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Le Venezuela et la guerre de l’empire contre les Peuples: les vautours du «fracking»

Le Venezuela et la guerre de l’empire contre les Peuples: les vautours du «fracking»

 

 

L’objectif annoncé des vautours est de venir en « aide humanitaire urgente aux victimes du socialisme chaviste » et d’appliquer massivement dans le sol de la République bolivarienne la technique d’exploitation pétrolière connue sous le terme de « fracking » ». Il s’agit là d’une ancienne et prédatrice méthode d’exploitation d’hydrocarbures qui « optimise » le séchage plus ou moins efficace des réservoirs par le « simple fait » d’injecter des millions de litres d’eau à haute pression. Cela provoque la pénurie d’eau potable accessible aux populations. Il est primordial de préciser qu’à cette eau est mélangée plus d’une centaine de produits chimiques, dont l’acide chlorhydrique et autres substances cancérigènes, qui finiront tôt ou tard dans les aquifères/nappes phréatiques, empoisonnant les captations d’eau des villes et villages.

Reçus à bras ouverts, notamment par les gouvernements limitrophes de Jair Bolsonaro au Brésil et de Iván Duque Márquez en Colombie, les géants de l’exploration pétrolière n’en peuvent plus d’impatience. Déjà présents pour la plupart sur le territoire vénézuélien, ils sont contrariés par la campagne de Nicolás Maduro, lancée en 2015, contre les méthodes prédatrices de fracturation hydraulique. Celle-ci les empêche jusqu’à présent de mener « librement » leurs opérations. Cette technique est aussi connue sous le nom de « extraction de gaz et pétrole de schiste par fracturation hydraulique » ou « fracking » en anglais -que je traduirais par viol de la Terre.

L’objectif annoncé des vautours est de venir en « aide humanitaire urgente aux victimes du socialisme chaviste et d’appliquer massivement dans le sol de la République bolivarienne la technique du « fracking » » -autant dire une méthode assassine ! Il s’agit là d’une ancienne et prédatrice méthode d’exploitation d’hydrocarbures qui « optimise » le séchage plus ou moins efficace des réservoirs par le « simple fait » d’injecter des millions de litres d’eau à haute pression. Cela provoque la pénurie d’eau potable accessible aux populations. Il est primordial de préciser qu’à cette eau est mélangée plus d’une centaine de produits chimiques, dont l’acide chlorhydrique et autres substances cancérigènes, qui finiront tôt ou tard dans les aquifères/nappes phréatiques, empoisonnant les captations d’eau des villes et villages.

La méthode utilise un début de forage vertical ou conventionnel, de profondeur variable jusqu’à 2 km, auquel est appliqué au niveau du réservoir une déviation importante du puits, devenant en ce point –kick off point ou point de départ- un puits horizontal ou non conventionnel, foré jusqu’à 3 km de long. Le contact à l’horizontal avec les formations géologiques huilières est fortement allongé par rapport à la méthode conventionnelle -normalement sur des roches poreuses-, mais comme la roche réservoir est ici plus compacte, elle a besoin d’être fracturée sur plusieurs interventions dans toute sa longueur. Pour rendre l’extraction possible, beaucoup plus de puits sont nécessaires, ce qui signifie l’application d’un grand nombre d’injections chimiques.

L’extérieur des tuyauteries du puits est injecté et revêtu de ciment. Pour créer un contact des tuyaux avec la roche productive à fracturer, il faut déflagrer des charges explosives au bout du puits. Les industriels clament la propreté de la méthode arguant le puits entouré par du ciment, mais ce n’est cependant la réalité dans la zone productive, cible des explosifs et du « fracking » où des failles et autres discontinuités géologiques peuvent emmener les produits de la fracturation et contaminer les nappes d’eau souterraines. De plus, le revêtement du puits en ciment n’est sûrement pas éternel, ce qui engendrera des contaminations plus importantes à moyen et/ou à long terme. L’erreur humaine lors d’opérations si complexes techniquement n’est jamais improbable.

Dans le processus de fracturation des roches, une partie piégée du gaz -le méthane, CH4- finit par s’échapper dans l’atmosphère. Alors qu’en France l’agriculture/sylviculture est la principale responsable des émissions de ce puissant gaz à effet de serre -25 fois plus puissant que le CO2-, les scientifiques ont commencé à réaliser l’énorme sous-estimation planétaire d’émissions de méthane en provenance des puits de pétrole et de gaz de schiste.

Graphique 1 – Concentration atmosphérique de CH4 en parties par milliard (ppb)

S’ajoutent les réactions des composants acides avec les roches carbonatées qui produisent du CO2 -dioxyde de carbone-, tout cela en amont du raffinage et de la combustion finale d’hydrocarbures dans nos industries, nos voitures.

