Archives pour la catégorie Syrie

Pour la libre circulation des marchandises au Levant

Pour la libre circulation des marchandises au Levant

  

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L’Iran, l’Iraq et la Syrie ont élaboré un projet de chemin fer régional reliant le port de Khorramshahr au Nord du Golfe arabo-persique au port méditerranéen de Basra, via Bagdad.

La construction avait été décidée en 2010 dans le cadre du marché commun régional d’alors. Le projet avait été interrompu par la guerre, la dissolution du marché commun, et la partie syrienne de cette voie a été détruite par l’« Armée syrienne libre ».

Ce chemin chemin de fer, qui est un droit de ces trois pays souverains, se heurte aux sanctions états-uniennes qui le leur interdisent formellement.

Cette voie ferrée devrait permettre des échanges industriels, agricoles et commerciaux en tous genres, multipliant par quatre le commerce entre les trois pays dans les cinq années de sa mise en service. Elle pourrait sauver les populations aujourd’hui menacées par la famine à venir.

Le 14 avril 2019, les trois pays ont confirmé la relance de ce projet.

https://www.voltairenet.org/article206066.html

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Les Défenses Antiaériennes Syriennes Interceptent Des Missiles Hostiles Au Dessus De Hama

Analysis

Les Défenses Antiaériennes Syriennes Interceptent Des Missiles Hostiles Au Dessus De Hama/Syrian Air Defence Intercepts Hostile Inbound Missiles Over Hama

La zone d’Al-Misyaf, près de Hama, a été ma cible dans la nuit du 12 au 13 avril 2019 d’une nouvelle attaque aux missiles, probablement israélo-US.

https://strategika51.org/archives/62424

Le Su-57 De Retour À Lattaquié

Le Su-57 De Retour À Lattaquié

Russian Su57 redeployed in Syria
Le Sukhoï Su-57 est de retour en Syrie

Le redéploiement du plus récent avion de combat des forces aérospatiale russes en Syrie semble être une réponse au dernier assaut aérien israélo-US sur le gouvernorat d’Alep (27 mars 2019) et coïncide actuellement avec une solide attaque russe aux missiles de croisière Kalibr et à l’aviation visant des objectifs militaires dans le gouvernorat rebelle d’Idlib.

https://strategika51.org/archives/62325

Situation militaire en Syrie au 7 avril 2019 (Mise à jour cartographique)

Situation militaire en Syrie au 7 avril 2019 (Southfront)

par South Front 7 Avril 2019, 14:02 Rapport de guerre Syrie Articles de Sam La Touch

Situation militaire en Syrie au 7 avril 2019 (Mise à jour cartographique)
Article originel : Military Situation In Syria On April 7, 2019 (Map Update)
South Front

  • Des militants ont bombardé les villes d’al-Karim, d’al-Aziziyah et d’al-Rasif contrôlées par le gouvernement dans le nord de Hama ;
  • L’armée arabe syrienne (AAS) a bombardé des positions militantes à Jarjnaz, al-Tamanah, Kafr Nabl et Tramla dans le sud d’Idlib ;
  • Les Forces de libération d’Afrin (FLA) ont mené une série d’opérations contre des militants soutenus par la Turquie dans la région de l’Afrique. Selon les rapports, 7 militants auraient été tués et 5 autres blessés ;
  • Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont réagi aux attaques récentes de l’EI dans la vallée de l’Euphrate par une série de raids de sécurité ;
  • L’opération des FDS contre les cellules de l’EI restantes dans la région de Baghouz est toujours en cours ;
  • Des militants ont bombardé Musayaf dans l’est de Hama. Au moins 7 civils ont été tués ou blessés.

Traduction SLT

Situation militaire en Syrie au 7 avril 2019 (Southfront)

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http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2019/04/situation-militaire-en-syrie-au-7-avril-2019-southfront.html

LE MESSAGE D’ASSAD À MADURO : « RÉSISTEZ, VOUS ALLEZ FINIR PAR LES VAINCRE ! »

LE MESSAGE D’ASSAD À MADURO : « RÉSISTEZ, VOUS ALLEZ FINIR PAR LES VAINCRE ! »

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Vendredi, 5 avril, 2019 – 09:25

En visite en Syrie, Jorge Arreaza, ministre vénézuélien des Affaires étrangères, a rencontré Bachar al-Assad.

Le président syrien Bachar al-Assad a déclaré ce jeudi au chef de la diplomatie vénézuélienne, Jorge Arreaza, que les événements au Venezuela ressemblaient à ce qui s’était passé en Syrie suite à l’ingérence illégitime d’États occidentaux dans les affaires intérieures de son pays.

Lors de sa rencontre avec le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, Bachar al-Assad a expliqué la similitude des événements s’étant déroulés dans ces deux pays par l’ingérence illégitime des États occidentaux dans leurs affaires intérieures, a indiqué le service de presse du président syrien dans une déclaration relayée par Sputnik.

