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«La France n’est pas prête» pour une épidémie: en 2016, le Pr Salomon avertissait le candidat Macron – Par Jean-Dominique Merchet

SANTÉ28.mars.2020 // Les Crises

«La France n’est pas prête» pour une épidémie: en 2016, le Pr Salomon avertissait le candidat Macron – Par Jean-Dominique Merchet

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Source : L’Opinion, Jean-Dominique Merchet, 20-03-2020

L’actuel Directeur général de la santé prévenait le futur président dans une note confidentielle, publiée dans les MacronLeaks

C’est une « note pour Mr Emmanuel Macron » de cinq pages, datée du 5 septembre 2016 et présentée comme « confidentielle ». Rédigée par le professeur Jérôme Salomon, elle a été transmise le lendemain par mail à l’équipe de campagne du candidat (pas encore déclaré) à la présidence de la République. Ce document, destiné à Quentin Lafay et Thomas Cazenave, a été rendu public parmi les 20 000 courriels piratés puis partagés en ligne par WikiLeaks, les « MacronLeaks ». Aujourd’hui directeur général de la santé (DGS), le professeur Salomon était alors le conseiller « santé » d’Emmanuel Macron.

Cette note était essentiellement consacrée aux réponses publiques en cas de nouvelles attaques terroristes. Nous étions alors moins de dix mois après les attentats du 13 novembre 2015. Toutefois, le constat et les préconisations de celui qui sera nommé Directeur général de la Santé le 8 janvier 2018, après la victoire du candidat qu’il conseillait alors, s’appliquaient aux « risques majeurs de catastrophes ». Citant les « épidémies et émergences » de maladies, le professeur Salomon notait que « les événements qu’a connus la France récemment […] démontrent que les préjudices humains et matériels peuvent être considérables. »

Accueil en milieu hospitalier. « La France n’est pas prête », écrivait-il, car elle a été « peu confrontée aux risques majeurs depuis 1945. » « L’organisation du système de réponse a fait l’objet d’une structuration importante (situations sanitaires exceptionnelles) mais demeure complexe et manque de réactivité et de capacités d’adaptation aux situations spécifiques et évolutives ». Il évoquait en particulier « l’accueil en milieu hospitalier, en particulier si l’afflux de victimes est important, supérieur à 300 en urgence absolue. »

Citant en exemple le système de santé israélien, il demandait de « faire subir un crash test à notre dispositif national de réponse, d’évaluer les points critiques et de proposer les adaptations les plus stratégiques du système de gestion ». Il insistait notamment sur la nécessité d’une « anticipation stratégique » et concluait : « Un dysfonctionnement grave aurait des conséquences délétères considérables ».

Dans le mail accompagnant la note, le professeur Salomon précisait qu’il ne souhaitait pas « la faire tourner au sein du groupe santé du fait de son caractère sensible ». « Les propositions n’engagent que moi mais ont été largement partagées avec un groupe d’experts de la question. Cette note est issue de mon expérience de conseiller sécurité sanitaire au cabinet, de mes entretiens avec de hauts responsables de la sécurité et de mes responsabilités actuelles de gestionnaire de crise et de FSD » (fonctionnaire de sécurité et de défense). Spécialiste des maladies infectieuses, Jérôme Salomon avait été membre du cabinet des ministres de la Santé Bernard Kouchner, puis Marisol Touraine de 2013 à 2015.

On ignore si Emmanuel Macron a lu ce document, mais par retour Quentin Lafay répondait à Jérôme Salomon : « Parlons-en demain soir discrètement, je trouve cela très intéressant. » « Dans le contexte actuel, EM doit être bien au courant des menaces » concluait le médecin dans un autre mail.

Iconoclastes. Ambitionnant d’être ministre de la Santé, Jérôme Salomon s’était rapproché de l’équipe Macron dès juin 2016. Il n’a toutefois jamais été membre du premier cercle politique. Insistant beaucoup sur la prévention, ses propositions étaient parfois jugées « iconoclastes » ou « alarmistes », Alexis Kohler lui reprochant notamment de ne jamais les chiffrer.

Un autre mail de Jérôme Salomon à l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, daté du 11 janvier 2017 et destiné à Quentin Lafay, Julien Denormandie et Benjamin Griveaux, résonne aujourd’hui de manière prémonitoire. Il était consacré à « l’épidémie sévère de grippe que la France affronte cet hiver ». Pour le futur DGS, elle était « une triste et caricaturale confirmation du paradoxe français » : « L’épidémie précoce a été favorisée par les vacances scolaires de fin d’année (ce sont les enfants qui transmettent le virus à leurs grands-parents), par l’absence de maîtrise des gestes basiques d’hygiène : mouchoirs en papier jetables, lavage des mains, solutions hydroalcooliques, port du masque par les malades généralisé en Asie et quasi inconnu en France ! » Et de noter que « l’hôpital déjà en crise est désormais « en tension » car il ne dispose d’aucune élasticité pour absorber des variations d’activité. »

Au vu de la pénurie actuelle de masques, de gel et de kits de dépistages, il semblerait que Jérôme Salomon ait finalement un peu négligé l’avertissement de Richelieu qu’il citait en exergue de sa note : « On ne doit pas tout craindre, mais on doit tout préparer. »

Source : L’Opinion, Jean-Dominique Merchet, 20-03-2020

https://www.les-crises.fr/la-france-nest-pas-prete-pour-une-epidemie-en-2016-le-pr-salomon-avertissait-le-candidat-macron-par-jean-dominique-merchet/

Le COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale

Le COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale


andrew-korybko

Par Andrew Korybko − Le 18 mars 2020 − Source cgtn.com

L’apparition soudaine du COVID-19 dans tout l’Occident a entraîné une série de décisions d’urgence prises par des dizaines de gouvernements qui auraient été impensables il y a quelques semaines à peine. De la fermeture de pratiquement toutes les entreprises, sauf les plus essentielles comme les pharmacies et les épiceries, aux quarantaines obligatoires pour des pays entiers, les Occidentaux n’ont jamais connu de mesures aussi extrêmes, même en temps de guerre.


Ces politiques nécessaires ont toutefois des conséquences indésirables de grande envergure dans les domaines social, économique et politique.

Les Occidentaux ont pour usage de se déplacer à leur guise, mais désormais la plupart d’entre eux sont obligés de rester chez eux, sauf pour se rendre dans les quelques commerces essentiels qui restent ouverts. De nombreuses personnes craignent aujourd’hui pour leurs moyens de subsistance parce qu’elles ont vécu au jour le jour et n’ont pas pu mettre assez de côté pour le proverbial « jour de disette » – ou dans ce cas, au moins « deux semaines de disette ».

D’autres encore craignent que leurs gouvernements n’exploitent à l’avenir ces décisions d’urgence pour des raisons politiques d’intérêt personnel.

Dans l’ensemble, la société occidentale semble avoir fondamentalement changé à la suite de COVID-19. Il semble impossible, du moins à ce stade précoce des tentatives de confinement d’urgence, d’imaginer que la vie puisse un jour redevenir ce qu’elle était.

Les étudiants suivent désormais des cours sur ordinateur plutôt qu’à l’école, des personnes qui pensaient vivre confortablement attendent désormais désespérément une aide gouvernementale pour les aider à joindre les deux bouts, et le scepticisme antigouvernemental croissant qui a marqué ces dernières années s’est encore accentué.

Qu’importe la durée qu’il faudra pour vaincre le COVID-19, l’humanité l’emportera certainement après que la Chine aura montré au monde que c’est effectivement possible – pourvu que chacun fasse sa part de sacrifices pour le bien commun, mais beaucoup de ces changements d’urgence pourraient devenir la nouvelle norme.

On peut comprendre que les gens deviennent réticents à avoir autant de contacts sociaux qu’auparavant, d’où la raison pour laquelle l’apprentissage en ligne pourrait devenir la norme. Ceux qui peuvent travailler à domicile continueront probablement à le faire pour la plupart, et les sceptiques envers le gouvernement pourraient être pris plus au sérieux.

