Archives pour la catégorie Or

Notre-Dame de Paris, victime du dédain pour le patrimoine

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 17 AVR. 2019 | ARTICLES270 

Quand on parle d’or, on parle de patrimoine, personnel et financier, qui inclut également de l’immobilier, éventuellement des œuvres d’art. Il existe aussi sous forme immatérielle, pour le savoir-faire ou les valeurs que l’on transmet. Mais on invoque aussi le patrimoine collectif, de nature économique certes, mais plus souvent culturel, celui d’une région, d’une nation, d’une civilisation ou du monde. À chaque fois, on a affaire à quelque chose qui n’est pas remplaçable, dont le caractère unique participe à la fascination que l’on ressent. D’où le sens d’une perte irrémédiable lorsqu’une œuvre disparaît ou subit de graves outrages. Nous sommes tous touchés – presque dans notre chair – par l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril. Elle sera certes reconstruite, mais des éléments ont disparu à jamais, dont sa célèbre charpente en chêne du XIIIe siècle.

Tout n’est pas irremplaçable dans une société, de multiples choses sont reproductibles. C’est bien ainsi, cela favorise la « croissance », l’enrichissement, pour le moins économique. Mais il faut savoir garder un équilibre, et nous l’avons peut-être perdu. Dans le domaine culturel, justement, nos sociétés favorisent – au niveau de l’attention comme du budget – les événements « festifs », dont savait se moquer l’essayiste Philippe Muray (1945-2006). Chroniqueur de notre désastre contemporain, où le « festivisme » fait loi, il dénonçait l’Homo festivus, le citoyen moyen de la post-histoire.

Tous ces événements festifs, qui mettent en valeur les responsables politiques qui les lancent, ont de plus en plus grignoté le budget nécessaire à l’entretien du patrimoine, moins funny il est vrai. Cela fait des années qu’il aurait fallu restaurer Notre-Dame de Paris, mais l’argent manquait, voyez-vous. Et l’Histoire se rappelle brutalement à nous.

Cette dichotomie entre le patrimoine et le festif – où le premier devrait avoir prééminence sur le second – se retrouve dans le patrimoine financier, dans la monnaie elle-même, entre l’étalon-or et la monnaie-papier, simple signe abstrait détaché de tout référent depuis le 15 août 1971, date à laquelle Richard Nixon a déclaré la fin de la convertibilité entre l’or et le dollar. Ce signe qui flotte, imprimé en quantité par les banques centrales, qui alimente de gigantesques dettes publiques et privées, que vaut-il vraiment ? L’or, lui, on connaît sa valeur. Un tableau aussi, et ne parlons pas d’une cathédrale.

Déjà plusieurs centaines de millions d’euros affluent pour reconstruire Notre-Dame, venant d’ailleurs de grandes fortunes et d’entreprises plutôt que de l’État, dont c’est pourtant la mission. Mais cela restera bien modique par rapport aux milliards qui seront engloutis pour les Jeux olympiques de « Paris 2024 » et son prévisible déluge de festivités. Il est temps de retrouver un sens des valeurs et une exigence de notre patrimoine, dans toutes ses dimensions.

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / MEMBRE DE L’ÉQUIPE ÉDITORIALE D’OR.FR

https://or.fr/actualites/incendie-cathedrale-notre-dame-paris-victime-dedain-pour-patrimoine-1518

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BDF, JP MORGAN ET L’OR DES FRANÇAIS – INTERVIEW DE PHILIPPE HERLIN

BDF, JP MORGAN ET L’OR DES FRANÇAIS – INTERVIEW DE PHILIPPE HERLIN

PUBLIÉ PAR RICHARD DÉTENTE | 8 AVR. 2019 | ARTICLES1020 

Fin octobre 2018, un article des Échos explique que la Banque de France et la banque américaine JP Morgan se sont associées pour établir des opérations financières avec l’or détenu dans les coffres de la BdF comme contrepartie. J’interview Philippe Herlin qui a enquêté sur cette question.

 

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RICHARD DÉTENTE VIDÉOS DE VULGARISATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

https://or.fr/actualites/interview-phillipe-herlin-or-banque-france-jpmorgan-1512

LA CHINE S’ADONNE À UNE FRÉNÉSIE D’ACHATS D’OR

LA CHINE S’ADONNE À UNE FRÉNÉSIE D’ACHATS D’OR

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 11 AVR. 2019 | ARTICLES138 

À une époque où les gestionnaires de réserves vendent activement un montant modeste, quoique notable, de leurs réserves en dollars pour les remplacer par du yen ou de l’euro, la Russie liquide la devise américaine et achète de l’or à un rythme record.

 

 

Bien que l’appétit de la Russie, qui a doublé ses réserves d’or au cours des trois dernières années, reste sans équivalent, la Chine s’est discrètement jointe à son voisin du nord en exprimant sa défiance à l’égard du dollar : la PBoC a rapporté que la deuxième économie mondiale avait acheté de l’or pour un quatrième mois consécutif, renforçant les spéculations selon lesquelles les banques centrales pourraient continuer d’accumuler du métal précieux au détriment de leurs réserves en dollar américain.

