statut menacé du dollar, l’érosion de la crédibilité et la perte du magistère moral…. Au sein de l’Etat profond, on est tétanisé.

La Russie a vécu avec Poutine une vraie résurrection.

Depuis vingt ans, la Russie a vécu avec Poutine une vraie résurrection, effaçant l’humiliation subie à la chute de l’URSS et la décennie Eltsine. Elle doit ce retour au dossier qui lui a permis de s’imposer. Par son soutien à la Syrie, elle a contribué à stopper le rouleau compresseur des « révolutions arabes » pilotées par l’Occident et l’islamisme extrémiste. Même si les Occidentaux répugnent à l’admettre, Moscou est le pôle de référence.

La nouvelle puissance chinoise

La Chine est déjà numéro un de l’économie mondiale, devançant les États-Unis en parité de pouvoir d’achat. Elle est en tête pour son palmarès commercial et industriel : après avoir été l’atelier du monde, elle en est devenue « l’usine », en attendant d’en être le banquier. Sa puissance militaire s’accroît rapidement, son budget de défense étant au deuxième rang derrière les Etats-Unis. L’essor de la marine est spectaculaire, visant à sécuriser son environnement (Mer de Chine) et asseoir sa capacité de projection (Méditerranée, voire Arctique).


S’y ajoute le défi sans précédent lancé à l’arrogante Amérique par un Iran sous sanctions, troisième pôle de cette Eurasie qui s’affirme militairement. En témoignent les premières manœuvres maritimes communes organisées en janvier 2020 entre les trois « menaces ».

Le retour aux vieilles méthodes (coups d’État, ingérences, pressions, sanctions, menaces) témoigne de la colère de Washington.

Les Arabo-musulmans ne sont pas seuls à chercher à Moscou et Pékin des contrepoids. Par le biais des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), l’Eurasie étend sa zone d’influence. Si l’Afrique du Sud est restée « un cas » sur le continent noir, l’Amérique Latine secoue le joug : le Brésil de Lula et Dilma Roussef avait entraîné dans son sillage le Venezuela chaviste, la Bolivie de Morales, l’Argentine de Mme Kirschner, rompant la singularité de Cuba. Le retour aux vieilles méthodes (coups d’Etat, ingérences, pressions, sanctions, menaces) témoigne de la colère de Washington face aux intrusions de Moscou.

Un « Amerixit » au sein du camp Atlantique ?

En Asie, on est sensible aux sirènes russes ou aux effluves des Routes de la Soie. L’Inde, membre des BRICS et de l’Organisation de Coopération de Shanghai, montre la voie : l’Indonésie, les deux Corées (la bonne qui aime l’Amérique et la méchante qui brave Trump, et dont Pékin est le protecteur), et d’autres, y compris la Thaïlande et ses voisins indochinois, sont alléchés. Le Japon lui-même desserrerait bien l’étreinte de son ex-vainqueur.
Sur le vieux continent, les « occidentalistes » font la loi. Ils se disent effarouchés par l’arrivée du soudard, mais ils ne s’indignent pas de ses turpitudes, lui reprochant son langage : ne réclame-t-il pas grossièrement le paiement de l’effort de défense. La dégradation est tangible. L’imputer à Trump ? Sa politique est au final celle de ses prédécesseurs.
Devenu réalité au 31 janvier 2020, le Brexit a traumatisé les chefs de l’UE, mais « l’évènement européen sans doute le plus important depuis la chute du Mur de Berlin » ne bouleversera pas l’équilibre. Voilà un grand Ex qui s’alignera encore davantage sur Washington, mais ni plus ni moins que ses anciens partenaires. Aucun n’est prêt à se démarquer d’un mauvais suzerain sur les dossiers qui fâchent, la Syrie, le bras de fer avec l’Iran (traité nucléaire, Soleimani), la « transaction du siècle », Erdogan, le terrorisme. La France encore moins que ses rivaux allemands, de plus en plus dominateurs.
Un Amerixit serait-il impensable au sein du camp atlantique?

