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Général Bertrand Cavallier : « La France : entre déni de réalité et court-termisme »

» Général Bertrand Cavallier : « La France : entre déni de réalité et court-termisme »FRANCE20 mars 2020© ludovic MARIN / AFP / POOLMESURES D’URGENCES

Général Bertrand Cavallier : « La France : entre déni de réalité et court-termisme »

Le général de division de gendarmerie Bertrand Cavallier, qui a notamment commandé le Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier, revient sur la crise du Coronavirus, son impact en France et le rôle de l’Etat.

AJOUTER AU CLASSEURLECTURE ZEN31011Avec Bertrand Cavallier

Atlantico.fr : Alors que la crise liée au Coronavirus continue de perturber violemment la vie des gens, il est aisé de voir que lors des décennies passées, les gouvernements mettaient en place des processus d’anticipation face aux catastrophes (guerres, épidémies etc.). Or, il semblerait que les années faisant, la culture technocratique a endigué ces anticipations…

Ces périodes d’anticipations dans le passé – notamment durant la Guerre Froide par exemple -, permettaient-elles une meilleure prise en charge de la population face aux catastrophes ? Pourquoi les politiques n’anticipent-ils plus ?

Bertrand Cavallier : La fin de la guerre froide a marqué une rupture profonde dans le rapport de société française à la situation de crise. Il faut se remémorer tant la célèbre formule sur  les “dividendes de la paix“ prononcée en 1990 par Laurent Fabius, alors président de l’Assemblée nationale, que le postulat « de la fin de l’histoire » de Francis Fukuyama. De façon paradoxale, alors qu’un dispositif de prévention des risques majeurs se développait (vigilance météorologique, mitigation), c’est davantage participant d’un déni du réel, le ressenti de l’absence, voire de la disparition de toute menace qui prévaut et qui va imprégner les esprits des élites politiques, de la technostructure et des intellectuels. Et par voie de conséquence, celle des masses qui, en retour, vont imposer aux dirigeants le primat de la satisfaction de l’instantané.

L’un des faits les plus révélateurs est la diminution drastique des effectifs des armées, alors composante première de la capacité de la nation à faire face à une crise. Ce processus à lui même débouché sur une démilitarisation du corps social accompagnée par une démilitarisation du territoire.  Au-delà des effondrements capacitaires dont celui dus service de santé des armées, cette marginalisation du fait militaire a eu des conséquences plus profondes sur le plan moral et psychologique. Puisqu’elle a participé d’une mutation de l’acceptation sociale de la mort, déjà bien amorcée dans des sociétés marquées par l’avènement de l’hédonisme, de l’apologie de la jouissance, et de l’individu roi. Mais aussi sur le plan identitaire, le sentiment de l’appartenance, car l’armée était devenue le premier creuset de la citoyenneté. 

Venons en à des exemples  précis dans le domaine de la défense et de la sécurité des français. Fonctions qui constituent une condition nécessaire de leur assurance vie. 

Alors que la France avait fait le choix du porte-avions, le bon sens premier eût imposé qu’elle disposât de deux tels bâtiments avec leur accompagnement, pour garantir une capacité d’action permanente pour garantir ses intérêts stratégiques, d’assurer ses responsabilités internationales, dans un contexte de plus plus incertain. Ce défaut de cohérence renvoie à des arbitrages budgétaires qui, depuis des années, ont privilégié d’autres domaines. Ainsi les dépenses abyssales dans la Politique de la Ville, sans effets positifs notables, et sans s’interroger sur les causes profondes de la dérive de ces quartiers. Et sans évoquer dans le même temps le quasi abandon des territoires relevant de la France dite périphérique.

S’agissant des munitions, consécutivement à la fermeture de l’établissement de Giat Industries au Mans en 1992, la France n’a plus la capacité industrielle de produire des munitions de petits calibres, et se trouve dépendante d’approvisionnements étrangers. Le comble est que Giat Industrie possédait à l’époque des parts très importantes chez Beretta et la FN Herstal qui sont devenues aujourd’hui des fleurons de l’’industrie des petits calibres. 

En matière de sécurité, révélés par la Cour des Comptes (1), les surenchères catégorielles dans le périmètre du ministère de l’intérieur, se sont traduites par une explosion de la masse salariale (surcoût annuel évalué à 757 millions d’euros pour la nation en 2016, avec depuis une augmentation de l’addition), au détriment des programmes d’équipements et d’investissements d’infrastructure. Dont notamment le renouvellement du parc de blindés de maintien de l’ordre de la gendarmerie nationale.

