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Le commando Hubert, une unité d’élite tout terrain

Le commando Hubert, une unité d’élite tout terrain

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Les faits

Les deux militaires français tués au Burkina Faso étaient membres d’un groupe de la marine spécialisé dans les opérations de libération d’otages.

Un hommage national leur sera rendu, mardi 14 mai.

  • Pascal Charrier,
Le commando Hubert, une unité d’élite tout terrain

Les  nageurs de combat du commando Hubert sont engagés depuis dix ans sur tous les théâtres d’opérations. FRANÇOIS GUENET/DIVERGENCE

 

Leur mort violente a soudainement donné un visage à ces hommes habitués à agir dans l’ombre. Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, les deux militaires tués lors de l’opération ayant abouti vendredi 10 mai à la libération de quatre otages au Burkina Faso, faisaient partie des « forces spéciales ». « Ils ont donné leur vie pour en libérer d’autres », a salué Emmanuel Macron sur Twitter.

Les deux jeunes officiers mariniers étaient membres du commando Hubert, une unité d’élite de la Marine nationale qui trouve ses origines au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Son ancêtre est le 1er bataillon des fusiliers marins commandos, créé en 1942 par la France libre en Grande-Bretagne et communément appelé le « commando Kieffer », du nom du capitaine de corvette Philippe Kieffer. Par la suite, sept commandos dits « marine » ont été constitués sur cette base, dont cinq de combat. D’autres groupes du même type existent dans l’armée de terre et de l’air pour mener des « opérations non-conventionnelles ».

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Des nageurs de combat aptes à combattre à terre

Mais le commando Hubert, baptisé en l’honneur d’Augustin Hubert, tué le 6 juin 1944 lors du débarquement en Normandie, tient une place à part dans ce dispositif. « Si l’on considère que les commandos sont déjà les unités les plus prestigieuses de l’armée, il occupe le haut de la pyramide », explique le journaliste spécialisé Jean-Marc Tanguy, animateur du blog « Le Mamouth », qui a publié l’an dernier « La task force Sabre », un ouvrage sur les forces spéciales françaises engagées au Sahel (éditions Histoire et collections).

Basée à Saint-Mandrier (Var) et forte d’environ 100 personnes, cette unité est constituée de nageurs de combat. Issus des rangs d’autres commandos, ils sont sélectionnés après des épreuves particulièrement difficiles. « Ce sont des gens plutôt spécialisés au départ dans des opérations amphibies, explique Michel Goya, ancien colonel et historien militaire. En réalité, ils peuvent être parfaitement engagés à terre et sont souvent utilisés comme des troupes d’infanterie pour des opérations complexes, comme d’autres commandos marine. » D’où leur présence au Burkina Faso.

Cette mission délicate est au cœur de son métier, la libération d’otages. Le commando Hubert était ainsi déjà intervenu pour sauver des Français retenus sur leur voilier par des pirates au large de la Somalie. « Leur savoir-faire en mer fait qu’ils peuvent intervenir sur n’importe quel terrain, reprend Jean-Marc Tanguy. Leur spécificité tient à leur capacité à s’infiltrer dans de multiples lieux, à la fois sous et sur la mer, mais aussi en dérivant sous la voile de parachutes. Ils sont les seuls à maîtriser ces trois techniques à la fois. Cela leur permet d’arriver de manière silencieuse. »

Un « risque assumé », plutôt qu’un sacrifice

Dans la nuit du jeudi 9 mai au vendredi 10 mai, après une traque de plusieurs jours, une vingtaine d’entre eux a ainsi pu s’approcher des abris où étaient détenus au Burkina Faso deux Français enlevés dans le nord du Bénin le 1er mai. Selon le chef d’état-major français, le général François Lecointre, ils ont toutefois été repérés à une dizaine de mètres du but et ont entendu les ravisseurs armer leurs armes. Pour ne pas risquer de tuer des civils ou les otages, ils sont alors partis à l’assaut sans ouvrir le feu. « N’importe quelle unité aurait agi de même », précise Michel Goya.

Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont alors trouvé la mort, touchés quasiment à bout portant. Un sacrifice ? « Je préfère parler de risque assumé, ce n’est pas tout à fait pareil, poursuit l’ancien militaire. Le terme sacrifice implique que l’on va volontairement à une mort certaine. Là, le but n’était assurément pas de se faire tuer. Mais ce risque existe, comme dans de nombreux métiers, et on est incapable de prédire dans ce genre de mission comment les choses vont se dérouler. »

Plutôt que de mettre en avant des vies sacrifiées, Jean-Marc Tanguy préfère lui aussi évoquer la « détermination » de marins animés par un « sens aigu de l’engagement » et « le culte de la mission »« Si nos soldats connaissent tous les risques au moment de leur engagement, il n’en est pas moins douloureux, lorsque par leur courage et leur bravoure, des frères d’armes tombent au combat, commente de son côté Jean-Michel Jacques, député LREM du Morbihan et ancien infirmier au sein des commandos marine. Nous nous devons alors de saluer leur dévouement et honorer leur mémoire. » Un hommage national sera rendu mardi 14 mai à Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello.

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Du nouveau sur l’opération militaire américano-française au Burkina Faso/

Du nouveau sur l’opération militaire américano-française au Burkina Faso/

En bref et en exclusivité Strategika51 Intelligence :

L’opération militaire américano-française du 10 mai 2019 au nord du Bukina Faso ne visait pas à libérer les deux otages français kidnappés neuf jours auparavant au Bénin mais à récupérer deux agents de la CIA ayant un statut prioritaire. L’opération aurait très mal tournée. Paris a reconnu la mort de deux Commando marine et quatre présumés ravisseurs. Selon des informations émanant de professionnels, il s’agit d’un bilan très partiel, établi selon les règles de diffusion de l’information militaire relatives aux pertes au combat adoptés par les unités militaires US en Irak entre 2004 et 2009.

2. Le groupe armé qui a été visé est totalement inconnu et fait plus étrange, aucun groupe terroriste activant au Sahel n’a commenté ou revendiqué le rapt de quatre ressortissants étrangers ou l’opération militaire du 10 mai.

3. Le jour même de l’opération, les individus armés ont pu s’extraire du lieu de l’attaque en tuant une douzaine de militaires d’un pays africain qui assuraient le bouclage de la zone.

4. Le ministère français de la défense a annoncé la mort de quatre présumés ravisseurs mais selon des sources locales il s’agit de civils vivant à proximité de l’objectif. Aucun chef opérationnel ou membre du groupe armé n’ont été capturés ou neutralisés.

5. Les commandos marine francais ont essuyé dés le début de l’opération des tirs nourris de Kalashnikov RPK dévastateurs. Il a fallu l’intervention d’hélicoptères d’attaque Tigre et des hélicoptères de combat relevant d’une unité d’élite héliportée américaine pour les désengager. Du matériel et des armes ont du être abandonnés sur les lieux.

5. Nos sources tiennent à souligner que cette opération est l’un des premiers engagements massifs des forces conjointes américano-françaises au Burkina Faso.

Key Info:

Deux actifs de la CIA, un ressortissant américain et sud-coréen, ont été enlevés dans un pays du Sahel et aucun gouvernement ni aucun média n’a rapporté l’information. Ils ont été libérés le 10 mai 2019 lors d’une opération spéciale conjointe des États-Unis et de la France dans le nord du Burkina Faso. Le raid était dirigé par les forces spéciales de la marine française, principalement le commando Hubert. Outre les deux femmes, deux autres otages ont été libérés au cours de la violente bagarre. Ils ont été kidnappés au Bénin le 1er mai 2019. Le gouvernement français a reconnu la mort de deux commandos endurcis au combat lors de l’opération.
Les médias traditionnels gardent un silence absolu sur les deux femmes.

Exclusive Strategika 51 Intelligence (Sources from the Ground)

Du nouveau sur l’opération militaire américano-française au Burkina Faso/ Two Female CIA Assets Freed in a Messy Operation in Northern Burkina Faso

https://translate.google.fr/?hl=fr#view=home&op=translate&sl=en&tl=fr&text=Two%20female%20CIA%20assets%2C%20a%20U.S%20and%20South%20Korean%20nationals%20were%20kidnapped%20in%20a%20Sahel%20Country%20and%20not%20a%20single%20Government%20or%20media%20reported%20the%20information.%20They%20were%20freed%20on%2010%20May%202019%20during%20a%20joint%20U.S-French%20Special%20Operation%20in%20Northern%20Burkina%20Faso.%20The%20raid%20was%20spearheaded%20by%20French%20Navy%20Special%20Forces%2C%20mainly%20the%20Hubert%20Commando.%20Besides%20the%20two%20women%2C%20two%20other%20hostages%20were%20freed%20amidst%20the%20fierst%20firefight.%20They%20were%20kidnapped%20in%20Benin%20on%201%20May%202019.%20The%20French%20Government%20aknowledged%20the%20death%20of%20two%20battle-hardened%20commandos%20in%20the%20operation.Mainstream%20media%20are%20keeping%20an%20absolute%20silence%20about%20the%20two%20women.

