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Donald Trump veut interdire TikTok aux Etats-Unis

Donald Trump veut interdire TikTok aux Etats-Unis

Donald Trump a indiqué qu’il signerait ce samedi un décret visant à interdire l’application. Le président américain accentue ainsi la pression l’entreprise chinoise Bytedance, la maison mère de TikTok, alors que Microsoft s’est positionné en vue d’un éventuel rachat.

Donald Trump accentue la pression sur TikTok.
Donald Trump accentue la pression sur TikTok. (AFP)

Par Les EchosPublié le 1 août 2020 à 9h56

La défiance envers TikTok s’intensifie aux Etats-Unis, et pourrait mener à son interdiction pure et simple. C’est en tout cas le souhait de Donald Trump qui a prévu de signer dès ce samedi un décret en ce sens.

Cette mesure marquerait un pic des préoccupations de Washington en matière de sécurité nationale, alors que des représentants s’inquiètent de la gestion par TikTok des données privées des utilisateurs. Il s’agirait aussi d’un revers majeur pour ByteDance, l’entreprise basée à Pékin qui détient TikTok et qui est devenue l’un des rares conglomérats chinois à la dimension mondiale grâce au succès commercial de l’application.

L’annonce de Donald Trump fait suite à d’intenses négociations dans la journée entre la Maison blanche, ByteDance et de possibles repreneurs pour TikTok, dont Microsoft. Les discussions devraient se poursuivre dans les prochains jours. Selon Reuters, les attentes de ByteDance, qui valorise TikTok à plus de 50 milliards de dollars et qui insiste pour rester au capital de l’application, ont compliqué les pourparlers.

TikTok poursuivi par son concurrent pour violation de brevets

80 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis

Vendredi, Donald Trump a accentué la pression sur l’entreprise. « Nous l’interdisons aux Etats-Unis », a-t-il déclaré à propos de TikTok, à des journalistes à bord d’Air Force One. « Je signerai le document demain ». On ne sait, pour l’heure, les moyens légaux sur lesquels le président américain compte s’appuyer pour interdire l’application, et comment une telle interdiction serait mise en application.

Alors que les relations entre Washington et Pékin se sont détériorées à propos du commerce, de l’autonomie de Hong Kong et de la propagation du coronavirus, TikTok est devenu un nouveau point de litige entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales.

Très prisée des adolescents, l’application permet de créer de courtes vidéos à grand renfort d’effets spéciaux. Elle compte aux Etats-Unis près de 80 millions d’utilisateurs actifs chaque mois.

Le réseau social est aussi contesté ailleurs qu’aux Etats-Unis. Il est ainsi banni depuis le 30 juin en Inde, où il avait été placé en tête de la liste de 59 applications chinoises bloquées par New Delhi sur son territoire pour « assurer la sécurité et la souveraineté du cyberespace indien ». Le Pakistan, pays musulman très conservateur, a lancé récemment « un ultime avertissement » à l’application afin qu’elle supprime de sa plateforme des contenus jugés « immoraux, obscènes et vulgaires ».

Pourquoi tout le monde veut prendre la place de TikTok

Les Echos

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/donald-trump-veut-interdire-tiktok-aux-etats-unis-1227867

Lancement de Mars Perseverance Rover par une fusée Atlas

Lancement de Mars Perseverance Rover par une fusée Atlas

Strategika51   30/07/2020

Après le lancement récent d’une sonde chinoise et d’une autre, émiratie, vers Mars, le lancement de Mars Perseverance Rover par une fusée Atlas à partir du site de lancement de Cape Canaveral en Floride fait que désormais, trois robots fabriqués par des humains se dirigent en même temps vers la planète rouge.

La course vers Mars a repris après une stagnation totale ayant duré près de quarante années durant lesquelles les États-Unis se sont contentés de vols orbitaux avant de se retrouver sans lanceur fiable. la rivalité stratégique et technologique avec la Chine et la Russie ainsi que l’entrée en lice de très sérieux outsiders comme les Emirats Arabes Unies (en coopération avec le Japon), a permis la reprise de ce que l’on peut désigner sous le terme d’exploration spatiale lequel est sans aucun doute inapproprié en 2020 vu l’inadéquation totale entre le système économique mondial et toute entreprise visant à rentabiliser une éventuelle exploitation de ressources minières et/ou énergétiques en dehors de la planète Terre.Publicitéshttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlREPORT THIS ADhttps://c0.pubmine.com/sf/0.0.3/html/safeframe.htmlREPORT THIS AD

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Une version avancée du micro-drone US Black Hornet utilisée par les forces US en Syrie

Une version avancée du micro-drone US Black Hornet utilisée par les forces US en Syrie

Strategika51   25/07/2020

Black Hornet PRS, une version modifié de ce micro-drone est utilisée par les forces US en Syrie. (Photographie: site officiel du fabricant)

Des micro-drones Black Hornet utilisés par les forces US en Syrie ont été capturés par les forces syriennes au nord et à l’est du pays.

