Archives pour la catégorie O.T.A.N

Biélorussie – L’OTAN reconnaît que sa révolution de couleur a échoué

Biélorussie – L’OTAN reconnaît que sa révolution de couleur a échoué


Par Moon of Alabama − Le 26 août 2020

Le 15 août, nous avons expliqué pourquoi la révolution de couleur en Biélorussie échouerait. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko avait proposé au président russe Vladimir Poutine de mettre enfin en œuvre l’État de l’Union, longtemps retardé, qui unira la Biélorussie à la Russie. En échange, il voulait le soutien total de la Russie pour mettre fin à la révolution de couleur menée par les États-Unis et l’Otan contre lui. Poutine a accepté l’accord.

En conséquence :

Loukachenko et sa police ne seront pas suspendus à un lampadaire. La Russie s'occupera du problème et l'État de l'Union sera enfin établi.
Cela ne veut pas dire que la tentative de révolution de couleur est terminée. Les États-Unis et leur laquais polonais ne vont pas simplement faire leurs bagages et partir. Mais avec le plein soutien de la Russie assuré, Loukachenko peut prendre les mesures nécessaires pour mettre fin aux émeutes.

Et c’est ce qu’il a fait. Loukachenko a continué à autoriser les manifestations, mais lorsque dimanche les manifestants ont reçu l’ordre de prendre d’assaut le palais présidentiel, ils ont vu une réponse théâtrale mais forte :

La chaîne Nexta Telagram dirigée par les Polonais - qui est le principal média utilisé par l'Empire pour renverser Loukachenko - a initialement appelé à une manifestation pacifique, mais à la fin de la journée, un appel a été lancé pour tenter de reprendre le bâtiment. Lorsque les émeutiers - à ce stade, nous avons affaire à une tentative illégale et violente de renverser l'État - donc je n'appelle pas ces personnes des manifestants - sont arrivés au bâtiment, ils ont été confrontés à un véritable «mur» de flics anti-émeute entièrement équipés : ce spectacle, vraiment effrayant,a suffi à arrêter les émeutiers qui sont restés un moment sur place, puis ont dû partir.

Deuxièmement, Loukachenko a fait quelque chose d'assez étrange, mais qui est parfaitement logique dans le contexte biélorusse : il s'est habillé avec un équipement de combat complet, a attrapé un fusil d'assaut AKSU-74, a habillé son fils (15 ans!) également avec un équipement de combat complet (casque inclus) et a survolé Minsk, puis a atterri dans le bâtiment présidentiel. Ils se sont ensuite dirigés vers les policiers anti-émeute, où Loukachenko les a chaleureusement remerciés, ce qui a abouti à ce que les forces de police au complet lui fassent une ovation. Pour la plupart d'entre nous, ce comportement peut sembler plutôt bizarre, voire carrément ridicule. Mais dans le contexte de la crise biélorusse, qui est une crise principalement combattue dans le domaine de l'information, cela est parfaitement logique.

Les manifestants, que la police avait précédemment identifiés comme « des enfants riches de la ville, les enfants de parents riches qui en ont assez de la vie bien nourrie », n’avaient pas les cojones pour attaquer une police bien armée et motivée.

La vitrine du lobby de l’OTAN Atlantic Council a également reconnu ce fait et le déplore :

Les manifestants sont généralement très gentils, polis et pacifiques. Beaucoup sont de jeunes Biélorusses de la classe moyenne qui travaillent dans l'industrie informatique du pays, en plein essor, et qui viennent à des rassemblements vêtus d'ensembles hipster moulants.

Contrairement aux événements de Kiev en 2013-14, il n'y a pas de militants casseurs dans les manifestations. En effet, cette révolution est si douce que parfois elle semble vraiment endormie. Pour le meilleur ou pour le pire, il y a une absence évidente de jeunes hommes rudes et vaillants capables de mettre les libéraux mal à l'aise ou de diriger la résistance si, et quand, l'État autoritaire décide de déployer la force.

Sans des SS nazis comme ceux que les États-Unis ont utilisés lors des émeutes de Maidan en Ukraine en 2014, il n’y a aucune chance de renverser Loukachenko. Avec de telles troupes, le combat se terminerait par un massacre et Loukachenko serait toujours le vainqueur. L’auteur conclut à juste titre :

La résistance du régime de Loukachenko se renforce de jour en jour. Alors que la Russie semble maintenant se tenir fermement derrière Loukachenko, des rassemblements photogéniques et des actions de grève sporadiques ne suffiront pas à provoquer un changement historique.

C’est fini. Les «grèves sporadiques» n’ont jamais été de véritables actions revendicatives. Quelques journalistes de la télévision d’État biélorusse ont fait une grève. Ils ont été licenciés sans cérémonie et remplacés par des journalistes russes. Quelques centaines de travailleurs du MTZ Minsk Tractor Works ont fait un petit cortège. Mais MTZ compte 17 000 employés et les 16 500, ou plus, qui n’ont pas participé savent très bien pourquoi ils ont toujours leur emploi aujourd’hui. En cas de chute de Loukachenko, il est fort probable que leur entreprise publique soit vendue pour quelques centimes et immédiatement remise «à la bonne taille», ce qui signifie que la plupart d’entre eux seraient sans travail. Au cours des trente dernières années, ils ont vu cela se produire dans tous les pays voisins de la Biélorussie. Ils n’ont aucune envie d’en faire l’expérience eux-mêmes.

Lundi, le chef du cortège de grévistes de MTZ, un certain Sergei Dylevsky, a été arrêté alors qu’il faisait de l’agitation pour de nouvelles grèves. Dylevsky est membre du Conseil de coordination autoproclamé de l’opposition qui exige des négociations sur la présidence. D’autres membres du conseil ont été appelés pour être interrogés par des enquêteurs de l’État sur une affaire pénale instruite contre le Conseil de coordination.

Pendant ce temps, la candidate de l’opposition, plutôt malheureuse, Sviatlana Tsikhanouskaya, qui a faussement prétendu avoir remporté les élections, est en Lituanie. Elle est censée être professeur d’anglais mais a des difficultés à lire le texte anglais pendant sa supplique (vidéo) pour un soutien «occidental». Elle a déjà rencontré divers politiciens « occidentaux », dont le secrétaire général du parti de l’Union chrétienne-démocrate allemande de la chancelière Angela Merkel, Peter Zeimiag et le secrétaire d’État adjoint américain Stephen Biegun.

Aucun des deux ne pourra l’aider.

Avec le soutien de la Russie, la stabilité militaire, politique et économique de la Biélorussie est pour l’instant garantie. Loukachenko sera à un moment donné évincé, mais ce sera à un moment et d’une manière qui conviennent à la Russie et non pas parce que certains malheureux hipsters informaticiens, financés par la National Endowment for Democracy, tentent de mettre en scène une révolution.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pou le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/bielorussie-lotan-reconnait-que-sa-revolution-de-couleur-a-echoue

L’arrestation par le KGB biélorusse de mercenaires russes du Groupe PMC Wagner relance la controverse sur l’appartenance réelle de cet acteur non étatique et ses liens avec l’Otan (Exclusif)

L’arrestation par le KGB biélorusse de mercenaires russes du Groupe PMC Wagner relance la controverse sur l’appartenance réelle de cet acteur non étatique et ses liens avec l’Otan (Exclusif)

Strategika51   30/07/2020

Le KGB (non ce n’est pas une erreur, il existe encore à Minsk) biélorusse a arrêté 32 ressortissants russes liés à la société de sécurité privée connue sous le sigle de PMC Wagner. Pour les éléments du KGB bielorusse, les ressortissants arrêtés sur le territoire de la Biélorussie sont considérés comme mercenaires et sont traités en adéquation avec cette qualité.

Le chef du KGB biélorusse, Valery Valkoutchik a évoqué l’arrestation, le 29 juillet 2020, de 32 russes, membres de l’organisation paramilitaire Wagner. Un 33ème membre de ce groupe a été intercepté et arrêté un peu plus tard dans le sud du pays. D’après la liste nominative de ces mercenaires publiée par les médias biélorusses, ils sont âgés entre 24 et 55 ans. Ils disposent d’argent cash en dollar USD, des manuels militaires et de passeports russes.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=640100010&adf=2878364714&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1596175717&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F30%2Flarrestation-par-le-kgb-bielorusse-de-mercenaires-russes-du-groupe-pmc-wagner-relance-la-controverse-sur-lappartenance-reelle-de-cet-acteur-non-etatique-et-ses-liens-avec-lotan-exclusif%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8N-J-QUQ5Myyp8KX0dAQEkwAzw3FcuUdLgDwqbt2hGKErBMu7bD1AQSQJtXYU0i1AoOk2Mq7LShyTIn2VmG92nrwLOPhgY2ilgcx1GtUmsAUpa8iMulf5WiWXJcp&dt=1596175721168&bpp=4&bdt=3324&idt=-M&shv=r20200729&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0&nras=2&correlator=1925989080247&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1596175312&ga_hid=70876939&ga_fc=1&iag=0&icsg=1099510579248&dssz=125&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=3623&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154&oid=3&pvsid=1078625168849922&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=5&uci=a!5&btvi=1&fsb=1&xpc=gzPtMr9IHB&p=https%3A//strategika51.org&dtd=160

Le président biélorusse, Alexandre Lukashenko, candidat à un sixième mandat et farouche opposant à ce qu’il désigne par la décadence européenne, est intervenu à la télévision à ce sujet. Les médias du pays accusent la Russie de vouloir sinon entraver les prochaines présidentielles en Biélorussie ou du moins y exercer une certaine influence. Ce que dément formellement Moscou et avec force.

La Russie et la Biélorussie sont des pays alliés qui ont signe un accord de partenariat stratégique qui est assimilé à un pacte de défense commune.

De plus, la Biélorussie est l’un des derniers pays d’Europe à avoir refusé dans le menu et dans le détail le joug US, de l’Otan ou encore les desiderata de l’Union européenne que Lukashenko méprise au plus haut point en raison de l’hostilité affichée de l’UE aux valeurs traditionnelles et au monde rural.

En théorie, la Russie n’a aucun intérêt à interférer de quelque manière que ce soit en Biélorussie sauf si le camp adverse y est déjà. La frontière que la Biélorussie partage avec l’Ukraine est après tout une source de tous les dangers. Cependant, Minsk dispose d’un appareil sécuritaire assez efficace qui a permis jusqu’ici de tenir à distance les néo-nazis ukrainiens soutenus – ultime paradoxe- par les les libéraux occidentaux et à garder une marge de manœuvre vis à vis de Moscou.

Cette affaire relance à nouveau la controverse sur PMC Wagner et plus exactement sur le commanditaire réel de cette armée privée, similaire à son homologue US qui était connue lors de la guerre d’Irak sous l’appellation de Blackwater (puis Academy et X), d’autant plus que les clients de PMC Wagner de recrutent parmi les pays appartenant à la sphère d’influence de Washington comme c’est le cas actuellement en Libye (PMC Wagner opère en Libye pour le compte des Emirats Arabes Unis) ou encore en Afrique.

