Archives pour la catégorie Religion

Lourdes : un 70e miracle officiellement reconnu

Lourdes : un 70e miracle officiellement reconnu

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Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais (Oise), a solennellement déclaré « le caractère prodigieux et miraculeux“ de la guérison d’une religieuse, Sœur Bernadette Moriau, “par l’intercession de la bienheureuse Marie, Notre-Dame de Lourdes“.

« Grande joie pour l’Eglise Catholique ! »  a lancé dimanche 11 février le diocèse de Beauvais sur son compte Twitter, le jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes.

Mgr Jacques Benoit-Gonnin, son évêque, a reconnu officiellement comme miracle la guérison en 2008 de Sœur Bernadette par l’intercession de Notre-Dame de Lourdes. Il s’agit du 70e miracle reconnu officiellement depuis les apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous en 1858. Cette annonce intervient d’ailleurs précisément le jour du 160e anniversaire de la première apparition de la Vierge, un 11 février.

Sœur Bernadette Moriau, née dans le Nord en 1939, est entrée à 19 ans au couvent dans une congrégation de franciscaines et est devenue infirmière en 1965. Dès 1966, à 27 ans, elle ressent des douleurs lombo-sciatiques et malgré quatre interventions chirurgicales ne peut plus exercer comme infirmière et marcher normalement.

Plus aucun traitement du jour au lendemain

En juillet 2008, alors qu’elle a 69 ans, elle participe au pèlerinage à Lourdes de son diocèse et reçoit le sacrement des malades. A son retour en Picardie, le 11 juillet 2008, « elle ressent une sensation inhabituelle de relâchement et de chaleur dans tout son corps » et « perçoit comme une voix intérieure qui lui demande d’enlever l’ensemble de ses appareils, corset et attelle », d’après le communiqué du diocèse. Sœur Moriau interrompt le jour même tous ses traitements.

Après une batterie d’examens, des expertises, plusieurs réunions collégiales et de nombreuses confrontations, le Bureau des constatations médicales de Lourdes a affirmé dès 2013 « le caractère imprévu, instantané, complet, durable et inexpliqué de la guérison. En novembre 2016 à Lourdes, lors de sa réunion annuelle, le CMIL (Comité médical international de Lourdes) confirme « la guérison inexpliquée, dans l’état actuel des connaissances scientifiques ».

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Unesco/Jérusalem-Est : le Saint-Siège et le Grand rabbinat s’associent

Unesco/Jérusalem-Est : le Saint-Siège et le Grand rabbinat s’associent

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Contre la négation politique et polémique de l’histoire biblique.

Il y a un mois et demi, le conseil exécutif de l’Unesco adoptait formellement une nouvelle résolution sur les lieux saints à Jérusalem-Est, classée au patrimoine de l’humanité, provoquant un tollé en Israël où le gouvernement a aussitôt suspendu ses relations avec l’organisation. Selon cette nouvelle résolution – entérinant une précédente résolution, adoptée en avril dernier, – Jérusalem est reconnue comme une ville essentiellement arabe ou musulmane, gommant de facto aussi bien le passé et le présent juif de Jérusalem, que le passé et le présent chrétien de Jérusalem.

La résolution, censée viser entre autres à « sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est », avait suscité une vive protestation des évêques de France. Mgr Vincent Jordy, le président du Conseil pour l’Unité des Chrétiens et les Relations avec le judaïsme, avait adressé une lettre à Mme Irina Bokova, lui rappelant que « la reconnaissance explicite de chaque communauté de croyants, le respect de cette histoire, est non seulement une question de justice mais aussi une condition de paix « . Ce que ne fait pas l’organisme,  en « semblant ignorer le lien du peuple juif et, en conséquence, de la tradition chrétienne, avec Jérusalem ».

Cette résolution, sous l’intitulé général « Palestine occupée », proposée par plusieurs pays arabes, et soutenue par la France, efface purement et simplement tout « lien entre les juifs, le Mur occidental et le Mont du Temple à Jérusalem ». Le président de la Fédération protestante de France, François Clavairoly avait également fait part de son « étonnement », et regretté une « absence de référence qui méconnaît l’histoire et efface la mémoire de plusieurs siècles ».


Lire aussi : l’Unesco efface 3000 ans d’histoire judéo-chrétienne à Jérusalem


Respect universel des lieux saints

Jusqu’ici le Saint-Siège ne s’était pas positionné. Il a attendu de rencontrer les représentants du Grand Rabbinat d’Israël, fin novembre, à Rome, pour le faire, mais en restant sur «  le général », c’est-à-dire en évitant de citer l’Unesco, « par sobriété diplomatique » affirme-t-on dans l’entourage des discussions. À l’issue de sa 14e rencontre bilatérale, la commission a néanmoins réaffirmé « le principe du respect universel pour les lieux saints de chaque religion ». Dans un document, signé par les présidents des délégations et intitulé « La paix au nom de la religion », rapporte l’Osservatore Romano du 1 décembre, la commission a « pris position avec force contre la négation politique et polémique de l’histoire biblique, exhortant toutes les nations et les religions à respecter ce lien historique et religieux ».

Urgence éducative

Devant les défis et les tragédies humaines de notre époque, elle rappelle également le rôle « indispensable » des « guides religieux » dans l’enseignement de « la tolérance et du respect » aux jeunes générations, et pour « persuader le plus efficacement possible » les autorité de leurs nations  à agir avec plus de tolérance et humanité, envers autrui et envers les plus faibles ».

Et de réitérer alors expressément l’exhortation du pape François à l’audience interreligieuse du 3 novembre dernier au Vatican : « Que soient rejetés les chemins sans but de l’opposition et de la fermeture. Qu’il n’arrive plus que les religions, à cause du comportement de certains de leurs disciples, transmettent un message qui sonne faux, en désaccord avec celui de la miséricorde », et que face aux atrocités, justifiées au nom d’une religion ou de Dieu lui-même, « que soient condamnés de façon claire ces comportements iniques qui profanent le nom de Dieu et qui polluent la recherche religieuse de l’homme (…) », favorisant au contraire, partout, « la rencontre pacifique entre les croyants et une réelle liberté religieuse ».

Après plus d’un demi-siècle de réconciliation et de dialogue fructueux entre juifs et catholiques, conclut la commission, « juifs et chrétiens sont appelés à œuvrer ensemble pour contribuer à créer la paix dans la famille humaine tout entière », en éduquant notamment «  les nouvelles générations à promouvoir la paix et le respect réciproque « .

 La France

En mai dernier, le premier ministre français, Manuel Valls, avait regretté le vote de la France à l’Unesco, soulignant devant l’assemblée nationale : « Il y a dans cette résolution de l’Unesco des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote ». Il faut dire que cette question tombe à un moment où la France tente de relancer le processus de paix israélo-palestinien, toujours au point mort.

https://fr.aleteia.org/2016/12/02/unescojerusalem-est-le-saint-siege-et-le-grand-rabbinat-sassocient/

La recomposition du paysage politique en marche…

La recomposition du paysage politique en marche...

