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Charles de Gaulle : un porte-avions modernisé (REPORTAGE)

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Les archéologues égyptiens dévoilent une tombe de 4 400 ans…

REGARDER: Les archéologues égyptiens dévoilent une tombe de 4 400 ans recouverte de peintures spectaculaires

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Les archéologues égyptiens ont dévoilé une tombe incroyablement détaillée et décorative dans le gouvernorat de Gizeh. Le site, vieux de 4 400 ans, appartenait à un noble de la cinquième dynastie appelé «Khuwy».

Les chambres de la tombe en forme de L portent des inscriptions et des reliefs colorés si bien conservés que les experts qui ont fouillé le site ont pu discerner les empreintes digitales du peintre de la tombe.

La tombe elle-même est principalement faite de blocs de calcaire blanc, tandis que les superbes peintures ont été créées avec une résine verte spéciale, selon le ministère égyptien des antiquités.

ÉGALEMENT SUR RT.COMUne énormeQUANTITÉd’animaux momifiés découverts dans une tombe égyptienne à 2 000 ans (PHOTOS, VIDÉO)

ÉGALEMENT SUR RT.COMUne énormeQUANTITÉd’animaux momifiés découverts dans une tombe égyptienne à 2 000 ans (PHOTOS, VIDÉO)

Le plan d’EDF pour construire de nouveaux EPR en France

Le plan d’EDF pour construire de nouveaux EPR en France

AURÉLIE BARBAUX  ,  ,  ,  , 

PUBLIÉ LE 

A LA UNE À l’heure où le renouvellement du parc français est à l’étude, EDF a deux ans pour peaufiner son dossier d’un nouveau nucléaire en France.

Le plan d'EDF pour construire de nouveaux EPR en France
Alors que la date de mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche) n’est pas connue, les essais se poursuivent sur le site.

Le nucléaire français est en plein paradoxe. Alors que la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, modifiée par la loi énergie de 2019, l’oblige à fermer douze à quatorze réacteurs d’ici à 2035, EDF prévoit d’ores et déjà la mise en service de nouvelles centrales. Et ce, rapidement pour répondre à la demande de la filière qui veut maintenir ses compétences en matière de construction de centrales et qui a besoin de montrer sur les marchés internationaux que la France reste un grand pays du nucléaire. Le gouvernement est, lui, beaucoup moins pressé. Il préfère faire de la relance du nucléaire civil en France un sujet de débat pour la prochaine élection présidentielle et laisser au prochain exécutif la responsabilité de cette décision. Même s’il lui a balisé le terrain.

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a publié, fin 2018, une étude économique sur l’évolution du mix électrique français entre 2020 et 2060 avec sept scénarios prospectifs qui montrent notamment que le développement de la filière EPR ne serait pas compétitif. Quoi qu’il en soit, dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), le gouvernement demande à EDF, le chef de file de la filière nucléaire depuis la restructuration d’Areva, de fournir un dossier sur le nouveau nucléaire d’ici à mi-2021. L’opérateur national doit y démontrer sa capacité à maîtriser les coûts et les délais de construction de nouveaux réacteurs EPR en France.

EDF ne part pas de zéro. Depuis 2014, il travaille avec Framatome sur l’EPR 2, un nouveau modèle de réacteur. « L’EPR 2 est un réacteur pour une utilisation française, proche de l’EPR pour en utiliser tout le retour d’expérience, mais optimisé en termes de coût et de délais de fabrication« , détaille Xavier Ursat, le directeur exécutif d’EDF, chargé de la direction ingénierie et projets nouveau nucléaire. Le retour d’expérience provient des premiers EPR construits en Chine, à Taishan, par l’opérateur chinois CGNPC et EDF ; en Finlande, à Olkiluoto, par le consortium Areva-Siemens et l’opérateur TVO ; et en France, à Flamanville (Manche), par EDF. Quand on va construire le premier EPR 2, on ne veut pas revivre les problèmes de planning et de surcoût qu’on a vécu à Flamanville, assure Xavier Ursat. Mais on ne veut pas réinventer quelque chose qui nous ferait prendre une fois encore des risques de tête de série. On veut optimiser, tout en restant proche du design initial. » Dominique Louis, le PDG d’Assystem, qui détient 5 % du capital de Framatome, résume l’enjeu : « Avec l’EPR, on a fait un airbus A 380. Il faut maintenant en faire un A 350. »

Les fournisseurs associés au projet

Pour concevoir cet EPR 2, EDF et Framatome (ex-Areva NP) ont créé un plateau commun qui rassemble l’équipe projet EPR 2 chez EDF (70 personnes), les ingénieurs de Framatome, et ceux de leur filiale commune d’ingénierie Edvance, créée en mai 2017, soit entre 500 et 600 personnes au total. Le projet avance dans le bon sens. Le basic design pour la chaudière nucléaire et le générateur de vapeur « st figé depuis la fin 2017« , précise Bernard Fontana, le PDG de Framatome. L’Autorité de sûreté nucléaire doit rendre son avis sur les options de sûreté fin avril. Reste à traiter des questions industrielles, de supply chain et d’ingénierie de détails, « pour se mettre en situation de bénéficier d’un effet de série« , explique Bernard Fontana. La priorité est donnée à l’industrialisation et à la standardisation des équipements à l’intérieur de l’EPR (vannes, tuyaux, pompes, portes…), pour garder un nombre limité de références différentes. « Dans la partie non nucléaire, nous allons utiliser davantage d’équipements éprouvés dans l’industrie« , rapporte Xavier Ursat. Un exemple : dans l’EPR de Flamanville, on trouve 1 700 modèles de portes différents, pour la plupart des exemplaires uniques. Il n’y aura plus que 200 modèles dans l’EPR 2.

EDF et Framatome n’avancent pas seuls. « L’une des caractéristiques de ce projet, c’est que l’on y associe les fournisseurs très tôt, notamment les génie civilistes, dans un consortium composé de Bouygues, Vinci et Eiffage pour avoir leur avis sur la constructibilité des différentes options étudiées », observe Xavier Ursat. L’un des objectifs est de préfabriquer un maximum d’équipements. « Toutes les tuyauteries vont être conçues en pouces, comme le pratique toute l’industrie dans le monde, notamment pétrolière. L’EPR, lui, était dimensionné en millimètre. Une spécificité qui a nécessité d’adapter la chaîne industrielle, ce qui a eu un coût « , reconnaît Xavier Ursat. EDF va aussi lancer une consultation pour la salle des machines. L’EPR 2 sera également le premier réacteur conçu depuis le début dans une approche entièrement numérique, soutenu par un logiciel PLM de Dassault Systèmes, préféré en 2018, à la solution de Siemens choisie par EDF en 2013. La migration est en cours.

Industrialiser l’EPR 2 n’est pas tout. Dans le dossier qui doit être remis mi-2021, EDF doit aussi s’engager sur les coûts. « On s’est fixé comme objectif d’avoir des EPR constructibles en France pour un coût complet de production d’électricité entre 65 et 70 euros le Mwh, pour qu’il soit moins cher que n’importe quel moyen fossile adossé à un prix du carbone que l’on pourrait développer à la même période« , explique Xavier  Ursat. Le dossier devra aussi définir précisément les besoins de la France en matière de nucléaire pour les soixante à quatre-vingts ans à venir, sachant que les EPR sont prévus pour fonctionner soixante ans. Il faut également tabler sur « une durée de construction de l’ordre de six ans pour une tranche, entre le moment où l’on attaque le génie civil de sûreté (le socle du bâtiment nucléaire) et la mise en service commerciale« , avertit le directeur exécutif d’EDF.

