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Biélorussie : Moscou a la main

6 Septembre 2020

Chers amis, je sais que je vous avais promis un billet sur les tensions sino-américaines en Orient mais des éléments importants nous sont parvenus de Biélorussie.

Nos bons médias n’ont pas manqué de tomber dans l’habituel sensationnalisme russophobe quand Poutine a déclaré, il y a quelques jours, qu’il était prêt à envoyer des renforts à Minsk, oubliant évidemment de rapporter les précisions importantes de Vladimirovitch :

  1. seulement si la situation devient hors de contrôle
  2. ce qui est loin d’être le cas actuellement.

D’autres, habituels trolls des think tank ou de Langley, poussent, sans rire et pour la énième fois, leur chansonnette éculée : si Loukachenko tombe, l’abominable Vlad des neiges pourrait suivre. Le monotone refrain tourne en boucle depuis presque vingt ans…PUBLICITÉ

Curieusement, la presse espagnole est bien plus pertinente dans ses analyses, comme cet article titré Le grand moment de Poutine en Biélorussie : « Les manifestations qui se répètent chaque jour (…) non seulement ne constituent pas un obstacle pour les plans du président russe, mais les facilitent en affaiblissant le dictateur biélorusse. [Celui-ci] est exactement où le Kremlin veut le voir : contre les cordes. » C’est peu ou prou ce que nous expliquions dans nos précédents billets.

De fait, Moscou semble jouer sur les deux tableaux. D’un côté, l’ours assure un Loukachenko affaibli de son soutien ; de l’autre, il continue de lorgner sur l’opposition, assez divisée comme nous l’expliquions le mois dernier :

Après avoir passé tout le mois de juillet à taper sur Moscou (mise à l’écart de Babariko, tour de magie des 33 « mercenaires » russes arrêtés), le grand benêt de Minsk a « gagné » ses élections avec un score soviétique. Personne ne peut évidemment y croire et la contestation a logiquement gagné les calmes rues biélorusses, avec son cortège de morts et de violence. Mais quelle contestation ?

En voulant donner des gages quelque peu infantiles de son indépendance vis-à-vis de l’ours, Loukachenko n’a-t-il pas affaibli l’opposition pro-russe au profit de l’opposition pro-occidentale ? Il est encore difficile de démêler l’écheveau tant les signaux sont contradictoires…

Après l’arrestation de Babariko, qui n’était certes pas le pion de Moscou mais travaillait tout de même pour Gazprom, Svetlana Tikhanovskaïa est devenue, à la tête d’un trio féminin inédit, la figure de proue de l’opposition. D’un côté, elle a préparé la présidentielle en organisant des concerts politiques gratuits avec de la musique russe et s’est alliée avec Veronika Tsepkalo, dont le mari, opposant à Loukachenko, s’est réfugié en Russie.

De l’autre, dame Svetlana, prof d’anglais de son état et femme de youtubeur (on connaît la propension des GAFAM à travailler main dans la main avec la CIA), est devenue l’égérie des médias occidentaux (voir par exemple cette tribune assez neuneu du Nouvel Oups) et s’est sauvée en Lituanie, fidèle soldat de l’OTAN.

De l’empire anglo-saxon ou de la mère Russie, vers qui son cœur, et celui de l’opposition, d’ailleurs relativement éclatée, penchera-t-il ?

En plein dans le mille, comme on va le voir. C’est en effet dans ce contexte que l’on vient d’apprendre, avec retard, la création en juillet d’un parti politique par Babariko (qui n’était pas encore arrêté) et Maria Kolesnikova, seule membre du « trio féminin » encore présente sur le territoire biélorusse et désormais championne de la contestation à Loukachenko.

Depuis que l’anglophile Svetlana Tikhanovskaïa s’est réfugiée en Lituanie, où elle essaie de continuer à exister, et Veronika Tsepkalo en Pologne (rejointe ensuite par son mari d’abord réfugié… en Russie), dame Maria a les coudées franches à Minsk et occupe le devant de la scène.

Or, qui dit Kolesnikova dit Babariko, donc Gazprom, donc… Moscou ? Une partie de la presse occidentale, plus pertinente dans sa russophobie, a senti le danger. S’il ne parle pas encore d’OPA du Kremlin sur le mouvement d’opposition, le Times anglais commence déjà à accuser, en termes voilés, la nouvelle égérie.

Simple hypothèse de votre serviteur : on peut même se demander si l’une des conditions russes en échange du soutien officiel à Loukachenko n’a pas été de ne pas toucher un cheveu de Kolesnikova et de la laisser occuper le terrain de la contestation. Ce ne serait d’ailleurs que justice, étant donné que Babariko a été le premier et principal opposant à l’autocrate moustachu avant d’être arrêté.

Mais si la chose se confirme, admirons la maestria du Kremlin, qui place à la fois le président biélorusse affaibli ET sa nouvelle adversaire dans une position d’obligés qui lui sont redevables. Nous en saurons sans doute plus dans les semaines à venir…

Tag(s) : #Europe#Russie

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2020/09/bielorussie-moscou-a-la-main.html

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Tensions

Tensions

4 Septembre 2020

La tension monte aux quatre coins de l’échiquier. Si, au fil du temps, l’empire américain déclinant a dû faire une croix sur le cœur de l’Eurasie, il s’arc-boute dans sa stratégie de containment et ne veut rien lâcher. Sans surprise, les élections américaines de novembre n’arrangent rien, comme le résume symboliquement cette image :

L’équipe de campagne de Joe l’Indien a trouvé son filon : Les leçons de russe sont chères, votez (pour moi). Ce à quoi le Donald répond : Si vous votez pour Biden, vous serez obligés d’apprendre le chinois. On s’amuse comme on peut dans le Washingtonistan. Une chose est sûre : aux Etats-Unis, les deux bêtes noires de l’empire serviront de punching ball jusqu’en novembre, ce qui convient parfaitement au Deep State

A l’Ouest de l’échiquier eurasien, la farce Navalny est une énième tentative foireuse, et tellement prévisible, de découpler le Rimland européen et le Heartland russe :PUBLICITÉ

En cet auguste mois, la journaloperie a trouvé son feuilleton de l’été. Une vraie saga, avec empoisonnement raté et opposant ciblé par le terrible Poutine, mais qui peut quand même tranquillement partir à l’étranger se faire soigner, et dont la guérison miraculeuse rendrait jaloux le sanctuaire de Lourdes. Le scénario est quelque peu bancal mais nos plumitifs ne sont plus à ça près…

Derrière cette mascarade, évidemment, la pression impériale pour renouveler/durcir les sanctions euronouilliques à l’égard de Moscou, notamment à un moment charnière pour le Nord Stream II. Frau Milka a bien vu la manœuvre et veut absolument découpler les deux événements : la gazoduc n’a rien à voir avec le blogueur, meine Herren, qu’on se le dise.

Depuis, dame Angela a reçu les pressions adéquates et, en bonne euronouille feudataire, semble avoir à moitié retourné sa gabardine. Sur le cas Navalny, mais pas seulement, nous y reviendrons dans le prochain billet…

Sans surprise, le Nord Stream II est à nouveau sous le feu des critiques de tout ce que l’Allemagne et l’UE comptent de pions impériaux. C’était évidemment le but de la manœuvre alors que, comme nous l’expliquions en juillet, l’achèvement du pipeline de la discorde se jouera dans les arrêts de jeu.

