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AUCUNE DEMANDE POUR LES ACTIONS, PAS D’OFFRE D’OR

AUCUNE DEMANDE POUR LES ACTIONS, PAS D’OFFRE D’OR

PUBLIÉ PAR EGON VON GREYERZ | 29 JUIL. 2019 | ARTICLES5522 

Dans la mythologie grecque, Apollon accorda  à Cassandre le don de prédire l’avenir, mais lorsqu’elle résista à ses avances, il se vengea en décrétant que personne ne croirait ses prophéties. Certains d’entre nous affirment que les plus grosses bulles de l’histoire économique sont sur le point d’imploser, avec des effets dévastateurs. Mais comme avec Cassandre, plus de 99,9% de la population mondiale n’y croit pas.

Cette fois-ci, nous ne traverserons pas seulement la plus grande destruction de richesse de l’histoire, mais aussi de graves troubles sociaux : chômage de masse, absence de sécurité sociale, absence de retraites, détérioration de l’ordre public, troubles sociaux, guerre civile et conflits géopolitiques.

Je comprends que la plupart des gens préfèrent ignorer ces sombres prédictions. Cela dit, j’espère me tromper et qu’elles ne se réaliseront pas.

Mais comme l’a dit Winston Churchill :

“LA VÉRITÉ EST INCONTESTABLE,
LA MALICE PEUT L’ATTAQUER,
L’IGNORANCE PEUT LA TOURNER EN DÉRISION,
MAIS À LA FIN, ELLE RESTE INCONTESTABLE”

Évidemment, la vérité n’est souvent connue qu’après coup.

J’ai écrit sur Cassandre en juin 2017 et, depuis très longtemps, j’essaie d’alerter sur les risques et les événements qui nous affecteront tous. Nous ne sommes évidemment pas les seuls à nous inquiéter de l’ampleur du problème. Pratiquement tous ceux qui nous suivent ont un point de vue similaire et nous nous adressons donc ici à un public averti. Mais lorsque nous en parlons à la famille, aux amis, aux collèges, etc., ils font généralement preuve de scepticisme.

C’est compréhensible puisque nous sommes confrontés à un événement qui se produit une fois par génération ou une fois tous les cent ans.

Au moment de l’effondrement du marché haussier séculaire et de l’éclatement des bulles d’actifs, le comportement des marchés sera sans précédent. Les investisseurs contasteront qu’il n’y a pas d’acheteurs, et ce à n’importe quel prix. Pour l’or, il n’y aura pas de vendeurs, peu importe le prix :

Actions – Aucune demande
Obligations – Aucune demande
Dérivés – Aucune demande
Or – Aucune offre

CHUTE DES ACTIONS

Cela signifie qu’à un moment donné, pendant la période de baisse, les actions chuteront violemment sans qu’aucun acheteur ne se manifeste. Les robots de trading représentent 70-80% des volumes et passeront des ordres de vente massifs, ce qui fera plonger les prix dans un trou noir. Le grand public paniquera et vendra à n’importe quel prix. Mais à cause de l’absence d’acheteurs, il n’y aura pas de marché. Ce manque total de liquidité et d’acheteurs est susceptible de fairechuter les actions de 50% ou plus en quelques jours.

Comme le montre le graphique ci-dessous, nous avons désormais un quadruple sommet, avec un momentum plus faible ou une divergence négative pour chaque sommet. Ceci est extrêmement baissier et risque d’entraîner une chute importante dans les semaines ou les mois à venir. Le marché haussier séculaire des actions arrive à son terme et déclenchera le plus important marché baissier séculaire de l’histoire.

IMPLOSION DES OBLIGATIONS

La même chose se produira sur le marché obligataire. Les investisseurs voudront sortir des obligations d’État ou d’entreprises qui sont peu susceptibles de payer l’intérêt et dont bon nombre feront défaut. Sans acheteurs, le marché obligataire s’effondrera et les taux obligataires monteront à l’infini. Des taux supérieurs à 50% peuvent sembler attrayants, mais sont inutiles si aucun intérêt ni capital n’est versé. Cela créera une panique totale sur les marchés du crédit, alors que la dette mondiale, qui s’élève actuellement à 250 000 milliards $, implosera. Dans le même temps, les banques centrales du monde entier imprimeront des centaines de milliards supplémentaires pour tenter futilement de sauver le système.

LA FIN DU MARCHÉ DES PRODUITS DÉRIVÉS

Le marché des dérivés de 1,5 quadrillion $ achèvera définitivement les marchés financiers. Il s’agit d’un marché totalement fictif qui ne fonctionne que pendant les marchés haussiers, lorsqu’il y a de la liquidité et que les contreparties paient. Lors de l’implosion à venir de la valeur des actifs, il n’y aura ni liquidité ni acheteur de ces dérivés sans valeur, et les contreparties feront défaut. Avec le recul, cette activité incroyablement rentable pour toutes les grandes banques d’investissement s’avèrera frauduleuse, entraînant de graves conséquences pour les gestionnaires et régulateurs.

De toute évidence, les banques centrales paniqueront, imprimeront des quantités illimitées de monnaie, abaisseront les taux à zéro ou à des niveaux négatifs, cesseront de négocier sur les marchés pendant une longue période et manipuleront les marchés de toutes les façons possibles. Mais eux et leurs gouvernements échoueront, car ils sont en faillite totale après avoir émis une dette illimitée qu’ils ne pourront jamais rembourser.

