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Emmanuel Macron invite le pape François en France

Emmanuel Macron invite le pape François en France

MACRON POPE

AFP PHOTO / POOL / Alessandra Tarantino
Le président français, Emmanuel Macron, et le pape François s’échangeant leurs cadeaux, le 26 juin 2018.
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« J’ai eu hier le Pape au téléphone, je l’ai évidemment invité à venir, et il viendra en temps voulu », a indiqué Emmanuel Macron alors qu’il recevait à l’Élysée quelque 300 pompiers ayant participé au sauvetage de la cathédrale de Paris.

Le pape François viendra « en temps voulu » en France, a indiqué jeudi Emmanuel Macron, qui l’a de nouveau invité au cours d’un échange téléphonique après l’incendie de Notre-Dame. « J’ai eu hier le Pape au téléphone, je l’ai évidemment invité à venir, et il viendra en temps voulu ». Le président français s’exprimait lors d’un hommage aux pompiers ayant contribué au sauvetage de la cathédrale Notre-Dame de Paris dans la nuit du 15 au 16 avril.

Le chef d’État français et le pontife argentin ont échangé par téléphone le 16 avril dans l’après-midi au sujet de l’incendie du sanctuaire. Pour le moment, le successeur de Pierre s’est seulement rendu en France en novembre 2014 pour une visite des institutions européennes. Le chef de l’État avait rencontré le Pape au Vatican en juin 2018, avant de prendre son titre de chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean-de-Latran. Benoît XVI avait effectué une visite en France en septembre 2008, se rendant à Paris puis Lourdes. Avant lui, Jean Paul II a visité la France à plusieurs reprises, notamment en 2004 (Lourdes), 1997 (JMJ de Paris), 1996 (Reims) et 1980.

En images : l’intérieur de Notre-Dame de Paris après l’incendie
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DIRECT. Notre-Dame : le pape François adresse aux pompiers « la gratitude de toute l’Eglise »

DIRECT. Notre-Dame : le pape François adresse aux pompiers « la gratitude de toute l’Eglise »

Lors de son adresse hebdomadaire, place Saint-Pierre, François a salué tous ceux « qui se sont dépensés, au risque même de leur vie », pour sauver la cathédrale.

Le pape François salue les fidèles, le 17 avril 2018, sur la place Saint-Pierre, au Vatican.
Le pape François salue les fidèles, le 17 avril 2018, sur la place Saint-Pierre, au Vatican. (TIZIANA FABI / AFP)
CE QU’IL FAUT SAVOIR« Que la Vierge Marie les bénisse. » Le pape François a exprimé, mercredi 17 avril, « la gratitude de toute l’Eglise » catholique envers les pompiers et tous ceux « qui se sont dépensés, au risque même de leur vie », pour sauver la cathédrale Notre-Dame de Paris des flammes. A Paris, le Conseil des ministres sera entièrement consacré au dossier de la reconstruction de l’édifice. Suivez cette journée dans notre direct.

Cinq ans pour rebâtir. « Nous rebâtirons la cathédrale plus belle encore et je veux que ce soit achevé d’ici cinq années », a dit Emmanuel Macron, mardi soir, au cours d’une allocution télévisée de moins de six minutes, à l’Elysée.

Les dons affluent. Face à ce chantier qui s’annonce colossal, les contributions se multiplient, d’Apple à la Banque centrale européenne en passant par des milliers d’anonymes, atteignant au moins 880 millions d’euros. Selon Stéphane Bern, chargé de la Mission Patrimoine par Emmanuel Macron, le cap du milliard devrait être franchi ce mercredi.

 L’enquête se poursuit. Une trentaine de témoins, aussi bien des ouvriers présents lundi que des employés chargés de la sécurité de l’édifice, ont déjà été entendus. D’autres le seront mercredi, a indiqué le parquet. Europe Echafaudage, une des sociétés présentes sur le site, a assuré que toutes les procédures de sécurité « avaient été respectées ».

Les cloches vont sonner. A 18h50, à l’heure où les flammes sont apparues, les cloches de toutes les cathédrales de France vont résonner en solidarité avec le diocèse de Paris.

La messe de Pâques délocalisée. Le diocèse de Paris a annoncé que l’église Saint-Sulpice accueillerait les offices jusqu’à samedi, tandis que la messe de Pâques sera célébrée, dimanche, en l’église Saint-Eustache.

LE LIVE

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#NOTRE_DAME

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #NOTRE_DAME

11h03 : « On a la compétence technique pour pouvoir refaire la cathédrale, sans aucune difficulté »

Si la compétence technique pour refaire la cathédrale existe, le secrétaire général des Compagnons du devoir regrette sur franceinfo le « manque de main d’oeuvre » dû à un « problème d’image » des métiers manuels.

10h59 : La famille Pinault renonce à la déduction fiscale sur son don destiné à la reconstruction de Notre-Dame de Paris, a appris franceinfo, confirmant une information d’Europe 1. Le milliardaire François-Henri Pinault, patron du groupe de luxe Kering, avait annoncé un don de 100 millions d’euros.

10h49 : L’émotion suscitée par l’incendie qui a dévasté la cathédrale Notre-Dame de Paris a entraîné un élan de solidarité sans précédent, et des millions d’euros de promesses de don. Mais il y a près de deux ans, c’est pourtant vers les grandes fortunes américaines que l’archevêché avait dû se tourner pour trouver les financements nécessaires au lancement d’un vaste programme de restauration.

Des pierres tombées de la cathédrale Notre-Dame de Paris sur le toit du bâtiment, le 28 juin 2017.

(MARTIN BUREAU / AFP)

10h34 : Faisons un point sur l’actualité de ce début de matinée :

• Un défi titanesque, dont certains doutent déjà de la faisabilité. Emmanuel Macron a dit hier soir vouloir rebâtir « d’ici cinq années » la cathédrale Notre-Dame de Paris dont l’incendie a soulevé une vague d’émotion planétaire et suscité un afflux de dons. Le Conseil des ministres aujourd’hui sera entièrement consacré à l’incendie.

• Baisse de l’impôt sur le revenu, suppression de l’ENA, référendums… Emmanuel Macron prévoyait d’annoncer de nombreuses mesures, lundi, lors de son allocution annulée. Les voici.

Les Français sont plus sensibles aux inégalités de revenus : pour la première fois depuis 2000, les écarts de revenus sont jugés les plus répandus et les moins acceptables, devant les inégalités d’accès aux soins ou celles liées à l’origine ethnique, selon le baromètre du service statistique des ministères du Travail et de la Santé.

10h15 : « Que la Vierge Marie les bénisse et soutienne le travail de reconstruction. »

« Que cela puisse être une oeuvre collective, à la louange et à la gloire de Dieu », a déclaré le pape lors de son audience hebdomadaire devant des milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre, au Vatican.

10h11 : Le pape François a exprimé « la gratitude de toute l’Eglise »catholique envers les pompiers et tous ceux « qui se sont dépensés, au risque même de leur vie », pour sauver la cathédrale Notre-Dame de Paris des flammes.