Dans le domaine de la santé, il apparaît que les stocks de masques qui étaient considérables n’ont pas été renouvelés malgré la décision de Xavier Bertrand et que cette mesure aurait été prise en 2011 et 2013 par la technostructure ( Haut Conseil de Santé publique (HCSP) et le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale) (2).  Sur un plan structurel, ce sont 100 00 lits qui ont été supprimés en 20 ans, non seulement dans les territoires excentrés mais aussi en Seine-Saint Denis ( cas de l’hôpital de Bondy) au nom notamment de la stratégie du « virage ambulatoire“ mais également de la logique avancée des fusions et concentrations. Si certaines mesures peuvent se comprendre (nécessité de spécialisations), l’on ne peut cependant que constater la dégradation générale du système hospitalier qui aujourd’hui, malgré l’engagement héroïque des personnels soignants de tout niveau, révèle ses cruelles limites.

Lorsque l’on voit que les policiers commencent à demander un droit de retrait et qu’en même temps des gens – dans bon nombre de quartiers – ne respectent pas les consignes et renoncent à l’autorité, pensez-vous qu’il existe actuellement un problème d’autorité dans la société française ? Si oui, comment se traduit-il ?

La crise de l’autorité est une question centrale dans la société française. Les explications relèvent évidement d’une réflexion philosophique, voire idéologique.

Mon parcours professionnel de gendarme amorcé en 1979, à la sortie de Saint-Cyr, a été sous-tendu par ce questionnement constant. Comment cette société  a-t-elle pu se déliter en quelques générations ? 

Il y a des causes profondes expliquées notamment par Simone Weil dans cet ouvrage majeur qu’est « L’enracinement ».  A l’instar de ce qu’elle évoquait pour expliquer l’effondrement subit de la France en 1940, on peut mettre en avant la pleine actualité du déracinement de la population française, de son égarement faute de valeurs fortes, de références intemporelles. Tout est devenu mouvant et marqué par le sceau de l’incertitude.

Mai 68 constitue sans nul doute le moment de rupture, le choc, qui débouche sur une toute nouvelle sociologie. S’il est des avancées salutaires concernant l’émancipation des femmes,  on ne peut que constater au travers de cette “ Révolution introuvable “ pour reprendre la formule de Raymond Aron, l’avènement de l’individualisme libertaire et donc du relativisme, l’apologie de l’auto-gestion. C’est  le refus de toute verticalité, la contestation de toute contrainte. De cela découlent ou s’ajoutent pèle mêle l’antimilitarisme, la stigmatisation constante des forces de l’ordre…mais également le procès de sa propre histoire, le rejet de son identité.

Mai 68, c’est aussi le paradoxe de l’alliance entre cet individualisme libertaire et l’individualisme libéral qui se satisfont tous deux de l’abolition de frontières, de la mondialisation, de la financiarisation de l’économie, et d’un capitalisme débridé. 

Autant de phénomènes accroissant le déracinement, mais qui également décrédibilisent l’Etat, clé de voute de l’autorité, détenteur selon la célèbre formule de Marc Weber, du monopole de la force légitime.

Enfin, depuis les années 90, nouvel avatar. L’émergence du multiculturalisme, soit l’avènement d’identités particulières, notamment confessionnelles, qui défient l’identité commune, lui contestent ses normes et ses codes. Emergence qu’il faut mettre en rapport avec la fin du service militaire qui, malgré certaines insuffisances, constituait un rite de passage essentiel pour la majorité des jeunes hommes dans leur acculturation à l’autorité et à la rencontre de l’autre.

Face à cela, la tendance générale au niveau des élites a été  l’acceptation, par refus de se singulariser et de défier la doxa du moment, par suivisme. 

Le refus de certains individus de se soumettre aux injonctions de policiers pour respecter les mesures édictées pour lutter contre Covid-19, en particulier dans certains quartiers ne sont donc que l’expression d’une situation malheureusement structurelle, d’une nouvelle normalité.  Pourquoi obéiraient-ils alors que chaque jour les interventions des forces de l’ordre sont de plus en plus difficiles, que gendarmes et policiers sont confrontés à une contestation de plus en plus vive, y compris lors de simples contrôles ? Pourquoi obéiraient-ils lorsque la réponse pénale, pour des raisons tenant à des manques de moyens mais aussi aux conséquences de l’angélisme des années 80 est de plus en plus aléatoire.

Quant au droit de retrait, il participe également du primat de l’individu sur le service du collectif. Dans de telles circonstances, on ne peut imaginer qu’il soit généralisé au sein d’institutions en charge de la protection des citoyens et de la nation, et alors même que des personnels soignants sont ceux qui sont les plus exposés. Et les employés faiblement rémunérés dans la distribution, le transport de denrées alimentaires, les éboueurs, bref tous ceux qui nous permettent de vivre… il y a là une indécence sociale.

Selon quels principes la sécurité doit-elle être garantie ?

C’est une question majeure qui appelle des réponses de différents ordres. Tant la sécurité est éminemment globale.

Premièrement, s’impose un recadrage idéologique qui a pour préalable l’affirmation d’une volonté, donc du courage, la capacité à accepter le conflit. Car le premier combat est celui des idées.