-Bonjour la lutte contre le réchauffement climatique. Merci à l’empire de ce beau cadeau, une sorte de legs aux générations futures -une multitude de poisons répandus dans l’atmosphère, la mer, les rivières, le sol et un changement mortifère du climat assuré.

Quand Emmanuel Macron et une bonne partie des pays de l’UE valident un usurpateur  comme Juan Guaidó dans une posture suiviste de Donald Trump -président du pays siège de la majorité des entreprises prédatrices usagères du « fracking » à grande échelle-, ce sont les techniques de fracturation hydraulique qu’ils valident et tous les graves inconvénients, empoisonnements qui en découlent.

Le poids et l’influence des groupes pétroliers sur les gouvernements du vieux continent sont si forts que ces derniers se plient volontairement sous un honteux asservissement à ces entreprises massacreuses sans scrupules. Et ne croyez pas que les vampires ne vont revenir à la charge en France pour nous aider à devenir « producteurs de malheur = gaz de schiste ». L’argumentation se revêt constamment de points exclusivement positifs, taisant détériorations, dégradations et saccages cependant systématiquement induits : créer des emplois, faire croître l’investissement, l’autonomie énergétique… stop à ce baratin ! Halte à la destruction de notre unique, singulière et bien aimée planète Terre !

L’impact du « fracking » à la base de l’actuelle crise vénézuélienne

La production de pétrole de l’Arabie saoudite est, depuis quelques années, étirée à sa limite maximale. Afin de baisser les cours pétrolifères les États-Unis d’Amérique ont décidé en 2011, à la suite des printemps arabes, d’envahir les marchés avec leur propre production, celle des réserves stratégiques -à grande profondeur, dans les roches-mères à huile, plus compactes, seulement exploitables par fracturation hydraulique. Les USA sont aujourd’hui premier producteur mondial de brut, surpassant la Russie et l’Arabie saoudite avec environ 12 millions de barils par jour. Ils sont aussi tout en haut de la liste pour le gaz naturel avec 734 milliards de mètres cubes -m³- en 2017.

Graphique 2 – La production s’envole, la planète crève

Les responsables des politiques US ont ainsi fait usage de cette arme de destruction massive environnementale au détriment de la santé de leurs concitoyens [1][2]. Inonder les marchés avec leur production permet aujourd’hui d’imposer l’interdiction d’achat du pétrole iranien et de fragiliser les pays qui dépendent de la vente de brut.

Graphique 3 – Tight oil = shale oil = pétrole « serré » de schiste

L’objectif ultime de cette méthode correspond à déstabiliser un maximum de pays à potentiel pétrolifère avec des guerres, la mise en place de gouvernements ultra-libéraux et diffuser le pillage partout. La chute des cours a été multifactorielle -ralentissement de l’économie chinoise, accès aux marchés du pétrole iranien en 2016- mais elle se doit surtout à l’augmentation de la production nord-américaine.

Graphique 4 –L’arme de destruction massive -le « fracking »- et la chute des cours du brut

Comme conséquence nous avons constaté la dégringolade des économies brésilienne et vénézuélienne, qui ont entraîné le coup d’État au Brésil contre Dilma Rousseff en 2015/2016 et le début des problèmes économiques du gouvernement de Nicolás Maduro en 2013/2015, exacerbés par le sabotage généralisé des impérialistes occidentaux [3]. Certains oseraient prétendre ce fait fortuit : il s’agit des deux États qui consacraient le plus de recettes pétrolières à des mesures sociales, contre la pauvreté et pour l’accès de tous à une vie digne.

L’exemple « vautouresque » du pillage de l’Angola

En tant qu’ex-géologue diagraphiste et ex-ingénieur de données de forage, je vais essayer de résumer nos actes à Cabinda, sur plateforme en mer profonde (426 m) dans le bloc 14 -mon chez moi de 2006 à 2008. L’enclave de Cabinda -entre la République Démocratique du Congo et le Congo Brazzaville- est responsable de plus de 50 % des exportations angolaises de pétrole. La production de brut en Angola avoisine 1,5 million de barils par jour.

Vue aérienne de l’enclave de Cabinda, Angola

Le consortium CABGOC -détenu par l’américain Chevron + les partenaires européens Total + Eni + Galp + l’angolais étatique Sonangol- contrôle les opérations d’extraction pétrolière à Cabinda. Je décris ici une fraction infime des opérations sur le bloc 14.

CABGOC -Cabinda Gulf Oil Company- a foré une série de puits conventionnels à 90 km de la côte angolaise dans le bassin du Congo. Au centre de cette multitude de puits, ils ont construit en 2006 une méga plateforme collectrice -« CPT » ou « Compliant Piled Tower », un investissement de 2,2 milliards de dollars-, qui pompe et dégaze les hydrocarbures produits par tous ces puits.