IL N’Y AURA PAS D’OR OU D’ARGENT DISPONIBLE À L’ACHAT

Lorsque la panique s’installera sur les marchés et que les investisseurs passeront rapidement de l’euphorie à la peur, certains d’entre eux se précipiteront pour acheter des actifs de préservation du patrimoine. Une partie de leurs liquidités restantes ira dans les métaux précieux comme l’or, l’argent et le platine. Au début, il y aura de l’or disponible, même s’il sera à des prix beaucoup, beaucoup plus élevés qu’aujourd’hui.

Dans un premier temps, il y aura des vendeurs et l’or atteindra des multiples du prix actuel. Mais quand le marché de l’or papier s’effondrera, la panique va s’installer et il n’y aura « pas d’offre » d’or.

« Pas d’offre » signifie qu’il n’y a pas d’or à la vente, et ce à n’importe quel prix, car il n’y a plus d’or physique disponible à l’achat. Il y aura éventuellement un prix où certains vendeurs seront prêts à se séparer d’une petite partie de leur or, mais ce sera probablement à un niveau difficilement imaginable aujourd’hui. En raison de l’inflation élevée ou de l’hyperinflation, aucun vendeur d’or n’est susceptible d’accepter de la papier-monnaie en échange, mais plutôt d’autres actifs, comme des biens immobiliers ou des entreprises.

CONFISCATION DE L’OR

Un grand nombre de personnes pensent que les gouvernements confisqueront l’or ou interdiront le commerce de l’or. C’est clairement possible et il faut éviter de détenir de l’or dans certains pays comme les États-Unis ou même l’UE.

À mon avis, il y a très peu de chances qu’un pays comme la Suisse, qui a une longue tradition dans l’industrie de l’or et affine 70% des lingots de la planète, interdisse ou confisque l’or. De plus, l’or représente 29% des exportations suisses. Le pays ne tuera certainement pas sa poule aux œufs d’or.

LES FONDS DE PENSION SERONT D’IMPORTANTS ACHETEURS D’OR

J’entends aussi que les gouvernements empêcheront les particuliers de réaliser d’importants profits si l’or atteint des multiples du prix actuel. Mais n’oublions pas qu’au cours des deux prochaines années, les institutions, les fonds de pension et les fonds d’investissement achèteront tout l’or qu’ils pourront se procurer, à n’importe quel prix, comme couverture contre l’inflation. Il est peu probable que les gouvernements confisquent les avoirs en or des retraités et d’autres investisseurs privés.

Il existe un moyen beaucoup plus simple de pénaliser les investisseurs privés qui profiteront de la prochaine hausse du prix de l’or, à savoir, bien sûr, la taxation. Les actifs des riches seront lourdement taxés et c’est pourquoi la planification fiscale est aussi importante que la planification des investissements.

Si Cassandre a raison et que les marchés d’investissement implosent au cours des prochaines années, les investisseurs ont encore une très, très courte période pour protéger leur patrimoine.

Une chute ou un krach majeur des actions pourrait survenir à tout moment. Les métaux précieux et les actions du secteur des métaux précieux sont à l’aube d’un important marché haussier. Ces grands mouvements devraient commencer au plus tard au début de l’automne 2019, et peut-être même plus tôt.

L’OR N’EST PAS UN INVESTISSEMENT – C’EST UNE ASSURANCE ET UNE MONNAIE

Nous devons nous rappeler que l’or n’est pas vraiment un investissement, bien qu’il s’appréciera considérablement en termes réels. L’or est une assurance, l’or est une monnaie, l’or permet de préserver la richesse et l’or est le seul actif qui n’est la dette de personne.

Malheureusement, très peu de gens sont au courant de ces faits importants et sont préparés pour affronter ce qui se profile.

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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EGON VON GREYERZ MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE OR.FR – FONDATEUR MAM

Egon von Greyerz est le fondateur de Matterhorn Asset Management AG et de Goldswitzerland.com. II est actionnaire et membre du conseil d’administration de Goldbroker.com depuis Novembre 2012. Egon von Greyerz avait prévu les problèmes actuels de l’économie mondiale il y a plus de 10 ans. En 2002, quand le prix de l’once d’or était de 300 $, MAM a recommandé à ses investisseurs de placer 50% de leurs actifs en or physique stocké hors du système bancaire. Egon von Greyerz a débuté sa carrière professionnelle à Genève en tant que banquier, puis a passé 17 ans en tant que directeur financier et vice-président de Dixons Group (DSG International Plc), le plus grand détaillant d’équipement électronique et électrique du Royaume-Uni. Depuis les années 1990, Egon von Greyerz a été impliqué activement dans les activités d’investissement financier, dont le conseil en opérations de fusions/acquisitions et en allocation d’actifs pour les fonds familiaux privés. Cela l’a conduit à créer Matterhorn Asset Management comme véhicule principal de gestion d’actifs fondée sur les principes de préservation du patrimoine. La Division Gold Switzerland a été créé pour faciliter l’achat et le stockage de l’or physique pour les investisseurs tant privés qu’institutionnels. Egon von Greyerz fait régulièrement des apparitions dans les médias (CNBC, BBC, King World News) et participe à des conférences sur l’investissement à travers le monde. Il publie également des articles sur les métaux précieux, l’économie mondiale et la préservation du patrimoine

.https://or.fr/actualites/aucun-acheteur-pour-actions-aucun-vendeur-or-1600

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JUDY SHELTON, LA CANDIDATE DE TRUMP POUR LA FED, EST UNE FAN DE L’ÉTALON-OR

JUDY SHELTON, LA CANDIDATE DE TRUMP POUR LA FED, EST UNE FAN DE L’ÉTALON-OR

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 3 JUIL. 2019 | ARTICLES288 

En désignant Judy Shelton pour occuper l’un des deux postes vacants au sein du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), le président Donald Trump a choisi une économiste favorable à un retour à l’étalon-or et critique à l’égard de la politique des banques centrales.