 

 

Selon les dernières données officielles, les réserves d’or de la Chine ont atteint 60,62 millions d’onces en mars, contre 60,26 millions d’onces un mois auparavant. Il s’agit du quatrième mois consécutif de hausse : 11,2 tonnes le mois dernier, après l’ajout de 9,95 tonnes en février, 11,8 tonnes en janvier et 9,95 tonnes en décembre. Au total, la PBoC a acheté plus de 42 tonnes d’or depuis la fin 2018. Comme le montre le graphique ci-dessous, la récente vague d’achats a repris après une pause de 25 mois, la Chine ayant cessé de déclarer ses achats d’or en octobre 2016. Cette tendance s’est inversée en décembre, lorsque Pékin a annoncé qu’elle avait recommencé à accumuler de l’or.

 

 

Avant sa dernière phase d’accumulation, la Chine avait passé de longs mois sans communiquer sur ses avoirs en or. Pour Pékin, déclarer ses achats d’or n’est pas une question de transparence, mais un moyen de lancer un signal politique clair (indiquant une perte de confiance dans le dollar). Lorsque la banque centrale a annoncé un bond de 57% de ses réserves, à 53,3 millions d’onces, à la mi-2015, il s’agissait de sa première mise à jour en six ans.

 

 

Les dernières données de la PBoC indiquent que la Chine a recommencé à acheter de l’or à un rythme régulier, à l’instar de la période allant de mi-2015 à octobre 2016, lorsque le pays augmentait ses réserves presque tous les mois.

Deux observations : si la Chine continue d’accumuler de l’or à ce rythme en 2019, elle pourrait devenir le plus gros acheteur de lingots devant la Russie, qui a ajouté 274 tonnes en 2018. Plus important encore, la dernière fois que la Chine a repris ses achats d’or, c’était seulement trois mois avant la dévaluation du yuan d’août 2015, qui a notamment déclenché une période de forte volatilité du yuan et de ralentissement économique.

 

 

La plupart des analystes savent que Pékin n’a jamais cessé d’accumuler secrètement de l’or. La question est de savoir ce que cette récente reprise officielle des achats d’or est censée signaler au reste du monde.

En attendant, les banques centrales mondiales ont ajouté 651,5 tonnes d’or en 2018, soit le deuxième total le plus élevé jamais enregistré, selon le World Gold Council. La Russie a quadruplé ses réserves en l’espace d’une décennie, le président Vladimir Putin étant déterminé à briser la dépendance de son pays au dollar. La Chine l’imitera t-elle ?

Source originale: Zero Hedge

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Qu’adviendra-t-il de l’or le 29 mars 2019 ?

Qu’adviendra-t-il de l’or le 29 mars 2019 ?


Le métal jaune redevient une monnaie


Par Valentin Katasonov – Le 23 mars 2019 – Source Fond Stratégique de la Culture

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L’or pendant des siècles et même des millénaires a joué le rôle de monnaie. Cependant, il y a plusieurs décennies, l’or, de métal monétaire, a été dégradé en produit boursier ordinaire. L’étalon de change or a pratiquement cessé d’exister le 15 août 1971, lorsque Richard Nixon a annoncé que le Trésor Américain cesserait d’échanger le « billet vert » contre le métal jaune. Le fil qui reliait l’or au monde monétaire était rompu.


Légalement, ce lien a été rompu lors de la Conférence monétaire et financière de la Jamaïque de 1976, au cours de laquelle les pays membres du FMI ont annoncé la démonétisation de l’or. En fait, les décisions de la Conférence de Bretton Woods de 1944 ont été annulées lorsque le dollar et l’or ont reçu le statut de monnaie internationale, tandis que le Trésor Américain devait assurer le libre échange du dollar contre l’or.

La Conférence de la Jamaïque a en fait proclamé que la seule monnaie internationale restait le dollar Américain, et que l’or se transformait en produit boursier, à l’instar du pétrole, du blé et du café. Après cela, l’utilisation de l’or dans les règlements internationaux a presque cessé. Certes, le comportement des Banques centrales et des Ministères des finances, qui conservaient dans leurs réserves de l’or apparemment inutile, fut surprenant. Pour quelque raison, les États-Unis continuèrent de conserver plus de 8 000 tonnes d’or dans leurs réserves internationales. Un autre phénomène étrange fut la hausse effrénée du
prix de l’or. Au début de 1980, le prix du métal jaune a grimpé à 800 dollars l’once. Puis, il est vrai que son prix commença à baisser, atteignant parfois presque 300 dollars.

Le monde a vécu sans or monétaire pendant plus de quatre décennies. Toutefois, certaines personnes ont compris que le monde de l’or avait un côté extérieur visible, et un côté différent, dans l’ombre, inconnu du grand nombre. De cet autre côté, des manipulations constantes du métal jaune avaient lieu. Ces manipulations satisfaisaient à la fois les intérêts égoïstes des différents acteurs, et les objectifs stratégiques des « maîtres de l’argent », c’est-à-dire des principaux actionnaires de la Réserve fédérale américaine. Leur objectif principal était de maintenir les cours de l’or au plus bas. Sans son « écrasement », il était impossible de garantir l’hégémonie du dollar américain dans le monde : plus le cours du métal précieux est élevé, plus le dollar s’affaiblit.

