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LA THÉORIE MONÉTAIRE MODERNE (TMM), ATTENTION DANGER

LA THÉORIE MONÉTAIRE MODERNE (TMM), ATTENTION DANGER

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 30 MAI 2019 | ARTICLES232 

Une nouvelle théorie rencontre un succès croissant aux États-Unis, et elle commence à faire parler d’elle en Europe. Retenez bien ce nom, vous l’entendrez de plus en plus : la Théorie Monétaire Moderne (TMM). Elle vient de la gauche du Parti Démocrate et elle recommande de faire encore plus de déficit budgétaire, mais financé par la planche à billets plutôt que par des obligations du Trésor. Pourquoi ? Parce qu’on peut faire plus de déficit de cette façon !

En effet, si le déficit public est financé par émission d’obligations, la limite est la capacité des agents économiques à détenir des obligations, et celle-ci peut saturer rapidement, une fois que les épargnants ont consacrée une large part de leurs avoirs à l’assurance-vie (surtout investie en obligations d’État). Les choses se compliquent d’autant plus que le niveau d’épargne est faible, comme c’est le cas aux États-Unis. Reste bien sûr la possibilité de vendre ces obligations à l’international, mais là encore la capacité d’absorption n’est pas illimitée et, surtout, cela fait peser un risque géopolitique, un pays créancier pouvant vendre en masse afin provoquer une chute de cours ou même une crise financière.

Par contre, la limite au déficit financé par la planche à billets est la capacité des agents économiques à détenir de la monnaie, or celle-ci est très importante puisqu’ils perdent difficilement confiance dans la monnaie. Le billet de banque semble incarner une valeur « officielle » indubitable. On ne note d’ailleurs pas de phénomène de « fuite devant la monnaie » au Japon où, pourtant, la dette publique atteint près de trois fois le niveau du PIB.

La Théorie Monétaire Moderne (TMM) est une prime à l’irresponsabilité, une fuite en avant, avec une fin qui sera douloureuse car ceux qui la professent n’ont manifestement pas étudié de près le Zimbabwe, le Venezuela, ou l’Allemagne de Weimar. Dans ces pays, la planche à billet a débouché sur l’hyperinflation et la ruine généralisée. À un moment donné, les acteurs économiques se mettent à douter de la valeur de la monnaie et ils s’en débarrassent en vitesse pour acquérir des biens réels (nourriture, immobilier, or), les prix explosent et la situation devient irrattrapable.

Cette théorie relève plutôt d’une contre-offensive des keynésiens, toujours obsédés par la dépense publique, et elle trouve une nouvelle justification avec « l’urgence écologique » et la « transition énergétique » qui nécessitent des milliers de milliards d’euros d’investissement. C’est en tout cas par ce biais que la TMM fait son chemin en Europe et déjà plusieurs responsables politiques demandent à sortir les investissements dans les énergies renouvelables de la règle des 3% de déficit budgétaire, ou que la BCE participe directement à ces dépenses.

Soyons clairs, les partisans de la Théorie Monétaire Moderne veulent notre ruine, et ils semblent malheureusement plus puissants de jour en jour. Pour s’en protéger, pas besoin de « théorie », seulement d’un bon réflexe : faire mouvement vers les actifs réels (or physique, immobilier…).

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / DOCTEUR EN ÉCONOMIE

https://or.fr/actualites/theorie-monetaire-moderne-tmm-attention-danger-1545

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Managem récupère sa cargaison d’or saisie au Soudan

Managem récupère sa cargaison d’or saisie au Soudan

La cargaison d’or, appartenant à Managem, saisie au Soudan le 8 mai dernier, a finalement été remise à la société minière marocaine, annonce Managem dans un communiqué parvenu à Le Site info. Le chargement de 217 kg d’or a été restitué.

“Dans le cadre d’un chargement régulier et après avoir accompli toutes les formalités administratives en conformité avec la réglementation en vigueur, le 8 mai dernier un blocage administratif inattendu a provoqué le gel d’une opération d’exportation. Tout cela a été clarifié et les autorités locales ont pu reconnaître notre respect scrupuleux des procédures réglementaires”, peut-on lire.

