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Algérie : deux nouveaux accords entre Total et Sonatrach

Pétrole & Gaz

Algérie : deux nouveaux accords entre Total et Sonatrach

08 octobre 2018 à 12h53 | Par

Deux ans et demi après l’action intentée par le géant français contre son partenaire algérien devant la Cour internationale d’arbitrage de Genève, les deux sociétés confirment leur réconciliation autour de deux projets, dans le gaz naturel et la pétrochimie.

Le 7 octobre, Total et Sonatrach ont annoncé la signature de deux accords « dans le cadre de leur partenariat global annoncé en 2017 ». Le premier concerne l’exploitation pour vingt-cinq ans du champ gazier d’Erg Issaouane, dans le centre-est de l’Algérie, dont les réserves sont estimées à plus de 100 millions de barils équivalent pétrole et qui devrait entrer en production à partir de fin 2021.

Les deux partenaires se sont engagés à investir 406 millions de dollars (environ 352 millions d’euros) pour extraire et transporter la production (gaz sec, GPL et condensat) jusqu’aux installations de traitement existantes.

Le deuxième accord vise à créer la joint-venture Sonatrach Total Entreprise Polymères (Step), dont Sonatrach serait actionnaire à 51 % et Total à 49 %. Cette entreprise sera chargée de mener à bien le projet pétrochimique d’Arzew (à 400 km à l’ouest d’Alger), qui prévoit la construction de deux usines pour « valoriser le propane disponible localement en grande quantité en le transformant en polypropylène, un plastique dont la demande est en très forte croissance », explique chacune des deux entreprises dans leur communiqué respectif.

Règlement amiable d’une brouille datant de 2006

Ce projet, esquissé en décembre 2016, a amorcé la réconciliation entre les deux sociétés, après la brouille qui a suivi l’instauration en 2006 en Algérie d’une « taxe sur les profits exceptionnels ». Total et son partenaire Repsol avaient alors accusé Alger, et par ricochet l’entreprise publique Sonatrach, avec qui ils collaboraient depuis 1952, de changer les règles du jeu alors même qu’ils étaient censés bénéficier d’une clause de stabilité fiscale.

Fin juin 2016, Total avait même porté l’affaire devant la Cour internationale d’arbitrage de Genève, avant d’y renoncer officiellement, un an plus tard, avec la conclusion du partenariat global entre les deux sociétés et l’esquisse de nouveaux projets.

En 2012, Sonatrach avait déjà réglé à l’amiable le contentieux qui l’opposait à l’américain Anadarko et au danois Maersk Oil en versant 4,4 milliards de dollars au premier et 920 millions au second.

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Le pétrole baisse, vers une position moins dure de Washington sur l’Iran

Le pétrole baisse, vers une position moins dure de Washington sur l’Iran

Londres (awp/afp) – Les cours du pétrole reculaient lundi en cours d’échanges européens, le marché espérant une réduction de l’offre iranienne moins marquée alors que Washington envisage de laisser certains pays importer, selon des sources citées par la presse financière.

Vers 14H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 83,71 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 45 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de novembre cédait 24 cents à 74,10 dollars une heure après son ouverture.

Alors que la Maison Blanche avait adopté une ligne dure sur les sanctions infligées à l’Iran, qui viseront directement les exportations de pétrole du troisième plus grand producteur de l’Opep à partir de début novembre, l’administration de Donald Trump est toujours en discussion pour accorder des exemptions à certains importateurs, ont affirmé à l’agence Bloomberg deux sources proches du dossier.

« Les sanctions américaines sont très importantes pour le marché, et la raison première de la hausse récente des prix » qui a propulsé les cours à leur plus haut niveau en quatre ans début octobre, ont commenté les analystes de JBC Energy.

Les investisseurs se focalisaient donc sur ces informations, « contradictoires avec l’idée de réduire à zéro les exportations iraniennes » comme l’avait affirmé le conseiller à la sécurité nationale du président Trump John Bolton en août, a souligné Tamas Varga, analyste chez PVM.

Selon cet analyste, « les actions pèsent plus lourd que les mots » et les prix pourraient repartir à la hausse si les exemptions ne se matérialisent pas.

« Le plus gros des sanctions est déjà intégré aux cours », ont en revanche jugé les analystes de JBC Energy, qui estiment que la baisse récente des exportations iraniennes va être compensée par d’autres producteurs.

js/ktr/bp

(AWP / 08.10.2018 16h19)

https://www.romandie.com/news/Le-p-trole-baisse-vers-une-position-moins-dure-de-Washington-sur-l-Iran/960355.rom

Ce point d’étranglement vital pour le pétrole et le gaz pourrait être en danger

Ce point d’étranglement vital pour le pétrole et le gaz pourrait être en danger


Par Tim Daiss – Le 21 août 2018 – Source Oil Price

SCS
Pékin prend à partie un rapport du Pentagone, « Développements militaire et securitaire impliquant la République populaire de Chine en 2018 », publié jeudi dernier sur les activités militaires de la Chine.