La version en usage en Syrie diffère de celle promue par le fabricant et dispose d’un système de communication crypté à quatre canaux similaire à ceux équipant les drones Predator et Reaper ainsi qu’une camera FLIR à haute résolution. Ce drone de poche extrêmement léger et silencieux équipe le fantassin.

https://strategika51.org/2020/07/25/une-version-avancee-du-micro-drone-us-black-hornet-utilisee-par-les-forces-us-en-syrie/

L’histoire du zéro

Publié le 15/07/2020

Un chiffre qui ne représente rien, ce n’est pas rien. En plusieurs endroits du monde, des mathématiciens ont conceptualisé cette notion, des Mayas aux Indiens, jusqu’à en faire un chiffre (presque) comme les autres. Fondamental, le zéro, qui est d’ailleurs à l’origine du mot « chiffre », a conquis le monde.Intéressé par ce que vous venez de lire ?Abonnez-vous à la lettre d’information Vidéos : nos vidéos qui sortent vraiment du lot. Toutes nos lettres d’informationVotre e-mailS’ABONNER

L’histoire du zéro s’incorpore dans celle des mathématiques. Manifestement inventé plusieurs fois, ce nombre difficile à appréhender a été approché notamment par les Mayas. Sa trace est retrouvée chez les Babyloniens, qui marquaient ainsi l’absence d’un chiffre dans un nombre. Car leur numération était dite de position, comme la nôtre : dans « 12 », « 1 » vaut plus que « 2 » puisqu’il représente en fait une dizaine. Dans la numération babylonienne, partiellement sexagésimale (mélange de bases 60 et 10) et écrite avec des chevrons et des clous (symboles faciles à tailler dans la pierre), un couple de clous obliques apparut vers le IIIe siècle avant notre ère, indiquant l’absence de chiffre sur cette position.

En Inde, Brahmagupta (598-668), astronome et mathématicien, introduit le zéro dans son ouvrage intitulé  Brahmasphutasiddhanta. La notation décimale à position est ainsi précisée et restera similaire jusqu’à nos jours. Les mathématiciens arabes adoptent cette écriture, qui diffusera ensuite en Europe où elle remplacera avantageusement la notation romaine. Le mot arabe pour « zéro » donnera via le latin médiéval le terme « chiffre ». Ce passage est notamment dû aux travaux d’al-Khwārizmī, grand mathématicien dont le nom subsiste dans l’actuel « algorithme ».

0 + 0 = 0 – 0

Il restera ensuite à préciser le comportement de ce nombre si particulier. Contrairement à Brahmagupta, les mathématiciens suivants considéreront que zéro divisé par zéro donne un résultat indéfini. Mais comme lui, ils en feront la frontière entre les nombres positifs et les nombres négatifs, pédagogiquement présentés par le savant indien comme une dette.

Depuis, le 0 est un chiffre presque comme les autres, qui s’additionne, se multiplie et se soustrait. L’opération puissance ne lui fait pas peur mais quel que soit le nombre, une élévation à la puissance zéro vaut 1, à ceci près que 00 divise les mathématiciens. Et la division lui résiste encore, nous emmenant vers l’infini. Dans la plupart des langues, il se note aujourd’hui par un cercle ou un ovale, symbolisant la voûte céleste ou le vide (origine du mot arabe). Les Chinois lui préfèrent un idéogramme et l’arabe littéraire le représente par un gros point.

© The Royal Institution

https://www.futura-sciences.com/sciences/videos/longue-histoire-zero-5330/#xtor=EPR-55-[VIDEO]-20200715-[VIDEO-La-longue-histoire-du-zero]

Didier Raoult ne croit pas que les Chinois «mentent plus que les Français»

Didier Raoult ne croit pas que les Chinois «mentent plus que les Français»

Publié par wikistrike.com sur 1 Mai 2020, 07:54am

Catégories : #Santé – psychologie#Science – technologie – web – recherche

Didier Raoult ne croit pas que les Chinois «mentent plus que les Français»

Dans un entretien exclusif accordé à BFM TV, le professeur Didier Raoult, qui défend l’hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19, a rejeté les critiques formulées à la Chine, déclarant qu’il n’avait pas de raison de croire que les politiques chinois «mentent plus que les autres».

Alors que la Chine est souvent critiquée ces derniers temps pour avoir manqué de transparence depuis le début de l’épidémie de Covid-19, le professeur Didier Raoult, l’infectiologue de l’IHU de Marseille qui ne cesse de se prononcer en faveur d’un traitement à la chloroquine, a pris la défense du pays.