Et d’ajouter: “Nous tenons de fait à saluer la rigueur des autorités soudanaises et à rendre hommage à leur très grand professionnalisme. Ce dénouement positif nous a permis de finaliser l’exportation de cette cargaison vers notre client”.

A ce titre, Managem a fait le point au sujet de ses opérations au Soudan. “Managem opère au Soudan depuis plus de 10 ans et développe la mine de Gabgaba à travers sa filiale MANUB. La production d’or y a démarré en 2012. Grâce à son expertise et à la mobilisation de ses équipes, Managem a réussi à construire une usine “state-of-theart”, l’une des premières unités industrielles du pays. Cela représente depuis le début un investissement de 120 millions de dollars pour l’exploration et la construction. De fait, Managem représente un acteur économique important dans la région où il emploie 900 personnes”, clarifie la société.

Par ailleurs, Managem a dressé un bilan de ses activités au Maroc et en Afrique. “Partout où il intervient, Managem est respecté et reconnu pour son sérieux et pour le strict respect des lois et des réglementations du pays où notre Groupe est implanté. Nous opérons depuis près de 90 ans dans la production et la commercialisation des métaux de base, des métaux précieux, du cobalt et d’autres minerais, au Maroc et en Afrique. Notre capacité à opérer sur des terrains complexes est essentielle pour développer nos activités de façon durable”, indique le communiqué.

Rappelons qu’un hélicoptère appartenant à la société minière marocaine Managem, avait été intercepté par les autorités soudanaises. L’appareil, qui transportait des kilos d’or, ne disposait pas des autorisations nécessaires selon les médias locaux.

L’avion, qui était en provenance de la région de Qabqah et à destination de Khartoum, avait été immobilisé par les Forces de soutien rapide.

A.K.A.

https://www.lesiteinfo.com/maroc/managem-recupere-sa-cargaison-dor-saisie-au-soudan/?utm_source=flashnews&utm_medium=flashnews&utm_campaign=flashnews

LES GAFA VONT-ILS PRÉCIPITER LA CHUTE DES BANQUES ?

LES GAFA VONT-ILS PRÉCIPITER LA CHUTE DES BANQUES ?

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 2 MAI 2019 | ARTICLES2197 

La question n’a rien de saugrenu : les GAFA investissent les services bancaires, ainsi qu’une floppée de fintechs. Apple s’est lancé dans le paiement en 2014 et vient de s’allier avec Goldman Sachs pour proposer une carte de crédit. Facebook autorise le paiement sur sa messagerie et devrait lancer cet été une cryptomonnaie. Amazon regarde de près le secteur et Google cherche à étendre son service de paiement, Google Pay. Parallèlement, une multitude de fintechs à travers le monde proposent l’ouverture de comptes bancaires avec des frais de fonctionnement réduits.

La technique est toujours la même : commencer par le paiement, y compris en partenariat avec les banques, qui ainsi ne se doutent de rien, puis renforcer le contact avec le client, lui proposer d’autres services, et enfin prendre son autonomie vis-à-vis des banques, qui se retrouvent le bec dans l’eau. Apple illustre parfaitement cette stratégie.

Facebook envisage même de lancer sa propre cryptomonnaie cet été, le Facebook Coin. Rien d’officiel pour l’instant, mais les confidences du top management indiquent que le projet avance. Les virements transnationaux seraient à la portée de tous et très bon marché alors que les prestataires actuels exigent de confortables commissions. De plus, non seulement les banques, mais aussi Visa et Mastercard, seraient mis sur la touche avec le Facebook Coin.

Bien sûr, ces nouveaux acteurs ne représentent que quelques pourcents de part de marché aujourd’hui, mais il faut regarder la situation au niveau mondial et en termes de dynamique. Presque la moitié de la population mondiale n‘est pas bancarisée et ces acteurs technologiques sont les mieux placés pour répondre à ce besoin (un smartphone + une appli, et voici un compte en banque). Les perspectives de croissance des banques traditionnelles sont sérieusement obérées. D’autre part, dans les pays développés, les jeunes générations n’ont pas les craintes de leurs aînés pour les services bancaires dématérialisés, au contraire, ils baignent dedans.

