Archives pour la catégorie OPEP

Pétrole: l’Opep et ses alliés sont convenus d’une baisse de 1,2 million de barils par jour (Irak)

Pétrole: l’Opep et ses alliés sont convenus d’une baisse de 1,2 million de barils par jour (Irak)

Vienne – L’Opep et ses alliés dont la Russie ont décidé vendredi une baisse commune de leur production de 1,2 million de barils par jour (mbj) dans l’espoir de redresser les cours, a annoncé le ministre irakien du Pétrole Thamer Abbas al-Ghadhban à l’issue d’une réunion à Vienne.

« Nous allons réduire de 1,2 million de barils par jour au total » la production, a-t-il déclaré à la presse. Il a précisé que cette réduction serait portée à hauteur de 800.000 barils quotidiens par les quatorze pays de l’Opep et de 400.000 par ses dix partenaires dont la Russie.

Cette baisse sera calculée à partir des niveaux de production d’octobre et fera l’objet d’un examen d’étape en avril, a précisé un porte-parole de la réunion, Tafal al-Nasr.

Cette réduction, correspondant à un peu plus de 1% de la production mondiale, est destinée à enrayer la chute des cours, qui ont dévissé de 30% en deux mois dans un contexte de surproduction chronique.

L’Opep et ses alliés assurent environ la moitié de la production mondiale de brut et sont liés par un partenariat depuis deux ans. Le président américain Donald Trump avait exhorté mercredi l’Opep à maintenir sa production à un niveau élevé afin de ménager les consommateurs.

(©AFP / 07 décembre 2018 16h07)

https://www.romandie.com/news/P-trole-l-Opep-et-ses-alli-s-sont-convenus-d-une-baisse-de-1-2-million-de-barils-par-jour-Irak/977888.rom

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L’Opep défie Trump mais apparaît timide sur la baisse de production envisagée

L’Opep défie Trump mais apparaît timide sur la baisse de production envisagée

Des policiers autrichiens gardent l’entrée du siège de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à Vienne, le 5 décembre 2018 / © AFP / JOE KLAMAR

Les producteurs de pétrole de l’Opep étaient réunis jeudi à Vienne pour convenir d’une baisse de production destinée à enrayer la chute des cours, n’hésitant pas à défier verbalement le président américain Donald Trump mais sans convaincre les marchés.

« Nous recherchons une baisse suffisante pour équilibrer le marché », a souligné le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Faleh, poids lourd de l’organisation, avant le début de cette réunion cruciale.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui pompe environ un tiers du brut mondial, cherche à contrebalancer la chute des cours, qui ont accusé un recul de 30% ces deux derniers mois.

M. al-Faleh a plaidé jeudi pour une baisse de production d' »un million de barils par jour ». Mais ce niveau, inférieur aux attentes des marchés, a provoqué une nouvelle chute des cours à la mi-journée en cours d’échanges européens, le baril de Brent passant même sous les 60 dollars.

« L’Arabie saoudite a suggéré une baisse de la production plus faible que ce que le consensus estimait », a expliqué David Madden, analyste pour CMC Markets.

Alors que Ryad est contraint à un délicat jeu d’équilibriste vis-à-vis de son allié américain, le ministre saoudien a assuré ne pas vouloir se laisser dicter sa conduite.

Washington « n’est pas en position de nous dire ce que nous devons faire », a-t-il estimé devant la presse, ajoutant: « Je n’ai besoin de la permission de personne pour diminuer » la production.

Le président américain Donald Trump avait exhorté mercredi dans un tweet l’Opep à « maintenir sa production en l’état » afin de ne pas mécontenter les consommateurs. L’organisation a produit 32,99 millions de barils par jour en octobre, selon l’Agence internationale de l’énergie.

Tout en se disant opposé à une baisse de la production de son propre pays en raison des sanctions américaines, le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, a lui aussi ironisé jeudi sur le tweet de M. Trump.

« C’est la première fois qu’un président des Etats-Unis dit à l’Opep ce qu’elle doit faire », a-t-il relevé, ajoutant que l’administration américaine devrait « savoir que l’Opep ne fait pas partie du département américain de l’Energie ».

Le ministre a estimé que la plupart des pays de l’Opep visaient un prix du brut compris « entre 60 et 70 dollars ».