Le rapport annuel publié par le Pentagone et présenté au Congrès met en évidence la capacité navale chinoise croissante, tout en soulignant la réduction de l’écart entre les forces maritimes chinoises et la marine américaine, ainsi que l’activité navale accrue de la Chine dans l’océan Pacifique occidental. Le rapport indique que la Marine de l’armée populaire de libération de la Chine (APL) a des ambitions mondiales bien au-delà des périmètres traditionnels de ses systèmes de défense terrestre, une affirmation que Pékin a toujours habilement minimisée.
« L’APL continue de se développer pour devenir une force mondiale, étendant progressivement sa portée opérationnelle au-delà de l’Asie de l’Est et de l’Indo-Pacifique pour étendre durablement ses capacités à opérer à des distances de plus en plus longues », selon le rapport du Pentagone, les dernières plates-formes navales de l’APL permettent des opérations de combat au-delà de la portée des défenses terrestres de la Chine. »

« Le porte-avions de la Chine et ceux planifiés, une fois opérationnels, étendront la couverture de défense aérienne au-delà de la portée des systèmes de missiles côtiers et navals, et permettront aux groupes opérationnels d’opérer sur des distances de plus en plus longues », peut-on lire dans le rapport. Il ajoute que les bombardiers chinois sont également susceptibles de s’entraîner en vue de « frappes » sur des cibles américaines. Les experts sont d’accord, affirmant que des décennies d’investissements accrus dans les nouvelles technologies par les militaires chinois signifient que la Chine aura bientôt la capacité de frapper par voie aérienne les installations militaires américaines dans le Pacifique.

« De plus, l’APL dispose maintenant d’une force importante de navires de ravitaillement logistique de grande capacité pour soutenir les déploiements à longue distance et de longue durée, y compris deux nouveaux portes-avions. L’expansion des opérations navales au-delà de la région limitrophe de la Chine facilitera également l’utilisation de la force militaire à des fins autres que la guerre. La Chine continue de tirer les leçons de l’exploitation de son premier porte-avions, le Liaoning », a dit le Pentagone.

Le rapport ajoute que la Chine a augmenté ses dépenses militaires à environ 190 milliards de dollars par an dans le cadre d’un vaste programme de modernisation.

La Chine réfute le rapport

Pékin, ce qui n’est pas surprenant, réfute le rapport du Pentagone. Lundi, la version anglaise du China Daily a déclaré que la Chine a exprimé une « forte opposition » au rapport, affirmant qu’il interprète mal les intentions stratégiques de la Chine et « hypothèque d’une soi-disant menace militaire chinoise ».

« La publication de ces rapports année après année a nui à la confiance mutuelle, et nous demandons aux États-Unis d’abandonner la mentalité de la guerre froide et d’adopter une attitude objective et rationnelle envers la défense et les développements militaires de la Chine », a déclaré le colonel Wu Qian, porte-parole du ministère de la Défense nationale de la Chine, dans une déclaration vendredi.

Puis, dans une déclaration qui a certainement mis Taïwan et d’autres pays asiatiques sur le fil du rasoir, eux qui sont engagés dans une lutte permanente avec la Chine dans la mer de Chine du Sud, Wu a ajouté que la Chine a fermement pris le chemin du développement pacifique et reste un contributeur clair à la paix mondiale et à l’ordre international. Il a ajouté que les militaires chinois ont assumé d’importantes responsabilités internationales en matière de maintien de la paix et de secours en cas de catastrophe, ce qui leur a valu les éloges de la communauté internationale.

Néanmoins, le rapport du Pentagone soulève une question : si le développement de Pékin en mer de Chine méridionale reste incontrôlé, pourrait-il fermer ou, à tout le moins, menacer sérieusement les voies de navigation de la mer de Chine méridionale à l’avenir ?

Goulot d’étranglement essentiel pour le pétrole et le gaz

La question prend d’autant plus d’importance que la mer de Chine méridionale est l’un des plus importants goulots d’étranglement du pétrole et du gaz naturel dans le monde. Selon les estimations de l’EIA, agence à l’Énergie des États-Unis, environ un tiers du pétrole brut mondial et environ 40 % du gaz naturel liquéfié (GNL), soit près de 5 tcf, traversent chaque année la mer de Chine méridionale.