On peut aussi prévoir qu’une question deviendra cruciale dans les années à venir, face aux prévisions d’un nombre croissant d’économistes d’une prochaine crise financière : où préférez-vous déposer votre cash ? Dans une banque au bilan perclus de dettes, ou chez Apple qui dispose d’un matelas de 200 milliards de dollars de liquidités ? Les gens vont se rendre compte que déposer ses économies à la Deutsche Bank, par exemple, relève d’une prise de risque insensée. Puis, que peuvent proposer les banques classiques pour garder leurs clients ? Des placements ? Ils ne rapportent plus rien à cause des taux zéro ! Du crédit immobilier, c’est tout, et il finira certainement un jour ou l’autre par être « ubérisé ».

Les épargnants vont apprendre à devenir résilients face aux crises financières et bancaires qui ne manqueront pas de survenir tellement les dettes publiques et privées gonflent partout dans le monde : du cash dans un établissement capable de résister aux crises (donc pas une banque), de l’immobilier, un peu de cryptomonnaie, et de l’or physique pour se protéger contre les risques bancaire et monétaire. Le dernier cri de la technologie et la monnaie la plus ancestrale, voici la bonne formule !

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / MEMBRE DE L’ÉQUIPE ÉDITORIALE D’OR.FR

https://or.fr/actualites/gafa-vont-ils-precipiter-chute-des-banques-1528

La Russie en tête du classement mondial des acheteurs d’or alors qu’elle se détourne du dollar américain

La Russie en tête du classement mondial des acheteurs d’or alors qu’elle se détourne du dollar américain

La Russie en tête du classement mondial des acheteurs d'or alors qu'elle se détourne du dollar américain

Les réserves mondiales d’or ont augmenté de 145,5 tonnes du début de l’année à la fin du mois de mars, soit une augmentation de 68% par rapport à la même période de 2018. C’est la plus forte augmentation des réserves mondiales pour cette période depuis 2013, selon le Rapport du World Gold Council (WSG), publié jeudi.

La banque centrale russe a ajouté 55,3 tonnes à ses voûtes au premier trimestre, portant ses vastes réserves d’or à 2 168,3 tonnes, ce qui en fait de nouveau le premier acheteur d’or, a indiqué le rapport.

AUSSI SUR RT.COMCinq pays avec les plus grandes réserves d’or au monde« La Russie a acheté 274,3 t en 2018 – la quatrième année consécutive d’augmentation de + 200 t – tout en réduisant de manière drastique ses avoirs dans le Trésor américain, dans le cadre de sa campagne de » réduction du dollar « , a déclaré le conseil.

La Chine s’est classée deuxième parmi les plus gros acheteurs au cours de la période, avec 33 tonnes. Beijing a repris ses achats en décembre, après une pause de plus de deux ans. Plusieurs autres pays ont considérablement augmenté leurs réserves d’or, notamment l’Équateur, la Turquie, l’Inde et le Kazakhstan.

AUSSI SUR RT.COMJusqu’à ce que la dette nous SÉPARE: la Russie et la Chine continuent de se débarrasser des trésors américainsLe désir d’acheter le métal précieux a été motivé par «l’incertitude économique causée par les tensions commerciales, une croissance atone et un environnement de taux d’intérêt bas / négatifs» , a noté le WSG.

La Russie est actuellement le cinquième plus grand détenteur d’or au monde et si la tendance haussière actuelle se maintient, elle pourrait devancer la France et l’Italie et entrer parmi les trois premiers détenteurs d’or d’ici un an.

https://www.rt.com/business/458281-russia-leading-gold-buyer/

Les banques russes rejoignent le système mondial chinois de paiements alternatifs

 

29.avril.2019 // Les Crises

Les banques russes rejoignent le système mondial chinois de paiements alternatifs

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Source : Sentinelles Saps, 13-04-2019

Alors que la Russie se débarrasse activement de ses dollars américains et achète de l’or au rythme le plus rapide depuis des décennies, il n’est pas difficile de déchiffrer ce qui estécrit sur le mur pour savoir ce que le Kremlin pense de la possibilité d’une détente dans les relations douloureuses entre les États-Unis et la Russie.

