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Jérusalem : Le président Trump met au défi les réflexes « pavloviens » des Européens

Jérusalem : Le président Trump met au défi les réflexes « pavloviens » des Européens


Avec la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et la décision d’y transférer l’ambassade US, le président Trump a fait un premier pas pour briser l’un des réflexes les mieux ancrés des Européens. Car, comme l’avait remarqué l’ancien commissaire européen Chris Patten, sur le dossier proche-oriental en particulier « le principal déterminant du comportement politique de l’Europe » a été jusqu’ici « le refus pavlovien de toute ligne de conduite qui pourrait éloigner l’Europe des Américains ».

Toujours est-il que, si le suivisme mécanique ne s’est pas produit cette fois-ci, les principales puissances européennes désapprouvant la décision US, l’Union européenne est loin de présenter un front uni. L’Europe est divisée, comme à presque chaque fois où l’alignement commun sur le grand allié n’est pas possible. A ceci près que l’administration Trump a considérablement changé la donne, et Jérusalem n’est que le premier d’une série de défis en provenance d’outre-Atlantique qui se profilent à l’horizon.

L’Europe prend ses distances

Une fois n’est pas coutume, sur la question de Jérusalem, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont tous les trois fait part de leur désaccord par rapport à la relocalisation de l’ambassade des Etats-Unis. Ils ont tous les trois soutenu la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies qui « déplore au plus haut point » les décisions américaines relatives à Jérusalem et juge qu’elles sont « nulles et non avenues » du point de vue juridique. Paris, Berlin et Londres ont également été unanimes à boycotter le gala d’ouverture de l’ambassade US relocalisée. Le chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a quant à elle exprimé sa « sérieuse préoccupation » face à l’annonce américaine. Elle n’a également eu de cesse de répéter que « la position de l’UE reste inchangée ».

Cette position commune se limite, par définition, à l’appel au respect du droit international. Ainsi, « L’UE reste fermement engage à continuer de travailler avec les deux parties et avec ses partenaires dans la communauté internationale en vue de la reprise de véritables négociations avec l’objectif d’arriver à la solution des deux Etats, et Jérusalem capitale des deux ».  Ceci implique également, comme elle tient à le souligner, le respect du consensus international tel qu’il s’incarne dans la Résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations Unies, appelant au retrait de toute représentation diplomatique de Jérusalem. A cette approche légaliste viennent s’additionner en Europe d’autres considérations, plus politiques. Tel le souci d’enrayer l’escalade de la violence dans son voisinage immédiat, de même que d’éviter les provocations inutiles susceptibles de radicaliser ses propres minorités musulmanes.

De surcroît, les Européens se sentent souvent inconfortables avec certaines caractéristiques de la prise de décision US qui leur paraissent comme faisant partie d’un même schéma. Ils n’apprécient pas d’être mis devant le fait accompli international par le président américain pour des raisons qu’ils estiment être en grande partie d’ordre électoral. Étroitement lié à cela, il existe une forte réticence en Europe vis-à-vis de ce qu’ils voient comme la contamination du discours politique par le fait religieux, la réduction des problèmes complexes à une simple opposition entre le Bien et le Mal. De même, les Européens se méfient de l’option unilatérale, a fortiori sous une forme brutale, qu’ils considèrent à la fois comme source de ressentiments, donc d’instabilité future et, dans un monde de plus en plus multipolaire, comme un précédent dangereux.

L’Europe se divise, pour les mêmes raisons que d’habitude

Malgré cette large convergence des considérations juridiques, politiques et stratégiques, les 28 Etats membres de l’UE n’ont pas été capables de publier ne serait-ce qu’une seule déclaration commune. La première, dès l’annonce du président Trump a été bloquée par la Hongrie, et la seconde, à la veille du transfert de l’ambassade US a été opposée par la Hongrie, La République tchèque et la Roumanie. Entretemps, l’Union européenne n’a pas pu soutenir en tant que telle la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU déplorant la décision US, du fait de l’abstention de six de ses Etats membres (les trois ci-dessus rejoints par la Pologne, la Lettonie et la Croatie). Pour terminer, si 24 pays européens ont boycotté la soirée de gala organisée pour l’ouverture de l’ambassade US, quatre s’y sont rendus (la Hongrie, la Roumanie, la République tchèque et l’Autriche).

Il y a fort à parier que ce n’est pas un soudain accès d’illumination sur les complexités du processus de paix israélo-palestinien qui aurait amené les pays d’Europe centrale et orientale à prendre le contre-pied de la majorité de leurs partenaires européens. Tout comme lors de la division en « vieille Europe » et « jeune Europe » au sujet de l’intervention américaine de 2003 en Irak, quoique dans une proportion bien moindre cette fois-ci, certains Etats membres préfèrent se démarquer de la solidarité européenne s’ils l’estiment aller à l’encontre de la loyauté atlantiste.

