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De Hong Kong à Macao sur le plus long pont maritime au monde

De Hong Kong à Macao sur le plus long pont maritime au monde

Une portion du pont entre Hong Kong, Zhuhai et Macao le 23 octobre 2018 / © AFP/Archives / Anthony WALLACE

De premiers voyageurs enthousiastes ont commencé mercredi, smartphone en main, à emprunter dans des navettes le plus long pont maritime au monde, colosse reliant Hong Kong, Macao et la Chine continentale par-delà l’estuaire de la Rivière des Perles.

Merveille d’ingénierie pour certains, projet pharaonique excessivement coûteux pour d’autres, l’ouvrage qui défie les superlatifs a été inauguré mardi par le président chinois Xi Jinping.

Il se compose sur 55 km d’un long pont autoroutier serpentant au-dessus des eaux grises de l’estuaire et d’un tunnel sous-marin. Il permet, au moyen notamment d’îles artificielles et d’échangeurs gigantesques de connecter, à l’est, l’île hongkongaise de Lantau avec, à l’ouest, l’ancien comptoir portugais de Macao et la ville de Zhuhai, dans la province du Guangdong.

Mercredi matin, des passagers et des groupes de touristes étaient rassemblés au terminal routier du côté hongkongais, où des compagnies d’autocars autorisés à emprunter le pont distribuaient gratuitement des pâtisseries chinoises.

« Je veux essayer le pont et voir s’il est pratique », explique Angie Cheng, 58 ans. « Je veux aussi admirer la vue. Après tout, c’est un projet d’ingénierie historique », ajoute-t-elle avant de grimper à bord du deuxième bus partant pour Macao.

– « Trafic limité » –

Le chantier pharaonique, qui avait débuté en 2009, a été marqué par de nombreux retards, des dépassements de coûts, des poursuites pour corruption, mais aussi le décès d’ouvriers.

Des passagers prennent des photos dans une navette sur le pont Hong Kong-Macao-Zhuhai le 24 octobre 2018 / © AFP / Anthony WALLACE

Pour les autorités, ce pont-tunnel doit permettre de doper les échanges commerciaux en rapprochant de façon spectaculaire les deux rives du détroit.

Mais pour les adversaires hongkongais du projet, il s’apparente à un « éléphant blanc » (projet démesuré qui s’avère finalement plus onéreux qu’utile) et une tentative de plus de Pékin d’accroître sa mainmise sur l’ancienne colonie britannique, qui bénéficie sur le papier d’une très large autonomie en vertu du principe « Un pays, deux systèmes ».

Offrant d’impressionnantes vues sur l’océan, les montagnes et les écueils parsemant l’estuaire, le pont était partiellement noyé dans la brume matinale quand une équipe de l’AFP l’a emprunté à bord d’un car. Ce qui n’empêchait pas d’enthousiastes voyageurs de filmer sur leur smartphone l’intégralité du voyage vers l’ex-colonie portugaise.

Le trafic était extrêmement limité sur l’ouvrage, rappelant les critiques de certains Hongkongais au sujet des restrictions drastiques mises en place pour les automobilistes.

« Toutes les grandes infrastructures ont généralement un faible volume de passagers et un trafic limité après leur lancement », relativisait le secrétaire hongkongais aux Transports Frank Chan.

« Il faut du temps pour que cela se mette en place. »

Des autocars sur le pont Hong Kong-Macao-Zhuhai le 24 octobre 2018 / © AFP / Anthony WALLACE

– une heure entre Hong Kong et Macao –

Seuls 10.000 permis ont été accordés aux Hongkongais souhaitant conduire leur véhicule jusque Zhuhai, et ce en fonction de critères très restrictifs, parmi lesquels leurs éventuelles fonctions officielles en Chine continentale ou le fait d’avoir fait des dons à des organismes caritatifs en Chine.

Des lors, la plupart des trajets se font à bord de cars agréés.

M. Chan n’a pas donné d’estimation quant au nombre de Hongkongais qui pourraient prendre le pont mercredi, mais estimé que 30.000 habitants de Chine continentale pourraient faire la traversée dans la journée.

Le gouvernement avait auparavant tablé sur un trafic quotidien de 29.000 véhicules à l’horizon 2030.

Le pont réduit de façon spectaculaire le temps de trajet par la route. Il ne faut désormais que 45 minutes pour se rendre à Zhuhai, contre quatre heures auparavant du fait du long détour par le Nord.

Des passagers au terminal routier de Hong Kong s’apprêtent à emprunter le pont Hong Kong-Macao-Zhuhai le 24 octobre 2018 / © AFP / Anthony WALLACE

Pour aller s’encanailler dans les casinos de Cotai, à Macao, il faut compter une heure par le pont depuis Hong Kong, soit à peu près autant qu’à bord des ferries assurant des rotations presque continues aux heures de pointe.

« Ca prend autant de temps que le ferry, mais c’est plus confortable, quand on est comme moi un peu malade en bateau », se félicitait Angie Cheng.

Cette colossale infrastructure s’inscrit dans le projet du gouvernement chinois de « Grande Baie » (Greater Bay Area) dans la zone.

Ce schéma prévoit l’intégration des deux « régions administratives spéciales » de Hong Kong et Macao dans une gigantesque conurbation de plus de 75 millions d’habitants incluant aussi neuf villes du Guangdong, la plus dynamique des provinces chinoises, parmi lesquelles Canton et Shenzhen.

Un des autres éléments phares de ce projet global est la nouvelle liaison ferroviaire à grande vitesse entre Canton et Hong Kong, qui a débuté en septembre.

(©AFP / (24 octobre 2018 10h28)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-De-Hong-Kong-Macao-sur-le-plus-long-pont-maritime-au-monde/964899.rom

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Polémique avec CNBC concernant les missiles hypersoniques russes

Polémique avec CNBC concernant les missiles hypersoniques russes

Réagissant à l’article de Valentin Vasilescu révélant la possibilité théorique de la Russie de couler les portes-avions états-uniens dès le détroit de Gibraltar, le Pentagone a fait publier un reportage par CNBC. Selon la chaîne US, le missile russe Avangard ne serait pas opérationnel. Sauf que l’argument utilisé pour justifier cette assertion ne fonctionne pas.

| Bucarest (Roumanie)

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Nous avons traité le sujet des nouveaux missiles hypersoniques russes dans deux articles précédents [1]. Nous écrivions : « La probabilité de détruire un porte-avions avec les deux types de missiles hypersoniques, en perçant la défense AA est de 88 %. Ce qui signifie que, sur 100 missiles hypersoniques lancés, 88 perceront les défenses AA et détruiront leurs cibles. Dans le cas des États-Unis, si 11 missiles russes hypersoniques sont lancés contre les 11 porte-avions US existants, statistiquement seul 1,3 missile ne toucherait pas les cibles ».

Une conclusion serait que, dans le cas d’une agression états-unienne sur le sud de la Russie (la côte de la mer Noire), nous avons estimé que les missiles russes hypersoniques pourraient détruire un groupe naval US à Gibraltar. Dans le cas d’une agression états-unienne sur le nord et l’ouest de la Russie (la mer Baltique, l’océan Arctique), nous avons estimé que les missiles hypersoniques russes pourraient détruire un groupe naval US à l’est du Groenland. Bien entendu, ce sont des calculs purement théoriques qui peuvent être démentis par les conditions spécifiques d’une guerre réelle.

