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RDC : « Kin-la-belle » tient tête à la police de Kabila

RDC : « Kin-la-belle » tient tête à la police de Kabila

Par AFP
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Au moins six personnes ont été tuées et 49 autres blessées dimanche en République démocratique du Congo lors de la dispersion par les forces de sécurité de marches contre le maintien au pouvoir du président Kabila, selon un bilan provisoire de l’ONU.

« Elle n’est pas morte pour rien. C’est une martyr », lance Jean-Claude qui s’improvise porte-parole du clan dans la cour de la résidence familiale, à Kinshasa. Elle, c’est sa grande sœur, Deshade, 24 ans, aspirante à la vie religieuse, qui vient d’être fauchée par une rafale de balles devant la paroisse Saint-François de Salles, à Kintambo, un quartier populaire de la capitale de la République démocratique du Congo.

La jeune femme de 24 ans aux tresses noires et marrons, qui sourit à la vie sur un selfie présenté par ses proches en pleurs, est l’une des six victimes de la répression des marches des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

« Dieu jugera »

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« Des soldats ont tiré au moins cinq balles. Ma grande sœur a perdu beaucoup de sang », poursuit Jean-Claude. C’est une femme officier qui a donné l’ordre de tirer le coup de rafale fatale, accusent des témoins.

Derrière le frère, parmi les femmes qui hurlent de douleur, un membre du clan se tait. Le père. « Je ne peux rien dire, je suis officier de police. Dieu jugera », soupire l’homme, acteur malgré lui d’une tragédie congolaise.

Une chaise renversée, des rameaux dispersés, une mare de sang qui sèche: les traces de l’agonie de la jeune femme, sont encore visibles devant l’église Saint-François. Saint-François, Christ-roi, Saint-Joseph, cathédrale Notre-Dame…: dans la capitale aux 160 paroisses, les fidèles ont défié les forces de sécurité et marché après les messes pour dire non à la prolongation du pouvoir du président Kabila, dont le dernier mandat a expiré le 20 décembre 2016.

« Ils nous tueront ensemble »

Contrairement à la précédente marche du 31 décembre, les catholiques ont résisté après les premiers tirs de gaz lacrymogènes. Pneus brûlés, poubelles renversées, rues barricadées, le quartier de Kintambo, l’un des plus vieux de Kinshasa avec ses petites échoppes à un étage, a été l’un des centres de la colère populaire.

Des jeunes, des femmes, des hommes ont marché rameaux à la main, entonnant des chants anti-Kabila, au nez et à la barbe des policiers.

« Qu’il parte ! Il ne fait que tuer les gens, on n’en peut plus », hurle un jeune homme d’une vingtaine d’années. « Kabila doit partir, nous n’allons plus lui laisser du temps », lance un autre. L’espace d’une matinée, « Kin-la-belle », la troisième mégapole africaine qui déborde d’énergie malgré la misère, a renoué avec les heures sombres de son histoire.

Plus loin dans un autre quartier, à Lemba, un homme en civil se promène à l’arrière d’une moto en tirant des coups de feu en l’air. La scène se déroule en face du camp militaire « Mzee Kabila », en référence à Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel président, assassiné il y a tout juste 17 ans en janvier 2001.

A une vingtaine de mètres, un groupe de jeunes en colère défient des policiers, visiblement débordés.

« Le pays va bien, la police est très gentille »

Les marches ont commencé à la fin des messes, comme dans la paroisse Saint-Joseph de Matonge, quartier connu en temps ordinaire pour ses bars et ses boîtes. « S’il arrivait qu’on nous menaçait, restons unis et s’ils veulent nous tuer, ils nous tueront ensemble », donne pour consigne à l’assistance un responsable laïc avant la marche.

La procession sort, les fidèles arrachent des branches d’arbres pour les agiter comme des rameaux de paix, derrière un enfant de chœur qui porte le crucifix. Après 100 mètres, les cantiques religieux s’arrêtent net aux premiers coups de gaz lacrymogènes.

« Je voudrais qu’on appelle à une nouvelle marche même dans trois jours. Il faut continuer à faire pression sur ce pouvoir », s’emporte Jean-René, un fidèle. « Nous avons tenu tête aux policiers malgré leur brutalité », se félicite Néhémie, un spécialiste en communication numérique, sonné par les gaz lacrymogènes.

Dans une autre paroisse, Christ-Roi, les fidèles ont marché sur près de deux kilomètres, avant de recevoir des tirs de lacrymogènes et de balles réelles. Ils ont répondu par des jets de pierre. Après un quart d’heure d’affrontement, le curé leur demande de regagner l’enceinte de l’église ou de retourner chez eux.

« Le pays va bien, la police est très gentille », ironise un policier qui contrôle l’équipe de l’AFP à l’un des très innombrables barrages déployés dès l’aube.