Mme Shelton, qui occupe le poste de directrice à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), s’est exprimée, pas plus tard que l’an dernier, en faveur d’un arrimage du dollar à l’or.

M. Trump a annoncé, sur Twitter, son intention de nommer Shelton et Christopher Waller, actuellement vice-président exécutif à la Fed de Saint-Louis :

Donald J. Trump@realDonaldTrump · 3 juil. 2019

I am pleased to announce that it is my intention to nominate Judy Shelton, Ph. D., U.S. Executive Dir, European Bank of Reconstruction & Development to be on the board of the Federal Reserve….

Donald J. Trump@realDonaldTrump

….Judy is a Founding Member of the board of directors of Empower America and has served on the board of directors of Hilton Hotels.52,7 k00:36 – 3 juil. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité10,9 k personnes parlent à ce sujet

Les deux candidats devront être approuvés par le Sénat, un processus qui pourrait prendre plusieurs mois.

Le 21 avril, Judy Shelton publiait une tribune dans le Wall Street Journal, The Case for Monetary Regime Change (Les arguments en faveur d’un changement de régime monétaire) :

« Malgré tous les discours sur un système « basé sur des règles » pour le commerce international, il n’y a pas de règles quand il s’agit de garantir des conditions de concurrence monétaires équitables. L’étalon-or classique a établi une référence internationale pour les valeurs monétaires, conformément aux principes du libre-échange. Les arrangements actuels permettent aux gouvernements de manipuler leurs devises pour obtenir un avantage à l’exportation.

La monnaie est censée constituer une unité de compte fiable et une réserve de valeur au-delà des frontières et dans le temps. Il est tout à fait raisonnable de se demander s’il ne vaudrait pas mieux lier l’offre de monnaie et de crédit à l’or ou à un autre élément de référence plutôt que de se fier au jugement d’une dizaine de responsables monétaires réunis huit fois par an pour fixer les taux d’intérêt. Un tel système permettrait aux particuliers (comme sous l’étalon-or) ou aux banques centrales étrangères (comme sous Bretton Woods) d’assurer la convertibilité de leur monnaie. Dans les deux cas, cela pourrait diminuer les pressions inflationnistes. »

Dans un article de 2018 pour le think thank libertaire Cato Institute, Shelton a établi une comparaison entre les crypto-monnaies et l’or :

« Si l’attrait des crypto-monnaies réside dans leur capacité à fournir une monnaie commune et à maintenir une valeur uniforme pour chaque unité émise, il suffit de se référer aux antécédents historiques pour confirmer que ces mêmes qualités ont été assurées par l’étalon-or international classique, et ceci, sans compromettre la souveraineté des différents pays. Au contraire : les règles de l’étalon-or permettent aux nations de participer volontairement en opérant conformément à la discipline de la convertibilité de leur propre monnaie en or. »

« Les États-Unis sont le plus grand détenteur de réserves officielles d’or au monde. En proposant un nouveau système monétaire international lié d’une certaine manière à l’or, l’Amérique a l’occasion de continuer à occuper une place prépondérante dans les affaires monétaires internationales tout en promouvant un véritable libre-échange fondé sur une base monétaire solide. L’or a toujours été un dénominateur commun pour mesurer la valeur ; il est largement accepté à tous les niveaux de revenu de la société et est universellement reconnu comme un substitut monétaire ayant une valeur intrinsèque », a-t-elle écrit.

Le choix de Shelton pourrait laisser entrevoir la frustration grandissante de Trump à l’égard des dirigeants de la Fed et de l’orientation de la politique monétaire de la banque centrale. M.Trump a affirmé que la hausse des taux d’intérêt et le resserrement quantitatif ont fait plafonner la croissance du PIB et affaibli la position des États-Unis dans les négociations commerciales avec Pékin. 

Les deux économistes choisis par le président américain se sont déjà exprimés publiquement en faveur de taux d’intérêt directeurs plus bas. Interrogée dans une récente interview pour le Wall Street Journal sur la question de savoir si la banque centrale américaine devrait baisser les taux d’intérêt, elle a déclaré, « La réponse est oui ».

« Lorsque votre économie est prête à croître en raison de la réduction des impôts, de la réduction de la réglementation, de la dynamique des réformes dans les secteurs de l’énergie et du commerce, vous voulez garantir un accès maximal aux capitaux. », a-t-elle déclaré au WSJ. « La pratique de la Fed consistant à payer des intérêts aux banques juste pour garder leurs fonds sur des comptes de dépôt, au lieu de les prêter à l’économie reélle, est malsaine et perturbante ; le taux directeur devrait baisser rapidement lorsque cette pratique sera progressivement éliminée. »

Dans son livre Money Meltdown, publié en 1998, Judy Shelton était déjà arrivé à la conclusion que « les banquiers centraux et leurs défenseurs sont loin d’être omniscients ».