Les ressortissants allemands ont été interdits de voyager pour les vacances. AFP

Le « bon vieux temps » qui consistait à ce que chacun aille où il veut (surtout dans l’UE), à ne pas trop se soucier de l’emploi et, d’une manière générale, à faire confiance aux gouvernements pour faire respecter les droits constitutionnels à tout prix semble presque être un rêve lointain après tout ce qui s’est passé au cours de ces deux dernières semaines.

On peut même dire que beaucoup sont nostalgiques de ces moments, appréciant enfin ce qu’ils auraient pu considérer auparavant comme acquis mais aussi peut-être en voyant les choses sous un jour nouveau comme étant beaucoup plus fragiles que dans leurs rêves les plus fous.

L’ennemi invisible qu’est le COVID-19 a littéralement entraîné des changements plus visibles que l’ennemi semi-invisible du terrorisme qui était considéré comme le principal ennemi de l’Occident. Tout comme le 11 septembre a transformé l’essence de la société occidentale, les deux premières semaines de mars 2020 pourraient avoir un effet similaire.

Tout s’est finalement calmé après ces terribles attaques terroristes, tout comme ce qui se passera avec cette épidémie virale. Cependant, il est naturel que les personnes les plus directement touchées dans les deux cas se souviennent de l’histoire en termes d’« avant et après » ces événements.

Certes, les changements sociaux resteront toujours flexibles dans une certaine mesure, mais il restera à voir quelle sera la profondeur des changements structurels dans les domaines économique et politique.

La nationalisation des hôpitaux et des établissements de santé en Espagne, ainsi que la possibilité tout à fait réelle de répéter ce modèle ailleurs en Occident, pourraient complètement transformer l’économie occidentale, sans parler des programmes de soutien gouvernementaux de plusieurs milliards de dollars (« renflouements ») qui sont en cours de discussion entre les citoyens pour les industries clés.

Sur le plan politique, il est encore trop tôt pour dire quels seront les changements, mais il est incontestable que le processus démocratique a été perturbé, au grand dam de quelques personnes qui ne comprennent pas la nécessité de ces mesures d’endiguement d’urgence ou qui craignent sincèrement que leurs gouvernements ne profitent du précédent qu’elles viennent de créer.

Quoi qu’il en soit, on peut conclure que COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale de manière très radicale.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par Zokal, relu par Kira pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/le-covid-19-pourrait-changer-fondamentalement-la-societe-occidentale

Coronavirus aux USA: Qui va gagner des milliards de dollars?

Michelduchaine

Défenseur de la Terre/Defender of the Earth

Coronavirus aux USA: Qui va gagner des milliards de dollars?

 ~ MICHEL DUCHAINE

Trump lui-même a nommé ces sociétés qui concluraient un partenariat public-privé historique en ce qui concerne la prétendue épidémie de coronavirus. Ces agences et entreprises se sont associées et ont été chargées des moyens suivants pour lutter contre la présumée épidémie. S’agit-il d’une crise sanitaire massive déclenchée en Amérique ou s’agit-il d’une simulation prévue par Bill Gates and Co…?

Ces entreprises et agences qui sont autorisées à s’associer avant qu’une situation d’urgence nationale ne soit déclarée. Elles doivent être examinées de près dans leur rôle pendant le verrouillage total de l’Amérique. Un effondrement économique sous nos yeux, imputé à un «virus» qui n’est peut-être qu’une simulation.

Nous assistons à la fermeture de toute la nation, les entreprises sont contraintes de fermer, les gens paniquent, les libertés sont supprimées. Quoi qu’il en soit, nous assistons au démantèlement total de la Constitution américaine.

Dans le même temps, le contrôle de la production et le contrôle de la consommation s’alignent parfaitement, ce qui ressemble au totalitarisme. Une forme de liquidation de l’Amérique a commencé.

CDC – prend le contrôle du navire en utilisant les outils de l’établissement médical des revendeurs de médicaments pharmaceutiques, tout en bénéficiant d’un renflouement. Le CDC est également nommé par des preuves publiques, pour être dans les coulisses de travailler à saboter la Constitution et la Déclaration des droits en étant impliqué dans de nombreux faux drapeaux en Amérique au cours de la dernière décennie. Accepte les dons des sociétés de santé privées et des labos pharmaceutiques.

FDA – Toujours au lit avec les revendeurs de médicaments pharmaceutiques et les fabricants de vaccins. Permet de décider quelles entreprises sont autorisées, quels médicaments pharmaceutiques peuvent être distribués et quels vaccins peuvent être administrés.

Google – Chargé de prendre le contrôle du flux d’informations en ligne, à l’aide d’un logiciel de surveillance avancé, de diagnostics en ligne et de censure. Retient toute information qu’ils choisissent d’empêcher le public de sortir des sentiers battus médicaux.

Walmart – est nommé de manière pratique pour aider à contrôler le flux de consommation, se cachant derrière un soi-disant acte de gentillesse en prêtant de l’espace de stationnement pour des tests au volant. Pendant ce temps, la reine du bien-être des entreprises, recevant 14 milliards de dollars ou plus par an, avait déjà établi un partenariat avec le DHS pour aider à espionner la nation, avec le partenariat de mouchards «si vous voyez quelque chose, dites quelque chose» Napolitano-Walmart snitch.

Walgreens / CVS – en concubinage avec de grandes sociétés pharmaceutiques faisant la promotion de médicaments pharmaceutiques et de vaccins tout en aidant à contrôler le flux d’informations relatives aux preuves massives de dangers des vaccins et des médicaments distribués. Il reçoit également des pots-de-vin et des profits sur la vente de vaccins.

Target – Premier à rejoindre le DHS pour la sécurité nationale et les simulations liées aux catastrophes. Cet article / vidéo montre deux cadres assis à une table avec la FEMA en 2012 discutant de leur collaboration dans de telles simulations et / ou situations, dans des centres de rotation «de trois mois». Target est obsédée par la surveillance. « Le nom de Target continue d’apparaître dans des articles sur la vidéosurveillance à l’échelle nationale. Il a ouvert la voie à des relations entre les entreprises et les États et les gouvernements locaux pour partager des informations de surveillance et de renseignement. Il a même ses propres centres de fusion. »

Becton-Dickinson – Les stocks plongeaient. Soudainement partenaires avec CDC, on lui a ordonné de commencer immédiatement la production de dispositifs médicaux et d’équipements de test.

Quest Diagnostics – Laboratoire d’essais, partenaire de Walmart en 2017, partenaire du CDC en 2013, où environ 3,2 millions d’Américains ont été infectés par l’hépatite C. Plusieurs recours collectifs ont été déposés l’année dernière contre Lab Corporation of America Holdings et Quest après une violation de données lorsqu’ils ont illégalement  » révélé que les informations personnelles et médicales de plus de 19 millions de leurs clients avaient été divulguées« , cependant, Trump leur fait quand même confiance.

Roche Pharma – Avant l’épidémie, un don de “600.000 $ (pot-de-vin) de Genentech à la Fondation CDC en 2012 a obligé le CDC à promouvoir l’expansion des tests et du traitement de l’hépatite virale. La société mère de Genentech est Roche, qui arrive juste à fabriquer des kits de test et des médicaments pour le traitement de l’hépatite C.  On leur a maintenant ordonné dans ce partenariat public-privé de commencer à fabriquer des kits de test de coronavirus immédiats pour 400.000 $ par semaine jusqu’à nouvel ordre.

Signify Health – Le plus grand fournisseur d’appels à domicile du pays. Trump suspend les règles, règlements, codes et lois dans cette soi-disant crise nationale des soins de santé. Partenariat avec le Département des services humains et le CDC pour la surveillance publique.