« La politique de plusieurs pays occidentaux, à la tête desquels les États-Unis, concernant les événements au Venezuela et leur ingérence grossière dans les affaires intérieures de ce pays, ainsi que les sanctions et l’embargo qu’ils lui ont imposés, sont la méthode habituelle de ces pays contre tous ceux qui s’opposent à leur politique », a déclaré M. Assad lors d’une réception officielle.

« Les événements au Venezuela ressemblent à ceux en Syrie : le but de l’Occident est d’établir son hégémonie sur les pays du monde et de leur dicter ses décisions en violation du droit international et des principes de la Charte de l’ONU proclamant le respect de la souveraineté nationale et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », a-t-il ajouté.

 

Jorge Arreaza s’est rendu en visite officielle à Damas dans le cadre d’une tournée régionale de sept jours, au cours de laquelle il a déjà visité la Turquie et le Liban. Plus tôt jeudi, le ministre avait tenu une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien Walid al-Mouallem.

« L’administration américaine évoque une possible intervention militaire au Venezuela et prétend que toutes les options sont sur la table. Mais la question qui se pose est de savoir pourquoi l’option des négociations n’est pas envisagée », a déclaré Jorge Arreaza.

http://katehon.com/fr/news/le-message-dassad-maduro-resistez-vous-allez-finir-par-les-vaincre

C. Galactéros et P. Lalonde « La France en Syrie : en finir avec le déni du réel »

C. Galactéros et P. Lalonde « La France en Syrie : en finir avec le déni du réel »

Tribune chez Marianne, par Caroline Galactéros* et Patricia Lalonde**, publiée le 29/03/2019
Alors que la situation en Syrie est en train d’évoluer, Caroline Galactéros et Patricia Lalonde appellent la France à plus de réalisme dans sa politique extérieure.

 

La Syrie recouvre son unité et c’est heureux. Quelques poches djihadistes résistent encore mais la messe semble dite. Diplomatiquement, Russes et Américains sont à la manœuvre, les premiers pour capitaliser leur soutien militaire décisif au gouvernement syrien, les seconds pour retarder la sortie d’une guerre qu’ils ont perdue. Chacun veut influencer ses clients, ses obligés, ceux de l’autre. Le pragmatisme s’impose : Israël et Moscou appellent au retrait des forces étrangères, un tiers de la Ligue arabe souhaite le retour de Damas. L’Arabie saoudite et le Qatar s’y opposent encore, les Émirats et Bahreïn ont déjà rouvert leur ambassade. Même en Europe, les lignes bougent. Rome veut remettre la clef dans la porte, l’Autriche et la Hongrie veulent renouer, Roumanie et Tchéquie n’ont jamais rompu, l’Allemagne, focalisée sur les réfugiés et le retour des djihadistes, pousse à la normalisation. Seules Paris et Londres s’y opposent encore.

La chape de plomb idéologique en provenance directe de Washington, qui infiltre les milieux politiques et intellectuels de l’Hexagone depuis 8 ans est bien en place. La France parait plus affligée que d’autres par ce mal paralysant, alors que nous avions su longtemps être indépendants, ambitieux et cohérents dans notre politique étrangère au Levant, désormais introuvable.

 

Six Urgences 

 

A l’orée d’un processus politique crucial pour les équilibres de la région et la reconstruction de ce pays mis en pièces, l’incurie qui mine notre influence ne s’arrête pas à la Syrie, mais Paris continue à donner des leçons de morale que plus personne n’écoute ni ne supporte. Nous faisons toujours comme si, notre sécurité intérieure étant découplée de notre politique extérieure, nous pouvions projeter notre puissance sans réfléchir à l’appui idéologique ainsi donné chez nous au terreau de l’ultra-violence religieuse. On combat à contresens de nos intérêts et de nos « valeurs ». « Gentils rebelles » contre « Bachar-boucher de son peuple », « progressistes » contre « populistes », « Poutine qui divise l’Europe » et « Trump, agent du Kremlin » : la doxa égraine ses anathèmes vengeurs. C’est mépriser le bon sens de nos compatriotes. Lequel d’entre eux, avec ou sans gilet jaune, n’a pas aujourd’hui compris que tout cela n’est qu’un dangereux conte pour enfants, que la projection de notre « outil militaire » n’est pas bonne à tout prix, qu’on ne peut appuyer impunément ceux-là même qui inspirent et financent la radicalisation de nos banlieues ? Si l’on continue ainsi, nous figurerons bientôt en pointillé sur la carte des puissances comme le pays béni des Dieux qui renonça à lui-même sans s’en rendre compte. Il faut sortir d’un entre soi qui a tous les attributs de l’impuissance et de la vassalisation mentale, retrouver notre ADN stratégique et promouvoir un néoréalisme éthique qui ridiculise enfin le procès en cynisme fait aux réalistes par ceux mêmes qui se cachent derrière une moraline insipide pour ne pas reconnaître leurs erreurs aux sanglantes conséquences. C’est le cynisme des bons sentiments qui fait des ravages humains.

