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Poutine dit s’être entretenu avec Trump du conflit israélo-palestinien

Poutine dit s’être entretenu avec Trump du conflit israélo-palestinien

Moscou – Le président russe Vladimir Poutine a annoncé lundi, au début d’une rencontre à Moscou avec son homologue palestinien Mahmoud Abbas, s’être entretenu par téléphone avec Donald Trump du conflit israélo-palestinien.

« Je viens de m’entretenir avec le président américain Trump. Evidemment, nous avons parlé du conflit israélo-palestinien », a-t-il déclaré à M. Abbas.

La « situation est désormais très éloignée de celle que nous voudrions tous voir », a ajouté le président russe, assurant « avoir toujours soutenu le peuple palestinien ».

« Il est très important pour nous de connaître votre opinion personnelle pour mettre les pendules à l’heure et mettre en place des approches communes pour résoudre ce problème », a-t-il affirmé.

La Maison Blanche a pour sa part expliqué dans un communiqué que, informé par M. Poutine de sa prochaine rencontre avec M. Abbas, le président américain avait dit que « le temps est venu d’oeuvrer vers un accord de paix durable ».

Par ailleurs, selon l’exécutif américain, les deux présidents ont abordé « d’autres sujets d’intérêts communs et le président Trump a répété l’importance d’effectuer des actions supplémentaires pour assurer la dénucléarisation de la Corée du Nord ».

La visite en Russie de M. Abbas, qui intervient deux semaines après celle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, vise à s’assurer auprès de Vladimir Poutine du soutien de Moscou face à Washington.

Depuis la reconnaissance par Washington fin 2017 de Jérusalem en tant que capitale d’Israël, Mahmoud Abbas refuse tout contact avec le gouvernement de Donald Trump.

« Vu l’atmosphère créée par les actions des Etats-Unis, nous (…) refusons toute coopération avec les Etats-Unis en tant que médiateur », a insisté M. Abbas auprès de M. Poutine, selon la traduction en russe de ses propos.

« En cas de rencontre internationale, nous demandons que les Etats-Unis ne soient pas les seuls médiateurs mais fassent seulement partie des médiateurs », a-t-il ajouté.

Les Palestiniens voient dans la décision américaine, en rupture avec des décennies de diplomatie, un déni de leurs revendications sur Jérusalem-Est annexée et occupée.

La direction palestinienne a ainsi qualifié lundi les projets israéliens d’annexion de colonies en Cisjordanie occupée de « vol de terres organisé », avec la « complicité » de l’administration Trump.

Mahmoud Abbas, qui doit s’exprimer devant le Conseil de sécurité de l’ONU le 20 février, a promis à son peuple d’oeuvrer à la reconnaissance à part entière d’un Etat de Palestine par les Nations unies.

Le 29 novembre 2012, la Palestine est devenue un « Etat observateur non membre » de l’ONU, lors d’un vote historique à l’Assemblée générale. Fort de ce nouveau statut, l’Etat de Palestine a intégré des agences de l’ONU et a rejoint la Cour pénale internationale (CPI).

Mais la Palestine n’est pas encore devenue membre à part entière de l’ONU bien qu’elle soit reconnue par plus de 130 pays.

(©AFP / 12 février 2018 23h37)

https://www.romandie.com/news/Poutine-dit-s-etre-entretenu-avec-Trump-du-conflit-israelo-palestinien/889794.rom

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Des employés de l’ONU à Gaza protestent contre le gel de l’aide américaine

Des employés de l’ONU à Gaza protestent contre le gel de l’aide américaine

Des employés de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) manifestent le 29 janvier 2018 dans la ville de Gaza contre la décision américaine de geler des dizaines de millions de dollars d’aide à cette agence / © AFP / MOHAMMED ABED

Des milliers d’employés de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont protesté lundi dans la bande de Gaza contre la décision américaine de geler des dizaines de millions de dollars d’aide, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Dans un contexte de vives tensions américano-palestiniennes, l’administration Trump a annoncé en janvier suspendre le versement de 65 millions de dollars (52 millions d’euros) à l’UNRWA, et de 45 millions de dollars (36 millions d’euros) supplémentaires en aide alimentaire aux Palestiniens.

Le département d’Etat a assuré qu’il ne s’agissait pas de punir les autorités palestiniennes. Mais le président américain Donald Trump a affirmé la semaine passée que des centaines de millions de dollars d’aide américaine étaient en suspens tant que les dirigeants palestiniens refusaient aux Américains le rôle de médiateurs dans d’éventuelles négociations de paix avec les Israéliens.

Des milliers d’enseignants, de professionnels de la santé et d’autres secteurs employés par l’UNRWA se sont rassemblés lundi dans la ville de Gaza pour dénoncer les agissements américains.

Etablie en 1949, l’UNRWA apporte son aide à une grande partie des plus de cinq millions de Palestiniens enregistrés comme réfugiés dans les Territoires palestiniens, en Jordanie, au Liban ou en Syrie depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948.

Financée par des contributions volontaires des Etats membres de l’ONU, elle est un acteur primordial dans la bande de Gaza, où plus des deux tiers de la population dépendent de l’assistance étrangère.