Au passage, égratigner médiatiquement Moscou grâce à la presse aux ordres de Langley ne fait évidemment jamais de mal, d’autant que l’ours a le vent en poupe ces derniers temps :

En stratège avisé, Poutine rebondit sur le fiasco US [vote sur l’Iran à l’ONU, ndlr] et prend la main en proposant un sommet exceptionnel sur l’Iran. Moscou se place au centre du jeu, force tranquille vers laquelle tous les regards reconnaissants se tournent. Paris a déjà accepté le principe et les autres suivront, dont l’Allemagne, invitée en tant que signataire de l’accord de 2015. Ailleurs, dans les chancelleries mondiales, l’inexorable montée en puissance russe n’échappe à personne.

Vladimirovitch se met habilement les Européens dans la poche en leur offrant un rôle international que ne veut pas leur donner Washington, qui plus est avec la Houpette blonde à la Maison Blanche. Les déchirements euro-russes subséquents à l’affaire ukrainienne sont peu à peu en train de cicatriser, les coïncidences de vues se multiplient (Libye, Méditerranée orientale etc.) et les intérêts communs font le reste. Toujours utile dans la grande bataille énergétique autour du Nord Stream II…

Cette montée générale de tension entre Washington et Moscou, qui n’échappe pas aux observateurs avisés, est multiforme et se traduit également sur le terrain. La semaine dernière, Russes et Américains ont joué aux auto-tamponneuses en Syrie, avec quatre soldats US (légèrement) blessés. Dans les cieux, les interceptions sont en recrudescence, aussi bien dans le Grand nord qu’en mer Noire où des Sukhoïs ont virevolté autour d’un B 52 (le deuxième survol est pour le moins acrobatique) :http://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fembed%2FcPsmL3k7SR8%3Fwmode%3Dtransparent%26feature%3Doembed&wmode=transparent&display_name=YouTube&url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DcPsmL3k7SR8&image=https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FcPsmL3k7SR8%2Fhqdefault.jpg&key=a42c510231f911e1a92e4040d3dc5c07&type=text%2Fhtml&schema=youtube

L’US Air Force crie au scandale mais est bien en peine d’expliquer ce qu’elle fait si près du territoire russe. Ces maudits Ivan, leurs frontières sont trop proches de nos bases ! Ces innocents amusements ne sont certes pas nouveaux mais on notera qu’ils se multiplient souvent en période de raidissement entre les deux grands. A ce titre, les prochains mois risquent d’être encore plus sportifs.

Histoire d’avions toujours, mais de l’autre côté de l’échiquier eurasien…

Le U-2 est un aéroplane légendaire de la Guerre froide et il se murmure même avec insistance que le célèbre groupe de rock irlandais, à la recherche d’un nom, s’est est tout simplement inspiré. Qui ne se souvient en effet du 1er mai 1960, quand un de ces avions espion, décollant de Peshawar au Pakistan, fut abattu au-dessus de l’URSS, causant une grande agitation internationale ? L’oiseau noir revient encore sur le devant de la scène deux ans plus tard, lorsque ses photographies montrent les rampes de lancement soviétiques à Cuba, menant à la fameuse Crise des missiles.

Modifié et amélioré, le gaillard est toujours en activité et vient d’observer les manœuvres navales chinoises dans la mer de Bohai, pourtant proclamée comme zone d’exclusion aérienne par Pékin le temps des exercices.

Certes, la marine du dragon, la plus importante du monde en nombre de bâtiments et en phase de modernisation rapide, commence à sérieusement inquiéter le Pentagone. Mais il faut également voir dans cette provocation un élément parmi d’autres de la politique de harcèlement généralisé décidée par l’hégémon déclinant face à la puissance montante. Piège de Thucydide, quand tu nous tiens.

A Washington, la sinophobie est maintenant presque autant à la mode que la russophobie, chaque camp, on l’a vu, choisissant sa névrose (Haro sur Moscou ! pour les Démocrates, Sus à Pékin ! pour une partie des Républicains). L’offensive globale contre la Chine à laquelle nous assistons désormais ressemble fort à un chant du cygne impérial. Ce serait du moins le cas si la partie adverse manœuvrait avec intelligence et subtilité, ce qui n’est pas toujours le cas comme nous le verrons au prochain épisode…Tag(s) : #Etats-Unis#Europe#Russie#Chine

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2020/09/tensions.html

Trois bombardiers stratégiques lourds US B-52H escortés par des Mig-29 et des Su-27 ukrainiens approchent…

Trois bombardiers stratégiques lourds US B-52H escortés par des Mig-29 et des Su-27 ukrainiens approchent la Crimée et la mer d’Azov…

https://videopress.com/embed/WEVlMKtv?preloadContent=metadata&hd=1Des chasseurs ukrainiens Mig-29 et Su-27 escortent trois bombardiers stratégiques US B-52H au-dessus de l’Ukraine

La multiplication des vols de bombardiers stratégiques lourds US, en l’occurrence le très iconique octa-réacteurs B-52H, un des vecteurs de la triade nucléaire US près des frontières occidentales de la Russie révèle un jeu à peine secret entre Washington et Moscou. Un jeu extrêmement dangereux et qui aurait été susceptible de faire partie du scénario d’une guerre mondiale thermonucléaire il y a un peu plus de trente ans.

De la mer de Barents jusqu’à la mer Noire, des B-52H survolent au plus près les marches occidentales du sanctuaire de l’ours russe.

Pour un peu, on se croirait en plein scénario du célèbre film de Stanley Kubrick, Dr. Strangelove (Docteur Folamour pour la version française) et ce qui c’est passé en Ukraine était à proprement parler totalement impensable dans les années 90. Trois bombardiers lourds US de type B-52H pouvant emporter chacun assez de des missiles de croisière à tête nucléaire et bombes thermonucléaires pour détruire la moitié d’un pays de la taille de la France survolent une ancienne République l’ex-Union Soviétique en s’approchant de la Crimée et sondant les défenses aériennes russes à quelques dizaines de kilomètres de portée. Les gars de Kiev sont aux anges mais le réveil à la réalité risque d’être brutal et l’on perçoit que le conflit autour du Belarus focalise la somme de toutes les tensions accumulées ces vingt dernières années par l’expansion continue de l’OTAN jusqu’à la porte du Kremlin.

Les jeux sont incertains et dangereux. La réaction russe dans son sanctuaire risque d’être plus violente que prévue. Ce n’est plus al-Hasaka en Syrie ou la Mer Noire. La coalition de pays comme la Pologne, l’Ukraine, la Tchéquie et les pays Baltes dont les forces ont soutenu l’opération Barbarossa lancée par Hitler contre l’Union Soviétique en 1941 rappelle de très mauvais souvenirs aux russes. Il y a quelques années, le Président russe Vladimir Poutine évoqua le risque de voir le loup derrière la porte. C’est chose faite. Le loup avec tout ce qu’il représente dans l’imaginaire collectif russe est désormais dans le sanctuaire historique slave.

Ce mouvement de fond n’a rien à voir avec les élections US puisqu’il a été entamé dès le démantèlement de l’Union Soviétique. C’est une stratégie à long terme parvenue à un point critique.

Un Mig-31 russe aurait intercepté un avion britannique près de la Mer de Barents peu après cette dernière démonstration de force des B-52H. Le compte à rebours de lhorloge de la fin du monde a encore sauté quelques minutes.