Dans ces conditions, la position commune de l’UE, exprimée par sa Haute représentante Mogherini, est réduite au plus petit dénominateur commun qu’est le respect du droit et du consensus international. Toutefois, même avec cette approche minimaliste, l’équilibre fragile à 28 risque d’être mise à mal, sur deux points. Premièrement, il ne s’agit que d’une pause momentanée qui ne durera que jusqu’à la présentation du plan de paix américain. Comme l’a dit le ministre français des Affaires étrangères « dès lors qu’un plan est en préparation, il serait malvenu pour la France ou l’Union européenne de décider d’une initiative unilatérale ». Par contre, si le plan américain n’est pas jugé par tous comme suffisamment équilibré, le projet d’un accord d’association UE-Palestine ou la question de la reconnaissance de l’Etat palestinien pourraient se retrouver en tête de l’agenda. D’ici là, l’Union sera occupée à maintenir tous les Etats membres dans le rang, qu’il s’agisse du non-transfert des ambassades (la République tchèque hésite, paraît-il) ou de la mise en œuvre parfois difficile de la distinction de principe entre territoire israélien et territoires occupés.

Au-delà de Jérusalem : d’autres épreuves transatlantiques en vue

Au lendemain de la crise irakienne, la directrice de l’Institut de l’UE pour les Etudes de sécurité a mis en exergue l’un des obstacles les plus persistants à une politique étrangère européenne : « Il est beaucoup plus facile aux Européens de s’entendre sur l’analyse des crises extérieures que sur l’analyse de la politique américaine. Autrement dit, le monde rassemble, l’Amérique divise. Si les Européens parviennent assez facilement à une vision à peu près commune du monde, ils se divisent en revanche sur le rôle de l’Union dans la gestion des crises. Parce que ce rôle est en effet largement fonction du type de relations que chacun souhaite construire avec la puissance américaine, à titre bilatéral ou au sein de l’OTAN ». En d’autres termes, du moment où l’alignement collectif pur et simple n’est pas une option, le positionnement des uns et des autres se fait, en premier lieu, en fonction de son impact sur les relations transatlantiques. Assument-ils de se démarquer de leur plus grand allié ou, au contraire, estiment-ils que l’essentiel est de faire preuve de loyauté vis-à-vis des Etats-Unis ?

Ce dilemme perpétuel apparaît aujourd’hui dans un contexte bien particulier. Au-delà de la question de Jérusalem, deux sujets éminemment chers au cœur, et au portefeuille, des Européens sont en suspense : les tarifs douaniers et l’accord nucléaire avec l’Iran. Ajoutez à cela le style extrêmement « franc » du président Trump, et une opinion publique européenne de plus en plus eurosceptique qui risque de s’aliéner encore plus si elle ne voit qu’une Union dépendante et impuissante. Il s’agit d’un mélange explosif, où les réflexes européens d’alignement et de concessions disproportionnées pourraient avoir plus de mal que d’habitude à l’emporter.

De ce point de vue, peu importe qui « a raison » ou quelle politique serait « la bonne » sur tel ou tel dossier. Sur Jérusalem, l’Iran, les tarifs douaniers – il peut y avoir des arguments valables des deux côtés. L’essentiel ici est de savoir s’il y a une quelconque utilité pour les Européens d’essayer de défendre collectivement leurs intérêts, voire de définir, ne sait-on jamais, une politique. Ou ces efforts sont-ils d’emblée voués à l’échec, dès que le dossier en question implique, de près ou de loin, les Etats-Unis. Grâce à la propension du président Trump à soulever les sujets les plus sensibles, sans ménagement et à un rythme accéléré, les premiers éléments de réponse tangibles ne sauraient tarder.

Ce texte est la version française de l’article original: Hajnalka Vincze, Jerusalem: President Trump Challenges Europe’s “Pavlovian” Reflexes, In The American Review of Books, Blogs, and Bull, Foreign Policy Research Institute (FPRI), 18 May 2018.

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L’Américaine Nikki Haley n’arrive pas à faire condamner le Hamas à l’ONU

L’Américaine Nikki Haley n’arrive pas à faire condamner le Hamas à l’ONU

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley lors d’une réunion du Conseil de sécurité le 26 novembre 2018 / © AFP/Archives / Don EMMERT

Les Etats-Unis ne sont pas parvenus jeudi à faire condamner le mouvement islamiste palestinien Hamas par l’Assemblée générale de l’ONU, la résolution de l’ambassadrice américaine Nikki Haley ne recueillant pas la majorité nécessaire à son adoption.

Au préalable, le Koweït avait, lors d’un vote de procédure gagné de seulement trois voix, obtenu qu’une règle d’une majorité aux deux tiers soit appliquée au texte américain malgré de vives critiques de Nikki Haley.