Environ deux tiers des approvisionnements en pétrole et en GNL de la Corée du Sud, près de 60 % des approvisionnements énergétiques du Japon et de Taïwan, et 80 % des importations de pétrole brut de la Chine passent par la mer de Chine du Sud chaque année. Cependant, contrairement au golfe Persique où seul le pétrole et le gaz sont transportés, des milliards de dollars de produits finis et non finis passent également par la mer de Chine méridionale dans l’autre sens.

La mer de Chine méridionale recèle également de vastes réserves potentielles de gaz naturel et, dans une moindre mesure, du pétrole brut… Une estimation chinoise plus ancienne situe les ressources pétrolières potentielles en mer de Chine méridionale à 213 milliards de barils de pétrole, bien que cette estimation semble extrêmement élevée. D’autres rapports donnent des chiffres plus bas, mais l’agressivité de Pékin en mer de Chine méridionale est alimentée à la fois par son sens renouvelé du nationalisme et par les réserves potentielles de pétrole et de gaz sous cette masse d’eau troublée.

Alors que la plupart considèrent l’impact géopolitique et le rôle sur les marchés pétroliers mondiaux de l’Iran qui pourrait essayer de fermer le détroit d’Ormuz, peu ont considéré ce qui pourrait arriver si la Chine essayait de restreindre le transport maritime dans la mer de Chine du Sud.

Cependant, bien qu’il existe plusieurs voies de transit ou lignes maritimes importantes qui offrent une entrée dans la mer de Chine méridionale (y compris le détroit de la Sonde et le détroit de Lombok), le détroit de Malacca est de loin le plus utilisé pour transporter du pétrole, du gaz et d’autres marchandises vers le Japon, Taïwan et la Corée du Sud.

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Le détroit de Malacca est le passage le plus court et donc le plus économique entre l’océan Pacifique et l’océan Indien. Le détroit de Malacca fait environ 550 milles de long (700 km), alors qu’à son point le plus étroit dans le chenal Phillips du détroit de Singapour, le détroit de Malacca ne fait que 1,7 mille (2,7 km) de large.

Comme la Chine continue de construire sur ses récifs, îlots et formations récupérés dans la mer de Chine méridionale et de placer des moyens militaires sur ces nouvelles formations, y compris des pistes d’atterrissage de bombardiers, des silos de missiles, des installations radar, des casernements et des moyens navals, elle pourra, avec le temps, menacer de plus en plus de fermer une grande partie de la mer de Chine méridionale, ou du moins représenter une menace mortelle pour la navigation et les avions qui traversent cette masse d’eau.

La Chine a déjà mis en place une zone controversée d’identification de défense aérienne (ADIZ) couvrant la majeure partie de la mer de Chine orientale, près du Japon et de la Corée du Sud, et pourrait faire de même dans la mer de Chine méridionale à l’avenir.

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La Chine n’a pas non plus caché le fait que les îles artificielles qu’elle a construites à partir de récifs et d’atolls stratégiquement situés dans la mer de Chine méridionale seront utilisées comme « porte-avions insubmersibles ». De plus, comme l’Iran, la Chine menacerait probablement de prendre des mesures pour faire pression contre l’activité navale des États-Unis et les exercices militaires que Washington mène avec ses alliés (Philippines, Japon, Australie, Inde et autres) dans la région, ainsi que pour projeter sa puissance contre ses petits voisins de l’ANASE, en particulier le Vietnam et les Philippines.

Nier cette possibilité reviendrait à ignorer l’agressivité de la Chine dans la mer de Chine du Sud au cours des dernières années, en particulier depuis que Xi Jinping a pris ses fonctions en 2013. Après avoir été réélu plus tôt cette année pour un deuxième mandat de cinq ans avec la perspective de rester leader à vie, Xi a déclaré que la Chine ne concédera pas « un seul pouce de terre » et gardera son territoire souverain, qui comprend ses revendications contestées de la mer de Chine du Sud.

Tim Daiss

Traduit par Hervé, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

 

Le pétrole recule, Trump tempête contre l’Opep

Le pétrole recule, Trump tempête contre l’Opep

Londres (awp/afp) – Les cours du pétrole reculaient jeudi en cours d’échanges européens alors que le président américain Donald Trump a repris ses critiques contre l’Opep et le niveau élevé des prix de l’or noir.

Vers 14H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 78,97 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 43 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat d’octobre, dont c’est le dernier jour de cotation, s’échangeait dans des volumes très réduits et gagnait 17 cents à 71,29 dollars une heure après son ouverture.

Après deux séances de nette hausse qui ont à nouveau porté le Brent au seuil des 80 dollars le baril, le marché a reculé face au président américain.

« Nous protégeons les pays du Moyen-Orient, ils ne seraient pas en sécurité pour très longtemps sans nous, et pourtant ils continuent à pousser pour des prix du pétrole toujours plus haut! On s’en souviendra », a lancé sur Twitter le locataire de la Maison Blanche.