Et comme la Russie cherche maintenant clairement à mettre fin aux liens monétaires avec un « ouest » arrimé au dollar, il n’y a qu’une alternative : la Chine. C’est pourquoi il n’est probablement pas surprenant que plusieurs banques russes aient rejoint le système chinois de paiements internationaux (CIPS), également connu sous le nom de « SWIFT chinois », afin de faciliter les opérations entre les deux pays, selon un haut responsable de la Banque centrale de Russie (CBR).

« En ce qui concerne la coopération sur les systèmes de paiement, plusieurs banques sont déjà connectées à CIPS, ce qui permet de faciliter la procédure d’acheminement des paiements », a déclaré Vladimir Shapovalov, directeur du département de la coopération internationale de la CBR, en début de semaine au forum international russo-chinois.

Dans le même temps, comme le note Russia Today, le régulateur espère que ses homologues chinois accorderont une plus grande attention à la solution proposée par la Russie qui a son propre SWIFT, le SFPS (Système de transfert des messages financiers), car il « peut stimuler davantage les échanges bilatéraux », a-t-il ajouté.

Comme RT l’a écrit, la Russie a activement présenté son réseau SFPS, créé en 2014 en réponse aux menaces des États-Unis de déconnecter la Russie de SWIFT, à des partenaires étrangers, dont la Chine, après que sa version à l’exportation eu été prête l’an dernier. La première transaction du système, impliquant une entreprise non bancaire, a été réalisée par le grand groupe pétrolier russe Rosneft en décembre 2017. Environ 500 participants, parmi lesquels d’importantes institutions financières et sociétés russes, ont déjà adhéré. Alors que l’Europe envisage des alternatives à SWIFT, afin de continuer à financer le régime iranien – suite à son exclusion du système monétaire basé sur le dollar, après réimposition des sanctions iraniennes par Trump – le statut de réserve du dollar américain serait sérieusement compromis si Bruxelles rejoignait également l’alternative chinoise ou russe à l’utilisation du dollar, un processus provoqué par la diminution des allocations en dollars américains de la part des gestionnaires des réserves des banques centrales… qui est déjà en cours :

Source : Sentinelles Saps, 13-04-2019

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

https://www.les-crises.fr/les-banques-russes-rejoignent-le-systeme-mondial-chinois-de-paiements-alternatifs/

Notre-Dame de Paris, victime du dédain pour le patrimoine

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 17 AVR. 2019 | ARTICLES270 

Quand on parle d’or, on parle de patrimoine, personnel et financier, qui inclut également de l’immobilier, éventuellement des œuvres d’art. Il existe aussi sous forme immatérielle, pour le savoir-faire ou les valeurs que l’on transmet. Mais on invoque aussi le patrimoine collectif, de nature économique certes, mais plus souvent culturel, celui d’une région, d’une nation, d’une civilisation ou du monde. À chaque fois, on a affaire à quelque chose qui n’est pas remplaçable, dont le caractère unique participe à la fascination que l’on ressent. D’où le sens d’une perte irrémédiable lorsqu’une œuvre disparaît ou subit de graves outrages. Nous sommes tous touchés – presque dans notre chair – par l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril. Elle sera certes reconstruite, mais des éléments ont disparu à jamais, dont sa célèbre charpente en chêne du XIIIe siècle.

Tout n’est pas irremplaçable dans une société, de multiples choses sont reproductibles. C’est bien ainsi, cela favorise la « croissance », l’enrichissement, pour le moins économique. Mais il faut savoir garder un équilibre, et nous l’avons peut-être perdu. Dans le domaine culturel, justement, nos sociétés favorisent – au niveau de l’attention comme du budget – les événements « festifs », dont savait se moquer l’essayiste Philippe Muray (1945-2006). Chroniqueur de notre désastre contemporain, où le « festivisme » fait loi, il dénonçait l’Homo festivus, le citoyen moyen de la post-histoire.

Tous ces événements festifs, qui mettent en valeur les responsables politiques qui les lancent, ont de plus en plus grignoté le budget nécessaire à l’entretien du patrimoine, moins funny il est vrai. Cela fait des années qu’il aurait fallu restaurer Notre-Dame de Paris, mais l’argent manquait, voyez-vous. Et l’Histoire se rappelle brutalement à nous.