Maintien des compétences

Pour répondre à quels besoins en électricité   Combien de nouveaux EPR 2 faudra-t-il construire   À ce stade, pas de réponse, mais les coûts avancés par EDF « s’envisagent pour une série d’au moins six réacteurs, comme la Cour des comptes l’indique dans son rapport « , prévient Xavier Ursat. Un nombre qui semble faire consensus. « Deux c’est mieux qu’un, et six c’est mieux que deux« , lance Bernard Fontana, prudent. L’enjeu est industriel, mais il concerne aussi le maintien de compétences perdues et chèrement reconquises à Flamanville, notamment. « Les seuls qui construisent des réacteurs sans problème, ce sont les Chinois, observe Dominique Louis. On a perdu la main. » L’enjeu de l’EPR 2 est aussi de prouver le contraire.

De Tchernobyl à Flamanville

  • 1986 : Accident de Tchernobyl Le design des nouveaux réacteurs nucléaires doit empêcher une telle catastrophe.
  • 1989 : Framatome et Siemens-KWU s’associent au sein de Nuclear Power International (NPI).
  • 1993: Lancement du projet EPR, le réacteur pressurisé européen, qui intégrera les points forts du réacteur N4 français et du Konvoi allemand.
  • 1998: l’Allemagne décide de sortir du nucléaire au début de la coalition entre le parti social-démocrate et les Verts.
  • 1999: Framatome et Siemens Fusionnent leurs activités nucléaires. Le projet EPR est intégré à Framatome ANP (Advance Nuclear Power).
  • 2003: Commande du premier EPR par le finlandais TVO.
  • 2005 : Lancement du chantier de l’EPR d’Olkiluoto 3 en Finlande.
  • 2007 : La construction de l’EPR de Flamanville débute. Areva et le chinois CGN signent pour deux EPR à Taishan en Chine.
  • 2009 : Début des négociations d’un projet de six EPR en Inde, à Jaitapur, par EDF (accord préliminaire signé en mars 2018).
  • 2014: Le projet EPR 2 est lancé.
  • 2016: Signature d’Hinkley point C, au Royaume-Uni, par le gouvernement anglais, EDF Energy et CGN pour deux EPR et une mise en service en 2025.
  • 2017: Création d’Edvance, une coentreprise ingénierie d’EDF et de Framatome, pour travailler sur l’îlot nucléaire et le contrôle commande des EPR de demain.
  • 2018: L’EPR de Taishan 1 produit de l’électricité (29 juin). Premier béton du radier d’Hinkley Point C (11 décembre).
  • 2021: Le dossier nouveau nucléaire en France doit être remis au gouvernement.

https://www.usinenouvelle.com/article/le-plan-d-edf-pour-construire-de-nouveaux-epr-en-france.N828460

Quand l’Ecole de guerre économique relaie la propagande israélienne…0

Quand l’Ecole de guerre économique relaie la propagande israélienne…

Le 25 février dernier, l’excellent Cercle Aristote – espace d’intelligence, de liberté et de rigueur – nous a convié à une soirée qui s’annonçait des plus passionnantes : « Israël, le 6ème GAFAM ? ».

Comme à son habitude, Pierre-Yves Rougeyron introduit la soirée avec toutes les hauteurs et l’humour qui le caractérisent précisant bien qu’il ne s’agira pas de dévier sur les sujets classiquement tendus du conflit israélo-palestinien. Rien de plus raisonnable, dont acte !

Les trois intervenants du soir co-signent un opuscule dont la quatrième de couverture précise : « les auteurs, Eloïse Brasi, Eric Laurençon, Patrick Nouma Anaba sont experts en intelligence économique et titulaire d’un MBA en management Stratégique et Intelligence Economique de l’Ecole de Guerre Economique. Ils occupent de hautes fonctions dans le secteur privé et l’administration qui les amènent à s’interroger, notamment sur les enjeux et les perspectives de demain (NDLR : sic). Cette richesse de parcours leur a permis d’explorer avec un prisme nouveau, le développement de la puissance d’Israël au travers des NBIC. Le préfacier : Dominique Bourra, expert en stratégie et cybersécurité, préside la commission Cybersécurité de commerce France-Israël ».

Un peu plus haut, on peut lire aussi : « Israël est un pays singulier par sa géographie, sa culture et son histoire. La culture israélienne s’est construite au rythme de conflits récurrents et autour de l’émergence d’un Etat démocratique et prospère dans le morceau de désert qu’est la Terre Promise » (NDLR : re-sic). Hosanna au plus haut des cieux…

D’emblée, les jeunes gens annoncent la couleur en plongeant dans l’essentialisme le plus éculé à l’antienne toute aussi rebattue : Israël, seul pays démocratique du Proche-Orient, assiégé par une bande de méchants au couteau entre les dents, pays élu et miraculeux qui arrive à faire pousser des roses dans le désert grâce à son intelligence unique, son abnégation et sa « résilience inouïe ».

TROIS DRÔLES DE MOUSQUETAIRES

Logiquement, on cherche dans la bibliographie de fin, La formation de l’esprit scientifique de Gaston Bachelard ou quelques autres solides références épistémologiques, en vain… Bref, honneur aux dames, à son tour Eloïse Bras de nous mettre en garde, mais beaucoup plus laborieusement et sans habiller ses préjugés idéologiques : « son existence physique (d’Israël) est menacée en permanence et doit chercher à gagner les guerres en cas d’attaque ». On l’a compris : l’Etat en question est « menacé » en permanence et ne saurait mener aucune espèce de guerre offensive d’annexion ou d’occupation. Après nous avoir prévenu qu’il s’agissait de faire fi de tout égarement géopolitique pour se concentrer sur les miracles technologiques de l’Etat hébreu, cet a priori ainsi posé referme la question sur des affirmations « fermées » qui feraient hurler, non seulement Karl Popper, mais bien d’autres experts de la région, sans parler des femmes et des enfants des Territoires occupés quotidiennement assassinés par la soldatesque du pays en question.

