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Ce qui reste de la position militaire syrienne attaquée par deux hélicoptères d’attaque US pour avoir refusé l’accès à un convoi US

Ce qui reste de la position militaire syrienne attaquée par deux hélicoptères d’attaque US pour avoir refusé l’accès à un convoi US

Strategika51   17/08/2020

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Les forces US ont démenti avoir utilisé des moyens aériens et ont accusé les forces syriennes d’avoir ouvert le feu sur des unités kurdes et des militaires US près du Check-Point situé à Tel-Edeheb.

Il est à noter que les forces US ne désignent jamais l’armée syrienne par sa dénomination mais la désignent invariablement sous la dénomination générique de forces pro-régime.

Des témoins du raid affirment que deux hélicoptères d’attaque de type Apache Ah-64 Long Bow ont lancé des missiles Air-Sol et des roquettes sur le Check-Point détruisant une cabine de vie, un réservoir d’eau potable et deux véhicules appartenant aux forces syriennes. Peu après le passage des hélicoptères, une unité kurde soutenue par Washington et des véhicules blindés US ont ouvert le feu sur ce qui restait du check-point en passant au milieu de ses débris.

La coalition intervenant illégalement en Syrie a souligné n’avoir enregistré aucune perte tandis que le comportement opportuniste et prédateur des YPG kurdes suscite la colère unanime de l’ensemble des populations locales.

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Black Hornet PRS, une version modifié de ce micro-drone est utilisée par les forces US en Syrie. (Photographie: site officiel du fabricant)

Des micro-drones Black Hornet utilisés par les forces US en Syrie ont été capturés par les forces syriennes au nord et à l’est du pays.

La version en usage en Syrie diffère de celle promue par le fabricant et dispose d’un système de communication crypté à quatre canaux similaire à ceux équipant les drones Predator et Reaper ainsi qu’une camera FLIR à haute résolution. Ce drone de poche extrêmement léger et silencieux équipe le fantassin.

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Une autre attaque israélienne a ciblé des positions militaires syriennes près de Hadar dans le voisinage de la ville de Qunaïtra (Golan) quelques jours après un attaque de missiles massive sur Damas et la chute de missiles syriens sur la colonie de Magdel Chams

Les attaques israéliennes contre la Syrie continuent dans le cadre d’un redéploiement des forces US au Levant et une recrudescence des activités militaires US autour de la base d’Al-Tanf mais également le nord de la Syrie après la réussite de la stratégie confusionnelle de « Bellum omnium contra omnes » ou guerre de tous contre tous visant en premier lieu à brouiller la perception stratégique russe.

Les derniers missiles israéliens lancés par des appareils de combat au dessus du plateau du Golan sont justifiés du côté israélien comme une riposte à la chute de débris de missiles Sol-Air syriens sur la partie sous occupation israélienne du Golan après le bombardement de sites au Sud de Damas.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=795325058&adf=2332433717&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1595686823&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F25%2Fle-retour-de-la-bete-ou-comment-la-strategie-de-la-confusion-strategique-de-washington-a-induit-en-erreur-la-perception-strategiques-de-ses-rivaux-sur-la-poursuite-des-objectifs-initiaux%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8LDv-AUQ16bdrpO16thqEkwAeLaUSqlMB6BM6ElhETbZ6uei986_qWz0DMyW68eSNjDXCufHOkEOPEniuzLrVN6npXX62V4R1vG9I8Wvyi1xtV-mF0DbXVRVDDrP&dt=1595686823896&bpp=21&bdt=5262&idt=-M&shv=r20200723&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0&nras=2&correlator=7461084740688&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1595686822&ga_hid=1103974965&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=129&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=2797&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154%2C21066392&oid=3&pvsid=1662855456186054&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&jar=2020-7-24-16&ifi=2&uci=a!2&btvi=1&fsb=1&xpc=PxsGDCJTSq&p=https%3A//strategika51.org&dtd=67

En d’autres termes, Israël attaque régulièrement la Syrie après l’échec de la guerre hybride par proxy et lorsque les syriens (où leurs alliés) utilisent des missiles Sol-Air pour contrer les missiles israéliens dans l’espace aérien syrien, cette action est qualifiée comme une attaque par Tel-Aviv.

En réalité ces attaques concertées entre les Etats-Unis et Israël (avec la participation active de pays alliés dans la région) sont plus un message en direction de la Russie en Syrie qu’à égard de Damas ou Téhéran. Ces actions s’insèrent dans le cadre d’une montée en puissance d’une guerre en préparation contre les puissances émergentes que sont la Russie et la Chine et reflètent un changement de paradigme radical dans la stratégie de Washington où les notions de « guerre sans fin contre le terrorisme » par le biais de la création ex-nihilo d’acteurs non-étatiques idéologiquement ou religieusement motivés par la manipulation et la subversion sont abandonnées au profit d’une approche plus classique d’une confrontation avec un ou plusieurs rivaux géostratégiques majeurs.

La Russie appelle Israël à cesser ses attaques contre la Syrie:https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=795325058&adf=1492687157&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1595686823&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F25%2Fle-retour-de-la-bete-ou-comment-la-strategie-de-la-confusion-strategique-de-washington-a-induit-en-erreur-la-perception-strategiques-de-ses-rivaux-sur-la-poursuite-des-objectifs-initiaux%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8LDv-AUQ16bdrpO16thqEkwAeLaUSqlMB6BM6ElhETbZ6uei986_qWz0DMyW68eSNjDXCufHOkEOPEniuzLrVN6npXX62V4R1vG9I8Wvyi1xtV-mF0DbXVRVDDrP&dt=1595686823896&bpp=18&bdt=5262&idt=-M&shv=r20200723&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C674x280&nras=3&correlator=7461084740688&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1595686822&ga_hid=1103974965&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=130&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=3500&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154%2C21066392&oid=3&pvsid=1662855456186054&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&jar=2020-7-24-16&ifi=3&uci=a!3&btvi=2&fsb=1&xpc=ZcudPlkmof&p=https%3A//strategika51.org&dtd=90

Le représentant russe aux Nations Unies a réitéré les appels de la Russie à Israël pour la cessation des raids aériens sur le territoire syrien et de mettre fin à toute occupation étrangère dans ce pays ainsi que l’arrêt des tentatives de démanteler la Syrie en entités éparses. Cet appel très diplomatique n’a pourtant aucune chance d’être entendu.

Une certaine naïveté russe…

En dépit de leurs expériences passées, les russes ont fait montre d’une certaine naïveté en Syrie où ils ont cru pouvoir jouer au funambule dans un environnement où il fallait éviter ou du moins prévenir la prolifération de bases US et offrir les moyens d’une dissuasion fiable à une Syrie techniquement en guerre ouverte avec Israël et soumise à une guerre économique et financière américaine et européenne d’une férocité extrême. Le protectorat de facto de la Turquie sur la province syrienne rebelle d’Idleb a non seulement mis à mal la stratégie russe en Syrie mais a prouvé que la stratégie turque au Levant est une pièce maîtresse de la grande stratégie de Washington visant à reprendre la main au Levant au Moyen-Orient et de bloquer l’initiative de la nouvelle Route de la Soie chinoise d’atteindre la Méditerranée orientale.