09h45 : Depuis une loi de 2003 qui porte le nom de l’ancien ministre, les entreprises qui investissent dans la culture peuvent déduire 60% de leurs dépenses en faveur du mécénat. Cette réduction fiscale peut même atteindre 90% lorsqu’il concerne l’achat de biens culturels – et non immobiliers – considérés comme des « trésors nationaux ».

09h45 : L’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, aujourd’hui directeur général de la collection Pinault, est revenu sur sa proposition de faire bénéficier les dons qui seront versés pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris d’une réduction d’impôt de 90%.

09h40 : « Ce n’est pas un calcul fiscal, c’est une volonté de reconstruction immédiate. »

Il ne s’agit pas non plus d’« un concours », a réagi la porte-parole et vice-présidente du Medef sur franceinfo aux dons des grandes fortunes comme les familles Arnault, Bettencourt et Pinault qui ont promis, à elles seules, 500 millions d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

09h33 : Après l’incendie de Notre-Dame, la sécurité des chantiers sur les monuments historiques est remise en question. Nous vous expliquons dans cet article quelles sont les procédures obligatoires déjà inscrites dans le Code du travail pour éviter le risque d’incendie, et pourquoi certains estiment qu’elles ne sont pas suffisantes.

Notre-Dame de Paris, le 16 avril 2019, au lendemain de l\'incendie.

(BERTRAND GUAY / AFP)

09h17 : « L’argent ne ruisselle pas pour tout », regrette le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur franceinfo, alors que la collecte de dons pour restaurer Notre-Dame de Paris approche du milliard d’euros. « En un clic [on donne] 200 millions, 100 millions, cela montre aussi les inégalités dans ce pays », ajoute le leader de la CGT qui répète à plusieurs reprises qu’« il faut aussi de la mesure. »

09h10 : Alors que l’incendie de Notre-Dame faisait rage, une dizaine de pompiers sont entrés dans la cathédrale pour tenter de sauver les reliques qui s’y trouvaient, ce que nous vous racontons dans cet article. Leur courage a permis de récupérer et mettre à l’abri notamment la couronne d’épines du Christ et la tunique de Saint Louis, juste avant que la flèche ne s’effondre.

Des pompiers observent l\'incendie qui ravage la toiture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019.

(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

08h28 : Au lendemain du drame, l’incendie de Notre-Dame de Paris a été évoqué, mardi, dans un épisode de Plus belle la vie diffusé dans la soirée sur France 3. Tournée dans l’après-midi, cette séquence additionnelle de 25 secondes a été placée en ouverture du feuilleton quotidien. La série se saisit régulièrement des sujets d’actualité.

08h08 : Deux jours après l’incendie de Notre-Dame de Paris, Stéphane Bern, contacté par franceinfo, affirme que les 880 millions d’euros de promesses de dons ont été atteints. Selon l’animateur télé, chargé de la Mission Patrimoine par Emmanuel Macron, ce mercredi devrait être la journée du milliard d’euros de promesses de don.

08h04 : En quelques minutes, la sidération a gagné les réseaux sociaux. Lundi, des milliers d’images de la cathédrale Notre-Dame de Paris en feu ont été partagées. Une profusion de photos et de témoignages qui ont fait le tour du monde… mais qui ont aussi été détournés, voire entièrement inventés. Franceinfo fait le point sur les fausses informations qui ont circulé après cette catastrophe.

Un homme photographie la cathédrale Notre-Dame de Paris en feu, le 15 avril 2019.

(LAURE BOYER / HANS LUCAS / AFP)

08h11 : « Il reste une inquiétude importante sur le pignon central entre les deux beffrois », dont la statue qui le surmonte a été fendue en deux par les flammes, explique le ministre de la Culture. « Les équipes aujourd’hui vont essayer de retirer cette statue, et vont commencer, tant pour le pignon du transept nord que pour le pignon central, à démonter pierre par pierre ces pignons ».

07h59 : Des incertitudes persistent quant à la stabilité de Notre-Dame de Paris. Des entreprises commencent ce matin à enlever les gravats et le reste de la charpente qui menacent l’effondrement de la voûte. « Il faut absolument rapidement enlever ce poids sur la voûte », a expliqué ce matin le ministre de la Culture, Franck Riester, sur France 2.

07h36 : « Le débat entre le copier-coller et la réinterprétation aura forcément lieu. La question se pose sur bon nombre d’édifices. Pour Notre-Dame de Paris, on ne peut pas y échapper car il ne reste pas de charpente, dévorée par les flammes. L’image globale du monument est touchée. »

La question de rebâtir à l’identique, ou au contraire en modernisant la cathédrale, va se poser.

07h33 : « Cela va prendre énormément de temps » : après l’incendie de Notre-Dame, le défi de la reconstruction se pose. Pour les spécialistes que j’ai interrogés, la restauration de l’édifice emblématique ne pourra s’effectuer qu’après une longue phase de sécurisation. Explications.

La cathédrale Notre-Dame de Paris après l\'incendie, le 16 avril 2019.

(BERTRAND GUAY / AFP)

07h54 : Elles ont prié pour Notre-Dame de Paris. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place Saint-Michel, à Paris, hier soir, pour un recueillement nocturne au lendemain de l’incendie qui a ravagé la cathédrale. Un concert a été improvisé à quelques centaines de mètres du monument.

06h28 : L’Union Ardennes a choisi de son côté de comparer en une l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris à celui qui a détruit la cathédrale de Reims après des bombardements allemands en 1914. Il aura fallu presque 20 ans pour la reconstruire.

L'Union Ardennes - Reims du 17 avril 2019

06h28 : « Notre-Dame renaîtra » titre de son côté Le Figaro avec une image de la façade de l’édifice, dont la structure a tenu bon.Abonnement Le Figaro avec ePresse.fr

06h28 : Jetons un œil aux unes de la presse ce matin. Elles sont en grande majorité dédiées à la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris après l’incendie qui l’a ravagée lundi. « Reconstruire », titre ainsi sobrement La Croix sur une image des décombres dans la nef de la cathédrale.

Abonnement à La Croix Pas Cher avec le BOUQUET INFO ePresse.fr

07h56 : Faisons tout de suite un point sur l’actualité :

• Un défi titanesque, dont certains doutent déjà de la faisabilité. Emmanuel Macron a dit hier soir vouloir rebâtir « d’ici cinq années » la cathédrale Notre-Dame de Paris dont l’incendie a soulevé une vague d’émotion planétaire et suscité un afflux de dons. Le Conseil des ministres aujourd’hui sera entièrement consacré à l’incendie.

• Baisse de l’impôt sur le revenu, suppression de l’ENA, référendums… Emmanuel Macron prévoyait d’annoncer de nombreuses mesures, lundi, lors de son allocution annulée. Les voici.

• #EUROPEENNES La quasi-totalité des partis ont décidé hier d’observer une « trêve » d’au moins 24 heures dans la campagne des européennes, le temps de la « tristesse » et du « deuil » après l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris.

https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-notre-dame-de-paris/direct-incendie-notre-dame-de-paris-cathedrale-feu-reconstruction-macron-dons-collecte-cagnotte_3402019.html

La visite du Pape François au Maroc fait toujours parler d’elle

La visite du Pape François au Maroc fait toujours parler d’elle

La visite du Pape François au Maroc constitue une étape majeure vers la consécration de la paix et de la tolérance dans le monde, a affirmé la Section Côte d’Ivoire de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains.