La recomposition du paysage politique en marche…

Par Alain de Benoist, philosophe, écrivain et essayiste ♦ Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec Alain de Benoist, paru sur Boulevard Voltaire et cueilli sur Métapo infos dans lequel il évoque la recomposition du paysage politique français provoquée par l’élection d’Emmanuel Macron… Alain de Benoist a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), Ce que penser veut dire (Rocher, 2017) et L’écriture runique et les origines de l’écriture (Yoran, 2017).


Alain de Benoist : « L’élection d’Emmanuel Macron a été un véritable fait historique, parce qu’elle a entraîné une recomposition générale du paysage politique »

Depuis quelque temps, vous vous faites un peu rare sur Boulevard Voltaire. L’actualité politique ne vous inspire plus ?

La politique n’a jamais été mon principal centre d’intérêt, et je la trouve en général extrêmement ennuyeuse. Je n’aime pas, non plus, répéter ce que d’autres ont déjà dit : faire du commentaire de commentaire, toujours à propos de péripéties qui, dans trois mois, auront été complètement oubliées, je trouve que c’est une perte de temps. Beaucoup de gens sont des réactifs, qui ne perdent pas une occasion de manifester leurs obsessions. À la réactivité, je préfère la réflexivité. En politique, les seuls événements dignes d’intérêt sont ceux qui ont une certaine portée et qui nous disent quelque chose de l’avenir

Alors, quelles sont aujourd’hui les tendances lourdes ?

L’élection d’Emmanuel Macron a été un véritable fait historique, parce qu’en mettant fin au clivage droite/gauche tel que nous le connaissions, elle a entraîné une recomposition générale du paysage politique comme on n’en avait pas connu en France depuis cinquante ans. Cette recomposition n’en est, aujourd’hui, qu’à ses débuts. Toute la question est de savoir si Macron, qui n’a pas fait de faute majeure jusqu’à présent, pourra imposer durablement son bloc contre-populiste et libéral-libertaire ou si, à la faveur de quelque événement imprévu, son projet va capoter. Pour l’heure, plus il se tourne vers les centristes, et plus il dégage à gauche un espace que Mélenchon n’a pas encore préempté. Laurent Wauquiez, dans le même temps, n’a de chance de tirer son épingle du jeu qu’en s’employant à rendre irréversible la coupure entre les conservateurs et les libéraux.

Une autre tendance lourde, à laquelle on n’attache pas assez d’importance, c’est la décomposition progressive des classes moyennes, qui se retrouvent aujourd’hui de plus en plus menacées de déclassement. Les bénéficiaires de la mondialisation ont, jusqu’ici, bénéficié du soutien de deux secteurs protégés : les fonctionnaires et les retraités. Or, les fonctionnaires sont en passe de perdre leurs « privilèges » et les retraités, qui ont largement voté pour Macron, sont les principaux perdants des dernières réformes fiscales. Les puissants savent très bien que nous ne sommes plus à l’époque des Trente Glorieuses qui avaient vu enfler les classes moyennes parce que tout le monde finissait par bénéficier peu ou prou des profits accumulés au sommet de la pyramide. Aujourd’hui, la pyramide a cédé la place au sablier : les profits ne redescendent plus jusqu’à la base, les pauvres sont de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux, et les plus riches cherchent à rafler la totalité du gâteau parce qu’ils voient bien que sa taille ne cesse de diminuer.

Le « capital culturel », disait Bourdieu, joue autant que le « capital économique ». Une grande partie de la moyenne bourgeoisie se sentait, jusqu’ici, en état d’insécurité culturelle, mais non d’insécurité sociale : en clair, elle déplorait l’immigration, mais ne craignait pas pour son pouvoir d’achat, son patrimoine ou son statut social. C’est elle qui a voté pour Fillon, alors que les classes populaires l’ont boudé. Le Front national, au contraire, a surtout recueilli le vote des classes populaires de la France périphérique, c’est-à-dire de ceux qui se sentent à la fois en situation d’exclusion sociale et d’exclusion culturelle : non seulement ils sont frappés par le chômage, mais ce sont eux qui subissent de plein fouet les conséquences de l’immigration. La tendance actuelle devrait logiquement faire basculer une grande partie de la classe moyenne vers les classes populaires. Exclusion sociale et exclusion culturelle vont donc s’ajouter l’une à l’autre dans des proportions croissantes, ce qui va faire s’évaporer une partie de la majorité actuelle. Peut-être est-ce ainsi que l’alliance des conservateurs et des populistes pourra se réaliser.

Quelques questions plus anecdotiques, quand même. L’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

Comme Philippe de Villiers, je me félicite de l’abandon de ce projet aussi destructeur qu’insensé. Et permettez-moi d’ajouter, pour être franc, que j’ai beaucoup plus de sympathie pour les « crasseux » zadistes que pour le très convenable PDG du groupe Lactalis !

L’offensive contre les crèches municipales ?

Nous en avions déjà parlé l’an dernier. Tout le monde sait qu’il y a deux sortes de laïcité : celle qui réside dans la simple séparation de l’Église et de l’État : l’État reconnaît tous les cultes, mais ne s’identifie à aucun, formule qui jusqu’à une date récente satisfaisait tout le monde. Et puis, il y a le fanatisme laïciste qui prétend privatiser intégralement la foi en interdisant le moindre signe religieux dans le secteur public, ce qui est à la fois impossible et absurde. La grotesque offensive contre la tradition à la fois religieuse et culturelle 1 des crèches municipales relève évidemment de la seconde catégorie. Il en va de même de la croix de Ploërmel – même si, à titre personnel, je la trouve absolument hideuse tant elle écrase par sa disproportion la statue placée en dessous d’elle !

Alain de Benoist,
propos recueillis par Nicolas Gauthier
(Boulevard Voltaire, 19 janvier 2018)

Source : metapoinfos.hautetfort.com (25/01/2018)

Correspondance Polémia – 26/01/2018

Crédit photo : thierry ehrmann via Flickr (cc)

https://www.polemia.com/la-recomposition-du-paysage-politique-en-marche/

Les moines de Tibhirine reconnus martyrs

Les moines de Tibhirine reconnus martyrs

AFP Archive Photo

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Le pape François a approuvé la reconnaissance du martyre de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, et de 18 autres religieux et religieuses, parmi lesquels les moines de Tibhirine. Cette reconnaissance ouvre la voie à leur béatification.

Ces 19 personnes ont été tuées entre 1994 et 1996, au cours de la guerre civile, opposant le gouvernement algérien et des groupes islamistes. En reconnaissant leur martyre, le pape François déclare que ces 19 religieux et religieuses ont été tués en « haine de la foi », parce que chrétiens.

Voici la liste des 19 religieux reconnus martyrs :

Le Frère mariste Henri Vergès et Sœur Paul-Hélène Saint-Raymond, des petites Sœurs de l’Assomption, assassinés le 8 mai 1994 à Alger.

Les Espagnoles Sœur Esther Paniagua Alonso et Sœur Caridad Alvarez Martín, religieuses augustines missionnaires, assassinées le 23 octobre 1994.