Le texte des Etats-Unis n’a recueilli que 87 voix, dont celles de l’Union européenne. Cinquante-sept pays ont voté contre et 33 se sont abstenus.

« Une simple majorité est requise », avait plaidé en vain Nikki Haley avant le scrutin, tenu avec une heure de retard en raison « de négociations de dernière minute », selon la présidence de l’Assemblée générale.

Cette enceinte, dont les résolutions n’ont pas de valeur contraignante, « n’a jamais rien dit sur le Hamas », avait ajouté la diplomate américaine, en dénonçant une « politique de deux poids deux mesures » aux dépens d’Israël.

« La décision (d’un vote de procédure) vise à entraver » l’adoption de la résolution américaine, « et mon frère du Koweït le sait très bien », avait ajouté l’ambassadrice américaine.

La règle des deux tiers a été approuvée par 75 voix, 72 pays s’exprimant contre –dont l’Union européenne– et 26 Etats se sont abstenus.

– « Affaire très personnelle » –

La présentation de sa résolution, soutenue par l’UE après un léger ajout de langage vague visant à soutenir une solution de paix au Proche-Orient sur la base des « résolutions pertinentes » déjà adoptées à l’ONU, constituait l’un des derniers faits d’armes de Nikki Haley, qui a récemment annoncé quitter ses fonctions en fin d’année.

Le chef du Hamas Ismaïl Haniya à Gaza le 21 août 2018n / © AFP/Archives / Anas BABA

Selon des diplomates, Nikki Haley, soutien inconditionnel d’Israël, avait fait de cette condamnation du Hamas « une affaire très personnelle ».

Son projet de texte condamnait « le Hamas pour des tirs répétés de roquettes en Israël et pour incitation à la violence, mettant la vie de civils en danger ». Il exigeait « que le Hamas et d’autres entités militantes incluant le Jihad islamique palestinien cessent toutes les provocations et activités violentes dont le recours à des engins aériens incendiaires ».

Sous la pression des Européens, les Palestiniens et les pays arabes avaient renoncé à amender le texte américain pour y introduire des rappels précis des résolutions liées à la demande d’une fin de l’occupation israélienne, au statut de Jérusalem-Est et à la solution de deux Etats dans les frontières reconnues en 1967, largement soutenue dans le monde.

Ils ont transformé leur amendement en projet de résolution qui devait être mis au vote dans l’après-midi à l’Assemblée générale de l’ONU.

L’objectif de l’Union européenne « était d’éviter une confrontation dont tout le monde serait sorti perdant », a expliqué un diplomate sous couvert d’anonymat. Il s’agissait aussi de préserver « l’unité de l’Union européenne », a-t-il ajouté.

« Personne ne comptait avancer » sur le processus de paix avec les textes en débat jeudi, a précisé cette source.

Le chef du Hamas Ismaïl Haniya s’était plaint dès le 28 novembre de la démarche américaine dans une lettre rare à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU. La missive, remise au représentant de l’ONU à Gaza, n’est cependant jamais arrivée à destination. Elle a été transmise au seul pouvoir légitime reconnu par l’ONU, à savoir l’Autorité palestinienne, qui l’a toujours en mains, selon une source onusienne.

(©AFP / (06 décembre 2018 23h20)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-Am-ricaine-Nikki-Haley-n-arrive-pas-faire-condamner-le-Hamas-l-ONU/977635.rom

Les clauses secrètes de l’accord gazier entre Chypre, la Grèce, l’Italie et Israël

Les clauses secrètes de l’accord gazier entre Chypre, la Grèce, l’Italie et Israël

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Chypre, la Grèce, l’Italie et Israël sont parvenus à conclure un accord sur la construction commune d’un gazoduc en Méditerranée. Il s’agira de l’ouvrage le plus long et le plus profond en mer. Il n’aura qu’une capacité modeste de 12 milliards de m3 par an. Estimé à 8 milliards de dollars, il devrait être mis en service dans 5 ans. Cependant la date de début des travaux n’a pas été annoncée.

L’Égypte, la Palestine, le Liban, la Syrie et la Turquie ne font pas officiellement partie de cet accord alors qu’ils sont concernés par le champ gazier découvert en 2011.

Note : la Turquie n’a aucun rapport avec ce champ, mais occupe Chypre-Nord qui est concerné par lui. En février 2018, la marine militaire turque avait empêché un navire d’exploration italien de sonder les fonds dans les eaux territoriales chypriotes du Nord. En juin, le président Recep Tayyip Erdoğan avait menacé toute entité qui s’aviserait d’entreprendre des recherches sans son autorisation dans cette zone occupée.