« Le monopole Opep doit baisser ses prix maintenant », a-t-il conclu.

Des représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires doivent se réunir dimanche à Alger pour jauger l’état du marché mondial et éventuellement amender l’accord de limitation de la production qui dure depuis début 2017.

L’Arabie saoudite et la Russie, deux des trois plus grands producteurs mondiaux avec les Etats-Unis, ont déjà poussé en juin le groupe de producteurs à modifier l’accord pour leur permettre d’augmenter leur production pour compenser les pertes causées par les sanctions américaines contre l’Iran.

Le président américain compte en effet sur ses alliés saoudiens, premier exportateur mondial de pétrole, pour compenser les mesures de Washington qui viseront directement les exportations iraniennes à partir de novembre.

Selon les analystes de Energy Aspects, la réunion de dimanche pourrait conduire à des annonces d’augmentation de la production, « mais le marché commence à se demander d’où pourraient bien venir ces barils », ce qui les conduit à penser que, « s’il faut se méfier des tweets, il sera difficile de garder les prix bas longtemps ».

Tous les analystes ne sont cependant pas unanimes sur le niveau des prix à moyen et long terme.

« La production de pétrole de schiste aux Etats-Unis va recommencer à grimper mi-2019, quand de nouveaux pipelines vont rentrer en service », ont prévu les analystes de Capital Economics, qui jugent par ailleurs que « l’Arabie saoudite et l’Irak ont la capacité de compenser les pertes iraniennes ».

js/ktr/ide

(AWP / 20.09.2018 16h05)

 

Le Congrès des USA a réactivé la loi nommée NOPEC pour contrer l’OPEP et l’OPEP+

Le Congrès des USA a réactivé la loi nommée NOPEC pour contrer l’OPEP et l’OPEP+.


Par Andrew Korybko – Le 6 août 2018 – Source orientalreview.org

Officiellement dénommée « Loi sur les cartels ne produisant et n’exportant pas de pétrole » [« No Oil Producing and Exporting Cartels Act », NdT], NOPEC constitue l’essence de ce qu’on peut appeler une « guerre législative » : elle autorise les USA à imposer ses lois nationales, de manière extra-territoriale, en autorisant son propre gouvernement à poursuivre en justice les pays de l’OPEP et de l’OPEP+, tels la Russie, suite à leurs décisions coordonnées de contrôler les prix du pétrole. Mais ces actions en justice restent inapplicables selon le droit international, et c’est là que le refus des pays ciblés d’honorer ces décisions de justice risque, dans le pire des scénarios, de déclencher des sanctions de la part des USA ; toute cette série d’événements est pensée pour servir plusieurs objectifs stratégiques.

Le premier objectif des USA, briser l’axe russo-saoudien qui constitue le cœur de l’OPEP+, amène au second, détricoter toute la structure de l’OPEP, et proclamer la libéralisation de l’industrie énergétique dans un grand marché libre mondial. Ce serait clairement à l’avantage des USA, qui visent à devenir une superpuissance d’exportation énergétique, mais le pays doit commencer par neutraliser la compétition avant d’y parvenir, d’où cette déclaration de guerre économico-hybride au travers de NOPEC. En pratique, on pourrait voir les USA menacer d’un premier jeu de sanctions les pays impliqués dans les accords de l’OPEP et de l’OPEP+, suite à quoi ils pourraient cibler d’un deuxième jeu de sanctions les autres parties qui continuent de faire des affaires avec ces pays.

OPEP

L’objectif de cette approche est d’intimider les vassaux européens des USA, pour les forcer à se soumettre à leurs exigences, afin de faire de l’Europe un marché captif des exportations énergétiques américaines, ce qui explique également pourquoi Trump veut jeter aux orties les autorisations d’exportations de GNL (gaz naturel liquéfié) vers l’UE. Si toutes ces manœuvres devaient réussir, elles pourraient venir encore plus éroder l’indépendance stratégique européenne – déjà une peau de chagrin – et surtout abîmer à long terme les économies des rivaux énergétiques des USA, qui deviendraient vulnérables à des manipulations politiques. Dans le même temps, les USA ont récemment dévoilé le projet « Afrique Énergie » [« Power Africa », NdT], visant à investir 175 milliards de dollars dans des projets gaziers sur le continent, en vue d’implanter des sociétés américaines sur les frontières énergétiques de la Tanzanie, du Mozambique et d’autres pays. Ces sociétés devenant par là des fournisseurs de premier plan de la Chine, rivale des USA, l’accès à l’énergie de Pékin serait plus soumis au bon vouloir américain que jamais auparavant.