Est-ce l’aboutissement du Grand Jeu?

https://strategika51.org/2020/09/05/trois-bombardiers-strategiques-lourds-us-b-52h-escortes-par-des-mig-29-et-des-su-27-ukrainiens-approchent-la-crimee-et-la-mer-dazov/

Un officier français mis en examen pour trahison

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Un officier français mis en examen pour trahison

Les faits 

Écroué depuis le 21 août dernier, un officier français est soupçonné d’avoir fourni des documents ultrasensibles à la Russie, a indiqué dimanche 30 août le ministère des armées. Si des précédents existent en termes d’inculpation de militaires, ils sont rarissimes et bien souvent très opaques.

  • Marion Lecas, 
  • le 30/08/2020 à 12:09 
  • Modifié le 30/08/2020 à 18:12

Lecture en 2 min.

Un officier français mis en examen pour trahison
Florence Parlydans l’émission « Le Grand Rendez-vous », dimanche 30 août.

« Un officier est sous le coup d’une procédure judiciaire pour atteinte à la sécurité », a déclaré la ministre des armées, Florence Parly, le dimanche 30 août sur l’antenne d’Europe 1. Si elle n’est pas entrée dans les détails de l’affaire, l’officier, un lieutenant-colonel posté en Italie, sur une base de l’Otan, serait soupçonné d’avoir fourni des documents ultrasensibles aux services secrets russes, d’après la radio.

« C’est la France qui a pris l’initiative de cette procédure judiciaire », a indiqué Florence Parly. Le ministère a saisi lui-même la justice, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler un crime ou délit dont elle a connaissance.

L’homme, arrêté par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), a été mis en examen pour « intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation »« collecte d’informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation en vue de les livrer à une puissance étrangère » et « compromission du secret de la défense nationale par une personne dépositaire de ce secret ». Il a été écroué le 21 août, d’après l’Agence France-Presse.i Pourquoi lire La Croix ?+La Croix choisit dans le flot de l’actualité des pépites à mettre en lumière, en privilégiant le recul et l’analyse.

Peu de précédents

« La prudence est impérative dans cette affaire, nuance Jean Guisnel. À ce stade nous n’avons pas d’information, pas de nom, pas même d’indication sur l’armée à laquelle l’individu appartient. Seulement des accusations univoques, sans que le suspect ne puisse se défendre. » Le journaliste, spécialiste des questions militaires, ajoute : « Parfois, après l’effet d’annonce, il ne se passe plus rien, car le dossier est en réalité vide. »À lire aussiQuel risque d’espionnage avec la 5G ?

« En termes d’inculpation de militaires, les précédents sont rarissimes », commente Pierre Servent, auteur et journaliste expert en stratégie militaire. Moins d’une dizaine, au total, depuis la Guerre froide.

Une trahison récente au profit de la Chine

Le cas le plus frappant est celui de Pierre-Henri Bunel, ancien commandant de l’armée de terre. En 1998, cet officier détaché de l’Otan avait fourni aux Serbes de Yougoslavie des documents secret-défense sur les frappes aériennes prévues par l’organisation en cas de non-retrait des troupes serbes du Kosovo.

Il a expliqué avoir voulu éviter « un bain de sang » et il a été condamné, en 2001, à cinq ans de prison, dont trois avec sursis. Avant lui, quatre militaires ou anciens militaires avaient été condamnés pour des faits d’espionnage ou d’intelligence avec une puissance étrangère. « Mais d’autres affaires disparaissent soudainement du champ médiatique et judiciaire, grâce à des arrangements à l’amiable », précise Jean Guisnel.À lire aussiHuis clos au procès d’ex-agents de la DGSE soupçonnés de trahison au profit de la Chine

Lorsque les procès aboutissent, toutefois, « et lorsque les juges sont convaincus du caractère de haute trahison, les peines peuvent être lourdes », reprend Pierre Servent. De fait, lors d’un procès à huis clos, le 10 juillet dernier, deux agents de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) ont été condamnés à douze et huit ans de prison, pour avoir trahi la France au profit de la Chine.

https://www.la-croix.com/France/officier-francais-arrete-atteinte-securite-2020-08-30-1201111376

BiélorussiePoutine est prêt à intervenir pour Loukachenko mais il appelle au dialogue

BiélorussiePoutine est prêt à intervenir pour Loukachenko mais il appelle au dialogue

3 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS)Le président russe s’est dit prêt jeudi à déployer des forces en Biélorussie si la contestation postélectorale devait dégénérer, tout en appelant les parties à un règlement négocié. 

La Russie a mobilisé, “à la demande [du président biélorusse] Alexandre Loukachenko”, des forces qu’elle est prête à déployer chez son voisin si la contestation postélectorale dans ce pays devait dégénérer, a annoncé Vladimir Poutine jeudi 27 août.

Dans une interview à la chaîne de télévision publique Rossiya 24, relayée en Biélorussie notamment par le site Charter 97, le président russe a expliqué qu’il était disposé à intervenir si la situation devenait “incontrôlable”.

Alexandre Loukachenko m’a demandé de former une certaine réserve d’agents des forces de l’ordre. Et je l’ai fait. Mais nous sommes également convenus qu’elle ne sera utilisée que si la situation est hors de contrôle et que des éléments extrémistes […] franchissent certaines limites : incendies de voitures, de maisons, de banques, occupation de bâtiments administratifs.”

“Avertissement menaçant”

Si Vladimir Poutine a dans la foulée exhorté “tous les participants à ce processus” à “trouver une issue” à la crise, le New York Times voit dans ces propos un “avertissement menaçant aux manifestants en Biélorussie”, descendus en masse dans la rue pour dénoncer la réélection, jugée frauduleuse, de M. Loukachenko avec 80 % des voix le 9 août, “afin qu’ils ne persistent pas dans leur volonté de renverser le président de leur pays, en difficulté”.

Car M. Poutine – dont “le taux d’approbation de son action a chuté à son plus bas niveau depuis son arrivée au pouvoir, à la fin de 1999”, dans le contexte de la crise sanitaire due au coronavirus – “détesterait assister à la disparition d’un compagnon autoritaire qui semblait lui-même invincible jusqu’à ce mois-ci. Cela pourrait donner des idées aux Russes”, commente l’article.

M. Loukachenko, lui, “va certainement interpréter” les mots de M. Poutine “comme une approbation”, analyse auprès du journal américain Andreï Kortunov, directeur général du Conseil russe des affaires internationales, un think tank proche du Kremlin. Et pour se maintenir au pouvoir, le chef de l’État biélorusse, à la tête du pays depuis 1994, pourrait facilement “brûler quelques voitures pour déclencher une intervention russe”, anticipe l’expert. Reste que M. Poutine est face à un “dilemme périlleux”, met en garde le New York Times, puisqu’un tel déploiement en Biélorussie “risquerait de créer un autre foyer antirusse, comme en Ukraine”.

“Forces extérieures”

Lors de son allocution, M. Poutine a assuré que les Biélorusses étaient libres de gérer leurs propres affaires, mais a dit que la Russie ne pouvait pas rester indifférente en raison des liens ethniques, culturels et économiques entre les deux pays. Le dirigeant a argué que Moscou avait répondu à la contestation biélorusse avec plus de “retenue et de neutralité” que les États-Unis et l’Europe. Et a accusé “les forces extérieures” de tenter “d’influencer la situation en Biélorussie”, retient l’agence de presse étatique biélorusse Belta.