Le déclin des groupes rebelles en Syrie ne pouvait qu’amener Israël à intervenir plus ou moins directement dans un conflit où il est l’un des principaux protagonistes. Cette donnée est essentielle et démontre qu’en dépit de la confusion globale délibérée entretenue par la nouvelle approche de Washington -ruse de guerre, brouillard de guerre ou situationnisme confusionnel dans la plus pure tradition du très classique « Art de la Guerre » de Sun Tzu, les pays ayant déclenché la guerre en Syrie poursuivent inlassablement leurs objectifs initiaux avec pour ligne de mire:

  1. Affaiblir les forces armées syriennes et découpler le Hezbollah libanais de l’équation syrienne et isoler ce dernier sur la scène libanaise, prélude à son ciblage;
  2. Découpler l’axe Damas-Téhéran et obtenir un changement de régime en Syrie en lui substituant dans le meilleur des cas un état de chaos similaire ou pire à celui en cours en Libye avec des protagonistes rivaux acquis ou alliés à l’Otan;
  3. Une fois la destruction de l’Etat syrien obtenue, focaliser l’ensemble des synergies régionales et internationale dans une alliance contre l’Iran pour aboutir au même objectif qu’en Syrie;
  4. Un changement de régime en Iran par un autre favorable à l’empire mettrait d’immenses réserves et de gisement d’énergies fossiles à la disposition de Washington et permettra de lancer avec l’aide des riches pays Arabes du Conseil de Coopération du Golfe et la Turquie le « Grand Djihad otanien » sur le flanc sud de la Russie en créant des remake de la première guerre d’Afghanistan dans les ex-République d’Asie centrale;
  5. La Russie se retrouvera ainsi acculée sur ses marches occidentales (pays baltes, Pologne, Ukraine, Roumanie) mais encore plus gravement sur son flanc méridional en Asie centrale où l’islam politique pourrait encore servir la stratégie US pour déstabiliser et tenter de porter atteinte à l’intégrité territoriale de la Russie avec pour objectif économique d’obtenir un changement de régime à Moscou et la mise en place d’un leadership russe favorable aux intérêts des oligarques compradores liés à la mafia financière occidentale comme c’était le cas au temps d’Eltsine sur fond d’une nouvelle humiliation de la Russie dans tous les domaine et la destruction de ses structures militaires, sociales et culturelles (propagation du chaos social);
  6. Simultanément, obtenir le découplage de l’axe stratégique Moscou-Beijing et de préférence créer les conditions d’une hostilité entre la Russie et la Chine tout en ciblant l’Ouest chinois par les mêmes outils de la subversion (guérilla islamiste pan-turquiste au Xinjiang, renforcée par l’incendie en Asie centrale musulmane) tout en renforçant son encerclement stratégique (Mer de Chine méridionale, péninsule coréenne, Hong Kong, rivalité avec le Viet-Nam, et nouvel élément géostratégique, un état de guerre froide avec l’Inde) dans un remake plus étendu et plus élaboré des guerres de l’Opium du 19ème siècle.

Inutile de préciser que ce scénario comporte des conséquences très lourdes à assumer pour l’ensemble de la population mondiale (après tout c’est grâce à la Chine si la plupart des consommateurs parviennent à s’offrir des commodités à des prix plus ou moins raisonnables ou accessibles au plus grand nombre) ou encore sur les capacités avérées des russes à reprendre les choses en main en cas de décapitation subite du leadership ou d’une révolution colorée (ils l’ont assez prouvés tout au long de leur histoire fort mouvementée) et le pire scénario est de voir une Russie dotée de plus de 5000 ogives nucléaires (plus de 12 000 en réalité) sombrer dans le chaos et qu’un groupe d’officiers nationalistes décident de prendre le pouvoir en prenant les armes contre un gouvernement fantoche mis en place par Washington avec l’aide des puissants réseaux sionistes internationaux. Ces données expliquent en partie la volonté de Vladimir Poutine de demeurer à la tête de la Russie pour quelques années et la décision unanime des élites dirigeantes de la Chine à nommer à vie le président Xi Jinping. Pour ces deux pays, le loup est derrière la porte de la maison et tous les moyens sont bons pour l’abattre.

L’empire US et ses alliés ne sont plus ce qu’ils étaient il y trois décennies. L’état des Etats-Unis en 2020 est similaire à celui prévalant en ex-Union Soviétique durant les années 1986-1990 et l’effondrement politique, économique et social est réel en dépit de la mainmise du dollar et de la falsification de tous les indices macro-économiques et boursiers. La spéculation et la méga-propagande renforcée par le contrôle de l’internet pallient pour le reste. Les élites de la finance ont décidé de créer des crises multi-formes (le COVID-19 n’en est qu’un aspect) afin de maintenir un statu quo ou à défaut faire couler le navire tout en maintenant leurs dividendes astronomiques et en multipliant à l’infini les clivages sociétaux à l’intérieur des sociétés humaines et les conflits armés entre les Etats. La guerre hybride se transforme et on saura bientôt la nouvelle forme qu’elle va adopter sur fond de crise sanitaire (en fait une guerre hybride mêlant un vecteur biologique et une médiaguerre avec une domestication des population par la peur et la terreur, un créneau toujours porteur).https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-8611929323778758&output=html&h=280&adk=795325058&adf=3107533707&w=674&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1595686823&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=1718975997&tp=site_kit&psa=1&guci=1.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=674×280&url=https%3A%2F%2Fstrategika51.org%2F2020%2F07%2F25%2Fle-retour-de-la-bete-ou-comment-la-strategie-de-la-confusion-strategique-de-washington-a-induit-en-erreur-la-perception-strategiques-de-ses-rivaux-sur-la-poursuite-des-objectifs-initiaux%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=169&rw=673&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=ChAI8LDv-AUQ16bdrpO16thqEkwAeLaUSqlMB6BM6ElhETbZ6uei986_qWz0DMyW68eSNjDXCufHOkEOPEniuzLrVN6npXX62V4R1vG9I8Wvyi1xtV-mF0DbXVRVDDrP&dt=1595686823896&bpp=7&bdt=5262&idt=-M&shv=r20200723&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&prev_fmts=0x0%2C674x280%2C674x280&nras=4&correlator=7461084740688&frm=20&pv=1&ga_vid=621496474.1578223226&ga_sid=1595686822&ga_hid=1103974965&ga_fc=1&iag=0&icsg=4398042316848&dssz=130&mdo=0&mso=0&u_tz=120&u_his=1&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=60&ady=5970&biw=1063&bih=456&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066154%2C21066392&oid=3&pvsid=1662855456186054&pem=378&ref=https%3A%2F%2Fmessageriepro3.orange.fr%2FOFX&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=70%2C70%2C70%2C70%2C1366%2C0%2C1096%2C576%2C1080%2C456&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&jar=2020-7-24-16&ifi=4&uci=a!4&btvi=3&fsb=1&xpc=3Q046Cm2dW&p=https%3A//strategika51.org&dtd=99

Le Grand Jeu est entré dans sa phase paroxystique et tout est désormais possible.

https://strategika51.org/2020/07/25/le-retour-de-la-bete-ou-comment-la-strategie-de-la-confusion-strategique-de-washington-a-induit-en-erreur-la-perception-strategiques-de-ses-rivaux-sur-la-poursuite-des-objectifs-initiaux/

Syrie : « Bachar al-Assad a gagné la guerre, mais pas la paix »

Syrie : « Bachar al-Assad a gagné la guerre, mais pas la paix »

Interview13 juillet 2020Le point de vue de David Rigoulet-Roze

La situation humanitaire et sanitaire en Syrie demeure préoccupante, mise à mal par le veto russe et chinois à l’ONU pour le maintien de plusieurs points d’entrée d’aide humanitaire transfrontalière pour les quatre millions de personnes piégées à Idlib. Elle se conjugue à la pandémie de Covid-19 dont on n’appréhende guère la situation réelle dans le pays. Si la progression du régime de Bachar al-Assad dans la reconquête des territoires syriens est aujourd’hui avérée, une paix éventuelle s’annonce ardue, tandis que Moscou apparaît toujours comme le maître du jeu syrien. Entretien avec David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l’IRIS.

Le 7 juillet dernier, la Russie et la Chine ont mis leur veto à l’ONU à une extension pour un an et via deux points d’entrée de l’aide humanitaire transfrontalière apportée aux Syriens. Comment interpréter cette décision ? Qu’en est-il de la situation sanitaire et humanitaire en Syrie face à la pandémie de Covid-19, conjuguée à la crise économique et la guerre ?

La Russie et la Chine ont opposé leur veto, le 7 juillet dernier, au projet d’une résolution présentée au Conseil de sécurité de l’ONU par l’Allemagne et la Belgique et destinée à prolonger l’opération transfrontalière pour livrer de l’aide à la population civile en Syrie, tout spécialement dans l’enclave d’Idlib au Nord-Ouest du pays, dernier bastion des rebelles non repris par les forces du régime de Damas. Le mécanisme de fourniture d’aide transfrontalière des Nations unies a été créé pour la première fois par la résolution 2165 du 14 juillet 2014. Son mandat avait été précédemment renouvelé formellement dans la résolution 2449 du 13 décembre 2018, mais appelé à expirer le 10 juillet 2020. Les 13 autres membres du Conseil de sécurité ont approuvé le texte rédigé par l’Allemagne et la Belgique, deux membres non permanents. « Le projet de résolution n’a pas été adopté » en raison de votes négatifs de membres permanents, a indiqué l’ambassadeur allemand à l’ONU, Christoph Heusgen, président du Conseil de Sécurité pour le mois de juillet. C’est le 15e veto de la Russie et du 9e de la Chine sur un texte lié à la Syrie depuis le déclenchement de la guerre en 2011 pour des raisons convergentes à défaut d’être identiques.