On forait souvent des « puits injecteurs » autour de chaque puits producteur afin de maintenir un différentiel de pression dans le champ et ainsi s’assurer que l’or noir se « dirige » dans les puits producteurs. Si à la fin de la stabilisation d’un puits producteur, sa mise en production ne fournissait pas de débit, alors à ce stade on voyait arriver les représentants d’Halliburton avec leur bateau-container -le « Frac boat »- qui pompaient vers l’intérieur du puits une solution fluide à base d’acide chlorhydrique et toute une panoplie de produits chimiques prêts pour la suite, déjà sur place, gérés par la compagnie des fluides/boues de forage.

Le « Frac boat » avant le « Frac job« , Bassin du Congo, Cabinda, Angola

Cette soupe fluide acide/toxique incorporait une espèce de billes de sable -« proppants », « agents de soutènement » en français- permettant de maintenir ouvertes les micro-fractures de la roche réservoir, créées par l’injection acide à haute pression, amenant le fluide carboné piégé dans la roche à fluer dans le puits -dans le mélange gaz/huile, à grande profondeur/haute pression plusieurs composantes de la fraction gazeuse sont à l’état liquide.

Mon poste consistait à aider à monitorer les opérations de forage dans leur ensemble. C’est à ce stade que j’ai compris être complice d’opérations de fracturation hydraulique acide. Et il en est ainsi sans cesse, d’un puits vers un autre, pour obtenir le maintien de production à un certain niveau et bien « presser » le réservoir jusqu’à la dernière goutte exploitable. Le pétrole était contenu dans des roches sableuses, poreuses et donc, théoriquement, non cibles de « fracking ». Question pertinente, piste pour d’autres travaux d’investigation : les grands « majors » pétroliers sont-ils aujourd’hui en train d’utiliser cette méthode dans tous les champs pétrolifères planétaires ?… !

La merveilleuse Cabinda : terre tropicale, Peuple généreux, terre de misère

Souvent, les ouvriers de Cabinda -les « Cabindas »- m’approchaient et commentaient : « C’est quand même fou, il n’y a pas si longtemps qu’on a foré ce puits et il faut déjà intervenir pour le nettoyer ». Ce n’était pas du nettoyage de puits qu’on effectuait, mais du pressage de réservoir à coup d’acide ! J’ai ainsi réalisé l’incompréhension des ouvriers locaux de la réelle nature de nos actes. Verrouiller le savoir c’est aussi maintenir la population dans l’ignorance et loin des sentiments légitimes de révolte.

Régulièrement, d’autres épisodes de fuites diverses, souillant immanquablement les zones côtières, étaient relatés par les « Cabindas », qui se plaignaient de la qualité ou du manque de poissons, ne pouvant plus pêcher ni nourrir leur famille [4].

J’entendais souvent au téléphone interne de la plateforme le mot « overboard » -« par-dessus bord »- et ce n’était pas que de l’eau que l’on jetait…

Les navires pétroliers arrivaient directement des USA à un grand bateau d’emmagasinement « FPSO » -une plateforme de stockage et dégazage d’hydrocarbures voisine de la méga tour « CPT »- et repartaient dans un ballet frénétiquement incessant de vaisseaux. La « CPT », nommée « BBLT » -Benguela, Belize, Lobito, Tomboco, homonymes de quatre villes angolaises- était constituée d’une tour de dégazage qui produisait une flamme gigantesque ne s’interrompant jamais. La structure mesure 512 mètres du fond marin à la pointe de la tour de forage.

La tour BBLT et le dégazage permanent

Les vautours se fichaient royalement de ces obscènes quantités de gaz brûlé -alors que les Angolais en campagne n’ont même pas de gaz pour cuisiner leurs aliments-, ils n’étaient là que pour le pétrole à raffiner sur le sol américain et ensuite permettre le plein des méga-voitures hyper voraces en essence, destinées aux méga-embouteillages qui noircissent le ciel nord-américain et font exploser en stress les mères et pères qui passent une bonne partie de leur temps dans ces enfers démesurés -les bouchons- au lieu de vivre du bon temps avec leurs enfants en famille.

Quid du désastre environnemental et tous ces produits acides, cancérigènes répandus dans la mer/nature. Quid du réchauffement climatique et le « gaz-pillage » ! J’ai honte d’avoir participé à ça !

L’empire du « fracking » se répand

Alors imaginons cette méthode à terre. Cela se déroule en ce moment en Colombie malgré une forte opposition populaire [articles bientôt sur Investig’Action], en Argentine -Patagonie le « eldorado du fracking » pour Total, Shell, Exxon à « Vaca Muerta » [5]-, en Pologne -le premier producteur de gaz de schiste en Europe-, en Angleterre -alors qu’en Écosse se déroule une polémique juridico-politique autour de ce sujet [6]-, aux Pays-Bas, en Hongrie, en Autriche, et partout où la démocratie cède au capital néolibéral.