Jean ChevillardAlain DieulangardChristian Chessel et Charles Deckers, quatre Pères blancs – trois français et un belge ­– assassinés à Tizi Ouzou le 27 décembre 1994.

Sœur Angèle-Marie Littlejohn et Sœur Bibiane Leclercq, des Sœurs missionnaires de Notre-Dame des Apôtres, assassinées le 3 septembre 1995.

Sœur Odette Prévost, des petites Sœurs du Sacré-Cœur, tuée le 10 novembre 1995

© tibhirine-tibehirine.tumblr.com/

Les sept moines cisterciens de l’abbaye Notre-Dame de l’Atlas de Tibhirine, le prieur Frère Christian de Chergé, Frère Luc Dochier, Frère Christophe Lebreton, Frère Michel Fleury, Frère Bruno Lemarchand, Frère Célestin Ringeard et Frère Paul Favre-Miville avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas. Leur mort avait été annoncée le 23 mai par un communiqué du Groupe islamique armé (GIA). Les têtes des moines avaient été retrouvées le 30 mai 1996.

Quelques mois plus tard, le 1er août 1996, meurt le dernier de ces martyrs d’Algérie et seul évêque : Mgr Pierre Claverie, dominicain et évêque d’Oran.

Une religion appelée économie

Une religion appelée économie


Par Michele Migliorino – Le 19 novembre 2017 – Source CassandraLegacy


L’idée que les religions cèdent la place à un niveau d’existence humain plus avancé fait partie du savoir commun. La science et la technologie émancipent l’humanité des discours mythiques et religieux sous l’effet de la croyance que seule la rationalité devrait nous guider. La raison a remplacé l’ancien Dieu.

Nietzsche, il y a plus d’un siècle, a averti que Dieu était mort et que nous l’avions tué. De nos jours, un spectre rode dans nos sociétés : c’est le « nihilisme », conséquence de la mort de Dieu. Qu’est-ce que c’est ? Selon Nietzsche, cela consiste en la « dévalorisation de toutes les valeurs » y compris les sacrements sur lesquels la civilisation occidentale a été fondée.

« Ce que je raconte, c’est l’histoire des deux siècles prochains. Je décris ce qui vient, ce qui ne peut plus advenir autrement : l’avènement du nihilisme. Cette histoire peut être relatée des maintenant, car la nécessité elle-même est à l’œuvre ici. Ce futur nous parle maintenant même par une centaine de signes. Cette destinée s’annonce partout ; pour cette musique du futur, toutes les oreilles sont déjà préparées dès maintenant… Depuis quelque temps, toute notre culture européenne se dirige vers une catastrophe, avec une tension accrue qui grandit de décennie en décennie : sans cesse, violemment, tête baissée, comme une rivière qui veut atteindre son embouchure, qui ne réfléchit plus, qui a peur de réfléchir. » (Nietzsche, Notes non publiées, 1887-1888)

Il n’est pas nécessaire qu’un Dieu soit transcendant. Une des conséquences de la laïcisation de la société est celle d’un Dieu nouveau et immanent : il s’appelle maintenant « économie ». Ce n’est plus l’« ascèse » (Max Weber) et la volonté du salut ; oikonomos (en grec, « affaires domestiques ») est devenue la seule préoccupation de l’homme. Cette nécessité s’était accrue au cours des siècles, en commençant déjà avec la Renaissance, lorsque la croissance du commerce mondial entama le processus qui conduirait, aujourd’hui, à une machine commerciale planétaire générant des milliards ou même des milliers de milliards de transactions monétaires informatisées à chaque seconde.

Pourquoi l’économie est-elle un Dieu ? Parce qu’elle a pris la place des anciennes valeurs et parce que nous l’utilisons pour combler le vide laissé par le nihilisme. Très simplement, le nihilisme est le résultat du dépassement d’une valeur fondamentale : la vie après la mort. Nous sommes maintenant dans la condition inconsciente de ne plus trouver de sens existentiel parce que pendant deux millénaires (peut-être beaucoup plus) nous avons cru qu’il n’y avait pas de sens dans cette vie. Cela impliquait l’existence d’une « copie originale » de notre existence ailleurs, dans un monde transcendant. De Platon au catholicisme, c’est la matrice fondamentale à laquelle nous devons faire face lorsque nous parlons de « notre culture ».

Le fait extraordinaire de notre situation est que nous ne voulons pas « voir » ce que nous avons fait ! C’est pourquoi nous sommes si troublés et agités : nous ne pouvons pas accepter qu’il n’y a rien au-delà de la mort ! Notre condition historique nous engage plutôt à comprendre la signification d’une existence mortelle finie. Mais, aujourd’hui, nous sommes sûrs qu’il n’y a aucun sens à notre vie terrestre et que, par conséquent, il vaut mieux saisir chaque instant de cette existence éphémère ; nous ne pouvons pas nous permettre de perdre une occasion parce que « toute chance qui vous passe sous le nez est perdue pour toujours ».

L’économie est cette « course » dans un cercle infernal rappelant la Divine comédie de Dante. C’est une croissance infinie dans un monde fini, libre de toute limite qui pourrait l’entraver. Comme il n’y a de sens dans rien, « tout est permis » (Dostoïevski) et il n’y aura jamais de conséquences. Aucun Dieu transcendant ne nous juge en termes de bonnes et de mauvaises actions.

Cependant, s’il n’y a aucun sens dans quoi que ce soit, ne serait-il pas préférable de tout terminer ici et maintenant ? Ne serait-ce pas une meilleure forme de pensée d’avant-garde ?

« Ne jamais être né est le mieux pour les hommes mortels, et si vous l’êtes, passez dès que possible les portes d’Hadès. » Hésiode

L’économie agit comme une grande « répression ». C’est comme si nous produisions le sens lui-même au moyen de nos activités quotidiennes. En effet, plus nous sommes occupés, plus la vie semble avoir du sens. Quand nous nous déplaçons – comme une sorte de marchandise – nous oublions ce « bruit cosmique profond » lequel nous empêche parfois de nous demander : quel est le sens de tout cela ?

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Peu importe à quel point les choses deviennent mauvaises, seules quelques personnes seront prêtes à accepter que l’économie n’est pas une bonne chose. Nous croyons en l’Économie, nous ne discutons pas son existence, précisément comme une religion avec un Dieu. Au lieu d’une vie après la mort, nous avons un Dieu argent qui nous permet de faire tout ce que nous voulons, ou du moins c’est ce que nous croyons. Le tout consiste à croire en quelque chose – c’est pourquoi il est difficile de comprendre le terme « religion » dans son sens le plus large.

Mais pourquoi l’économie n’est-elle pas une bonne chose ? Parce qu’il n’est pas possible de créer de la prospérité pour tous. La richesse est un terme relatif, c’est quelque chose qui ne peut appartenir qu’à quelques-uns. Je ne peux être riche que si vous êtes pauvre ; la richesse est une relation : il doit y avoir de la pauvreté pour qu’il y ait de la richesse.