“La Section Côte d’Ivoire de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains félicite et salue avec déférence SM le Roi Mohammed VI et Sa Sainteté le Pape François pour cette rencontre historique dans la tradition de leurs prédécesseurs”, peut-on lire dans un communiqué de cette instance, parvenu samedi à la MAP.

“En recevant le Souverain pontife, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, président du Comité Al Qods, que Dieu L’assiste et Le préserve, perpétue l’action de Son auguste père dans le cadre de la fraternité abrahamique”, fait remarquer le communiqué, signé par le président de la section ivoirienne de la Fondation, le Cheikhoul Aïma Boikary Fofana, notant que “cette rencontre est un message d’espoir et un signal fort émis par les deux hautes autorités religieuses dont les communautés constituent une partie importante de l’humanité”.

Selon la même source, le message commun en faveur de la paix et de l’équité va impacter positivement les esprits et contribuer au maintien de la coexistence pacifique interreligieuse, soulignant que “l’Appel d’Al Qods”, plein de sagesse, suscite beaucoup d’espoir car il met l’accent sur l’amour, la fraternité et l’équité.

“Cet appel commun, en réaffirmant la nécessité de cohabiter dans la paix et la fraternité, va faire date et contribuera à réduire les postures conflictuelles”, soutient la section Côte d’Ivoire de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains.

En effet, poursuit le texte, comme l’a souligné SM le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, les trois religions abrahamiques existent “pour s’ouvrir l’une à l’autre et pour se connaitre”, afin de lutter contre le radicalisme par la co-connaissance, ajoutant que cela permettra de relever, à travers l’éducation, les nouveaux défis d’un monde globalisé où ce ne sont pas que les vertus qui se partagent.

Dans cette optique, la création en 2015 de l’Institut Mohammed VI de Formation des Imams prédicateurs et prédicatrices de Rabat a permis d’accueillir et de former près de 1500 pensionnaires venus des pays d’Afrique et d’Europe (dont la Côte d’Ivoire et la France), conclut le communiqué.

Le Pape François a effectué les 30 et 31 mars dernier, une visite officielle au Maroc, à l’invitation du roi Mohammed VI. Cette visite a été marquée, notamment, par la signature par le roi Mohammed VI et le Pape François de l’Appel d’Al Qods, qui a souligné la nécessité de préserver la Ville Sainte comme patrimoine commun de l’humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes, comme lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue.

S.L. (avec MAP)

عائشة الشنا توجه رسالة للحكومة والمغاربة

Benzine: la visite du pape au Maroc est « importante car elle arrive à un moment où au nom du religieux, on tue »




Benzine: la visite du pape au Maroc est « importante car elle arrive à un moment où au nom du religieux, on tue »


Vendredi 29 Mars 2019 modifié le Vendredi 29 Mars 2019 – 22:58





Autres articles
L’islamologue franco-marocain, Rachid Benzine, estime que la visite du pape François au Maroc les 30 et 31 mars à l’invitation du Roi Mohammed, Commandeur des croyants, est une visite importante qui « arrive à un moment où au nom du religieux, on tue que ce soit dans des mosquées, des synagogues ou des églises ».
Pour M. Benzine, il est important que les deux chefs d’Etat et leaders religieux « puissent avoir des paroles de paix et des paroles d’estime de l’Autre ».

Vendredi 29 Mars 2019 – 18:38


Le Commandeur des Croyants et le Pape





Le Commandeur des Croyants et le Pape


Jeudi 28 Mars 2019 modifié le Jeudi 28 Mars 2019 – 17:48


par Mustapha Tossa




Le Commandeur des Croyants et le Pape
Le Pape et le Commandeur des Croyants réunis sur une même photo forment une icône d’une grande signification politique. Non pas uniquement parce que les deux leaders, l’un de l’église catholique, l’autre de la communauté des musulmans incarnent cet indispensable dialogue des religions qui participent à la pacification des esprits et à l’apaisement des cœurs, mais aussi parce que leur rencontre et leurs échanges interviennent dans un contexte international sur lequel pèsent d’angoissantes nuages.

Aussi bien dans l’Europe chrétienne qu’en terre d’islam, l’intolérance menace de devenir une industrie florissante, la xénophobie un investissement politique lucratif, l’exclusion une posture à la mode et la confrontation au nom de la religion une pratique banalisée et dangereuse. C’est dans ce contexte de chocs de cultures, de possibles de confrontations avec des dynamiques religieuses et identitaires, que des grandes consciences comme le chef de l’église catholique et le Commandeur des croyants fassent entendre leurs proximités politiques et religieuses est un signal fort à destination de tous ceux qui sont tentés par l’extrémisme ou le populisme

Un des grands enjeux de la rencontre entre le Pape François et le Roi Mohammed VI est de signifier à la communauté des croyants de toutes obédiences, notamment à tous ces jeunes passionnés par leur foi et qui veulent faire cohabiter dans un même espace modernité et religiosité, qu’un dialogue intelligent est non seulement possible mais indispensable à la paix dans le monde, qu’une bataille commune contre les radicalités de tout genre est la seule voie pour se prémunir des tentations subversives, que les principes de cohabitation et de vivre ensemble ne sont pas des concepts vains ou chimériques. Au Maroc, pays du vivre ensemble et de l’œcuménisme, ces approches possèdent un sens pratique.

Trente-quatre ans après le Pape Jean Paul II, le Pape François foulera la terre d’un pays le Maroc qui a beaucoup changé. Il découvrira un royaume en plein mouvement, porté par une dynamique de changement et d’adaptation aux évolutions du monde. Dans ce pays à la jeunesse imposante, à la fois avide d’inscrire son action dans le grand destin de la mondialisation tout en conservant ses précieux particularismes, le Pape François aura à dialoguer avec un pays où les grandes lignes ont bougé sur les grandes préoccupations sociétales, au point parfois de devenir un pays précurseur dans un espace arabe et africain régi par les conservatismes paralysants et les insurmontables poids des traditions.

Sur le plan religieux, incarnant dans l’ADN de son régime politique un islam de la modération et du juste milieu, le Maroc, porté par la commanderie des croyants est devenu une grande fabrique des stratégies de lutte contre les discours radicaux, avec un savoir-faire, une expertise reconnue internationalement. Le tout nourri par une inconstatable légitimité religieuse qu’incarne le Roi du Maroc.

Aussi bien pour une Afrique dont une partie de la jeunesse déboussolée par les frustrations de la mondialisation pourrait être tentée par les sirènes mélodieuses mais trompeuses du discours radical, qu’une Europe qui perçoit la posture islamique comme une menace pour ses croyances et son identité, le Maroc aspire à jouer un rôle modération conceptuelle qui éteint les flammes de la radicalité et des ruptures.

