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Peau de banane à la kiévienne

Peau de banane à la kiévienne

26 Juillet 2019

En Ukraine, pièce centrale du grand échiquier de Brzezinski et de tout stratège américain digne de ce nom, le mois d’avril fut un petit séisme. L’élection de Zelensky et la gifle monumentale reçue par Tapiocachenko ont quelque peu rebattu la donne et marqué la fin d’une époque. Nous l’expliquionsalors :

Russophone, proposant un référendum conditionnant l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN ou l’UE (entrée qui n’est de toute façon qu’hypothétique), ne promettant rien sur la Crimée ou le Donbass, Zelensky semble plus disposé à reprendre langue avec Moscou.

Cependant, il ne faut pas exagérer la portée de l’élection du comédien. D’abord parce que, comme chacun sait, il officiait sur les plateaux-télé de Kolomoiski. On se rappelle que cet oligarque s’était certes retourné contre Chocochenko dès 2015, mais que cela ne l’empêchait pas de financer certains bataillons néo-nazis férocement russophobes. Bref, un personnage bien peu recommandable dont l’ombre plane au-dessus du néo-président, même si l’on ne connaît pas tout à fait le niveau réel de leurs relations…

Ensuite parce que le nouveau venu n’a pas de plateforme politique. Il vient de créer, le mois dernier, un parti attrape-tout portant le même nom que la série télévisée dans laquelle il joue. Pas sûr que cela suffise pour gagner la Rada en octobre. Or, le baby Deep State ukrainien mis en place par Washington après le Maïdan y tient les rênes du pouvoir et s’est d’ailleurs précipité, juste après l’élection, pour passer une loi renforçant l’usage de l’ukrainien. Même le Figaro, inhabituellement objectif, voit la grossière manœuvre :

Le Parlement ukrainien a adopté ce jeudi une loi renforçant l’usage de la langue ukrainienne, au risque de crisper des populations russophones du pays au moment où le président élu Volodymyr Zelensky dit vouloir leur tendre la main.

Le but, évident : savonner la planche du nouveau président et torpiller toute possibilité de rapprochement. Cela ne vous rappelle rien ? En décembre 2016, nous décrivions le sabotage en règle de la future présidence Trump par le prix Nobel du pet,  :

Obamaboul semble décidé à laisser le déluge derrière lui. Humilié d’être totalement marginalisé dans le dossier syrien par la prise en main des trois boss (Russie, Iran, Turquie), régulièrement giflé par Poutine sur la scène internationale, mortifié par l’hilarante débandade de la présidentielle, il nous sort un pet du cerveau dont il a le secret.

La « confidence » d’un « responsable anonyme » de la CIA s’est, par la magie de l’effet boule de neige médiatique, transformée en « piratage de la démocratie » par Poutine. Ah d’accord… Comme pour le Boeing de la Malaysian Airlines au-dessus de l’Ukraine, on attend encore le moindre début de soupçon de preuve, mais le camp du Bien n’en a cure : ce qu’il dit est d’or et ne doit pas être discuté. Des preuves ? Mais voyons, que chantez-vous là, croyez-nous sur parole, le reste n’est que propagande russe…

La journaloperie a embrayé au quart de tour, du moins ce matin, car le barrage de critiques des lecteurs a obligé les rédactions à mettre de l’eau dans leur vin. Un ahurissant article du Fig à rot hurlant à la « menace russe sur la démocratie américaine et européenne » (pourquoi pas jupitérienne tant qu’on y est) a disparu corps et bien pour faire place à des analyses plus honnêtes. Est également réapparu le mot « présumé » piratage.

Qu’il soit vrai ou faux – nous nous étions posé la question en juillet -, ce « hackage » est bénin en comparaison des multiples coups d’Etat, changements de régime et autres révolutions de couleur perpétrés par Washington. Comment dit-on l’hôpital se fout de la charité en anglais ?

N’ayant plus que 20 jours à tirer, Barack à frites ne s’arrête pas à ces détails. Pour torpiller encore un peu plus les relations russo-américaines et savonner la planche à son successeur, il expulse 35 diplomates russes et leur famille, et confisque deux « retraites » russes sur le territoire US. C’est sans doute ici que les perfides agents du KGB préparaient la fin du monde…

Le Deep State US semble avoir fait des petits du côté de Kiev. Moscou n’attend en réalité pas grand chose de la nouvelle équipe dirigeante dont la marge de manœuvre est réduite, du moins jusqu’aux élections législatives d’octobre.