Après la nouvelle de la nomination de Shelton au Conseil des gouverneurs de la Fed, le prix de l’or a grimpé de 10 $, passant de 1 425 $ à 1 435 $ en quelques minutes.

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OR.FR ™  LA RÉDACTION

Notre rédaction, forte de plusieurs années d’expérience cumulées, souhaite apporter à la connaissance des investisseurs le maximum d’informations permettant une prise de décision indépendante et objective concernant leurs investissements dans le secteur des métaux précieux.

https://or.fr/actualites/judy-shelton-candidate-trump-fed-est-fan-etalon-or-1579

La Russie se débarrasse de ses dollars pour acheter de l’or

EconomiePolitique

La Russie se débarrasse de ses dollars pour acheter de l’or

 Audrey Duperron  26 juin 2019 3 minutes read

Une réserve où sont entreposés des lingots d'or
 Pixabay

Ces dernières années, la Russie, cinquième pays du monde pour la taille de ses réserves en devises internationales, a continuellement acheté de l’or. Elle a poursuivi cette pratique, préférant l’or au dollar, même lorsque le cours du métal précieux était en berne. Récemment, ce dernier est reparti à la hausse, et atteint désormais son plus haut niveau en six ans. La stratégie russe s’avère donc payante. 

Habituellement, le dollar est la devise de réserve préférée d’un grand nombre d’Etats, en raison de la rareté des actifs sûrs. Mais la Russie a montré qu’une autre option était possible, et qu’elle pouvait réduire ses réserves en dollars sans nuire à son économie. « Pour le moment, le pays compte peu d’adeptes, mais les achats d’or par les banques centrales sont en hausse », note Leonid Bershidsky de Bloomberg.

Des sanctions américaines imprévisibles

Il rappelle que la Russie a de bonnes raisons de limiter sa détention de dollars. Elle est en effet la cible de sanctions internationales depuis qu’elle a annexé l’Ukraine en 2014. Depuis, l’UE n’a pas durci ces sanctions, en revanche, les États-Unis l’ont fait. Le gouvernement russe et la Banque central russe jugent maintenant que les sanctions américaines dépendent bien davantage de la politique domestique américaine, que du comportement de la  Russie. Autrement dit, ces mesures sont imprévisibles, ce qui a motivé la banque centrale russe à réduire son exposition à ce risque, en diminuant de moitié la part du dollar dans ses réserves en devises. Parallèlement, elle a augmenté la proportion d’euro et de renminbi (yuan).L’année dernière, la Russie a acheté 274 tonnes d’or, ce qui a fait culminer ses réserves de métal jaune totales à 2 113 tonnes. En effet, le métal, qui est indépendant de tout Etat, ne présente pas de danger politique, et est donc idéal pour couvrir le rouble. Néanmoins, entre septembre 2017 et septembre 2018, la valeur totale de ces réserves s’est légèrement érodée, en raison de la dépréciation du métal. Mais depuis, son cours est reparti à la hausse. Cela signifie que le stock d’or russe a gagné 7 %, soit près de 7 milliards de dollars. Et si cette hausse des prix se poursuit, les réserves de métal précieux russes représenteront rapidement environ 20 % de l’ensemble des réserves internationales du pays. Cela implique qu’à ce moment-là, la Russie détiendra autant d’or que de dollars.

D’autres pays se livrent à cette « dédollarisation »

La Russie n’est d’ailleurs pas la seule à choisir le métal jaune. Au Premier trimestre de cette année, les banques centrales du monde entier ont acquis 145,5 tonnes d’or, soit 68 % de plus qu’au cours de la même période l’année dernière, révèlent des chiffres du World Gold Council (WGC). C’est aussi le niveau le plus élevé depuis 2013. Sur les quatre derniers trimestres, les achats d’or auprès des banques centrales ont atteint le niveau record de 716 tonnes.

La Russie demeure le plus gros acheteur, avec 55 tonnes, devant la Turquie (40 tonnes) et la Chine (33 tonnes). Les achats ont concerné des pays coutumiers de ce type de placement, mais on constate aussi des pays plus inhabituels. L’Équateur, par exemple, a décidé cette année d’acquérir de l’or pour la première fois depuis cinq ans. Le Qatar et la Colombie ont également effectué de gros achats au cours du dernier trimestre.

Ces pays sont principalement ceux qui souhaitent réduire leur dépendance au dollar. Avec ces achats, ces banques centrales cherchent en effet à « dédollariser » les économies de leurs pays respectifs, en substituant le métal précieux à leurs réserves en dollars. Très souvent, il s’agit de pays qui disposent de réserves d’or moins importantes que la plupart des pays d’Europe occidentale.

La Chine, qui a eu elle aussi maille à partir avec les États-Unis, a elle aussi commencé à réduire progressivement ses réserves en dollars, en les échangeant contre de l’or. L’Inde, qui fait partie des 10 pays qui détiennent les plus grosses réserves en devises internationales, a elle aussi acheté beaucoup de métal jaune.

Les taux d’intérêt américains au plus bas, la progression de la dette américaine et l’imprévisibilité du gouvernement américain réduisent l’attrait pour le dollar de nombreux pays. Ils lui substituent donc l’or, qui apparaît plus sûr. Il ne serait pas étonnant que dans quelques années, d’autres pays décident de copier le modèle russe, et de privilégier l’or au détriment du dollar.