Les financiers sérieux comprennent cette vérité élémentaire : qui contrôle l’or, contrôle le système monétaire international. Dans l’histoire de l’or et de la finance internationale, il y a eu plusieurs événements marquants au cours des quatre dernières décennies, dont l’un devrait se produire dans quelques jours. Je recommande d’y prêter attention. Il s’agit de la prochaine étape de mise en œuvre de « Bâle III ». Qu’est-ce ?

Le centre informel de direction du système bancaire international est la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle (Suisse). C’est une sorte de « Club des banques centrales ». La BRI dispose d’un Comité de surveillance bancaire (CSB), une organisation qui élabore des normes et des méthodes uniformes visant à réglementer les activités bancaires. Le premier document important, né dans les profondeurs du CSB, s’appelait Bâle I (1988). Puis un autre document est apparu –  Bâle II (2004) ; son titre complet : « Convergence internationale de la mesure et des normes de capital : nouvelles approches ». Enfin, en 2010-2011, le document Bâle IIIfut approuvé. Il naquit en réaction à la crise financière internationale de 2008-2009, qui démontra que les banques n’étaient pas suffisamment solides. Bâle III augmenta les exigences en termes de fonds propres des banques, et détermina ce qu’il fallait considérer comme capitaux propres, et le mode de leur évaluation. Dans le monde bancaire, les recommandations de ce document sont actuellement mises en œuvre, et le 29 mars, ce sera le début de sa phase finale. À compter de ce jour, le statut de l’or changera quant à sa part dans les capitaux propres des banques.

Selon les règles du CSB, le capital des banques est divisé en trois catégories. La catégorie supérieure a toujours été la monnaie, que ce soit ou non en espèces. Ensuite viennent les Bons du trésor ayant obtenu la meilleure cotation (en premier lieu, les obligations du Trésor Américain). Puis, dans la troisième catégorie, l’or était considéré comme un équivalent monétaire. Et le calcul des fonds propres des banques était effectué sur la base d’une évaluation de l’or détenu par la banque, à hauteur de 50% de sa valeur de marché. Naturellement, avec une telle discrimination de l’or, les banques n’étaient pas particulièrement incitées à accumuler le métal précieux.

Et voici qu’à partir du 29 mars, les banques seront autorisées à comptabiliser l’or dans leurs fonds propres à 100% du prix de marché. L’or passe ainsi de la troisième à la première catégorie, ce qui signifie qu’à partir du 29 mars, l’or redeviendra une valeur monétaire – telle que le Dollar, l’Euro ou la Livre Sterling. Peut-être qu’après le 29 mars, tout semblera en apparence comme avant, mais de toute manière, la « mine d’or » devra exploser.

Il est à noter qu’après l’adoption de Bâle III, les Banques centrales ont cessé de vendre le métal jaune. Plus que cela : elles sont devenues des acheteurs invétérés nets d’or. En 2018, les Banques centrales du monde entier ont augmenté leurs réserves d’or officielles de 651,5 tonnes – le chiffre le plus élevé depuis 1971, année de l’abolition de l’étalon de change or. Et c’est 74% de plus qu’en 2017 (374,8 tonnes). Les données sont tirées du rapport sur la dynamique de la demande d’or (Gold Demand Trends) du World Gold Council.

Avec une marge énorme, la Banque de Russie est devenue le plus gros acheteur d’or en 2018. Ses réserves d’or ont augmenté d’un volume record de 274,3 tonnes, soit 42% de l’ensemble des achats d’or de la dernière année par les Banques centrales. La Banque centrale de Turquie occupe la deuxième place pour les achats d’or (+51,5 tonnes), tandis que la Banque centrale du Kazakhstan se situe en troisième position (+50,6 tonnes).

L’année dernière, les principaux acheteurs étaient l’Inde (+40,5 tonnes), la Pologne (+25,7 tonnes) et la Mongolie (+22 tonnes). L’année dernière, la Pologne est devenue le premier pays de l’Union Européenne depuis 1998 à acheter de l’or pour ses réserves. Tout le monde a également été surpris par la Banque centrale de Hongrie, qui n’avait pas acheté d’or depuis 1986 et qui, en octobre de l’année dernière, a multiplié par dix ses réserves d’or – de 3,1 tonnes à 31,5 tonnes.

Cependant, le tableau des achats d’or par les Banques centrales, présenté dans le rapport du World Gold Council, est incomplet et peu précis. Selon des estimations d’experts, ces dernières années, avec la Banque de Russie, la Banque populaire de Chine (BPC) est le principal acheteur de métal jaune sur le marché international, parmi les Banques centrales. Cependant, les données sur l’augmentation de la réserve d’or de la Banque centrale chinoise sont cachées. Seules les statistiques de la BPC enregistrent parfois une augmentation des réserves d’or.

Selon les données officielles, à partir de février 2019, les principaux pays en termes de réserves d’or sont (en tonnes) : USA – 8 133,5 ; Allemagne – 3 369,7 ; Italie – 2 451,8 ; France – 2 436,0 ; Russie –2 119,2 ; Chine – 1 864,3 ; Suisse – 1 040,0.