Beaucoup de médias et d’analystes soupçonnent le groupe PMC Wagner d’être plus ou moins lié avec le Kremlin à travers l’oligarque russe Evgueni Prigojine ou encore à son commandant opérationnel, Dimitri Outkine, un ancien lieutenant-colonel des fameux Spetsnaz et un très fervent admirateur du IIIème Reich (C’est lui qui a choisi le nom de Wagner en hommage au compositeur allemand Richard Wagner). D’un point de vue légal, la Russie ne tolère aucune société militaire privée sur son territoire et sanctionne lourdement tout citoyen impliqué dans des activités de mercenariat à l’étranger.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=640100010&adf=812463423&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1596175717&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F30%2Flarrestation-par-le-kgb-bielorusse-de-mercenaires-russes-du-groupe-pmc-wagner-relance-la-controverse-sur-lappartenance-reelle-de-cet-acteur-non-etatique-et-ses-liens-avec-lotan-exclusif%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8N-J-QUQ5Myyp8KX0dAQEkwAzw3FcuUdLgDwqbt2hGKErBMu7bD1AQSQJtXYU0i1AoOk2Mq7LShyTIn2VmG92nrwLOPhgY2ilgcx1GtUmsAUpa8iMulf5WiWXJcp&dt=1596175721168&bpp=10&bdt=3324&idt=-M&shv=r20200729&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C674x280&nras=3&correlator=1925989080247&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1596175312&ga_hid=70876939&ga_fc=1&iag=0&icsg=1099510579248&dssz=126&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=4803&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154&oid=3&pvsid=1078625168849922&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=6&uci=a!6&btvi=2&fsb=1&xpc=UOnVTZT02s&p=https%3A//strategika51.org&dtd=183

PMC Wagner n’a donc aucune existence légale en Russie. Il est certainement infiltré par des éléments du FSB russe qui le considère comme une voie de dégagement des éléments les plus néo-nazis de la société comme le FBI US surveille cette nébuleuse sur son propre territoire en le considérant comme du terrorisme intérieur mais on ne sait rien et par dessus tout on ne dispose d’aucune preuve d’un quelconque lien entre le ministère russe de la Défense et le groupe PMC Wagner.

Pour comprendre le mystère du groupe PMC Wagner, Il faut revenir à la Russie dévastée des années 90 et le règne des oligarques de la pègre et des ex-militaires réduits à travailler pour des petits caïds du milieu. La montée fulgurante des oligarques russes est un phénomène induit et encouragé par les services spéciaux occidentaux. La plupart était d’origine juive et tous venaient du milieu et avait un lien avec la mafia. La corruption qui régnait dans une Russie pauvre en plein démantèlement sauvage, subissant des représailles occidentales à la limite de l’hystérie, réduisirent un très grand nombre d’anciens officiers à travailler comme gardes du corps, chauffeurs, plongeurs, serveurs, etc. pour ces parvenus et nouveaux riches aux gestes brusques et à la gâchette facile. Les secteurs économiques et strategiques de l’ex-Union soviétique furent bradés au profit des nouveaux oligarques pro-occidentaux dont les plus influents purent s’accaparer de secteurs vitaux comme l’énergie et la puissance des oligarques dépassa celle de l’État fédéral russe. L’avènement de Vladimir Poutine, un ancien officier du défunt KGB fut favorisée par les oligarques mais une fois au pouvoir, il se retourna contre eux et entrepris l’une des plus grandes purges de l’histoire russe. Cette purge fit scandale en Occident et on cria bientôt au pogrom et à l’antisémitisme parce que la majorité des oligarques avaient réussi à obtenir la nationalité israélienne grâce à leurs origines juives réelles ou supposées (il y avait un juteux trafic assez bien connu pour obtenir une filiation juive et obtenir des avantages en Israël, beaucoup de russes ont prétendu être juifs pour pouvoir émigrer en Israël ou obtenir sa nationalité). Les sept plus grands oligarques furent soit emprisonnés ou exilés tandis que le reste rallia le nouvel homme fort comme ce fut toujours le cas en Russie. Poutine dut s’en accommoder tout en surveillant de très près ses arrières. De fait et comme dans la totalité des pays au monde, Poutine ne gouverne pas seul. Il doit composer avec des oligarques aux intérêts divergents et aux allégeances suspectes. L’appareil sécuritaire russe a réussi jusqu’ici de limiter l’influence pernicieuse de puissances extérieures sur la politique russe mais ne parvient toujours pas à enrayer l’évolution des groupes criminels et surtout néo-nazis parce qu’ils sont toujours liés à des intérêts puissants et souvent étrangers. Le conflit ukrainien a permis à la Russie d’éliminer des centaines de groupes extrémistes nazis mais ces derniers ont trouvé refuge dans un nouvelle matrice pan-européenne et cherchent des appuis financiers tous azimuts.

L’affaire biélorusse s’explique en conséquent par deux approches:

Soit Moscou trouve que Loukashenko est un électron libre et qu’il est temps de le remplacer par un autre de son opposition, soit il s’agit d’une réaction à une autre ingérence du camp d’en-face. Une troisième option est possible toutefois: le groupe PMC Wagner est avant tout une entreprise économique et travaille avec le plus offrant pour assurer son financement autonome, il se pourrait qu’il est reçu commande d’une partie dont les intérêts ne concordent pas, voire s’opposent à ceux de Moscou et de Minsk.

Cependant comme le groupe PMC Wagner est infiltré mais pas contrôlé par Moscou (on ne connaît pas la nature exacte liant Prigogine à la Russie ni si il a obtenu une autre nationalité vu ses origines), une telle opération n’aurait pu avoir lieu sans que les russes n’en soient informés. Et cela explique la démarche biélorusse vis à vis de Moscou.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=640100010&adf=3906146894&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1596175717&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F30%2Flarrestation-par-le-kgb-bielorusse-de-mercenaires-russes-du-groupe-pmc-wagner-relance-la-controverse-sur-lappartenance-reelle-de-cet-acteur-non-etatique-et-ses-liens-avec-lotan-exclusif%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8N-J-QUQ5Myyp8KX0dAQEkwAzw3FcuUdLgDwqbt2hGKErBMu7bD1AQSQJtXYU0i1AoOk2Mq7LShyTIn2VmG92nrwLOPhgY2ilgcx1GtUmsAUpa8iMulf5WiWXJcp&dt=1596175721168&bpp=5&bdt=3325&idt=5&shv=r20200729&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C674x280%2C674x280&nras=4&correlator=1925989080247&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1596175312&ga_hid=70876939&ga_fc=1&iag=0&icsg=1099510579248&dssz=126&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=6400&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154&oid=3&pvsid=1078625168849922&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=7&uci=a!7&btvi=3&fsb=1&xpc=PyZMhEyj81&p=https%3A//strategika51.org&dtd=194

Les prochains clients de PMC Wagner, un richissime royaume du Golfe et un Etat incrusté au Levant longtemps presenté comme un îlot de démocratie dans une mer de régimes autocratiques (image de propagande usée), nous éclairera un peu plus sur les orientations véritables du groupe PMC Wagner et s’il est réellement lié aux intérêts stratégiques de la Russie.Publicitéshttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlREPORT THIS ADhttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlREPORT THIS AD

WordPress:

Articles similaires

Le Groupe Wagner s’étend en Afrique

20/10/2019

Dans « Analysis »

https://strategika51.org/2020/07/30/larrestation-par-le-kgb-bielorusse-de-mercenaires-russes-du-groupe-pmc-wagner-relance-la-controverse-sur-lappartenance-reelle-de-cet-acteur-non-etatique-et-ses-liens-avec-lotan-exclusif/

SécuritéLes États-Unis vont retirer près de 12 000 militaires d’Allemagne

SécuritéLes États-Unis vont retirer près de 12 000 militaires d’Allemagne

3 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS)Environ 6 400 soldats seront rapatriés aux États-Unis, tandis que les 5 600 autres seront repositionnés dans d’autres pays de l’Otan, a fait savoir le chef du Pentagone mercredi. “Nous ne voulons plus être les pigeons”, a expliqué Donald Trump, qui reproche à Berlin de ne pas contribuer assez au budget de l’Otan. 

“Les États-Unis vont retirer ou déplacer plus de troupes en Allemagne que ce qui était prévu”, titre sobrement Deutsche Welle : Washington va réduire de près de 12 000 le nombre de ses militaires dans le pays, a indiqué le ministre américain de la Défense, Mark Esper, lors d’une conférence de presse mercredi 29 juillet. Soit une réduction d’“environ un tiers” de la présence américaine, relève la radio allemande. Alors qu’“au début de ce mois”, rappelle l’article, “le Pentagone avait déclaré que le président Donald Trump avait approuvé un plan de retrait d’“environ 9 500 soldats américains d’Allemagne”.

Sur les quelque 34 500 militaires américains qui y sont actuellement déployés, environ 6 400 seront rapatriés aux États-Unis tandis que les 5 600 autres seront repositionnés dans d’autres pays de l’Otan, notamment la Belgique et l’Italie, a détaillé le chef du Pentagone. Washington envisage aussi de repositionner des forces en Pologne et dans les États baltes, si un accord est trouvé avec ces pays sur leur statut. Ce “réarrangement” de troupes “devrait être le plus important en Allemagne depuis la guerre froide”, décrypte la Deutsche Welle.

Pays “délinquant”

En annonçant, en juin, vouloir réduire les troupes américaines en Allemagne, Donald Trump avait “pris de court ses alliés à la fois à l’intérieur et à l’étranger”retrace de son côté l’édition Europe de Politico. Cette décision, que le président américain “avait liée à l’échec de Berlin à atteindre l’objectif non contraignant de l’Otan de dépenser 2 % de son PIB pour la défense”, avait alors été interprétée comme “une punition des dirigeants allemands” – le gouvernement allemand a déclaré qu’il s’attendait à y consacrer 1,37 % du PIB cette année, souligne la Deutsche Welle.

Mercredi, Mark Esper s’est efforcé de présenter ce projet comme nécessaire stratégiquement, expliquant que consolider les alliances américaines en Europe renforcerait la capacité de l’Otan à dissuader les agressions russes. Mais il a aussi réitéré les critiques précédemment formulées par l’occupant du Bureau ovale, déclarant que l’Allemagne, “pays riche”“peut et doit payer plus pour sa défense”.

Plus tard, face à des journalistes dans la matinée, Donald Trump a lui expliqué que les États-Unis ne veulent “plus être les pigeons” et a qualifié le pays de “délinquant” :

Ils [les soldats] sont là pour protéger l’Europe. Ils sont là pour protéger l’Allemagne, n’est-ce pas ? Et l’Allemagne est censée payer pour cela. L’Allemagne ne paye pas pour ça. Nous ne voulons plus être les pigeons. Donc nous réduisons la force parce qu’ils ne paient pas leurs factures. C’est très simple, ils sont délinquants.”