Mais le meilleur restait à venir avec le jeune Eric Laurençon – deuxième intervenant – nous assénant avec arrogante certitude une autre vérité historique des plus curieuses – reprise quelque part dans le livre par le préfacier de la Chambre de commerce France-Israël : le grand bond en avant technologique israélien a eu lieu (à cause ou plutôt grâce) et je cite « au blocus décrété par la France au début des années 1960 ». Là, les bras nous en tombent… et faut-il conseiller à ce jeune impertinent de lire quelques bons ouvrages d’histoire pouvant rappeler notamment que les plus hauts responsables de notre IVème République ont transféré – dès 1957 – les hautes technologies permettant à Israël de construire la centrale de Dimona pour la mise au point de sa bombe nucléaire… dont il nie toujours officiellement l’existence. Ce n’est qu’à partir de la guerre d’annexion de juin 1967 que le général de Gaulle a effectivement et légitimement instaurer un strict embargo sur les armes à destination de ce pays. Nulle trace dans la « conférence », ni dans le livre des résolutions 242 et suivantes de conseil de sécurité des Nations unies qui condamnent ces annexions. L’ONU, qui n’est pas encore une Start-up, n’intéresse visiblement pas nos jeunes gens…

Troisième intervenant : Patrick Nouma Anaba, qui se présente d’emblée comme « philosophe ». Bigre ! Emmanuel Kant et Hegel n’ont certainement qu’à bien se tenir. N’ayant visiblement pas lu une ligne de L’Emile, le garçon nous transmet une autre vérité transcendantale : « l’or brut d’Israël, c’est sa concentration d’intelligence » et « son pari sur l’éducation » avec cette merveilleuse alliance de l’armée, des universités et du secteur privé !

Une heure et demi durant nos mousquetaires vont rivaliser d’enthousiasme pour nous décrire le meilleur des mondes israéliens, non seulement devenu l’admirable « start-up nation » dont la France devrait mieux s’inspirer, mais aussi pour nous faire partager avec émotion comment « Israël ouvre une nouvelle ère, celle des cyber-Etats en s’inspirant du modèle de développement supranational des GAFAM1 ». Encore mieux, Israël – selon nos mousquetaires – dont la suprême obsession est de « se rendre utile », de « réparer », sinon d’« améliorer » notre triste monde est, aussi devenu l’un des champions du « transhumanisme », cette idéologie technologique proprement délirante qui veut produire voitures, métros et avions sans chauffeur pour « augmenter » l’humain, pour nous vendre le consommateur et le soldat « augmentés » dans le monde merveilleux où les hommes seront enfin devenus les animaux des robots. En effet, ce sera tellement mieux…

Et cette soupe nous fut servie sans le moindre doute (n’osons pas dire cartésien), ni la moindre mise à distance, en nous promettant tous les délices d’un monde mondialisé, néo-libéral et, enfin libéré de toutes frontières (ne parlons pas non pas des murs, ce n’était vraiment pas le soir !) où enfin, les hommes et les femmes – hors sol – pourraient enfin se dépasser pour être… meilleurs. S’il faut obtenir un MBA de l’Ecole de Christian Harbulot (remercié en fin de volume) pour débiter ce genre de fadaises, c’est bien à désespérer de l’éducation actuelle. Effectivement, on se dit qu’une salutaire lecture ou relecture de Rousseau serait bien nécessaire à ces jeunes gens…

UN MANIFESTE A LA GLOIRE DE NETANYAHOU

Après une telle conférence, l’auteur de ces lignes ne pouvait que se mettre courageusement à la lecture de la plaquette des trois mousquetaires. Et là, c’est encore plus grandiose. Passé l’apologie boursouflée du sens inné du peuple d’Israël pour les nouvelles technologies orwelliennes, les start-up, l’armée, le capital-risque, les fonds de pension et toutes les joies du capitalisme new-look, plusieurs messages sublimi-novlangue sont bien à l’ouvrage, citations à l’appui de Benjamin Netanyahou, un type… formidable !

C’est un peu laborieux, mais les têtes de chapitre méritent d’être citées tant elle traduisent à elles seules le traitement apologétique au détriment d’une approche critique minimale conforme aux critères de base des sciences humaines : chap 1) Mesure de la puissance de l’Etat d’Israël au travers du développement du secteur des nouvelles technologies ; chap 2) La performance des start-ups israéliennes : une garantie de puissance pour l’Etat hébreu ?; chap 3) Les facteurs clés de construction de la matrice israélienne ; chap 4) Une culture fortement axée sur l’esprit d’entreprise, la prise de risque et l’innovation : la stratégie du bouclier d’Israël ; chap 5) Une base éducative intégrée et initiée dès la création d’Israël ; chap6) L’immigration un élément central du développement de l’Etat hébreu ; chap7) Tsahal « incubateur » de la Start-up Nation ; chap8) ; chap 9) Du 6ème GAFAM à l’Etat « d’E-sraël » ? Et le préfacier qui nous dit qu’« Israël ne joue pas aux dés », ajoute : « les Israéliens aiment sans limites l’information, le traitement de l’information et l’intelligence au sens anglo-saxon du terme, ils aiment « savoir pour prévoir, afin de pouvoir ».

D’autres perles : « en tant qu’éclaireurs et phalange avancée du peuple du Livre, ils savent les limites de l’emprise humaine sur le cours des choses (…) Le sionisme est paradoxal, métal pur et alliage complexe à la fois ». Encore : « on ne voit bien Israël qu’avec le cœur (…) Les learning expeditions de succèdent, on vient à Herzliya en exploration comme Livingstone remontant le Zambèze (…) les Israéliens ont toujours préféré les questions aux réponses et répondent aux questions, avec un sourire désarmant ». Bref, ces drôles de jésuites « ne jurent que par l’unité 8200, devenue la plus importante de l’armée israélienne ». En résumé, et c’est la première ligne du chap 1) : « L’innovation israélienne sert de modèle pour le monde entier ». Que c’est beau !

Mais pourtant, « l’existence d’Israël ne fait pas l’unanimité. 21 Etats n’ont jamais reconnu Israël ou n’ont pas entretenu de relations diplomatiques avec l’Etat hébreu ». On se demande pourquoi, mais nos trois mousquetaires ont trouvé et évacué l’explication en trois lignes : « Israël fait régulièrement l’objet d’appel aux boycotts. L’opinion publique est sensible à la cause palestinienne et des appels aux boycotts des produits israéliens sont régulièrement lancés ». Le monde est méchant et nous n’en sauront pas plus !

Quand même, mais en pointillé il est vaguement suggéré qu’Israël constitue la tête de pont des intérêts américains au Proche-Orient : « L’Etat hébreu multiplie les intérêts américains pour son bien-être et sa survie », mais arrive à « transformer progressivement la dépendance en interdépendance ». Ouf, nous voilà rassuré !

Page 48 : « l’actuel Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou déclarait lors de la septième conférence annuelle sur la cybersécurité de l’Université de Tel-Aviv : la cybersécurité est un secteur florissant. Il prend de plus en plus d’ampleur, car la cybersécurité n’est jamais une solution permanente, c’est un business sans limite (…) en 2016, nous détenions environ 20% de l’investissement mondial de la sécurité privée ». Il est précisé que ce miracle s’inscrit dans la continuité d’une politique développée depuis les années 1990 par un autre criminel de guerre : Ariel Sharon.

En fait, ce miracle technologique remonte, dès l’origine dans un autre miracle théologicio-politique (page 153) : « l’Etat d’Israël est définitivement proclamé le 14 mai 1948. L’objectif principal du sionisme est alors réalisé. Néanmoins, cette notion reste encore très prégnante puisque, en 2009, Benjamin Netanyahou posait, comme préalable à la création d’un Etat palestinien, la reconnaissance d’Israël comme Etat-nation du peuple juif, par la communauté internationale, l’Autorité palestinienne et l’ensemble des Etats arabes. Il a déposé un projet de loi en novembre 2014 qui, dans les Lois fondamentales qui servent de constitution, remplacerait la définition d’Israël, Etat juif et démocratique par celle d’Etat-nation du peuple juif ». Belle justification d’un nouvel apartheid qui instaure deux catégories très inégales de citoyens : les Juifs et les autres, un vrai cyber-progrès en effet !