 

 

Cette renaissance française peut s’incarner en Syrie. Six urgences :

  • Prendre acte du fait que la souveraineté territoriale syrienne est en passe d’être recouvrée. Le soutien indirect aux abcès djihadistes résiduels ne favorise pas la pluralité politique mais la poursuite du martyr de la population. Les Kurdes eux-mêmes savent que leur avenir passe par une Syrie unitaire dans laquelle ils espèrent bénéficier d’une autonomie raisonnable. Nous devons les soutenir
  • Abandonner toutes les sanctions qui affectent le peuple syrien. C’est lui, non son gouvernement, qui paie de son sang et de son avenir notre entêtement à « vouloir son bien » en déstabilisant un régime légal qui, quels que soient ses défauts, a toujours su préserver la coexistence ethnique et confessionnelle.
  • Rétablir une coopération active avec les services de renseignements syriens, russes et iraniens pour identifier et fixer les djihadistes français sur place. Il faut démanteler les réseaux menaçant la sécurité des Français sur le territoire national. Le Kurdistan n’est pas un Etat. La Syrie si. Membre de l’ONU, elle peut juger ceux qui ont commis des atrocités sur son sol et à ses dépens.
  • Favoriser le retour des réfugiés qui le souhaitent au lieu de le différer au prétexte de renforcer la légitimité du gouvernement. Il est souhaité par le Liban voisin qui ne comprend plus du tout la politique étrangère de son ancienne puissance mandataire.
  • Retirer nos forces spéciales de Syrie. En demeurant dans une zone administrée par aucun État, elles font le jeu des djihadistes.
  • Pousser la reconstruction, sans chantage au gouvernement de Damas, déjà pris entre le marteau russe et l’enclume iranienne.

Le clou de cette révolution diplomatico-stratégique ? La réouverture rapide de notre ambassade à Damas et celle du Lycée français. L’ingérence occidentale en Syrie a échoué. Nous n’aurions jamais dû y prendre part, au nom précisément des droits de l’homme et de la protection des populations civiles. Nous sommes dans une inversion normative totale depuis trop longtemps. Il n’est pas trop tard pour en prendre conscience et réparer cette folie.

On tiendra ce programme pour inique et même fou. On dira que faire amende honorable serait perdre la face. C’est le contraire. La France peut être à l’avant-garde d’un tournant réaliste et éthique crucial pour l’avenir des équilibres de puissances, dans cette région comme à l’échelle du monde. La gouvernance mondiale traverse une crise profonde. Ce n’est pas en nous accrochant à une imposture que nous restaurerons notre crédit politique et moral, moins encore notre crédibilité stratégique. Ce n’est pas aller à Canossa que de reconnaître qu’il est impossible d’espérer voir s’effacer politiquement, comme s’il l’avait perdue, celui qui avec ses alliés a gagné la guerre. Le sort politique des Syriens leur appartient strictement. Des élections en décideront. Certainement n’avons-nous aucun titre, après sept ans d’ingérence dramatique, pour décider de la légitimité des candidatures.

 

*Caroline Galactéros, Présidente de Geopragma

**Patricia Lalonde, Député européen, Vice-présidente de Geopragma 

 

Source : https://www.marianne.net/debattons/tribunes/la-france-en-syrie-en-finir-avec-le-deni-du-reel

http://geopragma.fr/index.php/2019/03/30/c-galacteros-et-p-lalonde-la-france-en-syrie-en-finir-avec-le-deni-du-reel/

COMMENT L’OCCIDENT PILLE LES MILLIARDS LIBYENS

COMMENT L’OCCIDENT PILLE LES MILLIARDS LIBYENS

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01.04.2019

Le 30 mars 2019, les anciens ministres des finances belges ont été interrogés avec passion au parlement belge. Les députés ont notamment posé la question suivante: « Qui vous a autorisé à retirer les intérêts et les dividendes des comptes bloqués de la Libye en 2011? » Le désir des législateurs belges de se conformer au droit international est louable, mais… pas de changement jusqu’à présent!

Je rappelle qu’en 2011, par décision du Conseil de sécurité des Nations unies, les banques des États-Unis et d’autres pays occidentaux ont gelé les avoirs de la Jamahiriya libyenne, qui étaient dans leurs comptes et destinés au développement de la coopération internationale. Cependant, il s’est avéré que toutes ces années, l’argent des comptes en Belgique, au Luxembourg, en Angleterre, en Allemagne et dans d’autres pays avait mystérieusement disparu, ce qui était perçu sous la forme d’intérêts et de dividendes sur des avoirs libyens gelés.

Ce vol des avoirs libyens est estimé par les experts à 3 à 5 milliards d’euros.

Les députés belges ont constaté qu’en octobre 2012, le ministère belge des Finances avait envoyé aux banques belges une lettre dans laquelle il était indiqué que les sanctions anti-libyennes ne s’appliquaient pas aux intérêts et aux dividendes. Lors des audiences parlementaires, le ministre des Finances de l’époque, Steven Vanackere, a reconnu l’existence d’une telle lettre, mais la décision a été prise avant son entrée en fonction.