Par la suite, la chaîne de télévision états-unienne CNBC a publié une déclaration d’une personne anonyme qui prétend avoir vu un rapport de Renseignement US [2]. Cet individu anonyme déclare que les Russes sont parvenus à la conclusion selon laquelle le matériel de fibre de carbone utilisé pour construire le fuselage de leurs missiles hypersoniques est de mauvaise qualité. Il ne fournirait pas une protection suffisante à des températures élevées. Selon le rapport cité, la Russie devrait sélectionner un nouveau matériau pour les missiles hypersoniques au cours des 12 prochains mois.

Je ne conteste pas l’authenticité du rapport de CNBC, sauf qu’il se réfère probablement à la marine russe, et non aux missiles hypersoniques. Le matériau en fibre de carbone offre une bonne résistance aux chocs mécaniques et est invisible aux radars, c’est pourquoi il est utilisé dans les navires de guerre modernes. Mais il ne résiste pas à un choc thermique pour être utilisé par le système Avangard.

Il faut savoir que lors de la rentrée dans l’atmosphère à une vitesse proche de 7,8 km/s (soit 28 000 km/h), entre l’onde de choc inclinée précédant le véhicule cosmique et l’onde de choc stationnaire qui y est attachée, il se crée un espace d’environ 1 m. Le temps nécessaire à une molécule d’air pour parcourir cet espace est de 18 microsecondes. Ceci est la période pendant laquelle la molécule d’air dans l’onde de choc est soumise à un procédé chimique qui libère de l’énergie calorique, ce qui la ramène à son état d’équilibre initial.

Le Dr Yuri A. Dunaev de l’Université d’État de Leningrad et H. Julian Allen, A.J. Eggers, du département d’aérodynamique théorique du laboratoire d’Ames (NASA), ont découvert la forme la plus efficace de dissipation d’énergie. C’est-à-dire, la diminution de la température que le véhicule cosmique devait supporter lors de la rentrée dans l’atmosphère, en augmentant sa résistance à sa progression.

La décomposition thermochimique des matériaux organiques à des températures élevées et en l’absence d’oxygène est appelée pyrolyse. Le bouclier thermique ablatif est fait de composés qui, dans le processus de pyrolyse, sont carbonisés, fondus et sublimés, c’est à dire transformés de l’état solide directement à l’état gazeux. Le rôle de bouclier thermique ablatif est de bloquer le transfert du flux de chaleur à partir de l’onde de choc de rentrée à la structure du véhicule. Ce type de bouclier de rentrée dans l’atmosphère est utilisé pour les capsules Soyouz.

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Pour les véhicules de rentrée dans l’atmosphère, ce système est souvent utilisé.

Il existe un matériau monolithique de type ablatif qui peut être coulé dans diverses formes, il s’agit d’un composé céramique fragile appelé SIRCA (Silicone Impregnated Reusable Ceramic Ablator). Ce composé est appliqué directement à la coque des navettes spatiales Bourane, la navette spatiale X-37B, mais aussi à l’Avangard.

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Pour ce qui est des missiles hypersoniques Kh-47M2 Kinzhal et 3M22 Zircon, ceux-ci ne quittent jamais l’atmosphère de la terre, mais ils évoluent à un maximum de 40-50 km à des vitesses de Mach 8 (9 800 km/h) et Mach 10 (12 250 km/h). Aucun des deux fuselages n’est constitué de fibre de carbone, mais d’un alliage de titane (33 %) qui résiste au réchauffement cinétique. C’est le même matériau utilisé par l’avion nord-américain X-15 avec des moteurs de fusées qui, en octobre 1967, a établi le record de vitesse de 7 274 km/h, (Mach 6,72), volant à une altitude de 31 120 m.

Traduction
Avic
Réseau International

Tout ce que vous devez savoir sur le système antiaérien S-400 Triumph

Tout ce que vous devez savoir sur le système antiaérien S-400 Triumph

AFP
Gros plan sur le meilleur système de défense antiaérienne au monde que l’Inde, la Chine et la Turquie ont acheté malgré la menace de sanctions américaines.

Début octobre, la Russie a signé un contrat de 5 milliards de dollars pour la livraison de systèmes de défense antiaérienne Triumph S-400 à l’Inde. Le nouveau système permettra au partenaire de Moscou de construire autour du pays un dôme impénétrable, capable de détruire toute menace émanant des airs.

Le S-400 est-il vraiment si efficace ? Pourquoi l’Inde, la Chine et même la Turquie (membre de l’Otan) sont prêtes à acheter des armes russes malgré les menaces de sanctions économiques américaines ?

Qu’est-ce que le S-400 et pourquoi est-il le meilleur au monde?

Le système de défense antiaérienne S-400 Triumph (ou « Growler » selon la terminologie de l’Otan) est un « poids lourd » du monde de la défense antiaérienne depuis son lancement en 2007.

Lire aussi : Les secrets du S-400 que Moscou a cachés à Ankara

Il peut déterminer toutes les cibles aériennes autour de lui dans un rayon de 600 km et les abattre à une distance de 400 km de son emplacement. Peu importe qu’il s’agisse de missiles de croisière à manœuvres rapides ou de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux qui volent vers la Terre dans l’espace proche depuis l’autre bout de la planète. Le système verra sa cible, la « verrouillera » et la frappera à une distance sûre.

Sa principale différence par rapport à son concurrent direct, le système américain MIM-104 Patriot, réside précisément dans sa capacité à voir et à abattre des cibles tout autour de lui. L’« américain » peut fonctionner et « regarder » uniquement dans une direction prédéterminée à un angle de 180 degrés.

En outre, réorienter les lanceurs Patriot et les préparer à nouveau pour la bataille prendra jusqu’à 30 minutes ! Pendant ce temps, les missiles auront le temps de toucher leurs cibles et la bataille sera perdue.

Lire aussi : Comment les opérateurs des systèmes de missiles russes S-300 et S-400 sont-ils formés?

Dans le même temps, l’« américain » abat la cible à mi-distance – 180 kilomètres contre les 400 russes. Cela joue un rôle important non seulement dans la lutte contre les missiles, mais également contre les chasseurs et les bombardiers – ces derniers n’ont aucune chance de larguer des ogives dans le rayon d’action du S-400.

Ces différents facteurs sont une des raisons pour lesquelles même un membre de l’Otan, la Turquie, a décidé d’acheter du matériel russe malgré la menace de sanctions économiques à son encontre.

Le complexe « Triumph » S-400 est livré aux troupes russes et étrangères dans le cadre d’une batterie de défense antimissile. Chacune d’elle comprend quatre rampes de lancement avec quatre missiles chacune. Au total, il y a donc dans une batterie 16 antimissiles capables d’abattre des chasseurs de cinquième génération et des missiles de croisière à une distance maximale de 400 kilomètres.

Lire aussi : Une version économique du système S-400 Triumph voit le jour

Et ceci ne tient pas compte des munitions de réserve, qui sont également incluses dans le montant du contrat et seront placées sur le champ de bataille. En outre, le contrat comprend également plusieurs véhicules de transport et de chargement, des stations radar, un poste de commandement et un certain nombre de véhicules de soutien.

