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Israël bloque les exportations agricoles palestiniennes

Israël bloque les exportations agricoles palestiniennes

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Les importations de produits agricoles israéliens dans les Territoires palestiniens ont avoisiné 600 millions de dollars en 2018.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les importations de produits agricoles israéliens dans les Territoires palestiniens ont avoisiné 600 millions de dollars en 2018.

Éhossam Ezzedine – Agence France-Presse à Ramallah

10 février 2020

Israël a décrété dimanche le blocage des exportations agricoles palestiniennes, une mesure prise dans le cadre d’une querelle commerciale qui va crescendo depuis l’annonce du plan controversé du gouvernement Trump visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.

« À partir d’aujourd’hui […] l’exportation à l’étranger de produits agricoles palestiniens via le passage d’Allenby ne sera pas autorisée », a indiqué dans un communiqué le Cogat, l’unité du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens.

Contrôlé par Israël, le point de passage d’Allenby relie la Cisjordanie occupée à la Jordanie voisine, d’où les produits pouvaient ensuite être acheminés vers le reste du monde. Fermer cette option met donc fin à l’ensemble des exportations agricoles palestiniennes, car les autorités avaient déjà bloqué l’accès de ces produits agricoles en Israël, d’où ils pouvaient être acheminés vers l’Europe.

Dans la vallée du Jourdain, langue de terre fertile en Cisjordanie occupée, Moeïn Achtiyeh, un agriculteur ayant accumulé 400 tonnes de dattes de qualité prêtes à l’exportation, dénonçait dimanche la mesure du gouvernement israélien.

« Si je ne parviens pas à exporter ces dattes, cette décision me coûtera 10 millions de shekels [3,8 millions de dollars canadiens] », dit-il à l’AFP, précisant que ses fruits étaient destinés au Royaume-Uni, à l’Allemagne et à la Turquie.

Querelle commerciale

Cette mesure israélienne est une réponse au « boycottage palestinien des veaux, qui a gravement nui aux éleveurs de bétail israéliens », a affirmé Israël. Les Palestiniens ont cessé il y a cinq mois les importations de veaux dans le cadre d’une politique de « désengagement » économique progressif avec Israël, qui occupe la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

La semaine dernière, quelques jours après l’annonce par le président américain, Donald Trump, de son plan de règlement pour le Proche-Orient, rejeté par les Palestiniens, qui le jugent trop favorable à Israël, le ministre israélien de la Défense a suspendu l’importation de produits agricoles de Cisjordanie. Selon le ministère palestinien de l’Économie, les exportations de produits agricoles palestiniens vers Israël se sont élevées à environ 88 millions de dollars en 2018, ce qui représente les deux tiers des exportations agricoles depuis les Territoires.

En réponse à cette mesure, l’Autorité palestinienne avait décidé la semaine dernière de bloquer l’entrée de certains produits de consommation israéliens sur son territoire.

« Le gouvernement a décidé d’empêcher l’entrée de légumes, de fruits, de boissons gazeuses, de jus et d’eau minérale provenant d’Israël », a confirmé à l’AFP le porte-parole du gouvernement palestinien Ibrahim Melhem.

Les importations de produits agricoles israéliens dans les Territoires palestiniens ont quant à elles avoisiné 600 millions de dollars en 2018, et représentent 71 % des importations dans ce secteur, selon les données palestiniennes.

Israël a souligné dimanche que sa décision de bloquer les exportations de Cisjordanie prendrait fin « dès que l’Autorité palestinienne aura cessé de nuire au commerce du bétail et au libre marché ».

Selon le ministre palestinien de l’Agriculture, Riad Attari, la décision d’Israël est « très dangereuse », car elle « affectera » les agriculteurs palestiniens. Et « cela nous poussera à prendre de nouvelles mesures » de rétorsion, a-t-il déclaré à l’AFP.

De là à évoquer une guerre commerciale, il y a un pas que Nasser Abdel Karim ne franchit pas pour le moment. « Il ne s’agit pas d’un véritable affrontement économique », mais plutôt de mesures « ciblées » et « calculées », note cet analyste palestinien.

« Ni les Palestiniens ni les Israéliens ne sont prêts à un affrontement », dit-il à l’AFP. « Depuis l’annonce du supposé « accord du siècle » des États-Unis, les Israéliens veulent s’assurer d’éviter les débordements de violence dans les Territoires palestiniens et s’assurer du calme. »

Côté palestinien, il n’y a pas de « volonté d’en arriver à un affrontement économique », soutient Nasser Abdel Karim.

Mais ces nuances n’apaisent pas pour autant Nasser Abdel Razek, grand producteur d’oignons et de pommes de terre. « Nous sommes en pleine saison des oignons et des patates, si je ne peux exporter, je vais perdre des sommes importantes », déplore-t-il.

DES MILLIERS DE MANIFESTANTS À RABAT CONTRE LE PLAN DE TRUMP

Rabat — Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Rabat, au Maroc, contre le plan du président américain, Donald Trump, pour résoudre le conflit israélo-palestinien, et ont appelé à boycotter les produits américains. Une manifestation contre le plan américain, reprenant les mêmes slogans, a également rassemblé des centaines de manifestants dimanche à Sfax, dans l’est de la Tunisie.

Le Maroc, pays allié des États-Unis, « apprécie les efforts constructifs de paix déployés par le gouvernement américain actuel en vue de parvenir à une solution juste, durable et équitable au Proche-Orient », avait réagi son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, au lendemain de l’annonce du plan de paix au Moyen-Orient de Donald Trump, tout en réitérant la traditionnelle position de Rabat en faveur d’un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale.