La situation redevenait calme en fin d’après-midi. Lundi, le commerce va reprendre dans les petites échoppes de Kintambo et des Kinois retourneront boire des bières à Matonge. Jusqu’à la prochaine marche ? Les prochaines élections présidentielles ne sont pas prévues avant le 23 décembre.

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Ce qu’il faut retenir des nouvelles conclusions de l’UE sur la RDC et de la réaction de Kinshasa

Ce qu’il faut retenir des nouvelles conclusions de l’UE sur la RDC et de la réaction de Kinshasa

Reconduction des sanctions contre les proches du président congolais Joseph Kabila, appel au respect du calendrier électoral… Réuni lundi à Bruxelles, le Conseil de l’UE s’est une nouvelle fois prononcé sur la situation politique et sécuritaire en RDC.

Pas d’appui au processus électoral sans garantie du respect par Kinshasa de la Constitution et de l’accord de la Saint-Sylvestre. C’est ce qui ressort de 10 conclusions adoptées, le lundi 11 décembre à Bruxelles, par les ministres des Affaires étrangères du Conseil de l’UE. De fait, ces résolutions ont plus concerné le processus électoral en cours en RD

« L’UE estime [en effet] qu’il est déterminant, notamment pour la légitimité des institutions chargées de la transition, de garantir que la date des élections désormais fixée du 23 décembre 2018 soit respectée. » Mais en publiant le calendrier électoral début novembre, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait prévenu que plusieurs contraintes financières, techniques et juridiques pourraient rendre difficile le respect de ce délai.

Des mises en garde balayées par l’UE qui rappelle qu’il est de la « responsabilité première du gouvernement et des institutions en charge de l’organisation des élections, en particulier la Ceni » de tout mettre en oeuvre pour garantir le respect du calendrier électoral.

Mesures de décrispation …

Prolongeant pour un an les sanctions prises à l’encontre de certains proches du président Joseph Kabila, l’UE appelle également le régime de Kinshasa à respecter la Constitution et a considéré « l’urgence de la mise en œuvre intégrale par le gouvernement de l’ensemble des mesures de décrispation politique prévues par l’accord de la Saint Sylvestre, nécessaires pour réunir les conditions d’élections crédibles et inclusives, rétablir la confiance entre les acteurs concernés et apaiser les tensions politiques, notamment la libération de tous les prisonniers politiques, la fin des poursuites judiciaires injustifiées, la fin de la duplication des partis politiques, la liberté de la presse et la réouverture des médias fermés. »

… contre financement du processus électoral

Avant d’apporter son appui financier au processus électoral, l’UE indique qu’elle « évaluera » la mise en oeuvre de ces mesures prévues par l’accord politique de la Saint-Sylvestre conclu entre le camp du président Kabila et l’opposition. Un compromis politique « sur lequel se fonde la légitimité de la transition », rappellent les ministres européens.

Autres préalables avant le décaissement des fonds européens : « Le respect des droits de l’homme et la réouverture de l’espace politique, ainsi que les mesures nécessaires pour garantir un processus électoral transparent et inclusif, l’application scrupuleuse du nouveau calendrier électoral, la publication d’un budget crédible et un plan de décaissement réaliste, l’adoption de la législation électorale requise et la fiabilisation du fichier électoral. »

Dans la foulée, les autorités belges ont « salué » les conclusions adoptées par le Conseil de l’UE. Celles-ci « soulignent la nécessité d’organiser des élections libres et crédibles en RDC et rappellent la volonté de l’UE de contribuer au processus électoral pour autant que des mesures nécessaires soient prises afin de garantir la crédibilité du processus tant sur le plan technique qu’en ce qui concerne l’ouverture de l’espace démocratique », ont ainsi déclaré le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et son collègue en charge de la Coopération au développement Alexander De Croo.

En clair, « la Belgique a décidé de réserver dans un premier stade 5 millions d’euros en appui aux élections, qui pourront être libérés dès que ces conditions seront réunies et elle encourage ses partenaires à agir dans le même sens, en restant très attentifs aux engagements des autorités congolaises ».

Une « moquerie » selon Kinshasa

De nouvelles sanctions n’ont pas pas été adoptées, comme le souhaitaient certains pays de l’UE

À Kinshasa, l’on s’étonne de cette annonce des autorités belges. « Cinq millions d’euros et des conditions ? C’est une moquerie. Savez-vous combien le gouvernement congolais donne à la Ceni chaque mois ? 30 millions de dollars. » Barnabé Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique du président Kabila, regrette aussi que les partenaires européens de la RDC « n’écoutent pas » Kinshasa.

« Ils sont souverains », lâche-t-il, dépité. Mais « de nouvelles sanctions n’ont pas pas été adoptées, comme le souhaitaient certains pays de l’UE. C’est une bonne chose », nuance-t-il aussitôt.