Lors des négociations, la Russie s’était prononcée en faveur d’un maintien partiel du dispositif arrivant à expiration le 10 juillet prochain, mais seulement pour six mois et avec un seul point d’entrée en Syrie contre deux actuellement à savoir Bal al-Salam menant à la région d’Alep et Bab al-Hawa qui permet de ravitailler quelque 4 millions de Syriens dans la région d’Idlib. Le dispositif transfrontalier de l’ONU « doit être graduellement réduit et remplacé » par un acheminement humanitaire sous contrôle de Damas, a pris ainsi soin de souligner la mission diplomatique russe à l’ONU. « Il est temps de réduire progressivement ce mécanisme [d’aide transfrontalière] afin de le remplacer par une assistance humanitaire qui sera organisée conformément aux principes énoncés dans la résolution 46/182 de l’Assemblée générale des Nations unies », a précisé le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies, Vassili Nebenzia, dans un communiqué en date du 7 juillet. Concernant cette réduction, cela avait déjà été le cas en janvier dernier, lorsque Moscou et Pékin avaient déjà exercé leur droit de veto pour réduire le dispositif, passé alors de quatre points d’entrée dans le pays à seulement deux, et avec une durée limitée à six mois contre un an jusqu’alors. Le texte de la résolution 2504 soumise le 10 janvier 2020 déjà par l’Allemagne et la Belgique avait été adopté par 11 voix pour, quatre pays s’abstenant (la Russie, la Chine, et les États-Unis et le Royaume-Uni pour stigmatiser les hypothèques non-levées sur les attendus du texte). Elle prolongeait jusqu’au 10 juillet 2020 l’opération d’aide humanitaire transfrontalière pour une période de six mois – contre un an jusqu’alors et comme instamment demandé en décembre 2019 par le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU – en excluant à la demande expresse de Moscou deux points de passage. Il s’agissait en l’occurrence des points de passage frontaliers d’Al-Ramtha et d’Al Yarubiyah », le premier – pratiquement plus utilisé – situé en Jordanie et le second en Irak. Le poste d’Al-Yarubiyah, à la frontière irakienne, était le seul accès possible pour acheminer les médicaments et du matériel chirurgical aux 1,3 million de personnes du Nord-Est syrien. La résolution par ailleurs enjoignait le Secrétaire général de « faire rapport au Conseil de sécurité d’ici la fin de février 2020 sur la possibilité d’utiliser des modalités alternatives pour le passage de la frontière d’Al Yarubiyah afin de garantir que l’aide humanitaire, y compris les fournitures médicales et chirurgicales, parvienne aux personnes dans le besoin dans toute la Syrie par les voies les plus directes, et conformément aux principes humanitaires d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance ». Sans y être réellement parvenu du fait des obstructions existantes au niveau du Conseil de Sécurité. Selon des diplomates occidentaux, la fermeture du point de passage irakien aurait entraîné une perte de 40 % de l’aide médicale jusque-là acheminée dans le Nord-Est syrien.

Lors des négociations pour la résolution du 7 juillet 2020, Moscou a notamment fait valoir que le point d’entrée de Bab al-Salam était moins utilisé que celui de Bab al-Hawa. De fait, selon un rapport en juin dernier du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui avait réclamé une prolongation d’un an du dispositif avec deux points d’entrée, 4 774 camions de ravitaillement seraient passés par Bab al-Salam et 28 574 par Bab al-Hawa depuis 2014 et par lesquels ont transité 8 500 camions d’aide humanitaire depuis janvier dernier. À peine le résultat du vote officialisé, la Russie a proposé au Conseil son propre texte, comprenant donc une extension de six mois de l’autorisation onusienne, avec un seul point d’entrée en Syrie – celui de Bab al-Hawa – sur la frontière avec la Turquie où, selon Dmitry Polyanskiy, ambassadeur adjoint auprès de l’ONU ce passage frontalier représente plus de 85 % du volume total des opérations humanitaires. D’après le diplomate, le reste des opérations humanitaires peut être redirigé via ce point de passage. C’est une manière pour Moscou de resserrer l’étau sur l’enclave d’Idlib dont le contrôle échappe encore au régime de Damas. De facto, la Russie impose ses conditions à savoir, un point d’entrée et seulement pour six mois.

La Russie et la Chine considèrent communément que l’autorisation onusienne viole la souveraineté de la Syrie et que l’aide peut – et doit – passer de plus en plus par les autorités syriennes à la faveur de leur reprise de contrôle de territoires. Les Occidentaux admettent que l’autorisation transfrontalière est une violation de la souveraineté de la Syrie sur son territoire, mais ils jugent que ce dispositif n’a pas d’alternative crédible et dénoncent les entraves bureaucratiques syriennes – voire davantage en détournant l’aide – lorsque cette dernière est directement soumise au contrôle de Damas. Pour ce qui est de la Chine, après son veto, Pékin a expliqué être en faveur d’un maintien de l’autorisation transfrontalière. Son veto est dû au refus de l’Allemagne et de la Belgique de prendre en compte sa demande d’une mention explicite condamnant les sanctions unilatérales américaines imposées à la Syrie via l’adoption de la « Loi César » (CaesarSyrian Civilian Protection Act)[1] votée par le Congrès américain et entrée en application le 17 juin dernier, laquelle est jugée inacceptable pour Pékin a fortiori du fait de sa logique d’extraterritorialité. On retrouve donc les tropismes russes et chinois qui expliquent leur veto.

Il demeure que la contre-proposition russe a été rejetée le 8 au soir. Sept membres – dont la Belgique – des quinze membres du Conseil de sécurité ont décidé de bloquer le texte afin de signaler qu’il n’était pas possible de fermer le point d’accès vers Alep, où quelque 300 000 civils s’étaient réfugiés après la dernière offensive du régime d’Assad. Quatre pays se sont abstenus : la Tunisie, le Niger, l’Indonésie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Seuls le Vietnam et l’Afrique du Sud ont finalement décidé de voter en faveur de la proposition russe.

Pour les États-Unis, laisser ces deux points de passage ouverts constituait une « ligne rouge », particulièrement en ces temps de pandémie de Covid-19 potentiellement dévastatrice puisqu’il est particulièrement difficile de parvenir jusqu’aux populations situées à Idlib. À la date du 6 juillet 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé près de 358 cas confirmés de Covid-19 dont 13 décès dans les zones contrôlées par le régime. Mais, là comme ailleurs, les chiffres ne reflètent sans doute pas la réalité. Une « tempête » se prépare maintenant que la région syrienne d’Idlib déchirée par la guerre se trouve confrontée à la pandémie mondiale de Covid-19, a ainsi alerté le jour même du vote la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie présidée par Paulo Pinheiro. De fait, un premier cas de nouveau coronavirus a été officiellement enregistré le 8 juillet dans le nord-ouest de la Syrie, ravivant les craintes d’un désastre si l’épidémie atteignait les camps de réfugiés du bastion rebelle[2]. La commission, qui a appelé à une trêve des combats de trois mois, « exhorte les belligérants à tenir compte de l’appel du Conseil de sécurité de l’ONU pour un cessez-le-feu durable », selon les termes de Paulo Sergio Pinheiro[3] qui dénonce, par ailleurs, les violations des droits de l’homme et les crimes de guerre commis dans cette région voire des crimes susceptibles de constituer des crimes contre l’Humanité. En plus de l’impact du nouveau coronavirus, ce nouveau rapport de 29 pages a couvert la période du 1er novembre 2019 au 30 avril 2020 dans la région d’Idlib renvoyant à la campagne militaire lancée fin 2019 par les forces pro-gouvernementales pour reprendre les dernières zones encore sous le contrôle des groupes armés en Syrie, une offensive qui avait fait un million de déplacés et plusieurs centaines de morts civils, selon l’ONU. Durant cette période, la Commission d’enquête a fait état de 52 attaques emblématiques de toutes les parties, mais majoritairement de la part des forces du régime et de ses alliés, lesquelles ont fait nombre de victimes civiles ou causé des dommages aux infrastructures civiles (dont 17 installations médicales, 14 écoles, 9 marchés). La commission Pinheiro n’exonère pas pour autant le principal groupe djihadiste dans la région, le Hayat Tahrir Al-Cham (HTS, l’ex-Front Al-Nosra), accusé de « pillages, détention, torture et exécution de civils, y compris des journalistes ». Le Hayat Tahrir Al-Cham aurait également « bombardé de façon indiscriminée des zones densément peuplées, semant la terreur parmi les civils vivant dans les zones sous contrôle gouvernemental », selon le rapport onusien.