Un projet au Portugal risque de voir le jour dans un an, au détriment de la loi qui interdit l’exploration et la production non-conventionnelles. L’entreprise « Australis Oil & Gas » dont un des multiples actionnaires est la banque JP Morgan, dispose d’une année pour présenter une étude d’impact environnemental et a déjà commencé à déployer une campagne de désinformation chez les Lusitaniens.

En France les lobbies pétroliers, toujours très actifs, n’ont pas perdu de vue le Bassin de Paris, le Sud-Est, les Cévennes, Cahors, etc. La loi interdit actuellement l’usage de cette technique en France où personne n’est choqué d’importer du pétrole et du gaz de schiste américains [7].

Le géant de la pétrochimie Ineos -au centre de la polémique écossaise-, propriété du capitaliste le plus riche du Royaume-Uni -Jim Ratcliffe- va investir 3 milliards d’euros dans la création d’un site industriel sur le port d’Anvers en Belgique, qui sera approvisionné principalement par du gaz de schiste [8]. Les russes Gazprom et les norvégiens Statoil exploitent des gisements aux USA en utilisant la fracturation hydraulique. La Chine avec les premières réserves mondiales de gaz de schiste au monde -31 500 milliards de m³-, entre dans la course du « fracking ». Le site de Sud-Sichuan dans le Sud-Ouest chinois a produit en 2018 autour de 4,2 milliards de m³ de gaz.

Y aurait-il une lueur d’espoir quelque part dans le monde ?

Le Peuple, toujours le Peuple ! Il n’y a que lui pour stopper le désastre environnemental annoncé. L’information est et sera la clé vertueuse de la légitime volonté populaire. Il faut croire que les symboles qui représentent le combat environnemental, comme la jeune suédoise Greta Thunberg [9]et le combat social révolutionnaire du mouvement français des Gilets Jaunes [10][11], soient l’étincèle qui donnera naissance à une nouvelle société juste et digne.

Pour une vie saine, stoppons les vautours du « fracking » !

Paulo Correia

 

Cet article a été d’abord publié par Investig’Action.net, le 27 avril 2019. Il paraîtra également sur Journal de Notre Amérique en mai 2019

 

Références :

Données du graphique 1 : https://www.eea.europa.eu/data-and-maps/indicators/atmospheric-greenhouse-gas-concentrations-6/assessment

Données des graphiques 2, 3, 4 : https://www.eia.gov/

Notes:

[1]-https://www.bbc.com/news/science-environment-39032748

[2]-https://www.commondreams.org/news/2011/12/01/what-killed-dunkard-creek-residents-pennsylvania-and-west-virginia-say-fracking

[3]-https://www.investigaction.net/fr/comprendre-le-blocus-contre-le-venezuela-2e-partie-les-faits/

[4]-http://pt.rfi.fr/angola/20171117-angola-chevron-em-tribunal-por-derrame-em-cabinda

[5]-http://www.opsur.org.ar/blog/2019/03/04/en-argentine-la-patagonie-est-le-nouvel-eldorado-du-gaz-de-schiste/

[6]-https://www.bbc.com/news/uk-scotland-scotland-politics-47709231

[7]-https://www.bastamag.net/Mauvaise-nouvelle-pour-le-climat-la-France-commence-a-importer-du-gaz-de

[8]-https://www.lecho.be/entreprises/chimie/sans-le-gaz-de-schiste-nous-ne-pourrions-pas-investir-3-milliards-a-anvers-ineos/10087660.html

[9]-https://www.investigaction.net/fr/vous-les-adultes-vous-chiez-sur-notre-avenir-portrait-de-greta-thunberg/

[10]-https://www.investigaction.net/fr/gilets-jaunes-la-revolution-davril/

[11]-https://www.investigaction.net/fr/tous-au-rond-point/

 

 

Paulo Correia est musicien, ex-géologue pétrolier et collaborateur de la rédaction au Journal Notre Amérique (Investig’Action). Il co-anime avec ses chroniques d’opinion le blog « Ideia perigosa – Idée dangereuse » . Photos du chroniqueur.

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Photos : Lancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu

Photos : Lancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 05/04/2019 14:14

Le train de fret arrivera à Chengdu dans quinze jours, en traversant l’Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan. – Photo : Zheng Huanso.

Lancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu dans une gare de chargement à DudelangeLancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu dans une gare de chargement à Dudelange, au Luxembourg, le 4 avril 2019

Lancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu dans une gare de chargement à Dudelange

Lancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu dans une gare de chargement à Dudelange

Lancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu dans une gare de chargement à Dudelange

Lancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu dans une gare de chargement à Dudelange

Lancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu dans une gare de chargement à Dudelange

Lancement du premier train de fret Luxembourg-Chengdu dans une gare de chargement à Dudelange

https://chine.in/actualite/photos-lancement-premier-train-fret_118176.html

Un sous-marin portugais en Méditerranée

Un sous-marin portugais en Méditerranée

(B2) Le sous-marin portugais Trident a pris la mer lundi (18 mars) pour rejoindre l’opération maritime européenne EUNAVFOR Sophia de lutte contre les trafics de migrants

Une mission : la collecte d’informations sur les trafiquants

Le navire devrait rester deux mois sur zone, avec une mission principale : la collecte d’informations. Celles-ci seront partagées « avec les autorités régionales responsables du sauvetage en mer, en vue d’identifier les navires surpeuplés de migrants », les passeurs et leurs commanditaires. L’objectif est de « contribuer ainsi à la diminution du risque de perte de vies humaines dans la région » indique la marine portugaise.

Une contribution à Sea Guardian

Le ‘Trident’ va aussi apporter son soutien à l’opération ‘Sea Guardian‘ de l’OTAN, en mettant à disposition ses capacités et ses systèmes de collecte d’informations dans le domaine de la connaissance de la situation maritime dans la région méditerranéenne, qui seront partagés avec la structure de commandement de l’Alliance.

Une femme à bord

Parmi les 36 militaires, une femme. C’est la première fois qu’un submersible portugais embarque une femme au sein de son équipage, annonce l’état-major des forces armées portugaises.

Un outil bien discret

(commentaire) Ce n’est pas la première fois en revanche qu’un sous-marin est employé dans l’opération Sophia. Récemment, un sous-marin grec avait été utilisé. Et des sous-marins français ou italien ont aussi été activés dans le passé. Le côté discret, insoupçonnable, de ce navire permet d’assurer une surveillance tout azimut de la côte libyenne et des alentours, pour observer les différents trafics et mouvements militaires — le trafic des êtres humains n’est pas souvent le seul objectif des sous-mariniers.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

© B2 / Bruxelles2. Vous désirez approfondir, bénéficier de décryptages complets, d’informations plus exclusives… Continuez votre lecture sur B2 Pro. C’est aussi le meilleur moyen de soutenir ce blog et d’en permettre sa pérennité. Nicolas Gros-Verheyde, diplômé en droit européen à l’université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 – Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l’IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

L’Italie courtise la Chine est un coup de maître du chaos

L’Italie courtise la Chine est un coup de maître du chaos

La visite du Premier ministre chinois Xi Jinping en Italie la semaine prochaine rendra presque tout le monde nerveux. La récente déclaration du chef du Mouvement des cinq étoiles, Luigi Di Maio, sur le fait que son pays est prêt à signer un mémorandum d’accord avec la Chine dans le cadre de la ambitieuse initiative de ceintures et de routes de la Chine, a déclenché une série de réactions de Donald Trump à Angela Merkel Le partenaire de la coalition de Maio, le chef de Lega, Matteo Salvini.

Mais, ne laissez pas le wrapper vous tromper à ce sujet. L’annonce de Di Maio Je ne pense pas que ce soit un aveugle, comme le suggère cet article de Reuters, autant que Merkel et Trump.

Bien que Geraci soit membre de la Ligue, le groupe a semblé aveugle lorsque la nouvelle d’un accord imminent a été annoncée la semaine dernière, le chef du parti Matteo Salvini mettant en garde contre la « colonisation » de l’Italie par la Chine. 
« Nous sommes en train de l’examiner », a déclaré jeudi Salvini, qui est vice-Premier ministre adjoint à Di Maio. « Avant de permettre à quelqu’un d’investir dans les ports de Trieste ou de Gênes, j’y penserais pas une fois, mais cent fois. »

En réalité, cette annonce est une initiative intelligente de Di Maio. Cela met Salvini un peu sur la défensive qui a récemment donné le ton à la coalition. Salvini a besoin de Trump de son bon côté pour l’aider à affronter Merkel et l’Union européenne.

Comme je l’ai mentionné dans un article récent, Merkel tente de jouer dur avec Trump sur les questions d’énergie en défendant le pipeline Nordstream 2 de l’agression américaine, afin de changer l’état de la géopolitique au sein du conseil d’administration.