Vous pouvez le voir facilement en considérant le problème de l’inégalité. Bien que le fossé entre les riches et les pauvres continue de croître au fil des décennies, le mode de vie des pauvres n’a pas vraiment empiré. Un succès du capitalisme ? Oui bien sûr. Ici, notre religion nous protège des hérésies telles que l’idée que nous devrions réformer le système économique, redistribuer la richesse, superviser le grand capital, contrôler les entreprises ! De cette façon, nous sauvons le monde. Donc, nous devons promouvoir la croissance économique en Afrique ! Et cela justifie les guerres d’exportation de la démocratie. Seulement par la démocratie, les gouvernements africains s’assureront que les Africains, aussi, auront accès à la richesse.

Vous pouvez voir comment la religion de l’économie détruit tout : la forêt, les mers, les espèces vivantes, nous-mêmes et nos cultures infinies existant sur toute la planète. À l’heure actuelle, le réalisme nous dirait qu’il est temps de jeter l’économie dans les poubelles de l’histoire et d’essayer de créer une société qui n’implique pas un gaspillage aussi méprisable d’énergie et de ressources. Il semble qu’il est temps de devenir profane envers cette religion. Pourtant, cela ne semble pas se produire.

Le « phénomène de foule » est difficile à surmonter parce que c’est le mécanisme lui-même qui génère notre évolution culturelle (selon René Girard). Nous avons peur de perdre notre propriété et nous avons peur les uns des autres. Il nous est difficile d’aller contre les autres. Il est extrêmement difficile de rejeter ce qui nous fait vivre : l’économie-Dieu.

Mais que se passe-t-il si ce qui nous rend prospères aujourd’hui est ce qui nous rendra misérables demain ?

Michele Migliorino

Note du Saker Francophone

Merci à Ugo en ce jour de Noël pour avoir publié ce texte. Celui-ci a un léger relent malthusien, mais ma seule remarque concerne la fin, « nous avons peur les uns des autres ».

Il y a de sacrés raisons d'avoir peur, oligarchies occidentales, islamistes, marxismes culturels, dysgénisme. Chaque bloc civilisationnel va devoir balayer devant sa porte et demander aux autres un certificat de bonne moralité. Il va falloir reconstruire nos mythologies respectives et cela va prendre du temps, des générations sans doute. Comme nos ancêtres, on ne va pas passer de la terre plate à la terre ronde, de la pierre au feu en quelques clics. Il va donc falloir beaucoup de patience. Ça tombe bien, j'ai du retard sur mes lectures Platon, Aristote, Nietzsche, le Veda, Dostoievski, Marx, Dos Passos, Roth...

Et en même temps, il y a des raisons d'espérer. La multipolarité dévoile et annihile les projets impériaux, les peuples se réveillent et de nombreuses voix un peu plus honnêtes se lèvent pour les guider, l'endoctrinement au droit-de-l'hommisme aurait planté les graines d'un respect mutuel dont on va avoir besoin pour reconstruire une contre-civilisation globale et multiple.

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

 

http://lesakerfrancophone.fr/une-religion-appelee-economie

 

Le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem et ses conséquences

Le transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem et ses conséquences

Le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem et ses conséquences

Par Michel Leblay, patron d’émission à Radio Courtoisie ♦ La décision du président Donald Trump de transférer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, entraînant par voie de conséquence, aux yeux de chacun, la validité d’une nouvelle capitale d’Israël, fait beaucoup de bruit. Radio Courtoisie consacre même un Libre Journal à cet événement, et Polémia en a reçu une des notes préparatoires dont elle fait bénéficier ses lecteurs.
Polémia


Le mercredi 6 décembre, le président Donald Trump a annoncé le transfert à Jérusalem de l’ambassade des États-Unis en Israël. Cette décision n’est qu’une application de la loi du 23 octobre 1995, le Jerusalem Embassy Act, votée par le Congrès. Le gouvernement américain était appelé à transférer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, reconnue comme la capitale de l’État d’Israël. Trump a ainsi franchi le pas capital qui traduit dans les faits la volonté de la classe dirigeante américaine et probablement d’une large partie de la population sans que cette dernière soit pour autant particulièrement préoccupée par les questions touchant à la politique étrangère. Ni Bill Clinton, président en 1995, ni George Bush, ni Barack Obama ne s’étaient risqués à suivre la résolution du Congrès. Néanmoins, le prédécesseur de Donald Trump avait déclaré dans une allocution prononcée en juin 2008 devant l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), important groupe de pression des juifs américains : « And Jerusalem will remain the capital of Israel, and it must remain undivided » (Jérusalem restera la capitale d’Israël et elle doit rester non divisée).

Il faut se rappeler que, six mois exactement avant l’annonce de la Maison-Blanche, le 6 avril 2017, le ministère russe des Affaires étrangères publiait un communiqué aux termes duquel « La Russie réaffirme son attachement aux principes approuvés par l’ONU pour un règlement du conflit israélo-palestinien, avec Jérusalem-Est comme capitale du futur État palestinien. En même temps, nous devons affirmer que, dans ce contexte, nous considérons Jérusalem-Ouest comme la capitale d’Israël. »

En effet, depuis la première guerre israélo-arabe de 1948 et l’accord israélo-jordanien signé sous l’égide de l’ONU, le 3 avril 1949, Jérusalem est officiellement divisée en deux parties : l’ouest étant une partie prenante du territoire israélien ; l’est avec la mosquée Al-Aqsa et le Mur des Lamentations relevant alors du royaume de Jordanie. Les deux secteurs étaient séparés par une ligne de démarcation ou « ligne verte ». Les tentatives de l’ONU pour aboutir à un statut international de la ville restèrent vaines. La partie est de la ville fut conquise par l’armée israélienne durant la Guerre des six jours déclenchée le 5 juin 1967. Depuis lors, la Jordanie ayant perdu la région de Cisjordanie, située à l’ouest du Jourdain, la question de la création d’un Etat palestinien et de sa capitale se pose de manière récurrente. Car Jérusalem n’est pas une ville comme une autre : le judaïsme y trouve ses origines, le christianisme y est né et les musulmans qui conquirent la ville au VIIe siècle en firent leur troisième lieu saint avec l’édification de la mosquée Al-Aqsa.

En droit international, l’annexion de la partie est de la ville par Israël n’a pas été reconnue. Les ambassades demeurent à Tel Aviv et la Russie, qui entretient par ailleurs d’excellentes relations avec Israël, a refusé le transfert de son ambassade en le subordonnant à un accord entre Israéliens et Palestiniens sur le statut de la ville.

Si les considérations d’ordre intérieur ont certainement été déterminantes dans la décision de Donald Trump, il importe d’en mesurer les conséquences internationales et d’abord au Proche-Orient.

Il est fort probable que la position américaine ne fera que renforcer l’animosité d’une grande part du monde musulman à l’égard des États-Unis. Néanmoins, auprès des capitales, il faut prévoir un retentissement mesuré. Depuis 1995 et le vote du Congrès, la géopolitique de la région a été profondément bouleversée. Nous sommes loin du conflit israélo-arabe et des quatre guerres qui l’ont jalonné (1948, 1956, 1967, 1973). Le panarabisme qu’incarnait Nasser a définitivement sombré avec les Printemps arabes de 2011. L’islamisme et l’Iran sont devenus les facteurs de cristallisation des oppositions dans la région.