Actant l’échec des deux premières versions de résolution, un nouveau projet de résolution pour livrer l’aide humanitaire en Syrie a été élaboré le 10 juillet sous l’égide de l’Allemagne et de la Belgique. L’Allemagne et la Belgique ne proposaient plus qu’une prolongation de six mois au dispositif, mais conservaient les deux points d’accès actuels en territoire syrien. « Nous avons besoin que davantage d’aide passe par la frontière, pas qu’il y en ait moins », avait insisté jeudi Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à la question de savoir si l’ONU pouvait se contenter d’un seul point de passage pour entrer en Syrie. Cela n’a manifestement pas suffi puisque la Russie et la Chine ont mis leur veto à la nouvelle version de la résolution germano-belge prévoyant le maintien en l’état de l’aide humanitaire transfrontalière en Syrie. Le projet de texte de l’Allemagne et de la Belgique a obtenu 13 voix sur 15 en sa faveur, mais a été rejeté suite au double veto de Moscou et Pékin, le deuxième utilisé par ces deux pays en trois jours. Il s’agit du 16e veto russe et du 10e veto chinois sur un texte lié à la Syrie depuis le déclenchement de la guerre en 2011.

Après l’expiration attendue, le 10 juillet dernier, de l’autorisation de l’aide humanitaire onusienne faute d’accord au Conseil de sécurité – les points d’accès le permettant avaient été momentanément fermés -, et après une semaine de vaines tentatives, l’Allemagne et la Belgique, chargées du volet humanitaire du dossier syrien à l’ONU, ont remis à leurs partenaires une ultime version du texte initial. Cette dernière, finalement votée le 11 juillet, est parvenue à réactiver de manière très limitée le mécanisme de l’aide frontalière qui prévoit le maintien d’un seul point d’accès en Syrie – celui de Bab al-Hawa – contre les deux jusque-là en vigueur, mais pour une période de un an plutôt que six mois soit jusqu’au 10 juillet 2021. Il est prévu par la résolution que le Conseil demande aussi au secrétaire général de l’Organisation un rapport régulier, « au moins tous les 60 jours ». Douze pays ont voté en sa faveur, trois se sont abstenus : la Russie, la Chine et la République dominicaine qui a expliqué sa déception « qu’une fois encore le Conseil de sécurité [ait] été incapable de répondre collectivement et de manière constructive à l’une des plus grandes tragédies humanitaires actuelles ». Maître du jeu, Moscou n’a quasiment rien lâché – exception faite du délai d’un an plutôt que six mois -, imposant sa volonté aux Occidentaux en leur infligeant un revers humiliant. C’est notamment le cas pour les États-Unis qui avaient fait du maintien de deux accès en Syrie une « ligne rouge ». En vain. Après le vote, ils ont relevé que « la résolution n’était pas ce que le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et des dizaines d’ONG opérant en Syrie avaient réclamé en suppliant le Conseil ». De fait, dans un rapport en juin dernier, il jugeait effectivement crucial un prolongement du mécanisme avec au moins deux points d’accès. Dans un communiqué dans la soirée du 11 juillet, il se bornait diplomatiquement « à prendre note » de la résolution, en qualifiant le dispositif transfrontalier en Syrie de « bouée de sauvetage ».

Que nous révèle cette position de la part de Moscou face au conflit syrien ? Quelles sont les autres forces étrangères toujours en présence ? Quid de Bachar al-Assad et du contrôle du territoire par ses forces ?

Le veto russe s’inscrit dans la continuité des précédents. La Russie entend imposer ses conditions sur le plan international et considère qu’elle est seule maître d’œuvre de l’évolution de la situation syrienne avec son allié iranien, avec en toile de fond le retrait souhaité et désormais plus ou moins avéré des Occidentaux. Le fait est que, grâce à ses soutiens déterminés, Bachar al-Assad a gagné la guerre, mais il est loin d’avoir gagné la paix. Une reprise progressive des différentes parties du territoire par le régime de Damas s’est sans nul doute opérée avec succès ces dernières années, à l’exception notable toutefois de l’Est riche en hydrocarbures, et du Nord où se trouve la minorité kurde qui avait rêvé d’une autonomie momentanément concédée – faute de mieux – par le régime de Damas.

Se pose en effet la question de la présence partielle des Américains dans la zone riche en hydrocarbures de Deir ez-Zor. « Toutes les régions et installations pétrolières doivent être mises sous le contrôle du gouvernement syrien », avait déclaré Mikhaïl Bogdanov, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, le 23 octobre dernier. Les forces américaines garderont le « contrôle des champs pétroliers », car ils « fournissent une source de financement essentielle aux Forces démocratiques syriennes (FDS), qui leur permet de sécuriser les camps de prisonniers de Daech et de mener des opérations », avait néanmoins justifié le 25 octobre 2019 Mark Esper, le chef du Pentagone. Et à la question de savoir si la mission des forces américaines consisterait à empêcher les forces russes et syriennes de prendre le contrôle des sites de production d’hydrocarbures situés dans la province de Deir ez-Zor, Mark Esper avait précisé : « En bref, la réponse est oui. Et c’est le cas actuellement parce que nous voulons nous assurer que les FDS aient bien accès à leurs ressources pour sécuriser les prisons [où sont retenus les jihadistes de Daech] et armer leurs propres troupes pour nous aider dans notre mission contre ledit État islamique ». Lors d’un discours prononcé à Chicago, le 28 octobre 2019 le président Trump a indiqué que ces puits de pétrole pouvaient rapporter jusqu’à 45 millions de dollars par mois. Les États-Unis avaient ainsi redéployé quelque 500 soldats dans les régions de Deir ez-Zor et d’Hassaké chargés d’assurer cette mission de « sécurisation » qui n’est pas toujours exempte d’incidents[4].

Parallèlement, pour ce qui est du Nord de la Syrie, et suite à un accord conclu, le 22 octobre 2019, à Sotchi par Moscou et Ankara, destiné à mettre un terme à l’opération turque contre les Kurdes, improprement dite « Source de paix » (Barış Pınarı Harekâtı), les troupes russes prenaient possession des bases abandonnées par la coalition anti-djihadiste, c’est-à-dire les forces américaines, dans le Nord-Est de la Syrie. Et cela, afin de mener des patrouilles conjointes – la 20e du genre a eu lieu sur l’axe M4 entre Troumbah et Aïn al-Khayr – avec leurs homologues turques dans les environs de la « zone de sécurité » que ces dernières venaient d’établir avec leurs supplétifs syriens et qui s’apparente de plus en plus à une forme de « protectorat » turc[5] au Nord de la Syrie ce qui ne satisfait évidemment pas Bachar al-Assad. Même si le régime de Damas a aujourd’hui repris le contrôle des deux tiers du territoire et la plus grande partie de la population, c’est Moscou, soutien essentiel à sa survie depuis septembre 2015, qui impose les paramètres des négociations sur le terrain et pour une sortie de crise politique.