Bingo ! Nous ne pouvions pas mieux pressentir l’avenir, le schéma des événements s’étant presque déroulé comme prévu.

Zelensky lui-même n’est sans doute pas un mauvais bougre et l’a montré d’emblée, le 8 mai, en honorant les vétérans soviétiques de la Seconde Guerre Mondiale. Son prédécesseur, Poroclown, aurait préféré voire fondre ses palais en chocolat plutôt que de serrer la main d’un vieillard décoré du ruban de Saint-Georges…

Au fil des semaines, un certain dégel des relations a vu le jour, malgré les piques malicieuses de Poutine. On se rappelle par exemple sa réponse ironique au laïus du président ukrainien sur les droits de l’homme en Russie : « En ce qui concerne les libertés, il serait raisonnable de commencer, disons, par les Géorgiens ou anciens Géorgiens plutôt que par les Russes. Par exemple en restaurant la citoyenneté ukrainienne de Saakachvili qui en a illégalement été privé et déporté du pays. Il serait juste de le faire revenir et de respecter ses droits, ainsi que ceux de nombreux autres Ukrainiens qui ont dû quitter le pays pour échapper aux persécutions du régime ukrainien. » Aïe.

Le fait que Zelensky ait passé sa vie d’acteur sur les plateaux de la télé de Kolomoiski ne semble pas non plus avoir joué un grand rôle, finalement. Comme beaucoup, l’oligarque est d’ailleurs revenu de ses mirages maïdanites, rompant dès 2015 avec Porochenko. Fin mai, dans un discours remarqué, il se lâchait en diatribes contre le FMI et les Occidentaux : « C’est votre jeu, votre géopolitique. Vous n’en avez rien à faire de l’Ukraine. Vous voulez atteindre la Russie et l’Ukraine n’est qu’un prétexte. »

Aussi, c’est avec une fébrilité de plus en plus grande que le système impérial a assisté au lent rapprochement entre Moscou et Kiev, la conversation téléphonique du 11 juillet entre les deux présidents ayant même fait couler quelques gouttes de sueur du côté du Deep State US ou de son avorton ukrainien. Il faut dire que Zelensky a fait montre d’une certaine indépendance d’esprit :

«Tous les partenaires de l’Ukraine se sont opposés au fait d’appeler Poutine. J’ai décidé d’appeler Poutine, car il s’agit d’une question qui concerne avant tout l’Ukraine et nos citoyens. Nous devons donc remercier nos partenaires occidentaux pour leur soutien, mais avoir notre propre avis. J’ai appelé Vladimir Poutine. Tout le monde essaye de m’intimider avec cette conversation … Mais j’ai parlé de notre peuple. Mais pourquoi avoir peur alors que la vérité est de notre côté ?

Je lui ai dit franchement que nous serons contents d’échanger nos prisonniers dans un format « tous contre tous » [proposition de Poutine, ndlr] mais la situation existante… Le fait est que la liste de tous les nôtres, nos gars qui se trouvaient dans les territoires temporairement occupés, ne coïncide pas avec la liste élaborée par ceux qui contrôlent actuellement nos territoires occupés. Donc, nous allons organiser l’échange de « tous contre tous », mais nous voulons d’abord récupérer tous ceux qui se trouvent en Russie, en Crimée, à commencer par nos marins. Il me semble que c’est un pas normal vers le retour du dialogue et un geste réel et puissant afin d’arrêter la guerre.

Sur les négociations directes avec les dirigeants russes, la libération des otages ou la fin du conflit armé dans le Donbass, tout le monde dit « Dieu nous en préserve ! » Honnêtement, je ne comprends pas cet état d’esprit. »

Sans surprise, certains think thanks de l’empire tentent, déjà (!), de discréditer Zelensky, le montrant sous un jour pusillanime. Des cris d’orfraie assurent le bon public que cette conversation est une victoire de Poutine qui ouvre la voie au plan de Moscou : un Donbass rattaché formellement à l’Ukraine mais avec une grande autonomie, empêchant l’intégration de l’Ukraine dans la communauté euro-atlantique. Le fidèle lecteur de nos Chroniques connaît cette stratégie sur le bout des doigts depuis fort longtemps :