Pour qu’il y ait de la sécurité, il faut tout d’abord à la fois rétablir le principe de l’autorité et celui de valeurs communes qui priment tous les particularismes tant individuels que collectifs. S’agissant du premier principe, je me plais à citer Simone Weil : “L’obéissance est un besoin vital de l’âme humaine. Elle est de deux espèces : obéissance à des règles établies et obéissance à des êtres humains regardés comme des chefs “. Mais également Régis Debray : “Il y a deux fondamentaux, l’effort de l’élève et l’autorité du maître. Et l’autorité du maître est fondée sur le savoir, le maître sait des choses que l’élève ne sait pas et donc il y a une hiérarchie“ (3)  Ces deux auteurs nous invitent donc selon une démarche ontologique et anthropologique  à rompre avec les paradigmes actuels. S’agissant des valeurs communes, il s’agit tout d’abord de restaurer notre passé, ce premier besoin vital de l’âme humaine, notre histoire, osons le dire, d’assumer le roman national, de perpétuer  » cette vivante communauté imaginaire“ selon Régis Debray.  Lequel invoque le besoin de mythe, la nécessité d’un affect. “Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération“ écrivait Marc Bloch dans “L’étrange défaite“. 

Chaque français ne peut l’être s’il ne s’approprie pas ce passé que la France lui offre, ce passé qui explique le présent, cet aujourd’hui pétri par les valeurs d’égalité, notamment entre l’homme et la femme, de liberté, soit notamment la possibilité de tout critiquer, de laïcité. Ces valeurs constitutives de la citoyenneté ne sont pas négociables. Elles doivent cimenter le corps social. Elles ne peuvent supporter le diktat des particularismes que dénonce Alain Finkielkraut dans “L’identité malheureuse“. Et Raymond Aron de rappeler : “Pour laisser à chacun une sphère privée de décision et de choix, encore faut-il que tous ou la plupart veuillent vivre ensemble et reconnaissent un même système d’idées pour vrai, une même formule de légitimité pour valable. Avant que la société puisse être libre, il faut qu’elle soit.“ (4) 

Il faut donc une volonté, qui relève à titre premier de l’Etat, et donc de ceux qui gouvernent et administrent. Cette volonté implique la capacité de punir, de réprimer. “La Terre ne fait pas un pays. Il n’y a pas de morale sans interdit, de loi sans sanction, ni de paix sans frontières. La laxisme nuit à la liberté aussi sûrement que l’autoritarisme “ (5).

Ce doit donc être le retour de l’Etat compris dans son lien intime avec la nation, soit l’Etat-Nation.Car il en l’expression concrète et charnelle. L’Etat-nation ne doit plus être victime du hold up conceptuel d’une ultra droite. L’Etat-Nation c’est la République inclusive, celle qui fait société pour tous peu importe la race ou l’origine à la condition normale d’en accepter les valeurs et les règles.

L’Etat doit redevenir un centre de décision dans l’ensemble des domaines car tous les domaines concourent à la sécurité des français. 

Ainsi la sécurité financière et économique qui impose de revenir sur des délocalisations qui démontrent notre totale dépendance de l’étranger pour la fourniture ou l’élaboration de médicaments essentiels. Qui impose de conforter la maîtrise des nouvelles technologies, notamment dans les domaines des communications, de l’armement…Qui impose de se libérer de l’omnipotence d’acteurs financiers étrangers ou internationaux. Ceci nécessite de revisiter les modèles macro économiques, soit le système capitaliste, comme le suggère le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, pour le subordonner au primat de l’homme, de la nation, de l’environnement. Bien évidemment, l’Etat-Nation français ne peut agir seul dans tous les domaines. L’Union européenne qui vient de démontrer malheureusement encore une fois de plus sa vacuité dans la lutte contre l’épidémie du Covid-19 doit être refondée pour constituer le cadre politique pour permettre ces mutations, et contribuer efficacement à la protection des populations vivant en Europe. On assiste néanmoins à une prise de position forte de madame Lagarde à la BCE quant à son devoir de sauver l’économie européenne.

L’Etat doit également demeurer fort dans sa relation avec les régions comme le souhaitait Fernand Braudel (6). Comme il doit pouvoir réguler les corporatismes, et évidemment assurer l’effectivité des lois de la République en permanence et en tout lieu.

En termes de moyens et participant des fonctions éminemment régaliennes (santé, sécurité des personnes et des biens, défense…), plusieurs mesures méritent d’être envisagées:

– la remise à niveau du système hospitalier et le soutien à la médecine générale;

– le renforcement des capacités des armées du fait d’un contexte géopolitique de plus en plus incertain, mais également des besoins de déploiement qui pourrait survenir sur le territoire national;

– la poursuite de la modernisation des forces de sécurité intérieure en intégrant une réflexion sur leur productivité dans le quotidien comme en situation de crise. En la matière, il y a lieu notamment de se détacher de la directive 2003/88/CE relative au temps de travail, d’alléger les procédures pénales, d’améliorer la formation, mais également de redonner à la gendarmerie ses capacités propres de soutien;

– le renforcement de la justice et de l’administration pénitentiaire.

