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DES DIRIGEANTS DE JPMORGAN ACCUSÉS D’AVOIR MANIPULÉ LE MARCHÉ DES MÉTAUX PRÉCIEUX

DES DIRIGEANTS DE JPMORGAN ACCUSÉS D’AVOIR MANIPULÉ LE MARCHÉ DES MÉTAUX PRÉCIEUX

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 16 SEPT. 2019 | ARTICLES131 

Deux dirigeants actuels et un ancien du « desk » métaux précieux de JPMorgan Chase & Co ont été inculpés pour manipulation des marchés de l’or, de l’argent, du platine et du palladium, entre 2008 et 2016, a annoncé lundi le département américain de la Justice (DoJ).

Les trois hommes – Michael Nowak, Gregg Smith et Christopher Jordan – ont été accusés de racket organisé et d’autres crimes fédéraux.

Les autorités leur reprochent notamment d’avoir passé des milliers d’ordres qu’ils n’avaient pas l’intention de mener à terme. Ils apportaient ainsi aux autres acteurs du marché une image erronée de l’offre et la demande réelles sur le marché. Une pratique illégale baptisée spoofing

« Les accusés et d’autres auraient pris part à un vaste système pendant plusieurs années, dans le but de manipuler le marché des contrats à terme des métaux précieux et à tromper les participants du marché », a déclaré le procureur général adjoint Brian Benczkowski.

« Ces informations fausses et trompeuses avaient pour but d’inciter d’autres acteurs du marché à réagir aux changements dans les équilibres apparents de l’offre et de la demande en achetant et en vendant des contrats à terme sur les métaux précieux à des quantités, à des prix et à des moments qu’ils n’auraient peut-être pas utilisés autrement », estime l’accusation.

Le DoJ indique que la manipulation de cours « impliquait des milliers de transactions illicites », passées depuis le desk, à New York, Londres et Singapour.

« Non seulement leur comportement a affecté les marchés des métaux précieux, mais également les marchés corrélés et les clients de la banque qu’ils représentaient », a indiqué M. Sweeney, directeur adjoint du bureau du FBI à New York.

Les manipulations auraient rapporté à JPMorgan « au moins des millions de dollars » et engendré « des dizaines de millions de dollars de pertes ».

« Ces accusations ne doivent laisser aucun doute sur le fait que le Département est déterminé à poursuivre en justice ceux qui affaiblissent la confiance du public investisseur dans l’intégrité de nos marchés de matières premières », a ajouté Benczkowski.

Reuters a révélé que Nowak et Smith avaient été mis en congé de la banque en attendant l’enquête en cours.

JPMorgan a refusé de commenter. La banque a assuré en août qu’elle « répondait et coopérait » aux différentes enquêtes pour manipulation du marché des métaux précieux.

Deux anciens traders de JPMorgan ont déjà plaidé coupables de pratiques illégales de spoofing.

De nombreuses poursuites pour spoofing ont été lancées au cours des dernières années. Merrill Lynch Commodities (MLCI), par exemple, a versé 25 millions de dollars en juillet pour résoudre une enquête du gouvernement américain l’accusant d’avoir manipulé le marché des métaux précieux entre 2008 et 2014.

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https://or.fr/actualites/dirigeants-jpmorgan-accuses-avoir-manipule-marche-metaux-precieux-1628

POURQUOI LE COURS DE L’OR EXPRIMÉ EN EUROS BAT SON RECORD HISTORIQUE

POURQUOI LE COURS DE L’OR EXPRIMÉ EN EUROS BAT SON RECORD HISTORIQUE

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 5 SEPT. 2019 | ARTICLES6362 

Un événement fondamental est passé inaperçu la semaine dernière : exprimé en euros, le cours de l’once d’or a dépassé son record historique du 4 octobre 2012 (1380 €). Nous évoluons à 1400 € le 4 septembre. Personne n’en a parlé parce que les économistes et les médias ne prennent en compte que le cours de l’or en dollars qui, à 1537 $ le 4 septembre, demeure encore éloigné de son record du 16 août 2011 (1908 $). Cette différence s’explique par un accès de faiblesse du dollar par rapport à l’euro entre mi-2011 et mi-2012.

Cependant, nous sommes en Europe : les prix, nos salaires et notre épargne sont libellés en euros, c’est donc bien le cours de l’or en euros qu’il faut prendre en compte. Alors, comment expliquer cette fièvre de l’or ? Par une baisse significative de l’euro par rapport aux autres grandes devises ? Ce n’est pas le cas, il faut donc chercher une cause interne.

Le cours de l’or s’est maintenu au-dessus de 1200 € entre la mi-2011 et le premier trimestre 2013 pour ensuite refluer autour de 1000 € jusqu’en septembre 2018, date à partir de laquelle il entreprend une belle ascension, dans laquelle nous sommes toujours. Durant cette période, l’Europe se débat dans une crise de sa dette souveraine touchant la Grèce, ainsi que l’Irlande, le Portugal et l’Espagne. Une disparition de l’euro est évoquée par plusieurs commentateurs, il n’est donc pas étonnant que l’or se maintienne alors à un niveau élevé, ni qu’il reflue ensuite quand la crise sera résolue (en apparence) à coup de fonds d’aide et de planche à billets de la Banque Centrale Européenne.

Cependant, il n’y a pas de crise de la dette souveraine en ce moment, au contraire, puisque les taux-zéro rendent le déficit budgétaire et l’endettement indolores. Alors, comment expliquer cette progression du cours de l’or ? Il faut, selon nous, se tourner vers un secteur dont les médias parlent peu, celui des banques européennes. Pour en avoir une image synthétique et fidèle, quoi de mieux que de regarder l’EURO STOXX Banks (le cours boursier des grandes banques européennes) sur 10 ans : c’est catastrophique ! Le cours passe par un plus haut à 240 points, puis s’effondre à trois reprises. Nous en sommes à 80, soit une division par trois, et une tendance clairement orientée à la baisse.

Voici la source du problème, silencieuse cette fois contrairement à la crise grecque : les grandes banques européennes. Certaines vont plus mal que d’autres (les italiennes, les grecques, les espagnoles, la Deutsche Bank), mais celles qui ne suscitent pas d’inquiétude dans la presse spécialisée, comme les banques françaises, font pâle figure par rapport à leurs consœurs américaines. Car ces dernières ont effectué un réel effort de redressement de leurs comptes et leur effet de levier avoisine les 1/10 (un dollar de cash pour 10 d’engagement) quand les banques européennes se situent autour de 1/30… Les investisseurs ne sont pas dupes et ils restent éloignés de ces valeurs, d’où un cours de bourse massacré. La BCE, qui ne parvient pas à sortir de l’ornière des taux-zéro, rajoute bien sûr aux inquiétudes.