L’Arabie saoudite, fief du sunnisme le plus radical, est, au moins, l’allié objectif d’Israël dans la volonté de faire front face à l’Iran. Les deux États craignent l’emprise croissante de Téhéran dans la région et la formation de ce croissant chiite évoqué en 2004 par le roi de Jordanie Abdallah. Si un conflit direct avec l’Iran demeure hypothétique, Israël redoute la force représentée par le Hezbollah, bras armé de l’Iran au Liban, aguerri par sa participation majeure au conflit syrien. Déjà en 2006, il se montra un redoutable adversaire pour Tsahal, l’armée de l’État hébreu. Pour l’Arabie saoudite, l’Iran est l’ennemi à abattre. Elle s’y oppose en Syrie où elle appuie les groupes islamistes ; elle a rompu avec le Qatar, suspecté de proximité dans ses relations avec l’ancien empire Perse (le Qatar partage un immense gisement gazier dans le Golfe persique) ; enfin, elle s’est engagée dans une intervention hasardeuse au Yémen pour contrer une rébellion houthiste supposée recueillir le soutien de Téhéran. Riyad, dont les relations avec les États-Unis avaient été plus distantes du temps de la présidence de Barack Obama qui, le 14 juillet 2015, avait conclu l’accord sur le programme nucléaire iranien a reçu un appui renouvelé de la part du nouveau président américain. En visite dans la capitale saoudienne, le 20 mai dernier, il a notamment déclaré que l’Iran est le fer de lance du terrorisme mondial.

L’Iran chiite n’est pas indifférent à la cause palestinienne. Il apporte un soutien au Hamas, mouvement sunnite et à l’origine proche des Frères musulmans avec lesquels il aurait officiellement pris ses distances en mai dernier.

Si la Turquie condamne l’initiative américaine, son implication dans le conflit syrien et sa préoccupation vis-à-vis des Kurdes ne l’inciteront guère à aller au-delà de la réprobation diplomatique.

Quant aux Palestiniens, les premiers concernés, ils sont d’abord divisés entre l’Autorité palestinienne, née des accords signés à Washington le 13 septembre 1993, entre Israël et l’OLP, dont le pouvoir s’exerce en Cisjordanie, et le Hamas, maître de la Bande de Gaza. Il semblerait que la population palestinienne éprouve une certaine lassitude vis-à-vis de sa représentation politique. La position américaine pourrait être un nouveau facteur de mobilisation.

Si la création d’un Etat palestinien indépendant est défendue par les chancelleries, sa constitution effective est encore lointaine. Outre l’opposition israélienne, des difficultés essentielles demeurent : la séparation en deux entités territoriales, la Cisjordanie et Gaza qui relèvent de pouvoirs distincts et loin de s’accorder malgré des rapprochements apparents ; l’absence de ressources économiques qui engendrent nécessairement un lien de dépendance ; enfin, les autres États musulmans sont-ils prêts à laisser aux Palestiniens le contrôle du troisième lieu saint de l’islam situé à Jérusalem ?

Face à ce nouvel élément de confusion dans un Proche-Orient ravagé par les conflits, lieu de convergence des oppositions et des concurrences d’intérêts entre les grandes puissances de ce monde, l’une des questions est la place que doit y occuper la diplomatie française. L’action de celle-ci ces dernières années, dominée par l’idéologie et l’alignement sur les États-Unis, a été particulièrement déplorable. Le recul de l’Amérique dans la région comme le rôle de la Russie qui est une partie prenante majeure du conflit syrien offre à la France l’occasion de retrouver une place dans le jeu mondial. À condition aussi qu’elle s’affranchisse de toute politique menée au nom de l’Union européenne.

Michel Leblay
10/12/2017

https://www.polemia.com/le-transfert-de-lambassade-des-etats-unis-a-jerusalem-et-ses-consequences/

François de Lochner : « l’islamisation de la France est parfaitement programmée par le monde musulman »

François de Lochner : « l’islamisation de la France est parfaitement programmée par le monde musulman »

La_Grande_Mosquee_Du_Paris

La grande mosquée de Paris

07/12/2017 – 07h50 Paris  (Breizh-info.com) – François de Lochner préside la Fondation de Service politique. Il vient de publier, aux éditions Pierre Guillaume De Roux, une « chronique de l’islamisation ordinaire de la France » dans laquelle il dresse un constat sans appel.

Le haut fonctionnaire dénonce ce qu’il considère être une islamisation de la France. Il appelle à la résistance quotidienne et somme les responsables politiques de prendre leurs responsabilités, sans craindre la bien-pensance et les chantres d’une mondialisation utopique.

Présentation de l’éditeur :

La France a-t-elle pour vocation de devenir terre islamique? À en croire les élites boboïsées, représentatives d un microcosme aseptisé, l islamisation de la France ne serait qu un épouvantail, un mythe émanant au mieux d êtres incultes, les trop fameux « sans-dents », au pire de dangereux extrémistes.

Or pareil déni ne résiste pas à l analyse : faute d une sérieuse remise en cause des politiques menées depuis un demi-siècle, l islamisation du pays sera achevée dans quelques années. Quand, devenue un fait de société incontournable, elle acculera tous les Français à adopter, de gré ou de force, la culture islamique au sens le plus large. Il convient dès lors de s interroger sur l inversion du processus habituel de l assimilation : appartient-il aux musulmans immigrés, devenus dès lors mulsumans de France, de transformer leur nouvelle patrie en terre islamique ?

François Billot de Lochner remonte aux sources du phénomène, anticipe ses graves conséquences et propose quelques pistes de réflexion pour échapper au danger qui nous guette.

« chronique de l’islamisation ordinaire de la France » – François de Lochner – Pierre Guillaume De Roux – 23€

Entretien avec François de Lochner.

Breizh-info.com : Pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ?

François de Lochner : En tant que président de la Fondation de Service politique, je dénonce sans relâche le déclin continu de la France, qui risque de s’achever par sa disparition si nous n’y prenons garde. À cet égard, la dizaine de livres que j’ai écrits depuis 15 ans pointe tous les affaissements politiques, économiques, sociaux, moraux, religieux ou culturels de notre pays, mettant en exergue les forces de déconstruction à la manoeuvre, analyse les gigantesques problèmes auxquels nous somment confrontés , et tente d’apporter des solutions à un déclin qui n’est pas irrémédiable.

Breizh-info.com : Il y a eu de nombreux ouvrages, ces dix dernières années, traitant de  « l’islamisation de la France » . Qu’est ce que le vôtre souhaite apporter de plus ?

François de Lochner : Mon livre ne ressemble pas aux ouvrages que vous évoquez. En effet, il a pour objectif de dévoiler la pensée des leaders musulmans français, européens ou mondiaux, en partant de ce qu’ils disent sur l’islamisation du monde. Depuis plus d’un demi-siècle, tout ce qu’ils disent ou écrivent va dans le même sens : la France deviendra islamique dans un court délai.