Interpellé mardi dernier par un député, M. Bourita a ajouté qu’il ne fallait pas être « plus palestinien que les Palestiniens eux-mêmes », selon des médias locaux. Ces propos ont suscité la polémique dans ce pays où la cause palestinienne bénéficie d’un très large soutien populaire.

À la suite d’interrogations sur la position marocaine, le chef de la diplomatie marocaine a rencontré samedi le président palestinien, Mahmoud Abbas, à Amman pour lui réaffirmer la position du Maroc sur la question palestinienne, selon Rabat. Nasser Bourita s’est également entretenu avec son homologue jordanien, Ayman Safadi, les deux pays partageant les mêmes « positions » et « principes » sur la « question palestinienne », d’après un communiqué du ministère jordanien.Agence France-Presse

https://www.ledevoir.com/monde/moyen-orient/572616/moyen-orient-israel-bloque-les-exportations-agricoles-palestiniennes

Ne soyez pas surpris si la Russie soutient tacitement l’Accord du siècle

Ne soyez pas surpris si la Russie soutient tacitement l’Accord du siècle


Par Andrew Korybko − Le 29 janvier 2020 − Source oneworld.press

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Au cours des dernières années, les relations de la Russie avec « Israël » se sont faites plus profondes et plus stratégiques que les relations historiques que le pays a pu avoir avec la Palestine ; il est donc impensable que Moscou ne soutienne pas tacitement le dénommé « accord du siècle », ce qui ne l’empêchera pas d’émettre des réserves du bout des lèvres en public dans le but de maintenir son soft power régional.

Trump a fini par dévoiler ce mardi 28 janvier son « accord du siècle », qui a fait couler beaucoup d’encre et provoqué un battage médiatique ; cet accord correspond plus ou moins à ce que l’on croyait en savoir. En pratique, il traite les Palestiniens comme un peuple conquis, contraint à accepter à perpétuité l’hégémonie d’« Israël«  – il suffit de constater que cet État pourra maintenir ses colonies déjà implantées, et continuer d’exercer une dominance sur les Palestiniens dans presque tous les domaines de la vie. Ni les réfugiés palestiniens ni leurs descendants ne seront autorisés à retourner sur leurs terres originelles, sauf dans la zone reconnue par les États-Unis et « Israël » comme leur soi-disant « État », ce qui signifie que même en théorie, ils ne pourront jamais prendre la main de manière démocratique sur l’état actuel des choses entre eux et leurs oppresseurs, même s’ils votaient en nombre pour démanteler l’auto-proclamé « État juif » et le remplacer par quelque chose de plus inclusif, par exemple. Le dirigeant étasunien a décrit son projet comme la soi-disant « seule option pour la paix », ce qui n’est pas surprenant : personne n’aurait attendu une autre position de la part des États-Unis.

L’« accord du siècle » est basiquement une tentative d’attirer un soutien étranger plus large à l’occupation par « Israël » de la Palestine qui dure depuis des décennies ; le tout se trouvant « adouci » par des promesses d’aide économique pour créer le prétexte « publiquement plausible » pour les pays musulmans, comme ceux du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de soutenir ce projet. Le fait que ces mêmes pays soient en excellents termes avec « Israël » constitue d’ores-et-déjà un secret de polichinelle, surtout au vu des stratégies de coordination régionales s’opposant à leur adversaire commun iranien : il faut s’attendre à ce qu’ils finissent (ou commencent) par utiliser cette proposition comme excuse pour formaliser ouvertement leurs relations. Au plan international, le marketing dramatique sous-jacent à ce projet met également les soutiens de la Palestine, qu’ils soient sincères ou superficiels, en porte-à-faux : ils se verront désormais décrits comme des supposés « opposants à la paix promouvant leurs intérêts (‘antisémites’) » s’ils ne se rallient pas au projet. C’est d’autant plus le cas que la mémoire du 75ème anniversaire de la libération d’Auschwitz, qui contribua à « justifier » l’établissement d’« Israël », est frais dans tous les esprits.

Chose importante, Netanyahou se rendra directement en Russie après sa visite aux États-Unis, pour informer le président Poutine, son ami proche, de son projet. Cette rencontre fera suite à celle qui remonte à la semaine passée, au forum « Souvenir de l’holocauste : combat contre l’antisémitisme«  à Jérusalem. Le dirigeant russe parle régulièrement à son homologue « israélien », et l’a rencontré plus d’une dizaine de fois au cours des quelques dernières années, ce qui suggère fortement qu’il positionnera au moins son pays comme « neutre » (chose qui, au vu du contexte, reviendra à soutenir tacitement « Israël ») ; on verra probablement Poutine ré-affirmer que « la Russie soutient la paix et s’accordera sur toutes les décisions que pourront prendre les Palestiniens », c’est-à-dire une répétition des platitudes dans le protocole diplomatique standard. Il est impensable que la Russie soutienne ouvertement l’« accord du siècle » : une grande partie de son soft power régional repose dans son soutien historique à la cause palestinienne durant l’ancienne guerre froide ; pour autant, il est tout aussi impensable que la Russie s’oppose à cet accord, du fait de ses liens étroits avec « Israël ». Le gouvernement russe a d’ores-et-déjà qualifié l’hypothèse de tout progrès sous le terme de « réussite commune« .