Non seulement le Royaume donne l’exemple sur le plan de l’élaboration de la parole religieuse mais il s’illustre aussi sur le plan de la pratique des politiques d’accueil des migrants. Une problématique chère au Pape François qui en a fait un des emblèmes de son mandat à la tête du Vatican. Tandis que d’autre pays se livrent sans vergogne à la chasse aux migrants, les considérant presque sources de leur malheur, le Maroc s’est distingué par une politique d’accueil dont la générosité et l’humanisme correspond à tout point de vue aux valeurs prônées par l’église catholique. C’est cette même église qui se bat au quotidien sur les territoires européens pour que cessent les exclusions et les stigmatisations qui frappent les migrants. Le Maroc perçoit ces migrants non comme une menace susceptible de déstabiliser ses équilibres mais comme une richesse capable de renforcer ses atouts. Sur ce terrain-là, Le Pape François et le Roi Mohammed VI pourront dérouler les mêmes ambitions et les mêmes objectifs.

Jeudi 28 Mars 2019 – 12:22


Le pape François refuse la démission du cardinal Barbarin

 

Le pape François refuse la démission du cardinal Barbarin

JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Le cardinal Barbarin, le 7 mars 2019, à Lyon.
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« Invoquant la présomption d’innocence », le pape François « n’a pas voulu accepter » la démission du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, explique ce dernier dans un communiqué publié sur le site de son archidiocèse ce mardi. Il annonce toutefois se mettre « en retrait » de la conduite de l’archidiocèse lyonnais.

Le pape François a refusé la démission de l’évêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, qu’il était venu lui présenter lundi au Vatican, quelques jours après sa condamnation par le tribunal correctionnel de Lyon à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’abus sexuels commis par le père Preynat. C’est le cardinal lui même qui a annoncé mardi cette décision par un communiqué de quelques lignes publié sur le site du diocèse de Lyon.

Laure Robin@Laure__Robin

Communiqué officiel – rencontre du cardinal Philippe Barbarin et du pape François le 18 mars 2019 @diocesedelyon http://lyon.catholique.fr/actualites/textes-et-communiques/2019/03/19/communique-officiel-rencontre-du-cardinal-philippe-barbarin-et-du-pape-francois-le-18-mars-2019/ 

Communiqué officiel – rencontre du cardinal Philippe Barbarin et du pape François le 18 mars 2019

Lundi matin, j’ai remis ma mission entre les mains du Saint Père. En invoquant la présomption d’innocence, il n’a pas voulu accepter cette démission.

lyon.catholique.fr

30 personnes parlent à ce sujet

« En invoquant la présomption d’innocence, il n’a pas voulu accepter cette démission, écrit l’archevêque. Il m’a laissé la liberté de prendre la décision qui me paraît la meilleure pour la vie du diocèse de Lyon, aujourd’hui. À sa suggestion et parce que l’Église de Lyon souffre depuis trois ans, j’ai décidé de me mettre en retrait pour quelque temps, » précise-t-il. Mgr Philippe Barbarin reste donc archevêque de Lyon. C’est l’actuel vicaire général du diocèse, Yves Baumgarten, qui se chargé de « la conduite du diocèse » à compter de ce jour précise le communiqué.

Le 7 mars, à l’annonce du jugement, le cardinal Barbarin avait annoncé son intention de faire appel de sa condamnation. En droit français, l’appel est suspensif et le cardinal est donc présumé innocent jusqu’à ce que le verdict en appel ne soit rendu. Ce choix du Souverain pontife se situe donc dans la ligne de ce qu’il avait annoncé dès mai 2016 au quotidien La Croix. Accepter cette démission, estimait-il à l’époque, « serait un contresens, une imprudence. On verra après la conclusion du procès. Mais maintenant, ce serait se dire coupable. »

La décision du pape François et cette suggestion de se mettre en retrait formulée par l’évêque de Rome ont été répétées par Alessandro Gisotti, directeur ad interim du Bureau de presse du Saint-Siège ce mardi. « Le Saint-Siège, a-t-il ajouté, tient à redire sa proximité avec les victimes d’abus, avec les fidèles de l’archidiocèse de Lyon et avec toute l’Église en France qui vivent des heures douloureuses ».

Visite du Pape aux Émirats : la réussite du soft power de la tolérance ?

Visite du Pape aux Émirats : la réussite du soft power de la tolérance ?

Début février, le pape s’est rendu aux Émirats Arabes Unis pour une visite historique. C’est la première fois qu’un pontife se rend dans la péninsule arabe. Pour Abou Dabi, cette venue est l’aboutissement d’un long processus diplomatique visant à faire des Émirats, un leader de la tolérance au Moyen-Orient.

Ville de Dubaï, Emirats Arabes Unis
Pendant combien de temps encore les Émirats pourront-ils mettre en œuvre leur soft power de la tolérance ?

Pour les dirigeants émiratis, la visite du chef religieux est un symbole fort qui entérine la « politique de la tolérance » menée depuis plusieurs années déjà. En effet, depuis 2016, la tolérance a été institutionnalisée au niveau étatique. Dotée de son propre ministère et d’un « comité suprême », elle fait partie intégrante de la politique étrangère émiratie. L’action du comité suprême se concentre sur sept domaines : tolérance dans la communauté, dans l’éducation, au travail, dans la pratique culturelle, dans la législation et dans les médias.

Ce programme ambitieux est couronné par un autre objectif majeur : faire des Émirats un « modèle de tolérance ». Ainsi, en novembre 2018, Dubaï a accueilli le premier Mondial de la Tolérance. De plus, le président émirati, Khalifa ben Zayed Al Nahyane, a décidé de faire de la tolérance le thème du débat national de 2019, une tradition annuelle qui vise à affirmer les valeurs de la Fédération.

Un soft power de la tolérance en renfort d’un succès économique 

Depuis les années 2010, les Émirats sont parvenus à s’imposer comme un acteur régional majeur. Le pays a notamment relevé un défi de taille : celui de la diversification de l’économie. Si les autres états du Golfe sont également engagés dans des politiques similaires, Abou Dabi est l’exemple de réussite le plus probant. En effet, la Fédération a misé sur une stratégie d’ouverture aux investisseurs étrangers qui s’est révélée payante. Elle fut la première, parmi ses voisins, à autoriser l’acquisition intégrale d’entreprises locales par des étrangers. Ainsi, les Émirats sont devenus une plaque tournante pour les marchés du transport, de la finance, du commerce et du tourisme.

Cette image de pays accueillant est chérie par les autorités qui misent sur la croissance du tourisme pour se détacher de la dépendance aux énergies fossiles. C’est dans ce contexte que fut inauguré, en 2017, l’extension du musée du Louvre dans la capitale émiratie. Dans une dynamique similaire, le premier temple hindou du pays est en cours de construction et sera finalisé fin 2020. L’érection de cet édifice est accompagnée d’une symbolique forte dans un état où travaillent 2,8 millions d’Indiens (sur une population de 9,4 millions).