Mais comme l’explique encore Dominique Bourra : « il suffit de chercher dans le Livre pour comprendre et analyser sur quelles bases reposent les actions menées aujourd’hui par l’Etat d’Israël. Il s’agit en fait d’un long processus… » Amen, si c’est le Livre qui le dit !

ORANGE COLLABORE

Créée par des anciens du Mossad en 2014 et basée à Beer-Sheva dans le sud d’Israël, la start-up MORPHISEC ouvre un bureau à Boston en 2016. Page 42 : « en outre, sa croissance a été accélérée et financée notamment par le fonds JVP à Jérusalem, GE Capital, Deutsche Telekom. Depuis le 20 février 2018, ORANGE Digital Ventures a annoncé sa participation au financement de MORPHISEC ». Avec La Maison et Kodem Growth Partners, ORANGE rejoint ainsi les investisseurs historiques de la start-up et prend part à son développement.

Page 43 : « l’investissement de ORANGE Digital Ventures va permettre à MORPHISEC d’accélérer ses réductions de coûts et, en France, d’acquérir un positionnement dans le haut de gamme dans le mobile et l’Internet haut débit (40% du marché français) ». Question : comment MORPHISEC va-t-elle pouvoir suivre l’évolution potentielle de sa valeur, notamment au sein du groupe ORANGE dont il est dit de sa stratégie que « l’Etat français y exerce une forte intervention » ?

Réponse : « l’évolution des tensions avec TF1 à propos de la poursuite de la diffusion des chaînes du groupe TF1 sur les box Orange est un véritable enjeu ; la poursuite des acquisitions dans le secteur de la sécurité, après l’achat du français Lexsi ; le lancement de la banque mobile Orange Bank, avec pour objectifs deux millions de clients et 400 millions d’euros de produit net bancaire à fin 2018 ».

Chaque année à Tel-Aviv, dans la plus grande discrétion, le groupe ORANGE participe à une semaine de colloque consacré à la cybersécurité et au renseignement numérique, touchant évidemment à des secteurs sensibles de la défense nationale. Au sein du groupe ORANGE, cette politique est animée notamment par un certain Luc Bretones2 et Roseline Kalifa dont le profil Linkedin indique qu’elle consacre principalement sa vie à des partenariats d’ORANGE en Israël.

Interrogé par nos soins sur ses activités en Israël, ORANGE n’a pas jugé utile de nous répondre, nous renvoyant aux bons soins de l’ambassade d’Israël à Paris ! Vive la communication…

Dans leur plaquette, les trois mousquetaires – qui, décidément fâchés avec l’histoire n’en ratent pas une -, citent aussi lord Alfred Balfour comme un héros de l’Ancien Testament. On ne peut que les renvoyer à la lecture du livre définitif de Philippe Simonnot – Le Siècle Balfour – 1917/20173 -, qui démontre (archives à l’appui) comment Balfour fut l’un des principaux architectes et responsable de la catastrophe qui provoqua l’exil de plus de 800 000 Palestiniens en 1948, avant de servir de référence à un demi-siècle de guerres israéliennes contre ses voisins.

La dernière guerre en date – durant l’été 2006 – contre le Liban fut une vraie déculottée. Le Hezbollah détruisit plusieurs centaines de chars Merkava réputés invincibles, des dizaines d’hélicoptères en donnant quelques fessées aux forces spéciales israéliennes chargées d’enlever Hassan Nasrallah dans la région de Baalbek au nord de la plaine de la Bekaa.

Il est vrai que le Mossad et l’Aman (services du renseignement militaire) ne sont plus ce qu’ils étaient, d’autant que les soldats startupers passent plus de temps sur leurs portables à parler aux copains et copines qu’à faire la guerre. Désolant, mais vrai.

Et, à cette glorieuse occasion qui prétendait alors ramener le Pays du Cèdre à l’âge des cavernes, la hiérarchie militaire israélienne découvrit avec stupeur que ses soldats startupers fumaient plus de pétards que les junkies de Brooklyn…

ESSENTIALISME D’UN MODELE « CYBERLIBERTARIEN »

Au terme de notre édifiante lecture symptômale, on se demande encore comment ce florilège de propagande et de contresens historiques a pu être édité. Page 121 : « dans ‘guerres et contre-guerres’ de Alvin et Heidi Toffler, ces derniers dévoilent que les Etats-Unis d’Amérique ont planifié un renouveau stratégique sur la base des progrès techniques induits par les nouvelles technologies du savoir, mais aussi par l’exemple de Tsahal (NDLR : l’armée israélienne) pendant la guerre du Kippour ». Ca, c’est quand même la meilleure ! En octobre 1973, les forces égyptiennes et syriennes percent les lignes israéliennes dans le Sinaï et sur le plateau du Golan. Sans l’organisation – en catastrophe – d’un pont aérien par les Etats-Unis, la transmission de renseignements militaires stratégiques américains et la trahison de Sadate, la vaillante « armée israélienne de défense » était cuite et recuite. Comme souvent, Washington sauva donc la mise à Tel-Aviv par de nouvelles livraison d’armes, instaurant un versement annuel d’aide civilo-militaire de plus de 3 milliards de dollars.

Mais aux yeux de nos trois zélateurs, ces précisions ne sont sûrement que des détails de l’Histoire parce que la seule grande leçon à retenir est bien que : « la mondialisation fait partie intégrante de l’histoire de ce jeune pays. Israël a toujours eu une vision globale et l’économie et des échanges… »

Mais conclusion finale de nos trois starto-penseurs est des plus paradoxales. D’un côté, ils nous disent que « l’objectif du sionisme est de donner ou de rendre (NDLR : sic) aux Juifs un territoire perdu (NDLR : re-sic) depuis l’Antiquité et les royaumes hasmonéen et hérodien » et de l’autre ils s’émerveillent de « l’a-territorialité » hors-sol de l’Etat israélien plus mondialisé que tout autre. Faudrait savoir !

En s’appuyant sur le « Tikkoum Olam », la « philosophie porteuse de la singularité technologique », les trois rigolos finissent par nous vendre un modèle « cyber-libertarien » selon, – je cite – « une philosophie politique pour laquelle une société juste est une société dont les institutions respectent et protègent la liberté de chaque individu d’exercer son plein droit de propriété sur lui-même ainsi que les droits de propriété qu’il a légitimement acquis sur des objets extérieurs » ! Fort de cette idéologie en bois et en suivant le « Tikkoum Olam », il s’agit en définitive de réparer, sinon d’augmenter l’humain !

Avec Israël, nation pionnière du transhumanisme, à terme, on va « réparer nos organes, à des échelles de plus en plus petites, modéliser et changer notre ADN, réparer nos cellules, créer des organes artificiels entier et mettre des implants électroniques ». Bref, qu’est-ce qu’on va se marrer…

Conclusion, et comme tout le reste c’est écrit à la charrue : « ainsi Israël ne peut se contenter d’être un Etat souverain, il doit aussi se déployer en peuple nation, au travers, notamment de communautés imaginées ». Bien-sûr, le message s’adresse aussi aux femmes et aux enfants des Territoires palestiniens occupés. Inch’Allah…

QUE L’ECOLE DE GUERRE ECONOMIQUE SE RESSAISISSE !