« En vous rassemblant en nombre aussi considérable et en manifestant pacifiquement, vous adressez au monde un message retentissant », a dit à la foule le directeur de l’UNRWA à Gaza, Matthias Schmale.

Il a mis en garde contre toute politisation de l’aide humanitaire.

« Vous, les Etats-Unis, êtes notre principal partenaire depuis des décennies, vous nous avez aidés à établir l’une des organisations les plus performantes au monde, et l’une des plus tournées vers l’obtention de résultats », a-t-il déclaré.

« Préservez cet investissement et tous ces gens qui font le bien pour la vie des réfugiés », a-t-il ajouté.

M. Trump a ulcéré les dirigeants palestiniens en rompant avec des décennies de diplomatie américaine et de consensus international le 6 décembre, quand il a reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d’Israël. Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est, occupée par Israël depuis 50 ans, comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Ils ont suspendu tout contact avec les officiels américains.

(©AFP / 29 janvier 2018 17h15)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Des-employes-de-l-ONU-a-Gaza-protestent-contre-le-gel-de-l-aide-americaine/885244.rom

Le plan de Trump pour dépecer la Palestine. Par Paul R.Pillar

Source : Paul R. Pillar, Consortium News, 07-12-2017

Selon Paul R.Pillar, ancien analyste de la CIA, la grande idée du président Trump au sujet de la paix israélo-palestienne serait le plan « outside-in » (NdT : à l’origine concept en stratégie commerciale ; approche délibérée d’une entreprise qui étudie le milieu dans lequel évolue sa clientèle actuelle et/ou potentielle. Ici, utiliser l’entourage de la Palestine au Moyen-Orient pour pénétrer ses dernières résistances ) dans lequel le nouvel allié d’Israël, l’Arabie-Saoudite, encerclerait les palestiniens jusqu’à ce qu’ils acceptent un « État » fantôme.

Donald Trump n’a jamais donné la preuve qu’il avait des idées neuves et prometteuses pour atteindre son objectif déclaré d’un accord de paix israélo-palestinien. Ses déclarations sur la question peuvent plus vraisemblablement être interprétées comme une énième fanfaronnade sur sa soi-disant habileté à négocier des accords.

Les obstacles à une paix israélo-palestinienne sont apparus depuis longtemps comme douloureux, même si de nombreux débats sur le sujet ne les reconnaissent pas franchement. De même, les contours de n’importe quelle résolution juste et stable du conflit sont depuis longtemps clairement connus et ont trouvé, entre autres, leur expression dans les « paramètres » exposés par Bill Clinton.

Plutôt que de proposer quoi que ce soit d’équitable et de stable, la Maison Blanche de Trump s’est emparée de l’idée de pays tiers imposant une formule au peuple palestinien, sélectionnant pour cela des gouvernements arabes pour jouer un rôle majeur. C’est ce qu’on appelle l’approche « outside-in ». Cette approche se prête bien à certaines autres inclinations de l’administration qui constituent ce qui passe pour une stratégie au Moyen-Orient .

Une de ces inclinations consiste à marcher avec le gouvernement de droite israélien. Pour Trump, cette déférence envers le gouvernement de Netanyahou prend racine dans son compromis passé durant la campagne présidentielle avec les principaux donateurs qui se trouvent être des alliés de Netanyahou.

Pendant la période de transition, cette déférence a été démontrée par l’appel lancé par Michael Flynn à la Russie pour qu’elle bafoue la volonté du reste de la communauté internationale (avec l’abstention de l’administration américaine en place) en posant son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unis critiquant la poursuite du peuplement des territoires palestiniens occupés (NdT résolution 2334). Bien que les machinations de Flynn avant l’adoption aient été essentiellement vues comme une part de l’histoire de l’influence de la Russie dans la politique des États-Unis, dans cette affaire le pays étranger exerçant son influence n’était pas la Russie (qui a voté pour la résolution) mais Israël.

Une fois au pouvoir, Trump a nommé comme ambassadeur en Israël son avocat spécialiste en faillite (NdT Jason Greenblatt) qui a moins été un défenseur des intérêts américains que de ceux de la droite israélienne et a personnellement assisté à la construction d’autres implantations de colonies. Le gendre de Trump, Jared Kushner, à qui le président a remis le dossier de la paix israélo-palestinienne, a également soutenu des constructions d’implantations, même si nous ne mesurons que tardivement l’étendue de son implication car Kushner a commodément omis de divulguer une majeure partie de cette participation dans ses déclarations d’éthique gouvernementale.

Un vœu pieux

Compte tenu de la position plus qu’évidente du gouvernement de Netanyahou à l’égard des Palestiniens et de la question de la paix, la position complaisante de l’administration Trump sur le même sujet est toute aussi claire. Malgré quelques réguliers vœux pieux pour un processus de paix, son gouvernement s’oppose au retrait des territoires occupés et à la création d’un État palestinien. Netanyahou l’affirme lorsqu’il s’adresse à sa population et d’autres membres éminents de sa coalition au pouvoir sont même plus directs que lui en ces termes.