Les données évoquées ci-dessus concernent la version la plus complète, que la Russie achète pour protéger ses frontières. Chaque système est préparé en vue de son expédition à un client étranger en fonction de ses souhaits et de ses capacités financières. En termes simples, comme dans le cas de l’achat d’une voiture, vous pouvez acheter l’ensemble avec toutes les options, mais aussi renoncer à certaines d’entre elles.

https://fr.rbth.com/tech/81662-russie-s-400-triumph

L’armée d’insectes du Pentagone

L’armée d’insectes du Pentagone

Publié par wikistrike.com sur 10 Octobre 2018, 06:25am

Catégories : #Science – technologie – web – recherche

L’armée d’insectes du Pentagone

par Manlio Dinucci

Des essaims d’insectes, transportant des virus infectieux génétiquement modifiés, attaquent les cultures d’un pays et détruisent sa production alimentaire : il ne s’agit pas d’un scénario de science-fiction, mais de ce qu’est en train de préparer l’Agence du Pentagone pour les projets de recherche scientifique avancée (Darpa).

Le révèlent sur Science, une des plus prestigieuses revues scientifiques, cinq scientifiques de deux universités allemandes et une française. Dans leur éditorial publié le 5 octobre, ils mettent fortement en doute que le programme de recherche de la Darpa, intitulé “Insectes alliés”, ait uniquement le but déclaré par l’Agence : celui de protéger l’agriculture étasunienne des agents pathogènes, en utilisant des insectes comme vecteurs de virus infectieux génétiquement modifiés qui, en se transmettant aux plantes, en modifient les chromosomes. Cette capacité -soutiennent les cinq scientifiques- apparaît “très limitée”.

On trouve par contre dans le monde scientifique “la vaste perception que le programme ait le but de développer des agents pathogènes et leurs vecteurs pour des objectifs hostiles”, à savoir “un nouveau système de bio-armes”. Ceci viole la Convention sur les armes biologiques, entrée en vigueur en 1975 mais restée sur le papier surtout par le refus des USA d’accepter des inspections dans leurs propres laboratoires.
Les cinq scientifiques spécifient que “des simplifications faciles suffiraient pour générer une nouvelle classe d’armes biologiques, armes qui seraient extrêmement transmissibles à des espèces agricoles sensibles, en répandant des insectes comme moyens de transport”.

Le scénario d’une attaque des cultures alimentaires en Russie, Chine et autres pays, conduite par le Pentagone avec des essaims d’insectes qui transportent les virus infectieux génétiquement modifiés, n’appartient pas à la science-fiction. Le programme de la Darpa n’est pas le seul à utiliser des insectes dans un but guerrier. Le Laboratoire de recherche de l’U.S. Navy a commandité à la Washington University de St Louis une recherche pour transformer les sauterelles en drones biologiques.

À travers une électrode implantée dans le cerveau et un minuscule transmetteur sur le dos de l’insecte, l’opérateur à terre peut comprendre ce que les antennes de la sauterelle sont en train de capter. Ces insectes ont une capacité olfactive capable de percevoir instantanément divers types de substances chimiques dans l’air : ce qui permet d’identifier les dépôts d’explosifs et autres sites à frapper par une attaque aérienne ou de missiles.

Des scénarios plus inquiétants encore émergent de l’éditorial des cinq scientifiques sur Science. Le programme de la Darpa -soulignent-ils- est le premier programme sur le développement de virus génétiquement modifiés pour être diffusés dans l’environnement, lesquels pourraient infecter d’autres organismes “pas seulement dans l’agriculture”. En d’autres termes, parmi les organismes cible des virus infectieux transportés par des insectes il pourrait aussi y avoir celui de l’homme.
On sait que, dans les laboratoires étasuniens et dans d’autres, ont été effectuées pendant la guerre froide des recherches sur des bactéries et virus qui, disséminés par des insectes (poux, mouches, tiques), peuvent déclencher des épidémies dans le pays ennemi. Parmi eux la bactérie Yersinia Pestis, cause de la peste bubonique (la très redoutée “mort noire” du Moyen-Age) et le virus Ebola, contagieux et létal.

Avec les techniques aujourd’hui disponibles il est possible de produire de nouveaux types d’agents pathogènes, disséminés par des insectes, envers lesquels la population cible n’aurait pas de défenses.

Les “plaies” qui, dans le récit biblique, s’abattirent sur l’Égypte avec d’immenses essaims de moustiques, mouches et sauterelles par volonté divine, peuvent aujourd’hui s’abattre réellement sur le monde entier par volonté humaine. Ce ne sont pas les prophètes qui nous le disent, mais ces scientifiques restés humains.

 

Édition de il manifesto

https://ilmanifesto.it/lesercito-di-insetti-del-pentagono/

Traduit de l’italien par M-A P.

http://www.wikistrike.com/2018/10/l-armee-d-insectes-du-pentagone.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Sévère mise-en-garde de la Russie qui est prête à réagir à une nouvelle frappe en Syrie

C’est en tout cas ce que la Russie veut faire savoir et à bon entendeur, salut! En effet la Russie a annoncé de vastes manœuvres navales en Méditerranée, alors « que l’USS Ross, un destroyer américain, est entré en Méditerranée le 25 août dernier, armé de 28 missiles de croisière Tomahawk capables de frapper n’importe quelle cible en Syrie,«  Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

«Nous prévoyons de déployer plus de 25 navires sous le commandement du croiseur lance-missiles Amiral Oustinov. Près de 30 avions participeront à ces exercices, dont des bombardiers stratégiques Tu-160», a fait savoir le ministère de la Défense russe dans un communiqué de presse. Les manœuvres devraient avoir lieu du 1er au 8 septembre.

Alors que l’ONU évoque la présence de quelque «10 000 terroristes» dans la province d’Idlib, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré : «Le foyer de terroristes qui s’est formé là-bas n’annonce rien de bon si l’inaction actuelle se prolonge.»

Les manœuvres navales engagées par la Russie, principale alliée de la Syrie, constituent donc selon lui une «hausse des mesures de précaution tout à fait fondée et justifiée.»

Ceci alors que depuis un mois la Russie ne cesse de dénoncer le projet d’une nouvelle fausse attaque chimique en Syrie, prétexte à de nouveaux bombardements occidentaux dont la menace a été brandie par John Bolton, conseiller américain à la sécurité nationale le 22  août. Menace réitérée par Emmanuel Macron récemment. Attaque chimique dont l’armée syrienne serait accusée alors que celle-ci s’apprête à  délivrer la région d’Idlib des supplétifs islamistes non avoués de la coalition américaine. Comme pour les prétendues attaques chimiques de la Ghouta ou d’Alep par Damas, à chaque fois il s’agit pour la coalition occidentale de protéger ses supplétifs terroristes qui combattent sous faux drapeau pour ses intérêts cachés. Il en est ainsi à chaque fois que ceux-ci sont acculés par l’armée syrienne. Une diabolisation médiatique est un bon moyen de faire diversion en pointant du doigt « le régime de Bachar el-Assad » afin de paralyser l’élan libérateur. Un piège qui a déjà souvent fonctionner mais aujourd’hui la Russie sonne la fin de la récréation.

Hier c’était l’envoyé spécial des Nations unies (ONU) en Syrie, Staffan de Mistura, qui faisait part de sa préoccupation du risque d’une catastrophe humanitaire dans la province d’Idlib, alors que l’armée syrienne est en passe de reprendre le contrôle de cette région où les groupes djihadistes seraient au nombre de 10 000 selon une estimation du représentant de l’ONU. L’homme demandait étrangement, hier, à Moscou, Téhéran et Ankara de convaincre Damas de surseoir à son offensive dans la province d’Idlib, redoutant que les deux camps n’aient recours à des armes chimiques. (Source) Étrange façon de lutter contre les terroristes et les armes prohibées que de demander au pouvoir légitime de ne pas finir de libérer son pays de l’occupation ennemie!