Mais son prédécesseur, Didier Reynders, l’actuel ministre des Affaires étrangères de Belgique, a assuré aux députés que, à son époque, il n’était pas permis de payer des intérêts ni des dividendes … Il y avait de l’argent, mais il n’y en a pas. Mystique!

Les députés des anciens ministres des Finances n’ont pas su où et à qui les milliards d’euros avaient été transférés.

Dans les médias européens, des articles parus sur le fait que des milliards libyens ont été dépensés pour couvrir les dépenses de l’alliance de l’OTAN qui a commis l’agression en 2011 contre la Jamahiriya libyenne!

De plus, cet argent volé au peuple libyen a financé des mercenaires terroristes en Libye, en Syrie, au Yémen et… pour préparer des actes terroristes en Europe même.

Et la vérité sur le vol le plus grandiose du siècle, et même « sous les auspices de l’ONU », émerge peu à peu des coffres-forts apparemment les plus secrets de l’Ouest.

Cependant, les voleurs laissent toujours des traces.

Comment l’Alliance atlantique pille les terroristes et les terroristes libyens

Le 22 février 2011, les Nations Unies ont décidé de geler les milliards de dollars de l’État souverain de la Jamahiriya libyenne sous le prétexte de « prendre soin des civils » et de « protéger les Libyens du terrible régime sanglant ».

Le 22 août 2011, des bandes de terroristes d’Al-Qaïda, avec le soutien des forces spéciales des pays de l’alliance de l’OTAN, de son aviation et de sa marine, ont lancé un assaut sur Tripoli, la capitale de la Jamahiriya libyenne. La résistance des habitants de la ville et des unités militaires fidèles à la Jamahiriya s’est poursuivie jusqu’à la fin du mois d’octobre.

A cette époque, les pays de l’OTAN coupaient déjà l’argent du peuple libyen.

Déjà en août 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies avait examiné les propositions de la France et de l’Allemagne visant à «dégivrer» les avoirs libyens à hauteur de 5 milliards et 1 milliard d’euros, respectivement. Mais l’ancienne Grande-Bretagne était, bien sûr, le pionnier de la réduction, bien que la pièce principale du gâteau ait été coupée par les États-Unis, le principal financier des terroristes d’Al-Qaïda en Libye.

 Sous la pression des États-Unis, en août 2011, les Nations Unies ont approuvé la demande des États-Unis de transférer 1,5 milliard de dollars appartenant à la Jamahiriya libyenne pour répondre à leurs besoins … Un « gouvernement démocratique » à Tripoli. C’est-à-dire dans les poches des démocrates locaux, les terroristes d’Al-Qaïda.

Espagne

Août 2011 La « marionnette » pro-occidentale « PNS », qui règne en Libye, recevra bientôt de l’Espagne une partie des avoirs gelés de la Jamahiriya libyenne. Selon le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero, les « révolutionnaires » recevront 16 millions d’euros. 
« Nous donnons aux PNS un accès à 16 millions d’euros. Ce sont les fonds libyens conservés en Espagne », a déclaré le Premier ministre aux journalistes. Il a ensuite rassuré les journalistes indignés: à l’avenir, la partie espagnole pourrait transférer davantage d’argent au PNS.

Zapatero a également annoncé sa volonté de dégivrer le reste du compte de l’État libyen. Selon le Premier ministre, cela ne nécessite que l’approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le problème est que le Conseil de sécurité des Nations Unies était dans la poche des États-Unis.

Italie

Le gouvernement italien a également décidé de «débloquer» les comptes de la Jamahiriya libyenne et de donner cet argent aux «rebelles» (autres noms: «révolutionnaires», «démocrates», «victimes du régime»).

Cela a été annoncé le 31 août 2011 par le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

 Bretagne

Mais parlons surtout de la Grande-Bretagne, d’autant plus que les Britanniques se disent « les plus démocratiques, les plus humains, les plus soucieux du sort du monde et des droits de l’homme ».

Le mardi 30 août 2011, sur l’insistance des États-Unis, le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé la Grande-Bretagne à débloquer 1,6 milliard de dollars des comptes de la Libye et à les transférer aux « rebelles » qu’ils ont amenés au pouvoir. demander de l’aide … Libye. Cette décision a été prise, comme l’ont déclaré les Anglo-Saxons, en raison du fait que le pays arabe a déclenché une crise alimentaire.

Huit mois de bombardements par des avions de l’OTAN et de bombardements de villes et de villages par des navires de guerre de l’OTAN venant de la mer, huit mois de blocus économique et humanitaire total par l’alliance de l’OTAN ont apporté les résultats souhaités aux démocrates occidentaux. Il n’y a pas de mots pour décrire le cauchemar dans lequel les soldats de la paix des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de leurs hommes de main à l’OTAN ont transformé le pays prospère en paix.

Qu’en est-il des médias? Les Anglo-Saxons interdisent totalement les manifestations de destruction et les victimes en Libye.

Le fait est un fait. En 2011, les comptes de la Jamahiriya libyenne avaient rapporté 1,5 milliard de dollars à des terroristes d’Al-Qaïda.