Enfin, “interrogé indirectement sur les brutalités policières” en Biélorussie, “M. Poutine a détourné l’attention, comme il le fait souvent, sur la violence aux États-Unis”, raconte encore le New York Times“Si nous regardons objectivement, je pense que les forces de l’ordre biélorusses agissent avec retenue quoi qu’il arrive”, par rapport à “ce qui se passe dans certains pays”, a-t-il déclaré. Des “commentaires” qui “vont consterner l’opposition”, réagit The Times, au Royaume-Uni. Le quotidien rappelle que “les manifestants ont décrit les traitements sévères que leur ont infligés la police et le personnel pénitentiaire, de nombreuses victimes montrant les entailles, les ecchymoses et les blessures dues aux balles en caoutchouc”.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1984397/article/1984529

Tour d’horizon

Tour d’horizon

28 Août 2020

Après ce petit hiatus d’une dizaine de jours, retour au Grand jeu dont l’actualité s’emballe.

En cet auguste mois, la journaloperie a trouvé son feuilleton de l’été. Une vraie saga, avec empoisonnement raté et opposant ciblé par le terrible Poutine, mais qui peut quand même tranquillement partir à l’étranger se faire soigner, et dont la guérison miraculeuse rendrait jaloux le sanctuaire de Lourdes. Le scénario est quelque peu bancal mais nos plumitifs ne sont plus à ça près…

Derrière cette mascarade, évidemment, la pression impériale pour renouveler/durcir les sanctions euronouilliques à l’égard de Moscou, notamment à un moment charnière pour le Nord Stream II. Frau Milka a bien vu la manœuvre et veut absolument découpler les deux événements : la gazoduc n’a rien à voir avec le blogueur, meine Herren, qu’on se le dise.PUBLICITÉ

Sur le terrain, les infos sont un peu contradictoires. Certains journaux ont annoncé triomphalement, et sans doute un peu vite, l’arrêt temporaire des travaux. En réalité, le consortium est en train de soumettre au gouvernement danois le plan de travail mis à jour et il serait pourrait même que, pendant ce temps, le chantier continue de manière plus ou moins clandestine. Nous en saurons plus sous peu…

A l’autre bout de l’Eurasie, le Sila Sibirii II commence doucettement à se préciser. Nous en avions parlé en mai :

Le monde de l’énergie commence à s’agiter alors que le colossal gazoduc sibérien, Sila Sibirii II pour les intimes, se précise. Les articles se multiplient dans les revues spécialisées (iciici ou ici) car Gazprom vient de passer la vitesse supérieure en engageant les études de conception et de prospection. Le fidèle lecteur de nos Chroniques avait eu l’info en avant-première il y a presque deux mois :

Le patron de Gazprom a rencontré Poutine et annoncé qu’une première étude de faisabilité avait été menée et s’était révélée concluante. La compagnie va maintenant engager des analyses plus poussées et le tube semble dans les tuyaux, même s’il faudra évidemment attendre la signature d’un contrat avec Pékin. D’une capacité finale de 50 Mds de m3 annuels, il devrait vraisemblablement passer par la Mongolie. et non la chaîne montagneuse de l’Altaï, ce qui lui fera perdre son joli nom pour celui, plus classique, de Sila Sibiri II.

La visite de Poutine, que nous avions évoquée en septembre dernier, n’est peut-être pas étrangère à l’inclusion de la Mongolie dans le projet :

Sur le chemin [de Vladivostok], Vladimirovitch s’est arrêté à Oulan Bator et en a profité pour renvoyer les petits génies de Washington à leurs chères études. En réponse aux hypothétiques et quelque peu irréelles tentatives américaines de gagner les faveurs de la Mongolie afin d’enfoncer un coin entre la Russie et la Chine, un traité d’amitié perpétuel a été signé entre l’ours et le pays de Gengis Khan. Pompeo et Bolton peuvent ranger leurs affaires…

Un think tank énergétique britannique a longuement analysé la nouvelle route et en conclut que le projet fait encore plus sens. Au lieu d’entrer à l’extrême-Ouest de la Chine, à 3 200 km de Pékin, le nouveau tracé ferait arriver le tube à 560 km, tout près de son foyer de consommation potentiel. De quoi convaincre plus facilement le rusé dragon qui, s’il est proche allié de Moscou, n’en demeure pas moins un rude négociateur.

En passant, la Mongolie, dont la capitale est asphyxiée par les mines de charbon, pourra être approvisionnée en or bleu bien moins polluant et redonner ainsi un peu d’air à ses belles steppes.

Mais surtout, joyaux stratégique, ce deuxième pipeline est de la plus haute importance. Il est le chaînon manquant connectant enfin les deux pôles énergétiques du Heartland russe, la Sibérie occidentale qui écoule ses richesses vers l’Europe et la Sibérie orientale tournée vers l’Extrême-Orient.

A terme, un gaz circulant librement d’une partie à l’autre du continent-monde, intégrant énergétiquement l’Eurasie dans des proportions jamais vues, pour le plus grand malheur de qui vous savez…

Gazprom a de la suite dans les idées. Le géant russe et la Mongolie, qui commencent à plancher sérieusement sur la question, ont signé un mémorandum afin de mettre sur pied une compagnie chargée d’étudier la faisabilité du projet, celui-ci ne devant d’ailleurs poser aucun problème logistique. A terme, ce sont 50 Mdsde m3 de gaz supplémentaires qui devraient passer du Heartland russe au Rimland chinois, intégrant énergétiquement encore un peu plus les deux bêtes noires de l’empire.

Puisque l’on parle d’or bleu, un petit commentaire sur les « fabuleuses découvertes » du sultan et, plus généralement, les explications vaseuses tentant d’analyser l’impérialisme turc en Méditerranée orientale par le prisme de l’énergie. Nous avons déjà expliqué à maintes reprises que ces réserves sont relativement anecdotiques :

Les concurrents sont illusoires et ce n’est certainement pas la chimère du gaz israélien qui risque de déranger l’ours. Que n’avait-on entendu sur le bassin oriental de la Méditerranée ? « Découverte historique, Réserves extraordinaires, Changer la donne géopolitique »… Ces absurdités sensationnalistes, typiques de la basse-cour médiatique inculte mais également reprises, avec effroi, par une certaine presse alternative qui a tendance à voir partout la main d’Israël, ne méritaient pourtant pas autant d’attention. Cela aussi, nous l’expliquions il y a bien longtemps :

Ca gaze pour Moscou. Et ce n’est pas une « trouvaille » de dernière minute qui empêchera le tsar des hydrocarbures de dormir. Une délégation européenne a en effet rendu une petite visite à Israël pour discuter la construction d’un éventuel pipeline Israël-Chypre-Grèce susceptible de fournir du gaz à partir de Léviathan (…)

Les réserves ont été revues à la baisse (500 Mds de m3 au lieu de 620 Mds), ce qui explique peut-être le soudain désintérêt de Gazprom, et ces quantités sont de toute façon bien faibles pour alimenter aussi bien la consommation domestique israélienne et l’exportation vers l’Europe. Pour donner un ordre de grandeur, les réserves totales de Léviathan sont cinquante-deux fois moins importantes que celles de Yamal et équivalent à ce que transporte le Nord Stream pendant dix petites années.

Dans ces conditions, construire un gazoduc sous-marin long de 1 300 km passant au-dessus d’une faille géologique pour transporter une douzaine de malheureux Mds de m3 paraît pour le moins alambiqué.

Votre serviteur est maintenant rejoint dans son analyse par Foreign Policy, rien que ça. Dans un article remarqué, la revue se pose la question de savoir si, en réalité, un seul mètre cube sera exporté en Europe au vu des coûts énormes du projet et des réserves somme toute modestes. Que quelques malheureuses gouttes de gaz israélien atteignent finalement l’Europe ou pas ne changera de toute façon strictement rien à l’échiquier énergétique.

