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Quarts de finale : Le XV de France a cédé in extremis face au pays de Galles

20 OCTOBRE 2019 – MATHIEU WARNIER

Quarts de finale : Le XV de France a cédé in extremis face au pays de Galles

Le pays de Galles s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe du Monde en arrachant la victoire face au XV de France, qui aura mené au score l’essentiel de la rencontre.Les Gallois tiennent leur revanche ! Huit ans après une demi-finale à couteaux tirés en Nouvelle-Zélande, c’est sur la pelouse d’Oita que le XV du Poireau a dominé d’une marge infime une équipe de France courageuse mais plombée par son indiscipline. Une rencontre que les Bleus ont démarré tambour battant. Face à des Gallois qui ont nettement peiné dans l’entame de ce quart de finale, Sébastien Vahaamahina a mis ses coéquipiers sur de bons rails dès le 5eme minute. Sur une touche à cinq mètres, le maul français a mis la défense du XV du Poireau sur le reculoir et, sous l’impulsion de Guilhem Guirado, le deuxième-ligne de Clermont s’est arraché pour aplatir le premier essai français. Dans la foulée, le XV de France n’a pas arrêté son effort et, à la conclusion d’une belle remontée de balle, Charles Ollivon a confirmé l’entame parfaite des Bleus. A l’initiative, Virimi Vakatawa a su combiner avec Romain Ntamack puis Antoine Dupont pour envoyer le Toulonnais derrière la ligne. Avec deux essais encaissés en moins de dix minutes, les Gallois se devaient de répondre… et ce sont les Français qui leur ont offert une munition ! Guilhem Guirado n’a pas pu conserver le contrôle du ballon sur un contact, ce dont a profité Aaron Wainwright pour passer dans le dos de la défense française et remettre le XV du Poireau dans le match.

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#RWC2019 Quel début de match des Bleus ! Dans la foulée du premier essai de Vahaamahina, l’équipe de France ne relâche pas la pression et inscrit un nouvel essai grâce à Ollivon (12-0) #WALvFRA

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3609:29 – 20 oct. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéVoir les autres Tweets de TF1

Vahaamahina, de héros à zéro !


Sur une pénalité, Dan Biggar a ramené les Gallois à deux points des Français mais les hommes de Jacques Brunel avaient de la suite dans les idées sur la pelouse d’Oita. Les Gallois, en cinq minutes, ont perdu pied. D’abord, Josh Navidi a été contraint de céder sa place à Ross Moriarty sur blessure… avant que ce dernier ne ressorte du terrain pour dix minutes. Auteur d’une cravate sur Gaël Fickou, le troisième-ligne gallois a vu Jaco Peyper sortir logiquement le carton jaune. Une infériorité numérique dont les Bleus ont immédiatement tiré parti. Sur une touche, Charles Ollivon perce le rideau défensif gallois avant de trouver Romain Ntamack en relais qui a envoyé Virimi Vakatawa à l’essai. Une avance de neuf points à la mi-temps qui aurait pu être de douze longueurs si le buteur français n’avait pas trouvé le poteau une deuxième fois. Romain Ntamack, victime d’une béquille à la cuisse droite, a dû céder sa place à Camille Lopez pour un début de deuxième période… cauchemardesque pour les Bleus. Après un drop raté, l’indiscipline trop souvent reprochée aux Français a fait son retour de manière éclatante ! Dans un maul, Sébastien Vahaamahina a d’abord pris au cou Aaron Wainwright avant de lui asséner un coup de coude à la mâchoire. Si l’arbitre n’avait pas vu ce geste, ce n’était pas le cas de de l’arbitre vidéo qui a prévenu Jaco Peyper. Ce dernier a très logiquement sorti le carton rouge contre le deuxième-ligne tricolore avec 30 minutes encore à jouer. Pour la première fois en Coupe du Monde, les Bleus ont fini un match à quatorze.

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#RWC2019 Quel mauvais geste de Vahaamahina, logiquement expulsé après visionnage de la vidéo par l’arbitre… Peut-être l’un des tournants de cette rencontre #WALvFRA

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5110:32 – 20 oct. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité47 personnes parlent à ce sujet

Une dernière demi-heure courageuse mais frustrante


En infériorité numérique, les Français ont alors subi toujours plus de pression de la part de l’attaque galloise. Jacques Brunel a commencé à lancer du sang neuf avec Camille Chat qui a pris la place du capitaine Guilhem Guirado. Dan Biggar a profité d’une faute française pour ramener le pays de Galles à six longueurs à 25 minutes du terme de la rencontre. Les deux équipes se sont rendu coup pour coup, la défense française se montrant plus solidaire que jamais, les joueurs dépassant leurs limites pour stopper les vagues galloises mais la lucidité s’est avérée absente quand Damian Penaud n’a pas pu contrôler un ballon envoyé à l’aile dans les cinq derniers mètres. Virimi Vakatawa a une nouvelle fois mis la défense galloise sur les rotules à dix minutes du terme mais les Bleus ont manqué à chaque fois l’occasion de marquer en deuxième période et de creuser l’écart. En toute fin de match, ça leur a coûté cher. Après un en-avant gallois dans un maul, les Français craquent sur la mêlée et, malgré un en-avant net sur l’arrachage du ballon que l’arbitrage vidéo permet de voir, Jaco Peyper a validé l’essai de Ross Moriarty à six minutes du terme de la rencontre. La transformation de Dan Biggar a permis aux Gallois de passer devant au score pour la première fois du match et de valider leur billet pour les demi-finales (20-19) où ils retrouveront le Japon ou l’Afrique du Sud.

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#RWC2019 A six minutes de la sirène, Moriarty a marqué un essai – litigieux – qui a offert une victoire in extremis aux Gallois (20-19)

Revoir son essai : https://www.tf1.fr/embedplayer/13669274 …#WALvFRA911:22 – 20 oct. 2019

https://coupedumonde.sports.orange.fr/apresmatch/quarts-de-finale-le-xv-de-france-a-cede-in-extremis-face-au-pays-de-galles

Hymne de France-Albanie, un couac qui aurait été évité… par des militaires !