Il est clair pour moi maintenant que les priorités de Merkel pour ce qui reste de son mandat sont les suivantes: 
1. Tracer une voie indépendante pour la politique étrangère de l’UE depuis les États-Unis par la création d’une armée de l’UE, évitant ainsi le besoin de l’OTAN et … 
2. Mettre fin à l’occupation américaine de l’Allemagne. 
3. Assurer l’avenir énergétique de l’Allemagne, qui assure également son avenir politique en tant que dirigeant de l’Union européenne, en assemblant le continent avec les artères énergétiques russes – Nordstream 2, Turkstream. 
4. Gérer l’abandon de l’OTAN en tant que force de contrôle dans les relations entre l’Europe et la Russie, qui ne sert pas les objectifs à long terme de l’Europe.

Ceci alors que Trump et Xi sont profondément enracinés dans un accord commercial dont le monde entier est préoccupé par le résultat. Astuce: Trump va se coucher.

L’ UE vient de différer ses discussions avec les États-Unis sur le même sujet , sans donner d’avis sur l’opportunité de rouvrir les négociations commerciales avec les États-Unis.

Lors d’un vote confus, le Parlement européen a adopté à une faible majorité une série d’amendements contre le début des négociations, mais a ensuite rejeté sa propre résolution sur le sujet, ce qui signifie qu’il n’a en réalité pas été pris en compte. 
La résolution n’aurait pas été contraignante, mais le Parlement devra approuver tout accord conclu et les gouvernements de l’UE ont déclaré qu’ils souhaitaient connaître le point de vue des législateurs avant de prendre une décision.

Parce que tout ce qui concerne l’UE est parfaitement clair un jour normal, n’est-ce pas?

Aujourd’hui, Di Maio entre et participe à une réunion importante avec Xi, à la recherche de milliards d’investissements chinois pour relancer les perspectives économiques de l’Italie.

Trump est déjà apoplectique par rapport à Nordstream 2 et menace de sanctionner certaines des plus grandes entreprises du monde pour leur participation au projet. Mais, ce navire a principalement navigué. Le pipeline est achevé à plus de 70%.

Tout ce que les États-Unis peuvent faire maintenant, c’est que le Parlement européen arrête le gazoduc qui achemine du gaz, gaspillant 11 milliards d’euros pour la construction de ce projet. Comme avec le Brexit ou la Crimée, il arrive un moment où les opposants à quelque chose dans le monde qu’ils n’aiment pas doivent être acceptés de facto.

Malheureusement, les aliénés qui pensent diriger le monde n’abandonneront pas tant qu’il y aura des avocats à déployer pour compliquer les choses.

C’est pourquoi j’aime le déménagement de Di Maio ici. Trump est engagé dans une guerre commerciale avec la Chine tout en se plaignant amèrement de l’Europe faisant des affaires avec la Russie. Il les menace même avec un projet de loi pour le logement de nos troupes que nous ne voulons pas supprimer.

Selon Di Maio, l’Italie conviendrait parfaitement au projet routier et routier de la Chine, que les États-Unis minent activement dans toute l’Asie et le Moyen-Orient.

En même temps, il fait un pied de nez à Merkel qui ne veut pas que l’Italie se sente investie d’un pouvoir à quelque niveau que ce soit alors qu’elle entre dans la saison des élections parlementaires européennes. Les eurosceptiques pourraient prendre jusqu’à un tiers des sièges, même sans un contingent britannique pris en otages.

De plus, Merkel tente toujours de parler avec les États-Unis des deux côtés de sa bouche:

Restez ferme sur Nordstream 2, essayez de sauver le JCPOA, d’une part, mais soutenez l’opération imbécile de changement de régime américain au Venezuela pour apaiser Trump.

C’est une déclaration d’indépendance forte de la part de l’Italie, qui rejoint la Hongrie, la Pologne, la Grèce et le Portugal, qui ont tous signé un protocole d’accord avec la Chine. Et ce n’est pas comme si la Hongrie et la Pologne figuraient en bonne place sur la liste des cartes de Noël de Merkel. Tous deux traitent de procédures au titre de l’article 7 pour les priver de leurs droits de vote de l’Union

Sous tous les angles, il jette un voile sur la scène internationale tout en faisant de la bonne politique sur le plan intérieur. Si Xi quitte Rome sans passer par un accord, cela ne signifie pas nécessairement que l’Italie cède aux pressions extérieures de Trump ou de Merkel, cela pourrait au moins indiquer que Xi a simplement demandé plus que ce que l’Italie était disposée à donner à ce stade.

Et les deux parties ont réalisé qu’elles étaient utilisées par l’autre comme moyen de pression auprès des personnes absentes. Quoi qu’il en soit, le fait que Xi vienne à Rome et rencontre ces étrangers de l’UE soit une excellente déclaration de ce que la Chine sait que le jeu impérial Merkel and the Gang à Bruxelles joue à long terme.