LabCorp – On lui assigné des tests de laboratoire pendant l’épidémie, en partenariat avec le CDC. L’année dernière, de multiples recours collectifs ont été intentés contre Lab Corporation of America Holdings et Quest après une violation de données après avoir «illégalement révélé que les informations personnelles et médicales de plus de 19 millions de leurs clients avaient été divulguées», mais Trump leur fait toujours confiance. Un certain nombre de poursuites pour faute professionnelle ont été déposées contre LabCorp.

LHC Group – Fournisseur national de visites à domicile, Trump suspend les règles, règlements, codes et lois dans cette soi-disant crise nationale des soins de santé. Avec CDC, est utilisé pour une surveillance publique plus poussée.

Thermo-Fisher – Selon cet article, «Thermo Fisher a été brièvement mentionné lors d’une conférence de presse vendredi après-midi tenue par le président Trump, qui a parlé de l’augmentation de la production de l’entreprise. « Je voudrais également remercier Thermo Fisher », a déclaré Trump. « L’objectif de la FDA est d’autoriser, espérons-le, leur demande dans les 24 heures – cela ira très rapidement; ça va très vite – ce qui apportera, en outre, 1,4 million de tests disponibles la semaine prochaine et 5 millions d’ici un mois. » Trump a ajouté: « Je doute que nous ayons besoin de quoi que ce soit d’autre . »

En outre, selon Reuters, «Opengate Capital Group LLC a déposé vendredi un procès alléguant que le fabricant d’équipement de laboratoire Thermo Fisher Scientific Inc (TMO.N) lui avait vendu une usine mexicaine l’an dernier sans révéler qu’un cartel de la drogue y opérait. La société de capital-investissement a affirmé que l’installation de fabrication basée à Reynosa, au Mexique, qu’elle avait acquise dans le cadre d’un accord plus important avec Thermo Fisher, avait été régulièrement infiltrée par des gangs du Gulf Cartel depuis au moins 2011, selon une copie de la plainte. vu par Reuters. Le procès, déposé devant un tribunal fédéral de Los Angeles, alléguait que Thermo Fisher avait agi de mauvaise foi en retenant des documents et enjoignant les employés de cacher la présence du gang de la drogue dans l’établissement. »

SECRÉTARIAT DE L’ÉNERGIE – On lui a ordonné de «remplir les réservoirs à ras-bord» avec du pétrole brut pendant la pandémie de coronavirus. Peut-être aussi de changer le système comptable de la production pour qu’il ressemble au prix de production basé sur les «crédits d’énergie». La crise de santé publique fait peur d’épuiser les réserves actuelles.

CMS Medicare / Medicaid – Partenaires avec CDC. Immédiatement, le Congrès adopte un «projet de loi sur les dépenses d’urgence pour les coronavirus» qui comprend des dispositions renonçant à certaines restrictions de Medicare pendant l’urgence de santé publique. Cela arrive au moment idéal car de nombreux Medicare / Medicaid dans les différents États vont faire faillite. Suspend également les règlements, a permis d’empêcher le public de visiter les maisons de soins d’infirmiers, les hôpitaux, etc.

Source: Look Who Gets to Make Billions off the Coronavirus

Par Stéphanie Sledge

TheGovernmentRag.com

Stéphanie est une journaliste d’investigation citoyenne et rédactrice en chef fondatrice de THE GOVERNMENT RAG, un site d’actualités éducatif alternatif qui a commencé en 2009. Stephanie fait du commerce dans la vérité, la liberté et la transparence. Elle s’est engagée à éduquer le public sur les vrais problèmes auxquels les Américains sont confrontés aujourd’hui.


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Publié par Michel Duchaine

Born in 1953,I am the founder of the Defenders of the Earth in October 10 ,2007. We try to proposed an alternative of the New World Order and a new vision of life. We consider that the Humanity must live in harmony with all forms of life and abolish the neoliberalism for preserve the human life and continue the Earthlians adventure. We consider that we are not alone and we will receive an ultimatum in few time. Voir tous les articles par Michel Duchaine

https://michelduchaine.com/2020/03/23/coronavirus-aux-usa-qui-va-gagner-des-milliards-de-dollars/

Il faudra demander des comptes : il est hors de question que le pouvoir se défausse !

Coronavirus – Editoriaux – Polémiques – Politique – 22 mars 2020

Il faudra demander des comptes : il est hors de question que le pouvoir se défausse !

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Il y a un consensus total sur le fait qu’il faudra faire les comptes. À cause de toutes les maladresses, imprudences, pénuries, imprévoyances, misères et surcharges politiques, économiques et sociales, de l’état angoissant de l’univers hospitalier et des tragiques carences que la montée du fléau révèle, du délitement des services publics.

En n’oubliant pas les méfaits de la mondialisation et l’exigence de la souveraineté.

La formidable énergie, l’incroyable dévouement de professionnels, dans la santé comme ailleurs – je songe aux policiers et aux gendarmes occupés à verbaliser parce que des irresponsables à l’île de Ré ou ailleurs ne veulent rien comprendre ni respecter – constituent un arbre qui cache la forêt.

Tout le monde s’accorde : il faudra faire les comptes.

La seule controverse porte sur le moment.

Certains, par exemple la talentueuse Élisabeth Lévy, considèrent que même en pleine crise du coronavirus on a le droit de questionner, de critiquer, voire de dénoncer, qu’on n’est pas tenu, par une sorte de décence, à la moindre obligation de réserve. Qu’on n’a pas à se priver de citoyennes récriminations quitte à affaiblir un mouvement qui doit être tout entier concentré sur le combat capital à mener.

D’autres dont je suis estiment au contraire qu’il est plus sage d’attendre la fin de ce qui menace et tue beaucoup trop pour qu’on se laisse détourner aujourd’hui par des révoltes périphériques. Mais demain il faudra faire les comptes, à tous points de vue et pour tous.

Nous sommes confrontés à une tragédie sanitaire inouïe mais conjoncturelle qui impose que l’ensemble des énergies soient bandées dans le même sens. Obéissance des citoyens et respect de ceux qui nous conseillent et nous sauvent.

Quand le fléau sera éradiqué, le temps sera venu des responsabilités à établir. En effet, tout ce qu’on déplore aujourd’hui permet de vérifier rétrospectivement la validité des revendications d’hier, notamment de la part du personnel soignant. On ne peut plus douter qu’il avait raison quand il mettait en cause l’absence de politique d’Agnès Buzyn et prévenait de la difficulté de gérer le quotidien et, bien davantage, des catastrophes qui se réaliseraient face à un pire inopiné.

Tout a été dit avant de ce qui est décrié à juste titre après. En amont le désastre était déjà plus que virtuel. En aval toutes les infrastructures et les services ont explosé.

Il faudra faire les comptes. Pas maintenant, au cœur de la tempête, mais la tranquillité revenue.

Alors, il sera hors de question que le pouvoir se défausse. La note sera à payer.Extrait de : Justice au Singulier  158

Philippe Bilger

Magistrat honoraireMagistrat honoraire et président de l’Institut de la parole

https://www.bvoltaire.fr/il-faudra-demander-des-comptes-il-est-hors-de-question-que-le-pouvoir-se-defausse/

Le 49-3 ? Oui, pour une vraie réforme, pas pour étatiser les retraites et faire payer le privé !

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FAIRE UN DONPOLITIQUE 4 MARS 2020

Le 49-3 ? Oui, pour une vraie réforme, pas pour étatiser les retraites et faire payer le privé !

Edouard Philippe by Jacques Paquier (CC BY 2.0) — Jacques Paquier , CC-BY

Le 49-3 ? Oui, mais pour réformer réellement la France, pas pour l’enfoncer encore plus. Aucune étude sérieuse d’impact financier n’a été faite avant l’adoption de la réforme.

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Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Jean-Paul Delevoye et Agnès Buzyn avaient quitté le navire. Le premier, contraint et forcé après les révélations sur ses différentes fonctions et missions qu’il avait tenues cachées ; la seconde après avoir été désignée en catastrophe candidate à la mairie de Paris. Les 40 000 amendements déposés à l’Assemblée ont contribué à la cacophonie ambiante, empêchant un vrai débat sur cette réforme.