Poutine n’a aucune intention d’annexer l’est ukrainien, bien au contraire ! Son but était de créer un conflit gelé à l’intérieur des frontières ukrainiennes. Selon la charte de l’OTAN, un pays ayant un conflit ouvert ou gelé sur son territoire ne peut faire acte de candidature. Et ça, on le sait parfaitement à Moscou. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le cas de figure se présente. Trois pays de l’ex-URSS ont, sous la direction de gouvernements formés aux Etats-Unis, fait mine de vouloir entrer dans l’organisation atlantique : Géorgie, Moldavie et Ukraine. Moscou a alors activé/soutenu les minorités russes en lutte contre le gouvernement central, les conflits gelés dans ces trois pays (Ossétie et Abkhazie en Géorgie, Transnistrie en Moldavie et maintenant Donbass en Ukraine) les empêchant d’entrer dans l’OTAN. Ce que fait Poutine dans l’Est ukrainien n’est donc que la réplique de ce que la Russie a déjà fait ailleurs, il n’y a aucune surprise. Pour lui, il est donc hors de question d’accepter que le Donbass se rattache à la Russie, contrairement aux sornettes racontées ici et là : il le veut à l’intérieur des frontières ukrainiennes. Statut d’autonomie, armement, soutien diplomatique, aide humanitaire… tout ce que vous voulez, mais à l’intérieur des frontières ukrainiennes !

Cela explique pourquoi Poutine était bien embêté lorsque les séparatistes pro-russes ont organisé leur référendum. Il a d’abord tenté de les en dissuader, puis il a refusé d’en reconnaître les résultats.

Mais on est encore loin d’un Donbass autonome et en paix. Quoi qu’en disent les habituelles officines, dont la paranoïa atteint des niveaux étonnants, ce n’est certes pas un simple appel téléphonique qui règlera le conflit. Mais il symbolise, il est vrai, une (très) relative normalisation des relations interrompues depuis le putsch de 2014. Il matérialise également le désir de paix, très majoritaire (69%) dans la population ukrainienne qui en a assez des excès guerriers de la junte post-Maïdan. On imagine les signaux d’alarme clignoter frénétiquement sur l’écran de contrôle impérial…

La vieille garde maïdanite, qui a tout de même récemment réussi à empêcher une prometteuse émission intitulée « Nous devons nous parler« , organisée par des chaînes ukrainienne et russe, est d’autant plus sur les nerfs que les élections législatives, initialement prévues pour octobre, viennent d’avoir lieu. Nous le disions, la marge de manœuvre de Zelensky restait forcément réduite jusqu’à ce vote crucial. L’éclatante victoire de son parti lui donne désormais les mains libres ; du fait d’un mode de scrutin particulier, celui-ci obtient même la majorité absolue, une grande première dans l’histoire de la Rada.

Le fait qu’une liste pro-russe arrive en deuxième position met encore plus de sel sur la plaie du McCainistan qui croit deviner, sans rire, la main de Moscou. Quant aux chouchous de l’Occident, mis en place par lui au lendemain en 2014, ils sont humiliés, même s’ils arrivent quand même à passer la barre symbolique des 5%. Les années en 9 sont décidément maudites pour Washington : en 2009, Yanukovitch remporte les élections et met fin à la première « révolution de couleur » organisée par Bush & Co. En 2019, la victoire de Zelensky enterre le Maïdan, fomenté par qui vous savez.

En mai, le petit gang des ONG made in Soros/USAID/NED, inquiet des premiers pas du néo-président, l’avait déjà averti de manière surréaliste d’un certain nombre de lignes rouges à ne pas franchir. Entre autres joyeusetés : mener des négociations bilatérales avec la Russie sans la participation des « partenaires occidentaux, retarder ou saboter la marche à l’OTAN, initier un processus qui pourrait mener à la levée des sanctions contre Moscou…

On a vu que ce singulier avertissement, qui confine presque à une menace de renversement, n’a pas empêché Zelensky d’appeler Poutine. Avec sa victoire de dimanche, il est largement conforté dans son choix, au grand dam de la clique impériale qui doit trouver d’autres expédients. Est-ce tout à fait un hasard si, juste avant la mise en place du nouveau gouvernement, la junte de Kiev a arraisonné un bateau russe sur le Danube ?