En même temps, ces leaders indiquent aux musulmans du monde entier la meilleure façon d’opérer pour qu’il en soit ainsi. Je démontre donc que l’islamisation de la France est parfaitement programmée par le monde musulman, qui s’appuie sur la lâcheté et la compromission des élites politico-médiatiques, ainsi que sur la soumission pour le moins surprenante du peuple français.

Breizh-info.com : Nous avons publié une étude du très sérieux Pew Research Center concernant la progression de l’Islam en France et en Europe. Vous la  jugez sous évaluée. Pourquoi ? Sur quoi vous basez vous pour faire une telle affirmation ?

François de Lochner : Je vous renvoie à de multiples études, infiniment plus sérieuses que celle que vous signalez. Il suffit de projeter quelques chiffres pour savoir que nous serons un pays majoritairement musulman dans une trentaine d’années. Parmi les chiffres qu’il faut avoir en tête, en voici quelques-uns : la population immigrée sur plusieurs générations est comprise entre 15 et 20 millions de personnes ; le taux de fécondité des femmes blanches est de 1,6, contre le double environ pour les populations immigrées ; nous accueillons chaque année 400 000 personnes environ, dont l’immense majorité est musulmane.

La projection de ces quelques chiffres, qui peuvent être affinés par d’autres chiffres qui vont dans le même sens, aboutissent à un résultat non contestable : la France sera majoritairement musulmane dans une trentaine d’années. L’étude que vous citez est donc complètement erronée. Pour mémoire, je vous rappelle qu’il y a quelques mois, Alain Juppé affirmait à la télévision que l’immigration concernait moins de 100 000 personnes… A ce niveau de mensonge, les bras nous en tombent.

Breizh-info.com : Dans votre livre, vous citez des exemples de pays, notamment musulmans, qui ont pris des mesures pour endiguer l’islamisation de leur société. Pouvez-vous revenir dessus ?

François de Lochner : Certains pays musulmans, en effet, ont compris que l’islam politico-religieux pouvait aboutir à détruire les valeurs traditionnelles de leur société. Ainsi, le Tadjikistan, musulman dans sa quasi-totalité et dirigé par un musulman, a pris des mesures coercitives pour contrer l’islamisation de la société. Par exemple, le port du voile ou la barbe islamique ne sont pas les bienvenus.

Il n’est pas inutile, en complément de cet exemple, de citer les positions de certains musulmans ayant des postes de responsabilité en Occident. À cet égard, le maire de Rotterdam, musulman convaincu, refuse catégoriquement l’islamisation de sa ville, et agit en conséquence : si les musulmans ne veulent pas respecter les valeurs fondamentales des Pays-Bas, qu’ils s’en aillent… A l’inverse, le maire de Londres, musulman très proche de l’organisation terroriste des Frères musulmans, organise en sous-main l’islamisation de la Grande-Bretagne.

Breizh-info.com : Alain Wagner a récemment livré une interview dans laquelle il confirme la thèse d’Eurabia, qui accable l’Union Européenne qui aurait « vendu » l’Europe aux organisations islamiques et au monde musulman. Accréditez- vous cette thèse ?

François de Lochner : Comme je le disais tout à l’heure, la compromission et la lâcheté des « élites » politico-médiatiques, de l’Union européenne en général et de la France en particulier, correspondent objectivement à une sorte de « vente » de l’Occident au monde musulman. La soumission est partout, et rend le combat particulièrement difficile.

Breizh-info.com : Finalement, votre constat est très long, mais votre « Que faire ? » est assez court. N’avez-vous donc pas un message d’espoir à faire passer ?

François de Lochner : Le message d’espoir est dans mon livre, et notamment dans le « Que faire », qui me semble suffisamment long. En effet, ce « Que faire » n’a aucunement l’intention d’être exhaustif, mais donne quelques coups de projecteur sur l’action que chacun d’entre nous peut mener pour ne pas se retrouver un jour en République française islamique. Je préfère quelques actions ciblées et menées, qu’une litanie d’actions exhaustives mais restant lettre morte. Mon livre a pour objectif d’éveiller les consciences, de chacun d’entre nous comme de celles des « élites politico-médiatiques ».

Propos recueillis par Yann Vallerie

Photos : Wikimedia commons (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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Jérusalem, au carrefour des trois religions monothéistes

Jérusalem, au carrefour des trois religions monothéistes

Depuis sa conquête par David, Jérusalem est à la fois la ville du Père, la ville du Fils sacrifié et la Ville sainte

Jerusalem 

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Jerusalem  / Kyrylo Glivin/kirill4mula – stock.adobe.com

Comment Jérusalem est-elle devenue la capitale spirituelle du monde juif ?

La Bible évoque Jérusalem pour la première fois en Gn 14,18, où il est question de Melchisédec, roi de Salem. Le sacrifice d’Isaac a eu lieu sur le mont Moria où fut établi plus tard le Temple de Jérusalem (Gn 22,2 et 22,14). C’est David qui, remarquant les atouts naturels et stratégiques du lieu, quitta Hébron, où il avait installé sa capitale, pour Jérusalem, après avoir battu les Jébusites installés là depuis des temps reculés (2 S 5,5-9). Il revint à Salomon, fils de David et de Bethsabée, de construire au Xe siècle av. J.-C. le premier temple de pierre. Les tribus montaient vers ce sanctuaire unique pour adorer le Dieu unique.

Jérusalem devint ainsi de manière indissociable une capitale politique et religieuse où retentissait la voix des prophètes qui s’efforçaient de ramener le peuple au Seigneur Dieu. Détruit par les Babyloniens en 587 av. J.-C., le Temple fut reconstruit après le retour des exilés libérés par Cyrus, roi des Perses. Mais la ville ne retrouva jamais son autonomie politique. Elle tomba sous l’influence des Grecs, puis des Romains qui, au coeur de l’été 70 apr. J.-C., décidés à écraser une révolte juive, détruisirent le Temple reconstruit par Hérode le Grand. Une seconde insurrection juive, en 132, aboutit à la destruction totale de la ville.

A lire : Le monde musulman réagit à la décision de Trump sur Jérusalem

Reconstruite sous le nom d’Aelia Capitolina, celle-ci sera dès lors interdite à la population juive. Menacé de disparaître, le judaïsme va se redéfinir, apprendre à vivre sans le Temple, autour de l’étude de la Torah et de la piété. Le souvenir de Jérusalem sera néanmoins, et jusqu’à aujourd’hui, entretenu, prenant une place importante dans la prière, imprégnant les rites et la vie. Et le 9 du mois Av, date symbolique de la destruction du Temple, deviendra un jour de jeûne.

Puisque le Temple unique était détruit et la Ville sainte inaccessible, s’est également peu à peu développée parmi les juifs de la diaspora l’idée d’une Jérusalem « spirituelle ». Cité que Dieu s’est choisie, « lieu d’origine », « mère de toutes les nations », Jérusalem est le lieu de la promesse et du rassemblement des nations qui adoreront le même Dieu au temps de la venue du Messie attendu. Selon le Talmud : « Le jour où le sanctuaire a été détruit ici bas, le Saint, béni soit-il, a juré de ne pas entrer dans la Jérusalem d’en haut avant la rentrée d’Israël dans la Jérusalem d’en bas. »

Que représente Jérusalem pour les chrétiens ?