Les précédentes frappes américano-anglo-françaises dans la Ghouta orientale contre la Syrie, en avril dernier, avaient pris pour prétexte de semblables prétendues attaques chimiques attribuées sans la moindre preuve à Damas. Il semble d’ailleurs, qu’en réalité il n’y ait pas eu d’attaque chimique tandis que des témoins au contraire, ont dénoncé une mise-en-scène de la part de l’Occident et de ses alliés islamistes sous faux drapeau, pour simuler une telle attaque, ainsi que le dénonce clairement et arguments à l’appui, plus bas, l’ambassadeur russe à Washington, Anatoly Antonov, dans un message qu’il a publié sur Facebook et dans lequel il met en garde Washington.

Sévère mise-en-garde de Mocou

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien tenue ce 30 août, a fait part de la détermination de la Russie à aider la Syrie à mener à bien la reconquête intégrale de son territoire. «Nous avons des faits sous les yeux [la mise en chantier de’une fausse attaque chimique ndlr], et nous avons adressé une mise en garde forte à nos partenaires occidentaux de ne pas jouer avec le feu», a-t-il annoncé. Des navires russes ont d’ailleurs été aperçus ces derniers jours faisant route vers la Syrie, avant même l’annonce des manœuvres.

Cité par Reuters, le Ministre russe des Affaires étrangères a rappelé que le gouvernement syrien avait parfaitement le droit de combattre les groupes djihadistes. «Il reste encore la tâche de liquider les foyers restants de terrorisme, avant tout dans la zone de désescalade d’Idlib», a-t-il déclaré. De son côté, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al-Moualem, a confirmé que la Syrie était déterminée à «aller jusqu’au bout» dans sa lutte pour libérer la province d’Idlib, dont il estime qu’elle est principalement tenue par les islamistes du Front al-Nosra ou Front Fatah al Cham (branche syrienne d’Al-Qaïda). Sergeï Lavrov a encore exhorté les Occidentaux, qui font mine de considérer les djihadistes comme de simple rebelles à Bachar-el-Assad, à ne pas utiliser les djihadistes comme des «pions» sur l’échiquier géopolitique.

Alors que l’envoyé de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, s’inquiétait d’un usage d’armes chimiques par l’armée syrienne ainsi que par les combattants rebelles, le ministre syrien a martelé que son pays ne possédait pas d’armes chimiques. Il a en outre assuré que l’armée syrienne tenterait autant que possible d’éviter les pertes civiles lors de l’offensive à venir.

Dans un message Facebook publié le 30 août, «en réponse aux questions des médias», l’ambassadeur russe à Washington, Anatoly Antonov a confirmé avoir rencontré des représentants spéciaux des États-Unis pour la Syrie, le 27 août:

Vendredi dernier, nous avons envoyé une lettre au Département d’État des États-Unis pour demander l’arrangement [d’une] réunion dès que possible. Nous sommes reconnaissants à David Satterfield et à ses collègues pour leur brève réaction à notre demande. (…).

L’essentiel est que nous ayons exprimé nos inquiétudes concernant les signaux américains de préparer de nouveaux bombardements sur la Syrie sous prétexte de l’utilisation possible d’armes chimiques par les Syriens. Nous avons souligné qu’une telle perspective nous préoccupe beaucoup. Nous avons appelé Washington pour fournir des informations non retardées sur les raisons pour lesquelles le sujet de l’utilisation d’armes chimiques par Damas est alimenté.

Nous avons noté qu’une telle rhétorique du côté américain pourrait servir de signal à différents groupes terroristes et organisations pseudo-humanitaires comme les «casques blancs» pour préparer une autre provocation. Nous avons fourni des détails sur les préparatifs du groupe militant «Front Fatah al cham» (ancien «Front al-Nosra») pour commettre une autre provocation avec l’utilisation d’agents toxiques contre la population civile dans le gouvernorat d’Idlib afin de blâmer les forces gouvernementales pour ce crime.

Nous avons informé nos collègues de la livraison de 8 conteneurs de chlore à la ville de Jisr al-choughour, qui ont ensuite été transférés par les activistes de Hizb al Islami al Turkistani au village de Hallouz où un groupe de combattants spécialement entraînés a déjà été déployés (ont été formés sous la direction de la compagnie militaire privée britannique « Olive Group »). Leur tâche consiste à simuler le sauvetage de victimes d’attaques chimiques. À cette fin, il est même prévu d’exploiter des enfants pris en otage.

Nous avons exprimé directement nos préoccupations. Cette provocation préparée avec la participation active des forces de renseignement britanniques peut servir de prétexte à la «troïka» occidentale (Washington-Londres-Paris) pour lancer une nouvelle frappe aérienne contre les infrastructures militaires et civiles syriennes.

Nous avons averti les États-Unis de ne pas s’engager dans une autre agression sans fondement et illégale contre la Syrie. Une nouvelle aggravation de la situation en Syrie ne serait dans l’intérêt national de personne et seul les terroristes en bénéficieraient. Nous nous attendons à ce que nos préoccupations soient entendues. Nous espérons que les États-Unis déploieront tous les efforts possibles pour empêcher l’utilisation d’agents toxiques par les terroristes et agiront de manière responsable, comme membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. (Source: message facebook de M. Antonov.)

L’annonce d’importantes manœuvres en Méditerranées de la part de la marine russe aujourd’hui, alors que le destroyer de guerre américain est déjà présent en Méditerranée, semble bien manifester la détermination de la part du Kremlin de donner du poids à ses avertissements pour la cas où ceux-ci n’auraient pas été bien pris au sérieux.

L’arme « invincible » de la Russie

En effet le Pentagone n’ignore pas que la Russie a les moyens de paralyser les systèmes électroniques de n’importe quel bâtiment et autres aéroplanes, depuis ses déboires en Méditerranée ou en Mer Noire. La Russie ayant pris une avance déterminante dans ce domaine technologique. Mais plus performant encore, Vladimir Poutine a annoncé officiellement en mars dernier une série d’armes nucléaires offensives «dont aucune autre armée que la nôtre ne possède l’équivalent», ajoutant: «Nous avons entamé le développement de nouveaux types d’armes balistiques qui n’empruntent pas les trajectoires balistiques durant leur vol vers leur cible, ce qui rend inutiles et tout à fait insensés les systèmes antimissiles». Annonce que le Pentagone a pris très au sérieux, selon de nombreux articles de la presse américaine. Par cette nouvelle technologie d’armement la Russie s’est dotée des moyens de se faire entendre et respecter des USA et de l’Otan, ainsi que le Président l’avait clairement expliqué: Vous n’avez pas voulu nous écouter ? Maintenant vous allez le faire!  Ceci en riposte au mépris constant des USA qui ne cessent de se rapprocher toujours plus des frontières russes en les menaçant, en dépit de leurs engagements.

Photo: Frégate russe Pytlivy traversant le détroit du Bosphore le 25 août 2018

Voir aussi: 

Émilie Defresne

http://www.medias-presse.info/severe-mise-en-garde-de-la-russie-qui-est-prete-a-reagir-a-une-nouvelle-frappe-en-syrie/97298/

Arquus mise sur son scarabée pour remonter la pente

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Arquus mise sur son scarabée pour remonter la pente


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Publié par Marc-Antoine François le 6 Juillet 2018


Arquus (ex-Renault Trucks Defense) compte bien prendre un nouveau départ après quelques années difficiles et mise entre autres sur le scarabée, son nouveau blindé léger exposé a Eurosatory 2018. Destiné en priorité à l’export, l’héritier du VBL pourrait bien constituer la planche de salut d’une entreprise qui a connu quelques trous d’air.