Comment pallier cette crise d’autorité ? Les pouvoirs publics doivent-ils faire de l’exemplarité leur valeur cardinale ? Doivent-ils montrer l’exemple avant les autres ?

Par pouvoirs publics, il faut entendre essentiellement le gouvernement et l’ensemble des services chargés de l’administration d’un Etat ou d’une collectivité territoriale.

Or les gouvernants  font depuis des années l’objet d’une défiance qui concerne également l’ensemble des acteurs de la vie démocratique, dont notamment les syndicats et les médias, comme le soulignait un article du Point, le 11/01/2019 en pleine crise des Gilets jaunes.

Cette défiance résulte pour partie du dérèglement de notre société. Nombre de français sont déboussolés, se sentent fragilisés par les mutations en cours.  De surcroît, ils sont de plus en plus conditionnés par les réseaux sociaux . Ils conservent cependant une grande confiance dans les grands services (hôpitaux, armées, gendarmerie, police…).

Cette défiance qui peut se traduire par une grande violence comme l’ont démontré des rassemblements de gilets jaunes les 1 er décembre 2018 et le 16 mars 2019, doit inciter les pouvoirs publics à se remettre en question. Car cette crise est paradoxalement une attente d’Etat, une attente d’autorité protectrice mais également une attente d’exemplarité. C’est donc davantage une critique gestionnaire qui concerne l’efficacité attendue de l’Etat, pour notamment limiter les effets de la globalisation, de l’ultra libéralisme, mais aussi une plus grande cohérence fiscale attendue notamment par le peuple des artisans et patrons de PME (le premier employeur de France). C’est conjointement l’attachement à un acteur qui est irréductible aux autres, l’Etat quasi sublimé dans sa dimension d’Etat providence si ancrée dans la conscience collective française. C’est enfin, l’attente d’un pouvoir incarné, ce qu’a d’ailleurs voulu le général De Gaulle en proposant l’élection au suffrage universel du Président de la République. Cela conduit à s’interroger sur la posture du chef qui doit parler simplement comme le recommandait le Général de Gaulle (7), conserver une certaine distance tout en restant accessible. Et fixer le cap. Et agir. Dans cette crise le Président de la République qui est le chef des forces armées, incarne, en évoquant l’état de guerre, cette autorité ferme et  constructive que l’on est en droit d’attendre de nos responsables politiques. 

L’Etat doit donc redevenir un acteur de puissance en se dotant des leviers nécessaires à la préservation de cohésion de la société.  Son rôle est notamment attendu dans le domaine sécuritaire au regard de l’augmentation constante de la délinquance et des violences. Il est lui-même attendu dans un usage juste de la force.  Il est évidemment attendu pour contrer les grandes menaces en anticipant, en planifiant, car gouverner c’est prévoir. Le fait-il suffisamment ? L’actualité démontre que  non. Mais le politique est-il le seul responsable sachant que les mesures  prises relèvent de décisions, de planifications qui sont souvent bien antérieures à la dernière élection. Là apparaît donc la responsabilité de la techno-structure, composée de hauts fonctionnaires. Qui sont-ils ? Comment les recrute-t-on ? Quel est leur parcours ? Comment raisonnent-ils  ? Qui les contrôle ? 

La chose n’est pas évidente tant la complexité croissante des sujets impose aux politiques de s’appuyer sur des expertises. Mais in fine, il doit en ressortir une cohérence, un état des lieux dont la pertinence doit se vérifier au contact du réel. A la condition de l’accepter.

L’exigence d’un meilleur Etat, de meilleurs pouvoirs publics n’exonère par le citoyen de sa propre remise en question. En effet, pallier la crise de l’autorité nécessite le retour du principe de l’autorité et corrélativement de l’obéissance, entendue comme le respect des lois et le primat de l’intérêt général. Ceci exige donc une grande maturité citoyenne que bien entendu les pouvois publics doivent favoriser par l’action de l’Education nationale. Nous parlons bien d’éducation. Cette éducation doit promouvoir l’épanouissement des individus, stimuler leurs capacités propres de jugement par la connaissance, développer leur appropriation des grands principes républicains, et leur adaptation au monde du travail.

Cette conscience citoyenne est indispensable pour poser de façon cohérente la relation entre l’individu et les pouvoirs publics.

Il faut entendre par cohérence, la capacité du citoyen à comprendre qu’il est également acteur du système, ne serait-ce que parce qu’il en détermine la représentation par le vote. Et que ce vote doit intégrer la notion des possibles et non succomber aux dérives utopiques. Que ce vote doit porter sur les enjeux essentiels, sur les intérêts d’importance vitale. 