Quant aux mesures de décrispation, Kikaya Bin Karubi dit que les autorités congolaises en ont déjà prises. « Nous libérons des soi-disant prisonniers politiques, mais l’UE en trouve toujours d’autres », tance-t-il.

[Moïse Katumbi] peut rentrer quand il le veut pour faire face à la justice

Quid du retour de l’opposant Moïse Katumbi en homme libre en RDC comme l’avait demandé en juin le Haut-conseil des Nations unies aux droits de l’homme ? « Pour nous, c’est quelqu’un qui a quitté le pays pour aller se soigner. Il peut rentrer quand il le veut pour faire face à la justice. Spolier un immeuble n’est pas une affaire politique mais judiciaire », poursuit le conseiller de Kabila.

En juin 2016, alors qu’il se trouvait toujours en exil, Moïse Katumbi était en effet condamné à trois ans de prison ferme dans un litige immobilier avec un Grec. Un « procès politique », selon l’entourage de l’ex-gouverneur du Katanga désormais candidat déclaré à la présidentielle.

Abondant dans le même sens, un rapport confidentiel des évêques destiné à Kabila dénonçait également des « mascarades » dans les procès engagés contre Moïse Katumbi et Jean-Claude Muyumba, un autre opposant politique détenu et condamné à Kinshasa dans une affaire de spoliation d’immeuble l’opposant au même sujet grec.

http://www.jeuneafrique.com/501314/politique/ce-quil-faut-retenir-de-nouvelles-conclusions-de-lue-sur-la-rdc-et-de-la-reaction-de-kinshasa/

RDC : un accident de train fait entre huit et 33 morts au Katanga

RDC : un accident de train fait entre huit et 33 morts au Katanga

Par Jeune Afrique avec AFP

Un accident de train de marchandises qui transportait des matières inflammables a tué entre huit et 33 passagers clandestins le 12 novembre dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Jusque là, il y a huit morts et plusieurs blessés, a déclaré Jean-Marie Tshizainga, ministre des Mines de la province de Lualaba, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Le bilan pourrait être beaucoup plus important ». La radio Okapi évoque 33 tués, plusieurs blessés et brûlés dans l’accident de ce train qui allait de Lubumbashi à Luena dans la région minière du Katanga.

Les faits se sont produits à Buyofwe, une gare située à près de 30 kilomètres de Lubudi dans la province du Lualaba. Le convoi transportait 13 wagons dont des citernes d’essence.

Sur une pente, la locomotive s’est emballée avant de finir sa course dans un ravin. Dans ce choc, les citernes ont pris feu, surprenant certains passagers en plein sommeil. Ces derniers se trouvaient à bord de ce train de marchandises après y être montés illégalement pour se déplacer.

Clandestins

« C’est un train de marchandises qui a déraillé, qui n’est supposé transporter que des marchandises, déclare un haut-responsable de la Société nationale de chemin de fer du Congo (SNCC), Sylvestre Ilunga Ilukamba. S’il y a des individus à bord, nous les considérons comme des clandestins ».

Le Katanga a déjà été le théâtre par le passé d’autres accidents du même type. Le 22 avril 2014, un train de marchandises transportant plusieurs centaines de personnes avait également déraillé à hauteur de la localité de Katongola.

Le bilan officiel a fait longtemps état de 74 morts et 163 blessés, mais la Croix-Rouge congolaise affirme que 100 à 200 corps ont été inhumés sur place dans les jours qui ont suivi la catastrophe. L’agence congolaise de presse parlera un mois plus tard de 136 morts.

http://www.jeuneafrique.com/491913/societe/rdc-un-accident-de-train-fait-entre-huit-et-33-morts-au-katanga/

La RDC dans une situation exceptionnelle

La RDC dans une situation exceptionnelle

 

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20 octobre, 2017
Entretien

Leslie Varenne

Eve Bazaïba, secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) parti de Jean-Pierre Bemba, emprisonné à la Haye depuis neuf ans, a accordé un entretien à l’IVERIS. Elle revient sur la situation politique en RDC et sur les dernières révélations de la CPI.

 

 

Le mandat de Joseph Kabila est terminé depuis le 19 décembre 2016, cependant il se maintient toujours au pouvoir et l’élection présidentielle est, encore reportée, en 2019 cette fois, bafouant ainsi les accords conclus entre l’opposition et le gouvernement. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a décrété qu’elle avait besoin de 504 jours pour organiser les élections, mais pourquoi cette annonce de 504 jours pourquoi pas 502 ? La précision de ce chiffre sur une date aussi lointaine n’est-elle pas grotesque ?