“Un cadeau au Kremlin”

Pour le général américain à la retraite Ben Hodges, interrogé par la Deutsche Welle, ce plan constitue “un cadeau au Kremlin”. Endommageant la relation des États-Unis avec l’Allemagne, il a été délivré sans réduction des agressions russes, déplore-t-il.

“L’ironie de la chose, c’est que le retrait de l’accord fera peser un fardeau plus lourd sur le budget de la défense américaine”, commente pour sa part Slate. “Des économies seraient réalisées si M. Trump dissolvait ces unités militaires.” Mais ce n’est pas l’option choisie, et “la construction ou l’extension de nouvelles structures et installations” dans les autres pays de l’Otan “coûtera” – des milliards de dollars, à en croire Mark Esper mercredi. “Une autre ironie révélatrice : l’Italie et la Belgique ne paient pas non plus pour la défense autant que Trump voudrait qu’elles le fassent”, pointe le site américain, pour qui “il s’agit simplement d’une vengeance contre Merkel”.

“Reste à voir si le Congrès approuvera les fonds nécessaires à une délocalisation aussi majeure”, écrit le Wall Street Journal. Le quotidien relate par ailleurs qu’un porte-parole de Joe Biden a fait savoir que le plan du Pentagone serait révisé si le candidat démocrate remportait la présidentielle américaine.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1981454/article/1981475

QUE FAIT ENCORE LA FRANCE DANS L’OTAN ?

QUE FAIT ENCORE LA FRANCE DANS L’OTAN ?

« En conséquence, la diplomatie du coup d’éclat d’Emmanuel Macron, et ses saillies contre l’OTAN inquiètent plus encore que l’insolente politique turque en Méditerranée »1. Nous sommes au cœur des mirages de la diplomatie du coup d’éclat du chef de l’État. Le président de la République manque de crédibilité sur la scène internationale tant ses coups de menton sur l’état de l’Alliance atlantique (la désormais célèbre formule sur « la mort cérébrale de l’OTAN » dans The Economist en novembre 2019) ne sont jamais suivis d’actes forts (retrait de certaines opérations, voire plus encore). Avant d’examiner l’évolution de la relation entre la France et l’OTAN de Charles de Gaulle à Emmanuel Macron, il importe de rappeler ce qu’est au juste la justification de cette organisation internationale qui aurait dû disparaitre avec la fin de la Guerre froide. Un outil de sécurité pour les Européens. C’est une vérité d’évidence. Mais aussi, un instrument d’asservissement à la puissance américaine pour ces mêmes Européens. Aujourd’hui plus qu’hier, il importe de prendre conscience des paramètres de la nouvelle équation transatlantique pour la France, faite de la conjugaison de facteurs structurels et conjoncturels, avant de lancer dans un choix qui engage l’avenir : partir ou rester ?

OTAN : OUTIL DE SÉCURITÉ, INSTRUMENT D’ASSERVISSEMENT

Pour être un outil de sécurité, l’OTAN n’en demeure pas moins un instrument d’asservissement.

Un outil de sécurité : l’assurance tout-risque de l’oncle Sam

Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale et la défaite de l’Allemagne nazie en mai 1945, la suspicion grandit entre les alliés du temps de la guerre. L’entrisme de Moscou à l’est inquiète à l’ouest. En mars 1946, l’ambassadeur des États-Unis à Moscou, George Kennan incite Washington à contenir (« containment ») l’expansion de la Russie avec vigilance et fermeté. Winston Churchill parle de « rideau de fer descendu à travers le continent de Stettin à Trieste ». Staline l’accuse de « calomnie ». En 1947, « l’année terrible » est marquée par l’entrée dans la « guerre froide » (Walter Lippmann), l’approfondissement des failles idéologiques entre Moscou et Washington. Deux Europe s’affirment sous la tutelle des deux Grands. En 1948, on assiste au « coup de Prague », au blocage des secteurs occidentaux de Berlin. L’antagonisme est-ouest constitue alors l’élément fondamental structurant l’ordre international de l’après-guerre. A l’ouest, la réaction s’organise. Britanniques et Français concluent un traité d’alliance et d’assistance mutuelle le 4 mars 1947 à Dunkerque. Il s’élargit aux trois pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) qui créent « l’Union occidentale » à Bruxelles le 17 mars 1948. Ce traité comporte un engagement d’assistance automatique en cas d’agression. Mais comment convertir la défense européenne en défense occidentale ?

Des négociations se tiennent d’abord entre anglo-saxons, élargies par la suite à plusieurs autres États entre les deux rives de l’Atlantique. Elles débouchent finalement par la signature du traité de l’Atlantique nord le 4 avril 1949 à Washington. Ses parties sont les cinq États du traité de Bruxelles auxquels se joignent le Canada, le Danemark, les États-Unis, l’Islande, l’Italie, la Norvège et le Portugal. Ce sont donc douze États qui forment l’avant-garde de la défense occidentale face à l’URSS2. À l’est, la riposte s’organise. Le pacte de Varsovie est une ancienne alliance militaire groupant les pays d’Europe de l’Est avec l’URSS dans un vaste ensemble économique, politique et militaire. Il est conclu le 14 mai 1955 entre la plupart des pays communistes du bloc soviétique par un traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle. 

Nikita Khrouchtchev, qui en fut l’artisan, l’avait conçu dans le cadre de la guerre froide comme un contrepoids à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) qui avait vu le jour en avril 1949. La principale raison ayant motivé la formation du pacte de Varsovie, selon l’exposé des motifs, fut l’adhésion de la République fédérale d’Allemagne « en voie de remilitarisation » au traité de l’Atlantique nord au moment de la ratification des accords de Paris le 9 mai 1955. Le pacte de Varsovie est dissout en juillet 19913.

Un instrument d’asservissement : les idiots utiles européens

L’adjectif « atlantique » qualifie ce qui concerne l’Océan atlantique et les pays riverains. L’atlantisme désigne une politique extérieure caractérisée par le soutien apporté aux Etats-Unis, notamment dans le cadre de l’OTAN. Conceptualisé au début de la Guerre froide, l’atlantisme prône une étroite coopération entre les Etats-Unis, le Canada et les pays européens dans les domaines politique, militaire, économique et culturel. L’objectif avoué consiste, en principe, à assurer la sécurité des pays membres de l’OTAN (clause de solidarité de l’article 5 qui veut qu’une attaque contre l’un de ses membres est considérée comme une attaque contre tous) et de protéger les valeurs qui les unissent : démocratie, libertés individuelles et Etat de droit). L’atlantisme désigne aussi l’attitude politique, l’opinion, la doctrine de ceux qui font du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) la base de leur action extérieure et qui, au nom de ces principes, s’alignent de manière plus ou moins systématique, idéologique sur la politique extérieure des Etats-Unis qu’elle soit entièrement justifiée ou totalement infondée, ce qui arrive parfois4.

C’est que l’Amérique, le pays à la destinée manifeste, n’est pas une nation sentimentale. Accorder une assurance tout-risque à ses alliés comporte un prix, un prix fort que ces derniers doivent acquitter sous peine d’excommunication. Sur le plan politique, d’abord, cela signifie un alignement inconditionnel sur toutes les positions diplomatiques américaines, y compris les plus critiquables.

On se souvient des foucades du général de Gaulle contre l’impérialisme américain (Cf. le discours de Phnom Penh de 1966 au cours duquel il critique l’intervention américaine au Vietnam) et de sa volonté de ne pas adhérer automatiquement à la politique étrangère de Washington. Sur le plan économique et commercial, ensuite, cela signifie se plier au primat du dollar comme monnaie d’échange et aux règles de droit américain sur le commerce international. Sur le plan militaire, enfin, cela signifie faire sienne, d’endosser la doctrine du Pentagone en matière d’interventions extérieures (Afghanistan, Irak, Syrie…) et surtout acheter exclusivement du matériel américain au nom du sacro-saint principe de l’interopérabilité. L’Amérique, c’est aussi « Buy American First ».

Qu’en est-il de la position de la France à l’égard de l’OTAN ?

OTAN : GRAND MALENTENDU DE CHARLES DE GAULLE À EMMANUEL MACRON

Ce n’est qu’en analysant l’évolution de la relation entre l’OTAN et la France au cours des sept décennies passées que nous pourrons disposer d’une vue globale de la situation actuelle.

Un pied dedans, un pied dehors : le gaullo-mitterrandisme

La faible Quatrième République est marquée par un atlantisme bon teint, faute d’avoir les moyens d’assurer sa sécurité. Elle va régulièrement faire ses exercices de génuflexion devant l’Oncle Sam. L’explosion de sa première bombe nucléaire (1960), la fin de la guerre d’Algérie (1962), le remboursement de ses dernières créances conduisent le général de Gaulle à s’émanciper de la tutelle pesante des États-Unis en quittant la structure militaire intégrée de l’OTAN en 1966. Cette distance vis-à-vis de Washington vaut à la France un capital de sympathie inestimable dans le Tiers-Monde. Ceci va évoluer : « Si tu y pensais un peu plus souvent, tu ne ferais pas tout le temps des propositions idiotes »5. Jacques Chirac amorce un mouvement de rapprochement avec l’Alliance : réintégration du comité militaire, tentative de retour dans certains commandements du flanc sud sans toutefois passer la ligne rouge.

Les deux pieds dedans : le sarkozo-macronisme

Nicolas Sarkozy s’enorgueillit de retrouver la « famille occidentale » en rejoignant en 2009 la structure militaire intégrée quittée en 1966 pour démontrer son indépendance face à Washington6. Indépendance par rapport à « l’hybris, la folie des grandeurs, une ignorance condescendante du monde extérieur : ‘The West and the Rest’, dit-on outre-Atlantique »7. Le rapport Védrine ne remet pas en cause ce retour qui s’accompagne de l’émergence d’un courant néo-conservateur au Quai d’Orsay diffusant au sein des plus hauts cercles de l’État8. Manifestement, le plus jeune président de la Cinquième République, Emmanuel Macron s’agite beaucoup (il brandit les mots de défense européenne, d’armée européenne, de souveraineté européenne, d’autonomie stratégique européenne…) mais ne parvient pas, pour l’instant du moins, à emporter les suffrages de ses partenaires européens, qui ne pensent que NATO pour leur sécurité. Mois après mois, le chef de l’État essuie camouflet après camouflet sur tous les terrains. Son illettrisme stratégique fait peine à voir.

Son opération de charme du début de quinquennat auprès de Donald Trump tourne court9. L’Allemagne ne succombe pas aux sirènes jupitériennes sur la problématique de la défense européenne10. Le moins que l’on puisse dire est que rien n’est simple dans la relation entre la France et l’OTAN depuis plusieurs décennies. Ce qui explique qu’il faudra, bientôt de préférence, effectuer le choix qui s’impose pour dépasser l’ambiguïté qui débouche sur une impasse diplomatique et sécuritaire comme celle que nous connaissons actuellement. La diplomatie du en même temps ne constitue pas la meilleure démarche pour trancher le nœud gordien.