Si, à l’inverse des médias dominants qui ne considèrent NOPEC que comme une nouvelle loi populiste, on le considère comme une salve d’ouverture dans la guerre de l’énergie, lancée en parallèle de la guerre commerciale, alors on peut comprendre la portée de super-arme stratégique de cette décision ; son efficacité dépendra bien sûr en pratique de sa mise en application par les décideurs américains. Il est trop tôt pour dire si cette décision rebattra les cartes – la loi n’est pas encore promue – mais à supposer qu’elle le soit jamais, elle pourrait bien marquer l’histoire comme développement énergétique le plus important depuis la création de l’OPEP, du gaz naturel liquéfié, et des technologies de fracturation hydraulique.

Cet article constitue une retranscription partielle de l’émission radio context countdown, diffusée sur Sputnik news le vendredi 3 août 2018.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Vincent, relu par Cat pour le Saker francophone

http://lesakerfrancophone.fr/lamerique-sapprete-a-declencher-sa-super-arme-nopec-contre-les-russes-et-les-saoudiens

 

L’illusion de la paix au Soudan du Sud 1/2

L’illusion de la paix au Soudan du Sud 1/2

Le 5 août 2018, un accord de partage du pouvoir a été signé à Khartoum (Soudan) entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son principal opposant, l’ancien vice-président Riek Machar. Si certains y voient une lueur d’espoir, d’autres n’en demeurent pas moins sceptiques. La guerre au Soudan du Sud, qui a éclaté en 2013, a vu défiler nombre de négociations et d’accords sans résultat concret. Cet article se propose d’analyser le conflit en deux temps, se focalisant d’abord sur son déroulement jusqu’à l’accord d’Addis-Abeba en 2015, pour se concentrer sur la situation qui s’en suivra jusqu’à celui de Khartoum.

Perspectives historiques

L'Illusion de la paix au Soudan du Sud 1/2
Le Soudan du Sud et les Etats limitrophes [Encyclopaedia Britannica]

Considéré comme un Etat failli, le Soudan du Sud est le plus jeune Etat de la planète. A la suite de son indépendance du Soudan le 9 juillet 2011, le pouvoir est confié à des chefs rebelles, qui n’ont ni les compétences ni la volonté de créer les infrastructures et les services nécessaire au développement du nouveau pays. Ainsi, après avoir connu 2 longues guerres civiles[1], le Soudan du Sud sombre dans un nouveau conflit en décembre 2013.

Pour certains, les troubles naissent de tensions interethniques. A première vue, cet argument est difficilement réfutable. En effet, les deux hommes à l’origine du conflit sont le président Salva Kiir, et son vice-président Riek Machar. Le premier est Dinka, le second Nuer, les deux ethnies majoritaires du pays. Depuis cinq ans, les partisans des deux hommes se livrent une lutte armée sans pitié. Cependant, la réalité est bien plus complexe : les causes de ce conflit sont à chercher dans des différends personnels anciens, motivés par le contrôle du pouvoir et des ressources naturelles.

Une lutte pour le pouvoir pas si récente

C’est dès la seconde guerre civile que les tensions naissent entre Salva Kiir et Riek Machar. En 1984, ce dernier rejoint l’Armée de Libération des Peuples du Soudan (SPLA), principal groupe armé d’opposition au pouvoir central. Créé par John Garang – dont Salva Kiir est proche – un an auparavant, le groupe était à ses débuts un mouvement d’opposition politique non armé[2]. Il exprimait la volonté des peuples marginalisés du Soudan, au nord comme au sud et quelles que soient leurs origines, d’être plus intégrés à l’économie du pays et mieux représentés politiquement. Le fait que Machar soit Nuer et intègre ce mouvement créé par un Dinka, démontre que les différends ethniques ne sont pas la source même de la guerre.

L'illusion de la paix au Soudan du Sud 1/2
S. Kiir et R. Machar

Cependant, certains hommes forts du SPLA[3] ne tardent pas à se montrer en désaccord avec le leadership de John Garang, qui se bat pour l’égalité des peuples au sein d’un Soudan uni.  Ils proposent alors de le remplacer par R. Machar, qui prendra la tête d’une nouvelle faction en 1991, le SPLA-Nasir, prônant l’indépendance du Sud.  De violents affrontements entre les deux groupes auront lieu au cours des années suivantes, alors que le mouvement de Machar se rapproche de Khartoum[4]. Après plusieurs années de médiation et à la suite du protocole de Machakos (2002), les deux hommes forts de l’opposition se rapprochent. Lors de l’accord de paix global conclu en 2005[5], Garang et Machar sont respectivement nommés président et vice-président du Soudan du Sud. Suite à la mort brutale de John Garang[6], son poste est attribué à Salva Kiir. Lors de la période intérimaire (2005-2011) devant déboucher sur un référendum d’autodétermination, la région se voit en effet attribuer un gouvernement, un Parlement, et une administration propre. A l’indépendance, Kiir et Machar conserveront leurs titres à la tête du nouveau pays.