«Tout le monde ment, plus ou moins sur les choses dont vous avez la responsabilité, ça vous arrive de mentir, ça fait partie de la nature humaine. Donc je ne sais pas si les politiques chinois mentent plus que les autres. Je n’ai pas de raison de le croire», a-t-il lancé lors d’un entretien exclusif accordé à BFM TV ce 30 avril.

En outre, Pékin est parfois accusé par les États-Unis et certains de leurs alliés d’avoir minimisé les effets de la pandémie et le nombre de victimes sur son territoire.

«Quand vous voyez qu’en Chine, il y a eu 5.000 morts sur l’ensemble de la population chinoise…», a lancé Didier Raoult.

Il a par ailleurs indiqué que, grâce à son traitement, il y avait «trois fois moins de morts».BFMTV@BFMTV

Didier Raoult assure que son traitement a permis « qu’il y ait trois fois moins de morts »

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En outre, il ne lui «paraît pas vraisemblable» que le virus se soit échappé d’un laboratoire chinois.

Polémique autour de l’hydroxychloroquine

Le professeur Didier Raoult ne cesse de se prononcer en faveur de l’emploourci de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19, un sujet qui fait toujours débat. Il a quitté récemment le conseil scientifique chargé de guider Emmanuel Macron dans ses choix politiques concernant le coronavirus.

Toutefois, une étude destinée à vérifier l’efficacité de la chloroquine dans la lutte contre le nouveau coronavirus s’est terminée plus tôt que prévu après que 21 des 81 patients qui avaient pris des doses quotidiennes sont décédés, selon le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a annoncé ce 30 avril le bilan actualisé selon lequel la France a enregistré 24.376 décès au total depuis le 1er mars. Le nombre des cas confirmés s’élève à 129.580.

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VIDÉO – Coronavirus : le traitement à la chloroquine testé à Marseille serait efficace

Santé – SciencesDossier : Coronavirus

VIDÉO – Coronavirus : le traitement à la chloroquine testé à Marseille serait efficace

Lundi 16 mars 2020 à 22:17 – Mis à jour le mardi 17 mars 2020 à 7:13 – Par David AussillouFrance Bleu ProvenceFrance BleuMarseille, France

À l’Institut hospitalo-universitaire à Marseille, le Professeur Raoult annonce que les premiers essais de la chloroquine sont spectaculaires contre le coronavirus. Ce médicament est déjà utilisé contre le paludisme.

Le professeur Didier Raoult, directeur de l'IHU à Marseille
Le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU à Marseille © Maxppp – Valérie Vrel

Dans une vidéo de 18 minutes enregistrée devant ses étudiants à Marseille, le Pr Raoult ne cache pas sa satisfaction. Concrètement, 24 patients atteints par le coronavirus ont accepté de prendre du Plaquenil, l’un des noms commerciaux de la chloroquine. Six jours plus tard, seulement 25 % sont encore porteurs du virus. Alors que 90 % de ceux qui n’ont pas reçu ce traitement sont toujours positifs.

Devant la présentation de ces résultats, les étudiants applaudissent le professeur. « C’est spectaculaire, leur dit le directeur de l’IHU. La charge virale moyenne avec ce virus est normalement de 20 jours. Et tous les gens qui meurent à cause du corona ont encore le virus. Ne plus l’avoir, ça change le pronostic.« 

Un médicament peu onéreux

Cet essai clinique a reçu l’accord des autorités sanitaires pour être pratiqué à l’IHU à Marseille, l’un des centres de référence pour le coronavirus. https://youtu.be/n4J8kydOvbc

L’avantage de ce médicament, si son efficacité se confirme, c’est qu’il est déjà connu pour lutter contre la paludisme. Et en plus, il est bon marché.

La 5G classée définitivement comme non dangereuse pour la santé

La 5G classée définitivement comme non dangereuse pour la santé

Publié par wikistrike.com sur 14 Mars 2020, 08:54am

Catégories : #Santé – psychologie#Science – technologie – web – recherche

La 5G classée définitivement comme non dangereuse pour la santé

Une commission internationale a analysé les effets des radiations émises par la 5G et en a conclu que celles-ci étaient inoffensives pour l’Homme. Aucun lien n’a ainsi été établi entre ces rayonnements et le développement de maladies, notamment du cancer, indique le rapport.

Alors que la 5G devrait arriver cette année dans les plus grandes villes françaises, la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) a jugé que les radiations qu’elle émet sont inoffensives pour la santé.

«Nous avons pris en compte tous les types d’effets, par exemple si les ondes radio engendraient le développement d’un cancer sur le corps humain», a déclaré Eric van Rongen, président de l’ICNIRP, à la BBC. «Il n’y a pas suffisamment de preuve scientifique pour conclure qu’il y a un tel effet», a-t-il ajouté.