OTAN : PARTIR OU RESTER ?

Aucune décision raisonnée et raisonnable sur l’avenir de notre participation à l’Alliance atlantique ne pourra être prise sans que nous ayons pris conscience des problèmes qui grèvent aujourd’hui son fonctionnement normal.

Du sommet de Londres à l’affaire du Courbet : de Charybde en Scylla

Manifestement, l’OTAN se trouve dans une situation inconfortable par la conjugaison de deux facteurs importants : structurel américain et conjoncturel turc.

Tout d’abord, le monde est aux prises à une entreprise américaine systématique de déconstruction du système multilatéral porté, en 1945, sur les fonts baptismaux par les États-Unis. Hier, c’était au tour de l’OMC de passer sous les fourches caudines de Donald Trump. Aujourd’hui, c’est à l’OMS de subir les foudres de l’homme à la mèche blonde11. Nous savons que le 45ème président des États-Unis ne porte pas dans son cœur une institution dont les membres n’assumeraient pas le partage du fardeau financier, en particulier l’Allemagne12. Donald Trump met à nue les fissures d’une organisation, qui était mal en point depuis plusieurs années, mais que tout le monde feignait d’ignorer. Aujourd’hui, le mal est profond. Il est diagnostiqué. Il ne pourra pas être résolu par des remèdes homéopathiques ou par de sympathiques incantations creuses. Les Européens le veulent-ils, le peuvent-ils ? Dans quelle mesure les Européens peuvent-ils faire confiance à un interlocuteur aussi versatile que Donald Trump qui peut dire tout et son contraire à quelques jours d’intervalle sur l’intérêt ou le désintérêt qu’il porte à l’OTAN ?13 Ce ne sont pas quelques déclarations positives de son administration qui changeront le cours des choses. Le sommet du soixante-dixième anniversaire de Londres (2019) qui aura apporté les clarifications nécessaires14. Ce n’est pas le groupe d’expert réuni par le secrétaire général de l’OTAN – la France y est représentée par Hubert Védrine – qui apportera des solutions révolutionnaires à un problème stratégique de substance15.

Ensuite, et si la situation n’était pas suffisamment confuse comme cela, un nouvel irritant est venu s’ajouter à ce problème américain, celui de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan. La Turquie est un allié de moins en moins fiable qui préfère jouer sa propre participation. Au mépris de la solidarité atlantique, les Turcs font l’acquisition de systèmes antimissiles russes S-400, provoquant l’ire de Washington qui demande en vain à Ankara d’y renoncer pour prétendre à l’achat d’avions de chasse F-35. En Syrie, les Turcs font la chasse aux Kurdes qui ont été les meilleurs alliés des Occidentaux dans leur lutte contre l’EIIL. Aujourd’hui, les Turcs guerroient, par djihadistes interposés en Libye, et y apportent du matériel en violation de l’embargo de l’ONU censé être contrôlé par l’OTAN sans que cela ne déclenche les foudres d’Evere comme vient de le démontrer l’affaire du Courbet. « Provocation envers le monde civilisé », la transformation de Sainte-Sophie en mosquée est la cerise sur le gâteau16. Les réactions retenues de la fameuse et inexistante communauté internationale n’auront aucun effet sur la décision du « maquereau du Bosphore »17. Avec l’Union européenne, le président Erdogan joue sur la corde sensible du contrôle des flux migratoires pour obtenir ce qu’il veut. L’Allemagne reste silencieuse après chacune de ses provocations. En un mot comme en cent, Ankara, mue par une fièvre nationaliste néo-ottomane, fait ce que bon lui semble au gré des évènements et de ses intérêts bien compris. La crise du Covid-19 a confirmé la mue de la diplomatie turque, suivant le modèle russe et chinois18.

De l’importance d’un choix clair : des paroles aux actes

Le temps est désormais venu d’en finir avec les postures viriles à Paris. Depuis novembre 2019, quelles conclusions le président de la République Emmanuel Macron a-t-il tiré de son diagnostic sur une « OTAN en état de mort cérébrale » hormis un buzz médiatique ? Aucune, à notre connaissance si ce n’est quelques rodomontades. Le moins que l’on puisse dire est qu’aucun de ses alliés – surtout pas ses pleutres homologues de l’Union européenne qui ne jurent que par la défense américaine et ne veulent pas entendre parler d’une quelconque défense européenne – ne l’a suivi dans sa démarche. Sur ce dossier comme sur bien d’autres, la France est isolée et fait cavalier seul. Il s’agit d’un constat objectif dont il faudrait tirer, un jour ou l’autre, les conséquences qui s’imposent. La détérioration des relations franco-turques au cours de l’année écoulée, qui a connu son paroxysme avec l’affaire du Courbet, est venue nous rappeler ce qu’était cette pseudo-Alliance atlantique19 et nous inciter à nous interroger sur ce qu’elle est vraiment20. La non-réponse de l’OTAN à la demande française de condamnation de la Turquie pour trafic d’armes en Libye devrait avoir d’autres conséquences qu’une bouderie consistant à se retirer temporairement d’un programme en cours. Si la France a besoin des Etats-Unis et l’OTAN, de la France, cela s’appelle une alliance. A moins qu’il ne s’agisse que d’un ‘traité d’assistance’, tel celui qui lie la France au Qatar, grand ami de la Turquie ?21

On l’aura compris. La France ne pourra plus faire longtemps l’économie d’une véritable réflexion sur les conditions de sa participation à l’OTAN. Et, les options qui s’offrent à elle ne sont pas si nombreuses : continuer comme si de rien n’était, continuer de ne plus participer à ses opérations de surveillance maritime, cesser de participer à toutes les opérations militaires baroques en particulier celles qui visent la Russie, se retirer une nouvelle fois de la structure militaire intégrée comme l’avait fait le général de Gaulle en 1966, se retirer purement et simplement de l’OTAN22. Dans la vie internationale, il y a toujours une heure de vérité. Saurons-nous la provoquer ou la subir ? Ce que Winston Churchill résumait parfaitement lorsqu’il déclarait : « mieux va prendre le changement par la main avant qu’il nous prenne à la gorge » !
Si cet article vous a plu, aidez-nous et faites un don !

« On ne fait pas de bonne politique autrement que sur des réalités » (Charles de Gaulle). Les bons sentiments s’accordent mal avec la Realpolitik. Nous sommes ravis qu’Emmanuel Macron, le président de la « start-up nation », comprenne la signification réelle de l’Alliance atlantique, mais il faudra davantage que des déclarations racoleuses pour clarifier la position de la France vis-à-vis de cette survivance d’un passé révolu, celui de la Guerre froide. Retrouver l’esprit, si ce n’est la lettre, de l’approche gaullo-mitterrandienne à l’endroit du NATO devrait être la première priorité du gouvernement de combat et de mission dirigé par Jean Castex. À défaut d’une véritable redéfinition de notre posture sur la problématique plus globale de l’architecture de sécurité en Europe, les saillies de Jupiter ne seront que cataplasme sur une jambe de bois, que rustine sur une chambre à air percée. Un sursaut salutaire. Personne ne pense qu’il adviendra d’ici la fin du quinquennat. Pourquoi ? Parce que le chef de l’État, adepte de la politique du en même temps n’est pas homme à trancher dans le vif comme le fit courageusement le général de Gaulle en quittant la structure intégrée de l’Alliance atlantique en 1966. Dans ces conditions, la relation de la France avec l’OTAN risque fort de ressembler – pour une durée indéterminée – à la chanson de Serge Gainsbourg, je T’aime… Moi non plus.

Guillaume Berlat
20 juillet 2020

1 Jean-Sylvestre Mongrenier, L’erreur serait de penser que la France peut négliger l’OTAN, Le Monde, 10 juillet 2020, p. 26.
2 Guillaume Berlat, Varsovie : comme un parfum de guerre froidewww.prochetmoyen-orient.ch , 11 juillet 2016.
3 https://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_de_Varsovie
4 Guillaume Berlat, L’atlantisme, une passion françaisewww.prochetmoyen-orient.ch , 11 décembre 2017.
5 Romain Gary, Le vin des morts, Gallimard, 2014, p. 186.
6 Amal Mogaïzel (réalisation de), Quai d’Orsay, reportage diffusé sur la chaîne parlementaire (LCP), 8 mai 2016.
7 Régis Debray, De la cohésion à l’arrogance, les forces et les faiblesses du monde de l’Ouest, Le Monde, 18 juillet 2014, pp. 18-19.
8 René Backmann, Hollande et ses guerres (3/3). Comment les néoconservateurs influencent le pouvoirwww.mediapart.fr , 5 juin 2016.
9 Léon Camus, Macron vs Trumpwww.geopolintel.fr , 27 novembre 2018.
10 Guillaume Berlat, OTAN suspend ton volwww.prochetmoyen-orient.ch , 15 avril 2019.
11 Jean-Paul Gaudillière/Christophe Grandman, Les États-Unis sont traditionnellement hostiles à l’OMS, Le Monde, 12-13 juillet 2020, p. 27.
12 Guillaume Berlat, Donald tacle Angela au NATOwww.prochetmoyen-orient.ch , 16 juillet 2018.
13 Guillaume Berlat, L’avenir de l’OTAN selon Donald Trump : NATOME un alliance atlantique au Moyen-Orient !, www.prochetmoyen-orient.ch , 20 janvier 2020.
14 Guillaume Berlat, Londres : 29 membres en OTAN-EXITwww.prochetmoyen-orient.ch , 9 décembre 2019.
15 Guillaume Berlat, Voyage au bout de l’OTAN, www.prochetmoyen-orient.ch , 13 avril 2020.
16 Jean-François Chapelle/Marina Rafenberg, Sainte-Sophie redevient une mosquée, Le Monde, 12-13 juillet 2020, p. 2
17 Martine Gozlan, Main basse sur Sainte-Sophie, Marianne, 10-16 juillet 2020, pp. 36-37.
18 Jean Daspry, Les États voyous des années vingtwww.prochetmoyen-orient.ch , 6 juillet 2020.
19 Piotr Smolar, La France et la Turquie, aux racines d’un affrontement, Le Monde, 11 juillet 2020, pp. 6-7.
20 Alain Léauthier, Macron, l’OTAN & le Sultan, Marianne, 10-16 juillet 2020, pp 34-35.
21 Dinall’uill, Semaine par 5, www.prochetmoyen-orient.ch , 13 juillet 2020.
22 Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré. Appel pluraliste (pétition), www.comite-valmy.org , juillet 2020.

http://prochetmoyen-orient.ch/que-fait-encore-la-france-dans-lotan/

Incident avec la Turquie : La France suspend sa participation à l’opération Sea Guardian, menée par l’Otan

Incident avec la Turquie : La France suspend sa participation à l’opération Sea Guardian, menée par l’Otan

PAR LAURENT LAGNEAU · 1 JUILLET 2020

Le 10 juin, engagée dans la mission Sea Guardian et à la demande du commandement maritime allié de l’Otan [MARCOM], la frégate légère furtive [FLF] « Courbet » a tenté de contrôler le cargo Cirkin, alors suspecté d’acheminer du matériel militaire en Libye depuis la Turquie.