Une fois n’est pas coutume, la prochaine crise financière viendra peut-être d’Europe et pas des États-Unis, expliquions-nous en janvier 2018, et ce pronostic semble se confirmer. Face à cette menace, la meilleure protection est l’or, évidemment et, manifestement, de plus en plus de personnes se le disent et passent aux actes.

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PHILIPPE HERLIN  CHERCHEUR EN FINANCE / DOCTEUR EN ÉCONOMIE

Chercheur en finance et docteur en économie du Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris. Adepte des penseurs du risque extrême comme Benoît Mandelbrot et Nassim Taleb, ainsi que de l’école autrichienne, il apporte son regard sur la crise actuelle, celle de la zone euro, des dettes publiques, du système bancaire. Auteur d’un livre de référence sur l’or (L’or un placement d’avenir, Eyrolles), il souhaite lui voir jouer un rôle croissant dans nos économies, jusqu’à sa remonétisation pleine et entière.

https://or.fr/actualites/pourquoi-cours-or-exprime-euros-bat-son-record-historique-1618

SYSTÈME FINANCIER SOUS PRESSION ET LA PROCHAINE RUÉE VERS L’OR

SYSTÈME FINANCIER SOUS PRESSION ET LA PROCHAINE RUÉE VERS L’OR

PUBLIÉ PAR EGON VON GREYERZ | 2 SEPT. 2019 | ARTICLES4482 

Max Keiser : Egon, le prix de l’or est en train monter fortement, après avoir consolidé pendant six ans dans une fourchette étroite ; cette longue consolidation signifie-t-elle que nous pourrions monter à un niveau beaucoup plus élevé qu’anticipé par la plupart des gens ? À quoi vous attendez-vous au cours des 12-18 prochains mois, Egon ?

Egon von Greyerz : Max, j’écris à ce sujet depuis un moment ; j’appelle cette ligne de résistance pour l’or en dollars, la « ligne Maginot« . La ligne Maginot, du nom du ministre français de la Guerre André Maginot, est une ligne de fortifications construite par la France dans les années 1930 pour se défendre de l’Allemagne. Cette ligne était très sophistiquée avec des villes souterraines et d’énormes infrastructures. Malgré cela, les Allemands ont réussi à passer, en la contournant par la Belgique. Comme la ligne Maginot a été brisée pendant la Seconde Guerre mondiale, je m’attendais depuis longtemps à la cassure de cette ligne de résistance de 6 ans. J’avais anticipé que cela arriverait aux alentours du mois de juin et maintenant nous y sommes, c’est parti ; L’or monte avec beaucoup d’énergie car il a été contenu pendant six ans. Atteindre le plus haut historique à 1920 $ ne sera pas un problème. Il n’y a plus de résistance pour l’or, absolument aucune. L’or a déjà atteint un plus haut historique dans de nombreuses devises, c’est juste que le dollar est un peu plus fort. Mais ce n’est pas l’or qui monte, ce sont les gouvernements et les banques centrales qui détruisent les devises et l’économie mondiale. L’or ne fait que refléter la mauvaise gestion de l’économie mondiale et le niveau d’endettement massif de la planète.

Max Keiser : C’est vrai, vous faites bien d’évoquer les autres devises ; l’or a déjà atteint de nouveaux sommets en dollar australiens, en livre sterling, et dans presque toutes les autres devises du monde. L’or a touché de nouveaux sommets historiques en roupie indienne et en rand sud-africain. En réal brésilien, le cours de l’or est en train d’exploser ! Donc, il n’y a qu’en dollar qu’il traîne un peu. Il semblerait que les banques centrales ont complètement perdu le contrôle, avec les taux négatifs. Au Danemark, une banque propose de payer les gens qui font des prêts immobiliers. Les banques sont dans une situation désespérée.

Egon von Greyerz : Vous savez quoi, Max ? Les banques centrales sont en train de paniquer ! L’euro semble en bonne santé, le marché boursier est haut, le chômage est faible… alors, pourquoi paniquent-elles ? C’est très simple : parce que le système financier mondial et les banques sont condamnés. Les banques allemandes sont en faillite, à commencer par Deutsche Bank et ses 45 000 milliards € de produits dérivés, ce qui représente 13 fois le PIB allemand. Les banques italiennes, grecques et françaises sont foutues. Elles ne se sont pas encore effondrées mais elles sont sur le point de le faire. Les banques centrales le savent, donc elles paniquent. C’est pourquoi nous allons voir des taux bas et des taux négatifs. En Suisse, par exemple, vous pouvez faire un prêt immobilier sur 10 ans à 64 points de base. Soit un taux d’intérêt de 0,64%. C’est pratiquement gratuit ! Vous empruntez 10 millions $ pour 64 000 $ par an, ou 1 million pour 6 400 $. Ce n’est absolument rien. Le monde est devenu fou et ça va malheureusement mal finir. Le marché obligataire est suracheté, les taux qui vont encore baisser… à un moment donné, les gens se débarrasseront des obligations. Nous pourrions avoir des obligations élevées, des taux plus bas pendant encore un an ou deux, mais avec l’impression monétaire, les choses vont tourner et l’hyperinflation fera rage. Les gens vont sortir du marché obligataire et nous assisterons à un effondrement massif du prix des obligations.

Max Keiser : Rappelez-vous qu’en 1996, Alan Greenspan, alors président de la Réserve fédérale américaine, avait prévenu que le marché boursier était entré dans une période « d’exubérance irrationnelle ». Malgré cet avertissement, le Nasdaq était monté en flèche, avait atteint un sommet, avant de dégringoler de 85%. Beaucoup de gens comparent la situation actuelle des obligations à l’explosion de la bulle internet, une pure bulle spéculative. C’est incroyable que les gens ne voient pas que le marché obligataire est une bulle. Certainement l’une des plus grosses bulles qu’on ait jamais vue, Egon !

Egon von Greyerz : Absolument ! Il s’agit d’une bulle de plusieurs milliers de milliards de dollars à l’échelle mondiale. Les taux pourraient encore baisser, mais après cela, je suis d’accord avec vous, l’effondrement sera énorme. Nous allons assister à un effondrement de la dette, à des faillites bancaires, voir même au défaut de certains gouvernements. Les gouvernements créeront alors des quantités illimitées de monnaie, ce qui conduira à l’inflation, à l’hyperinflation et tout ce qui s’en suit. Il y a environ 14 000 milliards $ d’obligations à rendement négatif aujourd’hui… c’est du jamais vu ! Vous n’obtenez aucun rendement et vous devez payer pour qu’un gouvernement en faillite prenne votre argent. C’est tout simplement incroyable ! Qui veut prêter de l’argent à un gouvernement en faillite ? Je ne leur donnerai pas un centime, mais c’est ce que les institutions font avec l’argent des retraités etc. C’est délirant.

