Archives pour la catégorie Tanzanie

Les News d’Afrique de la semaine du 7 au 13 janvier 2019

Les News d’Afrique de la semaine du 7 au 13 janvier 2019

le 10 janvier 2019

 

L’économie en Afrique en 2019

La croissance économique de l’Afrique enregistrée en 2018 se poursuivra en 2019 en Afrique sub-saharienne pour atteindre les 3,6 % en moyenne au cours des deux prochaines années, selon les estimations de la Banque mondiale.

Baisse de la valorisation boursières des principales banques d’Afrique

La valorisation boursière des 30 plus importantes banques cotées sur les bourses africaines, a atteint 119,8 milliards à la fin de l’année 2018, a pu constater l’Agence Ecofin des données disponibles sur ces marchés financiers.

Plus de 4500 milliards FCFA de crédits au premier semestre par les banques de la Cemac

Dans l’espace communautaire, note le rapport de la Banque centrale sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les banques dans la zone Cemac, les établissements bancaires ont de manière globale accordé 4500,22 milliards FCFA à l’économie sous-régionale sur les six premiers mois de l’exercice 2018.

Fairfax Africa Holdings injecte 51,2 millions $ dans le sud-africain Consolidated Infrastructure Group

Fairfax Africa Holdings, une société d’investissement canadienne, axée sur l’Afrique a annoncé l’acquisition de 178,99 millions d’actions ordinaires du groupe sud-africain Consolidated Infrastructure Group pour 715,9 millions de rands (environ 51,2 millions de dollars).

Le Burkina Faso fait son bilan économique annuel

Le ministère burkinabè du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a rendu publiques, lundi, ses activités au cours de l’année écoulée. Malgré les circonstances difficiles qui ont prévalu en 2018, marquée, entre autres, par la précarité du contexte sécuritaire, les régulations budgétaires et la faiblesse des appuis budgétaires de la part des partenaires techniques et financiers du Burkina Faso, le ministère indique avoir fait preuve de détermination pour la réalisation des activités programmées. Il s’agit, entre autres, de la couverture de toutes les régions par les CEFORE (Centres de formalités des entreprise), la création de 12 206 entreprises au niveau des CEFORE, l’appui-conseil et la formation de 21 188 entreprises et la réforme de la rencontre gouvernement-secteur privé.

Gabon : 40 millions d’euros de la BAD pour le nouveau terminal du port d’Owendo

Point de passage obligé pour les importations et les exportations gabonaises, le GSEZ New Owendo International Port (NOIP), situé au sud de la capitale Libreville, est en pleine modernisation. Pour en assurer l’expansion, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le vendredi 14 décembre 2018, un prêt de 40 millions d’euros en faveur du Gabon.

Le groupe bancaire indien Bank of Baroda liquide sa filiale ghanéenne

Le groupe bancaire indien, Bank of Baroda, a procédé à la liquidation de sa filiale ghanéenne, à quelques jours de la date limite du respect du nouveau seuil de capital minimum de 400 millions de cedis (environ 82 millions de dollars), exigé par la Banque centrale du Ghana.

Ghana : Gros coup de boost pour le textile

L’industrie du textile au Ghana vient de bénéficier d’un sérieux coup de boost. Le gouvernement a décidé de réduire à zéro la TVA sur l’approvisionnement en produits textiles locaux et ce pendant trois ans. Cette mesure gouvernementale a pour objectifs de réduire les coûts de fabrication, de rendre les produits textiles locaux plus compétitifs et de les aider à concurrencer l’importation de produits bon marché. En outre, cela devrait réduire le coût de l’habillement pour la population.

 

Mali : la BNDA va décaisser 462 milliards de F CFA pour booster l’économie

Selon le compte-rendu, les administrateurs ont pris connaissance de la situation de la banque au 31 octobre 2018, l’atterrissage au 31 décembre 2018 et d’autres documents relatifs à l’entrée en vigueur des circulaires depuis juillet 2018.

Nigeria : le champ pétrolifère Egina de Total entre en production

Au Nigeria, la société énergétique française Total a annoncé le lancement de la production de pétrole brut sur son champ Egina, situé à environ 1 600 m de profondeur d’eau. Celui-ci devrait permettre d’extraire 200 000 b/j, ce qui équivaudrait à 10% de la production pétrolière du pays.