Une présence rassurante pour les Occidentaux dans une région troublée

La tolérance religieuse est un aspect particulièrement important dans la mise en œuvre du soft power émirati. De fait, la Fédération a fait de la lutte contre le terrorisme islamiste l’une de ses priorités. Cette stratégie lui a permis de se rapprocher des États-Unis, un allié de taille. De plus, Abou Dabi a, par plusieurs fois, rappelé son engagement pour la protection des communautés chrétiennes, minoritaires au Moyen-Orient. Ce positionnement est perçu favorablement par les Occidentaux qui y voient la possibilité de coopérer avec un acteur modéré aux valeurs semblables.

Une idéologie qui se heurte à la réalité des faits

Si les Émirats se présentent comme les champions de la tolérance et de la diversité, cette idéologie ne semble pas s’appliquer au domaine politique. En effet, le « respect des formes d’expression » est fortement contraint quand il s’agit de critiquer le régime en place. Ainsi, en 2017, Ahmed Mansoor Al-Shehhi, un activiste politique, a été arrêté et condamné, en 2018, pour avoir « insulté le statut et le prestige » de la nation. De fait, la tolérance semble être réservée au domaine culturel et, tout particulièrement, aux cultures étrangères.

De plus, la politique d’ouverture a parfois créé des tensions entre étrangers et populations locales. En effet, les Émiratis ne représentent que 15% de la population totale. Ainsi, certains ont exprimé leurs craintes de voir disparaître la culture émiratie, un thème qui a d’ailleurs été repris par les acteurs politiques. Afin de pallier ces doléances, le gouvernement a assuré avantages économiques et distinctions culturelles aux locaux. Cette politique, sur le long terme, peut s’avérer dangereuse car elle contribue à la mise en place d’une société à deux vitesses.

De même, sur la scène internationale, l’idéologie de la tolérance ne se combine pas toujours avec la réalité des décisions émiratis. Ainsi, dans son combat contre le terrorisme islamiste, Abou Dabi s’est allié à des groupes radicaux comme les milices salafistes au Yémen, afin de défaire ses ennemis.

La stratégie du soft power de la tolérance semble être un succès pour les Émirats. Néanmoins, cette dernière est parfois limitée par la réalité des faits. De plus, l’économie connaît un ralentissement important, en partie dû aux politiques visant à protéger les intérêts des locaux face aux étrangers. Ainsi, l’avenir de la diplomatie de la tolérance pourrait être menacé par des antagonismes nationaux.

Sources

https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/geopolitics-tolerance-inside-uaes-cultural-rush-22155

https://worldview.stratfor.com/article/popes-visit-and-emirati-soft-power

https://www.stratfor.com/region/middle-east-and-north-africa/united-arab-emirates

https://worldview.stratfor.com/article/why-uaes-short-term-labor-fix-will-create-long-term-problems

About Clara JALABERT

Clara JALABERT est étudiante en troisième année à Sciences Po Paris. Passionnée par les relations internationales et l’histoire, elle souhaite poursuivre son parcours dans le journalisme.

VIDEO – Le pape François en terre d’islam pour le dialogue et la paix

VIDEO – Le pape François en terre d’islam pour le dialogue et la paix

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Pour la première visite d’un pape dans un pays du Golfe, François a mis l’accent sur la fraternité et le dialogue interreligieux.

Le pape François s’est rendu aux Émirats arabes unis pour une visite historique.Il a mis l’accent sur la fraternité et le dialogue interreligieux. « Si nous, croyants, nous ne sommes pas capables de nous donner la main, de nous embrasser, alors notre foi sera défaite. » a-t-il déclaré.

Le 4 février, François et le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed Al Tayeb étaient réunis. Ensemble, ils ont signé une déclaration commune sur la fraternité, le dialogue et la paix.« La fraternité humaine exige de nous, , le devoir de bannir toute nuance d’approbation du mot guerre. Rendons-le à sa misérable cruauté, » a déclaré François.

Le pape a célébré une messe géante au stade Cheick-Zayeb d’Abu Dhabi. Plus de 120 000 fidèles sont venus assister à l’office. Une façon de mettre en œuvre la liberté religieuse prônée depuis le début du voyage. À son retour, le pape a estimé le dialogue avec l’islam avait fait « un pas en avant »

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Aux Émirats arabes unis, environ 10 % de la population est catholique. Une population tolérée mais qui doit faire preuve de discrétion. Le pays reste une exception dans la région qui abrite plusieurs lieux saints de l’islam.

Guillaume Fournier

Le pape dénonce le « vacarme de quelques riches » qui éteint les cris des pauvres

Le pape dénonce le « vacarme de quelques riches » qui éteint les cris des pauvres

Cité du Vatican – Le pape François a dénoncé jeudi le « vacarme des quelques riches » qui rend inaudible « le cri des pauvres » à l’occasion de la deuxième Journée mondiale des pauvres.

Le souverain pontife a célébré la messe dimanche à la basilique Saint Pierre de Rome en présence de 6.000 personnes pauvres et noté que « l’injustice est la racine perverse de la pauvreté ».

« Le cri des pauvres devient chaque jour plus fort, mais chaque jour moins écouté, dominé par le vacarme de quelques riches, qui sont toujours moins nombreux et toujours plus riches », a-t-il stigmatisé.

« Demandons la grâce d’entendre le cri de celui qui vit dans des eaux tumultueuses », a-t-il ajouté. « C’est le cri des nombreux Lazare qui pleurent, tandis qu’une poignée de riches fait des banquets avec ce qui, en justice, revient à tous ».

Le pape devait ensuite partager au Vatican le repas de 3.000 personnes démunies.

Le Vatican propose également des soins médicaux gratuits. L’an passé, à l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres, plus de 600 personnes avaient ainsi été traitées.

Des initiatives similaires doivent se tenir dans différents diocèses en Italie et dans le monde.

Depuis le début de son pontificat en 2013, le pape dénonce la « mondialisation de l’indifférence » et dit vouloir une « Eglise pauvre pour les pauvres », d’où le nom de François, le « poverello » d’Assise.

(©AFP / 18 novembre 2018 10h45)

https://www.romandie.com/news/Le-pape-d-nonce-le-vacarme-de-quelques-riches-qui-teint-les-cris-des-pauvres/972404.rom

Le pape combien de divisions ? Par Guillaume Berlat

19.août.2018 // Les Crises

Le pape combien de divisions ? Par Guillaume Berlat

Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 02-07-2018

« Il faut, comme Dumersais l’observe après plusieurs écrivains, distinguer avec soin la cour de Rome, le pape et le Saint-siège » (Jean Le Rond d’Alembert). Il est vrai qu’il est difficile, parfois impossible pour le béotien de distinguer des concepts qui lui apparaissent voisins mais en réalité ne sont pas si proches qu’il n’y paraît à première vue. D’où vraisemblablement, la difficulté qui existe à porter un jugement objectif sur le bilan de l’action d’un pape. La tâche est d’autant plus ardue que le descendant de Saint Pierre est une personnalité aussi atypique et non conformiste que l’est celle du pape François, Jorge Mario Bergoglio né en 1936 à Buenos Aires (Argentine). Cinq ans après son élection (13 mars 2013) par le conclave, quels sont les premiers enseignements que l’on peut tirer du pontificat du 266e pape de l’Église catholique dans un monde aussi complexe qu’imprévisible ?