Peu de monde pense à acheter de l’or : l’or ne coûte pas cher aujourd’hui avec ces taux négatifs, il est même moins cher, parce qu’au lieu de prêter de l’argent aux banques centrales et de payer pour cela, vous pouvez acheter de l’or pour quasiment rien et le stocker à faible coût. L’or va bien sûr refléter tout cela, car la course vers le bas des monnaies ne fait que commencer… elles ont déjà chuté de 98-99 % depuis la fermeture de la fenêtre d’or par Nixon en 1971. Les monnaies ont pratiquement toutes chuté de 80% depuis 2000. Personne n’est au courant. Les gouvernements cachent le fait que la monnaie se dévalue de jour en jour Mais ils s’en rendront compte, parce qu’à part de l’or, il n’y aura pas grand chose d’autre à détenir. Bien sûr, tout le monde ne peut pas acheter de l’or, je comprends cela, mais l’or est tellement sous-évalué ; Je ne suis pas un gold bug, je vois l’or comme la conséquence des risques énormes dans le monde. Nous n’avons même pas parlé du marché des actions. J’ai indiqué il y a quelques semaines que nous avions ce que j’appelle les quatre sommets… la plupart d’entre vous sont trop jeunes pour se souvenir du groupe The Four Tops de la Motown. C’était probablement dans les années 60, mon époque. Le Dow a touché quatre sommets consécutifs avec des indicateurs Momentum plus faibles : une chute se profilait clairement. Le Dow Jones a déjà perdu plus de 1000 points. Pour l’instant, nous assistons à une petite correction, mais la prochaine sera violente. Nous casserons certainement le plus bas de décembre 2018… le Dow Jones pourrait baisser rapidement, d’environ 5000 points ou plus. Ce retournement du marché boursier pourrait se produire d’ici peu, dans les prochaines semaines.. Ce ne sera qu’un début, car nous entrerons dans un marché baissier séculaire à l’échelle mondiale.

Max Keiser :  C’est vrai, en parlant de mauvaises habitudes… Parlons un instant de Warren Buffet qui, depuis des années, dénigre l’or. Selon lui, l’or ne rapporte pas d’intérêts et mieux vaut investir dans les actifs productifs. Eh bien maintenant l’or, même avec un rendement de 0%, bat les 15 000 milliards $ d’obligations souveraines qui offrent un rendement négatif ! Quelqu’un comme Warren Buffett, assis sur des centaines de milliards de dollars de liquidités, est sur le point d’être informé par sa banque qu’il devra payer des intérêts sur son propre argent et aura donc un rendement négatif. Son entêtement et son fanatisme idéologique lui empêcheront certainement de reconnaître la vérité, qu’il s’est trompé sur l’or et qu’il en a besoin pour diversifier son portefeuille. Ou alors, peut-être qu’il réalisera et convertira ses liquidités en or. Cela pourrait alors déclencher une ruée vers l’or… Qu’en pensez-vous Egon ?

Egon von Greyerz : Vous avez raison. Il ne va pas seulement perdre sur son cash, mais aussi des montants énormes sur ses actions et autres investissements. Les institutions vont se mettre à acheter du métal précieux, et une fois qu’elles commenceront toutes à investir dans l’or, elles devront payer cher. Imaginez qu’une grande institution veuille investir 1 milliard $ dans l’or, et que des centaines ou milliers d’institutions fassent pareil… Il sera impossible d’acheter 1 milliard d’or à 1400 $ ou 1500 $.. Il faudra plutôt payer 10 000 $ – 15 000 $. Les institutions obtiendront leur or, mais à des prix beaucoup plus élevés car, lors de la prochaine ruée vers l’or, le marché de l’or papier va s’effondrer. Les gens voudront du physique, mais il n’y en aura plus de disponible à ces niveaux de prix. Tout l’or physique produit aujourd’hui, 3 000 tonnes par an, est absorbé par le marché actuel très calme, principalement par l’Inde, la Chine et la Russie. Imaginez quand toutes les institutions se mettront à protéger leurs actifs contre l’inflation… même si elles investissent qu’un infime pourcentage de leurs actifs dans l’or, cela fera monter les prix parce qu’il n’y en a pas assez. L’or est sous-évalué et je suis certain qu’il dépassera les 10 000 $ – 15 000 $. Il n’y a pas assez d’or, le cours a été contenu pendant trop longtemps, et tout cela finira par exploser.

Max Keiser : Il me semble que moins de 1% des centaines de milliards d’actifs financiers mondiaux sont investis dans l’or. Permettez-moi de vous poser une question. M. Michael Hudson, que nous avons récemment reçu, pense que les taux d’intérêt négatifs pourraient descendre jusqu’à -25%. Quelle est votre opinion ?

Egon von Greyerz : C’est la fin du marché obligataire ; qui diable va prêter de l’argent aussi vite qu’avant à une banque en faillite à -25% ou payer 25%. Ils ne reverront pas leur argent. Ils ne ne récupéreront pas leur capital et cela leur coûtera un quart du capital chaque année ; je trouve cela ridicule. Avant que cela arrive, le marché obligataire se sera effondré : tout le monde va sortir des obligations, et, bien sûr, il n’y aura pas beaucoup d’alternatives, vu que le marché boursier et le marché immobilier seront en baisse. L’or ne peut pas absorber tout cet argent, c’est impossible.