En réalité, il semble que le Hamas et l’Égypte soient parties prenantes à cet accord.
- L’autorisation donnée au début du mois par Israël au Qatar de prendre en charge les fonctionnaires de Gaza serait la contrepartie de la reconnaissance par le Hamas de la frontière maritime de la Palestine tracée unilatéralement par Israël. Le gaz palestinien serait donc exploité par Israël et les droits reversés par le Qatar au Hamas.
- Israël a également signé un accord avec l’Égypte pour lui exporter du gaz. Cet accord parallèle a été conclu via la société East Gas, dont les services secrets égyptiens sont l’actionnaire majoritaire. Là encore, du gaz offshore égyptien serait exploité par Israël, puis ré-acheminé en Égypte pour y être liquéfié et exporté.

Ces contournements visent à masquer les contradictions entre les rhétoriques officielles des dirigeants et la réalité de leurs pratiques.

L’ensemble de ces accords a été parrainé par l’Union européenne et le Qatar.

http://www.voltairenet.org/article204084.html

Démission du ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman

Démission du ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman

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Le ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman, a démission de ses fonctions, le 14 novembre 2018, après la signature du cessez-le-feu avec le Hamas.

M. Lieberman est entré en confrontation avec le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, lors de l’accord israélien autorisant le Qatar à approvisionner en fuel et à transférer des liquidités au Hamas. Il s’est également opposé au cessez-le-feu avec le Hamas.

Partisan de la séparation physique des juifs et des arabes, M. Lieberman considère comme une folie de donner un pouvoir illégitime au Qatar à Gaza et des moyens au Hamas. Selon lui, il ne fait aucun doute que si cette décision fait tomber la tension à court terme, elle permettra un regain des activités terroristes des Frères musulmans à long terme.

Contrairement à la présentation qui en est faite par la presse internationale, Avigdor Lieberman est intéressé à la paix, tandis que l’appareil militaire entend maintenir le statu quo et que Benjamin Netanyahu poursuit le projet de Grand Israël de Zeev Jabotinsky.

Le sioniste religieux Naftali Benett, beaucoup plus extrémiste que M. Lieberman, a posé un ultimatum au Premier ministre, menaçant de sortir de la Coalition gouvernementale et de la faire chuter s’il n’obtenait pas le ministère de la Défense.

Selon un sondage réalisé dans la journée, près des trois quart des Israéliens soutiennent l’analyse de M. Liberman. De nombreux Israéliens résidant à moins de 30 kilomètres de la Bande de Gaza —région cible de roquettes depuis la prise de pouvoir du Hamas à Gaza, en 2006— ont manifesté à l’annonce du cessez-le-feu, réclamant une politique de sécurité à long terme.

On ne dispose pas de sondage sur l’opinion des Gazaouis. Les dirigeants du Hamas, quant à eux, se sont félicités de la démission d’Avigdor Lieberman, saluant une victoire pour leur mouvement.

L’Autorité palestinienne n’a pas encore réagi.

http://www.voltairenet.org/article203930.html

Un État étranger paye les salaires des fonctionnaires gazaouis

Un État étranger paye les salaires des fonctionnaires gazaouis

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L’émirat du Qatar devrait transférer 21 millions d’euros par mois pour payer les salaires des fonctionnaires de Gaza.

Les fonctionnaires palestiniens résidant dans la Bande de Gaza ne sont plus payés par l’Autorité palestinienne depuis plus de six mois, suite à la rupture des relations entre le président Mahmoud Abbas et le Hamas. De facto, alors qu’ils sont reconnus comme un État unique par divers membres de l’Onu, les territoires palestiniens sont divisés en deux entités politiques distinctes.

Créé avec l’aide d’Israël, le Hamas a été proclamé durant le « printemps arabe » « branche palestinienne des Frères musulmans » ; titre auquel il a renoncé par la suite.

Bien que l’émirat du Qatar soit théoriquement un État étranger, il est —avec la Turquie— l’un des deux protecteurs de la confrérie des Frères musulmans. Il considère donc exercer le Pouvoir à Gaza par l’entremise du Hamas.

Un premier versement en liquide de 15 millions est arrivé le 8 novembre 2018 sur place. Il a été donné au Hamas et non pas à l’Autorité palestinienne, bien qu’elle soit la seule autorité légitime.

Réseau Voltaire

Voltaire, édition internationale

Les Palestiniens marquent le 14e anniversaire du décès d’Arafat

Les Palestiniens marquent le 14e anniversaire du décès d’Arafat

Des Palestiniens marquent le 14e anniversaire de la mort du leader historique de leur cause, Yasser Arafat, le 11 novembre 2018 / © AFP / ABBAS MOMANI

Les Palestiniens ont marqué dimanche à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 14e anniversaire de la mort du dirigeant palestinien Yasser Arafat, qui demeure le symbole de leur cause, aujourd’hui dans l’impasse politique sur fond de divisions internes.