Si Bachar al-Assad est aujourd’hui dans une situation plus favorable qu’il n’a jamais été sur le plan militaire, il demeure également plus que jamais dépendant de ses soutiens iraniens et russes. Or, la question stratégique de la reconstruction du pays ravagé par la guerre, dont le coût faramineux est estimé entre 250 et 400 milliards de dollars, se pose désormais. À noter que l’aide éventuelle de l’Union européenne demeure conditionnée à la mise en œuvre d’un processus politique inclusif de transition[6] qui peine à voir le jour en dépit du lancement laborieux, le 30 octobre 2019, du processus piloté par la comité constitutionnel syrien qui pose en creux la lancinante question du maintien au pouvoir à terme de Bachar al-Assad dont le régime est accusé a minima de crimes de guerre. Sans parler du fait que des attaques sporadiques de Daech perdurent depuis sa défaite officielle en Syrie en mars 2019, comme celle faisant dans la nuit du 2-3 juillet dernier une cinquantaine de morts (20 combattants pro-régime et 31 djihadistes) près de la localité d’al-Soukhna située entre Palmyre et Raqqa dans le désert central de la province de Homs, dernier bastion de Daech dans cette province officiellement reconquise par les forces de Damas le 6 août 2017.

Propos recueillis par Agathe Lacour-Veyranne

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[1] La « Loi César », du pseudonyme du déserteur qui a documenté « l’industrie de la torture », le Caesar Act, votée par le Congrès américain et signée sous forme de décret n°13894 par le président américain le 20 décembre 2019 vise à asphyxier le régime de Bachar al-Assad et à frapper de sanctions tous ceux qui veulent continuer de commercer avec lui selon un modèle éprouvé d’extraterritorialité.

[2] Le patient est un médecin syrien âgé d’une trentaine d’années qui travaillait dans un hôpital de la ville de Bab al-Hawa, à la frontière turque, selon Mahmoud Daher, chef du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Gaziantep, en Turquie.

[3] Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 1er juillet dernier à l’unanimité la résolution 2532 réclamant l’arrêt des conflits dans le monde pour faciliter la lutte contre la pandémie de Covid-19, après plus de trois mois de blocages entre la Chine et les États-Unis sur fond de guerre larvée à propos de l’action contestée de l’OMS. La résolution vise à soutenir un appel du 23 mars du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour un cessez-le-feu mondial.

[4] Le 29 janvier, les forces américaines auraient bloqué un convoi russe à la hauteur du village d’al-Kharita, sur la route menant à Hassaké, la capitale régionale. Le 31 janvier, les soldats américains auraient bloqué une patrouille russe en route vers la frontière irakienne. L’incident se serait produit entre les villes de Tall Tamer et d’al-Malikiyah [ou Dayrik] toujours dans la province d’Hassaké, sur l’autoroute M4, laquelle est en quelque sorte devenue une « ligne de démarcation » entre les deux rivaux géopolitiques. Le 4 février 2020, un scénario similaire se serait joué dans les environs du village de Karki Laki, à l’est de Qamichli où une patrouille américaine aurait intercepté un convoi russe qui tentait de rejoindre à nouveau al-Malikiyah. Cf ; Laurent Lagneau, « Syrie : les forces américaines bloquent des convois russes se dirigeant vers les champs pétroliers en zone kurde », in Zone militaire Opex360.com, 5 février 2020.

[5] Comme le soulignent Marie Jégo et Laure Stephan, dans les régions du nord-ouest de la Syrie, conquises par l’armée turque et ses supplétifs syriens entre août 2016 et octobre 2019, l’utilisation de la livre turque (TL) s’est généralisée depuis le mois de juin 2020. Ce changement insidieux a été présenté comme une réaction à l’effondrement de la livre syrienne. Le dollar a récemment franchi le seuil des 3.000 livres syriennes, soit plus de quatre fois le taux officiel, fixé en mars par la Banque centrale à 700 livres pour un billet vert alors qu’avant la guerre, un dollar valait 47 livres. Il s’agit de l’aboutissement d’un lent processus favorisé par la Turquie qui entend consolider sa présence dans les territoires qu’elle contrôle. Et d’aucuns s’inquiètent déjà d’une « partition » monétaire progressive de leur pays. Cf. Marie Jégo ; Laure Stephan, « Ankara renforce son influence dans les territoires syriens sous son contrôle », in Le Monde, 6 juillet 2020.

[6] La conférence des donateurs pour la Syrie organisée à Bruxelles, le 14 mars 2019, avait permis d’engranger près de 7 milliards de dollars pour venir en aide aux réfugiés, mais le déblocage des fonds pour la reconstruction restait conditionné à un processus de paix crédible.

https://www.iris-france.org/148488-syrie-bachar-al-assad-a-gagne-la-guerre-mais-pas-la-paix/

L’Italie saisit 14 tonnes d’amphétamines produites par l’État islamique

 International

L’Italie saisit 14 tonnes d’amphétamines produites par l’État islamique

La drogue avait été cachée avec des cylindres de papier, dans trois conteneurs. C’est en produisant de la drogue que l’État islamique se finance.

Source AFPModifié le 01/07/2020 à 12:03 – Publié le 01/07/2020 à 10:38 | Le Point.fr

Une photo de la saisie, emise par la Guardia di Finanza, le 1er juillet 2020.
Une photo de la saisie, émise par la Guardia di Finanza, le 1er juillet 2020. © HANDOUT / Guardia di Finanza press office / AFP

84 millions de comprimés de captagon formant un butin de 14 tonnes d’amphétamines : c’est la saisie record qu’a annoncée mercredi 1er juillet la police italienne. Cette prise a été réalisée dans le port de Salerme, au sud de Naples. Les marchandises, fabriquées par l’organisation terroriste État islamique en Syrie, ont une valeur marchande d’un milliard d’euros sur le marché. La police italienne évoque « la plus grande saisie d’amphétamines au niveau mondial ».

« Drogue du djihad »

Selon l’enquête chapeautée par le parquet de Naples, la drogue se trouvait dans trois conteneurs suspects, contenant des cylindres de papier à usage industriel et des roues métalliques. Ces cylindres de papier en multicouches, d’environ 2 mètres de haut et d’un diamètre de 1,40 m (probablement fabriqués en Allemagne), permettaient chacun de dissimuler environ 350 kg de comprimés placés dans les couches intérieures sans pouvoir être détectés par un scanner. Les énormes roues métalliques découpées par les experts étaient également remplies de pilules.Publicité – RED by SFRPromo forfait : 60Go 13€/MoisProfitez d’un max de data à petit prix avec RED. Forfait sans engagement Appels/SMS/MMS illimitésclosevolume_off

Lire aussi La révolte gronde à nouveau en Syrie

Les comprimés étaient estampillés avec le symbole « captagon », un médicament classé comme produit stupéfiant, connu aussi sous l’appellation « drogue du djihad », précisent les enquêteurs. « On sait que l’État islamique finance ses propres activités terroristes surtout par le trafic de drogue synthétique produite en Syrie, qui, pour cette raison, est devenue ces dernières années le premier producteur mondial d’amphétamines », souligne le communiqué de la police.

Une autre saisie d’amphétamines

Il y a deux semaines, la même unité d’enquête de Naples spécialisée dans le crime organisé, avait intercepté un conteneur de vêtements de contrefaçon, dissimulant 2 800 kg de haschisch et 190 kg d’amphétamines sous la forme de plus d’un million de pilules estampillées « captagon ». Les enquêteurs estiment qu’un « consortium » de groupes criminels est à la manœuvre, car les 85 millions de comprimés peuvent satisfaire un marché de taille européenne. Selon une hypothèse, il pourrait s’agir d’un « cartel » de clans de la Camorra (mafia napolitaine).

Le confinement dû à l’épidémie du coronavirus a sans aucun doute bloqué la production et la distribution de drogues de synthèse en Europe. Dès lors, de nombreux trafiquants se seraient tournés vers la Syrie pour se réapprovisionner. La police italienne souligne que le captagon, vendu dans tout le Moyen-Orient, « est très répandu chez les combattants pour inhiber la peur et la douleur ». Produite initialement au Liban et diffusée en Arabie saoudite dans les années 1990, cette drogue s’est retrouvée dans les planques de terroristes, comme ceux responsables des attentats parisiens de 2015 notamment dans la salle de concerts du Bataclan.

https://www.lepoint.fr/monde/l-italie-saisit-14-tonnes-d-amphetamines-produites-par-l-etat-islamique-01-07-2020-2382572_24.php

Deux vagues successives de raids aériens israéliens ciblent des positions et des centres de commandement militaires à Hama et Al-Suwaidae en Syrie

Deux vagues successives de raids aériens israéliens ciblent des positions et des centres de commandement militaires à Hama et Al-Suwaidae en Syrie

 3 heures ago Strategika51

Peu d’informations sont actuellement disponible sur la dernière vague de raids aériens israéliens ayant ciblé plusieurs sites militaires syriens dans différents endroits en Syrie. Les israéliens ont contourné la zone de défense aérienne syro-russe à l’aide de nouveaux missiles de croisière et de missiles Air-Sol de nouvelle génération. Ce qui est remarquable cette fois est le large éventail de sites ciblés dans le sud, l’est et le centre de la Syrie.