Et ce qui est intéressant : avec la demande clairement croissante d’or, le prix de l’or sur le marché mondial a chuté d’environ 5% l’an dernier. Le fait est que les joueurs qui misent sur une augmentation significative de leurs réserves d’or poursuivent depuis longtemps une politique d’écrasement artificiel du cours de l’or. Le marché de l’or-papier a émergé et est en plein essor, son chiffre d’affaires est plusieurs fois supérieur à celui du marché du métal physique. Avec l’augmentation de l’offre en « or-papier », il est possible d’acheter du métal physique à bas prix. Cependant, ce n’est que temporaire. Le moment viendra où le pendule ira dans la direction opposée, et une hausse rapide des cours du métal jaune commencera.

Naturellement, tout le monde veut avoir le temps de s’approvisionner en or avant que cela se produise. Dans le contexte de l’or « ressuscité », les autres instruments financiers ne seront pas beaux à voir. Les actifs et les « portefeuilles »des intervenants sur les marchés financiers internationaux modifieront leur structure en faveur du métal jaune, en réduisant leur part d’instruments tels que les titres de créance et les titres de participation. Les spéculateurs qui n’ont pas accès à la planche à billets chercheront à acheter de l’or avec l’argent qu’ils reçoivent de la vente d’obligations d’État et de sociétés, ainsi que d’actions. Le monde d’aujourd’hui est au bord d’une deuxième vague de crise financière et le déclenchement de la « règle d’or » de Bâle III peut en être le déclencheur. Peut-être que pour ceux qui survivront à la crise, l’or reprendra sa place légitime dans le monde monétaire.

P.S. On soupçonne que la « règle d’or » dans le document de Bâle III a été incluse grâce aux efforts du clan Rothschild, qui depuis deux siècles s’en est occupé sérieusement, et qui sait comment gérer le marché de ce métal. Avec l’introduction de la « règle d’or », ils s’attendent à renforcer leurs positions fragilisées (la démonétisation de l’or dans les années 1970 a affaibli leur influence sur la finance internationale).

Valentin Katasonov

Traduit du russe par Carpophoros, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/quadviendra-t-il-de-lor-le-29-mars-2019

 

OR ARABE EXPORTÉ AUX ETATS-UNIS

OR ARABE EXPORTÉ AUX ETATS-UNIS

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Jeudi 28 février 2019 – 21h30

L’armée américaine a exporté 50 tonnes d’or de la Syrie, d’une valeur d’environ 1,7 milliard de dollars. Les Américains ont obtenu l’or des terroristes de DAESh.

L’or a été pillé par les terroristes pendant plusieurs années en Libye, en Irak et en Syrie et caché par eux près du village de Baghus dans la province syrienne de Deir ez-Zor. Voici la base du groupe DAESH en Syrie, complètement encerclé par l’armée syrienne.

Selon l’agence syrienne SANA (27 février), les terroristes ont offert de l’or à l’armée américaine en guise de paiement pour avoir quitté l’encerclement.

Le 27 février, l’agence de presse kurde Bas a rapporté que l’or avait été livré de nuit par hélicoptère à la base de l’US Air Force située près de la ville de Kobani (Ain Arab), dans le nord de la Syrie, et emmené par avion-cargo vers l’Amérique.

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France 2 consacre un sujet à l’or de la Banque de France

France 2 consacre un sujet à l’or de la Banque de France

Publié par Philippe Herlin | 14 févr. 2019 | Articles 657

Finalement mes trois articles sur la fin de la sanctuarisation de l’or de la Banque de France n’auront pas été inutiles : le JT du 20h de France 2 du 14 février y consacre un sujet (de 15’40 à 18’30).

Le journaliste ne parle pas de mes articles, qui sont argumentés et sourcés, mais préfère s’appuyer sur celui du site Insolatiae selon lequel JP Morgan a fait « main basse » sur l’or de la Banque de France. C’est bien sûr faux et je n’ai jamais rien dit de tel, soyons sérieux. Il fouille aussi le Net pour trouver un tweet affirmant avoir photographié des fourgons emportant l’or de la France… Il ne manque pas non plus l’interview de l’expert de service qui ne connaît rien au sujet.

La Banque de France et JP Morgan mettent en place des swaps et des prêts sur l’or, ce qui engage le stock d’or physique, ce que le « journaliste » de France 2 n’explique pas. Il dit ensuite que seul l’or des banques centrales étrangères stocké dans le sous-sol de la Banque de France est concerné, mais que l’or français ne « devrait » pas être mobilisé « selon un article des Echos« . C’est justement la question que je pose ! Ce conditionnel devrait pousser le journaliste à aller plus loin.

Or, je le rappelle, Sylvie Goulard, second sous-gouverneur de la Banque de France, et à l’initiative de cet accord, a déclaré dans The Alchemist d’octobre 2018 : « Depuis 2009, la Banque de France s’est engagée dans un ambitieux programme d’amélioration de la qualité de ses réserves d’or. L’objectif est de s’assurer que tous ses lingots sont conformes aux normes LBMA [London Bullion Market, le marché de l’or de Londres] afin de pouvoir être négociés sur le marché international. » Je crois que c’est clair.

J’encourage les journalistes de France Télévision et d’ailleurs à poursuivre leurs recherches sur ce sujet fondamental.