« L’administration américaine actuelle et future devrait faire preuve de prudence afin d’éviter de donner à d’autres pays des incitations similaires pour qu’ils se débarrassent de leur dépendance au dollar et qu’ils suivent l’exemple du Kremlin », conclut Bershidsky.

https://fr.express.live/russie-reserves-or-dedollarisation/

LA SERBIE ET LES PHILIPPINES REJOIGNENT LA CHASSE À L’OR MONDIALE

LA SERBIE ET LES PHILIPPINES REJOIGNENT LA CHASSE À L’OR MONDIALE

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 30 MAI 2019 | ARTICLES976 

Deux nouveaux pays, la Serbie et les Philippines, ont annoncé leur intention d’augmenter leurs réserves nationales d’or. Ils suivent ainsi l’exemple d’autres banques centrales qui accumulent des lingots dans le but de réduire leur dépendance au dollar américain.

D’après le média serbe Vecernje Novosti, Belgrade augmentera ses réserves d’or de 20 à 30 tonnes d’ici la fin de l’année. Par mesure de sécurité, le pays prévoit de porter ses réserves à 50 tonnes d’ici la fin 2020. Les statistiques de la Banque nationale de Serbie montrent que les réserves de change s’élèvent actuellement à 11 milliards €.

La décision de renforcer les réserves d’or aurait été prise à la suite d’une réunion entre le FMI et le président serbe Aleksandar Vučić au début du mois. Les représentants du FMI ont indiqué qu’ils approuveraient l’achat d’or de Belgrade s’il s’inscrit dans la stratégie d’accroissement des réserves de change du pays.

Mercredi dernier, la Banque centrale des Philippines (BSP) a annoncé l’adoption d’une loi exonérant les petits exploitants miniers de droits et taxes d’accise en cas de vente à l’institution financière. Cette mesure a été justifiée comme un moyen d’accroître les réserves de change et de lutter contre la contrebande.

Selon Reuters, les petits mineurs ont trouvé un moyen de contourner les taxes introduites en 2011 en vendant l’or au marché noir. La loi leur permet désormais de vendre tout l’or produit à la BSP, au cours du marché international. Les réserves d’or des Philippines sont demeurées inchangées, aux alentours de 198 tonnes, au premier trimestre 2019 et au quatrième trimestre 2018. L’or représente environ 10% des réserves de change brutes du pays, qui s’élevaient à 83,96 milliards $ à la fin avril.

De nombreux pays accumulent des lingots d’or afin de diversifier leurs réserves de change et s’éloigner du dollar américain.

Selon les données du World Gold Council (WGC), les achats nets totaux des banques centrales au premier trimestre 2019 ont atteint leur plus haut niveau depuis 2013. Les achats ont bondi de 68% par rapport à l’année dernière, à 145,5 tonnes.

Cette tendance mondiale a été menée par la Russie et la Chine. Les achats nets d’or de la Banque centrale russe ont été les plus élevés au premier trimestre 2019. Le pays a ajouté 55,3 tonnes, portant ses réserves d’or à 2 168,3 tonnes et devenant ainsi le plus gros acheteur mondial de ce métal précieux.

Dans le même temps, Moscou a réduit considérablement ses avoirs en bons du Trésor américain, dans le cadre de son plan de dédollarisation. Le sixième détenteur d’or au monde, la Chine, a acquis 33 tonnes au cours du premier trimestre 2019.

L’Inde a suivi l’exemple en achetant 8,2 tonnes d’or depuis le début de l’année. En 2018, la Banque de réserve de l’Inde a acheté 42,3 tonnes. L’institution détient actuellement 608,7 tonnes d’or, ce qui représente environ 7% de ses réserves de change.

Source originale: Rt

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LA THÉORIE MONÉTAIRE MODERNE (TMM), ATTENTION DANGER

LA THÉORIE MONÉTAIRE MODERNE (TMM), ATTENTION DANGER

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 30 MAI 2019 | ARTICLES232 

Une nouvelle théorie rencontre un succès croissant aux États-Unis, et elle commence à faire parler d’elle en Europe. Retenez bien ce nom, vous l’entendrez de plus en plus : la Théorie Monétaire Moderne (TMM). Elle vient de la gauche du Parti Démocrate et elle recommande de faire encore plus de déficit budgétaire, mais financé par la planche à billets plutôt que par des obligations du Trésor. Pourquoi ? Parce qu’on peut faire plus de déficit de cette façon !

En effet, si le déficit public est financé par émission d’obligations, la limite est la capacité des agents économiques à détenir des obligations, et celle-ci peut saturer rapidement, une fois que les épargnants ont consacrée une large part de leurs avoirs à l’assurance-vie (surtout investie en obligations d’État). Les choses se compliquent d’autant plus que le niveau d’épargne est faible, comme c’est le cas aux États-Unis. Reste bien sûr la possibilité de vendre ces obligations à l’international, mais là encore la capacité d’absorption n’est pas illimitée et, surtout, cela fait peser un risque géopolitique, un pays créancier pouvant vendre en masse afin provoquer une chute de cours ou même une crise financière.

Par contre, la limite au déficit financé par la planche à billets est la capacité des agents économiques à détenir de la monnaie, or celle-ci est très importante puisqu’ils perdent difficilement confiance dans la monnaie. Le billet de banque semble incarner une valeur « officielle » indubitable. On ne note d’ailleurs pas de phénomène de « fuite devant la monnaie » au Japon où, pourtant, la dette publique atteint près de trois fois le niveau du PIB.