– Le rôle clé de la Russie –

L’ampleur réelle de la baisse de production reste donc la principale inconnue de la réunion, ainsi que celle qui pourrait être convenue vendredi lors d’une réunion entre l’Opep et ses partenaires, au premier rang desquels la Russie. Ces deux groupes, qui représentent plus de la moitié de l’offre mondiale, sont liés depuis fin 2016 par un accord de limitation de production.

Le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, qui doit assister à la réunion de vendredi à Vienne, a souligné jeudi à Saint-Pétersbourg que son pays suivait « la situation réelle et l’évaluation réelle du marché ».

Mais il a rappelé qu’en plein hiver, les « conditions climatiques » russes rendaient « beaucoup plus difficile de réduire (la production) que pour d’autres pays », laissant entendre qu’un éventuel effort de Moscou ne pourrait intervenir que plus tard. Pour les analystes de Commerzbank, « la Russie aura un rôle clé à jouer dans ce contexte ».

Mercredi, la firme de courtage londonienne PVM avait estimé qu’une absence de baisse de production déclencherait « une frénésie de ventes dans des proportions bibliques et garantirait le retour à une surabondance mondiale de pétrole ».

Mais la marge de manoeuvre de l’Opep est d’autant plus réduite que les Saoudiens peuvent difficilement se permettre de s’aliéner le président américain après l’indignation internationale suscitée par l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) a besoin de la protection de son allié à la Maison-Blanche, mais aussi d’un baril plus cher pour mettre en oeuvre ses réformes économiques.

En juin, les producteurs avaient assoupli leur discipline avec pour objectif de permettre à la Russie et à l’Arabie saoudite d’extraire davantage pour compenser les pertes prévues de barils iraniens en raison du rétablissement des sanctions américaines.

Mais les exemptions accordées au dernier moment par les Etats-Unis à huit pays importateurs, à des niveaux plus élevés que ne l’attendait le marché, ont contribué au plongeon des prix de ces deux derniers mois, effaçant les gains engrangés depuis début 2017.

(©AFP / (06 décembre 2018 13h05)

Le pétrole orienté à la hausse en Asie

Le pétrole orienté à la hausse en Asie

Singapour (awp/afp) – Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse, lundi en Asie, après le plongeon de vendredi, mais le pessimisme demeurait de mise chez les investisseurs en raison d’une production élevée.

Vers 04h00 GMT, le baril de « light sweet crude »(WTI), référence américaine du brut, pour livraison en janvier, progressait de 36 cents à 50,78 dollars dans les échanges électroniques en Asie.

Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en janvier également, gagnait 67 cents à 59,47 dollars.

Les cours avaient touché vendredi leur plus bas niveau en plus d’un an dans un marché menacé par la surproduction, à deux semaines d’une réunion de l’Opep où les Saoudiens seront sous forte pression américaine.

« La hausse de la production américaine conjuguée aux doutes sur le fait que l’Opep réduise sa production, tout cela pèse sur les prix », a déclaré Margaret Yang Yan, analyste chez CMC Markets à Singapour.

« Les tensions commerciales qui pèsent sur la demande énergétique mondiale noircissent aussi les perspectives. »

Le Brut et le WTI, désormais en dessous de la barre des 60 dollars le baril, ont perdu plus de 30% de leur valeur depuis début octobre.

« Au coeur des difficultés, figurent la surabondance de l’offre et la faiblesse de la demande. Une remontée éventuelle des prix dépendra de ce qui se passera au G20 de Buenos Aires et au sommet de l’Opep à Vienne une semaine plus tard », a déclaré Stephen Innes, analyste chez OANDA.

Il a relevé que le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, les présidents américain et russe Donald Trump et Vladimir Poutine devraient se réunir en marge du G20 du week-end prochain pour discuter des cours.

mba/jac/cn

(AWP / 26.11.2018 05h25)

https://www.romandie.com/news/Le-petrole-oriente-a-la-hausse-en-Asie/974019.rom

Le Congrès des USA a réactivé la loi nommée NOPEC pour contrer l’OPEP et l’OPEP+

Le Congrès des USA a réactivé la loi nommée NOPEC pour contrer l’OPEP et l’OPEP+.