Finalement, le Premier ministre va utiliser l’article 49-3 pour faire passer le texte. Ce n’est pas une surprise (il y a eu 88 précédents sous la Ve République) mais on aurait préféré qu’il serve pour une vraie réforme, qui aurait changé radicalement le système français tout en le sauvant de la faillite.

Or, ce que fait le gouvernement n’améliorera nullement la situation. Les derniers changements et autres promesses ajoutent encore à l’opacité d’un texte qui était déjà bâclé.

GRAND FLOU SUR LA PÉNIBILITÉ, PRISE EN COMPTE DES PRIMES DES FONCTIONNAIRES

Une chose est certaine. Le Premier ministre a rappelé sa volonté de créer un « système universel de retraites » et ce sera bien une étatisation avec la mise en place d’une retraite unique. Sauf que les incertitudes et les ambiguïtés sur sa faisabilité sont nombreuses. Il y aura, pour certains, quelques « dérogations ».

La notion de « pénibilité » est encore floue, les ordonnances à ce sujet qui vont suivre pourraient englober plusieurs catégories de fonctionnaires et d’agents publics. D’ailleurs, les primes seront prises en considération dans le calcul de la retraite des fonctionnaires. Dans une étude récente, l’IREF a montré que cela coûterait probablement quelque 14 milliards d’euros supplémentaires par an à l’État, donc aux contribuables. Rappelons que les engagements retraites pour les seuls fonctionnaires représentent environ 2000 milliards d’euros.

En ce qui concerne les agents des entreprises publiques, leur entrée dans le « système universel » se fera très, très progressivement. Le texte prévoit que la réforme s’appliquera à partir de 2022 pour la génération née en 2004. Ce qui signifie que les régimes spéciaux actuels vont durer, pour ceux qui sont nés avant cette date, jusqu’à la fin des années… 2060 et qu’ils pourront en profiter jusqu’en 2100 voire davantage pour les plus âgés. À condition qu’aucun autre changement n’intervienne durant cette période.

On est donc encore loin de la suppression de ces régimes privilégiés qui perdurent grâce aux subventions publiques.

LE PRIVÉ VA PAYER MAIS COMBIEN ?

Un très grand flou entoure aussi les caisses des professions libérales. Il est surtout question de leurs réserves, plus de 125 milliards d’euros.

La grève des avocats depuis des semaines n’a pas fait plier le gouvernement même si dans le nouveau texte il est question de « garanties accordées aux professions libérales concernant leurs réserves, le maintien de leur caisse ou le calcul de leurs cotisations ». Mais alors il ne s’agirait plus d’un système unique. Difficile de croire que l’argent de ces caisses ne sera pas siphonné dans le nouveau fonds de retraite. Cela s’est déjà produit naguère avec les complémentaires, il y a donc de fortes chances que cela arrive encore.

Enfin, aucune étude sérieuse d’impact financier n’a été faite avant l’adoption de la réforme. Où le gouvernement trouvera-t-il l’argent pour payer les retraites des fonctionnaires et des agents publics ? Le privé sera de nouveau sacrifié, c’est certain, mais cette fois dans le cadre d’un système qui était censé apporter de l’équité.

Le 49-3 ? Oui, mais pour réformer réellement la France, pas pour l’enfoncer encore plus.

Sur le web

https://www.contrepoints.org/2020/03/04/365698-le-49-3-oui-pour-une-vraie-reforme-pas-pour-etatiser-les-retraites-et-faire-payer-le-prive?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=b335ddecbb-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-b335ddecbb-114285433&mc_cid=b335ddecbb&mc_eid=181a0d4636

Alain de Benoist : « La descente aux enfers d’Emmanuel Macron est-elle forcément une bonne nouvelle pour Marine Le Pen ? »

Alain de Benoist : « La descente aux enfers d’Emmanuel Macron est-elle forcément une bonne nouvelle pour Marine Le Pen ? »

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Le quinquennat Macron n’avait pas trop mal commencé avec l’épisode du Louvre. Mais l’état de grâce n’a pas duré très longtemps et la situation ne cesse de se dégrader, alors même qu’Emmanuel Macron avait affirmé que s’il ne réussissait pas, un ou une populiste lui succéderait à l’Élysée. Cela en prend-il le chemin ?

En matière d’élection présidentielle, vous le savez bien, toute prédiction faite plus de trois mois avant le scrutin n’a aucune valeur. On peut, en revanche, dresser un rapport d’étape. Tout le monde a longtemps répété qu’en 2022, on allait assister à la répétition de ce qui s’est passé en 2017 : un duel Macron-Marine Le Pen au second tour, avec le résultat qu’on sait. Inutile de s’interroger : c’était plié d’avance. Mais deux nouvelles questions se posent : Macron sera-t-il à nouveau candidat en 2022 ? Et s’il se représente, sera-t-il présent au second tour ? Nous n’en savons rien, bien sûr, mais le simple fait qu’on puisse se poser ces questions montre que beaucoup de choses ont changé. Les gilets jaunes sont passés par là, les grèves aussi. Pour faire adopter ses réformes, Macron a été obligé de passer en force. Après avoir voulu séduire tout le monde, il a déçu partout. On parle régulièrement de sa « baisse de popularité », mais on n’en est même plus là. Nous avons un Président qui ne peut plus mettre un pied en dehors de l’Élysée sans se heurter à des manifestants qui exigent sa démission en brandissant, en effigie pour l’instant, sa tête au bout d’une pique ! Chirac, Giscard, Hollande, Sarkozy ont pu être impopulaires. Macron n’est pas seulement impopulaire, il est détesté, exécré, haï des Français à un degré rarement vu. Il n’est donc pas certain qu’il veuille (ou puisse) se représenter, ni qu’il soit présent au second tour s’il le faisait. Ajoutons, puisqu’il a été mis en place pour adapter la France aux exigences de la mondialisation libérale, que ceux qui l’ont patronné se disent peut-être aussi qu’ils n’ont pas misé sur le bon cheval et qu’il serait peut-être temps d’en trouver un autre.

Est-ce une bonne nouvelle pour Marine Le Pen ? Je ne le pense pas. Elle a tout intérêt, en effet, à avoir face à elle, au second tour, un homme discrédité et détesté par le peuple plutôt qu’un concurrent qui, n’ayant jamais accédé à la charge suprême, aura toujours la possibilité de multiplier les promesses et de ratisser large entre les deux tours. Un Xavier Bertrand, une Ségolène Royal, un Yannick Jadot, une Rachida Dati, un François Baroin ou n’importe quel(le) autre candidat(e) de ce calibre l’emporterait sans doute plus facilement contre Marine Le Pen que ne le ferait Macron, même si le « plafond de verre » auquel elle s’est longtemps heurtée a déjà commencé à se lézarder. D’où une troisième question : du point de vue de Marine Le Pen, quelle est la personnalité, mis à part Macron, face à laquelle elle pourrait avoir le plus de chances de l’emporter ?

Emmanuel Macron prétendait aussi être le candidat du « nouveau monde ». Maintenant qu’il a dépassé son mi-mandat, qu’avons-nous appris sur ce monde-là et sur lui-même ?

J’ai déjà eu l’occasion de le dire : il y a un mystère Macron. Chirac, Sarkozy, Hollande, chacun dans son style, n’avaient rien de mystérieux. Il suffisait de les observer un peu pour savoir à quoi s’en tenir sur leur compte. Avec Macron, c’est autre chose. Ses ressorts intimes sont cachés, et l’on ne sait pas, au fond, ce qui le meut. Même ses relations avec sa maternelle épouse sont un mystère. Sous la surface lisse comme une image de synthèse, on ignore tout de sa machinerie intérieure et de ses évidents troubles de la personnalité. On peut lui trouver une tête de gendre idéal, lui reconnaître une bonne mémoire et une excellente connaissance technique des dossiers, voire un certain talent oratoire, on ne parvient pas à trouver qu’il était taillé pour le poste, alors qu’il serait parfait derrière un guichet de banque ou dans le rôle d’un DRH chargé d’annoncer au personnel un nouveau plan de licenciements. L’impression qui domine est que la politique, au fond, lui est tout aussi étrangère que la culture du pays qu’il est censé diriger. Que ce soit en France ou dans le monde, cet homme à la fois hautain, méprisant et bavard ne comprend pas ce qui se passe. Il gère (mal), il communique (mal), il réprime (brutalement), il supprime la liberté d’expression (efficacement) mais il ne gouverne pas.