Cette dichotomie entre le patrimoine et le festif – où le premier devrait avoir prééminence sur le second – se retrouve dans le patrimoine financier, dans la monnaie elle-même, entre l’étalon-or et la monnaie-papier, simple signe abstrait détaché de tout référent depuis le 15 août 1971, date à laquelle Richard Nixon a déclaré la fin de la convertibilité entre l’or et le dollar. Ce signe qui flotte, imprimé en quantité par les banques centrales, qui alimente de gigantesques dettes publiques et privées, que vaut-il vraiment ? L’or, lui, on connaît sa valeur. Un tableau aussi, et ne parlons pas d’une cathédrale.

Déjà plusieurs centaines de millions d’euros affluent pour reconstruire Notre-Dame, venant d’ailleurs de grandes fortunes et d’entreprises plutôt que de l’État, dont c’est pourtant la mission. Mais cela restera bien modique par rapport aux milliards qui seront engloutis pour les Jeux olympiques de « Paris 2024 » et son prévisible déluge de festivités. Il est temps de retrouver un sens des valeurs et une exigence de notre patrimoine, dans toutes ses dimensions.

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / MEMBRE DE L’ÉQUIPE ÉDITORIALE D’OR.FR

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BDF, JP MORGAN ET L’OR DES FRANÇAIS – INTERVIEW DE PHILIPPE HERLIN

BDF, JP MORGAN ET L’OR DES FRANÇAIS – INTERVIEW DE PHILIPPE HERLIN

PUBLIÉ PAR RICHARD DÉTENTE | 8 AVR. 2019 | ARTICLES1020 

Fin octobre 2018, un article des Échos explique que la Banque de France et la banque américaine JP Morgan se sont associées pour établir des opérations financières avec l’or détenu dans les coffres de la BdF comme contrepartie. J’interview Philippe Herlin qui a enquêté sur cette question.

 

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RICHARD DÉTENTE VIDÉOS DE VULGARISATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

https://or.fr/actualites/interview-phillipe-herlin-or-banque-france-jpmorgan-1512

LA CHINE S’ADONNE À UNE FRÉNÉSIE D’ACHATS D’OR

LA CHINE S’ADONNE À UNE FRÉNÉSIE D’ACHATS D’OR

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 11 AVR. 2019 | ARTICLES138 

À une époque où les gestionnaires de réserves vendent activement un montant modeste, quoique notable, de leurs réserves en dollars pour les remplacer par du yen ou de l’euro, la Russie liquide la devise américaine et achète de l’or à un rythme record.

 

 

Bien que l’appétit de la Russie, qui a doublé ses réserves d’or au cours des trois dernières années, reste sans équivalent, la Chine s’est discrètement jointe à son voisin du nord en exprimant sa défiance à l’égard du dollar : la PBoC a rapporté que la deuxième économie mondiale avait acheté de l’or pour un quatrième mois consécutif, renforçant les spéculations selon lesquelles les banques centrales pourraient continuer d’accumuler du métal précieux au détriment de leurs réserves en dollar américain.

 

 

Selon les dernières données officielles, les réserves d’or de la Chine ont atteint 60,62 millions d’onces en mars, contre 60,26 millions d’onces un mois auparavant. Il s’agit du quatrième mois consécutif de hausse : 11,2 tonnes le mois dernier, après l’ajout de 9,95 tonnes en février, 11,8 tonnes en janvier et 9,95 tonnes en décembre. Au total, la PBoC a acheté plus de 42 tonnes d’or depuis la fin 2018. Comme le montre le graphique ci-dessous, la récente vague d’achats a repris après une pause de 25 mois, la Chine ayant cessé de déclarer ses achats d’or en octobre 2016. Cette tendance s’est inversée en décembre, lorsque Pékin a annoncé qu’elle avait recommencé à accumuler de l’or.

 

 

Avant sa dernière phase d’accumulation, la Chine avait passé de longs mois sans communiquer sur ses avoirs en or. Pour Pékin, déclarer ses achats d’or n’est pas une question de transparence, mais un moyen de lancer un signal politique clair (indiquant une perte de confiance dans le dollar). Lorsque la banque centrale a annoncé un bond de 57% de ses réserves, à 53,3 millions d’onces, à la mi-2015, il s’agissait de sa première mise à jour en six ans.