Le Grand Moyen-Orient piégé

Théorisé par les neocons israélo-étatsuniens, le Grand Moyen-Orient est au départ un ensemble d’Etats musulmans entre Levant et Asie Centrale, à amadouer ou à détruire. George W. Bush et ses acolytes avaient décrété qu’il fallait les « démocratiser », c’est-à-dire les rendre israélo-compatibles en les bombardant. La technique : exciter les oppositions contre les « régimes » en soutenant discrètement les islamistes, fussent-ils terroristes. On ne rappellera pas ici le bilan des « printemps arabes ».
Le clan des heureux élus s’est avéré extensible au gré des lubies et des lobbies : la frontière génétique imaginée par le colonisateur entre monde arabe et Afrique « noire » a été oubliée, le terrorisme et « l’Etat islamique » envahissant le Sahel (à partir de la Libye ou de zones sanctuarisées), avant de rayonner en direction du Sud. L’Amérique s’y implante à la place de la France. La Russie y fait des incursions (Mali, RCA), investissant par ailleurs les positions moyen-orientales de l’Empire (Arabie, Emirats Arabes Unis, Irak, Egypte…) et les appendices que sont la Turquie et Israël.

Nouvelles routes de la soie, voies nouvelles de puissance

Le « pivotement » de l’Amérique vers l’Asie ne signifie pas qu’elle se désintéresse du Moyen-Orient : dans sa translation, c’est la « ceinture verte musulmane » qu’elle côtoiera sur toute son extension.
Pour le Céleste Empire, pays d’adoption des Ouigours parfois irrédentistes et/ou djihadistes, les Routes de la Soie constituent une riposte au « projet » de Bush. A l’horizon 2049, centenaire de la Chine Populaire, Pékin aura tissé son paradigme multipolaire de nations souveraines/partenaires, reliées par un labyrinthe de ceintures et de routes interconnectées. La vision de Xi Jinping repose sur une étroite coordination entre Moscou et Pékin et implique une planification stratégique à long terme, Poutine dit « communication ». N’en déplaise aux occidentalistes, la « nouvelle ère », fondée sur un partage des rôles, n’est pas une chimère. Les investissements prévus sont gigantesques, par centaines de milliards.

Aux BRICS la tâche de réorganiser le monde.

Le projet russe de Grande Eurasie (Union économique eurasienne, Organisation de Coopération de Shanghai, Banque asiatique d’investissement) est comme un miroir des nouvelles Routes de la Soie. De l’Iran à la frontière mongole, le Grand Moyen-Orient vu de Moscou est une partie de « l’étranger proche » et pour la Russie, avec ses 20 millions de musulmans, il est urgent de recomposer l’Asie Centrale. Aux BRICS la tâche de réorganiser le monde.
Le « cœur » de l’Axe de la Résistance (Iran – Irak – Syrie – Liban) est stratégique. La simple idée d’un corridor offrant à la République Islamique un débouché sur la Méditerranée donne des sueurs froides à Israël et à l’Amérique. Intégré aux Routes de la Soie et à la grande Eurasie, il sera intouchable. Si la question des pipelines est centrale dans cette région flottant sur une nappe de gaz, la libre circulation des personnes et des marchandises ne l’est pas moins.