Rarement en manque d’imagination, nos perroquets à carte de presse ne font pas dans la mesure, sombrant dans l’excès alors que la prudence s’impose pour juger de son action à l’intérieur et à l’extérieur de la Cité dont il est le chef d’État. Comment juger sérieusement l’action d’un souverain pontife sur la base de sondages d’opinion (volatils par nature) alors que son action se place dans le temps long de l’intemporel (celui de l’éternité) et dans la dimension spirituelle (celle de la religion catholique) ?1 Ne dit-on pas dans les couloirs feutrés du Vatican que « le diplomate séduit, le gestionnaire déçoit » !

VOLONTÉ AFFFIRMÉE ET ASSUMÉE DE RÉFORME EN PROFONDEUR

La critique est aisée, l’art est difficile, y compris lorsque l’on sait que les voies du Seigneur sont impénétrables. Après une longue période de papamania, les critiques se font jour à l’intérieur et à l’extérieur du Vatican. Qu’en est-il des projets de réforme du pape François tant en ce qui concerne les structures que les esprits ? Que dire de la sévérité des médias ?

Une réforme des structures par les mentalités : le plaidoyer pour la « dignité humaine »

Si l’on en croit les sondages des cœurs et des âmes, les Chrétiens plébiscitent « en même temps » sa volonté de secouer le conservatisme de la Curie romaine2, voire ses excès d’apparat, en un mot son progressisme tout en critiquant sa gestion du scandale de la pédophilie (Cf. les réactions hostiles lors de son dernier déplacement en Amérique latine et, plus particulièrement, en Argentine)3. Les experts du Vatican considèrent que s’est ouverte, avec ce voyage en pays de connaissance, la crise la plus violente de son pontificat, cinq ans après son élection, le 13 mars 2013. Ce que l’on découvre au fil des ans est que le pape François met constamment l’accent sur la défense des faibles, des démunis, des méprisés face aux forts et aux puissants.

De Lampedusa, où il fulmine contre la « mondialisation de l’indifférence » qui laisse périr les migrants en mer, au discours de Santa Cruz (Bolivie) qui enrôle l’Église aux côtés des « mouvements populaires », des prisons qu’il ne cesse de visiter aux « esclaves sexuels » dont il prend la défense, le pape argentin tonne comme le « Dieu argent », les trafiquants d’êtres humains et les fabricants d’armes. N’est-il pas tenté de donner de plus crédit à la parole d’un hiérarque chilien qu’à de simples fidèles ? Ne prête-t-il pas le flanc à l’accusation de cléricalisme ? Voilà pour les critiques actuelles ! Même si les choses ont évolué dans le bon sens.

Mais, notre jugement ne peut être que balancé tant il saisit l’occasion de chacune de ses rencontres annuelles avec la Curie romaine pour critiquer administration dysfonctionnelle minée par les conflits internes. Il est le premier pape à s’exprimer avec vigueur contre les forteresses du conservatisme au Vatican. Entre la parole et l’action, il existe toujours un grand pas à franchir. Cinq ans, c’est long mais c’est court. La France est bien placée pour le savoir. Le dossier noir, qui est mis à son débit, porte sur la lutte contre la pédophilie qu’il qualifie la « plus grande des désolations que l’Église est en train de subir ». Ceci le conduit à reconnaître ses « graves erreurs d’appréciation » sur le dossier des scandales de la pédophilie touchant des ecclésiastiques au Chili4 et à prendre les mesures qui s’imposent5. Ceci mérite d’être relevé et médité par nos dirigeants politiques bonimenteurs.

Une réforme des esprits par les pratiques : la querelle des anciens et des modernes

Ouvrant le pré-synode des jeunes, en présence de 285 représentants de la jeunesse du monde entier au Vatican le 19 mars 2018, le pape François, qui vient de publier un ouvrage sur la jeunesse6, affiche un ton incisif en les encourageant à parler « sans gêne » ni peur d’énoncer des « vérités crues ». Il leur rappelle que l’éducation doit permettre de conserver une « capacité d’étonnement » et « d’ouverture au mystère de l’autre ». Il ajoute que « pour avoir une éducation complète, il faut les trois langages : celui de la tête, pour bien penser, celui du cœur pour bien sentir, et celui des mains pour bien faire »7. Lors de son message pascal (1er avril 2018), le pape François fait des jeunes sa priorité (les écouter), axe d’action structurelle pour l’Église mais aussi pour le souverain pontifical.

Ne souhaitant pas s’attaquer frontalement au dogme et à son intangibilité, le souverain pontife préfère faire évoluer les pratiques en poussant le Vatican à abandonner l’entre-soi et en s’ouvrant vers l’extérieur, vers l’avenir et la jeunesse. Pour lui, il faut que les jeunes s’engagent dans « la marche de l’Église »8. Ceci relève d’une habile stratégie de contournement. À ses yeux, le prochain synode sera le temps d’un appel lancé à l’Église pour qu’elle « retrouve un dynamisme jeune et renouvelé » et cela contre « la routine » et « on a toujours fait comme ça ». L’Église doit rester en « mode créatif » dans « l’authentique tradition chrétienne », ce qui « comporte des risques ».

Une intransigeance des médias à l’égard du pape : le manque de charité chrétienne

Les médias ne laissent rien passer. Chaque erreur est stigmatisée comme l’affaire du floutage des remarques acides du pape émérite, Benoît XVI qui conduit à la démission au puissant « ministre » de la communication du Vatican, Monseigneur Dario Vigano9. Face à la polémique qui grossissait, le Vatican a été contraint de publier tout le document accompagné d’une note qui récuse toute « manipulation »10. Il est vrai que ces mêmes médias font preuve d’une bienveillance particulière lorsqu’il s’agit des bobards, des mensonges, des contre-vérités que nous servent, à longueur de journée, nos dirigeants de droite, de gauche comme de la République en marche arrière. C’est que le pape François dérange par ses saillies régulières contre « la pétrification mentale », contre la « mondanité spirituelle ». « Faire des réformes à Rome, c’est comme nettoyer le Sphinx d’Égypte avec une brosse à dent » s’exclame-t-il ! Il agace par la tendance à faire la morale à ses troupes et même à terroriser ses collaborateurs. À quand, quelques plaintes pour « burn out » pontifical ? En un mot, il dérange par son non conformisme dans un environnement conformiste, parfois traditionnaliste.

Il est difficile d’être fort à l’extérieur avec des fragilités à l’intérieur. Ce sont ces deux voies parallèles que suit le pape François depuis plus de cinq ans. Surtout dans la mesure où « le pape est le premier dont le pontificat se déroule à l’échelle du monde »11.

VOIX SINGULIÈRE ET FORTE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE

Il y aurait beaucoup à dire de la diplomatie vaticane tant elle est complexe, souvent entourée d’un halo de mystère, les voies du Seigneur étant par nature impénétrables12. Essayons de replacer l’action du Saint-Siège dans sa dimension absolue et dans sa dimension relative !