En juin 2018, le salon de l’armement Eurosatory a ouvert ses portes, de nombreuses entreprises exposaient leurs nouveaux modèles comme  Arquus qui a présenté son dernier 4×4 blindé : le scarabée. C’est un blindé léger destiné à devenir le successeur du fameux VBL. Destiné en priorité à l’export, les premiers exemplaires pourraient sortir des chaînes de montages à compter de 2025, avec comme cibles commerciales à la fois les forces de police et les armées.

Après avoir suscité la curiosité avec le CRAB lors de l’édition 2012, le Scarabée permettra peux être de relancé Arquus sur le marché des blindés légers. Mais l’industriel franco-suédois doit encore passer de nombreux obstacles, à commencer par le véhicule Hawkei 4×4, blindé léger développé par le français Thales, et utilisé par l’armée australienne.

Arquus anciennement connu sous le nom de RTD (Renault Trucks Defence) était à l’origine une filiale de Renault, revendue en 2011 au groupe Volvo. Arquus sort d’ une période difficile, particulièrement en 2016-2017 avec la perte de plusieurs contrats comme VBMR-L, le successeur du VAB pris par leur concurrent Nexter.

Suite à cette période difficile de RTD Volvo a décidé de mettre en vente sa filiale mais aucune proposition n’a finalement été retenue. En mai 2018 elle a été renommé Arquus, signifiant « cheval de guerre » en latin. L’entreprise espère désormais tourner la page des mauvaises années. Le bilan est encourageant, avec 1,9 milliards d’euros de contrats signés et  600 millions de prise en commandes ferme.

SI l’option de la vente n’est plus d’actualité, la question restera quand même posée tant qu’Arquus ne sera pas définitivement sortie de l’ornière. Le rapprochement franco-allemand entre KMW et Nexter ne va pas forcément les aider en ce sens.


 

 

 

 

Mathématiques : qui a inventé le zéro ?

Rare intervention de ma part ,cet article m’a permis de me souvenir d’un livre que j’ai lu dans les années 1970, et qui m’avait beaucoup intéréssé,le titre était  » l’architecture du zéro  » , le nom de l’auteur ne me revient pas en mémoire, je vous remercie de me rajeunir et c’est avec plaisir que je porte ainsi connaissance à mes fidéles blogueurs, un article très différent de de ceux que je publie habituellement.Bonne lecture et trés cordialement.

bernard felli administrateurdu blog : https://ombre43.wordpress.com

Mathématiques : qui a inventé le zéro ?

Question/RéponseClassé sous :Mathématiques , aimer les mathématiques , Zero
Lire la bio

Hervé Lehning

Normalien, agrégé de mathématiques

Indispensable pour écrire les nombres mais aussi pour compter, le zéro a pourtant une date et un lieu de naissance. Lesquels ? Et que compte-t-il ?

Le zéro a été inventé plusieurs fois. Tout d’abord par les Babyloniens pour montrer une absence dans l’écriture d’un nombre comme dans 102 où le zéro signifie l’absence de dizaines. On nomme ce zéro, le zéro de position. De façon indépendante, il a été réinventé par les Mayas, un peuple d’Amérique centrale.

Les Indiens ont réinventé le zéro de position vers le Ve siècle avant d’en faire un vrai nombre qu’on peut additionner et multiplier, comme les autres, au VIIe siècle. Cette invention indienne a été largement diffusée ensuite par les Arabes.

La tablette d’argile babylonienne nommée « Plimpton 322 » (car elle porte le numéro 322 dans la collection « G. A. Plimpton », a été découverte au XIXe siècle. © Domaine public

Le zéro, un nombre comme les autres

Nous devons l’apparition de zéro en tant que nombre au mathématicien indien Brahmagupta (598-668). Dans le Brahmasphutasiddhanta, ce qui signifie « l’ouverture de l’Univers », écrit entièrement en vers, il donne les règles régissant zéro, ainsi que les nombres positifs ou négatifs, en termes de dettes et de fortunes :

  • Une dette moins zéro est une dette.
  • Une fortune moins zéro est une fortune.
  • Zéro moins zéro est zéro.
  • Une dette soustraite de zéro est une fortune…

Il continue ainsi et chacun reconnaîtra dans ces lignes une version ancienne de la règle des signes, dont un extrait de La vie de Henry Brulard, le roman autobiographique de Stendhal (1783-1842) semble un écho humoristique : « Supposons que les quantités négatives sont des dettes d’un homme, comment en multipliant 10.000 francs de dette par 500 francs, cet homme aurait-il ou parviendra-t-il à avoir une fortune de 5.000.000, cinq millions ? ».

L’usage des termes mathématiques hors contexte peut donner des résultats amusants.

En savoir plus sur Hervé Lehning

Normalien et agrégé de mathématiques, Hervé Lehning a enseigné sa discipline une bonne quarantaine d’années. Fou de cryptographie, membre de l’Association des réservistes du chiffre et de la sécurité de l’information, il a en particulier percé les secrets de la boîte à chiffrer d’Henri II.

À découvrir également : L’univers des codes secrets de l’Antiquité à Internet, paru en 2012 chez Ixelles.

Collaboration dans le domaine de la recherche pour le futur sous-marin australien

2 mai 2018

Collaboration dans le domaine de la recherche pour le futur sous-marin australien

 

Sydney, Australie, 2 mai 2018 – CP Thales Group

 

La collaboration entre l’Australie et la France dans le domaine des technologies de pointe appliquées aux sonars et à la robotique navale va se renforcer, grâce à l’accord de recherche annoncé aujourd’hui à Sydney, à l’occasion de la visite du président Emmanuel Macron en Australie. Le protocole d’accord conclu entre l’Université Flinders (Adélaïde, Australie méridionale), l’ENSTA Bretagne (Brest) et Thales est destiné à renforcer et élargir les liens qui existent déjà entre l’Australie et la France dans le domaine de la recherche, afin de contribuer au programme des futur sous-marins australiens.

 

Pour Chris Jenkins, Dicteur général de Thales en Australie, la visite officielle du président français a été l’occasion de souligner la solidité de la relation stratégique qui unit Thales et la France, relation qui s’appuie sur des instruments comme le protocole d’accord de recherche annoncé aujourd’hui.

« Il s’agit d’attirer les meilleurs talents d’Australie comme de France pour travailler sur le futur programme de sous-marin australien et, ce faisant, de doter l’Australie de capacités exceptionnelles. Le protocole d’accord crée un cadre durable pour la collaboration dans le domaine de la robotique navale destinée aux sous-marins et aux sonars de navires de surface. Il permettra, en particulier, une mise en commun des installations d’essais, la création de programmes d’échanges et le développement de projets de recherche conjoints .Il s’appuie sur la relation déjà solide qui unit Thales et l’Université Flinders en Australie, ainsi que l’ENSTA Bretagne et les activités de lutte sous la mer à Brest, France. »

 

Alexis Morel, Vice-Président en charge des activités de lutte sous mer rapporte que les discussions avec l’Université Flinders et l’ENSTA Bretagne ont déjà permis de dégager deux sujets de collaboration scientifique : la conception d’un démonstrateur pour la connexion automatique des liaisons électro-optiques en milieu marin, et le développement d’USV (véhicules autonomes de surface) pour tester les algorithmes d’autonomie sur des essaims de robots en mer.