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EGON VON GREYERZ  MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE OR.FR – FONDATEUR MAM

Egon von Greyerz est le fondateur de Matterhorn Asset Management AG et de Goldswitzerland.com. II est actionnaire et membre du conseil d’administration de Goldbroker.com depuis Novembre 2012. Egon von Greyerz avait prévu les problèmes actuels de l’économie mondiale il y a plus de 10 ans. En 2002, quand le prix de l’once d’or était de 300 $, MAM a recommandé à ses investisseurs de placer 50% de leurs actifs en or physique stocké hors du système bancaire. Egon von Greyerz a débuté sa carrière professionnelle à Genève en tant que banquier, puis a passé 17 ans en tant que directeur financier et vice-président de Dixons Group (DSG International Plc), le plus grand détaillant d’équipement électronique et électrique du Royaume-Uni. Depuis les années 1990, Egon von Greyerz a été impliqué activement dans les activités d’investissement financier, dont le conseil en opérations de fusions/acquisitions et en allocation d’actifs pour les fonds familiaux privés. Cela l’a conduit à créer Matterhorn Asset Management comme véhicule principal de gestion d’actifs fondée sur les principes de préservation du patrimoine. La Division Gold Switzerland a été créé pour faciliter l’achat et le stockage de l’or physique pour les investisseurs tant privés qu’institutionnels. Egon von Greyerz fait régulièrement des apparitions dans les médias (CNBC, BBC, King World News) et participe à des conférences sur l’investissement à travers le monde. Il publie également des articles sur les métaux précieux, l’économie mondiale et la préservation du patrimoine

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LA RUSSIE AUGMENTE SES RÉSERVES D’OR DE 9 TONNES EN JUILLET

LA RUSSIE AUGMENTE SES RÉSERVES D’OR DE 9 TONNES EN JUILLET

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 21 AOÛT 2019 | ARTICLES1921 

Les réserves d’or de la Russie ont augmenté de 9 tonnes en juillet, pour atteindre une valeur de 101,923 milliards $ (92 milliards €), au 1er août.

Les chiffres officiels indiquent que l’or représente désormais 19,6% des réserves totales de la Russie. Les achats de juillet ont porté les réserves d’or du pays à un total de 2 217,68 tonnes (71,3 millions d’onces), soit une augmentation de 0,42% en un mois, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Russie (CBR).

C’est moins que les 18 tonnes de métal précieux achetées en juin, mais cela démontre quand même que la Russie est sur la voie de la dé-dollarisation de son économie et reste déterminée à acheter de l’or pour contourner les sanctions américaines.

De janvier à juillet, l’institution russe a acheté 105,75 tonnes d’or au total. Le plus gros achat d’or a eu lieu en février, lorsque les réserves du pays ont augmenté de plus de 31 tonnes.

La part d’or dans les réserves de change russes, qui augmente régulièrement depuis 2007, est passée de 19,35% en juin à 19,61% en juillet.

L’an dernier, la Russie a été le plus gros acheteur d’or au monde, avec près de 275 tonnes accumulées, la plus grande quantité jamais achetée en une seule année, selon le World Gold Council.

Source originale: RT International

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OR.FR ™  LA RÉDACTION

Notre rédaction, forte de plusieurs années d’expérience cumulées, souhaite apporter à la connaissance des investisseurs le maximum d’informations permettant une prise de décision indépendante et objective concernant leurs investissements dans le secteur des métaux précieux.

AUCUNE DEMANDE POUR LES ACTIONS, PAS D’OFFRE D’OR

AUCUNE DEMANDE POUR LES ACTIONS, PAS D’OFFRE D’OR

PUBLIÉ PAR EGON VON GREYERZ | 29 JUIL. 2019 | ARTICLES5522 

Dans la mythologie grecque, Apollon accorda  à Cassandre le don de prédire l’avenir, mais lorsqu’elle résista à ses avances, il se vengea en décrétant que personne ne croirait ses prophéties. Certains d’entre nous affirment que les plus grosses bulles de l’histoire économique sont sur le point d’imploser, avec des effets dévastateurs. Mais comme avec Cassandre, plus de 99,9% de la population mondiale n’y croit pas.

Cette fois-ci, nous ne traverserons pas seulement la plus grande destruction de richesse de l’histoire, mais aussi de graves troubles sociaux : chômage de masse, absence de sécurité sociale, absence de retraites, détérioration de l’ordre public, troubles sociaux, guerre civile et conflits géopolitiques.

Je comprends que la plupart des gens préfèrent ignorer ces sombres prédictions. Cela dit, j’espère me tromper et qu’elles ne se réaliseront pas.

Mais comme l’a dit Winston Churchill :

“LA VÉRITÉ EST INCONTESTABLE,
LA MALICE PEUT L’ATTAQUER,
L’IGNORANCE PEUT LA TOURNER EN DÉRISION,
MAIS À LA FIN, ELLE RESTE INCONTESTABLE”

Évidemment, la vérité n’est souvent connue qu’après coup.

J’ai écrit sur Cassandre en juin 2017 et, depuis très longtemps, j’essaie d’alerter sur les risques et les événements qui nous affecteront tous. Nous ne sommes évidemment pas les seuls à nous inquiéter de l’ampleur du problème. Pratiquement tous ceux qui nous suivent ont un point de vue similaire et nous nous adressons donc ici à un public averti. Mais lorsque nous en parlons à la famille, aux amis, aux collèges, etc., ils font généralement preuve de scepticisme.

C’est compréhensible puisque nous sommes confrontés à un événement qui se produit une fois par génération ou une fois tous les cent ans.

Au moment de l’effondrement du marché haussier séculaire et de l’éclatement des bulles d’actifs, le comportement des marchés sera sans précédent. Les investisseurs contasteront qu’il n’y a pas d’acheteurs, et ce à n’importe quel prix. Pour l’or, il n’y aura pas de vendeurs, peu importe le prix :

Actions – Aucune demande
Obligations – Aucune demande
Dérivés – Aucune demande
Or – Aucune offre

CHUTE DES ACTIONS

Cela signifie qu’à un moment donné, pendant la période de baisse, les actions chuteront violemment sans qu’aucun acheteur ne se manifeste. Les robots de trading représentent 70-80% des volumes et passeront des ordres de vente massifs, ce qui fera plonger les prix dans un trou noir. Le grand public paniquera et vendra à n’importe quel prix. Mais à cause de l’absence d’acheteurs, il n’y aura pas de marché. Ce manque total de liquidité et d’acheteurs est susceptible de fairechuter les actions de 50% ou plus en quelques jours.

Comme le montre le graphique ci-dessous, nous avons désormais un quadruple sommet, avec un momentum plus faible ou une divergence négative pour chaque sommet. Ceci est extrêmement baissier et risque d’entraîner une chute importante dans les semaines ou les mois à venir. Le marché haussier séculaire des actions arrive à son terme et déclenchera le plus important marché baissier séculaire de l’histoire.

IMPLOSION DES OBLIGATIONS

La même chose se produira sur le marché obligataire. Les investisseurs voudront sortir des obligations d’État ou d’entreprises qui sont peu susceptibles de payer l’intérêt et dont bon nombre feront défaut. Sans acheteurs, le marché obligataire s’effondrera et les taux obligataires monteront à l’infini. Des taux supérieurs à 50% peuvent sembler attrayants, mais sont inutiles si aucun intérêt ni capital n’est versé. Cela créera une panique totale sur les marchés du crédit, alors que la dette mondiale, qui s’élève actuellement à 250 000 milliards $, implosera. Dans le même temps, les banques centrales du monde entier imprimeront des centaines de milliards supplémentaires pour tenter futilement de sauver le système.