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Hymne de France-Albanie, un couac qui aurait été évité… par des militaires !

10 SEPTEMBRE 2019 | POLÉMIA

AGENDA : 5ÈME FORUM DE LA DISSIDENCE LE 23 NOVEMBRE À PARIS. RÉSERVEZ SANS TARDER VOS BILLETS EN CLIQUANT ICI.
Forum de la Dissidence 2019

Par Thierry Decruzy, journaliste ♦ A force de tirer sur les budgets, de vouloir faire des économies, de n’écouter que les technocrates, on en arrive à l’incident diplomatique et le Président de la République se trouve obligé d’intervenir, sans éviter l’humiliation. La musique n’est pas une simple affaire d’argent…


France-Albanie au Stade de France, samedi 7 septembre. Dans la cérémonie d’ouverture du match la sono fait entendre l’hymne de l’Andorre, stupeur sur la pelouse où les joueurs sont alignés et dans les gradins où attendent les supporters. Stupeur doublée de scandale quand le présentateur du Stade de France, ancien animateur radio, confond dans ses excuses l’Albanie avec l’Arménie !

La France ridiculisée

L’organisation et la Fédération française de football sont ridiculisées. 80 000 spectateurs plus les télévisions du monde entier, l’ambassadeur d’Albanie, les représentants du football européen… le scandale est immense. Le match va débuter avec sept minutes de retard. Ils se sont tous confondus en excuses, président de la Fédération, sélectionneur de l’équipe de France… Le Premier ministre albanais parle de « gaffe scandaleuse », obligeant le Président de la République lui-même à présenter les excuses de la France.

Les ministres et les médias savent très bien donner des leçons sur la prétendue homophobie des supporters, les uns comme les autres sont incapables d’assurer une prestation internationale.

Se défausser sur un lampiste

Ce que les médias se gardent bien de dire, c’est que l’incompétence n’est pas celle du technicien qui se serait trompé de nom de fichier — faut toujours accuser un lampiste –, il n’est pas censé connaitre les hymnes et n’a pas à écouter les fichiers-sons qui lui sont fournis. Et d’ailleurs, distinguer l’hymne de l’Albanie de celui de la Principauté d’Andore, même à “Question pour un champion” ils n’auraient pas osé !

La responsabilité de cette erreur colossale incombe aux plus hautes instances de la FFF qui ont accepté la dégradation du cérémonial. En effet, ces prestations étaient traditionnellement fournies par des orchestres militaires, des musiciens professionnels connaissant parfaitement les hymnes et donc incapables de commettre de telles bévues. Sauf que dans la logique financière actuelle, les orchestres militaires facturent leurs prestations. Pour les technocrates, une simple bande-son libre de droits fait largement l’affaire. Et tout le monde sait que les journalistes n’aiment pas la musique militaire. On peut constater le lamentable résultat et ses conséquences internationales en matière d’image de marque pour la France et sa diplomatie.

Remplacer des musiciens par un enregistrement

La prestation d’un orchestre est un spectacle apprécié du public. En juin 2017, la musique de la Garde républicaine avait mis le feu au Stade de France pour l’ouverture du match France-Angleterre avec une chanson en hommage aux victimes de l’attentat de Manchester. Ces musiciens savent s’adapter, ils préparent une mise en scène et exécutent une chorégraphie dans une tenue irréprochable, ce service a un coût. Sa contrepartie se traduit par une qualité et une émotion qu’un enregistrement envoyé dans les circuits de sonorisation ne peut transmettre, surtout pas avec une inversion de fichier, mais ce sont des critères qui n’entrent pas dans les calculs des technocrates.

Il ne faudrait pas trop les pousser dans cette voie pour que ces individus nous proposent de mettre en place des matchs virtuels sur écrans géants. Dame ! terminés les cachets stratosphériques des joueurs, leurs déclarations jugées racistes et l’homophobie des supporters…

Nul doute qu’un “crâne d’œuf” du ministère des Sports a déjà conçu une nouvelle nomenclature performante pour gérer des hymnes nationaux enregistrés et libres de droits, jusqu’à la prochaine erreur du technicien. Qui pourrait leur dire que la musique n’est pas une affaire de techniciens, mais d’artistes ?

Thierry Decruzy
10/09/2019

Source : Correspondance Polémia

Crédit photo : Domaine public

https://www.polemia.com/hymne-france-albanie-couac-evite-militaires/

Quand le vélo fait rayonner la France autour du monde

Tour de France

Quand le vélo fait rayonner la France autour du monde

En juillet 1903, le premier Tour de France cycliste consacre le succès d’une invention vieille d’à peine deux décennies, la bicyclette, affectueusement surnommée « petite reine ».

Cette épreuve s’acquiert immédiatement un immense succès tant dans la classe ouvrière que dans la bourgeoisie. Elle va traverser les épreuves du XXe siècle sans dommage, en se renouvelant sans cesse, et demeure l’épreuve cycliste la plus populaire du monde. C’est aussi l’événement sportif le plus médiatique en concurrence avec les Jeux Olympiques d’été, nés 9 ans plus tôt, et la Coupe du Monde de football, fondée en 1930.

Après un purgatoire de deux décennies en bonne partie lié à des affaires de dopage, le Tour de France est redevenu en 2019 l’ambassadeur planétaire d’un pays riche de ses traditions, de ses paysages et de sa convivialité…

Egan Bernal, né le 13 janvier 1997 en Colombie, devient le 28 juillet 2019 le premier Sud-Américain à remporter le Tour de France, DR

Une épreuve populaire envers et contre tout

Au tournant du XXe siècle, la bicyclette jouit d’un grand prestige et plusieurs courses sur route (Bordeaux-Paris, Paris-Roubaix, Paris-Brest-Paris…) ou sur piste attirent un nombreux public. En 1903, le journal L’Auto dirigé par Henri Desgrange a l’idée d’une course par étapes. Le Tour de France cycliste est né. D’une année sur l’autre, il va gagner en popularité et grâce à lui, les Français de toutes classes sociales vont se familiariser année après année avec la géographie de leur pays et l’extrême diversité de ses paysages et de son relief. 