Quelque peu à l’arrêt en Libye et en Syrie, en grosse difficulté économique, le sultan avait besoin d’une annonce. La semaine dernière, avec force roulement de tambour, il a claironné la découverte de « gigantesques » réserves de gaz en Mer noire. Il n’en fallait pas plus pour que tout ce que la médiatitude officielle ou alternative compte d’incultes se joigne au chœur, parlant sans rire de « géant régional de l’énergie ».

En réalité, la découverte « sensationnelle » se résume à 320 malheureux Mds de m3. Pour mémoire, les réserves gazières de l’Iran ou du Qatar, vrais géants régionaux, eux, tournent autour de 30 000 Mds de m3, soit cent fois plus. Pour Ankara, la nouvelle est certes appréciable, permettant d’aller vers une plus grande autonomie énergétique durant une quinzaine d’années, mais nous sommes très loin du game changer géopolitique proclamé ici ou là.

Les frictions en Méditerranée orientale, dues au néo-impérialisme turc, ne s’expliquent pas non plus par l’or bleu de son sous-sol, relativement modeste comme vu plus haut, ou seulement dans un second temps. Il s’agit principalement du vieux fond irrédentiste ottoman, qui s’applique aussi bien à Chypre (depuis 1974, bien avant qu’on ne parle de gaz) qu’en Syrie septentrionale ou, depuis peu, en Libye.

Passons à la Biélorussie où nos prédictions semblent une nouvelle fois se concrétiser :

Nous en sommes encore loin. D’abord, malgré la révolte qui gagne des secteurs grandissants de la société, il n’est pas du tout sûr que Loukachenko, qui a verrouillé l’Etat depuis fort longtemps, tombe. Les manifestations, malgré la présence d’agents provocateurs et, plus généralement, les manigances impériales, restent relativement modestes par rapport à ce que l’on a connu ailleurs.

Un scénario à l’ukrainienne est peu probable. Contrairement à son voisin méridional, la Biélorussie est homogène ; la population y est très majoritairement russophone et russophile, et un ralliement au camp autoproclamé du Bien semble exclu. De plus, les liens économiques avec l’ours sont inextricables ; les couper serait un véritable suicide.

Pour l’instant, Moscou et Washington semblent d’ailleurs voir le verre de vodka à moitié plein : avec Loukachenko à sa tête, la Biélorussie est un épouvantail pour l’OTAN tout en refusant d’être intégrée à la Russie. Les duettistes du Grand jeu se regardent en chiens de faïence, guettant le mouvement de l’autre, ce qui pourrait ironiquement perpétuer le status quo. Chacun semble en fait déjà préparer l’après-Loukachenko (…)

Quant à l’idiot du village, qui a réussi le tour de force de se mettre littéralement tout le monde à dos, y compris son allié russe, il devrait, sauf surprise, pouvoir terminer son sixième mandat de président. Une victoire à la Pyrrhus qui ne trompe guère les observateurs. Si les manœuvres engagées par les grands lui donnent un répit provisoire, ils semblent être décidés à passer à autre chose et préparent déjà, très en amont, le futur politique de la Biélorussie. Rendez-vous en 2025 ?

L’opposition à Loukachenko ne faiblit pas mais ne se renforce pas non plus et, jusqu’à présent, le pouvoir ne vacille point. Pour le Kremlin, tout se déroule pour l’instant comme prévu :

Selon Vladimir Poutine, la situation s’améliore en Biélorussie, et une intervention russe n’est pas nécessaire. Il a appelé ce 27 août l’ensemble des acteurs biélorusses au bon sens pour trouver une issue à la crise. Mais l’homme fort du Kremlin prévient qu’en cas de besoin, il est prêt.

« Alexandre Grégoriévitch [Loukachenko] m’a demandé de constituer une certaine réserve d’agents des forces de l’ordre et je l’ai fait, a-t-il déclaré. Mais nous avons convenu qu’elle ne serait pas utilisée sauf si la situation devient hors de contrôle et que les éléments extrémistes (…) franchissent certaines barrières : qu’ils mettent le feu à des voitures, des maisons, des banques, tentent de saisir des bâtiments administratifs ».

L’idiot du village est affaibli mais l’opposition est également relativement fragmentée. Et ce n’est pas le petit flirt ambigu de Svetlana Tikhanovskaïa avec quelques représentants impériaux – elle a rencontré Biegun, le n°2 du Département d’Etat, ainsi que l’inénarrable BHL – qui va unifier cette opposition disparate, au contraire.

NB : pour ceux qui y verraient la preuve que dame Svetlana est un agent de Washington, précisons que ces rencontres n’ont rien eu de bien méchant. La visite de Biegun n’est pas un saut de l’ange volant soudainement au secours d’une « révolution colorée » ; elle était prévue et le bonhomme s’est d’abord rendu à Moscou pour échanger avec Lavrov. Bref, nous sommes loin de Victoria Nuland & co(okies)…

A ce propos, Zelensky a eu un commentaire très curieux (et relativement agaçant pour certains) à propos des événements biélorusses, assurant d’abord que Kiev n’interviendrait pas mais enjoignant surtout l’opposition à ne pas suivre l’exemple du Maïdan ! Aux dernières nouvelles, Joe Biden en a avalé sa cravate de travers.

Restons en Ukraine où Saakachvili refait des siennes. Le fidèle lecteur ne sera guère surpris, les frasques de l’ex-président géorgien étant devenues proverbiales :

En cette fatale dernière semaine de juin, la junte maïdanite allait d’ailleurs boire le calice jusqu’à la lie. Et on ne sera pas tout à fait surpris de savoir que c’est Micha qui, de nouveau, a mis les pieds dans le plat. Nous annoncions son retour il y a trois mois :

S’il est quelqu’un qui, en tant que pion impérial, a participé à toutes les vicissitudes du Grand jeu dans le pourtour russe ces dernières années, c’est bien Mikhaïl Saakachvili.

Géorgien arrivé au pouvoir par la révolution sorosienne de 2003, déclencheur de la désastreuse (pour lui) guerre de 2008 qui a torpillé la marche de son pays vers l’OTAN, ses nombreux abus le poussent finalement à se sauver du Caucase pour gagner des cieux plus cléments. En 2014, il revient sous les projecteurs en Ukraine, suite au putsch organisé par Washington. Mais là encore, la romance tourne court […]

Après son expulsion définitive d’Ukraine, on pouvait se dire que le multi-fugitif avait enfin compris et profiterait d’une retraire dorée dans quelque fac américaine. Détrompez-vous, Micha est de retour !

A la surprise générale, le néo-président ukrainien Zelensky vient en effet de lui offrir le poste de vice-Premier ministre. « Surprise » n’est pas un faible mot, car le retour de l’éléphant dans le magasin de porcelaine risque de faire des vagues en tous sens.

Son antagonisme avec Poutine est légendaire et l’on peut s’étonner du choix de Zelensky. On sait que depuis son accession au pouvoir, celui-ci avait lentement dégelé les relations avec Moscou. Le mois dernier, le remaniement ministériel, voulu par lui, avait entraîné un torrent de lamentations des officines impériales (ici ou ici) : trop pro-russe, pas assez pro-occidental. La nomination du boutefeu géorgien vient maintenant brouiller les pistes. A moins que ce soit un moyen de désamorcer l’opposition qui ne manquera pas de pousser les hauts cris quand un plan d’ouverture vis-à-vis du Donbass sera officialisé ? L’avenir nous le dira.