Les origines de l’embrasement

En 2012, les différends politiques entre Riek Machar et Salva Kiir prennent un tournant critique. Le président retire à R. Machar plusieurs de ses fonctions au sein du gouvernement. A l’été 2013, il est évincé de son poste de vice-président, et tout son gouvernement est destitué. Six mois plus tard, Machar annonce lors d’une conférence de presse qu’il présentera sa candidature aux élections présidentielles de 2015 contre Salva Kiir, qu’il accuse de dérives dictatoriales. Cette annonce attise les tensions au sein du parti au pouvoir[7], et un clan de soutien à chaque leader se crée. C’est à ce moment que la soif de pouvoir des deux hommes forts du pays prend progressivement un tournant interethnique.

L'illusion de la paix au Soudan du Sud 1/2
Principales villes des conflits et leurs régions [South Sudan Web]

La tension monte encore d’un cran lorsque le président accuse son second de coup d’Etat, et des affrontements armés éclatent à Juba, capitale du Soudan du Sud, entre la garde présidentielle et des soldats Nuers. Les jours suivants, les combats se propagent dans d’autre villes du pays, notamment à Bor, Malakal et Bentiu. Le conflit se transforme alors en nouvelle guerre civile, et durera 20 mois. Sept accords de cessez-le-feu sont signés durant cette période, mais tous seront rapidement rompus[8].

Le contrôle du pétrole, élément clé du conflit

L’or noir est primordial pour le Soudan du Sud, dont l’exportation représentait 98% des revenus du pays en 2011[9]. Si les principales zones de combats se situent autour des villes de Bor, Malakal et Bentiu, c’est parce que c’est précisément là où se trouvent les réserves de pétrole les plus importantes du pays. Or, la production a largement été affectée par le conflit, ainsi que par la baisse du prix du baril. 160 000 barils sont produits quotidiennement en 2015 contre 245 000 en 2011[10], ce qui se révèle dévastateur pour les finances de l’Etat.

En 2017, un rapport confidentiel de l’ONU révèle que les revenus du pétrole sont largement dépensés par le gouvernement pour financer armes, milices, et autres services de sécurité[11]. Les populations vivant près des zones pétrolifères subissent ainsi de nombreuses exactions de la part de milices financées par le gouvernement, conduisant à des déplacements de population massifs. Ce fait n’est pas nouveau, puisque divers rapports dénoncent que des évènements similaires se sont produits lors de la guerre civile précédente[12].

L’accord de paix d’Addis-Abeba

A l’été 2015 sous pression américaine, les dirigeants des pays membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement en Afrique de l’Est (IGAD) se réunissent à Addis-Abeba afin d’encadrer des pourparlers de paix entre Kiir et Machar. L’Union européenne et l’ONU participent également au processus de négociations. Ces dernières avaient officiellement commencé en janvier 2014, mais n’ont jamais débouché sur des accords concrets. Le 26 août 2015, les deux hommes signent finalement un accord de paix, et Riek Machar reprend son poste de vice-président dans le gouvernement de transition. Le conflit aura fait plus de 50 000 morts et 1,6 million de déplacés[13].

[1] La première guerre civile se déroule entre 1955 et 1972, la seconde entre 1983 et 2002.
[2] La branche politique non armée du SPLA est le Mouvement de Libération des Peuples du Soudan (SPLM)
[3] Notamment Lam Akol
[4] Le président Omar el-Béchir considère la vision de R.Machar comme moins dangereuse pour ses ambitions personnelles : la sécession du sud lui permettrait de garder le pouvoir au nord, alors que l’idée d’un Soudan uni prônée par J.Garang le forcerait à quitter la tête du pays.
[5] Signé le 9 janvier 2005 à Nairobi (Kenya) entre le gouvernement soudanais et le SPLA
[6] John Garang meurt dans un accident d’hélicoptère le 30 juillet 2005
[7]  Le parti au pouvoir est le SPLM
[8]  Marc Lavergne, Comprendre la situation au Soudan du Sud, Le Monde Afrique, 14/03/2017
[9]  Fonds Monétaire International, IMF Survey: South Sudan Faces Hurdles as World’s Newest Country, 18/07/2011
[10] Reuters, South Sudan oil revenue at $3.38 bln, hit by conflict and price falls, 03/01/2015
[11] Al Jazeera, South Sudan keeps buying weapons amid famine: UN, 17/03/2017
[12] Human Security in Sudan, The Harker Report, 01/2000
Christian Aid, The scorched earth: oil and war in Sudan, 03/2001
European Coalition on Oil, Unpaid Debt, 06/2010
[13] Reach Initiative, Return intentions of IDPs and the future of Protection of Civilian sites in South Sudan, 04/11/ 2015

About Amélie METEL

Etudiante en master 2 coopération internationale à l’université Grenoble Alpes. Passionnée par la géopolitique, elle se spécialise dans l’analyse des conflits armés et la diplomatie.