LA FIN DU MARCHÉ DES PRODUITS DÉRIVÉS

Le marché des dérivés de 1,5 quadrillion $ achèvera définitivement les marchés financiers. Il s’agit d’un marché totalement fictif qui ne fonctionne que pendant les marchés haussiers, lorsqu’il y a de la liquidité et que les contreparties paient. Lors de l’implosion à venir de la valeur des actifs, il n’y aura ni liquidité ni acheteur de ces dérivés sans valeur, et les contreparties feront défaut. Avec le recul, cette activité incroyablement rentable pour toutes les grandes banques d’investissement s’avèrera frauduleuse, entraînant de graves conséquences pour les gestionnaires et régulateurs.

De toute évidence, les banques centrales paniqueront, imprimeront des quantités illimitées de monnaie, abaisseront les taux à zéro ou à des niveaux négatifs, cesseront de négocier sur les marchés pendant une longue période et manipuleront les marchés de toutes les façons possibles. Mais eux et leurs gouvernements échoueront, car ils sont en faillite totale après avoir émis une dette illimitée qu’ils ne pourront jamais rembourser.

IL N’Y AURA PAS D’OR OU D’ARGENT DISPONIBLE À L’ACHAT

Lorsque la panique s’installera sur les marchés et que les investisseurs passeront rapidement de l’euphorie à la peur, certains d’entre eux se précipiteront pour acheter des actifs de préservation du patrimoine. Une partie de leurs liquidités restantes ira dans les métaux précieux comme l’or, l’argent et le platine. Au début, il y aura de l’or disponible, même s’il sera à des prix beaucoup, beaucoup plus élevés qu’aujourd’hui.

Dans un premier temps, il y aura des vendeurs et l’or atteindra des multiples du prix actuel. Mais quand le marché de l’or papier s’effondrera, la panique va s’installer et il n’y aura « pas d’offre » d’or.

« Pas d’offre » signifie qu’il n’y a pas d’or à la vente, et ce à n’importe quel prix, car il n’y a plus d’or physique disponible à l’achat. Il y aura éventuellement un prix où certains vendeurs seront prêts à se séparer d’une petite partie de leur or, mais ce sera probablement à un niveau difficilement imaginable aujourd’hui. En raison de l’inflation élevée ou de l’hyperinflation, aucun vendeur d’or n’est susceptible d’accepter de la papier-monnaie en échange, mais plutôt d’autres actifs, comme des biens immobiliers ou des entreprises.

CONFISCATION DE L’OR

Un grand nombre de personnes pensent que les gouvernements confisqueront l’or ou interdiront le commerce de l’or. C’est clairement possible et il faut éviter de détenir de l’or dans certains pays comme les États-Unis ou même l’UE.

À mon avis, il y a très peu de chances qu’un pays comme la Suisse, qui a une longue tradition dans l’industrie de l’or et affine 70% des lingots de la planète, interdisse ou confisque l’or. De plus, l’or représente 29% des exportations suisses. Le pays ne tuera certainement pas sa poule aux œufs d’or.

LES FONDS DE PENSION SERONT D’IMPORTANTS ACHETEURS D’OR

J’entends aussi que les gouvernements empêcheront les particuliers de réaliser d’importants profits si l’or atteint des multiples du prix actuel. Mais n’oublions pas qu’au cours des deux prochaines années, les institutions, les fonds de pension et les fonds d’investissement achèteront tout l’or qu’ils pourront se procurer, à n’importe quel prix, comme couverture contre l’inflation. Il est peu probable que les gouvernements confisquent les avoirs en or des retraités et d’autres investisseurs privés.

Il existe un moyen beaucoup plus simple de pénaliser les investisseurs privés qui profiteront de la prochaine hausse du prix de l’or, à savoir, bien sûr, la taxation. Les actifs des riches seront lourdement taxés et c’est pourquoi la planification fiscale est aussi importante que la planification des investissements.

Si Cassandre a raison et que les marchés d’investissement implosent au cours des prochaines années, les investisseurs ont encore une très, très courte période pour protéger leur patrimoine.

Une chute ou un krach majeur des actions pourrait survenir à tout moment. Les métaux précieux et les actions du secteur des métaux précieux sont à l’aube d’un important marché haussier. Ces grands mouvements devraient commencer au plus tard au début de l’automne 2019, et peut-être même plus tôt.

L’OR N’EST PAS UN INVESTISSEMENT – C’EST UNE ASSURANCE ET UNE MONNAIE

Nous devons nous rappeler que l’or n’est pas vraiment un investissement, bien qu’il s’appréciera considérablement en termes réels. L’or est une assurance, l’or est une monnaie, l’or permet de préserver la richesse et l’or est le seul actif qui n’est la dette de personne.

Malheureusement, très peu de gens sont au courant de ces faits importants et sont préparés pour affronter ce qui se profile.

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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EGON VON GREYERZ MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE OR.FR – FONDATEUR MAM

Egon von Greyerz est le fondateur de Matterhorn Asset Management AG et de Goldswitzerland.com. II est actionnaire et membre du conseil d’administration de Goldbroker.com depuis Novembre 2012. Egon von Greyerz avait prévu les problèmes actuels de l’économie mondiale il y a plus de 10 ans. En 2002, quand le prix de l’once d’or était de 300 $, MAM a recommandé à ses investisseurs de placer 50% de leurs actifs en or physique stocké hors du système bancaire. Egon von Greyerz a débuté sa carrière professionnelle à Genève en tant que banquier, puis a passé 17 ans en tant que directeur financier et vice-président de Dixons Group (DSG International Plc), le plus grand détaillant d’équipement électronique et électrique du Royaume-Uni. Depuis les années 1990, Egon von Greyerz a été impliqué activement dans les activités d’investissement financier, dont le conseil en opérations de fusions/acquisitions et en allocation d’actifs pour les fonds familiaux privés. Cela l’a conduit à créer Matterhorn Asset Management comme véhicule principal de gestion d’actifs fondée sur les principes de préservation du patrimoine. La Division Gold Switzerland a été créé pour faciliter l’achat et le stockage de l’or physique pour les investisseurs tant privés qu’institutionnels. Egon von Greyerz fait régulièrement des apparitions dans les médias (CNBC, BBC, King World News) et participe à des conférences sur l’investissement à travers le monde. Il publie également des articles sur les métaux précieux, l’économie mondiale et la préservation du patrimoine

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JUDY SHELTON, LA CANDIDATE DE TRUMP POUR LA FED, EST UNE FAN DE L’ÉTALON-OR

JUDY SHELTON, LA CANDIDATE DE TRUMP POUR LA FED, EST UNE FAN DE L’ÉTALON-OR

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 3 JUIL. 2019 | ARTICLES288 

En désignant Judy Shelton pour occuper l’un des deux postes vacants au sein du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), le président Donald Trump a choisi une économiste favorable à un retour à l’étalon-or et critique à l’égard de la politique des banques centrales.