Guerres économiques invisibles

Comme le Venezuela où, selon le journaliste Jeffrey Sachs, « au nom de la pression maximale, les sanctions américaines sont délibérément conçues pour détruire l’économie », l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban sont des cibles par excellence des guerres économiques invisibles. Celles-ci, enclenchées à la chaîne par les Etats-Unis, ont un effet terrifiant. Prenant la forme de sanctions, d’embargos, cachées par l’omerta, sans coup de feu, elles coûtent moins cher que des interventions militaires directes et permettent de contourner les vétos russo-chinois. Elles empêchent surtout toute vie normale.
Dans l’inventaire des dégâts, on notera la chute brutale de la croissance et la « contraction » des économies visées (de 14% en deux ans pour l’Iran), suite aux difficultés d’accès aux produits de base et matières premières. Autres conséquences : l’effondrement du niveau de vie et la glissade vers la grande pauvreté, la flambée des prix. Partout, les désastres socio-économiques (famine, malnutrition, surmortalité, misère) aggravent les crises sanitaires (ruptures concernant les médicaments et le matériel médical, infrastructures détruites).
Les sanctions financières affectent les banques, mais aussi la vie quotidienne. Dès 2011, les Etats-Unis et l’Europe ont mis en place un régime de sanctions particulièrement sévères contre le peuple syrien, « bloquant l’accès à de nombreuses ressources vitales »…« l’un des régimes de sanctions les plus vastes et compliqués jamais imposés ». La loi César « sur la protection des civils syriens » (sic) inscrite au budget 2020 impose, au nom des Droits de l’Homme, « des sanctions contre les secteurs liés à l’Etat et contre les gouvernements qui soutiennent la reconstruction et l’armée syrienne ». Le prétexte ? « Ouvrir un nouveau front contre l’influence de l’Iran en Syrie ».

La leçon de l’Irak ?

Thomas Nagy, de l’Université George Washington, citant la Defense Intelligence Agency (DIA), évoque « un plan de génocide commis contre les Irakiens (…) permettant de liquider une part importante de la population irakienne ». Dennis Halliday, coordinateur démissionnaire de l’ONU, accuse en septembre 1998 « le système onusien aux ordres de Washington et de l’Occident depuis la chute de l’URSS, qui a « imposé des sanctions génocidaires contre les innocents ». C’est le prix à payer pour la « démocratisation », dira la sublime Albright….
Gavé par neuf années de « printemps », le monde arabe est en piètre condition : la plupart des Etats sont brisés, livrés au chaos et à la sédition. Certains comme la Libye, le Yémen, l’Irak, l’Afghanistan risquent de rester un moment sous le feu des bombardements, des destructions, au gré des ingérences, des terroristes, des luttes inextricables. Le « monde civilisé » regarde avec commisération ce spectacle qu’il a mis en scène.
D’autres Etats, passés entre les balles, se retrouvent sous le feu des forces « populaires » qui veulent « la chute du régime », « le retrait des militaires », la dévolution immédiate du pouvoir, sans concessions et d’ailleurs sans programme. Derrière le tumulte, s’agitent à nouveau ONG, forces du changement, sociétés civiles, le tout saupoudré d’égéries et de diplomates occidentaux. On devine la main de l’étranger, comme en 2011. Et lorsqu’une issue se dégage, elle donne souvent sur la Maison-Blanche et sur Tel-Aviv, on allait dire sur Jérusalem. La recette est partout de normaliser avec Israël (le Soudan), condition sine qua non pour plaire aux régimes du Golfe qui regardent maintenant l’Etat hébreu avec les yeux de Jared Kuschner.

Syrie, cœur battant du monde arabe

La Syrie, cœur battant du monde arabe, a pu tenir neuf années face à l’alliance entre l’Empire israélo-atlantique et les forces du takfirisme et du terrorisme. Elle a fait barrage à la vague des « révolutions », le payant au prix fort. Appartenant au camp des résistants et dotée de puissants alliés, elle est potentiellement victorieuse, un renversement de situation étant improbable. Mais elle doit faire face aux manigances néo-ottomanes d’Erdogan et aux crimes de ses terroristes déguisés en enfants de choeur, supporter les caprices des Kurdes tout en encaissant les insultes et inepties de Le Drian.