« Cette collaboration renforcera les capacités de l’Australie, offrira aux étudiants de l’Université Flinders des possibilités de stage en France et contribuera à l’élaboration de solutions de conception pour le futur programme de sous-marins. »

 

Le professeur Colin Stirling, président de l’Université Flinders, se dit ravi de ce partenariat avec les équipes de Thales basées en Australie et en France. « Ce protocole d’accord ouvre des perspectives de collaboration encore plus étroite avec les laboratoires de recherche de Thales. Il fait suite à l’annonce récente selon laquelle l’Université Flinders sera l’un des partenaires académiques de Thales en Australie, dans le cadre du nouveau CRC (Co-operative Research Centre) de défense sur les systèmes autonomes sécurisés. »

 

Le Directeur de l’ENSTA Bretagne, Pascal Pinot, a souligné que ce protocole d’accord serait le point de départ à tout projet de recherche entre l’Université Flinders, Thales et l’ENSTA Bretagne, permettant ainsi de renforcer la coopération entre les ministères de la défense français et australien.

« Le MoU a été préparé dans le but de diriger des travaux d’études à court terme, en particulier dans le domaine de la recherche sous-marine. Il se base sur les compétences des trois partenaires dans le cadre d’une coopération franco-australienne qui se renforce en matière de défense. »

 

A propos de Thales Ceux qui font avancer le monde s’appuient sur Thales. Nous sommes aux côtés de ceux qui ont de grandes ambitions : rendre le monde meilleur et plus sûr. Riches de la diversité de leurs expertises, de leurs talents, de leurs cultures, nos équipes d’architectes conçoivent un éventail unique de solutions technologiques d’exception, qui rendent demain possible dès aujourd’hui. Du fond des océans aux profondeurs du cosmos ou du cyberespace, nous aidons nos clients à maîtriser des environnements toujours plus complexes pour prendre des décisions rapides, efficaces, à chaque moment décisif. Fort de 65 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 15,8 milliards d’euros.

 

À propos de l’Université Flinders

Jouissant d’une solide réputation pour ses capacités d’innovation scientifique et l’excellence de son enseignement, l’Université Flinders est membre du réseau Innovative Research Universities. À la fois ouverte sur le monde et investie au niveau local, elle emploie quelque 2 700 personnes et compte 25 000 étudiants, dont environ 4 000 étudiants originaires de plus de 100 pays. Ses travaux de recherche ont été en quasi-totalité (90 %) jugés supérieurs ou égaux aux standards mondiaux par Excellence in Research for Australia. Ses points forts sont notamment la défense, l’ingénierie, la science et la technologie moléculaires, l’eau et l’environnement. Son campus d’innovation high-tech abrite le 4.0 Future Factory TMI Hub, ainsi que le Flinders New Venture Institute, l’un des établissements phares de formation dans le domaine de l’entrepreneuriat.

 

À propos de l’ENSTA Bretagne

La grande école d’ingénieurs pour l’innovation dans le secteur maritime, la défense et les entreprises de haute technologie. Sur son campus brestois, ENSTA Bretagne rassemble une école d’ingénieurs et un centre de recherche pluridisciplinaires. L’établissement public accueille près de 1000 étudiants, de bac+3 à bac+8, dont 110 doctorants et 20% d’étudiants internationaux. ENSTA Bretagne forme des ingénieurs généralistes et des chargés d’expertise, capables d’assurer, dans un environnement international, la conception et la réalisation de systèmes industriels complexes, de conduire des recherches, de manager des projets technologiques et de créer leur entreprise. Sous tutelle de la Direction générale de l’armement (DGA), ENSTA Bretagne forme notamment les ingénieurs pour l’armement (20% des étudiants). En formation d’ingénieurs, masters et mastères spécialisés, ENSTA Bretagne couvre 10 domaines d’expertise phare : Hydrographie & océanographie, Systèmes numériques et sécurité, Robotique, Systèmes d’observation et intelligence artificielle, Systèmes embarqués, Architecture navale et offshore, Energies Marines Renouvelables, Architecture de véhicules / modélisation, Systèmes pyrotechniques, Sciences de l’entreprise.

Les programmes de recherche sont tournés vers les applications industrielles, civiles et militaires, au travers de collaborations étroites avec l’industrie et en qualité d’acteur important de 3 laboratoires nationaux : l’Institut de recherche Dupuy de Lôme (en sciences et technologies de la mécanique et des matériaux), le laboratoire Lab-STICC (en sciences et technologies de l’information, de la communication et de la connaissance), le Centre de recherche sur la formation (en sciences humaines sur les questions de formation et professionnalisation des ingénieurs).

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Disparition des oiseaux : vers des printemps de plus en plus silencieux

Disparition des oiseaux : vers des printemps de plus en plus silencieux

20.03.2018(mis à jour à 16:09)
« Ils ne trouvent plus leurs ressources pour se reproduire et ailleurs il y a d’autres populations », Romain Julliard, prof. au Muséum d’hist naturelle

Poutine ne fait pas que de l’esbroufe nucléaire : ses arguments sont bien réels

Poutine ne fait pas que de l’esbroufe nucléaire : ses arguments sont bien réels


Par F. William Engdahl – Le 5 mars 2018 – Source New Eastern Outlook

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Le discours annuel du président Russe Vladimir Poutine, le 1er mars 2018, adressé à l’Assemblée fédérale russe et diffusé à la Nation via la télévision, contient une section au sujet des technologies militaires russes innovantes, que les médias pro-OTAN ont préféré minimiser comme constituant ou bien un stratagème propagandiste, ou bien une acrobatie rhétorique de campagne. Compte tenu des allusions aux développements technologiques militaires russes dévoilés en plus sur le théâtre de guerre syrien depuis septembre 2015, Washington ignore ce qui constitue clairement un développement stratégique bouleversant les règles du jeu. Et ceci transforme en gâchis les centaines de milliards de dollars de la soi-disant technologie de défense missilière américaine qui est en train d’être mise en place depuis la Corée du Sud, le Japon et jusqu’à la Pologne et au-delà, rien de plus que de l’argent du budget de défense du Pentagone jeté par les fenêtres.

La section relative à la sécurité militaire, au sein d’un discours de deux heures de Poutine, prononcé face à l’Assemblée fédérale russe le 1er mars, commence environ à ses deux tiers [à partir de 1h15 dans la vidéo officielle du discours retransmise par Russia Today, NdT] après des développements extensifs relatifs à la planification économique, à la transformation du système de santé et à l’amélioration de l’éducation.

La pierre d’angle de Poutine dans ce passage relatif à la sécurité, qui a été ignorée par les médias occidentaux, ce fut la réponse russe au « retrait américain unilatéral du traité sur la défense anti-balistique de 1972, et dans la pratique au déploiement de leurs systèmes de défense anti-balistique à la fois aux États-Unis et au-delà de leurs frontières nationales ».

La signification stratégique de cette décision prise à l’époque par l’administration Bush Jr.–Cheney, n’avait pas échappé aux planificateurs de la Défense militaire russe. Elle a en effet ouvert la voie, pour le Pentagone et pour l’OTAN, à un encerclement de la Russie au moyen d’un ensemble de systèmes de défense anti-balistique [DAB] pointés face aux sites de lancement de missiles nucléaires russes. Poutine a clarifié que ce traité ABM de 1972 avait rendu la guerre nucléaire impensable, car fondée sur la perspective d’une Destruction Mutuelle et Assurée : « Le traité ABM n’a pas seulement créé une atmosphère de confiance, mais il a aussi empêché l’une ou l’autre partie d’utiliser des armes nucléaires imprudemment, ce qui aurait mis en danger l’humanité, parce que le nombre limité de systèmes de défense anti-balistiques rendait l’agresseur potentiel vulnérable à une frappe en réponse. »

En effet, quand Washington s’est unilatéralement retiré du traité ABM en 2002, le gouvernement américain a commencé une série de mouvements agressifs incluant l’élargissement de l’OTAN aux anciens pays communistes d’Europe de l’Est − quitte à fomenter un coup et une guerre civile en Ukraine ainsi que d’autres provocations − qui avaient mené à la construction de bases de missiles anti-balistiques en Roumanie et en Pologne, toutes deux membres de l’OTAN, de même que face à l’Extrême-Orient russe au Japon et en Corée du Sud.