En février, la Food and Drug Administration (FDA), organisme chargé du contrôle des médicaments et des produits alimentaires sur le territoire américain, avait également émis un avis favorable sur le déploiement de la 5G. En analysant les études scientifiques sur le sujet, la FDA avait établi qu’il n’y avait pas de lien entre celle-ci et le développement de maladies.

Mise à jour des lignes directrices

Le 11 mars, l’ICNIRP a annoncé avoir durci ses lignes directrices, qui sont utilisées par de nombreux pays pour établir leurs restrictions en matière de champs électromagnétiques. Elles concernent la 5G, mais aussi les ondes radio, le Wifi, le Bluetooth et les réseaux 3G et 4G. La commission n’avait plus modifié ses directives depuis 1998.

«Nous savons que certaines parties de la communauté sont préoccupées par la sécurité de la 5G, et nous espérons que les lignes directrices actualisées mettront les gens en confiance», a indiqué le Dr. Rongen dans un communiqué.

Ces nouvelles règles ne devraient rien changer à la 5G elle-même, mais concernent plutôt les smartphones qui sont compatibles avec. Ces derniers ne devraient pas émettre des fréquences au-delà de cinq GHz (gigahertz), lesquelles ne sont pas utilisées pour la 5G pour l’instant. Elles pourraient cependant l’être à l’avenir, car elles permettent de fournir une vitesse de connexion très élevée à courte distance.

La 5G en France

Dans l’Hexagone, les opérateurs en concurrence pour l’installation des réseaux 5G attendent toujours le processus d’attribution du Conseil d’État. Ce dernier avait été saisi par deux associations, Agir pour l’Environnement et Priartem, qui demandaient un report de ce processus, désirant d’abord évaluer les conséquences potentielles sur la santé et l’environnement.

Leurs recours ont été rejetés le 5 mars mais le Conseil d’État a promis de se prononcer sur le sujet «avant l’été» et donc de quand même traiter le dossier. Si le processus avait été reporté, cela aurait signifié «pas de 5G en 2020 en France», selon un expert cité par l’AFP. Lors du déploiement des réseaux 3G et 4G, leur impact environnemental n’avait pas été remis en cause.

Les craintes à propos de la 5G concernent surtout sa consommation d’énergie. L’apparition de cette nouvelle génération de réseau pourrait conduire à des pratiques plus énergivores, en plus de pousser les consommateurs à changer de téléphone.

Le cas Huawei

La France va autoriser les opérateurs télécoms Nokia et Ericsson à utiliser une partie des équipements de Huawei pour le déploiement de la 5G dans le pays, et ce malgré les pressions américaines. Elle suit ainsi l’exemple de Boris Johnson, dont le gouvernement avait pris la décision d’autoriser la participation de l’équipementier chinois sur les parties les moins sensibles du réseau afin de limiter les risques d’espionnage, a rapporté Reuters.

Huawei est actuellement le leader mondial des équipements 5G, lesquels sont déjà déployés en Chine depuis l’automne 2019. Les opérateurs français SFR et Bouygues ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas mettre en place la 5G sans Huawei. Orange et Free ont préféré opter pour les Européens Nokia et Ericsson.

Fin février, Huawei a annoncé vouloir construire sa première usine hors de Chine en France, ce qui permettrait de créer 500 emplois directs.

http://www.wikistrike.com/2020/03/la-5g-classee-definitivement-comme-non-dangereuse-pour-la-sante.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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La stratégie russe de développement de l’intelligence artificielle

SCIENCES ET TECHNOLOGIES 30 NOVEMBRE 2019

La stratégie russe de développement de l’intelligence artificielle

Vladimir Poutine 2 (Crédits World Economic Forum, licence Creative Commons)

Comme elle a su le faire pour la conquête spatiale au milieu du XXe siècle, la Russie s’est mise en ordre de marche pour la conquête de l’intelligence artificielle.

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Par Thierry Berthier et Yannick Harrel, expert en cybertstratégie russe1.
Un article de The Conversation

Le 1er septembre 2017, le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine énonça lors du discours de rentrée universitaire ces propos sentencieux :

« L’intelligence artificielle est l’avenir, non seulement pour la Russie, mais pour toute l’humanité. Cela présente des opportunités colossales, mais aussi des menaces difficiles à prévoir aujourd’hui. Quiconque deviendra le leader dans ce domaine deviendra le dirigeant du monde. »

L’oukaze (loi) fixant le cadre, les objectifs et les moyens du développement de l’intelligence artificielle en Russie a été promulgué près de deux ans plus tard, le 10 octobre 2019. Ce décret présidentiel s’inscrit dans une volonté politique plus large : garantir la souveraineté technologique de la Fédération de Russie. Une ambition qu’est encore venue illustrer la participation remarquée de Vladimir Poutine à la conférence sur l’Intelligence Artificielle tenue le 9 novembre 2019 à Moscou.