Héros national qui a incarné des décennies durant la lutte pour l’indépendance des Palestiniens, Yasser Arafat est décédé en France le 11 novembre 2004, à 75 ans, les Palestiniens accusant Israël de l’avoir empoisonné.

Une enquête française n’a pas trouvé de traces validant cette hypothèse mais elle est endossée par les Palestiniens qui s’en tiennent à une autre investigation –suisse– s’orientant vers un empoisonnement.

Entouré de hauts dignitaires palestiniens, le successeur de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas, est allé fleurir sa tombe dimanche, saluant « le chef de la nation et le chef des martyrs ».

Il en a profité pour dénoncer des attaques menées contre la cause palestinienne par, d’un côté les Etats-Unis qui entendent négocier un accord « ultime » de paix entre Israël et les Palestiniens, et de l’autre le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza, à couteaux tirés avec le Fatah que dirige le président palestinien.

« Il existe un complot américain à travers l’accord +ultime+ et les Israéliens conspirent pour qu’il soit mis en oeuvre. Un autre complot, du Hamas, vise à perturber l’établissement d’un Etat palestinien indépendant », a déclaré M. Abbas.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, sur la tombe de son prédécesseur Yasser Arafat, pour le 14e anniversaire de la mort du leader historique de la cause palestinienne, le 14 novembre 2018 / © AFP / ABBAS MOMANI

Alors que les négociations avec les Israéliens sont au point mort, l’Autorité palestinienne a coupé les ponts avec l’administration américaine après l’annonce il y a un près d’un an par le président Donald Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Les Palestiniens espèrent faire de cette ville la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Mais les Palestiniens sont aussi divisés sur le plan politique depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007, évinçant le Fatah de l’enclave après des affrontements meurtriers.

Les tentatives de réconciliation ont toutes échoué depuis. Ces dernières semaines, l’Autorité palestinienne, qui n’exerce plus son contrôle, limité, que sur la Cisjordanie occupée, dénonce les négociations indirectes entre Israël et le Hamas sous l’égide de l’Egypte et de l’ONU, afin de parvenir à une trêve durable à Gaza, s’estimant court-circuitée.

(©AFP / (11 novembre 2018 14h56)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Les-Palestiniens-marquent-le-14e-anniversaire-du-d-c-s-d-Arafat/970382.rom

Oman appelle les États arabes à reconnaître Israël

Oman appelle les États arabes à reconnaître Israël

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Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’est rendu en visite officielle à Oman, le 22 octobre, suivi quatre jours plus tard du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Oman n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël. Le voyage de M. Netanyahu avait été tenu secret. Atteint d’un cancer, le sultan Qabous est très gravement malade depuis trois ans. Ces visites étaient ses premières apparitions publiques.

Le 27 octobre, le ministre des Affaires étrangères omanais, Yousuf bin Alawi (photo), intervenant aux entretiens de Manama (Bahreïn), a appelé les autres dirigeants arabes à prendre acte de la réalité et à reconnaître l’État d’Israël. Le souverain bahreïni, le roi Hamed ben Issa Al Khalifa, lui a apporté son soutien.

Le lendemain, le sultan Qabous a envoyé une délégation à Ramallah (Palestine), porter une lettre au président Abbas.

Il semble que cette agitation diplomatique porte sur une possible initiative saoudienne liée au plan de paix de la Maison-Blanche.

http://www.voltairenet.org/article203678.html

Raids à Gaza: le procureur de la CPI « surveille » les violences de près

Raids à Gaza: le procureur de la CPI « surveille » les violences de près

La procureure de la Cour pénale internationale Fatou Bensouda à La Haye, le 28 août 2018 / © ANP/AFP/Archives / Bas Czerwinski

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a dit surveiller de près les violences à Gaza, où l’aviation israélienne a mené mercredi des raids contre le mouvement islamiste Hamas en réponse à des tirs de roquettes en provenance du territoire palestinien.

« Je continue à surveiller attentivement l’évolution des événements sur le terrain et je n’hésiterai pas à prendre les mesures qui s’imposent » dans le cadre de son mandat, a averti mercredi dans un communiqué Fatou Bensouda.

« Je suis particulièrement préoccupée par la poursuite des violences, perpétrées par les acteurs des deux camps », a poursuivi Mme Bensouda, rappelant que « la situation en Palestine continue de faire l’objet d’un examen préliminaire », ouvert en 2015 sur des allégations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

La CPI, basée à La Haye, n’a pas encore ordonné l’ouverture d’une enquête pouvant déboucher sur des accusations et des poursuites judiciaires.

La question est particulièrement sensible depuis une attaque sans précédent des Etats-Unis contre la CPI en septembre, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, ayant menacé les juges et procureurs de sanctions s’ils s’en prenaient à des Américains ou à Israël.