Entre Erdogan, Netanyahou, Ben Salman et Trump,
l’échiquier du Moyen Orient est bien loti en rois, en fous et en pions

Désarticulé, le monde arabe est prié d’applaudir à la « transaction du siècle » qui liquide la cause sacrée du peuple palestinien pour une poignée de milliards de dollars, à payer par les Arabes. Rares sont les protestataires : la Syrie, dont la Palestine est une terre perdue, l’Iran droit dans son soutien, le Hezbollah, et la Turquie qui s’érige en défenseur de l’Islam face à la Saoudie.
Le terrorisme est toujours vivant, AlQaida en Syrie, ici et là Da’esh made in USA, et les innombrables groupes qui sévissent au Proche-Orient, en Libye, au Sahel, sous l’égide des Wahhabites (Arabie, Emirats) et/ou des Frères Musulmans (Turquie, Qatar).
Entre Erdogan, Netanyahou, Ben Salman et Trump, en 2020, l’échiquier du Moyen Orient est bien loti en rois, en fous et en pions.

*Par Michel Raimbaud, ancien ambassadeur, auteur de Tempête sur le Grand Moyen-Orient (ed. Ellipses, 2017) et Les guerres de Syrie (ed. Glyphe, 2019)

Source : Ruptures

http://www.afrique-asie.fr/de-la-chine-a-la-syrie-les-premieres-nouvelles-geopolitiques-de-demain/

Le coronavirus Covid-19 va compliquer la relève des Casques bleus au Liban

Le coronavirus Covid-19 va compliquer la relève des Casques bleus au Liban

PAR LAURENT LAGNEAU · 7 MARS 2020

Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé [OMS], la Chine, foyer de l’épidémie du coronavirus Covid-19, comptait 80.711 malades et 3.045 décès au 6 mars 2020, ce qui en fait le pays le plus touché. Viennent ensuite la Corée du Sud [6.284 cas et 42 décès], l’Italie [3.858 cas et 148 décès] et l’Iran [3.513 cas et 107 décès]. En Europe, la France, l’Allemagne et l’Espagne font partie des pays les plus affectés.

Afin de freiner l’évolution cette épidémie, des mesures spécifiques ont été prises par les autorités sanitaires locales, comme la fermeture des écoles ou encore le report de manifestations sportives et culturelles. Il s’agit ainsi d’éviter les rassemblements et la diffusion du coronavirus.

Cela étant, les Nations unies ont demandé à 9 pays de différer la relève de leurs soldats actuellement engagés dans des opérations de maintien de la paix. « Il a été demandé à certains pays de retarder leurs rotations de trois mois afin que les missions de paix puissent se poursuivre au même niveau opérationnel », a indiqué une source « proche du dossier » à l’AFP.

Sans surprise, on trouve parmi ces 9 pays ceux qui sont actuellement le plus affectés par l’épidémie de coronavirus : la Chine, la Corée du Sud, l’Italie, la France et l’Allemagne. Le Népal, l’Inde, le Cambodge et la Thaïlande sont également concernés.

Avec cette mesure, les relèves des contingents de certaines opérations de l’ONU vont être compliquées. Tel sera le cas pour la Force intérimaire des Nations unies au Liban [FINUL]. Commencé en novembre 2019, le mandat 35 de l’opération Daman [nom de la contribution française] est sur le point de s’achever. Pour rappel, près de 700 soldats français sont déployés dans le pays du Cèdre.

Par ailleurs, l’Italie est l’un des principaux contributeurs à la FINUL, avec un peu plus d’un millier de soldats, d’après le site de cette mission de l’ONU. L’Espagne, la Corée du Sud, la Chine, le Népal et l’Inde y ont aussi des contingents relativement importants. Au total, la moitié de l’effectif de la FINUL serait concernée par ce délai supplémentaire de 3 mois pour les relèves.

« La situation des missions de paix est en constante évaluation, comme les rotations des militaires et des policiers qui y participent », précise l’ONU. Et d’ajouter, sans plus de précision : « Une série de mesures ont été prises pour assurer la sécurité et préserver la santé des Casques bleus tout en assurant la continuité des opérations. »

Nissan QASHQAI

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Tags: ChineCoronavirusDAMANFinulFranceItalielibannations uniesONUopération de maintien de la paixrelève

http://www.opex360.com/2020/03/07/le-coronavirus-covid-19-va-compliquer-la-releve-des-casques-bleus-au-liban/

Israël et la Palestine devraient résoudre les conflits par des négociations sur un pied d’égalité (envoyé chinois)

Israël et la Palestine devraient résoudre les conflits par des négociations sur un pied d’égalité (envoyé chinois)

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 22/01/2020 13:47

Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Zhang Jun, a déclaré mardi que la communauté internationale devrait encourager Israël et la Palestine à résoudre leurs conflits par le biais de négociations sur un pied d’égalité.