Eugène Christophe reçoit le maillot jaune à Grenoble en juillet 1919

Interrompu par la Première Guerre mondiale, il reprend dès le 29 juin 1919, au lendemain de la signature du traité de Versailles !

Le 19 juillet, au départ de la onzième étape, Grenoble-Genève, le vainqueur provisoire au classement général, Eugène Christophe, reçoit pour la première fois un maillot jaune, de la couleur de L’Auto (de même, plus tard, le vainqueur du Tour d’Italie portera un maillot rose, de la couleur des pages de La Gazzetta dello sport).

Le 22 juin 1924, le grand reporter Albert Londres, de retour d’une enquête sur le bagne de Cayenne, arrive sur la première étape du Tour (Paris-Le Havre). Le soir, à Coutances, deux coureurs lui dévoilent, non sans exagération, les pressions auxquelles sont soumis les coureurs et, pour la première fois, font allusion à ce que l’on appellera plus tard le doping ou le dopage. Albert Londres tire de leur témoignage un article pour Le Petit Parisien sous un intitulé qui fera florès : « Les forçats de la route ».

Le quotidien communiste L’Humanité saute sur l’occasion pour dénoncer la « mascarade du Tour » dont les ouvriers n’ont que faire… mais il se ravise très vite quand il s’aperçoit que ses lecteurs, tout prolétaire qu’ils sont, apprécient cette mascarade qui permet à des humbles comme eux de dépasser leurs limites et d’accéder à la gloire.

En 1930, Henri Desgrange décide que le Tour de France ne se jouera plus en individuel mais en équipe, avec des équipes nationales ! C’est ainsi que le 2 juillet 1930, cinq équipes nationales de huit coureurs chacune sont au départ (France, Italie, Belgique, Allemagne et Espagne).

Quoiqu’il en soit, c’est toujours aux champions, aux « géants de la route » que s’intéresse le public.

En 1930 et 1931, une autre innovation réveille l’intérêt du public avec l’apparition de la caravane publicitaire. Celle-ci précède les coureurs et distribue à la volée des babioles aux petits et grands spectateurs qui attendent sur le bord de la chaussée de voir leurs champions. Le succès est immédiat et les mécènes se bousculent pour être de la caravane.

Année après année, le succès ne se dément pas. La caravane, c’est aujourd’hui deux cents véhicules et plus de dix millions d’objets distribués, au point que l’on soupçonne certains (grands) enfants de se porter sur la route du Tour davantage pour cela que pour applaudir les coureurs…

L'accordéoniste Yvette Horner promeut la liqueur Suze dans la caravane du Tour de France 1954

En 1937, le champion italien Gino Bartali, dit « Gino le Pieux », fait une chute malencontreuse entre Grenoble et Briançon. Blessé, il veut néanmoins continuer et ensuite aller faire ses dévotions à sainte Thérèse de Lisieux. Mais les autorités italiennes, aux ordres de Mussolini, l’en empêchent.

Le champion cycliste Juste parmi les Justes Gino Bartali (Ponte a Ema, Toscane, 18 juillet 1914 ; 5 mai 2000 ) et son fils Andrea

L’année suivante enfin, il remporte le Tour. Sur le podium, dans le bois de Vincennes où s’effectue rituellement l’arrivée, au lieu et place du salut fasciste, il fait… un signe de croix !

Se refusant toujours à prendre la carte du parti fasciste, il rentre néanmoins dans son pays. Pendant la guerre, comme beaucoup d’autres coureurs, il sera dispensé d’aller sur le front en raison d’un rythme cardiaque trop faible ! Sous couvert de poursuivre son entraînement, il assurera le transport de faux papiers au bénéfice des Juifs. Discret sur son engagement dans la Résistance, il sera fait « Juste parmi les Justes » à Yad Vashem (Jérusalem) en 2013, peu après sa mort…

La Seconde Guerre mondiale interrompt une nouvelle fois le Tour de France.

Enfin la Libération. Les Français endurent malgré tout les épreuves du rationnement, de la reconstruction et des guerres coloniales. La reprise du Tour de France devient dans ces conditions un impératif de salubrité publique. L’épreuve est relancée en 1947 à l’initiative de L’Équipe, quotidien fondé par Jacques Goddet en remplacement de L’Auto, interdit pour faits présumés de collaboration.

L’année suivante, le 25 juillet 1948, les rares possesseurs d’un poste de télévision peuvent assister à l’arrivée en direct du Tour au Parc des Princes… mais il faudra attendre encore dix ans pour voir sur le petit écran un morceau d’étape en direct, sur le col de l’Aubisque ! L’élan est néanmoins donné et va élargir la notoriété de l’épreuve à la planète entière, bien au-delà des passionnés du sport.

Première ascension du mont Ventoux (Montpellier-Avignon) avec Louison Bobet, le 22 juillet 1951

En 1954, signe de son internationalisation, le Tour de France part pour la première fois d’une ville étrangère, Amsterdam. Les « Trente Glorieuses » font la part belle aux Français. Le premier est le Breton Louison Bobet (1925-1983), vainqueur en 1953, 1954 et 1955, devenu une légende vivante, plus encore que le Normand Jacques Anquetil (1934-1987), quintuple vainqueur (1957, 1961, 1962, 1963 et 1964).

Le 20 juillet 1969, tandis que Neil Armstrong s’apprête à poser le pied sur la Lune, Eddy Merckx (24 ans) offre à son pays, à la veille de la fête nationale belge, une première victoire dans le Tour depuis celle de Sylvère Maes, trente ans plus tôt ! Il arrive avec plus de 17 minutes d’avance sur Robert Pingeon, Raymond Poulidor et Felice Gimondi… 

En juillet 1998 survient le cataclysme ! Tandis que les Français n’ont d’yeux que pour leur équipe de football, victorieuse de la Coupe du Monde, le soigneur de l’équipe Festina est arrêté par la douane à la frontière franco-belge avec dans le coffre de sa voiture quantité de médicaments, des capsules d’amphétamines et surtout 235 ampoules d’érythropoïétine (EPO), un produit qui multiplie les globules rouges. Richard Virenque et ses huit coéquipiers de Festina se voient exclus du Tour.