Par conséquent, pour le négociateur complaisant de la Maison blanche , un accord pour une paix véritable n’est pas à l’ordre du jour. Ses dernières déclarations à propos du statut de Jérusalem et d’un déplacement de l’ambassade américaine sont simplement une autre facette de sa déférence envers le gouvernement israélien et ses soutiens américains.

L’autre inclination de l’administration Trump qui s’accorde bien avec l’idée de l’outside-in – et si les voisins arabes ne sont pas tous impliqués, ils le sont pour la plupart – c’est l’entente avec le jeune dirigeant de facto de l’Arabie Saoudite, le prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS). Kushner est également un personnage clé de cette relation. Les deux trentenaires, non élus , dont le pouvoir leur a été remis par le favoritisme paternel, sont semble t-il devenus les meilleurs amis.

Ici, la déférence des États-Unis a inclus le soutien de Trump à l’effort dirigé par les Saoudiens afin d’isoler le Qatar, malgré les tentatives de son secrétaire d’État pour réconcilier les querelleurs pays du Golfe. Elle a également inclus un soutien permanent des États-Unis à l’assaut militaire saoudien au Yémen, en dépit de la catastrophe humanitaire qui en résulte.

Le renforcement du dernier maillon de ce triangle amoureux, avec la coopération israélo-saoudienne devenant un sujet plus manifeste et plus fréquemment débattu, convient aussi au concept d’outside-in. Le gouvernement de Netanyahou a toujours cherché des liens plus importants avec des gouvernements arabes afin de démontrer qu’Israël n’a pas besoin de résoudre le problème palestinien pour éviter un isolement sur la scène internationale.

Pour MBS, développer une relation avec Israël est un moyen d’obtenir de l’aide partout où il peut en avoir, conjointement au défi de consolider le pouvoir interne après son coup d’État, et une série d’échecs de politique étrangère impliquant le Yémen, le Qatar et le Liban. Tout en restant ainsi dans les bonnes grâces de l’administration américaine, qui s’accorde avec le gouvernement de droite israélien au pouvoir.

Les trois éléments du triangle accomplissent leurs manœuvres au rythme de l’Iran, encore et toujours, exploité comme une justification et une préoccupation constante. Pour Netanyahou, ce battage continue à servir de diversion et de bouc émissaire à toutes fins utiles. MBS a fait de son opposition à l’Iran son cri de ralliement pour tenter de justifier des opérations comme la catastrophe du Yémen et les tentatives de forcer la main des plus petits pays comme le Qatar et le Liban.

Dénigrer l’Iran.

Et bien sûr, « l’anti-iranisme » a été le thème le plus tapageur et le plus ferme de la politique de Trump au Moyen-Orient dans laquelle de nombreux observateurs peinent à discerner une stratégie claire.

Rien de tout cela n’a à voir avec les enjeux sous-tendant le conflit israélo-palestinien qui a entraîné un rivalité entre les deux peuples, les Israéliens et les Palestiniens, pour la même terre. Une fois de plus, les Palestiniens sont devenus les dommages collatéraux d’objectifs poursuivis par d’autres et sans lien avec leur cause.

Il fût un temps dans l’histoire du conflit israélo-palestinien où il s’agissait d’expier les péchés génocidaires des Européens. Aujourd’hui les objectifs incluent un jeune prince saoudien qui essaie de consolider sa position et un président américain impopulaire qui tente de marquer des points avec sa base politique.

Avec de telles dynamiques menant le dernier chapitre de ce qui est encore appelé le « processus de paix », il n’est pas surprenant de lire des rapports selon lesquels MBS aurait présenté des propositions aux dirigeants palestiniens qu’aucun d’eux ne pourrait jamais accepter. Les propositions créeraient supposément un État palestinien mais un État composé uniquement de pièces détachées de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, avec une souveraineté limitée même sur ce territoire, sans Jérusalem-Est et sans droit au retour pour les Palestiniens réfugiés.

La proposition saoudienne incluait la nomination d’Abu Dis, une banlieue de Jérusalem peuplée d’Arabes, comme capitale de l’entité palestinienne – une idée qui a déjà été avancée auparavant. Une telle suggestion compromet la prétention derrière la récente déclaration de Trump affirmant que faire de Jérusalem la capitale israélienne n’a pas d’incidence sur la manière dont Jérusalem sera traitée dans les négociations finales entre Israéliens et Palestiniens.

L’histoire de l’activisme palestinien est incompatible avec la notion centrale de l’ingérence « outside-in », selon laquelle les régimes arabes puissants seraient capables d’imposer leur volonté aux Palestiniens. La Ligue Arabe, avec l’Égyptien Gamal Abdel Nasser jouant un rôle décisif, a crée l’Organisation de Libération de la Palestine dans les années soixante. Mais quelques années plus tard l’OLP est passé sous le contrôle du mouvement Fatah de Yasser Arafat, qui existait déjà avant l’OLP. Par la suite, ses actions et ses positions ont démontré à maintes reprises que, malgré son origine, l’OLP n’était pas un instrument pour les régimes arabes mais plutôt un reflet du sentiment populaire palestinien. Plus tard l’histoire a conduit à l’ascension du Hamas qui ne devait son existence à aucun régime et est devenu une expression tellement importante de la frustration des palestiniens envers l’occupation israélienne qu’il a battu le Hamas lors d’élections libres.

