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Huawei prêt à renforcer sa sécurité pour rester dans le marché 5G

Huawei prêt à renforcer sa sécurité pour rester dans le marché 5G

 

 

Le groupe chinois Huawei est prêt à prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires pour rester dans la course au développement du réseau de téléphonie mobile de nouvelle génération (5G) en Europe centrale et orientale, a déclaré mercredi un responsable de l’équipementier télécoms. /Photo prise le 12 février 2019/REUTERS/Dado Ruvic

VARSOVIE (Reuters) – Le groupe chinois Huawei est prêt à prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires pour rester dans la course au développement du réseau de téléphonie mobile de nouvelle génération (5G) en Europe centrale et orientale, a déclaré mercredi un responsable de l’équipementier télécoms.

Les Etats-Unis font pression sur leurs alliés pour qu’ils refusent de s’équiper auprès de Huawei, qu’ils accusent d’espionner pour le compte du gouvernement chinois.

Le vice-président américain Mike Pence, à Varsovie pour assister à une conférence sur le Proche-Orient, a salué mercredi la volonté du gouvernement polonais de “protéger de la Chine son secteur télécoms”, notant la récente arrestation par les autorités polonaises d’un employé chinois de Huawei et d’un ancien membre des services de sécurité polonais pour des soupçons d’espionnage.

“Le gouvernement américain est très obstiné, très déterminé et très pugnace dans sa manière de communiquer sur Huawei”, a observé Andy Purdy, responsable de la sécurité de Huawei Technologies USA.

L’équipementier chinois, qui dément toutes les accusations portées contre lui, est prêt à travailler avec les gouvernements sur des mesures de sécurité supplémentaires, qui s’appliqueraient à tous ses fournisseurs, a-t-il ajouté.

Cité par l’agence Chine nouvelle, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a quant à elle accusé les Etats-Unis d’utiliser leur puissance étatique pour bloquer le développement légitime des entreprises chinoises, alors que les négociateurs américains et chinois ont repris leurs négociations commerciales à Pékin.

Anna Koper, Janis Laizans; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

https://fr.reuters.com/article/technologyNews/idFRKCN1Q229E-OFRIN

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Huawei réfute les accusations de l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne

Huawei réfute les accusations de l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne

© Chine Nouvelle (Xinhua), Le 08/02/2019 05:15

Dans une des déclarations publiques les plus fortes jamais prononcées, un haut responsable de la société de technologie chinoise Huawei a réfuté jeudi soir les discours alarmistes au sujet de l’entreprise.

Dans une salle de bal de Bruxelles où étaient rassemblés plus de 100 invités, principalement européens, l’envoyé de Huawei auprès des institutions de l’Union européenne s’est lancé dans une vigoureuse défense du géant chinois de la technologie.

« Récemment, certains pays et hommes politiques n’ont cessé d’attaquer Huawei. Nous sommes choqués, mais aussi parfois amusés, par ces allégations sans fondement et insensées », a déclaré Abraham Liu, vice-président de Huawei pour la région européenne et représentant en chef auprès des institutions de l’Union européenne.

« Par exemple, hier, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne, M. Gordon Sondland, a déclaré qu’une personne se trouvant à Beijing pouvait faire sortir à distance une voiture de la route à partir du réseau 5G et tuer la personne qui s’y trouvait. C’est une insulte à l’intelligence des gens, sans parler des experts technologiques du monde entier », a dit M. Liu.

« Exclure Huawei du marché ne signifie pas que le réseau est sûr. Par exemple, les équipements Huawei ne sont pas utilisés dans les réseaux américains, mais les Etats-Unis possèdent-ils pour autant le réseau le plus sécurisé ? La réponse est non », a souligné M. Liu.

La société possède un excellent bilan en matière de cyber-sécurité, a-t-il ajouté, avec des dispositifs approuvés par de multiples analyses strictes faites par de nombreux régulateurs et opérateurs.

Parmi les partenaires européens de Huawei, on compte des grands opérateurs de télécommunication tels que Deutsche Telekom, British Telecom, Vodafone, Orange, Proximus, etc.

Ces partenaires « ont publiquement entériné leur confiance en Huawei. Je me félicite de ces approches sensées », a déclaré M. Liu.

« La cybersécurité devrait rester un problème technique, et non un problème idéologique. Parce que les problèmes techniques pourront toujours être résolus avec les bonnes solutions, ce qui ne sera pas le cas pour un problème idéologique », a-t-il ajouté.

 

https://chine.in/actualite/cn/huawei-refute-les-accusations-ambassadeur-des_116452.html

Nouveau coup dur pour Huawei, géant chinois des télécoms

Nouveau coup dur pour Huawei, géant chinois des télécoms

Pékin – Le mastodonte chinois Huawei, déjà ostracisé par nombre de gouvernements, subit un nouveau coup dur avec l’arrestation au Canada de sa directrice financière, fille du fondateur de l’équipementier en télécoms.