Le vainqueur du Tour lui-même, Marco Pantani, est suspecté de dopage l’année suivante. Moralement détruit, il meurt d’un excès de médicaments dans une chambre d’hôtel en 2004, à 34 ans. Le dopage est un mal ancien auquel la mort prématurée de Louison Bobet, Jacques Anquetil ou encore Laurent Fignon n’est sans doute pas étrangère. Il est à l’origine de la mort de Tom Simpson, qui s’est effondré au sommet du mont Ventoux le 13 juillet 1967, victime de la chaleur et d’un excès d’amphétamines. Iln’est hélas pas limité au cyclisme mais c’est dans cette discipline qu’il est dénoncé avec le plus de vigueur depuis l’affaire Festina et le cas Lance Armstrong.

Lance Armstrong est un champion américain né en 1971. Soigné pour un cancer des testicules en 1996, il remonte en selle non sans courage et participe au Tour de France. Il va remporter l’épreuve sept années consécutives, de 1999 à 2005, un exploit sans précédent. Lui-même se veut calculateur, froid, avide avant tout d’argent plus que de gloire. Pas de quoi lui attirer la sympathie du public. Et en 2012, ce que chacun suspectait est confirmé par l’Agence américaine antidopage : Lance Armstrong a bien abusé de substances illicites dès 1998. Du coup, tous ses titres lui sont retirés et le Tour de France n’a officiellement pas de vainqueur entre 1999 et 2005 !

Une étape sur le Tour de France cycliste de 2011 (DR)

Retour en grâce

Le Tour de France a depuis lors peu à peu regagné la faveur du public, au prix de sévères purges.

Dansses débuts, la compétition a été seulement suivie par les riverains de la route, venus en spectateurs. Le reste de la population en avait connaissance à travers les articles très enlevés de la presse écrite. Les plus remarqués demeurent ceux de l’écrivain et journaliste Antoine Blondin (1922-1991) qui a contribué par son talent à forger la légende du Tour. Arrivé sur le Tour par hasard en 1954, il va le suivre avec passion jusqu’en 1982, allant jusqu’à affirmer : « Je préfère le maillot jaune à l’habit vert[celui des académiciens]  ». À partir de 1930, le Tour a été aussi suivi par la radio. Dans les années 1950, enfin, il a été télévisé en direct. Il allait du coup grandir en réputation et changer de nature…

Aujourd’hui, les spectateurs directs demeurent toujours très nombreux sur le bord des routes (environ 12 millions), avides tout autant de voir les coureurs que de courir eux-mêmes après les véhicules de la caravane publicitaire. Mais l’essentiel se passe devant le petit écran.

La compétition est filmée à hauteur d’homme et de plus en plus en hélicoptère, offrant de magnifiques vues sur les paysages de France. Dans le monde entier, pour 3,5 milliards de téléspectateurs, l’exploit sportif devient ainsi un prétexte à découvrir le patrimoine national, d’autant que le parcours change chaque année…


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La fine fleur du cyclisme françaisVoir la version intégralePublié ou mis à jour le : 2019-07-29 11:04:55
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Riyad et l’art de la diplomatie sportive

Riyad et l’art de la diplomatie sportive

Au cours de l’histoire, la diplomatie sportive [1] a souvent été utilisée pour influencer les relations sociales et politiques. Avec la transformation de la scène politique internationale, le sport est devenu l’un des facteurs les plus puissants du rayonnement d’un État dans le monde. Outil prisé des monarchies du Golfe, la diplomatie sportive occupe une place importante dans l’action diplomatique. L’Arabie Saoudite cherche à rattraper son retard sur le Qatar et les Émirats Arabes Unis.

Mohammed Ben Salmane et la diplomatie sportive
La diplomatie sportive fait partie intégrante du plan de modernisation “Vision 2030” de Mohammed Ben Salmane, prince héritier d’Arabie Saoudite.

Depuis 2016, l’Arabie Saoudite a lancé un vaste plan de modernisation pour apporter des changements significatifs à son économie et à la société. Le plan “Vision 2030” vise à réduire la dépendance du pays au pétrole, à diversifier son économie et à développer les secteurs de services publics, notamment en matière de loisirs et de tourisme. La diplomatie sportive fait partie des nouveaux terrains investis par le prince héritier Mohammed Ben Salmane.

L’organisation de grands événements sportifs, une visibilité internationale garantie.

L’Arabie Saoudite veut apparaître comme un acteur de premier plan dans la région, y compris sur le plan sportif. Elle utilise la diplomatie sportive comme un outil de soft-power pour contrebalancer son bilan sulfureux en matière de droits de l’homme. Sa stratégie passe d’abord par l’accueil de grands événements sportifs. Depuis deux ans, le pays a en effet organisé de multiples événements : un match amical de football entre l’Argentine et le Brésil, la manche inaugurale de la Formule E ou encore des épreuves de golf et de boxe.

C’est à ce titre également que l’Arabie Saoudite a obtenu l’organisation des cinq prochaines éditions du Dakar. Avec l’épreuve-reine du rallye-raid, la monarchie s’offre une marque prestigieuse, un événement mondialement connu en adéquation avec l’image dynamique que le pays souhaite renvoyer. Riyad s’assure aussi la promotion de ses sites naturels. La réception de la Supercoupe d’Italie – dont la première édition a opposé la Juventus au Milan AC en janvier –  participe aussi à cette stratégie. L’Arabie Saoudite devrait également organiser les six prochaines de la Supercoupe d’Espagne. Avec le sport le plus populaire de la planète, l’Arabie Saoudite s’assure une grande visibilité.

Une stratégie sportive à long terme.

L’Arabie Saoudite désire également s’établir comme une puissance dans la gouvernance du sport régional et mondial. Riyad s’est montée très active auprès de la FIFA. La monarchie est l’une des instigatrices du projet de passage de 32 à 48 équipes au Mondial dès 2022. Cela obligerait certainement la FIFA à élargir l’organisation de la Coupe du Monde qatarie à d’autres pays du Golfe.