De plus, comme Vladimir Poutine l’a remarqué « le système de défense anti-balistique mondial américain inclut également cinq croiseurs et 30 destroyers, qui pour autant que nous le sachions, ont été déployés dans des régions proches des frontières russes ». Ce n’est pas là un déploiement mineur aux yeux des Russes.

La Revue de la posture nucléaire par Trump

La décision prise par les forces qui gouvernent la Russie à présent de dévoiler un tableau intimidant de ses technologies militaires de rupture, incluant des missiles de croisière hypersoniques à propulsion nucléaire et des drones sous-marins, n’était pas qu’un stratagème électoral. Il s’est agi d’une réponse directe au discours de janvier 2018 sur l’État de l’Union adressée au Congrès par le Président américain, et à la publication quelques jours plus tard par la revue Nuclear Posture Review, et Poutine l’a dit de but en blanc.

Ce document, publié en 2018 sur l’ordre de Trump, constitue un glissement radical par rapport aux administrations précédentes. Il abandonne en effet les déclarations précédentes prenant parti contre une « utilisation en premier » d’armes nucléaires, et donne un coup d’accélérateur aux efforts de modernisation nucléaire, incluant l’intention de mettre en place de « nouvelles armes nucléaires » ; la restauration des capacités des missiles de croisière lancés par sous-marins ainsi que des missiles balistiques lancés par sous-marins à têtes [nucléaires] à rendement explosif faible, tout en prétendant faire fi du contrôle [international] des armements.

Dans une section de cette revue américaine, il est en effet déclaré que « les États-Unis ne considéreraient l’emploi d’armes nucléaires qu’en cas de circonstances extrêmes, afin de défendre les intérêts vitaux des États-Unis, de leurs alliés et de leurs partenaires. Des circonstances extrêmes qui pourraient inclure des attaques stratégiques significatives non nucléaires… » (souligné par l’auteur). Aucune définition de ce que Washington appelle ici une « attaque stratégique significative non nucléaire » n’est proposée. En bref, comme un analyste nucléaire américain l’a remarqué, cette nouvelle doctrine nucléaire américaine est basée sur la compétition et la confrontation. 1.

Après avoir décrit les efforts répétés des Russes vis-à-vis de Washington, afin de voir les Américains réintégrer le traité ABM, après son abandon unilatéral par l’Administration Bush en 2002, Poutine a continué son discours : « À un certain point, j’ai pensé qu’un compromis serait possible, mais il ne devait pas en être ainsi. Toutes nos propositions, absolument toutes, ont été rejetées. Et alors nous avons dit que nous devrions dorénavant améliorer nos systèmes de frappe modernes afin de protéger notre sécurité. En réponse, les États-Unis ont déclaré qu’ils n’étaient pas en train de créer un système de défense anti-balistique contre la Russie… ». 2.

Ceci bien sûr, était un mensonge stratégique calculé. La Russie a conclu, après des efforts répétés de négociation, que Washington, à la suite de la destruction de l’économie et des capacités militaires de la Russie − durant les années 1990 et l’ère Eltsine qui ont suivi l’effondrement économique soviétique − était déterminée à « poursuivre un avantage militaire unilatéral ultime afin d’être en mesure de dicter ses termes dans chaque sphère d’action du futur ». 3

La recherche américaine de la Primauté nucléaire ultime.

La capacité de première frappe nucléaire, aussi appelée techniquement Primauté nucléaire, constitue l’avantage militaire unilatéral ultime dont les stratèges du Pentagone ont rêvé depuis les années 1950, tandis que l’URSS testait sa première bombe H et ses premiers ICBM. Cette primauté consiste en la capacité de lancer une première frappe nucléaire contre la Russie, sans craindre que la Russie soit capable de la contrer de manière convaincante parce que les réseaux de missiles anti-balistiques américains auraient été en mesure de contrer la vaste majorité des armes nucléaires russes lancées en retour.

La défense anti-balistique américaine n’est pas du tout défensive en ce sens. Elle est, au contraire, offensive à l’extrême. Car si les États-Unis étaient capables de se parer effectivement contre toute potentielle frappe en retour russe suite à une première frappe nucléaire américaine, alors les États-Unis seraient en position de dicter leurs termes au monde entier, et pas uniquement à la Russie. Voilà ce qu’est donc la Primauté nucléaire. Comme me l’a dit il y a quelques années dans un échange privé l’ancien lieutenant-colonel Robert Bowman, ancien directeur du programme américain de défense anti-balistique sous Reagan : « La défense anti-balistique est le chaînon manquant avec une capacité de première frappe ». 4.

Dans son dernier discours, Vladimir Poutine décrit donc la réalité stratégique à laquelle les planificateurs de la sécurité militaire russe font face : « Les États-Unis se permettent une croissance constante et incontrôlée du nombre de leurs missiles anti-balistiques, améliorant leur qualité et créant de nouveaux centres de lancement de missiles. Si nous ne faisons rien, ceci conduira finalement à la dévaluation complète du potentiel nucléaire de la Russie. Ceci signifierait que tous nos missiles pourraient simplement être interceptés. »

Quand les enjeux impliquent en effet le déchaînement d’un holocauste nucléaire, quand bien même il commencerait par des armes nucléaires « à faible rendement » avec pour toile de fond les confrontations d’une nouvelle Guerre froide avec la Russie provoquée durant ces récentes années, il n’est pas surprenant que le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie (CSFR [Совет Безопасности Российской Федерации – СБРФ]) ait décidé − juste à ce point d’équilibre précaire avant une potentielle confrontation grandissante entre l’Est et l’Ouest, de dévoiler sa sobre réponse.

La réponse russe : la mise en échec de la primauté nucléaire américaine

Poutine a donc dévoilé pour la première fois des contre-mesures sur lesquelles la Recherche et Développement militaire russe ont poursuivi leurs travaux discrètement depuis 2002, afin de contrer l’agenda américain de Primauté nucléaire, qui devenait de plus en plus clair. Poutine a évoqué en effet le fait que la Russie a « développé et travaillé continuellement au perfectionnement de systèmes hautement efficaces mais de coût modéré afin de surclasser toute défense anti-balistique. Ils sont à présent installés dans tous nos complexes de missiles balistiques intercontinentaux ».

Pourtant, le véritable élément nouveau que Poutine a révélé, c’est également une liste stupéfiante de missiles avancés de nouvelle génération, capables de tenir tête aux défenses anti-balistiques américaines et de l’OTAN.

Premièrement, il a montré un film du nouveau missile Sarmat. Pesant plus de 200 tonnes avec une courte phase d’accélération, il est déjà très difficile pour les systèmes anti-balistiques américains de l’intercepter. Le Sarmat peut être équipé avec de puissantes têtes nucléaires, sa trajectoire est hypersonique [normal pour un ICBM, NdT] et dispose des moyens les plus modernes de trajectoires évasives contre toute défense anti-balistique. Il a une portée virtuellement illimitée [satellisable ou trajectoire partiellement satellitaire ? NdT] et est capable d’attaquer tant par-dessus le pôle Nord que le pôle Sud.