Plus tôt, le même navire avait été approché par la frégate grecque HS Spetsai, de l’opération navale EUNAVFOR MED Irini, lancée par l’Union européenne afin de faire respecter l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies. Seulement, cette dernière avait dû y renoncer, après en avoir été dissuadée par la présence d’une …………………………………frégate turque.

https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-1170194043456211&output=html&h=280&adk=1048651097&adf=3721092156&w=798&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1593697944&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=5496151620&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&us_privacy=1—&ad_type=text_image&format=798×280&url=http%3A%2F%2Fwww.opex360.com%2F2020%2F07%2F01%2Fincident-avec-la-turquie-la-france-suspend-sa-participation-a-loperation-sea-guardian-menee-par-lotan%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=200&rw=798&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChEI8Iv29wUQ3pzLhPmwk-eNARJMAB6X4HChA6GYmDpaOhA-7UtYICI4QJrig2X9JzttoXF695CGsQXc6hJAYa57CAGJ-kS9GsJShyqcbWxS86cbmoDQQrDp6PAeBU3pFQ&dt=1593697944736&bpp=6&bdt=4894&idt=-M&shv=r20200624&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=1200×280%2C300x250%2C300x600%2C0x0&nras=2&correlator=4438975129674&frm=20&pv=1&ga_vid=963143654.1581431206&ga_sid=1593697944&ga_hid=1211208888&ga_fc=0&iag=0&icsg=17592353981439&dssz=80&mdo=0&mso=512&u_tz=120&u_his=4&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=56&ady=1555&biw=1349&bih=625&scr_x=0&scr_y=346&eid=21065531%2C42530493%2C42530495%2C42530500%2C42530502%2C182984100%2C182984300&oid=3&pvsid=3474188975256607&pem=787&ref=http%3A%2F%2Fwww.opex360.com%2F&rx=0&eae=0&fc=384&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C625&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&cms=2&fu=8336&bc=23&jar=2020-7-2-13&ifi=5&uci=a!5&btvi=3&fsb=1&xpc=J1uCqQbNGR&p=http%3A//www.opex360.com&dtd=256

Quoi qu’il en soit, la frégate française a été empêché de procéder au contrôle qui lui avait été demandé en raison de la présence de trois navires turcs se trouvant à proximité du Cirkin et utilisant des codes d’identification de l’Otan alors qu’il ne leur était pas permis de le faire étant donné qu’ils ne participaient pas une mission de l’Alliance. L’un d’eux, selon Paris, a même « illuminé » le Courbet avec son radar de conduite de tir à trois reprises, en l’espace d’une minute.

« Cette affaire est à nos yeux très grave […]. On ne peut pas accepter qu’un allié se comporte comme cela, fasse cela contre un navire de l’Otan sous commandement Otan menant une mission Otan », ont alors dénoncé les autorités françaises.

L’incident a ensuite été évoqué lors d’une réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’Otan. Dans un premier temps, le secrétaire général de l’organisation, Jens Stoltenberg, a donné le sentiment de chercher à le minimiser, avant finalement de se résoudre à commander à une enquête.

Lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, ce 1er juin, l’ambassadeur de Turquie en France, Ismaïl Hakki Musa, a donné la version turque de cet incident, quitte visiblement à prendre quelques libertés avec certains faits.

https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-1170194043456211&output=html&h=280&adk=1048651097&adf=2700627163&w=798&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1593697945&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=5496151620&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&us_privacy=1—&ad_type=text_image&format=798×280&url=http%3A%2F%2Fwww.opex360.com%2F2020%2F07%2F01%2Fincident-avec-la-turquie-la-france-suspend-sa-participation-a-loperation-sea-guardian-menee-par-lotan%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=200&rw=798&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChEI8Iv29wUQ3pzLhPmwk-eNARJMAB6X4HChA6GYmDpaOhA-7UtYICI4QJrig2X9JzttoXF695CGsQXc6hJAYa57CAGJ-kS9GsJShyqcbWxS86cbmoDQQrDp6PAeBU3pFQ&dt=1593697944736&bpp=7&bdt=4893&idt=-M&shv=r20200624&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=1200×280%2C300x250%2C300x600%2C0x0%2C798x280&nras=3&correlator=4438975129674&frm=20&pv=1&ga_vid=963143654.1581431206&ga_sid=1593697944&ga_hid=1211208888&ga_fc=0&iag=0&icsg=17592353981439&dssz=81&mdo=0&mso=512&u_tz=120&u_his=4&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=56&ady=2459&biw=1349&bih=625&scr_x=0&scr_y=346&eid=21065531%2C42530493%2C42530495%2C42530500%2C42530502%2C182984100%2C182984300&oid=3&pvsid=3474188975256607&pem=787&ref=http%3A%2F%2Fwww.opex360.com%2F&rx=0&eae=0&fc=384&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C625&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8336&bc=23&jar=2020-7-2-13&ifi=6&uci=a!6&btvi=4&fsb=1&xpc=7j94TtBBP9&p=http%3A//www.opex360.com&dtd=278

Ainsi, le diplomate a repris en grande partie les explications données le 18 juin dernier à l’AFP par un responsable turc sous le sceau de l’anonymat. Selon ces dernières, le navire turc aurait utilisé une « caméra intégrée à son radar pour observer » la frégate française qui « effectuait une manoeuvre dangereuse à très faible distance, et cela par mesure de sécurité. » Et, avait-il ajouté, à « aucun moment le radar » de conduite de tir ne l’a illuminée. »

Au Sénat, M. Hakki Musa a donc repris les mêmes éléments, assurant que les trois navires turcs participaient bel et bien à une opération de l’Otan [laquelle?]. En outre, il a affirmé que le cargo en question [qu’il n’a pas nommé] venait déjà de subir deux contrôles au cours de la même journée sans le moindre problème [ce qui est discutable si l’on en juge par la tentative de la frégate grecque] et que le Courbet avait effectué une manoeuvre dangereuse, en portant sa vitesse à 20 noeuds.

Document produit par l’ambassadeur de Turquie lors de son audition au Sénat

Enfin, le diplomate a produit un document censé démontrer que le navire français avait fait l’objet d’une « désignation » et non d’une « illumination » par le radar de conduite d’une frégate turque.

Pour rappel, l’État-major des armées s’était déjà expliqué sur cette version des faits quand elle fut avancée par le responsable turc interrogé par l’AFP. En effet, il avait affirmé que le Courbet s’était « approché » du Cirkin « sans mettre en cause la sécurité nautique, ni déroger aux règles de navigation » et que « cette manoeuvre avait donné lieu à un comportement agressif d’une des trois frégates turques en escorte du convoi », laquelle avait gêné l’approche du cargo suspect en illuminant par trois fois le navire français avec son radar de conduite de tir.

https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-1170194043456211&output=html&h=280&adk=1048651097&adf=2885273596&w=798&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1593697945&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=5496151620&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&us_privacy=1—&ad_type=text_image&format=798×280&url=http%3A%2F%2Fwww.opex360.com%2F2020%2F07%2F01%2Fincident-avec-la-turquie-la-france-suspend-sa-participation-a-loperation-sea-guardian-menee-par-lotan%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=200&rw=798&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChEI8Iv29wUQ3pzLhPmwk-eNARJMAB6X4HChA6GYmDpaOhA-7UtYICI4QJrig2X9JzttoXF695CGsQXc6hJAYa57CAGJ-kS9GsJShyqcbWxS86cbmoDQQrDp6PAeBU3pFQ&dt=1593697944736&bpp=8&bdt=4893&idt=9&shv=r20200624&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=1200×280%2C300x250%2C300x600%2C0x0%2C798x280%2C798x280&nras=4&correlator=4438975129674&frm=20&pv=1&ga_vid=963143654.1581431206&ga_sid=1593697944&ga_hid=1211208888&ga_fc=0&iag=0&icsg=17592353981439&dssz=81&mdo=0&mso=512&u_tz=120&u_his=4&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=56&ady=3935&biw=1349&bih=625&scr_x=0&scr_y=346&eid=21065531%2C42530493%2C42530495%2C42530500%2C42530502%2C182984100%2C182984300&oid=3&pvsid=3474188975256607&pem=787&ref=http%3A%2F%2Fwww.opex360.com%2F&rx=0&eae=0&fc=384&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C625&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8336&bc=23&jar=2020-7-2-13&ifi=7&uci=a!7&btvi=5&fsb=1&xpc=pbp0fcsqiP&p=http%3A//www.opex360.com&dtd=292

Visiblement, si la version donnée par l’ambassadeur turc n’a pas convaincu les sénateurs, il en a été autrement parmi les « experts » de l’Otan, lesquels, selon le diplomate, n’auraient pas confirmé les accusations lancées par la France contre la Turquie.

« Le secrétaire général de l’Otan a ordonné une investigation qui vient d’être faite et d’après les informations que j’ai eues, ce n’est pas concluant compte tenu de la réclamation de nos amis français », a déclaré M. Hakki Musa. « Il semble que les experts de l’Otan n’arrivent pas à la même conclusion », a-t-il insisté. Et de préciser que, en réaction, Paris venait de décider de se retirer de l’opération Sea Guardian et que l’Otan en avait été informé la veille.

Ce qu’a en partie confirmé le ministère des Armées, qui n’a pas évoqué les résultats de l’enquête menée par l’Otan. Dans l’attente d’obtenir des réponses à des demandes relatives à l’incident avec la Turquie, « nous avons décidé de retirer temporairement nos moyens de l’opération Sea Guardian », a-t-il indiqué. Et d’ajouter, en visant la Turquie : « Il ne nous paraît pas sain de maintenir des moyens dans une opération censée, parmi ses différentes tâches, contrôler l’embargo avec des alliés qui ne le respectent pas. »

En outre, Paris demande que « les alliés réaffirment solennellement leur attachement et leur engagement au respect de l’embargo » sur les armes en Libye et dit souhaiter un « mécanisme de déconfliction plus précis au sein de l’Alliance atlantique. »

Reste que, dans cette affaire, et comme le montre la réserve de M. Stoltenberg, la Turquie joue sur du velours, comme l’a d’ailleurs fait observer M. Hakki Musa aux sénateurs.