Quelques heures avant cette vague de raids aériens israéliens, la base aérienne de Hmeimim a subi un intense pilonnage aux roquettes Grad et aux drones kamikazes. Le commandement militaire russe affirme que ces systèmes de défense aérienne ont intercepté avec succès tous les drones kamikazes hostiles ainsi que quelques roquettes non guidées Grad mais il semble que l’interception des roquettes non guidées soit toujours aléatoire.

Pour revenir aux raids israéliens, il s’agit d’une des opérations aériennes les plus complexes jamais menées en Syrie puisque les systèmes de défense antiaérienne n’ont pas pu être activés à temps soit par l’effet d’une attaque électronique ou par l’usage de nouvelles techniques de bombardement à distance.Publicitésabout:blankREPORT THIS ADabout:blankREPORT THIS AD

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https://strategika51.org/2020/06/24/deux-vagues-successives-de-raids-aeriens-israeliens-ciblent-des-positions-et-des-centres-de-commandement-militaires-a-hama-et-al-suwaidae-en-syrie/

Pendant que vous dormiezÉtats-Unis, Pologne, Syrie, Égypte, Airbnb : les informations de la nuit

Pendant que vous dormiezÉtats-Unis, Pologne, Syrie, Égypte, Airbnb : les informations de la nuit

3 MINCOURRIER INTERNATIONAL (PARIS) 

Donald Trump va dissoudre sa “task force” dédiée au coronavirus. Le président américain a fait cette annonce mardi, lors de la visite d’une usine de fabrication de masques en Arizona, après que son vice-président Mike Pence a déclaré un peu plus tôt que la Maison-Blanche pourrait confier fin mai à des agences fédérales la coordination de la lutte contre la crise sanitaire. “Alors que la bataille de sa réélection s’annonce rude pour le président américain, la Maison-Blanche semble chercher à mettre les questions relatives au bilan de la pandémie en arrière-plan, pour mettre davantage l’accent sur ses efforts pour relancer la croissance et l’emploi”, analyse le New York Times. Une décision qui suscite de nombreuses interrogations, alors que le rythme de décès quotidiens est reparti à la hausse mardi, avec 2 333 morts supplémentaires en 24 heures.

Le Sénat polonais refuse l’organisation de la présidentielle par correspondance. La chambre basse a rejeté mardi une proposition du gouvernement qui souhaitait organiser le scrutin prévu le 10 mai par voie postale. Droit et Justice (PiS), le parti nationaliste et conservateur au pouvoir en Pologne, tente de maintenir coûte que coûte l’élection malgré la crise sanitaire provoquée par le coronavirus. L’opposition polonaise et les groupes de défense des droits de l’homme estiment que l’organisation d’une élection dans les conditions fixées par le gouvernement ne réunirait pas les garanties requises d’équité et de transparence. “La détermination du parti au pouvoir à organiser ce scrutin est purement opportuniste”estime le Guardian, dans un éditorial. Le PiS “fait le calcul qu’en temps de crise nationale, les populations ont tendance à se rassembler autour de leur gouvernement”, analyse le quotidien qui considère que “dans l’intérêt de la démocratie, cette élection devrait être reportée”.

Israël promet de poursuivre ses opérations en Syrie jusqu’au retrait de l’Iran. Téhéran “n’a rien à faire en Syrie […] et nous n’arrêterons pas tant qu’ils (les Iraniens) n’auront pas quitté” le pays, a déclaré mardi le ministre de la Défense Naftali Bennett, après une série de frappes imputées à l’armée israélienne en territoire syrien. Le dirigeant israélien n’a toutefois pas revendiqué explicitement les raids que médias d’État syriens et ONG ont attribués à l’aviation israélienne et qui ont fait 14 morts, lundi soir, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Naftali Bennett dit craindre de voir les forces pro iraniennes s’enraciner dans le sud de la Syrie, notamment dans le Golan, à la frontière israélienne. Une source issue du renseignement dans la région a déclaré à Al Jazeera qu’Israël avait intensifié ses raids en Syrie à un moment où l’attention du monde et des acteurs de la région “étaient distraits par la pandémie de coronavirus”.

Égypte : un jeune critique du pouvoir décède en prison après un empoisonnement à l’alcool. Le procureur général égyptien a affirmé mardi que Chadi Habache, réalisateur d’un vidéoclip d’une chanson engagée contre le chef de l’État Abdel Fattah Al-Sissi, a succombé samedi après avoir bu un produit désinfectant, rapporte Ahram Online“Le défunt a informé le médecin de service qu’il avait bu une certaine quantité d’alcool à midi la veille de sa mort… disant qu’il avait confondu la bouteille qu’il remplissait avec de l’eau”, a précisé le procureur. Des produits désinfectants à base d’alcool ont été distribués aux détenus pour se protéger contre l’épidémie de coronavirus, selon la même source.

Covid-19 : Airbnb licencie un quart de ses salariés. La plateforme de réservation de logements a été “durement touchée” par l’épidémie qui a mis un coup d’arrêt aux voyages dans le monde entier, avec des prévisions de revenus pour cette année “de moins de la moitié” de ceux générés en 2019, a expliqué mardi son co-fondateur Brian Chesky, pour justifier ces près de 1 900 licenciements. Avant que la pandémie ne survienne, Airbnb préparait son entrée en Bourse pour 2020, rappelle le Wall Street Journal.

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1970906/article/1970975

La première guerre de l’Otan-MO renverse l’ordre régional

La première guerre de l’Otan-MO renverse l’ordre régional

par Thierry Meyssan

Pendant que les Européens et les Arabes sont absorbés par le coronavirus, les Anglo-Saxons changent l’ordre du monde. Sous commandement US, le Royaume-Uni a pris le contrôle de l’entrée de la mer Rouge ; les Émirats arabes unis se sont retournés contre l’Arabie saoudite et lui ont infligé une cuisante défaite au Yémen du Sud, tandis que les Houthis le faisaient au Yémen du Nord. Désormais, le Yémen est scindé en deux États distincts et l’intégrité territoriale de l’Arabie saoudite est menacée.RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 24 MARS 2020 عربيENGLISHESPAÑOLITALIANOROMÂNĂTÜRKÇEDEUTSCHΕΛΛΗΝΙΚΆPORTUGUÊSРУССКИЙ

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JPEG - 36.7 koLe président des États-Unis, Donald Trump, et le président de facto des Émirats arabes unis, le prince Mohamed ben Zayed. En silence, les deux hommes d’affaire sont en train de réorganiser le Moyen-Orient élargi.

Le président Donald Trump poursuit sa politique de retrait militaire du « Moyen-Orient élargi ». Pour ce faire, il déplace progressivement ses troupes, signe des accords avec les forces contre lesquelles elles étaient déployées (par exemple avec les Talibans) et négocie la libération de ses prisonniers. Simultanément, le Pentagone fait appel au Royaume-Uni pour prendre la tête des opérations de la nouvelle Alliance atlantique-Moyen-Orient et superviser la suite de la « guerre sans fin » au « Moyen-Orient élargi ». La Syrie est considérée comme zone d’influence russe tandis que la stratégie Rumsfeld/Cebrowski se poursuit avec la division du Yémen en deux États distincts et la préparation du démembrement de l’Arabie saoudite.

Rapatriement des agents de la CIA détenus prisonniers

Les 18 et 19 mars 2020, un citoyen US, Michael White, détenu en Iran, a été transféré de sa prison à l’ambassade de Suisse à Téhéran ; un autre citoyen US, Amer Fakhoury, détenu au Liban, a été exfiltré par les troupes états-uniennes ; enfin le président Trump a demandé publiquement l’aide de la Syrie pour retrouver un troisième citoyen US, Austin Tice.