En coulisses, Riyad a tenté de créer une nouvelle instance régionale en Asie du Sud-Est (SWAFF) au-delà des frontières de la FIFA et de la Confédération de football asiatique (AFC). Cela s’est soldé par un échec car la SWAFF s’est effondrée cinq mois après son instauration lorsque sept pays d’Asie du Sud s’en sont retirés. L’Arabie Saoudite vise également une réforme de la Coupe du Monde des clubs. Elle cherche enfin à obtenir de l’influence dans des championnats étrangers, comme en Égypte.

L’Arabie Saoudite possède une vision stratégique à long terme en matière de développement du sport. Outre l’organisation de grands événements internationaux, elle s’est dotée d’un fonds de développement sportif avec des capitaux dédiés à la construction d’installations et à la privatisation des clubs. La future ville sportive de Qiddiya, dont l’ouverture est prévue pour fin 2022, présentera un large éventail d’installations sportives modernes. 150 sports y seront ainsi représentés.

Droits de l’Homme : entre ouverture…

L’Arabie Saoudite se sert enfin du sport pour démontrer que le régime s’ouvre sur le monde : 15 000 femmes ont pu assister à la Supercopa italienne, bien que confinées à un secteur du stade. Lors du Dakar, Riyad a promis que les femmes pourraient exercer pleinement leur métier. Aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, quatre femmes représentaient les couleurs du pays.

Cependant, malgré les ouvertures de façade, les événements sportifs ne contribuent pas à améliorer l’image du royaume. Le crédit international de la monarchie a passablement souffert de l’assassinat de Jamal Khashoggi, journaliste et opposant saoudien tué le 2 octobre 2018 dans l’enceinte du consulat de son pays à Istanbul. L’autre ombre au tableau est l’intervention militaire au Yémen. La guerre a déclenché la pire crise humanitaire au monde depuis la seconde guerre mondiale. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que, depuis 2015, plus de 10 000 ont été tuées, 60 000 blessées et 3,4 millions déplacées.

… Et appels au boycott.

Plusieurs ONG ont appelé au boycott des compétitions sportives en Arabie Saoudite. Amnesty International a appelé la Juventus et le Milan AC à ne pas jouer la Supercoupe d’Italie. Certains coureurs amateurs et leurs sponsors pourraient refuser de courir le Dakar. Pourtant, à l’exception d’une exhibition entre Djokovic et Nadal suite au forfait sur blessure de l’Espagnol, tous les événements programmés ont eu lieu. Comme le soulignaient les organisateurs de la Formule E, trois moins à peine après l’affaire Khashoggi, « il ne faut pas oublier que ni les pays européens ni les États-Unis n’ont pris de sanctions à l’encontre de l’Arabie Saoudite à la suite à ce drame. Si cela avait été le cas, la course n’aurait jamais eu lieu ».

L’Arabie Saoudite rattrape ainsi son retard sur le Qatar et les Émirats Arabes Unis sur le terrain du sport. Des dizaines de contrats seraient actuellement sur la table. Dans l’ère moderne du sport, les droits humains ne pèsent souvent pas lourd face aux sommes astronomiques déboursées par les États pour améliorer leur soft-power.

[1] Pour Stuart Murray, la diplomatie sportive serait une pratique « facilitée par la diplomatie traditionnelle [qui] utilise les sportifs et les événements sportifs pour s’engager, informer et créer une image favorable parmi les publics et les organisations étrangères, façonner leurs perceptions d’une manière favorisant les objectifs de la politique étrangère du gouvernement d’envoi ». MURRAY Stuart, « Sports Diplomacy: A Hybrid of Two Halves », Cultural Diplomacy, 2011.

About Solène VIZIER

Solène Vizier est diplômée d’un Master 2 Etudes Stratégiques. Passionnée de géopolitique, ses domaines de spécialisation concernent les mondes hispanophone et russophone, le désarmement nucléaire et la géopolitique du sport. Elle est rédactrice aux Yeux du Monde depuis avril 2019.

CAN-2019 : les poules de la Coupe d’Afrique des nations 2019 sont connues

Après une fin de course incroyable, Francis Joyon remporte la Route du Rhum avec sept minutes d’avance sur François Gabart

Après une fin de course incroyable, Francis Joyon remporte la Route du Rhum avec sept minutes d’avance sur François Gabart

Le skipper français de 62 ans bat le record de Loïck Peyron. Il passe la ligne au terme de 7 jours 14 heures 21 minutes et 47 secondes passés en mer.

Le Français Francis Joyon à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), le 18 septembre 2018.
Le Français Francis Joyon à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), le 18 septembre 2018. (SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP)

De la pure folie ! Jamais une victoire ne s’était jouée dans un finish aussi serré depuis 40 ans et la première édition ! Dimanche 11 novembre, à 62 ans, Francis Joyon a remporté la Route du Rhum au terme d’un corps à corps grandiose avec le jeune François Gabart. La septième a été la bonne ! Depuis sa première participation en 1990, Francis Joyon n’avait jamais réussi à s’imposer sur la Route du Rhum.

Et c’est dans un scénario des plus hitchcokien qu’il a coupé la ligne en vainqueur à 23h21 locale au terme de 7 jours 14 heures 21 minutes et 47 secondes passés en mer, soit un nouveau record. Le précédent record avait été établi par Loïck Peyron en 2014, 7 j 15 h 8 min 32 sec.

La deuxième arrivée la plus serrée de l’histoire de la Route du Rhum

Et Gabart, qui a tenu la tête pendant la presque totalité des sept jours de cette traversée de l’Atlantique en solitaire, a fini deuxième avec seulement 7 minutes et 8 secondes de retard sur Joyon. Mais qui aurait cru que Joyon, à la barre d’un bateau vieux de 12 ans, pourrait souffler la victoire à des marins nouvelle génération, pilote de super machines de 32 m de long capables de « voler » ?

Encore chimérique il y a 36 heures, la victoire de Joyon est devenue possible lorsque le sexagénaire a fondu sur Gabart pour offrir la deuxième arrivée la plus serrée de l’histoire de la Route du Rhum. En 1978, pour la toute première édition, le Canadien Mike Birch, à bord de son petit multicoque de 12 m (Olympus), avait coiffé le gros monocoque de Michel Malinovsky (Kritter) de 98 secondes.