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Philippe Herlin  Chercheur en finance / Membre de l’équipe éditoriale de Goldbroker.com

https://www.goldbroker.fr/actualites/journal-france2-fait-reportage-or-banque-france-1485

De Gaulle convaincu que les Américains n’ont plus d’or

De Gaulle convaincu que les Américains n’ont plus d’or

Publié par Egon Von Greyerz | 5 févr. 2019 | Articles 1964

Rétameur, tailleur, soldat, marin / Riche, pauvre, mendiant, voleur.

Cette ancienne comptine datant de la fin du XVIIe siècle pourrait être considérée comme une prédiction. De nombreuses personnes, d’origines diverses, se rendront bientôt compte qu’elles pourraient devenir pauvres, mendiants ou voleurs dans les prochaines années, dans un contexte de destruction sans précédent de la richesse.

Un rétameur (tinker) était une personne qui voyageait pour réparer les casseroles et autres ustensiles de cuisine. En anglais, le verbe « rétamer » (tinkering) signifie également falsifier ou manipuler. Ne croyez surtout pas que les puissances en place réparent l’économie mondiale. Non, le bricolage en cours indique que nous sommes au stade final de la plus grande manipulation de l’économie mondiale, des marchés, de l’or, de l’information, de la politique etc. que le monde ait jamais connue.

Le monde n’est pas préparé à ce qui se profile

Comme le niveau de manipulation n’a jamais été aussi important, personne ne peut prédire l’ampleur de l’effondrement qui se profile. Pire encore, 99,99% de la population mondiale n’est absolument pas préparée. Et même la minuscule minorité qui prédit un événement cataclysmique n’échappera pas à la souffrance.

Personne ne sait où et comment cela va se déclencher. Cela peut commencer par un lent déclin de l’économie et des marchés, ou une chute soudaine et brutale qui prendra tout le monde par surprise. Il est certain que les conséquences seront dévastatrices pour la majorité d’entre nous. Beaucoup perdront leur emploi, leurs prestations de sécurité sociale, leurs retraites, leurs soins médicaux et tous les filets auxquels ils sont habitués.

De plus, très peu de personnes se rendent compte que le niveau de vie élevé dans les pays occidentaux au cours des dernières décennies n’a rien à voir avec la croissance économique réelle ou la productivité. Non, tout est basé sur la dette et l’argent imprimé à hauteur d’au moins 500 000 milliards $, en incluant les passifs non capitalisés tels que les soins médicaux et les retraites.

Il n’y a pas de réserves

Une économie mondiale illusoire, basée sur la dette, n’a ni fondations ni réserves. La bulle peut être élargie pendant une période limitée en émettant simplement plus de dette, comme nous l’avons vu depuis la crise financière de 2006-2009. Le faux soutien que l’économie mondiale a reçu au cours des dix dernières années, sous la forme d’une dette additionnelle de 125 000 milliards $, a gonflé les marchés d’actifs au point que les riches s’enrichissent incroyablement et que les pauvres s’endettent davantage. Mais le fait de doubler la dette mondiale en dix ans, pour la porter à 250 000 milliards $, n’a pas seulement doublé le risque. Le risque a augmenté de façon exponentielle, la qualité de la dette s’étant détériorée de façon catastrophique.

La dette mondiale des gouvernements a atteint des niveaux records et insoutenables, tout comme la dette des entreprises et la dette personnelle. Le problème est qu’il n’y a pas de réserves. Pour établir une analogie, les personnes très grosses et très minces vivent en moyenne moins longtemps que celles ayant un surpoids modéré. Parce que les réserves de graisse supplémentaires protègent en période de faiblesse ou de maladie. Il en va de même pour l’économie mondiale: lors de la prochaine crise, il deviendra évident que le monde n’a pas de réserves. Le seul moyen de faire face à la prochaine crise de la dette sera d’imprimer de la monnaie et d’émettre davantage de dettes. Mais il est impossible de résoudre un problème d’endettement avec plus de dettes.

Lorsque la crise frappera, les bénéfices des entreprises seront impactés. Les entreprises fortement endettées ne respecteront pas leurs clauses restrictives, d’autant que les taux d’intérêt augmenteront également avec la hausse de l’inflation et l’effondrement des obligations. Les entreprises feront donc défaut sur leur dette. Même chose pour le marché de l’immobilier. Les locataires ne pourront pas payer les loyers. Même chose pour l’immobilier commercial qui s’effondrera lorsque les dépenses diminueront. L’Occident, et en particulier les États-Unis, regorgent d’espaces de commerce au détail, dont la plupart à des loyers très élevés. Lorsque les gens perdront leur emploi et que les taux d’intérêt augmenteront, le marché immobilier s’effondrera de 75% à 90%.

les transactions journalières sur l’or représentent 850x la production minière quotidienne

L’or est peut-être le pire tous les marchés manipulés. Moins de 0,5% des actifs financiers mondiaux sont investis dans l’or. On peut alors se demander pourquoi le volume brut journalier de transactions sur l’or est deux fois supérieur à celui du S&P 500. Selon le World Gold Council, 280 milliards $ d’or sont échangés quotidiennement. Le volume journalier de transactions sur le S&P est de 125 milliards $.