Ces opérations sont supervisées par le discret conseiller de sécurité nationale, Robert O’Brien, qui dispose d’une solide expérience en matière de libération de prisonniers.

- Michael White a servi 13 ans dans la Marine US. Il s’est rendu en Iran pour y retrouver sa fiancée. Il a été arrêté en 2018 et condamné à 13 ans de réclusion pour espionnage. D’autres citoyens US emprisonnés en Iran —dont Morad Tahbaz, Robert Levinson, Siamak et Baquer Namazee— ne semblent pas susciter le même intérêt de Washington. Michael White a été remis à l’ambassadeur suisse Markus Leitner pour « raison de santé ». Il n’est pas libre pour autant.
- Amer Fakhoury est un célèbre collaborateur des troupes d’occupation israéliennes au Liban. Il fut membre de l’Armée du Liban-Sud, directeur de la sinistre prison de Kiam et tortionnaire. Il s’est enfui du Liban lors du retrait israélien et y est revenu, pour une raison inconnue, en septembre 2019. Il a immédiatement été reconnu et arrêté. Il a été libéré au motif d’une prescription de ses crimes, ce qui est juridiquement faux, mais interdit de quitter le territoire. Il s’est alors précipité à la méga-ambassade US d’Awkar sous la protection de l’ambassadrice Dorothy Shea, d’où il a été exfiltré en hélicoptère par les Forces spéciales US vers Chypre.
- Austin Tice est un capitaine des Marines devenu journaliste indépendant. Il a pénétré illégalement en Syrie avec l’aide des services secrets turcs avant de disparaître, en 2012, à Daraya (banlieue de Damas). Eva Filipi, l’ambassadrice de Tchéquie qui représente les intérêts US en Syrie, avait affirmé qu’il serait détenu non pas par des jihadistes, mais par les autorités syriennes. Ce que Damas a toujours démenti.

Ces trois citoyens US sont très probablement des collaborateurs ou des agents de la CIA.

- Étrangement, les Émirats arabes unis ont brisé l’embargo US et apporté des médicaments en Iran.
- Chaque faction libanaise accuse l’autre d’avoir cédé aux pressions US. Le Hezbollah assure ne pas avoir trahi la Résistance et ne pas avoir négocié secrètement avec Washington, tandis que le président du Tribunal militaire (pro-Hezbollah) a démissionné.
- C’est la première fois depuis deux décennies qu’un président états-unien sollicite publiquement l’aide de la République arabe syrienne.JPEG - 19.8 koLe secrétaire à la Défense US, Mark Esper, reçoit son homologue britannique, Ben Wallace, au Pentagone. La « relation spéciale » entre les deux pays est rétablie. Les « Cinq yeux » sont renforcés. Le Royaume-Uni prend le commandement des opérations de l’Otan-MO.

Transfert de l’encadrement militaire au Royaume-Uni

Le 5 mars, le secrétaire US à la Défense, Mark Esper, a reçu au Pentagone son homologue britannique Ben Wallace. Les deux hommes se sont partagés le commandement de la nouvelle Otan-MO [1].

Ben Wallace a ensuite prononcé un discours à l’Atlantic Council au cours duquel il a confirmé la solidité de l’alliance UK-USA et la disponibilité du Royaume-Uni. Il a également soutenu la nécessité de juger le « dictateur Bachar el-Assad » (sic), mais l’impossibilité de le faire compte tenu du soutien de l’« ours russe ». En d’autres termes, la Syrie reste un ennemi, mais on n’y touchera plus. La guerre sera déplacée [2].JPEG - 26.1 koLe secrétaire britannique à la Défense, Ben Wallace, et son homologue turc, le général Hulusi Akar, inspectent les « postes d’observation » turcs qui servent de base de repli aux jihadistes à Idleb (Syrie occupée), le 12 mars 2020. Londres assure Ankara que le Pentagone ne détruira pas la Turquie, mais l’Arabie saoudite.

Les 12 et 13 mars, Ben Wallace s’est rendu en Turquie et en Syrie occupée par les jihadistes. Il a inspecté les postes d’observation de l’armée turque à Idleb et fait parvenir 89 millions de £ de dons « humanitaires » aux familles des jihadistes. Ceux-ci ont alors commencé à attaquer les troupes turques censées les protéger, tuant plusieurs soldats turcs.

La fin du Yémen et le début de celle de l’Arabie saoudite

Poursuivant leur politique de retrait militaire et de transfert de cette fonction à des proxys, les États-Unis sont en train de transformer la guerre du Yémen. Originellement, le Pentagone prévoyait de diviser ce pays en deux selon la ligne de partage qui existait jusqu’en 1990. Il avait encouragé l’Arabie saoudite et Israël à se lancer à l’assaut du pays pour en exploiter les ressources pétrolières de la région mitoyenne du « Quart vide » [3]. L’opération avait été conduite avec l’aviation israélienne, des mercenaires colombiens sous drapeau saoudien et des troupes émiraties. Elle avait été coordonnée par un état-major tripartite (Arabie/USA/Israël) basé au Somaliland.

Cependant, le Pentagone s’appuyant sur les rivalités tribales parvint à complexifier la situation jusqu’à aboutir à un pays effectivement divisé en deux, mais aussi à une Coalition Arabie-soudite/Émirats également divisée. Il lui fallait alors —sans engager ses propres troupes— terminer la division du Yémen en deux États distincts avant de se lancer dans la division de l’ancien allié saoudien en cinq États distincts. Le Pacte du Quincy lui fait obligation de protéger le roi d’Arabie saoudite, mais ni son pays, ni son héritier [4].JPEG - 66.7 koLe souverain de facto d’Abou Dhabi et président de facto des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed, a été le mentor du prince héritier saoudien, Mohamed ben Salmane. Progressivement l’élève a voulu écraser son maître. En définitive, c’est le discret MBZ qui devrait écraser l’infatué MBS.

Cette semaine, le Pentagone a dépêché un navire de guerre au large d’Aden. Il a installé des troupes britanniques sur l’ile de Socotra pour en faire une base militaire permanente avec les Émirats arabes unis et l’a armé avec des missiles Patriot. Simultanément, les Houthis du Nord soutenus par l’Iran ont attaqué victorieusement deux bases militaires saoudiennes et fait prisonniers plus de 700 soldats saoudiens, tandis que les tribus soutenues par les Émirats ont attaqué les tribus soutenues par l’Arabie saoudite à Aden. Le gouvernement d’Abdrabbo Mansour Hadi, seule autorité officiellement reconnue par l’Onu mais siégeant en exil à Riyad, a perdu le contrôle d’Aden.

Le prince héritier saoudien, Mohamed ben Salman, après avoir torturé son ami d’enfance trop brillant, après avoir assassiné ses rivaux, après avoir exécuté le chef chiite de son opposition, après avoir embastillé et dépouillé ses frères et oncles, après avoir fait découper à Istanbul un Frère musulman trop bavard, n’a plus personne pour le soutenir.

Les départements états-unien, britannique et émirati de la Défense ne communiquent pas sur ces batailles. Seuls les Houthis le font. En l’absence de communication officielle, la presse internationale est aveugle et muette.

Le Yémen du Sud est une ancienne colonie britannique et les Émirats arabes unis étaient intégrés dans l’Empire des Indes. Le Royaume-Uni, sous parapluie états-unien, reconquiert son influence dans le Golfe et en mer Rouge.

L’opposition Arabie saoudite/Axe de la Résistance n’existe plus, faute de combattants. Désormais, après l’Iran (1953-78), l’Iraq (1979-90) et l’Arabie saoudite (1991-2019), les Émirats arabes unis (2020-), sous parapluie de l’Otan-MO, sont devenus les gendarmes de la région.

Ce retournement complet de situation correspond à notre analyse de la crise. Après leur échec en Syrie, les États-Unis poursuivent leur plan de 2001 et s’apprêtent à déstabiliser l’Arabie saoudite. Le président Trump a validé cette étape à la seule condition que les troupes US n’y participent pas directement, mais que les Émirats les représentent.