Le 30 août 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé le Royaume-Uni à «débloquer» 1,6 milliard de dollars des fonds du gouvernement libyen, qui ont été conservés dans des banques anglaises.

Le 31 août 2011, l’Angleterre a reçu l’autorisation du Comité des sanctions de dégivrage de l’ONU et a restitué à la Jamahiriya 1,5 milliard de dollars en billets de banque libellés en monnaie libyenne, a déclaré le chef du ministère des Affaires étrangères, William Hague.

Les billets de banque libellés en monnaie nationale libyenne, à l’effigie du chef de la Jamahiriya libyenne, Mouammar Kadhafi, ont été imprimés par une firme britannique avant le début de l’agression de l’alliance contre l’OTAN. Les autorités britanniques ont bloqué l’envoi de fonds en février 2011, mais une partie de cet argent (160 millions de dollars) se trouvait déjà sur un navire à Tripoli, mais le navire a été rendu sous escorte de navires de guerre britanniques. Quelques mois ont passé, les terroristes d’Al-Qaïda ont pris le pouvoir à Tripoli. Aujourd’hui, l’ONU a gracieusement autorisé l’Angleterre à donner des milliards de dollars … aux terroristes.

En outre, la Grande-Bretagne s’est engagée à « remplir la Libye » avec de l’argent libyen, mais à la condition …

Dans quelle condition?

Le gouvernement britannique était déterminé à dégivrer 12 millions de livres supplémentaires d’actifs libyens. Cela a été annoncé le 15 septembre 2011 par le Premier ministre britannique David Cameron lors d’une conférence de presse conjointe avec le président français Nicolas Sarkozy et les dirigeants du Conseil national de transition pro-occidental / PNS / Libye.

Mais à condition … de retrouver Mouammar Kadhafi, le leader de la révolution libyenne. « Nous vous aiderons à trouver Kadhafi et à le traduire en justice », a déclaré Cameron lors d’une conférence de presse à Tripoli. Le Premier ministre a également souligné que le Royaume-Uni était prêt à aider les nouveaux dirigeants libyens, composés majoritairement de terroristes d’Al-Qaïda, et dans d’autres directions. « Maintenant, le printemps arabe peut devenir l’été arabe », a déclaré Cameron.

Et ses prévisions étaient étonnamment précises: après l’éclatement de la Libye, de la Syrie et du Yémen. Outre la Jamahiriya libyenne, les forces spéciales de l’Angleterre, de la France et des États-Unis ont également été déployées et ont pris part à la prise d’assaut de la ville libyenne de Syrte, qui tenait la défense, et aux représailles contre les dirigeants libyens. Jamahiriya.

Le 20 octobre 2011, des photographies et des séquences vidéo de l’exécution de Kadhafi ont fait le tour du monde.

Belgique

Tout ce que les médias occidentaux ont prétendu au sujet de «l’argent libyen» en dehors de la Libye, le fait est que le leader de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, n’avait pas un seul compte PERSONAL dans des banques étrangères. Ni européenne, ni arabe, ni africaine, ni asiatique. Aucun de ces comptes!

L’argent libyen gelé figure dans les comptes d’entreprises et de fondations publiques libyennes créées à l’époque de la Jamahiriya libyenne prospère et dynamique en vue de développer la coopération internationale avec divers pays et de financer des projets commerciaux internationaux avec la participation de la Libye.

Un État qui a été détruit à la demande des courtiers financiers du monde

Bien que les Nations Unies aient interdit l’utilisation de cet argent, les banques occidentales l’utilisent depuis sept ans pour augmenter leurs bénéfices.

De plus, l’argent a disparu d’un certain nombre de comptes. Les enquêteurs de l’ONU cherchent où ils sont allés. Oui, il y avait de l’argent dans les comptes en 2011, des milliards d’argent libyen, ils ont été gelés par l’ONU. Il y avait des intérêts courus. Ces profits ont disparu.

Pourquoi? Et qui les a décongelés?

SIX MILLIARDS DE DOLLARS! – ont été utilisés pour financer, en Libye et en Syrie, des bandes terroristes, y compris les malfaiteurs de l’organisation criminelle ISIS-DAESH, créée par les agences de renseignement américaines.

Six milliards pour l’OTAN

Près de neuf mois après que Politico (Politico) a annoncé pour la première fois que les paiements d’intérêts liés à près de 70 milliards de dollars d’actifs gelés précédemment détenus par la Jamahiriya libyenne avaient été versés (transférés) sur des comptes cachés. Les enquêteurs des Nations Unies ont finalement commencé à étudier où allait réellement cet argent.

On a appris que les paiements d’intérêts sur les avoirs libyens atteignaient 5,7 milliards de dollars.