En définitive, une telle « conférence » des trois mousquetaires (qui a dû faire se retourner Aristote dans sa tombe) et la lecture de leur opuscule ne peut qu’amener sur une sage mise en garde : lorsqu’on parle de la Terre promise, il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages… Toujours est-il que les courageuses VA-Editions auraient du mieux relire le manuscrit avant de le mettre en fabrication. Personnellement, on pense avec tristesse aux écureuils expulsés des arbres abattus pour faire la pâte à un tel papier…

Rien d’étonnant à ce que la dernière livraison de la revue Challenges4 fasse sa couverture avec la photo d’un ahuri barbu arborant un sourire niais, casquette de baseball vissée sur la tête, barrée du titre : « Israël, le modèle mondial de la tech – Les Français qui ont réussi ». En revanche, il est assez piquant de voir la même entreprise de propagande relayée par d’anciens extrémistes armés repentis. Peut-être est-ce une partie du prix à payer pour s’acheter leur nouvelle vertu ? Les connaisseurs apprécieront…

Mais qu’une Ecole de guerre économique – qui prétend former les jeunes cadres de l’intelligence économique française – s’adonne ainsi à la banalisation subjuguée d’un régime d’apartheid sous couleurs de nouvelles technologies, constitue une imposture parfaitement lamentable… Ressaisissez-vous les amis, vous en avez les capacités !

Malgré tout, bonne semaine et bonne lecture.

A la semaine prochaine.

Richard Labévière

25 mars 2019

Proche et Moyen-Orient.ch

http://prochetmoyen-orient.ch/quand-lecole-de-guerre-economique-relaie-la-propagande-israelienne/

Notes

1 GAFAM est l’acronyme des géants du Web : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft.

2 Luc Bretones travaille pour le groupe Orange depuis 1997. En juillet 2013, il prend la direction du Technocentre du groupe, puis en octobre 2013 d’Orange Vallée. Il est administrateur des sociétés SoftAtHome et La cité de l’objet connecté d’Angers. Il est également président de l’association de bénévoles Orange solidarité. Spécialisé dans le business des nouvelles technologies, Luc Bretones est administrateur de divers think tanks, comme l’institut G9+ ou encore Renaissance numérique.

3 Philippe Simonnot : Le Siècle Balfour – 1917/2017. Editions Pierre-Guillaume de Roux, mars 2018.

4 Challenges – numéro 600, du 7 au 13 mars 2019.

 

http://www.afrique-asie.fr/quand-lecole-de-guerre-economique-relaie-la-propagande-israelienne/

Free, victime de la guerre des prix en 2018

Free, victime de la guerre des prix en 2018

SEBASTIEN DUMOULIN Le 19/03 à 07:57
Le chiffre d’affaires de l’opérateur de Xavier Niel a stagné en 2018, à 4,9 milliards d’euros – SIPA

L’opérateur de Xavier Niel vient de clore un exercice cauchemardesque, caractérisé par les départs d’abonnés et la chute de l’action Iliad.

L’année 2018 restera marquée d’une pierre noire dans l’histoire de Free. Après avoir construit son succès commercial et son image de « trublion » des télécoms en cassant les prix, l’opérateur créé par Xavier Niel a connu un sévère retour de bâton.

L’an dernier,  la guerre des promotions a fait rage comme jamais dans les télécoms tricolores. Bouygues Telecom et SFR ont rivalisé d’offres toujours plus alléchantes… au détriment de Free. « 2018 a été marquée par la concurrence parfois irrationnelle de certains opérateurs », grince Thomas Reynaud, le directeur général d’Iliad – la maison mère de Free.

Panne de croissance

Sur la défensive,  Free a clairement été bousculé . Pour la première fois depuis son arrivée fracassante dans le mobile en 2012, l’opérateur y a perdu des abonnés – plus de 250.000 sur l’année. Pire, les abonnés à son offre Internet fixe – le coeur du réacteur de Free – ont également commencé à se faire la malle. Quelque 93.000 d’entre eux ont cédé aux sirènes de la concurrence en 2018.

Le résultat est une panne de croissance brutale. Les revenus d’Iliad – la maison mère de Free – progressaient d’environ 6 % par an ces trois dernières années. En 2018, ils ont stagné, à 4,9 milliards d’euros. Les marges se tassent également. L’Ebitda consolidé du groupe, à 1,7 milliard d’euros, recule de 1 %, contre des bonds de 6 % l’année précédente, 12 % en 2016 et même 16 % en 2015.

Cauchemar boursier

Dans ce contexte, l’action Iliad s’est effondrée ces derniers mois. Elle flirte avec les 90 euros, très loin de ses plus hauts historiques aux alentours de 240 euros. En moins de deux ans, le titre aura perdu près des deux tiers de sa valeur. Il est actuellement à son plus bas depuis sept ans… c’est-à-dire depuis le lancement de Free Mobile. Pour la Bourse, c’est comme si l’opérateur mobile, malgré son énorme succès et environ 20 % de parts de marché en France, n’avait pas créé de vale

Le cours d’Iliad reflète aussi la déception du marché, alors que le passage de quatre à trois opérateurs semble  plus improbable que jamais . Une telle opération serait un prélude à une remontée des prix. Mais personne n’est vendeur. « Il n’y aura pas de consolidation », réaffirme Thomas Reynaud.

Des jalons pour rebondir

« Nous sommes déçus par la performance commerciale, reconnaît le directeur général de Free, qui vise un retour à la croissance profitable en 2019. Le groupe se porte bien. Nous n’avons pas fait d’erreur stratégique. »

Pour rebondir, l’opérateur a planté des graines qu’il espère voir fleurir vite. En décembre, après huit ans d’attente, l’opérateur a sorti une  nouvelle version de sa Freebox, baptisée « Delta » . Le modèle, très haut de gamme, a connu des débuts chahutés en raison des problèmes de livraison et de ses tarifs très élevés.

Mais Free a révélé récemment  en avoir écoulé 100.000 en deux mois , ce qui est vu par les analystes comme une performance très raisonnable. Et Thomas Reynaud n’en démord pas : « La Freebox Delta en fait sourire certains, mais on prépare l’avenir. Dans 3 ou 4 ans, vous voudrez tous la fibre 10G. »

Iliad s’est également lancé l’année dernière dans sa première aventure internationale, en débarquant en Italie à l’été. En adoptant sa posture favorite de chevalier blanc des consommateurs floués par ses concurrents,  l’opérateur a reçu un accueil triomphal . En sept mois, Iliad a séduit 2,8 millions de clients de l’autre côté des Alpes. Les revenus de la filiale italienne représentent déjà 125 millions d’euros en 2018.

Enfin, Iliad accélère  sa conversion à la fibre optique . Il offre cette technologie d’avenir à plus de 10 millions de foyers. Avec un million de clients fibrés, Free est en deuxième position derrière Orange (2,6 millions de clients). De quoi rêver à des jours meilleurs, après la déception de 2018.