Cette crise nous invite tous, et le chef de l’État l’a laissé entendre clairement, à repenser notre modèle de société. Il y a là un défi politique collectif qui vient clore en quelque sorte la parenthèse de l’hédonisme post soixante-huit. Le terrorisme, le covid19, la paupérisation des classes moyennes, tous ces faits nous renvoient à la responsabilité collective en tant que Nation quant à sa survie propre et donc à son avenir. 

(1) Les salaires et le temps de travail des policiers et gendarmes épinglés par la Cour des Comptes  Le Figaro 21/06/2018

(2) Coronavirus : l’Etat a-t-il choisi de ne plus stocker de masques FFFP2  depuis 2011  Le Figaro 19/03/2020

(3) Je crains une école qui reproduirait les vices du monde extérieur  Marianne 28/04/2015

(4) Liberté et Egalité 1978

(5) La République expliquée à ma fille Régis Debray

(6) “Il y a donc dans l’identité française un besoin de concentration , de centralisation, contre lequel il est dangereux d’agir. Ce qui vous suggère que je ne vois pas la décentralisation d’un oeil tout à fait favorable Je ne la crois d’ailleurs pas facile. Je crois que le pouvoir central est tel que, à chaque instant, il peur ramener les régions qui seraient trop égoïstes, trop soucieuses d’elles-mêmes, dans le sens de l’intérêt général “ Le Monde Tribune L’identité française selon Fernand Braudel 16 mars 2007

(7) Les choses capitales qui ont été dites à l’humanité ont toujours été des choses simples.” De Gaulle  Les chênes qu’on abatLes commentaires de cet article sont à lire ci-aprèsLe sujet vous intéresse ?Mots-clés :coronavirusCovid-19FranceÉtatSantéArméemesuresconfinementcitoyens

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Nouvelle liste de menaces contre les États-Unis: «Ils éliminent dix terroristes et en créent vingt de plus»

Le Désordre mondial avec Rachel Marsden

Nouvelle liste de menaces contre les États-Unis: «Ils éliminent dix terroristes et en créent vingt de plus»

LE DÉSORDRE MONDIAL16:09 21.02.2020(mis à jour 16:10 21.02.2020)URL courtePar Rachel Marsden11450S’abonner

Le Centre National de Contre-espionnage et de Sécurité des États-Unis vient de publier un nouveau rapport détaillant les principales menaces pesant sur le pays… et on y retrouve quelques surprises. Décryptage de Éric Dénécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), pour le Désordre mondial.

Les États-Unis viennent de publier un nouveau rapport détaillant les principales menaces qui pèseraient sur le pays. Un document publié par le Centre National de contre-espionnage et de Sécurité des États-Unis. Le monde du renseignement est normalement discret, pourquoi donc diffuser au grand public un tel rapport?

Éric Dénécé directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) revient sur les détails –et les surprises– qui figurent dans le document, et explique:

«Le fait qu’il soit publié montre que les Américains se croient encore le centre du monde. Ils le sont d’une certaine façon, mais se croient surtout la cible de toute l’agressivité des États étrangers, alors qu’en réalité s’il y a bien un État qui dans le monde agresse les autres et essaie d’imposer sa volonté sur le plan politique, militaire ou économique, c’est Washington.»

Mais y a-t-il réellement des menaces existentielles envers le pays qui est le numéro un mondial –et de très loin– dans le domaine de dépenses militaires et sécuritaires? D’après l’auteur du livre «Le Renseignement au service de la démocratie» (éditions Fauves),

«Ce que craignent les Américains, ce n’est pas tellement les agressions contre eux, ce sont les agressions contre leur leadership. C’est-à-dire qu’ils ont la première position, mais ne veulent à aucun prix que leur position soit challengée.»

Dénécé revient sur la période où naquirent les craintes sur l’hégémonie des États-Unis, lors des années 1990 et la présidence de Bill Clinton:

«Si le Japon est à l’origine de la prise de conscience de la perte de compétitivité de l’économie américaine à l’époque, qui leur donnait le sentiment que leur position de leader à la fin de la Guerre froide pouvait être mise en cause? La France a été ciblée pour une seconde raison… Il y a finalement que le seul pays européen qui est en pointe sur les technologies de souveraineté –et c’est l’héritage de la politique industrielle de De Gaulle– c’est la France.»

Dénécé explique que c’est parfois la stratégie américaine elle-même, notamment dans le domaine du contre-terrorisme, qui se retourne contre eux:

«D’une certaine façon, cette manière qu’ils ont de vouloir tuer une mouche avec un marteau génère des ennemis: à chaque fois qu’ils éliminent dix terroristes, ils en créent vingt de plus.»

https://fr.sputniknews.com/radio_desordre_mondial/202002211043109817-nouvelle-liste-de-menaces-contre-les-etats-unis-ils-eliminent-dix-terroristes-et-en-creent-vingt-de/

RT France annonce le lancement de La source, nouvelle émission de géopolitique, avec Alain Juillet.