Cet acte de piraterie ne trompe personne, surtout pas à Moscou : il s’agit d’une ultime provocation de la vieille garde sur le départ visant à savonner la planche de la nouvelle direction ukrainienne et tenter de torpiller tout rapprochement avec la Russie. Un grand classique, quoique désespérément routinier : Obama avait fait la même chose avant d’être remplacé par Trump, de même que la Rada avec sa loi linguistique provocatrice juste après l’élection de Zelensky… Le Deep State,démocratiquement balayé, mine d’avance le chemin de l’équipe qui lui succède. Après moi, le déluge. Si on repassera pour l’originalité de la manœuvre, qu’en sera-t-il de son efficacité ?Tag(s) : #Ukraine#Russie

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http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/07/peau-de-banane-a-la-kievienne.html

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Le Deep State se rebiffe

Le Deep State se rebiffe

30 Juillet 2019

Le rapprochement sans cesse croissant entre la Russie et la Chine envoie des signaux d’alarme continuels à Washington. Ce blog a montré à de multiples reprises comment la coopération entre Pékin et Moscou fait inexorablement avancer l’unification de l’Eurasie, cauchemar absolu des stratèges de la thalassocratie américaine. L’évolution de ces derniers mois n’est pas faite pour les rassurer…

Invité d’honneur du Forum des Nouvelles routes de la soie en avril à Pékin, Poutine avait mis du sel sur la plaie impériale : « ces routes doivent être un intégrateur politique et social du continent-monde ». La portée stratégique du projet, soutenu aussi fortement par le président russe, n’échappe évidemment à personne.

Contrairement aux dirigeants occidentaux, qui vivent par/pour la communication et dont les effets d’annonce ne sont à peu près jamais suivis d’effets, les leaders russes et chinois n’ont pas l’habitude de parler pour ne rien dire. Trois mois après le discours de Vladimirovitch, Moscou vient d’approuver la construction d’un tronçon d’autoroute long de 2 000 km et faisant la liaison entre les frontières biélorusse et kazakhe. Nommé Méridienne, ce nouvel axe routier favorisera le trafic entre l’Europe et la Chine, reliant deux pôles majeurs du Rimland.

Ce n’est qu’un élément parmi d’autres de la lune de miel sino-russe. Du partenariat dans l’Arctique pour créer une Route de la Soie polaire à une éventuelle entente technologique pour contrer l’embargo US sur Huawei en passant, fait nouveau et très intéressant, par une patrouille aérienne conjointe dans les cieux coréens pour surveiller le THAAD, les terrains de jeu de l’ours et du dragon se multiplient. On comprend que les épigones de Brzezinski et McCain fassent grise mine…

Est-ce tout à fait un hasard si Russie et Chine ont récemment vu l’éclosion de manifestations qui fleurent bon la révolution colorée si chère à Soros ? Le « philanthrope », comme l’appellent amoureusement nos petits plumitifs, prévenait d’ailleurs au début de l’année : « La Chine est notre ennemi le plus dangereux ».

Fin mars, des manifestations éclatent à Hong Kong contre un amendement permettant l’extradition vers la Chine. Si le projet de loi est certes maladroit et l’inquiétude bien réelle chez beaucoup de Hongkongais, sourcilleux quant à l’indépendance de leur système judiciaire, il est impossible de ne pas voir que plusieurs meneurs protestataires sont financés par le N.E.D.

Rappelons que le National Endowment for Democracy, fondation bipartisane créée au début des années 80 par le Congrès américain, a repris officiellement à sa charge les coups tordus de la CIA. Comme le disait l’ancien directeur de l’agence, William Colby : « Il n’est plus nécessaire de faire appel à des méthodes clandestines. Nombre des programmes qui étaient menés en sous main, peuvent désormais l’être au grand jour, sans controverse ».

Cette dangereuse proximité des manifestants avec les officines de l’empire et le fait que les protestations continuent et s’amplifient malgré le retrait de l’amendement ne trompent personne, et surtout pas les Chinois. Pour Pékin, c’est clair : tonton Sam est à la manœuvre.

Le but, évident : mettre une épine dans le pied du dragon et le fixer sur un point sensible (Hong Kong est la cinquième bourse mondiale) afin d’entamer son prestige en Asie et entraver sa marche.

A Moscou, c’est une manifestation non autorisée contre le rejet d’une soixantaine de candidatures aux élections locales prévues en septembre qui a permis à la presstituée occidentale de s’en donner à cœur joie. Seuls 3 500 participants s’étaient déplacés à l’appel de l’un des derniers chouchous de Saint-Germain-des-Prés, Alexei Navalny, régulièrement boudé par l’électorat russe (2% d’intentions de vote) et dont la provocation est le seul moyen de sortir de l’anonymat. Cela n’empêche visiblement pas la journaloperie de tomber dans le ridicule le plus achevé en le qualifiant de principal opposant à Poutine, BFM atteignant même le point Godwin : « opposant n°1 ». C’est beau comme du BHL…

Nos plumitifs se gardent bien, par contre, de mentionner le racisme affiché du sulfureux personnage envers les Tchétchènes ou sa croisade pour la légalisation du port d’armes, thèmes moins porteurs dans le camp autoproclamé du Bien.

