Archives pour la catégorie PAYS-BAS

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

La Finlande a rejoint le projet d’Europe de la défense porté par Emmanuel Macron.

Réunis mercredi à Paris, les neuf ministres de la défense des pays membres de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) ont entériné l’adhésion de la Finlande. L’objectif du groupe est de promouvoir l’autonomie militaire de l’Europe.

Et de 10. Le projet d’Europe de la défense porté par le Président français prend de l’ampleur avec l’entrée de la Finlande dans le cercle. La nouvelle, dans les tuyaux depuis la visite d’Emmanuel à Helsinki le 30 août, a été rendue officielle mercredi, lors d’une réunion entre ministres de la défense des pays adhérents.

Cette réunion a été la première du genre depuis le lancement de l’IEI, le 25 juin. L’ordre du jour entre les neuf représentants de la Défense de leur pays (France, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Estonie, Portugal et Royaume-Uni), outre d’accueillir le nouveau membre, s’est porté sur la définition des orientations politiques pour les travaux à venir.

Neuf pays se retrouvent pour faire avancer l’Europe de la défense

Les neuf pays signataires de l’Initiative européenne d’intervention se retrouvent pour la première fois à Paris pour donner un contour concret à ce projet censé muscler l’Europe de la défense. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Dès vendredi, les état-majors concernés vont se réunir dans le cadre des Discussions stratégiques militaires européennes (Mest, en anglais). Cela constituera les premières vraies discussions militaires de l’IEI.

Le matin même, Emmanuel Macron avait appelé à la création « d’une vraie armée européenne ». La coopération structurée permanente, ou PESCO, déjà adoptée par l’UE, fournit un premier cadre de coopération, dans laquelle s’inscrit l’initiative d’intervention militaire à 10. La France, qui souhaite aller plus loin dans la coopération, représente l’armée la plus développée des 27 après la sortie de l’UE du Royaume-Uni.

 

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/avec-la-finlande-10-pays-rejoignent-linitiative-europeenne-dintervention-militaire/

 

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Les parlementaires néerlandais réclament la fermeture du site de l’UE « anti-fake news russes »

Les parlementaires néerlandais réclament la fermeture du site de l’UE « anti-fake news russes »

Désinformation

Les dirigeants du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) de l’UE n’en sont toujours pas revenus. Leur cellule de contre-propagande (baptisée « East Stratcom ») créée pour pourchasser les « mensonges » russes a poussé le zèle inquisiteur si loin qu’il a déclenché la colère des députés néerlandais. Au point que ces derniers réclament désormais la fermeture pure et simple du site Internet géré par Bruxelles, EUvsdisinfo.eu, censé mettre en garde contre la « désinformation » en provenance de Moscou.

L’histoire commence début mars, quand le site en question pointe un index accusateur contre trois médias des Pays-Bas (dont le grand quotidien régional De Gelderlander) : ceux-ci sont accusés d’avoir relayé des informations sur l’Ukraine osant affirmer que ce pays était corrompu et abritait des fascistes ; et d’avoir relaté des éléments factuels fournis par une firme russe d’armement invalidant la thèse selon laquelle la Russie serait coupable d’avoir abattu le vol MH17 de la Malaysian Airlines (une tragédie aérienne qui avait fait 300 victimes le 17 juillet 2014). Il n’en fallait pas plus pour qu’EUvsdisinfo.eu, véritable Torquemada 2.0, octroie un sceau d’infamie aux médias en question.

Trois médias néerlandais, dénoncés par le site de l’UE comme ayant propagé des mensonges pro-russes, ont menacé ce site de poursuites

Ces derniers, qui estimaient n’être coupables de rien du tout si ce n’est d’avoir informé leurs lecteurs, ont menacé EUvsdisinfo de poursuites judiciaires. Le site a rapidement fait machine arrière, admettant, dans un communiqué le 8 mars, avoir agi de manière erronée. Les médias ont alors retiré leur plainte.

Mais, pour les parlementaires du pays, le mal était fait. Deux d’entre eux – un du Parti socialiste (SP, équivalent du PG en France), l’autre du Parti libéral VVD (la formation du premier ministre Mark Rutte) – ont sommé le gouvernement d’intervenir auprès de Bruxelles pour faire fermer le site. Selon les deux députés, leurs collègues sont prêts à voter « à une très large majorité » une motion enjoignant au chef du gouvernement d’agir. Ils font valoir qu’une instance européenne n’a aucune légitimité pour surveiller les médias et journalistes nationaux.