 

 

Les dernières données de la PBoC indiquent que la Chine a recommencé à acheter de l’or à un rythme régulier, à l’instar de la période allant de mi-2015 à octobre 2016, lorsque le pays augmentait ses réserves presque tous les mois.

Deux observations : si la Chine continue d’accumuler de l’or à ce rythme en 2019, elle pourrait devenir le plus gros acheteur de lingots devant la Russie, qui a ajouté 274 tonnes en 2018. Plus important encore, la dernière fois que la Chine a repris ses achats d’or, c’était seulement trois mois avant la dévaluation du yuan d’août 2015, qui a notamment déclenché une période de forte volatilité du yuan et de ralentissement économique.

 

 

La plupart des analystes savent que Pékin n’a jamais cessé d’accumuler secrètement de l’or. La question est de savoir ce que cette récente reprise officielle des achats d’or est censée signaler au reste du monde.

En attendant, les banques centrales mondiales ont ajouté 651,5 tonnes d’or en 2018, soit le deuxième total le plus élevé jamais enregistré, selon le World Gold Council. La Russie a quadruplé ses réserves en l’espace d’une décennie, le président Vladimir Putin étant déterminé à briser la dépendance de son pays au dollar. La Chine l’imitera t-elle ?

Source originale: Zero Hedge

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Qu’adviendra-t-il de l’or le 29 mars 2019 ?

Qu’adviendra-t-il de l’or le 29 mars 2019 ?


Le métal jaune redevient une monnaie


Par Valentin Katasonov – Le 23 mars 2019 – Source Fond Stratégique de la Culture

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L’or pendant des siècles et même des millénaires a joué le rôle de monnaie. Cependant, il y a plusieurs décennies, l’or, de métal monétaire, a été dégradé en produit boursier ordinaire. L’étalon de change or a pratiquement cessé d’exister le 15 août 1971, lorsque Richard Nixon a annoncé que le Trésor Américain cesserait d’échanger le « billet vert » contre le métal jaune. Le fil qui reliait l’or au monde monétaire était rompu.


Légalement, ce lien a été rompu lors de la Conférence monétaire et financière de la Jamaïque de 1976, au cours de laquelle les pays membres du FMI ont annoncé la démonétisation de l’or. En fait, les décisions de la Conférence de Bretton Woods de 1944 ont été annulées lorsque le dollar et l’or ont reçu le statut de monnaie internationale, tandis que le Trésor Américain devait assurer le libre échange du dollar contre l’or.

La Conférence de la Jamaïque a en fait proclamé que la seule monnaie internationale restait le dollar Américain, et que l’or se transformait en produit boursier, à l’instar du pétrole, du blé et du café. Après cela, l’utilisation de l’or dans les règlements internationaux a presque cessé. Certes, le comportement des Banques centrales et des Ministères des finances, qui conservaient dans leurs réserves de l’or apparemment inutile, fut surprenant. Pour quelque raison, les États-Unis continuèrent de conserver plus de 8 000 tonnes d’or dans leurs réserves internationales. Un autre phénomène étrange fut la hausse effrénée du
prix de l’or. Au début de 1980, le prix du métal jaune a grimpé à 800 dollars l’once. Puis, il est vrai que son prix commença à baisser, atteignant parfois presque 300 dollars.

Le monde a vécu sans or monétaire pendant plus de quatre décennies. Toutefois, certaines personnes ont compris que le monde de l’or avait un côté extérieur visible, et un côté différent, dans l’ombre, inconnu du grand nombre. De cet autre côté, des manipulations constantes du métal jaune avaient lieu. Ces manipulations satisfaisaient à la fois les intérêts égoïstes des différents acteurs, et les objectifs stratégiques des « maîtres de l’argent », c’est-à-dire des principaux actionnaires de la Réserve fédérale américaine. Leur objectif principal était de maintenir les cours de l’or au plus bas. Sans son « écrasement », il était impossible de garantir l’hégémonie du dollar américain dans le monde : plus le cours du métal précieux est élevé, plus le dollar s’affaiblit.