La diplomatie vaticane dans l’absolu : une action en dehors et au-dessus des Nations

Une diplomatie ancienne. La diplomatie vaticane est bel et bien adossée à un héritage multiséculaire, mais elle doit constamment faire face à l’inattendu. Usant du réseau planétaire de ses nonciatures, la diplomatie vaticane entend œuvrer discrètement mais utilement dans le champ du temporel. Dans son discours devant l’ONU, le 4 octobre 1965, Paul VI renonce à jouer la compétition entre les Etats souverains. Il ne se dit « investi que d’une minuscule et quasi symbolique souveraineté temporelle : le minimum nécessaire pour être libre d’exercer sa mission spirituelle et assurer ceux qui traitent avec lui qu’il est indépendant de toute souveraineté dans ce monde ». Le Saint-Siège est présent dans les grandes agences et enceintes internationales. Personne ne remet en question cette présence sur la scène mondiale, ni ne conteste le fait que le Saint-Siège est un acteur incontournable des relations internationales. Après l’ouverture de relations diplomatiques avec la Russie en 2009 (Cf. visite de Vladimir Poutine au Pape le 25 novembre 2013), le Vatican a des relations avec 174 Etats, soit plus du double de ce qui existe au début du pontificat de Jean-Paul II.

Une diplomatie de l’efficacité. Pour mener sa mission, le micro-État (44 hectares) qu’est le Vatican possède un appareil doté d’une solide expérience. À la manœuvre, le cardinal Pietro Parolin décrit par un vaticaniste comme « un diplomate courtois, à l’écoute, qui joue un rôle essentiel sur les grands dossiers internationaux, notamment dans la négociation avec les FARC, la rencontre avec Kirill, le réchauffement Cuba/États-Unis »13. Même si la structure dirigée par Richard Gallagher, prélat britannique est modeste (l’équivalent d’une direction du Quai d’Orsay), elle tire sa force de la quasi-universalité de son réseau (ses nonciatures) que l’on retrouve dans 195 États dans le monde. Seuls une dizaine n’entretient pas n’entretiennent pas de relations avec le Saint-Siège, les trois plus importants étant l’Arabie saoudite, la Chine et le Vietnam. Avec son statut d’observateur, le Vatican peut faire entendre sa voix au Conseil de l’Europe (Strasbourg), à l’OSCE et à l’AIEA (Vienne) et à l’ONU (New-York). Constant sur le sujet du désarmement, il est le premier État à avoir signé le traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) en juillet 2017.

Une diplomatie des marges. La diplomatie du Vatican est astucieuse dans la mesure où elle échappe aux critères courants. Par sa nature même, le dirigeant du plus petit État au monde ne peut jouer dans la Cour des grands, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et détenteurs de l’arme nucléaire. Sa diplomatie, pour être efficace, se doit d’être une diplomatie des marges fondée sur une parole prophétique, sur un regard distancié. La diplomatie du Vatican excelle dans la discrétion et dans l’ombre, ce qui la rend d’autant plus efficace. Elle sait effectuer une distinction entre les conflits sur lesquels elle a prise et sur les autres, en ne dispersant pas inutilement. Elle essaie de faire preuve de clairvoyance dans le diagnostic des nombreux maux du XXIe siècle. Clairvoyance qui fait sérieusement défaut à nos dirigeants l’œil rivé sur le très court terme et sur le buzz.

Une diplomatie engagée. Ne redoutant pas de quelconques représailles sur le plan économique et commercial, la diplomatie du Vatican se réclame d’une diplomatie des valeurs. L’environnement14, les migrants… sont ses chevaux de bataille. Certains lui font parfois le reproche d’être un dirigeant d’ONG humanitaire, rompant avec certaines conceptions archaïques du message pontifical. Peu importe, en ces temps tourmentés, le pape François n’hésite pas à choisir ses combats à l’occasion des fêtes de Pâques 2018, en appelant à la fin de « l’extermination en cours » en Syrie ou à « la réconciliation en Terre sainte ». Il stigmatise le « génocide arménien ». Pour l’instant, il reste silencieux sur la question kurde. Pourquoi ? Jusqu’à quand ? Le pape François, c’est la force de la parole contre les dérives de notre époque, la force et la simplicité du message, la parole singulière qui appelle à revenir à l’essentiel qui fustige « la globalisation de l’indifférence ». En un mot, sans faire de mauvais jeu de mots, un « homme qui a choisi de faire de sa parole une arme contre les défis de notre temps »15. Une approche originale qui sied parfaitement à une autorité spirituelle.

La diplomatie vaticane dans le relatif : la médiation entre États16

La qualité de l’information. La force principale de la diplomatie du Saint-Siège tient à la qualité des informations qu’elle recueille aux quatre coins de la planète. Elle est informée en temps réel par son réseau irremplaçable d’informateurs discrets mais attentifs que sont les évêques, les cardinaux, les prêtres, les religieux, les missionnaires qui sont les témoins oculaires de ce qui passe partout, y compris dans les zones de crise et de guerre. Leurs rapports n’ont rien à envier à certains des télégrammes diplomatiques façon Norpois du Quai d’Orsay. Un véritable réseau d’espions en soutane, maugréent certains ! La diplomatie vaticane se déploie tous azimuts. Information à la source que le pape François tient des nombreuses visites que les chefs d’État et de gouvernement lui rendent régulièrement à Rome (Cf. celle d’Emmanuel Macron du 26 juin 2018). « Le défilé ne cesse jamais, le rythme est très soutenu », constate un diplomate européen. Certains vont jusqu’à dire que « le pape est l’aumônier les chefs d’État et de gouvernement » tant certains d’entre eux sont des visiteurs réguliers.

La spécificité du message. Délaissant le « centre », ce pape des « périphéries » est à Lampedusa, à Lesbos, en Albanie, en Géorgie, en Azerbaïdjan… Il se veut la conscience du monde. Le souverain pontife se place résolument du côté des humbles, des discriminés. Il incite les catholiques à aider les plus pauvres et accueillir les migrants (il met un bémol ces dernières semaines) tout en les appelant à faire chaque jour leur examen de conscience17. Son activité internationale est volontairement ciblée sur une quinzaine de dossiers et sur des endroits précis. Une action internationale articulée avec sa vision du monde. Autre axe de son pontificat, « l’écologie intégrale » qu’il défend dans son encyclique « Laudato Si’ » (2015). Comme le souligne Hubert Védrine : « cette encyclique, même si elle présente des côtés trop systématiques, a un impact profond. Elle conforte un mouvement ‘d’écologisation’, avenir de l’humanité et de l’économie ; c’est une contribution extraordinaire, tranquille, sans tapage, à une évolution des mentalités ». Le pape souhaite s’en tenir à la « sagesse du peuple ; le salut ne vient pas des experts qui cogitent dans leurs bureaux ». D’où sa critique marquée des élites. Il sait communiquer à la perfection. Une parole relayée chaque jour jusqu’aux confins de la planète par les 350 personnes de Radio Vatican, rebaptisée Vatican News depuis le 1er janvier 2018, sur tous les supports en 40 langues. Ce qui permet de « porter le pape au cœur du monde ». Un journaliste va même jusqu’à dire que Vatican News se situe dans « une logique de promotion de la marque pape François ».