Niger : Orange et Airtel autorisés à rouvrir leurs bureaux à Niamey

Sous scellés depuis un mois, les locaux d’Orange Niger et d’Airtel ont été réouverts à l’issue de négociations confidentielles. La Direction générale des impôts nigérienne (DGI) et les deux principaux opérateurs téléphoniques du pays, Orange Niger et Airtel, viennent de trouver un accord pour mettre fin au bras de fer qui les oppose depuis plus d’un mois aux autorités. Selon des médias locaux, la filiale du groupe Orange a consenti à régler une partie des 22 milliards francs CFA (34 millions d’euros) que lui réclamait le fisc nigérien pour « non-paiement d’impôt ».

Nigéria : la valeur de marché de l’action Lafarge Africa s’effondre

Sur le Nigerian Stock Exchange, le marché financier nigérian basé à Lagos, la valeur de l’action Lafarge Africa (filiale locale du géant mondial Lafarge-Holcim) a baissé lundi (7 janvier) de 1,7% pour se situer à 11,35 Nairas (monnaie nigériane). En soit cette baisse n’est pas une surprise, car cette tendance a été observée tout au long de l’année 2018.

Sénégal : Appel au renforcement du financement des PME

Le directeur des petites et moyennes entreprises (PME) au Sénégal, Pape Demba Ndao, a plaidé, mardi, pour un renforcement des financements de ces structures, relevant aussi l’importance du secteur privé dans la création de richesses et d’emplois. Le financement des PME reste une problématique majeure, selon M. Ndao qui intervenait au cours d’une conférence de presse, en prélude de la deuxième édition du Forum de la PME sénégalaise, dont l’ouverture est prévue jeudi, à Dakar.

 

Tanzanie : bailleurs et donateurs perdent patience face à la dégradation des droits de l’homme

Certains ont déjà suspendu des millions de dollars de don ou de crédit tandis que d’autres menacent de passer à l’action : les bailleurs de fonds et donateurs de la Tanzanie perdent patience face à la dégradation des droits de l’homme sous la présidence de John Magufuli.

Le président tanzanien entend tirer profit des crises dans d’autres pays

Le président tanzanien John Magufuli, réputé pour ses déclarations parfois abruptes et controversées, a exhorté vendredi différents ministères de son pays à tirer profit des situations de crises générant des flux de réfugiés, en vendant des vivres destinées à l’aide alimentaire internationale.

Le Togo prend le pouls du marché financier sous régional

Le Togo va renouer dans quelques jours avec le marché financier de la sous-région, avec pour objectif de mobiliser d’ici la fin de l’année, 390 milliards FCFA dont 95 au premier trimestre.

Tunisie: Syphax Airlines obtient le feu vert pour reprendre ses activités

La compagnie aérienne privée Syphax Airlines, qui avait cessé ses activités en 2015 suite à des difficultés financières, a annoncé avoir obtenu un nouveau certificat d’opérateur aérien (Air Operateor’s Certficate/ AOC) auprès du ministère tunisien du Transport.

Tunisie : 7,5% d’inflation en 2019

Le taux d’inflation en Tunisie s’est établi à 7,5%, pour le mois de décembre dernier et pour toute l’année 2018, contre 6,4% en 2017, 4,2% en 2016 et 4,1% en 2015, selon les résultats de l’enquête des prix à la consommation, publiés par l’Institut national des statistiques (INS). Le taux d’inflation a connu des augmentations successives allant de 6,9% en janvier 2018, à 7,8% au mois de juin, suivi d’une stabilité à 7,4% durant la période de septembre à novembre 2018, pour atteindre le niveau de 7,5%, au mois de décembre 2018, précise-t-on. La même source révèle que le taux d’inflation sous-jacente «hors alimentations et boissons et hors énergies » s’est établi à un niveau de 8%. Les prix de produits libres (non administrés) ont évolué de 8,3%, sur une année, contre 4,9% pour les prix administrés. En décembre 2018, l’indice de prix à la consommation a augmenté de 0,5%, par rapport au mois de novembre 2018, et ce en raison notamment de la remontée des prix du groupe alimentation et boissons de 0,5%, suite à la hausse des prix des viandes ovines de 1,8%, des œufs de 1,2% et des chocolats et gâteaux de 0,9%, souligne l’Institut. Et de préciser qu’à partir de janvier 2019, les résultats de l’inflation seront publiés sur l’année de base 2015, au lieu de l’année de base 2010.

