Archives pour la catégorie Russie

La Russie découvre un laboratoire chimique à Douma

La Russie découvre un laboratoire chimique à Douma

+

L’armée russe a découvert un laboratoire chimique clandestin à Douma, dans la zone abandonnée par les jihadistes.

Des précurseurs d’armes chimiques, comme du thiodiglycol et de la diethanolamine s’y trouvaient, a affirmé le spécialiste de ce type d’arme, Alexander Rodionov, sur Rossiya TV, le 17 avril 2018. Ils servent notamment à la fabrication de gaz moutarde

http://www.voltairenet.org/article200786.html

Publicités

Où est la contre-propagande russe ?

Où est la contre-propagande russe ?


Orlov
Orlov

Par Dmitry Orlov – Le 12 avril 2018 – Source Club Orlov

Si vous avez visité la Russie au cours de cs dernières années, Moscou et Saint-Pétersbourg en particulier mais aussi beaucoup de villes provinciales en plein essor, vous aurez remarqué que la Russie de nos jours est un endroit assez normal. C’est un peu banal de dire que plus le voyage est facile, plus l’endroit où vous arrivez est similaire à celui que vous avez quitté : les trains ou les taxis qui vous emmènent vers les aéroports, les distributeurs automatiques de billets en monnaie locale, les hôtels aux brillantes babioles dans le hall et l’eau courante chaude et froide dans les salles de bains, beaucoup d’endroits pour manger, y compris McDonald et Pizza Hut si vous n’aimez pas la cuisine locale et une connexion Wi-Fi gratuite partout. Il y aussi beaucoup de messages en anglais, les arrêts de bus sont annoncés en russe et en anglais, et si vous vous perdez, Google Maps vous dira où vous êtes et comment revenir à votre hôtel. Et si vous aimez faire du shopping, il existe un grand choix de centres commerciaux et de divertissement avec toutes les marques mondiales.

Il y a encore quelques bizarreries spécifiques à la Russie que vous pourriez observer : des gardes-frontières avec des mitrailleuses sur le tarmac tandis que votre avion se rend jusqu’au terminal (les Russes prennent très au sérieux la sécurité des frontières) ; les gens qui portent beaucoup de fourrure, les femmes très habillées (vous pouvez accuser la météo souvent très froide). Certaines installations provinciales peuvent encore sembler un peu démodées mais beaucoup de grandes villes sont maintenant plus récentes et plus brillantes que beaucoup d’autres en Europe ou aux États-Unis. Si vous parlez aux locaux, vous les trouverez très disposés à exprimer leurs opinions et à exprimer un large éventail d’opinions politiques. Personne ne regardera par-dessus son épaule et, non, on ne vous assignera pas une nounou pour vous suivre.

Et si vous aviez visité la Russie périodiquement, ces dernières années, comme je l’ai fait pendant de nombreuses décennies, vous constateriez qu’elle a évolué à une vitesse vertigineuse. C’était une véritable épave au début et jusqu’au milieu des années quatre-vingt-dix : sale, minable, désorganisée, déprimée, criminalisée et généralement dangereuse. Le service était impoli ou inexistant et rien ne bougeait sans un pot-de-vin ou deux. Cette Russie là est maintenant presque complètement envolée. La plupart des voitures dans les rues sont de marques étrangères, bien que la plupart soient construites dans des usines russes. Un boom continu de la construction a transformé le parc immobilier. Mais les gens ont aussi changé : dans l’ensemble, il se comportent beaucoup mieux et avec politesse et beaucoup sont très professionnels et enthousiastes au sujet de leur travail. En particulier, les jeunes Russes sont très fiers de leur pays et ont bon espoir en son avenir. Ce dynamisme brut est assez frappant.

Ainsi, si vous étiez venu voir par vous-même en prenant le temps de suivre l’évolution au fil du temps et de juger des tendances générales, vous arriveriez inévitablement à la conclusion que la Russie est un pays normal. Vos expériences là-bas vous permettraient de juger qu’elle est assez riche, plutôt prospère et socialement et politiquement stable. Et pourtant, en retournant en Europe, aux États-Unis, au Canada ou dans l’un des autres pays dominés par des sociétés et des consortiums occidentaux, on vous dira que la Russie est étrange, méchante, gouvernée par un dictateur impitoyable et déterminée à augmenter son territoire et à menacer ses voisins. Pourquoi y a-t-il une telle déconnexion et quelle est cette impulsion majeure pour diaboliser la Russie ? Et pourquoi n’y a-t-il pas un effort parallèle de la Russie pour diaboliser l’Occident ?

Si vous creusez un peu plus loin, vous constaterez que cette diabolisation repose sur un ensemble de mensonges.

  • Vous avez peut-être entendu dire que la Russie a envahi la Géorgie en 2008 − un acte d’agression flagrant. Eh bien, non, à cette occasion, ce sont les troupes géorgiennes qui ont bombardé les Casques bleus russes en Ossétie du Sud voisine et les troupes russes qui ont rétabli la paix, passant brièvement en Géorgie pour poursuivre les troupes géorgiennes en retraite et se retirant rapidement une fois la menace contre l’Ossétie neutralisée.
  • Vous avez peut-être entendu que la Russie avait envahi l’Ukraine en 2014. Eh bien, non, ce qui s’est passé en Ukraine, c’est que le gouvernement constitutionnel a été renversé par un violent coup d’État et les nationalistes nouvellement installés ont menacé les droits de la population russe dans l’Est du pays. Cette partie a été russe pendant de nombreux siècles, jusqu’à il y a moins de cent ans, quand elle a été réaffecté de la Russie à l’Ukraine par Vladimir Lénine. La Russie lui a offert son aide, à la fois politique et humanitaire et très loin de l’envahir, elle en a même refusé la reconnaissance politique.
  • Vous avez peut-être entendu dire que la Russie avait envahi et annexé la Crimée. Mais la Crimée a fait partie de la Russie à partir de 1783 et n’a fini par « appartenir » à l’Ukraine que lorsque l’URSS s’est effondrée (un transfert de légalité douteuse [du temps de Khrouchtchev, NdT]). Après les événements malheureux de 2014 à Kiev, 97% des résidents de Crimée ont voté par référendum pour rejoindre la Russie. Les troupes russes, déjà stationnées en Crimée en vertu d’un accord international ont réussi à maintenir la paix lors de ce transfert.
  • Vous avez peut-être entendu dire que des troupes russes sont en Syrie pour soutenir un dictateur impitoyable, Bachar al-Assad, qui utilise des armes chimiques contre son propre peuple. Mais la raison pour laquelle les troupes russes sont allées en Syrie était de combattre EI (c’est-à-dire État islamique ou califat). Vous voyez, il y avait des centaines de milliers de combattants d’État islamique en Syrie. Quelque chose comme la moitié d’entre eux venaient de Russie ou d’anciennes républiques soviétiques et la langue russe était aussi commune chez ISIS que l’arabe. Les Russes ont sagement décidé qu’il était plus sûr et moins coûteux d’éradiquer ce fléau en Syrie plutôt que d’attendre qu’il se propage dans les pays plus au nord et plus près de la Russie. Sauver la Syrie de la destruction était un effet secondaire bienvenu, mais l’objectif principal était d’être proactif pour sauver la vie des Russes.
  • En ce qui concerne les armes chimiques, je vous encourage de nouveau à faire vos propres recherches, mais ma conclusion est qu’elles étaient autrefois à la mode pour « exterminer les brutes ». Par exemple, Winston Churchill était déterminé à les utiliser contre les bolcheviks russes. Mais maintenant une telle terminologie n’est plus favorisée et les armes chimiques ne sont utiles que lors de provocations, pour accuser ses ennemis de commettre des atrocités, pour servir de faux casus belli. Les Syriens en particulier ont volontairement abandonné toutes leurs armes chimiques et les Américains les ont enlevées et les ont détruites sous un régime d’inspections internationales. La récente fausse attaque chimique dans la Ghouta en Syrie ressemble à un non-sens complet…

… comme le sont toutes les affirmations propagandistes précédentes mais cela n’empêche pas les gouvernements occidentaux et les sources médiatiques de les répéter à l’infini. C’est l’essence même de la propagande : choisissez de gros mensonges, répétez-les à l’infini et accusez quiconque qui veut les contredire de collusion avec l’ennemi. Quiconque ose défier le récit de la propagande est automatiquement un « troll du Kremlin » ou un « pantin de Poutine ». C’est, bien sûr, une esquive pratique. Quand toutes sortes de choses vont mal, que ce soit des guerres perdues, des élections volées, des retraites volées, l’avenir de ses enfants volé ou des systèmes d’armes qui ne fonctionnent pas, il est plus facile de trouver un seul bouc émissaire. Pour un si grand nombre de problèmes, le bouc émissaire doit être un bouc émissaire très important et la Russie a juste la bonne taille.