Mme Shelton, qui occupe le poste de directrice à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), s’est exprimée, pas plus tard que l’an dernier, en faveur d’un arrimage du dollar à l’or.

M. Trump a annoncé, sur Twitter, son intention de nommer Shelton et Christopher Waller, actuellement vice-président exécutif à la Fed de Saint-Louis :

Donald J. Trump@realDonaldTrump · 3 juil. 2019

I am pleased to announce that it is my intention to nominate Judy Shelton, Ph. D., U.S. Executive Dir, European Bank of Reconstruction & Development to be on the board of the Federal Reserve….

Donald J. Trump@realDonaldTrump

….Judy is a Founding Member of the board of directors of Empower America and has served on the board of directors of Hilton Hotels.52,7 k00:36 – 3 juil. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité10,9 k personnes parlent à ce sujet

Les deux candidats devront être approuvés par le Sénat, un processus qui pourrait prendre plusieurs mois.

Le 21 avril, Judy Shelton publiait une tribune dans le Wall Street Journal, The Case for Monetary Regime Change (Les arguments en faveur d’un changement de régime monétaire) :

« Malgré tous les discours sur un système « basé sur des règles » pour le commerce international, il n’y a pas de règles quand il s’agit de garantir des conditions de concurrence monétaires équitables. L’étalon-or classique a établi une référence internationale pour les valeurs monétaires, conformément aux principes du libre-échange. Les arrangements actuels permettent aux gouvernements de manipuler leurs devises pour obtenir un avantage à l’exportation.

La monnaie est censée constituer une unité de compte fiable et une réserve de valeur au-delà des frontières et dans le temps. Il est tout à fait raisonnable de se demander s’il ne vaudrait pas mieux lier l’offre de monnaie et de crédit à l’or ou à un autre élément de référence plutôt que de se fier au jugement d’une dizaine de responsables monétaires réunis huit fois par an pour fixer les taux d’intérêt. Un tel système permettrait aux particuliers (comme sous l’étalon-or) ou aux banques centrales étrangères (comme sous Bretton Woods) d’assurer la convertibilité de leur monnaie. Dans les deux cas, cela pourrait diminuer les pressions inflationnistes. »

Dans un article de 2018 pour le think thank libertaire Cato Institute, Shelton a établi une comparaison entre les crypto-monnaies et l’or :

« Si l’attrait des crypto-monnaies réside dans leur capacité à fournir une monnaie commune et à maintenir une valeur uniforme pour chaque unité émise, il suffit de se référer aux antécédents historiques pour confirmer que ces mêmes qualités ont été assurées par l’étalon-or international classique, et ceci, sans compromettre la souveraineté des différents pays. Au contraire : les règles de l’étalon-or permettent aux nations de participer volontairement en opérant conformément à la discipline de la convertibilité de leur propre monnaie en or. »

« Les États-Unis sont le plus grand détenteur de réserves officielles d’or au monde. En proposant un nouveau système monétaire international lié d’une certaine manière à l’or, l’Amérique a l’occasion de continuer à occuper une place prépondérante dans les affaires monétaires internationales tout en promouvant un véritable libre-échange fondé sur une base monétaire solide. L’or a toujours été un dénominateur commun pour mesurer la valeur ; il est largement accepté à tous les niveaux de revenu de la société et est universellement reconnu comme un substitut monétaire ayant une valeur intrinsèque », a-t-elle écrit.

Le choix de Shelton pourrait laisser entrevoir la frustration grandissante de Trump à l’égard des dirigeants de la Fed et de l’orientation de la politique monétaire de la banque centrale. M.Trump a affirmé que la hausse des taux d’intérêt et le resserrement quantitatif ont fait plafonner la croissance du PIB et affaibli la position des États-Unis dans les négociations commerciales avec Pékin. 

Les deux économistes choisis par le président américain se sont déjà exprimés publiquement en faveur de taux d’intérêt directeurs plus bas. Interrogée dans une récente interview pour le Wall Street Journal sur la question de savoir si la banque centrale américaine devrait baisser les taux d’intérêt, elle a déclaré, « La réponse est oui ».

« Lorsque votre économie est prête à croître en raison de la réduction des impôts, de la réduction de la réglementation, de la dynamique des réformes dans les secteurs de l’énergie et du commerce, vous voulez garantir un accès maximal aux capitaux. », a-t-elle déclaré au WSJ. « La pratique de la Fed consistant à payer des intérêts aux banques juste pour garder leurs fonds sur des comptes de dépôt, au lieu de les prêter à l’économie reélle, est malsaine et perturbante ; le taux directeur devrait baisser rapidement lorsque cette pratique sera progressivement éliminée. »

Dans son livre Money Meltdown, publié en 1998, Judy Shelton était déjà arrivé à la conclusion que « les banquiers centraux et leurs défenseurs sont loin d’être omniscients ».

Après la nouvelle de la nomination de Shelton au Conseil des gouverneurs de la Fed, le prix de l’or a grimpé de 10 $, passant de 1 425 $ à 1 435 $ en quelques minutes.

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La Russie se débarrasse de ses dollars pour acheter de l’or

EconomiePolitique

La Russie se débarrasse de ses dollars pour acheter de l’or

 Audrey Duperron  26 juin 2019 3 minutes read

Une réserve où sont entreposés des lingots d'or
 Pixabay

Ces dernières années, la Russie, cinquième pays du monde pour la taille de ses réserves en devises internationales, a continuellement acheté de l’or. Elle a poursuivi cette pratique, préférant l’or au dollar, même lorsque le cours du métal précieux était en berne. Récemment, ce dernier est reparti à la hausse, et atteint désormais son plus haut niveau en six ans. La stratégie russe s’avère donc payante. 

Habituellement, le dollar est la devise de réserve préférée d’un grand nombre d’Etats, en raison de la rareté des actifs sûrs. Mais la Russie a montré qu’une autre option était possible, et qu’elle pouvait réduire ses réserves en dollars sans nuire à son économie. « Pour le moment, le pays compte peu d’adeptes, mais les achats d’or par les banques centrales sont en hausse », note Leonid Bershidsky de Bloomberg.