REPLAY. Regardez le documentaire « La Route du Rhum, 40 ans de légendes »

REPLAY. Regardez le documentaire « La Route du Rhum, 40 ans de légendes »

La Route du Rhum fête ses 40 ans. A quelques heures du départ de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) de l’édition 2018 de la mythique course en solitaire, franceinfo propose de revoir, samedi 3 et dimanche 4 novembre, le documentaire réalisé par Hervé Corbière intitulé La Route du Rhum, 40 ans de légendes.   

Exploits humains, records et tragédies

Avec la Route du Rhum, les Français redécouvrent tous les quatre ans le monde de la voile, ses bateaux incroyables, ses skippers et son lot d’émotions, de valeurs et de défis. Au fil des années, cette course en solitaire est devenue légendaire par ses exploits humains, ses records et ses drames.

Créée en 1978 pour narguer les Anglais, la Route du Rhum est devenue une course pour marins solitaires défiant l’Atlantique. La disparition d’Alain Colas, le chavirage du maxi catamaran Royale, la victoire de Florence Arthaud, celle de Mike Birch à 98 secondes de son concurrent, ou encore le doublé de Laurent Bourgnon et la victoire inespérée de Loïck Peyron, ont jalonné pendant quarante ans l’histoire de cette célèbre course, qui part depuis toujours de Saint-Malo pour rallier la ville de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).

1972 : Fischer – Spassky, les échecs au cœur de la Guerre froide

1972 : Fischer – Spassky, les échecs au cœur de la Guerre froide

Il y a quarante-six ans, du 11 juillet au 1er septembre 1972, l’affrontement entre les États-Unis et l’URSS en pleine Guerre froide prit un aspect bien singulier. Loin de la crise des missiles ou de la course aux armements, la compétition pour l’hégémonie mondiale eut cette fois lieu sur un simple échiquier, symbolisée par le duel entre deux hommes. Réputé comme le « match du siècle », voire de l’Histoire des échecs, le combat entre l’étasunien Robert Fischer – dit Bobby – et le soviétique Boris Spassky connut une ampleur sans commune mesure de par les enjeux qui l’entourèrent au point de devenir un véritable fait géopolitique.

L’échiquier, nouveau terrain de confrontation mondiale

Une décennie après l’effervescence de la crise de Cuba, s’ouvre une période de détente entre les deux superpuissances, illustrée notamment par la signature des accords SALT 1 en 1972 visant la réduction des arsenaux nucléaires. Le contexte fait dès lors la part belle au soft power qui occupe une place majeure dans cet affrontement latent. Les compétitions sportives sont de véritables batailles où chaque camp espère démontrer sa supériorité sur l’autre. En 1972 donc, la propagande par le sport ne se jouera pas sur l’habituel terrain de la performance physique, mais davantage sur celui de la performance cérébrale, du combat de l’esprit.

Les échecs sont, depuis 1948, sous la domination complète de l’URSS avec une succession de neuf championnats du monde remportés par des joueurs soviétiques. Cette prééminence est pour l’URSS la preuve de la supériorité intellectuelle fournie par son modèle sur l’Occident décadent. Malgré ses bons joueurs, les États-Unis ne parviennent pas à surpasser l’école échiquéenne soviétique. L’émergence d’un jeune prodige va toutefois faire naître des espoirs de revanche à l’Ouest. Le talentueux Bobby Fischer parvient à se hisser seul au sommet de l’élite mondiale et rivalise avec les grands maîtres de l’Est. Malgré des relations tumultueuses entre Fischer et les instances internationales d’échecs, celui-ci s’engage dans la voie pour le titre mondial, poussé par les hautes sphères de l’administration étasunienne. En 1971, lors des phases éliminatoires, Fischer démontre sa supériorité en écrasant deux des meilleurs joueurs soviétiques1. Vainqueur, il devient alors l’adversaire déclaré de l’actuel champion du monde Boris Spassky, dans un match qui sera porté au plus haut niveau médiatique comme le symbole de la poursuite de la compétition totale que se livrent les États-Unis et l’URSS.

Le choc des représentations

À l’image des litiges antiques se réglant par le combat de deux champions, le duel entre les deux superpuissances se personnifie à travers l’opposition de deux hommes, avec pour seules armes leur vision stratégique et leur puissance de calcul. La rencontre a lieu en terrain « neutre », dans la capitale islandaise Reykjavík, pour un match en 24 parties qui durera 53 jours. L’ensemble des médias internationaux sont présents et relayent l’événement. L’enjeu transcende la performance purement sportive entre deux grands maîtres, et au-delà des hommes, ce sont bien des systèmes, des idées et des représentations qui s’affrontent sur l’échiquier. D’un côté, ce qui est présenté comme un modèle d’organisation rationnelle permettant le plein accomplissement de l’individu. Une véritable école soviétique où les échecs sont partie intégrante du système politique et où d’importants efforts financiers et humains sont consentis pour la conception en chaîne de champions dont Spassky est l’ultime représentant. De l’autre, un monde davantage organisé autour de la croyance en un pouvoir fécondateur de la liberté, où l’absence de contraintes idéologiques révélerait le génie de l’homme, et dont Fischer, l’enfant autodidacte de Brooklyn, serait le parfait exemple.

Émaillé de nombreux rebondissements et de plusieurs controverses, notamment du fait de l’attitude provocatrice de Fischer, le match est finalement remporté par ce dernier, sur le score de 12,5 à 8,5. Pour la première fois depuis 24 ans, le titre de champion du monde échappe à un Soviétique, véritable rupture dans le milieu échiquéen. Au-delà de la victoire de Fischer, sur la scène internationale, il s’agit d’une victoire symbolique des États-Unis en matière de représentations et d’images sur l’URSS que l’appareil de propagande étasunien ne manquera pas de diffuser. Celle d’un Bobby élevé au rang de héros national et de son triomphe sur la terrible, mais sclérosée, machine soviétique, schématisant in fine la victoire inéluctable du « monde libre » sur l’URSS. Si cet événement sportif n’est évidemment pas un tournant au sein de la chronologie de la Guerre froide, il reste l’illustration de l’affrontement total, protéiforme et le plus souvent indirect que se sont livrés les deux superpuissances, ainsi que la place notable du sport et de l’image dans cette compétition acharnée.