La Théorie Monétaire Moderne (TMM) est une prime à l’irresponsabilité, une fuite en avant, avec une fin qui sera douloureuse car ceux qui la professent n’ont manifestement pas étudié de près le Zimbabwe, le Venezuela, ou l’Allemagne de Weimar. Dans ces pays, la planche à billet a débouché sur l’hyperinflation et la ruine généralisée. À un moment donné, les acteurs économiques se mettent à douter de la valeur de la monnaie et ils s’en débarrassent en vitesse pour acquérir des biens réels (nourriture, immobilier, or), les prix explosent et la situation devient irrattrapable.

Cette théorie relève plutôt d’une contre-offensive des keynésiens, toujours obsédés par la dépense publique, et elle trouve une nouvelle justification avec « l’urgence écologique » et la « transition énergétique » qui nécessitent des milliers de milliards d’euros d’investissement. C’est en tout cas par ce biais que la TMM fait son chemin en Europe et déjà plusieurs responsables politiques demandent à sortir les investissements dans les énergies renouvelables de la règle des 3% de déficit budgétaire, ou que la BCE participe directement à ces dépenses.

Soyons clairs, les partisans de la Théorie Monétaire Moderne veulent notre ruine, et ils semblent malheureusement plus puissants de jour en jour. Pour s’en protéger, pas besoin de « théorie », seulement d’un bon réflexe : faire mouvement vers les actifs réels (or physique, immobilier…).

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / DOCTEUR EN ÉCONOMIE

https://or.fr/actualites/theorie-monetaire-moderne-tmm-attention-danger-1545

Managem récupère sa cargaison d’or saisie au Soudan

Managem récupère sa cargaison d’or saisie au Soudan

La cargaison d’or, appartenant à Managem, saisie au Soudan le 8 mai dernier, a finalement été remise à la société minière marocaine, annonce Managem dans un communiqué parvenu à Le Site info. Le chargement de 217 kg d’or a été restitué.

“Dans le cadre d’un chargement régulier et après avoir accompli toutes les formalités administratives en conformité avec la réglementation en vigueur, le 8 mai dernier un blocage administratif inattendu a provoqué le gel d’une opération d’exportation. Tout cela a été clarifié et les autorités locales ont pu reconnaître notre respect scrupuleux des procédures réglementaires”, peut-on lire.

Et d’ajouter: “Nous tenons de fait à saluer la rigueur des autorités soudanaises et à rendre hommage à leur très grand professionnalisme. Ce dénouement positif nous a permis de finaliser l’exportation de cette cargaison vers notre client”.

A ce titre, Managem a fait le point au sujet de ses opérations au Soudan. “Managem opère au Soudan depuis plus de 10 ans et développe la mine de Gabgaba à travers sa filiale MANUB. La production d’or y a démarré en 2012. Grâce à son expertise et à la mobilisation de ses équipes, Managem a réussi à construire une usine “state-of-theart”, l’une des premières unités industrielles du pays. Cela représente depuis le début un investissement de 120 millions de dollars pour l’exploration et la construction. De fait, Managem représente un acteur économique important dans la région où il emploie 900 personnes”, clarifie la société.

Par ailleurs, Managem a dressé un bilan de ses activités au Maroc et en Afrique. “Partout où il intervient, Managem est respecté et reconnu pour son sérieux et pour le strict respect des lois et des réglementations du pays où notre Groupe est implanté. Nous opérons depuis près de 90 ans dans la production et la commercialisation des métaux de base, des métaux précieux, du cobalt et d’autres minerais, au Maroc et en Afrique. Notre capacité à opérer sur des terrains complexes est essentielle pour développer nos activités de façon durable”, indique le communiqué.

Rappelons qu’un hélicoptère appartenant à la société minière marocaine Managem, avait été intercepté par les autorités soudanaises. L’appareil, qui transportait des kilos d’or, ne disposait pas des autorisations nécessaires selon les médias locaux.

L’avion, qui était en provenance de la région de Qabqah et à destination de Khartoum, avait été immobilisé par les Forces de soutien rapide.

A.K.A.

https://www.lesiteinfo.com/maroc/managem-recupere-sa-cargaison-dor-saisie-au-soudan/?utm_source=flashnews&utm_medium=flashnews&utm_campaign=flashnews

LES GAFA VONT-ILS PRÉCIPITER LA CHUTE DES BANQUES ?

LES GAFA VONT-ILS PRÉCIPITER LA CHUTE DES BANQUES ?

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 2 MAI 2019 | ARTICLES2197 

La question n’a rien de saugrenu : les GAFA investissent les services bancaires, ainsi qu’une floppée de fintechs. Apple s’est lancé dans le paiement en 2014 et vient de s’allier avec Goldman Sachs pour proposer une carte de crédit. Facebook autorise le paiement sur sa messagerie et devrait lancer cet été une cryptomonnaie. Amazon regarde de près le secteur et Google cherche à étendre son service de paiement, Google Pay. Parallèlement, une multitude de fintechs à travers le monde proposent l’ouverture de comptes bancaires avec des frais de fonctionnement réduits.

La technique est toujours la même : commencer par le paiement, y compris en partenariat avec les banques, qui ainsi ne se doutent de rien, puis renforcer le contact avec le client, lui proposer d’autres services, et enfin prendre son autonomie vis-à-vis des banques, qui se retrouvent le bec dans l’eau. Apple illustre parfaitement cette stratégie.