De fortes raisons font que l’irrésolution du conflit israélo-palestinien provoque de forts sentiments et continuera ainsi tant qu’une véritable résolution du conflit – et non un substitut imposé – ne soit atteinte. Une chose sur laquelle Kushner a eu raison dans son récent commentaire public est que « si nous voulons essayer de créer plus de stabilité dans l’ensemble de la région, nous devons résoudre ce problème ».

La colère face à l’injustice

La colère pure et simple face à l’occupation et face à toutes les injustices au quotidien qui en font partie est un facteur sous-jacent d’instabilité. Un autre est la force du nationalisme et du désir de tout peuple à l’auto-détermination. Un tel sentiment, chez les Juifs israéliens et chez les Arabes palestiniens, est la raison pour laquelle une solution à deux États demeure une part essentielle à toute résolution du conflit, et ce, même si la colonisation israélienne de territoires occupés, qui dure depuis un demi-siècle, l’a davantage compliqué.

L’empathie arabe à l’égard des frères palestiniens reste forte, malgré la plupart des préoccupations de ces dernières années vis-à-vis de toutes les autres difficultés au Moyen-Orient qui sont dans les esprits des populations arabes, et malgré le fait que le triangle Bibi-MBS-Trump aime à penser que la seule chose qui compte c’est l’Iran.

La question de Jérusalem – l’objet du dernier appel de Trump à sa base électorale – est particulièrement un sujet sensible. Comme l’observe Shibley Telhami, qui commissionne régulièrement des sondages afin d’évaluer l’opinion du peuple Arabe, Jérusalem « reste un enjeu mobilisateur même dans un environnement polarisé : même si le peuple arabe ne sort pas en nombre conséquent dans les rues, une déclaration jouera en faveur de ceux qui complotent en arrière-plan. »

Et le peuple sort toujours dans les rues. Telhami le relève quand ça a été le cas il y a quelques mois, en réponse à l’installation par Israël de nouvelles mesures de sécurités à la mosquée d’Al-Aqsa, engendrant suffisamment de tumulte pour conduire les gouvernements à intervenir.

Ce que l’administration de Trump est en train de faire, de concert avec le gouvernement de droite israélien, peut être compris comme encore un autre épisode du ficelage d’un processus de paix pendant qu’Israël continue à établir unilatéralement encore plus d’actes sur lesquels il est difficile de revenir. Ça se passe ainsi, mais il y a probablement aussi une certaine confusion mentale, surtout quand elle est associée à l’inexpérience de Kushner et de MBS.

Parfois, quand une rhétorique est répétée si souvent et pour tellement de raisons, comme l’obsession sur l’Iran, l’Iran, l’Iran répété encore et encore, l’obsédé commence à croire sa propre rhétorique.

Durant ses dernières remarques publiques, Kushner affirmait : « Israël est un allié naturel bien plus maintenant qu’il y a vingt ans à cause de l’Iran et de l’extrémisme de l’EI ». Non, ce n’est pas vrai. L’intolérance grandissante dans un État défini par la discrimination ethnique et religieuse, avec le bétonnage d’un système d’apartheid sur une grande partie de la population, dominée et sans droits civiques, a fait encore plus d’Israël un allié naturel des États-unis sur les vingt dernières années.

Concernant l’Iran, et eu égard à son plus grand progrès de ces dernières années – l’accord qui limite le programme nucléaire iranien – l’exploitation politique par Netanyahou de cet enjeu, dans un sens qui va à l’encontre même des propres intérêts de la sécurité d’Israël, reflète à quel point s’est agrandit le fossé entre la politique de Netanyahou et les intérêts des États-Unis.

L’Arabie saoudite a toujours eu des intérêts résolument différents de ceux des États-Unis, hormis les arrangements de coopération mutuelle avantageux sur le pétrole et la sécurité. Les différences se sont accrues avec l’ascension d’un jeune prince préoccupé par son pouvoir interne et par sa campagne tourmentée pour obtenir une domination régionale.

En accrochant sa politique sur le Moyen-Orient à ces deux wagons avec le vain espoir que les Palestiniens pourraient être soumis à une perpétuelle domination, Donald Trump n’arrange pas les intérêts américains ni la cause de la paix au Moyen-Orient.

Paul R Pillar, en 28 ans à la CIA, est devenu un des meilleurs analystes de l’agence.

Source : Paul R. Pillar, Consortium News, 07-12-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Mahmoud Abbas appelle l’Union européenne à reconnaître la Palestine comme un Etat indépendant

Mahmoud Abbas appelle l’Union européenne à reconnaître la Palestine comme un Etat indépendant

– Avec AFP

Mahmoud Abbas appelle l'Union européenne à reconnaître la Palestine comme un Etat indépendant
Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne et Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, le 22 janvier 2018, photo ©Yves Herman/Reuters

A Bruxelles, le président de l’Autorité palestinienne a appelé les pays membres de l’Union européenne à reconnaître la Palestine comme un Etat indépendant. Le chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini l’a assuré du soutien de l’UE.