 

https://lnt.ma/news-dafrique-de-semaine-7-13-janvier-2019/

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Un jeune milliardaire enlevé à Dar es Salaam

Un jeune milliardaire enlevé à Dar es Salaam

L’homme d’affaires tanzanien Mohammed Dewji, enlevé jeudi à Dar es Salaam, dans son bureau le 23 avril 2015 dans la capitale économique de Tanzanie. / © AFP/Archives / Khalfan SAID HASSAN

L’homme considéré comme le plus jeune milliardaire du continent africain, le businessman tanzanien Mohammed Dewji, a été enlevé jeudi par des hommes armés à Dar es Salaam, ont indiqué des sources officielles.

Dirigeant à 43 ans du groupe METL présent dans une dizaine de pays dans les domaines de l’agriculture, de l’assurance, des transports, de la logistique ou de l’agroalimentaire, M. Dewji a été kidnappé alors qu’il entrait dans la salle de sport d’un hôtel de la capitale économique du pays, ont précisé les autorités administratives et policières.

« Les premières informations indiquent qu’il a été enlevé par des Blancs venus à bord de deux véhicules », a déclaré à la presse le gouverneur de la région de Dar es Salaam, Paul Makonda, soulignant que « ce type d’incident est nouveau ».

Le chef de la police à Dar es Salaam, Lazaro Mambosasa, a précisé que des étrangers avaient « tiré en l’air avant de faire entrer de force » Dewji dans leur véhicule.

« Trois personnes ont déjà été arrêtées mais nous ne pouvons divulguer leur identité à ce stade »; a ajouté le responsable.

Né en Tanzanie, Mohammed Dewji a fait ses études à l’université de Georgetown aux Etats-Unis. En 2013, il est devenu le premier Tanzanien à faire la couverture du magazine Forbes et en 2015 il a été décrété Personne de l’année par Forbes Afrique. Selon le magazine, il occupe la 17ème position sur la liste des milliardaires africains avec une fortune évaluée à 1,54 milliard de dollars (1,29 milliard d’euros).

Député de 2005 à 2015, il est aussi le principal actionnaire du club de football Simba FC. Marié et père de trois enfants, il s’était engagé en 2016 à faire don d’au moins la moitié de sa fortune en faveur de causes philanthropiques, selon Forbes.

(©AFP / (11 octobre 2018 16h48)

https://www.romandie.com/news/Un-jeune-milliardaire-enlev-Dar-es-Salaam/961282.rom

Tanzanie : le parti au pouvoir hausse le ton à la suite de critiques américaines

Diplomatie

Tanzanie : le parti au pouvoir hausse le ton à la suite de critiques américaines

19 août 2018 à 11h13 | Par AFP

La Tanzanie est un pays « indépendant » et ne saurait « se laisser intimider », a affirmé samedi le parti au pouvoir, réagissant aux critiques américaines selon lesquelles des élections partielles locales le 12 août avaient été entachées de violences et d’irrégularités.

« Nous ne nous laisserons pas intimider, nous ne pouvons pas être intimidés. Même si notre pays est pauvre, nous ne sommes pas prêts à accepter des ingérences dans notre gouvernance, nous continuerons à nous gouverner nous-mêmes », a déclaré samedi Bashiru Ally, secrétaire général du parti au pouvoir, le CCM, lors d’une réunion publique.

Devant la presse jeudi, le secrétaire général avait déjà dit « espérer que les États-Unis d’Amérique et d’autres institutions et pays étrangers respecteront l’indépendance » du pays.

La veille, l’ambassade américaine en Tanzanie avait fait part de la préoccupation des États-Unis face au déroulement des élections partielles du 12 août.

«Violences électorales et irrégularités »

« Des rapports crédibles font état de violences électorales et d’irrégularités, incluant le refus par la Commission nationale électorale d’enregistrer des candidats de l’opposition, l’intimidation par la police de membres de partis d’opposition, des arrestations sans mandat d’arrêt et la suppression des droits de rassemblement et de parole à la veille des élections », avait détaillé l’ambassade dans son communiqué.

Les États-Unis comptent parmi les principaux bailleurs de fonds de la Tanzanie.