Mais qu’en est-il de la contre-propagande ? Le gouvernement et les médias russes ne sont-ils pas aussi coupables de prendre des libertés avec la vérité ? Encore une fois, je vous encourage fortement à faire vos propres recherches (pour lesquelles la connaissance du russe est, malheureusement, une exigence). J’ai été un observateur fidèle des médias russes pendant de nombreuses années et j’en suis arrivé à la conclusion qu’ils sont presque entièrement réactifs. C’est-à-dire qu’ils répondent aux mensonges jetés à leurs visages, mais ils le font avec des faits et des preuves, pas avec des mensonges encore meilleurs. Vous pouvez imaginer que peut-être les Russes aiment trop la vérité, ou se soucient trop du salut de leur âme mais je suis trop cynique pour cela. Je suis plus à l’aise avec une explication rationnelle de ce comportement plutôt qu’une explication émotionnelle ou spirituelle.

Heureusement, il y en a une évidente. Alors que les États-Unis perdent progressivement le contrôle de leurs affaires, étrangères et intérieures, d’autres pays commencent à prendre leur propre chemin. C’est à la fois un développement positif et potentiellement très dangereux. L’aspect positif est qu’à mesure que l’empire américain s’efface, les dramatiques déséquilibres financiers et commerciaux qui se sont accumulés pendant des décennies, protégés par la menace de sanctions américaines et d’agression militaire contre quiconque oserait défier la primauté du dollar américain, ces déséquilibres seront autorisés à se corriger d’eux-mêmes. L’aspect négatif est que la discipline impériale qui a gelé plusieurs conflits internationaux ne sera plus en vigueur et les choses risquent de se décoller dangereusement.

La Russie a été à l’avant-garde du mouvement visant à faire passer l’ordre mondial de l’unipolarité dominée par les États-Unis à la multipolarité, et elle souhaite que ce processus se déroule sans heurt. Ce qui permet aux pays de résoudre pacifiquement leurs différends, c’est le droit international. À son tour, le droit international ne dispose pas d’un exécutif supranational − aucun pays n’a le monopole de la violence et les pays qui transgressent ne sont pas envoyés en prison. Au contraire, tout le mécanisme repose sur le consentement de tous à respecter les accords internationaux. Et pour atteindre ce consentement, tous les participants doivent pouvoir participer à une seule réalité consensuelle : un seul ensemble de faits vérifiables. C’est pourquoi toute contre-propagande russe serait une ineptie : elle mettrait en danger cette réalité consensuelle.

Tant que vous avez un seul fou et ses quelques sbires restants, rebondissant dans leur cellule capitonnée, crachant un torrent de mensonges (et quelques tweets présidentiels délirants), le reste du monde peut le dénoncer et dire que c’est précisément avec eux qu’il ne veut pas parler. Il peut tourner donc le dos au fou et tenir ses propres discussions, accepter des procédures pour vérifier les faits, négocier des accords, etc. Mais si la planète entière est envahie par beaucoup de petits fous, chacun concoctant sa propre version déformée et délirante de la réalité, alors un tel dialogue constructif devient impossible et le monde se rapproche de la guerre. Ainsi, le moyen le plus sûr d’agir est de prêter attention aux faits, de refuser de répéter les mensonges de la propagande et d’attendre patiemment que le fou dans sa cellule capitonnée s’essouffle, car le temps n’est définitivement pas de son côté.

Les cinq stades de l'effondrementDmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/ou-est-la-contre-propagande-russe

Poutine : tenir tête à l’Empire du Chaos US/Israël, ou céder ?

Poutine :
tenir tête à l’Empire du Chaos US/Israël, ou céder ?


Moment crucial, plus pour Poutine et la Russie que pour la Syrie et Assad


Par Damian Martinovich − Le 10 avril 2018 − Source Russia Insider


Vladimir Soloviev, l'animateur d'une émission de télévision politique diffusée aux heures de grande écoute, qui connaît Poutine personnellement, a tweeté : « La situation est maintenant comparable à la crise des missiles de Cuba. Une guerre nucléaire pourrait éclater en un clin d'œil. Et il est peu probable que l'humanité puisse y survivre. »

Nouvelles sanctions anti-russes, marchés financiers russes en fusion, rouble en dégringolade, menaces occidentales de bombardements en Syrie et sur ses alliés, coup monté Skripal − que se passe-t-il ?

Bienvenue pour votre quatrième mandat présidentiel, monsieur Poutine ! Toutes ces actions font partie de la campagne soigneusement planifiée qui sert de fanfare d’accueil pour votre probable dernier mandat de président russe.

Pour l’essentiel, l’Occident envoie un message clair au président russe. Vous aurez six années ininterrompues de crises infernales. Nous ferons en sorte que vous n’ayez pas une journée paisible. Désolé, il n’y a aucun moyen que vous puissiez vous concentrer sur les problèmes intérieurs de la Russie comme vous l’avez promis pendant votre campagne présidentielle.

Ce sera aussi une période difficile pour l’économie russe, bien que les Russes doivent se rendre compte qu’il vaut mieux avoir un salaire de 20 000 roubles (300 dollars) que 20 millions de morts comme au cours de la Seconde Guerre mondiale. C’est un petit prix à payer pour être l’une des dernières nations souveraines restant dans le monde. À long terme, il est préférable de réduire la dépendance de la Russie vis-à-vis de la technologie, des importations et des marchés occidentaux.

La Russie doit résolument prendre plusieurs mesures qui vont infliger des coûts importants à Washington et à ses vassaux occidentaux.

Mesures économiques

Bannir toutes les grandes entreprises américaines en Russie, qui peuvent être facilement remplacées par des équivalents russes.

  • Tous les McDonald’s, Burger Kings, Pizza Hut et Starbucks devraient être interdits. Ces mesures ne nuiront pas à l’économie russe, car la Russie possède déjà ses propres franchises de restauration rapide.
  • Bannir les sociétés de logiciels américaines en Russie. Il y a beaucoup de sociétés de logiciels russes qui peuvent remplacer les produits américains.
  • Bloquer Google, Facebook, Instagram et Twitter. La Russie a déjà des équivalents forts qui suppriment la concurrence occidentale et sont dominants sur le marché russe − Yandex, Vkontakte, Odnoklassniki, etc. Fondamentalement, la Russie devrait créer un espace d’information indépendant de la même manière que la Chine.
  • La Russie devrait également cesser d’acheter des avions Boeing ou toute autre technologie de fabrication américaine et cesser de vendre des moteurs de fusée russes à la NASA.

Mesures financières

Commencer à se débarrasser des dollars et de tout le commerce international en dollars. Demander aux partenaires commerciaux internationaux de faciliter les échanges dans toutes les devises sauf le dollar américain.