Des sanctions américaines imprévisibles

Il rappelle que la Russie a de bonnes raisons de limiter sa détention de dollars. Elle est en effet la cible de sanctions internationales depuis qu’elle a annexé l’Ukraine en 2014. Depuis, l’UE n’a pas durci ces sanctions, en revanche, les États-Unis l’ont fait. Le gouvernement russe et la Banque central russe jugent maintenant que les sanctions américaines dépendent bien davantage de la politique domestique américaine, que du comportement de la  Russie. Autrement dit, ces mesures sont imprévisibles, ce qui a motivé la banque centrale russe à réduire son exposition à ce risque, en diminuant de moitié la part du dollar dans ses réserves en devises. Parallèlement, elle a augmenté la proportion d’euro et de renminbi (yuan).L’année dernière, la Russie a acheté 274 tonnes d’or, ce qui a fait culminer ses réserves de métal jaune totales à 2 113 tonnes. En effet, le métal, qui est indépendant de tout Etat, ne présente pas de danger politique, et est donc idéal pour couvrir le rouble. Néanmoins, entre septembre 2017 et septembre 2018, la valeur totale de ces réserves s’est légèrement érodée, en raison de la dépréciation du métal. Mais depuis, son cours est reparti à la hausse. Cela signifie que le stock d’or russe a gagné 7 %, soit près de 7 milliards de dollars. Et si cette hausse des prix se poursuit, les réserves de métal précieux russes représenteront rapidement environ 20 % de l’ensemble des réserves internationales du pays. Cela implique qu’à ce moment-là, la Russie détiendra autant d’or que de dollars.

D’autres pays se livrent à cette « dédollarisation »

La Russie n’est d’ailleurs pas la seule à choisir le métal jaune. Au Premier trimestre de cette année, les banques centrales du monde entier ont acquis 145,5 tonnes d’or, soit 68 % de plus qu’au cours de la même période l’année dernière, révèlent des chiffres du World Gold Council (WGC). C’est aussi le niveau le plus élevé depuis 2013. Sur les quatre derniers trimestres, les achats d’or auprès des banques centrales ont atteint le niveau record de 716 tonnes.

La Russie demeure le plus gros acheteur, avec 55 tonnes, devant la Turquie (40 tonnes) et la Chine (33 tonnes). Les achats ont concerné des pays coutumiers de ce type de placement, mais on constate aussi des pays plus inhabituels. L’Équateur, par exemple, a décidé cette année d’acquérir de l’or pour la première fois depuis cinq ans. Le Qatar et la Colombie ont également effectué de gros achats au cours du dernier trimestre.

Ces pays sont principalement ceux qui souhaitent réduire leur dépendance au dollar. Avec ces achats, ces banques centrales cherchent en effet à « dédollariser » les économies de leurs pays respectifs, en substituant le métal précieux à leurs réserves en dollars. Très souvent, il s’agit de pays qui disposent de réserves d’or moins importantes que la plupart des pays d’Europe occidentale.

La Chine, qui a eu elle aussi maille à partir avec les États-Unis, a elle aussi commencé à réduire progressivement ses réserves en dollars, en les échangeant contre de l’or. L’Inde, qui fait partie des 10 pays qui détiennent les plus grosses réserves en devises internationales, a elle aussi acheté beaucoup de métal jaune.

Les taux d’intérêt américains au plus bas, la progression de la dette américaine et l’imprévisibilité du gouvernement américain réduisent l’attrait pour le dollar de nombreux pays. Ils lui substituent donc l’or, qui apparaît plus sûr. Il ne serait pas étonnant que dans quelques années, d’autres pays décident de copier le modèle russe, et de privilégier l’or au détriment du dollar.

« L’administration américaine actuelle et future devrait faire preuve de prudence afin d’éviter de donner à d’autres pays des incitations similaires pour qu’ils se débarrassent de leur dépendance au dollar et qu’ils suivent l’exemple du Kremlin », conclut Bershidsky.

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LA SERBIE ET LES PHILIPPINES REJOIGNENT LA CHASSE À L’OR MONDIALE

LA SERBIE ET LES PHILIPPINES REJOIGNENT LA CHASSE À L’OR MONDIALE

PUBLIÉ PAR OR.FR ™ | 30 MAI 2019 | ARTICLES976 

Deux nouveaux pays, la Serbie et les Philippines, ont annoncé leur intention d’augmenter leurs réserves nationales d’or. Ils suivent ainsi l’exemple d’autres banques centrales qui accumulent des lingots dans le but de réduire leur dépendance au dollar américain.

D’après le média serbe Vecernje Novosti, Belgrade augmentera ses réserves d’or de 20 à 30 tonnes d’ici la fin de l’année. Par mesure de sécurité, le pays prévoit de porter ses réserves à 50 tonnes d’ici la fin 2020. Les statistiques de la Banque nationale de Serbie montrent que les réserves de change s’élèvent actuellement à 11 milliards €.

La décision de renforcer les réserves d’or aurait été prise à la suite d’une réunion entre le FMI et le président serbe Aleksandar Vučić au début du mois. Les représentants du FMI ont indiqué qu’ils approuveraient l’achat d’or de Belgrade s’il s’inscrit dans la stratégie d’accroissement des réserves de change du pays.

Mercredi dernier, la Banque centrale des Philippines (BSP) a annoncé l’adoption d’une loi exonérant les petits exploitants miniers de droits et taxes d’accise en cas de vente à l’institution financière. Cette mesure a été justifiée comme un moyen d’accroître les réserves de change et de lutter contre la contrebande.

Selon Reuters, les petits mineurs ont trouvé un moyen de contourner les taxes introduites en 2011 en vendant l’or au marché noir. La loi leur permet désormais de vendre tout l’or produit à la BSP, au cours du marché international. Les réserves d’or des Philippines sont demeurées inchangées, aux alentours de 198 tonnes, au premier trimestre 2019 et au quatrième trimestre 2018. L’or représente environ 10% des réserves de change brutes du pays, qui s’élevaient à 83,96 milliards $ à la fin avril.

De nombreux pays accumulent des lingots d’or afin de diversifier leurs réserves de change et s’éloigner du dollar américain.

Selon les données du World Gold Council (WGC), les achats nets totaux des banques centrales au premier trimestre 2019 ont atteint leur plus haut niveau depuis 2013. Les achats ont bondi de 68% par rapport à l’année dernière, à 145,5 tonnes.