C’est un Président narcissique qui n’a ni ami ni homme de confiance – puisqu’il ne fait confiance à personne. Qui a de l’influence sur lui ? Brigitte peut-être, personne d’autre. Entouré de députés inconsistants et de ministres de circonstance, il ne sait pas choisir ses collaborateurs, comme en témoignent l’affaire Benalla et la multiplication des départs au sein de son entourage. Mieux encore, c’est le premier président de la République qui n’a pas su attirer à lui la moindre personnalité dotée d’une carrure d’homme d’État. Il s’est entouré d’une majorité de transparents anonymes condamnés à le rester (Cédric O, Franck Riester), parmi lesquels bon nombre de médiocres et d’incultes, de ridicules ou de grotesques, de François de Rugy (« Homard m’a tué ») à Benjamin Griveaux (« Paris m’habite ») en passant par Agnès Buzyn (coronavirée), le Castaner de l’Intérieur ou la Belloubet de la Justice, sans oublier Sibeth. Qui peut prendre au sérieux pareille équipe de Branquignols ?

Peut-on néanmoins mettre à son crédit une esquisse d’ambition politique européenne, que ce soit avec l’Allemagne ou la Russie, l’Iran ou les États-Unis ?

Il en est resté, précisément, au stade de l’esquisse, qui chez lui prend la forme d’une série d’hésitations et se traduit par des inconséquences. C’est la marque d’une absence totale de vision des choses. En Europe, où il s’est brouillé avec la moitié des gouvernements, après avoir cherché à associer Angela Merkel à ses projets de « refondation » européenne, il n’a cessé de se heurter aux rebuffades de la chancelière, qui a vite évalué le personnage, mais il n’en a pas tiré les leçons. Il a fait sensation en déclarant l’OTAN en état de « mort cérébrale » sans comprendre que l’OTAN pèse toujours de tout son poids et que c’est bien, plutôt, l’Union européenne qui est en état de mort cérébrale. Il a paru comprendre qu’il était de l’intérêt de la France de se rapprocher de l’axe Moscou-Damas-Téhéran, mais il n’a pas fait le moindre geste pour s’opposer aux sanctions absurdes qui frappent ces trois pays. Tout récemment, il est encore allé en Allemagne pour dénoncer les entreprises de « déstabilisation » qu’il attribue à la Russie, montrant par là qu’en dépit de ses divergences avec Trump, il reste plus que jamais le fidèle vassal des Américains. Comment s’étonner, là encore, qu’on ne le prenne au sérieux ni à Moscou ni à Washington ni à Pékin ?

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.  8.2kÉTIQUETTESEmmanuel Macron

Alain de Benoist

Intellectuel, philosophe et politologue

https://www.bvoltaire.fr/alain-de-benoist-la-descente-aux-enfers-demmanuel-macron-est-elle-forcement-une-bonne-nouvelle-pour-marine-le-pen/

Municipales à Paris: Griveaux renonce à sa candidature

CHALLENGES  POLITIQUEPolitique

Municipales à Paris: Griveaux renonce à sa candidature

Par Challenges.fr le 14.02.2020 à 09h12, mis à jour le 14.02.2020 à 15h03

VIDÉO – Le candidat LREM retire sa candidature dans le but de protéger ses proches après la diffusion d’une vidéo à caractère sexuel, a-t-il annoncé vendredi.

Le candidat de La République en marche (LREM) pour la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, retire sa candidature dans le but de protéger ses proches après la diffusion d’une vidéo à caractère sexuel, a-t-il annoncé vendredi 14 février à l’AFP. Suite à des « attaques ignobles » (…) j’ai décidé de retirer ma candidature à l’élection municipale parisienne. Cette décision me coûte mais mes priorités sont très claires. C’est d’abord ma famille, vous l’aurez compris », a-t-il dit dans une déclaration enregistrée en début de matinée au siège de l’AFP, en présence de BFM Paris.

Un site avait diffusé mercredi soir une vidéo intime et des messages connotés adressés à une femme, affirmant qu’ils émanaient de l’ancien porte-parole du gouvernement. Ils ont été relayés peu à peu jeudi sur les réseaux sociaux. L’artiste contestataire russe Piotr Pavlenski, qui avait incendié la façade d’une succursale de la Banque de France en 2017, a affirmé avoir mis en ligne cette vidéo à caractère sexuel qui a entraîné le retrait de la candidature de Benjamin Griveaux à la mairie de Paris.

« Il affirme tenir cette vidéo d’une +source+ qui avait une relation consentie avec Benjamin Griveaux », écrit sur son site internet le journal Libération, qui a eu un entretien téléphonique jeudi soir avec l’artiste réfugié en France. Ce dernier dit avoir voulu ainsi « dénoncer l’hypocrisie » de Benjamin Griveaux. « C’est quelqu’un qui s’appuie en permanence sur les valeurs familiales, qui dit qu’il veut être le maire des familles et cite toujours en exemple sa femme et ses enfants. Mais il fait tout le contraire », a affirmé Pavlenski à Libération.

« Torrent de boue »

« En annonçant ma candidature à la mairie de Paris, je connaissais la dureté du combat politique », a commencé M. Griveaux dans une brève déclaration solennelle, enregistrée au milieu de membres très émus de son équipe de campagne.

« Depuis plus d’un an, ma famille et moi avons subi des propos diffamatoires, des mensonges, des rumeurs, des attaques anonymes, la révélation de conversations privées dérobées ainsi que des menaces de mort », a-t-il poursuivi: « Ce torrent de boue m’a affecté et surtout a fait mal à ceux que j’aime. Comme si cela n’était pas suffisant, hier, un nouveau stade a été franchi. Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir cette violence. En ce qui me concerne, je ne suis pas prêt à nous exposer davantage ma famille et moi quand tous les coups sont désormais permis. Cela va trop loin. »

En marge de sa déclaration, M. Griveaux a indiqué à l’AFP s’être entretenu tard jeudi soir avec le président Emmanuel Macron, qui l’a selon lui assuré de son soutien « quelle que soit sa décision », en l’invitant à protéger les siens.

Cédric Villani, le candidat dissident ex-LREM à la mairie de Paris, a quant à lui réagi vendredi à l’annonce du retrait de candidature de Benjamin Griveaux en dénonçant « une menace grave pour notre démocratie ». « J’adresse à Benjamin Griveaux, ainsi qu’à sa famille, mon soutien plein et entier dans cette épreuve. Je prends acte de sa décision difficile. L’attaque indigne qu’il subit est une menace grave pour notre démocratie », a tweeté le député de l’Essonne.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a par ailleurs souligné vendredi que la diffusion d’un vidéo intime de Benjamin Griveaux doit « évidemment être poursuivie » devant les tribunaux, interrogé sur le retrait du candidat LREM à la mairie de Paris lors d’une visite à Strasbourg. « Ces faits-là, le fait de diffuser certaines vidéos sans le consentement de leur auteur, sont des faits qui font l’objet de sanctions pénales dans notre pays », a-t-il déclaré devant la presse, précisant qu’ils étaient sanctionnés par « une peine d’amende importante » et jusqu’à « deux ans d’emprisonnement ».

(Avec AFP)

https://www.challenges.fr/politique/municipales-a-paris-griveaux-se-retire_698922

Quelques problèmes parmi ceux du Liban

 11 FÉVRIER 2020

Quelques problèmes parmi ceux du Liban

Lebanese Flags by ChamelEian (CC BY-NC-ND 2.0) — ChamelEian, CC-BY

Au Liban, les étapes de la formation du nouveau gouvernement traînent en longueur. Tout se passe comme si la vie quotidienne des Libanais ne virait pas au cauchemar.