Le pétrole monte, Trump hausse le ton face à l’Iran

Le pétrole monte, Trump hausse le ton face à l’Iran

Londres (awp/afp) – Les cours du pétrole montaient lundi en cours d’échanges européens alors que le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde d’une rare violence contre l’Iran, à quelques mois des sanctions interdisant l’exportation des barils iraniens.

Vers 14H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 73,78 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 71 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour la même échéance, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, prenait 84 cents à 69,10 dollars une heure après son ouverture.

Le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde d’une rare virulence contre l’Iran, qu’il a menacé de représailles apocalyptiques après des propos guerriers de son homologue iranien Hassan Rohani.

« NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L’HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT », a écrit dimanche sur Twitter M. Trump dans un message adressé nommément au président Rohani et rédigé entièrement en majuscules.

Le marché du pétrole surveille avec attention la relation entre les Etats-Unis et l’Iran. Washington, qui est sorti de l’accord sur le nucléaire iranien, a dores et déjà annoncé que les pays important du pétrole venu de Téhéran seront sanctionnés à partir de novembre, mais a pour l’instant laissé la porte ouverte à d’éventuelles exemptions.

« L’Iran est la clef du marché du pétrole pour les prochains mois », a affirmé Stephen Brennock, analyste chez PVM.

La crainte de voir disparaître l’essentiel des barils extraits par le troisième plus grand producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait fait grimper les cours de l’or noir au début de l’été, avant que l’Arabie saoudite n’affirme vouloir compenser les éventuelles pertes de son rival géopolitique ainsi que celles du Venezuela.

Depuis, les prix du pétrole restent volatils, d’autant plus que la demande mondiale pourrait être ponctionnée par la guerre commerciale.

« A court et moyen termes, l’impact de la guerre commerciale et le constat du fait que le président Trump et son administration sont vraiment prêts à en découdre sur ce sujet commencent à pénétrer les consciences des courtiers et investisseurs dans le pétrole et les autres marchés financiers », explique Greg McKenna, d’AxiTrader.

bur-js/nas

(AWP / 23.07.2018 16h15)

https://www.romandie.com/news/Le-p-trole-monte-Trump-hausse-le-ton-face-l-Iran_RP/938979.rom

 

 

 

Le pétrole recule avant les stocks américains

Le pétrole recule avant les stocks américains

Londres (awp/afp) – Les prix du pétrole reculaient à nouveau mercredi en cours d’échanges européens avant les données hebdomadaires officielles sur les stocks américains, des premiers chiffres faisant état d’une hausse inattendue des réserves de brut.

Vers 10H20 GMT (12H20 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 71,54 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 62 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat d’août cédait 53 cents à 67,55 dollars.

Vers 08H45 GMT, le Brent a touché 71,23 dollars, à son plus bas niveau en trois mois, tandis que le WTI avait atteint mardi 67,03 dollars, à son plus bas en trois semaines et demie.

Les marchés attendent la publication en cours de séance du rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) sur les réserves arrêtées au 13 juillet.

Après une glissade de 12,6 millions de barils des stocks de brut la semaine dernière, les analystes tablent sur une nouvelle baisse hebdomadaire de 4,1 millions de barils des réserves américaines de brut, selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

Les réserves d’essence auraient elles reculé de 700.000 barils et celles d’autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel) auraient augmenté de 1,18 million de barils.

Mais la fédération professionnelle de l’American petroleum institute (API), qui publie ses propres données dès le mardi, a pour sa part estimé que les stocks de brut, d’essence et de produits distillés avaient augmenté.

« L’API a fait état d’une hausse de 630.000 barils (des stocks de brut, ndlr), ce qui n’est pas énorme », a commenté Michael van Dulken, analyste chez Accendo Markets, qui estime que l’EIA pourrait décevoir les attentes.

Après s’être envolés au printemps alors que les marchés se focalisaient sur les perturbations de l’offre au Venezuela et dans d’autres pays, avec la perspective de sanctions américaines contre l’Iran, les prix ont reculé avec les efforts d’augmentation de la production, principalement chez les trois plus grands producteurs mondiaux, les Etats-Unis, la Russie et l’Arabie saoudite.