Ni Israël ni les États-Unis ne sont membres de la Cour, fondée en 2002 pour juger les pires atrocités commises dans le monde.

L’aviation israélienne a mené mercredi une série de raids contre le mouvement islamiste Hamas à Gaza, en réponse aux premiers tirs de roquettes depuis des semaines en provenance du territoire palestinien, sur fond de tensions grandissantes.

Ces actes d’hostilité qui ont fait un mort et trois blessés palestiniens ravivent les craintes d’une nouvelle confrontation entre Israël et les groupes armés à Gaza, dont le Hamas.

Israël et le Hamas ainsi que ses alliés se sont livrés trois guerres depuis 2008 et observent un cessez-le-feu régulièrement remis en cause depuis le conflit de 2014.

Depuis le 30 mars, Gaza est le théâtre d’une vaste mobilisation contre le blocus. Au moins 207 Palestiniens ont été tués au cours de cette période et un soldat israélien a trouvé la mort.

(©AFP / (17 octobre 2018 14h32)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Raids-Gaza-le-procureur-de-la-CPI-surveille-les-violences-de-pr-s/962925.rom

Leïla Shahid : « En reconnaissant l’État de Palestine, la France serait à la hauteur de ce qu’elle veut être »

Interview

Leïla Shahid : « En reconnaissant l’État de Palestine,
la France serait à la hauteur de ce qu’elle veut être »

Pierre Barbancey

Née à Beyrouth, au Liban, où une partie de sa famille a été déportée,
Leïla
Shahid consacre sa parole publique à défendre la cause palestinienne.
©Stephan
Agostini/AFP

Samedi 6 octobre 2018

Ancienne ambassadrice de Palestine en France puis auprès de l’Union européenne, Leïla Shahid analyse la situation au Proche-Orient et dénonce certaines postures internationales.

Au niveau européen, la question de la reconnaissance de l’État de Palestine est soutenue par l’Espagne, tandis que la France semble encore attentiste. À l’ONU, le président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, demande qu’on reconnaisse le statut d’un État sous occupation. Sur le terrain, la colonisation et la répression du gouvernement Nétanyahou se poursuivent, contre toute résistance palestinienne mais également contre les associations israéliennes de défense des droits de l’homme.

Entretien avec Leïla Shahid, déléguée générale de l’Autorité palestinienne en France de 1994 à 2005, puis ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg jusqu’en 2015.

Vingt-cinq ans après les accords d’Oslo qui étaient censés finaliser la création d’un État, quelle est la situation du peuple palestinien ?

Je dirais que nous sommes dans la situation d’une deuxième Nakba (la catastrophe). C’est-à-dire une situation aussi grave qu’il y a soixante-dix ans lorsque la Palestine a été retirée au peuple palestinien et que nous sommes devenus des réfugiés. Nous avons néanmoins fait un chemin assez important. L’OLP a ressuscité une identité nationale palestinienne, a défini un but, à savoir la création d’un État palestinien aux côtés de celui d’Israël…

Mais aujourd’hui, ce gouvernement israélien, le plus raciste et le plus criminel que nous ayons vu depuis 1948, a voté une loi en juillet dernier définissant clairement Israël comme un État d’apartheid, puisqu’elle établit deux sortes de citoyens : les juifs qui ont un statut, le reste de la population un autre, avec moins de droits. Il y a également un Premier ministre qui dit ouvertement qu’il ne veut pas d’un État palestinien et qui, sur le terrain, a tout fait pour détruire la possibilité de création d’un État palestinien avec l’expansion de la colonisation, l’annexion officielle de Jérusalem-est, la séparation totale de la Cisjordanie d’avec Jérusalem, la déclaration de guerre aux réfugiés avec la complicité des États-Unis afin de couper les vivres à l’organisme de l’Onu en charge des réfugiés, l’UNRWA.

Parallèlement, la situation mondiale relève du chaos. Vous avez des États arabes qui soudain deviennent les alliés d’Israël contre les Iraniens. Et l’Irak et la Syrie, qui étaient des piliers du monde arabe et sont maintenant décomposés. L’Union européenne se noie dans un verre d’eau – si je peux me permettre l’expression – pour quelques milliers de migrants, la guerre commerciale fait rage… Et la situation palestinienne intérieure est très grave avec une population qui ne se retrouve pas dans sa direction politique, qu’elle soit Hamas ou qu’elle soit Fatah. Tout cela fait que personne ne se préoccupe de notre problème et qu’il s’agit d’un feu vert pour Benjamin Nétanyahou. Cela ne signifie pas que les Palestiniens n’ont pas d’avenir. Mais ils se trouvent à un moment charnière où ils doivent redéfinir tous les critères de leur combat.
La solidarité internationale à l’égard des Palestinien·nes s’exprime
grâce à des collectifs comme Boycott Désinvestissement Sanctions.
©A. Katz/Shutterstock.com

Historiquement, les Palestiniens ont tenté la lutte armée puis la voie diplomatique. Les deux ont échoué. Que reste-t-il ?