Mesures politiques et militaires

Le plus important, la Russie devrait commencer à mener des guerres par procuration contre l’Amérique, comme les États-Unis mènent une guerre par procuration contre la Russie en soutenant le régime anti-russe de Kiev et en armant les milices fascistes du Donbass qui tuent la population russe.

La Russie devrait envisager sérieusement d’armer les talibans en Afghanistan, le Hezbollah au Liban, d’aider l’Iran à moderniser son armée, de lui vendre des S-400 et de faciliter les projets technologiques militaires conjoints.

Fondamentalement, la Russie devrait soutenir toutes les nations et organisations considérées par les Américains comme leurs ennemis. Cela va vraiment faire mal à Washington. C’est la seule réaction appropriée et pertinente à la politique étrangère de Washington. L’ennemi de mon ennemi est mon ami − la Russie devrait adopter les bases d’une politique étrangère réaliste. Les néocons américains ne comprennent que le langage de la force, ce n’est pas le moment de présenter de bons arguments, de dialoguer ou de discuter.

Le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a déclaré que les négociations sur la péninsule coréenne devraient déboucher sur le désarmement nucléaire de la région. Pourquoi la Russie est-elle si désireuse de dénucléariser la péninsule coréenne ? Ce n’est pas d’un intérêt vital pour la Russie. Peut-être que la Russie devrait faire de la Corée du Nord un allié et commencer à l’armer plus sérieusement. Pourquoi aider l’Amérique à neutraliser la menace coréenne ? Peut-être qu’elle devrait aider la Corée du Nord à développer un missile encore plus meurtrier. De cette façon, les néocons y réfléchiront à deux fois avant de s’en prendre à la Russie.

Reconsidérer la relation avec Israël

La Russie doit reconsidérer sa relation actuelle avec Israël parce qu’elle se trompe pour de nombreuses raisons, notamment en envoyant des messages contradictoires aux alliés russes au Moyen-Orient.

Les premières étapes sont déjà engagées. L’ambassadeur d’Israël a été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères. Mais ils devraient faire beaucoup plus que cela. L’ensemble des crises actuelles est la conséquence du désir d’Israël de maintenir un chaos contrôlé en Syrie pendant des décennies et la Russie reste silencieuse face aux attaques aériennes constantes de Tel-Aviv contre la Syrie.

Pourquoi la Russie reste-t-elle silencieuse quand Israël bombarde la Syrie, mais menace-t-elle les États-Unis quand ils disent vouloir faire de même ? Où est la logique ? Pourquoi Israël peut-il le faire et pas les États-Unis, en tant que première superpuissance mondiale ? Si la Russie n’est pas prête à riposter contre Israël, pourquoi prétend-elle qu’elle est prête à riposter contre les États-Unis ? Cela n’a aucun sens. Par conséquent, les Russes ne devraient pas donner à Israël un laissez-passer, mais lui imposer un ensemble de sanctions économiques et politiques similaires à celles contre les États-Unis.

En tout cas, la Russie devrait faire comprendre à Israël qu’en cas de guerre russo-américaine, Israël serait l’un des premiers à être éliminé à l’aide des bombes nucléaires russes. Cela les fera réfléchir à deux fois avant de provoquer un conflit mondial contre la Russie.

Conclusion

Au lieu de gémir et de pleurer sur des actions illégales et illégitimes de l’Occident qui ne sont pas conformes au droit international, la Russie et Poutine devraient prendre des mesures sérieuses et concrètes pour les arrêter.

Il est temps que les vieux dirigeants politiques russes se retirent. Le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a déjà laissé entendre qu’il veut prendre sa retraite après des décennies d’infatigables et, dans certains cas, brillants services à la Russie. Je pense que Poutine devrait le laisser partir à la retraite et trouver un nouveau ministre des Affaires étrangères, jeune, énergique et nationaliste qui cessera tout d’abord de qualifier de « partenaires » les pays occidentaux comme le fait Lavrov à chaque occasion. Un tyran comprend seulement le langage de l’intimidation et de l’action.

Dmitry Medvedev, actuel Premier ministre russe, a été invisible pendant des années, essentiellement un zombie. Il restera dans l’histoire comme l’homme qui a permis à l’Occident de bombarder Kadhafi en ne mettant pas son veto à une résolution de l’ONU demandant une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. D’autres libéraux russes devraient également partir et la politique économique et financière devrait être plus nationaliste et protectionniste.

Le président Poutine est actuellement trop souple sur trop de questions. Il parle encore de « partenaires occidentaux ». Même Yakov Kedmi, ancien patron israélien d’Intel, pense qu’il devrait être plus dur envers les bellicistes néocons. La Russie a besoin de quelqu’un avec un peu les manières de Jirinovski pour diriger la politique étrangère russe, surtout en ce moment particulier.

Donc, dans ce moment critique pour l’humanité, étant donné que tous les médias occidentaux ignorent complètement le danger de la troisième guerre mondiale, Poutine devrait aller à la TV en direct, faire une déclaration de rupture et expliquer aux citoyens russes et surtout au monde entier, que toute la planète est au bord de la troisième guerre mondiale.

Et enfin, la Russie doit comprendre que cela n’a rien à voir avec Assad, la Syrie ou même le Moyen-Orient. Cela a tout à voir avec la Russie. Israël et les États-Unis ont décidé qu’il était temps de lui infliger une défaite humiliante en Syrie et de la virer de cette équation complexe.

Si la Russie ne fait rien et se cache sous la table en protestant contre les frappes illégales américaines, britanniques, françaises et israéliennes contre le peuple syrien, ce sera la défaite et l’humiliation de la Russie et de Poutine. Personne ne voudra plus être un allié des Russes, même si beaucoup de pays ne sont pas candidats à le devenir, pour être honnête. Ce sera une défaite géopolitique d’intensité gigantesque et, dans ce cas, il vaut mieux que les Russes quittent la Syrie plutôt que de s’humilier davantage.

Battre en retraite évite seulement l’inévitable − finalement la paix mondiale dépendra des nations qui défient l’hégémonie américaine. La Russie, avant tout, résiste aux États-Unis et à Israël en Syrie depuis le début.

Président Poutine, c’est à vous d’agir. Soit vous entrerez dans l’histoire comme le plus grand homme d’État russe qui ait jamais vécu sous le soleil, ou comme Ivan le Terrible 2.0, dont la première partie prospère du règne a fini dans le chaos ultime, la désintégration et les temps troublés en Russie.

Bon vent Vladimir Vladimirovich ! Le destin de la Russie et de l’humanité est entre vos mains.

Damian Martinovich

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/poutine-tenir-tete-a-lempire-du-chaos-usisrael-ou-ceder

Telegram : Moscou serre la vis sur le Web, par Benjamin Quénelle

19.avril.2018 // Les Crises

Telegram : Moscou serre la vis sur le Web, par Benjamin Quénelle

Scandaleuse initiative du gouvernement russe…

Dans la bataille actuelle du chiffrement se jour l’avenir de la vie privée sur Internet pour les décennies à venir…

Source : La Croix, Benjamin Quénelle, 18-04-2018

La messagerie Telegram, qui a refusé de fournir ses clés de cryptage au Kremlin, est bloquée depuis lundi en Russie. La répression sur Internet croît dans le pays avec les nouvelles réglementations.

Pavel Dourov a dit « niet » au Kremlin. La réplique n’a pas tardé : le « Robin des bois » du Web russe a été mis au ban. Défenseur du droit à utiliser librement et confidentiellement Internet, le fondateur de la messagerie cryptée Tele­gram vient de voir cette dernière bloquée en Russie. Concrètement, Pavel Dourov avait été sommé de fournir aux services secrets les clés de cryptage permettant de lire les messages des utilisateurs.