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Par Pierre Nassif.

Les étapes de la formation du nouveau gouvernement libanais traînent en longueur. Tout se passe comme si le pays n’était pas au bord du gouffre, que la vie quotidienne des Libanais ne virait pas au cauchemar, que les mesures de sauvegarde pouvaient attendre : ces messieurs-dames s’affairent, pinaillent, commentent et décident de se revoir le lendemain.

LA FORMATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT : UN INTERMINABLE FEUILLETON

Enfin, on y arrive et il n’y a plus moyen de tergiverser : mardi ou mercredi prochain, l’Assemblée votera la confiance, c’est promis.

La Révolution est furieuse et fatiguée aussi. Il y a eu quelques épisodes violents, rejetés aussitôt de tous les bords, tellement il est clair que les Libanais n’en veulent plus, de la violence, eux qui en ont été saturés pendant les longues années de la guerre civile.

En tout cas, ce nouveau gouvernement ne correspond pas aux demandes de la Révolution, même a minima. On se moque de nous.

Pourtant l’équipe ministérielle constituée est de premier ordre, si l’on considère les parcours de ses membres. Pour la plupart d’entre eux, soit ils sont hyper diplômés, soit ils ont exercé de grandes  responsabilités, soit les deux. Six femmes dont une ministre de la Défense, une première dans le monde arabe. Excusez du peu !

Oui, mais ils ne sont pas indépendants des politiques corrompus, tapis dans les coulisses et qui veillent au grain. Ce gouvernement est celui de l’alliance entre le Hezbollah, les présidents de la République et de la Chambre.

Alors, au lieu d’occuper le temps en vous relatant par le menu les péripéties sans intérêt de sa formation, je me propose de vous faire part de certains problèmes de fond qui se posent au Liban, afin que vous compreniez un peu mieux ce pays.

L’ÉTAT CIVIL AU LIBAN

Je suis inscrit dans un registre d’état civil au Liban, dans la circonscription d’Achrafieh, un quartier de Beyrouth. Nous vivions pourtant à Ras-Beyrouth, dans le quartier de Hamra, près de l’église du Rosaire. C’est cependant à Achrafieh que les jours d’élection, mes parents allaient voter.

Y avait-il erreur ? Quelqu’un avait-il oublié de signaler notre changement d’adresse ? Absolument pas.

Le lot habituel des Libanais est d’être inscrit quelque part et de vivre ailleurs. On ne change pas le lieu où on est inscrit. Vous en héritez à la naissance : c’est le lieu où sont inscrits vos parents et non celui où ils vivent. Mes enfants sont nés à Paris et ils sont pourtant inscrits à Achrafieh, dans le registre familial, qui est identifié par le même numéro que le mien, lequel numéro j’ai hérité de mes parents.

Cette règle n’est pas sans conséquences sur la vie des Libanais.

Du fait de l’identité entre le lieu de l’inscription à l’état civil et celui où ils votent, le jour du scrutin, les Libanais retournent au village pour voter. Pourquoi au village ? Parce que l’immense majorité des Libanais est originaire d’un village. Rarissimes sont les personnes inscrites à Beyrouth et qui en sont réellement originaires. Quant aux autres, comme nous, elles y sont inscrites du fait que leur famille est venue d’ailleurs.

Comme dans la plupart des pays, l’urbanisation est massive au Liban. Ce n’est pas moi qui m’en plaindrais et vous ne réussirez pas à me faire dire ou penser que c’était mieux avant. Cependant, les citadins votent en majorité ailleurs que dans leur ville. Ils constituent eux-mêmes l’immense majorité des Libanais.

Cette règle est-elle si gênante ?

Après tout, elle aide chacun à maintenir son ancrage local. Il y a un petit côté charmant à cette manière de demander à toute personne : « Et toi ? D’où viens-tu ? » lors d’une première rencontre. Grâce à cette si anodine entrée en matière, au Liban vous pouvez engager la conversation avec n’importe qui. C’est ce qui se produit d’ailleurs : les bus et les taxis collectifs sont des lieux où l’on bavarde en permanence avec des inconnus.

La contrepartie problématique de cet amusant folklore, c’est que vous voterez forcément pour l’un des chefs de clan de votre région d’origine. Ce clan, vous ne le choisirez même pas librement. Vous en aurez hérité de vos parents et vous voterez donc pour le fils de l’individu pour lequel vos parents votaient, l’héritier du clan, en somme.

C’est grâce à cette anomalie conjuguée de l’état civil et de la loi électorale que le système féodal survit sous le système démocratique. C’est un peu comme si les institutions étaient constituées de couches successives, analogues aux couches géologiques. Vous pouvez les transformer si vous voulez. Peu importe, l’ancien survivra sous le nouveau et rien ne changera jamais, tant que vous n’aurez pas compris les secrets de cette survie.

Ici, c’est le système féodal qui survit. Je vous prie de croire que les conséquences de cette survie sont extrêmement concrètes, car lorsque quelqu’un a des problèmes financiers ou qu’il est ennuyé du fait qu’un de ses enfants ne réussit pas à être employé, il sollicite son député/chef de clan (za3im en libanais) qui lui attribuera quelque prébende ou lui fournira quelque piston.

C’est au moyen de ces prébendes qu’une partie de l’argent volé à l’État par les hommes politiques est redistribuée. Le pillage de l’État permet donc in fine au zo3ama de faire de ses électeurs ses obligés, ce qui lui évite de fatigantes alternances. Le jour du scrutin, il se rappelle aux bons souvenirs de ces obligés, en n’oubliant d’ailleurs pas de leur donner un petit cadeau afin qu’ils renoncent à toute velléité d’indépendance.

À propos du pillage de l’État par les hommes politiques libanais, on ne sait rien de précis, ni sur les sommes en jeu, ni sur les flux qui circulent entre les grands chefs (ministres généralement, ce sont eux qui empochent directement l’argent) et les petits chefs : députés/za3im, financés par ces ministres, faisant d’eux à leurs tours des obligés.

C’est cela, dessiné à grands traits, le clientélisme : le pillage des deniers publics par toute autorité à laquelle l’État confie un budget à dépenser, suivi de la redistribution, au moyen de circuits occultes, d’une partie du produit de ces larcins à la population docile, ce qui la maintient dans cet état de docilité.

Ce pays serait recouvert d’autoroutes, remplis d’hôpitaux, de centrales électriques, d’usines d’incinération de déchets, d’universités, etc. à ne plus savoir qu’en faire, si tout l’argent dépensé par l’État dans ce but n’avait pas tout simplement disparu sans laisser de traces.

LE POIDS DE LA RELIGION AU LIBAN

Il existe une autre anomalie dans mon registre d’état civil au Liban. Il y est inscrit que je suis Grec catholique. Cela signifie chrétien, catholique, de rite grec. Les autorités ne demandent pas aux parents venus déclarer une naissance un certificat de baptême avant d’inscrire cela ou quoi que ce soit d’équivalent si vous n’êtes pas chrétien. Chacun hérite de la confession de ses parents. Mes enfants sont Grecs-catholiques, alors même qu’ils n’ont reçu aucune éducation religieuse et qu’ils ne sont pas baptisés.

Moi-même, je suis athée. Mon appartenance à la communauté grecque catholique, que j’aime bien par ailleurs, est donc parfaitement fictive. Pourtant mon statut personnel, c’est-à-dire les lois qui régissent mon mariage et la manière dont mes enfants se partageront mes biens, si par extraordinaire je leur laissais quoi que ce soit au Liban, est réglé par les textes de ma communauté et non par les lois de la République.

En particulier, du fait que l’Église catholique n’autorise pas le divorce, les couples mariés dans l’un des rites catholiques représentés au Liban ne peuvent pas divorcer dans le pays.