CONTEXTUALISATION HISTORIQUE DE LA STRATÉGIE INFORMATIONNELLE ET CYBER RUSSE DEPUIS LES ANNÉES 2000

La doctrine de la Fédération de Russie en matière de cyberespace – ou plus exactement de « stratégie informationnelle » – date du 9 septembre 2000. Elle a été révisée à la marge le 5 décembre 2016, restant immuable sur ses aspects principaux :

  • la défense des intérêts nationaux (sur le plan technique mais aussi civilisationnel, moral et spirituel) ;
  • la nécessité d’un secteur informationnel propice à l’émergence de champions nationaux et internationaux ;
  • l’appui d’outils et de services informationnels au développement économique ;
  • l’émergence d’une société informationnelle sûre et fiable.

Ce corpus doctrinal, relativement neutre technologiquement, d’où sa pérennité, fut complété au fil des années par plusieurs textes officiels à l’orientation ostensiblement plus technique, qui fournissent des définitions, des rapports de situation, des objectifs, le cadre législatif et la liste des acteurs financiers impliqués.

Citons par exemple la Stratégie de développement de l’industrie des technologies de l’information de la Fédération de Russie pour 2014-2020 et perspectives à l’horizon 2025 ou, plus récemment, la Stratégie pour le développement de la société informationnelle 2017-2030.

Certains textes complémentaires peuvent être très ciblés, comme la loi fédérale sur l’information, les technologies de l’information et de la protection de l’information n°149-FZ du 27 juillet 2006, laquelle sera modifiée à plusieurs reprises, notamment via la loi fédérale n°242-FZ du 21 juillet 2014 (concernant la protection des données des citoyens russes hébergées sur des serveurs situés sur le territoire national), la loi fédérale n°276-FZ du 29 juillet 2017 (réglementant l’utilisation et le développement des outils d’anonymisation) et la loi fédérale n°90-FZ du 1er mai 2019 (qui porte sur la résilience du réseau Internet en cas de blocage ou de dysfonctionnement majeur du DNS).

Il ne faudrait cependant pas omettre les déclarations du président Poutine, qui donnent le la quant aux futures orientations stratégiques du pays. Ce fut l’objet de son fameux discours du 1er mars 2018, en pleine campagne de réélection, face aux représentants des deux Chambres ainsi qu’aux membres du gouvernement Medvedev. Dans un contexte de grande tension avec ses homologues occidentaux, il confirme la détermination de la Russie à assurer sa sécurité militaire par le développement de diverses armes… mais, aussi, de l’intelligence artificielle, évoquée à deux reprises, signe de son importance. D’où son aboutissement logique avec l’oukaze n°490 du 10 octobre 2019.

L’OUKAZE DU 10 OCTOBRE 2019

Ce décret présidentiel de plus de vingt-trois pages est exclusivement focalisé sur l’intelligence artificielle et sur son écosystème, d’où ce titre sans ambiguïté : « Stratégie nationale du développement de l’intelligence artificielle pour la période s’étendant jusqu’à 2030 ».

Si le texte fixe comme horizon l’année 2030, il prévoit un rapport de situation et la finalisation des premiers objectifs pour l’année 2024, notamment dans le registre de la recherche (au travers du dépôt de brevets ou de publications scientifiques mais aussi de solutions pratiques pleinement fonctionnelles). L’article premier relatif aux dispositions générales annonce que la liste des documents cités n’exclut en rien les programmes nationaux où l’intelligence artificielle viendrait à s’appliquer, à tous les échelons du pays.

La définition russe de l’intelligence artificielle donnée à l’article 5 est la suivante :

« Ensemble de solutions technologiques permettant de simuler des fonctions cognitives humaines (incluant l’auto-apprentissage et la recherche de solutions sans l’appoint d’algorithmes prédéterminés) et d’obtenir des résultats lors de tâches spécifiques comparables aux résultats de l’activité intellectuelle humaine. »

Si le document prend soin de rappeler le contexte global de course à l’intelligence artificielle (chiffres à l’appui) et de souligner les ressources techniques et humaines de la Fédération de Russie, il rappelle également qu’une absence de coordination et d’implication des différents acteurs nationaux serait préjudiciable pour la place mondiale de la Russie dans ce secteur stratégique.

Il est énoncé distinctement que la recherche scientifique spécifique à ce secteur doit être appuyée, que la qualité et l’accessibilité des données doivent être prioritaires, que les produits et services russes doivent bénéficier d’un accès facilité au marché mondial, que l’obtention de matériel informatique puissant est nécessaire et que l’émergence de cadres qualifiés dans ce domaine et d’un éveil de la population active aux possibilités offerte par l’intelligence artificielle doivent être stimulés.