Venu chercher le soutien des Européens après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme la capitale d’Israël en décembre 2017, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a appelé depuis Bruxelles, ce 22 janvier, les Etats membres de l’Union européenne à reconnaître «rapidement» la Palestine comme un Etat indépendant, jugeant qu’il n’y avait pas de contradiction avec une reprise des négociations de paix avec Israël.

«Nous considérons vraiment l’Union européenne comme un véritable partenaire et un ami et pour cette raison, nous appelons ses Etats membres à reconnaître rapidement l’Etat de Palestine», a-t-il déclaré après avoir rencontré le chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Cette dernière a assuré Mahmoud Abbas de son soutien, appelant tous les acteurs du dossier palestinien à agir avec «discernement». Federica Mogherini a en outre appuyé le projet de faire de Jérusalem-Est la capitale du futur Etat palestinien.

Soutien de Federica Mogherini et de l’Union européenne

«Ce n’est pas le moment de se désengager», a martelé Federica Mogherini alors que la direction palestinienne refuse désormais de considérer les Etats-Unis comme un médiateur légitime. «Au contraire, nous pensons que les Palestiniens et Israël devraient plus que jamais faire preuve de volonté de s’engager», a-t-elle encore insisté, alors que l’Union européenne s’est désolidarisée dès le début de l’initiative unilatérale de Donald Trump.

Il y a une semaine, le 15 janvier, en réponse à la décision du président américain, un organe clé de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le Conseil central, avait voté en faveur de la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël. La veille, Mahmoud Abbas avait pointé la responsabilité, selon lui, de l’Etat hébreu dans l’échec du processus de paix. «Il n’y a plus d’Oslo», avait-il martelé en évoquant le processus engagé en 1993 et censé conduire à une paix négociée entre Palestiniens et Israéliens.

Mike Pence reçu en Israël, mais boycotté par les Palestiniens

La venue à Bruxelles de Mahmoud Abbas, coïncide avec la tournée du vice-président américain au Proche-Orient, boycottée par les Palestiniens. Mike Pence est arrivé le 21 janvier au soir en Israël pour une visite de moins de 48 heures placée sous le signe du remerciement israélien et du courroux palestinien, après la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. «Je suis ici avec l’espoir que nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle où reprendront les discussions pour trouver une solution pacifique au conflit qui affecte cette région depuis des décennies», a déclaré Mike Pence, reçu par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

De leur côté, les dirigeants palestiniens ont décidé de snober Mike Pence. Fait exceptionnel, il ne rencontrera aucun d’entre eux au cours de cette ultime étape de sa première tournée dans la région, qui l’avait auparavant conduit en Egypte et en Jordanie.

Lire aussi : Pour Mahmoud Abbas, l’offre de paix israélo-palestinienne de Trump, est la «claque du siècle»

https://francais.rt.com/international/47484-mahmoud-abbas-appelle-union-europeenne-reconnaitre-palestine-etat-independant

Après le vote de l’ONU, Abbas dit que les Etats-Unis se sont disqualifiés du processus de paix

Après le vote de l’ONU, Abbas dit que les Etats-Unis se sont disqualifiés du processus de paix

#Occupation

Le président français a également déclaré que les Etats-Unis se sont « marginalisés » en déplaçant l’ambassade

Le président français Emmanuel Macron (R) embrasse le président palestinien Mahmoud Abbas quittant le palais présidentiel de l’Elysée, après leur réunion du 22 décembre (AFP)
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Dernière mise à jour:
Vendredi 22 décembre 2017 14h00 UTC
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Les Etats-Unis se sont « disqualifiés » du processus de paix au Moyen-Orient en raison de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, a déclaré vendredi le président palestinien Mahmoud Abbas, après un vote provocateur contre l’initiative américaine aux Nations unies.

« Les Etats-Unis ne sont plus un médiateur honnête dans le processus de paix, nous n’accepterons aucun plan des Etats-Unis », a déclaré M. Abbas, lors d’une conférence de presse conjointe à Paris avec le président français Emmanuel Macron.

Le président français a déclaré que les Etats-Unis s’étaient « marginalisés » dans le conflit israélo-palestinien en reconnaissant unilatéralement Jérusalem comme la capitale d’Israël.

« Les Américains se sont marginalisés et j’essaie de ne pas faire la même chose », a déclaré Macron.

« Les Américains se sont marginalisés et j’essaie de ne pas faire la même chose »

– Le président français Emmanuel Macron

Abbas a également condamné la menace du président américain Donald Trump de couper l’aide financière aux pays qui ont voté aux Nations Unies contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

Jeudi, plus de 120 pays ont défié Trump et ont voté en faveur d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies appelant les Etats-Unis à abandonner leur récente reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Menaces américaines

S’exprimant également vendredi, le président turc, Tayyip Erdogan, a appelé les Etats-Unis à revenir sur leur décision.

« Malgré les menaces, l’ONU a pris une position honorable », a déclaré M. Erdogan lors d’une réunion de son parti AK à Istanbul. « Les Etats-Unis devraient revenir de cette mauvaise étape. »

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Trump avait menacé de couper l’aide financière aux pays qui ont voté pour.