24 Février 2020

Publié par François 24/02/2020 10H50

RT France annonce le lancement de La source, nouvelle émission de géopolitique, avec Alain Juillet.

RT France annonce le lancement de La source, nouvelle émission de géopolitique, avec Alain Juillet.

Sur RT France, Alain Juillet, ancien haut responsable à l’intelligence économique et dirigeant d’entreprises, présentera deux fois par mois, à compter de mars 2020, La Source, une émission de 13 minutes d’analyse sur des sujets stratégiques pour la France.

« Alain Juillet a un parcours exceptionnel et une expertise reconnue. Je suis très heureuse de compter une personnalité de cette envergure parmi nous. Je suis sûre qu’il apportera à nos audiences un éclairage plus approfondi des processus géopolitiques à l’œuvre dans le monde », déclare Xenia Fedorova, Présidente et directrice de l’information de RT France.

RT France lance une émission sur la géopolitique dans laquelle seront traités des sujets tels que la diplomatie, les conflits, le terrorisme, la sécurité, l’intelligence économique, … Alain Juillet, fort de sa longue expérience au plus haut niveau dans le monde de l’entreprise et du renseignement, aborde les sujets les plus complexes avec un objectif : clarifier pour permettre à chacun de voir plus loin et se forger sa propre opinion.PUBLICITÉ

« Hors de toute considération idéologique, la pratique de la géopolitique doit permettre aux citoyens de mieux comprendre la réalité objective », explique Alain Juillet.

La chaîne est disponible sur la Freebox (Canal 359), Fransat (Canal 55), sur les satellites SES 4, Astra 19.2 et Eutelsat 5WestA et sur la plateforme OTT Molotov. Elle est également présente en ligne à l’adresse rtfrance.tv.

http://www.leblogtvnews.com/2020/02/rt-france-annonce-le-lancement-de-la-source-nouvelle-emission-de-geopolitique-avec-alain-juillet.html

Enjeux économiques et sécuritaires de la production de gaz naturel en Méditerranée orientale

Enjeux économiques et sécuritaires de la production de gaz naturel en Méditerranée orientale

Tribune
14 juin 2019

Depuis 2009, l’activité d’exploration d’hydrocarbures offshore en Méditerranée orientale a permis la découverte de plusieurs gisements de gaz naturel, et de nouvelles campagnes d’exploration sont en cours. La mise en production dépend en revanche de la rentabilité financière attendue, et notamment des possibilités de transporter le gaz vers des marchés de consommation attractifs.

Les relations entre les différents pays impliqués au niveau de la production et du transport (Égypte, Israël, potentiellement Chypre, Liban, Turquie et Grèce) posent des défis au parfait développement de cette filière.

Rappels historiques

Les premiers succès significatifs de l’exploration d’hydrocarbures offshore en Méditerranée orientale se sont produits entre 2009 et 2011, avec trois découvertes importantes : les champs Tamar et Leviathan, au large d’Israël, et Aphrodite, au large de la côte sud de Chypre, dans la zone économique exclusive (ZEE) de la République de Chypre (RC)[1].

Est venu ensuite, en 2015, Zohr, le champ gazier géant au large des côtes de l’Égypte, considéré comme le plus important jamais découvert en Méditerranée, avec des réserves estimées à 850 milliards de m3. Il a fait l’objet d’une mise en service très rapide, dès la fin de 2017. D’autres gisements ont été mis au jour, au large de l’Égypte, dans les zones dénommées West Nile Delta et Greater Nooros.

En 2018, de nouvelles explorations ont été couronnées de succès au large de la côte sud de Chypre, dans le Bloc 6 (Calypso-1) et dans le Bloc 10 (Glaucus-1), dont les réserves sont en cours d’évaluation.

2018 a également marqué l’entrée en jeu du Liban, avec la signature de deux accords d’exploration et de production entre Beyrouth et un consortium international. Un deuxième round d’attribution de licences d’exploration et de production d’hydrocarbures offshore est prévu en 2019.

Enjeux économiques

Les découvertes n’ont de sens que si les réserves sont ensuite converties en capacités de production, elles-mêmes dépendantes du prix du gaz, de la disponibilité d’options d’exportation et de moyens de transport, ainsi que de la stabilité de l’environnement réglementaire, fiscal et politique des pays. En prenant en compte ces divers aspects, les enjeux économiques pour les trois pays principaux (Égypte, Israël et Chypre) diffèrent significativement.