Assez surprenant toutefois est l’objectif de création d’un système complexe de régulation des relations sociales issues du développement et de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Il ne s’agit pas de contrôler les relations sociales déjà existantes par l’appoint de l’intelligence artificielle mais de réguler celles qui sont créées algorithmiquement : c’est là une projection peu commune. Autre point qu’il convient de souligner : le soutien au développement d’architectures matérielles basées sur l’intelligence neuromorphique.

Fait singulier, le télétravail est évoqué comme l’un des moyens d’attirer des spécialistes du secteur en améliorant leur environnement de recherche et de production. Par ailleurs, le recrutement de spécialistes étrangers est recommandé : pour les attirer, de hauts salaires sont préconisés, concomitamment à un cadre de travail agréable. Plus généralement, le texte octroie une place majeure à l’aspect humain, en insistant sur la qualité de la formation en recherche tant fondamentale qu’appliquée – et cela, sur le long terme.

Sont également encouragées la participation des spécialistes russes aux forums mondiaux et la mise à disposition, au profit de leurs collègues extérieurs, de bibliothèques ouvertes. Il est mentionné que des compétitions pourraient stimuler l’émulation et le progrès (on peut songer à cet égard aux Olympiades de l’informatique et à l’International Collegiate Programming Contest (ICPC) où les universités de l’ex-Union soviétique excellent depuis les années 2000).

Enfin, le texte recommande la mise en place de méthodes unifiées et régulièrement mises à jour permettant de développer des bases de données massives de qualité sur les serveurs publics afin d’alimenter les plates-formes d’apprentissage automatique.

Pour résumer, l’oukaze fixe deux dates butoir : 2024 et 2030. La première date est un point d’étape critique vers la seconde qui doit être l’aboutissement des objectifs fixés. La Russie, ayant appris des rigidités et de l’hypocrisie du Gosplan, a décidé de procéder par une approche cadrée mais non rigide, se ménageant une capacité d’évolution au gré des découvertes et aboutissements.

D’où l’avertissement inséré explicitement dans le document sur le potentiel ralentissement que provoqueraient des barrières administratives trop rigoureuses – message comminatoire destiné tant au législateur trop bavard qu’aux fonctionnaires trop zélés qui entraveraient la bonne marche d’une intelligence artificielle à la russe.

LES ENJEUX MILITAIRES LIÉS AU DÉVELOPPEMENT DE L’IA

Même si le volet militaire n’apparaît pas directement dans l’oukaze du 10 octobre 2019, il faut garder à l’esprit qu’il est bien présent en arrière-plan de chaque direction ou préconisation fixée par ce texte.

La doctrine militaire russe a pleinement intégré l’apport de l’intelligence artificielle dans le contexte global de robotisation du champ de bataille pour le combat terrestre, aérien, naval, sous-marin, cyber puis spatial. En 2018, le chef d’état-major des forces russes indiquait que la Russie s’engageait vers la robotisation de 33 % de ses matériels et de ses systèmes d’armes. Depuis, plusieurs hauts responsables ont déclaré qu’il fallait impérativement retirer le soldat russe de la zone d’immédiate conflictualité pour le remplacer par des plates-formes armées robotisées télé-opérées et semi-autonomes. La « dronification » des matériels militaires terrestres russes est en bonne marche.

De nombreuses plates-formes ont été développées, testées et améliorées, y compris sur le théâtre de guerre syrien. De grands programmes industriels ont été lancés comme celui du char de combat T14 Armata qui évolue rapidement vers une plate-forme télé-opérée sans équipage (sans doute la première au monde de ce genre). Ou encore le projet d’aéronef de cinquième génération Su-57 qui, en sa prochaine mouture, est censé embarquer un système intégré algorithmique de complète délégation de vol.

On ne compte plus le nombre de plates-formes robotisées de taille intermédiaire créées depuis 2015 et utilisées pour les campagnes de déminage, de détection d’explosifs, d’actions en zone ayant subi une pollution NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique), d’acquisition de renseignements, de surveillance automatique de zones sensibles, de logistique, de ravitaillement ou d’appui feu.

Les forces terrestres russes seront dotées de plates-formes modulables, robustes, rapidement configurables et adaptables à des missions et à des contextes spécifiques comme le combat en milieu sous-terrain (grottes et tunnels), toujours très coûteux en vies humaines.

Fin 2009, les premiers robots de combat terrestre (UGV) russes dotés de capacités de duplication d’actions de combat ont fait leur apparition, à l’image du robot Marker, capable de suivre automatiquement un combattant humain superviseur et de reproduire fidèlement ses tirs lorsque celui-ci ouvre le feu sur une cible. Le développement d’UGV armés « dupliquants » transforme en profondeur les mécanismes du combat terrestre et constitue un important multiplicateur de puissance sur le théâtre des opérations.Présentation du robot Marker, publiée par la Fondation russe pour les projets de recherche avancés, février 2019.