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Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

Avec la Finlande, 10 pays rejoignent l’initiative européenne d’intervention militaire

La Finlande a rejoint le projet d’Europe de la défense porté par Emmanuel Macron.

Réunis mercredi à Paris, les neuf ministres de la défense des pays membres de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) ont entériné l’adhésion de la Finlande. L’objectif du groupe est de promouvoir l’autonomie militaire de l’Europe.

Et de 10. Le projet d’Europe de la défense porté par le Président français prend de l’ampleur avec l’entrée de la Finlande dans le cercle. La nouvelle, dans les tuyaux depuis la visite d’Emmanuel à Helsinki le 30 août, a été rendue officielle mercredi, lors d’une réunion entre ministres de la défense des pays adhérents.

Cette réunion a été la première du genre depuis le lancement de l’IEI, le 25 juin. L’ordre du jour entre les neuf représentants de la Défense de leur pays (France, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Estonie, Portugal et Royaume-Uni), outre d’accueillir le nouveau membre, s’est porté sur la définition des orientations politiques pour les travaux à venir.

Neuf pays se retrouvent pour faire avancer l’Europe de la défense

Les neuf pays signataires de l’Initiative européenne d’intervention se retrouvent pour la première fois à Paris pour donner un contour concret à ce projet censé muscler l’Europe de la défense. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Dès vendredi, les état-majors concernés vont se réunir dans le cadre des Discussions stratégiques militaires européennes (Mest, en anglais). Cela constituera les premières vraies discussions militaires de l’IEI.

Le matin même, Emmanuel Macron avait appelé à la création « d’une vraie armée européenne ». La coopération structurée permanente, ou PESCO, déjà adoptée par l’UE, fournit un premier cadre de coopération, dans laquelle s’inscrit l’initiative d’intervention militaire à 10. La France, qui souhaite aller plus loin dans la coopération, représente l’armée la plus développée des 27 après la sortie de l’UE du Royaume-Uni.

 

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/avec-la-finlande-10-pays-rejoignent-linitiative-europeenne-dintervention-militaire/

 

Les pays qui n’ont pas rejoint le flashmob d’expulsions de diplomates russes

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Les pays qui n’ont pas rejoint le flashmob d’expulsions de diplomates russes

© Sputnik. Oleg Lastochkin

International

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Affaire Skripal (106)
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Cette semaine, plus de vingt pays dont de nombreux états membres de l’UE ont annoncé l’expulsion de diplomates russes dans le cadre de l’affaire Skripal. Toutefois, il y a des pays qui n’ont pas rejoint ce flashmob qualifié par Moscou de provocation.

Lancée par le Royaume-Uni, la campagne d’expulsions de diplomates russes à la suite de l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal au Royaume-Uni dure depuis deux jours. Certains pays se sont prononcés contre cette méthode de communication avec la Russie ou se sont abstenus.Autriche

Vienne a pris la décision de ne pas procéder à des expulsions. Le chancelier Sebastian Kurz a noté que l’Autriche était un pays neutre et souhaitait dialoguer avec la Russie.

«Il faut poursuivre le dialogue surtout en ces temps difficiles. L’expulsion des diplomates doit être décidée par chaque État au niveau bilatéral. Les pays de l’UE ont pris des décisions différentes. Nous avons décidé de ne pas prendre cette mesure», a déclaré mardi la ministre autrichienne des Affaires étrangères Karin Kneissl sur les ondes de radio Ö1.

Slovénie

La Slovénie s’est prononcée contre l’expulsion de membres des missions diplomatiques russes.

«Le Premier ministre par intérim Miro Cerar a déclaré que Ljubljana n’expulserait aucun diplomate et ne prendra pas d’autres mesures» dans le cadre de l’affaire Skripal, a annoncé lundi le site Delo.

Slovaquie

Le ministère slovaque des Affaires étrangères a convoqué mardi l’ambassadeur de Russie Alexeï Fedotov pour lui annoncer que Bratislava n’avait pas l’intention d’expulser des diplomates avant la fin de l’enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal.

«Nos partenaires slovaques ont déclaré qu’ils agissaient dans un esprit de solidarité européenne, mais qu’ils n’allaient pas prendre de mesures concrètes avant la fin de l’enquête», a indiqué un représentant de l’ambassade de Russie en Slovaquie.

Luxembourg

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise Jean Asselborn a annoncé mardi que son pays n’expulserait pas de diplomates russes.

​«En ce qui concerne le Luxembourg, nous comptons un nombre très limité de diplomates russes et, malgré tous nos efforts, on ne peut pas prouver qu’un espion ou une personne travaille contre les intérêts luxembourgeois», a expliqué M.Asselborn sur les ondes de la radio RTL.

Il a noté que le Luxembourg était «à 100% solidaire avec la Grande-Bretagne».