Le positionnement le plus réaliste que la Russie prendra sera sans doute d’occuper un « terrain d’entente » et de se présenter comme « équilibreuse« , conformément au rôle qu’elle a essayé de jouer ces dernières années. Après tout, même dans l’hypothèse peu probable où le président Poutine penserait que les intérêts de son pays seraient mieux servis en s’opposant frontalement à l’« accord du siècle », la Russie n’adoptera aucune action tangible pour l’empêcher. Moscou ne réduira pas (et ne coupera certainement pas) ses liens avec Tel Aviv : l’incident de septembre 2018, qui avait vu un chasseur « israélien » manœuvrer de manière irresponsable face à un S-200 syrien, et avait débouché sur la destruction d’un avion espion russe et de son équipage, n’avait lui-même pas suffi à altérer ces relations. En outre, le président Poutine a fièrement annoncé en plus d’une occasion qu’il considère la population d’« Israël » constituée de descendants de Soviétiques au même rang que ses propres compatriotes, allant même jusqu’à avancer en septembre 2019 que leur migration de masse vers cette destination faisait d’« Israël » un pays « russophone », et que leurs deux peuples constituaient désormais une « vraie famille commune » ; il s’agit de l’honneur le plus élevé qu’un dirigeant russe puisse accorder à des étrangers.

Les analyses suivantes, produites par le même auteur, expliquent plus en détail les liens fraternels reliant la Russie et « Israël » :

Aussi, sur la base des intérêts d’État de la Russie, ce pays ne s’opposera-t-il pas significativement à l’« accord » proposé.

Contrairement aux « vœux pieux » que l’on peut voir proférés ci et là dans la communauté des médias alternatifs, le président Poutine ne va pas punir « Israël » pour ce dernier développement en date, indépendamment du volume qu’emploieront ses représentants pour commenter cet « accord ». On ne verra pas non plus la Russie armer les Palestiniens pour qu’ils puissent combattre plus efficacement en vue d’obtenir de meilleurs « leviers de négociations », sans parler d’entrer en guerre contre « Israël » directement. Pour le dire simplement, la Russie moderne est un État de statu-quo qui ne soutient que des changements itératifs dans le système international, rien de révolutionnaire comme le faisait l’Union soviétique. Dans ce contexte contemporain, elle est également farouchement opposée à tout ce qui pourrait délégitimer « Israël », et ne soutiendrait donc en aucun cas quelque option pouvant courir le risque, même lointain, de démanteler cet État, fût-ce de manière démocratique ou autrement, contrairement par exemple à l’Iran, qui appelle régulièrement à ce dénouement. Indépendamment de ce que l’on peut ressentir quant à cette réalité, chacun se doit d’admettre que la Russie et « Israël » sont des alliés non-officiels, et qu’il faut s’attendre à ce que Moscou soutienne tacitement Tel Aviv plutôt que de s’y opposer significativement.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí, relu par Marcel pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/ne-soyez-pas-surpris-si-la-russie-soutient-tacitement-laccord-du-siecle

POLITIQUEAccord de paix américain : les Palestiniens menacent de se retirer des accords d’Oslo

POLITIQUEAccord de paix américain : les Palestiniens menacent de se retirer des accords d’Oslo

L’Autorité palestinienne envisage de sortir des accords historiques d’Oslo, qui régissent ses relations avec Israël, si Donald Trump annonce son plan de paix. Une initiative qualifiée de « complot du siècle » par le ministre des Affaires étrangères palestinien.Par AFP – 26 janv. 2020 à 15:58 | mis à jour à 16:25 – Temps de lecture : 2 min | Vu 318 fois

Saeb Erekat, secrétaire général de l’OLP. Photo Abbas MOMANI / AFP

Les Palestiniens envisagent de se retirer des accords d’Oslo, qui encadrent actuellement les relations entre Israël et l’Autorité palestinienne, si le président américain Donald Trump annonce son plan de paix pour le Moyen-Orient, ont indiqué des responsables palestiniens.

Si ce dernier fait cette annonce comme prévu d’ici mardi, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se réserve le droit de se « retirer de l’accord intérimaire », nom des résultats concrets des discussions d’Oslo, prévient Saeb Erekat, secrétaire général de l’OLP. « Ce plan va transformer l’occupation temporaire en occupation permanente », ajoute-t-il.

Ce responsable palestinien a fait cette déclaration alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son rival politique Benny Gantz étaient en route dimanche vers Washington, où ils doivent rencontrer lundi le président américain. Les Palestiniens, qui boycottent les responsables américains depuis le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, disent ne pas avoir été conviés à ces discussions à Washington où doit être annoncé le projet de paix des Etats-Unis pour le Moyen-Orient.

La Cisjordanie divisée en trois zones

« Le plan de Trump est le complot du siècle pour liquider la cause palestinienne », a déclaré le ministère palestinien des Affaires étrangères dans un communiqué. Les Palestiniens avaient déjà annoncé leur rejet de l’initiative américaine qui comprend, selon eux, l’annexion par Israël de la Vallée du Jourdain et des colonies en Territoires palestiniens, ainsi que la reconnaissance de Jérusalem comme seule capitale d’Israël. Mais il s’agit de la première fois que les Palestiniens dévoilent une partie de leur stratégie si les Etats-Unis annoncent leur projet.