Par Andrew Korybko – Le 6 août 2018 – Source orientalreview.org

Officiellement dénommée « Loi sur les cartels ne produisant et n’exportant pas de pétrole » [« No Oil Producing and Exporting Cartels Act », NdT], NOPEC constitue l’essence de ce qu’on peut appeler une « guerre législative » : elle autorise les USA à imposer ses lois nationales, de manière extra-territoriale, en autorisant son propre gouvernement à poursuivre en justice les pays de l’OPEP et de l’OPEP+, tels la Russie, suite à leurs décisions coordonnées de contrôler les prix du pétrole. Mais ces actions en justice restent inapplicables selon le droit international, et c’est là que le refus des pays ciblés d’honorer ces décisions de justice risque, dans le pire des scénarios, de déclencher des sanctions de la part des USA ; toute cette série d’événements est pensée pour servir plusieurs objectifs stratégiques.

Le premier objectif des USA, briser l’axe russo-saoudien qui constitue le cœur de l’OPEP+, amène au second, détricoter toute la structure de l’OPEP, et proclamer la libéralisation de l’industrie énergétique dans un grand marché libre mondial. Ce serait clairement à l’avantage des USA, qui visent à devenir une superpuissance d’exportation énergétique, mais le pays doit commencer par neutraliser la compétition avant d’y parvenir, d’où cette déclaration de guerre économico-hybride au travers de NOPEC. En pratique, on pourrait voir les USA menacer d’un premier jeu de sanctions les pays impliqués dans les accords de l’OPEP et de l’OPEP+, suite à quoi ils pourraient cibler d’un deuxième jeu de sanctions les autres parties qui continuent de faire des affaires avec ces pays.

OPEP

L’objectif de cette approche est d’intimider les vassaux européens des USA, pour les forcer à se soumettre à leurs exigences, afin de faire de l’Europe un marché captif des exportations énergétiques américaines, ce qui explique également pourquoi Trump veut jeter aux orties les autorisations d’exportations de GNL (gaz naturel liquéfié) vers l’UE. Si toutes ces manœuvres devaient réussir, elles pourraient venir encore plus éroder l’indépendance stratégique européenne – déjà une peau de chagrin – et surtout abîmer à long terme les économies des rivaux énergétiques des USA, qui deviendraient vulnérables à des manipulations politiques. Dans le même temps, les USA ont récemment dévoilé le projet « Afrique Énergie » [« Power Africa », NdT], visant à investir 175 milliards de dollars dans des projets gaziers sur le continent, en vue d’implanter des sociétés américaines sur les frontières énergétiques de la Tanzanie, du Mozambique et d’autres pays. Ces sociétés devenant par là des fournisseurs de premier plan de la Chine, rivale des USA, l’accès à l’énergie de Pékin serait plus soumis au bon vouloir américain que jamais auparavant.

Si, à l’inverse des médias dominants qui ne considèrent NOPEC que comme une nouvelle loi populiste, on le considère comme une salve d’ouverture dans la guerre de l’énergie, lancée en parallèle de la guerre commerciale, alors on peut comprendre la portée de super-arme stratégique de cette décision ; son efficacité dépendra bien sûr en pratique de sa mise en application par les décideurs américains. Il est trop tôt pour dire si cette décision rebattra les cartes – la loi n’est pas encore promue – mais à supposer qu’elle le soit jamais, elle pourrait bien marquer l’histoire comme développement énergétique le plus important depuis la création de l’OPEP, du gaz naturel liquéfié, et des technologies de fracturation hydraulique.

Cet article constitue une retranscription partielle de l’émission radio context countdown, diffusée sur Sputnik news le vendredi 3 août 2018.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Vincent, relu par Cat pour le Saker francophone

http://lesakerfrancophone.fr/lamerique-sapprete-a-declencher-sa-super-arme-nopec-contre-les-russes-et-les-saoudiens

 

Le pétrole recule en Asie

Le pétrole recule en Asie

Singapour (awp/afp) – Les cours du pétrole reculaient mardi en Asie, les spéculations sur une hausse ou non des quotas de production lors d’une prochaine réunion de l’Opep allant bon train.

Vers 04H00 GMT, le baril de « light sweet crude » (WTI), la référence américaine du brut, pour livraison en juillet, reculait de 32 cents, à 65,53 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord, principale référence sur le marché mondial, pour livraison en août, perdait 748 cents à 74,86 dollars.

Les représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses dix partenaires, dont la Russie, se retrouvent vendredi et samedi à Vienne.