L’Égypte bénéficiait d’une situation d’indépendance énergétique jusqu’à la fin de la première décennie du XXIe siècle et pouvait même exporter du gaz grâce à deux usines de liquéfaction, situées à Idku et Damiette et aux gazoducs la reliant à Israël (gazoduc East Mediterranean Gas – EMG) et à la Jordanie (Arab Gas Pipeline). Par la suite, la réduction de la production et l’augmentation de la demande domestique l’ont rendue importatrice nette. La découverte de Zohr en 2015 a été donc accueillie très positivement et le lancement rapide du développement du champ a été rendu possible par l’existence d’une forte demande intérieure. La production de Zohr est l’un des facteurs principaux de la reprise économique du pays, avec une croissance du PIB réel pour l’année 2018 de 5,3 % selon les estimations de la Banque mondiale. Le Caire devrait recommencer à exporter du gaz de façon régulière en 2019, en utilisant l’infrastructure existante des terminaux de liquéfaction. Le pays aspire aussi à devenir un hub gazier, en centralisant des flux destinés à l’exportation en provenance d’Israël et de Chypre.

En Israël, le potentiel des différents champs dépasse la consommation locale. L’accès à des marchés étrangers est donc une condition nécessaire au plein développement de la production. Des accords ont été signés avec l’Autorité palestinienne et la Jordanie, mais ils rencontrent l’opposition des opinions publiques locales. La possibilité d’exporter du gaz d’Israël vers l’Égypte pour satisfaire la demande locale et/ou pour exporter le gaz vers les marchés internationaux à travers les terminaux GNL paraît plus prometteuse, en particulier depuis l’acquisition en 2018 d’une participation dans le capital du gazoduc EMG par l’entreprise Noble Energy, principale actionnaire du consortium qui gère le champ Leviathan.

Pour Chypre, du fait du faible potentiel de la demande domestique, l’existence de marchés d’exportation est une condition nécessaire pour la mise en production des découvertes gazières. Différentes hypothèses ont été étudiées :

    • la construction d’un gazoduc vers l’Égypte dans le but d’utiliser les usines de liquéfaction pour réexporter le gaz vers les marchés internationaux sous forme de GNL. Ce projet a fait l’objet de plusieurs déclarations politiques, mais il se heurte au développement de la production égyptienne, qui réduira la disponibilité d’utilisation des installations de GNL ;
    • la construction d’une usine de liquéfaction a également été envisagée. Soit sous la forme d’un terminal onshore construit sur la côte sud de Chypre, soit via une installation flottante (Floating LNG). Si transformer le gaz en GNL permet d’avoir accès au marché mondial, avec des cargaisons allant vers l’Europe, l’Asie ou l’Amérique du Sud, la faisabilité de cette option est actuellement rendue difficile par les coûts de construction élevés et par la surcapacité actuelle sur le marché du GNL ;
    • le projet Eastern Mediterranean Natural Gas Pipeline (Israël-Chypre-Grèce-Italie), qui prévoit quant à lui de relier Israël et Chypre aux marchés européens, a été approuvé par la Commission européenne comme un projet d’intérêt commun, ce qui le rend ouvert à un financement de l’Union. Cependant, un tel projet est coûteux, techniquement difficile et pourrait causer de sérieux problèmes politiques avec la Turquie en raison de différends sur la délimitation maritime.

Enjeux sécuritaires

L’exploitation et l’exportation des ressources gazières en Méditerranée orientale présentent de nombreux enjeux sécuritaires liés aux relations politiques instables entre les pays de la région et aux risques d’actions terroristes.

La localisation de certains champs pourrait réanimer des disputes préexistantes au sujet de la délimitation des frontières maritimes et des zones économiques exclusives (ZEE), notamment concernant la frontière maritime entre le Liban et Israël, qui n’a jamais été agréée officiellement. Des différends ne sont pas à exclure non plus au sujet de la délimitation des structures géologiques des gisements de gaz – notamment lorsqu’elles se situent près des limites des ZEE, puisqu’elles pourraient alors les chevaucher. Il est intéressant de noter que le champ Zohr se trouve dans la ZEE égyptienne, à seulement quelques milles de la ZEE de Chypre, et qu’Aphrodite est situé dans la ZEE de Chypre et se prolonge légèrement dans les eaux israéliennes. Dans le cas de réservoirs à cheval entre différentes ZEE, il faudrait envisager une exploitation conjointe du champ, mais des tensions entre les pays concernés sont aussi à attendre.

Un cas particulièrement complexe concerne la Turquie, la République de Chypre (RC) et la République turque de Chypre du Nord (RTCN). Outre la question des délimitations maritimes illustrée par l’épisode de février 2018 qui a vu le navire de forage Saipem 12000, affrété pour effectuer des travaux sur le Bloc 3, au sud-est de l’île, être bloqué par un navire militaire turc et finalement contraint de quitter la zone, Ankara s’oppose plus généralement, à toute activité de recherche et de production tant qu’aucun accord entre la RC et la RTCN n’est trouvé. La Turquie et la RTCN estiment que les éventuels revenus dérivant de la production d’hydrocarbures devraient être partagés entre toute la population de l’île de Chypre, ce qui implique une résolution du conflit entre la RC et la RTCN.