Selon la RTBF, les fonds seraient versés sur des comptes contrôlés par des bandes de mercenaires en Libye, accusés de crimes contre l’humanité par la communauté internationale.

http://katehon.com/article/how-west-plunders-libyan-billions

L’Arabie saoudite «rejette absolument» toute mesure susceptible d’avoir une incidence sur la souveraineté de la Syrie sur les hauteurs du Golan

L’Arabie saoudite «rejette absolument» toute mesure susceptible d’avoir une incidence sur la souveraineté de la Syrie sur les hauteurs du Golan

L'Arabie saoudite «rejette absolument» toute mesure susceptible d'avoir une incidence sur la souveraineté de la Syrie sur les hauteurs du Golan
Le roi saoudien Salman a déclaré qu’il «rejetait absolument» toute mesure susceptible de saper la souveraineté syrienne sur les hauteurs du Golan sous contrôle israélien, après que le président américain Donald Trump ait reconnu la région en tant que territoire israélien.

S’exprimant lors d’un événement de la Ligue arabe en Tunisie dimanche, Salman a également réitéré son soutien à une « solution à deux États » pour Israël et la Palestine, avec Jérusalem-Est comme capitale de l’État palestinien.

Ses remarques ont constitué une forte opposition au président américain Donald Trump, qui a signé  une déclaration la semaine dernière reconnaissant officiellement le plateau du Golan comme faisant partie d’Israël. La zone stratégique a été capturée en Syrie pendant la guerre des Six jours en 1967 et est depuis restée sous contrôle israélien.

En 1981, le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté à l’ unanimité de déclarer illégale l’annexion par Israël du plateau du Golan et a demandé à Tel Aviv de « l’annuler » .

Le geste de Trump, sans surprise, a été salué par le gouvernement israélien et a suscité de vives critiques de la part de la Syrie, qualifiant de « nulle et non avenue » l’annexion de son territoire .

La question a également provoqué une scission entre certains des alliés des États-Unis dans l’OTAN. Le dirigeant français Emmanuel Macron a déclaré que la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan  » viole le droit international et crée des tensions dans la région ».

Federica Mogherini, responsable des affaires étrangères de l’UE, a souligné dimanche que le fait d’ignorer la position de l’ONU sur le plateau du Golan  n’était « pas une solution ».

L’affirmation de Jérusalem-Est par le roi saoudien en tant que Palestinien est un autre reproche flagrant de la politique de Washington, puisque Trump a reconnu Jérusalem entière comme la capitale d’Israël et a déplacé l’ambassade américaine de Tel Aviv à Tel Aviv. Les alliés de Washington n’ont pas bien compris la situation, ont averti certains en affirmant qu’ils mettaient en péril toute la perspective du processus de paix.

Washington et Riyad ont récemment signé plusieurs contrats importants dans le domaine des armes. Cependant, leurs relations sont devenues tendues par le journaliste et dissident saoudien Jamal Khashoggi, qui aurait été assassiné sur ordre de la famille royale saoudienne.

Le président Trump a condamné le meurtre et sanctionné plusieurs responsables saoudiens dans le cadre de l’affaire. La maison blanche subit maintenant des pressions sur son pays pour qu’il prenne davantage de mesures contre le royaume, Trump n’ayant pas renoncé à ses contrats d’armement de plusieurs milliards de dollars avec Riyad.

AUSSI SUR RT.COM, LESEtats-UnisSOUTIENNENTla « souveraineté » d’Israël sur le plateau du Golan, prouvant que la souveraineté n’est pas quelque chose qu’il respecteLe plateau du Golan, quant à lui, reste une étape de tensions entre Israël et la Syrie. Tel-Aviv a accusé les «mandataires iraniens» opérant en Syrie d’avoir lancé des missiles sur les Golans sur son territoire. En réponse, les FDI ont mené des raids transfrontaliers en Syrie. Damas a condamné ces incursions en les qualifiant de «violation de sa souveraineté»

https://www.rt.com/news/455190-saudi-king-golan-syria-sovereignty/?utm_source=browser&utm_medium=push_notifications&utm_campaign=push_notifications

Vents d’Est

ANALYSIS

Vents d’Est

Après avoir reconquis militairement ses territoire du sud-ouest, réduit l’antre de la bête ; placé ses troupes faces aux unités d’élite israéliennes au Golan et encerclé les bases étrangères au nord-est, Damas vise désormais la province rebelle septentrionale d’Idleb sous un protectorat turc qui ne dit pas son nom.

A cet effet, la restructuration des forces armées syriennes en une force nouvelle, compacte, plus mobile et plus flexible de termes d’intégration et de coordination interarmes et/ou avec les forces auxilliaires, supplétives ou amies, menée en partenariat avec les russes,  les iraniens et le Hezbollah libanais, devrait permettre à Damas de poursuivre sa série d’offensives ciblées et par dessus tout d’éviter toute  confrontation armée directe avec la Turquie.