La production aurifère s’élève à 120 milliards $ par an, ou 329 millions $ par jour. Alors, comment se fait-il que le volume d’échanges journalier soit de 280 milliards $, l’équivalent de 850 fois la production quotidienne ? Qui déplace tous ces milliards de dollars d’or papier ? Certainement pas le marché de l’investissement qui est très petit. Le volume est trop important pour que ce soit les spéculateurs. Le plus probable est que les banques d’investissement négocient des quantités massives d’or pour dissimuler la pénurie majeure d’or physique et surtout d’or des banques centrales. Nous savons que les banques d’investissement et les marchés à terme ne disposent que d’une fraction de l’or physique pour couvrir les engagements papiers.

 

 

La Route de la Soie achète toute la production minière

Les réserves officielles d’or de la Banque centrale sont d’environ 32 000 tonnes. Ce chiffre sous-estime probablement les avoirs de nombreux pays de l’Est comme la Chine. Les achats d’or des pays de la Route de la soie que sont la Chine, l’Inde, la Turquie et la Russie sont incessants. Depuis 2005, ils ont acheté 33 000 tonnes. Les achats se sont accélérés en 2008 et depuis lors, ils ont accumulé 29 000 tonnes. Cela signifie qu’au cours des onze dernières années, les pays de la Route de la soie ont acheté pratiquement la totalité de la production d’or annuelle.

 

 

Les États-Unis ont-ils encore de l’or ?

Les réserves d’or, comme leur nom l’indique, sont censées soutenir la monnaie et la stabilité du pays. Malgré cela, de nombreux pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse ont considérablement réduit leurs réserves. La Suisse et la Grande-Bretagne ont vendu la majeure partie de leur or à des prix très bas à la fin des années 1990. Les États-Unis avaient 20 000 tonnes à la fin des années 1950, mais en ont vendu 12 000 tonnes entre 1958 et 1971. Selon le graphique ci-dessous, les États-Unis ont cessé de vendre de l’or après que Nixon ait mis fin à l’étalon-or, en août 1971. On peut se demander s’ils ont réellement cessé de vendre ou s’ils ont juste arrêté de déclarer leurs ventes ? Jusqu’au 15 août 1971, les États souverains pouvaient exiger le paiement de la dette des États-Unis en or. De Gaulle l’a fait pour la France et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles Nixon a supprimé l’adossement du dollar à l’or.

 

 

Pratiquement aucune banque centrale dans le monde ne publie un audit complet de son or physique ou de ses positions en produits dérivés. Les États-Unis ne l’ont pas fait depuis les années 1950. Idem dans la plupart des autres pays. Étant donné que l’or est un actif important détenu par l’État, il semble évident qu’un audit indépendant et détaillé devrait être effectué. La raison pour laquelle aucun pays n’entreprend ou publie d’audit est clairement parce qu’il n’a pas l’or. Un audit complet de l’or des banques centrales occidentales révélerait très probablement que la majorité de l’or a disparu. Certaines banques ont peut-être de l’or papier, mais elles ne récupéreront jamais l’or physique qui a été expédié en Chine et en Inde.

De Gaulle était certain que les États-Unis n’avaient plus d’or

Des sources proches de de Gaulle m’ont informé qu’il était déjà certain, à la fin des années 1960, que les États-Unis n’avaient plus d’or. Évidemment, je n’ai pas de preuve, mais je n’ai pas non plus de preuve que l’or existe réellement. Plus d’informations sur ce sujet dans un prochain article.

L’absence d’audits et l’important volume des échanges d’or papier montrent qu’il se passe quelque chose de louche sur le marché de l’or. Tout cela sera probablement révélé lorsque le dollar sera véritablement sous pression et que le prix de l’or augmentera rapidement. À ce moment-là, les détenteurs d’or papier demanderont la livraison et la Chine et la Russie révéleront leur jeu.

Avant cela, il est impératif de détenir de l’or physique dans un pays sûr et en dehors du système financier.

L’or est en route vers de nouveaux sommets

À court terme, la prochaine montée de l’or a commencé comme je le prédisais depuis un moment. Ce sera un long mouvement vers des niveaux beaucoup plus élevés. Par conséquent, acheter de l’or aujourd’hui, à environ 1 300 $, à des fins de préservation de la richesse, sera vu dans quelques années comme une excellente assurance et l’aubaine de toute une vie.

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

https://www.goldbroker.fr/actualites/degaulle-convaincu-que-americains-ont-plus-or-1479

Egon Von Greyerz  Membre du conseil d’administration de Goldbroker.com – Fondateur MAM

Chine : l’empire de l’or

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Cours de l'or Chine

Chine : l’empire de l’or

La Chine est devenue en moins de 20 ans un des plus gros acteurs de l’or mondial. C’est une décision stratégique du pouvoir en place qui souhaitait dépendre le moins possible du dollar. Cette politique s’accélère depuis que Trump déroule son programme “America First” et que l’économie chinoise montre des signes de moindre croissance.

Quand on regarde les chiffres d’achat d’or par les banques centrales au 3ème trimestre 2018, la Chine est quasiment absente. Les gros acheteurs visibles sont la Russie et la Turquie. Deux pays qui souhaitent pour des raisons différentes diminuer leur dépendance au Dollar.

Pourtant, les spécialistes comme Philippe Béchade, président des Econoclastes et grand connaisseur de la Chine, estiment que Pékin cache la réalité de ses réserves. Selon les chiffres officiels les stocks d’or de la Banque centrale chinoise seraient de moins de 2000 tonnes d’or soit…4 fois moins que ceux des Etats-Unis. Et moins que ceux de l’Allemagne, de l’Italie, de la France et aujourd’hui même de la Russie. C’est impossible.