Le président tanzanien John Magufuli, dont le mandat entamé fin 2015 est marqué du sceau de l’intransigeance et de l’autoritarisme selon ses détracteurs, a affirmé le mois dernier que le CCM resterait « au pouvoir à jamais ».

http://www.jeuneafrique.com/617390/politique/tanzanie-le-parti-au-pouvoir-hausse-le-ton-a-la-suite-de-critiques-americaines/?utm_source=newsletter-ja-actu-non-abonnes&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-ja-actu-non-abonnes-20-08-18

Le Congrès des USA a réactivé la loi nommée NOPEC pour contrer l’OPEP et l’OPEP+

Le Congrès des USA a réactivé la loi nommée NOPEC pour contrer l’OPEP et l’OPEP+.


Par Andrew Korybko – Le 6 août 2018 – Source orientalreview.org

Officiellement dénommée « Loi sur les cartels ne produisant et n’exportant pas de pétrole » [« No Oil Producing and Exporting Cartels Act », NdT], NOPEC constitue l’essence de ce qu’on peut appeler une « guerre législative » : elle autorise les USA à imposer ses lois nationales, de manière extra-territoriale, en autorisant son propre gouvernement à poursuivre en justice les pays de l’OPEP et de l’OPEP+, tels la Russie, suite à leurs décisions coordonnées de contrôler les prix du pétrole. Mais ces actions en justice restent inapplicables selon le droit international, et c’est là que le refus des pays ciblés d’honorer ces décisions de justice risque, dans le pire des scénarios, de déclencher des sanctions de la part des USA ; toute cette série d’événements est pensée pour servir plusieurs objectifs stratégiques.

Le premier objectif des USA, briser l’axe russo-saoudien qui constitue le cœur de l’OPEP+, amène au second, détricoter toute la structure de l’OPEP, et proclamer la libéralisation de l’industrie énergétique dans un grand marché libre mondial. Ce serait clairement à l’avantage des USA, qui visent à devenir une superpuissance d’exportation énergétique, mais le pays doit commencer par neutraliser la compétition avant d’y parvenir, d’où cette déclaration de guerre économico-hybride au travers de NOPEC. En pratique, on pourrait voir les USA menacer d’un premier jeu de sanctions les pays impliqués dans les accords de l’OPEP et de l’OPEP+, suite à quoi ils pourraient cibler d’un deuxième jeu de sanctions les autres parties qui continuent de faire des affaires avec ces pays.

OPEP

L’objectif de cette approche est d’intimider les vassaux européens des USA, pour les forcer à se soumettre à leurs exigences, afin de faire de l’Europe un marché captif des exportations énergétiques américaines, ce qui explique également pourquoi Trump veut jeter aux orties les autorisations d’exportations de GNL (gaz naturel liquéfié) vers l’UE. Si toutes ces manœuvres devaient réussir, elles pourraient venir encore plus éroder l’indépendance stratégique européenne – déjà une peau de chagrin – et surtout abîmer à long terme les économies des rivaux énergétiques des USA, qui deviendraient vulnérables à des manipulations politiques. Dans le même temps, les USA ont récemment dévoilé le projet « Afrique Énergie » [« Power Africa », NdT], visant à investir 175 milliards de dollars dans des projets gaziers sur le continent, en vue d’implanter des sociétés américaines sur les frontières énergétiques de la Tanzanie, du Mozambique et d’autres pays. Ces sociétés devenant par là des fournisseurs de premier plan de la Chine, rivale des USA, l’accès à l’énergie de Pékin serait plus soumis au bon vouloir américain que jamais auparavant.

Si, à l’inverse des médias dominants qui ne considèrent NOPEC que comme une nouvelle loi populiste, on le considère comme une salve d’ouverture dans la guerre de l’énergie, lancée en parallèle de la guerre commerciale, alors on peut comprendre la portée de super-arme stratégique de cette décision ; son efficacité dépendra bien sûr en pratique de sa mise en application par les décideurs américains. Il est trop tôt pour dire si cette décision rebattra les cartes – la loi n’est pas encore promue – mais à supposer qu’elle le soit jamais, elle pourrait bien marquer l’histoire comme développement énergétique le plus important depuis la création de l’OPEP, du gaz naturel liquéfié, et des technologies de fracturation hydraulique.

Cet article constitue une retranscription partielle de l’émission radio context countdown, diffusée sur Sputnik news le vendredi 3 août 2018.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Vincent, relu par Cat pour le Saker francophone

http://lesakerfrancophone.fr/lamerique-sapprete-a-declencher-sa-super-arme-nopec-contre-les-russes-et-les-saoudiens