La pertinence et l’actualité de son action. Le premier mouvement du Pape François sur le terrain géopolitique est la dénonciation de l’éventuelle intervention militaire en Syrie. Le grand mérite de François est d’avoir repris le flambeau du pape diplomate, que ce soit pour resserrer les liens avec l’orthodoxie, pour défendre la cause des chrétiens d’Orient, particulièrement menacés en Syrie, ou pour inviter Israéliens et Palestiniens à prier pour la paix au Vatican. Son voyage en Jordanie, Israël et Palestine (24-26 mai 2014) signe le retour de la diplomatie vaticane. Deux thématiques dominent son action : l’attention portée aux crises immédiates (Syrie, conflit israélo-palestinien, RCA) et un intérêt accru pour les questions sociétales (climat, environnement, économie, social, immigration avec sa visite à Lampedusa). Il porte à la une de l’actualité la cause des Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie.

En Afrique, il joue les intercesseurs pour la paix au Mozambique, en Centrafrique et en RDC et projette de se rendre au Soudan du sud, ce que lui déconseille son entourage pour des raisons de sécurité. Avec en toile de fonds, la volonté d’être une « conscience dans la mondialisation ». Il stigmatise les marchés financiers, décrits comme des machines à enrichir un tout petit nombre au détriment de tous les autres, dans un document, qu’il n’a pas écrit, mais qu’il a approuvé : Oeconomica et pecuniariae quaequestiones18. Sa voix comme cette voie sont prises au sérieux. Sans être un diplomate de formation, il se révèle fin géopoliticien. A la diplomatie normative des traités, il préfère la diplomatie des mains jointes : « la prière possède une force politique à exploiter ». À la diplomatie de l’exclusion, particulièrement en vogue chez les dirigeants occidentaux, il préfère la diplomatie inclusive, jouant d’une grande habileté pour ménager tout le monde.

La déclaration d’amour de Jupiter à l’église catholique. De manière surprenante, alors qu’on l’attendait sur le thème de la laïcité, Jupiter se rend au Collège des Bernardins, le 9 avril 2018, pour y discourir (plus d’une heure comme à l’accoutumée) sur la relation entre l’État et l’église dont il veut réparer le lien19. Il rencontre le pape François à Rome le 26 juin 2018. Cette première visite se déroule sous de meilleurs auspices que celle de son prédécesseur qui fut lamentable et qui se déroula dans un contexte de polémique sur la personnalité de l’ambassadeur désigné pour représenter la France auprès du Saint-Siège20. Après un an de vaines polémiques, François Hollande retirera cette candidature inopportune. Le plus fort n’est pas celui que l’on croit.

« Le véritable doute consiste à douter de tout, y compris du bienfondé de ce doute » nous rappelle Descartes. Le défi, que doit relever le pape François, se situe aussi bien en interne qu’externe avec des évènements qui viennent de loin et les « sombres temps » (Hannah Arendt) d’un monde aux repères brouillés. Il veut en finir avec le temps des hypocrisies, des fausses pensées, de la bienpensance, du dogme mortifère et d’une liturgie désuète tout cela embrumé de langue de bois. Tout en ne récusant pas de traiter les problèmes du court terme, il place son action dans une vision à long terme. Il se méfie de l’impuissance du pouvoir. Pendant ce temps, la colère des peuples gronde. Le pape François cherche à regarder le réel en face. Son message prophétique est parfois dérangeant à l’instar des lanceurs d’alerte21. Comme le rappelle Marivaux « il faut avoir du jugement pour sentir que nous n’en avons point ». Alors que les cartes de la géopolitique sont rebattues et que les régimes autoritaires se multiplient, la force de la diplomatie du pape François tient à sa vertu, ne cherchant à vendre ni armes, ni à conquérir des marchés ou à gagner de l’influence par la force si ce n’est celle de ses idées. Ce qui lui procure une liberté de manœuvre indéniable et réelle bien que l’on puisse toujours dire, comme aurait dit Staline à Pierre Laval en 1935, le pape, combien de divisions ?

Guillaume Berlat
2 juillet 2018

1 Jean-Marie Guénois, La popularité du pape François faiblit chez les catholiques, Le Figaro, 13 mars 2018, pp. 1-2-3.
2 Cécile Chambraud, Les embarras du C9, le cénacle chargé de transformer la curie, Le Monde, 11-12 mars 2019, pp. 2-3.
3 Cécile Chambraud, La réforme du pape à l’épreuve de la pédophilie, dans Les cinq ans de François au Vatican, Le Monde, 11-12 mars 2018, pp. 1-2-3.
4 Cécile Chambraud, Le pape confesse ses « erreurs » sur la pédophilie au Chili, Le Monde, 13 avril 2018, p. 5.
5 Cécile Chambraud, Le pape accable l’église du Chili à propos de la pédophilie. Le Monde, 20-21-22 mai 2018, pp. 1-2.
6 Pape François, Dieu est jeune, Robert Laffont, 2018.
7 Marie Malzac, Le pape exhorte les jeunes au « courage » de parler sans fard, La Croix, 20 mars 2018, p. 18.
8 Jean-Marie Guénois, Le pape engage les jeunes dans la marche de l’Église, Le Figaro, 2 avril 2018, pp. 1-2-3.
9 Cécile Chambraud, Quand le Vatican « floute » les remarques acides de Benoît XVI, Le Monde, 23 mars 2018, p. 5.
10 Jean-Marie Guénois, Comment le Vatican a tronqué une lettre de Benoît XVI, Le Figaro, 19 mars 2018, p. 13.
11 Dominique Wolton rencontre avec le pape François (un dialogue inédit), Politique et société, éditions de l’Observatoire, 2017.
12 Constance Colonna Cesari, Dans les secrets de la diplomatie vaticane, Seuil, 2016.
13 Jérôme Cordellier, À quoi joue le pape François ? Géopolitique, Le Point, 5 avril 2018, pp. 44-45-46-47.
14 Pape François, Le souci de la Maison commune. Lettre encyclique Laudato Si’, Collège des Bernardins, 2015.
15 Céline Rouden, Wim Wenders, le pape et la force de la parole, La Croix, 14 mai 2018, p. 20.
16 Guillaume Berlat, François, un pape diplomate. Le passé recomposé, www.association-desinternationalistes.org , 15 septembre 2014.
17 Jean-Marie Guénois, L’appel du pape François pour tendre vers « la sainteté », Le Figaro, 10 avril 2018, p. 10.
18 Habemus pas d’âme, Le Canard enchaîné, 23 mai 2018, p. 8.
19 Cécile Chambraud, Macron veut réparer le lien » entre Eglise catholique et Etat, Le Monde, 11 avril 2018, p. 10.
20 François Hollande, Au Saint-Siège dans Les leçons du pouvoir, Stock, 2018, pp. 93-94.
21 Étienne de Montety, Lanceur d’alerte, Le Figaro, 13 mars 2018, p. 1.

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 02-07-2018

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