Facebook envisage même de lancer sa propre cryptomonnaie cet été, le Facebook Coin. Rien d’officiel pour l’instant, mais les confidences du top management indiquent que le projet avance. Les virements transnationaux seraient à la portée de tous et très bon marché alors que les prestataires actuels exigent de confortables commissions. De plus, non seulement les banques, mais aussi Visa et Mastercard, seraient mis sur la touche avec le Facebook Coin.

Bien sûr, ces nouveaux acteurs ne représentent que quelques pourcents de part de marché aujourd’hui, mais il faut regarder la situation au niveau mondial et en termes de dynamique. Presque la moitié de la population mondiale n‘est pas bancarisée et ces acteurs technologiques sont les mieux placés pour répondre à ce besoin (un smartphone + une appli, et voici un compte en banque). Les perspectives de croissance des banques traditionnelles sont sérieusement obérées. D’autre part, dans les pays développés, les jeunes générations n’ont pas les craintes de leurs aînés pour les services bancaires dématérialisés, au contraire, ils baignent dedans.

On peut aussi prévoir qu’une question deviendra cruciale dans les années à venir, face aux prévisions d’un nombre croissant d’économistes d’une prochaine crise financière : où préférez-vous déposer votre cash ? Dans une banque au bilan perclus de dettes, ou chez Apple qui dispose d’un matelas de 200 milliards de dollars de liquidités ? Les gens vont se rendre compte que déposer ses économies à la Deutsche Bank, par exemple, relève d’une prise de risque insensée. Puis, que peuvent proposer les banques classiques pour garder leurs clients ? Des placements ? Ils ne rapportent plus rien à cause des taux zéro ! Du crédit immobilier, c’est tout, et il finira certainement un jour ou l’autre par être « ubérisé ».

Les épargnants vont apprendre à devenir résilients face aux crises financières et bancaires qui ne manqueront pas de survenir tellement les dettes publiques et privées gonflent partout dans le monde : du cash dans un établissement capable de résister aux crises (donc pas une banque), de l’immobilier, un peu de cryptomonnaie, et de l’or physique pour se protéger contre les risques bancaire et monétaire. Le dernier cri de la technologie et la monnaie la plus ancestrale, voici la bonne formule !

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / MEMBRE DE L’ÉQUIPE ÉDITORIALE D’OR.FR

https://or.fr/actualites/gafa-vont-ils-precipiter-chute-des-banques-1528

La Russie en tête du classement mondial des acheteurs d’or alors qu’elle se détourne du dollar américain

La Russie en tête du classement mondial des acheteurs d’or alors qu’elle se détourne du dollar américain

La Russie en tête du classement mondial des acheteurs d'or alors qu'elle se détourne du dollar américain

Les réserves mondiales d’or ont augmenté de 145,5 tonnes du début de l’année à la fin du mois de mars, soit une augmentation de 68% par rapport à la même période de 2018. C’est la plus forte augmentation des réserves mondiales pour cette période depuis 2013, selon le Rapport du World Gold Council (WSG), publié jeudi.

La banque centrale russe a ajouté 55,3 tonnes à ses voûtes au premier trimestre, portant ses vastes réserves d’or à 2 168,3 tonnes, ce qui en fait de nouveau le premier acheteur d’or, a indiqué le rapport.

AUSSI SUR RT.COMCinq pays avec les plus grandes réserves d’or au monde« La Russie a acheté 274,3 t en 2018 – la quatrième année consécutive d’augmentation de + 200 t – tout en réduisant de manière drastique ses avoirs dans le Trésor américain, dans le cadre de sa campagne de » réduction du dollar « , a déclaré le conseil.

La Chine s’est classée deuxième parmi les plus gros acheteurs au cours de la période, avec 33 tonnes. Beijing a repris ses achats en décembre, après une pause de plus de deux ans. Plusieurs autres pays ont considérablement augmenté leurs réserves d’or, notamment l’Équateur, la Turquie, l’Inde et le Kazakhstan.

AUSSI SUR RT.COMJusqu’à ce que la dette nous SÉPARE: la Russie et la Chine continuent de se débarrasser des trésors américainsLe désir d’acheter le métal précieux a été motivé par «l’incertitude économique causée par les tensions commerciales, une croissance atone et un environnement de taux d’intérêt bas / négatifs» , a noté le WSG.

La Russie est actuellement le cinquième plus grand détenteur d’or au monde et si la tendance haussière actuelle se maintient, elle pourrait devancer la France et l’Italie et entrer parmi les trois premiers détenteurs d’or d’ici un an.

https://www.rt.com/business/458281-russia-leading-gold-buyer/

Les banques russes rejoignent le système mondial chinois de paiements alternatifs

 

29.avril.2019 // Les Crises

Les banques russes rejoignent le système mondial chinois de paiements alternatifs

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Source : Sentinelles Saps, 13-04-2019

Alors que la Russie se débarrasse activement de ses dollars américains et achète de l’or au rythme le plus rapide depuis des décennies, il n’est pas difficile de déchiffrer ce qui estécrit sur le mur pour savoir ce que le Kremlin pense de la possibilité d’une détente dans les relations douloureuses entre les États-Unis et la Russie.