Concrètement, le robot doit intervenir partout où il peut économiser le sang russe. La doctrine d’économie du sang est aussi liée à l’économie financière engendrée par le remplacement d’équipages humains par des systèmes automatisés produits en grande série. Ce choix stratégique de dronification des systèmes est d’ailleurs totalement partagé par les concurrents chinois et américain.

Quel que soit le milieu de confrontation (terre, air, mer, cyber), nous assistons ainsi à une course à l’autonomisation des systèmes d’armes impliquant les trois acteurs principaux – Russie, Chine, États-Unis. Cette course à l’armement semi-autonome s’appuie nécessairement sur les progrès technologiques et scientifiques réalisés en apprentissage automatique, en robotique, en optimisation ou en contrôle optimal. Les besoins en expertise dans ces champs de recherche motivent pleinement les mesures d’incitation au recrutement d’experts internationaux en IA et le développement de laboratoires et de structures de formation de haut niveau en IA.

Comme elle a su le faire pour la conquête spatiale au milieu du XXe siècle, la Russie s’est mise en ordre de marche pour la conquête de l’intelligence artificielle. Méthodiquement, sereinement, efficacement, elle installe ce puissant vecteur de puissance dans l’ensemble de ses structures militaro-industrielles.

Sur le web-Article publié sous licence Creative Commons

  1. Yannick Harrel est expert en cyberstratégie russe et a assuré la traduction des textes russes
  2. https://www.contrepoints.org/2019/11/30/358895-la-strategie-russe-de-developpement-de-lintelligence-artificielle

LES AUTORITÉS DÉTIENNENT UN GRAND GROUPE QUI TENTE DE S’INTRODUIRE DANS LE CENTRE DE RECHERCHE ET DE TEST DE ROSCOSMOS

#RUSSIAChoix de l’éditeur 10.09.2019 – 0 views    0 ( 0 votes)

LES AUTORITÉS DÉTIENNENT UN GRAND GROUPE QUI TENTE DE S’INTRODUIRE DANS LE CENTRE DE RECHERCHE ET DE TEST DE ROSCOSMOS

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Authorities Detain Large Group Attempting To Break Into Roscosmos Research And Testing Center

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Le 9 septembre, il y a eu un « incident intéressant » dans lequel plusieurs personnes ont tenté de pénétrer dans un centre de recherche et d’essais de Roscosmos , a déclaré le chef de l’entreprise, Dmitry Rogozin .

« Les assaillants sont arrivés pour prendre des photos sur le toit et à l’intérieur des locaux sensibles et pour poster les images sur Internet », a déclaré le service de presse de Roscosmos.

«La police va découvrir qui ils sont. S’ils trouvaient quelque chose là-bas, y compris quelque chose qui n’était pas enregistré sur leurs appareils photo. Nous avons contacté la police. Ils ont trouvé beaucoup de choses intéressantes là-bas. Non seulement la police sera… intéressée. Il y a une affiliation politique et la citoyenneté des gars est intéressante », a déclaré Rogozin, cité par RIA.

Les services de sécurité et de garde de Roscosmos ont arrêté 17 personnes qui prévoyaient d’entrer sur le territoire du centre de recherche et d’essais de l’industrie spatiale et spatiale. Ils avaient prévu de prendre des photos sur le territoire de l’installation sensible et de grimper sur le toit.

Le rapport de la société indiquait que l’enquête avait établi que, dans la nuit du 8 au soir, près de 50 personnes prévoyaient d’entrer sur le territoire de l’installation « afin de vandaliser du matériel et d’autres actes illégaux ».

Rogozin a également déclaré que des étrangers avaient été arrêtés sur le territoire « où un stand pour Bourane » avait été créé plus tôt. Actuellement, Roscosmos ne l’utilise pas, mais le loue.

«Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un vaste périmètre extérieur de notre entreprise», a déclaré le directeur de Roscosmos.

Il a rappelé que l’installation est la principale entreprise de Roskosmos, où tous les moteurs de fusées sont testés.

«Au début, un petit groupe a été arrêté, puis il est apparu que leurs camarades seraient présents. Ils ont emballé les camarades et les ont envoyés à la police. Sont-ils des vandales ou pas, mais quelqu’un est plus intéressant, ce n’est même pas important pour moi maintenant, il est important pour nous que le système fonctionne avec la sécurité », a déclaré le chef de Roscosmos.

«Ce n’est pas une question de savoir qui a pénétré, c’est une gifle au système de sécurité. Si un blogueur a pénétré, que Dieu le bénisse, ils le nettoieront et le laisseront partir, mais que se passe-t-il s’il s’agit d’un groupe de sabotage? Mon attitude envers toute pénétration, toute violation est négative. Je ne recommande à personne de monter dans le périmètre de sécurité », a déclaré Rogozin.