Aux termes de l’accord intérimaire dit d’Oslo II de septembre 1995 entre l’OLP et Israël, la Cisjordanie est partagée en zone A, sous contrôle civil et sécuritaire palestinien, zone B, sous contrôle civil palestinien et sécuritaire israélien, et C, sous contrôle civil et sécuritaire israélien. Cet accord intérimaire devait se terminer en 1999 mais a été depuis reconduit tacitement par les deux parties.

https://www.lalsace.fr/france-monde/2020/01/26/accord-de-paix-americain-les-palestiniens-menacent-de-se-retirer-des-accords-d-oslo

Israël et la Palestine devraient résoudre les conflits par des négociations sur un pied d’égalité (envoyé chinois)

Israël et la Palestine devraient résoudre les conflits par des négociations sur un pied d’égalité (envoyé chinois)

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 22/01/2020 13:47

Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Zhang Jun, a déclaré mardi que la communauté internationale devrait encourager Israël et la Palestine à résoudre leurs conflits par le biais de négociations sur un pied d’égalité.

« La communauté internationale, en particulier les parties qui exercent une influence notable au Moyen-Orient, devraient déployer des efforts conjoints et sur la base de l’Initiative de paix arabe, du principe ‘terre contre paix’ et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, encourager Israël et la Palestine à résoudre leurs conflits par des négociations sur un pied d’égalité », a déclaré M. Zhang lors d’un débat public trimestriel du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient.

La résolution 2334 du Conseil de sécurité stipule clairement que la construction de colonies dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, se fait en violation du droit international, a signalé le diplomate chinois.

« Les parties concernées devraient sérieusement mettre en oeuvre la résolution 2334, cesser immédiatement toutes les activités de colonisation dans les territoires occupés, mettre fin à la démolition de maisons palestiniennes ainsi qu’à la destruction de leurs biens et empêcher la violence contre les civils », a-t-il ajouté.

« Nous devons continuer à promouvoir le dialogue, la négociation et la consultation politique. La question palestinienne ne peut être résolue que politiquement. La lutte contre la violence par la violence et la menace du recours à la force ne mènent à rien », a noté M. Zhang.

« Les territoires palestiniens occupés traversent une grave crise humanitaire et le processus de paix au Moyen-Orient n’est pas sur la bonne voie », a déploré le diplomate, soulignant que la Chine en était profondément préoccupée.

« Sans une solution juste et raisonnable à la question palestinienne, il n’y aura pas de paix ni de sécurité durables au Moyen-Orient », a-t-il averti.

« Nous devons continuer à adhérer à l’objectif global d’une solution à deux Etats. La solution à deux Etats est le seul moyen correct de résoudre le problème palestino-israélien. La création d’un Etat indépendant est un droit national inaliénable du peuple palestinien, un droit qui ne saurait être échangé », a conclu M. Zhang.

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Abdallah II : « Sans le règlement de la question palestinienne, Israël n’aura pas véritablement un avenir au Moyen-Orient »

Abdallah II : « Sans le règlement de la question palestinienne, Israël n’aura pas véritablement un avenir au Moyen-Orient »

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par Gilles Munier.

Le roi de Jordanie, Abdallah II, a fait savoir que sans le règlement de la question palestinienne, Israël n’aura pas véritablement un avenir au Moyen-Orient.

Dans un communiqué, le Palais royal jordanien rapporte que le roi Abdallah qui a reçu le « Titre d’homme d’Etat de l’année 2019 » remis par l’Institut des études sur le Proche-Orient à Washington, a déclaré lors d’une session de dialogue que « les relations avec Israël sont aussi mauvaises que jamais ».

Selon le roi jordanien, cette situation est due en partie aux problèmes intérieurs d’Israël.

« L’avenir d’Israël dépend de son appartenance au Moyen-Orient. Là est le problème. Sans le règlement de la question palestinienne, cet avenir n’aura pas véritablement lieu » a dit Abdoullah II concernant la question palestinienne et l’avenir d’Israël dans la région.

Le roi Abdallah a mis l’accent sur le rôle des États-Unis pour l’instauration d’une paix en Palestine.

« Si un membre de la communauté internationale estime qu’une paix est possible entre Israël et la Palestine sans les États-Unis, c’est qu’il ne connait pas notre région » a-t-il indiqué.

source :

 http://www.france-irak-actualite.com/2019/11/abdallah-ii-sans-le-reglement-de-la-question-palestinienne-israel-n-aura-pas-veritablement-un-avenir-au-moyen-orient.

htmlhttps://reseauinternational.net/abdallah-ii-sans-le-reglement-de-la-question-palestinienne-israel-naura-pas-veritablement-un-avenir-au-moyen-orient/

L’Autorité palestinienne relâche un participant à l’atelier de Manama

L’Autorité palestinienne relâche un participant à l’atelier de Manama

RÉSEAU VOLTAIRE | 30 JUIN 2019 ESPAÑOLITALIANODEUTSCHTÜRKÇE

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Les services de renseignement de l’Autorité palestinienne ont tenté d’arrêter les hommes d’affaires ayant participé à l’atelier organisé par les États-Unis au Bahreïn pour présenter la partie économique du « Deal du siècle ». Une liste d’une dizaine de noms circule sur Internet.

Seul Ashraf Jabari a pris la parole durant l’atelier. Il est aujourd’hui en voyage à l’étranger.

Saleh Abu Mayala a été arrêté à Hebron, puis relâché après que l’ambassade US ait adressé une lettre menaçante au président Mahmoud Abbas.

Ashraf Ghanam a eu le temps de passer dans la zone d’Hebron contrôlée par Israël et a ainsi échappé à la rafle.