Ces Etats sont engagés depuis début 2017 et théoriquement jusqu’à la fin de l’année par un accord qui leur impose des quotas de production dans le but de faire remonter les prix dans un contexte d’offre surabondante.

Les débats devraient être agités.

Les deux géants de la production que sont l’Arabie saoudite et la Russie ont fait part de leur souhait de sortir de ce carcan.

Mais certains pays ne sont pas en mesure de relancer leurs extractions et s’opposent déjà à une révision des objectifs de limitation de la production.

Au premier rang des récalcitrants, l’Iran, qui voit d’un mauvais oeil la possibilité d’une baisse des cours alors qu’il est pénalisé par les sanctions américaines, et ne pourra augmenter sa production.

« L’Opep est fracturé ou se fracture. Hier, nous avons entendu de la part de l’Iran qu’il allait, avec le Venezuela et l’Irak, chercher à mettre son véto à une hausse de la production », a commenté Greg McKenna, analyste chez AxiTrader.

Les marchés sont aussi inquiets des répercussions de la nouvelle escalade des tensions commerciales entre Washington et Pékin sur la demande mondiale de brut.

Pékin a promis mardi des « représailles » après des menaces la veille de Donald Trump d’imposer de nouvelles taxes à un niveau inédit sur les produits chinois importés.

Lundi, à Londres, le Brent a terminé à 75,34 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 1,90 dollar.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le WTI a pris 79 cents à 65,85 dollars.

str-ev/ib

(AWP / 19.06.2018 06h20)

https://www.romandie.com/news/Le-p-trole-recule-en-Asie/928784.rom

Le pétrole monte, l’Opep prend le pas sur la guerre commerciale

Le pétrole monte, l’Opep prend le pas sur la guerre commerciale

Londres (awp/afp) – Les cours du pétrole remontaient lundi en cours d’échanges européens à quelques jours d’une réunion de l’Opep et malgré les craintes exacerbées d’une guerre commerciale entre Chine et Etats-Unis.

Vers 14H15 GMT (16H15 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 74,40 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 96 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de juillet prenait 3 cents à 65,09 dollars une heure après son ouverture.

En cours d’échange asiatique (02H00 GMT), les cours se sont repliés pour atteindre 72,45 dollars pour le Brent, à son plus bas niveau depuis un mois et demi, tandis que le WTI a atteint son cours le plus bas depuis deux mois à 63,59 dollars.

« La demande mondiale de pétrole pourrait reculer dans le cas de sanctions chinoises sur la production américaine », a commenté Benjamin Lu, analyste chez Phillip Futures.

La confrontation commerciale entre la Chine et les Etats-Unis s’est aggravée vendredi quand Donald Trump a annoncé imposer de nouveaux droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises.

La Chine a répliqué en visant notamment des produits agricoles, mais a également annoncé vouloir taxer le pétrole et les produits pétroliers américains à une date ultérieure.

Les prix se sont toutefois repris alors que le marché se focalise sur les négociations de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui se réunira vendredi avant une réunion avec ses partenaires, dont la Russie, samedi.

L’avenir de l’accord de limitation de la production reste la principale cause d’inquiétude des marchés.

« La réunion s’annonce tendue entre d’un côté l’Arabie Saoudite et la Russie, favorables à un assouplissement des quotas et de l’autre côté l’Iran, l’Irak et le Venezuela qui devraient s’y opposer fermement », ont résumé les analystes de Saxo Banque.

L’Iran aurait ainsi annoncé dimanche compter opposer son droit de veto si le ministre saoudien Khaled al-Faleh proposait d’augmenter les objectifs de production, a rapporté l’agence Bloomberg.

Mais selon des sources citées par l’agence, les deux géants pétroliers que sont l’Arabie saoudite et la Russie voudraient proposer une augmentation modérée, de 300.000 à 600.000 barils par jour, et apaiser les mécontents en officialisant l’accord de l’Opep et des dix autres producteurs sur le long terme.

Le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, avait émis samedi l’hypothèse d’une hausse nettement plus marquée, de 1,5 million de barils par jour.

js/ktr/LyS

(AWP / 18.06.2018 16h28)

https://www.romandie.com/news/Le-p-trole-monte-l-Opep-prend-le-pas-sur-la-guerre-commerciale/928630.rom