Tout le parcours de Jésus est une préparation à sa rencontre avec Jérusalem, où sa vie reçoit toute sa signification. Il y prend son dernier repas, veille dans le Jardin des oliviers, est crucifié sur le Golgotha, y est enterré… puis apparaît à ses disciples. C’est l’Évangile de Jean qui accorde le plus de place à Jérusalem. Jésus y monte plusieurs fois avec ses disciples pour célébrer la Pâque juive, fustigeant les marchands du Temple, guérissant le paralytique à la piscine de Bethesda, et l’aveugle de naissance qui se lave à la piscine de Siloé. Mais pour les quatre Évangiles, c’est à Jérusalem que s’accomplit le parcours de Jésus.

Ce n’est pourtant que trois cents ans après sa mort que l’on tenta de repérer les lieux où il avait vécu, été crucifié et enseveli. Des voix – comme Eusèbe de Césarée ou Grégoire de Nysse – s’élevèrent alors pour rappeler que Jérusalem n’avait, pour les chrétiens , plus de signification théologique, puisque Jésus avait proclamé une rupture – le Royaume n’est plus enraciné dans une terre , mais dans la personne de Jésus, sa vie et son enseignement – mais aussi parce que la Jérusalem terrestre est trop terrestre et que notre Jérusalem est au ciel, comme le chante l’Apocalypse, que seule l’Église en est déjà l’image, dans l’attente de la Jérusalem nouvelle de la fin des temps. Ces voix restèrent alors isolées.

En 324, Constantin, empereur chrétien de tout l’Empire romain, avait en effet rendu son nom à Jérusalem, fait effectuer des fouilles, mis en valeur les lieux saints, construit des sanctuaires, et Jérusalem était ainsi devenue une ville de pèlerinage. Dans les siècles suivants, elle sera objet de désamour, surclassée par Constantinople et par Rome, avant de redevenir simplement pour les chrétiens la ville où l’histoire du salut a pris corps, l’Église mère de toutes les Églises, vers laquelle les chrétiens font pèlerinage.

Pourquoi Jérusalem est-il un lieu saint pour les musulmans ?

Si Jérusalem fait partie des villes saintes de l’islam, elle n’occupe que la troisième place, derrière La Mecque et Médine. Au début de sa prédication, Mohammed se tournait vers Jérusalem pour prier. Il aurait alors vécu une expérience mystique qui l’aurait transporté de La Mecque à Jérusalem, où aurait eu lieu son ascension aux cieux.

Le Coran se fait l’écho de ce voyage mystique dans un passage devenu, pour toute la tradition musulmane, le fondement de son attachement à Jérusalem. C’est le début de la sourate 17 : « Gloire à celui qui a fait voyager de nuit son serviteur de la Mosquée sacrée (al masjid al harâm) à la mosquée très éloignée (al masjid al aqsâ) dont nous avons béni l’enceinte. » Le nom de Jérusalem n’est pas cité. Mais la tradition a identifié le lieu de ce voyage nocturne avec le mont du Temple. Quand l’islam est devenu une religion autonome, les fidèles vont se tourner vers la Ka’ba de La Mecque pour leurs prières rituelles.

Jérusalem perd alors de sa primauté, mais pas de son importance qui va s’affirmer quand en 638, la ville, alors exclusivement peuplée de chrétiens, sera conquise par le calife Umar. L’islam, qui s’affirme héritier du judaïsme et du christianisme, marquera alors la ville de ses propres références, soulignant ainsi qu’une nouvelle religion avait repris le flambeau. Durant le Moyen Âge, toute une littérature va glorifier Jérusalem – la ville noble, « la sainte maison de l’islam », « la résidence royale d’Allah ». « Venez à la ville du Sanctuaire, priez-y, car c’est le lieu de la Résurrection. » Depuis, les musulmans du monde entier attendent le moment de reprendre dans la paix le chemin de la Ville sainte.

https://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Jerusalem-au-carrefour-des-trois-religions-monotheistes-_NG_-2009-05-06-534433?from_univers=lacroix&from_univers=lacroix

La Cour de Cassation autorise le voile islamique dans l’entreprise : pagaille garantie

La Cour de Cassation autorise le voile islamique dans l’entreprise : pagaille garantie !

La Cour de Cassation autorise le voile islamique dans l’entreprise : pagaille garantie

Par Sophie Durand, résistante contre l’islamisation de la France, pour la conservation de sa civilisation et de ses valeurs ♦ Un arrêt de la Cour de Cassation en date du 22 novembre précise les conditions dans lesquelles une salariée peut porter le voile. Certains n’y voient que du feu mais cette décision va venir troubler le calme des entreprises privées en donnant des limites à l’interdiction du port du voile : courdecassation.fr


Voici la procédure dans cette affaire : une jeune salariée, Asma Bougnaoui, a d’abord travaillé cheveux au vent. Puis elle a adopté un bandana, et enfin le voile. Un client de l’entreprise s’en est plaint. Plusieurs avertissements ont été adressés à la jeune femme, en vain. Elle a finalement été licenciée. La salariée a porté l’affaire devant les Prud’hommes, estimant être discriminée en raison de ses convictions religieuses. Elle a perdu. Puis devant la Cour d’appel, et a également perdu, les Prud’hommes et la Cour d’appel estimant qu’une entreprise pouvait demander à ses salariés un comportement discret. Asma Bougnaoui s’est alors pourvue en cassation. La Cour de cassation a d’abord demandé son avis à la Cour de justice européenne, basée à Luxembourg, qui s’est prononcée en mars dernier. La Cour de cassation a rendu son arrêt le 22 novembre 2017, sans renvoi devant une autre cour d’appel, ce qui indique que l’arrêt doit faire jurisprudence.

Globalement, la Cour de cassation a estimé que le souhait du client de ne plus voir Asma Bougnaoui voilée « ne pouvait être considéré comme une exigence professionnelle exigeante et déterminante » et qu’une telle interdiction du voile aurait dû figurer dans le règlement intérieur.

Certains s’imaginent bien naïvement que le port du voile en entreprise va pouvoir être interdit purement et simplement. Que nenni ! Il suffit de lire l’arrêt. Et les directives européennes. Et la loi El Khomri. Et le Code du travail dans lequel les dispositions européennes sont hélas intégrées. Il en ressort tant de conditions qu’on quitte ces intéressantes lectures avec le tournis, abasourdi et déstabilisé, obligé d’ingurgiter sur-le-champ un ou plusieurs cachets d’aspirine et de se mettre une poche d’eau glacée sur la tête. Jugez plutôt :

L’interdiction du voile islamique est autorisée. Oui, mais…

  • Oui, mais à condition que ce soit écrit dans le règlement intérieur.
  • À condition qu’il s’agisse de salariés en contact avec le public.
  • L’employeur en cas d’interdiction doit avant tout licenciement essayer de recaser la salariée dans un secteur sans contact avec le public.
  • L’entreprise doit contacter un inspecteur du travail pour lui faire valider cette interdiction.
  • La liberté d’opinion interdit que l’employeur interdise d’exprimer sa religion au sein de l’entreprise.
  • L’interdiction doit être celle de porter des signes des convictions religieuses mais cette seule interdiction ne suffit pas : doivent aussi être interdits les signes de convictions philosophiques et politiques.
  • Cette interdiction doit être indifférenciée, c’est-à-dire ne doit pas concerner seulement le port du voile.
  • La situation ne doit pas traduire une discrimination indirecte.
  • Qui plus est : l’interdiction ne doit pas faire subir un désavantage particulier à des personnes adhérant à une religion ou des convictions données.
  • Si un désavantage particulier doit être subi par des personnes adhérant à une religion donnée, cette interdiction devra être justifiée par un objectif légitime et les moyens appropriés et nécessaires de réaliser cet objectif.
  • La Cour de cassation estime que la volonté d’un employeur de tenir compte des souhaits d’un client de ne plus voir ses services assurés par une salariée portant le voile ne saurait être considérée comme une exigence professionnelle et déterminante.