Le président Mahmoud Abbas avait qualifié à l’avance tous les participants à cet atelier de « traitres à la cause palestinienne ». Cependant, aujourd’hui, l’Autorité palestinienne assure que ses services de Renseignement ont outrepassé leur rôle. Une enquête interne aurait été ouverte.

https://www.voltairenet.org/article206884.html

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LETTRE OUVERTE A ANNE HIDALGO AU SUJET DU PROJET D’UNE PLACE DE JERUSALEM A PARIS

Paris, le 21 juin 2019

Madame la Maire de Paris,

Le 12 juin, le Conseil de Paris a décidé de créer une Place de Jérusalem.

Une belle idée pour éclairer la population sur la situation de cette ville martyre, fracturée, divisée ; pour rappeler la nécessité absolue de mettre fin à cette violation du droit international et du droit humanitaire et pour condamner sans ambiguïté le fait accompli et la loi du plus fort.

Vous auriez pu rappeler à cette occasion que nul ne peut conquérir un territoire par la force et que « la création par Israël de colonies de peuplement dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, […] constitue une violation flagrante du droit international […] » (résolution 2334 de l’ONU).

Il semble cependant que la décision que vous avez prise ne soit pas animée par ce souci de respect du droit, du respect de l’autre, de l’amitié et de la solidarité entre les peuples.

Si l’on en croit votre échange de lettres avec le président du Consistoire, Jérusalem n’aurait d’importance que pour le judaïsme. Ce choix, vous l’avez fait en acceptant la demande du Consistoire que cette place soit située « aux abords du lieu hautement symbolique du Centre Européen du Judaïsme ». Oubliées les deux autres religions monothéistes qui la considèrent comme une ville sainte. D’où vient cette primauté d’une religion sur les autres exprimée par la Maire de la capitale de la France, État laïc ?

Alors qu’aucune rue de Jérusalem n’existait plus à Paris depuis 1883, le choix de créer une place de Jérusalem n’était pas neutre et ne pouvait pas faire abstraction de la réalité politique de l’annexion illégale de Jérusalem, notamment Jérusalem-Est, par Israël. À aucun moment vous ne vous référez à l’occupation, l’annexion et la colonisation par Israël de la partie palestinienne de la ville depuis plus de 50 ans. Et vous semblez ignorer les résolutions 476 et 478 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui l’ont rejetée avec la plus grande fermeté.

Et c’est en choisissant de nier cette réalité – au mépris de la politique de la France – que vous pensez « rappeler les liens qui unissent la Ville de Paris à la communauté juive » !

En pratiquant la confusion entre une religion (le judaïsme représenté par le président du Consistoire) et la notion contestable de communauté (la « communauté juive »), vous mettez à mal l’idéal laïc de notre République. Et en associant cette « communauté » à un État tiers (l’État d’Israël) qui viole tous les jours le droit international et les droits de l’Homme, vous importez en France le conflit israélo-palestinien et vous rendez un bien mauvais service à cette « communauté ».

Ignorez-vous que les Palestiniens de Jérusalem n’ont pas les mêmes droits que les colons qui vivent illégalement en territoire occupé ? Ignorez-vous que certains enfants palestiniens de Jérusalem-Est ne savent pas en rentrant de l’école s’ils auront encore une maison ? Quand ils ont une école !

Ignorez-vous que chaque nuit l’armée d’occupation arrête des jeunes Palestiniens à Jérusalem-Est sans aucune justification ?

Ignorez-vous que les Palestiniens de Jérusalem sont considérés par Israël comme des « résidents » sur leur terre natale ? Et qu’ils peuvent se voir retirer leur permis de résidence pour défaut d’allégeance à l’occupant ?

Ignorez-vous qu’il est quasiment impossible pour une famille palestinienne d’obtenir un permis de construire ? Et que c’est ainsi qu’Israël justifie les destructions de maisons ?Ignorez-vous que tout cela se fait en violation du droit ?

Bien sûr, vous ne l’ignorez pas : comment pouvez-vous faire comme si tout cela n’existait pas ?

Parmi les amendements qui étaient proposés, au moins l’un d’eux évoquait la possibilité de revenir au Droit en ajoutant à la dénomination « Place de Jérusalem » : « avec le vœu qu’elle devienne la future capitale de deux États ».

À l’opposé, vous avez fait le choix de placer cette décision sous le signe exclusif de « l’amitié avec Israël » : vous cautionnez ainsi l’annexion de Jérusalem par Israël, comme l’a fait Donald Trump, en contradiction avec le droit international et la politique de la France. Et vous cautionnez aussi les choix actuels de cet État, qui a adopté une loi fondamentale raciste et suprémaciste, plaçant la colonisation au rang des valeurs nationales.

Au-delà de la violation du droit et de la loi du plus fort, vous avez choisi la division au sein de la population française, et vous prenez la responsabilité d’un double risque : celui d’exacerber les rivalités religieuses, et celui de transposer en France le conflit israélo-palestinien. Beaucoup de citoyens français, de Paris et d’ailleurs, estimaient pouvoir attendre vraiment autre chose de vous et ne sont pas près de l’oublier.

Nous vous demandons, Madame la Maire, de renoncer à cette décision qui divise, qui viole le droit international et qui va à l’encontre de la politique de la France. Et d’annuler l’inauguration de cette place en présence du maire de Jérusalem, le maire de l’annexion et de l’oppression des Palestiniens de Jérusalem.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Maire, l’expression de notre haute considération.