« La communauté internationale, en particulier les parties qui exercent une influence notable au Moyen-Orient, devraient déployer des efforts conjoints et sur la base de l’Initiative de paix arabe, du principe ‘terre contre paix’ et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, encourager Israël et la Palestine à résoudre leurs conflits par des négociations sur un pied d’égalité », a déclaré M. Zhang lors d’un débat public trimestriel du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient.

La résolution 2334 du Conseil de sécurité stipule clairement que la construction de colonies dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, se fait en violation du droit international, a signalé le diplomate chinois.

« Les parties concernées devraient sérieusement mettre en oeuvre la résolution 2334, cesser immédiatement toutes les activités de colonisation dans les territoires occupés, mettre fin à la démolition de maisons palestiniennes ainsi qu’à la destruction de leurs biens et empêcher la violence contre les civils », a-t-il ajouté.

« Nous devons continuer à promouvoir le dialogue, la négociation et la consultation politique. La question palestinienne ne peut être résolue que politiquement. La lutte contre la violence par la violence et la menace du recours à la force ne mènent à rien », a noté M. Zhang.

« Les territoires palestiniens occupés traversent une grave crise humanitaire et le processus de paix au Moyen-Orient n’est pas sur la bonne voie », a déploré le diplomate, soulignant que la Chine en était profondément préoccupée.

« Sans une solution juste et raisonnable à la question palestinienne, il n’y aura pas de paix ni de sécurité durables au Moyen-Orient », a-t-il averti.

« Nous devons continuer à adhérer à l’objectif global d’une solution à deux Etats. La solution à deux Etats est le seul moyen correct de résoudre le problème palestino-israélien. La création d’un Etat indépendant est un droit national inaliénable du peuple palestinien, un droit qui ne saurait être échangé », a conclu M. Zhang.

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«Attaque chimique» à Douma : un lanceur d’alerte de l’OIAC témoigne au Conseil de sécurité de l’ONU 21 janv. 2020, 13:13 © REUTERS/Yves Herman Le logo de l’OIAC. En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/70538-attaque-chimique-douma-lanceur-alerte-oiac-temoigne-conseil-securite-onu