Le Kremlin est de toute façon bien moins embêté par cette promotion que ne l’est le baby Deep State ukrainien au service de Washington. Si ce dernier partage avec Saakachvili une même détestation de la Russie, d’insurmontables conflits d’égo rendent la situation explosive. Ainsi avec Arsen Avakov, inamovible ministre de l’Intérieur de la junte depuis le putsch de 2014 et conservé à son poste par Zelensky. Une réunion officielle restée dans toutes les mémoires avait vu Micha le qualifier ouvertement de « voleur » et Avakov lui répliquer en lui balançant un verre d’eau au visage.

Les prochains mois risquent d’être sportifs du côté de Kiev…

Bingo, ça n’a pas traîné. Dans une interview à la télé, l’éléphant du Caucase a médusé les russophobes, restés sans voix :

« La Russie est largement devant l’Ukraine en terme de réformes. Les problèmes y sont réglés bien plus vite et avec plus d’efficacité qu’ici (…) Les Russes nous battent sur le front des réformes. » Et, histoire de bien remuer le couteau dans la plaie : « L’Etat ukrainien n’existe pas. La société est divisée en groupes et en clans, dirigés par des bureaucrates et leurs patrons. C’est comme si, ici, les gens naissaient avec des puces électroniques leur assignant d’entrée tel rôle au service de tel groupe. » Aux dernières nouvelles, Chocochenko en a fait une jaunisse.

Au-delà de l’anecdote, ces nouvelles semblent indiquer du côté de Kiev un profond changement, presque intellectuel. La russophobie primaire, sport national de la junte déchue, paraît ne plus être de mise, même chez un agité du bocal comme Saakachvili.

Cette fois, Micha veut… revenir en Géorgie ! Soit il est fatigué de la corruption endémique de son pays d’accueil (ce que laisseraient penser ses commentaires désabusés du mois de juin), soit il veut retenter une aventure personnelle dans son pays d’origine, où il est pourtant poursuivi et encourt des années de prison. Y a-t-il une dimension géopolitique derrière ? Sans doute pas. L’actuel gouvernement n’est pas spécialement connu pour sa russophilie et, à tout prendre, un retour de Micha en Géorgie ajouterait une bonne dose de chaos chez cet éternel (et éternellement recalé) candidat à l’OTAN.Tag(s) : #Russie#Gaz#Europe#Moyen-Orient#Ukraine

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http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2020/08/tour-d-horizon.html

«La situation s’aggrave» : Vladimir Poutine propose un sommet international sur le dossier iranien ….

«La situation s’aggrave» : Vladimir Poutine propose un sommet international sur le dossier iranien 15 août 2020, 13:15 © Alexey NIKOLSKY / SPUTNIK Source: AFP Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion par visioconférence avec des membres du gouvernement, près de Moscou, le 11 août 2020 (image d’illustration). Face à une «hausse des tensions» et aux «risques élevés d’un conflit», Vladimir Poutine a appelé le 14 août à un sommet des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne et l’Iran, afin d’évoquer le dossier iranien. Estimant que «la question est urgente», le président russe, Vladimir Poutine, a proposé ce 14 août d’organiser «dans les plus brefs délais une rencontre en ligne» des chefs d’Etats ou de gouvernement des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine), ainsi que des dirigeants de l’Allemagne et de l’Iran, dans le but de discuter du dossier iranien. C’est dans cette configuration dite «5+1» qu’avait été négocié et conclu avec l’Iran en 2015 l’accord sur le nucléaire iranien, que Washington a ensuite dénoncé en 2018. Pour Moscou, l’accord de Vienne de 2015 «a permis d’éliminer la menace d’un conflit armé» «Les discussions au Conseil de sécurité de l’ONU sur la question iranienne deviennent de plus en plus tendues. La situation s’aggrave», a ainsi estimé Vladimir Poutine dans un communiqué rendu public, le 14 août. Dénonçant des «accusations sans fondement contre l’Iran», le chef d’Etat russe a fustigé des «projets de résolution visant à détruire les précédentes décisions unanimes du Conseil de sécurité». Lire aussi Emmanuel Macron et Vladimir Poutine s’inquiètent d’une aggravation des tensions au Moyen Orient Soulignant également une «hausse des tensions» et les «risques élevés d’un conflit», le locataire du palais des Térems a fait savoir que ce sommet aura pour objectif «de définir les mesures à prendre pour éviter la confrontation et l’aggravation de la situation au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies». Nous invitons nos partenaires à examiner attentivement notre proposition Et de poursuivre : «Nous invitons nos partenaires à examiner attentivement notre proposition. L’alternative est une intensification des tensions et l’accroissement du risque de conflit. Une telle évolution doit être évitée. La Russie est ouverte à une coopération constructive avec tous ceux qui sont intéressés à s’éloigner du seuil de risque.» Vladimir Poutine a également rappelé que Moscou demeurait «attaché au Plan d’action global commun relatif au programme nucléaire iranien (JCPoA) [l’accord de Vienne signé en 2015]», qui, selon lui, «a permis d’éliminer la menace d’un conflit armé et a renforcé le régime de non-prolifération nucléaire». La France se dit ouverte et disponible à l’initiative russe Ce 14 août, l’Elysée a fait savoir que la France était ouverte à l’initiative proposée par le président russe. «Nous confirmons notre disponibilité de principe», a ainsi déclaré la présidence française, citée par Reuters. Et d’ajouter : «Nous avons déjà par le passé déployé des initiatives dans le même esprit».  Cette initiative russe d’un sommet international sur le dossier iranien intervient alors que plus tard le 14 août, le Conseil de sécurité de l’ONU a rejeté une résolution proposée par Washington visant à prolonger l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran, vieux de 13 ans, et qui expire le 18 octobre. Lire aussi Les Etats-Unis appellent au maintien de l’embargo sur la vente d’armes à l’Iran La Russie et la Chine sont les deux seuls pays à avoir voté contre la proposition américaine sur les 15 membres du Conseil de sécurité. Onze membres du Conseil se sont abstenus, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, alliés européens des Etats-Unis. Depuis 75 ans d’histoire des Nations Unies, l’Amérique n’a jamais été si isolée «L’incapacité du Conseil de sécurité à agir de manière décisive pour défendre la paix et la sécurité internationales est inexcusable», a réagi dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. De son côté, le président iranien a déclaré lors d’une conférence de presse retransmise à la télévision : «Les Etats-Unis ont échoué dans cette conspiration, humiliés.» Et de continuer : «A mon avis, ce jour restera dans l’histoire de notre pays et dans l’histoire de la lutte contre l’arrogance mondiale.» «Depuis 75 ans d’histoire des Nations Unies, l’Amérique n’a jamais été si isolée», a tweeté de son côté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, après que seulement deux pays ont approuvé le projet de prolongation de l’embargo : les Etats-Unis et la République dominicaine. «Malgré tous les voyages, pressions et colportages, les Etats-Unis n’ont pu mobiliser qu’un petit pays [à voter] avec eux», a-t-il ensuite lancé, faisant allusion aux efforts de Mike Pompeo pour rallier des soutiens à la résolution américaine. «Je pense que c’est le pire accord jamais négocié», jugeait Donald Trump Les tensions entre Washington et Téhéran se sont considérablement accrues depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en 2016. En mai 2018, les Etats-Unis décidaient de se retirer de l’accord international de Vienne sur le nucléaire iranien. Donald Trump avançait alors : «Je pense que c’est le pire accord jamais négocié», considérant le texte trop avantageux pour Téhéran. En septembre 2019, en réponse au retrait américain, la République islamique a mis en activité des centrifugeuses avancées, avec pour objectif de produire de l’uranium enrichi à 4,5%, taux prohibé par l’accord de Vienne. Les tensions ont passé un nouveau cap lorsque l’armée américaine a abattu à Bagdad en Irak, par une attaque de drone le 3 janvier 2020, Qassem Soleimani, chef de la force al-Quods, branche des Gardiens de la Révolution iranienne chargée des opérations extérieures. Washington avait accusé Soleimani d’être l’instigateur d’attaques de milices liées à l’Iran contre les forces américaines dans la région.  Pour autant, le président américain a récemment déclaré que s’il venait à être réélu novembre, il passerait des accords avec l’Iran et la Corée du Nord, autre bête noire des Etats-Unis : «Si nous gagnons, no