Le blocage de Telegram, réputé pour sa sûreté, confirme les croissantes pressions sur le Web, longtemps un espace libre en Russie. Un paradoxe : la messagerie était utilisée par les blogueurs rebelles et leaders de l’opposition mais aussi par l’élite du Kremlin. « Si critiquer un gouvernement est ­illégal dans un pays, Telegram ne participera pas à une telle censure », prévenait Pavel Dourov, en exil depuis son bras de fer avec le pouvoir, en 2014. VKontakte, son réseau social jugé trop indocile par les autorités, avait alors été repris par des amis du Kremlin.

Telegram rejoint ainsi le réseau LinkedIn, inaccessible depuis 2016 pour ne pas avoir appliqué une loi sur le stockage des données personnelles. Un interdit parmi d’autres : le blog du leader de l’opposition Alexeï Navalny est régulièrement bloqué ; le site de l’ex‑oligarque en exil Mikhaïl Khodorkovski a été jugé « indésirable », nouvelle qualification légale pour les entités étrangères trop dérangeantes. Ces blocages sont la partie la plus visible de la répression sur le Web, victime à son tour des nouvelles lois contre l’extrémisme. Dans les faits, celles-ci restreignent aussi la liberté d’expression. Le Parlement travaille d’ailleurs sur une énième régulation qui, faisant la chasse aux « fake news », risque d’être un instrument de censure.

Agora, ONG d’avocats des droits de l’homme, s’inquiète de cette « criminalisation rampante » de l’utilisation d’Internet : 2017 a été marquée par une peine d’emprisonnement en moyenne une fois tous les huit jours, contre des personnes poursuivies parfois pour un simple « post » ou « like ». « Il y a cinq ans, aucun blogueur n’était arrêté. C’est devenu courant, dénonce Andreï Soldatov, rédacteur en chef du site Agentura.ru, spécialiste des questions de sécurité. Pour des raisons techniques, les autorités ne peuvent réprimer directement Internet. Du coup, elles optent pour la bonne vieille méthode des poursuites judiciaires et des arrestations. »

Les cibles sont faciles : les blogs et sites d’activistes de l’opposition déjà connus de la police. « Mais la délation fonctionne aussi à plein. Dans les petites villes, il est devenu dangereux sur Internet de dire tout haut ce qu’on pense… », prévient Andreï Soldatov. Dernier exemple en date : BlogSochi, bulle de liberté dans la ville hôte des JO 2014, ne fonctionne plus, et son rédacteur en chef Alexander Valov a été arrêté, pris les mains dans le sac d’une prétendue affaire de corruption. « Une arrestation commandée… Il dérangeait beaucoup de monde car il publiait des infos qu’on ne lisait nulle part ailleurs », explique son avocat Alexander Popkov.

« Prochaine cible possible : YouTube ! », redoute Andreï Soldatov. Comme Facebook et Google, le portail de vidéos, très utilisé par l’opposition, a refusé de mettre son serveur en Russie. Formellement, il ne respecte donc pas la légalisation russe sur le stockage des données personnelles. Il peut être bloqué à tout moment – selon le bon vouloir des autorités de contrôle.

Benjamin Quénelle
Source : La Croix, Benjamin Quénelle, 18-04-2018

Moscou bloque des millions d’adresses IP pour interdire l’accès à Telegram

Source : Le Devoir, AFP, 17-04-2018

Moscou — La Russie a bloqué mardi près de 18 millions d’adresses IP qui pourraient être utilisées pour contourner le blocage de la messagerie cryptée Telegram, qui a provoqué une levée de boucliers virtuels, son fondateur appelant à la « résistance numérique ».

L’agence de régulation des télécoms Roskomnadzor a bloqué près de 18 millions d’adresses IP utilisées pour accéder à Telegram — dont le blocage par les autorités russes a commencé mardi —, et le nombre allait croissant mardi après-midi, selon les agences russes.

Certains opérateurs avaient commencé lundi après-midi à bloquer Telegram en Russie, sur ordre de Roskomnadzor, suite à une décision de justice en raison du refus de Telegram de fournir aux services spéciaux (FSB) les clés permettant de lire les messages des utilisateurs.

Parmi les adresses IP bloquées, plusieurs centaines de milliers sont liées aux services d’informatique dématérialisée (cloud computing) d’Amazon et plus d’un million à ceux de Google.

« Dix-huit sous-réseaux sont en cours de blocage. […] Tous appartiennent à Amazon ou Google », a par ailleurs déclaré un porte-parole de Roskomnadzor, Alexandre Jarov, cité par Interfax.

« Malgré le blocage, nous n’avons pas constaté une diminution notable de l’activité des utilisateurs, puisque les Russes ont tendance à contourner l’interdiction avec des RPV [VPN en anglais] et des serveurs mandataires [proxy servers] », qui permettent de contourner les blocages en simulant une connexion depuis l’étranger, s’est réjoui sur sa propre chaîne Telegram (compte public auquel l’on peut s’abonner) son cofondateur Pavel Dourov.

« Je vous remercie, utilisateurs russes de Telegram, pour votre soutien et votre fidélité. Merci Apple, Google, Amazon, Microsoft — de ne pas avoir pris part à la censure politique », a-t-il affirmé.

« Pour soutenir les libertés sur Internet en Russie et ailleurs, j’ai commencé à offrir des bitcoins aux particuliers et aux entreprises qui utilisent des serveurs mandataires […] et des RPV. Je suis heureux de donner des millions de dollars cette année à cette cause, et j’espère que d’autres personnes suivront. J’appelle ça la résistance numérique — un mouvement décentralisé qui défend les libertés numériques et le progrès à l’échelle mondiale », a-t-il annoncé.

Fondée en 2013 par les frères Pavel et Nikolaï Dourov, créateurs auparavant du réseau social VKontakte, Telegram a profité, grâce à la sécurité qu’elle offre a ses utilisateurs, des débats de ces dernières années sur la protection de la vie privée lors de l’utilisation des nouvelles technologies.

Telegram compte aujourd’hui 200 millions d’utilisateurs dans le monde, dont 7 % en Russie, selon Pavel Dourov.

Source : Le Devoir, AFP, 17-04-2018

https://www.les-crises.fr/telegram-moscou-serre-la-vis-sur-le-web-par-benjamin-quenelle/

Le plan secret des USA visant Damas a été déjoué

Le plan secret des USA visant Damas a été déjoué

Whatsapp
email
Linkedin
Facebook
Twitter
Partager sur
15 avril, 2018
Note d’analyse

Elijah J. Magnier

Donald Trump a dû redescendre du piédestal sur lequel il était monté il y a quelques jours en rassemblant une force militaire imposante et une puissance de feu rappelant « l’opération Tempête du désert », sans toutefois engager les forces terrestres. Le « plan A » prévoyait une attaque dévastatrice sur la Syrie afin de détruire son armée, le palais présidentiel, ses centres de commandement et de contrôle, ses troupes d’élite, ses entrepôts militaires et de munitions stratégiques, ses radars, ses systèmes de défense et les institutions de ses dirigeants politiques.
Le centre de recherche syrien de Barzé bombardé pendant la nuit du 14 avril 2018

 Le rôle de la Russie avant et après, l’attaque des USA, du Royaume-Uni et de la France, révélé

Avant la triple attaque contre la Syrie par les USA, la Grande-Bretagne et la France, la Russie et le président Vladimir Poutine, en personne, ont maintenu des contacts intensifs jusqu’à 4 heures du matin, afin de réduire la portée de l’attaque et passer à un « plan B » sans conséquence. Dans ses prises de contact avec plusieurs chefs d’État, la Russie a rejeté toute frappe susceptible de paralyser l’armée syrienne, et a informé les dirigeants de Damas que l’Occident allait dorénavant mûrement réfléchir avant de changer radicalement l’équilibre du pouvoir au Levant.