S’intéresser au sujet par l’écran : Le récent film Le Prodige (Pawn Sacrifice en version originale) retrace, en s’autorisant beaucoup de liberté quant à la véracité de certains faits, des pans de la vie de Fischer à travers son duel contre Spassky.

1Il bat confortablement en quart de finale et en finale du tournoi des candidats les grands maîtres soviétiques Mark Taïmanov et Tigran Pétrossian sur les scores de 6–0 et 6,5–2,5 respectivement. Sort identique pour le danois Bent Larsen éliminé par Fischer en demi-finale sur le score de 6-0.

About Axel CARROT

Axel CARROT est diplômé d’un master 2 en Relations internationales – Sécurité et Défense. Il s’intéresse plus particulièrement au Moyen-Orient et aux représentations identitaires en géopolitique

INFOGRAPHIE. Coupe du monde 2018

INFOGRAPHIE. Coupe du monde 2018 : découvrez la composition des huit groupes pour le premier tour

Le tirage au sort de la composition des poules de la Coupe du monde de football de 2018 s’est tenu vendredi 1er décembre à Moscou.

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franceinfoFrance Télévisions

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Les Bleus sont fixés et rassurés. Ils affronteront l’Australie, le Pérou et le Danemark au premier tour, une poule a priori sans grande difficulté. Le tirage au sort de la composition des poules de la Coupe du monde de football de 2018 s’est tenu vendredi 1er décembre au Kremlin, à Moscou (Russie). Franceinfo vous propose de découvrir la composition des huit groupes dans notre infographie.

(Vous pouvez naviguer et zoomer dans cette image)

La poule A : Russie, Arabie saoudite, Egypte et Uruguay.

La poule B : Portugal, Espagne, Maroc et Iran.

La poule C : France, Australie, Pérou et Danemark.

La poule D : Argentine, Islande, Croatie et Nigeria.

La poule E : Brésil, Suisse, Costa Rica et Serbie.

La poule F : Allemagne, Mexique, Suède et Corée du Sud.

La poule G : Belgique, Panama, Tunisie et Angleterre.

La poule H : Pologne, Sénégal, Colombie et Japon.

https://www.francetvinfo.fr/sports/foot/coupe-du-monde/infographie-coupe-du-monde-2018-decouvrez-la-composition-des-huit-groupes-pour-le-premier-tour_2494593.html#xtor=EPR-51-[infographie-coupe-du-monde-2018-decouvrez-la-composition-des-huit-groupes-pour-le-premier-tour_2494593]-20171201-[titre]

DIRECT. Voile : regardez le départ de la Transat Jacques Vabre avec France 3

DIRECT. Voile : regardez le départ de la Transat Jacques Vabre avec France 3

Le départ de la 13e édition de cette course transtlantique à la voile en duo, est donné, dimanche, au Havre (Seine-Maritime). Trente-neuf bateaux sont en lice. Objectif : arriver le premier à Salvador de Bahia.

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Fabien MagnenouPierre GodonFrance Télévisions

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Ce qu’il faut savoirLa Transat Jacques Vabre, appelée aussi « La route du café », mythique course transatlantique à la voile en duo, disputée tous les deux ans, s’élance dimanche 5 novembre du Havre (Seine-Maritime), pour sa 13e édition, à destination de Salvador de Bahia (Brésil). A cette occasion, France 3 et franceinfo.fr vous font vivre en direct cet événement.

Trente-neuf bateaux en lice. Au départ de la course, à 13h35, quatre catégories de bateaux vont s’affronter sur 4 350 milles nautiques, soit 7 000 kilomètres : multicoques Ultime, multicoques Multi50, monocoques Imoca et monocoques Class40. Au total, 78 marins de 9 nationalités participent à l’épreuve.

Les skippers. Le duel entre Thomas Coville, associé à Jean-Luc Nélias (sur Sodebo Ultim’), et le tout nouveau maxi-trimaran « volant » Maxi Edmond de Rothschild skippé par Sébastien Josse en duo avec Thomas Rouxel, est particulièrement attendu dans la catégorie Ultime.

 Un scandal éclabousse la course. Un skipper participant à la Transat Jacques Vabre a été placé en garde à vue pour « agression sexuelle » au commissariat du Havre (Seine-Maritime), a rapporté Paris Normandie, samedi. Le marin a été interpellé et placé en garde à vue vendredi soir, peu après 20h30. Son équipe Oman Sail a décidé de se retirer de la course.

L’arrivée à Salvador de Bahia. Le vainqueur de la catégorie Ultime est attendu au Brésil les 12 ou 13 novembre. En Multi50, le bateau victorieux devrait passer la ligne les 15 ou 16 novembre, alors qu’en Imoca, ce devrait être vers le 18 novembre. Les Class40 clôtureront la course à partir du 23 novembre. En 2015, le duo François Gabart et Pascal Bidégorry s’était imposé en Ultime en 12 jours et 17 heures.

Le live

Suivez le live et réagissez en direct
#TRANSAT_JACQUES_VABRE

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #TRANSAT_JACQUES_VABRE

15h28 : Bonne question, @Cat. Reprenons :

• Imoca : C’est la catégorie reine des monocoques. Ce sont des bateaux de 18,28m, du type de ceux utilisés pour le Vendée Globe.


DAMIEN MEYER / AFP

• Class 40 : C’est la plus petite classe inscrite au départ de la course. Seize monocoques sont en lice. Ils font 12,19 m de long et 4,5m de large maximum, avec une voilure de 115m².


JEAN MARIE LIOT / DPPI / AFP

• Multi 50 : Ce sont des trimarans de 15,24 m maximum. Six bateaux sont au départ.

JEAN MARIE LIOT / DPPI / AFP

• Ultime : Ce sont des bateaux hors-normes, qui ne doivent toutefois pas excéder 32m de long. Seuls trois sont engagés, dont le « bateau volant » (Gitana 17, en photo) de Sébastien Josse ou l’impressionnant Sodebo de Thomas Coville.