Cette tendance mondiale a été menée par la Russie et la Chine. Les achats nets d’or de la Banque centrale russe ont été les plus élevés au premier trimestre 2019. Le pays a ajouté 55,3 tonnes, portant ses réserves d’or à 2 168,3 tonnes et devenant ainsi le plus gros acheteur mondial de ce métal précieux.

Dans le même temps, Moscou a réduit considérablement ses avoirs en bons du Trésor américain, dans le cadre de son plan de dédollarisation. Le sixième détenteur d’or au monde, la Chine, a acquis 33 tonnes au cours du premier trimestre 2019.

L’Inde a suivi l’exemple en achetant 8,2 tonnes d’or depuis le début de l’année. En 2018, la Banque de réserve de l’Inde a acheté 42,3 tonnes. L’institution détient actuellement 608,7 tonnes d’or, ce qui représente environ 7% de ses réserves de change.

Source originale: Rt

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LA THÉORIE MONÉTAIRE MODERNE (TMM), ATTENTION DANGER

LA THÉORIE MONÉTAIRE MODERNE (TMM), ATTENTION DANGER

PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 30 MAI 2019 | ARTICLES232 

Une nouvelle théorie rencontre un succès croissant aux États-Unis, et elle commence à faire parler d’elle en Europe. Retenez bien ce nom, vous l’entendrez de plus en plus : la Théorie Monétaire Moderne (TMM). Elle vient de la gauche du Parti Démocrate et elle recommande de faire encore plus de déficit budgétaire, mais financé par la planche à billets plutôt que par des obligations du Trésor. Pourquoi ? Parce qu’on peut faire plus de déficit de cette façon !

En effet, si le déficit public est financé par émission d’obligations, la limite est la capacité des agents économiques à détenir des obligations, et celle-ci peut saturer rapidement, une fois que les épargnants ont consacrée une large part de leurs avoirs à l’assurance-vie (surtout investie en obligations d’État). Les choses se compliquent d’autant plus que le niveau d’épargne est faible, comme c’est le cas aux États-Unis. Reste bien sûr la possibilité de vendre ces obligations à l’international, mais là encore la capacité d’absorption n’est pas illimitée et, surtout, cela fait peser un risque géopolitique, un pays créancier pouvant vendre en masse afin provoquer une chute de cours ou même une crise financière.

Par contre, la limite au déficit financé par la planche à billets est la capacité des agents économiques à détenir de la monnaie, or celle-ci est très importante puisqu’ils perdent difficilement confiance dans la monnaie. Le billet de banque semble incarner une valeur « officielle » indubitable. On ne note d’ailleurs pas de phénomène de « fuite devant la monnaie » au Japon où, pourtant, la dette publique atteint près de trois fois le niveau du PIB.

La Théorie Monétaire Moderne (TMM) est une prime à l’irresponsabilité, une fuite en avant, avec une fin qui sera douloureuse car ceux qui la professent n’ont manifestement pas étudié de près le Zimbabwe, le Venezuela, ou l’Allemagne de Weimar. Dans ces pays, la planche à billet a débouché sur l’hyperinflation et la ruine généralisée. À un moment donné, les acteurs économiques se mettent à douter de la valeur de la monnaie et ils s’en débarrassent en vitesse pour acquérir des biens réels (nourriture, immobilier, or), les prix explosent et la situation devient irrattrapable.

Cette théorie relève plutôt d’une contre-offensive des keynésiens, toujours obsédés par la dépense publique, et elle trouve une nouvelle justification avec « l’urgence écologique » et la « transition énergétique » qui nécessitent des milliers de milliards d’euros d’investissement. C’est en tout cas par ce biais que la TMM fait son chemin en Europe et déjà plusieurs responsables politiques demandent à sortir les investissements dans les énergies renouvelables de la règle des 3% de déficit budgétaire, ou que la BCE participe directement à ces dépenses.

Soyons clairs, les partisans de la Théorie Monétaire Moderne veulent notre ruine, et ils semblent malheureusement plus puissants de jour en jour. Pour s’en protéger, pas besoin de « théorie », seulement d’un bon réflexe : faire mouvement vers les actifs réels (or physique, immobilier…).

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / DOCTEUR EN ÉCONOMIE

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Managem récupère sa cargaison d’or saisie au Soudan

Managem récupère sa cargaison d’or saisie au Soudan

La cargaison d’or, appartenant à Managem, saisie au Soudan le 8 mai dernier, a finalement été remise à la société minière marocaine, annonce Managem dans un communiqué parvenu à Le Site info. Le chargement de 217 kg d’or a été restitué.

“Dans le cadre d’un chargement régulier et après avoir accompli toutes les formalités administratives en conformité avec la réglementation en vigueur, le 8 mai dernier un blocage administratif inattendu a provoqué le gel d’une opération d’exportation. Tout cela a été clarifié et les autorités locales ont pu reconnaître notre respect scrupuleux des procédures réglementaires”, peut-on lire.

Et d’ajouter: “Nous tenons de fait à saluer la rigueur des autorités soudanaises et à rendre hommage à leur très grand professionnalisme. Ce dénouement positif nous a permis de finaliser l’exportation de cette cargaison vers notre client”.

A ce titre, Managem a fait le point au sujet de ses opérations au Soudan. “Managem opère au Soudan depuis plus de 10 ans et développe la mine de Gabgaba à travers sa filiale MANUB. La production d’or y a démarré en 2012. Grâce à son expertise et à la mobilisation de ses équipes, Managem a réussi à construire une usine “state-of-theart”, l’une des premières unités industrielles du pays. Cela représente depuis le début un investissement de 120 millions de dollars pour l’exploration et la construction. De fait, Managem représente un acteur économique important dans la région où il emploie 900 personnes”, clarifie la société.

Par ailleurs, Managem a dressé un bilan de ses activités au Maroc et en Afrique. “Partout où il intervient, Managem est respecté et reconnu pour son sérieux et pour le strict respect des lois et des réglementations du pays où notre Groupe est implanté. Nous opérons depuis près de 90 ans dans la production et la commercialisation des métaux de base, des métaux précieux, du cobalt et d’autres minerais, au Maroc et en Afrique. Notre capacité à opérer sur des terrains complexes est essentielle pour développer nos activités de façon durable”, indique le communiqué.

Rappelons qu’un hélicoptère appartenant à la société minière marocaine Managem, avait été intercepté par les autorités soudanaises. L’appareil, qui transportait des kilos d’or, ne disposait pas des autorisations nécessaires selon les médias locaux.

L’avion, qui était en provenance de la région de Qabqah et à destination de Khartoum, avait été immobilisé par les Forces de soutien rapide.

A.K.A.

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