Sébastien Dumoulin
@sebastiendmln

Huawei prêt à renforcer sa sécurité pour rester dans le marché 5G

Huawei prêt à renforcer sa sécurité pour rester dans le marché 5G

 

 

Le groupe chinois Huawei est prêt à prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires pour rester dans la course au développement du réseau de téléphonie mobile de nouvelle génération (5G) en Europe centrale et orientale, a déclaré mercredi un responsable de l’équipementier télécoms. /Photo prise le 12 février 2019/REUTERS/Dado Ruvic

VARSOVIE (Reuters) – Le groupe chinois Huawei est prêt à prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires pour rester dans la course au développement du réseau de téléphonie mobile de nouvelle génération (5G) en Europe centrale et orientale, a déclaré mercredi un responsable de l’équipementier télécoms.

Les Etats-Unis font pression sur leurs alliés pour qu’ils refusent de s’équiper auprès de Huawei, qu’ils accusent d’espionner pour le compte du gouvernement chinois.

Le vice-président américain Mike Pence, à Varsovie pour assister à une conférence sur le Proche-Orient, a salué mercredi la volonté du gouvernement polonais de “protéger de la Chine son secteur télécoms”, notant la récente arrestation par les autorités polonaises d’un employé chinois de Huawei et d’un ancien membre des services de sécurité polonais pour des soupçons d’espionnage.

“Le gouvernement américain est très obstiné, très déterminé et très pugnace dans sa manière de communiquer sur Huawei”, a observé Andy Purdy, responsable de la sécurité de Huawei Technologies USA.

L’équipementier chinois, qui dément toutes les accusations portées contre lui, est prêt à travailler avec les gouvernements sur des mesures de sécurité supplémentaires, qui s’appliqueraient à tous ses fournisseurs, a-t-il ajouté.

Cité par l’agence Chine nouvelle, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a quant à elle accusé les Etats-Unis d’utiliser leur puissance étatique pour bloquer le développement légitime des entreprises chinoises, alors que les négociateurs américains et chinois ont repris leurs négociations commerciales à Pékin.

Anna Koper, Janis Laizans; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

https://fr.reuters.com/article/technologyNews/idFRKCN1Q229E-OFRIN

De Hong Kong à Macao sur le plus long pont maritime au monde

De Hong Kong à Macao sur le plus long pont maritime au monde

Une portion du pont entre Hong Kong, Zhuhai et Macao le 23 octobre 2018 / © AFP/Archives / Anthony WALLACE

De premiers voyageurs enthousiastes ont commencé mercredi, smartphone en main, à emprunter dans des navettes le plus long pont maritime au monde, colosse reliant Hong Kong, Macao et la Chine continentale par-delà l’estuaire de la Rivière des Perles.

Merveille d’ingénierie pour certains, projet pharaonique excessivement coûteux pour d’autres, l’ouvrage qui défie les superlatifs a été inauguré mardi par le président chinois Xi Jinping.

Il se compose sur 55 km d’un long pont autoroutier serpentant au-dessus des eaux grises de l’estuaire et d’un tunnel sous-marin. Il permet, au moyen notamment d’îles artificielles et d’échangeurs gigantesques de connecter, à l’est, l’île hongkongaise de Lantau avec, à l’ouest, l’ancien comptoir portugais de Macao et la ville de Zhuhai, dans la province du Guangdong.

Mercredi matin, des passagers et des groupes de touristes étaient rassemblés au terminal routier du côté hongkongais, où des compagnies d’autocars autorisés à emprunter le pont distribuaient gratuitement des pâtisseries chinoises.

« Je veux essayer le pont et voir s’il est pratique », explique Angie Cheng, 58 ans. « Je veux aussi admirer la vue. Après tout, c’est un projet d’ingénierie historique », ajoute-t-elle avant de grimper à bord du deuxième bus partant pour Macao.

– « Trafic limité » –

Le chantier pharaonique, qui avait débuté en 2009, a été marqué par de nombreux retards, des dépassements de coûts, des poursuites pour corruption, mais aussi le décès d’ouvriers.

Des passagers prennent des photos dans une navette sur le pont Hong Kong-Macao-Zhuhai le 24 octobre 2018 / © AFP / Anthony WALLACE

Pour les autorités, ce pont-tunnel doit permettre de doper les échanges commerciaux en rapprochant de façon spectaculaire les deux rives du détroit.

Mais pour les adversaires hongkongais du projet, il s’apparente à un « éléphant blanc » (projet démesuré qui s’avère finalement plus onéreux qu’utile) et une tentative de plus de Pékin d’accroître sa mainmise sur l’ancienne colonie britannique, qui bénéficie sur le papier d’une très large autonomie en vertu du principe « Un pays, deux systèmes ».

Offrant d’impressionnantes vues sur l’océan, les montagnes et les écueils parsemant l’estuaire, le pont était partiellement noyé dans la brume matinale quand une équipe de l’AFP l’a emprunté à bord d’un car. Ce qui n’empêchait pas d’enthousiastes voyageurs de filmer sur leur smartphone l’intégralité du voyage vers l’ex-colonie portugaise.

Le trafic était extrêmement limité sur l’ouvrage, rappelant les critiques de certains Hongkongais au sujet des restrictions drastiques mises en place pour les automobilistes.

« Toutes les grandes infrastructures ont généralement un faible volume de passagers et un trafic limité après leur lancement », relativisait le secrétaire hongkongais aux Transports Frank Chan.

« Il faut du temps pour que cela se mette en place. »

Des autocars sur le pont Hong Kong-Macao-Zhuhai le 24 octobre 2018 / © AFP / Anthony WALLACE

– une heure entre Hong Kong et Macao –

Seuls 10.000 permis ont été accordés aux Hongkongais souhaitant conduire leur véhicule jusque Zhuhai, et ce en fonction de critères très restrictifs, parmi lesquels leurs éventuelles fonctions officielles en Chine continentale ou le fait d’avoir fait des dons à des organismes caritatifs en Chine.

Des lors, la plupart des trajets se font à bord de cars agréés.

M. Chan n’a pas donné d’estimation quant au nombre de Hongkongais qui pourraient prendre le pont mercredi, mais estimé que 30.000 habitants de Chine continentale pourraient faire la traversée dans la journée.

Le gouvernement avait auparavant tablé sur un trafic quotidien de 29.000 véhicules à l’horizon 2030.

Le pont réduit de façon spectaculaire le temps de trajet par la route. Il ne faut désormais que 45 minutes pour se rendre à Zhuhai, contre quatre heures auparavant du fait du long détour par le Nord.

Des passagers au terminal routier de Hong Kong s’apprêtent à emprunter le pont Hong Kong-Macao-Zhuhai le 24 octobre 2018 / © AFP / Anthony WALLACE

Pour aller s’encanailler dans les casinos de Cotai, à Macao, il faut compter une heure par le pont depuis Hong Kong, soit à peu près autant qu’à bord des ferries assurant des rotations presque continues aux heures de pointe.

« Ca prend autant de temps que le ferry, mais c’est plus confortable, quand on est comme moi un peu malade en bateau », se félicitait Angie Cheng.

Cette colossale infrastructure s’inscrit dans le projet du gouvernement chinois de « Grande Baie » (Greater Bay Area) dans la zone.