Les financiers sérieux comprennent cette vérité élémentaire : qui contrôle l’or, contrôle le système monétaire international. Dans l’histoire de l’or et de la finance internationale, il y a eu plusieurs événements marquants au cours des quatre dernières décennies, dont l’un devrait se produire dans quelques jours. Je recommande d’y prêter attention. Il s’agit de la prochaine étape de mise en œuvre de « Bâle III ». Qu’est-ce ?

Le centre informel de direction du système bancaire international est la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle (Suisse). C’est une sorte de « Club des banques centrales ». La BRI dispose d’un Comité de surveillance bancaire (CSB), une organisation qui élabore des normes et des méthodes uniformes visant à réglementer les activités bancaires. Le premier document important, né dans les profondeurs du CSB, s’appelait Bâle I (1988). Puis un autre document est apparu –  Bâle II (2004) ; son titre complet : « Convergence internationale de la mesure et des normes de capital : nouvelles approches ». Enfin, en 2010-2011, le document Bâle IIIfut approuvé. Il naquit en réaction à la crise financière internationale de 2008-2009, qui démontra que les banques n’étaient pas suffisamment solides. Bâle III augmenta les exigences en termes de fonds propres des banques, et détermina ce qu’il fallait considérer comme capitaux propres, et le mode de leur évaluation. Dans le monde bancaire, les recommandations de ce document sont actuellement mises en œuvre, et le 29 mars, ce sera le début de sa phase finale. À compter de ce jour, le statut de l’or changera quant à sa part dans les capitaux propres des banques.

Selon les règles du CSB, le capital des banques est divisé en trois catégories. La catégorie supérieure a toujours été la monnaie, que ce soit ou non en espèces. Ensuite viennent les Bons du trésor ayant obtenu la meilleure cotation (en premier lieu, les obligations du Trésor Américain). Puis, dans la troisième catégorie, l’or était considéré comme un équivalent monétaire. Et le calcul des fonds propres des banques était effectué sur la base d’une évaluation de l’or détenu par la banque, à hauteur de 50% de sa valeur de marché. Naturellement, avec une telle discrimination de l’or, les banques n’étaient pas particulièrement incitées à accumuler le métal précieux.

Et voici qu’à partir du 29 mars, les banques seront autorisées à comptabiliser l’or dans leurs fonds propres à 100% du prix de marché. L’or passe ainsi de la troisième à la première catégorie, ce qui signifie qu’à partir du 29 mars, l’or redeviendra une valeur monétaire – telle que le Dollar, l’Euro ou la Livre Sterling. Peut-être qu’après le 29 mars, tout semblera en apparence comme avant, mais de toute manière, la « mine d’or » devra exploser.

Il est à noter qu’après l’adoption de Bâle III, les Banques centrales ont cessé de vendre le métal jaune. Plus que cela : elles sont devenues des acheteurs invétérés nets d’or. En 2018, les Banques centrales du monde entier ont augmenté leurs réserves d’or officielles de 651,5 tonnes – le chiffre le plus élevé depuis 1971, année de l’abolition de l’étalon de change or. Et c’est 74% de plus qu’en 2017 (374,8 tonnes). Les données sont tirées du rapport sur la dynamique de la demande d’or (Gold Demand Trends) du World Gold Council.

Avec une marge énorme, la Banque de Russie est devenue le plus gros acheteur d’or en 2018. Ses réserves d’or ont augmenté d’un volume record de 274,3 tonnes, soit 42% de l’ensemble des achats d’or de la dernière année par les Banques centrales. La Banque centrale de Turquie occupe la deuxième place pour les achats d’or (+51,5 tonnes), tandis que la Banque centrale du Kazakhstan se situe en troisième position (+50,6 tonnes).

L’année dernière, les principaux acheteurs étaient l’Inde (+40,5 tonnes), la Pologne (+25,7 tonnes) et la Mongolie (+22 tonnes). L’année dernière, la Pologne est devenue le premier pays de l’Union Européenne depuis 1998 à acheter de l’or pour ses réserves. Tout le monde a également été surpris par la Banque centrale de Hongrie, qui n’avait pas acheté d’or depuis 1986 et qui, en octobre de l’année dernière, a multiplié par dix ses réserves d’or – de 3,1 tonnes à 31,5 tonnes.