Mais quelle est la véritable raison de ces frappes ? Est-ce la prétendue « attaque chimique » à Douma ? L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques était déjà à Damas et ses membres sont allés à Douma samedi pour inspecter le lieu où l’attaque chimique en question aurait eu lieu. Pourquoi alors n’ont-ils pas attendu de connaître les résultats avant de frapper ?

Des sources à Damas expliquent qu’avant l’intervention militaire des USA, du Royaume-Uni et de la France, l’armée syrienne et ses alliés, avec l’appui de la Russie, étaient en train de mener une attaque d’envergure dans la région rurale d’Idlib et avaient atteint l’aéroport d’Abou al-Duhur lorsque subitement ils ont cessé leur opération pour ce diriger vers la Ghouta.

En effet, la Russie avait informé les dirigeants syriens d’un grand rassemblement de troupes sur la base militaire occupée par les USA à Al-Tanf, à la frontière syro-irakienne, où des dizaines de milliers de mandataires des USA suivent un entraînement militaire continu. Les Russes avaient décelé des mouvements inhabituels et compris que les USA se préparaient à dépêcher leurs mandataires vers la Ghouta orientale, afin d’établir un lien avec les quelque 30 000 djihadistes qui se trouvaient encore dans la Ghouta. Une attaque était planifiée en même temps qu’une diversion provenant de Daraa, au sud de la Syrie, de façon à attaquer le sud de Damas pour duper l’armée syrienne et ses alliés en les amenant à réduire le nombre de leurs combattants autour de la capitale.

Selon les sources, le plan consistait à soutenir leurs mandataires et les djihadistes de la Ghouta pour qu’ils atteignent Damas et en prennent le plein contrôle. Sauf que le déplacement de l’opération militaire de la région rurale d’Idlib à la Ghouta a contrecarré le plan américain qui consistait à imposer à la Russie un confinement forcé à Lattaquié et Tartous pour parvenir enfin à un changement de régime. Ce « plan de génie » aurait gâché tous les efforts déployés par la Russie après presque trois ans de participation soutenue à la guerre en Syrie, tout en permettant aux USA de prendre le dessus, au moment même où Moscou et l’armée syrienne étaient sur le point de mettre fin à la guerre en Syrie, il ne reste que quelques poches de résistance à libérer.

La riposte de la Russie dans la Ghouta a réduit le plan des USA en miettes, en imposant le retrait de dizaines de milliers de militants de la Ghouta avec leurs familles, vers le nord de la Syrie. La capitale est dorénavant beaucoup plus sûre et il ne reste plus qu’une zone au sud de Damas occupée par al-Qaeda et le groupe armé « État islamique » (Daech), au camp de Yarmouk et à al-Hajar al-Aswad.

Aujourd’hui, la Russie a vidé la frappe des USA, du Royaume-Uni et de la France de son contenu et de son objectif en imposant une « attaque restreinte » sans valeur, qui a très peu de chance de changer quoi que ce soit sur le terrain en Syrie.

Lorsque la Russie a promis d’abattre tout missile lancé contre la Syrie, Trump a répondu ceci : « Tiens-toi prête Russie, parce qu’ils arrivent, beaux, nouveaux et intelligents ». Après la frappe, la Russie a répliqué : « Nous avons utilisé de vieux systèmes de défense antiaérienne soviétique contre ces missiles intelligents, nouveaux et très coûteux lancés par les Américains ». Mais ce n’est pas tout. Les frappes des USA et du Royaume Uni.ont atteint des objectifs qu’Israël bombarde pratiquement à partir d’une base régulière. En ayant réussi à intercepter les deux tiers des missiles, comme l’a affirmé la Russie, la Syrie perçoit l’attaque comme une sorte « d’entraînement avec des munitions réelles, en préparation à une éventuelle attaque israélienne sur le territoire syrien ». Israël est très déçu et ne semble pas du tout apprécier le résultat final.

Faisant preuve de retenue et de maîtrise de soi, le secrétaire à la Défense James Mattis, qui avait dit « le Pentagone n’a toujours pas de preuves indépendantes pour confirmer qu’il y a eu une attaque chimique en Syrie la semaine dernière », a signalé que toute attaque de grande envergure en Syrie pouvait provoquer un engagement direct de la Russie et une riposte mortelle contre des objectifs des USA. Mattis a accepté une « frappe honorable » pour sauver la face de son patron inexpérimenté. La frappe du trio en Syrie semble avoir redoré le blason du président syrien Bachar al-Assad. Les gens sont sortis célébrer dans les rues de Damas, en se moquant de l’attaque de l’Occident contre leur pays !

Le trio a évité de provoquer directement la Russie, en contournant les bases et les théâtres opérationnels des Russes au lieu de les survoler. La Russie a imposé sa présence et a provoqué la marine américaine et la marine française en effectuant des simulations d’attaques aériennes, afin de montrer qu’elle était prête à rétorquer. La marine russe était positionnée à l’opposé de la côte libanaise afin de couvrir cette partie et d’éviter les angles morts.

Moscou est parvenu à éviter une confrontation directe avec Washington à l’extérieur de son territoire. La Syrie est entourée de bases militaires US (Israël, Jordanie, al-Tanf, Hassaké, Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Bahreïn, Irak, Turquie). La Russie se souvient comment Leonid Brejnev est tombé dans le piège que lui avait tendu la CIA en 1979, en soutenant les moudjahidines six mois avant l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Zbigniew Brzezinski a dit que l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques avait été délibérément provoquée par les USA : « C’était une excellente idée. Elle a entraîné les Soviétiques dans la guerre afghane et nous leur avons procuré une guerre du Vietnam. » Presque 40 ans plus tard, Poutine a évité de tomber dans le même piège. Quelle sera la prochaine étape ?

Maintenant que la sécurité de Damas est assurée, tous les yeux sont tournés vers la ville d’Idlib, au nord de la Syrie, qui est sous le contrôle d’Al-Qaeda. Pourquoi Idlib?

La situation dans le camp de Yarmouk, au sud de Damas, semble liée directement à celle qui prévaut à Foua et Kafraya. Lors des négociations de Zabadani, Al-Qaeda et les alliés de Damas se sont entendus pour qu’al-Yarmouk d’une part, et les deux villes assiégées au nord de la Syrie d’autre part, ne soient pas attaquées. Cependant, Damas fait pression pour nettoyer la capitale complètement, en tentant de persuader ses alliés de revenir sur leurs engagements précédents.

En ce qui concerne Daraa et Quneitra dans le sud, il semble que personne en Syrie n’est prêt à provoquer les USA et Israël en ce moment de tension. Il se pourrait qu’ils ne s’en occupent qu’à la toute fin. Dans la Badia (les steppes syriennes), Daech est complètement encerclé et n’a d’autre choix que d’attendre son extermination dans les prochains mois.

Idlib demeure un problème malgré l’entente économique et financière entre les Turcs, les Russes et les Iraniens. Il ne fait aucun doute que des différences marquées de nature économique existent entre ces partenaires à propos de la Syrie.

Le président turc Erdogan a exprimé son soutien, puis sa satisfaction, à l’égard des frappes américaines en Syrie. La Russie a répondu en lui demandant de remettre la ville d’Afrin au gouvernement syrien. L’envoyé spécial iranien pour les affaires syriennes, Ali Akbar Velayati, a dit ouvertement qu’Idlib est le prochain objectif. Il est donc possible que la Turquie se retire des dizaines de postes d’observation qu’elle possède autour d’Idlib, comme les Russes l’ont fait à Afrin avant l’attaque turque. La Russie s’attend aussi à ce qu’Erdogan annule d’un jour à l’autre la vente précédemment convenue de missiles S-400.

Ainsi, l’aiguille de la boussole pointe vers Idlib, Rastan et Jisr al-Shoughour et les forces armées syriennes se rassemblent dans la région rurale de Lattaquié, en étant prêtes à diviser Idlib après avoir libéré les nombreux villages qui l’entourent.