En maison d’arrêt pour 30 jours suite à ses appels répétés à manifester sans autorisation, le héros de nos salles de rédaction semble avoir été victime d’une allergie. Il n’en fallait pas plus pour que la rumeur se propage comme une traînée de poudre : em-poi-son-ne-ment ! Et peu importe que le bonhomme ait, dès le lendemain, quitté l’hôpital en pleine forme pour retourner dans sa cellule, ce n’est certes pas l’AFP qui écrira une dépêche là-dessus…

Ce nouveau pet de propagande des officines médiatiques, noyautées par qui vous savez, laisse à penser que la guerre de l’information contre le Kremlin a été remise au goût du jour. Mais, contrairement à Hong Kong, il semble que ce soit le maximum que le Deep State puisse faire contre l’ours. Les inénarrables « ONG » américaines ont été expulsées de Russie depuis fort longtemps et la « popularité » de Navalny et de ses comparses libéraux est telle que les grands rassemblements auxquels on assiste en Chine du Sud sont à exclure, même si une manifestation est prévue le 3 août.

En attendant, Moscou a beau jeu de remettre Paris à sa place. Aux « préoccupations » du gouvernement français concernant les arrestations, le facétieux MAE, sous la houlette de Lavrov, a répondu du tac au tac : « Nous exprimons à notre tour notre préoccupation face à l’état de santé des citoyens français (y compris des journalistes) régulièrement victimes de brutalités policières. En ce qui concerne les actions « disproportionnées » de la police lors de manifestations, la France est malheureusement l’un des pionniers du monde ». Aux dernières nouvelles, l’ImMonde et BFM en sont restés muets de stupeur…Tag(s) : #Etats-Unis#Russie#Chine#Europe

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/07/le-deep-state-se-rebiffe.html

Brexit : cette mystérieuse réunion entre Soros, Blair et Moscovici qui embarrasse l’UE

Brexit : cette mystérieuse réunion entre Soros, Blair et Moscovici qui embarrasse l’UE

Brexit : cette mystérieuse réunion entre Soros, Blair et Moscovici qui embarrasse l'UESource: Reuters
Photomontage, de gauche à droite : George Soros, Tony Blair et Pierre Moscovici

Interrogée par le site EUobserver au sujet d’une discussion entre George Soros, Tony Blair et Pierre Moscovici lors du dernier forum de Davos, la Commission européenne en aurait caché le contenu, afin de protéger un «processus décisionnel».

Selon le site d’information EUobserver, spécialisé dans les actualités de l’Union européenne (UE), la Commission européenne aurait volontairement occulté, en partie, le contenu d’une rencontre ayant eu lieu lors du 49e Forum économique mondial de Davos entre le milliardaire George Soros, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et le commissaire européen Pierre Moscovici. Les trois protagonistes se seraient rencontrés au sujet d’«un second référendum sur le Brexit».

Lire aussi : Tony Blair : «Il est possible – et nécessaire – que le Brexit n’ait pas lieu»

La nécessité de protéger le processus décisionnel de l’UE est plus importante que tout intérêt public

Après avoir demandé, fin janvier 2019, l’accès au contenu de cette discussion, le site EUobserver explique en effet s’être heurté à un refus partiel de la Commission européenne, celle-ci ayant répondu par courriel deux mois et demi plus tard. Citant dans un tweet la réponse de l’exécutif européen, le site d’information a ainsi écrit le 25 avril : «La nécessité de protéger le processus de décision de l’UE est plus importante que tout intérêt public, dans ce qui a été discuté à propos du Brexit.»

EUobserver

@euobs

[Exclusive] EU commission tells EUobserver in reply to an access to documents request that the need to protect the EU’s process weighs heavier than any in what was discussed on last January in .https://euobserver.com/brexit/144724 

65 personnes parlent à ce sujet

De fait, dans sa réponse adressée à EUobserver, la Commission européenne s’est opposée au fait de divulguer «certaines parties d’un document [qui] pourraient affaiblir le processus décisionnel de l’institution». Les trois hommes en question n’ont jamais caché leur position quant au choix des citoyens britanniques de quitter l’UE, allant même parfois jusqu’à jouer un rôle particulièrement actif dans la campagne anti-Brexit, qui persiste malgré le référendum de juin 2016.

Lire aussi : George Soros investit 400 000 livres et repart à l’assaut du Brexit

 

https://francais.rt.com/international/61529-brexit-mysterieuse-reunion-entre-soros-blair-et-moscovici-qui-embarrasse-union-europeenne