Le premier producteur d’or du monde

L’industrie minière chinoise a dépassé la production d’or de l’Afrique du Sud, pays réputé leader depuis des décennies. C’était en 2007.

source : China gold Assocation

Depuis, l’estimation des réserves de minerai non exploitées ne cesse de croître. On a atteint une estimation en 2017 de plus de 13 000 tonnes de réserves sur des sites positionnés essentiellement dans l’est du pays.

L’industrie aurifère  chinoise a été la plus productive du monde chaque année depuis 11 ans selon Zhang Yongtao, Vice-Président et Secrétaire Général la China Gold Association.

Il faut savoir qu’une partie de cette industrie est publique et donc les problématiques de rentabilité de l’extraction sont moins prégnantes que pour une industrie privée. Quand les cours étaient au plancher, la production a été ralentie dans certains pays pour conserver une rentabilité des entreprises minières. En Chine, on ne s’est pas arrêté. En 2017, ce sont 426 tonnes d’or qui ont été raffinées selon Yongtao. C’est environ 13% de la production mondiale.

La route de l’or :  importations pour augmenter le stock national

Et puis, avec la  Belt and Road Initiative qui est en fait la “Route de la Soie” du IIIème Millénaire, la Chine est allée chercher du minerai ailleurs. On parle beaucoup des terres rares sur lesquelles les autorités chinoises auraient fait main basse à coup de programme d’échanges “minerais et matières premières contre infrastructures routières et logements” notamment sur le continent africain. Quand il y a des terres rares, on n’est pas très loin des filons d’or et d’argent. Donc la Chine a produit et importé de l’or par centaines de tonnes chaque année. On peut estimer sans trop se tromper qu’une partie de cette production est aujourd’hui dans les coffres de la Banque populaire de Chine.

Besoin de se détacher de l’influence de l’Amérique

Selon les uns, c’est une volonté d’hégémonie de l’empire du Milieu. Pour les autres c’est un besoin de ne pas être dépendant des américains. En tous les cas, les autorités chinoises font tout pour éviter d’être dépendantes du Dollar même si elles détiennent encore un masse énorme de dette américaine avec l’équivalent de 1100 milliards de dollars d’emprunt d’Etat.  Mais les positions se sont un peu tendues avec l’élection de Donald Trump et sa volonté de “rapatriement” de l’industrie sur le continent Nord Américain. Les chinois ont déjà fait savoir qu’ils possédaient les terres rares nécessaires au fonctionnement de la dite industrie, histoire de calmer un peu les ardeurs du Président US. Mais cela n’empêche que l’idée est de pousser le Yuan comme monnaie réfèrente face au billet vert. Pour cela, il faut garantir cette monnaie et on n’a rien inventé de mieux que les stocks d’or d’une banque centrale. Et aussi imposer à ses partenaires et ses voisins de commercer avec la monnaie chinoise.

L’or : une garantie pour le particulier

En Chine, c’est une tradition : l’or est une valeur sûre. Ainsi, on a vu en 2015, les chinois apporter l’or de la famille comme garantie pour pouvoir emprunter et ensuite spéculer en bourse. Sans commentaire.

Aujourd’hui, l’économie chinoise montre quelques signes de faiblesse. C’est-à-dire qu’elle est en croissance mais pas assez pour couvrir les besoins de développement du pays. Les attaques commerciales américaines vont aussi peser avec des effets à très court terme. Alors, les chinois cherchent aujourd’hui à sécuriser leur patrimoine. Ils achètent de l’or. On estime que le métal jaune est présent en moyenne à hauteur de 6% des portefeuilles. Même les assureurs chinois sont en train de se positionner avec l’intégration d’or dans les unités de compte pour les assurances vie.

Enfin, un placement or a été créé par une banque chinoise. Microgold permet en utilisant l’application Wechat, messagerie très populaire, de transmettre des valeurs en équivalent”or” via des enveloppes numériques.

Panda : la pièce d’or chinoise

C’est en 1982 que la Banque Populaire de Chine introduit pour la première fois un Panda. Outre le fameux panda sur le revers  qui est redessiné à chaque millésime, le Panda a surtout été jusqu’en 2016 mesuré en Once Troy. En 2017, changement de système et adoption du système métrique. Le panda 1 once (31,103 g) devient la pièce-lingot de 30 g. Ces pièces, notamment celles d’avant 2016, sont assez recherchées par les collectionneurs en raison du changement annuel de gravure du Panda.

Les investisseurs les apprécient aussi, en effet, pour un même poids, le cours du Panda est en général plus élevé que celui du Krugerrand

En savoir plus sur le Panda

https://www.loretlargent.info/chine/chine-empire-or/21429/?utm_source=L%27Or+et+l%27Argent+-+Contrarien&utm_campaign=d03bfcef82-Newsletter_140219&utm_medium=email&utm_term=0_86ce22792d-d03bfcef82-45475405

Or : le canadien Endeavour part à la conquête de l’Afrique de l’Ouest

Mines

Or : le canadien Endeavour part à la conquête de l’Afrique de l’Ouest

Réservé aux abonnés, offert en accès libre par notre partenaire | 04 février 2019 à 10h11 | Par – à Ouagadougou

Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso… Le groupe canadien entend tirer profit des gisements de la sous-région, parmi les plus riches du monde.