Je ne suis pas d’accord avec les termes. La lutte armée n’a pas échoué dans la mesure où elle n’était pas conçue comme seul instrument de libération de la Palestine. Les fedayins [les combattants palestiniens, ndlr] étaient trop intelligents et trop lucides pour penser qu’ils allaient battre la quatrième puissance militaire du monde. La lutte armée avait pour but – comme toutes les luttes de libération nationale qui en sont passées par là – de montrer la volonté d’un peuple à revendiquer son droit à l’autodétermination. Cette lutte armée a permis à l’OLP d’exister et de recomposer les morceaux du corps palestinien disséminés un peu partout depuis 1948.

L’OLP n’a donc pas échoué dans son projet de représentation nationale palestinienne. Je dirais même que les accords d’Oslo, c’est-à-dire la tentative de négociations liée aux changements du système bipolaire du monde dans le contexte suivant la chute du mur de Berlin, devaient représenter d’une certaine manière ce nouvel ordre mondial. L’échec d’Oslo n’est pas notre échec, mais celui de cet ordre censé remplacer l’ancien. En fait, c’est un désordre mondial, qui sert la guerre et pas la paix, qui n’a plus de logique. Il y a une totale perte de repères. Il n’y a plus d’instruments de rapports politique et économique pour décider d’une vision. L’échec d’Oslo, c’est celui des Palestiniens, des Israéliens, des Occidentaux, des Arabes et des Nations unies. Tous ont échoué.

Comment jugez-vous l’attitude de l’Union européenne et singulièrement celle de la France qui fait beaucoup de déclarations mais passe peu à l’acte ?

L’Union européenne n’a jamais été très courageuse ni à l’égard de la Palestine ni à l’égard d’autres pays. Parce qu’elle a avant tout posé comme base de ses relations stratégiques le commerce international. Ce qui la cimente, c’est l’euro. Ce qui l’intéresse, c’est d’augmenter les richesses. Mais elle n’a pas vraiment de vision politique. Le repli sur l’extrême-droite auquel on assiste marque d’ailleurs l’échec de l’Europe des citoyens.

Les citoyens peuvent-ils agir pour qu’enfin un État palestinien voie le jour aux côtés d’Israël ?

Il faut d’une part se mobiliser et garder un contact direct avec les forces vives palestiniennes. Il faut aller sur place, inviter les gens là-bas à venir ici. D’autre part, il faut intervenir sans excès, avec un discours serein, sur le droit universel de tous, y compris des Israéliens. Et sur le fait que la France a des devoirs à l’égard de la Palestine et avant tout le devoir de reconnaître l’État palestinien. Même si aujourd’hui nous voyons la difficulté de sa mise en œuvre réelle, cela ne doit pas empêcher celle du droit. La Suède, qui ne s’est jamais impliquée au Moyen-Orient, a reconnu l’État de Palestine l’année dernière. Ce n’est pas le cas de la France qui, elle, a pourtant colonisé le Liban, la Syrie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie…

Or qu’est-ce qui empêche aujourd’hui Emmanuel Macron de reconnaître l’État de Palestine dans les frontières de 1967 ? D’ailleurs seule la création d’un État palestinien pourrait garantir à Israël un avenir dans la région. La France serait alors à la hauteur de ce qu’elle veut être. C’est cette reconnaissance que doivent exiger tous ceux qui sont attachés aux droits du peuple palestinien. Je serais vraiment heureuse si la France pilotait cette demande de reconnaissance. Si elle le fait, beaucoup d’États européens la suivront, j’en suis convaincue.

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.pierre_barbancey.061018.htm

Entre Merkel et Netanyahu, constat de désaccord sur la méthode vis-à-vis de l’Iran

Entre Merkel et Netanyahu, constat de désaccord sur la méthode vis-à-vis de l’Iran

La chancelière allemande Angela Merkel participe à une cérémonie au mémorial de la Shoa à Jérusalem, le 4 octobre 2018 / © POOL/AFP / DEBBIE HILL

La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont proclamé jeudi leur objectif commun d’empêcher l’Iran d’acquérir la bombe atomique, tout en constatant leur désaccord sur la méthode.

« Nous croyons très fermement avec Israël (…) qu’on doit tout faire pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire », a dit Mme Merkel au côté de M. Netanyahu devant la presse à Jérusalem. « Là où nous ne sommes pas toujours d’accord, c’est sur le moyen d’y parvenir ».

Objet du différend: l’accord nucléaire conclu en 2015 entre la République islamique et plusieurs grandes puissances, dont l’Allemagne et les Etats-Unis.