C’est effectivement grotesque, la CENI et le Président se moquent des populations, le MLC propose d’organiser l’élection dans 200 jours et nous pouvons démontrer que cela est possible techniquement mais nous savons bien qu’il n’y aura pas d’élection ni en 2019, ni en 2020, ni en 2021. Au passage, il serait bon d’auditer cette structure pour faire toute la lumière sur sa gestion financière particulièrement opaque.
Dans la situation où nous sommes, un soulèvement populaire est toujours possible même si la répression en 2014 et 2015 a été très importante. En prime, la découverte de fosses communes, la situation dramatique dans le Kasaï et dans l’Est du Congo crée une atmosphère macabre, un climat de terreur. A cela il faut ajouter l’appauvrissement de l’opposition parlementaire qui cumule trois mois d’impayés ce qui rend certains députés encore plus vulnérables à la corruption.

Nous sommes dans une séquence exceptionnelle qui nécessite des mesures exceptionnelles. La situation actuelle est pire que sous le régime de Mobutu, l’entourage de Joseph Kabila s’est enrichi dans des proportions beaucoup plus importantes que celles en cours sous le maréchal-président et les populations se sont appauvries dans les mêmes proportions. Sous l’ère Mobutu, il y avait une répression sévère mais il n’y a jamais eu de massacres de masse comme il en existe aujourd’hui. Nos partenaires nous disent « débarrassez-vous de votre Président », mais ce n’est pas nous qui avons créé le monstre. Nous n’avons jamais cru en Joseph Kabila, un homme sortit du néant. Après le meurtre de son père en 2001, c’est Jacques Chirac qui l’a adoubé en l’appelant le premier : « Président », alors qu’il n’était même pas encore désigné pour conduire une transition. Les partenaires occidentaux ont vu un bon élève docile et malléable, en 2002, lors des accords de Sun City, les mêmes nous ont dit « tout est négociable, sauf Joseph Kabila », ils voulaient le placer au-dessus de la mêlée, ils le soutenaient. En 2006, il ne gagne pas les élections, en 2011 non plus. Aujourd’hui le Président congolais dispose de moyens conséquents, il a les capacités financières, les capacités militaires, le carnet d’adresses et il se retourne contre tous. Mais ce sont les partenaires occidentaux qui l’ont créé, Joseph Kabila n’a jamais eu et n’aura jamais le soutien des Congolais.

Quelle aide l’opposition peut-elle trouver auprès des acteurs régionaux ?

Depuis le début de son arrivée au pouvoir, Joseph Kabila a des liens forts et étroits avec le Rwanda et l’Ouganda, donc il n’y a rien à attendre de ce côté-là. L’Angola ne semble plus prête à apporter un soutien inconditionnel au Président, mais pour l’instant le pays le plus nocif c’est l’Afrique du Sud, avec le Président Zuma qui défend son homologue congolais de manière ostentatoire.

Jean-Pierre Bemba a été arrêté en Belgique en mai 2008, puis transféré à la Haye en juillet de cette même année. Son procès a duré quatre ans et il s’est déroulé d’une manière tout aussi stupéfiante d’un point de vue juridique que celui de Laurent Gbagbo, comment réagissez-vous aux révélations de Mediapart ?

Nous sommes satisfaits de ces révélations car elles nous donnent raison. Le bureau du procureur n’a jamais apporté d’éléments au-delà de tout doute raisonnable montrant que Jean-Pierre Bemba est responsable des exactions qui ont eu lieu en République Centrafricaine. La guerre dans ce pays a opposé les Présidents Patassé et Bozizé, ils n’ont jamais été inquiétés, seul le Président du MLC a été inculpé. Le procureur Ocampo n’a pas instruit à charge et à décharge en violation de l’article 54 du statut de Rome. A ce jour une vingtaine de témoins ont saisi le greffe de la Cour parce que le Procureur leur avait demandé d’accuser Jean-Pierre Bemba en échange d’avantages. A la fin de son mandat Ocampo a bouté dehors les témoins qui réclamaient leurs dus. La procureure actuelle, Fatou Bensouda, ne veut pas entendre parler de ces personnes, sous prétexte qu’elle n’a pas participé au deal, alors qu’elle a collaboré aux enquêtes et qu’elle était l’adjointe de Luis Moreno Ocampo. Autre fait extrêmement grave, Jean-Pierre Bemba a été placé sous écoute et tous les éléments sont à la disposition du bureau du procureur, ce qui est parfaitement illégal. Cette affaire n’est pas terminée, la défense de Jean-Pierre Bemba a interjeté appel et nous avons tous les éléments à notre disposition pour démontrer combien cette Cour a été partiale. Nous avons dénoncé toutes ces manipulations, dont le seul but consistait à écarter Jean-Pierre Bemba de la scène politique congolaise afin de laisser Joseph Kabila gouverner sans opposant. Nous voyons aujourd’hui où cela a mené la RDC.

 

 

https://www.iveris.eu/list/entretiens/288-la_rdc_dans_une_situation_exceptionnelle/