« Imaginez l’Otan sans la Turquie! Vous n’aurez plus d’Otan ! Il n’y aura plus d’Otan sans la Turquie! Vous ne saurez pas traiter l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Méditerranée au sud, le Caucase, la Libye, l’Egypte », a en effet lancé le diplomate. « La Turquie, ce n’est pas un pays quelconque dans l’Otan. […] Nous avons gardé le flanc Sud et Est pendant la Guerre froide avec beaucoup d’efforts, des fois au détriment de la prospérité de notre nation, de notre peuple », a-t-il conclu.http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.opex360.com%2F2020%2F07%2F01%2Fincident-avec-la-turquie-la-france-suspend-sa-participation-a-loperation-sea-guardian-menee-par-lotan%2F&layout=button_count&show_faces=false&width=125&action=like&font=verdana&colorscheme=light&height=21https://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.c4b33f07650267db9f8a72eaac551cac.fr.html#dnt=false&id=twitter-widget-0&lang=fr&original_referer=http%3A%2F%2Fwww.opex360.com%2F2020%2F07%2F01%2Fincident-avec-la-turquie-la-france-suspend-sa-participation-a-loperation-sea-guardian-menee-par-lotan%2F&size=m&text=Incident%20avec%20la%20Turquie%20%3A%20La%20France%20suspend%20sa%20participation%20%C3%A0%20l%E2%80%99op%C3%A9ration%20Sea%20Guardian%2C%20men%C3%A9e%20par%20l%E2%80%99Otan&time=1593697943142&type=share&url=http%3A%2F%2Fwww.opex360.com%2F2020%2F07%2F01%2Fincident-avec-la-turquie-la-france-suspend-sa-participation-a-loperation-sea-guardian-menee-par-lotan%2F

http://www.opex360.com/2020/07/01/incident-avec-la-turquie-la-france-suspend-sa-participation-a-loperation-sea-guardian-menee-par-lotan/

UNE REVENANTE

Une revenante

26 Juin 2020

Qui ne se souvient de Victoria Nuland, dont l’heure de gloire sonna lors d’un glacial hiver il y a de cela quelques années ?

En décembre 2013, Victoria Nuland distribuait des cookies aux manifestants. Deux mois plus tard, lors d’une conversation téléphonique avec l’ambassadeur américain à Kiev, enregistrée et rendue publique par les facétieux services secrets russes, la représentante de l’administration Obama ne distribue plus des petits gâteaux mais les futurs postes de ministres, faisant et défaisant le gouvernement ukrainien ! C’est à cette occasion que, en désaccord avec Berlin sur l’attribution d’un ou deux maroquins, elle prononce son fameux « Que l’UE aille se faire foutre ! ».

Émergeant de leur léthargie, les dirigeants européens froncent un sourcil, déclarent haut et fort que ces paroles sont inacceptables puis, sans doute épuisés par leur audace, retombent dans leur somnolence. Que de hauts responsables états-uniens misent sur le renversement à venir du gouvernement légal et décident du futur de l’Ukraine ne semble pas les gêner plus que cela…PUBLICITÉ

Désormais, la course au putsch est lancée. Victoria « Fuck the EU » Nuland a clairement annoncé la couleur : les États-Unis ont investi, depuis 1991, cinq milliards de dollars afin de « promouvoir le développement des institutions démocratiques et établir une bonne gouvernance », autrement dit installer un régime ami à Kiev. Le Maïdan est le moment ou jamais d’arracher l’Ukraine à la sphère russe et de l’arrimer à la communauté atlantique. En filigrane, évidemment, l’avancée de l’Otan vers la Russie, objectif depuis toujours des stratèges américains.

Il est vrai que la dame a un parcours impérial de toute beauté. Mariée au néo-cons Robert Kagan, Victoria Nuland a d’abord été adjointe de Madeleine « Kosovo » Albright, puis ambassadrice permanente de Bush Jr à l’OTAN, conseillère pour la politique étrangère de Dick Cheney, envoyée spéciale de l’hilarante Clinton et enfin secrétaire d’Etat assistante pour l’Europe et l’Eurasie sous l’administration Obama. Démocrates, Républicains, tout y passe du moment que c’est pour la cause supérieure. Elle connaît son Grand jeu sur le bout des doigts…

Le départ de Barack à frites et l’élection de Trump ont été, on l’imagine aisément, une bien mauvaise nouvelle pour cette russophobe affirmée, même si elle flâne dans divers think tanks et reste membre du directoire du N.E.D, dont la passion pour les regime change n’est plus à démontrer.

Sortie de son cryo-sommeil, la gorgone vient de publier une diatribe contre l’abominable Poutine des neiges où elle ressasse les habituels poncifs éculés. La Russie est faible mais elle a profité de l’impotence du leadership américain (sous Donaldinho, évidemment) pour perpétrer ses malfaisantes agressions : violer la loi internationale, les traités sur le contrôle des armements, la souveraineté de ses voisins et l’intégrité des élections aux Etats-Unis et même, pourquoi pas après tout, en Europe ! Mais l’ours qui fait si peur n’est en réalité qu’un colosse aux pieds d’argile qui prie pour que le camp du Bien mette fin aux sanctions.

Dans cet indigeste laïus apparaissaient quelques menaces voilées : renforcement du flanc oriental de l’OTAN, appui à l’Ukraine, maintien des forces américaines en Syrie pour que « Poutine ne devienne pas le maître du Moyen-Orient » etc. Et enfin, un véritable petit morceau d’anthologie que ne renierait pas Soros :

« Les Etats-Unis et leurs alliés devraient résister aux tentatives de Poutine de couper sa population du monde extérieur (!) et parler directement aux Russes à propos des bénéfices qu’ils pourraient retirer à travailler ensemble et du prix qu’ils ont payé à cause de la répudiation du libéralisme par Poutine ». C’est beau comme du Walt Disney, même s’il ne faut pas être grand clerc pour y voir un encouragement à l’élaboration d’une « révolution colorée »…

La perpétuelle politique de « changement de régime » est de plus en plus décriée dans certains secteurs états-unien – témoin, ce remarquable article qui montre la réussite très aléatoire de ces manigances (39% de succès, principalement à une autre époque et dans des pays relativement faibles) et les effets néfastes à long terme pour l’influence américaine (dont les organismes, innocents comme coupables, sont maintenant systématiquement surveillés/expulsés). Cela n’empêche apparemment pas l’amie Nuland de fantasmer un nouveau Maïdan plus à l’est.

Ces inepties infantiles ont au moins un mérite : montrer que la politique impériale ne changera jamais vis-à-vis de Moscou. Si l’on en doutait encore, il suffit de lire les recommandations du Republican Study Committee, groupe rassemblant plusieurs faucons du parti Républicain à la Chambre des représentants. Dans un rapport de 120 pages sobrement intitulé « Renforcer l’Amérique et contrer les menaces globales », la camarilla appelle à l’adoption par le Congrès des « plus dures sanctions de l’histoire » contre la Russie, l’Iran et la Chine.

Si ce document n’est qu’un ensemble préconisations parfois outrancières (comme celle de qualifier sans rire la Russie d’« Etat soutenant le terrorisme ») et non une proposition de loi, il montre l’état d’esprit fanatique qui règne chez les élites illuminées et déclinantes outre-Atlantique. Il n’y aura jamais de reset américano-russe, il ne peut y en avoir…

Et l’on se demande parfois si le Kremlin l’a tout a fait intégré. L’approche jugée trop conciliante de Poutine envers Washington est un vieux serpent de mer qui refait surface à intervalles réguliers, et fait s’arracher les cheveux à une flopée de sites alternatifs depuis fort longtemps. Sans aller jusque là, on peut effectivement s’interroger sur la retenue de Vladimirovitch vis-à-vis d’un empire qui tente pourtant de lui faire subir toutes les avanies et n’a aucune intention de s’accommoder de lui.

Il y a trois mois, Moscou avait une occasion en or de faire payer la monnaie de sa pièce à l’aigle, embourbé dans la dégringolade des cours du pétrole. Pourtant, sans que l’on sache trop pourquoi, Poutine a une nouvelle fois refusé de franchir le Rubicon. Si ce geste de bonne volonté visait à alléger les sanctions, notamment contre Rosneft, il s’est fourré le doigt dans l’œil. Le Heartland ne peut et ne pourra jamais rien attendre de la thalassocratie impériale.

Errare humanum est, perseverare diabolicumTag(s) : #Etats-Unis#Russie

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2020/06/une-revenante.html

l-empire-fait-machine-arriere.

13 Juin 2020

Nous parlions il y a trois mois d’un nouveau monde en gestation, accéléré encore par la crise pandémique planétaire. Il est là, désormais, sur le point d’accoucher, et les observateurs avisés de la chose géopolitique ne s’y trompent guère.

Si certains pensent sans rire pouvoir encore contenir, au moins dans les mots, et la Russie et la Chine, l’ambiance générale est au pessimisme à Washington. En réalité, la situation est déjà en train de dégénérer face au seul dragon, sans qu’il soit utile de rajouter l’ours dans la balance.

En cause, entre autres, l’inévitable fin du moment unipolaire américain, l’autonomisation des vassaux maintenant presque orphelins et la catastrophique (du point de vue impérial) présidence de Trump. Comme l’explique d’ailleurs le National Interest, Pékin regrettera Donaldinho s’il perd les élections tant celui-ci, par ses multiples bourdes, a indirectement favorisé la posture chinoise sur la scène internationale.PUBLICITÉ

Sans surprise, en fidèle petit toutou de l’empire, le patron de l’OTAN tire la sonnette d’alarme, usant des bons vieux éléments de langage maintes fois utilisés contre la Russie ? Ne bâillez pas : « La montée en puissance de la Chine change fondamentalement l’équilibre du pouvoir, multipliant les menaces contre les sociétés ouvertes et les libertés individuelles » Du Soros dans le texte…

Il faut dire que le sieur Stoltenberg doit être paniqué par les aléas que traverse sa chère communauté euro-atlantique. Ce n’est sans doute pas un hasard s’il pondu ses déclarations le même jour que le 10Dialogue stratégique entre la Chine et l’UE. Comme l’analyse le pertinent Bhadrakumar, « le fait que ce sommet, et non celui du G7 [prévu à Washington fin juin], marque le début de l’ère post-Covid dans les relations internationales en dit long sur la transition de l’ordre mondial ».

A cette occasion, le discours de l’officieux ministre des Affaires étrangères eurocratique, Josep Borrell, a dû faire siffler les oreilles du côté de Washington : « Nous devons développer nos relations avec cet acteur mondial de premier ordre qu’est la Chine. Elle n’est pas une menace pour la paix mondiale et nous ne sommes pas dans une optique de confrontation ». Aux dernières nouvelles, Pompeo en a perdu son latin…

En filigrane, évidemment, les monumentales routes de la Soie qui empêchent les stratèges US de dormir.