Mme Merkel défend l’accord, tout en reconnaissant qu’il n’est pas parfait. M. Netanyahu a milité sans relâche pour son abrogation et ne cesse d’applaudir à la décision de l’administration Trump de s’en retirer.

Israël considère l’Iran comme la principale menace pour sa sécurité, refusant de croire au caractère proclamé civil de son programme nucléaire et s’alarmant de son expansion régionale et de son engagement militaire chez le voisin syrien.

Non seulement l’accord « ouvrait la voie (de l’Iran) à un arsenal nucléaire », mais il mettait des « milliards de dollars » à sa disposition, a dit M. Netanyahu. « Cet argent n’a pas servi à améliorer la vie des Iraniens, mais à financer la machine de guerre iranienne, dédiée à conquérir tout le Moyen-Orient », a-t-il ajouté.

M. Netanyahu et Mme Merkel ont admis leurs divergences sur ce sujet et d’autres, mais ont préféré mettre en exergue leurs convergences.

Mme Merkel a souligné à plusieurs reprises la réalité du « danger » que représentait pour Israël la présence iranienne en Syrie, et affirmé la nécessité de ramener cette influence « le plus près possible de zéro ».

L’Allemagne passe pour le principal allié d’Israël parmi les grandes puissances européennes. Mais les liens ont connu des accrocs, et même une crise ouverte en 2017.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (G) et la chancelière allemande Angela Merkel (C) au musée d’Israël, à Jérusalem le 4 octobre 2018 / © POOL/AFP / ABIR SULTAN

Berlin avait à l’époque annulé les consultations gouvernementales annuelles. L’adoption par Israël d’une loi favorisant la colonisation et l’exaspération devant le comportement du gouvernement réputé le plus à droite de l’histoire d’Israël passent pour avoir motivé la décision allemande.

Ce sont précisément ces consultations, en place depuis dix ans, qui ont repris avec la visite de Mme Merkel, accompagnée pour 24 heures de plusieurs ministres et d’une importante délégation.

Mme Merkel a invoqué la période nazie, pour dire la force de la relation particulière entre les deux pays, largement construite sur les cendres de l’histoire.

– « Conditions impossibles » –

Visitant le mémorial de la Shoah, elle a noté que 80 ans plus tôt presque jour pour jour, l’Allemagne était le théâtre, avec la nuit de Cristal, d’une éruption de violence antisémite préfigurant le génocide juif.

De cette période « découle la responsabilité perpétuelle de l’Allemagne d’entretenir la mémoire de ce crime et de s’opposer à l’antisémitisme, à la xénophobie, à la haine et à la violence », a-t-elle écrit dans le livre d’honneur du mémorial.

La visite de Mme Merkel en Israël intervient dans un contexte d’inquiétude devant une résurgence de l’antisémitisme dans son pays. Mme Merkel ne l’a pas niée, mais M. Netanyahu s’est répandu en éloges sur l’engagement « inflexible » de son hôte pour la reconnaissance de la vérité historique et contre l’antisémitisme.

Lutte contre l’antisémitisme, mais aussi économie, innovation et coopération donnant lieu à la signature de plusieurs accords ont dominé l’agenda des consultations.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (C-D) et la chancelière allemande Angela Merkel (C-G) rencontrent des hommes d’affaires israéliens et allemands à Jérusalem, le 4 octobre 2018 / © POOL/AFP / ABIR SULTAN

Sur le conflit israélo-palestinien, Mme Merkel et M. Netanyahu ont fourni le service minimum, alors que les perspectives diplomatiques sont particulièrement sombres.

Mme Merkel a répété son attachement à une solution dite à deux Etats, c’est-à-dire la création d’un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël. Elle a exprimé, sans s’étendre publiquement, sa préoccupation devant la poursuite de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens.

M. Netanyahu a accusé l’Autorité palestinienne et son président Mahmoud Abbas d’essayer d’imposer des « conditions impossibles » à Israël.

Le sort du village palestinien de Khan al-Ahmar semble avoir été mis en suspens pour la circonstance.

La destruction de ce village bédouin de Cisjordanie occupée juste avant ou pendant la visite de Mme Merkel aurait risqué de tourner à l’incident diplomatique, tant les Européens sont soucieux du message qu’elle adresserait, sur le traitement de ces minorités, sur la colonisation et sur l’idée d’un futur Etat palestinien.

Les habitants de Khan al-Ahmar ont signalé qu’ils comptaient sur l’intercession de Mme Merkel.

Mais, selon la chancelière, il est « absolument faux » de dire que Berlin a conditionné sa venue à la non-destruction du village avant ou pendant sa visite.

(©AFP / (04 octobre 2018 17h30)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Entre-Merkel-et-Netanyahu-constat-de-d-saccord-sur-la-m-thode-vis-vis-de-l-Iran/959380.rom