L’arrestation, à la demande des États-Unis, intervient dans un climat très tendu entre Pékin et Washington. Elle apparaît comme un nouveau round du bras de fer entre Américains et entreprises de technologie chinoises, dont un autre géant, ZTE, a pâti cette année.

La responsable du groupe, Meng Wanzhou, a été arrêtée à Vancouver le 1er décembre, le jour même où les présidents américain et chinois, Donald Trump et Xi Jinping, convenaient d’une fragile trêve dans leur guerre commerciale.

Les États-Unis ont requis son extradition car ils soupçonneraient Huawei, entreprise privée et non cotée, fondée en 1987 par un ex-ingénieur de l’armée chinoise, Ren Zhengfei, 74 ans, d’avoir enfreint les sanctions américaines contre l’Iran.

Le sénateur américain Ben Sasse s’est réjoui sur sa page internet de l’arrestation de la responsable « d’un géant chinois des télécoms ayant violé les sanctions contre l’Iran ».

La Chine a fermement protesté de l’innocence de Mme Meng et exigé sa remise en liberté, menaçant de « prendre toutes les mesures pour résolument protéger les droits et les intérêts légitimes des citoyens chinois ».

Si l’incident « ne devrait pas » empêcher les négociations commerciales bilatérales prévues la semaine prochaine à Washington, il va contribuer à « affecter l’atmosphère de ces discussions et en amenuiser les chances de succès », estime le cabinet de conseil Eurasiagroup, dans une note.

Cette affaire « constitue une escalade nouvelle et majeure dans une suite d’efforts des États-Unis pour que les entreprises chinoises soient tenues responsables de violations de la loi américaine, parfois vieilles de plusieurs années », souligne-t-il.

– Revers en cascades –

En avril, Washington a prohibé toute vente de composants électroniques américains à ZTE pour sanctionner le groupe chinois d’avoir violé des embargos contre l’Iran et la Corée du Nord.

Fautes de puces, ZTE et ses 80.000 employés avaient alors dû cesser la majeure partie de leurs activités. Le conflit s’est soldé avec le paiement par ZTE d’une amende d’un milliard de dollars.

Si les violations des sanctions par Huawei, numéro deux mondial des smartphones, sont avérées, « cela fera comme avec ZTE mais avec encore davantage d’impact vu la taille de Huawei », prévoit Kitty Fok, directrice générale du cabinet IDC (recherche).

Plus généralement, certains élus du Congrès américain voient dans les entreprises chinoises une « menace pour la sécurité des États-Unis ».

« Parfois, l’agression chinoise est explicitement soutenue par l’État et, parfois, elle est blanchie à travers bien des entités soi-disant du secteur privé qui sont dans le même lit que le Parti communiste de Xi », affirme Ben Sasse.

« La Chine travaille avec créativité à miner nos intérêts de sécurité nationale. Les États-Unis et leurs alliés ne peuvent rester sur la touche », estime-t-il.

Le gouvernement américain a demandé officiellement en début d’année à ses opérateurs télécoms de ne pas s’équiper de produits chinois. Et il fait pression pour que le Canada ne s’engage pas avec Huawei pour le déploiement de la 5G (internet mobile à très haut débit), selon le journal canadien Globe and Mail.

Tout cela « va avoir un impact direct sur Huawei dans la 4G et la 5G et sur ses affaires », commente Mo Jia, analyste chez Canalys.

L’équipementier, devenu un leader mondial, a essuyé une pluie de revers dernièrement, certains occidentaux ou asiatiques lui fermant leurs réseaux de 5G, jugés trop stratégiques.

Dernier en date, le groupe britannique de télécoms BT a annoncé mercredi qu’il se défaisait d’équipements du chinois en téléphonie mobile. Précédemment, l’Australie avait exclu Huawei et ZTE du déploiement de la 5G, puis la Nouvelle-Zélande a invoqué une incompatibilité technologique pour écarter l’entreprise de Ren Zhengfei.

Mo Jia souligne que jusqu’à présent les restrictions frappant Huawei émanent principalement « de pays anglophones ou proches des États-Unis comme le Japon et la Corée du Sud ».

« Mais si les opérateurs français ou allemands devaient s’y joindre, cela aurait des conséquences profondes et durables » sur le chinois, ajoute-t-il.

bur-jg/bar/jul

ZTE

BT GROUP

(©AFP / 06 décembre 2018 08h14)

https://www.romandie.com/news/Nouveau-coup-dur-pour-Huawei-g-ant-chinois-des-t-l-coms/977329.rom