Ce qui nous amène à la prochaine représentation d’une « attaque chimique » sur le théâtre opérationnel de l’armée syrienne et de ses alliés. Les USA vont-ils défendre Al-Qaeda ? Pourquoi pas ? Il n’a jamais vraiment été question d’utilisation d’armes chimiques, puisque ce sont les USA, eux-mêmes, qui possèdent le plus gros arsenal d’armes chimiques au monde. Le véritable enjeu, c’est la défaite des USA et la domination du Levant par la Russie.

Tags:
etats-unis, russie, syrie, royaume-uni

Ce que les États-Unis veulent vraiment de la Russie

Ce que les États-Unis veulent vraiment de la Russie


Par Andrew Korybko – Le 3 avril 2018 – Source Oriental Review

Trump Putin New DetenteLa récente offensive asymétrique multidimensionnelle des États-Unis contre tous les intérêts russes n’est pas le symptôme aléatoire d’une russophobie psychotique mais fait partie d’une stratégie globale visant à faire pression sur Moscou pour que la Russie abandonne sa coopération étroite avec la Chine et l’Iran en échange d’une « nouvelle détente ». Un scénario qui ne devrait pas être exclu si Trump reste cohérent lors de la prochaine rencontre avec le président Poutine.


Beaucoup de gens luttent pour trouver une quelconque cohérence ou raison derrière les mouvements anti-russes des USA au cours des deux dernières années, en particulier ceux pour qui Trump est supposé être contraint par « l’État profond » avec la croyance erronée que cela soulagerait son administration de la pression des fake news dans le cadre du RussiaGate, mais la réponse à tout cela est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. Le fait est que tout ce qui se passe est intentionnel et fait partie d’une stratégie globale pour amener la Russie à abandonner sa coopération étroite avec la Chine et l’Iran en réponse à l’offensive asymétrique multidimensionnelle des États-Unis contre ses intérêts, bien qu’il soit maintenant acquis que ce plan a échoué et nécessite une réforme urgente. Qu’il s’agisse de la chasse aux sorcières de la « propagande anti-russe » de l’Occident ou du scandale de l’attaque sous « faux drapeau » des armes chimiques de l’affaire Skripal, chaque geste anti-russe entrepris ces dernières années vise à faire avancer cet objectif.

Démonter le triangle multipolaire

Iran

Il y a eu des spéculations crédibles juste après la victoire de Trump en 2016 que son gouvernement allait tenter de diviser le triangle multipolaire russo-sino-iranien en Eurasie. C’est exactement ce que le président et son équipe tentent de faire mais d’une manière différente de ce à quoi beaucoup s’attendaient. Trump a calculé à juste titre que l’avancée sans précédent d’Obama vers l’Iran grâce à l’accord nucléaire de 2015 était mise à profit par Téhéran et que la République islamique n’avait jamais eu l’intention d’accepter le quiproquo tacite offert à l’époque pour remplacer l’Arabie saoudite en tant que partenaire régional préféré de l’Amérique. En conséquence, il a décidé de s’éloigner de la politique de son prédécesseur et de n’utiliser que des « moyens musclés » pour forcer l’Iran à se soumettre à la puissance militaire américaine. Le travail est en cours et sera certainement rendu difficile par Téhéran, passé maître dans les réponses asymétriques.

Chine

Quant à la Chine, Trump a également appris de l’erreur de son prédécesseur, qui a offert à la République populaire un partenariat mondial à travers le concept « G-2 » ou « Chimerica ». Celui-ci a été repoussé par Pékin, à la fois trop fière de partager le leadership mondial avec l’Amérique et réticente à accepter d’être trompée pour assumer des responsabilités qu’elle n’a pas acceptées ou anticipées à l’époque. Ce n’est pas une coïncidence si l’échec du G-2 a été suivi par l’annonce par la Chine de sa conception globale de la nouvelle Route de la Soie (OBOR) afin de réformer économiquement la base structurelle du « Consensus de Washington » et, par conséquent, de faciliter l’émergence de l’ordre mondial multipolaire. La réponse de Trump, le Kraken, a été de poursuivre la politique de guerre hybride d’Obama en ciblant les États de transit les plus vulnérables de l’hémisphère sud nécessaires aux méga-projets d’infrastructures transnationales chinoises, en même temps qu’il entamait une guerre commerciale contre la République populaire.

Russie

La résistance idéologique totale de l’Iran à conclure un « accord avec le diable » et l’engagement indéfectible de la Chine à défier la domination unipolaire des États-Unis signifient qu’il n’y a aucune chance réaliste que l’un d’eux revienne sur son précédent refus d’abandonner l’autre en échange d’un allègement de la pression américaine sur leur pays. Cela indique ainsi à Trump la direction de la Russie parce qu’il considère que c’est le « maillon faible » dans cet arrangement multipolaire. Après tout, la Russie a toujours affirmé avec une totale sincérité qu’elle ne veut rien de plus qu’une relation égale avec ce qu’elle continue à appeler ses « partenaires occidentaux », ce qui devrait les amener logiquement à respecter la soi-disant « sphère d’influence » du pays à l’ère soviétique. Les administrations américaines précédentes ont rejeté le rameau d’olivier tendu par la Russie chaque fois qu’il était offert, mais Trump semble être réellement intéressé à conclure un accord avec Moscou avant que « l’État profond » n’intervienne pour l’arrêter.

La folie de l’« État profond »

Ironiquement, cette décision pourrait entrer dans l’histoire comme la dernière chance possible pour que les États-Unis ramènent la Russie dans le « consensus de Washington » par des moyens pacifiques. En effet, Moscou a indiqué qu’elle était prête à entrer dans une « nouvelle détente » avec Washington, ce qui aurait évidemment impliqué des « concessions mutuelles et des compromis ». Cette « occasion perdue » pourrait ne jamais être retrouvée, la résolution de la Russie s’étant durcie après sa trahison par Trump et son assujettissement aux châtiments humiliants de son administration pour ne pas s’être soumise à l’Amérique sans conditions préalables. C’était la volonté de l’« État profond », qui a fait une énorme erreur de jugement, convaincu par la « pensée de groupe » que le président Poutine suivrait les traces d’Eltsine et se rendrait si la puissante classe « oligarchique » le pressait de le faire en échange de la levée des sanctions. Ce navire a chaviré et ce qui se passe maintenant est une combinaison de mépris et de stratégie.

Les États-Unis ne pardonneront jamais au président Poutine d’avoir refusé de se plier à l’« État profond » libéral-mondialiste de la période Obama, le même qui a saboté le plan marketing de Trump, ce qui explique pourquoi il se livre à cette chasse aux sorcières contre les médias russes sous des prétextes fallacieux. Pour l’« État profond » c’est devenu une affaire « personnelle », et même si Trump semble comprendre « l’efficacité des coups tordus » comme une forme de guerre psychologique contre les dirigeants russes, il ne s’est jamais publiquement écarté de sa promesse de campagne de s’entendre avec la Russie si c’était possible (c’est-à-dire si l’« État profond » ne lui savonne pas la planche). C’est dans ce contexte que Trump a invité le président Poutine à la Maison Blanche pour une prochaine réunion qui visera probablement à « aplanir leurs divergences » et à avancer un objectif vraisemblablement mutuel d’une soi-disant « nouvelle détente » – mais pas sur les termes inconditionnels et unilatéraux qui obsèdent l’« État profond ».