Ce schéma prévoit l’intégration des deux « régions administratives spéciales » de Hong Kong et Macao dans une gigantesque conurbation de plus de 75 millions d’habitants incluant aussi neuf villes du Guangdong, la plus dynamique des provinces chinoises, parmi lesquelles Canton et Shenzhen.

Un des autres éléments phares de ce projet global est la nouvelle liaison ferroviaire à grande vitesse entre Canton et Hong Kong, qui a débuté en septembre.

(©AFP / (24 octobre 2018 10h28)

https://www.romandie.com/news/ZOOM-De-Hong-Kong-Macao-sur-le-plus-long-pont-maritime-au-monde/964899.rom

Polémique avec CNBC concernant les missiles hypersoniques russes

Polémique avec CNBC concernant les missiles hypersoniques russes

Réagissant à l’article de Valentin Vasilescu révélant la possibilité théorique de la Russie de couler les portes-avions états-uniens dès le détroit de Gibraltar, le Pentagone a fait publier un reportage par CNBC. Selon la chaîne US, le missile russe Avangard ne serait pas opérationnel. Sauf que l’argument utilisé pour justifier cette assertion ne fonctionne pas.

| Bucarest (Roumanie)

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Nous avons traité le sujet des nouveaux missiles hypersoniques russes dans deux articles précédents [1]. Nous écrivions : « La probabilité de détruire un porte-avions avec les deux types de missiles hypersoniques, en perçant la défense AA est de 88 %. Ce qui signifie que, sur 100 missiles hypersoniques lancés, 88 perceront les défenses AA et détruiront leurs cibles. Dans le cas des États-Unis, si 11 missiles russes hypersoniques sont lancés contre les 11 porte-avions US existants, statistiquement seul 1,3 missile ne toucherait pas les cibles ».

Une conclusion serait que, dans le cas d’une agression états-unienne sur le sud de la Russie (la côte de la mer Noire), nous avons estimé que les missiles russes hypersoniques pourraient détruire un groupe naval US à Gibraltar. Dans le cas d’une agression états-unienne sur le nord et l’ouest de la Russie (la mer Baltique, l’océan Arctique), nous avons estimé que les missiles hypersoniques russes pourraient détruire un groupe naval US à l’est du Groenland. Bien entendu, ce sont des calculs purement théoriques qui peuvent être démentis par les conditions spécifiques d’une guerre réelle.

Par la suite, la chaîne de télévision états-unienne CNBC a publié une déclaration d’une personne anonyme qui prétend avoir vu un rapport de Renseignement US [2]. Cet individu anonyme déclare que les Russes sont parvenus à la conclusion selon laquelle le matériel de fibre de carbone utilisé pour construire le fuselage de leurs missiles hypersoniques est de mauvaise qualité. Il ne fournirait pas une protection suffisante à des températures élevées. Selon le rapport cité, la Russie devrait sélectionner un nouveau matériau pour les missiles hypersoniques au cours des 12 prochains mois.

Je ne conteste pas l’authenticité du rapport de CNBC, sauf qu’il se réfère probablement à la marine russe, et non aux missiles hypersoniques. Le matériau en fibre de carbone offre une bonne résistance aux chocs mécaniques et est invisible aux radars, c’est pourquoi il est utilisé dans les navires de guerre modernes. Mais il ne résiste pas à un choc thermique pour être utilisé par le système Avangard.

Il faut savoir que lors de la rentrée dans l’atmosphère à une vitesse proche de 7,8 km/s (soit 28 000 km/h), entre l’onde de choc inclinée précédant le véhicule cosmique et l’onde de choc stationnaire qui y est attachée, il se crée un espace d’environ 1 m. Le temps nécessaire à une molécule d’air pour parcourir cet espace est de 18 microsecondes. Ceci est la période pendant laquelle la molécule d’air dans l’onde de choc est soumise à un procédé chimique qui libère de l’énergie calorique, ce qui la ramène à son état d’équilibre initial.

Le Dr Yuri A. Dunaev de l’Université d’État de Leningrad et H. Julian Allen, A.J. Eggers, du département d’aérodynamique théorique du laboratoire d’Ames (NASA), ont découvert la forme la plus efficace de dissipation d’énergie. C’est-à-dire, la diminution de la température que le véhicule cosmique devait supporter lors de la rentrée dans l’atmosphère, en augmentant sa résistance à sa progression.

La décomposition thermochimique des matériaux organiques à des températures élevées et en l’absence d’oxygène est appelée pyrolyse. Le bouclier thermique ablatif est fait de composés qui, dans le processus de pyrolyse, sont carbonisés, fondus et sublimés, c’est à dire transformés de l’état solide directement à l’état gazeux. Le rôle de bouclier thermique ablatif est de bloquer le transfert du flux de chaleur à partir de l’onde de choc de rentrée à la structure du véhicule. Ce type de bouclier de rentrée dans l’atmosphère est utilisé pour les capsules Soyouz.

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Pour les véhicules de rentrée dans l’atmosphère, ce système est souvent utilisé.

Il existe un matériau monolithique de type ablatif qui peut être coulé dans diverses formes, il s’agit d’un composé céramique fragile appelé SIRCA (Silicone Impregnated Reusable Ceramic Ablator). Ce composé est appliqué directement à la coque des navettes spatiales Bourane, la navette spatiale X-37B, mais aussi à l’Avangard.

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Pour ce qui est des missiles hypersoniques Kh-47M2 Kinzhal et 3M22 Zircon, ceux-ci ne quittent jamais l’atmosphère de la terre, mais ils évoluent à un maximum de 40-50 km à des vitesses de Mach 8 (9 800 km/h) et Mach 10 (12 250 km/h). Aucun des deux fuselages n’est constitué de fibre de carbone, mais d’un alliage de titane (33 %) qui résiste au réchauffement cinétique. C’est le même matériau utilisé par l’avion nord-américain X-15 avec des moteurs de fusées qui, en octobre 1967, a établi le record de vitesse de 7 274 km/h, (Mach 6,72), volant à une altitude de 31 120 m.

Traduction
Avic
Réseau International

Tout ce que vous devez savoir sur le système antiaérien S-400 Triumph

Tout ce que vous devez savoir sur le système antiaérien S-400 Triumph

AFP
Gros plan sur le meilleur système de défense antiaérienne au monde que l’Inde, la Chine et la Turquie ont acheté malgré la menace de sanctions américaines.

Début octobre, la Russie a signé un contrat de 5 milliards de dollars pour la livraison de systèmes de défense antiaérienne Triumph S-400 à l’Inde. Le nouveau système permettra au partenaire de Moscou de construire autour du pays un dôme impénétrable, capable de détruire toute menace émanant des airs.

Le S-400 est-il vraiment si efficace ? Pourquoi l’Inde, la Chine et même la Turquie (membre de l’Otan) sont prêtes à acheter des armes russes malgré les menaces de sanctions économiques américaines ?

Qu’est-ce que le S-400 et pourquoi est-il le meilleur au monde?

Le système de défense antiaérienne S-400 Triumph (ou « Growler » selon la terminologie de l’Otan) est un « poids lourd » du monde de la défense antiaérienne depuis son lancement en 2007.