Israël

L’État hébreu a pris ses distances vis-à-vis de l’action coordonnée des pays ayant décidé d’expulser des diplomates russes après l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia.Israël préfère appliquer sa politique de non-participation aux campagnes antirusses de l’Occident pour ne pas exposer la coopération bilatérale en matière de sécurité nationale, a déclaré à Sputnik l’ex-ambassadeur israélien à Moscou Zvi Magen.

Chypre

Selon le porte-parole du gouvernement chypriote Prodromos Prodromou, Nicosie n’expulsera pas de diplomate russe dans le cadre de la campagne actuelle.

«Chypre se trouve parmi les pays qui ne prendront pas de telles mesures. C’était aussi la position de Chypre au COREPER, que nous sommes en accord [avec les conclusions et décisions de l’UE, ndlr], mais que notre pays n’est pas en mesure de prendre des mesures contre les pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies», a indiqué M.Prodromu cité par les médias.

Bosnie-Herzégovine

«Nous n’allons certainement pas prendre des mesures comme l’expulsion de diplomates», a déclaré mardi le ministre bosniaque des Affaires étrangères du pays, Igor Crnadak, d’après les médias locaux.

​Il a noté que les pays membres de l’UE n’étaient pas unanimes concernant la décision d’expulser des diplomates russes.

Selon M.Crnadak, les institutions bosniaques suivaient de près l’évolution de cette affaire, mais qu’elles n’avaient pas de demandes officielles d’adopter des sanctions.

Bulgarie

Sofia ne compte pas expulser des diplomates russes, a annoncé lundi le ministère bulgare des Affaires étrangères à la radio nationale BNR. Mardi, le gouvernement bulgare a annoncé avoir rappelé son ambassadeur à Moscou pour consultations.

Malte

Malte ne figure pas non plus parmi les pays qui expulsent des diplomates russes.

Selon le porte-parole du gouvernement maltais Kurt Farrugia, la mission diplomatique de ce pays en Russie est «trop petite» et cette mesure, qui entraînera une réaction symétrique de la part de Moscou, risque de «mettre fin aux relations diplomatiques» entre les deux pays.

Turquie

Ankara s’est montré ferme en refusant d’expulser des diplomates ou de prendre d’autres mesures contre Moscou malgré la campagne d’expulsions initiée par le Royaume-Uni et appuyée par les États-Unis.

«La Turquie et la Russie ont actuellement de bonnes relations. Dans cette optique, la Turquie n’envisage pas de prendre des décisions contre la Russie», a indiqué lundi le vice-Premier ministre turc Bekir Bozdag devant les journalistes après une réunion du gouvernement.

Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande a déclaré qu’elle n’arrivait pas à trouver des espions russes pour les expulser. La Première ministre néozélandaise Jacinda Ardern et le ministre des Affaires étrangères Winston Peters ont fait des déclarations en ce sens.

«Alors que d’autres pays ont annoncé qu’ils expulsaient des agents de renseignement russes non déclarés, nos responsables ont indiqué qu’il n’y avait personne ici en Nouvelle-Zélande qui correspond à ce profil. S’il y en avait, nous aurions déjà pris des mesures», a déclaré Mme Ardern.

Portugal

Les autorités portugaises ont déclaré avoir «pris note» de la position conjointe de plusieurs pays européens et du Royaume-Uni qui expulsent des diplomates russes, sans toutefois exprimer leur propre position à ce sujet, ont annoncé les médias portugais.

Selon le ministre portugais des Affaires étrangères Augusto Santos Silva, le gouvernement du pays réfléchit sur la décision à prendre sur l’affaire Skripal, pour défendre «les intérêts nationaux, européens et de l’Otan», mais aussi pour faire preuve d’«autonomie, de prudence et de fermeté».

Grèce

Les autorités grecques n’ont pas encore pris de décision concernant l’expulsion de diplomates russes en lien avec l’attaque de Salisbury du 4 mars.

Monténégro

Le Monténégro se prononcera mardi ou mercredi sur les mesures à prendre à l’égard des diplomates russes sur fond de l’affaire Skripal, a déclaré le Premier ministre de la république Dusko Markovic. Intervenant mardi devant les journalistes à Bar, le Premier ministre n’a pas pu bien indiquer la ville britannique où ont été retrouvés l’ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille. Toutefois, il a rappelé que le Monténégro avait des engagements vis-à-vis de l’Otan en tant que candidat à l’adhésion.

Un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Sergueï Skripal, et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients le 4 mars dernier aux abords d’un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d’être derrière l’empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d’expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

https://fr.sputniknews.com/international/201803271035699915-expulsion-diplomates-campagne-abstentions/

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Revue de presse nationale et internationale.

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