DAMIEN MEYER / AFP

15h10 : Quels sont les différences de tous les bateaux en lice ?

15h33 : Une équipe de France 2 était ce matin dans le port du Havre. Elle a assisté aux dernières embrassades des marins et de leurs proches avant le départ de la course, sous les yeux des badauds.

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ANCE 2

14h27 : Les Ultimes sont attendus vers les 13-14 novembre, les Multi50 vers les 15-16, les Imoca vers les 18-19 et les Class40 vers les 23-25.

14h26 : La flotte de la Transat Jacques Vabre se dirige sur une mer agitée, avec des creux de 1 à 2 mètres. Ils auront d’abord un petit parcours côtier avant de descendre vers la pointe de Bretagne pour ensuite traverser le golfe de Gascogne. Ils longeront l’Espagne et le Portugal avant de passer près du Cap vert puis de traverser l’équateur et filer vers le Brésil.

14h10 : Vous pourrez suivre le parcours des concurrents en direct pendant toute la durée de la course grâce à la carte interactive mise en ligne par l’organisation.

13h37 : Au fait, comment rester propre quand on partage un petit espace avec un coéquipier ? Voici quelques réponses avec nos confrères de France Bleu. « A l’arrivée, en général, ça ne sent pas très bon », témoigne Kito de Pavant.

https://embedftv-a.akamaihd.net/?ue=6c61786df7f672795318f8f567f17521&videoid=NI_1113823 FRANCE BLEU

13h47 : Le départ de la 13e édition de la Transat Jacques Vabre vient d’être donné.

13h34 : En effet ! Il s’agit de Servane Escoffier et Louis Burton Bureau Vallée 2, Imoca), de Gilles Lamiré et Thierry Duprey du Vorsent (La French Tech Rennes, Multi 50), de Maxime Sorel et Antoine Carpentier (V and B, Class 40) et de Tom Laperche et Christophe Bachman (Le Lion d’or, Multi 50).

13h34 : Allez mes petits Malouins préférés ! Quatre équipages quand même.

13h28 : Les stars de la course seront Thomas Coville, détenteur du record du monde en solitaire, qui revient à la compétition. On surveillera également Sébastien Josse, qui étrenne son tout nouveau bateau « volant » (en photo), Gitana 17.

DAMIEN MEYER / AFP

14h11 : Et comment, @anonyme ! Allumez tout de suite votre télé sur France 3 pour suivre le départ en direct. Nous vous attendons. Les 37 bateaux en lice également.

13h26 : Diffusion du départ de la transat Jacques Vabre en direct à la TV ?

13h14 : La pression monte d’un cran au Havre, alors que l’heure du départ se rapproche. En attendant, les bateaux tournent en rond en mer et le public grossit au pied des falaises. La première avarie est sans conséquence pour la compétition, puisqu’il s’agit d’un bateau emprunté par des journalistes. Bon courage à eux.

12h28 : Le public attend le départ de la Transat Jacques Vabre, prévu dans une heure au Havre. L’un des meilleurs endroits pour assister à l’événement est le cap de la Hève.

https://embedftv-a.akamaihd.net/?ue=74526dd91324605a00c431617a853682&videoid=NI_1113783

11h33 : Continuons de profiter des bateaux de la Transat Jacques Vabre avant le grand départ et la traversée de l’Atlantique jusqu’à Salvador de Bahia (Brésil). Nos confrères de France Bleu Haute-Normandie se trouvent aux côtés du Sodebo Ultim’ de Thomas Coville et Jean-Luc Nélias.

10h43 : Bonjour @anonyme. Allez, c’est cadeau ! Kito de Pavant et Yannick Bestaven prennent le départ à bord de Bastide Otio, un monocoque de 18 mètres de la classe Imoca. Pour rappel, le précédent navire a coulé lors d’une collision avec un cachalot, en 2016, alors que Kito de Pavant disputait le Vendée Globe.

10h43 : Bonjour, Avez-vous une photo du voilier de Kito de Pavant ? Merci 😊

https://embedftv-a.akamaihd.net/?ue=ce0bf759ea0355203b55f3125b94175b&videoid=NI_1113743 FRANCE BLEU HAUTE-NORMANDIE

10h20 : Repartons du côté du Havre, pour le départ de la Transat Jacques Vabre. Le grand favori de la course, Thomas Coville, quitte à son tour les pontons à bord de Sodebo Ultim’, avec son partenaire Jean-Luc Nélias.

https://embedftv-a.akamaihd.net/?ue=963ca4d67aa982414ea400abc653773d&videoid=NI_1113723

09h56 : Le V and B a ouvert la marche à 9 heures. Le dernier bateau de la classe 40 à quitter les pontons est le Imerys Clean Energy. Vient ensuite le tour des Imoca. Dans cette catégorie, St Michel Virbac ferme la marche à 9h40.

09h56 : Au total, 38 bateaux étaient au programme, dans quatre catégories. Mais Oman Sail ne prend pas le départ, après la garde à vue d’un des deux skippers, Fahad Al-Hasni. Ce dernier est soupçonné d’agression sexuelle. Un journaliste de RTL a filmé le départ du navire.

09h30 : La France est plutôt attachée aux courses en solitaire. La Transat Jacques Vabre, disputée en duo, fait toutefois figure d’exception. Comment se passe la cohabitation au quotidien sur des voiliers de 12 ou 18 m de long, mais avec un espace de vie réduit à 10 m² ? Je vous raconte les coulisses de l’épreuve.

LIONEL BONAVENTURE / AFP

09h59 : Comme vous le voyez, les bateaux quittent actuellement le bassin Paul-Vatine, en direction du chenal et de la ligne de départ. La météo est correcte. « Le plus fort des grains est passé cette nuit sur le Havre, précise l’organisation. Les conditions météo du départ devraient être maniables. »

09h59 : La 13e édition de la Transat Jacques Vabre débute à 13h30 depuis Le Havre. Cette course transatlantique bisannuelle en double réunit une flotte de 37 bateaux. Et la fièvre monte déjà.