Gêné aux entournures, le ministre de l’Intérieur a promis « d’essayer de trouver des soutiens dans les instances européennes pour faire valoir cette requête parlementaire ». Problème : la création de cet organe « anti-fake news russes » avait été approuvée par tous les chefs d’Etat et de gouvernement, y compris M. Rutte, ce qui place ce dernier en porte-à-faux.

Depuis le Non massif de 2005 au projet de constitution européenne, les Pays-Bas sont considérés à Bruxelles comme l’un des nombreux maillons faibles de l’UE.

Depuis 2005 et le Non massif (61,6%) au projet de constitution européenne, les Pays-Bas étaient considérés à Bruxelles comme l’un des nombreux maillons faibles de l’UE. Onze ans plus tard, les électeurs déclenchaient un nouveau cataclysme en rejetant, également par référendum, un accord de libre échange entre l’UE et l’Ukraine (dont le résultat fut finalement piétiné par un vote parlementaire ; et désormais, cette possibilité de référendum a été supprimée…).

En mars 2017 cependant, M. Rutte sortit des élections générales avec la possibilité de former une nouvelle coalition, l’« eurosceptique » Geert Wilders progressant, mais restant isolé. Cela fut présenté à Bruxelles comme un signe indubitable du retour de flamme des citoyens européens en faveur de l’UE, un amour qui aurait ensuite été confirmé par l’élection d’Emmanuel Macron.

A la lumière de l’humiliation batave infligée aujourd’hui à l’Union européenne, cette interprétation relevait donc bien de la méthode Coué. Ou de la désinformation.

 

Aux Pays-Bas, des distributeurs de billets acceptent de grosses sommes d’argent liquide pour créditer le portefeuille virtuel des clients en bitcoins. Ceux qui en vendent peuvent percevoir des euros sonnants et trébuchants.

Aux Pays-Bas, des distributeurs de billets acceptent de grosses sommes d’argent liquide pour créditer le portefeuille virtuel des clients en bitcoins. Ceux qui en vendent peuvent percevoir des euros sonnants et trébuchants.

La prolifération de distributeurs de bitcoins aux Pays-Bas inquiète sérieusement les autorités du royaume. Devenant monnaie courante, ces appareils d’un nouveau genre permettent d’ acheter et de vendre cette devise virtuelle dans des conditions sujettes à caution.

La machine accepte en effet « sans discuter » les versements en espèces de plusieurs milliers d’euros effectués par des particuliers. En échange, elle transfère immédiatement ces sommes converties dans la cryptomonnaie sur le portefeuille virtuel des clients. A l’inverse, un distributeur peut aussi fournir des euros sonnants et trébuchants à un client désireux de vendre ses bitcoins. Autant de transactions qui s’effectuent dans un quasi-anonymat.

Une quinzaine d’appareils de cette sorte sont en service aux Pays-Bas. La plupart sont exploités par la société Bitcoins4me, qui dispose par ailleurs d’un site de ventes en ligne.

Porte ouverte à tous les excès

Blanchiment d’argent sale en quelques clics, évasion fiscale facilitée, ces distributeurs s’avèrent la porte ouverte à tous les excès. «  Ces appareils fournissent un moyen aux criminels , dont les trafiquants de drogue qui, en possession de fortes sommes d’argent, cherchent un moyen quelconque pour se procurer de l’argent virtuel », déplore Anita Van Dis, procureur général en charge des affaires de blanchiment d’argent sale.

Face à ces pratiques douteuses, les autorités financières semblent démunies. Le bitcoin étant une monnaie virtuelle, aucun des organes de contrôle et de régulation, banque centrale ou autorités des marchés financiers (AFM), ne dispose en l’état actuel des textes de compétences pour assainir le secteur.

Les facilités octroyées par ces distributeurs de bitcoins ont par ailleurs un coût certain pour le client. La commission moyenne perçue par les quatre sites Internet néerlandais versés dans le commerce de bitcoins s’élève à environ 0,25 % du montant de la transaction. Au distributeur, elle porte sur 6 % de la somme, soit 24 fois plus !

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Didier Burg
Correspondant à Amsterdam

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