« L’attitude des Etats-Unis avant le vote des Nations Unies restera dans l’histoire de la démocratie comme un acte laide et impardonnable », a déclaré M. Erdogan.

L’avertissement de Trump a semblé avoir un certain impact, avec plus de pays s’abstenant et rejetant la résolution que d’habitude associée aux résolutions relatives aux Palestiniens.

Au final, 128 Etats membres ont voté en faveur de la motion, avec neuf opposants et 35 abstentionnistes.

Les neuf pays qui s’y sont opposés étaient le Guatemala, le Honduras, Israël, les Palaos, les Îles Marshall, la Micronésie, Nauru, le Togo et les États-Unis.

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« La Maison Blanche a pris le téléphone et a appelé ces pays un par un, les menaçant de manière flagrante », a déclaré M. Erdogan, sans préciser.

M. Macron a répété que la France restait attachée à une solution «à deux États», à savoir celle dans laquelle Israël et la Palestine coexisteraient pacifiquement côte à côte.

Macron a ajouté que la France reconnaîtrait un Etat palestinien « au bon moment », et non sous pression.

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Quatre des neuf pays qui se tenaient avec Trump à l’ONU sont de minuscules îles du Pacifique

Le Premier ministre malaisien, Najib Razak, a promis vendredi d’user de tous les moyens pour protester contre la reconnaissance de Jérusalem par Trump, une position ferme susceptible de lui valoir le soutien des électeurs musulmans.

Najib a été impliqué dans un scandale de corruption sur un fonds géré par l’Etat et a été confronté à des critiques sans précédent de la part d’anciens membres du parti au pouvoir, rendant le soutien des membres de la minorité musulmane malaise essentiel lors d’une élection générale l’année prochaine.

« Nous continuerons à nous battre sur cette question, en utilisant tous les moyens disponibles, par les voies politiques et diplomatiques, par la discussion et la prière, jusqu’à ce qu’un jour, si Dieu le veut, Jérusalem appartienne au peuple palestinien », a déclaré Najib. capitale administrative de Putrajaya.

Il a dit qu’il ne « sacrifierait pas le caractère sacré de l’Islam » malgré son amitié avec Trump. Najib a visité la Maison Blanche en septembre.

« C’est notre premier devoir en tant que musulmans de défendre la religion: si Jérusalem est une terre sacrée pour les musulmans, alors c’est sur nous de la libérer des griffes des sionistes », a déclaré Najib.

Palestine – La farce de la « solution à deux Etats »


Palestine – La farce de la « solution à deux Etats »

Vendue à l’étalage des épiceries occidentales depuis 1993, la “solution à deux Etats” est un produit frelaté, une escroquerie notoire. La capitulation de l’OLP a offert à l’occupant, comme sur un plateau, l’opportunité inespérée d’accélérer la colonisation. Le désarmement unilatéral de la résistance a livré la Palestine en pâture aux appétits sionistes. Catastrophe politique, le processus d’Oslo a corrompu l’élite palestinienne et plongé ce mouvement national de libération, qui faisait jadis la fierté du monde arabe, dans les affres de la division.

Avec la complicité des dirigeants du Fatah, la colonisation sioniste a pulvérisé Jérusalem-Est et la Cisjordanie, tuant dans l’œuf la possibilité concrète d’un Etat palestinien. Comment peut-on bâtir un Etat viable sur les fragments épars d’un territoire rabougri ? Truffée de colonies, la Palestine a été laminée par le rouleau compresseur de l’occupation, rayée de la carte par la conquête sioniste. La Palestine d’Oslo n’est même pas un embryon d’Etat. C’est un mensonge auquel se cramponne une Autorité palestinienne moribonde et discréditée.

C’est la faute des “extrémistes des deux camps”, dit-on parfois. Mais depuis quand le colonialisme est-il empreint de modération ? Et où a-t-on vu un peuple colonisé s’en remettre à la générosité du colonisateur pour obtenir justice ? Un artifice commode consiste à renvoyer dos-à-dos l’occupant et l’occupé, comme si une responsabilité partagée pesait sur leurs épaules. Il permet à la conscience occidentale de s’en tirer à bon compte en affirmant que tout est de la faute du Hamas et de Nétanyahou.

La réalité du conflit dépasse de loin, pourtant, ces deux protagonistes. Le sionisme n’est pas un nationalisme ordinaire, c’est une entreprise d’éradication. L’idée que deux Etats puissent coexister sur le territoire de la Palestine historique n’a aucun sens. Colonialistes lucides, les sionistes le savent bien. Icône du “processus de paix”, le premier ministre Itzhak Rabin déclara devant la Knesset, en 1995, qu’il n’était pas question de créer un Etat palestinien, pas même un embryon d’Etat, ni maintenant, ni demain.

Bien entendu, on peut faire l’autruche et rêver d’un sionisme imaginaire, mais le sionisme réellement existant a peu d’appétence pour le partage territorial avec des autochtones récalcitrants. Ce qu’il veut, c’est toute la Palestine, “une Palestine juive comme l’Angleterre est anglaise”, selon l’expression employée par le président de l’Organisation sioniste mondiale Haïm Weizmann s’adressant aux puissances occidentales en 1919. La spoliation territoriale, l’appropriation coloniale de la Palestine n’est pas un accident du sionisme, c’est son essence même.