La guerre en Syrie a transformé la topographie stratégique du monde. Elle a divisé les pays du Golfe qui ont dépensé presque 4% du PIB mondial pour financer ce que l’on appelle le printemps Arabe, une opération de guerre hybride à grande échelle menée par les néoconservateurs pro-sionistes influançant la politique étrangère de Washington et de ses alliés,  avec un résultat égal à zéro. Pire, Israël se retrouve non seulement plus isolé que jamais mais son obssession à semer le chaos dans ses environnements proches et immédiats pour assurer sa supériorité stratégique a grandement renforcé ce que l’on appelle l’Axe de la résistance et si les avions de combat israéliens pouvaient en 2007 pénétrer en profondeur dans l’espace aérien syrien pour bombarder un réacteur nucléaire situé en plein Deir Ezzor, ils ne peuvent plus envoyer le moindre drone dans le ciel syrien et se contentent de mener des raids aériens à partir de l’espace aérien libanais voisin.

Certaines puissances qui ont allumé et entretenu le feu en Syrie ont tenté de faire du business avec ce conflit. D’autres ont en profité pour écouler leur vieux stocks d’armes ou de créer des besoins à partir du néant.

La guerre en Syrie a mis fin au cycle du mensonge. La propagande atlantiste n’a plus les moyens de son influence. Ce discrédit est total. Au point où le président US Donald Trump lui même qualifie des médias comme le Washington Post, le New York Times ou encore CNN de « Fake News ».

A quoi ont servi tous ces troubles au Proche et Moyen-Orient ayant hanté nos journaux télévisés depuis huit années?

Le maintien et la survie de la suprématie israélienne dans la région au delà du centenaire de sa création en 2048? Avec le vote sur le caractère juif raciste, exclusif  et fasciste de l’Etat d’Israël, la survie de cette entité est désormais une chimère qu’aucune force au monde ne pourra réaliser.

L’affaiblissement de la région MENA? Cette région du monde n’est pas du tout affaiblie puisque certains pays de cette région se sont totalement sanctuarisés d’un point de vue militaire. Les cas irakien, libyen et syrien ont servi de leçon mais l’éclatante  leçon nord-coréenne a fini par mettre fin à la perception d’une hégémonie basée sur le mythe de la surpuissance.

Par contre, une grande migration humaine s’est déclenchée: des millions d’individus fuyant les zones de guerre et d’instabilité se ruent sur l’Europe. Au point où des centaines de personnes débarquent sur les plages et les rivages tous les jours sans aucune solution en perspective.

Tandis qu’à Washington on se chamaille comme de vulgaires chiffoniers au sein même de l’Etat profond alors que certains Etats de l’Union s’écroulent et  alors que l’Europe se noie sous le poids d’une nouvelle grande migration humaine, la Chine tisse en toute quiétude ses liens de coopération avec l’Eurasie, l’Afrique et les Amériques. C’est d’ailleurs les chinois qui vont reconstruire la Syrie comme ils le font en Irak.

Les anciennes puissances peuvent toujours menacer. Le monde a profondément changé. Le soleil se lève à l’Est.

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Bassam Tahhan: «Je crains que l’on se dirige vers une guerre généralisée au Moyen-Orient»

Donald Trump et Benjamin Netanyahou

Bassam Tahhan: «Je crains que l’on se dirige vers une guerre généralisée au Moyen-Orient»

© REUTERS / Ariel Schalit/Pool
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Fabien Buzzanca
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La décision de Washington de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan a été timidement critiquée par les alliés des États-Unis, y compris au sein des pays arabes. Quelles conséquences géopolitiques et pour le processus de paix israélo-palestinien? Le politologue franco-syrien Bassam Tahhan livre son analyse à Sputnik France.

Le Golan est un «territoire arabe occupé».

La timide réaction de l’Égypte le 22 mars au lendemain de l’annonce par Donald Trump de la «reconnaissance» de la souveraineté d’Israël sur le Golan est à l’image de celles de ses pairs alliés des États-Unis. La décision de Washington concernant cette portion du territoire syrien conquis par Israël en 1967 et annexé en 1981 met dans l’embarras nombre de pays. Plusieurs résolutions de l’Onu font en effet du plateau situé au sud de la Syrie un «territoire occupé» illégalement.

​Pour cette raison, une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu a eu lieu le 27 mars à la demande de la Syrie. Un rassemblement où flottait un étrange air de malaise, où l’ambassadeur américain s’est fait représenter par son conseiller politique. Alors que Russes et Syriens ont fortement critiqué ce qu’ils considèrent comme un «mépris du droit international», Christophe Heusgen, ambassadeur allemand après de l’organisation internationale, a qualifié la réunion de «cynique alors que le gouvernement syrien viole les résolutions de l’Onu». Selon lui, Damas «a bombardé des écoles et des hôpitaux», «utilisé des armes chimiques» contre son peuple.

​Des questions se posent également sur les conséquences de la décision américaine sur le processus de paix israélo-palestinien, la géopolitique de la région ainsi que sur l’éventuelle carte à jouer de l’Iran. En tant que politologue franco-syrien, Bassam Tahhan est touché par cette affaire. Il a fait part de son analyse à Sputnik France et ne mâche pas ses mots. Entretien.

Sputnik France: Comment réagissez-vous par rapport à cette décision américaine de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le Golan?