Bertrand Heilbronn

Président de l’Association France Palestine Solidarité

https://prochetmoyen-orient.ch/

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Les Palestiniens demandent à l’UE de défendre la solution à deux Etats

l’Orient le Jour par AFP

Les Palestiniens demandent à l’UE de défendre la solution à deux Etats

Les Palestiniens ont demandé à l’Union européenne de défendre la solution à deux Etats pour résoudre leur conflit avec Israël, dont l’évocation ne devrait pas figurer dans le plan de paix américain attendu en juin, selon leur ambassadeur à l’ONU.

« Nous en avons parlé » aux Européens lors de récentes réunions à Bruxelles et « ils doivent agir », a précisé mardi Riyad Mansour lors d’une rencontre avec des journalistes. Les Palestiniens ont demandé à l’UE une conférence internationale pour réaffirmer le consensus international en faveur d’une solution prévoyant la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël, a-t-il ajouté.

« Nous serions très heureux de montrer qu’il y a plus d’un joueur sur le terrain pour essayer de définir comment nous devons avancer », a précisé le diplomate alors que les Palestiniens ne reconnaissent plus les Etats-Unis comme un médiateur impartial.
Les Palestiniens réclament aussi depuis longtemps aux pays européens – notamment la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, la Belgique et le Luxembourg – de reconnaître la Palestine comme un Etat.

Plusieurs résolutions de l’ONU évoquent la solution de deux Etats en précisant qu’elle doit être agréée par les deux parties.

Début mai, le gendre du président des Etats-Unis, Jared Kushner, chargé depuis deux ans par Donald Trump de proposer un plan de paix pour le Proche-Orient, a affirmé qu’il ne devrait pas faire référence aux « deux Etats » prônés par la communauté internationale.

« Si vous dites +deux Etats+, ça veut dire une chose pour les Israéliens, ça veut dire une autre chose pour les Palestiniens ». « Alors on a dit, vous savez, on a qu’à ne pas le dire », a-t-il ajouté sans autre précision.

Selon Riyad Mansour, le futur plan américain vise à être un « prétexte » permettant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annexer davantage de territoires palestiniens.
« Si c’est ce qu’ils veulent nous imposer – la réalité d’un Etat -, les Palestiniens vont accélérer leur capacité reproductive et augmenter le nombre de Palestiniens confrontés à l’apartheid », a-t-il averti.

 

http://www.france-palestine.org/Les-Palestiniens-demandent-a-l-UE-de-defendre-la-solution-a-deux-Etats

Netanyahu est conduit à la victoire alors que les Israéliens votent pour imposer une occupation militaire sans fin aux Palestiniens

Netanyahu est conduit à la victoire alors que les Israéliens votent pour imposer une occupation militaire sans fin aux Palestiniens

 

Entre les solutions à un ou deux Etats, les Israéliens préfèrent le statu quo. C’est ce qu’il ressort de de la réélection de Benyamin Netanyahu. En effet, pourquoi faudrait-il faire des concessions ? Israël est loin d’être isolé, Trump lui fait des cadeaux, Madonna viendra chanter à l’Eurovision et les colons peuvent louer leur maison sur Airbnb sans se soucier du droit international. Et les Palestiniens dans tout ça ? Ils n’ont évidemment pas voix au chapitre. (IGA)


En maintenant Benyamin Netanyahu Premier ministre, les électeurs israéliens ont exprimé leur adhésion écrasante au statu quo. Netanyahu a promis de tout bonnement ignorer la pression internationale, déjà déclinante, visant à mettre un terme au régime militaire israélien sur une population captive de millions de Palestiniens. Des Palestiniens vivant sans droits civiques dans des territoires saisis illégalement par Israël en 1967.

Avec plus de 97% des suffrages exprimés à l’heure d’écrire ces lignes, Netanyahu était bien placé pour réunir une coalition de partis nationalistes et ethnicistes à la Knesset, le parlement israélien. Cette coalition comprend des extrémistes ouvertement racistes qui souhaitent dépouiller les non-juifs de leur citoyenneté et expulser les Palestiniens des territoires occupés.

Dès que les sondages à la sortie des urnes ont suggéré que le parti Likoud du Premier ministre était sur le point d’être l’un des deux plus grands partis de la Knesset, permettant à Netanyahu de rester au pouvoir, ce dernier dirigea une foule de partisans brandissant des affiches du Likoud et de Donald Trump pour railler les « médias orientés. »

Les images de ses propres fans, parmi les partisans de son allié Netanyahu, n’ont pas échappé à Trump.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

Trump flags being waived at the Bibi @Netanyahu VICTORY celebration last night!

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À la veille des élections, Netanyahu avait lancé un appel aux électeurs ultranationalistes en leur promettant d’annexer de grandes parties de la Cisjordanie occupée. Plus de 400 000 Israéliens y vivent dans des colonies exclusivement juives. Ces colonies sont illégales au regard du droit international et maintiennent le contrôle militaire d’Israël sur les centres de population palestiniens et leur gouvernement autonome limité.

Robert Mackey

@RobertMackey

To see how impossible a Palestinian state would be following Israeli annexation of Jewish-only settlements in the West Bank, consider Julien Bousac’s 2009 map of the resulting imaginary archipelago, showing the isolation of areas under Palestinian control https://boutique.monde-diplomatique.fr/boutique/l-archipel-de-palestine-orientale.html 

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La promesse du Premier ministre a semblé formaliser ce qui était déjà clair au cours des dix dernières années de son règne : Israël n’a aucune intention de respecter ses engagements pris dans les Accords de paix d’Oslo visant à faciliter la création d’un État palestinien, mais envisage plutôt de continuer à gouverner un seul État dans lequel près de la moitié de la population se voit refuser la citoyenneté ou le droit de voter en raison de son appartenance ethnique.