Les Palestiniens le savent aussi, et ils n’ont pas attendu le fiasco du prétendu “processus de paix” pour s’en rendre compte. En septembre 1993, un “Front du refus” est né du rejet immédiat des accords d’Oslo. Réunis dans le camp de Yarmouk, en Syrie, dix mouvements palestiniens forment “l’Alliance des forces palestiniennes”. Organisations pro-syriennes, islamistes ou marxistes, elles dénoncent le marché de dupes du “processus de paix” et condamnent la politique du courant majoritaire de l’OLP. Ce qu’elles veulent, c’est la fin du sionisme et un Etat unique en Palestine.

Cette opposition à Oslo a été systématiquement occultée, notamment par les associations occidentales de soutien à la Palestine, généralement alignées sur la stratégie collaborationniste du courant majoritaire du Fatah. Cette coalition des forces d’opposition était pourtant beaucoup plus représentative de l’opinion que les futurs dirigeants de l’Autorité nationale palestinienne. Et aux élections du 25 janvier 2006 dans les Territoires, les résultats électoraux du Hamas (42,6%) et du FPLP (4,1%), clairement opposés au “processus de paix”, dépassaient largement ceux du Fatah (39,6%).

Si l’on tient compte de l’opposition tout aussi catégorique des organisations basées en Syrie et au Liban, et dont les sympathisants ne pouvaient prendre part au scrutin, il est évident que les Palestiniens étaient majoritairement hostiles à ce qu’ils percevaient avec lucidité comme une véritable supercherie. L’absence de consultation des Palestiniens de la diaspora, en tout cas, a entaché la légitimité d’un processus auquel seuls les dirigeants de l’OLP et une bourgeoisie palestinienne installée dans les territoires avaient de bonnes raisons de trouver quelque intérêt.

Pour le peuple palestinien, en revanche, les accords d’Oslo n’ont porté que des fruits pourris. Ces traités inégaux ont accentué les divisions fratricides au sein du mouvement de libération. Ils ont fourni à l’occupant un moyen de pression permanent sur les Palestiniens, désormais captifs d’institutions de pacotille. Loin de permettre l’émergence de la Palestine, Oslo l’a anesthésiée. Le mieux qu’on puisse souhaiter pour les Palestiniens, c’est qu’ils mettent fin à cette farce, qu’ils rompent toute relation avec l’occupant et reprennent le flambeau du combat pour un Etat unique et démocratique en Palestine.

Bruno Guigue

Emmanuel Macron sur le conflit israelo-palestinien : «Les Américains sont marginalisés» (VIDEO)

Emmanuel Macron sur le conflit israelo-palestinien : «Les Américains sont marginalisés» (VIDEO)

Le 22 décembre 2017, Emmanuel Macron a reçu le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Lors d’une conférence de presse, le président français a estimé que les Américains étaient «marginalisés» dans le dossier israélo-palestinien.

Lors d’une conférence de presse qu’il a tenu conjointement le 22 décembre avec le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Emmanuel Macron a estimé que la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël marginalisait les Etats-Unis dans le dossier israélo-palestinien. «Les Américains sont marginalisés, j’essaye de ne pas faire de même», a-t-il déclaré.

A la question d’un journaliste sur l’éventualité d’une reconnaissance de l’Etat palestinien par la France, le président français a jugé que cette initiative ne serait pas «efficace». Selon lui, une telle décision serait en réalité une «réaction» à la décision américaine «qui a provoqué des troubles dans la région». Pour le président français, il ne faut «pas construire le choix de la France en réaction» à la politique américaine.

Mahamoud Abbas refuse toute initiative des Etats-Unis

Le leader palestinien a déclaré pour sa part qu’il n’accepterait «aucun plan de la part des Etats-Unis», ajoutant que ces derniers ne pouvaient prétendre à devenir «un médiateur honnête dans le processus de paix». «Israël est notre voisin, nous voulons faire la paix avec Israël, nous voulons vivre en paix avec Israël», a-t-il enfin réaffirmé.

La reconnaissance de Jérusalem par Donald Trump le 6 décembre 2017 a provoqué la désapprobation d’une grande partie de la communauté internationale. Le 8 décembre, deux jours après l’annonce américaine sur Jérusalem, le Conseil de sécurité avait  convoquée en urgence en signe de protestation face à la décision de Washington. Le 18 décembre, 14 des 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont voté une résolution condamnant la décision de Donald Trump sur Jérusalem, contraignant alors les Etats-Unis à y opposer leur veto.

Lire aussi : Le monde se révolte face à la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël

https://francais.rt.com/international/46751-emmanuel-macron-sur-conflit-israel-palestine-jerusalem

Le Liban recense ses réfugiés palestiniens

Le Liban recense ses réfugiés palestiniens

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Le gouvernement libanais a réalisé le premier recensement de réfugiés palestiniens sur son territoire depuis l’indépendance.

L’on estime généralement cette population entre 500 et 600 000 personnes. Ce chiffre se fonde sur celui de l’UNRWA qui en a enregistré 469 331. Cependant, si les Nations unies notent toutes les arrivées, elles ne notent pas les départs.