La situation d’Israël est aussi particulière. Les conflits persistants entre Israël et ses voisins – état de guerre formel avec le Liban, antagonisme avec le Hezbollah, tensions avec les Palestiniens, instabilité en Syrie – exposent les installations gazières à des risques d’attaques militaires ou terroristes. Ces mêmes risques d’attaques terroristes pèsent aussi sur les installations énergétiques en Égypte, pays qui connaît de façon régulière des actions menées par des groupes islamistes, présents notamment dans le Sinaï (région par laquelle transite le gazoduc EMG).

De manière générale, la prolifération de plates-formes d’extraction, de pipelines, de navires, voire de terminaux méthaniers implique une multiplication de cibles sensibles et des besoins de surveillance croissants. En Israël, par exemple, les champs de production sont situés dans des zones relativement proches des côtes. Ainsi, le champ Tamar est situé à 56 milles à l’ouest d’Haïfa et le champ Leviathan à 80 milles, près de la frontière avec le Liban. Le gaz de Tamar est transporté par pipeline jusqu’à Ashkelon, à quelques kilomètres de la frontière avec Gaza. Toutes ces installations industrielles sont donc exposées au risque d’attaques terroristes ou militaires de l’extérieur. Les risques de sabotage et de frappe militaire ou terroriste représentent ainsi de nouveaux défis pour les appareils de sécurité des différents pays, en particulier pour les forces navales.

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La découverte et l’exploitation d’hydrocarbures seront un élément important de l’avenir des pays de la Méditerranée orientale. Ils pourront agir comme facteurs de coopération régionale tout comme alimenter des affrontements et ajouter des frictions à une région déjà volatile.

Dans ce cadre, l’UE a tout intérêt à promouvoir toutes les formes possibles de coopération régionale et à défendre son intérêt d’un point de vue énergétique, économique, comme politique. En ce qui concerne l’énergie, le gaz de la Méditerranée orientale peut renforcer sa sécurité et la diversification de l’offre pour un certain nombre d’États membres, en particulier dans l’Europe du Sud-Est et l’Europe centrale – des régions qui dépendent aujourd’hui presque exclusivement du gaz russe. Économiquement, les compagnies européennes sont les plus actives dans l’exploration et la production dans la région (notamment l’italienne ENI, la française Total et l’anglo-néerlandaise Shell) et il serait légitime de défendre leurs intérêts en cas de nécessité. Enfin, du point de vue politique, la République de Chypre est membre de l’Union européenne et la mise en valeur de ses réserves gazières représenterait un puissant atout de développement.

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[1] Sauf indication contraire, le mot « Chypre » dans cet encadré fait référence au nom de l’île et à la République de Chypre (RC), non reconnue par la Turquie. La République turque de Chypre du Nord, qui est seulement reconnue par la Turquie, est mentionnée comme RTCN.

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Le fondateur de Blackwater étend ses opérations au Congo

Le fondateur de Blackwater étend ses opérations au Congo
 reuters.com  |   |  300  mots

DAKAR (Reuters) – Dirigée depuis 2014 par Erik Prince, la société Frontier Services Group (FSG), dont le siège est à Hong Kong, a ouvert une filiale en République démocratique du Congo (RDC) afin d’extraire des minéraux, d’exploiter le bois et de mener des opérations financières.

Erik Prince est le fondateur de l’entreprise de sécurité privée Blackwater, renommée Academi et qu’il a vendue en 2010 après plusieurs procédures judiciaires sur les agissements de ses employés pendant la guerre d’Irak.

Sa société FSG entretient des liens étroits avec le groupe public chinois d’investissements CITIC et fournit aux entreprises chinoises actives en Afrique un soutien en matière de sécurité et de logistique.

FSG possède depuis 2015 une petite société congolaise de transport routier, Cheetah Logistics.

Sa nouvelle filiale, Frontier Services Group Congo, couvre des activités plus étendues, selon le registre congolais du commerce.

FSG Congo, enregistré en novembre dernier, a pour mandat « l’exploration, l’exploitation et la commercialisation des minéraux », l’exploitation forestière, la sécurité, les transports, la construction et « toutes les opérations financières, d’investissement et de financement de projets, tant publics que privés ».

Dans son rapport annuel 2018, publié en avril dernier, FSG citait la RDC, le Laos, la Birmanie et le Cambodge comme des pays où il entendait investir.

Outre son rôle à la tête de FSG, Erik Prince aurait projeté ces derniers mois d’envoyer une armée privée au Venezuela pour y renverser le président socialiste Nicolas Maduro, selon plusieurs sources interrogées par Reuters en avril.

Il aurait aussi tenté de convaincre le président Donald Trump de remplacer les soldats américains en Afghanistan par des mercenaires.

(Aaron Ross; Guy Kerivel pour le service français)

https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN1TE2AO/le-fondateur-de-blackwater-etend-ses-operations-au-congo.html