Et comme la Russie cherche maintenant clairement à mettre fin aux liens monétaires avec un « ouest » arrimé au dollar, il n’y a qu’une alternative : la Chine. C’est pourquoi il n’est probablement pas surprenant que plusieurs banques russes aient rejoint le système chinois de paiements internationaux (CIPS), également connu sous le nom de « SWIFT chinois », afin de faciliter les opérations entre les deux pays, selon un haut responsable de la Banque centrale de Russie (CBR).

« En ce qui concerne la coopération sur les systèmes de paiement, plusieurs banques sont déjà connectées à CIPS, ce qui permet de faciliter la procédure d’acheminement des paiements », a déclaré Vladimir Shapovalov, directeur du département de la coopération internationale de la CBR, en début de semaine au forum international russo-chinois.

Dans le même temps, comme le note Russia Today, le régulateur espère que ses homologues chinois accorderont une plus grande attention à la solution proposée par la Russie qui a son propre SWIFT, le SFPS (Système de transfert des messages financiers), car il « peut stimuler davantage les échanges bilatéraux », a-t-il ajouté.

Comme RT l’a écrit, la Russie a activement présenté son réseau SFPS, créé en 2014 en réponse aux menaces des États-Unis de déconnecter la Russie de SWIFT, à des partenaires étrangers, dont la Chine, après que sa version à l’exportation eu été prête l’an dernier. La première transaction du système, impliquant une entreprise non bancaire, a été réalisée par le grand groupe pétrolier russe Rosneft en décembre 2017. Environ 500 participants, parmi lesquels d’importantes institutions financières et sociétés russes, ont déjà adhéré. Alors que l’Europe envisage des alternatives à SWIFT, afin de continuer à financer le régime iranien – suite à son exclusion du système monétaire basé sur le dollar, après réimposition des sanctions iraniennes par Trump – le statut de réserve du dollar américain serait sérieusement compromis si Bruxelles rejoignait également l’alternative chinoise ou russe à l’utilisation du dollar, un processus provoqué par la diminution des allocations en dollars américains de la part des gestionnaires des réserves des banques centrales… qui est déjà en cours :

Source : Sentinelles Saps, 13-04-2019

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

https://www.les-crises.fr/les-banques-russes-rejoignent-le-systeme-mondial-chinois-de-paiements-alternatifs/

Notre-Dame de Paris, victime du dédain pour le patrimoine

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 17 AVR. 2019 | ARTICLES270 

Quand on parle d’or, on parle de patrimoine, personnel et financier, qui inclut également de l’immobilier, éventuellement des œuvres d’art. Il existe aussi sous forme immatérielle, pour le savoir-faire ou les valeurs que l’on transmet. Mais on invoque aussi le patrimoine collectif, de nature économique certes, mais plus souvent culturel, celui d’une région, d’une nation, d’une civilisation ou du monde. À chaque fois, on a affaire à quelque chose qui n’est pas remplaçable, dont le caractère unique participe à la fascination que l’on ressent. D’où le sens d’une perte irrémédiable lorsqu’une œuvre disparaît ou subit de graves outrages. Nous sommes tous touchés – presque dans notre chair – par l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril. Elle sera certes reconstruite, mais des éléments ont disparu à jamais, dont sa célèbre charpente en chêne du XIIIe siècle.

Tout n’est pas irremplaçable dans une société, de multiples choses sont reproductibles. C’est bien ainsi, cela favorise la « croissance », l’enrichissement, pour le moins économique. Mais il faut savoir garder un équilibre, et nous l’avons peut-être perdu. Dans le domaine culturel, justement, nos sociétés favorisent – au niveau de l’attention comme du budget – les événements « festifs », dont savait se moquer l’essayiste Philippe Muray (1945-2006). Chroniqueur de notre désastre contemporain, où le « festivisme » fait loi, il dénonçait l’Homo festivus, le citoyen moyen de la post-histoire.

Tous ces événements festifs, qui mettent en valeur les responsables politiques qui les lancent, ont de plus en plus grignoté le budget nécessaire à l’entretien du patrimoine, moins funny il est vrai. Cela fait des années qu’il aurait fallu restaurer Notre-Dame de Paris, mais l’argent manquait, voyez-vous. Et l’Histoire se rappelle brutalement à nous.

Cette dichotomie entre le patrimoine et le festif – où le premier devrait avoir prééminence sur le second – se retrouve dans le patrimoine financier, dans la monnaie elle-même, entre l’étalon-or et la monnaie-papier, simple signe abstrait détaché de tout référent depuis le 15 août 1971, date à laquelle Richard Nixon a déclaré la fin de la convertibilité entre l’or et le dollar. Ce signe qui flotte, imprimé en quantité par les banques centrales, qui alimente de gigantesques dettes publiques et privées, que vaut-il vraiment ? L’or, lui, on connaît sa valeur. Un tableau aussi, et ne parlons pas d’une cathédrale.

Déjà plusieurs centaines de millions d’euros affluent pour reconstruire Notre-Dame, venant d’ailleurs de grandes fortunes et d’entreprises plutôt que de l’État, dont c’est pourtant la mission. Mais cela restera bien modique par rapport aux milliards qui seront engloutis pour les Jeux olympiques de « Paris 2024 » et son prévisible déluge de festivités. Il est temps de retrouver un sens des valeurs et une exigence de notre patrimoine, dans toutes ses dimensions.

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / MEMBRE DE L’ÉQUIPE ÉDITORIALE D’OR.FR

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