Décrire la « nouvelle détente »

Trump s’est rendu compte que la Russie approfondissait ses partenariats avec la Chine et l’Iran en réponse à l’agression asymétrique multidimensionnelle de l’« État profond » et que cette politique était contre-productive devant l’intérêt prédominant de la Nouvelle Guerre froide américaine à « contenir » la Chine. De plus, le président semble avoir convaincu les éléments « patriotiques et pragmatiques de l’État profond » que c’est le cas et qu’il est impossible pour l’Amérique de faire des progrès tangibles pour bloquer la Route de la Soie si elle doit « contenir » la Chine, l’Iran et la Russie sur des théâtres très divers et avec des méthodes complètement différentes. Il vaut mieux, a estimé l’homme d’affaires milliardaire, revenir en arrière sur certaines des actions inutilement agressives de son administration en Europe et peut-être ailleurs, comme des « concessions/compromis mutuels » de son pays avec la Russie pour une « nouvelle détente » au lieu de continuer cette politique de pression qui a échoué.

Ce que les États-Unis veulent de la Russie en échange est simple. Ils attendent de Moscou que la Russie réduise ses partenariats stratégiques avec Téhéran et Pékin et qu’elle n’interfère pas avec les campagnes de « confinement » de Washington contre les deux. La Russie autorise déjà passivement les États-Unis et leurs alliés à « contenir » l’Iran en Syrie par une prudence intéressée en empêchant la Troisième Guerre mondiale, mais elle doit encore revenir sur sa relation avec la Chine. On ne sait pas exactement comment les États-Unis envisagent que la Russie pourrait le faire d’une manière « plausible » qui reflète l’approche iranienne et évite de provoquer une réaction hostile de la part de la Chine. Mais l’administration Trump espère que Moscou l’acceptera pour que le président Poutine puisse oublier les drames internationaux et se concentrer entièrement sur l’accomplissement du programme de réforme interne globale qu’il prévoit de mener pendant son quatrième et dernier mandat.

Il est impossible de spéculer sur la question de savoir si la Russie est déjà intéressée par un tel scénario pour l’instant, compte tenu de tout ce qui s’est passé entre elle et l’Occident l’année dernière, mais en jouant un moment le rôle d’« avocat du diable », il y a un autre attrait en plus des aspects intérieurs qui pourrait décider Moscou à « jouer ce jeu ». La polarisation croissante du système économique mondial vers une mondialisation chinoise et une Amérique protectionniste ramène les relations internationales à la bipolarité de l’ère de la guerre froide avant sa transition vers la multipolarité. La Russie pourrait jouer un rôle central en dirigeant un nouveau Mouvement des non-alignés (néo-MNA) pour aider les autres pays à « équilibrer » leurs relations avec les deux superpuissances. Les États-Unis pourraient être contraints, à contrecœur, dans les circonstances actuelles et les limites objectives de leur pouvoir, d’accepter la réduction relative de leur influence sur certains pays par la Russie, tant que Moscou joue un rôle similaire vis-à-vis de la Chine.

La grande inconnue

C’est un pari risqué car un néo-MNA dirigé par la Russie pourrait tout aussi bien faire pencher la balance stratégique de l’influence mondiale vers la Chine plutôt que vers l’Amérique. Mais Washington parie que Moscou pourrait conclure que son intérêt personnel serait servi au mieux en maintenant l’« harmonie » entre les deux superpuissances en Eurasie, permettant ainsi aux États-Unis de se concentrer davantage sur la déstabilisation de la Route de la Soie par des guerres hybrides en Afrique et dans les parties du supercontinent non couvertes par ce « bloc d’équilibre ». Les investissements « équilibrants » à faible coût mais à fort impact de la Russie pourraient générer d’énormes dividendes pour son influence, tandis que toute désescalade potentielle en Europe due à la « nouvelle détente » libérerait les ressources du pays pour se concentrer davantage sur l’ambitieux projet du président Poutine. Il s’agit du programme de réforme interne et la réalisation de ses promesses campagne qu’il a faites à ses compatriotes afin de garantir durablement son héritage.

Réflexions finales

Pour insister sur ce qui vient d’être écrit, il n’y a aucun moyen de savoir avec certitude si ce dernier pari américain, essayant de promouvoir une « nouvelle détente » avec la Russie, réussira ou non. Il faut cependant reconnaître que les agressions asymétriques multidimensionnelles menées contre les intérêts russes finiront par provoquer des ravages financiers et le président Poutine pourrait avoir de plus en plus de mal à exécuter son vaste programme de réformes sur le front intérieur, à moins qu’il ne conclue une sorte d’accord. Cela n’implique pas que la Russie coure le risque de se « vendre » aux États-Unis mais simplement que le président Poutine doit d’abord rendre des comptes à son peuple et ensuite uniquement aux partenaires internationaux de son pays.

Si le Kremlin conclut que les intérêts de la Russie seraient mieux garantis en s’engageant dans une série de « concessions/compromis mutuels » avec les États-Unis dans le cadre d’une « nouvelle détente » il n’hésitera pas à le faire. De même, si le dirigeant russe avisé reconnaît qu’il est « baladé » par Trump et que son « homologue » lui offre un accord déséquilibré qui le condamne à faire de son pays un « partenaire junior » en Eurasie, il ne s’y prendra pas à deux fois avant de partir sans « accord ». En fin de compte, tout dépend de ce que Trump met sur la table et s’il peut convaincre le président Poutine que sa nouvelle trêve avec les néoconservateurs se traduit par l’assurance que l’« État profond » se conformera aux termes d’un accord éventuel.

Si la Russie est influencée par la combinaison de l’engagement sincère de l’administration Trump à une « nouvelle détente » en échange d’un allégement des pressions multiples et parfois humiliantes contre elle, les implications géopolitiques seraient profondes puisque Moscou serait dans une position idéale pour « équilibrer » les affaires eurasiennes. Il faudrait non seulement l’appui tacite de la Chine à cette initiative, mais aussi celui de l’Amérique, car chaque superpuissance apprécierait que Moscou devienne une force d’« équilibre » vis-à-vis de l’autre et les libère pour leur permettre de se concentrer sur leur rivale sur d’autres théâtres, surtout en Afrique. En tant que telle, la Russie pourrait espérer être courtisée par les deux et finalement atteindre son grand objectif stratégique, être le facteur d’« équilibre » en Eurasie, à condition toutefois que cet accord putatif soit d’abord respecté par les États-Unis.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Ce texte sera inclus dans son prochain livre sur la théorie de la guerre hybride. Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/ce-que-les-etats-unis-veulent-vraiment-de-la-russie

ONU: la Russie échoue à faire condamner les frappes occidentales en Syrie

ONU: la Russie échoue à faire condamner les frappes occidentales en Syrie

Publié par Brujitafr sur 15 Avril 2018, 07:39am

Catégories : #ACTUALITES, #CONFLICTS DANS LE MONDE, #3 ème guerre mondiale

ONU: la Russie échoue à faire condamner les frappes occidentales en Syrie
* Une pause, mais pour combien de temps ?
Ce n’est que partie remise puisque la Russie, quoique diplomatiquement « contrainte » de ne pas riposter, ne va certainement pas se terrer comme un ours blessé. Sa réponse viendra tôt ou tard.
La Russie n’est pas parvenue ce samedi à faire adopter au Conseil de sécurité de l’ONU sa résolution condamnant les frappes occidentales en Syrie. A l’ouverture des débats, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait appelé de son côté les membres du Conseil de sécurité à « agir en accord avec la Charte des Nations unies et dans le cadre du droit international » lorsqu’il est question de « paix et sécurité ».
Comme il fallait s’y attendre, la Russie a échoué ce samedi à faire adopter par le Conseil de sécurité une résolution condamnant les frappes américaines, françaises et britanniques en Syrie, ne recueillant pas les 9 voix nécessaires à son approbation. La Russie, la Bolivie et la Chine ont voté pour le texte, huit pays ont voté contre et quatre se sont abstenus.
Le projet russe, de cinq paragraphes, faisait part d’une « grande inquiétude » face à « l’agression » contre un Etat souverain. Elle viole, selon Moscou, « le droit international et la Charte des Nations unies ».
« Vos agressions aggravent la situation humanitaire » en Syrie, a dénoncé l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia. « Vous n’êtes pas sortis du néo-colonialisme », a-t-il aussi dit, en estimant que Washington, Londres et Paris avaient « foulé au pied la charte de l’ONU ».
Les Etats-Unis «prêts à dégainer»
Le projet de résolution russe dénonçait la survenance des frappes occidentales tôt samedi alors qu’une mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) se trouve en Syrie pour réunir des éléments sur les attaques chimiques présumées du 7 avril à Douma.
Le nouveau texte russe demandait aussi l’arrêt « sans délai » de « l’agression » contre la Syrie. Les Etats-Unis ont déjà annoncé qu’il n’y aurait pas de nouvelles frappes tant que le régime syrien s’abstient de recourir à des armes chimiques.
En réponse, les Etats-Unis ont indiqué être « prêts à dégainer » à nouveau en cas de nouvelle attaque chimique en Syrie. L’ambassadrice américaine, Nikki Haley, a réaffirmé que les Etats-Unis étaient dans leur droit pour mener des attaques aériennes en Syrie.
Source:

http://www.rfi.fr/ameriques/20180414-onu-syrie-trump-assad-etats-unis-france-royaume-uni-conseil-securite

Syrie: de nouvelles frappes occidentales provoqueraient « le chaos » (Poutine à Rohani)

Syrie: de nouvelles frappes occidentales provoqueraient « le chaos » (Poutine à Rohani)

Moscou (Russie) – Le président russe Vladimir Poutine a averti dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie provoqueraient « le chaos » dans les relations internationales, après une attaque coordonnée menée samedi par les Etats-Unis et leurs alliés.

M. Poutine a souligné, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, que « si de telles actions, menées en violation de la Charte des Nations unies, venaient à se reproduire, cela provoquerait inévitablement le chaos dans les relations internationales », selon un communiqué du Kremlin.

Les deux dirigeants ont « constaté que cette action illégale endommageait sérieusement les perspectives d’un règlement politique en Syrie », selon la même source.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé samedi des frappes concertées en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad, une semaine après l’attaque chimique présumée du 7 avril dans la ville syrienne alors rebelle de Douma, imputée aux forces gouvernementales.

Vladimir Poutine avait déjà dénoncé samedi « avec la plus grande fermeté » ces frappes qu’il a qualifiées d' »acte d’agression à l’encontre d’un Etat souverain qui se trouve à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme ».

(©AFP / 15 avril 2018 14h08)

https://www.romandie.com/news/Syrie-de-nouvelles-frappes-occidentales-provoqueraient-le-chaos-Poutine-a-Rohani/908991.rom

Déclaration de Vladimir Poutine suite aux frappes occidentales en Syrie

Déclaration de Vladimir Poutine suite aux frappes occidentales en Syrie

Demandant la réunion d’urgence du Conseil de sécurité, Vladimir Poutine a fustigé les frappes portées cette nuit par Washington, Paris et Londres. Ce «geste d’agression» a été fait sans attendre les résultats de l’enquête et sans recueillir de preuves tangibles, a dénoncé le Président russe. Sputnik publie la version intégrale de sa déclaration.

Déclaration du Président russe Vladimir Poutine

Le 14 avril, les États-Unis soutenus par leurs alliés ont frappé des sites militaires ainsi que ceux de l’infrastructure civile de la République arabe syrienne. Sans l’aval du Conseil de sécurité de l’Onu, en violation de la Charte de l’Onu, des normes et des principes du droit international, un acte d’agression a été commis à l’encontre d’un État souverain qui se tient à l’avant-garde de la lutte antiterroriste.

À nouveau, tout comme il y a un an, lorsque les États-Unis ont attaqué la base aérienne de Shayrat, en tant que prétexte a été utilisée une mise en scène d’usage de substances toxiques contre les civiles, cette fois à Douma, banlieue de Damas. Après avoir visité le lieu de l’incident fictif, les experts militaires russes n’ont pas découvert de trace d’utilisation de chlore ou de toute autre substance toxique. Pas un seul habitant n’a confirmé le fait de l’attaque chimique.

 

L’Organisation sur l’interdiction des armes chimiques a dépêché ses spécialistes en Syrie afin d’élucider la situation. Or, un groupe de pays occidentaux l’a méprisé de façon cynique en entreprenant une action militaire sans attendre les résultats de l’enquête.

La Russie condamne avec une extrême fermeté l’attaque contre la Syrie où des militaires russes aident le gouvernement légitime à combattre le terrorisme.

Par leurs actions, les États-Unis aggravent davantage la catastrophe humanitaire en Syrie, apportent des souffrances aux civils, laissent faire les terroristes qui déchirent depuis sept ans le peuple syrien, provoquent une nouvelle vague de réfugiés en provenance de ce pays et de la région en général.

L’escalade en cours autour de la Syrie produit des effets destructeurs sur l’ensemble du système des relations internationales. L’histoire remettra tout à sa place et elle a déjà attribué à Washington une lourde responsabilité pour avoir mis en œuvre sa justice sanglante en Yougoslavie, en Irak et en Libye.

 

La Russie convoque une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu afin de discuter des actions agressives d’États-Unis et de leurs alliés.

http://www.citoyens-et-francais.fr/2018/04/declaration-de-vladimir-poutine-suite-aux-frappes-occidentales-en-syrie.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Alerte rouge: Le Royaume Uni aurait ordonné d’envoyer des sous-marins à distance de frappe de la Syrie. De possibles frappes dans les 72H…+ BILAN DE LA SITUATION DURANT CES DERNIERES HEURES

Publié par Brujitafr sur 13 Avril 2018, 05:38am

Catégories : #3 ème guerre mondiale

BILAN DE LA SITUATION

DURANT CES DERNIERES HEURES

 

– Avec déjà deux destroyers US plus un sous marin britannique et d’éventuels Rafales français, ça commence à faire du monde qui arrive en Syrie.

 

– même l’Arabie Saoudite se dit prête à frapper

 

– L’Allemagne et l’Italie refusent de rejoindre les frappes aériennes en Syrie
https://www.zerohedge.com/news/2018-04-12/germany-italy-refuse-join-syria-airstrikes

 

– Le canada refuse aussi de s’associer.
Une source, qui a parlé sous condition d’anonymat, a déclaré à CNBC que les Etats-Unis envisageaient de frapper huit cibles potentielles sous réserve de confirmation car Trump doit recevoir ses généraux.
https://www.cnbc.com/2018/04/12/trump-decision-on-syria-strikes-coming-fairly-soon.html

– Poutine réclame la réunion du conseil de sécurité.

 

– De mieux en mieux. La télé russe invite les gens à acheter de l’eau et des masques à gaz…
http://www.newsweek.com/russia-prepares-nuclear-war-us-instructing-citizens-buy-water-and-gas-masks-881823

 

 

 

Alerte rouge: Le Royaume Uni aurait ordonné d'envoyer des sous-marins à distance de frappe de la Syrie. De possibles frappes dans les 72H...+ BILAN DE LA SITUATION DURANT CES DERNIERES HEURES
Les sous-marins britanniques doivent s’approcher à portée de tir de la Syrie conformément à un ordre émis par la Première ministre Theresa May. Londres pourrait porter sa frappe dès jeudi, d’après le journal The Daily Telegraph.

 

Theresa May aurait ordonné d’envoyer des sous-marins britanniques opérant en Méditerranée à distance de frappe de la Syrie, a annoncé mercredi soir le journal The Daily Telegraph qui se réfère à des sources au sein du gouvernement.
Selon le journal, Mme May a convoqué une réunion urgente du cabinet des ministres, interrompant ainsi leurs vacances pascales, pour discuter de l’éventuelle opération militaire britannique.