«Nous n’épargnerons personne: ce sont des blogueurs, des danseurs ou des terroristes, quelle est la différence? L’attitude sera la même », a-t-il ajouté.

La société est située dans le district de Sergiev Posad, dans la région de Moscou, dans la ville de Peresvet. Il existe des tests de moteurs de fusées et de vaisseaux spatiaux. Dans cette ville, des travaux étaient en cours pour créer le vaisseau spatial Vostok, sur lequel Youri Gagarine a effectué le premier vol habité dans l’espace.

Aucune autre information concernant l’identité des personnes arrêtées n’a été fournie.

Il convient de rappeler qu’en juin 2019, des millions de roubles de technologies spatiales utiles uniquement pour la Station spatiale internationale ont été volés dans les locaux d’une filiale de Roscosmos.

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Comment un drapeau planté sur la Lune peut-il flotter ?

Comment un drapeau planté sur la Lune peut-il flotter ?

par France Inter publié le 

Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong, puis Buzz Aldrin, prennent la pose dans leur scaphandre à côté d’un drapeau américain. A quelques semaines du cinquantenaire des premiers pas de l’Homme sur la Lune, Maema, huit ans, pose la question de la possibilité d’un drapeau posé et flottant sur le satellite de la Terre.

Un drapeau sur la Lune peut-il flotter ? Ici Buzz Aldrin en juillet 1969 à coté du drapeau américain
Un drapeau sur la Lune peut-il flotter ? Ici Buzz Aldrin en juillet 1969 à coté du drapeau américain © Getty / The LIFE Picture Collection

La réponse de Christophe Bonnal, ingénieur, expert à la direction des lanceurs du CNES : 

« La question de Maema est intéressante car sur Terre, pour qu’un drapeau flotte, il faut qu’il y ait du vent. Et pour qu’il y ait du vent, il faut qu’il y ait de l’atmosphère (enveloppe gazeuse). Or sur la Lune, pas d’atmosphère, donc pas de vent ! 

Pour les puristes : en fait, il y a un tout petit peu d’atmosphère. C’est une atmosphère extrêmement ténue. On trouve quelques atomes par-ci par-là. Notamment quelques molécules de dégazage des cailloux qui sont chauffées par le soleil. Au total, l’atmosphère de la Lune représente 25 tonnes, presque rien. En tous les cas, pas assez pour faire flotter un drapeau.

Donc pour qu’un drapeau flotte, il faut tricher

Il faut mettre une barre horizontale sur le drapeau. On ne le voit pas bien, mais si on regarde de plus près les drapeaux des missions Apollo, on voit cet artifice. D’ailleurs, sur Apollo 15 (1971), ils ont cassé la barre. Donc on voit sur les clichés que le drapeau n’est pas brillant, qu’il est à moitié horizontal et qu’il flanche sur l’autre moitié. C’est comme ça qu’on peut tricher.

C’est amusant, si on regarde les photos à plusieurs jours d’intervalle le même drapeau sur la lune, il a exactement les même plis, car il n’y a rien pour le faire changer.

Un fois il a réellement été balayé par un souffle de vent

Le drapeau d’Apollo 11 était planté pas très loin du LEM, le module lunaire (véhicule spatial américain). Quand les astronautes ont redécollé de la Lune, le souffle de la fusée du LEM a couché le drapeau. Les fois suivantes, ils ont décidé de mettre le drapeau un peu plus loin.

Tellement loin que sur Apollo 12 (la mission avec Al Bean, novembre 1969), ils font deux sorties sur la Lune. La première : ils sortent, ils plantent le drapeau, ils reviennent dans le LEM qu’ils avaient repressurisé (ils avaient remis de l’atmosphère) de manière à pouvoir retirer leur scaphandre et pouvoir dormir un peu.

Après s’être reposés, ils ont remis leur scaphandre, donc, ils ont à nouveau dépressurisé, chassé l’air qui était dans le LEM, de manière à pouvoir ouvrir la porte pour aller sur la Lune. Quand ils ont ouvert la porte, il restait encore un peu d’atmosphère et on a vu le drapeau qui flottait grâce au peu de vent du LEM, mais c’était exceptionnel ! Mais à parier qu’un drapeau peut flotter sur la Lune… on peut parfois gagner ! »

Aller + Loin

Christophe BONNAL, est ingénieur, expert à la direction des lanceurs du CNES, il préside les commissions Débris spatiaux de la Fédération internationale d’aéronautique (FIA) et de l’Académie internationale d’astronautique (AIS). Il est l’auteur de Pollution spatiale, l’état d’urgence chez Belin.

https://www.franceinter.fr/culture/comment-un-drapeau-plante-sur-la-lune-peut-il-flotter#xtor=EPR-5-[Meilleur10062019]

Revue de presse nationale et internationale.