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Biélorussie – L’OTAN reconnaît que sa révolution de couleur a échoué

Biélorussie – L’OTAN reconnaît que sa révolution de couleur a échoué


Par Moon of Alabama − Le 26 août 2020

Le 15 août, nous avons expliqué pourquoi la révolution de couleur en Biélorussie échouerait. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko avait proposé au président russe Vladimir Poutine de mettre enfin en œuvre l’État de l’Union, longtemps retardé, qui unira la Biélorussie à la Russie. En échange, il voulait le soutien total de la Russie pour mettre fin à la révolution de couleur menée par les États-Unis et l’Otan contre lui. Poutine a accepté l’accord.

En conséquence :

Loukachenko et sa police ne seront pas suspendus à un lampadaire. La Russie s'occupera du problème et l'État de l'Union sera enfin établi.
Cela ne veut pas dire que la tentative de révolution de couleur est terminée. Les États-Unis et leur laquais polonais ne vont pas simplement faire leurs bagages et partir. Mais avec le plein soutien de la Russie assuré, Loukachenko peut prendre les mesures nécessaires pour mettre fin aux émeutes.

Et c’est ce qu’il a fait. Loukachenko a continué à autoriser les manifestations, mais lorsque dimanche les manifestants ont reçu l’ordre de prendre d’assaut le palais présidentiel, ils ont vu une réponse théâtrale mais forte :

La chaîne Nexta Telagram dirigée par les Polonais - qui est le principal média utilisé par l'Empire pour renverser Loukachenko - a initialement appelé à une manifestation pacifique, mais à la fin de la journée, un appel a été lancé pour tenter de reprendre le bâtiment. Lorsque les émeutiers - à ce stade, nous avons affaire à une tentative illégale et violente de renverser l'État - donc je n'appelle pas ces personnes des manifestants - sont arrivés au bâtiment, ils ont été confrontés à un véritable «mur» de flics anti-émeute entièrement équipés : ce spectacle, vraiment effrayant,a suffi à arrêter les émeutiers qui sont restés un moment sur place, puis ont dû partir.

Deuxièmement, Loukachenko a fait quelque chose d'assez étrange, mais qui est parfaitement logique dans le contexte biélorusse : il s'est habillé avec un équipement de combat complet, a attrapé un fusil d'assaut AKSU-74, a habillé son fils (15 ans!) également avec un équipement de combat complet (casque inclus) et a survolé Minsk, puis a atterri dans le bâtiment présidentiel. Ils se sont ensuite dirigés vers les policiers anti-émeute, où Loukachenko les a chaleureusement remerciés, ce qui a abouti à ce que les forces de police au complet lui fassent une ovation. Pour la plupart d'entre nous, ce comportement peut sembler plutôt bizarre, voire carrément ridicule. Mais dans le contexte de la crise biélorusse, qui est une crise principalement combattue dans le domaine de l'information, cela est parfaitement logique.

Les manifestants, que la police avait précédemment identifiés comme « des enfants riches de la ville, les enfants de parents riches qui en ont assez de la vie bien nourrie », n’avaient pas les cojones pour attaquer une police bien armée et motivée.

La vitrine du lobby de l’OTAN Atlantic Council a également reconnu ce fait et le déplore :

Les manifestants sont généralement très gentils, polis et pacifiques. Beaucoup sont de jeunes Biélorusses de la classe moyenne qui travaillent dans l'industrie informatique du pays, en plein essor, et qui viennent à des rassemblements vêtus d'ensembles hipster moulants.

Contrairement aux événements de Kiev en 2013-14, il n'y a pas de militants casseurs dans les manifestations. En effet, cette révolution est si douce que parfois elle semble vraiment endormie. Pour le meilleur ou pour le pire, il y a une absence évidente de jeunes hommes rudes et vaillants capables de mettre les libéraux mal à l'aise ou de diriger la résistance si, et quand, l'État autoritaire décide de déployer la force.

Sans des SS nazis comme ceux que les États-Unis ont utilisés lors des émeutes de Maidan en Ukraine en 2014, il n’y a aucune chance de renverser Loukachenko. Avec de telles troupes, le combat se terminerait par un massacre et Loukachenko serait toujours le vainqueur. L’auteur conclut à juste titre :

La résistance du régime de Loukachenko se renforce de jour en jour. Alors que la Russie semble maintenant se tenir fermement derrière Loukachenko, des rassemblements photogéniques et des actions de grève sporadiques ne suffiront pas à provoquer un changement historique.

C’est fini. Les «grèves sporadiques» n’ont jamais été de véritables actions revendicatives. Quelques journalistes de la télévision d’État biélorusse ont fait une grève. Ils ont été licenciés sans cérémonie et remplacés par des journalistes russes. Quelques centaines de travailleurs du MTZ Minsk Tractor Works ont fait un petit cortège. Mais MTZ compte 17 000 employés et les 16 500, ou plus, qui n’ont pas participé savent très bien pourquoi ils ont toujours leur emploi aujourd’hui. En cas de chute de Loukachenko, il est fort probable que leur entreprise publique soit vendue pour quelques centimes et immédiatement remise «à la bonne taille», ce qui signifie que la plupart d’entre eux seraient sans travail. Au cours des trente dernières années, ils ont vu cela se produire dans tous les pays voisins de la Biélorussie. Ils n’ont aucune envie d’en faire l’expérience eux-mêmes.

Lundi, le chef du cortège de grévistes de MTZ, un certain Sergei Dylevsky, a été arrêté alors qu’il faisait de l’agitation pour de nouvelles grèves. Dylevsky est membre du Conseil de coordination autoproclamé de l’opposition qui exige des négociations sur la présidence. D’autres membres du conseil ont été appelés pour être interrogés par des enquêteurs de l’État sur une affaire pénale instruite contre le Conseil de coordination.

Pendant ce temps, la candidate de l’opposition, plutôt malheureuse, Sviatlana Tsikhanouskaya, qui a faussement prétendu avoir remporté les élections, est en Lituanie. Elle est censée être professeur d’anglais mais a des difficultés à lire le texte anglais pendant sa supplique (vidéo) pour un soutien «occidental». Elle a déjà rencontré divers politiciens « occidentaux », dont le secrétaire général du parti de l’Union chrétienne-démocrate allemande de la chancelière Angela Merkel, Peter Zeimiag et le secrétaire d’État adjoint américain Stephen Biegun.

Aucun des deux ne pourra l’aider.