L’ampleur de la victoire de Netanyahu peut être appréciée par la nature du principal parti qui menaçait son leadership. Le parti Bleu et Blanc est dirigé par d’anciens généraux qui se sont vantés d’avoir bombardé Gaza et qui ne proposent aucun plan pour mettre fin à l’occupation.

Comme l’a expliqué le journaliste israélien Noam Sheizaf la semaine dernière dans le podcast du magazine +972, le parti Likoud de Netanyahu et son principal rival, le parti Bleu et Blanc de Benny Gantz, ancien chef d’état-major de l’armée, ont proposé aux Israéliens juifs de voter pour le statu quo : ils pourraient continuer à bénéficier des avantages sécuritaires prodiguées par une armée puissante sans devoir consentir le moindre sacrifice pour mettre fin à l’occupation et faire la paix.

« Si vous regardez l’occupation et le type de solutions proposées aux Israéliens, la solution la plus évidente est la solution à deux États et la moins populaire est la solution à un État« , a déclaré Sheizaf. « Habituellement, nous les traitons comme un choix binaire : si vous ne choisissez pas la solution à deux États, vous obtiendrez la solution à un État. »

Depuis que la population des Arabes et des Juifs est presque égale sur tout le territoire contrôlé par Israël, instaurer la paix à travers un Etat binational dans lequel Arabes et Juifs jouiraient des mêmes droits garantirait la démocratie. Mais cela mettrait fin au projet sioniste de créer un Etat juif qui serait, comme Netanyahu l’a récemment rappelé, un Etat pour les citoyens juifs et personne d’autre.

« Mais je pense que là où les décisions sont prises, tant par les électeurs que les dirigeants politiques, il y a une troisième option visant à maintenir les choses telles qu’elles sont« , explique Sheizaf. « Appelons ça le statu quo. »

« Quand les Israéliens ont envisagé la solution à deux Etats telle qu’elle était préconisée dans les années 90, poursuit Sheizaf, cela impliquait de se retirer de la Cisjordanie et de Gaza. Cela impliquait le démantèlement de toutes colonies maintenues en Cisjordanie, autrement dit, une énorme bataille en interne, des coûts financiers importants mais aussi, il faut l’admettre, un grand risque militaire car personne ne peut prédire ce qui arrivera dans les 5, 10 ou 15 années qui suivront le jour où la paix sera conclue ou le jour où Israël quittera la Cisjordanie. »

« Mais du point de vue israélien, la solution à un Etat est encore pire. Car on parle ici de l’annexion de la Cisjordanie et de Gaza. Mais cela implique en théorie le droit de vote intégral pour toute la population située entre la mer et le Jourdain« , ajoute Sheizaf. « Dans le meilleur des cas, cet Etat reposerait sur deux systèmes politiques différents qui conduiraient à une sorte de match nul. Dans le pire des cas du point du vue israélien, cet Etat serait dominé par les Palestiniens. »

« Netanyahu et la droite ont dit aux Israéliens non seulement que le statu quo est nettement meilleur que la solution à un ou deux Etats. Mais aussi que certaines choses, qui ne pourraient soi-disant être atteintes qu’avec un accord de paix, pourraient en réalité être obtenues avec le statu quo. »

Parmi les avantages qu’Israël a ainsi réussi à accumuler simplement en jouant la politique de la force, il y a les relations étroites et de moins en moins secrètes avec l’Egypte ou encore les opérations militaires conjointes avec l’Égypte dans la péninsule du Sinaï.

Malgré quelques succès notables et l’hystérie suscitée par le gouvernement israélien, l’effort mené par les Palestiniens pour isoler Israël à travers la campagne BDS n’a pas réussi à en faire un Etat paria comme c’était le cas pour l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. D’ailleurs, à la veille des élections israéliennes, les organisateurs du concours de l’Eurovision, qui doit se tenir à Tel-Aviv en mai, ont annoncé que leur tête d’affiche serait Madonna.

« Donc, vous prenez tout cela ensemble« , a conclu Sheizaf, « N’importe quel Israélien dirait : » Il existe une option dans laquelle je ne paye rien et je profite de certains avantages liés processus de paix. » Et si vous comprenez cela, vous réalisez pourquoi le statu quo, du point de vue israélien, est de loin supérieur aux deux autres options.  »

En réponse à la victoire de Netanyahu et à la menace d’annexion, Saeb Erekat, ancien négociateur de paix palestinien, a déclaré qu’il était clair que les Israéliens avaient choisi un moyen de s’éloigner de la solution à deux États.

Vidéo intégrée

Palestine PLO-NAD

@nadplo

Dr. Saeb Erakat on the preliminary results of the : it’s obvious that the Israeli voting behaviour is for the continuation of the status quo and the occupation. He added: it’s not about losing hope. It’s not an analysis, it’s a path.

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Les droits des non-juifs placés sous la juridiction d’Israël sont de plus en plus méprisés de manière flagrante. Ainsi, le parti Likoud de Netanyahu aurait envoyé des volontaires pour placer en toute clandestinité des caméras cachées dans 1200 bureaux de vote utilisés majoritairement par des citoyens arabes.