Le Sarmat n’a pourtant été que la première des réponses russes mentionnées face à la menace grandissante de l’OTAN. Vladimir Poutine a ensuite décrit le développement par l’industrie de défense russe d’une « unité d’énergie nucléaire de forte puissance mais de faible dimension, susceptible d’être installée dans un missile comme notre dernier missile X-101 tiré depuis un avion, ou bien dans un missile de croisière de la taille d’un Tomahawk américain ; un type de missile russe similaire à son homologue américain mais d’une portée d’une douzaine de fois plus longue, une douzaine ou en fait d’une portée illimitée. Il s’agit d’un missile de croisière furtif volant à basse altitude, capable d’emporter une tête nucléaire, tout en étant capable de contourner les frontières [et autres zones d’interdiction]. Il est invincible contre toutes les défenses anti-balistiques ou antiaériennes, existantes ou prospectives ».

Venaient ensuite les systèmes d’armes sans pilote basés sur des technologies de rupture. Vladimir Poutine a révélé le développement couronné de succès de nouveaux « drones submersibles pouvant se déplacer à grande profondeur, je dirais même à des profondeurs extrêmes, d’un continent à l’autre, à des vitesses de multiples fois supérieure à la vitesse des sous-marins, des meilleures torpilles et de tous types de vaisseaux de surface, incluant les plus rapides. C’est réellement fantastique. Ils sont silencieux, hautement manœuvrables et n’ont quasiment pas de vulnérabilité que l’ennemi pourrait exploiter. Il n’y a simplement rien dans le monde capable de leur résister ». Poutine a ajouté que ces nouveaux submersibles « peuvent emporter des têtes conventionnelles ou nucléaires, ce qui leur permet d’engager des cibles variées, incluant des groupes aériens, des fortifications ou des infrastructures côtières ». C’est beaucoup, face à une doctrine américaine de suprématie par la projection de forces via ses 10 groupes aéronavals conçus autour des porte-avions, qui deviennent à présent autant de cibles faciles.

Poutine a continué en remarquant que les unités de puissance nucléaire pour ces submersibles autonomes, ont été testé sur des périodes de plusieurs années, et qu’elles sont « 100 fois plus petites que les unités qui alimentent les sous-marins modernes, mais pourtant plus puissantes et peuvent passer en mode de combat, c’est-à-dire atteindre des capacités maximum de l’ordre de 200 fois plus rapide ».

Les missiles hypersoniques Kinzahl et Avangard, basés sur des principes physiques nouveaux.

Poutine a encore dévoilé le système de missiles hypersonique russe Kinzhal [кинжал – poignard, NdT]. C’est, comme Poutine l’a décrit « un système de missile aérien hypersonique de haute précision… le seul de ce type dans le monde. Ces tests ont été accomplis avec succès, et de plus le 1er décembre dernier [2017], ces systèmes sont entrés en service actif sur les bases aériennes du district militaire du Sud de la Russie ». En d’autres termes il ne s’agit pas d’un système hypothétique mais bien opérationnel. La définition d’un aéronef hypersonique correspond à cinq fois la vitesse du son. Le Kinzhal va à Mach 10, et comme Poutine l’a décrit : « le missile vole à vitesse hypersonique, 10 fois plus vite que la vitesse du son, mais peut également manœuvrer dans toutes les phases de sa trajectoire de vol, ce qui lui permet également de surclasser tout système de défense anti-balistique ou antiaérien existant et, je pense, prospectif, pour parvenir à délivrer des têtes conventionnelles ou nucléaires sur une portée de plus de 2000 km ».

Finalement, le Président russe a révélé les développements d’« Avant-garde » [авангард], un autre missile hypersonique volant à des vitesses excédant Mach 20 : « Dans sa trajectoire vers sa cible, le bloc de croisière glissant du missile [certainement plutôt : surfant en apparence sur son onde de choc, mais en fait plutôt sur un coussin d’air ionisé formant un plasma, technologie MHD, NdT] peut s’engager dans des manœuvres intenses, à la fois latérales (de plusieurs milliers de kilomètres) et verticales. C’est ce qui le rend absolument invulnérable face à tout système de défense antimissile ou antiaérien. L’utilisation de nouveaux matériaux composites [certainement aussi des supraconducteurs, NdT], ont rendu possible de permettre au bloc ‘glissant’ du missile de réaliser un vol guidé sur une longue distance, pratiquement dans les conditions d’une formation d’un plasma [MHD, confirmation, NdT]. Il vole vers sa cible comme une météorite, comme une boule de feu. La température à sa surface atteint les 1600-2000°C mais pourtant le bloc de croisière demeure guidé avec fiabilité. »

Le discours de Poutine se conclut par cette déclaration, complètement ignorée de l’Occident : « Nous avons dit à plusieurs reprises à nos partenaires américains et européens qui sont des membres de l’OTAN : nous allons faire les efforts nécessaires pour neutraliser les menaces posées par le déploiement d’un système global de défense anti-balistique américain ». Il rappelle clairement au passage que la Russie a averti Washington et l’OTAN depuis 2004 : « Malgré tous les problèmes avec l’économie, les finances et l’industrie de Défense, la Russie est demeurée une puissance nucléaire majeure. Mais non, personne ne voulait réellement nous parler concernant le cœur du problème, et personne n’a voulu nous écouter. À présent, écoutez-nous. »

L’une des appréciations les plus succinctes suite à ces révélations militaires de Poutine est venue du Saker [anglophone], l’un des plus sobres et clairs commentateurs des capacités militaires russes comme occidentales. Sur ce blog, le jour du discours de Vladimir Poutine, il a été remarqué : « Jeu, set et match : il est en effet établi à présent que la partie est finie pour l’Empire [américain] : il n’existe plus d’options militaires contre la Russie. » 5.

William F. Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, titulaire d’un diplôme en Sciences Politiques de l’Université de Princeton. Il est l’auteur de plusieurs livres à succès sur le pétrole, la géopolitique et les OGM.

Liens Sputnik/RT additionnels :

Salué par l’Agence Xinhua :

http://www.xinhuanet.com/english/2018-03/05/c_137015989.htm

Note du Saker Francophone

Nous vous proposons aussi, pour faire contrepoids, de lire cette analyse beaucoup moins enthousiaste d'Alexis Toulet sur son blog du noeud-gordien.fr qui penche plutôt sur une analyse en terme de crédibilité et doutant des percées technologiques annoncées.

Poutine et Folamour, le quoi et le pourquoi des nouvelles armes nucléaires russes

Traduit par Jean-Maxime Corneille

Liens

  1. Anna Péczeli, Continuity and change in the Trump administrations Nuclear Posture Review, 20 Février 2018, The Bulletin of Atomic Scientists
  2. Discours du Président Vladimir Poutine, op cit.
  3. Ibid
  4. F. William Engdahl, Full Spectrum Dominance, édité à compte d’auteur, 2009, pp. 159-163
  5. The Saker, Putin’s stunning revelations about new Russian weapons systems, 1er mars 2018, http://thesaker.is/putins-stunning-revelations-about-new-russian-weapons-systems/

http://lesakerfrancophone.fr/poutine-ne-fait-pas-que-de-lesbroufe-nucleaire-ses-arguments-sont-bien-reels

 

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