C’est dans son sous-sol que les plus importantes découvertes de nouveaux gisements aurifères ont été réalisées ces dix dernières années. Plus de 79 millions d’onces ont en effet été mises au jour en Afrique de l’Ouest, et 5 milliards de dollars investis sur la même période, soit 10 % du total mondial des investissements dans l’exploration. Et pourtant, l’exploitation minière dans la région ne fait que commencer.


>>> À LIRE – Or : les compagnies minières canadiennes à l’assaut de l’Afrique de l’Ouest


Une attractivité qui séduit particulièrement les compagnies minières canadiennes, comme Endeavour, Teranga Gold, B2Gold ou encore Iamgold. Tablant sur un coût de production de l’once tournant autour de 800 dollars, Endeavour souhaite porter la durée de vie de ses mines à environ dix ans. Mais celle-ci devrait même se prolonger au-delà : le groupe, qui a déjà découvert 5 millions d’onces ces cinq dernières années, vise en effet 10 à 15 millions d’onces dans les cinq prochaines.

Pour doper ses réserves, la compagnie minière entend investir quelque 45 millions de dollars dans l’exploration

Investissements dans l’exploration

Pour doper ses réserves, la compagnie minière entend investir quelque 45 millions de dollars dans l’exploration. « Nous allons poursuivre nos efforts dans ce domaine. Nous croyons dans le potentiel de la zone géologique du plateau birimien ouest-africain, souligne son PDG, Sébastien de Montessus. L’Afrique de l’Ouest se situe au troisième rang des régions les plus riches en ressources aurifères, derrière l’Australie et le Canada. Pourtant, des pays importants sont encore sous-explorés. Le Burkina Faso ou la Côte d’Ivoire concentrent seulement 35 % des découvertes dans la région, alors qu’ils représentent 60 % de la zone “birimienne”. »

Endeavour a investi 412 millions de dollars dans le gisement de la mine d’Ity, dont les réserves sont estimées à 2,9 millions d’onces

En mars, Endeavour va franchir une nouvelle étape dans le déploiement de sa stratégie et consolider davantage son assise africaine avec l’entrée en production de la mine d’Ity, en Côte d’Ivoire. Il a investi 412 millions de dollars dans ce gisement, dont les réserves sont estimées à 2,9 millions d’onces.

Objectif : devenir le premier producteur du continent

Le groupe canadien réalise également de nouvelles acquisitions afin de devenir le premier producteur d’or du continent. En 2016, il avait déjà récupéré la participation, à hauteur de 90 %, du canadien True Gold Mining dans la mine d’or de Karma, au Burkina Faso, pour 175 millions de dollars. Ce site, d’une durée de vie de huit ans et demi, devrait lui permettre de récolter 110 000 à 120 000 onces au cours des cinq premières années.

Au Mali, « nous avons clôturé en décembre 2018 la vente de la mine de Tabakoto à Algom Resources, une filiale de BCM International. Dans le cadre de cette transaction, Endeavour va conserver ses permis d’exploration situés à 20 km au nord », précise Sébastien de Montessus.

Ses priorités portent désormais sur la finalisation du projet CIL d’Ity et le développement de celui de Kalana, autour de Tabakoto, acquis pour 120 millions de dollars auprès d’Avnel Gold. Les travaux de construction de cette dernière mine, dont les réserves sont estimées à 7,1 millions d’onces, vont nécessiter un investissement de l’ordre de 200 à 300 millions de dollars.

https://www.jeuneafrique.com/mag/728648/economie/or-le-canadien-endeavour-part-a-la-conquete-de-lafrique-de-louest/

La Chine en tête des pays consommateurs d’or dans le monde pour la 6e année consécutive

La Chine en tête des pays consommateurs d’or dans le monde pour la 6e année consécutive

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 31/01/2019 20:38

La consommation d’or de la Chine a augmenté de 5,73% d’une année sur l’autre pour atteindre 1.151,43 tonnes en 2018 grâce à une forte demande intérieure, faisant du pays le plus gros consommateur d’or au monde pour la sixième année d’affilée, selon les données du secteur publiées jeudi.

La consommation de bijoux en or a augmenté de 5,71% à 736,29 tonnes, tandis que celle des lingots d’or a grimpé de 3,19% à 285,2 tonnes, selon l’Association de l’or de Chine.

La consommation à des fins industrielles et autres a bondi de 17,48% pour atteindre 105,94 tonnes.

L’année dernière, la production d’or du pays a diminué de 5,87% pour s’établir à 401,12 tonnes. Mais la Chine a conservé sa position de premier producteur d’or au monde pour la 12e année consécutive.

La Chine a adopté de nouvelles règles en 2016 pour rehausser les exigences environnementales relatives aux déchets solides provenant de la prospection aurifère, ce qui a entraîné une vague de fermetures de mines d’or et une baisse de la production dans les principales provinces productrices, dont le Shandong, le Jiangxi et le Hunan.

 

https://chine.in/actualite/cn/tete-des-pays-consommateurs-dans_116288.html