Le système confessionnel qui sévit au Liban est un système de division. Il est construit autour de la répartition des fonctions électorales, gouvernementales et juridiques ainsi que des échelons supérieurs de la fonction publique entre les différentes confessions représentées au Liban. Il n’est pas à l’origine de la guerre civile (1975-1990), mais il l’a considérablement aggravée.

Au cours de cette guerre il y a eu des massacres de chrétiens par des musulmans et inversement, ainsi que des déplacements forcés de population, ayant pour objectif  de vider une région de ses chrétiens, musulmans ou druzes.

Aujourd’hui, la coexistence entre les confessions est redevenue paisible, si ce n’est la menace représentée par l’idéologie du Hezbollah – parti dominant le pays de facto – laquelle soutient l’idéal théocratique chiite, c’est-à-dire le règne du Guide Suprême qui se trouve être au pouvoir en Iran.

La révolution libanaise est décidée à mettre un terme à la division confessionnelle. Elle ne dit pas encore très clairement de quelle manière elle compte procéder, et n’indique la direction à prendre, se contentant pour l’instant de célébrer l’unité retrouvée des Libanais, ce qui n’est pas négligeable.

Dans toutes les manifestations, le seul drapeau brandi est le drapeau libanais. Il est d’ailleurs constamment déployé.

Notre hymne qui commence par : « Nous sommes tous pour la Patrie, pour les hauteurs, pour le drapeau », est constamment chanté. Ce n’est pas un signe de nationalisme étroit, du genre qui exclurait les non-Libanais, à l’instar des formes fascistes de nationalisme. C’est l’expression de la joie dans laquelle sont plongés les Libanais d’avoir découvert que leur identité commune c’est d’appartenir à un pays.

Cette identité les représente infiniment mieux et de manière infiniment plus réelle et authentique que celle d’appartenir à une confession religieuse, laquelle n’a plus beaucoup d’importance, en particulier chez nos jeunes.

Mais le phénomène religieux existe et il continuera à exister. Le religieux imprègne la société libanaise ainsi que l’ensemble des sociétés de la région du monde à laquelle le Liban appartient.

D’ailleurs, en dehors des situations pénibles que la religion catholique impose aux couples qu’elle a unis et qui désirent rompre cette union, la question de la variabilité du statut personnel en fonction de la confession n’est généralement pas perçue comme un problème par les Libanais. Elle le deviendra en raison des situations inextricables que les mariages mixtes de plus en plus nombreux annoncent. Mais ce n’est pas le problème d’aujourd’hui.

Toujours est-il que le remplacement du système confessionnel par un système qui reprendrait les règles de la laïcité à la française ne s’impose pas. Pour ma part, je pense même qu’un tel système n’est ni de nature à exprimer, ni de nature à préserver l’unité retrouvée des Libanais.

Cette forme de laïcité repose sur la tolérance : je respecte les croyances des autres, mais je ne les partage pas. En somme la tolérance affirme la différence et confirme la séparation. Elle ne dit rien sur la communauté de destin. Elle ne représente pas la passion qui habite chaque Libanais pour son pays, passion partagée par une large proportion des Libanais qui vivent aux quatre coins du monde depuis plusieurs générations.

Je tolère mon voisin. Le moyen de faire autrement, puisqu’il est là ? Mais le jour où il s’en ira, bon débarras !

NON, CE N’EST PAS CELA, ÊTRE LIBANAIS

Alors que faire ? Que dire ? Comment reconstruire ce pays dans le respect du bonheur d’avoir retrouvé ce voisin, d’avoir compris qu’il n’est pas un étranger, mais un frère ? Je crois, en tout cas, que c’est cela que nous devons inventer : des institutions qui rendent permanentes cet état d’esprit fraternel, lequel enthousiasme les rues du pays aujourd’hui, ainsi que les réseaux sociaux.

L’idée est que chacun comprenne et apprécie les croyances de l’autre. Chaque croyant est capable de parler de sa croyance dans ce qu’elle a de beau, de profond, d’authentiquement humain, universel, sage, bien et même utile. Il n’en parlera pas sur ce ton pour vous convaincre d’abandonner la vôtre au profit de la sienne. Il en parlera pour vous séduire. À votre tour vous parlerez de vos croyances sur le même ton.

« Voilà bien des idées de quelqu’un qui ne croit en rien », pourriez-vous rétorquer. « Pour nous croyants, c’est une autre histoire. Si j’ai raison, c’est que mon voisin a tort, dans la mesure où il ne croit pas la même chose que moi ».

Logique binaire qui ne correspond en rien aux réalités de la vie. S’il y avait un Dieu, croyez-vous qu’il serait d’accord pour que ses créatures se disputent en son nom ? Ces différentes religions ne sont que des variations sur un même thème. Chacun peut apprécier la mélodie que chante l’autre. C’est sur l’appréciation et non sur la séparation que nous devons reconstruire notre Liban.

CONCLUSION

Vous pourriez attendre de moi que j’indique maintenant les directions qui ont ma préférence, tant en ce qui concerne la loi électorale que la révision du système confessionnel. La Constitution du Liban prévoit l’abolition de ce dernier. Le gouvernement est supposé proposer un plan pour son abolition, dont le Constituant a eu la sagesse de penser qu’elle ne pourrait pas intervenir du jour au lendemain.

La première étape est que ce pays soit doté d’un gouvernement représentatif de la volonté générale. Pour cela, il faut organiser de nouvelles élections à l’Assemblée nationale, après avoir modifié la loi électorale. La rue a l’air de nous orienter vers une loi électorale dans laquelle le Liban serait une circonscription unique. Pourquoi pas ?

En tout cas, le chef du gouvernement nouvellement désigné a annoncé qu’il ne chercherait pas à raccourcir le mandat de l’Assemblée, contrairement à ce qu’il avait promis.

Beau début !

https://www.contrepoints.org/2020/02/11/364082-quelques-problemes-parmi-ceux-du-liban?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=a2ba64dbec-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-a2ba64dbec-114285433&mc_cid=a2ba64dbec&mc_eid=181a0d4636

La tempête sociale du 5 décembre : Macron nous invite « à prendre la mer »

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Décryptages » La tempête sociale du 5 décembre : Macron nous invite « à prendre la mer »POLITIQUE05 décembre 2019© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

ÇA VA FAIRE DES VAGUES…

La tempête sociale du 5 décembre : Macron nous invite « à prendre la mer »

Une grève massive et très suivie ? « Même pas peur », dit le président.AJOUTER AU CLASSEURLECTURE ZEN702Avec Benoît Rayski

On ne vantera jamais assez la souplesse du chef de l’État. Sa capacité d’adaptation aux circonstances force l’admiration. Il était hier aux Assises de la mer. Et, capitaine courageux, il s’est jeté à l’eau. Dans une allusion explicite à la grève du 5 décembre, il a exhorté les siens, les marins présents, la France toute entière « à prendre la mer », même par gros temps, en saluant le « courage » des marins qui ne craignent pas « de prendre des risques » face aux flots déchaînés.

Dans ses paraboles maritimes, il n’en a oublié aucune. Il a salué « l’esprit d’équipage ». Quelles que soient les dissensions, a dit Macron, nous sommes tous dans le même bateau et c’est ensemble que nous affronterons les vagues. Macron a un côté caméléon. Il épouse fidèlement les couleurs de ceux qui l’environnent. Aux Assises de la montagne, il serait venu avec un piolet et aurait salué l’audace du premier de cordée. Aux Assises du handicap, il serait arrivé en fauteuil roulant et il aurait dit « nous sommes tous debout ». Aux Assises de la banlieue, il se serait présenté en survêt avec une capuche sur la tête et un joint au bec.