Mais malgré la baisse récente, « à 70 dollars le baril, le Brent est toujours quasiment 20 dollars plus cher qu’un an auparavant », ont rappelé les analystes de JBC Energy, « et pour atteindre ce niveau il a fallu utiliser une bonne partie des capacités de production disponibles ».

Selon eux, dans un marché où les réserves commerciales sont peu élevées et où les producteurs ont peu de marge pour augmenter encore leurs extractions, une volatilité élevée est à attendre dans les prochains mois.

js/pn/nas

(AWP / 18.07.2018 12h28)

https://www.romandie.com/news/Le-p-trole-recule-avant-les-stocks-am-ricains/937596.rom

 

Washington demande à l’ONU l’arrêt des exportations de pétrole vers Pyongyang

Washington demande à l’ONU l’arrêt des exportations de pétrole vers Pyongyang

Nations unies (Etats-Unis) – Les Etats-Unis ont demandé jeudi à l’ONU l’arrêt de toute nouvelle exportation de pétrole vers la Corée du Nord, se basant sur un rapport américain affirmant que ce pays a dépassé pour 2018 ses quotas d’importations fixés fin 2017 par des sanctions.

Cette demande est formulée dans une lettre au président du Comité de sanctions des Nations unies chargé de la Corée du Nord, accompagnée d’un résumé d’un rapport des services de renseignement américains, deux documents obtenus jeudi par l’AFP.

« Nous demandons au Comité 1718 de publier une note verbale urgente à tous les Etats membres et un communiqué de presse pour les informer ainsi que le grand public que la Corée du Nord a violé les quotas d’importation de pétrole raffiné pour 2018 fixés par la résolution 2397 », souligne la lettre.

Ce Comité doit « ordonner un arrêt immédiat de tous les transferts de pétrole raffiné à destination de la Corée du Nord », ajoute la missive américaine, en réclamant aussi un effort accru des Etats membres contre les transferts illicites en haute mer de produits pétroliers.

La demande américaine s’appuie sur un rapport des services de renseignement des Etats-Unis, transmis au Comité de sanctions et qui comprend des photos de transfert illicite de cargaisons en mer. Selon le rapport, ces transferts se produisent à une échelle bien plus importante que ce qu’ont en dit les informations publiées ces derniers mois.

« Nos informations suggèrent qu’entre le 1er janvier et le 30 mai, des pétroliers ont fait escale dans un port de la Corée du Nord RPDC à au moins 89 reprises pour vraisemblablement livrer des produits pétroliers raffinés achetés illicitement via des transferts » en mer, indique un résumé de ce rapport américain transmis au Comité de sanctions.

« Si chacun de ces pétroliers a livré ne serait-ce qu’un tiers de ses capacités, le volume global des livraisons dépasse les quotas annuels autorisés par l’ONU de 500.000 barils par an », ajoute ce résumé.

En 2017, le Conseil de sécurité avait approuvé trois séries de sanctions toutes plus sévères les unes que les autres contre la Corée du Nord en rétorsion à la poursuite de ses programmes d’armement nucléaire et conventionnel. Parmi celles-ci, l’ONU avait décidé de limiter en 2018 les exportations de pétrole raffiné à destination de la Corée du Nord.

(©AFP / 12 juillet 2018 16h19)

https://www.romandie.com/news/Washington-demande-l-ONU-l-arr-t-des-exportations-de-p-trole-vers-Pyongyang_RP/936022.rom

 

Libye/pétrole: le gouvernement reconnu appelle l’ONU à bloquer toute vente « illégale »

Libye/pétrole: le gouvernement reconnu appelle l’ONU à bloquer toute vente « illégale »

Tripoli – Le gouvernement libyen d’union nationale (GNA), reconnu internationalement, a appelé mardi le Conseil de sécurité des Nations unies à bloquer « toute tentative de vente illégale de pétrole » par les autorités rivales de l’est du pays.

« Remettre les terminaux pétroliers à une entité qui n’est pas légitime ne fait qu’exacerber les tensions, (…) nuit au processus d’entente et incite à la discorde et à la division », a ajouté dans un communiqué le GNA.

Lundi, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est de la Libye, a annoncé que toutes les installations sous contrôle de ses forces seraient remises à la compagnie de pétrole du gouvernement parallèle basé dans l’est.

Une telle action, a souligné le GNA, « sape tous les efforts internationaux et nationaux de ces dernières années en vue d’un retour à la stabilité ».

(©AFP / 26 juin 2018 12h20)

https://www.romandie.com/news/Libye-p-trole-le-gouvernement-reconnu-appelle-l-ONU-bloquer-toute-vente-ill-gale/930970.rom