 

Burkina : 2 soldats français tués, 4 otages libérés

Burkina : 2 soldats français tués, 4 otages libérés

Les deux soldats français tués dans le nord du Burkina
Les deux soldats français tués dans le nord du Burkina 

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archives

Deux soldats français ont été tués lors d’une opération militaire menée dans le nord du Burkina Faso.

Le Parisien – International@LeParisienMonde

Qui sont les deux commandos français tués en libérant les otages au Burkina Faso https://l.leparisien.fr/IAO-zi 

Qui sont les deux commandos français tués en libérant les otages au Burkina Faso

Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello étaient commandos marine dans les forces spéciales, engagés depuis le 30 mars dernier dans la région du Sahel.

leparisien.fr

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Cette intervention a permis la libération de quatre otages, dont les deux français kidnappés il y a dix jours dans le nord du Bénin. Les deux autres otages libérés sont une Américaine et une Sud-Coréenne.

Dans son communiqué, le ministère de la Défense précise que l’opération a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, et que les deux militaires tués faisaient partie des forces spéciales de l’opération Barkhane, cette force anti-terroriste déployée dans le Sahel.

Florence Parly

@florence_parly

Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage.

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Les autorités françaises ajoutent que l’intervention militaire avait été menée avec le soutien des Etats-Unis, du Burkina Faso et du Bénin.

Quatre ravisseurs ont été tués pendant cette opération, selon l’état-major français, qui ne donne pas d’indication sur l’identité du groupe preneur d’otages. Deux terroristes ont réussi à prendre la fuite, toujours selon l’état-major.

Romain Mielcarek

@actudefense

CEMA : Des moyens médicaux de l’avant étaient prévus. Idem pour une chaîne log et des hélicoptères pour permettre l’évacuation.
Mise en place et infiltration de nuit dans la foulée.

Romain Mielcarek

@actudefense

CEMA : Les commandos ont progressé sur 200m grâce à la nuit noire, malgré la présence d’une sentinelle. Ils sont détectés à 10m. En entendant l’ennemi armer, ils donnent l’assaut sans ouvrir le feu pour ne pas toucher les civils.

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L’opération se serait passée, entre Ouagadougou et la frontière malienne, dans la région de Ouahigouya (nord du Burkina)

L’enlèvement des deux touristes au Bénin

C’est précisément dans ce pays, le Bénin, que les deux touristes français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, avaient été enlevés le 1er mai. Ils visitaient le Parc de la Pendjari dans le nord du Bénin. Leur guide avait été retrouvé mort quelques jours plus tard. Et leur véhicule avait été localisé dans l’est du Burkina.

Assez rapidement, les spécialistes ont émis l’hypothèse d’un enlèvement par des groupes armés ou djihadistes. Ils sont sévissent d’ordinaire plus au nord, mais leur zone d’influence semble désormais s’étendre.

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Jigi@JigiAfrica

La Grande-Bretagne publie le 4 mai 2019 une carte destinée à ses ressortissants désireux de se rendre au encore plus alarmiste que celle préparée par la France pour les voyageurs français, en raison de l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays.

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Réactions à Paris et à Ouagadougou

Le président français Emmanuel Macron accueillera samedi les deux ex-otages français, ainsi que l’ex-otage sud-coréenne, libérés au Burkina Faso dans la nuit de jeudi à vendredi, à leur retour en France, prévu à Villacoublay, samedi à 17H00, a annoncé l’Elysée.

En début de semaine prochaine, le chef de l’État présidera aux Invalides une cérémonie d’hommage national aux deux commandos marine tués dans l’opération de libération des otages, a ajouté la présidence.

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a salué sur twitter la libération dans son pays de quatre otages dont deux Français, par les forces spéciales françaises, au cours d’une « intervention militaire conjointe ».

Roch KABORE

@rochkaborepf

Je salue la libération de 4 otages, dont les 2 enseignants français, enlevés le 1er mai dans le nord du Bénin, une américaine et une sud-coréenne.
L’intervention militaire conjointe qui a permis d’atteindre ces objectifs traduit notre engagement à lutter contre les forces du mal.

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– avec agences –