Avec le soutien de la Russie, la stabilité militaire, politique et économique de la Biélorussie est pour l’instant garantie. Loukachenko sera à un moment donné évincé, mais ce sera à un moment et d’une manière qui conviennent à la Russie et non pas parce que certains malheureux hipsters informaticiens, financés par la National Endowment for Democracy, tentent de mettre en scène une révolution.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pou le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/bielorussie-lotan-reconnait-que-sa-revolution-de-couleur-a-echoue

Les USA appellent ouvertement l’Europe à ne pas collaborer avec la Russie, déclare Lavrov

Sergueï Lavrov

Les USA appellent ouvertement l’Europe à ne pas collaborer avec la Russie, déclare Lavrov

© Sputnik . Alexandre SherbakINTERNATIONAL20:34 22.08.2020(mis à jour 07:20 23.08.2020)URL courte4411225S’abonner

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a constaté dans une interview à la télévision russe que Washington ne se gênait «pas vraiment» en demandant aux pays européens de cesser leur coopération économique avec Moscou.

Les autorités américaines appellent ouvertement leurs collègues européens à ne pas développer de collaboration dans le domaine économique avec la Russie, a constaté le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une interview à la chaîne de télévision Rossia-1.

«Les Américains ne se gênent pas vraiment quand ils ont besoin de promouvoir leurs intérêts économiques. Les subtilités diplomatiques, les sous-entendus, les demi-mots ont été rejetés depuis longtemps. Vous avez parlé du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, avec qui je communique régulièrement, la dernière conversation téléphonique remontant au 16 août. Il revenait alors d’Europe où il avait notamment fait campagne pour que les pays européens, y compris ceux qu’il a visités, ne développent pas de collaboration économique et commerciale mutuellement avantageuse avec la Russie», a-t-il indiqué.

Sergueï Lavrov (photo d'archives)

© SPUTNIK . LE SERVICE DE PRESSE DU MINISTÈRE RUSSE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRESLavrov explique comment la pandémie devrait changer la politique internationaleAinsi, en République tchèque, il a déclaré sans ambages que tous les projets de développement de l’électronucléaire dans le pays devaient être orientés vers les États-Unis et non la Russie, a fait remarquer Sergueï Lavrov.

Les USA et l’Iran

Continuant de d’analyser la politique des États-Unis, il a souligné que les tentatives du pays pour rétablir les sanctions contre l’Iran ne feraient que nuire au Conseil de sécurité de l’Onu. Il a souligné que, dans ce contexte, la Russie tenterait de dissuader Washington d’appliquer le snapback.

«Les États-Unis ne seront pas en mesure de violer la résolution du Conseil de sécurité et de déformer grossièrement le sens de la décision inscrite au registre juridique international, mais ils peuvent porter préjudice au Conseil de sécurité. Nous essaierons d’empêcher nos collègues américains de faire de telles démarches irréfléchies», a-t-il conclu.

https://fr.sputniknews.com/international/202008221044299754-les-usa-appellent-ouvertement-leurope-a-ne-pas-collaborer-avec-la-russie-declare-lavrov/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr

Mali : Ambassadeur russe, premier diplomate reçu par la junte afin de renforcer une coopération entre les deux nations

Mali : Ambassadeur russe, premier diplomate reçu par la junte afin de renforcer une coopération entre les deux nations

par Laré Monfith22 août 2020 dans Politique 0La junte militaire au MaliPartager sur FacebookPartager sur Whatsapphttps://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-4117480781049295&output=html&h=400&slotname=1019410033&adk=2221069310&adf=345339246&w=580&lmt=1598190202&rafmt=12&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=580×400&url=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2F2020%2F08%2F22%2Fmali-ambassadeur-russe-premier-diplomate-recu-par-la-jointe-afin-de-renforcer-une-cooperation-entre-les-deux-nations%2F%3Futm_source%3Dnotification%26utm_medium%3Dpush%26utm_campaign%3Dfcm&flash=0&wgl=1&adsid=ChEI8KeI-gUQirjikcT8lr3_ARJMAINwtxnK62721n0crD0btkelhdWIYZm12zSi2e-DF2Jb1bKYqynjoQ_3daroBhXw_7OR6ji3gWfps9T8qR-Z8YPyw4KbEs7rQAZEVw&dt=1598190202379&bpp=3&bdt=1872&idt=302&shv=r20200818&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C970x250&nras=1&correlator=1759354268319&frm=20&pv=1&ga_vid=2110385854.1597655724&ga_sid=1598190203&ga_hid=1835644479&ga_fc=0&iag=0&icsg=34961785075&dssz=41&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=190&ady=1284&biw=1349&bih=625&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066944%2C21067105%2C21067167&oid=3&pvsid=1148225492462042&pem=693&ref=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2Ffirebase-messaging-sw.js&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C625&vis=1&rsz=%7C%7CeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8448&bc=31&jar=2020-08-22-13&ifi=2&uci=a!2&btvi=1&fsb=1&xpc=ZnXTQQZUGB&p=https%3A//afriqueactuelle.net&dtd=311

L’ambassadeur de Russie Igor Gromyko au Mali est l’un des premiers diplomates étrangers à être reçu le vendredi par la junte. Vu que ces responsables de la junte ont été formés à Moscou la coopération entre les deux pays était au centre des discussions.

L’ambassadeur de Russie au Mali est l’un des premiers diplomates étrangers à être officiellement reçu par la junte. À sa sortie, Igor Gromyko n’a prononcé devant la presse qu’une seule phrase : « Nous avons discuté de la sécurité. »

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 22 AOÛT 2020

Au moment où l’un des problèmes du pays est l’insécurité au nord et au centre, des Maliens ne cachent pas qu’ils souhaitent le renforcement de la coopération militaire avec Moscou. Certains l’ont rappelé ce samedi, lors du rassemblement organisé par l’opposition à Bamako : « On veut coopérer avec la Russie », « On veut la Russie ! », « Poutine, Poutine ! », « Depuis le jour où IBK a signé un accord militaire avec la France, le Mali est foutu. »

En rappel l’an dernier, le Mali et la Russie avaient conclu un accord de coopération militaire et ici on reconnaît dans les milieux officiels que le renforcement de cette coopération entre les deux armées est à l’ordre du jour.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-4117480781049295&output=html&h=280&slotname=7010103316&adk=1785178062&adf=2979717046&w=336&lmt=1598190202&rafmt=12&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&format=336×280&url=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2F2020%2F08%2F22%2Fmali-ambassadeur-russe-premier-diplomate-recu-par-la-jointe-afin-de-renforcer-une-cooperation-entre-les-deux-nations%2F%3Futm_source%3Dnotification%26utm_medium%3Dpush%26utm_campaign%3Dfcm&flash=0&wgl=1&adsid=ChEI8KeI-gUQirjikcT8lr3_ARJMAINwtxnK62721n0crD0btkelhdWIYZm12zSi2e-DF2Jb1bKYqynjoQ_3daroBhXw_7OR6ji3gWfps9T8qR-Z8YPyw4KbEs7rQAZEVw&dt=1598190202382&bpp=4&bdt=1875&idt=347&shv=r20200818&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C970x250%2C580x400&nras=1&correlator=1759354268319&frm=20&pv=1&ga_vid=2110385854.1597655724&ga_sid=1598190203&ga_hid=1835644479&ga_fc=0&iag=0&icsg=139847140302&dssz=42&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=139&ady=2379&biw=1349&bih=625&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066944%2C21067105%2C21067167&oid=3&pvsid=1148225492462042&pem=693&ref=https%3A%2F%2Fafriqueactuelle.net%2Ffirebase-messaging-sw.js&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C625&vis=1&rsz=%7C%7CeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&fu=8448&bc=31&jar=2020-08-22-13&ifi=3&uci=a!3&btvi=2&fsb=1&xpc=gyNedpBZtN&p=https%3A//afriqueactuelle.net&dtd=369

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