«Attaque chimique» à Douma : un lanceur d’alerte de l’OIAC témoigne au Conseil de sécurité de l’ONU 21 janv. 2020, 13:13 © REUTERS/Yves Herman Le logo de l’OIAC. S’adressant aux représentants des pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU, un ancien inspecteur de l’OIAC envoyé à Douma après l’attaque chimique présumée d’avril 2018, a dénoncé les conclusions contradictoires du rapport final de l’institution. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unis convoquée le 20 janvier par le représentant permanent de la Russie, Ian Henderson, ancien inspecteur de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), a pointé du doigt les «conclusions contradictoires» du rapport final publié en mars 2019 par l’institution concernant l’attaque chimique présumée d’avril 2018 à Douma (Syrie). Un «revirement complet» par rapport aux observations sur le terrain ? Lire aussi «Attaque chimique» à Douma : fuite d’une version préliminaire jamais publiée du rapport de l’OIAC Membre de la mission d’enquête de l’OIAC dépêchée sur place le même mois pour tenter de faire la lumière sur l’attaque présumée, Ian Henderson s’est alors adressé aux représentants des pays membres du Conseil de Sécurité de l’ONU via une vidéo dans laquelle il s’est inquiété du fait qu’«une équipe dite de base» ait été créée en juillet 2018, «sans inclure les inspecteurs de la mission d’enquête initialement envoyés à Douma». «Les conclusions du rapport final constituent un revirement complet par rapport à ce que l’équipe avait compris collectivement pendant et après les déploiements à Douma», a notamment expliqué le lanceur d’alerte, considérant que «le rapport final n’était pas clair» quant à plusieurs nouvelles conclusions qui mentionnent «des témoignages, des analyses chimiques, des études balistiques». Et l’ancien inspecteur de l’OIAC de noter le fait que «les résultats d’une expertise en ingénierie et d’une étude balistique» qu’il affirme avoir fait suivre à l’institution, n’aient «pas été pris en compte». «Les résultats appuyaient l’hypothèse selon laquelle il n’y a pas eu d’attaque chimique», a-t-il expliqué. A la suite de l’intervention de Ian Henderson, les représentants de plusieurs pays se sont exprimés au sujet de l’utilisation présumée d’armes chimiques par le gouvernement syrien sur son territoire. Si celui-ci a toujours démenti de telles allégations, la rhétorique accusatoire visant Damas avait été utilisée pour justifier les frappes occidentales en Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril 2018. Le témoignage de Ian Henderson auprès du Conseil de sécurité des Nations unis intervient après une série de révélations, notamment relayées par WikiLeaks, au sujet de la version finale du rapport de l’OIAC sur l’attaque chimique présumée d’avril 2018 à Douma. On y apprend notamment que le texte, depuis le brouillon jusqu’à sa publication finale, aurait subi quantité de reformulations voire d’omissions selon certaines sources, venant altérer les conclusions de la mission d’enquête initiale. Dernier rebondissement en date, la publication d’un courriel daté de février 2019 et rédigé par Sébastien Braha, chef de cabinet du directeur général de l’OIAC, qui demandait la suppression des archives de l’organisation «de toute trace» d’une note mettant en exergue des éléments contredisant certains points du texte final. Lire aussi : Déformation du rapport sur l’«attaque chimique» à Douma ? Le courriel d’un expert de l’OIAC révélé International

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Le Royaume-Uni défie l’AG de l’Onu et son tribunal

Le Royaume-Uni défie l’AG de l’Onu et son tribunal

RÉSEAU VOLTAIRE | 23 NOVEMBRE 2019 ENGLISHITALIANO

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Saisie par l’Assemblée générale, la Cour internationale de Justice avait confirmé, le 25 février 2019, le trucage du processus d’indépendance de Maurice et sa souveraineté sur l’archipel des Chagos [1].

L’Assemblée générale de l’Onu avait alors adopté, le 22 mai 2019, une résolution enjoignant au Royaume-Uni de quitter dans un délai de six mois l’archipel des Chagos qu’il occupe illégalement et de le restituer à Maurice [2].

À l’issue de cette période, le Royaume-Uni n’a rien entrepris et occupe illégalement l’archipel.

Dans un communiqué, le Foreign Office inflexible a précisé : « Le Royaume-Uni n’a aucun doute sur sa souveraineté sur les Territoires britanniques de l’océan Indien (BIOT), qui ont été de manière continue sous la souveraineté britannique depuis 1814 (…) Maurice n’a jamais eu de souveraineté sur les BIOT et le Royaume-Uni ne reconnait pas cette revendication ».

Selon l’opposition travailliste : « Le gouvernement travailliste se considère lui-même au-dessus des lois internationales ».

L’archipel comprend l’île de Diego Garcia où sont implantées une base militaire britannique et une gigantesque base militaire US. Le Royaume-Uni et les États-Unis ne cessent de dénoncer l’expansionnisme chinois dans cette région.

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[2] « L’Onu enjoint à Londres de restituer l’archipel des Chagos, dont Diego Garcia », Réseau Voltaire, 23 mai 2019.

https://www.voltairenet.org/article208393.html

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[1] « Le Tribunal interne de l’Onu déclare que Londres et Washington occupent illégalement la base de Diego Garcia », Réseau Voltaire, 26 février 2019.