Celle-ci (la ligne Yiwu-Duisbourg déjà existante), votre serviteur l’avait déjà évoquée dans le livre :

9 décembre 2014. Un énorme train de 82 containers arrive en gare de Madrid. Il est parti trois semaines plus tôt de Yiwu, en Chine, et a traversé toute l’Eurasie avec ses mille tonnes de marchandises. Il a longé le désert de Gobi et le tableau tibétain, traversé les steppes kazakhes, foncé dans l’immense plaine russe, avant de gagner la Pologne, l’Allemagne, la France et enfin l’Espagne. En janvier 2017, c’est à Londres qu’un convoi arrive. La capitale anglaise est alors la quinzième ville européenne à recevoir les trains de fret chinois en provenance de Yiwu.

Vous ne connaissez sans doute pas ce nom. Et pourtant… Situé à 300 kilomètres de Shanghai, il s’agit tout simplement du principal marché de gros de la planète. Son slogan – « Un océan de marchandises, un paradis pour les consommateurs » – n’est pas exagéré ; avec ses dizaines de milliers de stands et son demi-million de produits différents, il attire hommes d’affaires et commerçants du monde entier

Surnommés « chameaux de fer », les trains en provenance des villes chinoises qui s’engouffrent vers l’Europe à travers les somptueux paysages eurasiens ont déjà effectué plus de dix mille trajets depuis que le commerce ferroviaire a été mis en place entre l’empire du Milieu et le Vieux continent au début des années 2010. Ils présentent des avantages techniques, comme la réduction de moitié du temps de transport. Mais surtout aux yeux de Pékin, et c’est cela qui nous intéresse, ils répondent à des impératifs stratégiques : éviter l’océan mondial contrôlé par l’empire maritime américain. Ce faisant, ils participent des tentaculaires Nouvelles routes de la Soie, projet pharaonique mis en place par la Chine pour intégrer économiquement l’Eurasie.

C’est évidemment cela qui provoque la fureur du Washingtonistan impuissant et déclinant. Un récent mémo stratégique de la Maison Blanche accable d’ailleurs ces routes d’une litanie d’accusations, regrettant amèrement l’influence grandissante de Pékin dans les pays traversés.

Si tous les griefs ne sont pas totalement inventés, notamment la pression économique du dragon qui se traduit par un certain ascendant politique, un article comme toujours intègre de l’irréprochable American Conservative remet les pendules à l’heure. On pourrait résumer sa ligne d’une expression maintes fois utilisée pour décrire les récriminations de l’empire US : c’est l’hôpital qui se fout de la charité…Tag(s) : #Chine#Etats-Unis#Europe

Partager cet article

https://www.facebook.com/v2.0/plugins/share_button.php?app_id=&channel=https%3A%2F%2Fstaticxx.facebook.com%2Fx%2Fconnect%2Fxd_arbiter%2F%3Fversion%3D46%23cb%3Df71ae6920eaa1%26domain%3Dwww.chroniquesdugrandjeu.com%26origin%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.chroniquesdugrandjeu.com%252Ffc76467070abe8%26relation%3Dparent.parent&container_width=0&href=http%3A%2F%2Fwww.chroniquesdugrandjeu.com%2F2020%2F06%2Fl-empire-fait-machine-arriere.html&layout=button_count&locale=fr_FR&sdk=joey https://platform.twitter.com/widgets/tweet_button.86df6234483a1fa251e365dd8643c136.en.html#dnt=false&hashtags=Chine%2CEtats-Unis%2CEurope&id=twitter-widget-0&lang=en&original_referer=http%3A%2F%2Fwww.chroniquesdugrandjeu.com%2F2020%2F06%2Fl-empire-fait-machine-arriere.html%3Futm_source%3D_ob_email%26utm_medium%3D_ob_notification%26utm_campaign%3D_ob_pushmail&size=m&text=L%27empire%20fait%20maChine%20arri%C3%A8re&time=1592143811588&type=share&url=http%3A%2F%2Fwww.chroniquesdugrandjeu.com%2F2020%2F06%2Fl-empire-fait-machine-arriere.html

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2020/06/l-empire-fait-machine-arriere.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

L’opinion, ça se travaille… ou pas

L’opinion, ça se travaille… ou pas

8 Mai 2020

Attachons-nous dans ce billet, au titre en forme de clin d’œil à l’excellent livre paru au lendemain de l’incroyable intox de la guerre du Kosovo, à quelques nouvelles intéressantes. Si les années 90 ont marqué l’apogée d’une opinion publique crédule qui gobait tout ce que les médias occidentaux lui servaient, la situation actuelle semble quelque peu différente…

Nous avons évoqué, il y a un mois, une mauvaise nouvelle pour l’empire :

Autre sondage inquiétant pour le Deep State US, là aussi mené avant la crise coronavirienne qui n’a rien fait pour arranger les choses, une étude du très sérieux Pew Research Center montre que la confiance dans l’OTAN se détériore dangereusement parmi la population de ses pays membres.PUBLICITÉ

Si, en moyenne, 53% continuent de percevoir l’alliance atlantique de manière positive contre 27% de manière négative, la tendance ne trompe pas. Entre 2017 et 2019, les opinions positives sont passées de 62% à 52% aux Etats-Unis, 60% à 49% en France, 67% à 57% en Allemagne. Seul le Royaume-Uni post-Brexit a vu une petite augmentation (62% à 65%).

Question encore plus dérangeante, 50% (contre 38%) des interrogés pensent que leur pays ne devrait pas intervenir si un membre de l’OTAN était attaqué par la Russie ! L’article 5 a du plomb dans l’aile… La réticence est particulièrement élevée en Allemagne (60%) et surtout en Italie (66%).

L’Union européenne étant l’antichambre de l’alliance atlantique, est-ce tout à fait un hasard si la première suit la seconde dans le mouvement de défiance générale que connaît le système impérial ? Notre bonne presse l’avoue benoitement, les Français ne croient plus en l’UE. Drame à Bruxelles…

Si l’éthylique Jean-Claude n’est plus là, les euronouilles passent un bien mauvais printemps. Et encore, l’étude citée plus haut, dirigée par le très européiste Institut Jacques Delors, a-t-elle eu lieu avant le fiasco pandémique qui a définitivement ridiculisé l’UE. L’on sent, depuis quelques temps, les officines médiatiques en mode damage control ; les mots tentent encore de faire illusion mais le cœur n’y est plus.

Et puisque l’on parle de l’OTAN, un très remarqué sondage sur la jeunesse russe a été menée par le Centre Levada, dont la réputation de sérieux et d’indépendance n’est plus à faire. Si quatre jeunes sur cinq se déclare apolitiques, ce sont les autres questions qui interpellent.

Seuls 16% éprouvent le désir d’aller vivre à l’étranger et un tiers seulement considère la Russie comme européenne. Parmi les institutions les plus respectées, on trouve sans surprise le volontariat (49%) mais, chose intéressante, l’armée (44%) et le président (42%) sont en bonne place. Celles qui suscitent, au contraire, le plus de défiance sont les syndicats (44%), les partis politiques (50%) et surtout… l’OTAN (56%) !

Si le Kremlin se posait des questions sur l’après-Poutine, il peut être rassuré. Les piliers de la combativité russe dans le Grand jeu – patriotisme, président fort, armée et hostilité envers l’Alliance atlantique – sont profondément ancrés dans la jeunesse, même quand elle s’intéresse peu à la chose publique.Tag(s) : #Europe#Russie

Partager cet article

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2020/05/l-opinion-ca-se-travaille.ou-pas.html

Les pays de l’OTAN doivent protéger leurs entreprises stratégiques

Les pays de l’OTAN doivent protéger leurs entreprises stratégiques

PHOTO FABIAN BIMMER, ARCHIVES REUTERSJens Stoltenberg

(Bruxelles) Les adversaires potentiels des pays de l’OTAN vont tenter de profiter de la crise économique provoquée par la COVID-19 pour essayer de prendre le contrôle d’entreprises ou d’infrastructures stratégiques et de saper l’unité de l’Alliance, a averti mercredi son secrétaire général Jens Stoltenberg.Publié le 15 avril 2020 à 14h41

Partager

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Cette crise pourrait avoir des effets géopolitiques majeurs », a-t-il affirmé au cours d’un point de presse à l’issue d’une réunion en vidéoconférence avec les ministres de la Défense de l’Alliance.

« La crise économique pourrait permettre des investissements dans des industries et des infrastructures stratégiques », a-t-il expliqué. « Il est important de protéger ces entreprises », a-t-il insisté.

Jens Stoltenberg n’a pas cité les États ou les groupes impliqués dans ces prises de contrôle, mais la mise en garde vise surtout les importants investissements réalisés par la Chine dans les infrastructures portuaires et les télécommunications en Europe.

« La vente d’infrastructures stratégiques par les pays les plus vulnérables pourrait saper la capacité de résistance des pays de l’Alliance en cas de nouvelle crise », a estimé le secrétaire général de l’OTAN.

Les pays de l’OTAN ont « besoin d’infrastructures et de télécommunications fiables en temps de crise », a souligné le Norvégien.

Jens Stoltenberg a également insisté sur la nécessité de combattre la désinformation sur les actions menées par les alliés et leur unité.

« Nous devons contrer les campagnes de désinformation menées par des acteurs étatiques et non étatiques sur les réseaux sociaux qui visent à nous diviser et à nous fragiliser avec de fausses informations sur l’aide mutuelle que nous nous apportons », a-t-il dit.

« La meilleure réponse passe par une presse libre qui vérifie les faits et pose des questions parfois difficiles », a-t-il soutenu.

« Il est encore trop tôt pour tirer les enseignements de cette crise, mais nous devons être préparés pour la prochaine », a-t-il affirmé.

« La croissance est touchée et les dépenses publiques également », a-t-il reconnu.

Les membres de l’Alliance se sont engagés à consacrer 2 % de leur PIB national à leurs dépenses de défense en 2024.

Jens Stoltenberg a toutefois expliqué l’importance des investissements dans les capacités militaires, car elles viennent « comme une capacité d’appoint ».

« L’OTAN n’est pas le principal intervenant en cas de crise sanitaire, mais elle peut soutenir les efforts du secteur civil », a-t-il soutenu.

« La principale leçon de cette crise est le lien étroit entre les efforts civils et la capacité de soutien des forces militaires. Il faudra voir comment l’améliorer avant la prochaine crise », a déclaré Jens Stoltenberg.

Il s’est refusé à tout commentaire sur la suspension de la contribution américaine à l’Organisation mondiale de la santé

.https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/202004/15/01-5269469-les-pays-de-lotan-doivent-proteger-leurs-entreprises-strategiques.php

La première guerre de l’Otan-MO renverse l’ordre régional

La première guerre de l’Otan-MO renverse l’ordre régional

par Thierry Meyssan

Pendant que les Européens et les Arabes sont absorbés par le coronavirus, les Anglo-Saxons changent l’ordre du monde. Sous commandement US, le Royaume-Uni a pris le contrôle de l’entrée de la mer Rouge ; les Émirats arabes unis se sont retournés contre l’Arabie saoudite et lui ont infligé une cuisante défaite au Yémen du Sud, tandis que les Houthis le faisaient au Yémen du Nord. Désormais, le Yémen est scindé en deux États distincts et l’intégrité territoriale de l’Arabie saoudite est menacée.RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 24 MARS 2020 عربيENGLISHESPAÑOLITALIANOROMÂNĂTÜRKÇEDEUTSCHΕΛΛΗΝΙΚΆPORTUGUÊSРУССКИЙ

+

JPEG - 36.7 koLe président des États-Unis, Donald Trump, et le président de facto des Émirats arabes unis, le prince Mohamed ben Zayed. En silence, les deux hommes d’affaire sont en train de réorganiser le Moyen-Orient élargi.