Lire aussi : Les secrets du S-400 que Moscou a cachés à Ankara

Il peut déterminer toutes les cibles aériennes autour de lui dans un rayon de 600 km et les abattre à une distance de 400 km de son emplacement. Peu importe qu’il s’agisse de missiles de croisière à manœuvres rapides ou de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux qui volent vers la Terre dans l’espace proche depuis l’autre bout de la planète. Le système verra sa cible, la « verrouillera » et la frappera à une distance sûre.

Sa principale différence par rapport à son concurrent direct, le système américain MIM-104 Patriot, réside précisément dans sa capacité à voir et à abattre des cibles tout autour de lui. L’« américain » peut fonctionner et « regarder » uniquement dans une direction prédéterminée à un angle de 180 degrés.

En outre, réorienter les lanceurs Patriot et les préparer à nouveau pour la bataille prendra jusqu’à 30 minutes ! Pendant ce temps, les missiles auront le temps de toucher leurs cibles et la bataille sera perdue.

Lire aussi : Comment les opérateurs des systèmes de missiles russes S-300 et S-400 sont-ils formés?

Dans le même temps, l’« américain » abat la cible à mi-distance – 180 kilomètres contre les 400 russes. Cela joue un rôle important non seulement dans la lutte contre les missiles, mais également contre les chasseurs et les bombardiers – ces derniers n’ont aucune chance de larguer des ogives dans le rayon d’action du S-400.

Ces différents facteurs sont une des raisons pour lesquelles même un membre de l’Otan, la Turquie, a décidé d’acheter du matériel russe malgré la menace de sanctions économiques à son encontre.

Le complexe « Triumph » S-400 est livré aux troupes russes et étrangères dans le cadre d’une batterie de défense antimissile. Chacune d’elle comprend quatre rampes de lancement avec quatre missiles chacune. Au total, il y a donc dans une batterie 16 antimissiles capables d’abattre des chasseurs de cinquième génération et des missiles de croisière à une distance maximale de 400 kilomètres.

Lire aussi : Une version économique du système S-400 Triumph voit le jour

Et ceci ne tient pas compte des munitions de réserve, qui sont également incluses dans le montant du contrat et seront placées sur le champ de bataille. En outre, le contrat comprend également plusieurs véhicules de transport et de chargement, des stations radar, un poste de commandement et un certain nombre de véhicules de soutien.

Les données évoquées ci-dessus concernent la version la plus complète, que la Russie achète pour protéger ses frontières. Chaque système est préparé en vue de son expédition à un client étranger en fonction de ses souhaits et de ses capacités financières. En termes simples, comme dans le cas de l’achat d’une voiture, vous pouvez acheter l’ensemble avec toutes les options, mais aussi renoncer à certaines d’entre elles.

https://fr.rbth.com/tech/81662-russie-s-400-triumph

L’armée d’insectes du Pentagone

L’armée d’insectes du Pentagone

Publié par wikistrike.com sur 10 Octobre 2018, 06:25am

Catégories : #Science – technologie – web – recherche

L’armée d’insectes du Pentagone

par Manlio Dinucci

Des essaims d’insectes, transportant des virus infectieux génétiquement modifiés, attaquent les cultures d’un pays et détruisent sa production alimentaire : il ne s’agit pas d’un scénario de science-fiction, mais de ce qu’est en train de préparer l’Agence du Pentagone pour les projets de recherche scientifique avancée (Darpa).

Le révèlent sur Science, une des plus prestigieuses revues scientifiques, cinq scientifiques de deux universités allemandes et une française. Dans leur éditorial publié le 5 octobre, ils mettent fortement en doute que le programme de recherche de la Darpa, intitulé “Insectes alliés”, ait uniquement le but déclaré par l’Agence : celui de protéger l’agriculture étasunienne des agents pathogènes, en utilisant des insectes comme vecteurs de virus infectieux génétiquement modifiés qui, en se transmettant aux plantes, en modifient les chromosomes. Cette capacité -soutiennent les cinq scientifiques- apparaît “très limitée”.

On trouve par contre dans le monde scientifique “la vaste perception que le programme ait le but de développer des agents pathogènes et leurs vecteurs pour des objectifs hostiles”, à savoir “un nouveau système de bio-armes”. Ceci viole la Convention sur les armes biologiques, entrée en vigueur en 1975 mais restée sur le papier surtout par le refus des USA d’accepter des inspections dans leurs propres laboratoires.
Les cinq scientifiques spécifient que “des simplifications faciles suffiraient pour générer une nouvelle classe d’armes biologiques, armes qui seraient extrêmement transmissibles à des espèces agricoles sensibles, en répandant des insectes comme moyens de transport”.

Le scénario d’une attaque des cultures alimentaires en Russie, Chine et autres pays, conduite par le Pentagone avec des essaims d’insectes qui transportent les virus infectieux génétiquement modifiés, n’appartient pas à la science-fiction. Le programme de la Darpa n’est pas le seul à utiliser des insectes dans un but guerrier. Le Laboratoire de recherche de l’U.S. Navy a commandité à la Washington University de St Louis une recherche pour transformer les sauterelles en drones biologiques.

À travers une électrode implantée dans le cerveau et un minuscule transmetteur sur le dos de l’insecte, l’opérateur à terre peut comprendre ce que les antennes de la sauterelle sont en train de capter. Ces insectes ont une capacité olfactive capable de percevoir instantanément divers types de substances chimiques dans l’air : ce qui permet d’identifier les dépôts d’explosifs et autres sites à frapper par une attaque aérienne ou de missiles.

Des scénarios plus inquiétants encore émergent de l’éditorial des cinq scientifiques sur Science. Le programme de la Darpa -soulignent-ils- est le premier programme sur le développement de virus génétiquement modifiés pour être diffusés dans l’environnement, lesquels pourraient infecter d’autres organismes “pas seulement dans l’agriculture”. En d’autres termes, parmi les organismes cible des virus infectieux transportés par des insectes il pourrait aussi y avoir celui de l’homme.
On sait que, dans les laboratoires étasuniens et dans d’autres, ont été effectuées pendant la guerre froide des recherches sur des bactéries et virus qui, disséminés par des insectes (poux, mouches, tiques), peuvent déclencher des épidémies dans le pays ennemi. Parmi eux la bactérie Yersinia Pestis, cause de la peste bubonique (la très redoutée “mort noire” du Moyen-Age) et le virus Ebola, contagieux et létal.

Avec les techniques aujourd’hui disponibles il est possible de produire de nouveaux types d’agents pathogènes, disséminés par des insectes, envers lesquels la population cible n’aurait pas de défenses.

Les “plaies” qui, dans le récit biblique, s’abattirent sur l’Égypte avec d’immenses essaims de moustiques, mouches et sauterelles par volonté divine, peuvent aujourd’hui s’abattre réellement sur le monde entier par volonté humaine. Ce ne sont pas les prophètes qui nous le disent, mais ces scientifiques restés humains.

 

Édition de il manifesto

https://ilmanifesto.it/lesercito-di-insetti-del-pentagono/

Traduit de l’italien par M-A P.

http://www.wikistrike.com/2018/10/l-armee-d-insectes-du-pentagone.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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