Ce que Macron a oublié de dire, c’est que sur les bateaux se pose parfois la question du comportement du capitaine. Ce dernier est supposé tenir fermement la barre. Or, avec le président de la République, elle oscille dangereusement. Bâbord, tribord, le risque est grand : Fluctuat et mergitur…

Craignant le naufrage, l’équipage peut s’interroger sur le fonctionnement erratique de celui qui est le seul maître à bord. Et alors les marins sont tentés de l’inciter fermement à laisser le gouvernail entre des mains plus expertes. Macron devrait méditer sur les paroles d’une chanson de Renaud : « Ce n’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme ». Il lui faudrait aussi aller réfléchir devant un célèbre tableau de Géricault : Le Radeau de la Méduse.

P.S. : Normalement, le capitaine est réputé « seul maître après Dieu ». Mais Macron lui-même est un Dieu, même si ce n’est qu’un dieu grec. Il y a des moments où on peut trouver sympatrique la devise des anarchistes : « ni dieu, ni maître »

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L’expertise germanopratine

L’expertise germanopratine

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

   samedi 30 novembre 2019

   Forum

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L’expertise germanopratine

30 novembre 2019 – Il fut un temps dans la période d’après-guerre où les journalistes français avaient une connaissance solide, et même parfois brillante, des affaires internationales, notamment des relations avec les USA et de la situation US, de l’OTAN, etc. Cela vaut surtout pour le temps de la Guerre froide, essentiellement pour les années1950 et 1960 sans aucun doute.

(Mon explication pour cette période est qu’alors il n’était pas encore envisagée de boucler le savoir de toute chose en matière de relations extérieures et tout ce qui y affère en transférant la patate chaude au concept et aux instances remarquablement informées de “l’Europe”, éventuellement avec l’OTAN en mode de réhabilitation après les éclats gaullistes. Cette attitude aparut dès l’époque qui suivit [courant des années 1970], lorsque l’Europe devint un sujet inévitable dans tout ce qui concernait l’extérieur de soi, et effectivement le chroniqueur perdit toute souveraineté de jugement pour s’en remettre à une entité qui ne peut en avoir [de jugement], puisque privée de souveraineté.)

Aujourd’hui, le niveau d’ignorance, d’inculture, d’aveuglement saupoudrées d’arrogance et de certitude de soi est, chez ces mêmes journalistes français, spécialiste de tout et rudement-grassement payés, stupéfiant au-delà de tout. Cela se situe au sous-sol du Mordor et ça parle autour des talk-shows bavards des grands réseaux d’infos, avec une assurance à ne pas croire, une assurance “qui ose tout” comme disait Audiard.

Je me fais souvent cette sorte de remarques et me décide à vous en faire part après avoir entendu O.M. (on l’a reconnu), éditorialiste tous-terrains de LCI, ce matin autour de 09H10. O.M. éditorialisait sur “les faits de la semaine” et on lui proposait, en ricanant comme il convient dans ce cas, à-propos de cette crapule d’Erdogan qui vient de dire qu’en fait de « mort cérébrale » (l’OTAN selon Macron), ce serait plutôt Macron qui en souffre. (L’aimable propos a valu une convocation de l’ambassadeur turc au Quai d’Orsay. On s’occupe comme on peut.) Bien, – alors, que pense O.M. de la sortie du Calife Erdogan ?

En substance, il dit que le propos de Macron sur l’OTAN, qu’on l’approuve ou non, a au moins du bon en mettant les choses à nue. Ainsi en est-il d’Erdogan qui est ainsi mis sur la sellette (à partir de son incursion en Syrie qui est la cause tout ce qu’il y a de plus apparent-simulacre du jugement de Macron sur l’OTAN) et dont on découvre, nous révèle O.M., “qu’il met l’OTAN en danger en achetant des systèmes de missiles russes anti-aériens” ; et même, – écoutez cela, la traîtrise n’a plus de bornes, – “qu’il a permis à des techniciens russes de venir en Turquie pour espionner avec leurs systèmes ainsi mis en place les secrets des avions américains dont les Turcs sont équipés”. Ainsi O.M. implique-t-il, par raisonnements en cascade, que la sortie de Macron contre l’OTAN (l’affaire terrible de la « mort cérébrale ») avait en vérité pour but de défendre les secrets du F-35.

Est-il bien utile de passer en revue les sottises innombrables dont est marquée cette intervention, du “danger” que les S-400 font courir à l’OTAN (de même que les S-300 dont les Grecs sont équipés depuis nombrecd’années ?), de l’“espionnage” que des Russes déguisés en S-400 vont effectuer sur les nombreux F-35 dont la Force Aérienne turque n’est pas encore équipée, qui font l’objet d’un marchandage grotesque au point qu’on ne sait s’ils seront livrés, qui sont d’ailleurs et d’ores et déjà largement “calibrés” et “éclairés” par les Russes et les Chinois lorsqu’il leur arrive de voler, etc… C’est donc cela qu’un chroniqueur-vedette arrive à nous sortir de la déclaration Macron sur l’OTAN, répétée à plusieurs reprises : démasquer un complot russo-turque pour saboter l’OTAN alors qu’elle est faite pour tenter d’être quitte de l’OTAN et tenter de se rapprocher décisivement des Russes. Non seulement on dit des sornettes déguisées en sottises, ou le contraire, en abordant un simulacre hors-sujet et complètement annexe farci de ragots de salon, mais on en sous-entend suffisamment pour en laisser conclure comme explication d’un tel acte (la déclaration de Macron) le contraire de ce qu’il prétend tenter.

Que vaut donc O.M. dans cette aventure ? Répond-il à la définition de  Pilger sur les journalistes post-modernes (malgré son âge respectable qui laisse à penser qu’il exerça avant l’arrivée du “nouveau monde”, mais la mémoire d’une cervelle d’oiseau ne suffit pas) :

« Aujourd’hui, les vrais francs-tireurs sont redondants dans les médias grand public. Les relations publiques du Corporate Power sont la force dominante du journalisme moderne. Regardez la façon dont les nouvelles sont écrites : presque rien ne répond à la juste réalité. J’ai écrit pendant de nombreuses années pour le Guardian ; mon dernier article date d’il y a cinq ans, après quoi j’ai reçu un appel téléphonique. J’ai été liquidé, ainsi que d’autres écrivains indépendants. Le Guardian promeut maintenant la fiction sur la Russie d’une façon obsessionnelle, les intérêts des services de renseignements britanniques, d’Israël, du Parti démocrate américain, les narrative de la théorie des genres si chère aux bourgeois et une vision très satisfaite de lui-même. »

Même pas vraiment… Je crois que c’est lui faire trop d’honneur que de croire qu’il “obéit” à des ordres ; l’autocensure, d’une part, suffit à la besogne ; mais surtout et d’autre part, cette longue et rapide descente dans la servilité absolument-volontaire rend de plus en plus stupide, et bientôt enchaîné au  déterminisme-narrativiste (narrative de départ : “les Russes sont les vilains”) qui les mène tous par le bout du nez sans qu’ils n’y voient goutte, alignant les sornettes-sottises sans même songer à les évaluer, comme des robots lobotomisés-zombistropiés.

C’est à mon avis une très grande faiblesse d’avoir, comme ça, les grands noms des plateaux se lancer dans des racailleries de la sorte, – une très grande faiblesse pour le Système, le Corporate Power, les 1% et toute cette clique. Je veux dire qu’écoutant O.M., ses approximations, cette évidence qui suintait de toutes ses paroles assez molles et sans conviction qu’il parlait manifestement de quelque chose à propos de quoi il ne pouvait rien ni entendre ni comprendre, qui même ne l’intéressait pas une seconde, en l’écoutant et en l’entendant de la sorte le doute s’installe dans votre oreille et vous vous dites : “Ce type, finalement, dit n’importe quoi”. C’est exactement cela, et il est payé assez haut pour cela, car ce n’est pas une spécialité si commune d’arriver à dire n’importe quoi sans se demander si l’on n’est pas en train de dire n’importe quoi…

Ainsi, John Pilgen, en est-il du journalisme assermenté aujourd’hui ; de la volaille de basse-cour qui vous pond des œufs carrés en bêlant comme un mouton du Sieur Panurge que la chose est importante.

https://www.dedefensa.org/article/lexpertise-germanopratine