Cependant, le tableau des achats d’or par les Banques centrales, présenté dans le rapport du World Gold Council, est incomplet et peu précis. Selon des estimations d’experts, ces dernières années, avec la Banque de Russie, la Banque populaire de Chine (BPC) est le principal acheteur de métal jaune sur le marché international, parmi les Banques centrales. Cependant, les données sur l’augmentation de la réserve d’or de la Banque centrale chinoise sont cachées. Seules les statistiques de la BPC enregistrent parfois une augmentation des réserves d’or.

Selon les données officielles, à partir de février 2019, les principaux pays en termes de réserves d’or sont (en tonnes) : USA – 8 133,5 ; Allemagne – 3 369,7 ; Italie – 2 451,8 ; France – 2 436,0 ; Russie –2 119,2 ; Chine – 1 864,3 ; Suisse – 1 040,0.

Et ce qui est intéressant : avec la demande clairement croissante d’or, le prix de l’or sur le marché mondial a chuté d’environ 5% l’an dernier. Le fait est que les joueurs qui misent sur une augmentation significative de leurs réserves d’or poursuivent depuis longtemps une politique d’écrasement artificiel du cours de l’or. Le marché de l’or-papier a émergé et est en plein essor, son chiffre d’affaires est plusieurs fois supérieur à celui du marché du métal physique. Avec l’augmentation de l’offre en « or-papier », il est possible d’acheter du métal physique à bas prix. Cependant, ce n’est que temporaire. Le moment viendra où le pendule ira dans la direction opposée, et une hausse rapide des cours du métal jaune commencera.

Naturellement, tout le monde veut avoir le temps de s’approvisionner en or avant que cela se produise. Dans le contexte de l’or « ressuscité », les autres instruments financiers ne seront pas beaux à voir. Les actifs et les « portefeuilles »des intervenants sur les marchés financiers internationaux modifieront leur structure en faveur du métal jaune, en réduisant leur part d’instruments tels que les titres de créance et les titres de participation. Les spéculateurs qui n’ont pas accès à la planche à billets chercheront à acheter de l’or avec l’argent qu’ils reçoivent de la vente d’obligations d’État et de sociétés, ainsi que d’actions. Le monde d’aujourd’hui est au bord d’une deuxième vague de crise financière et le déclenchement de la « règle d’or » de Bâle III peut en être le déclencheur. Peut-être que pour ceux qui survivront à la crise, l’or reprendra sa place légitime dans le monde monétaire.

P.S. On soupçonne que la « règle d’or » dans le document de Bâle III a été incluse grâce aux efforts du clan Rothschild, qui depuis deux siècles s’en est occupé sérieusement, et qui sait comment gérer le marché de ce métal. Avec l’introduction de la « règle d’or », ils s’attendent à renforcer leurs positions fragilisées (la démonétisation de l’or dans les années 1970 a affaibli leur influence sur la finance internationale).

Valentin Katasonov

Traduit du russe par Carpophoros, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/quadviendra-t-il-de-lor-le-29-mars-2019

 

OR ARABE EXPORTÉ AUX ETATS-UNIS

OR ARABE EXPORTÉ AUX ETATS-UNIS

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Jeudi 28 février 2019 – 21h30

L’armée américaine a exporté 50 tonnes d’or de la Syrie, d’une valeur d’environ 1,7 milliard de dollars. Les Américains ont obtenu l’or des terroristes de DAESh.

L’or a été pillé par les terroristes pendant plusieurs années en Libye, en Irak et en Syrie et caché par eux près du village de Baghus dans la province syrienne de Deir ez-Zor. Voici la base du groupe DAESH en Syrie, complètement encerclé par l’armée syrienne.

Selon l’agence syrienne SANA (27 février), les terroristes ont offert de l’or à l’armée américaine en guise de paiement pour avoir quitté l’encerclement.

Le 27 février, l’agence de presse kurde Bas a rapporté que l’or avait été livré de nuit par hélicoptère à la base de l’US Air Force située près de la ville de Kobani (Ain Arab), dans le nord de la Syrie, et emmené par avion-cargo vers l’Amérique.

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