Le suicide de l’Union européenne

Pendant ce temps, l’Union européenne réagit de manière inadaptée à l’épidémie de coronavirus. Au lieu de lutter contre la maladie (tests généralisés, traitement des personnes infectées à la chloroquine, soins d’urgence aux malades avec respiration artificielle et interféron Alfa 2B recombiné), elle prévient l’engorgement de ses hôpitaux (assignation à résidence de la population saine) [5]. Son économie s’est arrêtée et la Banque centrale européenne annonce une récession de 5 % si cette situation se prolonge deux semaines, mais ce sera probablement six.

Lorsque le pic de l’épidémie sera passé, elle ne sera plus une grande puissance économique et le monde sera organisé d’une manière nouvelle, sans elle.

Thierry Meyssan

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1] « NATO Go Home ! », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 février 2020.

[2] « Quelle cible après la Syrie ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 mars 2020.

[3] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

[4] « Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 octobre 2018.

[5] « Covid-19 : propagande et manipulation », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 mars 2020

.https://www.voltairenet.org/article209502.html

L’unité israélienne 8200 et les Casques Blancs d’Idlib frappés par le COVID-19…

vendredi, mars 20, 2020

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

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L’unité israélienne 8200 et les Casques Blancs d’Idlib frappés par le COVID-19…

L’unité 8200 ou Yehida Shmone-Matayim, responsable de la collecte du signal, des opérations SIGINT et du cryptage dans le renseignement israélien est frappée de plein fouet par la variante iranienne du SRAS-nCov-2:

Le commandant-en-second de l’équivalent de la NSA en Israël, dont l’identité est classée secret défense et un membre de la cellule renseignement électronique ont été infectés et mis en quarantaine.

Dans l’extrême Nord de la Syrie et plus précisément dans l’enclave rebelle d’Idlib, des agents de liaison étrangers ont été infectés par le SRAS-nCov-2. Ce qui a amené les pays soutenant la rébellion à Idlib à équiper l’organisation controversée des « Casques Blancs » (White Helmets) d’un équipement sommaire de protection. Une infection de l’enclave rebelle d’Idlib n’est plus à exclure.

Certains agents des renseignements turcs en poste à Idlib seraient aussi suspectés d’être des vecteurs du SRAS-nCov-2.

Des médias proches du complexe informationnel des « Cinq Yeux+ » propagent depuis deux semaines des informations selon lesquelles le COVID-19 aurait obligé des unités pro-iraniennes de se retirer du front d’Idlib et que des militaires syriens en seraient atteints. Ces mêmes médias soutiennent depuis 15 jours que 200 soldats Nord-coréens auraient succombé des suites du COVID-19.

Damas a démenti ces informations mais estime ne pas connaître la situation sanitaire à l’intérieur du territoire rebelle d’Idlib où des forces militaires turques sont stationnés aux côtés d’agents de liaison de six pays de l’Otan (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), de pays du Golfe et d’Israël.

Bref à la guerre comme à la guerre, il semble que cette histoire de COVID-19 serve de plus en plus d’autres agendas cachés plus en adéquation avec le cadre général d’une troisième guerre mondiale en cours depuis des années sur fond d’un effondrement du système financier international que les tenants du marché boursier veulent aplatir pour bâtir un nouveau système plus pérenne car la configuration du système économique mondial tel qu’il a été hérité des Accords de Bretton Woods n’est plus tenable et n’est plus viable depuis plus d’une douzaine d’années.PublicitésPowered by wordads.coSeen ad many timesNot relevantOffensiveCovers contentBroken

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En prévision d’une intervention americano-turque plus musclée a Idlib: les forces aériennes syriennes sortent leurs Mig-29 mais ils ne seront pas seuls…

jeudi, mars 12, 2020

Strategika 51

 ΠΆΝΤΑ ῬΕΙ͂…

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En prévision d’une intervention americano-turque plus musclée a Idlib: les forces aériennes syriennes sortent leurs Mig-29 mais ils ne seront pas seuls…

Chasseurs Mig-29 de l’Armée de l’air syrienne sur la base aérienne de Shay’rat, mars 2020.

Les appels à l’aide d’Erdogan à ses alliés européens de l’Otan (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) pour faire face aux systèmes de brouillage électromagnétiques russes à Idlib ont reçu une fin de non recevoir en Europe occidentale mais pas à Washington. Le Pentagone se prépare à prêter main forte aux turcs à Idlib et cela explique les revirements soudains du président turc et ses nouvelles menaces contre Damas.

La force de frappe turque à Idlib s’est axée sur la synergie du système Koral, de drones de guerre électronique et d’attaque Anka S et de meutes de drones d’attaque Bayraktar TB2 armés de redoutables missiles Air-Sol MAM-L. Des avions Elint supervisent la coordination du système d’attaque automatisé et cette configuration avait initialement surpris les forces syriennes dont les radars ne parvenaient pas à détecter les drones turcs du fait des mesures électroniques.Source: SANA

Cette avance initiale s’arrêta net lorsque les systèmes russes de brouillage électromagnétiques ont permis aux systèmes de la défense aérienne syrienne d’abattre les drones Anka S, les modules nodaux du système d’attaque turc (ce qui explique l’intervention des F-16 turcs dès qu’ un drone Anka S est abattu). Cette donne sur le champ de bataille força les turcs à négocier à Moscou un arrangement provisoire, le temps pour Erdogan de faire appel à des alliés. Les européens soumis au chantage migratoire et absorbés par leurs propres difficultés ont affirmé leur disponibilité à aider la Turquie sur le plan logistique dans sa confrontation contre la Syrie mais pas contre la Russie. Cela a énervé au plus haut point Erdogan jusqu’à ce qu’il trouve une oreille attentive à Washington où des ultras se sont déclarés prêts à une guerre limitée avec la Russie sur le théâtre des opérations en Syrie septentrionale. Des équipements US incluant des systèmes de défense ABM et SAM ont été dépêchés en urgence en Irak tandis que des systèmes de guerre électronique ont été livrés aux turcs. Ces derniers ont continué à livrer du matériel militaires aux rebelles syriens et envoyés des renforts militaires conséquents à Idlib.

Les syriens ont donc sorti leurs chasseurs Mig-29 dont un exemplaire s’était écrasé récemment dans un entraînement, la première perte d’un Fulcrum syrien depuis les années 80. Seul ce chasseur ne risque pas de changer la donne au-dessus du champ de bataille au Levant pour intercepter des bombardiers stratégiques US par exemple et dont la menace est réelle. Les Mig-29 syriens seront aux côtés de chasseurs de supériorité des forces aérospatiales russes Sukhoï Su-35 et Mig-29 SMT dont deux ont réussi à repousser une attaque de F-16C turcs visant un avion d’attaque au sol syrien Sukhoï Su-22 au-dessus d’Idlib. Ce sont également deux chasseurs russes qui ont décollé de la base aérienne de Hmeimim pour surveiller une formation de F-35I israéliens survolant l’ouest du Liban. Le message est clair. La bulle de défense aérienne au-dessus de la Syrie occidentale sera maintenue même en cas de décollage de bombardiers furtifs B1B ou B-2 de la base aérienne US de Diego García ou des Açores. Tout ceci reste dans le domaine de la dissuasion préventive. Ce qui est certain est que le Sultan turc n’a pas dit son dernier mot et passera à l’action dès qu’il aura le soutien de Washington car Erdogan n’oublie jamais une offense et est revenu ulcéré de Moscou où Poutine à fait de son mieux pour rappeler le passé des longues guerres entre la Russie tsariste et l’empire Ottoman. L’État profond US fait plus confiance à la combativité du soldat turc en laquelle il entrevoit une opportunité exceptionnelle pour verrouiller le jeu à Idlib (nord-ouest) et empêcher l’expulsion des forces US dans le nord-est de la Syrie, théâtre d’une anarchie indescriptible et donc suffisamment affaibli pour tomber entre les mains des loyalistes et leurs alliés.

Signe qui ne trompe pas, les forces turques ont déployés leurs systèmes de défense aérienne les plus avancés à la frontière avec la Syrie et ce ne sont pas les systèmes S-400 qui ne seront opérationnels qu’à la fin du mois d’avril et ne seront probablement jamais utilisés car leur acquisition par la Turquie répondait moins à l’impératif de sa défense qu’à l’art de la guerre dans le cadre du Grand jeu en cours pour le contrôle de l’Eurasie et du Levant.

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