Bref, c’est byzantin. Une entreprise n’a donc plus en réalité le droit d’interdire d’une manière générale le port du voile en entreprise. Un salarié travaillant dans un secteur sans contact avec la clientèle pourra se voir imposer par ses collègues la vue du voile, même si celui-ci représente pour lui un totalitarisme conquérant en désaccord avec ses convictions.

Au nom de la « liberté d’opinion », l’inspecteur du Travail pourra s’opposer au règlement intérieur interdisant le port du voile.

Au nom de la « liberté d’opinion », on imposera à ce salarié, qui n’a qu’un but : celui de travailler dans le calme, l’opinion dévastatrice de ceux qui nous font la guerre. Et il ne pourra pas donner son opinion.

Au nom de la « liberté d’opinion », la laïcité en entreprise sera bafouée.

Au nom de la « liberté d’opinion », partout ailleurs qu’au contact avec la clientèle, les voiles pourront proliférer.

Au nom de la « liberté d’opinion », un client qui n’en veut pas pourra se voir imposer les services d’une salariée voilée.

J’ai récemment rencontré un artisan débordé. Il a du travail par-dessus la tête et pourrait avoir toute une équipe avec lui, mais il refuse d’embaucher. Il tient à sa tranquillité. Il tient à ce que ce qu’il a déterminé soigneusement lui-même comme exigences professionnelles déterminantes au sein de son entreprise ne soit contrarié par aucun arrêt de la Cour de cassation. Ce qui lui paraîtrait à juste titre comme une intrusion intolérable dans sa manière de voir et de manager ses intérêts en même temps que ceux de ses clients.

On attend une évolution de la jurisprudence Baby Lou, qui permettait d’interdire le voile dans les entreprises privées exerçant une mission de service public.

On attend de voir les voilées investir massivement l’entreprise et le choc qui va en résulter. On connaît leur capacité de nuisance procédurière. Après cela, ce seront les kamis, la charia et les cinq prières obligatoires pour tous.

On attend aussi avec gourmandise les revendications, au sein de l’entreprise, du Ku-Klux-Klan, des royalistes légitimistes, des nudistes, des végétalistes intégraux, des indépendantistes bretons et de tout poil, des adorateurs du Soleil ou d’Ubu et autres sectes tolérables à la condition sine qua non de rester de curieuses minorités et, surtout, de respecter l’ordre public.

On comprendra que les Français soient de plus en plus allergiques au port du voile, cette agression manifeste de notre mode de vie et de nos lois.

Sophie Durand
29/11/2017

Source : Riposte Laïque
Correspondance Polémia – 30/11/20

Crédit photo : Denis Bocquet via Flickr (cc)

 

https://www.polemia.com/la-cour-de-cassation-autorise-le-voile-islamique-dans-lentreprise-pagaille-garantie/

Raphaël Enthoven présente ses excuses après sa chronique sur le Notre Père

Raphaël Enthoven présente ses excuses après sa chronique sur le Notre Père

© ERIC PIERMONT – AFP
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Le philosophe est revenu ce jeudi sur sa chronique où il accusait à mots couverts l’Église d’avoir modifié la traduction du Notre Père par islamophobie.

Les réactions étaient si nombreuses et l’incompréhension des catholiques si frappante que Raphaël Enthoven a jugé utile de revenir ce jeudi, à l’antenne d’Europe 1, sur son interprétation très personnelle de la nouvelle traduction du Notre Père. Il y expliquait en substance que si l’Église proposait cette nouvelle traduction c’était par islamophobie.

Le philosophe a expliqué d’entrée que sa chronique de mardi dernier « n’était pas bonne » : « d’abord elle était mauvaise, mais surtout elle était malhonnête ». A-t-il eu tort ? Raphaël Enthoven botte en touche et évite de se dédire tout à fait : « mais je n’en sais rien, personne n’en sait rien (…). C’est cela le problème. J’aurai pu dire n’importe quoi, d’ailleurs je l’ai fait. La question n’est pas de savoir ce qui est vrai ou faux, qui le sait, mais si ce que je raconte permet ou empêche le débat. »

« Avoir produit du soupçon au lieu de le dissiper »

En revanche, il admet que c’est sa méthode qui pose problème. Un angle qui lui permet d’éviter de revenir sur le fond du propos de sa chronique : « Je n’ai rien démontré. J’ai juste partagé une intuition, une pauvre opinion avec les auditeurs d’Europe 1, ce qui n’a aucun intérêt. En présumant que c’est par islamophobie que le texte du Notre Père a été purgé du verbe soumettre, je mettais ceux que j’en accusais dans la situation tout à fait impossible d’avoir à dire que ce n’était pas le cas sans pouvoir en apporter la preuve. Une parole indémontrable, comme l’était la mienne, est une parole infalsifiable et ça c’est impardonnable. Ce qui est impardonnable, c’est d’avoir produit du soupçon au lieu de le dissiper ».

« Quel est l’ennemi commun, l’ennemi de tous, l’ennemi du public numéro 1, ce n’est pas le catholicisme, ni l’islam, ni le judaïsme, ni la laïcité bien sûr, a poursuivi le philosophe. Le seul ennemi que nous ayons tous à redouter collectivement, le cauchemar du débat, c’est le procès d’intention, qu’on en fasse ou qu’on en subisse, c’est l’accusation indémontrable qui souille l’accusé sans exposer l’accusateur à un démenti argumenté ».

Des excuses pour son procès d’intention

En conclusion, c’est un mea-culpa sur la forme, bien plus que sur le fond, auquel s’est livré le médiatique chroniqueur : «  Je retire bien volontiers l’accusation d’islamophobie porté mardi dernier à l’encontre du Notre Père nouvelle façon, je reprends à grand frais ce débat sur l’exégèse biblique, où mon inculture est encyclopédique, et je présente mes excuses plates aux gens de bonne volonté, nombreux, qui prient du fond du cœur et ne connaissent pas la haine ». « Tout procès d’intention condamne à l’avance l’accusateur lui-même ». Une attitude qui a été loué par de nombreux internautes. Qui regrettaient néanmoins que le philosophe ne se soit pas interrogé sur le fond de son propos.

 

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