Le recensement atteste qu’ils sont en réalité 174 422.

À la faveur de la guerre contre la Syrie, les camps palestiniens ont hébergé de nombreux réfugiés syriens ainsi que des mercenaires étrangers venus faire la guerre en Syrie.

Les camps palestiniens du Liban bénéficient d’une fiction d’extra-territorialité. L’un d’entre eux, celui d’Ain al-Hilweh, abrite l’état-major régional d’al-Qaïda. L’armée libanaise ne peut y entrer, mais l’a plusieurs fois assiégé.

Soutenant la cause palestinienne, les États arabes, y compris le Liban, refusent par principe de naturaliser les Palestiniens et défendent leur droit inaliénable au retour dans leur pays d’origine.

Cette étude démographique a été réalisée en prévision du plan Kushner-Trump de solution du problème palestinien ; un plan qui propose une solution en changeant les règles. Il envisage une double compensation financière, à la fois par réfugié et pour le Liban, en fonction du nombre de réfugiés qui serait naturalisé.

Réseau Voltaire

Voltaire, édition internationale

http://www.voltairenet.org/article199116.html

L’ONU condamne à une large majorité la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël

L’ONU condamne à une large majorité la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël

Sur les 193 pays membres des Nations unies, 128 ont voté pour cette résolution.

Les drapeaux israélien et américain flottent dans le ciel de Jérusalem, le 13 décembre 2017.
Les drapeaux israélien et américain flottent dans le ciel de Jérusalem, le 13 décembre 2017. (AHMAD GHARABLI / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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DIRECT. Elections en Catalogne : Carles Puidgemont se dit prêt à rencontrer Mariano Rajoy hors d’Espagne

Donald Trump est à nouveau isolé sur la scène internationale. L’Assemblée générale de l’ONU a adopté à une large majorité, jeudi 21 décembre, une résolution condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël. Sur les 193 pays membres, 128 ont voté pour cette résolution. Neuf pays (Etats-Unis, Israël, Guatemala, Honduras, Togo, Micronésie, Nauru, Palaos et îles Marshall) ont voté contre ce texte qui répond à une initiative des Palestiniens. Signe que les menaces et pressions de Washington semblent avoir pesé : 35 Etats se sont abstenus et 21 n’ont pas pris part au scrutin.

Ce vote n’est pas contraignant et l’administration américaine a fait savoir qu’elle ne changerait pas d’avis. « Les Etats-Unis se souviendront de cette journée qui les a vus cloués au pilori devant l’Assemblée générale pour le seul fait d’exercer notre droit de pays souverain », a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, avant le scrutin. « Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution » financière à l’ONU, a-t-elle lancé, menaçant à nouveau de « mieux dépenser » l’argent des Américains à l’avenir.

« Une insulte que nous n’oublierons pas »

Lundi, déjà, lors d’un vote du Conseil de sécurité, les Etats-Unis avaient proféré les mêmes menaces. « C’est une insulte que nous n’oublierons pas », avait averti, l’œil noir, Nikki Haley devant ses quatorze partenaires du Conseil, dont ses alliés européens, qui avaient unanimement approuvé la condamnation de la décision américaine. Donald Trump avait lui aussi exprimé son courroux, mercredi. « Ils prennent des centaines de millions de dollars et même des milliards de dollars et, ensuite, ils votent contre nous », avait tempêté le président américain.

Les Palestiniens, eux, se sont félicités du vote de l’Assemblée générale. « Cette décision réaffirme que la juste cause des Palestiniens bénéficie du soutien du droit international (…) Nous allons poursuivre nos efforts à l’ONU et dans d’autres forums internationaux pour mettre fin à l’occupation [israélienne] et créer un État palestinien avec comme capitale Jérusalem-Est », a affirmé le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

Le Maroc membre de la délégation arabe contre la reconnaissance d’Al Qods par Trump

International

Le Maroc membre de la délégation arabe contre la reconnaissance d’Al Qods par Trump

le 18 décembre 2017

 

Le Maroc est membre de la délégation ministérielle arabe restreinte chargée de contrer la décision américaine de reconnaître Al Qods capitale d’Israël.

La Ligue Arabe a annoncé dimanche la formation d’une délégation ministérielle arabe restreinte pour faire face à la décision américaine de reconnaître Al Qods comme capitale d’Israël.

Dans une déclaration à la presse, le porte-parole de la Ligue Arabe, Mahmoud Afifi, a souligné qu’à la lumière des contacts entrepris récemment par la Jordanie en sa qualité de président du Sommet arabe et du comité de l’initiative arabe de paix, il a été décidé la mise en place d’une délégation ministérielle arabe restreinte pour mener des actions sur les plans diplomatique et médiatique à même de faire face aux impacts négatifs de la décision des Etas Unis de reconnaitre Al Qods capitale d’Israël et d’y transférer leur ambassade.

Cette délégation se compose des ministres des Affaires étrangères de la Jordanie, du Maroc, de la Palestine, de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis outre du Secrétaire général de la Ligue Arabe.

La première réunion de cette délégation est prévue début de la semaine prochaine à Amman.

LNT avec MAP

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