Le président Donald Trump poursuit sa politique de retrait militaire du « Moyen-Orient élargi ». Pour ce faire, il déplace progressivement ses troupes, signe des accords avec les forces contre lesquelles elles étaient déployées (par exemple avec les Talibans) et négocie la libération de ses prisonniers. Simultanément, le Pentagone fait appel au Royaume-Uni pour prendre la tête des opérations de la nouvelle Alliance atlantique-Moyen-Orient et superviser la suite de la « guerre sans fin » au « Moyen-Orient élargi ». La Syrie est considérée comme zone d’influence russe tandis que la stratégie Rumsfeld/Cebrowski se poursuit avec la division du Yémen en deux États distincts et la préparation du démembrement de l’Arabie saoudite.

Rapatriement des agents de la CIA détenus prisonniers

Les 18 et 19 mars 2020, un citoyen US, Michael White, détenu en Iran, a été transféré de sa prison à l’ambassade de Suisse à Téhéran ; un autre citoyen US, Amer Fakhoury, détenu au Liban, a été exfiltré par les troupes états-uniennes ; enfin le président Trump a demandé publiquement l’aide de la Syrie pour retrouver un troisième citoyen US, Austin Tice.

Ces opérations sont supervisées par le discret conseiller de sécurité nationale, Robert O’Brien, qui dispose d’une solide expérience en matière de libération de prisonniers.

- Michael White a servi 13 ans dans la Marine US. Il s’est rendu en Iran pour y retrouver sa fiancée. Il a été arrêté en 2018 et condamné à 13 ans de réclusion pour espionnage. D’autres citoyens US emprisonnés en Iran —dont Morad Tahbaz, Robert Levinson, Siamak et Baquer Namazee— ne semblent pas susciter le même intérêt de Washington. Michael White a été remis à l’ambassadeur suisse Markus Leitner pour « raison de santé ». Il n’est pas libre pour autant.
- Amer Fakhoury est un célèbre collaborateur des troupes d’occupation israéliennes au Liban. Il fut membre de l’Armée du Liban-Sud, directeur de la sinistre prison de Kiam et tortionnaire. Il s’est enfui du Liban lors du retrait israélien et y est revenu, pour une raison inconnue, en septembre 2019. Il a immédiatement été reconnu et arrêté. Il a été libéré au motif d’une prescription de ses crimes, ce qui est juridiquement faux, mais interdit de quitter le territoire. Il s’est alors précipité à la méga-ambassade US d’Awkar sous la protection de l’ambassadrice Dorothy Shea, d’où il a été exfiltré en hélicoptère par les Forces spéciales US vers Chypre.
- Austin Tice est un capitaine des Marines devenu journaliste indépendant. Il a pénétré illégalement en Syrie avec l’aide des services secrets turcs avant de disparaître, en 2012, à Daraya (banlieue de Damas). Eva Filipi, l’ambassadrice de Tchéquie qui représente les intérêts US en Syrie, avait affirmé qu’il serait détenu non pas par des jihadistes, mais par les autorités syriennes. Ce que Damas a toujours démenti.

Ces trois citoyens US sont très probablement des collaborateurs ou des agents de la CIA.

- Étrangement, les Émirats arabes unis ont brisé l’embargo US et apporté des médicaments en Iran.
- Chaque faction libanaise accuse l’autre d’avoir cédé aux pressions US. Le Hezbollah assure ne pas avoir trahi la Résistance et ne pas avoir négocié secrètement avec Washington, tandis que le président du Tribunal militaire (pro-Hezbollah) a démissionné.
- C’est la première fois depuis deux décennies qu’un président états-unien sollicite publiquement l’aide de la République arabe syrienne.JPEG - 19.8 koLe secrétaire à la Défense US, Mark Esper, reçoit son homologue britannique, Ben Wallace, au Pentagone. La « relation spéciale » entre les deux pays est rétablie. Les « Cinq yeux » sont renforcés. Le Royaume-Uni prend le commandement des opérations de l’Otan-MO.

Transfert de l’encadrement militaire au Royaume-Uni

Le 5 mars, le secrétaire US à la Défense, Mark Esper, a reçu au Pentagone son homologue britannique Ben Wallace. Les deux hommes se sont partagés le commandement de la nouvelle Otan-MO [1].

Ben Wallace a ensuite prononcé un discours à l’Atlantic Council au cours duquel il a confirmé la solidité de l’alliance UK-USA et la disponibilité du Royaume-Uni. Il a également soutenu la nécessité de juger le « dictateur Bachar el-Assad » (sic), mais l’impossibilité de le faire compte tenu du soutien de l’« ours russe ». En d’autres termes, la Syrie reste un ennemi, mais on n’y touchera plus. La guerre sera déplacée [2].JPEG - 26.1 koLe secrétaire britannique à la Défense, Ben Wallace, et son homologue turc, le général Hulusi Akar, inspectent les « postes d’observation » turcs qui servent de base de repli aux jihadistes à Idleb (Syrie occupée), le 12 mars 2020. Londres assure Ankara que le Pentagone ne détruira pas la Turquie, mais l’Arabie saoudite.

Les 12 et 13 mars, Ben Wallace s’est rendu en Turquie et en Syrie occupée par les jihadistes. Il a inspecté les postes d’observation de l’armée turque à Idleb et fait parvenir 89 millions de £ de dons « humanitaires » aux familles des jihadistes. Ceux-ci ont alors commencé à attaquer les troupes turques censées les protéger, tuant plusieurs soldats turcs.

La fin du Yémen et le début de celle de l’Arabie saoudite

Poursuivant leur politique de retrait militaire et de transfert de cette fonction à des proxys, les États-Unis sont en train de transformer la guerre du Yémen. Originellement, le Pentagone prévoyait de diviser ce pays en deux selon la ligne de partage qui existait jusqu’en 1990. Il avait encouragé l’Arabie saoudite et Israël à se lancer à l’assaut du pays pour en exploiter les ressources pétrolières de la région mitoyenne du « Quart vide » [3]. L’opération avait été conduite avec l’aviation israélienne, des mercenaires colombiens sous drapeau saoudien et des troupes émiraties. Elle avait été coordonnée par un état-major tripartite (Arabie/USA/Israël) basé au Somaliland.

Cependant, le Pentagone s’appuyant sur les rivalités tribales parvint à complexifier la situation jusqu’à aboutir à un pays effectivement divisé en deux, mais aussi à une Coalition Arabie-soudite/Émirats également divisée. Il lui fallait alors —sans engager ses propres troupes— terminer la division du Yémen en deux États distincts avant de se lancer dans la division de l’ancien allié saoudien en cinq États distincts. Le Pacte du Quincy lui fait obligation de protéger le roi d’Arabie saoudite, mais ni son pays, ni son héritier [4].JPEG - 66.7 koLe souverain de facto d’Abou Dhabi et président de facto des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed, a été le mentor du prince héritier saoudien, Mohamed ben Salmane. Progressivement l’élève a voulu écraser son maître. En définitive, c’est le discret MBZ qui devrait écraser l’infatué MBS.

Cette semaine, le Pentagone a dépêché un navire de guerre au large d’Aden. Il a installé des troupes britanniques sur l’ile de Socotra pour en faire une base militaire permanente avec les Émirats arabes unis et l’a armé avec des missiles Patriot. Simultanément, les Houthis du Nord soutenus par l’Iran ont attaqué victorieusement deux bases militaires saoudiennes et fait prisonniers plus de 700 soldats saoudiens, tandis que les tribus soutenues par les Émirats ont attaqué les tribus soutenues par l’Arabie saoudite à Aden. Le gouvernement d’Abdrabbo Mansour Hadi, seule autorité officiellement reconnue par l’Onu mais siégeant en exil à Riyad, a perdu le contrôle d’Aden.

Le prince héritier saoudien, Mohamed ben Salman, après avoir torturé son ami d’enfance trop brillant, après avoir assassiné ses rivaux, après avoir exécuté le chef chiite de son opposition, après avoir embastillé et dépouillé ses frères et oncles, après avoir fait découper à Istanbul un Frère musulman trop bavard, n’a plus personne pour le soutenir.

Les départements états-unien, britannique et émirati de la Défense ne communiquent pas sur ces batailles. Seuls les Houthis le font. En l’absence de communication officielle, la presse internationale est aveugle et muette.

Le Yémen du Sud est une ancienne colonie britannique et les Émirats arabes unis étaient intégrés dans l’Empire des Indes. Le Royaume-Uni, sous parapluie états-unien, reconquiert son influence dans le Golfe et en mer Rouge.

L’opposition Arabie saoudite/Axe de la Résistance n’existe plus, faute de combattants. Désormais, après l’Iran (1953-78), l’Iraq (1979-90) et l’Arabie saoudite (1991-2019), les Émirats arabes unis (2020-), sous parapluie de l’Otan-MO, sont devenus les gendarmes de la région.

Ce retournement complet de situation correspond à notre analyse de la crise. Après leur échec en Syrie, les États-Unis poursuivent leur plan de 2001 et s’apprêtent à déstabiliser l’Arabie saoudite. Le président Trump a validé cette étape à la seule condition que les troupes US n’y participent pas directement, mais que les Émirats les représentent.

Le suicide de l’Union européenne

Pendant ce temps, l’Union européenne réagit de manière inadaptée à l’épidémie de coronavirus. Au lieu de lutter contre la maladie (tests généralisés, traitement des personnes infectées à la chloroquine, soins d’urgence aux malades avec respiration artificielle et interféron Alfa 2B recombiné), elle prévient l’engorgement de ses hôpitaux (assignation à résidence de la population saine) [5]. Son économie s’est arrêtée et la Banque centrale européenne annonce une récession de 5 % si cette situation se prolonge deux semaines, mais ce sera probablement six.

Lorsque le pic de l’épidémie sera passé, elle ne sera plus une grande puissance économique et le monde sera organisé d’une manière nouvelle, sans elle.

Thierry Meyssan

<img src="https://www.voltairenet.org/rien.gif" alt="
Facebook
Twitter
Delicious
Seenthis
Digg
RSS

1] « NATO Go Home ! », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 février 2020.

[2] « Quelle cible après la Syrie ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 mars 2020.

[3] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

[4] « Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 octobre 2018.

[5] « Covid-19 : propagande et manipulation », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 mars 2020

.https://www.voltairenet.org/article209502.html