Bassam Tahhan: «Cette décision est illégale, illégitime et contraire au droit international. C’est-à-dire que le Président américain se substitue carrément à toutes les instances des Nations unies et décide lui-même des frontières dans le monde en reconnaissant à Israël une souveraineté sur un territoire annexé. C’est à la fois drôle et tragique. Cela montre la totale impunité de certains responsables, que ce soit Donald Trump ou d’autres.»

Sputnik France: Cette affaire intervient un an et demi après la reconnaissance par la Maison-Blanche de Jérusalem en tant que capitale d’Israël. Qu’est-ce qui a motivé Donald Trump à faire ces choix?

Bassam Tahhan: «La première raison est à chercher du côté des prochaines élections en Israël. Donald Trump veut aider son ami Netanyahou à conserver le pouvoir. L’autre concerne l’éclatement de la Syrie voulu par les Occidentaux. Commencer par reconnaître l’annexion du Golan donnera d’autres idées à propos d’un détachement du territoire syrien situé à l’est de l’Euphrate, par exemple. Mais cela peut aller plus loin. Le danger est là. Aujourd’hui, les États-Unis reconnaissent la souveraineté d’Israël sur le Golan, mais demain cela pourra être sur la Cisjordanie ou la bande de Gaza.»

Sputnik France: Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’Onu demandée par la Syrie, les pays alliés des États-Unis ont timidement critiqué la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le Golan. On sentait du malaise. L’ambassadeur allemand aux Nations unies, Christoph Heusgen a déclaré que le fait que la Syrie ait demandé cette réunion d’urgence est «cynique alors que le gouvernement syrien viole les résolutions de l’Onu», «a bombardé des écoles et des hôpitaux», «utilisé des armes chimiques» contre son peuple. Le fait que ce soit la Syrie qui soit victime de la décision américaine semble peser dans la balance…

Bassam Tahhan: «Tout d’abord, je tiens à préciser que l’attitude du représentant allemand est inadmissible. Il fait des raccourcis et avance des affirmations infondées. De plus, je rappelle qu’Israël est l’un des champions du non-respect du droit international et des résolutions de l’Onu, et ce depuis des décennies. Pour en revenir à cette réunion du Conseil de sécurité, il faut noter que la majorité des membres en veut aujourd’hui à la Syrie et à ses alliés russe et iranien. Leur attitude n’est pas surprenante.»

Sputnik France: La réaction des pays arabes alliés des États-Unis a été plus que mesurée. Quelles conséquences géopolitiques cette décision américaine peut-elle avoir sur le Moyen-Orient?

Bassam Tahhan: «Ce n’est pas étonnant. Je crains fort que nous nous orientions vers une guerre généralisée au Moyen-Orient entre Israël et l’axe composé par l’Iran, le Hezbollah, l’Irak et la Syrie. Au vu du nombre de missiles dont dispose ce dernier et du fait qu’Israël ait l’arme nucléaire, c’est une situation très grave qui conduirait à un conflit atroce. Je rappelle que l’État hébreu a encore mené un raid aérien dans le nord de la Syrie près d’Alep dans la nuit du 27 au 28 mars. Cela illustre l’agressivité du gouvernement Netanyahou. Je pense que le monde arabe va vivre des divisions, avec un camp qui sera pour la guerre contre Israël. La création de l’État d’Israël a été favorisée par le Royaume-Uni, qui avait un mandat sur la Palestine. Aujourd’hui, c’est à nouveau du camp anglo-saxon avec les États-Unis que vient une décision défavorable à un pays arabe, en l’occurrence la Syrie. Cela pourrait raviver les rancœurs. Cette situation est très dommageable. Je croyais à titre personnel à la paix avec Israël, mais le gouvernement de Netanyahou fait tout pour qu’elle ne devienne pas réalité.»

Sputnik France: Quid du processus de paix israélo-palestinien?

Bassam Tahhan: «Les conséquences sont clairement importantes. Cette décision est une menace. Israël montre qu’elle peut annexer des territoires conquis avec l’aval de la première puissance du monde sans aucun problème. Comme je l’ai dit précédemment, aujourd’hui il s’agit du Golan, demain cela pourrait être le tour de la Cisjordanie ou de la bande de Gaza.»

Sputnik France: Pensez-vous que la décision américaine pourrait renforcer la position de l’Iran dans la région? Téhéran pourrait s’appuyer sur cet événement pour mettre en avant son argumentaire qui veut qu’Israël et les États-Unis aient une attitude colonialiste dans la région…

Bassam Tahhan: «Cela peut renforcer les Iraniens, mais également avoir une incidence sur la position des Turcs. Même si Erdogan joue sur tous les tableaux, je ne vois pas comment il pourrait se défiler devant cette décision américaine face à son peuple. Cela pourrait aussi affaiblir des pays comme l’Arabie saoudite, qui misait beaucoup sur les bonnes relations avec l’État hébreu. Cela devient difficile de maintenir une telle position avec l’attitude d’Israël qui annexe, exige et ne respecte pas le droit international.»

https://fr.sputniknews.com/international/201903291040544580-guerre-moyen-orient-etats-unis-israel/