Le lendemain matin des élections, une désagréable surprise attendait les Palestiniens du village d’Ein Yabroud, en Cisjordanie. Ils sont privés du droit de vote, contrairement à leurs voisins de la colonie israélienne d’Ofra. Et le mercredi, ils se sont réveillés en découvrant des graffitis triomphalistesd’Israéliens sur leurs propriétés. Des pneus de voiture avaient été crevés, des portes et des murs étaient couverts de symboles représentant l’étoile de David et le mot « vengeance » en hébreu.

Marian Houk@Marianhouk

Settler « price-tag »-style attacks [but triumphalist] on Palestinian property
in Ein Yabroud village [Ramallah-area, but on the north side of the huge, sprawling Beit El settlement, and it’s also just across Road 60 from Ofra settlement],
at dawn today.

المركز الفلسطيني للإعلام

@PalinfoAr

قطعان المستوطون يعتدون على ممتلكات الفلسطينيين في عين يبرود شرق رام الله، فجر اليوم.

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Il y a encore une autre illustration de la différence de droits entre les Palestiniens vivant sous occupation militaire à Ein Yabroud et leurs voisins juifs d’Ofra. Les maisons de cette colonie, construites sur des terres palestiniennes volées en violation du droit international, sont actuellement en location sur Airbnb.

Ceci montre à quel point l’occupation coûte actuellement très peu aux Israéliens. La société Airbnb a en effet annoncé mardi qu’elle annulait sa décision prise en novembre et visant à supprimer 200 inscriptions dans les colonies de Cisjordanie sous la pression des activistes de BDS. « Airbnb n’ira pas de l’avant avec la suppression des inscriptions en Cisjordanie de la plateforme« , écrit la société. « Les bénéfices générés pour Airbnb par toute activité d’accueil Airbnb dans l’ensemble de la Cisjordanie seront reversés à des organisations à but non lucratif dédiées à l’aide humanitaire pour le service des populations de différentes régions du monde. »

Le reversement d’Airbnb, qui a été qualifié de « répréhensible et lâche » par Amnesty International, est intervenu à la suite d’un règlement judiciaire conclu avec des citoyens ayant la double nationalité américano-israélienne. Leurs inscriptions devaient être retirées et ils avaient introduit une plainte auprès d’un tribunal US.

Le Center for Constitutional Rights a récemment déposé une demande en appel devant un tribunal fédéral, accusant les colons de violer la loi sur le logement équitable. L’un des plaignants américano-palestiniens, Ziad Alwan, est né à Ein Yabroud après l’occupation et vit maintenant à Chicago.

Comme le rapportait Mairav ​​Zonszein dans The Nation le mois dernier, Alwan « ne peut pas louer de propriété à Ofra car il est palestinien ; il ne peut pas y mettre les pieds, même si sa famille est le propriétaire légitime des terres agricoles dont profitent les colons et Airbnb. Il détient le titre de propriété de sa terre, qui est répertorié sous le nom de son père et enregistré par le registre foncier israélien. »

Hagai El-Ad, directeur exécutif de B’Tselem, groupe israélien de défense des droits humains, a observé cette semaine dans une interview du New York Times que les journées électorales en Cisjordanie offrent la meilleure illustration du régime non démocratique d’Israël. Alors que les Israéliens « élisent un parlement qui gouverne à la fois les citoyens israéliens et des millions de sujets palestiniens, ces derniers se voient nier le droit de voter.  »

« Les colons israéliens en Cisjordanie n’ont même pas besoin de se rendre en voiture dans un bureau de vote en Israël pour décider du sort de leurs voisins palestiniens« , souligne El-Ad. « Même les colons au cœur d’Hébron peuvent voter sur place, avec 285 électeurs inscrits sur une population totale d’environ 1 000 colons. Et ils le font entourés de quelque 200 000 Palestiniens qui ne peuvent pas voter. C’est ce qu’Israël appelle la « démocratie ». »

 

Source originale: The Intercept

Traduit de l’anglais par Investig’Action

Source: Investig’Action

Netanyahu est conduit à la victoire alors que les Israéliens votent pour imposer une occupation militaire sans fin aux Palestiniens

Ils éclairent pour nous le chemin…

Ils éclairent pour nous le chemin…

Les soldats et les tireurs d’élite ont ouvert les feu.
(Photo correspondant d’Assawra)
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« Assawra »
 a répondu à l’appel de grève général lancé par le Haut Comité de la « Grande marche du retour et contre le blocus » pour le 1er anniversaire de cette « Marche » et le 43ème de la « Journée de la terre ». Aucune mise à jour du site et aucun message de sa liste de diffusion. Silence totale.
Pourtant, tout le long de la journée, des dizaines d’informations me sont parvenues du « front ». Quarante et une pour être précis. Chacune étant aussi alarmante que l’autre.
La répression a frappé. Les soldats de l’occupant et ses tireurs d’élite ont ouvert les feu.
La journée du 30 mars 2019 a été sanglante et meurtrière.
Quatre des nôtres sont tombés:
Bilal Abou Jamous, 17 ans à Khan Younès;
Tamer Abou Kheïr, 17 ans à Khan Younès;
Adham Sakr, 17 ans à l’Est de Gaza-ville;
Mhammad Saad, 20 ans à Gaza-ville.
316 blessés dont 27 par des balles réelles. Quatre le sont gravement et trois avec le processus vital engagé.
La « Marche du retour » se poursuit. Nous en connaissons le prix. Notre « Peuple debout » est prêt à payer.
Nos martyrs éclairent pour nous le chemin !

(Al Faraby
Dimanche, 31 mars 2019)